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27/03/2017

« Le cycle néolibéral touche à sa fin »

Entretien avec Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique et essayiste

Ex: http://metamag.fr

Dans une vidéo parue sur Xerfi canal, vous expliquez que nous sommes en train de changer de cycle et que le néolibéralisme a atteint ses limites. Qu’est-ce qui vous faire dire ça ? Est-ce l’élection de Trump aux États-Unis ? Le Brexit en Europe ?
Oui. Le néolibéralisme est entré dans un processus de reflux, après son apogée que je situe en 2007-2008, avec la grande crise : crise des subprimes aux États-Unis, puis crise des « dettes souveraines » et de l’euro, par ricochet, en Europe.

Ce cycle néolibéral avait commencé le 15 août 1971, avec l’abandon de la convertibilité du dollar en or, autrement dit avec la fin du système de Bretton Woods. Une fin décidée unilatéralement par Nixon alors que les Américains avaient besoin de créer beaucoup de monnaie pour financer tout à la fois la guerre du Vietnam et la guerre des étoiles. En 1971, on bascule donc dans un système de changes flexibles. Dans le même temps, l’école de Chicago [une école de pensée néolibérale dont la figure emblématique est Milton Friedman] entreprend un travail théorique visant à bâtir un corps de doctrine en rupture avec le keynésianisme. Cette école théorise le « trop d’État, trop de syndicats, trop de conglomérats et de monopoles ». Elle plaide pour la dérégulation et la casse du système pour le rendre plus dynamique.

Puis Reagan arrive au pouvoir aux États-Unis (Thatcher l’a précédé en Grande-Bretagne, de la même façon que le Brexit a précédé Trump de quelques mois) pour appliquer ce programme. Il est d’ailleurs amusant de rappeler qu’il se fait élire sur le slogan « Make America great again ». Car à la fin des années 1970, l’Amérique est en proie au doute. On se situe juste après le Watergate, l’impeachment de Nixon, la défaite au Vietnam, la prise d’otage à l’ambassade d’Iran. Par ailleurs, c’est l’époque où se posent les premiers problèmes de désindustrialisation. Les États-Unis se heurtent à l’ambition japonaise, tout comme ils se heurtent aujourd’hui à l’offensive chinoise. Pendant la première moitié de la décennie 1980, ils organisent donc la contre-offensive. L’affaire se solde par les accords monétaires du Plaza de septembre 1985. Le Japon est mis à genoux et obligé de réévaluer sa monnaie de 100 % en un an. Au passage, l’Allemagne doit réévaluer elle aussi.

Vous voulez dire en somme que le début de la présidence Reagan correspondait à l’entrée dans un cycle, comme celui dans la présidence Trump signale qu’on est en train d’en sortir ?
Oui. Avec des différences mais avec des similitudes également. A l’époque – c’est une différence -Reagan commence par casser les monopoles : dans les télécoms, dans le transport aérien, etc. Puis il dérégule, libéralise progressivement les mouvements de capitaux. Enfin, il se tourne vers les Européens et leur demande de procéder de même, au nom de la réciprocité. Mais par ailleurs – ça, ce sont plutôt des similitudes – Reagan donne un coup de pouce fiscal aux entreprises d’une part, et entreprend de gros travaux d’infrastructure d’autre part. Sur ce, au début des années 1990, le communisme s’effondre.

C’est une nouvelle étape du cycle…
Tout à fait. Une étape décisive. On considère que le système américain a gagné, puisqu’il est le seul à subsister. Il a gagné parce qu’il a produit plus de richesses en Occident et les a mieux redistribué que le communisme. Puisqu’il a gagné on va donc appliquer ses règles – libre échange, privatisations, dérégulation, démocratie à l’occidentale – aux quatre coins du monde. Et l’on se met à théoriser la globalisation.

