Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

santé et médecine

  • La Manif Pour Tous appelle les sénateurs à interdire la PMA sans motif médical pour sécuriser l’interdiction de la GPA

    Mardi 3 décembre 2019, à 19h, La Manif Pour Tous a été auditionnée par la Commission spéciale sur la bioéthique du Sénat, avec l’UNAF, les AFC, les Poissons Roses et Alliance Vita.
    La Manif Pour Tous a pu donc souligner le lien entre la PMA sans père et sans motif médical et la GPA, c’est-à-dire la pratique des mères porteuses. Elle a invité les sénateurs à réécrire en profondeur le projet de loi bioéthique pour ne pas créer délibérément des orphelins de pères.
    Rappelons également que selon une enquête IFOP, 83% Français estiment que les enfants nés par PMA doivent avoir les mêmes droits que tous les enfants et ne pas être volontairement privés de père toute leur vie.

    Voici un extrait des propos introductifs de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous :

    1/ Ouvrir l’AMP (Assistance médicale à la procréation) dans un contexte qui prive des enfants de père pour toujours, c’est accepter d’effacer sciemment, délibérément l’un des parents de l’enfant, c’est dire qu’il ne naît que d’un « géniteur », qui n’aurait pas d’importance pour lui, pas d’importance pour se construire.

    Lire la suite

  • L'importance vitale de la souveraineté alimentaire.

    A l’automne 1991, le professeur Maurice Quénet déclarait, devant un amphithéâtre de la faculté de Droit de Rennes bondé d’étudiants attentifs et de quelques auditeurs libres, que désormais la France n’était plus en mesure de se nourrir par elle-même ! Le souvenir m’en est resté jusqu’à aujourd’hui, profondément ancré, et je l’évoque souvent devant mes propres élèves, en me désespérant de voir que, si j’en crois la lecture du dernier numéro de Marianne, les choses n’ont fait que s’aggraver, en ce domaine comme en d’autres. C’est Jean-Claude Jaillette qui en couronne son article d’un titre terrible : « Demain, la faim ? La France n’est plus capable de se nourrir elle-même. » Un article qu’il faudrait découper, plier et ranger soigneusement dans son portefeuille, et ressortir quand les candidats aux élections, avec grand sérieux, nous vantent les mérites de la mondialisation et de la modernité comme de la solution à toutes les crises ; un article pour fermer leur clapet à ceux qui, du haut de leurs grands principes libéraux, condamnent nos agriculteurs au nom du libre-échange et des prix bas nécessaires à leur société de consommation (société de consommation serait sans doute plus juste…), comme Pascal Lamy qui, socialiste moderne, a échangé la destruction de notre paysannerie contre quelques « promesses de bonnes affaires » : « Il a été l’initiateur des négociations portant sur les accords bilatéraux qui font craindre le pire aux paysans français et aux écologistes. L’idée du troc entre l’automobile et la chimie contre notre agriculture, c’est lui. Il n’en est pas peu fier, convaincu qu’il n’y a pas de commerce sans échanges « libres ». Oubliant que l’agriculture est une activité économique particulière, qui doit être protégée. Pour lui, le désarroi des paysans, la perte de souveraineté alimentaire, ce n’est qu’un tribut à payer à l’adaptation. Naïf et dangereux. » L’aveuglement des idéologues libéraux n’est qu’une cause de la catastrophe, mais c’est le libéralisme économique qui, en définitive, est la matrice de ce déni des réalités et de la destruction des économies réelles, celles qui doivent servir les hommes et non les asservir au règne infâme de la « Fortune anonyme et vagabonde » et de l’Argent-Seigneur (et saigneur…).

    Car le libre-échange sans entraves qui définit la mondialisation économique est celui qui détruit notre agriculture et la souveraineté alimentaire qui sont les conditions de notre pérennité et, même, de notre propre survie physique : « notre agriculture ne parvient même plus à satisfaire les besoins intérieurs : en dix ans, les importations ont progressé de 87 %, celles de produits laitiers ont doublé en dix ans, un fruit sur deux et un légume sur deux ne sont pas produits en France, comme 34 % de la volaille et 25 % de la viande de porc. Même le bio, qui devrait être produit au plus près, est importé à 31 %. » Et dans le même temps, nous produisons pour l’exportation en oubliant que le premier marché de notre production agricole devrait être, d’abord et logiquement, la France et les Français… N’est-ce pas le monde à l’envers, en somme ?

