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entretiens

  • Eudes Baufreton : « Nous voulons une commission d’enquête parlementaire sur les dérapages des grands chantiers de l’État »

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    Eudes Baufreton, de Contribuables associés, explique pourquoi le retour de la taxe carbone est une très mauvaise idée. Il pointe des gaspillages et des dérapages budgétaires monstrueux sur de grands chantiers publics (Canopée des Halles, etc.).

    La taxe carbone avait été le point de départ des gilets jaunes. Aujourd’hui, 86 députés signent une tribune dans Le Figaro en souhaitant la voir revenir. Ces derniers arguent notamment qu’au Canada, cette taxe carbone existe déjà et que la plupart des contribuables sont prêts à l’augmenter. Selon vous, cet exemple est-il pertinent ou est-ce jouer au pompier pyromane ?

    En effet, c’est jouer au pompier pyromane et c’est surtout biaiser la réalité. En Colombie-Britannique, le taux d’imposition est nettement moindre qu’en France. Le problème, aujourd’hui, en France, est que cette taxe carbone intervient dans un contexte de matraquage fiscal avéré. Je rappelle que, depuis 2012, les impôts sur les ménages ont augmenté de plus de 60 milliards d’euros. En France, c’était la goutte de gazole qui a fait déborder le vase. Dit autrement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

    L’initiative de ces 86 députés est louable, mais en France inapplicable…

    On a tous envie d’être dans un pays moins pollué. Encore faut-il que les pays voisins et la Terre ne le soient pas. On a bien compris qu’Emmanuel Macron, les députés de sa tendance et le gouvernement souhaitent faire de la France un exemple écologique pour être leader, parce qu’il faut bien exister quelque part aujourd’hui. Malheureusement, nous n’existons plus économiquement. Il a probablement trouvé que la grandeur de la France, aujourd’hui, passait par l’écologie. Si le point de départ est d’un bon sentiment, je pense que, dans les territoires, on pratique l’écologie de manière bien plus pragmatique et bien plus réelle. J’ai l’impression que l’écologie vue de Paris est un peu un sport de bobo.

    Vous avez sorti un dossier sur le racket programmé des automobilistes. La hausse du diesel faisait, évidemment, partie des revendications des gilets jaunes, ainsi que la baisse aux 80 km/h. Qu’est-il sorti de cette étude ?

    L’automobiliste est finalement une vache à lait fiscale. Il rapporte 61 milliards d’euros par an en taxes diverses et variées à l’État. C’est quasiment autant que l’impôt sur le revenu. Finalement, à travers l’automobile, c’est une manne fiscale.
    On pourrait penser que cet argent sert au service des automobilistes, de la voirie et de la prévention routière. En réalité, cet argent va assez peu à ce service-là. Il sert, globalement, à financer les dépenses de l’État qui sont tout autre que celles-ci.
    Je prends l’exemple des contraventions. Il y a, à peu près, 450 millions d’euros de contraventions. Il faut savoir que seuls 10 % reviennent au territoire, qui est chargé de l’entretien des routes. Je crois que tout est dit dans cet exemple.

    Un cœur rose surmontant un lampadaire à Paris a coûté la bagatelle de 800.000 euros. Est-ce ce genre de chose que vous dénoncez ?

    Tout à fait. Dernièrement, nous avons travaillé sur les dérapages des coûts budgétaires des grands chantiers de l’État. Je pense, notamment, à la Canopée des Halles dont le budget de départ était de 250 millions d’euros pour une facture finale à 1 milliard 200 millions d’euros. Plus d’un milliard d’euros de dépassement.
    On a également repéré un certain nombre de bâtiments dont on peut se poser la question de savoir pourquoi, à l’arrivée, ils coûtent fois 2, fois 3, fois 10 par rapport au coût de départ.
    Il y a des pratiques inexpliquées pour lesquelles on cherche les explications. Nous avons collaboré avec le député Philippe Vigier à l’élaboration d’un texte de loi. Il demande une commission d’enquête parlementaire pour être très précis, afin d’étudier la raison pour laquelle il y a des dépassements budgétaires. Cela paraît anodin, mais pas vraiment, puisque juste sur cet exemple de la Canopée des Halles, de la réfection du Grand Palais ou du musée des confluences à Lyon, cela représente, déjà, quasiment trois milliards d’euros. C’est le montant de l’augmentation de la CSG pour les retraités.
    D’un côté, on prend de l’argent aux retraités et, de l’autre côté, cet argent part dans des gaspillages. Ce n’est pas acceptable, aujourd’hui, en France. Le problème n’est pas d’avoir de l’argent pour la dépense publique mais d’avoir trop de dépenses publiques qui correspondent à des gaspillages de mauvaises pratiques. Ce n’est pas acceptable aujourd’hui !

    http://www.bvoltaire.fr/eudes-baufreton-nous-voulons-une-commission-denquete-parlementaire-sur-les-derapages-des-grands-chantiers-de-letat/

  • Notre système est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie

    Notre système est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie

    Interrogée dans Présent, Marion Maréchal, directrice de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), déclare:

    […] A l’origine de la création de l’école, il y a le constat de la faillite des élites françaises, en partie explicable par le type de formations supérieures qu’elles reçoivent, mais également à l’entre-soi sociologique extrêmement prononcé dans lequel elles demeurent. La question des idées est bien sûr fondamentale, mais la question des hommes n’est pas à négliger. L’ISSEP, par ses choix pédagogiques, veut apporter une réponse neuve à ce problème.

    Lors d’un discours devant les étudiants d’Oxford, le 22 janvier, vous avez dit que le populisme peut être de gauche ou de droite. Comment se définit-il alors ?

