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23/05/2018

Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

6a00d83451619c69e20224e03b9c6e200d-800wi.jpgDe la CFTC Métallurgie des Yvelines :

"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/pr%C3%A9l...

Quand l'État nous déclare la guerre.

Vous avez dit complot? “Fake news”? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

Hier, mardi  22 mai , le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée  loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français (voir ici et  ici). Mme Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »   De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent  dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde. 

Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné   à la vindicte, sans les nommer expressément  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou! 

C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai. Le  député européen  frontiste était présent à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationaleprésidée par Madame Sabine Thillaye pour espérer quelques éclaircissements  sur les motivations des auteurs de cette loi très inquiétante.

Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse  embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant  de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est assez éclairante... C’est cet extrait que nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous.

https://gollnisch.com/2018/05/23/vous-avez-dit-complot-fa...

ARKÉA : LES BRETONS SONT-ILS PRIS POUR DES « CONS » ?

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Pour justifier sa volonté d’indépendance, Jean-Pierre Denis, le patron du Crédit mutuel Arkéa, n’a de cesse de clamer qu’il agit dans l’intérêt des Bretons. Pourtant, il semblerait que le profit personnel soit la réelle motivation de M. Denis…

Diriger une banque mutualiste n’est pas une sinécure, mais ça peut rapporter gros, très gros, même ! Jean-Pierre Denis en sait quelque chose : en 2016 et 2017, la rémunération du patron d’Arkéa a frôlé les 1.600.000 euros ! Avec un savant mélange de fixe et de variable, le numéro un d’Arkéa fait mieux que les PDG d’Orange ou d’ArcelorMittal… Et, surtout, que son homologue à la Confédération nationale du crédit mutuel (CNCM), Nicolas Théry (700.000 euros).

La recherche du profit serait-elle la véritable raison pour laquelle Jean-Pierre Denis souhaite à tout prix obtenir l’indépendance d’Arkéa, lui qui accuse la CNCM de vouloir « remettre en cause l’autonomie » de l’entité bretonne ?

C’est, en tout cas, ce que laisse entendre Mediapart, qui publiait, le 15 mai dernier, un article intitulé : « Les salaires mirobolants du patron d’Arkéa ». En plus d’y révéler que le président de la banque bretonne dépasse de loin les appointements de nombreux PDG du CAC 40, Laurent Mauduit, cofondateur du journal, y met en lumière les liens qu’entretient Jean-Pierre Denis avec le monde capitaliste.

Dans cet article, le journaliste révèle en effet que M. Denis entretient des relations privilégiées avec le fonds d’investissement Tikehau Capital — le fameux fonds qui a récupéré un François Fillon malade des affaires et de la politique… Toujours selon M. Mauduit, Tikehau Capital pourrait devenir actionnaire d’Arkéa si, d’aventure, la banque parvenait à devenir indépendante. Une banque indépendante, mais plus mutualiste, comme l’ont martelé, au cours des derniers mois, la Banque centrale européenne et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

Qui ont également mis en garde le dirigeant de la banque bretonne concernant le danger de son projet pour… l’emploi breton ! Une réalité qui n’empêche pourtant pas M. Denis de s’octroyer le joli nom de « bonnet rouge de la finance » et de clamer haut et fort que si Arkéa n’obtient pas son indépendance, 4.500 emplois seront en danger, sans pour autant donner plus d’explications.

Par ailleurs, le patron d’Arkéa préparerait en sous-main, avec l’aide du fonds d’investissement Tikehau Capital, une introduction en Bourse une fois l’indépendance obtenue. Le mutualisme ne rapporte visiblement pas assez, il est donc temps de passer au modèle capitaliste.

Comble de l’ironie, les salariés bretons d’Arkéa ont manifesté, le 17 mai à Paris, pour soutenir le projet de leur patron. Certains l’ont fait en raison des pressions qu’ils ont subies et par « peur des représailles », d’autres par conviction… Anne Méaux, l’ancienne conseillère en communication de François Fillon et qui est aujourd’hui celle de Jean-Pierre Denis, semble avoir (très) bien travaillé…

http://www.bvoltaire.fr/arkea-bretons-pris-cons-%E2%80%89/

22/05/2018

Lyon : Yvan Benedetti convoqué au Tribunal le lundi 4 juin

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Soumission ? Ras-le-bol!

soumission-300x229.jpgNous l’avons écrit, c’est maintenant que les difficultés commencent en Italie pour les nationaux de la  Ligue de Matteo Salvini et les populistes du  M5S de Luigi Di Maio qui ont trouvé (enfin) un accord de gouvernement après les élections législatives du 4 mars. Ils se sont entendus sur le nom de l’universitaire Giuseppe Conte, inconnu du grand public, pour être le futur chef de gouvernement, pour peu qu’il soit accepté par le président de la République, le très bruxellois Sergio Mattarella. La presse européiste et progressiste   multiplie ce matin les mises en garde et les sombres scénarios sur cette volonté d’une forte majorité des  Italiens de retrouver la maîtrise de leur destin. A les écouter, l‘Italie xénophobe, populo-fascisante  pourrait entraîner  l’UE dans l’abîmeLe Figaro  l’écrivait hier après l’annonce de cet accord de gouvernement, « la rechute s’annonce sévère. L’Europe comptait tourner enfin la page et oublier dix ans de crise de la dette en refermant, d’ici à trois jours, le troisième  et dernier plan de sauvetage de la Grèce. Le pays, boulet de la monnaie commune, prévoit de se financer tout seul sur les marchés avant l’automne. Jeudi soir, dans le huis clos de l’Eurogroupe, les mines risquent pourtant d’être sombres. L’Italie, une économie qui pèse huit fois plus lourd que la Grèce, menace à son tour de déraper sans que ni les ministres, ni les banques centrales, ni le fonds de sauvetage MES n’aient cette fois les reins assez solides pour la retenir. Le scénario donne depuis dix ans des sueurs froides à Bruxelles, Francfort, Berlin ou Paris: une équipe antisystème au pouvoir, comme celle d’Alexis Tsipras initialement -qui s’est finalement rapidement soumis à tous les diktats de la troïka BCE-UE-FMI, NDLR- , dans un pays de l’euro trop grand pour faire faillite…»

En fait de sauvetage de la Grèce (sauvée ?), il suffirait   d’interroger les Grecs paupérisés  et tiers-mondisés pour être plus que très  moyennement  convaincu de l’efficacité et de la pertinence du remède de cheval qui a été administré à ce pays. Au nom du dogme du  maintien dans l’euro(pe),  Athènes  a reçu ces huit dernières années, en échange d’une implacable austérité, 260 milliards d’euros de prêts d’urgence qui font des Grecs une population  totalement étranglée par sa dette… qui compte pour 178% de son PIB!

