Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/02/2018

Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ?

Le journaliste Guillaume Pitron vient de publier une enquête sur le marché des métaux rares. Il a été interrogé sur Batiactu. Extraits :

6a00d83451619c69e201bb09f4ae31970d-250wi.jpg"Que reprochez-vous au modèle de la transition énergétique tel qu'il nous est présenté ?

Cette transition a été pensée de manière hors-sol. Avant même d'envisager les dimensions politique, économique et technologique de cette transition, il faut penser à ce qu'il y a au départ : de la matière. Où est-ce qu'on va la chercher ? A partir du moment où vous cherchez la réponse à cette question, toutes les constructions intellectuelles de la transition énergétique s'effondrent. Car toute matière procède d'une mine, nous l'avons complètement oublié.Les métaux rares, matière première indispensable à la transition énergétique, viennent de mines dont la grande majorité sont situées en Chine. Or, l'industrie minière est l'un des secteurs les plus polluants au monde, et le coût écologique de l'acheminement de ces métaux est immense. Ainsi, parler de transition énergétique est, au mieux, très naïf. Nous avons perdu la culture de la matière, nous considérons que nous ne dépendons plus d'elle. C'est ce que j'appelle l'effet Monoprix : vous avez l'illusion de croire que vous disposez de tout, à volonté. Nous sommes passés, en deux générations, d'une ère de privation à une ère d'abondance. Ce que je propose de faire, c'est de nous reconnecter aux enjeux bruts, et de retourner les cartes de cette transition écologique.

Dans votre ouvrage, vous dites : "En nous engageant dans la transition énergétique, nous nous sommes tous jetés dans la gueule du dragon chinois. L'empire du Milieu détient en effet aujourd'hui le monopole d'une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone et au numérique." Que voulez-vous dire ?

L'occident a réalisé le fabuleux potentiel des métaux rares durant les années 80. Mais au même moment, nous avons renforcé nos réglementations environnementales et nos standards sociaux. Nous voulions des métaux, mais nous ne voulions plus les extraire chez nous. Nous ne voulions plus de mines. La Chine, elle, était prête à récupérer ces activités, même au prix d'un désastre environnemental et humain. Les Chinois nous ont donc inondés de métaux rares à prix cassés, et nous en avons profité pour fabriquer des technologies en-dessous de leur prix de revient réel. C'est ce que je qualifie de plus fantastique opération de greenwashing de l'histoire. Aujourd'hui, la Chine a la maîtrise sur une majorité de ces métaux rares ! Et elle ne nous fournit plus ces matières à satiété, comme elle le faisait. Elle dit à ses clients : "J'ai besoin de ces métaux pour mon propre développement. Je ne vous en fournirais donc qu'une petite part. Donc soit vous tournez au ralenti, soit vous venez vous installer en Chine, avec vos ingénieurs et vos laboratoires de recherche." [...]

Un récent rapport de la Banque mondiale a pointé cette problématique [lire notre article ici]. Cela tend-il à prouver qu'une prise de conscience a lieu ?

Ce rapport est une véritable bombe, et devrait être sur la table de chevet de tous les chefs d'État, ce qui est loin d'être le cas. Je cite également un rapport d'Olivier Vidal, chercheur au CNRS, qui dit qu'à capacité de production électrique équivalente, "les infrastructures éoliennes nécessitent jusqu'à quinze fois davantage de béton, quatre-vingt dix fois plus d'aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre" que les installations utilisant des combustibles traditionnels. A-t-on vraiment établi l'analyse du cycle de vie de ces nouvelles solutions technologiques ? Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ? Pour vous en faire une idée, je vous rappelle par exemple que la purification de chaque tonne de terres rares [un groupe de métaux rares parmi les plus convoités, NDLR] requiert l'utilisation d'au moins 200 mètres cube d'une eau qui, au passage, va se charger d'acides et de métaux lourds. Que faire de tous les déchets suscités par l'excavation de ces matières premières ? Il faut imaginer que pour chaque écoquartier qui est ouvert, vous avez l'équivalent d'une petite montagne de déchets pollués à gérer. [...]

Dans le secteur du bâtiment, en France, des réflexions sont menées par rapport à l'analyse du cycle de vie des bâtiments. Vont-elles assez loin ?

Je me demande si elles prennent vraiment en compte l'extraction et les transports des matières premières. Vous vous dites qu'un écoquartier est propre parce qu'au moment où vous l'utilisez, vous consommez moins. Mais avez-vous pensé aux milliers de kilomètres parcourus par les métaux rares pour finir dans la technologie embarquée de votre quartier connecté ou de votre voiture électrique ? Les réseaux intelligents, les maisons connectées, les compteurs de type Gazpar ou Linky, cela veut aller dans le sens d'une plus grande sobriété énergétique. Mais le bilan global écologique n'est pas forcément positif. Les objets connectés génèrent de la donnée, et cette donnée doit être traitée informatiquement. Tout cela a aussi un coût écologique. Pour rappel, l'Ademe a chiffré que les dix milliards d'e-mails envoyés chaque heure à travers le monde représentaient l'équivalent de la production électrique de quinze centrales nucléaires sur la même durée. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

18/02/2018

BRIGITTE BARDOT ÉTRILLE NICOLAS HULOT… MADAME, UN SEUL MOT : BRAVO !

bardot.jpg

Et Dieu créa la femme. Pour le plus grand malheur de Nicolas Hulot. Non seulement pour les dénonciations récentes – de faits réels ou supposés – dont il a fait l’objet ces dernière semaines, mais parce que celle qui fit de cette austère phrase de la Genèse le film le plus affriolant de la Nouvelle Vague – Brigitte Bardot -, dans une lettre ouverte publiée sur son compte Twitter, le poursuit de sa vindicte. Allant jusqu’à jeter doute et discrédit sur le contenu putatif de son pantalon : « Vous nous décevez grave, qu’avez-vous fait de vos attributs qui pourtant défrayent la chronique, Monsieur le Ministre. » Ushuaïaïe ! Elle le houspille, elle l’étrille, elle le déshabille. On ne sait pas ce qui est pire : se faire reprocher par une femme sa violence ou son impuissance.

Elle lui reproche son inaction pour la cause animale, celle à laquelle elle consacre ses « Larmes de combat » – pour reprendre le titre de son livre récemment sorti chez Plon – depuis 44 ans : « Qu’est devenue la table ronde prévue début janvier qui devait discuter de tous les graves et urgents problèmes concernant les animaux ? » Et quand elle évoque son apathie, elle convoque aussi – pour la rime – une autre belle blonde qui, en son temps, incendia comme elle les cœurs… Dalida : « Des promesses, des promesses, de la mollesse, toujours de la mollesse. »

Et las, pas de pot, décidément, pour Nicolas Hulot, de Goscinny à Jacques Tati, son nom se prête aux jeux de mots, et cela n’a pas échappé à Brigitte Bardot : « La France vous paye, non pas pour prendre des vacances, Monsieur Hulot, mais pour assumer le poste important que vous occupez au gouvernement. »

Brigitte Bardot l’accuse encore d’avoir « oublié l’existence » des animaux, « trop occupé […] à courtiser Monsieur Macron et ses chasseurs ».

Il faut le savoir, quand on déçoit Bardot, ça peut barder. Et l’on se prend à regretter ne pas être des animaux. Car au gouvernement, face au Président, le petit Nicolas n’est pas le seul (virtuel) castrat. D’autres que lui ont oublié l’existence de leurs administrés, et il nous faudrait bien des Brigitte Bardot pour les secouer. Bravo, BB !

http://www.bvoltaire.fr/brigitte-bardot-etrille-nicolas-h...

16/02/2018

Comprendre la mobilisation des agriculteurs

6a00d83451619c69e201b8d2dad0c8970c-250wi.pngDe Loup Mautin, agriculteur :

"Sacrifiée par l’Union européenne, l’agriculture n’en finit plus de mourir. Partout, dans le pays, ce n’est plus la neige qui bloque les routes, mais ce sont ceux qui, avec l’énergie du désespoir, défendent les primes qui les maintiennent artificiellement en vie… ou, plus exactement, le périmètre des zones qui détermine l’attribution de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

Cette aide est un coup de pouce à l’élevage, dans des zones défavorisées où il est particulièrement menacé de disparition. Ce sont des territoires ou des communes sur lesquels l’agriculture est plus délicate en raison du climat, du relief ou de la productivité de la terre. Ce sont, par exemple, des terrains en pente avec une texture du sol qui ne permet pas de faire des rendements importants, qui sont caillouteux, avec des reliefs difficiles, ou des terrains où les questions de sécheresse ou de froid sont importantes.

Les cartes sur la base desquelles sont attribuées ces aides datent de 1976. La Cour des comptes européenne les a remises en cause en partant du principe qu’elles étaient hétérogènes et non cohérentes entre tous les États membres. Une révision a donc été enclenchée à partir de 2013 et doit être mise en application à partir du 1er janvier 2019. Des critères, appelés « biophysiques », ont été définis et tous les États membres refont la cartographie à partir de ceux-ci. En France, l’ICHN est distribuée aux agriculteurs tous les ans et représente un milliard d’euros, sur les neuf qui sont versés au titre de la PAC. Elle est proportionnelle à la surface et au nombre d’animaux. En moyenne, une exploitation peut toucher entre 3.000 et 10.000 euros par an. Sur les territoires difficiles, cela peut correspondre à 30 %, voire 50 %, voire la totalité du revenu des agriculteurs.

Au moment où 60 % des céréaliers ne dégagent plus de revenus et où 30 % des agriculteurs vivent avec moins de 400 € par mois, la disparition de cette aide serait mortelle pour de nombreuses exploitations. C’est la raison pour laquelle la mobilisation grandissante, mais quelque peu ignorée, des agriculteurs en cette fin d’hiver doit être prise au sérieux, tout en gardant à l’esprit que ce n’est pas d’aides qu’ont besoin nos éleveurs et nos céréaliers, mais bien de prix rémunérateurs !"

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/02/comprendr...

11/02/2018

DEBAT ECOLOGIE_ DISCORD 7/02/2018

Vendredi soir à Vervins (02) : les éoliennes n'étaient pas à la fête

Resized_20180209_183815.jpg

Malgré la neige (20 cms), malgré le froid, malgré le verglas, la salle polyvalente était pleine vendredi soir à Vervins, dans l'Aisne, pour écouter Alban d'Aguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat cliquez ici, dresser un réquisitoire total contre la politique gouvernementale en matière de choix énergétiques et d'implantation massive de pilônes éoliens, aussi onéreux et dangereux qu'inutiles. Il faut dire que dans ce domaine la Thiérache, région de Vervins, est particulièrement "gâtée"...

Après un exposé aussi argumenté que passionnant, dans lequel la farce du pseudo "réchauffement climatique" ne fut pas épargnée, Alban d'Arguin a répondu aux pertinentes questions des participants à la réunion. Et, après un sympathique pot de l'amitié, nombreux furent ceux qui, éclairés sur le sujet, repartirent avec une vision différentes de ce fléau que celle que leur avaient "vendu" les commerciaux sans scrupule des consortiums étrangers implanteurs d'éoliennes. De plus, un grand nombre d'exemplaires du livre d'Alban d'Arguin cliquez ici ont été vendus aux personnes présentes.

Remercions nos amis Bruno et Isabelle Dekkers et Valérie Bernardeau, dynamique militante locale de la cause, qui ont parfaitement organisé cette belle réunion qui, nous en sommes persuadés, a été porteuse d'espérance pour de nombreuses victimes de la folie ambiante venues écouter Alban d'Aguin. Signalons aussi la présence de nombreux élus locaux et de toute la presse départementale.

S.N.

11 JNI AFF A D ARGUIN.jpg

 

10/02/2018

Bretagne : victoire des riverains face au centre de migrants - Journal du Vendredi 09 Février 2018

Les questions environnementales en France, en 2018. Position et propositions d'un royaliste.

