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30/04/2017

Le premier tour des présidentielles a-t-il été truqué ?

Trois vidéos pour comprendre…

Kriss Papillon et Edouard Frémy, chacun à leur façon, se sont interroger sur l’improbable résultat de premier tour des élections présidentielles.

Philippe Béchade, Président des éconoclastes, spécialiste des marchés, analyse les élections présidentielles à travers les résultat de la Bourse. La Bourse qui a enregistré une hausse historique le soir des résultats, dimanche 23 avril, démontre à qui profite le crime (Macron en tête du 1er tour): aux riches qui ont un capital en bourse, à l’évidence pas aux pauvres.

Voir aussi: L’euroligarque Macron nargue la « chair à canon du libéralisme sauvage » qu’est le peuple de France – L’UE enjeu du second tour

emiliedefresne@medias-presse.info

http://www.medias-presse.info/le-premier-tour-des-preside...

Stoppons Macron ! #40 avec Marin de Viry

Alain de Benoist : « Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision »

Source Breizh-info.com cliquez ici

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu Emmanuel Macron et Marine Le Pen se qualifier, Breizh-info.com a recueilli les réactions d’Alain de Benoist.

Breizh-info.com : Quels enseignements tirez-vous du premier tour de l’élection présidentielle ? En quoi diffère-t-elle de toutes celles qui l’ont précédée ?

Alain de Benoist : Le fait capital de cette élection, celui qui lui confère un véritable caractère historique, ce n’est ni le phénomène Macron ni la présence de Marine Le Pen au second tour. C’est la déroute totale des deux ancien grands partis de gouvernement, le PS et Les Républicains. Je l’avais laissé prévoir ici même en février dernier, à un moment où personne ne semblait s’en aviser : pour la première fois depuis que le chef de l’État est élu au suffrage universel, aucun des deux partis qui depuis près d’un demi-siècle ont gouverné la France en alternance ne sera présent au second tour.

Dans le passé, ces deux partis n’avaient jamais représenté à eux deux moins de 45 % des suffrages (57 % en 2007, 55,8 % en 2012). Aujourd’hui, ils en représentent ensemble à peine un quart (Fillon 19 %, Hamon 6 %), moins que Sarkozy en 2007 ou Hollande en 2012. Tous deux se retrouvent à l’état de champs de ruines et au bord de l’implosion. Leur décomposition marque la fin de la VeRépublique telle que nous l’avons connue. Ce sont eux les grands perdants du scrutin.

Ce coup de tonnerre sans précédent ne doit pourtant pas surprendre, car il est parfaitement conforme au schéma populiste. Dans tous les pays où le populisme marque des points, ce sont les partis représentant l’ancienne classe dirigeante qui en pâtissent le plus. On a vu cela en Grèce, en Espagne, en Autriche et ailleurs. Maintenant, c’est l’heure de la France. Et ce n’est sans doute qu’un début, puisque nous allons sans doute nous diriger maintenant vers une période d’instabilité, de crise institutionnelle et de grande confusion.

Breizh-info.com : Est-ce la fin du système traditionnel droite-gauche que l’on a connu depuis des décennies ?

Alain de Benoist : Les anciens partis de gouvernement étaient aussi ceux qui portaient le traditionnel clivage droite-gauche. Le curseur se déplaçait alors sur un plan horizontal, ce qui a lassé des électeurs qui de surcroît ne voient plus très bien ce qui distingue la droite de la gauche. Macron et Marine Le Pen ont en commun de surfer sur cette lassitude vis-à-vis du « Système ». Je répète ici ce que j’ai déjà écrit plusieurs fois : à l’ancien axe horizontal correspondant au clivage droite-gauche se substitue désormais un axe vertical opposant ceux d’en haut à ceux d’en bas. Le peuple contre les élites, les gens contre les puissants.

On peut bien sûr vouloir conserver à tout prix le couple droite-gauche, mais alors il faut constater que les couches populaires sont de plus en plus à droite, tandis que la bourgeoisie est de plus en plus à gauche, ce qui constitue déjà une révolution.

Breizh-info.com : Les résultats semblent également confirmer la fracture entre les métropoles et la « France périphérique », mais aussi entre la France qui compte le moins d’immigrés, qui vote Macron, et celle qui en compte le plus, qui vote Le Pen. Qu’en pensez-vous ?

Alain de Benoist : Je pense en effet que le clivage Macron-Le Pen recouvre dans une très large mesure l’opposition entre la « France périphérique », celle des couches populaires humiliées, laissées pour compte, qui s’estiment à juste titre victimes d’une exclusion à la fois politique, sociale et culturelle, et celle des métropoles urbanisées où vivent les cadres supérieurs et les bobos, les classes possédantes et la bourgeoisie intellectuelle intégrée, qui profitent de la mondialisation et aspirent à toujours plus d’« ouverture ». D’un côté la France qui gagne bien sa vie, de l’autre celle qui souffre et qui s’inquiète.

Mais cette opposition spatiale, particulièrement bien explorée par Christophe Guilluy, a aussi (et surtout) le sens d’une opposition de classe. Je partage à ce sujet l’opinion, non seulement de Guilluy, mais aussi de Mathieu Slama, selon qui « la lutte des classes ressurgit politiquement à la faveur d’un duel de second tour qui oppose le libéral Emmanuel Macron à la souverainiste Marine Le Pen ».

« Derrière cette lutte des classes, ajoute Slama, se cache un affrontement entre deux visions du monde : la vision libérale et universaliste, qui ne croit ni en l’État ni en la nation, et la vision que l’on nomme aujourd’hui populiste ou encore souverainiste, qui veut restaurer l’État, les frontières et le sens de la communauté face aux ravages de la mondialisation ».

L’erreur symétrique de la droite et de la gauche classiques a toujours été de croire que la politique pouvait s’extraire des enjeux de classe – la droite par allergie au socialisme et au marxisme, la gauche parce qu’elle croit que la classe ouvrière a disparu et que le peuple ne l’intéresse plus.

Breizh-info.com : Que représente Macron ?

Alain de Benoist : La morphopsychologie nous dit déjà qu’Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision. Disons que c’est un algorithme, une image de synthèse, un milliardaire issu des télécoms, un joueur de flûte programmé pour mener par le bout du nez « selzésseux » qui ne voient pas plus loin que le bout de ce nez. C’est le candidat de la Caste, le candidat des dominants et des puissants. C’est un libéral-libertaire qui conçoit la France comme une « start up » et ne rêve que d’abolition des frontières et des limites, des histoires et des filiations. C’est l’homme de la mondialisation, l’homme des flux migratoires, l’homme de la précarité universelle. Le chef de file des « progressistes » par opposition à ceux qui ne croient plus au progrès parce qu’ils ont constaté que celui-ci n’améliore plus, mais au contraire assombrit leur ordinaire quotidien.

Dans le passé, les milieux d’affaires soutenaient le candidat qu’ils estimaient le plus apte à défendre leurs intérêts (Alain Juppé en début de campagne). Cette fois-ci, ils ont jugé plus simple d’en présenter un eux-mêmes. Aude Lancelin n’a pas tort, à cet égard, de parler de « putsch du CAC 40 ».

Breizh-info.com : L’échec de Jean-Luc Mélenchon ?

Alain de Benoist : Échec tout relatif ! Orateur hors pair, tribun véritablement habité, Jean-Luc Mélenchon est celui qui, dans la forme et dans le fond, a fait la meilleure campagne électorale. En l’espace de quelques semaines, il a plus remonté dans les sondages qu’aucun autre candidat, écrabouillant au passage le Schtroumpf du PS, parvenant pratiquement au niveau de Fillon et doublant son score par rapport à 2012.

Plus important encore, cette élection présidentielle lui a donné la possibilité d’incarner un populisme de gauche qui, avant lui, n’existait qu’à l’état d’ébauche. Vous aurez peut-être remarqué qu’il a commencé à monter dans les sondages à partir du moment où il n’a plus parlé de la « gauche » dans ses discours, mais seulement du « peuple ». C’est un détail révélateur. Ajoutons à cela que, contrairement à Hamon ou Duflot, il a eu le courage de ne pas appeler à voter en faveur de Macron. Personnellement, je regrette beaucoup qu’il ne soit pas au second tour.

Breizh-info.com : Marine Le Pen a-t-elle encore des chances de l’emporter ? Quels doivent être les principaux axes de sa campagne ? Où se trouve son réservoir de voix ?

Alain de Benoist : Ses chances au second tour sont a priori assez faibles, puisque tous les sondages la donnent pour battue. Ses principaux concurrents ont appelé à voter pour Emmanuel Macron, à commencer par François Fillon (ce qui ne manque pas de sel), mais il reste à savoir si leurs consignes seront suivies. Les reports de voix ne sont jamais automatiques. Outre les abstentionnistes, Marine Le Pen peut espérer recueillir au moins un tiers des voix de Fillon, plus de la moitié de celles de Dupont-Aignan, voire 10 ou 15 % des voix de Mélenchon, mais je doute que cela lui permette de remporter la victoire. Le score du second tour devrait s’établir à 60/40, ou à 55/45 dans le meilleur des cas.

Cela dit, avec 21,4 % des voix (contre 17,9 % en 2012), Marine Le Pen marque sérieusement des points, non seulement parce qu’elle accède au second tour, mais aussi parce qu’elle rassemble près de huit millions de suffrages (le double de son père en 2002), contre seulement six millions aux dernières élections régionales. Le plus important est qu’elle surclasse le PS et Les Républicains, ce qui pose le FN en principale force d’opposition face à la future coalition « progressiste » de Macron.

Disons néanmoins que sa campagne fut assez inégale. Pas assez de lyrisme, pas assez d’émotion : elle sait se faire applaudir, mais elle ne sait pas faire vibrer. Dans son clip de campagne, le peuple était d’ailleurs absent.

Sa seule chance de gagner est de faire comprendre à la majorité des Français que le second tour ne sera pas un vote pour ou contre le Front national, mais un référendum pour ou contre la mondialisation. Il faudrait aussi qu’elle soit capable de convaincre en priorité les électeurs de gauche qu’il serait insensé de leur part d’apporter leur suffrage à l’homme de la casse sociale et de la loi El Khomri, de la dictature des actionnaires et de la toute-puissance des marchés financiers, au porte-parole du Capital pour qui la politique n’est qu’un instrument à mettre au service des intérêts privés.

Breizh-info.com : Êtes-vous surpris de la faible mobilisation dans la rue contre Marine Le Pen, contrairement à ce que l’on avait vu en 2002 ?

Alain de Benoist : Je n’en suis pas surpris du tout. L’élection de 2002 n’a aucun rapport avec celle que nous venons de vivre. Il n’y a que les diplodocus et les « antifas » pour ne pas comprendre que nous avons changé d’époque.

Breizh-info.com : Une remarque finale ?