Politiquement, les États-Unis entrent dans l’ère Clinton. C’est un tournant. Alors que les Républicains étaient l’un sans être l’autre, pour la première fois arrivent aux commandes, avec les Démocrates, des gens qui sont à la fois très néolibéraux en économie et très « diversitaires » sur le plan culturel. Dès lors, on voit monter en puissance la glorification des minorités et la sacralisation des différences.

Au nom d’une certaine idée de « l’ouverture » ?
Et au nom de l’idée que puisqu’on a gagné, c’est qu’on a le meilleur modèle. Qu’il n’y a pas de prospérité possible sans l’application de ce modèle. C’est ce que les Américains vont tenter d’expliquer aux Chinois et aux Russes.

Concernant les Russes, on envisage avant tout d’en faire des fournisseurs de matières premières. Mais d’abord on les punit en démantelant l’édifice dont ils sont le pivot. La Russie passe à 140 millions alors que l’URSS en comptait 300 millions. Et Brzezinski – l’auteur très écouté du « Grand échiquier » et qui a longuement plaidé pour une séparation irrémédiable de la Russie et de l’Ukraine – voulait aller plus loin encore.

Quant à la Chine, elle est perçue comme un eldorado où les multinationales américaines vont pouvoir massivement délocaliser, dans l’espoir de s’emparer à terme du marché chinois. Les États-Unis envisagent d’installer toute l’industrie en Chine et de se spécialiser sur la finance, les services, la Défense, l’entertainment (Hollywood, les produits culturels…). Il est également prévu que l’on compense le déficit commercial ainsi généré grâce aux excédents sur les services les revenus des brevets, des capitaux, et les achats de dette américaine par les pays qui accumulent les excédents commerciaux. Lawrence Summers ( économiste et secrétaire au Trésor de Bill Clinton en 1999-2001 ) a d’ailleurs théorisé la chose en expliquant qu’il fallait délocaliser toute l’industrie polluante dans les pays émergents, et ne conserver sur le sol américain que les activités « nobles » et de conception.

Mais aujourd’hui, on change de cap…
A vrai dire, c’est Obama qui aurait dû opérer ce virage. Il a été élu précisément pour cela. Lors de la primaire démocrate, il avait été choisi contre Clinton, à la surprise générale. Sachant que les Clinton incarnent à eux deux tout le processus de déréglementation économique (suppression du Glass Stiegel act qui séparait les banques de dépôt et celles d’investissement, par exemple), le vote Obama représentait déjà une tentative de sortir de ce piège.

Le problème c’est qu’Obama a énormément déçu. Il voulait agir, pourtant. Mais il a capitulé devant tous les lobbies et le bilan de son Obamacare est très mitigé. En revanche il a sauvé General Motors et mené à bien une révolution énergétique qui a permis au pays de devenir autosuffisant dans le but de diminuer le déficit de la balance commerciale. Ça, ce n’est pas rien.

Revenons sur Trump. Que peut-il faire à présent ?
Trump a une obsession, c’est le déficit de la balance des comptes courants. Et il a raison. Lorsqu’on regarde les chiffres de ce déficit, on s’aperçoit que rien n’a changé sous Obama. Les avantages tirés de la politique énergétique volontariste sont effacés. L’an dernier, le déficit commercial s’est élevé à 750 milliards de dollars. Certes, avec 250 milliards de bénéfices sur les services et la finance, le déficit des comptes courants n’est « que » de 500 milliards. Mais cela fait dix ans que ça dure ! C’est colossal ! Car bien sûr, tout cela se traduit par de l’endettement. Sous Obama, la dette publique a doublé. Elle est passé de 10 000 à 20 000 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des ménages, elle repart actuellement à la hausse. L’épargne est négative aux États-Unis.

Ce que Trump veut, c’est combler ces déficits colossaux. Il s’est donc fixé pour objectif de récupérer de l’industrie manufacturière et de la matière fiscale. C’est aussi la raison pour laquelle il s’est empressé de cibler les pays ayant des excédents sur l’Amérique. Ces pays sont la Chine, l’Allemagne, le Mexique et le Japon. Le tout dernier est une pièce maîtresse du dispositif géostratégique américain dans le Pacifique, donc il est relativement épargné. Mais les trois autres sont pilonnés par l’administration Trump.

