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santé et médecine

  • Des médecins hospitaliers s’inquiètent des pénuries de médicaments et appellent à relocaliser la production en Europe

    Le professeur Jean-Paul Vernant et un collectif de médecins hospitaliers appellent à rapatrier en Europe la production des principes actifs pour lutter contre les pénuries de médicaments qui se multiplient.

    : « Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient. En 2018, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement dont les malades sont les premières victimes lorsque cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeurs (MITM) pour lesquels il n’y a, le plus souvent, pas d’alternative efficace disponible. C’est 20 fois plus qu’en 2008 (44 signalements). Les malades ont ainsi subi de multiples pénuries concernant des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux…
    Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu couteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée.

    La production des principes actifs de 80% des médicaments passés dans le domaine public a été délocalisée en Inde et en Chine. […]

    Afin de prévenir les pénuries, nous soutenons l’idée que :

    soient imposées dans l’urgence, aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché, la constitution et la gestion de stocks de MITM sous forme de produits finis. […]
    soit rapatriée en Europe la production des principes actifs – ils y étaient encore fabriqués il y a une quinzaine d’années. […]
    soit créé un établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen, sinon français, comme aux Etats –Unis. […]

    Le JDD

    https://www.fdesouche.com/1249465-des-medecins-hospitaliers-sinquietent-des-penuries-de-medicaments-et-appellent-a-relocaliser-la-production-en-europe

  • Inter-Urgence : la page facebook de soutien à tous les services d'urgence de France... (rappel)

    La grève ne faiblit pas après cinq semaines, bien au contraire, chaque jour, de nouveaux Service et de nouveaux hôpitaux la rejoignent...

    Pour signer la pétition de soutien à nos personnels de Santé, avec qui nous sommes en accord total :

    https://www.facebook.com/pg/InterUrg/posts/

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/08/inter-urgence-la-page-facebook-de-soutien-a-tous-les-service-6169045.html

  • Les délocalisations à l’origine de la pénurie de médicaments en France

    INFOGRAPHIE – 80 % des principes actifs sont fabriqués hors d’Europe, contre 20 % il y a trente ans.

    Le diagnostic a déjà été posé, mais le mal ne cesse de s’étendre. En juin, 2318 médicaments étaient «en tension» dans les 21.000 officines de l’Hexagone. Parmi eux, vaccins, antibiotiques, antiparkisoniens et anticancéreux. De 2008 à 2018, le nombre de ruptures a été multiplié par vingt. Près d’un Français sur quatre y a été confronté. À l’automne 2018, un rapport sénatorial sur les pénuries de médicaments et de vaccins pointait leur «inquiétante amplification, que ne semblent pouvoir endiguer les mesures prises par les pouvoirs publics» et «des risques financiers très importants pour l’Assurance-maladie et un gaspillage global de temps médical, paramédical et logistique à tous les niveaux de la chaîne du médicament». […]

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/1248099-les-delocalisations-a-lorigine-de-la-penurie-de-medicaments-en-france

  • Fête de l’Aid : un scandale sanitaire près de chez toi

    Dimanche 11 août, pour la fête de l’Aïd el-Kébir, environ 200 000 moutons seront égorgés rituellement, dans le silence assourdissant des associations de protection animales, et des végans pourtant si prompts à emmerder les bouchers traditionnels.

    En tant que viandard assumé je ne vais pas avoir l’hypocrisie de m’indigner de ce « massacre » programmé et je ne vois pas au nom de quoi je supporterais l’agneau de Pâques ou de Pessah, la dinde de Noël, la poule au pot du dimanche et pas le mouton de l’Aïd !
    On peut bien entendu, pour des raisons éthiques, ne pas accepter qu’on abatte des animaux pour les manger, mais en consommant de la viande régulièrement et sans complexe, je ne vois pas au nom de quoi je m’indignerais que les musulmans en fassent autant.
    Non ce qui me choque dans cette fête, ce n’est pas tant le « massacre » annoncé que les conditions sanitaires et légales dans lesquelles il va avoir lieu avec une parfaite hypocrisie et même lâcheté des pouvoirs publics.