Alain de Benoist : Si un scénariste avait écrit par avance l’histoire de cette campagne électorale telle qu’elle s’est effectivement déroulée, aucun réalisateur n’aurait jugé son scénario crédible. Elle a en effet déjoué tous les pronostics. François Hollande a rêvé pendant des années de solliciter un second mandat, mais il a finalement dû y renoncer. On le donnait pour un fin manœuvrier, mais il a perdu le contrôle de son propre parti. La droite considérait que cette élection était « imperdable », et pourtant elle l’a perdue. Les primaires étaient censées renforcer le pouvoir des partis et consacrer les mieux placés pour l’emporter (Sarkozy ou Juppé, Valls ou Montebourg), elle les a définitivement affaiblis et n’a sélectionné que des « outsiders » qui n’ont pas brillé.

Quant au phénomène Macron, personne ne l’imaginait possible il y a encore un an. Cela montre qu’en politique, rien n’est jamais joué par avance. L’histoire est toujours ouverte.

Stoppons Macron ! #39 - extrait de Cap sur l'Élysée

Macron n’est que le « produit » d’appel du mondialisme et des grands groupes financiers

De Philippe Maxence, directeur de L'Homme Nouveau :

"[...] Macron n’est que le « produit » d’appel du mondialisme et des grands groupes financiers. Pierre Bergé, Xavier Niel, Patrick Drahi, Jacques Attali, sont parmi ses principaux soutiens. Leur agenda est simple : continuer à déréguler la société française, à l’ubériser économiquement tout en imposant une ubérisation morale avec l’ouverture à la marchandisation du corps. Il n’est pas exagéré de voir en Emmanuel Macron un « Hollande 2.0 » ; une nouvelle version plus attrayante et plus performante du social-libéralisme-libertaire. Libéral au plan économique et libertaire au plan moral, le tout placé le temps de la transition, sous la conduite de l’État, selon la bonne conception dirigiste du socialisme.

Soutenue par une bonne partie du petit peuple, Marine Le Pen aura du mal à faire le poids. D’abord parce que le système, ayant anticipé son score, a réagi pour éviter l’équivalent du Brexit ou de l’arrivée de Trump au pouvoir. Ensuite, parce que l’on ne gagne pas un second tour sans alliés politiques. Le Front national est électoralement le premier parti de France, mais il est seul. Sauf si les électeurs de Fillon et de Mélenchon décident de ne pas suivre les consignes de vote des appareils politiques. Dans l’état d’emprise médiatique dans lequel sont enserrés les Français, on voit mal comment les reports de voix seraient décisifs pour que la candidate du Front national l’emporte au second tour.

Que faut-il faire ?

Le véritable redressement de la France ne passera pas par une victoire électorale. Elle nécessite un véritable effort sur le long terme, une réforme intellectuelle et morale, de très grande ampleur. Est-elle possible ?

Qu’elle soit absolument nécessaire doit suffire pour travailler dans ce sens. Il est urgent de remettre de l’ordre dans les concepts, de se libérer de la fascination électorale qui repose sur l’opposition entretenue des Français les uns contre les autres. Un jeune philosophe vient à ce titre de publier un essai remarquable qui mérite que l’on s’y attarde. Dans Souveraineté et désordre politique, vaincre le nihilisme (Cerf, 208 p., 19 €), Guilhem Golfin s’attaque de front au concept de souveraineté dont il montre bien à la fois ce qu’il recouvre aujourd’hui comme réalités à défendre et d’ambiguïté en raison de ses origines modernes, clairement anti-chrétiennes. Le travail d’éclaircissement qu’il a opéré à ce sujet, en recourant à la fois à la philosophie classique et à la pensée chrétienne, évite de se laisser entraîner dans les fausses solutions générées par le système tout en préparant l’avenir. C’est un modèle du genre, véritable facteur d’espoir."

Michel Janva

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La grosse BOURDE de Benoît Hamon que personne n'a relevée. L'inculture GAUCHISTE, une constante !

29/04/2017

« Macron est le candidat des milliardaires »

Selon les sociologues du CNRS Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, la « guerre de classe » menée par la bourgeoisie risque de se durcir en cas de victoire d’Emmanuel Macron. Le couple analyse (avant le 1er tour) pour Politis la trajectoire d’Emmanuel Macron,

« mandaté par la classe dominante pour donner un grand coup de balai sur les divisions politiques, qui paralysent les intérêts de l’oligarchie ».

Michel Janva

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Le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen provoque un tollé

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Le candidat de Debout la France, qui est arrivé sixième avec 4,7 % des voix au premier tour de la présidentielle, a affirmé avoir passé un “accord de gouvernement” avec Marine Le Pen. Ce nouveau soutien provoque un tollé.

Je soutiendrai Marine Le Pen, je ferai campagne même avec elle sur un projet de gouvernement élargi.
J’aurais pu faire comme beaucoup de personnalités politiques, me laver les mains au second tour, l’intérêt personnel, c’est de faire ça, l’intérêt de mon parti aussi, qui n’a jamais donné de consigne de vote. Mais je pense que la France est à la croisée des chemins. Notre pays […] a vécu cinq ans terribles avec François Hollande, et je pense que Macron est un François Hollande puissance dix, fabriqué par des intérêts financiers, médiatiques.

Ce soutien apporté à Marine Le Pen a provoqué un tollé. Dominique Jamet, vice-président de Debout la France, a annoncé qu’il quittait le mouvement, tout comme Éric Anceau.
François Bayrou, qui n’a pas honte d’avoir soutenu Hollande, a déclaré : “Dupont-Aignan : qu’on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte !

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Vente d'Alstom : Emmanuel Macron pris en flagrant délit de mensonge

Michel Janva

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On voit au travers des ralliements à Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Sarkozy pour contourner le résultat du référendum

Le G21 est un cercle de réflexion qui regroupe d’anciens hauts fonctionnaires, entrepreneurs et économistes, ayant exercé des responsabilités autant dans le secteur public que privé. Jean-Pierre Gérard, président (photo), Jean Hernandez vice-président, Henri Conze vice-président, Christian Després trésorier, Jacques Aurin secrétaire général, publient cette note :

6a00d83451619c69e201b7c8f236b4970b-800wi.jpg"La plupart des commentaires sur le premier tour de l’élection présidentielle font référence à une opposition droite gauche. Il apparaît à l’évidence que le véritable enjeu organisé pour le deuxième tour correspond à la partition du corps électoral entre les eurolâtres, qui ne vivent que pour la suppression de la souveraineté française dissoute dans une Europe fédérale et antidémocratique, et les patriotes qui souhaitent que l’Europe soit construite sur des critères respectant mieux la volonté des peuples. Ce débat depuis le refus de la constitution européenne au référendum de 2005, est toujours sous-jacent dans toutes les consultations électorales. Aujourd’hui encore, on voit au travers des ralliements à E. Macron, se reformer le front parlementaire utilisé par Nicolas Sarkozy pour contourner le résultat du référendum.

Dans ces conditions, et vu le peu de clarté des propositions du candidat Emmanuel Macron, on ne peut s’en tenir qu’aux seules déclarations réelles et fermes qu’il ait faites. C’est-à-dire, sa vision de la France et ses souhaits pour l’Europe.

Emmanuel Macron souhaite représenter son pays. La première chose qu’il devrait faire serait d’en être fier, et d’assumer toute l’histoire de notre pays avec les bons et les mauvais côtés. Malheureusement, fidèle à son maître François Hollande, il continue sur la repentance qui ne mène à rien et qui nous rend méprisables.

Nous ne pouvons souhaiter voter pour un homme qui en Algérie a déclaré que la France avait commis avec la colonisation, un crime contre l’humanité. En premier lieu, les crimes contre l’humanité ont une définition bien précise, qui ne correspond pas à ce que la France a fait en Algérie depuis 1830. En deuxième lieu, s’il y avait eu crime contre l’humanité la population de l’Algérie depuis 1830 jusqu’à aujourd’hui ne serait pas passée de 1 million à 11,7 millions en 1962. Et enfin, une telle attitude irresponsable rend encore plus difficile l’intégration des populations algériennes et maghrébines et les rend toujours plus exigeantes.

Nous ne pouvons pas voter pour quelqu’un qui n’est pas fier du pays qu’il souhaite représenter.

Emmanuel Macron sur l’Europe, a dit clairement qu’il voulait une Europe supranationale. C’est exactement ce qui a été refusé par référendum en 2005. Il est quand même effrayant de penser que des personnalités qui se disent démocrates, imposent depuis maintenant 12 ans une construction qui a été refusée par référendum, et dont on voit aujourd’hui encore plus la nocivité. La construction européenne doit être autre chose, et faire le plus grand cas de la volonté des peuples.

Sur tous les autres sujets, économiques, sociaux, culturels, Monsieur Macron, est d’accord avec tout le monde, c’est-à-dire avec personne. Monsieur Macron a eu pendant pratiquement quatre ans d’importantes responsabilités économiques, auprès de Monsieur Hollande, pendant lesquelles les Français se sont dramatiquement appauvris.

Nous ne pouvons pas voter pour un homme dont toute l’action est antidémocratique et contraire aux souhaits de la population.

Enfin on nous vante la jeunesse du candidat. Ce qui est vrai sur l’État civil, mais faux dans la réalité. Emmanuel Macron est un vieux jeune, ses soutiens sont dans la vie politique depuis 40 ans et ce sont les mêmes qui n’ont comme ambition que de détruire la France.

Le G21 est fier de notre pays. Nous refusons de le voir sombrer. Le score du premier tour a été obtenu par des manœuvres plus sordides les unes que les autres, que jamais Monsieur Macron n’a dénoncées. Nous avons une autre idée de la responsabilité politique, et nous refusons de cautionner de telles méthodes.

Le seul conseil que donne le G21, est de ne pas voter Emmanuel Macron."

Michel Janva

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I-Média #149 : Soirée électorale, le sacre de Macron

28/04/2017

Macron : la civilisation en marche arrière - Journal du vendredi 28 avril 2017

Neutralité dans l’Education nationale : 78% des enseignants ont voté à gauche ou à l’extrême gauche

Pour les parents d’élèves qui s’inquiétaient d’un certain manque de neutralité politique dans l’Education nationale émanant des enseignants, un sondage IFOP suite au premier tour de l’élection présidentielle va les amener à s’interroger encore un peu plus.

Il en résulte en effet que 78% des enseignants interrogés disent avoir voté à gauche ou à l’extrême gauche.

Le milieu enseignant, qui représentait 945 000 personnes en 2016, a voté Macron à 38% et Mélenchon à 23%, ainsi qu’Hamon à 15%, Poutou à 1,5% et Arthaud à 0,5%.

Ils ne sont par ailleurs que 5% à avoir voté Marine Le Pen – qualifiée pour le deuxième tour – signe d’un profond décalage entre ceux qui enseignent à nos enfants et le peuple. Pour François Fillon, ils sont 11%, et 4% pour Nicolas Dupont-Aignan ainsi que 0,5% pour Asselineau, 1,5% pour Jean Lassalle et 0% pour Jacques Cheminade.

Les enseignants sont par ailleurs 86% à déclarer vouloir réserver les trois quarts du temps scolaire en primaire aux enseignements fondamentaux, 84% à vouloir mettre en place un service public du soutien scolaire ou encore 83% à vouloir abroger la réforme du collège, rétablir les filières européennes, bilingues et les options langues anciennes. Un camouflet pour Najat Vallaud-Belkacem !