D’où l’idée invraisemblable du mur à la frontière mexicaine, par exemple ?
Oui, cette annonce est très symbolique. Mon hypothèse est que Trump a fait le choix, parce que c’est dans son tempérament et parce qu’il a constaté l’échec d’Obama, de « casser la baraque », y compris en se montrant très provocateur. Il part du principe qu’avec l’establishment, la manière douce est inopérante. Donc il y va au chalumeau. Par exemple, il brutalise les journalistes et se passe des médias : il twitte. Et c’est loin d’être sans effet ! Regardez les grandes entreprises. Ce qui compte, pour elles, c’est évidemment leur valeur boursière. Et si le Président fait un tweet expliquant que Ford est un mauvais américain parce qu’il veut délocaliser 1000 emplois, immédiatement, l’action chute en bourse.

La contrepartie c’est que Trump s’est constitué un pool d’ennemis irréductibles qui feront tout pour se débarrasser de lui. Parmi ceux-ci figurent les agences de renseignement, qui sont nombreuses et emploient plus de 800 000 personnes. Depuis le 11 septembre 2001, elles ont pris une importance considérable et constituent un véritable État dans l’État. Parmi les ennemis de Trump figure également l’administration, tout aussi jalouse de ses prérogatives qu’elle peut l’être en France. Vient ensuite l’establishment médiatique, qu’il n’a pas flatté dans le sens du poil, c’est le moins que l’on puisse dire. Autres ennemis enfin, les « GAFA » (les géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon). Ils fascinaient Obama, qui leur a tout passé, n’a rien su réguler, n’est jamais parvenu à leur faire rapatrier les profits accumulés à l’étranger. Trump, lui, les a ignorés. Il a gagné l’élection en faisant sciemment l’impasse sur les côte Est et Ouest, et en ne faisant quasiment campagne que dans les dix swing states. Dans ces swing states, il a par ailleurs utilisé pour sa campagne un logiciel fabriqué par une entreprise appartenant à Peter Thiel, le seul magnat de la Silicon Valley à l’avoir soutenu et aujourd’hui son conseiller technologique. Cet outil permet un ciblage marketing extrêmement fin qui a permis aux organisateurs de la campagne d’identifier les électeurs qui, dans les États concernés, étaient capable de faire pencher la balance en faveur du candidat. C’est sur ceux-ci qu’on a fait porter l’effort maximal.

Mais Trump a été élu dans des conditions improbables, à l’arrachée. S’il n’a en plus que des ennemis, avec qui peut-il gouverner ?
Avec la moitié des Américains tout de même, c’est à dire avec ceux qui l’ont élu ! Trump a également de son côté une bonne partie des syndicats, notamment ceux du transport routier, du secteur pétrolier, du BTP. Forcément, avec 1 300 milliards d’investissements annoncés dans les infrastructures…

Il a aussi quelques banquiers…. et c’est paradoxal. Vouloir acter la fin du cycle néolibéral en s’entourant d’anciens de chez Goldman Sachs…. on a le droit d’être dubitatif ?
On a le droit. Mais je pense surtout que Trump a compris qu’on ne pouvait pas avoir trop d’ennemis en même temps. Donc il ménage Wall Street. Il n’y a qu’à voir la bourse américaine, qui était supposé souffrir et qui bat en réalité record sur record. En plus, c’est habile. Parce que les GAFA, qui sont souvent surcotées en bourse, ont davantage besoin de Wall Street que l’inverse. Si l’on se fâche avec les unes, il est important de ménager l’autre.

