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Lépante, victoire chrétienne contre les Turcs ottomans : il y a 549 ans…


En 1570, à la faveur de la quatrième guerre des Ottomans contre la Sérénissime Venise, les Turcs ottomans prennent Chypre alors vénitienne et massacrent plus de vingt-mille habitants de Nicosie ; ils imposent alors leur piraterie dans la Méditerranée orientale nuisant ainsi gravement au commerce maritime en général et à Venise en particulier d’ où la riposte des Doges de la Sérénissime.
Très rapidement le Pape Pie V rassemble nombre d’Européens dans la Sainte Ligue : Venise menée par l’amiral Sebastiano VENIER, la Savoie avec l’amiral Andrea PROVANA de LEYNI (le comté de Nice étant savoyard), le Saint Siège mené par l’amiral Marco-Antonio II COLONNA, Gênes menée par l’amiral Giovanni Andrea DORIA et l’Espagne ainsi que l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en sont parmi d’autres États européens moins impliqués.

Deux cents galères et une demi-douzaine de galéasses avec 30 000 hommes, tous sont placés sous le commandement de Dom Juan d’Autriche, fils cadet de Charles Quint et demi-frère de Philippe II.
La flotte turque ottomane compte quelques galères de plus mais aussi plus de 60 galiottes avec plus de 60 000 hommes au total.
La dernière bataille d’importance entres Européens et janissaires ottomans remonte à 1565 lorsque Jean de LA VALETTE de PARISOT, grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, défendit la future capitale de Malte ce qui fut une sévère défaite des Ottomans disparaissant pour quelque temps de la Méditerranée occidentale.

Face à l’avantage turc ottoman, la bataille est incertaine au matin de ce 7 octobre 1571 où les flottes vont se heurter. Grand marin et remarquable soldat, Dom Juan d’Autriche manœuvre de manière à enfermer les Ottomans dans un golfe peu étendu de manière à restreindre leurs mouvements. Dès lors, les galéasses chrétiennes peuvent enfoncer les lignes ottomanes de défense et l’artillerie de la Sainte Ligue démolit les navires ennemis tandis que les galères de DORIA augmentent la dévastation de la flotte ottomane dont les réserves ne peuvent mener de contre-offensive ; dès lors, la bataille navale se mue en bataille d’infanterie sur les ponts des navires ottomans en combinant l’efficacité des arquebusiers et des tercios. La messe est dite. Le bey d’Alger Ali Uludj s’enfuit in extremis avec trente galères tandis que l’amiral ottoman est décapité et sa tête hissée au mat du navire amiral espagnol.

Pour 7 000 chrétiens tombés et 20 000 blessés dont Miguel de CERVANTES qui y perdit sa main gauche et poursuivit sa carrière militaire jusqu’à la bataille de Tunis en 1573 mais il sera fait prisonnier en 1575 lors de son retour en Espagne par les Barbaresques ottomans d’Alger pour cinq années avant d’écrire le Don Quichotte, les Ottomans ont laissé plus de 20 000 morts et 3 500 prisonniers mais aussi des milliers d’hommes massacrés à terre par les Grecs ; plus de 12 000 forçats chrétiens libérés des fers ottomans. Cent-dix-sept galères et treize galiotes ottomanes passent aux mains chrétiennes tandis que plus de soixante galères ottomanes ont été coulées alors que la Sainte Ligue n’en a perdu qu’une douzaine et récupère plus de quatre-cent-cinquante canons et une quarantaine d’étendards ottomans. Seul l’amiral d’escadre ottoman Ali Uluç Pasa parvient à s’échapper et à ramener une trentaine de navires à Constantinople.