    La mondialisation est un fait, mais elle n’est pas un bienfait, et la question agricole le prouve à l’envi, poussant au suicide 605 agriculteurs français en 2015 (selon les chiffres bien documentés de la Mutualité sociale agricole) tandis que nombre d’autres, étranglés par les dettes et par la concurrence sauvage des produits étrangers, renoncent au travail de la terre. « En 2016, près de 20 % des exploitants ne pouvaient pas se verser de salaires alors que 30 % touchaient moins de 350 euros par mois », expliquait Le Figaro dans son édition du 10 octobre 2017. Comme le souligne M. Jaillette, « Dans ce contexte d’une concurrence où tous les coups sont permis, la multiplication des accords de libre-échange bilatéraux encouragés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ouvre naïvement le marché de l’Europe à des contingents à prix cassés de viande bovine et porcine, de céréales, comme l’illustrent en particulier les accords obtenus avec l’Ukraine, le Chili, le Canada et plus récemment le Mercosur (Amérique du Sud). Combien de temps nos éleveurs de bovins résisteront-ils à l’arrivée des 99.000 t de bœuf brésilien ultraconcurrentiel, qui viendront s’ajouter aux 80.000 t bradées arrivées au nom des précédents accords ? » C’est là que l’on mesure le mieux la nécessité d’un état d’esprit civique et « national » en France et en Europe pour privilégier les viandes produites « au plus proche » (y compris nationalement parlant), même si cela a un coût immédiat parfois plus élevé que l’achat au prix le plus bas de viande industrielle étrangère à l’hypermarché du coin, mais aussi la nécessité d’un Etat digne de ce nom, soucieux de notre « souveraineté alimentaire d’abord », ce qui n’est pas incompatible, loin de là, avec la promotion d’une production de qualité plutôt que de simple quantité. Or, la République n’est pas le meilleur régime politique pour préserver et soutenir l’agriculture française, comme le montrent les dernières décennies et ce que, sans émettre de jugement sur ceux qui nous gouvernaient alors ni sur les institutions, le propos du professeur Quénet mettait en avant…

    Une stratégie agricole d’Etat fondée sur la souveraineté alimentaire et la recherche de l’autosuffisance maximale est plus que jamais légitime et appropriée aux enjeux autant contemporains que futurs : « Depuis plus de cinquante ans, la France n’a pas connu de graves périodes de pénurie alimentaire. Au vu du déclin engagé, rien n’interdit de penser qu’elles pourraient faire leur réapparition. (…) Il suffit d’analyser les ratés du secteur de la pharmacie pour imaginer ce qui pourrait se passer dans l’agriculture. (…) Être dépendant, c’est être exposé au risque d’un embargo ou d’une rupture d’approvisionnement consécutive à une décision politique. C’est aussi importer des produits dont les standards de fabrication ne correspondent pas aux habitudes de consommation locale. Comment, dès lors, éviter dans l’alimentation ce qui se passe dans le médicament ? » Gouverner, c’est prévoir, et il apparaît de plus en plus nécessaire de se préserver des risques que le système de la mondialisation libérale fait aussi peser sur l’économie de notre pays et sur l’alimentation de ses habitants.

    L’Etat doit renouer avec son rôle de « père nourricier », non pas en collectivisant l’agriculture française, mais en la soutenant et en orientant ses grandes productions tout en permettant ses plus petites et plus locales. Mais, comme le souligne l’auteur de l’article de Marianne, il faut aussi impliquer le consommateur dans cette stratégie de souveraineté alimentaire : « Chaque citoyen-consommateur a-t-il bien conscience que sa liberté de pouvoir choisir l’alimentation qu’il souhaite, dans les quantités qu’il espère et de la qualité qu’il exige, dans son propre pays, relève de ce principe fondamental qu’est la souveraineté alimentaire ? A-t-il conscience qu’elle n’est acquise que grâce à l’autosuffisance que lui confère une agriculture diversifiée, répartie sur tout le territoire, exploitée par des agriculteurs nombreux, qualifiés et donc correctement rémunérés ? » Car l’action de l’Etat, seule, ne peut pas tout faire s’il n’y a pas, aussi, une prise de conscience publique la plus générale possible des enjeux et des possibilités d’action, autant collective qu’individuelle et familiale. L’Etat ne peut, ne doit pas se substituer aux citoyens, mais il a le devoir politique de les éclairer et de leur montrer le chemin le plus approprié aux intérêts de tous et au Bien commun. Les royalistes ne lui demandent pas forcément plus, mais ils lui demandent au moins cela, dans une vision historique de ce qu’est le pouvoir régalien et de ce qu’il permet mais s’impose aussi à lui-même…