Voir l’intégralité de l’étude ici

Cette adhésion ultra majoritaire aux idées de gauche explique aussi pourquoi en France, les parents sont de plus en plus nombreux à retirer leurs enfants de « l’école de la République » pour les diriger vers d’autres pédagogies.

Etude réalisée par l’Ifop pour SOS Education par questionnaire auto-administré en ligne du 16 au 19 avril 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 enseignants, représentatif de la population des enseignants. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, niveau de degré d’enseignement, statut, académie) établis sur la base des données RERS 2016.

http://www.breizh-info.com/2017/04/27/68171/neutralite-da...

CONTRE MACRON, LE CANDIDAT DE LA FINANCE, LES MANIFS S'ORGANISENT DÉJÀ

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Rumeurs de fraude électorale : l'élection sera-t-elle illégitime ?

6a00d83451619c69e201b7c8f1d784970b-200wi.jpgDe nombreux bugs ont émaillés le 1er tour. Certains lecteurs m'en ont témoigné personnellement. Cette page recense quelques irrégularités :

"Tout a commencé quand l’une de nos rédactrices nous a fait part de son sentiment un peu étrange. En novembre dernier, elle s’était inscrite sur les listes électorales, via le site service-public.fr avec la confirmation électronique que tout était validé dans les règles. Inquiète de ne pas voir sa carte électorale arriver, elle prend contacte avec sa mairie. Finalement, le 22 avril, la veille des élections, elle apprendra qu’elle n’était pas inscrite sur les listes électorales suite à des bugs sur le site gouvernemental qui n’avait pas assuré la transmission aux mairies. Une histoire qui pourrait sembler anecdotique si elle ne faisait pas écho à des centaines, des milliers de témoignages exprimant la même chose : une impossibilité de voter au premier tour pour différentes raisons. Suite à la diffusion de la lettre qu’a reçue notre rédactrice, sur Facebook, une vagues de témoignages s’est abattue sur notre réseaux. Plus de 5000 commentaires, des centaines d’e-mails, tous témoignant de situations très similaires, uniquement pour notre média. [...]

À côté des ces inscriptions disparues dans de mystérieuses failles du système, il y a le scandale des radiations de milliers de personnes, sans qu’elles en aient été averties. Et là, les chiffres ont de quoi faire frémir. À Strasbourg, 15 000 personnes ont été dans l’incapacité de voter car elles se sont aperçues le jour même du premier tour qu’elles n’étaient pas sur les listes. Des cas similaires ont été rencontrés dans d’autres villes comme Nancy, Clichy, Le Havre, La Queue-en-Brie (Val-de-Marne), Créteil, Le Mans… Au Mans par exemple, c’est 4079 personnes qui ont été radiées depuis les dernières élections de 2015. 5 000 électeurs radiés pour le Havre, et pas moins de 81 305 électeurs pour le département du Val-de-Marne. [...]

Parallèlement à la question de ces empêchés de vote, environ 500 000 personnes ont été inscrites sur deux listes différentes et ont reçu deux cartes électorales. Parmi ces cartes, certaines sont destinées à une adresse identique comme en témoignent les clichés. Avec une forte amende et courte peine de prison, on admettra que la tentation n’a pas dû germer dans l’esprit de tous. Pour autant, nous voilà donc encombrés d’un « dysfonctionnement » de plus qui s’ajoute à la liste des irrégularités. Cette problématique est d’autant plus importante qu’aucune mesure supplémentaire n’a été prise pour vérifier le vote unique de chacun et que le porte-parole du Ministère de l’Intérieur exprime en conscience qu’il nous faut compter sur l’honnêteté et la peur du gendarme, en attendant qu’un répertoire unique des électeurs ne soit opérationnel… d’ici 2019! En attendant, techniquement, rien n’empêchaient ces 500 000 personnes de voter deux fois si ce n’est la peur de la justice. Mais ceci est loin d’être la dernière irrégularité qui entache ce vote jugé de tous historique."

Irrégularités aussi lors du dépouillement :

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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/rumeurs-d...

Stoppons Macron ! #38 avec Gabriel Robin

Compromission des médias : la preuve par l’image

Ce que révèle – enfin ! – cette video est un scandale.

Regardez…

Contrairement aux rumeurs de « fake », il s’agit bien de la main de quelqu’un de l’équipe d’Emmanuel Macron, ce qui est confirmé par Ruth Elkrief elle-même, dans un tweet de justification…

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Le plan occulte des ONG pour que l’Europe soit envahie

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Sur leur site internet, les ONG humanitaristes le disent clairement :

« Nous voulons des voies légales pour faire arriver les migrants. »

Et puisque pour l’instant l’UE ne le peut ou ne le veut, elles y pensent elles à les faire venir !

Le refrain est toujours le même : puisque l’Europe se refuse à favoriser par des lois appropriées la venue de tous les migrants chez elle, les ONG organisent l’invasion et font de « pont » entre l’Afrique et le Vieux continent.

Avec l’excuse des sauvetages en mer, elles combattent une bataille idéologique pour contraindre les nations européennes à se transformer en port hospitalier pour tout individu étranger qui débarque à la recherche de l’Eldorado.

Si sauver quelqu’un en mer n’est pas un crime, tout autre est d’inciter des milliers de personnes à traverser, sur des embarcations de fortune, la Méditerranée pour atteindre les côtes européennes et débarquer clandestinement en Italie ou ailleurs. Ainsi que le soupçonnent les parquets de Catane et Palerme, en Sicile, de Cagliari en Sardaigne, et de Reggio Calabria dans le sud de l’Italie, diverses ONG présentes en mer se rendent responsables de différentes manières d‘un tel délit.

Ces ONG, Médecins sans frontières, Save the Children, Moas, Sea-Eye et toutes les autres, agissent ainsi par idéologie immigrationniste : elles ne partagent pas les politiques européennes restrictives et veulent la création de « canaux légaux » pour tous ! Tant que ces « canaux » n’existeront pas elles les remplaceront, tout simplement, en continuant à se positionner à quelques milles des côtes libyennes et à intercepter les bateaux de migrants. Et elles ne s’en cachent même pas :

« En considérant l’absence d’opérations de recherche et de secours engagées sur une vaste échelle, nous avons décidé de nous activer en première ligne »écrit MSF sur son site internet. « Nous sommes conscients que les opérations de recherche et de secours ne constituent pas une solution : seulement l’institution de voies légales et sûres pour rejoindre l’Europe pourraient réduire ou empêcher les morts en mer. »

Save the children écrit pareillement sur le web :

«Parmi les recommandations présentées à l’UE et aux États membres nous demandons d’activer et de garantir des voies sûres et légales à travers lesquelles les migrants, et en particulier les enfants, puissent rejoindre l’Europe en évitant ainsi de se confier aux trafiquants d’êtres humains. »

Life Boat en vient même à accuser l’Europe d’avoir des politiques de « verrouillage » de la Méditerranée !

Le combat de ces ONG va donc bien plus loin que celui de sauver des vies en mer. Elles veulent imposer aux nations européennes l’accueil total ainsi que la légalisation de tous les étrangers qui arrivent. Sous couvert de mettre un terme aux mafias de passeurs, elles incitent par ailleurs à une immigration de masse. Elles veulent contraindre les états à accueillir indistinctement quiconque veut venir et à leur donner une nouvelle citoyenneté. C’est le constat du procureur de la République italienne,Carmelo Zuccaro, qui s’est demandé durant son audition devant les commissions parlementaires s’il est normal que soit « consenti à des organisations privées de se substituer aux forces politiques et aux volontés des nations. »

Deux faits sont clairs cependant : en 2016 sur les 91 000 demandes d’asile uniquement 17 000 ont abouti positivement. Peu sont donc de vrais « réfugiés ». Mais depuis que les ONG humanitaristes patrouillent en mer pour sauver, comme elles disent, des réfugiés en mer, depuis qu’ont commencé les opérations SAR (recherche et sauvetage), étonnement, le nombre de morts en Méditerranée a augmenté. Quelque chose ne tourne donc pas rond… il semblerait que l’engagement humanitariste et idéologique de ces ONG soit mortifère…

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/le-plan-occulte-des-ong-pou...

27/04/2017

Emmanuel Macron perd le Nord - Journal du jeudi 27 avril 2017

Mauvais théâtre, mauvaise pièce, mauvais acteurs

Selon une enquête Harris interactive réalisée pour RMC et Atlantico, 61% des Français jugent que le début de campagne de second tour de Marine Le Pen  est nettement plus réussi que celui d’Emmanuel Macron. 52% des sondés estiment même que l’héritier de François Hollande a raté son entrée en campagne. 43% des personnes interrogées se disent aussi choquées par la fête triomphaliste organisée avec des pipoles le soir du premier tour par l’ancien de la  banque Rothschild à La Rotonde, dans une des cantines parisiennes de la Caste. Un sentiment de décalage avec les Français qui n’a pas été dissipé après la journée d’hier et les prestations catastrophiques du gourou d’En Marche!

Présent à Amiens hier, sa ville d’origine,  Emmanuel Macron n’avait pas souhaité aller à la rencontre des salariés de Whirlpool, en grève contre la délocalisation de leur usine en Pologne, fermeture décidée par des actionnaires Américains désireux de s’engraisser encore un peu plus sur la bête. Tant pis s’il s’agit de laisser sur le carreau des centaines de familles françaises; what else comme dirait l’autre… M. Macron  avait choisi plus confortablement de discuter dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Amiens avec des interlocuteurs triés sur le volet. Marine elle, quittant une réunion de son Comité stratégique à Paris,  s’est rendue directement sur le piquet de grève où elle a été acclamée par les ouvriers. « Avec moi, leur usine ne fermera pas ! » a promis la candidate national.

Le piège s’est refermé sur le liquidateur d’Alstom, que l’initiative de Marine  a  finalement obligé d’aller au contact des grévistes, comme le lui avait demandé le journaliste et réalisateur de gauche François Ruffin -César du meilleur film documentaire en 2017 pour son premier film, Merci Patron !– présent sur les lieux. S’en est suivi un échange houleux, l’ex désastreux ministre de l’Economie ayant été copieusement sifflé et conspué.