    Et ma colère est bien plus tournée contre l’État qui encore une fois courbe l’échine et veut à tout prix éviter les vagues d’une communauté réputée comme revendicative et turbulente que contre les musulmans qui ont compris depuis longtemps qu’il leur suffit souvent de tousser un peu fort pour que l’État se couche.

    Les chiffres sont extrêmement difficiles à trouver tant un couvercle « vertueux » est posé sur les conditions de cette fête. Vous savez comme l’État aime cacher ou travestir les statistiques ethniques ou religieuses quand elles ne correspondent pas à son idéologie. Je ne vous donnerai donc que des approximations obtenues à force de recoupements grâce à l’excellent travail d’Alain de Peretti, le fondateur de Vigilance Halal, qui est sans doute un des meilleurs spécialistes du marché français du halal et sans qui je n’aurais pas pu faire cette vidéo.

    Vous savez sans doute que l’abattage d’un animal aux fins de consommation est extrêmement réglementé en France et que même le traditionnel cochon tué par les paysans à la ferme n’est qu’une « tolérance » laissée à la discrétion des mairies et de la gendarmerie qui peut très bien, si elle le désire, décider de verbaliser les contrevenants. En France, seuls les abattoirs homologués sont autorisés à tuer des bêtes destinées à la consommation et les règles vétérinaires et d’hygiène sont devenues tellement strictes depuis une trentaine d’années que beaucoup de petits abattoirs locaux ont dû fermer faute d’avoir les moyens de se mettre aux normes.

    Et bien, figurez-vous que ces règlements très stricts – et ceux d’entre vous qui ont travaillé en restauration ou en commerce de bouche savent combien les services vétérinaires sont habituellement intransigeants – deviennent soudainement dérogatoires lors de la fête de l’Aïd ! Sur les 200 000 moutons qui vont être sacrifiés rituellement, à peine 80 000 le seront dans des abattoirs traditionnels et homologués ! Le reste sera soit tué directement à la maison, puisqu’une tradition musulmane veut que ce soit le chef de famille qui sacrifie l’animal, soit dans des « abattoirs » temporaires (c’est-à-dire la plupart du temps un champ, un terrain privé, un parking, un terrain de sport communal) qui auront reçu en dépit de TOUTES les règles d’hygiène habituellement si strictes, l’autorisation préfectorale d’être mis en place.

    Les plus cyniques pourraient dire « Bon, ben après tout, les règles d’hygiène, on s’en cogne, s’ils veulent manger de la viande pourrie ça les regarde ! », mais ce serait méconnaître totalement les risques sanitaires que ce genre de pratiques fait courir à tous !
    Le sang est un des meilleurs milieux de culture qui existent pour les microbes (on cultive par exemple en laboratoire des souches microbiennes sur ce qu’on appelle de la « gélose au sang ») et les abattoirs sont équipés de système pour le traiter afin d’éviter les risques de contamination. Or dans ces « abattoirs temporaires », le sang des dizaines voire des centaines de bêtes abattues s’écoule librement dans la nature. Avec la chaleur du mois d’août, vous imaginez à quelle vitesse les bactéries et microbes s’y développent à l’air libre ? Et que voit-on dans la nature, en pleine chaleur sur du sang ou des déchets organiques ? Des insectes, des mouches, des moustiques qui se régalent et qui viendront après se poser sur notre nourriture ou nous piquer ! Alors ça ne vous semble toujours pas grave, si un abattoir temporaire est installé dimanche prochain à 100 mètres de votre habitation, de votre cuisine, de la chambre de vos gosses ? Ça ne vous semble pas délirant qu’on passe son temps à vous rappeler les règles de la chaîne du froid pour laisser des insectes gorgés de matières fécales ou de sang frais potentiellement contaminé se promener sur votre steak ou la joue de votre enfant ? Vous n’avez pas l’impression qu’on se fout un peu de votre gueule ? Et n’allez pas m’accuser d’islamophobie, je vous garantis que les microbes sont parfaitement laïques…