Les questions environnementales sont-elles moins négligées en ce début de quinquennat que lors du précédent ? L'abandon décidé par l’État du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes apparaît, au moins, comme une bonne nouvelle, même si l'agrandissement de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, qui n'est pas nécessaire (au contraire de la rénovation et du réaménagement de la piste et de l'aérogare elles-mêmes déjà existantes et vieillissantes) si l'on en croit le spécialiste de l'aéronautique Michel Polacco, risque bien de se traduire, là aussi, par une forte contestation pour de justes raisons écologiques liées, entre autres, au lac de Grand-Lieu, espace ornithologique protégé, au titre de réserve Natura 2000, « la plus protectrice des normes écologiques, de niveau européen » comme le souligne Marianne dans sa dernière édition. Ne serait-il pas alors temps de repenser le modèle aéronautique français, puisque l’État peut y jouer un rôle, à la fois d'incitateur, d'arbitre et de soutien, aussi bien législativement que financièrement, mais aussi son redéploiement territorial en France même, sachant qu'il y a déjà trop d'aéroports dans notre pays, et que le réseau ferroviaire, y compris celui des lignes à grande vitesse, a sans doute aussi son rôle à jouer dans la recomposition territoriale ?

Dans la lutte contre le réchauffement climatique et les diverses pollutions qui affectent notre territoire (et bien au-delà), le bilan reste fort mitigé pour l’État, même si la parole présidentielle s'oppose fortement à ce climato-scepticisme qui, trop souvent, cache des motivations plus économiques qu'autre chose, et qu'elle s'engage, publiquement, à aider certains pays africains à surmonter les effets de l'élévation du niveau de la mer, comme au Sénégal. Il faut tout de même noter que M. Macron revient de loin et que sa « conversion » écologique apparaît bien récente (mais pourquoi pas, après tout ?), sans négliger le fait que l'attitude de M. Trump à l'égard de l'environnement a offert une opportunité au président français de se poser comme « le » promoteur mondial de la lutte contre le réchauffement climatique : un effet d'aubaine qui, en fait, ne dit pas grand-chose de la véritable pensée environnementale du locataire de l’Élysée.

Dans le même temps, les grands projets, du moins ceux qualifiés « d'inutiles » (ou de dangereux, pour certains) par les défenseurs de la nature, ne sont pas remis en cause, du centre d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure au contournement autoroutier de Strasbourg, du grand complexe touristique de Roybon au complexe commercial d'EuropaCity à Gonesse, dans la région parisienne : or, chacun à leur manière, ils sont caractéristiques d'une forme de développement économique qui, sans doute, mérite d'être remise en cause, voire contestée, ne serait-ce que pour des raisons environnementales et paysagères mais aussi financières, au regard des surcoûts ou des efforts financiers qui risquent d'être demandés en dernier ressort aux contribuables, quand les pouvoirs publics, au nom de « l'attractivité des territoires », s'en mêlent, pour des raisons qui ne sont, disons-le crûment, pas toujours honorables ni honnêtes...

Quant aux questions de préservation de la biodiversité (animale comme végétale), elles ne sont pas vraiment abordées ni pensées, si ce n'est de façon marginale, par l'actuel gouvernement : pourtant, la situation n'est guère réjouissante, et la baisse inquiétante du nombre de moineaux et d'hirondelles dans nos contrées (jusqu'à 80 % en une vingtaine d'années en région parisienne) comme celle des abeilles et autres pollinisateurs, ainsi que la disparition d'une partie de la petite flore (16 % des espèces végétales en Bretagne depuis les années 1960), devraient inciter l’État et les acteurs publics locaux à réagir, par une politique intelligente et pérenne de revitalisation rurale et de « redéploiement paysager ». Cela peut se faire de diverses manières, mais une volonté affirmée de l’État et des institutions régionales, communales, professionnelles (industrielles comme agricoles), soutenues par des associations et des citoyens motivés, peut changer la donne. Mais, ne nous leurrons pas : l'exemple viendra d'en haut, même si nombre d'initiatives viennent d'en bas ! Et il faudra affronter nombre de résistances dans une société de consommation individualiste peu habituée à considérer son cadre de vie autrement que sous l'angle d'un confort climatisé parfois peu compatible avec les équilibres environnementaux.

J'avoue ne pas sentir dans notre société monter une mobilisation véritable sur les questions environnementales, si ce n'est dans quelques secteurs très minoritaires de l'opinion publique, principalement dans les marges de celle-ci : cela est certes regrettable mais il faut en tenir compte, et l’État se doit de penser une stratégie sur le long terme, qui concilie Bien commun environnemental et activités économiques locales (régionales et nationales, en lien, parfois, avec le mondial, sans que cela soit une absolue obligation...) quand, aujourd'hui, le préjugé d'une opposition entre économie et écologie reste dominant, à tort si l'on prend en compte la parenté entre les deux notions qui, toutes deux, se doivent de revenir à leur source commune : « l'oïkos », en grec ancien, c'est-à-dire la « maisonnée », cet espace qui protège les familles et les accueille, leur fournit « le gîte et le couvert », les réchauffe et les motive... 

Concilier économie et écologie est-il possible en République, même cinquième ? Essentiellement, et quels que soient la bonne volonté et les efforts des uns et des autres, je ne le crois pas. La logique de toute démocratie, quand elle n'est pas accordée à une Monarchie royale qui en limite l'instabilité essentielle par une continuité incarnée de la magistrature suprême de l’État, oppose plus qu'elle ne compose, en ce domaine plus encore qu'en d'autres.

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_cont...

09/02/2018

Éric Zemmour : « Après le théorème d'Archimède, voici le théorème d'Hidalgo »

1672845354.jpg

La saleté à Paris et la multiplication des rats devient un problème politique pour la maire de Paris. « Et si Anne Hidalgo faisait l'inverse de ce qu'on demande à un édile ? », s'interroge Éric Zemmour. [RTL 1.02]. En quelques mots brefs et lucides, Zemmour dresse d'Anne Hidalgo un portrait exact : « Elle a conservé de son engagement socialiste, un sectarisme idéologique à toute épreuve, d'antiques réflexes de classe ...» A noter que Zemmour dit le maire de Paris - et non la - comme il convient lorsqu'on entend défendre la langue française.  LFAR


Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge 

On apprenait jadis à l'école le théorème d'Archimède. On devra désormais y ajouter le théorème d'Hidalgo : « Toute politique conduite par le maire de Paris donne des résultats exactement inverses à l'objectif proclamé.»
Anne Hidalgo défend la pureté de l'air, et les Parisiens ont la pollution. Anne Hidalgo promet la propreté, et les Parisiens ont la saleté et les rats. Anne Hidalgo promet la rigueur de la gestion, et les Parisiens ont l'explosion du nombre des fonctionnaires.  

Éric Zemmour

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/02/07...

08/02/2018

La conférence d'Alban d'Arguin demain à Vervins fait du bruit : un grand article dans l'Aisne Nouvelle

Unknown.png

Le débat de l’éolien n’a pas fini de faire tourner les têtes. D’un côté, des investisseurs toujours plus généreux et convaincants avec les élus locaux. De l’autre, d’irréductibles Thiérachiens qui défendent une ruralité et un paysage sans artifice. Entre deux, des habitants qui s’interrogent sur le bien-fondé de cette énergie tellement propre. Alban d’Arguin devrait demain soir apporter bon nombre de réponses aux questions que se posent les habitants de ce territoire, chaque jour un peu plus encerclé par des mâts pouvant atteindre 150 mètres de hauteur.

Le conférencier est l’auteur d’Éoliennes, un scandale d’État, publié il y a un an. Le livre qui se veut être un réquisitoire connaît un certain succès. Il apporte beaucoup d’éléments de réponses sur cette énergie qui brasse du vent. «  L’éolien est en train de défigurer le pays  », explique l’auteur. Ce dernier n’était absolument pas prédestiné à devenir un spécialiste de l’éolien.

Sept mois de recherche

C’est une expérience personnelle qui l’a amené sur ce chemin. «  J’ai vu apparaître un projet à 600 mètres de ma maison et à l’époque, je n’avais aucune objection vis-à-vis de cette implantation à condition que visuellement ça ne gêne pas le paysage. Au final, une association s’est montée et on a réussi à stopper ce projet de six éoliennes. J’ai creusé le sujet pour mieux comprendre les origines du plan de l’éolien  », détaille avec précision l’auteur. En 7 mois, Alban d’Arguin a collecté et recoupé de nombreuses informations sur le sujet en France mais aussi en Allemagne ou en Espagne.

Dans son ouvrage, tout y passe : la corruption des élus, le réchauffement climatique, la baisse du marché de l’immobilier ou les conséquences sur la santé. Pour l’auteur, «  la santé des riverains à proximité des éoliennes est un scandale d’État et ce sont les gens qui souffrent qui payent eux-mêmes les éoliennes à travers la CSPE, la Contribution au service public de l’électricité. J’ai regardé sur ma facture, cette taxe représente un quart de la totalité de la facture qu’on est tous obligé de payer et comme si cela ne suffisait pas, l’État remet une taxe sur la taxe en imposant 20 % de TVA.  »

800 élus invités vendredi soir

Devant la prolifération des projets de parcs en Thiérache (Tupigny, Macquigny, Sains-Richaumont ou La Neuville-lès-Dorengt…), Bruno Dekkers, membre de l’association SOS danger éolien, est à l’origine de cette invitation. «  C’est un ami de longue date et je l’ai invité pour que les gens sachent et qu’ils se réveillent. Je lance un appel au bon sens. Il faut pouvoir freiner certains dossiers. »

Le collectif a invité 800 élus de l’Aisne. Reste à voir qui viendra entendre et animer le débat.

Lire l'article cliquez ici

Conférence le vendredi 9 février, à partir de 18 heures, à la salle polyvalente de Vervins.

2017 10 01.jpg

Acheter le livre cliquez ici

L'invitation cliquez là

2018 02 VERVINS EOL.jpg

LA NEIGE EN FÉVRIER, QUEL SCANDALE !

funny-sexy-snowman-pose-winter-wallpaper-1550x660.jpg

« Il n’y a plus de saisons ! », entend-on répéter à l’envi, mais quand, d’aventure, elles pointent leur nez, c’est un scandale d’État :
Il fait chaud en juillet ? Mais que fait le gouvernement ?
Il pleut en novembre ? Mais que fait le gouvernement ?
Les rivières débordent ? Mais que fait le gouvernement ?
Il neige en février ? Mais que fait le gouvernement ?

La météo est, désormais, un perpétuel sujet de scandale. Contrairement aux citoyens, la nature n’a plus aucun droit. Elle est priée de se plier à nos desiderata et, partant, alimente les commentaires et les indignations les plus débiles. Y compris de la part des politiques.

Surtout, elle occupe tout le peu de temps de cerveau encore disponible chez les Français. Je vous laisse juges : ce mercredi 7 février, le JT de 13 heures sur France 2 (la chaîne d’État) s’est ouvert sur l’épisode neigeux. Durée des multiples « reportages » sur le sujet : 28 minutes. À 13 h 29, quelques mots sur le boycott du déjeuner avec Emmanuel Macron par les nationalistes corses et questions au ministre de l’Intérieur, présent en Corse. On l’interroge sur… la neige en région parisienne ! On enchaîne durant quatre minutes avec le feuilleton de la semaine (le Jura et la neige) et c’est tout pour l’information.

La Syrie, Le Yémen, le procès Abdeslam, la dégringolade boursière ? Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ? Connais pas.

C’est consternant de nullité. Tout comme sont consternants la plupart des commentaires de nos concitoyens qui en appellent à l’État pour tout et n’importe quoi. Leur propre responsabilité ? Ils n’y songent même pas. Comment ça, le gouvernement ignorait quelle quantité de neige allait tomber ? Comment ça, il n’y a personne au bord des routes pour distribuer des pneus neige ! Mais que font-ils donc, dans les ministères ? Et que fait la police ? 