«À Sofia, où étaient réunis jeudi les dirigeants européens rapporte une dépêche de l’agence Reuters,Emmanuel Macron, a estimé que le gouvernement qui est en train de prendre forme en Italie était constitué de forces  hétérogènes et paradoxales , mais il s’est dit confiant dans la capacité du président Mattarella, qui n’a jamais caché son inclination pro-européenne, à garantir que Rome continuera de travailler de manière constructive avec l’UE. »

Forces « hétérogènes et paradoxales » ? Ce jugement  est repris  dans les gros médias  par la quasi totalité des commentateurs qui comparent  souvent cette coalition à l’attelage dans un même gouvernement  du FN libéral  et la La France Insoumise socialo-trotskyste. Mais un parti mélenchoniste qui serait devenu anti-immigrationniste et qui entendrait  défendre l’identité  française… car le M5S n’était pas  très en retrait par rapport à la Ligue  lors de la campagne électorale  dans sa dénonciation de l’immigration torrentielle, du multiculturalisme  et du  prosélytisme communautariste islamiste…

Sur le blogue Les crises, l’économiste Jacques Sapir n’élude pas les obstacles qui sont sur le chemin du nouveau gouvernement  italien. Il note que celui-ci  « constitue un  véritable cauchemar que ce soit pour les dirigeants de l’Union européenne, les Juncker et les Tusk, ou que ce soit pour les dirigeants des autres pays de l’UE qui s’affichent comme des européistes, et en premier lieu le Président Emmanuel Macron. Ce gouvernement (…) sera un gouvernement ouvertement eurosceptique. Sa volonté de s’affranchir des règles budgétaires et financières imposées par l’UE, ce carcan qui s’appelle l’euro-austérité, en témoigne. Le poids de deux économistes connus pour leur farouche opposition tant à l’Euro qu’aux politiques d’austérité qui en découlent, mes collègues (Alberto) Bagnai et (Claudio) Borghi qui ont été élus sénateurs – tous deux économistes membres de la Ligueet  inspirateurs du programme eurosceptique de Matteo Salvini, NDLR- , dans la politique de gouvernement ne sera pas mince. Il est cependant clair que cela entraînera un conflit avec le Président de la République italienne, M. Mattarella, dont le pouvoir de nuisance est plus important que ce que l’on imagine ici en France. »

M. Sapir se félicite  aussi  de ce que les lignes bougent, notamment du « fait que le dirigeant de la Sinistra Italiana,  la  gauche italienne , Stefano Fassina, envisage de soutenir de manière critique cet hypothétique gouvernement de coalition entre le M5S et la Lega indique bien un possible rassemblement des forces autour de la matrice souverainiste (…). Cette attitude pragmatique est à retenir. Elle tranche avec les partis pris que l’on peut entendre en France. Elle montre, veut croire M. Sapir,  la voie pragmatique par laquelle pourra se construire un bloc souverainiste susceptible de s’opposer au bloc bourgeois-européiste qui s’est constitué dans de nombreux pays, ce bloc que des collègues italiens appellent les euronoïmanes»

UE qui gagnerait certainement  du crédit auprès des Européens, constate Bruno Gollnisch,  si elle n’apparaissait  pas comme un vassal des Etats-Unis dont personne n’ ose remettre en cause le joug et la domination, au-delà des effets  de manche et de (timides) déclarations homériques.

RT le rapporte,  lors d’une réunion organisée lundi par Heritage Foundationtrès influent  laboratoire d’idées  (think-tank)  promouvant l’idéologie impériale des  néoconservateurs , le nouveau secrétaire d’Etat américain (équivalent de  notre ministre des Affaires étrangères) Mike Pompeo, «a annoncé la volonté de son pays de travailler sur un nouvel accord concernant le nucléaire iranien. Il a toutefois fixé des conditions particulièrement contraignantes pour Téhéran qui avait fait part de son refus catégorique de renégocier.»

« Au cours de son discours (M. Pompeo)  a dévoilé les 12 conditions que l’administration Trump souhaitait voir respectées pour la concrétisation éventuelle d’un nouvel accord. L’Iran doit, entre autres, arrêter de développer des missiles balistiques, libérer les ressortissants américains détenus dans ses prisons ou encore cesser de soutenir le Hezbollah en Syrie et dans d’autres pays de la région. »

Récent  directeur de la CIA  (il vient d’être  remplacé à ce poste   par Gina Haspel),  Mike Pompeo   est un faucon presbytérien  qui ne fait pas dans le détail – il s’est notamment déclaré  favorable à la  peine de mort pour  Edward Snowden. Il  voue une haine très palpable à l’Iran  et a donc été chargé  de préciser  les menaces contre Téhéran. Donald  Trump  avait  annoncé le 8 mai  le désengagement de Washington  de l’accord nucléaire avec l’Iran  conclu par son prédécesseur Barack Obama et le rétablissement  des sanctions contre la République iranienne .

RT  indique que M. Pompeo  « a demandé le soutien des Européens pour parvenir à un nouvel accord, il les a en revanche avertis que les Etats-Unis tiendraient pour responsables les entreprises qui continueraient d’entretenir des relations commerciales dans certains secteurs avec Téhéran. Une menace déjà brandie par le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton. Il avait fait savoir que le rétablissement des sanctions américaines était effectif immédiatement après la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Quant aux entreprises déjà engagées en Iran, elles n’auraient que quelques mois pour en sortir (…). Mike Pompeo a en outre assuré que les Etats-Unis exerceraient une pression financière sans précédent sur l’Iran, avec les sanctions les plus fortes de l’Histoiresi Téhéran refusait de se plier aux exigences de Washington.»

L’AFP précise que la haute-représentante de l’UE pour les Affaires étrangèresFederica Mogherini a répliqué dans un communiqué au  discours   de Washington  et entendrait  résister  à l’ultimatum de l’oncle Sam: «Le discours du secrétaire (d’Etat) Pompeo n’a démontré en rien comment le fait de se retirer du Plan d’action conjoint (JCPOA, le nom officiel de l’accord nucléaire iranien) avait rendu ou rendrait la région plus sûre de la menace de prolifération nucléaire ou comment il nous placerait dans une meilleure position pour influencer la conduite de l’Iran dans des domaines en dehors de la portée du JCPOA. »

Pour se préserver des menées américaines, la Commission européenne a lancé le 18 mai  une procédure d’activation de la loi de blocage afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.Cette loi entend donner la possibilité  aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers. Ainsi,  aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s’appliquer au sein de l’UE.

Ce bras de fer peut-il être gagné par cette Europe là ? Ancien secrétaire d’État aux affaires Européennes, le républicain  macrono-compatible et actuel ministre  de l’Économie Bruno Le Maire dit le croire. Invité dimanche  du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Échos-CNEWS,  il a déclaré que  « le renforcement du règlement de 1996 (la loi de blocage,  NDLR) nous permettrait de prendre à notre charge l’éventuel prix des sanctions payées par les entreprises et qui pourrait être payé par l’UE (…).  Nous avons un budget européen à disposition qui doit nous permettre de protéger notre commerce et nos entreprises.»

Portée sur les fonds baptismaux par les Etats-Unis, soumise à l’Alliance atlantique  l’Europe de Bruxelles  peut-elle, souhaite-t-elle vraiment s’émanciper  du grand frère (big brother)  américain  ?  Derrière les  beaux discours, les young leaders de notre  gouvernement le veulent-ils aussi?  « Est-ce que nous acceptons que les États-Unis soient le gendarme économique de la planète ? La réponse européenne doit être clairement non », a  cependant déclaré M. Le Maire dimanche .

Il n’ignore bien évidemment pas  les   répercussions très négatives  de la réactivation de  l’embargo et des sanctions yankees pour des entreprises françaises comme Peugeot et Renault, respectivement 443.000 et   162.000  voitures vendues l’année dernière en Iran,  soit  à  elles deux  40% d’un  marché  iranien de l’automobile en progression constante. Quant à Total, elle  a signé en novembre 2016 avec le gouvernement iranien  un accord de principe pour le développement du  champ gazier de Pars Sud situé dans le Golfe  arabo-persique  pour un montant de six milliards de dollars… Passer sous les fourches caudines  américaines  (sans même parler dans ce dossier  des oukases  bellicistes  de l’actuel gouvernement  israélien)   nous coûte décidément de plus en plus cher. 

https://gollnisch.com/2018/05/22/soumission-ras-le-bol/

Emmanuel Macron face à l’immigration : l’esbroufe pour masquer le vide [Partie 4]

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Par Robert Martin ♦ Un de nos lecteurs nous a récemment contactés. Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, il est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Nous avons décidé de publier en 5 parties un grand texte solidement documenté sur le projet de loi d’Emmanuel Macron et, plus globalement, sur les mesures qu’il faudrait adopter pour gérer efficacement la crise migratoire.
Après une première partie dédiée à l’analyse globale du texte Asile et Immigration, et un commentaire détaillé du rapport du Conseil d’Etat sur ce projet de loi, puis une analyse sur le manque de sérieux du projet de loi, Robert Martin tentera ici de donner plusieurs pistes de réformes pragmatiques et simples qui pourraient avoir un impact réel.
Polémia

La réforme de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA)

Améliorer la solennité des lieux :

    • Drapeau et rappel des symboles républicains dans le hall et les salles d’audience
    • Tenue distinctive pour les membres de la formation collégiale composée de trois membres :
      • un président, appelé président de formation de jugement, nommé :
      • un assesseur nommé par  3 ans le vice-président du Conseil d’État parmi des fonctionnaires en activité ou retraités ;
      • un assesseur nommé par le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur avis conforme du vice-président du Conseil d’État ;

La Cour nationale du droit d’asile est la seule juridiction à comprendre parmi ses membres un représentant d’une organisation internationale, le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, qui participe de ce fait à l’exercice d’une mission de souveraineté nationale. Ce dernier doit être de nationalité française.