    Le populisme est polymorphe. L’unanimité sur sa définition n’existe pas, mais les critères qui ressortent sont les suivants : la dénonciation d’un système accaparé par les élites, la figure d’un chef charismatique, l’appui sur les classes pauvres, la défense d’une démocratie directe, idéalisée, qui est le corollaire des failles du système représentatif. Qu’il soit de gauche ou de droite se définit sur d’autres champs : le rapport à la nation, à la famille, à l’identité. Le populisme, par bien des aspects, est relativement insaisissable, et dans la bouche de ceux qui le combattent, c’est un outil de délégitimation : populisme rimerait avec démagogie et flatterie des bas instincts du peuple. Ce qui laisse entendre que l’élite n’aurait que de hauts instincts… Je pense que le populisme est un retour à la politique. Notre système dit de démocratie libérale est moins une démocratie, aujourd’hui, qu’une forme de gestion d’experts en matière d’économie. Celle-ci en est venue à primer sur le politique, approche qui a de vieilles origines, fondées sur un mensonge anthropologique, celui de Hobbes : l’homme est un loup pour l’homme, qui ne serait mû que par l’égoïsme et l’intérêt personnel. L’économie, considérée de façon neutre, serait ce qu’il y a de mieux pour réguler les rapports humains. Cette vision est celle que défend l’Union européenne : on gère les choses, on ne gouverne pas les hommes, d’où certainement le malaise des peuples qui se sentent délaissés. A l’opposé, nous préférons la définition aristotélicienne selon laquelle l’homme est par nature un animal politique. Le mouvement des Gilets jaunes peut donc s’interpréter comme un appel au retour de la politique et à une remise en cause de ce système libéral – que je ne confonds pas avec l’économie de marché et la liberté d’entreprendre –, système hérité des Lumières avec son universalisme qui fait qu’on ne considère toutes choses qu’au prisme d’une raison universelle abstraite alors que la nature humaine est d’abord enracinée, locale, et liée au particulier.

    Cette remise en cause a-t-elle des chances d’être entendue par les élites ?

    Tout dépend de l’attitude de ces élites. L’Angleterre connaît de fortes divisions au sujet du Brexit, avec des négociations abruptes, mais les élites respectent le vote du peuple. La France, elle, n’a pas le même comportement, et face à des élites sourdes il ne faut pas s’étonner de voir s’étendre une forme radicale de contestation. Les élites ont-elles le ressort nécessaire ? Elles sont animées d’un profond mépris de classe. Lors du débat organisé par Hanouna avec Marlène Schiappa, on a compris qu’elles sont contre la démocratie directe, contre le référendum d’initiative populaire, contre la proportionnelle, mais trouvent géniale une « hanounacratie » qui serait une démocratie de divertissement télévisuel. Nos élites pensent, sans s’en cacher, que le peuple n’est pas assez raisonnable pour qu’on lui confie son destin. Cela est si profond en eux qu’ils n’auront pas le ressort, je le crains, de changer d’attitude en apportant une réponse humaine au mouvement des Gilets jaunes.

    Quel avenir pour ces Gilets jaunes, d’ici les élections européennes du 26 mai ?

    C’est difficile à dire. Le mouvement est en train de pourrir, phagocyté par l’extrême gauche, dans les manifestations parisiennes du moins. C’est elle qui a été à l’origine des violences, mais cela a peut-être rendu service au mouvement, en tout cas au début, car s’il n’y avait eu violences et débordements, le gouvernement n’aurait pas daigné prendre les Gilets jaunes en considération. Je ne fais pas l’apologie de la violence, mais on a vu les résultats, ou l’absence de résultats, des Manifs pour Tous. Le mouvement des Gilets jaunes, s’éteindrait-il maintenant, aura de toutes façons des répercussions à long terme. Les élites ont été bousculées dans leur confort par une classe délaissée sur laquelle reposent tous les efforts nationauxOn oublie que l’Italie, en 2013, a connu un mouvement similaire, les Forconi (« les porteurs de fourches »).Il est né des taxes sur le carburant, avec la même sociologie, les mêmes modes d’action, et les deux partis qui l’avaient soutenu étaient la Ligue et Cinq étoiles.

    L’Italie a pour vous valeur d’exemple ?

    Tout n’est pas comparable entre l’Italie et la France, mais l’Italie prouve que la volonté politique, quand elle est mise en œuvre, a des résultats significatifs. Elle restera hélas très isolée tant que la France ne fera pas le choix de défendre les opprimés de l’Union européenne. Il y a peu de contributeurs nets au sein de l’UE : l’Italie, l’Angleterre qui est sur le départ, l’Autriche qui est tenue par l’Allemagne, l’Allemagne qui n’a pas toujours des intérêts convergents avec les nôtres, les Pays-Bas qui ne sont pas réellement une force – quant aux pays de Wisegrad, ils n’ont pas les moyens économiquement et démographiquement d’imposer un leadership. La France le pourrait, elle, puisque depuis 1956, pas une seule directive européenne n’est passée sans son accord. Je suis optimiste : on pourrait imaginer demain un nouveau leadership européen avec une alliance franco-italienne.

    Peut-on arriver à un résultat en France sans la fameuse « union des droites », thème rebattu ?

    Ne nous perdons pas dans les querelles sémantiques et les clubs de réflexion. Sur beaucoup de sujets fondamentaux, la guerre des idées est gagnée. Comment transformer cette victoire des idées en victoire politique ? Cela passe, j’en suis convaincue, par des combats électoraux mais aussi culturels. L’union des droites, je la vois comme une union de personnes ayant une vision commune. La gauche chasse en meute, ce qui lui donne depuis des décennies un avantage compétitif non négligeable. Il faut penser en mouvements qui coalisent des forces en vue d’une victoire. Sur ce point, la génération montante n’a pas la même vision des choses que les générations attachées aux partis politiques.

    Comment mène-t-on le combat culturel, domaine où la gauche ne lâche rien ?