Dans son éditorial, le rédacteur en chef de l’Express, Christophe Barbier, constate les dégâts: « (M. Macron) a-t-il commis une erreur en allant rencontrer les salariés de Whirlpool à Amiens ? À première vue oui, il a surestimé ses forces et son charisme a des limites (…). Par ailleurs, il doit maintenant assumer d’être le candidat de la France d’en haut, qui a l’impression de s’en sortir. Il montre aux électeurs de cette France tentés par l’abstention, qu’elle laissera peut-être passer Marine Le Pen le 7 mai

La réunion publique tenue le soir même à Arras par le candidat adoubé par le PC et le bureau poltique de LR, diffusée sur les chaînes d’information, n’a pas dissipé le malaise. Sur un mode proche de l’hystérie, M. Macron a enfilé comme à son habitude, à un rythme effréné les formules creuses, vides, et, visiblement sur les nerfs, les attaques grossières contre l’opposition patriotique et sa candidate. Devant ce spectacle, on était envahi d’une gêne diffuse, celle que l’on ressent quand on voit une personne se ridiculiser en jouant médiocrement un rôle pour lequel il n’est à l’évidence pas fait. Le costume semble trop grand. Les années lycéennes de cours de Théâtre sous la direction de sa prof de Français n’ont finalement été pas très concluantes…

D’ailleurs, même le très bobo chroniqueur-comédien-réalisateur Nicolas Bedos, le fameux fils de Guy, est catastrophé par l’écriture des spectacles-meeting du poulain de MM. Minc et Attali. Commentant son discours accueillant le résultat du premier tour dimanche dernier, il suppliait : « Qu’on présente d’urgence des auteurs à notre fringant candidat, Il mérite de meilleurs textes. La république aussi (sic). Au delà des longueurs et de l’inouïe faiblesse du style, son discours d’hier soir était indigne du moment, ces formules de victoires follement prématurées, d’une choquante frivolité face à la gravité de l’enjeu. Une grande partie des électeurs portent le deuil d’une élection, la classe politique toute entière titube en ne sachant même plus à quel taulier se vouer. Et le gars se tripote comme s’il fêtait son Bac.» Evidemment, vu sous cet angle…

D’une hystérie l’autre, pointons encore celle d’un des fondateurs de Ras-le-Front,  Didier Daeninckxqui traîne une solide réputation de stalinien  allumé y compris dans les rangs de l’ultra-gauche. Un  monomaniaque, expert en procès en sorcellerie qui, dans Libération tire à boulet rouge…. sur Jean-Luc Mélenchon.  Ce dernier, selon Daeninckx, serait indigne de d’arborer comme il le fait le triangle rouge des déportés communistes  puisqu’il a  refusé de dire qu’il voterait contre Marine Le Pen. Sorti de sa retraite par le quotidien de Patrick Drahi  pour cracher son venin, Daeninckx  n’oublie  pas au passage d’apporter sa pierre à l’entreprise de calomnie et de désinformation à l’encontre de  Jean-François Jalkh, suite à sa nomination à la présidence du FN,  le temps de la campagne de Marine. Il rejoint ici notamment deux autres  propagateurs de mauvais fantasmes, le grand oriental LR Xavier Bertand et l’expert alimentaire en amalgames poussifs,  le directeur des Etudes au CRIF,  membre de l’Observatoire sur l’antisémitisme puis rapporteur de la CNCDH,  Marc Knobel. Là aussi rien de neuf!

En ces temps d’imposture(s), le service public traque aussi les déviants, même ceux appartenant à la famille progressiste qui ont le front de ne pas relayer servilement le mot d’ordre du vote Macron obligatoire. Pierre-Emmanuel Barré, humoriste politiquement correct officiant sur France Inter dans l’émission de Nagui, «La Bande originale», en a été victime.

« S’estimant censuré, il annonce au Parisien qu’il démissionne de la station », censure portant sur sa  chronique dans lequel il défendait les abstentionnistes « refusant de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.» Nagui, un des nantis du service public, payé avec notre argent mais jamais  avare d’appels  à faire barrage au FN,  a justifié cette inquisition soft, typique de notre démocrature :   «Sur le coup, je lui ai simplement dit qu’il n’était pas clair sur l’abstention. Qu’il casse Macron ou Le Pen, ok. Mais qu’il encourage l’abstention, c’est faire le jeu du FN. C’est ma responsabilité  de producteur (…) ».

Responsable mais pas coupable, on connait la musique… Elle est entonnée aujourd’hui  constate Bruno Gollnisch, par M. Macron et plus largement, depuis des décennies,  par tous ceux qui constatent avec frayeur que ce Système désastreux pour la France mais  qui les nourrit  vacille désormais sur ses bases.

https://gollnisch.com/2017/04/27/mauvais-theatre-mauvaise...

Les soixante ans du Traité de Rome

Le traité de Rome, signé dans la Ville éternelle le 25 mars 1957, par l'Italie, la France, l'Allemagne de l'Ouest, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, a fondé la Communauté Economique Européenne. La CEE (1957-1993) se définissait fondamentalement comme un marché commun, organisé strictement, entre tous les pays participants. Il devait pleinement entrer en vigueur au bout de 12 ans, en 1969. C'est effectivement ce qui s'est réalisé. Cette CEE est communément considérée, ce qui est d'ailleurs pertinent dans ses réalités institutionnelles, comme l'ancêtre directe de l'actuelle Union Européenne. L'UE a été fondée par le fameux Traité de Maastricht, ratifié par les États concernés en 1992-1993. L'UE a aggravé toutes les tares de la CEE, sans en corriger aucune. L'UE compte actuellement 28 États-membres, couvrant l'essentiel du continent européen - du moins si l'on en exclut ses marges orientales -, de l'Irlande à l'Estonie et du Portugal à la Roumanie. La Suisse et la Norvège non membres, sont nonobstant associées à l'UE.

De Rome à Rome, brève histoire de mensonges permanents

Le Traité de Rome avait été signé en 1957 par le chancelier fédéral allemand Konrad Adenauer, le ministre français des affaires étrangères Christian Pineau, le président du conseil italien Antonio Segni, le ministre des Affaires étrangères néerlandais Joseph Luns, le ministre des Affaires étrangères belge Paul-Henri Spaak, le président du conseil luxembourgeois Joseph Bech. Tous ces personnages ont été complètement oubliés, sauf Konrad Adenauer. Ils avaient tous beaucoup plus de tenue, de dignité, de culture, d'intelligence que leurs lointains successeurs. Il y avait d'ailleurs une conception quelque peu élaborée de la construction européenne dans les discours d'Adenauer ou de Spaak, ce qui tranche singulièrement avec le catalogue de slogans creux et enthousiastes et d'idées fausses chantées en chœur par les dirigeants des 27 aujourd'hui.

Parmi les contrevérités les plus flagrantes proférées publiquement à cette occasion de l'anniversaire du Traité de Rome, rappelons que l'Union Européenne n'est pas la prospérité pour tous, ni la paix ! En effet, l'Europe du Sud, France incluse même si à un degré moindre que d'autres, est en crise économique structurelle, et l'Europe de l'Est reste toujours pauvre globalement. Non, l'Union Européenne n'est pas la paix non plus, avec les multiples guerres d'agression contre le peuple serbe menées de 1991 à 1999, alors autant en Bosnie qu'au Kossovo - le cas de la Croatie est certes différent -, il défendait l'Europe véritable contre l'Islam implanté des siècles plus tôt par l'Empire Ottoman -. Actuellement, l’UE multiplie les provocations contre la Russie, avec en particulier l'embargo sur les produits russes depuis la crise de Crimée du printemps 2014, et un embargo est juridiquement une mesure guerrière. Se sont multipliées également les déclarations bellicistes en soutien aux prétentions des autorités ukrainiennes de Kiev. C'est une attitude d'autant plus dangereuse que la guerre se poursuit de fait en Ukraine de l'Est, en dépit des multiples accords de cessez-le-feu, jamais durablement respectés. Il faut rappeler que sur ce dossier russe, l'UE n'agit d'ailleurs absolument pas en vertu de quelque esprit paneuropéen, qui favoriserait l'Ukraine, mais en suivant docilement le biais antirusse systématique de l'Otan, encore dicté à Washington, malgré la disparition de l'ennemi soviétique en 1991. Un Européen véritable et digne de ce nom voudrait la dissolution de l'Otan, le départ de toutes les troupes américaines de l'Europe, et une politique de franche coopération avec la Russie. Cette attitude absurde, du point de vue des intérêts réels de l'Europe, comme sur tant d'autres sujets, à commencer par le soutien à l'immigration-invasion extra-européenne et musulmane de masse, rappelle constamment que cette UE repose sur une tromperie, une imposture, et vise dans les faits à la destruction de l'Europe, non à son unité pacifique et à sa prospérité.

Quelles perspectives pour l’UE ?

Les 28 seront 27 dans quelques mois, ou dans deux ans au plus, avec la procédure de départ du Royaume-Uni de l’UE enfin déclenchée par le Premier ministre britannique Theresa May en mars 2017, soit près d'un an après le référendum populaire du 23 juin 2016. Aussi, le Royaume-Uni, bien que juridiquement encore membre de PUE, a-t-il été le seul absent des 28 membres lors des cérémonies de célébration des 60 ans du Traité de Rome. Les 27 chefs d'État ou de gouvernements présents ont tous signé à cette occasion une déclaration favorable à l’UE. Tous ont signé, y compris les gouvernements demi-souverainistes et patriotes conservateurs de Hongrie et de Pologne. Madame le Premier ministre polonais, Beata Szydlo, avait entretenu le suspense sur sa signature jusqu'à la dernière minute, avant de signer quand même, en soulignant dans des communiqués officiels qu'il ne s'agissait que d'une courtoisie diplomatique, d'un catalogue de bonnes intentions, nullement d'un traité, ni même d'un programme concret. Les discussions officielles de 2017 ont tout de même dégagé l'idée consensuelle d'une « union à plusieurs vitesses », un blasphème jusqu'à il y a peu, en considérant que devrait se fédéraliser davantage un « noyau dur », autour précisément des six pays fondateurs, et quelques autres comme l'Autriche et l'Espagne, et une périphérie intégrée, regroupant en particulier la Pologne et la Hongrie, ou les Etats d'Europe de l’Est, aujourd'hui membres comme la Roumanie ou la Bulgarie, ou membres demain, de façon prévisible et prévue, comme l'Albanie ou le Monténégro.

La bonne nouvelle récente est la fuite en avant obstinée de la Turquie d'Erdogan dans l'escalade verbale contre les dirigeants européens, voire contre les peuples du Vieux Continent. Le président turc a menacé la semaine passée de retirer la demande d'adhésion de la Turquie à l’UE, y compris via un référendum sur ce sujet en Turquie, sommet de la provocation pour la Commission Européenne à Bruxelles. Cette idée est absolument excellente, et du reste pleine de bon sens, aussi délirantes que soient les accusations du président turc contre les "nazis", paraît-il au pouvoir en Europe. Non, la Turquie, asiatique, parlant une langue d'Asie centrale apparentée au mongol, et musulmane et avec quelle flamboyance mahométane désormais ! - ce qui n'était pas du tout le cas du temps des discours officiels kémalistes des années 1920 aux années 1990, du reste toujours en décalage avec la Turquie profonde, bien représentée par Erdogan     n'est absolument pas européenne.

La question turque amène à s'interroger sur ce fameux Traité de Rome de 1957 Comment en sommes-nous arrivés là ? Est-ce de sa faute, avec cette Union Européenne technocratique, sans identité, et destructrice des identités européennes authentiques, ou y a-t-il eu à quelque moment une déviation, une fuite en avant, aboutissant au monstre que l'on connaît, et qui fait détester, un comble pour les Européens authentiques et enracinés que nous sommes, le terme "Europe" tel qu'il est compris dans le matraquage médiatique officiel ?