Au soir de la bataille, Pie V reçoit au balcon de Saint-Pierre une colombe lui annonçant la victoire de Lépante : en actions de grâce, il institue la fête de Notre-Dame-des-Victoires qu’il fixe à ce 7 octobre et le Saint Rosaire qui est récité à l’aide du chapelet ; Notre-Dame-des- Victoires et du Saint Rosaire est toujours célébrée par l’Église tridentine dont le missel est demeuré immuable depuis le concile de Trente clôturé par Pie V.
L’amiral Sebastiano VENIER deviendra en 1577 le 86e doge de Venise jusqu’à sa mort en 1578.
Défaite navale incommensurable pour les Ottomans mais, bénéficiant de l’esclavage à outrance, ils reconstituent en une année une nouvelle flotte de deux-cent-cinquante galères et se maintiennent à Chypre sans pour autant oser s’aventurer à nouveau dans la Méditerranée occidentale si ce n’est depuis les régences d’Alger, de Tunis ou de Tripoli.

Éclatante victoire chrétienne, il n’y eut guère d’évolution notable dans les décennies suivantes. Cependant la bataille de Lépante demeure la plus importante bataille navale de l’Histoire avec celle qui fut le peplum naval d’Actium le 2 septembre – 31 avant Jésus-Christ mettant fin aux guerres civiles romaines ; les plus importantes batailles navales subséquentes n’atteignent point sa démesure et son intensité préfigurant ce que Samuel HUNTINGTON nommera le choc des civilisations à la fin du XXe siècle. Elle confirme en mer ce que les Espagnols constatèrent sur terre pendant la croisade de reconquête : les mahométans ne savent pas tenir une position ; le grand Sébastien LE PRESTRE de VAUBAN vérifie au XVIIe siècle cette donnée fondamentale édictant que, pour assiéger victorieusement une place forte, il est nécessaire de savoir tenir une position, doctrine sur laquelle il fonde l’art de la fortification : la poliorcétique. En 1954, Marcel BIGEARD expérimente avec brio cette doctrine dans la cuvette de Dien Bien Phu malgré la défaite finale inéluctable et, devenu général, il peut théoriser les guerres asymétriques qui en découlent aussi par ce qu’il nomme le Comitatus, soit l’invention de la terreur généralisée.

Tout comme la bataille de Lépante est le pendant naval de la bataille terrestre de Las Navas de Tolosa du 16 juillet 1212 gagnée par 70 000 chrétiens contre plus de 200 000 almohades mahométans, la bataille de Lépante connaît aussi un pendant terrestre le 12 septembre 1683 lorsque les Turcs ottomans assiègent Vienne sur le monticule du Kahlenberg ; l’Autriche était alors défendue pour ce deuxième siège de Vienne par une coalition européenne menée par le roi de Pologne Jean III SOBIESKI, assisté par le duc Charles V de Lorraine, commandant cette Sainte Alliance forte de 27 000 militaires polonais et de 32 000 militaires du Saint-Empire romain germanique, principalement venus de Bavière avec le roi Maximilien-Emmanuel, de Franconie, de Saxe avec le roi Jean-Georges III et de Souabe. Soit 59 000 chrétiens contre environ 250 000 Turcs ottomans commandés par le grand vizir Mustafa Kara. La doctrine se vérifie dès le milieu de l’après-midi : les Turcs ottomans sont défaits et le vizir s’enfuit tandis que Louis de Bade entre dans Vienne désormais en sécurité. La Hongrie est ainsi libérée les années suivantes. La fête du Saint Nom de Marie est désormais instituée et célébrée tous les 12 septembre tandis que les pâtissiers viennois créent le célèbre croissant pour célébrer cette victoire européenne sauvant leur ville et le pays entier du joug turc ottoman.

Il convient aussi de rappeler, pendant la neuvième guerre d’Italie, de 1542 à 1546, le siège de Nice de juin à septembre 1543 par les troupes turques ottomanes qui parvinrent à entrer dans la citadelle, malgré la défense héroïque sous la houlette de la lavandière Catarina Segurana armée de son battoir, mais se heurtèrent à la résistance farouche du château et furent finalement défaites lors de l’arrivée des troupes impériales commandées par le duc Charles II de Savoie et le marquis del VASTO, gouverneur de Lombardie, les 8 et 9 septembre 1543. Le siège de Nice en duché de Savoie annonçait donc aussi la validité de la doctrine énoncée par Vauban au siècle suivant.