    La gauche détient tous les leviers de « pensée » : éducation, médias, films… Elle les détient à cause de la démission de la droite, en grande partie. Le combat consiste à proposer des alternatives concrètes dans la société civile. En France, on pense la politique par le haut, mentalité verticale et jacobine. Aux Etats-Unis, on pratique la politique par le bas, avec des investissements méta-politiques qui se traduisent par des écoles, des médias, des fondations… Ces réseaux, cumulés, finissent par avoir un poids réel dans la vie du pays. N’oublions pas que l’histoire est écrite par les minorités agissantes. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/notre-systeme-est-moins-une-democratie-aujourdhui-quune-forme-de-gestion-dexperts-en-matiere-deconomie/

  • Retour sur la 10e cérémonie des Bobards d’or

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Une fois n’est pas coutume, ce lundi 12 mars 2018, le théâtre du Gymnase Marie Bell (Paris Xe) a fait salle comble pour la dixième édition des Bobards d’or, ce qui confirme la volonté de plus en plus de Français de contester, par le rire, ceux qui les intoxiquent régulièrement. Face à la bien-pensance des médias, à la désinformation quotidienne et au panurgisme des journalistes, les Bobards d’or distinguent et récompensent les plus assidus et consciencieux journalistes de propagande, le fleuron des Tartuffe de l’information et des paresseux intellectuels.

    Si l’événement est assurément parodique et humoristique, il révèle cependant les problèmes déontologiques qui gangrènent la profession journalistique. Les maîtres de cérémonie, Philippe Christèle et Nicolas Faure, ont été épaulés dans ces difficiles délibérations par un jury réunissant Martial Bild (TV Liberté), Ferenc Almassy (Visegrad Post), Claude Chollet (OJIM), Samuel Lafont (Damoclès), une gilet jaune Kim, et Vivien Hoch.

    Quel a été le cru 2019 ?

    Trois catégories au programme cette année ! La traditionnelle catégorie du Bobard d’or récompensant le plus manipulateur des journalistes français a été remis à Clément Viktorovitch qui répondait à Charlotte d’Ornellas « qu’il n’y avait pas d’immigration massive ». La catégorie internationale « Golden Bobards » a été gagnée par France 2 et son reportage bidon sur Poutine chasseur de tigres, alors que les images étaient au contraire issues d’une campagne pour protéger le tigre.

    Cette année, il y avait également une catégorie exceptionnelle d’actualité, le Bobard Gilet Jaune !

    Oui, qui a récompensé Sylvain Bouloucque, cet expert confondant le drapeau de la Picardie avec ceux de l’ultradroite dans la manifestation des Gilets jaunes, avec un bobard « faux drapeaux ». De plus, autre moment fort, la jeune gilet jaune Fiorina, blessée lors des manifestations, s’est exprimé lors de la cérémonie.

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  • Zoom avec Michel Drac : l’insurrection dans l’impasse !

    L’écrivain et blogueur à succès Michel Drac livrera une brillante analyse sur les profonds changements qui secouent la société française. Il évoquera la mutation du paysage politique en cours et à venir, la révolte des Gilets Jaunes qu’il qualifie d’impasse et la peur grandissante des élites.

    https://www.tvlibertes.com/zoom-avec-michel-drac-linsurrection-dans-limpasse

  • José Maria Ballester : « Le parti de droite décomplexée Vox a le vent en poupe »

    Dimanche, à Madrid, une grande manifestation de la droite a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes pour protester contre les négociations que le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a engagé avec le gouvernement indépendantiste de Catalogne. Une manifestation à laquelle a participé le parti de droite Vox (qualifié parfois d’extrême droite) et… Manuel Valls.

    Analyse au micro de Boulevard Voltaire de José Maria Ballester.

    https://soundcloud.com/bvoltaire/jose-maria-ballester-12https://soundcloud.com/bvoltaire/jose-maria-ballester-12

    Grand rassemblement contre Pedro Sánchez et la politique de son gouvernement. Entre 40.000, selon la police, et 200.000, selon les organisateurs. Cette manifestation de la droite espagnole est-elle un succès ?

    En tant que témoin direct de ce rassemblement, je dirais que ce fut, en effet, un succès. On ne peut néanmoins pas dire que ce fut un succès éclatant. Il n’en reste pas moins que la place principale et les avenues adjacentes étaient pleines à craquer. On peut donc parler de démonstration de force.
    De plus, que les trois partis – Vox (le parti de droite), le Parti populaire (parti de centre droit) et Ciudadanos (parti de centre gauche) – soient réunis est déjà un signe. Ce n’était pas une évidence ; il a fallu négocier jusqu’à la dernière minute. Ciudadanos ne voulait pas partager la tribune avec Vox.

    Ce rassemblement ne semble pas de bon augure pour le gouvernement…

    C’était surtout un rassemblement contre Pedro Sánchez en Catalogne et les concessions qu’il est en train de faire. Il y a, en particulier, la figure du rapporteur, ou médiateur, on ne sait pas trop bien. Comme si l’Espagne était le Yémen ou un pays africain ! Comme si on avait besoin d’arbitres soi-disant neutres pour nous aider à régler ce conflit… C’était absolument scandaleux. Il a fait marche arrière, mais il s’agit, selon moi, plutôt d’une feinte que d’un mouvement sincère.
    Mercredi aura lieu le vote du budget. Les indépendantistes catalans qui tiennent monsieur Sánchez à bout de bras ont dit qu’ils ne voteraient pas. Demain mardi sera donc une journée cruciale. Si le budget est rejeté, monsieur Sánchez peut continuer à gouverner avec le dernier budget de monsieur Rajoy, mais ce serait un camouflet politique. Il est fort probable qu’il y ait des élections avant l’été.

    On note la montée en puissance du parti Vox. C’était un des trois partis présents à cette manifestation. On peut dire que la droite espagnole est en train de reprendre des forces depuis l’élection de Pedro Sánchez.