Notez bien, tous ces pseudo-reportages sont riches d’enseignements. On y découvre l’incroyable inconséquence de ceux qui prennent la route sans précaution aucune, quels que soient les avertissements, persuadés que, quoi qu’il advienne, on viendra toujours les tirer d’un faux pas. Ceux qui laissent leur voiture au milieu de la chaussée et s’offusquent que les déneigeuses ne passent pas. Ceux qui, à l’instar d’un Juppé, s’avisent tout à coup que le TGV, face aux intempéries extraordinaires, n’est qu’un train à petite vitesse.

Et puis, on découvre la ville morte, Paris interdite. Les touristes qui, comme les singes au zoo, sont contraints de photographier nos parcs au travers des grilles closes. La nature ultra-domestiquée est interdite aux piétons pour cause de danger ! Quel danger ?

J’ai souvenir, moi, d’un Paris d’hiver où l’on pouvait traverser le Luxembourg dans la neige bleutée du matin, les Buttes-Chaumont pentues où les enfants faisaient de la luge et des bonshommes de neige… Aujourd’hui, ils sont contraints de ramasser la gadoue sur les capots de voiture ou même au milieu de la chaussée. Pauvres gosses ! C’est que le Paris bobo de madame Hidalgo redoute plus que tout les bobos.

Mais il faut croire que ça n’est pas assez, puisque les Français réclament encore : protégez-nous du temps ! Chassez le froid de l’hiver et la chaleur de l’été, interdisez les avalanches le temps des vacances et accrochez le soleil au-dessus des pistes ; et puis, interdisez aussi les crues qui inondent nos jardins, et la mer qui reprend ses droits sur nos villas les pieds dans le sable.

Une grosse averse de neige tous les cinq ans, voilà à peu près la fréquence. Les gens sont piégés sur la N118 ? Les bus ne roulent plus, les trains de banlieue sont à l’arrêt, les TGV roulent au pas ? Vite, il faut un coupable.

On l’a trouvé : c’est Macron.

http://www.bvoltaire.fr/neige-fevrier-scandale/

07/02/2018

DEBAT DISCORD ECOLOGIE

04/02/2018

Neige dans le désert marocain! L’hiver n’a jamais été aussi rigoureux ni les taxes sur le réchauffement climatique… Vidéo

Neige-au-Maroc.jpg

Vague de neige aux portes du désert au Maroc. Du jamais vu depuis 1960 !!! Les médias français qui font de récurrents lavages de cerveau sur le réchauffement climatique, se montrent bien muets sur les vagues de froid exceptionnelles qui ont frappé cet hiver le Maghreb, l’Inde ou les États-Unis. Depuis longtemps l’hiver n’avait pas été aussi froid en France non plus.  Il faut dire que Paris s’est fait une spécificité du réchauffement climatique, bon prétexte pour obliger les Français à jeter leurs vieilles voitures, et pour grever les Français de taxes et de contraintes nouvelles en tout genre. Et si Donald Trump avait raison ? Les idiots utiles de France Info, BFMTV  et autres journalistes à la botte des oligarques de la Haute finance ne sont, de toute évidence, pas payés pour dire la vérité. La Conférence de Paris sur le Climat de laquelle Donald Trump a libéré les États-unis, continue de frapper de plein fouet les Français…

Bulletin météo du 1er février au Maroc

01/02/2018

Les côtés sombres du développement.

Le programme de géographie de la classe de Seconde accorde une grande place au développement et à sa déclinaison dite « durable » (mais de quoi, en fait ?). A bien lire les manuels et les recommandations de l'Education Nationale sur ce thème, l'on peut aisément se rendre compte que, en ce domaine et peut-être plus encore qu'en histoire, la propagande en faveur du modèle de la société de consommation et de sa logique franklinienne (« Le temps, c'est de l'argent ») bat son plein, sans beaucoup de retenue ni même de pudeur : aucune photo (du moins dans les manuels disponibles dans mon lycée) d'enfants au travail à la mine ou à l'usine dès l'âge de cinq ans parfois dans certains pays dits « en développement » (formule d'ailleurs désormais remplacée par « intégration à la mondialisation », et valorisée par... la Banque mondiale et les grands groupes financiers), ni de ceux qui, adolescents en Chine, travaillent la nuit pour fabriquer les nouveaux modèles de téléphone utilisés dans nos cours de récréation, cela pour « permettre le développement » des pays concernés ; aucune photo de ces Indiens ou de ces Pygmées chassés de leurs terres et forêts ancestrales, toujours au nom du développement et au bénéfice d'une agriculture productiviste qui concurrence nos propres productions françaises ; aucune photo des femmes et des enfants prostitués dans les grandes métropoles des pays du « Sud » (qualification géographique des pays anciennement colonisés et désormais terrain de jeu des grandes multinationales souvent issues des pays occidentaux) ni des cliniques de « gestation pour autrui » dans lesquelles s'entassent des mères-porteuses issues des zones rurales pauvres ou des bidonvilles ; aucune photo des rhinocéros abattus par des contrebandiers ou de riches clients, au nom du développement des échanges marchands de produits animaux ou du tourisme « local », en fait mondialisé... La pauvreté contrainte issue du processus du développement est presque cachée, comme s'il fallait maintenir l'idée d'un développement forcément harmonieux et, surtout, obligatoire dans ses formes actuelles pour mener à la non moins obligatoire société de consommation, sorte de paradis terrestre né en Occident à la fin du XIXe siècle ! 

Dans le même temps, les manuels expliquent la mise en place des initiatives onusiennes pour « sortir de la pauvreté » au sens large du terme et parfois abusif aussi (en particulier quand il s'agit des peuples originels des forêts et des déserts, pour lesquels l'argent n'a pas de valeur en tant que tel...), toujours sans expliquer qu'une grande part de celle-ci (que l'on cite sans la montrer, si ce n'est une photo, reproduisant souvent la même situation, celle d'enfants africains une écuelle à la main et attendant une distribution de nourriture) est la conséquence directe de ce fameux développement qui a déstructuré les anciens systèmes agricoles locaux au profit de monocultures (roses au Kénya, huile de palme à Bornéo, etc.) destinées à fournir les marchés des pays les plus riches de la planète, système de substitution fatal aux économies locales et multiséculaires. Il ne me semble pas inutile, d'ailleurs, de rappeler que le fameux développement évoqué ici, dans son acception actuelle, n'est rien d'autre qu'une notion « inventée » et valorisée par Rostow et le président des États-Unis Truman dans le cadre de la Guerre froide, pour légitimer l'imposition du modèle états-unien de société de consommation contre les « alternatives » communistes ou traditionalistes...

La « belle histoire » du développement, que l'on sert aux élèves de Seconde qui, il faut bien l'avouer, ne se posent pas trop de questions sur ce sujet (sans doute plus par insouciance que par égoïsme), est même encore « embellie » par cette trouvaille appelée « développement durable », un simple oxymore(selon Serge Latouche) qui permet de donner bonne conscience à nos sociétés et à leurs dirigeants, et cela sans que la dégradation accélérée de la planète et de ses milieux ne soit nullement freinée (ou si peu...) ni que les inégalités démesurées fondées sur la mondialisation concurrentielle ne se réduisent vraiment, comme l'ont montrées les dernières études sur l'état du monde. N'apprenait-on pas, la semaine dernière, que 82 % des richesses engendrées l'an dernier sur notre bonne vieille Terre avaient profité à... 1 % de la population mondiale, la plus aisée évidemment ? Cela me rappelle le bilan social qu'évoquait Pierre Chaunu sur la Révolution dont il disait qu'elle n'avait, en définitive, économiquement profité sur le quart de siècle 1789-1815 qu'à environ 120.000 familles (soit 600 à 700.000 personnes) alors que l'on en fait encore dans les manuels d'histoire des lycées l'entrée dans une sorte de paradis de la prospérité et de l'égalité...

Ces constats ne doivent pas nous faire perdre la raison ni l'espérance, car céder à la fatalité comme à la facilité marquerait alors, à plus ou moins long terme, la fin de toute possibilité de liberté de conscience et d'action humaine. La France peut, ainsi, jouer un rôle pour limiter les effets dévastateurs de cette forme de développement et de la société de consommation dont cette seconde est la principale motivation (ou alibi) du premier. Mais, encore faut-il que l’État retrouve ses droits et ses moyens, et qu'il réussisse à imposer, en France et en Europe avant le reste du monde, l'idée que le politique doit reprendre la main sur l'économique, non d'une manière totalitaire mais en rappelant que les grandes féodalités financières et économiques doivent être soumises à des devoirs sociaux qui, après tout, sont la principale légitimation de leurs droits et de leur existence même.

Si les grandes multinationales, comme les fameux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) par exemple, ne sont pas rapidement limitées dans leurs ambitions et ramenées à de plus justes proportions et prétentions, il est à craindre que leur « gouvernance » s'impose aux gouvernements, en particulier à ceux des démocraties occidentales qui ont déjà accepté nombre de « Münich » en leur faveur, sans que l'on aperçoive à l'horizon de Churchill ou de De Gaulle pour leur faire barrage : l'histoire des années trente, tragique et cruelle, n'a-t-elle servi à rien que nos dirigeants l'aient déjà oubliée ? En attendant la Monarchie royale qui, je l'avoue avec un brin d'amertume, tarde à venir, il ne serait pas inutile que la magistrature suprême de l’État applique cette « régence du Politique» qui, en fait, ne sera vraiment efficace que lorsqu'elle aura pris conscience de son « incomplétude » et qu'elle aura redonné au pays un État digne de ce beau nom (et de notre propre histoire), capable de faire rendre gorge aux Fouquet nationaux comme internationaux du moment, ou, du moins, de les éloigner du « pré carré » des libertés françaises...

Jean-Philippe CHAUVIN

http://nouvelle-chouannerie.com/

25/01/2018

Notre-Dame des Landes

3463-notre-dame-des-landes_5975570.jpg

Pierre Vial Terre et peuple cliquez ici

L'affaire de Notre-Dame des Landes présente un grand intérêt à plusieurs titres car elle est révélatrice d'une situation prometteuse pour ceux qui luttent contre le SATLP (Système à tuer les peuples)  :

1) En baissant son froc devant une bande de pouilleux (je mets à part les paysans qui voulaient légitimement garder leur terre) l'Etat-Macron a avoué son impuissance à faire face aux défis de la racaille : c'est le cas à Notre-Dame des Landes comme c'est le cas à l'intérieur des prisons (où, de l'aveu même des matons la racaille fait la loi) ou dans les "quartiers" dits pudiquement "de non droit", c'est à dire, en clair, des territoires où "l'autorité de la République", comme disent les larbins du Système, ne s'exerce plus (policiers, pompiers, professionnels des métiers de santé en savent quelque chose, qui savent ne pouvoir attendre aucune aide d' "autorités" (?) démissionnaires et lâches). Leçon édifiante et bien enregistrée pour ceux qui, un jour plus ou moins proche, voudront étendre leur domination à de nouveaux pans de territoire, où les Blancs auront le choix entre se soumettre, partir ou... mourir. J'exagère ? Prenez donc la peine d'écouter les messages diffusés  par ceux qui prêchent la guerre sainte. Tout est dit. Clairement. Mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. 