    Maintenant que nous avons parlé du sang, on peut aussi parler de ce qu’on appelle les « panses vertes » et qui sont les boyaux et tout ce qu’on trouve à l’intérieur de l’animal. Elles nécessitent normalement les mêmes traitements que le sang et les abattoirs paient généralement des équarrisseurs pour les en débarrasser quand ils ne sont pas équipés d’incinérateurs pour les traiter sur place. Néanmoins, vous verrez dimanche, si vous avez la malchance d’habiter à côté d’un abattoir provisoire, que généralement ces panses vertes sont laissées à même le sol, en espérant que les renards et les corneilles feront le ménage…

    Revenons-en à l’abattage domestique, c’est-à-dire celui pratiqué par le père de famille dans sa maison ou parfois même son appartement. Il se trouve lui aussi confronté au problème de la peau et des déchets. Alors assez logiquement, afin d’éviter que tous ces déchets se retrouvent jetés clandestinement n’importe où, les mairies comme Lille, Roubaix ou Tourcoing mettent à disposition des bennes en plein soleil chargées de les recueillir. Vous imaginez l’odeur en pleine ville ! Mais poussons le raisonnement un peu plus loin… Si votre chat ou votre chien meurt de sa belle mort et que vous décidez de vous en débarrasser dans une poubelle, savez-vous ce que vous risquez ? Une amende pouvant monter jusqu’à 3 750 € comme dit ici sur le site du ministère de l’Intérieur :
    https://www.demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/faire-lorsque-animal-compagnie-mort

    Il est donc clair (articles L 226-1 à L 226-9 du Code rural et de la pêche maritime) qu’il est formellement interdit de jeter la dépouille de son animal dans une poubelle, un égout ou tout autre lieu… Les mairies, en mettant des bennes à disposition pour recevoir ces déchets, se mettent donc volontairement hors la loi en étant complices de la constitution d’un délit ! Et tout ça pourquoi ? Parce qu’elles sont incapables d’avoir la volonté de faire respecter la loi sur leurs communes face à des comportements qui n’ont pourtant pas lieu d’exister en France !

    Alors certes, sur le papier, ces abattoirs temporaires sont encadrés. Et des règles sont données, règles que sont censés faire respecter les services vétérinaires. Par exemple, sur chaque lieu d’abattage, un vétérinaire de la DDASS doit être présent afin de vérifier que les règles minimum d’hygiène sont respectées et il doit même faire cesser l’abattage si elles ne le sont pas… Maintenant, deux questions se posent : d’abord, peut-on raisonnablement penser qu’en pleines vacances du mois d’août, on va trouver assez de vétérinaires pour surveiller, pendant toute la durée de l’abattage (pas venir faire un coucou le matin en faisant semblant de s’assurer que tout est conforme) ? Ensuite imaginons Jean-Eudes, 26 ans, 1.72 m pour 68 kg, tout juste sorti de longues études, obligé de faire respecter les règlements sanitaires à 5 ou 6 égorgeurs halal avec leurs longues lames affûtées au milieu d’une centaine de familles attendant leur mouton dans l’excitation de la fête et du sang… Franchement, vous ne croyez pas que Jean-Eudes va être très vite persuadé que ce n’est qu’une sale journée à passer (surtout pour les moutons) et que le comptage des marguerites dans les champs est une activité champêtre bien plus agréable que le cassage de gueule halal ? De qui se fout-on ?

    Et puisqu’on parle de dérogations, il faut bien aussi aborder le problème de l’égorgement halal. Il est dérogatoire à deux règles qui prévalent normalement en France : les animaux doivent être étourdis et ils doivent être saignés. Pour ceux qui ne verraient pas vraiment la différence entre « saigner » et « égorger » il n’est pas inutile de la leur expliquer. Saigner un animal revient à pratiquer une incision de chaque côté du cou sur 3 ou 4 cm de profondeur pour un ovin afin de trancher la carotide et la jugulaire alors que l’égorgement consiste à trancher cou, muscles, nerf vagal, trachée, œsophage jusqu’à la colonne vertébrale. C’est en fait une demi-décapitation sur plus de 20 cm de profondeur pour un mouton.

    Alors si quelqu’un se demande encore où est la différence, il doit se poser la question de la mort qu’il choisirait entre se vider de son sang en étant inconscient ou se noyer dans son propre sang et les matières de dégurgitation de son estomac et de ses poumons sans avoir été préalablement étourdi… Peut-on vraiment penser qu’une petite prière récitée par le sacrificateur atténue beaucoup la douleur ?
    Je sais bien que tuer un animal est par essence un acte violent et qu’il serait sans doute préférable de ne pas tuer, mais quitte à le faire, n’est-il pas normal de choisir la méthode la moins traumatisante pour lui ?

