
Une fois de plus, la multinationale ArcelorMittal vient d’annoncer la suppression prochaine de 5 600 emplois en Europe, dont environ 1 650 en France, alors même que 608 emplois français ont déjà été supprimés ces derniers mois, dans une certaine indifférence de la classe politique et du Gouvernement, plus enclins à batailler à l’Assemblée qu’à lutter pour la sauvegarde des emplois réels.
À nouveau, ce sont les fonctions-supports (informatique, logistique, maintenance, cybersécurité, etc.) qui sont sacrifiées en France pour être délocalisées en Inde et en Pologne, dans une logique, non pas de recherche de qualité mais de pure spéculation : 900 salariés ont déjà été embauchés en Inde pour accueillir ces fonctions supprimées en Europe, avant même l’annonce de ce nouveau plan par la direction du groupe, jeudi 29 janvier.
Ce mépris à l’égard des travailleurs français est absolument intolérable et il doit être dénoncé et condamné.
Il apparaît désormais urgent que l’État s’empare de ce dossier et qu’il intervienne pour rappeler au groupe ArcelorMittal ses devoirs sociaux et l’inciter à revoir ses plans : il ne s’agit pas de pratiquer un étatisme intrusif mais de préserver les usines et les emplois en France, ainsi que tous les emplois tertiaires qui permettent le bon fonctionnement de la production d’acier dans notre pays. À l’heure où les périls géopolitiques imposent de réarmer rapidement et solidement, le secteur de l’acier ne doit pas être fragilisé en France, mais bien au contraire conforté et renforcé.