Une partie du patronat, enfin, soutient Trump. Certains patrons ont bien compris qu’un changement de cycle était déjà amorcé. Le principal signe en est que le commerce mondial progresse désormais moins vite que le PIB mondial… alors-même que celui-ci augmente moins vite. Depuis deux ou trois ans, les grandes entreprises, sans aller jusqu’à relocaliser, commencent à réorganiser leur chaîne de valeur. Les investissements ont déjà commencé à être réorientés avant l’accession de Trump à la présidence. La difficulté à ce stade, c’est que ces choses-là ne s’opèrent pas en un claquement de doigts. Une décision d’investissement relocalisé peut demander des années d’étude et de travail. A noter également : les créations d’usine relocalisées aux États-Unis poussent très loin la robotisation, et ne créent pas forcément tant d’emplois que cela. C’est d’ailleurs là le vrai sujet du nouveau cycle économique qui s’ouvre, et pas seulement aux États-Unis : où créée-t-on de l’emploi ?

Le problème est d’autant plus saillant que personne n’a vraiment anticipé le changement de cycle. Tout le monde – jusqu’à Pascal Lamy – est d’accord pour dire que la globalisation a été trop loin. Et qu’il faut instaurer des régulations et des freins. Quelles régulations toutefois ? Et quels freins ?….

Sommes-nous entrés dans une phase de démondialisation ?
Tout à fait. Ou de retérittorialisation, même si ses modalités restent à définir. La notion de « frontière » est en cours de réhabilitation…..

Et l’Europe dans tout ça ? Trump n’a de cesse de vilipender les gros pays créanciers, c’est à dire la Chine et l’Allemagne. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur l’Allemagne, donc sur l’Europe ?
N’allons pas trop vite. Le principal problème pour lui est la Chine, non l’Allemagne. Les États-Unis restent très dépendants de Pékin. Et même si Trump a été très offensif au début en appelant la Présidente de Taïwan – c’était peut-être une gaffe d’ailleurs – il a tout de même fait une fleur substantielle aux Chinois en renonçant au TTP (le traité de libre-échange trans-Pacifique) qui était explicitement dirigé contre eux.

Vient ensuite la question de la mer de Chine. Les Chinois considèrent que c’est leur mer intérieure et que les Américains n’ont rien à y faire. Inversement, les Américains refusent depuis toujours l’idée qu’une puissance du Pacifique possède une flotte capable de venir frôler leurs côtes. A vrai dire, ils se considèrent comme une île et pour eux – comme pour les Anglais autrefois – le contrôle des mers est essentiel. Dès lors, lorsque les Chinois affichent, comme c’est le cas, une volonté de constituer une flotte de guerre avec des porte-avions, il s’agit pour les États-Unis d’un casus belli. En somme, il y a sans doute, entre les deux puissances, un compromis à négocier. Il pourrait consister à laisser intégralement la main aux Chinois en mer de Chine, et à leur demander, en contrepartie, un strict respect de la doctrine Monroe (« l’Amérique aux Américains ») énoncée au début du XIX° siècle mais toujours prégnante.

Est-ce que ce « donnant-donnant » pourrait valoir aussi avec les Russes ?
La Russie, pour les Américains, n’est pas un enjeu de même ampleur que la Chine. La Russie est une vraie puissance militaire. C’est d’ailleurs là une brillante réussite de Poutine, qui a redonné de la fierté à son pays en utilisant l’armée et avec peu de moyens. En revanche, sur le plan économique, la Russie n’existe pas. Son PIB c’est celui de l’Espagne, guère plus. Elle est poursuivie par cette malédiction des pays pétroliers qui vivent de la rente et ne parviennent pas à accéder au stade suivant du développement économique.

Donc au bout du compte, si Trump veut normaliser les relations entre les États-Unis et la Russie, c’est parce qu’il n’y a pas spécialement de danger de ce côté-là….
Non, la Russie n’est en aucune façon un créancier des États-Unis. De plus, les Américains n’ont aucun intérêt à ce que se forme une alliance trop étroite entre la Russie et la Chine.