    Pour finir, je vais répondre d’avance à ceux qui ne manqueront pas de me dire « Oui mais j’ai vu des vidéos de L214 sur un abattoir où les bovins se débattent encore avec la gorge tranchée, c’est franchement pas mieux ! ». D’abord il est évident que comme dans toute entreprise humaine, malgré tous les règlements et tous les contrôles, il y a des débordements dus à la nature humaine qui n’est pas toujours très jolie et surtout à des soi-disant impératifs économiques qui tentent de justifier l’inacceptable. Les règlements tentent de lutter contre ça mais il est évident que les fraudeurs ont toujours un coup d’avance jusqu’à ce qu’ils se fassent prendre. Et puis surtout, ce qu’a malencontreusement oublié de vous préciser L214 dans la vidéo à laquelle je fais allusion, c’est que ces images ont été tournées à l’abattoir Charal de Metz qui se trouve justement être… un abattoir 100 % halal !

    Je veux enfin chaleureusement remercier Alain de Peretti, le président de l’association Vigilance Halal, sans qui je n’aurais pas pu écrire cet article. Son association lutte pied à pied depuis 7 ou 8 ans contre le halal avec déjà plus de 40 procès à son actif dont des recours devant le Conseil d’État et les instances européennes. Aucune association ne fait mieux le job qu’eux et ils méritent tout notre soutien ! Ils ont déjà dépensé près de 70 000 euros en frais d’avocats et de justice et si vous pouvez participer à leur combat, votre argent sera bien utilisé.

    Voici le lien de leur site où vous pourrez faire un don :  https://vigilancehallal.com/

    François Galvaire

    https://www.youtube.com/channel/UCtu9RkUwfQehjGTd_LhYJbg

    https://ripostelaique.com/fete-de-laid-un-scandale-sanitaire-pres-de-chez-toi.html

  • Inter-Urgence : la page facebook de soutien à tous les services d'urgence de France...

    Pour signer la pétition de soutien à nos personnels de Santé, avec qui nous sommes en accord total :

    https://www.facebook.com/pg/InterUrg/posts/

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Les urgences : des dysfonctionnements inadmissibles !