Harmoniser la rémunération entre les assesseurs :

La rémunération des assesseurs « HCR » est d’environ le double de celle des assesseurs « Conseil d’Etat  » qui ne percevaient qu’une indemnité journalière fixée au 1er juillet 2017 à 126 € avant impôt pour des vacations commençant à 9h00 et pour une durée variable d’une dizaine heures en moyenne, auxquelles s’ajoutent l’examen des 13 dossiers numérisés et transmis préalablement à l’audience de jugement, soit au moins 20 minutes pour « parcourir » une soixantaine de pages numérisées en moyenne par dossier.

Ce qui donne au total pour une quinzaine d’heures de travail, un revenu horaire de 8,40 € imposable, c’est à-dire, 0,65 € (soit +8,40 %) de plus que le SMIC horaire net fixé depuis le 1er Janvier 2017 à 7,75 € net.
Cette situation a dû encore se dégrader avec l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018-03-10

Sans vouloir mettre en cause leur indépendance de jugement, il faut néanmoins admettre qu’à la différence des assesseurs « Conseil d’Etat », les assesseurs « HCR » doivent – semble-t-il – rendre régulièrement des comptes au HCR sur la nature des décisions prises. Or, nombreux sont les assesseurs « HCR » disposant de revenus précaires ou modiques qui complètent largement leurs moyens financiers par plusieurs audiences à la CNDA.

Il semble indispensable de ne pas laisser s’accroitre cet écart de rémunération.

La réforme du rôle des avocats

Les avocats « professionnels»

Problème de la concentration des dossiers entre quelques avocats, ce qui assure quasiment à leurs clients entendus en audience normale un délai important avant leur passage devant la CNDA.[1]Les « intermittents de l’AJ»

Ces avocats sont rémunérés sur la base de 16 unités de valeur (UV actuellement fixée à 32 €), soit 512 € par dossier plaidé devant la CNDA, sachant qu’en principe 2 dossiers leur sont attribués par jour d’audience, représentent environ 400 avocats concentrés pour l’essentiel sur les barreaux d’Ile-de-France.

La suppression possible de la procédure de demande d’attribution de l’Aide juridictionnelle (AJ)

Tous les demandeurs de l’asile ayant pratiquement droit à l’AJ[2], sauf si leur recours est :

  • Sollicité contre une décision de l’OPFRA rejetant une demande de réexamen dans le cas où le demandeur a été entendu par l’OPFRA et la CNDA devant laquelle il a déjà été assisté par un avocat au titre de l’AJ,
  • Est manifestement irrecevable (forclusion) ou infondé,
  • Les délais de dépôt de la demande ne sont pas respectés (15 jours après réception par le demandeur de la décision de rejet de l’OFPRA, mais le demandeur peut faire sa demande d’AJ au plus tard dans son recours).

On peut se demander quel est l’intérêt financier de maintenir cette procédure puisque selon le rapport d’activité de la CNDA pour 2017, le taux d’admission à l’AJ s’est élevé à 96,6 % sur 44 989 décisions rendues en 2017 et à 96,2 % sur 28 217 décisions rendues en 2016.  .

Des officiers dans les ambassades françaises

La création à titre expérimental d’un poste d’officier de protection dans une ou plusieurs des ambassades des pays ayant le plus grand nombre de demandeurs recensés sur les dernières années (Bangladesh, Albanie, RDC, Haïti) serait une bonne piste.

Placé auprès de l’attaché de sécurité intérieure (ASI qui est soit un policier ou un gendarme) il serait chargé de « crédibiliser » les nouvelles demandes dès leur dépôt devant l’OFPRA).

Le recensement des familles polygames

Bien qu’interdite en France, le nombre de familles polygames avait été estimé en mars 2006, dans un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme entre 16 et 20 000 familles, soit près de 200 000 personnes.

Robert Martin 19/05/2018

[1] Dans une lettre ouverte au président de la République, le Syndicat des avocats de France (SAF) a fait état, lundi 14 mars, d’une correspondance adressée le 13 décembre 2010 par Brice Hortefeux, alors chargé de l’Intérieur et de l’Immigration, au Garde des Sceaux Michel Mercier dans laquelle il demande son intervention à l’encontre de Maître Gilles Piquois, avocat spécialisé dans le droit d’asile. La raison : cet avocat disposerait à lui seul “d’un stock de 1.700 dossiers” de demandeurs d’asile en cours d’examen devant la Cour national du droit d’asile (CNDA). …Me Piquois. Joint par l’Obs, il rejette en bloc les griefs contenus dans cette missive. Il assure ainsi que le chiffre évoqué par Brice Hortefeux [1700, ndlr] est bien au-delà de la réalité et pourrait “être largement diminué d’un tiers.”
“Compte tenu des limites de sa disponibilité pour participer aux audiences et de son refus de se faire substituer, cet avocat contribue aux difficultés rencontrées par la cour pour juger dans un délai raisonnable”, estime le ministre. Par conséquent, il juge que cette attitude “induit un coût non négligeable pour l’Etat” dans la mesure où ces demandeurs d’asile bénéficient “plus longtemps que d’autres” du dispositif d’hébergement et d’accueil prévu par la loi française. Brice Hortefeux s’appuie sur l’article 21.3.1.3 du règlement intérieur du barreau de Paris qui dispose que “l’avocat ne peut accepter une affaire s’il est dans l’incapacité de s’en occuper promptement compte tenu de ses autres obligations”.

[2] La circulaire du 19 janvier 2017, rappelle que les demandeurs d’asile ne sont pas soumis au contrôle de leurs ressources pour bénéficier de l’AJ.

Crédit photo : Emmanuel Macron – LeWeb 2014 [CC BY-SA 2.0], via Flickr

https://www.polemia.com/emmanuel-macron-face-a-limmigrati...

21/05/2018

Oui, le Grand Remplacement est en cours et les « statistiques » le confirment !

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Par Jean-Yves Le Gallou ♦ Dans un article récent paru dans Monde & Vie, Jean-Paul Gourévitch a refusé d’accepter la thèse du Grand Remplacement. Il se trompe.

« Ouvrez les yeux »

Une première remarque d’abord. Au cours de sa vie tumultueuse, le Front national a connu pas mal d’avanies mais aucune de ses affiches n’a été censurée. Aucune ? Non, sauf une : celle qui représentait le regard d’une femme aux yeux bleus et était légendée ainsi : « Immigration : ouvrez les yeux ».
Elle fut interdite sous un prétexte futile de droit à l’image de France 3 alors que l’affiche était inspirée par le visage d’une conseillère régionale FN… C’était au début des années 1990 et précisément il ne fallait pas que les Français ouvrent les yeux !

Penseur du Grand Remplacement, Renaud Camus est un écrivain qui n’apprécie guère les statistiques mais qui aime à dire : « Ouvrez les yeux ». Convenons que l’argument est assez convaincant ! Davantage que certains contre-arguments statistiques tels que ceux utilisés dans le dernier numéro de Monde et Vie. Jean-Paul Gourévitch, essayiste par ailleurs intéressant, commet une double erreur : de raisonnement et de chiffre.