2) Macron et son porte-serviette censé être Premier ministre se préparent des jours difficiles. Les Zadistes, pour qui Notre-Dame des Landes était un test, ont annoncé la  couleur :  Notre-Dame des Landes ? Ce n'est qu'un début, continuons le combat. L'objectif ? Avoir dix, cent Notre-Dames des Landes. Qui les en empêchera ? Malgré les rodomontades  élyséennes, ceux qui seraient tentés de le faire (par exemple les élus locaux) auront contre eux, comme cela vient d'être démontré, l'Etat (ce qu'il en reste...) qui est prêt à tout accepter pour ne pas prendre le risque d'être accusé de "fascisme" (le péché mortel). Avec l'appui des bobos et des braves connards qui n'ont pas conscience de creuser leur tombe (mais ça, c'est plutôt rigolo) en votant pour des gredins que le sort des petites gens laisse profondément indifférents car, eux, ils sont hors d'atteinte grâce aux privilèges qu'ils se sont accordés. Du moins le croient-ils... Car un jour, peut-être, le réveil sera difficile pour eux aussi. Ce jour-là nous boirons un dernier verre de chablis car nous risquons d'être nous aussi entraînés dans l'apocalypse. Mais il faut bien mourir un jour, n'est-ce pas ?

http://synthesenationale.hautetfort.com/

22/01/2018

Quand l'Etat décide l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Ainsi, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne verra pas le jour, et c'est tant mieux ! Ce projet qui ne correspondait plus aux enjeux économiques ni aux problématiques environnementales de l'Ouest de la France a, enfin, été abandonné, même si, en définitive, les précédents gouvernements n'avaient jamais vraiment pris les moyens de l'imposer, comme si eux-mêmes n'y croyaient pas... La décision de l’État est raisonnable et elle signale, au contraire de ce que disent MM. Alain Duhamel et Bruno Retailleau, une reprise en main par l’État de la « décision politique » quand les prédécesseurs de M. Macron à l’Élysée avaient renoncé à faire preuve d'autorité tout en se plaignant désormais de la décision prise, non par une assemblée parlementaire ni par quelques bureaucrates ministériels, mais par la magistrature suprême de l’État et par son chef de gouvernement. Un vieil ami royaliste me soufflait tout à l'heure que ce retour de la décision d’État s'apparentait à la prise du pouvoir du jeune Louis XIV après que son « parrain » Mazarin ait rendu son âme à Dieu : désormais, le maître, c'était lui, et aujourd'hui, l’État c'est Macron, rajoutait-il, avec un air amusé. Et de soupirer, tout d'un coup mélancolique d'un temps ancien qu'il avait bien connu, entre La Nation Française et la Nouvelle Action Française : « Ah, mais qui sera le Maurice Clavel des zadistes, et le Pierre Boutang du président de la République ? Ils manquent au royalisme, ces deux-là ! ». Cette formule, qui peut sembler bien sibylline à tous ceux qui ne connaissent pas l'histoire du royalisme de la seconde moitié du XXe siècle, méritera, un jour prochain, une plus large explication... Mais je sais qu'elle parlera déjà à quelques vieux monarchistes qui ne désespèrent pas, mais s'impatientent... 

La colère des partisans de la construction de l'aéroport dans le bocage nantais se comprend, et je ne m'en moquerai pas, mais elle révèle bien le manque de hauteur de quelques élites politiques qui oublient le réel et s'en remettent à l'utopie de quelques grands travaux qui devraient régler les mille problèmes d'emplois, d'aménagement du territoire et d'attractivité qu'elles sont bien incapables de résoudre par une politique à la fois plus locale et plus ambitieuse, plus imaginative : l'opposition que celles-ci font entre économie et écologie démontre une absence de pensée stratégique sur le long terme qui reste celui à privilégier, pour transmettre aux générations qui viennent et sont encore à venir un pays habitable, agréable et tout simplement vivant, dans tous ses coins et recoins, et pas seulement dans de grandes métropoles « connectées » et mondialisées.

Là où le président de la République a montré qu'il concevait sa fonction de manière verticale et dans la tradition régalienne de l'arbitrage qui tranche quand les opinions et les passions s'affrontent depuis tant d'années, c'est qu'il n'a pas hésité à revenir sur une promesse électorale et à prendre, même, le contre-pied, rappelant ainsi que le Chef de l’État n'est plus le candidat, comme le Roi n'est plus le prétendant ou le simple dauphin, ce que le roi français Louis XI a su démontrer, roi sérieux et responsable quand il avait été jadis un dauphin agité et conspirateur...

Certains ont vu dans la décision de l’État, décision officiellement prise et assumée par le Premier ministre quand c'est bien le Président qui a tranché dès lundi soir, un « déni de démocratie », comme M. Ayrault, l'ancien maire de Nantes, et Mme Rolland, qui y siège désormais, et l'argument mérite examen, tout compte fait, car il y a bien eu une consultation démocratique sur le projet d'aéroport, en juin 2016, et une majorité d'électeurs du seul département convié à s'exprimer (quand l'aéroport était censé concerner deux régions...) l'avait approuvé, même si la géographie du vote montrait les forts clivages liés au lieu de résidence des votants, et que les tout premiers concernés, les habitants de Notre-Dame-des-Landes, avaient très largement marqué leur forte opposition au goudronnage de leur bocage...

En fait, plusieurs remarques me viennent à l'esprit : d'abord, il est tout de même ironique de constater que ceux-là mêmes qui, après le référendum national sur le projet de constitution européenne, n'ont eu de cesse de contourner le vote des électeurs français avant que de faire approuver ce même texte par le seul Parlement, évidemment moins rétif que le corps électoral, se drapent aujourd'hui dans les plis d'une démocratie qu'ils méprisaient et trahissaient alors, comme le confirment les propos du M. Ayrault de l'époque... Ensuite, cette bronca contre la décision étatique s'inscrit dans la remise en cause de la légitimité de l’État à décider, au-delà des opinions du moment et en dehors des seuls jugements de la foule, fût-elle électorale : c'est la même qui se lève contre le droit de grâce du président, condamné par nombre de démocrates contemporains comme un reste de l'Ancien régime, un vieux droit régalien obsolète, mais que je défends aussi avec vigueur comme l'expression d'une « plus haute justice » qui n'est plus celle des « vengeurs » mais bien celle du « pardon », qui est chose royale comme elle est, aussi, de nature religieuse, divine, pour ceux qui croient en Dieu. 

Dernière chose (mais il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet) : s'il y a le « déni », ce n'est pas de la démocratie en soi, ne serait-ce que parce que, qu'on l'ait souhaité ou non, c'est bien M. Macron qui est sorti vainqueur des joutes électorales, démocratiques donc, du printemps 2017, soit après juin 2016 et le vote de Loire-Atlantique, et que la démocratie représentative, depuis la Révolution de 1789 et le moment où les états-généraux se sont transformés en Assemblée nationale constituante, ne reconnaît pas le mandat impératif, ce que, pour ce qui concerne les élections législatives, je regrette personnellement, mais que je ne souhaite pas, en revanche, pour l'élection présidentielle (en attendant la succession royale...). De plus, en démocratie, et on peut parfois le regretter, une élection « efface » souvent la précédente, ce qui, d'ailleurs, est la cause d'une instabilité de la magistrature suprême de l’État que la Monarchie résout par son mode de succession tranquille et assurée.

Ainsi, l’État, dans cette affaire, a repris l'avantage et, comme tout arbitrage, il s'agit d'un choix qui n'a pas vocation à plaire à tous mais à servir l'ensemble, au-delà des oppositions de la veille. Cela suffit-il à faire une politique ? Sans doute pas, et la République, en ce domaine comme en d'autres, montrera vite ses limites et ses incapacités, mais, pour l'heure, le vieux royaliste que je suis s'avoue satisfait de la décision gouvernementale : il n'est pas certain que j'éprouve la même satisfaction pour les autres et prochaines décisions du pouvoir en place...

Alors, le temps de quelques heures, savourons, et promenons-nous dans les bois, à Notre-Dame-des-Landes comme à Versailles !

Jean-Philippe CHAUVIN

http://nouvelle-chouannerie.com/

21/01/2018

Zone à déblayer

6a00d8341c715453ef01b8d2d16065970c-320wi.jpgDepuis plus d'un demi-siècle on avait tout lu, tout entendu, tout écrit sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. À l'époque, bien lointaine, de sa conception, on y attendait le Concorde. Or, on a fait, en juin 2015, environ 52 ans après le début de l'affaire, se prononcer les habitants de la Loire-Atlantique : à tort ou à raison, ils ont voté à 55 % pour ce projet.

On se sera moqué de leur avis, on s'est essuyé les pieds sur ce paillasson. On : c'est-à-dire l'État central, le gouvernement d'Édouard Philippe et d'Emmanuel Macron. La démocratie réelle peut donc encore nous surprendre.

Reconnaissons au bénéfice du gouvernement actuel qu'il avait hérité de ce dossier et qu'il n'avait pas jusqu'ici permis de mesurer son incapacité éventuelle à trancher enfin.

Nous savons désormais combien il excelle dans les formules chèvre chou. On les appelait dans les congrès radicaux-socialistes d'autrefois les motions nègre blanc, mais la formule est devenue aujourd'hui inconvenante.

Chèvre le 16 janvier le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb annonçait l'expulsion des occupants les plus radicaux, c'est-à-dire de quelques douzaines de militants d'extrême gauche. Une telle annonce suppose, rappelons-le l'intervention de milliers de représentants des forces de l'ordre.

Mais chou le 17 janvier après avoir fait durer l'incertitude, le Premier ministre annonçait l'abandon du projet, tout en fixant une date, habilement assez vague, le printemps pour le départ des zadistes.

Car le problème le plus préoccupant reste celui de l'occupation de la ZAD, signifiant zone d'aménagement différé. Les gauchistes ont transformé sémantiquement celle-ci en ZAD, rebaptisée zone à défendre. Dans cette conception défense signifie amoncellement d'immondices et production de crasse. Dans cette industrie les gauchistes sont demeurés imbattables depuis leurs exploits de 1968, dont on s'apprête à commémorer l'opportun cinquantenaire.

Tout le monde est en mesure de comprendre ceci : au-delà même de la zone de Notre-Dame-des-Landes et de ses quelques hectares, ne pas la nettoyer revient à ouvrir la bonde à l'agitation autour de la petite cinquantaine de dossiers ce type en France.

Le danger de contagion ne peut, par conséquent, échapper à personne.

Retenons bien les déclarations de Gérard Collomb le 16 janvier (1)⇓"Le président,annonçait-il, prendra sa décision, sur le projet d’aéroport, dans les prochaines semaines". En fait la décision était déjà prise et elle allait être rendue publique par le chef du gouvernement 24 heures plus tard.

Car le même ministre ajoutait "évidemment, nous sommes toujours prêts à maintenir l’ordre républicain""Prêts à" ne signifie pas ici obligatoirement "décidés à". Et ordre "républicain" ne veut pas dire nécessairement grande propreté. Nous nous en doutions. Nous en recevons la confirmation.

La zone "sera en tout cas évacuée des éléments les plus radicaux" voilà la belle promesse dont les indigènes de la Loire-Atlantique aimeraient désormais recevoir confirmation.

On mesurera ainsi de quel courage sont capables nos dirigeants. Mais ne l'oublions jamais, dans notre démocratie, ce qui compte ce ne sont pas les manants des territoires, c'est l'État central, ce sont les privilégiés du système. Ces gens ont rendu sinon odieuse au peuple, au moins péjorative, et souvent ridicule, l'appellation d'élite.

JG Malliarakis

Apostilles

1. Sur France 2

http://www.insolent.fr/

18/01/2018

Notre-Dame des Landes et après ? - Journal du Jeudi 18 Janvier 2018

Trois remarques du FN suite à l’annulation du transfert vers Notre-Dame des Landes

6a00d83451619c69e201b7c9464473970b-200wi.jpgIntéressantes remarques de Pascal Gannat, conseiller régional FN des Pays de la Loire et vice-président du groupe :

"La décision du Président de la République Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes appelle 3 réflexions

-L’archaïsme du fonctionnement des institutions politiques et administratives, pratiquant l’opacité sur les contrats avec VINCI, incapables de prendre les décisions nécessaires dans des délais évitant les divisions et le blocage du développement de Nantes Atlantique depuis 10 ans, ainsi que du schéma des infrastructures de circulation autour de la Métropole Nantaise et cet aéroport.

-La tolérance inadmissible dont ont bénéficié des groupes ultra violents se disant Antifas, occupant des portions de la ZAD et saccageant régulièrement les centres villes de Nantes et de Rennes : leur évacuation et leur dissolution est un impératif de sécurité et de paix civile.