    Urgences.jpg« Cinq jours sur un brancard dans un service d’urgence » (BFM TV-RMC,1er août 2019), « six heures d’attente pour un enfant fiévreux », etc.
    On pourrait, hélas, multiplier à l’infini les anecdotes malheureuses qui résultent du dysfonctionnement des services d’urgence qui, embolisés par un nombre toujours croissant de malades, un manque de personnel évident et un manque dramatique de lits d’aval, ne permet pas d’offrir à la population ce qu’elle est en droit d’attendre d’un service public.
    Et on peut ajouter, sans crainte d’être démenti, qu’il n’y aura pas de solution à ce problème si on ne développe pas en amont, en milieu urbain et rural, des structures valables permettant la prise en charge de tous ces soins non programmés, qui ne nécessitent pas une infrastructure hospitalière et qui viennent encombrer (à tort) les services.
    On ne pourra pas, non plus, empêcher les gens de venir consulter dans des services dédiés à l’accueil des patients à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour des problèmes médicaux, graves ou pas graves, mais en tout cas ressentis comme nécessitant une prise en charge immédiate.
    Cet afflux de patients est dû, pour une part, à la modification des mœurs qui fait qu’on accepte mal de ne pas pouvoir être pris en charge sans délai pour un problème médical (alors que la société nous permet de commander un billet d’avion ou l’achat de chaussettes à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et d’être livré à domicile). D’autre part apparaît le manque de disponibilité des médecins généralistes, qui se retranchent bien souvent derrière un secrétariat anonyme, pour ne recevoir les malades que dans le cadre d’un calendrier de rendez-vous qui ne permet pas la prise en charge des « petites urgences », telles que l’apparition subite de fièvre chez un enfant, ou la blessure avec plaie en ouvrant une boîte de conserve ou en coupant du pain.
    Toute cette petite pathologie, que l’on pourrait qualifier de médecine de dépannage, aboutit aux urgences, faute de trouver une solution satisfaisante dans les structures libérales urbaines ou rurales. Ce qui ne peut que réjouir les directeurs d’hôpitaux qui y voient une source de profit supplémentaire, même si cela implique pour le malade une attente de plusieurs heures.
    Alors, les services hospitaliers d’urgence croulent sous le poids de ces malades qui présentent des pathologies que l’on pourrait qualifier de mineures, car non vitales. Ces petites urgences sont donc condamnées à des attentes de plusieurs heures.
    Cependant, augmenter la capacité d’accueil de ces services, en locaux et en personnel, de façon à faire face à cet afflux de malade sera sans effet si on n’augmente pas la capacité de réception en aval par la création de nouveaux lits hospitaliers.
    Le problème est donc très complexe et ne se résume pas à une simple augmentation du personnel dans les services existants, absolument nécessaire si l’on veut assumer une bonne prise en charge des malades et des conditions de travail satisfaisantes pour le personnel soignant, mais il faut agir aussi en amont en diminuant les arrivées par la création de structures extra-hospitalières permettant la prise en charge de tous ces soins non programmés qui ne nécessitent pas obligatoirement une hospitalisation, et en aval par l’augmentation des capacités d’accueil des services hospitaliers.
    Les problèmes soulevés par les services d’urgence hospitaliers ne sont que la partie émergée de l’iceberg, et seule une prise en charge globale des problèmes de santé permettra de résoudre ces dysfonctionnements inadmissibles, qui obligent parfois certains malades à attendre plusieurs dizaines d’heures dans un couloir, sur un brancard.
    Dr. Jacques Michel Lacroix pour bvoltaire.fr
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  • “Vos Alzheimer, vos autistes, vos épileptiques, on s’en moque. Ce qui compte, c’est de pouvoir offrir des enfants aux homosexuelles”

    “Vos Alzheimer, vos autistes, vos épileptiques, on s’en moque. Ce qui compte, c’est de pouvoir offrir des enfants aux homosexuelles”

    Dans son avis sur le projet de loi bioéthique rendu lundi 22 juillet, le Conseil d’État a donné une estimation du coût de la PMA pour toutes. Natalia Trouiller dénonce dans Famille chrétienne sa prise en charge par la sécurité sociale prévue par le projet de loi.

    Selon le Conseil d’État, l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules coûterait entre 10 et 15 millions d’euros par an, soit environ 5% du montant total des PMA (environ 300 millions d’euros par an). Qu’en dites-vous ?

    Nous pouvons faire dire ce que l’on veut aux chiffres et considérer en effet que ce n’est qu’un petit pourcentage. Or, nous vivons dans un pays où, depuis des années, nous sommes de moins en moins remboursés pour des pathologies graves.Par exemple, en 2011, contre l’avis des cardiologues et d’autres collèges médicaux, on a décidé que l’hypertension artérielle n’était plus une affection de longue durée (ALD). Brusquement, 4,2 millions de personnes n’étaient plus prises en charge à 100%. L’économie réalisée sur le dos de ces gens qui sont de vrais malades a été d’environ 20 millions d’euros par an.

    Un autre problème encore plus scandaleux est la prise en charge de toutes les maladies neurologiques. Vous avez aujourd’hui un nombre affolant d’enfants qui souffrent de troubles du spectre autistique. Les soins pour ces enfants sont pourtant pris en charge d’une manière absolument scandaleuse dans notre pays. L’ergothérapie et la psychomotricité ne sont pas remboursés alors que ce sont des soins vitaux pour ces enfants. Nous pouvons aussi parler de l’épilepsie, qui concerne des milliers de malades en France. Cette maladie est prise en charge de manière indigne. La psychiatrie est dans un état épouvantable. On laisse sortir des gens qui sont un danger pour eux-mêmes et pour la société. Il y a un besoin urgent de perfuser de l’argent massivement dans ces secteurs de la santé. Et là, on va offrir des soins à des gens qui ne sont pas malades en nous disant que ça ne va pas coûter bien cher ?