    Vox est un parti de droite autrefois appelée hors les murs, mais que l’on peut désormais qualifier de décomplexée ou conservatrice. Il a le vent en poupe, c’est évident, surtout en Andalousie.
    On ne sait néanmoins pas encore le poids qu’il prendra effectivement dans l’exécutif andalou. Ciudadanos n’était pas ravi d’être avec Vox. Le Parti populaire a donc dû signer deux accords différents de gouvernement régional. L’Andalousie sera le laboratoire de ce que pourrait être l’Espagne après les élections législatives.
    Vox a, certes, le vent en poupe. Mais il ne suffit pas d’avoir une bonne place dans les sondages et auprès de l’opinion publique, il faut être aussi un bon tacticien. Ce parti sera-t-il à la hauteur des circonstances ? Il faudra voir dans les prochains mois. Il ne s’agit plus d’un parti strictement protestataire, mais d’un parti qui a une responsabilité particulière vis-à-vis de son électorat et de l’opinion. C’est là qu’on va voir si monsieur Abascal est un homme politique de haut niveau ou pas.

    Les médias français se sont étonnés de voir Manuel Valls à cette manifestation. Ils ont titré « Manuel Valls aux côtés de l’extrême droite ». La réalité est, semble-t-il, à nuancer…

    Vox est un parti de droite conservatrice et non d’extrême droite.
    Une coalition d’extrême droite se présente aux élections européennes et présente des candidatures dans plusieurs régions et plusieurs communes. ADŇ est vraiment l’héritier de Fuerza Nueva, le parti des nostalgiques du franquisme.
    On peut ne pas aimer Vox, mais ce n’est pas un parti d’extrême droite. On peut critiquer et être sévère avec eux, mais il faut garder le sens de la mesure.
    Quant à monsieur Valls, on aime ou on n’aime pas, mais il n’est pas idiot. Il savait que le rassemblement d’hier était une occasion unique. Son absence aurait été à son détriment.

    José Maria Ballester

    http://www.bvoltaire.fr/jose-maria-ballester-le-parti-de-droite-decomplexee-vox-a-le-vent-en-poupe/

  • Gilets Jaunes : Antifascistes et casseurs dégradent La Nouvelle Librairie.

  • Faites passer l’info : Les Cryptomonnaies (par Théo)

    Ils se veulent indépendants et libérés du politiquement correct. Ils font un tabac sur les plateformes vidéos. Ils représentent un ton nouveau. Avec sa rubrique « Les nouveaux talents », TV Libertés donne « carte blanche » aux nouvelles générations. Aujourd’hui, TVL part à la découverte d’un jeune qui se veut « à la recherche de la vérité » : Théo. Ses vidéos veulent participer à une meilleure compréhension du monde : »Un homme qui comprend est un homme qui lutte armé face aux impostures dominantes ». Découvrez Théo et sa vidéo sur un thème de grande actualité : les crypto monnaies. Regardez, écoutez et… faites passer l’info.
     
     

  • INFORMATION ET MÉDIAS BIENTÔT CONTRÔLÉS PAR L'ÉTAT : LA DICTATURE EN MARCHE ?

  • Zoom – Xavier Moreau : Maïdan (Ukraine) : c’est l’anti-Gilets Jaunes !

    Spécialiste incontesté de la Russie et des pays de l’Est, Xavier Moreau, lors d’un court passage à TV Libertés, revient sur deux anniversaires marquants : les 5 ans des événements de la place Maïdan en Ukraine et les 20 ans des bombardements de l’OTAN contre l’ex-Yougoslavie. Manipulations, impact sur les populations, situations actuelles… Xavier Moreau répond à toutes les questions et affirme : »Maïdan, c’est l’anti-Gilets Jaunes ».

    https://www.tvlibertes.com/xavier-moreau-maidan-ukraine-cest-lanti-gilets-jaunes

  • Rencontre avec Bernard Plouvier : « Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme »

    760254652.jpgEntretien avec Bernard Plouvier, auteur du « Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme » (éditions Dualpha).

    (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

    Que peut-on écrire encore sur le IIIe Reich et son fondateur-naufrageur qui n’ait pas déjà été présenté mille fois ?

    Depuis trente ans, l’historiographie est encombrée – sauf exception – de biographies fort conventionnelles, au point que l’on se demande pourquoi on en publie toujours de nouvelles, qui ne servent qu’à paraphraser les précédentes, ainsi que d’études lamentant tel aspect de la Shoah ou alimentant la perversion complotiste de lectorats opposés (marxistes, anarchistes, négationnistes, contempteurs de la Maçonnerie, voire les dépisteurs du « Satanisme »).

    En revanche, rien ou presque n’est fait pour appréhender et présenter la véritable histoire d’Adolf Hitler, les conditions de son accès – très démocratique – au pouvoir, sa politique financière, économique et sociale réellement innovante, enfin certains aspects trop méconnus du Reich en guerre, notamment l’ampleur des trahisons d’une certaine « élite », dépourvue du sens de l’honneur national, mais fort bien pourvue en instinct de conservation, ou encore la très tardive mobilisation de l’économie du Reich au service de son effort de guerre.

    Qu’apporte ce volume ?

    Un corpus, forcément un peu disparate, de 21 études qui complètent mes livres précédents sur cette période.

    Si ce petit volume est bien accueilli, un second suivra, indépendamment des ouvrages prévus sur L’Illusion italienne (si l’on préfère sur l’inexistence du trop fameux « Axe Rome-Berlin »), sur L’Économie et la technologie de guerre du IIIe Reich, sur Les Causes économiques de la IIe Guerre mondiale et sur les Crimes de guerre des Alliés occidentaux durant la IIe Guerre mondiale (les crimes des Soviétiques sont, dans l’ensemble, fort bien connus).

    En bref, un point de vue résolument non-conformiste !

    C’est évident.

    À quoi peut servir une énième resucée, dégoulinante de sentiments sirupeux et de grotesques phrases à la sauce psychanalytique, de tout ce qu’écrivent les auteurs universitaires, académiques et mondains ? Il est exact que le public aime qu’on le conforte dans sa douce quiétude, née de la certitude de « connaître la vérité ».

    Le public qui aime ce genre de littérature et en redemande est saturé de titres qui, année après année, n’apportent rien de neuf, mais alimentent la pompe des réparations-dédommagements et celle de la distribution des prix, sinécures et distinctions.