Un raisonnement qui oublie la question générationnelle

Parlons d’abord du raisonnement. Sur la base de ces chiffres (que je contesterai après), Jean-Paul Gourévitch affirme que le solde des entrées d’étrangers plus le solde naturel d’origine étrangère se monte à 310 000 personnes  et nous dit que cela ne représente que la bagatelle de 0,46 % de la population française. Observons d’abord qu’il serait plus exact de parler de 0,46 % de la population résidant en France que de 0,46% de la population française. Ce n’est pas tout à fait pareil. Mais là n’est pas l’essentiel.

La grossière erreur de raisonnement consiste à avoir au numérateur une population jeune – d’une part, les naissances d’origine étrangère dans des populations dont le taux de fécondité est le double de celui de la population de souche, d’autre part, les entrées d’étrangers dont la très grande majorité se situe dans la tranche d’âge 15/35 ans – tout en ayant l’ensemble de la population au dénominateur !

Or l’immense majorité des décès concerne des Français de souche. Leur proportion n’est pas la même parmi les naissances… C’est bien là qu’est le Grand Remplacement que chacun peut constater intuitivement d’ailleurs en lisant les pages d’état civil dans les bulletins municipaux.

Ce qui serait honnête, c’est de rapporter les entrées, non pas à l’ensemble de la population, mais à la population française de moins de 40 ou 45 ans. On ne trouverait pas alors le chiffre de 0,46 % mais celui de 1 %… ce qui est  nettement différent.

Oubli de la drépanocytose et minorations statistiques

L’erreur de raisonnement est elle-même d’autant plus grave qu’elle se cumule avec une minoration des chiffres utilisés. Jean-Paul Gourévitch en cite trois : les sorties de Français, les naissances d’origine étrangère, les entrées d’étrangers.

Jean-Paul Gourévitch évalue les sorties définitives de Français à 80 000 par an. C’est un domaine qu’il connaît bien et pour lequel il a fait un travail remarquable. Je retiens donc ce chiffre.

Il évalue ensuite le solde naturel des naissances étrangères (naissances moins décès) à 150 000. C’est un chiffre minoré car il ne prend pas en compte les deuxième et troisième générations. Or, près de 40% des enfants sont dépistés à la naissance pour la drépanocytose, une maladie génétique rare qui ne concerne que les enfants (pas tous d’ailleurs) d’origine extra-européenne. Il est donc permis d’évaluer à 280 000 les naissances d’origine étrangère.

Pour les entrées nettes d’étrangers Jean-Paul Gourévitch est totalement à côté de la plaque. Il les évalue à 180 000. Un chiffre sans doute juste il y a quatre ou cinq ans, totalement minoré aujourd’hui.
En 2017, les entrées RECENSÉES par l’État se sont élevées à près de 420 000 :
– 262 000 nouveaux titres de séjour délivrés ;
– 100 000 demandeurs d’asile ;
– 50 000 mineurs isolés (ou plutôt clandestins se déclarant mineurs isolés).

Ce chiffre est lui-même un chiffre par défaut car il ne prend pas en compte les mineurs accompagnant les personnes ayant obtenu un titre de séjour ou recensés comme demandeurs d’asile.
Le chiffre de 420 000 entrées d’étrangers est donc un minimum.

Certes, il y a eu des retours : expulsés (très peu), étudiants ayant fini leurs études et repartant, et d’autres cas particuliers. Retenons le chiffre 100 000 départs (sans doute une évaluation haute).
Nous arrivons ainsi à un remplacement de : 80 000 (sorties de Français de souche) + 280 000 (naissances d’origine étrangère) + 320 000 entrées = 680 000 soit 1 % de la population française et 2 % de la population – celle qui est significative – des moins de 40/45 ans.
Et sans doute près de 2,5 % de la population française de souche de moins de 40/45 ans.

Il suffit alors de pratiquer les intérêts composés pour comprendre l’ampleur du Grand Remplacement.

Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable !

Jean-Yves Le Gallou 20/05/2018

https://www.polemia.com/oui-le-grand-remplacement-est-en-...

La police politique entre en scène contre Vincent Lapierre

Le journaliste alternatif Vincent Lapierre cherchait à couvrir la manifestation syndicale anti-Macron. Après quelques dizaines de minutes d’interviews, des gros bras du service d’ordre syndical bloque le passage à Vincent Lapierre, l’empêchant de faire un travail d’information.

Arrive alors un commissaire divisionnaire. Que croyez-vous que va faire celui-ci ? Intimer l’ordre à Vincent Lapierre de cesser de suivre cette manifestation ! Mais Vincent Lapierre n’est pas encore au bout de ses surprises.

Au mépris de la loi, ce commissionnaire divisionnaire réclame une carte de presse pour pouvoir permettre à Vincent Lapierre de faire son travail. Or, la profession de journaliste n’est pas réglementée. La carte de presse n’est exigée que dans certaines circonstances particulières, et pas lorsqu’il s’agit de couvrir un événement sur la voie publique. Mais rien n’y fait, et Vincent Lapierre et son équipe sont finalement encerclés par des CRS…

Vous avez dit police politique ?

Notons au passage que les syndicats soi-disant anti-Macron et les CRS aux ordres de Macron sont finalement les meilleurs amis du monde !

LES CONTRADICTIONS DE M. HULOT : BIODIVERSITÉ, ÉOLIENNES, HUILE DE PALME AUJOURD'HUI

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Pour la tournée provinciale des ministres, Nicolas Hulot était à Marseille le 18 mai. Pourquoi Marseille ? C’est que la cité phocéenne doit accueillir le Congrès mondial de la nature en 2020. C’était l’occasion, pour lui, d’annoncer les grandes lignes d’un plan pour la biodiversité.

Les grandes lignes seulement, pas de mesures concrètes. Celles-ci doivent être annoncées en juillet. Comme à l’époque d’« Ushuaïa », l’ancien animateur de télévision nous a donc fait la bande-annonce de son plan…

Mais ne soyons pas trop cynique, le ministre de l’Écologie a raison de vouloir agir pour la biodiversité. On sait, aujourd’hui, que la population d’insectes a chuté de près de 80 % (notamment les abeilles), celle des oiseaux de 30 %, que les vers de terre aussi disparaissent… Cela pourrait sembler anecdotique, mais il s’agit là des bases de la pyramide alimentaire, au sommet de laquelle nous sommes. Il est donc plus que temps d’agir et on attend avec impatience les mesures qui seront annoncées.

Encore faut-il que les actions en faveur de la nature soient cohérentes.

M. Hulot nous dit que ce plan sera « le frère jumeau du plan climat ». Celui-là même qui veut développer encore les centrales éoliennes en France. Or, ces éoliennes sont une catastrophe pour les oiseaux, notamment les rapaces, les plus menacés, ainsi qu’une récente étude de la LPO (Ligue de protection des oiseaux)l’a montré. Elles sont aussi une grave menace contre les chauves-souris, une récente étude de Kévin Barré, docteur au Muséum national d’histoire naturelle, le démontre. Et on commence à se dire que les machines installées en haute mer perturberaient les animaux marins par les vibrations qu’elles génèrent. Il faut donc choisir : les éoliennes ou la biodiversité.

Par ailleurs, le même Hulot vient d’autoriser une raffinerie du groupe Total, au bord de l’étang de Berre, à importer de l’huile de palme (300.000 tonnes par an !) pour fabriquer du carburant. Huile de palme qui entraîne, pour sa fabrication, une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie. Réduisant drastiquement, notamment, l’habitat des orangs-outans, des gibbons et d’autres espèces encore. Il semble que l’écologie, ce soit comme l’amour : loin des yeux…

Le ministre a obtenu l’interdiction du glyphosate. Il semblerait que ce ne soit qu’une mesure symbolique pour faire croire que le gouvernement se soucie de l’environnement. Selon que vous serez industriel puissant ou agriculteur misérable, les jugements de M. Hulot vous rendront blanc (vert, plutôt) ou noir. Ce n’est plus de la peste que les animaux sont malades, mais de l’écologie politique.

http://www.bvoltaire.fr/contradictions-de-m-hulot-biodive...