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1586:limportance-vitale-de-la-souvrainete-alimentaire&catid=53:2019&Itemid=64

  • Ludovine de La Rochère au Parlement Européen - 30 ans de la CIDE

  • L'hôpital est vraiment malade

    5dd507942100006b7134d7b4.jpeg

    L'avis de Jean-François Touzé

    Alors que l'hôpital public, dans son fonctionnement global — ce qui impacte le moral du personnel, la qualité des soins et la sécurité sanitaire, parfois même la sécurité tout court — est au bord de la rupture, le Premier ministre, Édouard Philippe, vient d'annoncer un certain nombre de mesures qui, toutes cumulées, relèvent du simple rafistolage.

    La reprise par l'Etat du tiers de la dette des hôpitaux (plus de 30 milliards) n'est qu'un artifice comptable puisque, au bout du compte c'est toujours le contribuable qui paye, que ce soit par ses cotisations sociales ou par l'impôt.

    Le coup de pouce budgétaire de 1,5 milliards sur trois ans est dérisoire comparé au milliard annuel du coût de l'Aide médicale d'Etat (AME) accordée aux étrangers clandestins dont la supression constitue une exigence économique, morale et nationale.

    La prime de 800 euros par an est une insulte pour les personnels soignants dont la qualité et le dévouement vont bien au delà de ce que propose la mesquinerie comptable du gouvernement.

    Les promesses, enfin, du ministère de la Santé de créations de lits ne connaissent quant à elles, pas le moindre début de commencement de concrétisation.

    L'hôpital public, asphyxié depuis vingt ans, par les réductions budgétaires, les fermetures de services, le malthusianisme des embauches et les conséquences de l'application des 35 heures, est en voie de tiers-mondisation.

    Tiers-mondisation de ses infrastructures, mais tiers-mondisation aussi par la nature même des patients qui y affluent. Tant que la question des flux migratoires ne sera pas traitée et résolue dans le sens national, aucune mesure en faveur des hôpitaux français et de ses services d'urgences ne sera viable.

    On l'aura compris: pour nous, un plan d'urgence pour l'hôpital ne peut être qu'englobé dans un plan d'urgence pour la France.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Retour sur la PMA et ses corollaires par Christian Vanneste

    3309368304.3.jpgHier soir, Mme Agnès Thill était invitée par « Marchons Enfants » à Marcq-en-Baroeul. Soirée très instructive. Cette députée désormais non-inscrite a été exclue du parti LREM et du groupe à l’Assemblée en raison de son opposition à la PMA pour les femmes seules et les lesbiennes. C’est un premier sujet de réflexion : lorsque je me suis engagé en politique, au RPR, il était convenu que sur les questions qui engagent les valeurs morales ou spirituelles propres à chacun, il fallait admettre une grande liberté. A l’Assemblée, il était logiquement plus grave de voter différemment de son groupe sur le budget que d’avoir une opinion différente, sur le PACS, la peine capitale ou l’avortement. Dans le premier cas cela consistait à passer de la majorité à l’opposition, ou l’inverse, et donc de trahir. Dans le second, chacun estimait que la liberté de conscience devait prévaloir. Le fait qu’aujourd’hui, et j’en ai fait moi-même l’expérience, règne un totalitarisme de la pensée unique sur les sujets dits « sociétaux » est une régression liberticide dont on ne mesure pas les conséquences lorsqu’on prétend encore parler de démocratie

    Mme Thill a vécu cette douloureuse expérience avec courage. Elle avait soutenu la réforme du droit du travail, mais sa résistance à l’idée de « fabriquer » des enfants sans père, qui est un cri du coeur, a été écrasée sans pitié. Cette directrice d’école, issue d’un milieu ouvrier, a été socialiste, favorable dans un premier temps aux prétendus « progrès sociétaux ». Brusquement les écailles lui sont tombées des yeux devant la loi bioéthique et son « innovation » sur la PMA. Elle en est à souhaiter la victoire de la droite, en espérant qu’il n’y en ait qu’une à la prochaine présidentielle, sans doute dans son esprit, une droite conservatrice qui arrêterait le processus délétère dont elle a enfin pris conscience. Il faut l’entendre dire à un public « catho » et de droite : « ne lâchez rien ! »