    Pourquoi a-t-on déremboursé l’homéopathie ? Personnellement, je suis pour ce déremboursement. Mais il a été fait pour une mauvaise raison, à savoir rembourser la PMA. Là où c’est beaucoup plus grave, c’est que nous avons également déremboursé un médicament qui permettait de freiner la progression de la maladie d’Alzheimer dans environ 30% des cas. Aujourd’hui, ces familles-là se retrouvent démunies. Le message qui est donc envoyé, c’est : « De toute façon, vos Alzheimer, vos enfants autistes, vos épileptiques, on s’en moque. Ce qui compte, c’est de pouvoir offrir des enfants aux personnes homosexuelles et aux célibataires ». On est en train de dresser les uns contre les autres et je ne comprends pas pourquoi des associations de malades ne bougent pas le petit doigt !

  • «La PMA est avant tout un gigantesque marché»

    «La PMA est avant tout un gigantesque marché»

    C’est Libération qui l’affirmait. En 2014.

    Loin d’abolir les inégalités, la PMA les aggraverait. De l’exploitation du corps des femmes aux fantasmes transhumanistes, Alexis Escudero recense dans un ouvrage les risques de la reproduction artificielle.

    Avec nous le 6 octobre dans la rue ?

  • PMA, CETA, Greta, Mercosur : le pouvoir aux lobbies !

    En France, comme ailleurs, la démocratie n’est plus qu’une parodie.En dépit des nombreuses vertus des institutions républicaines et démocratiques ayant sonné le glas de la monarchie absolue au XVIIIe siècle, les mains invisibles n’ont cessé de faire valoir leurs prérogatives : des institutions ne devenant plus que des cache-sexes pour de multiples juridictions. S’appuyant, légitimement, sur la représentation politique, la démocratie moderne reste le régime des lobbies.
    Trois faits d’actualité le prouvent : la présentation de « la PMA pour toutes » au dernier Conseil des ministres avant la trêve estivale (le 24 juillet), l’adoption du CETA à l’Assemblée nationale (le 23 juillet ; 266 voix contre 213), la réception de l’écologiste suédoise, Greta Thunberg (16 ans), au palais Bourbon (le même jour ; la cohérence du « en même temps » !) et la ratification à venir de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. 
    Dans ces cas précis, le peuple est privé de tout pouvoir décisionnel. 
    En l’espèce, la pratique démocratique est oligarchique ou n’est pas.
    Quand le politique s’éclipse au profit du médiatique, ce sont les images qui passent pour des idées : une mise en scène bien rôdée dans laquelle les députés macroniens doivent se précipiter vers la jeune prophétesse de malheur, cette dernière faisant son sermon à la tonalité néo-évangéliste (« On nous accuse, nous les enfants, d’être des alarmistes. Mais avez-vous seulement lu le dernier rapport du GIEC ? »). 
    Cette adolescente, affectée, par ailleurs, d’un autisme d’Asperger, ne cesse de faire la tournée des grandes instances internationales pour vendre les thèses du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. 
    Qui oserait, en effet, s’en prendre à l’icône cochant toutes les cases du pathos à bon compte ?
    Le même jour, les mêmes députés n’ont pas hésité à voter en faveur du CETA (signé, initialement, entre l’Union européenne et le Canada, le 30 octobre 2016), un autre accord de libre-échange permettant, comme toujours, la réduction des droits de douane ainsi que la convergence des normes sanitaires et industrielles. 
    Concrètement, un poulet canadien, très riche en antibiotiques, se retrouvera dans les assiettes françaises. 
    Une balle de plus dans la tête de l’éleveur français ! 
    Il en est de même concernant les tractations avec le Mercosur, composé du Brésil, de l’Argentine, du Paraguay, de l’Uruguay et du Venezuela.
    Encore dans le dos des peuples, le Brésil – qualifié de « premier consommateur de pesticides au monde » (selon une tribune parue dans Le Monde, le 24 juillet) – pourra imposer, dans le marché agroalimentaire européen, des produits éminemment toxiques.
    Tant de lobbies tiennent des élus, leur principe étant de s’extraire des législations de chacun des États-nations.
     Logiquement, ils prônent la disparition des frontières et la constitution d’un gouvernement mondial dont les principaux membres seraient corruptibles à souhait. 
    Dans ce cas de figure, le courant LGBTQI+, ne peut qu’imposer ses lois. 
    In fine, les transhumanistes en tout genre avancent leurs pions : mondialisation oblige, la GPA est « déjà là », puisque les enfants nés sous GPA sont « déjà là ».
    « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », avait écrit La Boétie. 
    Alors, à quand le retour du peuple dans l’arène politique ? 
    Henri Feng