Une honte!

BRUXELLES ENTERRE LA LANGUE DE MOLIÈRE : L’ULTIME HUMILIATION ?

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Dans l’Europe post-Brexit, la France serait-elle en passe de passer de poule aux œufs d’or à dindon de la farce ? C’est, en tout cas, ce que l’on pourrait croire à la lecture d’un article sidérant de Politico en date du 7 mai 2018.

Contributrice nette au budget européen à hauteur d’environ neuf milliards d’euros, la France ne bénéficie pas, pour autant, des nombreuses ristournes diverses et variées obtenues au fil des années par certains États membres. Un état de fait que l’on pourrait mettre sur le compte du manque de zèle de nos dirigeants successifs à défendre nos intérêts nationaux : au reste, Emmanuel Macron n’est pas près de changer la donne. Le chef de l’État s’est, en effet, déclaré prêt à augmenter les paiements de la France pour compenser les dix milliards d’euros de manque à gagner occasionnés par le départ du Royaume-Uni – et ce, en dépit de la baisse programmée de la PAC et de la politique de cohésion.

À l’humiliation budgétaire pourrait désormais s’ajouter l’humiliation symbolique. Alors même qu’à l’issue du Brexit, seul 1 % de la population de l’Union européenne sera de langue maternelle anglaise, c’est bien cette dernière que Bruxelles pourrait imposer comme quasi-langue officielle unique. Le français, en perte de vitesse depuis l’élargissement à l’Europe de l’Est, perdrait ainsi son dernier bâton de maréchal, à savoir son statut de « langue de travail », au même titre que l’allemand et l’anglais. Cette demande, au reste absurde au regard de la situation géographique des principales institutions européennes, distribuées au sein de trois États francophones (la Belgique, la France et le Luxembourg), et du fait que 80 % des permanents de la Commission parlent le français, émane de certains représentants de pays de l’Est comme la République tchèque ou la Pologne, mais aussi d’une figure de poids : l’ancien Premier ministre italien Mario Monti.

Ce dernier camouflet, qui vient s’ajouter au chapelet de couleuvres qu’a dû avaler la France ces dernières années, n’était malheureusement que trop prévisible. Marginalisé, le français est sous-utilisé au sein du Parlement, où le simple fait de requérir une interprétation suffit à vous faire passer pour une marquise – l’interprétation étant, d’ailleurs, purement et simplement écartée pour certaines missions à l’étranger. Au-delà de l’anecdote, il s’agit d’une inégalité de traitement scandaleuse, les députés non anglophones se trouvant de facto exclus de certaines réunions stratégiques, cruciales pour l’avenir de leurs États respectifs. Dernier bastion symbolique : la Cour de justice de l’Union européenne envisagerait, dans un même objectif d’efficacité, de substituer l’anglais au français dans ses délibérations.

Le combat serait-il « perdu », comme l’affirme le député européen du PPE Alain Lamassoure ? De même qu’on aurait tout essayé contre le chômage, selon le mot fameux de François Mitterrand, ou contre le terrorisme, si l’on en croit le plus novice Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, faudra-t-il, demain, nous incliner devant la suprématie du globish, ersatz de la langue de Shakespeare et incarnation d’une époque confite dans le matérialisme et la médiocrité ? L’attitude d’un Jacques Chirac en 2006 ou, plus récemment, du représentant permanent auprès de l’Union européenne Philippe Léglise-Costa nous démontre qu’il est urgent et possible de convertir enfin notre contribution financière en dividendes politiques et que, face au mépris écrasant dans lequel la France et sa culture sont tenues, la seule réponse possible est celle de la chaise vide.

http://www.bvoltaire.fr/bruxelles-enterre-langue-de-molie...