    Ainsi, Mme Thill est devenue conservatrice par bon sens. Mais son parcours amène deux autres réflexions. D’abord, il montre à quel point la fraîcheur d’esprit qui la caractérise peut être manipulée sans vergogne par les « progressistes ». Elle semble désolée qu’on lui épingle l’étiquette « d’homophobe ». Elle insiste sur les arguments habituels : les situations existent, il faut donc les reconnaître ; Elles sont reconnues à l’étranger, et la France n’est pas une île. Mais, désormais, la résistance intellectuelle est chez elle, si on peut dire, « en marche » ! « Les mots servent à nous contraindre à prendre les choses comme elles ne sont pas », dit-elle. L’idée absurde de la « théorie du genre » qui veut faire du sexe une création sociale est dénoncée par son créateur même. Il y a bien derrière LREM une idéologie « progressiste » qui est à la fois totalitaire et destructrice du corps social. L’ancienne militante socialiste se rend compte que le progressisme, c’est l’individualisme roi et mondialisé, que l’on va fabriquer des enfants sans père, venus de nulle part, sans passé, sans généalogie, des atomes dans l’espace, des instants toujours au présent, des personnes sans identité charnelle.

    En second lieu, cette conversion tardive devant cet auditoire de vétérans de la lutte contre le mariage unisexe, révèle la faiblesse de la stratégie conservatrice dans notre pays. C’est le combat des Horaces et des Curiaces : ces derniers vont arriver l’un après l’autre, séparés, pour se faire tuer. C’est ainsi que les choses se sont passées, depuis le PACS jusqu’à la PMA, en attendant la GPA. Le conservatisme est un bloc qui doit garder sa cohérence. L’idée que la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme afin de mettre des enfants au monde et de les élever n’est pas une préférence mais une nécessité pour préserver la continuité et la solidité du corps social, c’est-à-dire de la nation, famille et nation étant les deux sources de la solidarité entre les individus. L’absence de reconnaissance juridique du lien entre deux personnes de même sexe est fondée sur l’intérêt social et le long terme. C’était évidemment sur cette ligne qu’il fallait se battre, et on est aujourd’hui acculé à vouloir que les enfants aient un père. Les partisans de la GPA diront alors qu’on pourrait même en avoir deux ! L’idée que le respect de l’anthropologie, de l’écologie humaine, de l’équilibre des modèles paternel et maternel pour l’équilibre d’un enfant, leur est évidemment étrangère.

    Le progressisme est fondé sur l’extension permanente des « libertés » individuelles, dont Mme Thill s’est aperçue qu’elles confinaient au caprice et qu’elles entraînaient des conséquences odieuses, comme l’achat d’enfants, ce retour à une pratique quasi esclavagiste. La liberté ne peut être totale dans aucune société. Elle conduit à sa destruction, ne serait-ce que parce que le groupe qui sera moins libre y prendra une place dominante. N’est-ce pas le cas en France où les musulmans ayant une conception plus conservatrice de la famille et de la filiation procréent davantage et jouent un rôle majeur dans la démographie, donc dans la France de demain. La liberté conservatrice n’est pas le caprice d’un individu mais le choix responsable d’une personne qui jouit d’autant mieux de ses libertés qu’il vit dans une société solide et qui le protège. Agnès Thill nous faisait la confidence d’un échange avec son père qui estimait avoir connu une époque où l’on était plus libre. Et il avait, hélas, raison.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/11/21/retour-sur-la-pma-et-ses-corollaires-6191795.html

  • Crise de la santé : les hôpitaux sous palliatifs ? – Journal du mercredi 20 novembre 2019

     

    Crise de la santé : les hôpitaux sous palliatifs ?

    Après des mois de mobilisations des urgences et des personnels hospitaliers, le gouvernement veut éteindre la colère pour éviter la coagulation du 5 décembre prochain.

    FDJ : le pari risqué de la privatisation

    Depuis le 7 novembre dernier la FDJ est coté en bourse. Alors que l’addiction aux jeux d’argent est de plus en plus forte et que les retombées économiques pour l’Etat restent obscures, on peut s’interroger sur les conséquences sociales et sanitaires de cette privatisation.