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/07/pma-ceta-greta-mercosur-le-pouvoir-aux.html

  • Aldous Huxley l’avait prédit, Emmanuel Macron va le faire

    Aldous Huxley l’avait prédit, Emmanuel Macron va le faire

    De Bernard Antony :

    Avec la loi Macron-Buzyn sur la « PMA sans père » dont le projet est adopté ce mercredi en conseil des ministres, la révolution sociétale de la République en marche vers le totalitarisme du meilleur des mondes va accomplir une étape décisive.

    Aldous Huxley qui le publia en 1932 avait été véritablement prophétique avec son « Brave new world ». Presque un siècle le séparait pourtant de notre époque mais il avait très justement imaginé ce que pourrait devenir un monde dominé par une science sans conscience, utilisant sans scrupule la génétique et le clonage et plus largement ce que nous appelons les « manipulations génétiques » avec, de plus en plus, une bioéthique sans éthique.

    En épigraphe de son chef-d’œuvre d’anticipation, Huxley avait placé, en français, ces lignes du grand philosophe russe Nicolas Berdiaeff :

    « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre ».

    On ne peut hélas que le constater, l’espérance de Berdiaeff en un mouvement anti-utopie des « intellectuels » n’est pas en voie de réalisation.

    La médiacratie idéologique marxiste ou libéralo-libertaire n’a en effet cessé d’étouffer les intellectuels de droite, imposant comme une évidence qu’il ne saurait y avoir d’intellectuels que de gauche.

    Aussi, lorsque la philosophe Sylviane Agacinski lance ses alertes face au bouleversement de la filiation qu’entraîne la disparition du père dans la procréation, lorsqu’elle plaide, citant Aristote, un retour au sens commun, la voilà désormais inéluctablement disqualifiée comme étant de droite.

    Mais revenons encore un peu aux lumières d’Huxley.

    Voici un extrait de sa nouvelle préface à son livre, en 1946 :

    « La révolution véritablement révolutionnaire se réalisera, non pas dans le monde extérieur, mais dans l’âme et la chair des êtres humains. Vivant comme il l’a fait à une époque révolutionnaire, le Marquis de Sade s’est tout naturellement servi de cette théorie des révolutions afin de rationaliser son genre particulier de démence.

    Robespierre avait effectué le genre de révolution le plus superficiel, la politique. Pénétrant un peu plus profondément, Babeuf avait tenté la révolution économique. Sade se considérait comme l’apôtre de la révolution véritablement révolutionnaire, au-delà de la simple politique et de l’économique – de la révolution des hommes, des femmes et des enfants individuels, dont le corps allait devenir désormais la propriété sexuelle commune de tous, et dont l’esprit devait être purgé de toutes les connaissances naturelles, de toutes les inhibitions laborieusement acquises de la civilisation traditionnelle ».

    Ces lignes devraient suffire pour éclairer ceux qui ne voient pas qu’avec sa « République en marche », avec son progressisme, avec ses projets de loi de réformes sociétales, Emmanuel Macron n’est pas seulement un homme de gauche. Car il est un très fanatique idéologue et acteur de la révolution sadienne, d’une radicale révolution de désintégration sociale, la révolution déconstructiviste sociétale.

    Je l’ai déjà écrit, il y a du Néron dans ce Macron.

    J’avais, à tort, prédit qu’il ne resterait pas longtemps au pouvoir. Jusqu’ici au moins, je me suis en effet trompé.

    Pour la plus grande joie des « frangins » du Grand-Orient et autres obédiences de même acabit, la franc-maçonnerie n’est sans doute pas encore au bout de son sale travail de destruction de la famille, de la personne, de la société.

    https://www.lesalonbeige.fr/aldous-huxley-lavait-predit-emmanuel-macron-va-le-faire/