    En revanche, il doit bien exister un lectorat un peu plus exigeant, qui tente de fuir le manichéisme ambiant d’une historiographie née de la propagande de guerre des vainqueurs.

    C’est à ce public que s’adresse cet ouvrage et surtout pas à celles et ceux qui sont satisfaits du brouet traditionnel, si reposant par sa simplicité.

    Sommaire :

    A – Aspects originaux de la préhistoire du nazisme et du IIIe Reich

    1 – Richard Wagner, le génie à la fausse réputation d’antiju­daïs­me

    2 – Des symboles et des hommes : le Swastika

    3 – L’improbable dialogue des adolescents Ludwig Wittgenstein et Adolf Hitler

    4 – L’hystérie médiatique à propos des rééditions de Mein Kampf

    5 – Aux origines du Parti National-Socialiste : la querelle entre Otto Dickel et Adolf Hitler

    B – Six études sur le IIIe Reich

    1 – Modernisme et Totalitarisme

    2 – Quand les économistes innovaient efficacement

    3 – Adolf Hitler et le monde rural

    4 – L’étude calme, méthodique, raisonnée de l’eugénisme

    5 – Des viols racistes et de la télégonie

    6 – Adolf Hitler et le sionisme : un problème très complexe

    C – Des collaborateurs trop mal connus ou surévalués

    1 – Robert Ley, un chef nazi efficace et très calomnié

    2 – Le Sphinx du IIIe Reich : Martin Bormann

    3 – Heinrich Hoffmann, le photographe maudit

    4 – Baldur von Schirach, le faux dur

    5 – Les secrétaires du Führer

    6 – Le Dr Mengele

    D – Études de guerre

    1 – De l’utilité des guerres

    2 – La destruction de Guernica y Luno, les 26 et 27 avril 1937, par un bombardement nazi et par un dynamitage marxiste

    3 – De l’été 42 au printemps 43. Stalingrad et Koursk : la fin du projet grandiose d’Adolf Hitler par l’effet des trahisons et des erreurs de tactique de nombreux généraux… ou la nécessaire réécriture de la guerre à l’Est

    4 – La tentative d’attentat de l’ingénieur Kummerow sur « le petit Docteur »

    Les mots de la fin

    1 – Vous avez dit révisionnisme historique ?

    2 – Le populisme doit se dissocier du négationnisme

    Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme de Bernard Plouvier, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 280 pages, 31 euros. Pour commander ce live, cliquez ici.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/08/aspects-meconnus-du-iiie-reich-au-crible-du-non-conformisme-6127290.html

  • Le Samedi Politique avec Charles Prats – Fraude aux allocs : l’injustice fiscale ?

    Impôt progressif sur le revenu, CSG, taxes directes et indirectes, le mouvement des Gilets Jaunes a relancé la grande question du consentement à l’impôt. Face à cela, les fraudes sociales et fiscales continuent de grimper.

    Comment rééquilibrer les caisses de l’Etat sans taxer toujours plus ceux qui n’en peuvent plus ? C’est la question à laquelle nous allons essayer de répondre avec Charles Prats, magistrat, spécialiste des questions de fraudes (fiscale et sociale) et membre de l’Institut Fiscal Vauban.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-avec-charles-prats-fraude-aux-allocs-linjustice-fiscale

  • Entretien – Jordan Bardella : « L’Italie de Salvini est un modèle »

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    Dans moins de 4 mois, les Français voteront pour élire leurs députés européens. Un sondage OpinionWay/Tilder donne 20% d’intentions de vote à La République en marche, le Rassemblement national étant en tête avec 22% d’intentions de vote. Rencontre avec Jordan Bardella, 23 ans, qui mène cette liste RN.

    — Vous êtes un enfant de la Seine-Saint-Denis, de Saint-Denis précisément. Peut-on vraiment imaginer la vie dans le 9-3 si on n’y a pas grandi ?

    — Non, on ne le peut pas. Avoir grandi en banlieue m’a fait prendre conscience très tôt d’un certain nombre de problématiques : la violence, le communautarisme… Grandir dans ces conditions forge une carapace. Je précise que j’habite toujours en Seine-Saint-Denis. Le fait d’y avoir grandi a conditionné mon engagement politique, m’a amené à avoir une conscience civique assez jeune et à 16 ans, j’ai pris ma carte au Front national. Le 93 est une bonne école d’engagement car c’est un « laboratoire » : s’y rassemblent tous les problèmes et donc tous les défis auxquels la société française sera confrontée dans les prochaines années. Or nos compatriotes quittent ces territoires parce qu’ils ont le sentiment d’être étrangers sur leur propre sol.

    — Vous avez déclaré appartenir à une génération « qui peut mourir pour une cigarette, pour un mauvais regard ». Des propos qui parlent aux gens de votre génération, justement ?

    — Dire aujourd’hui qu’on peut mourir ou être agressé pour un regard de travers ou avoir refusé une cigarette ou de donner l’heure, cela parle à tous les jeunes Français. Marin à Lyon, Adrien Perez à Grenoble… Les Français de 15 à 30 ans connaissent le sentiment d’insécurité, à savoir hésiter à sortir de chez soi ou s’assurer qu’on n’est pas menacé en sortant du RER B à La Courneuve, ils connaissent l’insécurité concrète elle-même : les menaces, les agressions. Ma génération a grandi dans l’insécurité, que les générations plus âgées connaissent elles aussi d’ailleurs. En banlieue, bien des parents ont peur de laisser sortir leurs enfants après 20 heures parce que prendre le RER est dangereux. Ce climat de peur est insupportable. L’insécurité ne figure même pas dans le Grand débat : pour tout le monde, elle est un fait acquis, on est censé vivre avec. La seule insécurité actuelle serait le terrorisme, mais il a été banalisé. Manuel Valls avait prévenu : les jeunes Français doivent s’habituer à vivre avec le terrorisme. Non ! Je refuse de trouver normal que je peux mourir parce qu’un soir à Paris, je bois un verre en terrasse. Cela a été la raison de mon engagement politique, mais pas le seul car ma génération a aussi grandi avec le chômage, les petits salaires. Ma mère finissait le mois à 15 euros près, cela marque un enfant. A la fibre identitaire s’ajoute la fibre sociale qui met dans les rues et sur les ronds-points les Gilets jaunes.
    — Un sondage OpinionWay sur « les enjeux de la campagne des élections européennes » montre que la politique européenne vis-à-vis des migrants comptera à 42% au moment de voter, pour l’électeur. Comment réformer la politique de l’UE sur ce point ?