Et pour en revenir à l’Allemagne ?
Que veut l’Allemagne ?… C’est une question à laquelle je serais bien en peine de répondre à ce stade. Attendons déjà de voir si le prochain chancelier sera Merkel ou Schulz. Le SPD, en effet, est traditionnellement bien plus pro-russe que la CDU. Il suffit de se rappeler l’époque Schröder, et la manière dont l’axe Paris-Berlin-Moscou s’est opposé à Bush au moment où il lançait sa guerre en Irak.

Peut-on recréer cet axe ? Pour moi, le véritable enjeu de l’Europe est celui-ci. Soit l’Allemagne joue le jeu de « l’Europe européenne », pour reprendre une expression gaullienne, et normalise à cette fin sa relation avec Moscou. Soit elle demeure atlantiste et refuse d’envisager la dimension stratégique de son rapport au monde. Elle restera alors le pays exclusivement mercantiliste qu’elle est actuellement, soucieuse uniquement de se tailler la part du lion dans le commerce mondial en usant et abusant à cette fin d’une monnaie qui l’arrange, l’euro. Mais il n’est pas certain que la construction européenne puisse survivre longtemps à la seconde option.

Jean-Michel Quatrepoint est notamment l’auteur de Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l’économie-monde ? (Le Débat, Gallimard, 2014) et de Alstom, scandale d’Etat – dernière liquidation de l’industrie française (Fayard, en septembre 2015) . ll est membre du Comité Orwell présidé par Natacha Polony.

Source

http://euro-synergies.hautetfort.com/

26/03/2017

Actualité et politique du 18 mars 2017

Natacha Polony lance Orwell TV

Natacha Polony promet un nouveau média libre, indépendant et souverainiste, avec des invités rarement voir jamais invités par les médias du système. Espérons qu’elle tienne ses promesses !

Les révolutions sont-elles possibles? et souhaitables?

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Marine Le Pen en direct du meeting de Lille (26/03/2017)

La démocratie est-elle viable ?

Colonisation française : crime contre l’humanité ou crime contre la vérité ?

Pascal Poirot, entrepreneur et consultant, candidat de la droite de conviction dans la 2ème circonscription des Yvelines, trésorier du PCD, écrit dans Boulevard Voltaire suite aux propos d'Emmanuel Macron :

"[...] Je ne suis ni fils de harki ni fils de pied-noir, mais j’ai vécu en Algérie de 1984 à 1986. Le moment est venu de partager ce que j’ai vu. Une chose m’a particulièrement frappé : la grande majorité des plus de 35 ans, donc de ceux qui avaient connu significativement l’époque de l’Algérie française, aimaient profondément la France. Même ceux qui avaient perdu un frère, un père, un ami dans les combats, avaient tourné la page. Au-delà de la douleur, la réconciliation était le plus beau cadeau à faire au défunt. Ils parlaient un excellent français. Nous discutions passionnément de la France, de l’Algérie, du monde. Ils étaient heureux d’être algériens, mais regrettaient amèrement la manière dont leur indépendance s’était construite et les deux décennies chaotiques qu’ils venaient de vivre ! 

Et puis, il y avait les moins de 20 ans. Nés après 1962, parlant peu français, ils avaient reçu une version de l’Histoire déformée par la propagande officielle et avaient appris à détester la France. Début 1984, alors que je travaille sur un projet de 8.000 logements, les marques d’antipathie sont nombreuses : regards peu avenants, pneus crevés, crachats au sol sur mon passage… J’étais triste pour cette jeune génération de voir la haine qui lui avait été inculquée, alors qu’il était si agréable de partager avec ses aînés.

C’était un clivage terrible. Une rupture de transmission. Au sein même du peuple algérien.

Lorsque ma femme me rejoint avec notre premier enfant, les marques d’hostilité diminuent nettement : je n’étais plus le « sale Français », nous étions désormais « une famille ». La joie de notre histoire commune leur avait été volée, mais il leur restait ce sens de la famille si profondément ancré dans les peuples sémites.

