« Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’Etat », ainsi s’appelait le documentaire consacré au fondamentalisme, tourné à Roubaix (Nord), Marseille (Bouches-du-Rhône) et Bobigny (Seine-Saint-Denis), diffusé dans « Zone interdite », dimanche 23 janvier. La chaîne M6 savait alors qu’elle tenait un sujet hautement inflammable. Au point qu’elle avait décidé d’en modérer la promotion, afin de ne pas attiser les passions !
Preuve déjà que la liberté d’expression n’existe plus chez nous face à l’islam et que beaucoup de nos médias sont victimes de la dhimmitude…
Mais cette précaution n’aura pas suffi : ainsi que l’a révélé Nicolas de Tavernost devant les sénateurs, vendredi 28 janvier, la présentatrice Ophélie Meunier, menacée, a dû être placée sous protection policière. Idem pour l’un des protagonistes du reportage, le juriste originaire de Roubaix Amine Elbahi, gravement menacé lui aussi. « Les journalistes et les personnes qui ont témoigné dans ce reportage ont été soutenus, leurs plaintes sont instruites, a déclaré le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lundi 31 janvier. J’ai donné des moyens extrêmement importants pour que les auteurs de ces menaces soient retrouvés. » Il n’empêche, le seul fait que ces précautions soient nécessaires démontre, comme nous l’affirmons de longue date, que
Ce film, en partie réalisé en caméra discrète, montre notamment un commerce roubaisien où l’on vend des poupées sans visage, au motif que le Coran interdit les représentations figuratives. Il révèle aussi qu’une association d’aide aux devoirs, subventionnée par la mairie, abriterait en fait des enseignements coraniques.
Dès les premières bandes-annonces, M6 avait été la cible d’un appel au boycott. Et, au lendemain de sa diffusion, le reportage faisait l’objet de commentaires haineux de populations locales. Eric Zemmour se déclarait d’ailleurs effaré, dans une tribune au « FigaroVox », d’y avoir reconnu « les us et coutumes de l’Afghanistan totalitaire ».
Entendre le candidat de Reconquête ! « recommander de voir notre film, cela ne nous fait pas plaisir », reconnaît Michaëlle Gagnet, la réalisatrice. A l’origine, son enquête devait être diffusée pour le premier anniversaire de l’assassinat de Samuel Paty, en octobre 2021. Mais alors que « tout le monde aurait préféré qu’elle soit diffusée avant le début de la campagne électorale », afin de limiter les risques d’instrumentalisation, la journaliste n’a pu livrer son documentaire que le 20 décembre 2021.
Si elle s’avoue peu surprise par les réactions qu’il a provoquées (émissions sur C8, débats sur BFM-TV ou CNews, etc.), « il est important que l’on puisse dénoncer une idéologie dangereuse sans être taxé d’islamophobie », plaide-t-elle naïvement. « Nos confrères, les associations de journalistes, les syndicats, ne nous soutiennent pas beaucoup, abonde son producteur, Tony Comiti. Pourtant, ce qui se passe nous concerne tous. » Après celle de CNews, les sociétés des journalistes de M6 et de RTL ont fini par manifester leur solidarité lundi matin : « L’information et la liberté de la presse doivent rester une priorité si l’on veut préserver notre démocratie », ont rappelé les collègues d’Ophélie Meunier…
« Il ne s’agit pas d’adhérer au propos du documentaire – comme il ne s’agissait pas d’apprécier les caricatures publiées dans Charlie Hebdo, ou les propos de la jeune Mila, insiste Richard Malka, l’avocat de Tony Comiti Productions. Il s’agit de condamner des menaces de mort. » Mais, l’avocat l’assure : « Des chaînes de télévision »préfèrent d’ores et déjà « détourner le regard » de ces sujets sensibles qui risquent de les impliquer dans des polémiques de ce type.
Notez, par exemple que
C8 dispose ainsi d’un documentaire intitulé Ecole, travail, sport : comment l’islam radical menace la République, terminé fin 2020, qu’elle n’a jamais diffusé.
« On nous a dit que la ligne éditoriale de la chaîne avait changé, explique son producteur Jacques Aragonès (TV Presse). J’ai envisagé de le proposer à d’autres chaînes privées, mais Canal+ n’a pas souhaité que je puisse bénéficier d’autres fenêtres de diffusion. »
LA DHIMMITUDE, VOUS DIS-JE !
Seul un accord pour une diffusion sur la plate-forme payante Alchimie a été donné ; le film est accessible sur la chaîne Islamoscope, dirigée par Mohamed Sifaoui. Pourfendeur de l’islam politique, le journaliste franco-algérien vit lui-même sous protection policière depuis plusieurs années. Selon une source policière, entre 120 et 150 personnes vivraient en France sous ce régime. Nous disons bien : EN FRANCE.
En fin de journée, lundi soir, le Syndicat des producteurs créateurs de programmes audiovisuels (Spect) mettait la dernière main à un communiqué de soutien à Tony Comiti Productions. Après un tweet de soutien à Ophélie Meunier lundi matin, le Syndicat national des journalistes (SNJ) devait se réunir mardi 1er février en bureau national et confirmer sa solidarité avec la présentatrice de M6.
Faux culs ! *