Les malheurs de l’Europe viennent-ils du traité Rome de 1957 ?

Le Traité de Rome est passé relativement inaperçu en 1957, noyé dans une bonne dizaine de traités de coopération entre Européens. Il a fondamentalement organisé une zone de libre échange entre ses États membres. Elle correspond parfaitement à l'air du temps, l'adoption d'un dogme libéral et libre-échangiste, et affirme avec flamboyance à la fois pour plaire au protecteur américain et pour marquer le contraste face à l'Est européen sous domination communiste, strictement aligné sur l'URSS, avec des économies centralisées, planifiées, et des essais plus ou moins réussis dans ces mêmes années 1950 de planifications communes entre Etats socialistes. Les discours libéraux ont toujours été populaires aux États-Unis, même si les pratiques des gouvernements ont parfois été différentes. Rappelons que l'Otan a été mise en place dès 1949, assurant la pérennité d'une présence militaire massive américaine en Europe, qui n'était certes à l'époque pas totalement indéfendable contrairement à aujourd'hui -, face à un péril soviétique alors bien réel. Ce libéralisme libre-échangiste est toutefois tempéré par une certaine mesure, typique de son époque, il n'est alors question de libre-échange qu'entre pays géographiquement proches, ou à économies comparables, ou à peu près, aux productions équivalentes, ou mieux, complémentaires : le Sud-italien, en net retard de développement, aurait pu être le jardin fruitier de cette CEE, ce qu'il n'est du reste pas devenu. Cette CEE ne prévoit pas encore de libre-circulation des personnes, mais au moins sa facilitation : l'idée est que des travailleurs immigrés d'Italie du Sud pourraient couvrir les besoins de main d'oeuvre de tous les autres pays. En soi, ce modèle aurait peut-être pu fonctionner malgré tout ; force est de constater que, dans l'Histoire réelle, cela n'a pas été le cas.

Quant à l'élargissement, il n'est nullement prévu dans le Traité de Rome. La fameuse « union toujours plus étroite entre les peuples européens » ne concerne au sens strict que les seuls signataires du traité, donc les six pays fondateurs ; il s'agit d'une phrase brève, d'un enthousiasme convenu dans un accord technique d'union douanière. Elle est à mettre sur le même plan que les espoirs formulés dans la phrase sur le « progrès économique et social ».

Du fait de sa dimension modeste (six pays seulement) ce rêve rétrospectivement comme raisonnable. Il a pourtant échoué. En effet, l'héritage culturel, pour ne pas dire franchement religieux de l'Europe, est absent de ce traité, au-delà de vagues formules, et vagues à dessein. L'époque est déjà à l'ouverture aux migrations, sur le plan des principes. Nous avons vu hélas depuis ce qu'a donné l'application de tels principes... Quant aux élargissements multiples, qui reposent sur une sollicitation forcée du Traité de Rome, ils ont conduit à ce monstre ingouvernable à 28. L'UE à 28 est née pour l'essentiel de la fusion de la CEE et de l'association concurrente de libre-échange européenne, l'AELE fondée en 1960, morceau par morceau.

Le modèle des européistes est, depuis les pionniers utopistes du XIXe siècle, les États-Unis d'Amérique. Après 1945, l'américanolâtrie dominante en Europe occidentale a pérennisé l'idée. Toutefois, tare originelle sur le plan technique, dès 1957, il n'y a pas de véritable pouvoir fédéral assurant la cohésion de l'ensemble. Mais cette absence s'explique par l'absence de peuple européen unique. Il y a eu un peuple blanc anglophone unique aux États-Unis, qui s'est estimé assez distinct des Britanniques pour conquérir son indépendance en 1776-1783. La variante régionale sudiste a toutefois failli provoquer l'éclatement du pays. La population minoritaire noire, inassimilable aux Blancs, contrairement aux vagues d'immigrés britanniques, germaniques, nordiques, au XIXe siècle, anglophones dès l'origine ou qui ont adopté rapidement en masse la langue anglaise, n'a jamais participé à cette Nation. Aujourd'hui, les Latinos, métis hispanophones, menacent même l'existence de cette Nation, d'où l'élection inattendue de Donald Trump à l'automne 2016. Comme il existe, ou du moins a existé, un peuple unique couvrant le territoire des États-Unis. le pouvoir fédéral a été accepté. Cette acceptation n'exclut d'ailleurs pas de la part des citoyens états-uniens une méfiance assez commune envers Washington, un attachement aux libertés locales et aux droits des États fédérés.

En Europe, il y a une marche absurde à la destruction des pouvoirs des États européens, mais sans mettre en place parallèlement un Etat fédéral. Les eurofédéralistes rejouent la même partition depuis les années 1950 : ils chantent l'avenir d'un « peuple européen », uni, absolument imaginaire. Et sans ce peuple, il est impossible d'obtenir un soutien populaire dans toutes les nations européennes pour un tel État fédéral et sa puissance centrale. D'aucuns peuvent rêver d'une copie pour l'UE de la constitution américaine avec un président fort, un parlement bicaméral lieu de débats vifs et authentiques - donc à l'opposé du consensus libéral-gauchiste du Parlement européen actuel, aux pouvoirs restreints et peu clairs (heureusement) - ; mais un tel rêve reste inenvisageable concrètement. Et il est plus que douteux qu'il soit souhaitable. Les intérêts supérieurs de la Finlande sont certainement distincts de ceux de la Slovaquie ou du Portugal. De fait, beaucoup d'européistes obstinés veulent détruire délibérément les nations européennes, par migrations de masses, immigration-invasion extraeuropéenne ou, dans une moindre mesure, départ massif de populations jeunes et laborieuses de pays de l'Est européen vers l'Ouest, ils espéreraient obtenir, comme à Londres, un peuple cosmopolite, c'est-à-dire du monde entier et donc de nulle part, remplaçant les autochtones.. Ce constat, cette crainte de menées souterraines diffuses à Bruxelles, a beaucoup joué dans le vote populaire du Brexit, même, si hélas, la Grande-Bretagne n'est pas encore sauvée pour autant, loin s'en faut.

Les équivalents des pouvoirs centraux dans l'Union Européenne, en particulier la Commission Européenne, servent surtout, du reste dans la lignée du Traité de Rome de 1957, d'institutions de protection de la concurrence en Europe. Elles attaquent donc régulièrement les États et les entreprises européens, au lieu de les défendre. La Commission de Bruxelles ambitionne en principe une stricte égalité non seulement entre entreprises européennes, mais aussi entre entreprises étrangères en Europe, et ce sans la moindre réciprocité. À la seule exception de l'économie allemande, et éventuellement de celles associées comme les autrichiennes et les néerlandaises. Cette attitude a détruit des pans entiers de l'économie européenne, comme les industries françaises, italiennes, espagnoles. En outre, le dumping social à explosé depuis une quinzaine d'années une entreprise de travaux publics, de droit chypriote, peut légalement employer des ouvriers subsahariens pour des chantiers en France, et ce pour des prix tuant la concurrence française, elle contrainte elle par des les lois sociales et environnementales, et des impôts plus élevés. Ce phénomène de désindustrialisation a été renforcée par la monnaie unique, l'euro, inadaptée, trop forte, pour les économies d'Europe du Sud. L'euro a permis aussi un temps un endettement fort, véritable piège peu soutenable sur le long terme, pour des Etats comme la Grèce - en faillite structurelle permanente depuis 2010, avec plus de 170 %, peut-être 200 %, du PIB d'endettement, malgré tous les plans d'aides d'urgences réguliers -, et l'Italie - plus de 130 % , voire la France l'Espagne.

Bref, l’UE ne fonctionne pas. La fuite en avant prônée par les européistes officiels ne conduirait qu'à aggraver les choses. Quant à cette fameuse Europe à deux vitesses, mêlant dans la même première vitesse, avec l'euro, l'Allemagne d'un côté, l'Italie et la France de l'autre, qui devraient pourtant relever de "vitesses" différentes du fait de réalités économiques fondamentalement disparates, elle est une fausse solution.

L'UE, un monstre destructeur des identités européennes

La seule solution, sur le plan institutionnel, pour sauver les peuples européens, résiderait dans une dissolution, si possible à l'amiable, de l’UE. Il faudrait quitter l’UE comme les autres pseudopodes de l'européisme mondialiste des années 1950, comme la Cour Européenne de Justice, citadelle de l'esprit antinational. Pour sauver les nations européennes, il faudrait aussi mener des politiques énergiques, fermes, de remigrations massives des allochtones inassimilables, de restauration des valeurs morales - à commencer par les valeurs familiales et patriotiques - , de mesures natalistes - pour les seuls autochtones évidemment -. Nos nations européennes sauvées, condition sine qua non à une suite de l'Histoire pour l'Europe, il serait envisageable alors, donc sur le long terme seulement, de construire un forum de coopération continentale, en ne refaisant aucune des erreurs manifestes de la CEE puis de PUE et en conservant jalousement l'identité et la souveraineté de chacune des nations du Vieux Continent.

Scipion de SALM. Rivarol du 30 mars 2017

Macron, la grande imposture

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Jean-Loup Izambert

Journaliste d’investigation indépendant et écrivain,

auteur de Trump face à l’Europe cliquez ici.

Ce que dissimule Emmanuel Macron aux Français

Dans ses derniers discours comme celui qu’il prononça au soir du 23 avril, Emmanuel Macron répète à loisir les mots « République » et « patrie ». Mais son parcours professionnel comme son engagement politique témoignent qu’il n’a cessé d’agir contre l’intérêt général des françaises et des français. Et de leur dissimuler ses objectifs réels. Faits et arguments.

Emmanuel Macron que ses soutiens omniprésents dans les médias présentent comme « un homme libre et indépendant » est en réalité un pur produit standardisé du système : le clone de François Hollande. Rappelons à ces montreurs de marionnette que leur « homme libre et indépendant » refuse toujours de publier la liste des contributeurs financiers à sa campagne électorale. Est-ce à dire qu’il aurait bénéficié de millions d’euros de plusieurs représentants du système pour monter son spectacle et entrer en scène médiatique en jouant le candidat anti-système ? Car Macron ne devint pas dès le mois de mai 2012 conseiller économique de François Hollande puis ministre de l’Economie par un travail personnel important et innovant en matière économique. Il entra à l’Elysée sur les recommandations appuyées des vieux briscards des réseaux du clan élitiste et arrogant des anciens des grandes écoles et de la grande finance capitaliste. De Jacques Attali à Alain Minc en passant par les inévitables salonards parisiens comme Bernard-Henri Lévy et quelques milliardaires à l’image de Pierre Bergé, les entremetteurs ne manquent pas, tous liés aux cercles atlantistes. De 2011 aux élections présidentielles de 2017, ceux-ci n’ont cessé de border son parcours avec le concours, plus ou moins déclaré, des représentants au pouvoir de la caste des grands propriétaires privés de l’économie. Peu importe qu’ils soient membres de Les Républicains ou « socialistes», le principal étant d’assurer la continuité du système. Son parcours a donc un bilan que les médias officiels n’évoquent pas et qu’il est donc nécessaire de rappeler.