20/05/2018

Macron : élections par défaut, autosatisfaction à tous les niveaux

Alors que le choix des journalistes par le nouveau Président de la République Emmanuel Macron avait suscité tollé parmi les journalistes, il s’avère que le jeune Président soit rentré, de nouveau, en état de grâce auprès journalistes, trop apeurés de perdre leurs prébendes, eux aussi. Ce léchage de bottes est même allé jusqu’à comparer Macron à Obama. Voilà pour l’information, de la communication, mais aucune réflexion, comme toujours. 
Cet état de grâce se retrouve aussi au sein de la population. C’est une énorme claque que les politiciens professionnels (c’est-à-dire qui n’ont jamais travaillé de leur vie) ont dû subir lors du premier tour des élections législatives. Mince alors, que vont-ils faire ? Travailler de leurs propres mains ? Sûrement pas. Pour la première de leur vie, ils connaîtront Pôle emploi, même si au début, ils conserveront les 6 000 euros par mois. L’inquiétude sur leur visage doit être un moment à imprimer dans nos mémoires. Encore ont-ils de la chance, car les Français qui s’inscrivent à Pôle emploi sont dans des difficultés toutes autres, mais espérons néanmoins qu’ils arrivent à voir ce qu’est la difficulté est l’injustice sociale. Espérons aussi qu’ils doivent aller à leur rendez-vous sur place, tout en rencontrant les chances pour la France, qu’ils se mélangent, et voient bien le fossé que chaque Français doit affronter lors de ces moments-là. 
Hormis l’absence de conviction d’un Stéphane Le Foll ou un Thierry Solère (qui se singularise par son absence de conviction : UMP, puis candidature dissidente en 2012 après un parachutage d’un autre UMP, puis LR de nouveau, et appel en faveur d’En Marche), tous les autres n’ont pas résisté, car ils n’ont vendu leurs principes que trop tard. Fini les vieux caciques et gros bourgeois donneurs de leçons, qui passaient leur temps à mentir tout en faisant culpabiliser les citoyens. Cela leur apprendra à se défendre de toute forme de corruption, après avoir multiplié les mises en examen
Le dégagisme a cela de bon, et de meilleur qu’une alternance, que le changement, non pas politique, malheureusement, mais du personnel politique, qui rafraîchit les rangs de l’Assemblée. Pôle emploi va connaître deux cents nouvelles personnes, avec un CV tout vide. Mince alors, où leurs femmes iront-elles travailler ? Et leurs enfants ? En fait, on s’en contrefout, ces perdants, que ce soit aux élections ou dans leurs idées, ne méritent que notre mépris le plus profond, mais il faut avouer que cette situation relève du cocasse et fait sourire. 
Quel est le versant du dégagisme ? L’Assemblée nationale va connaître une nouvelle vague de jeunes ou moins jeunes députés, pour la plupart issus de la société civile. Que connaissent-ils du programme de Macron ? La société civile. Que connaissent-ils de la politique ? Absolument rien. Le dégagisme amène une génération d’amateurs, de naïfs et doux rêveurs qui n’ont pas compris que le débat sur les propositions de loi est très limité, qu’il faudra débattre, chaque année, de lois techniques, comme la loi de financement de la sécurité sociale, de la très importante loi de finances. Que connaissent-ils des bleus et jaunes budgétaires ? Absolument rien. Savent-ils le travail effectué dans les commissions parlementaires ? Connaissent-ils les sujets abordés dans ces commissions ? Connaissent-ils un tant soit peu le droit constitutionnel et le droit parlementaire ? Pour la grande majorité, non. Un jeune fonctionnaire de l’Assemblée aura plus de compétences qu’un élu débarqué et ignare. C’est dur comme constat, mais l’état de grâce de ce nouveau parti a pour résultat qu’un âne avec une pancarte En Marche aurait pu aussi être élu. Certains entretiens ont déjà montré le niveau de compétence des futurs élus. Autant les autres étaient corrompus, autant les nouveaux sont d’une simplicité confinant à la bêtise. 
Mais, encore une fois, ils ne servent à rien d’autre qu’à être une réserve de voix pour le Président, qui souhaite outrepasser les compétences du Parlement pour légiférer par voie d’ordonnance : le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer sur un domaine de sa compétence, celui-ci édicte l’ordonnance, qui n’entre en vigueur que quand le Parlement ratifie cette ordonnance. L’intérêt ? Le Gouvernement a carte blanche, et surtout, on évite toute forme de débat parlementaire. Avoir 400 députés novices, c’est tellement plus facile pour faire passer des lois qui vont être catastrophiques pour la société, dans tous les domaines. 
 Ce point est conforté par ce que disait le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : légiférer par voie d’ordonnance, c’est plus rapide et démocratique. Mais quoi de plus normal d’entendre de la part du ministre de l’Intérieur que les mesures quasi-autoritaires sont démocratiques. C’est le même, qui, dans sa ville, a facilité par ses ordres, l’intervention ubuesque de la police à l’encontre du bastion social, synonyme de justice sociale, quand il est permis aux associations, avec le Droit au logement opposable (DALO), de squatter des immeubles, cette fois-ci privés, pour y héberger des dizaines de familles d’immigrés clandestins. 
Aux premiers week-ends d’été, il faut surtout compter sur l’exaspération des Français envers la classe politique, avec pour les journalistes, une toile de fond populiste. Pourtant, ils sont biens tous pourris, menteurs et lâches ces hommes politiques. Et la nouvelle classe politique ne pourra rien y changer, puisqu’elle est autant libérale et progressiste que la précédente, elle a juste un fanion différent. Il faudrait donner à chaque nouveau député, La République des camarades, de Robert de Jouvenel, pour leur montrer qu’ils ne changeront rien, sauf pour eux. Mélenchon lui, voit dans cette exaspération, le rêve d’un grand soir, où l’abstention se muera bientôt en contestation dans la rue. A Mélenchon qui souhaite le grand soir pour ré-enchanter le monde, nous lui opposerons Marcel Gauchet, conscient du désenchantement du monde. 
Le désenchantement du monde n’est pas synonyme de désespoir. Bien au contraire. Il signe d’une pleine conscience du monde, sans utopie ni hystérie collective d’un monde social meilleur. Il est la pleine conscience du monde qui nous entoure, avec pour réalité des circonstances présentes, le fait que l’individu n’existe pas seul, que seule la collectivité, et à plus forte raison, la communauté existe. Couple, famille, amis, mais encore, communauté politique ou autres associations sont les signes distinctifs par rapport aux Macroniens qui ne jurent que par Macro-économie, tandis que les Français observent et considèrent que l’économie, c’est savoir combien il restera à la fin du mois pour payer son loyer, sa maison, et nourrir ses enfants. Tandis que les progressistes ne jurent que par l’Europe, les Français voient au contraire des règles stupides édictées par Bruxelles, et une déresponsabilisation du politique à ce sujet : « c’est pas nous, c’est Bruxelles ». Quand ces progressistes puants voient l’économie et l’Europe conjuguée, le Français y voit la promesse faite par le politique d’amener de nouveaux migrants clandestins, pour s’accorder aux mesures prônées par le Medef pour faire baisser les salaires. Quand le Président pense à sa villa bourgeoise du Touquet, nous pensons, pas si loin, à Calais. Quand l’électorat bobo et bourgeois de Paris voit en lui l’incarnation du changement, nous voyons, à Paris, la lente déréliction de cette capitale, face à l’insécurité, à l’atteinte physique portée à nos femmes, et à la collaboration complice de tous les libéraux et progressistes, vers le tortueux chemin du cosmopolitisme et du pouvoir d’achat
Quand ils nous parlent de démocratie à l’Assemblée, nous observons qu’ils étaient dix % de présents seulement, pour prolonger l’état d’urgence. Quand ils nous parlent de représentation, avec tous ces députés, nous leur répondrons que la candidate qui a été seconde au premier tour des présidentielles, n’a eu que 8 sièges à l’Assemblée, à cause du scrutin majoritaire verrouillé. 
Enfin, à ceux qui ont perdu leur place de député et parlent de parti unique, c’est une erreur terminologique. Le parti unique existe encore dans certains Etats, et la situation est tout autre. Mais nous sommes bien dans une situation très grave, car elle s’inscrit dans un contexte de soft-totalitarisme, où les mesures graves et liberticides, celles qui vont amplifier l’injustice sociale et les rapports de force interethniques (voulus par les politiques et pas par nous), vont être prises à l’Assemblée et surtout au Gouvernement. Mais, d’un autre côté, il restera au Français le choix de consommer, de s’amuser et de se divertir pour oublier. Alors prends ton téléphone, mets ton casque, balade-toi en trottinette et regarde sur Internet les nouveautés en matière d’objets connectés, avant d’aller en after-work pour discuter avec tes collègues du bienfait de Macron pour les startups. 
Les autres se rapprocheront de leurs familles, au sens propre, et au sens politique. Sans haine ni violence, ils voueront aux gémonies la lâcheté de l’homme moderne, sa veulerie et sa capacité à tout accepter, dans le même état d’acceptation que le cocu au courant de sa situation d’homme abusé. Mais cela ne nous regarde pas. Il est hors de question, pour les mois et années à venir, que ceux qui ont soutenu ce nouveau Parti du petit dictateur se plaignent de quoi que ce soit. En participant à l’asservissement, ils ont perdu, de facto, leur droit à la parole et à la contestation. 
Pour les autres, et autant que faire se peut, le combat est à continuer, car comme le discernait si bien Maurras, « le désespoir en politique est une sottise absolue ».

Ouistreham : la présence massive de migrants soutenus par l’extrême-gauche fait s’effondrer l’activité touristique et commerciale

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À Ouistreham (Normandie) alors que la saison touristique a démarré, la présence des migrants clandestins musulmans – essentiellement soudanais – dans cette station balnéaire de 9.500 habitants menace les commerces d’une grave dépression économique. Les autorités n’ont pris aucune espèce de mesure, se contentant d’appeler à « accueillir » les clandestins.

Premier facteur, l’extrême-gauche qui se déchaîne pour fixer le plus grand nombre de migrants clandestins possible sur place à des fins d’agitation (lire ici).

La suite ici

Facebook s’associe au très globaliste Atlantic Council pour interférer dans les élections à travers le monde

Facebook globaliste Atlantic Council élections mondeÉchaudé par les nombreux scandales et critiques dont il a été l’objet depuis plusieurs mois, Facebook a décidé de tout faire « protéger des élections libres et justes dans le monde » – on s’inquiète déjà.
Et on peut puisqu’il compte s’allier avec le think tank spécialisé dans les relations internationales, l’Atlantic Council, qui compte quelques magnifiques personnalités mondialistes telles Henry Kissinger et Dina Powell, ancienne présidente de la Goldman Sachs Foundation…

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19/05/2018

M. Macron, l’employé modèle du Système

Chronique de Paysan Savoyard

(n°200 – mai 2018)

L’anniversaire de l’élection de M. Macron permet de dresser un premier bilan. Au terme de cette première année de pouvoir macronien, on peut constater que les évolutions à l’œuvre depuis quatre ou cinq décennies sont en train de s’accélérer : M. Macron conduit de façon efficace la politique mondialiste, libérale et immigrationniste pour laquelle le Système l’a choisi. 

  • Macron-Rothschild est comme prévu le président des riches

Conformément aux vœux de ceux qui l’ont porté au pouvoir, après l’avoir sélectionné et financé sa campagne, la politique de M. Macron est favorable aux plus riches.

L’ISF a été remplacé par un impôt (l’IFI) qui ne pèsera plus que sur le patrimoine immobilier. Alors qu’ils constituent la plus grosse partie du patrimoine des plus riches, les actifs financiers vont donc désormais être exonérés.