-L’erreur politique de la majorité de la droite et du centre de Bruno Retailleau puis de Christelle Morançais qui ont fait alliance avec le PS pour soutenir NDDL, puis ont fait voter pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle : ils ont été balayés aux législatives dans notre région et viennent de subir une réplique de ce tsunami avec la décision de ce jour. Ce n’est pas avec Emmanuel Macron que la droite LR rebâtira une majorité dans l’avenir, y compris en Pays de Loire aux prochaines élections régionales, mais avec la Droite nationale."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

NOTRE-DAME-DES-LANDES, OU L’EGO DE BARONNETS DE PROVINCE

Je fais partie de cette catégorie de Français à laquelle s’est adressé le Premier ministre en fin d’allocution ce mercredi : ceux à qui la décision concernant Notre-Dame-des-Landes ne fait ni chaud ni froid. Nantes, je n’y ai jamais mis les pieds et je ne prévois pas d’y aller dans les prochains trois siècles. Mais en écoutant les protestations des déçus, j’ai entendu un soupir qui m’a fait bondir : « Paris, Paris, toujours Paris, on nous oblige encore à aller prendre l’avion à Paris ! »

Ainsi donc c’était ça ? Tout ce barouf, un demi-siècle de rameries et d’engueulades, des crasseux qui envahissent des terres, des moyens hallucinants mis sur un référendum, des congrès, conférences, rencontres, tables rondes et tutti quanti… juste pour satisfaire l’ego de baronnets de province qui font un complexe de qui-a-la-plus-grosse-piste avec Paris ?

Alors il paraît que l’idée, au départ, était de servir le Concorde. Sympa. Pour tous ces apiculteurs vendéens qui passent tous leurs week-ends à New York (mais ne peuvent pas supporter le passage à Paris), c’est vrai que ça valait le coup de construire un aéroport. Le Concorde étant rentré à quai le cul tourné vers Saint-Nazaire, il fallait trouver un nouvel objet. Et l’objet en question fut donc la paresse régionale, autre nom du racisme anti-Parigot. Je l’ai encore entendu cet après-midi : « C’est quand même incroyable qu’on soit obligé d’aller à Paris pour prendre un long courrier ! Paris, Paris, toujours Paris ! » Euh… comment vous dire… Peut-être peut-on rappeler quelques faits ?

D’abord, rappelons que le réseau ferré à Très Grande Vitesse arrive directement à CDG ! Directement, hein. C’est à dire DANS le terminal. Tu montes à Nantes, tu descends à Roissy. Nantes est donc déjà une bourgade provinciale drôlement privilégiée ! Tarif, quand tu t’y prends bien : 25 €. C’est-à-dire moins de la moitié de ce que paie le Parisien qui monte dans son taxi à Opéra pour rejoindre CDG !

Ensuite, rappelons un truc dingue : Nantes, ce n’est pas Los Angeles. S’offusquer parce qu’on n’a pas accès au pied de son coquet jardinet à des lignes long-courrier, c’est un petit peu fort de café, quand même. Surtout quand la solution est à moins de 400 km, en TGV. Ah oui, mais c’est Paris ! Vous comprenez… nous… bref.

Enfin, argument massue prétendument inopposable : ça aurait créé des emplois, ma bonne dame ! Oui, quelques centaines pour la construction, tout en détruisant près de 1.000 emplois agricoles.

Une seule chose est certaine : personne n’est en mesure de critiquer la décision gouvernementale. Personne, ni à droite, ni à gauche. La déclaration d’utilité publique de l’aéroport fut rendue et publiée en 2008, sous Sarkozy, qui n’en fit rien. En 2012, sous Hollande, le sémillant guichetier de CAF Jean-Marc Ayrault repoussa encore l’échéance.

Le gouvernement Philippe, au moins, a tranché. Il délogera les crasseux et enterre ce projet qui n’avait plus aucune justification. À ceux qui moquent « la faiblesse de l’État qui plie devant des squatters », il faut rappeler que l’intelligence est rarement synonyme d’entêtement, surtout quand plus rien ne justifie celui-ci.

Dossier classé. Passons à autre chose. Construisons la France de demain.

http://www.bvoltaire.fr/dame-landes-lego-de-baronnets-de-...

16/01/2018

Veillée d’armes à Notre Dame des Landes

zadistes-XVMcaefb98e-9471-11e6-b3d5-39c516113491-600x399.jpg

15/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Le suspens continue avec la visite éclair d’Edouard Philippe samedi dernier sur les lieux de l’éventuel futur aéroport de Nantes, quelques jours avant la décision tant attendue du gouvernement. Après avoir commandé un rapport d’experts, le gouvernement doit maintenant décider s’il poursuit la construction du nouvel aéroport ou s’il préfère étendre l’actuel aéroport, situé un peu plus au sud.

Le caractère « d’utilité publique » du projet, qui remonte à 1978, arrive aussi à échéance le 8 février prochain.

L’Etat tente d’affirmer son autorité dans ce délicat dossier. Il ne veut pas donner l’impression de céder à la pression des militants de gauche. L’annonce d’une véritable armada pour venir à bout des 250 ZADistes qui ont pris possession des lieux, a bénéficié du relai des grands médias afin de préparer l’opinion publique à d’éventuels débordements.

Emblème de toutes les contestations gauchistes, qui vont de la lutte contre l’agriculture intensive, l’urbanisation sans limite, l’exploitation animale ou la mondialisation sauvage, la lutte contre la construction du nouvel aéroport fait plutôt figure d’un vaste mouvement social néo-ruraliste, bénéficiant du soutien de quelques 200 comités à travers la France.

Philippe de Villiers, tout en condamnant les squatters zadistes, souhaite la fin du projet.

Symptomatique d’une catastrophique opération d’aménagement du territoire, l’avortement probable du projet se soldera par le versement d’une indemnité de résiliation à VINCI qui avait remporté l’appel d’offre, pour un montant pouvant atteindre 300 millions d’euros. A comparer aux 958 millions d’euros empochés par Ecomouv’ suite à l’abandon du projet de l’Ecotaxe en 2014.

Cependant, VINCI pourrait être chargé de l’aménagement de l’aéroport existant, afin de réduire son indemnisation.

https://fr.novopress.info/

14/01/2018

Ecologie : que la droite s’inspire d’un radicalisme de gauche

6a00d83451619c69e201b7c944ed3a970b-200wi.jpgExtrait d'un article d'Ambroise Savatier (FN) dans L'Incorrect, à propos de la ZAD de Notre-Dame des Landes :

"[...] La droite ne peut laisser ad vitam aeternam l’extrême gauche occuper seule le créneau de l’écologie. A l’avenir, peut-être s’avisera-t-elle dans un souci d’efficacité, d’emprunter à l’extrême gauche certaines formules d’actions militantes. Pour ce faire, elle devra s’affranchir de sa culture légaliste et assumer le risque de la radicalité. A bien y réfléchir, certaines franges de la droite cultivent déjà même une certaine affection pour le principe de la ZAD. Pour rappel, les lefebvristes de la Fraternité Saint Pie X détiennent la palme de la plus ancienne ZAD de France, avec 41 ans d’occupation illégale de Saint Nicolas du Chardonnet. Depuis 2012, La Manif pour Tous fait de la « famille bio » un écosystème à défendre contre les attaques du projet libertaire. En août 2016, l’abbé de Tanoüarn et ses fidèles occupent contre une ordonnance d’expulsion l’église Sainte Rita (Paris XVe) menacée de démolition par un promoteur immobilier, et dressent même une barricade pour bloquer les CRS venus les déloger. Dans un futur proche, ce ne sont pas les occasions qui manqueront pour la droite de scander son No pasarán contre le saccage de l’environnement et la pollution visuelle, à commencer par le projet du Center Parc de Roybon en Isère ou le projet de centre commercial géant Europa-City dans le Val d’Oise.

« Telle est la misérable condition des hommes, qu’il leur faut chercher, dans la société, des consolations aux maux de la nature, et, dans la nature, des consolations aux maux de la société. Combien d’hommes n’ont trouvé, ni dans l’une ni dans l’autre, des distractions à leurs peines ! » Cette phrase de Chamfort résonne délicieusement aux oreilles de l’observateur de la saga Notre-Dame-des-Landes. Les zadistes trouvent en effet, dans leur marotte écologiste, une consolation au terrible vide qu’offre l’époque contemporaine ; et dans la micro-société qu’ils forment, un précieux réconfort de leurs semblables aux affres de la nature, qu’ils seraient d’ailleurs bien incapables de braver seuls. L’ennui est que cette société de l’entre soi semble tout à fait inapte, du fait de son penchant sectaire, à prendre du recul tant sur son origine que sur son avenir. Si « la nature devient le dieu des gens qui n’en n’ont pas », c’est ici un dieu aigri, jaloux et colérique, fort éloigné du Dieu d’amour qui a placé l’homme au sommet de sa Création, et qui lui a confié la tâche d’administrer son œuvre en jardinier responsable.

Face au refus dogmatique d’un rapprochement, même d’opportunité, avec la droite ; c’est à cette dernière de remporter la bataille idéologique et, de se montrer capable de la mettre en pratique. Osons s’inspirer d’un radicalisme de gauche, mais tâchons de conserver (retrouver ?) une cohérence de droite."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

08/01/2018

Notre-Dame-des-Landes, le “feuilleton qui ridiculise la République”

notre_dame_des_landes_manif_sipa-600x312.jpg

Sur RTL, Olivier Mazerolle revient sur l’imminence de la décision du gouvernement quant à la construction – ou non – de l’aéroport controversé.

L’heure de la décision approche pour Notre-Dame-des-Landes. Édouard Philippe a entamé les ultimes discussions avec les responsables locaux, politiques et économiques concernés par la construction de l’aéroport controversé. Quelle que soit la décision du gouvernement, on sait qu’elle sera vigoureusement contestée, tant le dossier est brûlant.

Il n’y a pas de bonne décision possible“, commente Olivier Mazerolle, pour qui il “y a tout de même une bonne nouvelle : la décision va mettre fin à l’invraisemblable feuilleton qui ridiculise la République française depuis 50 ans”.

Le projet d’aéroport a été initié au milieu des années 1960. “Nous voilà donc 50 ans plus tard, en janvier 2018, dans l’attente de la décision, ouf !“, commente l’éditorialiste.

https://fr.novopress.info/209006/notre-dame-des-landes-le...

07/01/2018

Sebastien de Kerrero - Écologie et décroissance

05/01/2018

Greenpeace : ses conflits d’intérêt

greenpeace-lobbies-conflits-dinterets-588x330.jpg

Par André Posokhow, consultant 

1_chroniques_de_la_guerre_economique_ed._terrenoire.pngL’École de guerre économique (EGE) a été créée en octobre 1997 par le général Jean Pichot-Duclos et Christian Harbulot. Elle propose un troisième cycle spécialisé en « Stratégie d’intelligence économique » pour des étudiants issus de grandes écoles et universités. Elle offre également, à des cadres supérieurs déjà en activité, la possibilité de suivre des formations professionnelles d’un an.

Son savoir-faire et sa position de leader sur le marché de la formation en intelligence économique sont reconnus dans le milieu.

La filière énergétique de la France est en danger et plus particulièrement son système de production d’électricité, ce qui pourrait entraîner la faillite d’EDF et son découpage industriel.

Certaines ONG influentes sont les sous-marins de groupes industriels ou de pays dont les intérêts ne coïncident pas avec ceux de la France et poussent dans le sens de cette dérive dans le cadre d’une guerre économique majeure. C’est particulièrement le cas de Greenpeace, ONG mondialiste de renom, qui a déclaré une guerre médiatique et judiciaire à EDF, pilier de la production et de l’indépendance énergétique de notre pays.

C’est le thème du rapport pénétrant et passionnant de Thibault Kerlirzin, titulaire d’un MBA en stratégie d’intelligence économique de l’École de guerre économique, qui met en relief, entre plusieurs études de cas, celui des conflits d’intérêt de Greenpeace, notamment avec Vestas, numéro un mondial de l’éolien industriel.

1) La guerre déclarée au nucléaire et à EDF

L’un des objectifs fondamentaux de Greenpeace est la lutte contre le nucléaire, aussi bien militaire, souvenons-nous du Rainbow Warrior, que civil, en référence à Tchernobyl et Fukushima.