2017, un candidat à la présidentielle parle de crime contre l’humanité en Algérie. Un coup de poignard pour moi, qui n’y ai vécu que trois ans. Comment imaginer la terrible souffrance qu’un tel mensonge a dû provoquer aux descendants de harkis et de pieds-noirs, dont les parents ont dû fuir la terre de leurs ancêtres ? Non seulement la France leur demande de taire leurs immenses souffrances, mais voilà que le candidat choisi par les médias et le système leur annonce que leurs ancêtres étaient des criminels contre l’humanité !

Non ! C’est plutôt une telle déclaration qui constitue un triple crime contre la vérité, car elle inflige une souffrance inutile et injustifiée au peuple français, une souffrance tout aussi inutile et injustifiée au peuple algérien et empêche de reconstruire une relation bilatérale solide. 

Les prochains changements de dirigeants des deux côtés de la Méditerranée seront déterminants pour changer la donne.

Côté algérien, le successeur de Bouteflika pourra se complaire dans ce mensonge, continuer à faire haïr la France et entretenir un système corrompu qui fait venir des milliers de Chinois pour construire des autoroutes alors que le taux de chômage des jeunes Algériens atteint des sommets. Ou, au contraire, reconnaîtra-t-il que nous avons 130 ans de réussite commune pour rebâtir une relation gagnante entre deux peuples frères ?

Côté français, soit nous continuons à nier la vérité, de repentance en repentance, dans une relation biaisée parent/enfant. Soit, au contraire, nous reconnaissons toute la beauté de ce que nous avons bâti ensemble et, dans un dialogue adulte/adulte, nous partageons en toute franchise pour construire un avenir apaisé et fraternel. Nos différents candidats à la présidentielle en auront-ils le courage ? Ce dont je suis sûr, c’est que Macron ne l’aura pas."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

25/03/2017

Samedi 8 avril : Georges Feltin-Tracol en conférence à Redon (35), invité par le GUD Bretagne

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Eric Guéguen : La fin de la démocratie ?

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°466

24/03/2017

Front National - Marion explose Christian Estrosie [20/03/2017]

« Nous allons rendre la France à la France ! » | Marine 2017

Stoppons Macron ! #07 Gabriel Robin sur l'ISF

23/03/2017

Un grand entretien entre Carl Lang, Président du Parti de la France, et Pierre Cassen, Président de Riposte laïque

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Entretien de Carl Lang avec Pierre Cassen de Riposte Laïque. Si le président du Parti de la France ne se présente pas à cette élection, ça ne signifie pas qu’il n’en pense rien…

Riposte Laïque : Comment le président du Parti de la France juge-t-il l’élection présidentielle française, ses multiples rebondissements, à six semaines du premier tour ?

Carl Lang : En premier lieu, je tiens à vous remercier de me permettre d’exprimer mon point de vue dans vos colonnes et à vous apporter mon soutien pour votre engagement persévérant et courageux de résistance à l’islamisation de la France.

Concernant cette campagne présidentielle un peu folle, elle est la résultante de plusieurs surprises. Tout d’abord, à droite, le schéma initial et programmé par la nomenklatura médiatique appuyée par les instituts de sondages était la candidature d’Alain Juppé. Il se trouve que malgré une participation active d’une partie de la gauche en faveur d’Alain Juppé, les électeurs de la primaire de la droite et du centre ont déjoué tous les pronostics et assuré la victoire surprise de François Fillon. Voilà ce qui peut se passer lorsqu’on laisse la parole au peuple : il arrive que le pays réel se rebelle contre la caste médiatique et le pays virtuel. Ce résultat fut une très mauvaise surprise pour les maîtres et gourous de la république « d’en haut », celle qui méprise et déteste la France « d’en bas ». Juppé était en effet, au centre droit de l’échiquier, l’homme choisi par les réseaux mondialistes.