L’impôt sur les revenus du capital est lui fortement réduit. Au lieu d’être imposés à l’impôt sur le revenu, comme ils l’étaient sauf exception jusqu’à présent, impôt sur le revenu dont le taux maximum est de 45 %, les revenus du capital seront désormais soumis à un « prélèvement forfaitaire unique » de 12,80 % (en comptant les cotisations sociales, d’un niveau très inférieur à celles qui pèsent sur le travail, le PFU total sera de 30 %).

Selon le président PS de la commission des finances, le gain de ces deux réformes, IFI et PFU peut être estimé à 1,5 million d’euros par an en moyenne pour chacun des cents premiers contribuables à l’ISF.

M. Macron vient en outre d’annoncer la suppression de « l’Exit tax », que M. Sarkozy avait instituée afin de freiner l’exil fiscal (cette taxe pèse sur les plus values constatées lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal à l’étranger).

Enfin M. Macron a également annoncé la baisse prochaine de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Dans le même registre, on peut noter que le nombre des travailleurs détachés s’est envolé en 2017, au bénéfice des employeurs et au détriment des salariés et petits artisans français : il atteint 516 000, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (étant précisé, qui plus est, que ce chiffre ne comprend ni le secteur du transport routier ni les nombreux travailleurs non déclarés).

Comme le dit perfidement M. Hollande, son successeur est moins le président des riches que celui des hyper-riches.

  • Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste, « idiots utiles » du Système

Dans ce contexte, les différentes nuances et factions de la gauche anti-capitaliste (communistes, trotskystes, socialistes marxisants, écologistes, anarchistes) se mobilisent contre la politique menée par M. Macron. Le résultat de M. Mélenchon, qui a obtenu 7 millions de voix en 2017, a montré que ce courant politique est toujours bien vivant et puissant : il représente environ 20 % de l’électorat qui s’exprime, soit un score comparable à ceux qu’atteignait le PCF à son apogée.

Ce courant comporte une avant-garde violente, composée des Antifas, Black-blocs et autres casseurs, qui se manifeste régulièrement. On se souvient de l’agression de policiers à Viry-Châtillon en 2016. Ces derniers mois les casseurs se sont manifestés à Notre-Dame-des-Landes, dans les blocage des facs et lors du 1er mai. On peut relever également les fréquentes agressions de militants et de cadres d’extrême-droite, telle que celle dont vient d’être victime R. Ménard (on notera que cette agression a été applaudie sur les réseaux sociaux par un grand nombre de commentateurs appartenant à la gauche anticapitaliste). Cette avant-garde poursuit la tradition violente qui est celle de la gauche communiste depuis 200 ans ; nous y reviendrons.

Pour le Système, cette gauche anticapitaliste joue un rôle très positif. Elle permet à M. Macron de se poser en modéré et en réaliste face aux différents extrémismes de gauche et de droite : il peut ainsi mener une politique favorable aux riches, tout en paraissant occuper le centre de l’arc politique. En outre M. Macron sait qu’il retrouvera les suffrages de la plupart de ces électeurs d’extrême-gauche au moment décisif dans quatre ans. Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste jouent donc à la perfection le rôle « d’idiots utiles » que le Système attend d’eux.

  • Le totalitarisme doucereux accentue son emprise

Même s’il se présente de façon doucereuse et hypocrite, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme. La première année de pouvoir de M. Macron vient le confirmer.

Sous le prétexte de lutter contre l’incitation à la haine, le Système continue ainsi à harceler les dissidents. Les militants de Génération identitaire qui, pour dénoncer l’immigration, avaient en 2012 occupé pacifiquement pendant quelques heures une mosquée en construction ont été lourdement condamnés il y a quelques semaines (5 militants ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques et 40 000 euros d’amende au total).

Jean-Marie Le Pen a été condamné une fois encore (sa condamnation pour des propos « haineux » contre les Roms vient d’être confirmée le 6 mars par la Cour de cassation). E. Zemmour vient lui aussi d’être condamné une nouvelle fois, le 3 mai, pour des propos « haineux » contre l’islam. Ces derniers jours, le Système vient de faire fermer les comptes de Génération identitaire sur les différents réseaux sociaux.

Comme l’a noté J.Y. Le Gallou, la fermeture des comptes de Génération identitaire illustre éloquemment le fait que le Système a la maîtrise de la totalité des lieux de pouvoirs et d’expression. C’est ainsi que le patron de Facebook France qui a fermé le compte n’est autre qu’un préfet, proche de M. Sarkozy : il a répondu à la demande du gouvernement et notamment à celle d’un autre préfet, responsable de la Dilcra, organisme officiel de l’antiracisme.

Comme ses prédécesseurs, le pouvoir macronien illustre également un autre aspect du totalitarisme à l’oeuvre : l’arbitraire et le deux poids-deux mesures. Pendant que les dissidents anti Système sont condamnés et interdits, les casseurs et Black-blocs bénéficient de la plus grande mansuétude. L’agresseur principal des policiers de Viry-Châtillon est déjà sorti de prison. De même les centaines de rappeurs haineux ne sont jamais poursuivis. Les multiples discours de haine tenus par les immigrés sur les réseaux sociaux ne font l’objet d’aucune répression. Tandis que les très rares et très limitées actions hostiles contre les mosquées ont été lourdement condamnées, alors qu’elles se limitent à quelques tags, les actes de vandalisme contre les églises se multiplient sans provoquer de réaction du Système.

L’illustration la plus criante de ce deux poids-deux mesures est toute récente : tandis que, comme on l’a indiqué plus haut, les militants ayant occupé une mosquée vide et en construction viennent d’être lourdement condamnés, une manifestation de « sans-papiers », bruyante et provocatrice, avec banderoles et slogans hurlés par haut-parleur, a été organisée, avec l’appui du parti de M. Mélenchon, à l’intérieur même… de la basilique St-Denis, sans que les pouvoirs publics aient déclenché aucune poursuite.

Dans ce même registre du deux poids-deux mesures et du laxisme à géométrie variable, on notera que la réduction de la vitesse sur les routes à 80 km/h va permettre d’accentuer la politique d’intimidation des Français moyens.

Le Système attend probablement une occasion favorable pour se débarrasser des dissidents et pour faire taire ses plus sérieux opposants, en particulier Eric Zemmour et Renaud Camus. Il se dit que le pouvoir a mis au point depuis déjà plusieurs années le scénario d’un attentat d’extrême-droite manipulé ou fabriqué de toutes pièces, qui pourra être monté en épingle et permettra de justifier des mesures radicales contre les dissidents.

  • Le rythme de l’invasion migratoire organisée par le Système s’accroît encore

M. Macron avait annoncé qu’il considère l’immigration comme une chance : l’accélération de l’invasion depuis qu’il est arrivé au pouvoir n’est donc pas une surprise. Les chiffres de l’immigration atteignent de nouveaux records, qu’il s’agisse des installations légales (+ 13 % en 2017 par rapport à l’année précédente), des demandes d’asile enregistrées (+17 %), des demandes d’asile satisfaites (+21 %) ou encore des visas délivrés (+13 %). C’est ainsi que le nombre des installations légales d’immigrés en 2017 a atteint le record de 262 000.

M. Macron est actuellement en train de faire passer un projet de loi « asile et immigration » qui ne contient que des mesures « bidon » contre l’immigration clandestine, tandis que d’autres mesures, précises et efficaces celles-là, vont accentuer l’immigration (voir cette chronique). Là encore, face aux protestations en sens opposé de l’extrême-gauche d’une part, de la droite et de l’extrême-droite d’autre part, M. Macron occupe la posture du juste milieu : il parviendra ainsi sans difficulté à abuser l’opinion et à la convaincre que le projet est à la fois raisonnable et ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accentuer l’immigration.