C’est au premier chef à ce titre que l’ONG s’en prend à EDF devenue l’un des premiers producteurs mondiaux d’électricité nucléaire par décision politique de la France des années 1960 et 1970. Cette décision avait pour objectif de pallier la hausse du coût du pétrole et d’assurer l’indépendance énergétique de notre pays.

On peut, à la lecture du rapport et au-delà des intrusions dans les centrales nucléaires contre EDF et des actions judiciaires, déceler trois axes d’attaque :

– la contestation des chiffres du coût de production du nucléaire avancé par EDF et les autorités françaises afin de démontrer que les ENR sont plus rentables ;

– la dénonciation de « l’impasse financière » d’EDF et de son endettement ;

– le rappel de la dégradation de la note d’EDF par Standard & Poors et Moody’s, agences de notation dont le rapport souligne à quel point elles sont loin d’être fiables et indépendantes. En 2015 un rapport de la SEC a souligné la rigueur à géométrie variable des études de ces agences de notation financière.

Il s’agit bien d’une entreprise de destruction d’EDF et de notre système électrique jugé comme l’un des plus efficaces et les moins polluants de la planète.

2) Le scénario de transition énergétique de Greenpeace

En 2013, Greenpeace a mis au point un « scénario de transition énergétique » qui est le document de référence vers lequel renvoie Greenpeace France. Il n’est pas question de détailler ce scénario mais seulement d’en rappeler les points essentiels.

– La voiture électrique. Le rapport de T. Kerlirzin souligne les sévères impacts environnementaux des batteries de ces machines qui contiennent une terre rare : le lithium, dangereusement toxique pour l’homme, dont le recyclage, qui pose autant de problèmes que les déchets nucléaires, n’est pas mentionné par l’ONG.

– Il en va de même des écrans à cristaux liquides. L’étude de Greenpeace s’abstient de préciser que ces écrans sont produits via le trifluorure d’azote qui serait potentiellement 17.200 fois plus négatif pour le réchauffement climatique que le CO2.

– Greenpeace préconise, à juste titre, l’installation de panneaux solaires, énergie cependant intermittente et aléatoire, mais ne fait pas mention des risques environnementaux liés au silicium (« Il faudrait 280 kg de produits chimiques par kg de silicium produit » selon le rapport) et sanitaires.

– Enfin l’éolien industriel est la vache sacrée de Greenpeace depuis de nombreuses années. Le rapport souligne que le manque de rigueur de Greenpeace sur cette question remet en cause le principe de précaution au bénéfice de l’environnement dont cette ONG se réclame, notamment quant aux effets néfastes des éoliennes sur la santé humaine.

Greenpeace passe allégrement sur la problématique de cette source d’énergie : le saccage des paysages, le nombre astronomique de machines nécessaires pour remplacer le nucléaire, le coût de l’éolien qui ne baisse pas et même augmente légèrement, le subventionnement imposé aux consommateurs au travers de la CSPE, l’intermittence de la production, avec un facteur de charge moyen de 23% en l’absence de stockage de l’énergie.

C’est cette dernière raison qui explique que l’éolien augmente les émissions de CO2 et la pollution puisqu’il faut avoir recours à des centrales thermiques de complément.

Si Greenpeace occulte le fait que le charbon (le lignite en Allemagne) et le gaz sont nécessaires aux centrales thermiques qui pallient les éoliennes à l’arrêt, son principal mensonge par omission porte sur la question du néodyme. Il s’agit d’une terre rare présente à raison de plusieurs centaines de kg dans les aimants des éoliennes, extraite dans la province chinoise de Mongolie intérieure qui est pour cette raison une des régions les plus polluées du monde. Son extraction diffuse de la poussière radioactive, des vapeurs d’acide sulfurique et entraîne des déversements de déchets toxiques dans les sols et les nappes phréatiques.

Enfin l’éolien est vecteur de corruption, comme l’a souligné en 2014 le Service central de prévention de la corruption.

Mais pour Greenpeace : motus !

3) Le « double-fond » : Greenpeace et ses partenaires, parties prenantes du business écologique. Les liens avec les groupes de pression énergétiques

Greenpeace a coécrit en 2012 un rapport de 340 pages sur la révolution énergétique avec Global Wind Energy Council (GWEC) qui se présente comme « la voix du secteur de l’énergie éolienne mondiale » et l’European Renewable Energy Council (EREC), qui est une organisation parapluie de l’industrie européenne des énergies renouvelables qui emploie 550.000 personnes et dont les retombées financières se chiffraient en 2012 à 70 milliards€.

LES LIENS AVEC LE BUSINESS ÉNERGÉTIQUE

– Greenpeace possède des intérêts économiques dans le business énergétique avec sa structure allemande Greenpeace Energy. Depuis 1999, Greenpeace Energy, profitant de la libéralisation du marché de l’énergie, est un fournisseur d’électricité verte, sous la forme d’une coopérative avec une part « toujours plus grande » d’énergie éolienne.

– Greenpeace Energy a une filiale, Planet Energy GmbH, qui a construit dix parcs éoliens, trois centrales photovoltaïques, et s’implique dans trois parcs éoliens. Planet Energy aurait déjà investi plus de 140 millions d’euros dans les centrales électriques « propres », et planifierait d’autres projets. Greenpeace Energy dispose d’autres filiales : Planet energy Verwaltungsgesellschaft I mbH, Planet energy Verwaltungsgesellschaft II mbH…

– Greenpeace Energy propose également d’installer des stations de recharge pour voiture électrique, en partenariat avec Wallbe, fournisseur de stations de charge à usage privé, semi-public et public. La question de la recharge des voitures électriques est un enjeu stratégique, au vu du développement que connaît ce secteur où le nucléaire représente un acteur et donc un concurrent de poids.

– Greenpeace Energy intervient dans l’hôtellerie en collaborant avec l’association des Bio Hotels qui comprend 90 hôtels (dont cinquante en Allemagne) dans sept pays européens, et ses bâtiments « éco-certifiés ».

– Greenpeace Energy travaille également avec Simon Energy qui est un fournisseur de panneaux solaires photovoltaïques.

LES PARTENARIATS DE PLANET ENERGY AVEC DES ACTEURS DU BUSINESS ÉOLIEN

Greenpeace Energy ne se limite pas à l’Allemagne. La coopérative cherche à étendre son activité et à construire des centrales électriques « propres ». Sa filiale Planet Energy souhaite s’implanter au sein d’autres pays européens dans le domaine de l’éolien ou de la cogénération de centrales alimentées au gaz naturel.

En Allemagne et à l’étranger, Planet Energy travaille avec plusieurs partenaires verts comme Senvion Germany qui est une multinationale de l’éolien présente dans plusieurs pays d’Europe : Pologne, Allemagne, Autriche, Italie, mais aussi Royaume-Uni.

C’est surtout avec Vestas Wind Systems A/S, société danoise qui est l’un des principaux fabricants mondiaux d’éoliennes (Vestas a construit près de 60.000 turbines éoliennes dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 10,3 milliards d’euros en 2016) que le groupe Greenpeace a partie liée.

En Allemagne, Greenpeace Energy est opératrice de quatre parcs éoliens construits par Vestas.

Greenpeace a milité pour le redressement de Vestas qui a connu des difficultés économiques de 2009 à 2012. Dans ce contexte le nucléaire et les projets d’EPR au Royaume-Uni constituent une concurrence inquiétante pour les projets éoliens off-shore de Vestas, inquiétude qui peut être corrélée avec les attaques de Greenpeace contre le projet d’Hinkley Point.

LES LIENS AVEC TRIODOS, BAILLEUR DE FONDS DE L’ÉOLIEN

Depuis 2004, Greenpeace Pays-Bas est un actionnaire de la Triodos Bank. Cette banque, fondée par un mouvement nommé Anthroposophical Society, finance l’économie durable. En 2015 en Espagne, la Fondation Triodos a financé Greenpeace. En France, la Triodos finance plusieurs parcs éoliens comme Lamballe dans les Côtes-d’Armor. En outre, la banque a créé un fonds européen pour les énergies renouvelables.

Conclusion

En définitive, même si l’ONG reste discrète sur la rivalité économique que représente le nucléaire pour le chiffre d’affaires de sa filiale allemande, Greenpeace se trouve en réalité en plein conflit d’intérêts, sa main droite constituant son versant ONG, tandis que sa main gauche agit en acteur purement économique. Comme le dit T. Kerlirzin, nous sommes dans tous les cas très éloignés de l’image de David contre Goliath que se donne Greenpeace.

Ce sont les raisons pour lesquelles l’auteur de l’étude suggère, entre autres recommandations, de retirer à Greenpeace France sa qualité d’association d’intérêt général comme ce fut le cas au Canada et en Nouvelle-Zélande.

André Posokhow 24/12/2017

https://www.polemia.com/greenpeace-ses-conflits-dinteret/

L'année commence bien : le 1er janvier, la tempête Carmen liquide une éolienne en Vendée

2018 01 05 BOUIN.jpg

En savoir plus sur l'éolienne de Bouin cliquez là

Lisez le livre d'Alban d'Arguin cliquez ici

Bulletin de commande cliquez là

04/01/2018

Liberté entravée? Obsolescence programmée? Changement de nom du FN? Gollnisch précise!

2017-10-25-bruno-gollnisch-002.jpgCe doit être un effet du réchauffement climatique,  plusieurs régions des Etats-Unis et le Canada sont confrontés ces derniers jours à un record de froid  - entre – 20 et – 50°- qui a eu notamment pour conséquence la mort de plusieurs requins qui ont été retrouvés congelés ! Congeler l’information en  empêchant  l’émergence de canaux différents, d’analyses alternatives,  reste aussi une priorité pour le pouvoir qui a été rappelée hier par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse. Fort du soutien lors de la campagne présidentielle de la TOTALITÉ des gros médias institutionnels et privés concentrés entre les mains d’une poignée de groupes financiers, le chef de l’Etat a attaqué frontalement, mais sans les nommer,  la déclinaison francophone des   médias russes RT et Sputnik,  accusés de propager des fake news, de fausses nouvelles en bon français. Non invités à cette cérémonie,  ces derniers  ont été la cible des attaques de l’ex banquier a rapporté Russia Today. « C’est vous journalistes a dit hier M. Macron qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton (…) votre vocabulaire. Parfois même, elle recrute parmi vous», a-t-il déploré ajoutant qu’elle était «parfois même financée par certaines démocraties illibérales (…). » «Entre complotisme et populisme (sic), le combat est en effet commun (…). En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge (afin) de supprimer le contenu mis en cause, de dé-référencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet, a ainsi annoncé le chef de l’Etat, évoquant également la responsabilité des plateformes de diffusion: Les pouvoirs du régulateur qui seront par ailleurs profondément repensés durant l’année 2018, seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des Etats étrangers. Et d’ajouter : Cela permettra au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel)  repensé, notamment de refuser de conclure des conventions avec de tels services.»

«Lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, conclut cet article,  le 29 mai 2017, Emmanuel Macron avait (déjà) accusé les médias russes RT et Sputnik de s’être comportés comme des organes d’influence (…) et de propagande mensongère». Verdict   qui ne manque pas de sel quand on écoute et lit les analyses et autres commentaires politiques, économiques, sociétaux de 95% des journalistes, éditorialistes et autres chroniqueurs formatés des médias bourgeois en France.