    Agriculteurs : la menace du système assurantiel

    Les assurances privées remplacent peu à peu l’Etat pour dédommager les exploitants agricoles face aux aléas climatiques.
    Un changement de modèle qui n’a rien d’anodin et qui pourrait plonger le pays dans une véritable régression qualitative de son agriculture.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/crise-de-la-sante-les-hopitaux-sous-palliatifs-journal-du-mercredi-20-novembre-2019

  • Agnès Thill : la conversion tardive d’une résistante « en marche » !

    capture-decran-2019-09-03-a-09-38-57.png

    Hier soir, Mme Agnès Thill était invitée par « Marchons enfants » à Marcq-en-Barœul. Soirée très instructive. Cette députée désormais non inscrite a été exclue du parti LREM et du groupe à l’Assemblée en raison de son opposition à la PMA pour les femmes seules et les lesbiennes.

    C’est un premier sujet de réflexion : lorsque je me suis engagé en politique, au RPR, il était convenu que sur les questions qui engagent les valeurs morales ou spirituelles propres à chacun, il fallait admettre une grande liberté. À l’Assemblée, il était logiquement plus grave de voter différemment de son groupe sur le budget que d’avoir une opinion différente sur le PACS, la peine capitale ou l’avortement. Dans le premier cas, cela consistait à passer de la majorité à l’opposition, ou l’inverse, et donc de trahir. Dans le second, chacun estimait que la liberté de conscience devait prévaloir. Le fait qu’aujourd’hui, et j’en ai fait moi-même l’expérience, règne un totalitarisme de la pensée unique sur les sujets dits « sociétaux » est une régression liberticide dont on ne mesure pas les conséquences lorsqu’on prétend encore parler de démocratie.

    Mme Thill a vécu cette douloureuse expérience avec courage. Elle avait soutenu la réforme du droit du travail, mais sa résistance à l’idée de « fabriquer » des enfants sans père, qui est un cri du cœur, a été écrasée sans pitié. Cette directrice d’école, issue d’un milieu ouvrier, a été socialiste, favorable dans un premier temps aux prétendus « progrès sociétaux ». Brusquement, les écailles lui sont tombées des yeux devant la loi bioéthique et son « innovation » sur la PMA. Elle en est à souhaiter la victoire de la droite, en espérant qu’il n’y en ait qu’une à la prochaine présidentielle, sans doute dans son esprit, une droite conservatrice qui arrêterait le processus délétère dont elle a enfin pris conscience. Il faut l’entendre dire à un public « catho » et de droite : « Ne lâchez rien ! »

    Ainsi, Mme Thill est devenue conservatrice par bon sens. Mais son parcours amène deux autres réflexions. D’abord, il montre à quel point la fraîcheur d’esprit qui la caractérise peut être manipulée sans vergogne par les « progressistes ». Mais, désormais, la résistance intellectuelle est chez elle, si on peut dire, « en marche » ! « Les mots servent à nous contraindre à prendre les choses comme elles ne sont pas », dit-elle. L’idée absurde de la « théorie du genre » qui veut faire du sexe une création sociale est dénoncée par son créateur même.

    Il y a bien, derrière LREM, une idéologie « progressiste » qui est à la fois totalitaire et destructrice du corps social. L’ancienne militante socialiste se rend compte que le progressisme, c’est l’individualisme roi et mondialisé, que l’on va fabriquer des enfants sans père, venus de nulle part, sans passé, sans généalogie, des atomes dans l’espace, des instants toujours au présent, des personnes sans identité charnelle.

    En second lieu, cette conversion tardive devant cet auditoire de vétérans de la lutte contre le mariage unisexe révèle la faiblesse de la stratégie conservatrice dans notre pays. Le conservatisme est un bloc qui doit garder sa cohérence. L’idée que la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme afin de mettre des enfants au monde et de les élever n’est pas une préférence mais une nécessité pour préserver la continuité et la solidité du corps social, c’est-à-dire de la nation, famille et nation étant les deux sources de la solidarité entre les individus. L’absence de reconnaissance juridique du lien entre deux personnes de même sexe est fondée sur l’intérêt social et le long terme. C’était, évidemment, sur cette ligne qu’il fallait se battre, et on est aujourd’hui acculé à vouloir que les enfants aient un père.