    — L’immigration et la question environnementale sont les deux enjeux majeurs pour l’Europe, compte tenu du fait que la population de l’Afrique va doubler. Accepte-t-on la ruée vers l’Europe (pour reprendre les mots de Stephen Smith) ou décide-t-on de l’enrayer en prenant les bonnes décisions ? Beaucoup de Français font le constat que l’Union européenne est incapable de les protéger. Nous sommes favorables à un retour aux frontières nationales et aux mesures fortes. La France ne doit plus être un guichet social auquel il suffit de se présenter pour bénéficier d’aides sociales et de prestations diverses, soins gratuits avec l’AME, mineurs isolés qui coûtent deux milliards d’euros par an – sans oublier les 14 milliards annuels de fraude sociale à la Sécurité sociale, alors qu’une carte Vitale biométrique suffirait à stopper le phénomène. Le coût de l’immigration est effrayant, or toutes les économies sont bonnes à faire. L’UE devrait doter Frontex de vrais moyens pour renforcer la défense du continent.

    — La politique italienne, avec des mesures simples et efficaces, est un bon exemple ?

    — L’arrivée au pouvoir d’un parti souverainiste, populaire, ou populiste, est possible, et des résultats concrets en matière d’immigration possibles aussi. En quelques mois, Salvini a fait baisser de 65% les demandes d’asile en Italie en expliquant clairement que les bateaux de « migrants » seraient systématiquement raccompagnés à leurs ports de départ, que les arrivants n’auraient pas droit à des prestations sociales, ni à une régularisation, ni à une scolarisation gratuite des enfants. Donc la politique de dissuasion est efficace. L’Australie a procédé de même. L’Italie de Salvini est un modèle. Nos députés travaillent avec lui au Parlement européen depuis plusieurs années et il y a une réelle amitié politique entre Marine Le Pen et lui. Salvini démontre aussi que le courant d’idées que nous représentons en France depuis longtemps en ce qui concerne la préférence nationale et la défense des frontières n’est plus isolé mais répond à une vraie demande des peuples en Europe.

    — Selon le même sondage, l’avenir de l’euro et le Brexit ne compteront chacun qu’à 20%. La technicité de ces questions rebute les électeurs ?

    — Concernant la sortie de l’euro, le RN est passé d’une vision politique à une vision pragmatique : les Français ne considèrent pas la question comme prioritaire, ils sont préoccupés par les impôts, l’immigration et le manque de représentativité. Pendant des années, on a considéré qu’il fallait forcément être dans l’Union européenne ou hors d’elle. Le contexte a évolué, des partis alliés sont arrivés au pouvoir en Europe : on pourra donc, demain, discuter de ces questions au sein de l’Union européenne, plus facilement avec Salvini qu’avec Renzi ou Merkel.

    La question du Brexit est complexe. L’Union européenne a tout fait, de manière très carcérale, pour que la Grande-Bretagne n’en sorte pas. Jean-Claude Juncker a mandaté des commissaires européens qui ont négocié avec Theresa May des conditions qui rendaient le Brexit inopérant : la Grande-Bretagne restait dans l’union douanière, dans les accords économiques, elle sortait de l’UE… sans sortir vraiment. Le Parlement britannique a parfaitement joué son rôle. Il faut renégocier pour que le pays sorte de l’Union européenne puisque telle est la volonté des Britanniques. Les « démocrates » habituels aimeraient bien qu’ils votent de nouveau et différemment !

    — Entre la répression contre les Gilets jaunes et le retour des djihadistes sur notre sol, pensez-vous que Castaner est 1/ inapte à son poste, 2/ dans une logique idéologique, 3/ les deux « en même temps » ?

    — Je considère que Castaner n’aurait jamais dû être nommé ministre de l’Intérieur. Il n’a aucune compétence en matière de sécurité. Il n’a pas beaucoup de convictions. Les choix qui ont été faits depuis le début du mouvement des Gilets jaunes ont été des choix répressifs et non du maintien de l’ordre. Chaque samedi, on jette dans les rues de Paris et des grandes villes des policiers à bout de force contre des Gilets jaunes en colère, on pénalise des commerçants qui connaissent un effondrement de leur chiffre d’affaires depuis la mi-novembre. Tout le monde est perdant et Castaner est incapable d’apaiser la situation dont le gouvernement est responsable. Le Rassemblement national propose une sortie de crise qui soit politique : dissolution de l’Assemblée nationale, retour aux urnes avec une élection à la proportionnelle. Cela permettrait une vraie représentativité à l’Assemblée, un parti comme le nôtre n’ayant que 1,6% de députés… alors qu’il représente onze millions de voix, et un vrai débat de justice sociale et fiscale, une vraie discussion sur l’immigration. Plus le gouvernement essayera d’étouffer un mouvement de ras-le-bol général, plus le mouvement se durcira.

    — Est-on capable de mesurer l’impact du mouvement des Gilets jaunes sur le scrutin du 26 mai prochain ?