A gauche, la surprise est venue de la non candidature à sa réélection de François Hollande qui a ainsi laissé une partie de la gauche gouvernementale en état de choc. Par ailleurs, malgré sa morgue habituelle et son ambition frénétique, le calamiteux bilan gouvernemental n’a pas permis à l’ancien Premier ministre Manuel Valls de s’imposer à la primaire de la gauche. Résultat : il n’y a plus personne pour défendre le bilan du quinquennat socialiste et le PS se divise entre le frondeur Hamon et le lâcheur Macron, eux-mêmes concurrencés par l’agitateur agité, Mélenchon.

Dans cette bataille à gauche la nomenklatura médiatique et les réseaux qui la contrôlent ont fait clairement le choix d’Emmanuel Macron. Il incarne parfaitement leur rêve de nouvelle société philosophiquement et économiquement ultra-libérale, mondialiste, cosmopolite et antinationale.

Pour résumer, la caste dominante avait au départ deux cordes à son arc ; une de centre droit avec Juppé et une de centre gauche avec Macron. Il ne reste plus dans la course que Macron. L’étape suivante du scénario consiste donc à assurer son élection en éliminant le concurrent qui est pour lui le plus dangereux au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est-à-dire François Fillon.

L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy qui a fourni lui-même un certain nombre de bâtons pour se faire battre avec le contrat de son épouse a de surcroît fait une déclaration qui le condamne au lynchage politico- médiatico- judiciaire : il a déclaré qu’il était « gaulliste et chrétien ». Nous avons tous bien compris que ce n’était pas son gaullisme qui posait problème… Par ailleurs, il se trouve qu’il n’est pas un ennemi de Poutine. Cela fait beaucoup et fait de lui l’homme politique à abattre.

Fillon est donc devenu, pour des raisons politiques, géopolitiques et tactiques la principale cible de ceux qui veulent la victoire de Macron. Il me parait clair que l’Elysée est directement à la manœuvre dans cette affaire. Comment expliquer autrement toutes les fuites et l’extraordinaire célérité du parquet financier qui, 48 heures après l’article du Canard enchaîné auditionnait les premiers témoins. Quelle remarquable efficacité !

Grâce à cette stratégie, la gauche social-libérale espère réussir le tour de force de rester au pouvoir et ce malgré le renoncement du président sortant et son fiasco gouvernemental. Ce serait ainsi leur divine surprise.

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Dramatique vidéo de l'attentat terroriste musulman à Londres (22 mars 2017)

We need to talk. (VOSTFR !)

22/03/2017

Les médias rattrapent Macron par la culotte - Journal du mercredi 22 mars 2017

Violence et politique - Orages d'acier - 19/03/2017

Familles en danger (Marion Sigaut, Fête du Pays Réel)

Réformer l'instruction (Claude Meunier-Berthelot, Fête du Pays Réel)

Le « Grand Débat » a-t-il tenu ses promesses ?

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À part Marine Le Pen, quel candidat génère une adhésion franche de son électorat ? Personne.

Le « Grand Débat » organisé par la première chaîne, duquel étaient absents les six « petits » candidats, sur lesquels Fillon et Macron n’ont pas manqué de verser quelques larmes de crocodile, n’a pas tenu toutes ses promesses. Il aura renforcé les électeurs dans leurs convictions sans forcément les bousculer. Chacun y sera allé de sa partition habituelle.

À gauche toute, Jean-Luc Mélenchon s’est fait tribun de la plèbe avec un talent oratoire que je ne lui contesterai pas – et dieu sait, pourtant, que ses cabotinages m’agacent. Quant à Benoît Hamon, il a définitivement endossé l’habit du champion incontesté du multiculturalisme Terra Nova, défendant avec le plus grand zèle les fameux « indigènes de la République » à défaut d’en séduire les indigents. Avec eux, l’État rasera gratis.