À la suite du siège de Nice, Lépante et Vienne-Kahlenberg permettent de conduire l’empire turc ottoman au traité de San Stefano imposé par la Russie aux Turcs ottomans le 3 mars 1878 suite à la guerre russo-turque ottomane de 1877-78 et à celui de Sèvres du 10 août 1920 ainsi qu’à celui de Lausanne du 24 juillet 1923 le réduisant insuffisamment à la Turquie actuelle en créant l’Irak et ramenant sur la carte la Syrie et le Liban, la Grèce moderne atteignant alors son apogée territoriale selon la Grande Idée d’Elefthérios Kyriákou VENIZELOS, père intellectuel de la Grèce moderne, ainsi que la Palestine mandataire, selon les accords Sykes-Picot du 16 mai 1916, les déclarations d’Arthur Balfour du 2 novembre 1917 et du 15 novembre 1926, la conférence et le traité de San Remo du 24 avril 1920, qui sera partagée entre le Foyer Juif d’Israël créé par David Ben GOURION le 14 mai 1948 et la Transjordanie qui deviendra la Jordanie.

Jean d’ACRE révèle sur Riposte que « le ferment de la guerre mondiale à venir viendra du choc des civilisations entre l’Occident et l’Islam, et l’Afrique surpeuplée et l’Europe [sous-peuplée et envahie].
Il n’y aura pas de terre partagée entre musulmans et non musulmans, entre Africains et Européens, il y aura un vainqueur et des centaines de millions de morts, le reste n’ est que littérature.
Et la France, que des abrutis de politiciens, journalistes, penseurs, gauchistes, écolos qui se sont autoproclamés élites, ont musulmanisée et africanisée à outrance, va être au milieu de ce maelström. » dans son article du 3 courant : Nos métropoles sont des cuvettes de Dien Bien Phu cernées par l’ennemi intérieur.

https://ripostelaique.com/nos-metropole-sont-des-cuvettes-de-dien-bien-phu-cernees-par-lennemi-interieur.html

Dernier point et non le moindre qui est d’une actualité brûlante, le Comité de Lépante présidé par Georges CLÉMENT, homme d’ affaires, écrivain et poète ainsi que contributeur apprécié à Riposte et également président du Comité Trump France, a pour objet de rassembler tous ceux s’opposant à l’invasion mahométane d’où qu’elle vienne.

Le Cercle Légitimiste de France soutient donc le Comité de Lépante et rappelle et honore cette bataille navale mémorable chaque année comme étant toujours une vigie de l’Europe chrétienne alors même que le sultan Erdogan s’implante en Libye pour y capter le pétrole tout en tentant de s’approprier les zones économiques exclusives des États riverains de la Méditerranée orientale pour leur y voler le gaz et le pétrole, occupe le nord de la Syrie pour y massacrer les Kurdes et envoie des mercenaires au Haut-Karabakh arménien afin d’y poursuivre le génocide des Arméniens par les Turcs ottomans en 1915.

Plus largement, Lépante demeure l’emblème de la grande Europe des royaumes souverains et des trois empires d’Autriche, Romain Germanique et de la Sainte Russie liés par le christianisme, socle de leur puissance et garant de leur résistance face au mahométanisme barbare. Puissions-nous garder souvenance de notre passé glorieux et instructif pour affronter victorieusement le présent difficile et le futur compliqué de ce monde dangereux avili par la barbarie mahométane.
Fernand CORTES de CONQUILLA

Cercle Légitimiste de France
fcdc@bbox.fr
7 octobre 2020 en ce 549e anniversaire de la bataille de Lépante

https://ripostelaique.com/bataille-de-lepante-victoire-chretienne-contre-les-turcs-ottomans-cetait-il-y-a-549-ans/

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