Un bilan économique désastreux

Rappelons que du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014 Macron fut Secrétaire général de l’Elysée, chef du pôle Economie et finance, puis, du 26 août 2014 au 30 août 2016 ministre de l’Economie et de l’industrie. A ce titre il est donc celui qui a joué le rôle le plus important avec le président de la République et les deux Premiers ministres Ayrault et Valls dans la politique économique et financière de la France de 2012 à 2016. Quels sont les résultats de la politique Macron-Hollande ? Le chômage a explosé : à son arrivée en mai 2012, la France comptait moins de 5 millions de chômeurs toutes catégories confondues. A son départ en août 2016, 11 millions de personnes sont sans emploi ! Car, parmi celles-ci, aux 6,5 millions de sans emplois officiels s’en ajoutent plus de 5 millions exclues des statistiques. La dette publique : elle se situait à un peu lus de 1800 milliards d’euros à son arrivée et dépasse les 2200 milliards d’euros à son départ en août 2016, soit quasiment 100% du Produit Intérieur Brut. Quant aux impôts dont le montant total se situait à un peu lus de 900 milliards d’euros par an ils sont de 1000 milliards d’euros par an en août 2016. Les entreprises ? Selon une étude publiée par le Cabinet Deloitte et Altares, spécialiste des données sur les entreprises, plus de 63 000 d’entre elles (63 081) ont défailli en 2015, soit 0,8% de plus qu’en 2014 (62 586). Et au premier trimestre 2015, plus de 18.000 sociétés feront faillite entre janvier et mars alors que, depuis 2009, chaque premier trimestre se conclut aux environs de 16.500 défaillances. Le nombre d'emplois menacés par ces défaillances dépasse les 66.000, chiffre record depuis 2009. Si en 2016, la tendance est à une légère baisse sur la majorité des secteurs d’activité (58057 défaillances contre 63081), par contre dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche le nombre de défaillances augmente de 4,5 %, passant de 1365 redressements ou mises en liquidation fin 2015 à 1427 fin 2016 ! L’évolution de ces principaux indicateurs montre clairement la responsabilité d’Emmanuel Macron dans l’aggravation de la crise économique et sociale. A peine entré à Matignon comme ministre de l’Economie et de l’industrie, le jouvenceau de la Rothschild poursuivit la même politique que ses prédécesseurs.

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Macron veut « une nouvelle structure [qui] permettra de relancer les principaux chantiers du culte musulman en France »

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Jacques Bompard dénonce la laïcité selon Macron :

"Deux jours après le premier tour des élections présidentielles, la qualification d’Emmanuel Macron au second tour frappe encore de stupeur ceux qui ont lu son programme. Alors qu’un policier s’est fait tirer deux balles dans la tête par un djihadiste sur les Champs-Elysées, le candidat du « pensez printemps » appelle de ses vœux la construction d’ « une nouvelle structure [qui] permettra de relancer les principaux chantiers du culte musulman en France ». Prisonnier de son idéologie mondialiste où l’homme est interchangeable et sans identité, Emmanuel Macron oublie que l’Islam est une religion de conquête.

Alors que celui qui veut être prendre la place de François Hollande sur le siège présidentiel préfère son idéologie à la protection des Français, il est légitime de s’inquiéter . « Aujourd’hui, les formations d’imams en France sont presque inexistantes. Résultat : environ 300 imams exerçant en France sont payés par des gouvernements étrangers (Algérie, Maroc, Turquie ) », souligne Macron. Que propose-t-il contre ses ennemis des Français ? Une simple et éventuelle fermeture des mosquées radicales et une dissolution des associations concernées. Mais nulle part, la responsabilité d’un chef d’Etat ne se fait sentir. A aucun moment, Emmanuel Macron n’ose dire que la seule réponse envers les diffuseurs de propagande djihadiste est l’expulsion immédiate de notre territoire.

A cette montée d’un islam radical, Emmanuel Macron veut opposer les pseudos valeurs de la République. Or, depuis des décennies, notre système n’a plus de valeur à proposer auxquelles adhérer : toutes ont été vidées de leur substance. Le relativisme ambiant a déconstruit l’identité française à cause de ce qu’il nomme lui-même une « absence de culture religieuse ». Que les Français ne s’y trompent pas, la seule protection qu’offre Emmanuel Macron est celle d’un « bouclier républicain » usé."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

9 raisons pour voter Marine Le Pen sans culpabiliser !

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Votre bulletin de vote le 7 mai pourrait faire avancer les choses. Offrez-vous ce frisson car il est sans danger.

Après avoir combattu Macron, de nombreux électeurs LR hésitent à voter Le Pen. Un vote non assumé, à la fois jouissif et honteux. La chorale des médias, des politiques et autres autorités morales a conditionné les esprits. Il est temps de les libérer. Voici quelques raisons qui pourraient justifier leurs envies de liberté.

Parce que les médias disent que c’est dangereux

À la mort de Staline, les populations exposées à la propagande soviétique pleuraient le petit père des peuples. Malgré des millions de morts, la pauvreté et les famines. Quand Elle, France Info, BFM et Le Journal de Mickey vous disent la même chose, c’est suspect. Les attaques systématiques contre le FN reposent, en fait, sur du virtuel.

Parce que le FN n’est pas extrême

Il faut vivre avec son temps. Le FN dans sa phase adolescente a pu être odieux. Marine Le Pen a transformé ce parti en excluant racistes et cranes rasés. À l’aune internationale, c’est un parti conservateur normal. Les mesures de protection des frontières qu’il propose sont en vigueur dans des démocraties comme la Suisse, le Japon ou les États-Unis.

Parce qu’il faut une force de résistance

Macron triomphera de toute façon. 

Le Président, une partie de l’Assemblée, des mairies, les syndicats, 80 % des journalistes, les juges, les syndicats, l’Éducation, tous ces dépositaires du pouvoir seront soit rose soit rouge. Une touche bleu marine ferait du bien dans cet enfer monocolore.

Parce que les migrations nous inquiètent

Selon l’INSEE, 90.000 immigrés s’installent en France chaque année. Ces personnes méritent respect et humanité, mais la cohabitation de peuples hétérogènes est difficile à gérer, notamment en cas de chômage massif.

Parce qu’une action contre le terrorisme est urgente 

Doit-on attendre que Notre-Dame de Paris soit réduite en miettes par un missile ? Ou l’explosion de bombes sales à l’uranium ? Macron va continuer à ouvrir les vannes de l’immigration en faisant grandir le bataillon des terroristes potentiels. La France ne peut pas accueillir toute la violence du monde.

Parce que la sortie de l’euro ne doit pas faire peur

L’Europe est une idéologie. La sortie de l’euro condamnerait-elle la France aux sept plaies d’Égypte ? Des exemples comme la Suisse montrent qu’il n’en est rien.

Parce que Macron est le candidat du système

Énarque, adoubé par un énarque, Macron est l’incarnation même du système. Il ne réformera pas l’État. Son passage au pouvoir a montré qu’il n’a jamais pris le taureau par les cornes.

Parce qu’il existe une frange libérale au Front national

Le programme économique défini par Philippot est peu crédible. Il existe, cependant, des courants plus libéraux au FN. Le parti comprendra bientôt que sa ligne économique actuelle est un plafond de verre.

Parce qu’il faut reconstruire la droite

Le parti LR est en mort cérébrale depuis dimanche. Gangrené par les mauvaises habitudes, il a toujours manqué d’une vision sur l’économie et l’identité nationale. Le FN est un mouvement dynamique et jeune. Tôt ou tard, le tabou sur l’alliance entre les droites devra sauter. Votre bulletin de vote le 7 mai pourrait faire avancer les choses. Offrez-vous ce frisson car il est sans danger.

http://www.bvoltaire.fr/9-raisons-voter-marine-pen-culpab...

26/04/2017

Michel Geoffroy décrypte la soirée électorale du 23 avril 2017 sur les télévisions

Des journalistes en phase avec les thèmes de Macron pour le second tour, bien avant la diffusion des estimations de résultats. Une présentation systématiquement et visuellement favorable de la dynamique Macron, ce dernier établi comme le seul véritable agent de la recomposition et du renouvellement politique français, alors même que les écarts entre les 4 différents candidats principaux sont faibles. Une présentation en tout cas opposée à celle, terne, voire ridicule, des soutiens de Marine Le Pen et de François Fillon.

Des médias qui ont d’ores et déjà installé Macron comme le futur président, le duel Macron/Le Pen étant présenté comme un choix de société au second tour et comme un risque : le risque évidemment de l‘extrême droite. Bref, bienvenue dans le monde hors sol et orwellien d’Emmanuel Macron !
Polémia

Analyse de la soirée électorale du 23 avril 2017

L’analyse porte sur les émissions politiques suivies de 18h37 à 23h37, diffusées sur TF1, France 2, France 3 Ile-de-France, LCP Public Sénat (chaîne 13), BFMTV (15) et CNews (16).

La soirée médiatique s’est déroulée en 4 temps principaux :

1/ De 18h30 à 20h : la mise en condition = le changement c’est Macron et Mélenchon

L’accent a été mis sur :

-les difficultés de la campagne de F. Fillon ;
-JL Mélenchon a plutôt la vedette durant cette séquence ;
-sur les perspectives de recomposition politique : ce dernier thème se développant au fur et à mesure que l’on se rapproche de 20h ;
-un scrutin serré ;
-un taux de participation tantôt présenté comme élevé (« les Français ont dit oui à la démocratie », Rachid Arhab sur CNews à 19h18), tantôt comme normal.

Durant cette période on a assez peu parlé d’E. Macron ; par contre, on a présenté la « soirée des soutiens d’E. Macron » Porte de Versailles et insisté sur le fait que l’ambiance était celle des grandes soirées de campagne américaines (BFMTV 18h45).

Le bandeau apparaissant sous les images de BFMTV porte « la France à l’heure du choix » (18h45).

A partir de 19h05 :

BFMTV fait un zoom au QG de F. Fillon et insiste sur sa campagne marquée par les « révélations » (sic) le concernant, et s’interroge sur le destin politique de l’intéressé en cas d’échec (R. Elkrief à 19h10 : il peut sortir de la politique pour toujours). F. Fillon serait « la grande question de ce scrutin ». On insiste sur le caractère « malsain » de la campagne pour cette raison (H. Gattegno).

CNews 19h17 : Audrey Pulvar se demande si la façon dont la campagne s’est déroulée ne montre pas que le système politique de la Ve République est à bout de souffle.

CNews 19h22 : On commence à lancer l’idée que le scrutin va marquer une recomposition politique dans la mesure où deux candidats nouveaux apparaîtraient : E.Macron et JL Mélenchon. « Il y aura une grosse recomposition politique à gauche et à droite ».

France 2 19h25 : Zoom sur les Français de l’étranger ; un électeur en Allemagne interrogé déclare « c’est serré » ; France 2 passe ensuite sur le QG de JL Mélenchon, présenté comme « très entouré ».