    Le progressisme est fondé sur l’extension permanente des « libertés » individuelles, dont Mme Thill s’est aperçue qu’elles confinaient au caprice et qu’elles entraînaient des conséquences odieuses, comme l’achat d’enfants, ce retour à une pratique quasi esclavagiste. La liberté conservatrice n’est pas le caprice d’un individu mais le choix responsable d’une personne qui jouit d’autant mieux de ses libertés qu’il vit dans une société solide et qui le protège. Agnès Thill nous faisait la confidence d’un échange avec son père qui estimait avoir connu une époque où l’on était plus libre. Et il avait, hélas, raison.

    Christian Vanneste

    https://www.bvoltaire.fr/agnes-thill-la-conversion-tardive-dune-resistante-en-marche/

  • Crise financière de l'autorité

    6a00d8341c715453ef0240a49ccce7200c-320wi.jpgÀ la fin des années 1960 et après quelque 10 ans de fonctionnement des institutions de la cinquième république l'un de ses principaux fondateurs soupirait devant un relatif sentiment d'échec. Michel Debré, son premier chef du gouvernement de 1959 à 1962, et dont le dont de la popularité ne constituait pas le trait dominant disait en effet : "il faudra un jour gouverner cruellement".

    Devant l'accumulation des mécontentements du jour, des mobilisations dans les services d'urgence des hôpitaux, des blocages dans les facultés, des annonces de paralysie dans les transports pour le mois de décembre, mais aussi du désarroi des forces de l'ordre qui n'en peuvent plus, cette petite musique doit tinter aux oreilles d'un pouvoir secrètement aux abois.

    On pourrait considérer que les vieux appareils contestataires, cités par les journalistes, aussi bien la CGT de Martinez, que la France insoumise de Mélenchon, voire le NPA trotskiste ou le PCF stalinien considérés comme moribonds, amusent la galerie. À vrai dire, ils cherchent surtout à redorer leur blason en parasitant le mouvement, suivant en l'occurrence le conseil avisé de Cocteau : "puisque ces événements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs".

    Mais, en face, leurs interlocuteurs d'État ne disposent plus des marges économiques suffisantes de nature à calmer le jeu par des mesures cosmétiques, comme on aime tant à la faire à Paris.

    Dans notre précédente chronique [1]nous évoquions en effet la difficulté dans laquelle s'enfoncent les finances de l'État et nous supposions qu'elle éclaire les tiraillements au sein des cercles de pouvoir.

    Depuis 5 ans, l’Institut économique Molinari[2], sous la direction de Cécile Philippe, calcule ainsi le jour théorique de l'année où les dépenses États-Membres de l’Union européenne ont dépassé toutes leurs recettes annuelles. Dans cette optique, par conséquent, le déficit et la création de nouvelles dettes, alors, commencent.

    Les administrations centrales en moyenne, avaient épuisé leurs ressources, en 2018, le 16 décembre, 4 jours plus tard qu’en 2017, ce qui représente  un progrès notable.

    En revanche, cette date se situe, pour la France au 12 novembre. L’État en France est parmi les 3 champions des déficits. L'écart de 33 jours, entre l'État central parisien et ses voisins, a augmenté de 8 jours entre 2018 et 2017 en dépit d’une conjoncture économique favorable et des affirmations réformatrices de la majorité macronienne.

    Les diverses comparaisons avec la plupart des autres pays se révèlent accablantes pour la technocratie française. Elle se montre incapable de juguler le flot des petites décisions démagogiques qui s'accumulent en fait, sans autres contreparties que des aggravations subreptices de la fiscalité. Ces alourdissements, d'ailleurs toujours insuffisants, sont ainsi souvent présentés comme des suppressions de niches : on fait mine de les considérer dès lors comme des diminutions d'exonérations supposées injustes, des passe-droits, etc. Les adversaires du capitalisme, tous les Piketty de service, sont priés d'applaudir, ils deviennent même les indispensables propagateurs des mots d'ordre au service des technocrates de Bercy.

    Les projections de l’IEM font aussi apparaître une double tendance inquiétante. En effet, les décisions dépensières non financées de l'administration centrale française augmentent. Elles pourraient représenter 62 jours en 2019 et 59 jours à prévoir pour 2020.