    — C’est assez compliqué, qu’il y ait une liste, plusieurs listes ou pas de liste du tout. Les tentatives de monter une liste, pour le moment, ne sont pas probantes. Le mouvement des Gilets jaunes est apolitique. Nous le soutenons depuis le début parce que leurs préoccupations rejoignent les nôtres : la volonté d’une paix fiscale, davantage de démocratie avec le référendum d’initiative citoyenne, la proportionnelle, la baisse du nombre de députés, l’augmentation des bas salaires. Nous n’avons pas cherché à récupérer ce mouvement : nous n’avons pas besoin de le faire. Nos élus locaux ont été présents sur les ronds-points et dans les manifestations dès le premier jour. Pour le moment, nous ne pouvons faire qu’un constat : il y a en France un nouvel intérêt pour la politique. De quelle façon cela se traduira-t-il dans les urnes ? Je pense que si les Français n’obtiennent pas ce qu’ils veulent d’Emmanuel Macron, à savoir des décisions concrètes sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les retraites modestes, ils lui infligeront une fessée électorale le 26 mai.

    — A un électeur qui serait tenté par la liste de Dupont-Aignan (Debout la France) aux européennes, quels arguments donneriez-vous pour le convaincre de voter pour vous ?

    — Je lui dirais que nous avons une grande liste de rassemblement avec des gens qui nous ont rejoints comme Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud. Ils donnent du crédit à notre liste et démontre que celle-ci est la seule à pouvoir s’opposer à Emmanuel Macron. Nous sommes la grande force d’opposition. Nous avons tendu la main à Nicolas Dupont-Aignan, après les présidentielles, pour monter une liste commune, il a préféré partir seul : c’est dommage car nous défendons globalement les mêmes idées. J’espère qu’on se retrouvera un jour.

    — Et à un électeur qui serait tenté par Bellamy (Les Républicains) ?

    — Je lui expliquerais que Bellamy n’est qu’une façade. Les députés européens sortants LR ont voté pour la relocalisation des migrants dans nos villes et nos villages, ils ont voté tous les traités de libre-échange, les sanctions contre la Hongrie de Viktor Orban (lequel est un autre exemple de fermeté sur la question migratoire), ils ont soutenu le principe d’un impôt européen, du pacte de Marrakech… Les LR parlent souvent comme le RN pendant les campagnes électorales mais ils gouvernent comme les socialistes quand ils sont au pouvoir.
    — Et à un militant identitaire qui ne se reconnaîtrait pas dans un vote RN ?

    — Le Rassemblement national est le parti le plus cohérent, le plus crédible et le mieux placé pour défendre l’identité française et protéger notre pays de la submersion migratoire. Nous sommes le seul parti qui ait la volonté de résoudre les problèmes liés à l’immigration, de manière humaine et ferme. Cela se fera conjointement avec d’autres partis européens, partis alliés et amis du RN. Aux lecteurs de Présent, je dis donc : ne soyez pas dupes de l’enfumage que tentent Les Républicains, ne vous laissez pas séduire par d’autres listes souverainistes isolées mais votez pour notre liste de rassemblement… national.

    Propos recueillis par Samuel Martin

    Article paru dans Présent daté du 5 février 2019

    https://fr.novopress.info/213519/entretien-jordan-bardella-litalie-de-salvini-est-un-modele/#more-213519

  • Sur la parution de son nouveau livre, "Contre le libéralisme, la société n'est pas un marché", Alain de Benoist répond à Breizh info

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    Contre le libéralisme, la société n’est pas un marché. Voici le nouvel ouvrage d’Alain de Benoist, présenté ci-dessous par son éditeur, les éditions du Rocher. Pour en parler nous avons interrogé son auteur.

    Propos recueillis par Yann Vallerie cliquez ici

    Breizh-info.com. Vous publiez un nouvel ouvrage intitulé « Contre le Libéralisme – la société n’est pas un marché ». Pourquoi est-ce important de préciser dès l’introduction que c’est à une critique de l’idéologie libérale que vous vous livrez, et pas à un plaidoyer pour la bureaucratie ou à attaque contre la liberté d’entreprendre, de circuler, d’agir, de penser, au libre arbitre ?

    Alain de Benoist :  Ceux qui me connaissent auront du mal, je crois, à m’imaginer en adversaire du libre arbitre ou en défenseur de la bureaucratie ! Si j’ai pris la peine d’expliquer, dès le début de mon livre, qu’il faut d’abord s’attaquer aux fondements théoriques de l’idéologie libérale, c’est d’abord parce que celle-ci ne peut être attribuée à un seul auteur. Le « marxisme » est tout entier sorti de la pensée de Marx, mais le libéralisme a de multiples « pères fondateurs », ce qui fait qu’il s’est présenté, depuis deux siècles, sous des aspects parfois très différents. La distinction traditionnelle entre libéralisme politique, libéralisme économique et libéralisme philosophique a encore obscurci les choses au lieu de les éclairer.

    Je pense, comme John Milbank, que le libéralisme est d’abord une « erreur anthropologique », en clair que sa conception de l’homme est erronée. Or, c’est bien cette anthropologie que l’on retrouve à la base de toutes les formes de libéralisme : l’idée d’un homme qui n’est pas naturellement social et politique, mais qui cherche en permanence à maximiser son intérêt privé, le domaine économique étant celui dans lequel il est censé pouvoir le mieux jouir de sa liberté. L’homme libéral, c’est l’Homo œconomicus, un être autosuffisant, propriétaire de lui-même, indifférent par nature à toute notion de bien commun. C’est ce qui m’a amené à identifier les deux composantes fondamentales de l’anthropologie libérale : l’individualisme et l’économisme.

    Breizh-info.com. Vous dites que le libéralisme est l’idéologie de la classe dominante. Défendre l’idéologie libérale serait donc assimilable à du conservatisme bourgeois selon vous ?

    Alain de Benoist :  L’idéologie dominante est toujours celle de la classe dominante. Aujourd’hui, la classe dominante ne se réduit nullement aux bourgeois conservateurs. C’est une classe transnationale, parfaitement accordée au capitalisme déterritorialisé, qui se veut à la fois « efficiente » et « progressiste ». Elle œuvre à la transformation de la planète en un immense marché, mais adhère en même temps à l’idéologie des droits de l’homme et à l’idéologie du progrès. Cette classe s’est progressivement coupée du peuple, avec toutes les conséquences que l’on sait. La bourgeoisie qui se veut à la fois conservatrice et libérale s’accroche à une position intenable. Dans les faits, elle ne peut s’affirmer libérale qu’aux dépens de son conservatisme et ne peut s’affirmer conservatrice qu’aux dépens de son libéralisme.