TF1 19h28 : « Les électeurs feront-ils le choix du changement ? ». On évoque la perspective « des nouveaux rapports de force politiques ».

LCP 19h30 : On explique que Macron et Mélenchon ont organisé leur campagne autour de leurs personnes afin de « contourner les partis ».

TF1 présente à 19h45 le QG de F. Fillon : en fait un zoom extérieur sur un public clairsemé.

France 3 Ile-de-France présente à 19h46 les dernières estimations de l’abstention (23%) et indique que le scrutin exprime une forte « envie de renouvellement ».

CNews à 19h48 : Un zoom sur Hénin-Beaumont  : un public assez amorphe. La chaîne passe ensuite au QG de F. Fillon pour indiquer que ce dernier a rejoint son bureau « par une porte dérobée ».

BFMTV évoque à 19h54 « la percée de JL Mélenchon dans les sondages ».

Conclusion au terme de cette première période :

-il va y avoir une recomposition politique ;
-le renouveau est incarné par les deux candidats « nouveaux » : Mélenchon et Macron ;
-F. Fillon est présenté en situation d’échec ;
-Marine Le Pen n’est quasiment pas évoquée.

2/ De 20h à 20h35 = à partir des estimations de résultats  : Macron vainqueur tourne une page de la vie politique française

Nota : A partir de 20h, de nombreuses chaînes présenteront en boucle et en fond l’image des soutiens de Macron à la Porte de Versailles agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge. A contrario, les images des réunions de Marine Le Pen seront ternes, avec peu de drapeaux (sauf lors de son discours).

BFMTV présente à 20h son estimation : Macron : 23,7, Le Pen : 22, Mélenchon : 19,5, Fillon : 19,5.

A 20h03 image des soutiens de Macron en liesse.

CNews à 20h07 commente un « résultat historique », avec « l’élimination » des partis traditionnels. On indique que la recomposition politique sera plus difficile à droite qu’à gauche.

A noter qu’A. Pulvar indique que Marine Le Pen « se réclame » des patriotes : cette expression n’est pas neutre puisque plus tard dans son discours Macron opposera les patriotes (terme qu’il reprend à son compte) aux nationalistes.

Sur France 2 à 20h15 Pujadas souligne « le très haut score de JL Mélenchon » et L. Salamé insiste sur le fait qu’on « tourne une page de la vie politique française ».

BFMTV à 20h23 nous explique qu’on chante la Marseillaise au QG d’E. Macron. Th. Arnaud « chef du service politique de BFMTV », indique que Macron a « su incarner le renouvellement qu’attendent les Français ».

A 20h25 nouvelles estimations sur BFMTV : Macron à 24, Le Pen à 21,8, Fillon à 19,9 et Mélenchon à 19,3.

CNews à 20h28 explique que les attentats n’ont pas boosté le vote en faveur de Marine Le Pen. Marine Le Pen accède ainsi au second tour « comme son père en 2002 ». A 20h35 CNews présente la « déception » dans le camp de Marine Le Pen : on explique son échec relatif par une campagne trop radicalisée vers la fin… (en fond image des drapeaux tricolores chez les soutiens de Macron).

20h36 : on explique que ce résultat est « un coup très dur pour la droite ».

France 2 à 20h37 zoome « On est très déçu » au QG d’Hénin-Beaumont…

Conclusion au terme de cette période :

-le renouveau politique c’est Macron ;
-les commentateurs soulignent que Macron n’était donc pas une bulle médiatique et que les sondages ne trompaient pas ;
-on insiste sur la crise de la droite, mais on évoque très peu celle de la gauche, que l’on masque en commentant la dynamique Mélenchon ;
-le résultat de Marine Le Pen est présenté comme un échec relatif et un remake de 2002 (avec toujours des images médiocres de son QG) ;
-on commence à évoquer les extrêmes mais en distinguant bien l’extrême droite de la « gauche radicale ».

3/ De 20h40 à 10h15 : A partir du discours de F. Fillon, la mise en place du Front républicain pour la campagne du second tour

Nota : A partir de cette période défileront en boucle sur les écrans les prises de position contre Marine Le Pen ou « l’extrême droite » et les appels à voter Macron au second tour. Avec toujours en incrustation les drapeaux tricolores des soutiens de Macron (opposés aux images ternes des QG de Marine Le Pen).

TF1 à 20h40 : Zoom sur les militants de Macron Porte de Versailles : « On va passer à l’offensive contre les populistes » et « rassembler les progressistes ». A 20h42 retour au « fief électoral » (sic) de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont : « Est-ce qu’on y croit encore malgré le Front républicain » ?

Après le discours de F. Fillon BFMTV fait apparaître périodiquement un bandeau « Fillon votera Macron » (20h47). Interview de G. Collard à 20h49 avec cette question : « Le Front républicain contre le FN va vous gêner ? », « La  partie s’annonce rude pour Marine Le Pen ».

20h53 à BFMTV : « Ce soir il y a un favori et il s’appelle E. Macron ».

CNews à 20h58 : « Le Front républicain se met en place ».

LCP présente en bandeau défilant les appels à voter pour Macron au second tour (avec en incrustation les drapeaux tricolores des soutiens de Macron).

Après le discours de Marine Le Pen, sur BFMTV on indique à 21h11 que la configuration sera quand même différente de 2002 et que « la recomposition politique est en marche ! ». Mais Marine le Pen n’est pas en première place et « n’est pas la favorite de cette élection ».

21h15 : Nouveau bandeau « Fillon appelle à voter Macron ».

Sur LCP à 21h30 on indique que si Hamon et Mélenchon s’étaient alliés la gauche serait majoritaire (mais on ne dit pas la même chose pour la droite).

TF1 à 21h35 indique qu’il s’agit d’un « 21 avril de la droite », formule que reprendra ensuite JF Coppé.

A nouveau zoom à Hénin-Beaumont pour dire que les militants sont partagés entre pessimisme et volonté de battre l’UMPS.

France 2 interview un militant cool de Macron à 21h40 : on prend la peine de préciser qu’il fait des études commerciales. Le contraste avec le militant FN interviewé est frappant.

BFMTV titre en bandeau à 21h44 « Quel avenir pour les Républicains ? » : un avenir sombre évidemment…

A partir de 21h50 on commence à suivre en direct le voyage de Macron vers ses soutiens Porte de Versailles ; à 21h51 BFM titre en bandeau « Macron rejoint ses militants ».

CNews titre à 21h55 « E. Macron le favori ? » et présente un graphique des résultats des scores de Macron et Le Pen : Macron sur fond lilas clair et Marine sur fond bleu très foncé… A 21h58 retour à Hénin-Beaumont où les militants seraient désabusés par le Front républicain (on filme toujours peu de militants et peu de drapeaux).

LCP à 22h05 : la Porte de Versailles est transformée en boîte de nuit pour l’arrivée de Macron.

Conclusion de cette période :

-la campagne du second tour est d’ores et déjà lancée. Les journalistes s’efforcent d’ailleurs de distinguer les futurs thèmes de campagne : notamment la mondialisation et l’Europe, l’opposition entre patriotes et nationalistes (comme dit Macron dans son discours) ;
-on assure la promotion du Front républicain ; on va d’ailleurs passer en boucle le passage du discours de Fillon où il fustige « l’extrême droite » ;
-on infléchit quelque peu l’image positive de Mélenchon dans la mesure où celui-ci semble contester la présentation faite des résultats (ex. : BFMTV titre « Mélenchon ne reconnaît pas sa défaite » à 21h24 et « JL Mélenchon éliminé » à 21h58) et surtout ne donne pas de consigne de vote explicite pour le second tour.
-lors des débats les journalistes ne cesseront d’ailleurs de poser la question aux porte-parole de Mélenchon : allez-vous voter Macron au second tour ? (notamment Pujadas sur France 2). Un processus de mise en cause s’amorce contre ceux qui n’appellent pas à voter pour Macron (ex. : CNews demande à un soutien de Mélenchon lors d’un débat : « Est-ce que vous ne prenez pas un risque en n’appelant pas à voter contre Marine Le Pen ? ») ;
-on présente Marine Le Pen en situation d’échec, et ses soutiens désabusés.

4/ A partir de 22h15 et après le discours de Macron : la promotion de l’image du futur président Macron

France 2 présente à partir de 22h10 une estimation des résultats du second tour : 62% pour Macron et 38% pour Marine Le Pen avec 2% de marge d’erreur. Donc Macron est d’ores et déjà vainqueur !

Le sondage donne aussi des hypothèses de report des voix, évidemment défavorables à Marine Le Pen, ce qui permet de mettre en porte-à-faux ses représentants lors des débats qui tentent d’expliquer que les électeurs ne se conformeront pas nécessairement à ce que demandent les états-majors. On évoque notamment le faible report des voix de Mélenchon sur Le Pen (LCP à 22h55).

BFMTV présente à 23h10 une autre estimation (Harris) avec Macron à 64% et Marine Le Pen à 36%.

On commente aussi en termes dithyrambiques la soirée des soutiens (« 3000 partisans ») de Macron Porte de Versailles. A 22h17 Pujadas commente l’arrivée de Macron flanqué de son épouse Brigitte : « Images d’un vainqueur », « images d’un couple » « le pari gagné d’un couple », « on a le sentiment de voir un président élu », etc.

France 2 montre des photos des soutiens, avant tout des jeunes (ce qui est rarement le cas pour ceux de Marine).

LCP interroge aussi à 22h36 son représentant à la Porte de Versailles : Quelle est l’ambiance ? Réponse : « Entrée grandiose d’E. Macron ». On nous dit aussi que dans son discours Macron a parlé d’une voix « grave et lucide » (sic).

En contrepoint on fait des zooms sur les soutiens de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont en train de danser de façon assez ridicule (« la fête au QG de Marine Le Pen », titre CNews à 22h40).

Après le discours de Macron passent en boucle sur BFMTV les sous-titres « Appels à battre Marine le Pen » et « Rassembler tous les Français » (22h37), « François Fillon éliminé » (22h45).

CNews titre à 22h48 que le QG de F. Fillon est déserté (avec séquence à l’appui) et évoque une « crise grave à droite » (22h50). Le message « Fillon appelle à voter Macron » passe en boucle.

Fr3 Ile-de-France présente un reportage sur les militants FN de Nice à 23h10 : foule clairsemée et militants d’un pittoresque ridicule. Le reportage évoque aussi l’ambiance morose au QG de Fillon à Nice.

On va ensuite scénariser le départ de Macron pour aller dîner avec ses proches, comme si l’on était au soir d’un second tour d’élection présidentielle. Ex. : CNews « la seconde traversée de Paris du gagnant pour aller à la Rotonde » (23h11), BFMTV « Macron va rejoindre ses proches » (23h19), « E. Macron dans une brasserie à Montparnasse » (23h25). France 2 fait un arrêt sur image de deux soutiens de Macron s’embrassant tendrement dans la brasserie…

23h27 : France 2 donne la parole à un « historien de l’extrême droite » (Nicolas Lebourg) qui explique que le score de Marine Le Pen est inférieur à ce qui était attendu. Conclusion de Pujadas : « la vague Marine Le Pen a été contenue »… (23h30).