Il est d’ailleurs assez révélateur que nos compatriotes,  de sondages en sondages,  confessent leurs doutes sur l’objectivité, l’honnêteté et l’impartialité du Quatrième pouvoir. Il est tout aussi logique qu’ils affirment également (selon une enquête Ifop publiée le 21 décembre dernier) à une très  large majorité ( 67%) « que la liberté d’expression est menacée, que ce soit dans les médias traditionnels (67%), ou dans la société de manière générale (67%). En revanche, l’idée que la liberté d’expression est en danger sur les réseaux sociaux est moins partagée : moins d’un Français sur deux partage cette idée (47%). A noter que les sympathisants de La France Insoumise et du Front National sont les plus inquiets au sujet de la liberté d’expression, et ce sur chacun des points testés…»

Museler toute contestation c’est aussi un enjeu pour les multinationales et autres gros groupes commerciaux qui ne veulent pas que des citoyens plus entêtés ou curieux que d’autres soulèvent le voile derrière lequel ils cachent des manœuvres et pratiques pas toujours très catholiques.  Le site de France tv info relaye ainsi le fait que « la multinationale américaine Apple a décidé d’assigner en référé l’association   Attac.  Apple demande à la justice française d’interdire tout simplement aux militants d’Attac d’entrer dans ses magasins (ce qui au nom d’une simple logique commerciale  peut se comprendre, NDLR) sous peine d’une astreinte de 150 000 euros (…). Le 2 décembre dernier, des militants de l’association altermondialiste avaient occupé plusieurs Apple Store en France  (…).  Dominique Plihon, l’un des porte-paroles d’Attac, surpris d’être convoqué en urgence au tribunal de grande instance de Paris »  affirme que « c’est une manière de nous bâillonner et de faire diversion par rapport à la raison principale de nos actions, c’est-à-dire dénoncer la pratique d’évasion fiscale massive qui est aujourd’hui avérée.  (Apple)  a été condamnée à payer une amende de 13 milliards d’euros par Bruxelles le 30 août 2017 pour avoir bénéficié d’aides d’État illégales en Irlande. »

Nous  n’avons pas, comme chacun le sait,  beaucoup de combats en commun  avec les altermondialistes d’Attac, ni évidemment avec l’Europe bruxelloise sachant d’ailleurs que dans cette affaire d’évasion fiscale la grille de lecture manichéenne ne tient pas.  Bruno Gollnisch avait tenu à poser  dans l’hémicycle du parlement européen un certain nombre de questions dérangeantes dans ce dossier, rappelant l”opposition des nationaux au dumping fiscal mais pointant aussi  les étranges incohérences de   la Commission …

Surtout,  Bruno Gollnisch  qui avait égratigné il y a quelques années les pratiques  commerciales d’Apple (voir ici), est également sensible à un scandale bien avéré, très généralisé dans notre sociétés de consommation qui se piquent désormais (avec raison) d’écologie, de lutte contre la gaspillage et de protection des ressources, celui de l’obsolescence programmée ( l‘ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement) .

Il faut féliciter l’association française  Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) qui, rappelle le site LSA, a remporté  de vrais  succès.  « Depuis la loi Hamon de 2014 (félicitons aussi Benoit Hamon  pour cette heureuse initiative, une fois n’est pas coutume!, NDLR) , les pratiques d’obsolescence programmée sont passibles d’une peine de deux ans de prison et d’une amende de 300 00 euros pouvant être portée jusqu’à 5% du chiffre d’affaires. Cette particularité française, unique au monde, fait que c’est (…) HOP, qui est en pointe sur le sujet. »

« Ses plaintes ont débouché sur l’ouverture d’une enquête visant Epson. Quant à Apple, sans reconnaître pratiquer l’obsolescence programmée, la société présente ses excuses et annonce baisser le prix de ses batteries. Ce n’est pas encore une bataille gagnée mais c’est une première étape importante. (HOP) pointe aussi du doigt d’autres produits de consommation dans les secteurs les plus variés comme les collants pour femmes qui se filent dès le premier usage, les voitures dont un voyant rouge s’allume pour signaler qu’il faut remplacer les plaquettes de frein alors qu’elles ne sont pas usées, les tondeuses aux composants cachés en vue de programmer une panne, etc, etc.»

Au FN,  où nous  luttons  contre l’obsolescence programmée de nos libertés, de notre souveraineté, de notre identité, en un mot de  la France française décidée  par une oligarchie, des réseaux et une élite euromondialistes, il semblerait selon certaines sources  que le nom même du Front National n’ait pas atteint sa date de péremption dans l’esprit de ses adhérents.  Europe 1 cite ainsi RTL ce jeudi matin pour indiquer  qu’« une  large majorité des adhérents FN sont opposés à un changement de nom. C’est en tout cas la (très forte)  tendance (qui se dégage après le dépouillement de la moitié des 28.000 questionnaires renvoyés au siège du parti par les encartés frontistes.» «Voilà qui devrait ravir Bruno Gollnisch » conclut le journaliste  Sylvain Chazot, « Si Dior, Lancel ou Bricorama défendent bec et ongles leur marque contre les contrefaçons, c’est pour garder la confiance de la clientèle, estimait en novembre le député européen auprès du Monde

Bruno Gollnisch que nous avons interrogé sur cette question nous précise qu’il a découvert cette information sur la tendance qui semble se dégager  en faveur du maintien du  nom du FN « en rentrant de (son) séjour au Japon. » «Cette information émane selon RTL d’un cadre du Front National. Il s’agit d’accueillir cette nouvelle avec la plus grande prudence, sachant que le dépouillement des réponses du questionnaire envoyé à nos adhérents est loin d’être terminé !  Pour autant, si la nouvelle se confirmait, elle ne serait en aucun cas un désaveu pour Marine et me satisferait bien évidemment.  Même si je ne suis pas nominalistele changement de nom du FN ne me parait pas une priorité, bien moins en tout cas que la nécessité pour notre Mouvement d’approfondir nos réflexions,  notre programme face aux  grands défis et questions du monde contemporain.  »

03/01/2018

Un coin de cauchemar

Georges Feltin-Tracol

2953027837.jpgOn compte sur Terre d’immenses immondices étatiques, des cloaques sociétaux, de grands champs de déchets constitués de sociétés en décomposition dépassée. On pourrait citer le Kossovo, la République turque de Chypre du Nord, la Bosnie-Herzégovine, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Arabie Saoudite, le Koweit, la République tricolore hexagonale, le Canada multiculturaliste ou les États-Unis d’Amérique. Il n’en est rien. Malgré tous leurs défauts exemplaires, les États-Unis pour ne prendre que ce cas précis conservent encore une relative liberté d’expression et le droit fondamental de porter des armes.

L’antichambre avancé d’un monde franchement cauchemardesque se trouve à trois heures environ d’avion de Paris : la Suède. Après avoir ouvert ses frontières aux immigrés clandestins, poursuivi de sa vindicte le dissident australien Julian Assange, presque exclu l’argent liquide des échanges de la vie quotidienne et rétabli le service militaire obligatoire afin d’empêcher une fantasmatique offensive russe, preuve du complotisme aigu délirant qui infecte Stockholm, la Suède s’était assise le jour de Noël 2014 sur ses propres valeurs soi-disant démocratiques. Soucieuses d’éviter des législatives anticipées pour le printemps 2015, majorité et opposition concluaient ce jour-là un pacte presque décennal de gouvernement qui ostracisât les Démocrates de Suède, un mouvement qualifié d’« extrême droite », sans que ce bannissement n’indigne les médiats pleurnichards.

Le gouvernement minoritaire socialiste – pseudo-écologiste suédois vient d’adopter de nouvelles règles gynocratiques. L’excellent blogue de Lionel Baland nous l’apprend dans une note du 20 décembre dernier. À compter du 1er juillet 2018 s’appliquera dans cette société largement pourrie le « contrat sexuel ». Marié ou non, l’homme devra obtenir de son épouse, de sa maîtresse ou de sa conquête d’un soir l’autorisation explicite d’avoir avec elle des relations sexuelles. Verbal, cet accord aura plus de poids s’il est rédigé. À quand la présence obligatoire de l’avocat, de l’huissier ou du notaire pour y tenir, sinon la cravate, la chandelle ?

Rappelons qu’en 2011, la cour d’appel d’Aix-en-Provence condamna un homme à verser 10 000 euros à sa femme qui remportait aussi le divorce pour avoir manqué à son devoir conjugal pendant plusieurs années, causant ainsi un « dommage considérable » à réparer financièrement. Bref, quoi qu’il fasse, le mâle blanc hétérosexuel va devoir cracher le pognon. Et on sanctionne déjà les clients des prostituées…

Ce n’est pas tout. La législation suédoise va aussi intégrer deux nouveaux délits surréalistes : l’attaque sexuelle par distraction et le viol par distraction. Une femme au matin d’une nuit d’ébats pourra engager des poursuites contre son partenaire si elle change d’avis et regrette d’avoir succombé à ce séducteur ! L’arbitraire et la subjectivité deviennent des éléments déterminants du sale droit suédois !

La tyrannie matriarcale s’épanouit près du Cercle polaire Arctique. La Suède totalement détraquée et dégénérée semble, hélas !, préfigurer le sombre avenir d’une Europe post-historique. Qui osera euthanasier la patrie d’adoption du traître Bernadotte ?

Bonjour chez vous, et à l’année prochaine !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 59, diffusée sur Radio-Libertés, le 29 décembre 2017.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

28/12/2017

Alban d'Arguin - Éoliennes, un scandale d'État - Entretien au Parlement Européen

LES ECOLOS NOUS EMMERDENT !

cartecol.jpg

Pieter Kerstens

Cette caste malfaisante inonde depuis des décennies les médias de sa propagande mensongère dans trois domaines principaux, parmi d’autres : l’arrêt des centrales nucléaires, l’immigration clandestine et l’interdiction des véhicules diesel.

L’énergie nucléaire est la moins polluante et la moins chère.

Mais en exploitant la crédulité et l’émotivité des populations désinformées, ces talibans de l’énergie « renouvelable » nous imposent le dogme du danger atomique, par assimilation mémorielle à Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl ou plus récemment Fukushima, alors que les causes en sont diverses et totalement infondées quant au fonctionnement des centrales existantes en Europe.

Ils taisent également les recherches scientifiques de ces 20 dernières années dans le domaine du nucléaire.

MYRRHA est au niveau mondial le premier prototype d’un réacteur nucléaire piloté par un accélérateur de particules.

Particularité : en tant que source externe de neutrons, cet accélérateur de particules maintient la réaction en chaîne de la fission nucléaire. Il s’agit d’un réacteur sous-critique : le cœur ne contient pas assez de substance combustible pour entretenir spontanément la réaction en chaine.

Cette technologie nucléaire innovante est sûre et facile à contrôler. Lorsque l’accélérateur de particules est arrêté, la réaction en chaîne stoppe automatiquement endéans une fraction de seconde.

En raison de différences significatives avec les réacteurs existants, on peut parler d’un réacteur de recherche particulièrement innovant :

  • MYRRAH fonctionne avec des neutrons rapides, pilotés par un accélérateur. Grâce à ces neutrons rapides, le combustible est utilisé plus efficacement dans le réacteur, ce qui réduit la quantité de déchets radioactifs.
  • Le refroidissement de réacteur s’effectue au moyen d’un alliage de plomb et de bismuth.
  • Le réacteur est sous-critique et de ce fait, facilement contrôlable.

Cette technologie emploie le concept proposé en 1937 par le prix Nobel Glenn Seaborg, dit « spallation nucléaire ». Il est actuellement en développement au Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire à Mol en Belgique, mais peu de politiciens en parlent, par obligation du « politiquement correct ». Pourtant il serait urgent de voter les crédits indispensables à la construction de plusieurs de ces réacteurs en Belgique, avant 2030.

Par ailleurs, une équipe de scientifiques internationaux développe le concept de fusion nucléaire, en construisant le projet ITER à Cadarache, avec un réacteur Tokamak qui pourra produire 10 fois plus d’énergie que les modèles EPR et cela, sans gaz à effet de serre, ni émissions de CO2 ou de particules fines !

Les particules fines (en suspension dans l’atmosphère et d’un Ø inférieur à 10 micromètres) sont essentiellement issues des combustions de matières fossiles non seulement produites par les humains, mais en très grande majorité par la nature.

A partir de 80 microgrammes/m3, l’alerte pollution est déclenchée à Paris, où la moyenne annuelle de la pollution a été mesurée à 24µg/m3 en 2014 (source OMS).

Cette moyenne annuelle est de 22 µg/m3 à Londres, de 23 à New-York, de 93 à Mexico, de 121 à Pékin, de 135 au Caire, de 286 à Delhi, de 320 à Ahvaz en Iran, de 448 à Rawalpindi au Pakistan, ou encore de 540 µg/m3 à Peshawar, ville de 1,8 million de Pakistanais.