    Je donne dans mon livre quelques exemples de cette inconséquence. Comment prétendre réguler l’immigration tout en adhérant au principe libéral de libre circulation des personnes, des capitaux et des marchandises ? Comment interdire l’usage des stupéfiants sans contrevenir à l’idée libérale que chacun doit être laissé entièrement libre de ce qu’il entend faire de lui-même ? Comment défendre les identités des peuples et des cultures si l’on ne voit en eux, comme les libéraux, que de simples agrégats d’atomes individuels ? Comment conserver des « valeurs traditionnelles » que l’illimitation du système capitaliste s’applique partout à supprimer ?

    Breizh-info.com. En quoi le libéralisme est-il incompatible avec la démocratie participative, alors qu’il se marie parfaitement avec la démocratie représentative ?

    Alain de Benoist :  D’un point de vue libéral, l’avantage de la démocratie représentative est qu’elle substitue la souveraineté parlementaire à la souveraineté populaire : comme l’avait bien vu Rousseau, dans ce système le peuple n’est souverain que le jour du vote ; dès le lendemain, ce sont les représentants qu’il a élus qui ont le pouvoir de décider. Le problème, aujourd’hui, est que la démocratie représentative ne représente plus rien. D’où la défiance généralisée envers un système oligarchique complètement coupé des aspirations populaires.

    Mais il ne faut pas s’y tromper : le libéralisme, dans la mesure même où il prône la soumission du politique aux forces impersonnelles du marché, est en fait hostile à toute forme de souveraineté. Plus exactement, la seule souveraineté qu’il reconnaisse est celle de l’individu. Les nations et les peuples n’ont pas d’existence en tant que tels. Comme l’écrit le très libéral Bertrand Lemennicier, la nation n’est qu’un « concept sans contrepartie dans la réalité ». Toute identité collective relève donc du fantasme. L’individualisme méthodologique, hostile à toute forme de holisme, est alors le seul moyen d’analyser une société dont Margaret Thatcher disait sans rire qu’elle « n’existe pas ».

    Dans la mesure où la démocratie participative permet de redonner le pouvoir au peuple, s’apparentant par là à la liberté des Anciens qui, par opposition à celle des Modernes, consistait à donner aux citoyens la possibilité de participer activement à la vie publique (et non de s’en désintéresser pour se réfugier dans le privé), elle ne peut que se heurter à l’opposition des libéraux.

    Breizh-info.com. Pour faire écho à l’actualité, diriez vous qu’aujourd’hui, Emmanuel Macron est le parfaite figure de l’idéologie libérale ? Pour quelles raisons ? 

    Alain de Benoist : Disons qu’il en est l’une des figures emblématiques. On sait que ce sont les milieux financiers qui ont permis à Macron d’arriver au pouvoir et qu’une fois élu, celui-ci s’est empressé de former un gouvernement dont la principale caractéristique est d’associer des libéraux de droite et des libéraux de gauche. Cela a au moins permis de constater que, comme l’a dit et répété Jean-Claude Michéa, libéralisme économique « de droite » et libéralisme sociétal « de gauche » ne sont finalement que deux formes dérivées de la même idéologie – et qu’ils se complètent parfaitement. Mais cela a aussi permis de comprendre que le clivage droite-gauche est en train de disparaître pour être remplacé par un autre, certainement plus fondamental : libéraux et antilibéraux. Durant tout le XIXesiècle, jusqu’à l’apparition du socialisme, les conservateurs ont été les principaux adversaires des libéraux. On va y revenir.

    Breizh-info.com. Quels antidotes, quelles alternatives existent ou restent à inventer pour que nos sociétés triomphent de ce libéralisme ?

    Alain de Benoist :  Il n’y a évidemment pas de recette miracle. Il y a en revanche une situation générale qui évolue de plus en plus vite, et qui fait désormais bien apparaître les limites du système actuel, qu’il s’agit du système politique de la démocratie libérale ou du système économique d’une Forme-Capital confrontée à l’immense menace d’une dévalorisation générale de la valeur. L’avenir est au local, aux circuits courts, à la renaissance des communautés humaines, à la démocratie directe, à l’abandon des valeurs exclusivement marchandes. L’antidote aura été trouvé quand les citoyens auront découvert qu’ils ne sont pas seulement des consommateurs, et que la vie peut être plus belle dès lors qu’on répudie un monde où rien n’a plus de valeur, mais où tout a un prix.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/05/sur-la-parution-de-son-nouveau-livre-contre-le-liberalisme-l-6126543.html

  • Zoom avec Antony et Cassen : convergence de lutte contre l’islamisme

     

    Sur le papier, tout les oppose ! L’ancien communiste, fondateur de Riposte Laïque et l’anticommuniste, fondateur de Chrétienté Solidarité. Est-ce que leur lutte contre l’islamisme radical les rapproche ? Est-ce que la dénonciation du « grand remplacement » peut faire oublier le passé des grands engagements ? Réponse sur TV Libertés !

    https://www.tvlibertes.com/antony-et-cassen-convergence-de-lutte-contre-lislamisme

  • Acte 12 : La marche blanche des Gilets Jaunes dégénère. Paris 2/2/2019

  • Têtes à Clash n°42 avec Charles Gave

    Franck Tanguy reçoit Charles Gave, Grégoire Boucher, Arnaud Menu et Philippe Karsenty. Ils débattent de l’actualité des Gilets Jaunes, des inégalités dans le monde et des traités de Marrakech et d’Aix-la-Chapelle.

    https://www.tvlibertes.com/tetes-a-clash-n42-avec-charles-gave

  • #DRACARYS - L'ORDRE, LE CHAOS ET LA SURVIE - LITTLEFINGER VS VARYS (Game of Thrones & politique)