BFMTV présente à 23h37 les prévisions du second tour : 64% pour Macron et 36% pour Le Pen.

Conclusion de cette période :

-la victoire de Macron est présentée comme acquise pour le second tour ;
-Macron est déjà scénarisé comme président putatif ;
-l’échec de la droite est total (voir notamment le zoom sur le QG de F. Fillon déserté présenté par CNews à 22h48, genre La Dernière Scéance…).

 

Conclusion générale de cette soirée télévisée

-Il semble évident que les journalistes étaient en phase avec les thèmes de Macron pour le second tour bien avant la diffusion des estimations de résultats (voir notamment l’inflexion sur le thème du patriotisme et le thème du renouvellement politique).

-Une présentation systématiquement et visuellement favorable de la dynamique Macron, ce dernier établi comme le seul véritable agent de la recomposition et du renouvellement politique français, alors même que les écarts entre les 4 différents candidats principaux ne sont pas aussi énormes que cela. Une présentation en tout cas opposée à celle, terne, voire ridicule, des soutiens de Marine Le Pen et de F. Fillon.

-Des résultats peu éloignés des sondages d’opinion, qui avaient un peu surcoté Marine Le Pen (comme c’est le cas pour les populistes en Europe, pour pouvoir ensuite capitaliser sur leur échec relatif : cf. Autriche et Pays-Bas). Les commentateurs n’ont cessé de le souligner pour contester l’image de la bulle médiatique Macron.

-Les médias ont d’ores et déjà installé Macron comme le futur président.

-L’échec de la gauche a été beaucoup moins scénarisé que celui de la droite. Aucun débat, en outre, sur le bilan de la présidence Hollande ni sur le contenu des programmes (sauf pour critiquer celui du FN dans la foulée du discours de F. Fillon).

-Le duel Macron/Le Pen est effectivement présenté comme un choix de société au second tour et comme un risque : le risque évidemment de l‘extrême droite, alors que JL Mélenchon n’a pas été présenté comme extrémiste, bien sûr.

Michel Geoffroy
24/04/2017

https://www.polemia.com/michel-geoffroy-decrypte-la-soire...

2017, LE COUP D’ÉTAT (ou hollande et Valls envoient leur marionnette Macron à l'élection présidentielle)

(L'auteur n'est pas de notre bord, mais l'article va dans notre sens)

« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».                                                            Louis Calaferte.

AVERTISSEMENT :

Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont -ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.

Propos liminaires.

Une fois de plus, cet article est long. Il est l’avant première d’un livre qui sera publié prochainement. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie

L’heure est grave.

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Mathieu Slama : « La France d'en haut s'apprête à confisquer aux classes populaires l'élection présidentielle »

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ANALYSE - « Mathieu Slama voit dans le résultat du premier tour du scrutin présidentiel la preuve que la politique ne peut pas exister en dehors de la lutte des classes ». Il ne peut s'agir de lutte des classes au sens ancien. L'analyse qui suit [Figarovox, 24.04] met toutefois légitimement en lumière les deux France que le Système a dressées l'une face à l'autre, la France d'en-haut - minoritaire - et celle d'en-bas. La dialectique qui oppose ces deux catégories au détriment de l'unité et de l'intérêt du Pays, est familière aux royalistes, plus particulièrement aux maurrassiens. Or la France d'en-haut, en un sens le Pays légal a perdu le sens du Bien Commun. Ce dernier doit être refondé et rétabli.  LFAR    

On croyait le concept de lutte des classes dépassé. Les intellectuels de gauche Chantal Mouffe et Jean-Claude Michéa, pourtant nourris à la pensée marxienne, déclaraient récemment qu'il devait être repensé. Aucun candidat de gauche, à l'exception de Nathalie Arthaud, n'ont évoqué le concept lors de la campagne.

Or il n'en est rien. La lutte des classes ressurgit politiquement à la faveur d'un duel de second tour qui va opposer le libéral Emmanuel Macron à la souverainiste Marine Le Pen.

L'électorat de Macron réunit la France qui va bien, la France optimiste, la France qui gagne bien sa vie, la France qui n'a besoin ni de frontières ni de patrie, ces vieilles lunes de l'ancien monde: cette France «ouverte», généreuse parce qu'elle en a les moyens. La France de Marine Le Pen est la France qui souffre, celle qui s'inquiète. Elle s'inquiète de son avenir, de ses fins de mois, elle souffre de voir les patrons gagner autant d'argent, elle gronde face à l'incroyable arrogance de cette bourgeoisie qui lui donne des leçons d'humanisme et de progressisme du haut de ses 5000 euros par mois.

La France de Le Pen perdra sans doute face au «front républicain» qui se prépare. Quoiqu'on pense de la candidate du Front national, il y a là une forme d'injustice qui interroge: la France d'en haut s'apprête à confisquer aux classes populaires l'élection présidentielle, la seule élection qui engage véritablement leur destin.

Il suffisait de constater, hier soir, la différence entre les militants de Macron - des consultants branchés, des étudiants en écoles de commerce, sûrs de leur supériorité de classe -, et les soutiens de Le Pen, des gens simples, timides, ne maîtrisant pas les codes sociaux et médiatiques. Quel contraste, également, entre l'ambiance vulgaire de boîte de nuit chez Macron et le bal improvisé chez Le Pen.

Derrière cette lutte des classes se cache un affrontement entre deux visions du monde. La vision libérale et universaliste, qui ne croit ni en l'État, ni en la nation ; et la vision que l'on nomme aujourd'hui populiste ou encore souverainiste, qui veut restaurer l'État, les frontières et le sens de la communauté face aux ravages de la mondialisation. C'est le grand combat qui, au final, n'aura jamais cessé depuis 1789.

Malgré son talent indéniable, l'ancien banquier Emmanuel Macron ne révolutionne rien. Karl Marx le décrivait déjà dans le Manifeste du Parti communiste: la bourgeoisie, écrivait-il, a brisé sans pitié les liens complexes entre les hommes «pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant» ; «elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange» ; elle a «dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.». Elle a donné «un caractère cosmopolite à la production et à la consommation» et a «soumis la campagne à la ville». Avec son concept d'homme-entreprise, Macron poursuit la logique implacable du capitalisme qui réifie l'Homme et relègue la politique à un simple instrument de soutien aux intérêts privés. La manière dont il a utilisé tous les codes de l'entreprise et du management durant sa campagne présidentielle n'est pas anodine et mériterait une analyse approfondie.

L'erreur de Mélenchon est d'avoir cru qu'il était possible de jouer sur tous les tableaux. Il a eu, incontestablement, une intuition géniale en s'adressant non plus à la gauche mais au peuple dans son ensemble, celui qui est victime de la mondialisation sauvage. Mais il a échoué parce qu'il a refusé d'aller jusqu'au bout de cette logique et d'embrasser la cause populiste et souverainiste. Il a aussi échoué parce qu'on ne peut pas défendre le peuple avec un régime parlementaire, régime de tous les compromis qui profitent toujours aux lobbies et aux intérêts privés. La justice sociale n'est possible qu'avec un État fort et un président qui décide souverainement, exerçant le mandat que lui a confié le peuple.

L'erreur de la droite dans cette campagne a été symétrique de celle du Parti socialiste: celle de croire que la politique pouvait s'extraire des enjeux de classe. La recomposition politique dont on parle tant se fera en partie autour de cet enjeu parce qu'il sous-tend tous les autres: le rapport à la mondialisation, à l'État et à la nation. Et peut-être assistera-t-on, dans un avenir lointain, à une réunion de la France de Le Pen et celle de Mélenchon contre la France des libéraux. 

Mathieu Slama         

Consultant et analyste politique, Mathieu Slama collabore à plusieurs médias, notamment Le Figaro et Le Huffington Post, où il intervient particulièrement sur les questions de politique internationale. Il est l'auteur de La guerre des mondes, réflexions sur la croisade de Poutine contre l'Occident, (Ed. de Fallois, 2016).   

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Zoom - Paul Bernard : L’ancien préfet de Corse dénonce la France trahie

Que faut-il attendre du 2ème tour des élections présidentielles ? Faits et analyse !

Eric Zemmour : « L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes »

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« On entre dans le XXIe siècle en retournant en marche arrière, au XIXe siècle, estime Eric Zemmour. L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes qui nous ramène en 1848, quand il y avait les riches et les pauvres, comme il y a aujourd’hui les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, les bourgeois et les prolétaires, comme il y a les métropoles et le reste de la France, ceux dont les enfants font des études dans les universités américaines et ceux qui rêvent de l’université d’Amiens. »

« Le vote Macron, poursuit-il, c’est l’orléanisme de nos livres de sciences politique, le bourgeois louis-philippard sans la bedaine. Un centrisme libéral qui ne prononce aucun de ces deux mots. La France de Macron, c’est l’optimisme dit-on. Oui, l’optimisme qui chante “Tout va bien très bien, madame la marquise“ et acclame Daladier au retour de Munich. L’optimisme qui prétend que le chancelier Hitler n’est pas si méchant, qu’il va s’assagir si on est gentil avec lui, qu’il a beaucoup souffert. »

L’éditorialiste enchaîne sur cette observation :

« L’histoire n’est pas tragique pensent les électeurs de Macron. La guerre de civilisations n’aura pas lieu. Tout le monde veut acheter des Nike et regarder Hanouna à la télévision. Les partisans de Macron scandent “Brigitte ! Brigitte !“ comme ils ont scandé naguère “Nabilla ! Nabilla !“. »

Et d’enchaîner :

« “Le capitalisme forge sa propre humanité“ écrivait naguère le cinéaste italien Pasolini. Le capitalisme mondialisé a forgé l’électorat de Macron comme il a forgé l’électorat de Justin Trudeau au Canada ou celui de Matteo Renzi en Italie. L’homme qui affirme que la culture française n’existe pas va s’asseoir dans la fauteuil de Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand. »

Mais pourquoi parle-t-il déjà au futur, et pas au conditionnel ?

Parce que « Marine Le Pen est son adversaire idéal, qui permet de préparer la grande coalition à l’allemande dont Bayrou, Juppé et Valls ont rêvée, qui lui permet de voir ceux qui à droite l’appelaient Emmanuel Hollande se coucher devant lui et se réclamer du patriotisme contre le nationalisme dans un retournement dialectique habile. »

Eric Zemmour pense en effet que « Marine Le Pen s’est efforcée d’être tout, à la fois Marchais et Mitterrand, à la fois celle qui menace et celle qui rassure, mais elle a troqué une dédiabolisation sur la racisme contre une diabolisation par la monnaie. Marine Le Pen se convertit à l’économisme alors même que les électeurs, les siens mais aussi ceux de Fillon, et même une partie de ceux de Mélenchon, veulent qu’elle leur parle d’identité de la France ».

Et de conclure ainsi :

« Elle fera du combat avec Macron un référendum sur l’Europe alors même que c’est là que Macron l’attend. Comme un piège qu’elle se tend à elle-même… »