Mi-figue mi-raisin, Emmanuel Macron a montré ses faiblesses et ses lacunes. Perdant souvent le fil de ses arguments, il a dû confondre le débat présidentiel avec une réunion de start-up, délivrant des satisfecit aux uns et aux autres afin de donner de lui l’image d’un consensualisme pur et parfait. Parfaitement ridicule sur la question du burkini face à Marine Le Pen, il a usé de ces sophismes qui lui sont habituels. Adolescent, timide, suffisant et brouillon, il a déçu ceux qui l’imaginaient fin dialecticien. Mais, au fond, il incarne bien le zeitgeist post-politique.

François Fillon s’en est tenu à ce qu’il sait faire… Peu nerveux, il a cherché à apparaître rassurant, oscillant entre le père Fouettard antisocial et le protecteur des familles françaises. S’il a certainement plu à la partie de son électorat la plus convaincue, il n’aura pas su élargir sa base.

Son programme ordo-libéral, présenté de la manière la plus austère, ne me semble pas de nature à susciter une vague d’enthousiasme général. 

Marine Le Pen a su faire montre de force de caractère. Parfois durement attaquée par les quatre autres candidats, elle a répondu avec ses armes, déroulant un programme conçu comme un tout. De tous, elle fut la seule à déclarer que la France devait en finir avec l’immigration. Candidate de l’ordre, elle n’oublie pas non plus d’avoir une pensée pour ceux d’entre nous qui souffrent le plus des effets pervers de la financiarisation de l’économie mondiale.

À part Marine Le Pen, quel candidat génère une adhésion franche de son électorat ? Personne. Les autres candidats, tous d’anciens ministres, seront des choix par défaut. Les commentaires consécutifs au débat démontrent, s’il en était besoin, que les Français auront principalement conforté leurs choix initiaux. Ceux qui n’appréciaient pas, hier, les envolées lyriques du socialiste Mélenchon ne les apprécieront pas aujourd’hui.

L’histoire pourrait être différente lors du prochain débat. Rodés, baptisés pour certains, les impétrants devront prendre plus de risques et se dévoiler. Espérons qu’ils ne réciteront pas leur programme tels des premiers communiants, à l’image de ce qu’a pu faire Emmanuel Macron. Les Français attendent qu’on leur présente une vision pour leur civilisation. Il faudra aussi qu’un mensonge tombe : non, la gauche et le centre n’ont pas le monopole du progrès, de la liberté et de l’optimisme. Car ce sont bien les politiques qu’ils ont menées qui ont rendu le pays dépressif.

http://www.bvoltaire.fr/grand-debat-a-t-tenu-promesses/

21/03/2017

5 millions d'immigrés en voie d'être expulsés…

Cap sur l'Elysée - Le grand débat, le "debrief" | Journal du mardi 21 mars 2017

Maurice Gendre sur Trump et les élections françaises - Meta TV 3/3

Maurice Gendre sur Trump et les élections françaises - Meta TV 1/3

Stoppons Macron ! #05

Appel à témoins : quelqu’un peut-il nous dire ce qu’a dit Emmanuel Macron ?

C’est un appel à témoins essentiel que lance ce matin Novopress, au lendemain du débat qui, sur TF1, a opposé les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle : quelqu’un aurait-il compris ce qu’a dit Emmanuel Macron tout au long de la soirée ? Ce qu’il a proposé ? « Je suis incapable de résumer votre pensée, vous n’avez rien dit », lui a lancé Marine Le Pen. Selon Médiamétrie, ce débat a réuni 9,8 millions de téléspectateurs. S’il s’en trouve un qui a compris sa pensée, qu’il n’hésite pas à nous contacter…

Institut Iliade - François Bousquet - La culture générale face aux déconstructeurs

Institut Iliade - Jean Yves Le Gallou - Européens, sortez de la culpabilité !

Têtes à Clash #1 : Têtes à Clash #1 – Présidentielles 2017, voile & Brexit