    Plus grave encore, l'État central, concentre à la fois, et de plus en plus le pouvoir de décision. Mais, sans déléguer en droit, il transfère le poids de leur impopularité sur les collectivités dites locales, et sur les structures aux comptabilités autonomes : villages dont on rogne année après année les moyens de s'organiser pour survivre, départements auxquels on assigne la gestion de l'assistanat social, mais aussi assurance maladie monopoliste, dont 40 % des dépenses sont concentrées à l'hôpital, universités réduites à la portion congrue, etc.

    Or, si l'on comptabilise les résultats en jours de dépenses non financées, on constate, certes, d'abord dans les pays voisins, bénéficient d'institutions plus ou moins fédéralistes, des finances publiques équilibrées depuis 2017, qui ont encore généré 4 jours d’excédent en 2018.

    En revanche dans notre république jacobine, les administrations centralisées font apparître un recul global représentant un déficit de 6 jours. Mais ce sont au contraire les administrations locales équilibrées depuis 2014 qui ont fait 2 jours d’excédent en 2018, idem pour les comptes des organismes de sécurité sociale faussement équilibrés depuis 2016 et contraints encore de produire 6 jours d’excédent en 2018.

    Or, tout repose sur le discours plébiscitaire présidentiel, et sur la prétention permanente d'un arbitrage jupitérien.

    Dès lors, tous les calculs politiciens, sondagiers ou médiatiques, s'investissent sur les hypothèses de l'élection future d'un maître des horloges qui se prête lui-même au jeu des plus petites promesses, irréfléchies et irréalisables. Ainsi l'idée complètement démagogique de 2017 de la suppression de la taxe d'habitation a conduit à une impasse redoutable pour les municipalités. On peut redouter ce qui sera inventé pour 2022.

    Si elle se poursuit, cette tendance ne peut conduire qu'à l'éclatement du pays. Et, dès maintenant, c'est la situation de ses finances qui marginalise la nation.

    Les désaccords affichés se multiplient, y compris quand il s'agit de montrer un îlot de fermeté dans l'océan du délire et des désordres immigrationnistes.

    Ministre de la justice, investie de l'autorité, et à la tête de l'administration en charge de l'application des lois, la citoyenne Belloubet fait, par exemple, connaître ses divergences dans ce débat particulièrement sensible. Elle s'affirme clairement dans le camp du laxisme politiquement correct, dont le pouvoir cherche à se démarquer.

    Or, on doit souligner qu'un des principes fondamentaux du fonctionnement d'une démocratie s'appelle la solidarité gouvernementale.

    Jean-Pierre Chevènement résumait ainsi en 1983 cet impérieux devoir : "Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne." Il s'est appliqué la règle, non sans quelque panache, en deux circonstances, d'ailleurs cruciales. Quelque peu oubliées de nos jours, elles méritent d'être rappelées.

    En mars 1983, il s'opposait au virage du septennat Mitterrand. Celui-ci avait débuté par les deux gouvernements Mauroy, sous les auspices de ce désastreux programme commun socialo-communiste, que lui-même, à la tête du CERES, avait rédigé. Les réalités économiques conduisant les socialistes à en rectifier désormais le tir. Il démissionne dès lors de ses titres ronflants de ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie.

    En janvier 1991, ministre de la Défense, il se trouvait à nouveau en désaccord avec son florentin président. Il n'acceptait pas la participation de l'armée française à la coalition embarquée pour défendre l'émirat du Koweït annexé en tant que 19e province irakienne par Saddam Husseïn en 1990.

    La Belloubet et tous ceux qui s'opposent au recentrage, hypocrite et contradictoire, affiché de la Macronie s'honoreraient donc, mais le verbe n'appartient peut-être pas à leur vocabulaire, en suivant cet exemple.

    Outre la crise institutionnelle et morale que de telles fausses notes manifestent, on ne doit pas s'interroger trop longtemps, sur la raison profonde de leur recrudescence.

    Le proverbe l'enseigne : "quand il n'y a plus de foin au râtelier les chevaux se battent". Les ânes aussi, dans une autre version. Les ministres également.

    On apprend dès lors que tel ou tel d'entre eux a été "recadré". Significative expression : mais où se trouve le cadre ?

    Dans un régime d'opinion, tournant trop vite à l'addition des démagogies, la dépense publique sert de lubrifiant aux popularités. On ne cherche plus à distribuer du pain et des jeux, comme dans la Rome impériale décadente. On prétend désormais investir, au nom d'un "keynesianisme" d'imposture, de l'argent qui n'existe pas, dans des projets sans véritable utilité. Quand, avec ironie, on qualifie, de "pas perdues pour tout le monde" les sommes souvent colossales englouties par nos décideurs politiques et nos omniscients technocrates dans de stériles éléphants blancs, la vérité économique les constate, hélas, évaporées pour l'ensemble des contribuables, à proportion des impôts qu'ils supportent.