Qui sont les pollueurs ?

Les ayatollahs de l’écologie à tous les étages, relayés par les médias complaisants, ne cessent de désigner les Européens en particulier comme les premiers responsables de la pollution de la planète, nous accusant quasiment d’être des « criminels ». Ça suffit !

Ces vieux adeptes du « Peace and Love » taisent les effets des tempêtes solaires sur le réchauffement climatique, ainsi que la pollution climatique conséquence des éruptions volcaniques qui, elles, dégagent des millions de tonnes de CO2 et des millions de m3 de gaz sulfureux et toxiques tous les ans dans l’atmosphère.

Selon une récente étude de Global Carbon Project, publiée dans le quotidien espagnol El Pais ce 21 décembre, les émissions de CO2 ont progressé de 1990 à 2016 de 22% dans le monde. Les détails sont instructifs :

  • En Europe, on constate une diminution de 35% au Royaume-Unis, de 14% en France, de 16% en Belgique, de 17% en Italie, de 24% en Allemagne, de 37% en Russie, de 20% en Finlande et de 2% en Suède ; mais elles augmentent de 4% en Hollande, de 13% en Espagne et de 26% en Norvège !
  • En Asie on observe une augmentation du CO2 de 4% au Japon, de 141% en Corée du Sud, de 235% en Indonésie, de 208% aux Philippines, de 293% en Inde, de 316% en Chine, de 772% au Viet- Nam et de 1339% au Népal …
  • En Amérique du Nord, l’augmentation de CO2 a été de 4% aux Etats-Unis, de 21% au Canada et de 46% au Mexique.
  • En Amérique du Sud, les émissions de CO2 ont progressé entre 1990 et 2016 de 45% au Venezuela, de 86% en Argentine, de 141% à Trinidad et Tobago, de 134% au Brésil, de 162% au Chili et de 222% au Pérou.
  • En Afrique et au Moyen Orient, seul le Zimbabwe a réussi à diminuer ses émissions de CO2 de 30% entre 1990 et 2016. La hausse est de 154% au Maroc, de 185% en Egypte, de 105% au Koweït, de 161% au Nigeria, de 50% en Afrique du Sud, de 242% en Arabie Saoudite, de 360% dans les Emirats, de 487% à Oman, de 218% à Madagascar, de 600% en Angola et de 9580 % en Namibie !
  • En Nouvelle Zélande, les émissions de CO2 ont augmenté de 41% et en Australie de 43%.

Mais malgré ce constat irréfutable, les Khmers verts européens s’obstinent à nous montrer du doigt comme de vilains pollueurs, refusant tout effort pour diminuer nos consommations énergétiques et polluantes.

Les immigrés clandestins, réels hors-la-loi, n’ont rien à foutre chez nous.

La gauche bien-pensante, bourgeoise et bohême, se montre tolérante et complaisante, pour ne pas dire complice envers les laquais de l’Islam, comme Tariq Ramadan ou Edwy Plenel, qui eux, combattent par tous les moyens les prétendus « islamophobes » réels ou supposés. Ces chrétiens de gôche, soi-disant humanistes, prêchi-prêcheurs de l’accueil des immigrés de la planète entière, nous obligent d’en héberger quelques-uns dans notre salon, quand eux-mêmes habitent dans des logements administratifs, aux frais de la princesse.

Par ailleurs, il est tout de même curieux de lire que les députés écologistes qui siègent au Parlement Européen acceptent sans broncher que cette institution bruxelloise tolère que ses 751 députés dépensent 95.000 euros chaque année, sans avoir besoin de les justifier.

C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres et de leur imposer ses principes, alors qu’on ne se les applique pas à soi-même !

Il est interdit d’interdire.

Ce slogan imbécile cher aux soixante-huitards qui ont infiltré toutes les sphères de l’Etat et de la bureaucratie européenne, ne semble plus d’actualité maintenant quand ceux-ci se trouvent aux commandes.

Ces saltimbanques, clamant jadis le « volem viure al pais », imposent leurs utopies sectaires d’Oslo à Malaga et de Nantes à Bucarest. Partout, ils veulent bannir le diesel ! Les voitures de Monsieur Tout le Monde… car on parle moins des camions et des autres transports polluants.

Et les khmers verts ne manifestent JAMAIS devant les aéroports d’Europe pour interdire le vol des avions, énormes sources de pollutions diverses !

Pas de BLOCAGE des PORTS pour interdire que les énormes porte-conteneurs ne puissent accoster en Europe.

Ces monstres marins, comme les superpétroliers, sont la première source de pollution au monde (l’équivalent de toute la circulation automobile mondiale), car ils consomment du fuel lourd, le plus polluant des combustibles. Mais motus dans les médias, ce n’est pas porteur…

Et quel est le rôle des vents qui portent la pollution dans les cieux ? Les éoliennes vont la disperser ? Partout ? Dans les pays voisins ? Plus de frontières pour les nuages toxiques qui nous arrivent des pays de l’Est ?

La Norvège pour sa part, vient de bannir les vieux navires de croisière à partir de 2019 afin de protéger les fjords inscrits au patrimoine mondial du pays.

Nos extrémistes verts quant à eux ont réussi à convaincre les gouvernements, actuellement au Pouvoir, d’interdire de circulation les véhicules diesel dans nos cités, dénommées Zones de Basses Emissions, au prétexte d’assainir l’atmosphère et d’améliorer la santé publique.

Ainsi, pour prendre Bruxelles en exemple, comme capitale de l’Europe (plus exactement capitale de l’Eurabia, car grande est la présence d’Arabes dans nos rues), ce sont 40.000 propriétaires de voitures diesel qui ne pourront plus rouler dans la Région Bruxelloise (19 communes et environ 1,3 million d’habitants) dès le 1er Janvier 2018 !

Et au 1er  janvier 2020, 500.000 autres propriétaires de véhicules diesel seront eux aussi interdits d’accès à la capitale.

Ces prophètes de l’énergie renouvelable ignorent superbement les incidences sociales, économiques et financières de leurs ukases. Ils nous vantent les bienfaits de la voiture électrique, sans prendre en compte sa faible autonomie, son bilan CO2 catastrophique (recyclage batteries et composants), ni l’explosion des coûts indispensables à la production d’électricité supplémentaire et à l’installation d’un maillage serré de milliers bornes d’alimentation.

Ils se bercent d’illusions et leurs chimères vont encore nous coûter des dizaines de milliards d’euros, à l’exemple des portiques de contrôle pour les poids lourds véritable fiasco et monument à ériger au nom de l’imbécilité socialaud-écolo-bobo.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

26/12/2017

Les vieilles voitures doivent-elles dlsparaître ?

Dans mon village de cœur, Lancieux, l'on peut croiser des voitures françaises qui rappellent aussi sûrement les fameuses « Trente glorieuses » (que le royaliste Pierre Debray, piéton catholique et critique traditionaliste, qualifiait de « Trente hideuses », avec une certaine raison mais pas forcément sur le plan des carrosseries...) que ma jeunesse, et entendre le bruit caractéristique d'une 2CV (Deux-Chevaux) me réjouit toujours, comme un rappel du recteur Castel qui parcourait les rues de sa paroisse avec cette voiture qu'il avait d'un bleu lumineux, si mes souvenirs sont exacts. Mais il y a aussi les R5, les 4L ou les 404 Peugeot, entre autres, parfois sous des couleurs oubliées, comme l'orange, le vert pomme ou le grenat : des couleurs souvent plus diverses que celles, souvent sombres ou tristes et sûrement ternes, des véhicules contemporains, et des vitres arrières constellées de multiples autocollants, autant publicitaires que revendicatifs, désormais bannis des carrosseries d'aujourd'hui. D'autres voitures, plus récentes mais tout aussi emblématiques d'un passé pourtant moins lointain, celui des années 1990-2000, roulent et se garent dans nos campagnes, passant de temps en temps chez le garagiste pour quelques réparations qui tiennent parfois plus du bricolage que de la recherche de la perfection...

Mais voilà : toutes ces « vieilles » voitures semblent être une insulte à cette société de consommation qui nous enjoint de consommer sans rechigner et qui nous force, mine de rien, à remplacer plutôt qu'à réparer ce qui peut l'être. Ainsi, les nouvelles règles du contrôle technique, conséquences d'une « harmonisation » européenne voulue par la Commission de Bruxelles, règles qui rentreront en pratique au printemps prochain, ne veulent rien laisser subsister de ces véhicules considérés comme trop polluants ou trop bruyants, et devraient pousser nombre de ceux-ci à la disparition brutale, autant administrative que physique. 

Dans le Courrier des lecteurs de l'hebdomadaire Marianne de la semaine dernière, un intervenant (1) s'en émeut et résume, en quelques lignes, la situation créée par cette oukase administrative : « Des milliers de voitures anciennes qui pourraient rouler encore quelques années : à la casse ! Qui en sont les utilisateurs ? Les jeunes et les bas salaires (2). Eux ne peuvent se permettre d'acheter et d'assurer des voitures récentes qui, a priori, polluent moins, mais on peut en douter quand on voit les magouilles des constructeurs (3). Même si les « vieilles » voitures polluent plus, n'a-t-on pas intérêt à utiliser ces véhicules au maximum de leurs vies ? Quel est le coût écologique de la construction d'une voiture neuve ? (4) Faisons donc le bilan. Quel va être le coût social de cette mesure ? Je rappelle que chez ces gens-là on ne roule pas en carrosse, que ces gens-là mettent la main dans le cambouis pour faire durer leur véhicule ! »

Ainsi, la question posée ici n'est pas qu'environnementale, elle est aussi éminemment sociale, et nous renvoie aux contradictions (assumées ? Voulues ?) du système de société de consommation. N'oublions pas que l'envoi à la casse de centaines de milliers de voitures anciennes, souvent les moins roulantes en nombre de kilomètres mais servant plutôt à rallier les villages avoisinants et les villes les plus proches, risque bien aussi de défavoriser les populations rurales, souvent âgées mais pas seulement, et réduire notablement leur propre pouvoir d'achat pour un bénéfice environnemental pas exactement avéré... Ne faudrait-il pas plutôt travailler sur le redéploiement des systèmes d'autobus et sur le maintien des petites gares, là où elles existent encore, sans oublier de penser à la réouverture de quelques unes récemment fermées pour des raisons avouées de rentabilité ? De plus, renforcer le pôle économique de la réparation automobile ne me semble pas inutile, loin de là, et favoriserait une plus longue et meilleure vie des véhicules, avec de meilleures garanties environnementales, et maintiendrait une activité économique dans de nombreux endroits aujourd'hui menacés de désertification par la métropolisation et une rurbanisation envahissante qui bétonne les campagnes au plus grand profit, non des villages, mais des grandes zones commerciales périurbaines les plus proches.

Mais ces quelques propositions seront-elles entendues par une République de consommation qui ne raisonne qu'en termes de croissance et de rentabilité, en fait de profitabilité ? Une République qui parle de réduire la fracture numérique mais ne cesse d'aggraver, par des mesures telles que celle d'un contrôle technique « automobilicide », les fractures sociales et territoriales ? Là encore, je doute que la République puisse réussir...

Notes : (1) : M. René Fargier, de Lournand, dans Marianne, semaine du vendredi 8 décembre 2017. 

(2) : J'y rajouterai les personnes âgées qui, d'ailleurs, sont souvent de « petits retraités » dans le cas qui nous occupe, et dont le dernier achat d'une voiture remonte à deux ou trois décennies (voire plus encore)... 

(3) : Les récents et répétés scandales sur la question des particules fines qui ont touché toutes les grandes marques automobiles devraient effectivement susciter une certaine méfiance à l'endroit des promesses des grands constructeurs qui, il y a peu encore, laissaient entendre que le « diesel propre », véritable oxymore, pouvait vraiment exister...

(4) : Une excellente et judicieuse question !

http://nouvelle-chouannerie.com/