    Le cochon de payant grogne. Faut-il s'en étonner ? Mais les vraies victimes demeurent les assistés qui voient leurs ressources baisser du fait même de la ruine du pays. Quand il ne reste plus rien à voler, les malandrins et les cambrioleurs eux-mêmes crient famine.

    L'addition de ces humeurs caractérise la France macronienne, car depuis deux ans, loin de s'améliorer la situation des finances publiques s'est dégradée. Les chiffres commencent à circuler. On ne les dissimulera pas bien longtemps.

    La question de ses déficits persistants, place la France en très mauvaise posture au sein d'institutions européennes, où l'homme de l'Élysée cherche pourtant à nous faire croire qu'il exerce un rayonnement sans égal.

    Quand un mauvais élève veut tromper son monde, il lui faut copier sur son voisin. Cette tricherie, venant de celui qui se donne pour la disciple de Paul Ricœur impacte donc, de plus en plus sérieusement, la cohésion de la fragile majorité issue des élections de 2017.

    JG Malliarakis  

    Mercredi 27 novembre Conférence de JG Malliarakis sur la Naissance de l'Illusion mondialiste à l'occasion de la réédition du livre d'Emmanuel Beau de Loménie "La Ratification du Traité de Versailles"
    de 18 h à 20 h au Café du Pont Neuf 14, quai du Louvre M° : Louvre, Pont Neuf ou Châtelet

    6a00d8341c715453ef0240a4b54a99200d-120wi.jpgUne publicité de bon goût pour les livres du Trident

    François-René de Chateaubriand : "Le Moment Conservateur".

    Au gré de ces textes, choisis et présentés par JG Malliarakis, on découvre en Chateaubriand, au-delà de son génie littéraire inégalé, un penseur politique méconnu. Dans un contexte de reconstruction du pays, 15 ans avant que les Anglais s'emparent du mot conservateur, 20 ans avant La Démocratie en Amérique de Tocqueville, il définissait les bases d'un régime représentatif durable dans le cadre de la monarchie parlementaire.
    ••• Un livre de 104 pages au prix de 15 euros.
    • à commander sur la page catalogue des Éditions du Trident
    • ou par chèque en téléchargeant un bon de commande

    Apostilles.

    [1]Cf. L'Insolent du 13 novembre "Le mauvais élève qui donne des leçons"
    [2]Ce laboratoire francophone d'idées a été fondé en 2003. Il est basé à Paris, Bruxelles et Montréal. Son site internet : www.institutmolinari.org

    https://www.insolent.fr/

  • La marche pour la vie 2020 change de date et aura lieu le 11 octobre 2020

    La Marche pour la vie change de date ! En raison de la grande manifestation prévue mi-janvier contre la révision de la loi Bioéthique, l’association appelle à se mobiliser aux côtés du collectif Marchons enfants ! et reporte ainsi sa marche pour la vie au dimanche 11 octobre 2020.

    Famille chrétienne

    https://www.tvlibertes.com/actus/la-marche-pour-la-vie-2020-change-de-date-et-aura-lieu-le-11-octobre-2020

  • AME : les Français pourraient ne plus avoir à financer chirurgie esthétique et cures thermales des migrants en situation irrégulière

    AME : ces soins qui pourraient être déremboursés

    Afin de lutter contre certains abus, le gouvernement souhaite retoucher l’Aide médicale d’État (AME) qui concerne aujourd’hui près de 300 000 sans-papiers. Si la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a promis de ne pas toucher au panier de soins dont bénéficient les personnes en situation irrégulière, quelques modifications de l’Aide médicale d’État seront tout de même soumises au vote. Chirurgie esthétique, cures thermales, procréation médicalement assistée, lunettes, prothèses dentaires et auditives, ou encore médicaments à faible service médical rendu pourraient ne plus être accessibles aux sans-papiers. Le soin restera gratuit…

    […]

    Egora

    http://www.fdesouche.com/1289759-ame-les-francais-pourraient-ne-plus-avoir-a-financer-chirurgie-esthetique-et-cures-thermales-des-migrants-en-situation-irreguliere