Notons enfin, sur le chapitre de l’immigration, que comme ses prédécesseurs, M. Macron multiplie les concessions et les accommodements envers les immigrés. C’est ainsi que s’organisent de plus en plus souvent ces derniers mois des réunions publiques interdites aux Blancs. On imagine la réaction du pouvoir si l’extrême-droite se mettait à organiser des réunions interdites aux Noirs et Arabes…

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Comme on pouvait le prévoir (voir ces chroniques), M. Macron, plus habile et efficace que ses prédécesseurs, se comporte comme un employé modèle du Système.

https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2018/05/12/m...

La police de la pensée

Dans  cette chronique fort intéressante du Journal de Montréal [1.05] Mathieu Bock-Côté, après avoir dit que « nous aimons croire que nous vivons en démocratie », expression singulièrement restrictive et dubitative, ajoute que nous aimons croire aussi que « jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant » ». Et il concède : « Globalement, c’est vrai. » Précaution oratoire ? On peut le penser car la suite de sa réflexion est tout entière non pas tout à fait pour démontrer le contraire, mais pour marquer toutes les redoutables limites et restrictions de tous ordres qu'il est réaliste d'opposer à cet optimisme de principe. L'article dans son énoncé et sa composition est nuances, prudence et habileté. Au bout du compte, c'est la vérité vrai, lucide et réaliste qu'il dévoile. Et nous sommes d'accord.    LFAR

Nous aimons croire que nous vivons en démocratie et que jamais, dans l’histoire, les hommes n’ont été aussi libres que maintenant. Globalement, c’est vrai. Nous jouissons de réelles libertés et pouvons élire nos dirigeants.

Mais cela ne veut pas dire que nos gouvernants ne cherchent pas à contrôler nos pensées.

Rumeurs ?

On en a encore eu une preuve récemment avec la Ville de Montréal qui, comme nous le rapportait Radio-Canada la semaine passée, va implanter un programme « d’agents anti-rumeurs » qui auront pour vocation de surveiller nos conversations et de nous corriger quand nous exprimons des pensées incorrectes à propos de l’immigration. 

Ces agents, recrutés dans tous les milieux, auront pour mission d’intervenir dans la vie quotidienne pour nous corriger idéologiquement. 

Comment ne pas voir dans cela une odieuse propagande à tentation totalitaire ?

Qui distinguera les vérités à propager et les rumeurs à déconstruire ou censurer ?

Si je considère que l’immigration massive n’est pas une bonne chose pour le Québec, s’agit-il d’une fausse rumeur ?

Si je refuse de croire l’étrange théorie soutenant que la discrimination est à l’origine du taux de chômage élevé dans certaines communautés culturelles, est-ce une fausse rumeur ?

Si je constate que l’islam s’intègre mal partout en Occident, est-ce une fausse rumeur ?

Si je dis que les « migrants irréguliers » qui traversent la frontière sans permission sont des immigrés illégaux, est-ce une fausse rumeur ?

Pensée correcte

En gros, suffira-t-il d’être défavorable à l’immigration de masse pour être corrigé par cette nouvelle police de la pensée qui se veut ludique, mais qui fait surtout penser au roman 1984 de George Orwell ?

Car c’est de cela qu’il s’agit : de nous rééduquer à partir du logiciel multiculturaliste.

Est-ce que nous voyons à quel point le gouvernement devient intrusif lorsqu’il se permet de surveiller les pensées de la population pour mieux la soumettre à l’idéologie officielle ?    

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Une république des courtisans, par Jean-Gilles Malliarakis

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On vient de concélébrer le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Jupiter mais aussi, dans la foulée, de celle des macroniens.

Du résultat, totalement inattendu 6 mois plus tôt, du scrutin de deuxième tour 7 mai 2017 il n’est pas sérieux de prétendre qu’il soit sorti un pays vraiment mûr pour un quelconque programme de réformes. Ce jour-là, on vit l’effondrement, provisoirement définitif, ou définitivement provisoire selon les points de vue, des espoirs qualifiés aujourd’hui de populistes. Ce mot reste considéré comme très péjoratif alors qu’il n’est guère différent dans son principe de celui de « démocrate ». Pouvoir du peuple, ou gouvernement du « demos », en quoi est-ce si différent ?

Tant le chef de l’État lui-même que le chef du gouvernement, nommé le 15 mai, sont alors apparus comme par surprise, au point que nous en oublions que cette rupture apparente ne change pas grand-chose au problème de ce qu’on appelle le modèle social français

Toute réflexion sur ce prétendu « modèle » doit partir du constat de son ambivalence, de son énorme contradiction.

D’une part, il évolue de plus en plus vers des privilèges accaparés par la haute technocratie, et par ce que Beau de Loménie caractérisait comme les dynasties bourgeoises.

D’autre part, il développe un discours et des pratiques, tant culturelles qu’éducatrices exceptionnellement égalitaristes, au rebours de l’évolution concrète du monde.

L’exemple le plus frappant d’une telle dichotomie se manifeste dans l’enseignement supérieur français, très différent en cela des autres grands pays : d’un côté quelque 2,5 millions d’étudiants dans des facultés submergées et paupérisées, de l’autre quelques grandes écoles destinées à la production, et à la reproduction, des élites.

Idéologiquement cependant, la doctrine de l’Égalité n’est remise en cause par personne, et surtout pas par ceux qui, dans l’épaisseur des choses, lui tournent résolument le dos.

Tout le métier de nos hommes politiques, et de la tradition radicale socialiste dont ils découlent, consiste à camoufler cette hypocrisie. Ils ont procédé de la sorte dès le XIXe siècle. À cet égard, et en dépit de la masse des communicants qui l’entourent, le président Macron détonne : il laisse encore échapper des membres de phrases qui choquent les bien-pensants de la république. Visiblement, l’égalité ne lui semble pas acquise. Et son mépris ou sa condescendance transpire pour les pue-la-sueur et les mains calleuses. Hollande les appelait déjà les sans-dents. Mais lui, l’affreux, n’employait cette expression qu’en privé. Il aura fallu toute l’indiscrétion et toute la rage d’une compagne trompée pour que l’indécente formule fût dévoilée.

Les gens de la CGT ou de Mediapart pensent que nous vivons sous le gouvernement du CAC 40. De façon plus pertinente, l’éditorialiste du Point Sophie Coignard[1], y voit une résurgence de la société de Cour. Elle marque à sa manière le caractère oligarchique du règne, sinon du régime. Le monarque y distribue les rôles et certains n’en perçoivent que les prébendes.

On a appris par exemple en janvier qu’un nouveau secrétaire général à l’investissement[2] venait d’être nommé. Nous ne doutons pas qu’il s’agisse d’un homme très probe, très propre et surtout très compétent. Ancien élève de ces grandes écoles à la mode depuis un demi-siècle, il est connu pour avoir été partisan de Valérie Pécresse lors de la campagne régionale de 2015 en île de France, puis en 2016 pour avoir soutenu la candidature présidentielle finalement malheureuse de François Fillon. Il s’agit par conséquent d’un homme que l’on classera à droite si l’on s’attarde à de tels étiquetages, si souvent superficiels hélas.

Sans polémiquer à propos de cette personne elle-même demandons-nous d’abord, peut-être, quelle fonction lui sera attribuée : il devra répartir 57 milliards d’euros d’investissement. Cette masse considérable nous ramène au caractère profondément étatiste de la culture politique de ce pays.

[1] cf. Le Point en ligne le 9 mai.

[2] cf. L’Opinion le 4 janvier 2018. Il s’agit de Guillaume Boudy, remplaçant Louis Schweitzer. Celui-ci, ancien élève l’ENA, promotion Robespierre, avait été d’abord directeur de cabinet de Laurent Fabius, de 1981 à 1986. Puis il fit une vrai carrière industrielle. Dirigeant chez Renault dont il sera président-directeur général de 1992 à 2005, il contribuera à sa privatisation et à sa délocalisation massive, les effectifs en France de l’ancienne régie passant de 86 000 salariés en 1992 à 43 000 en 2005. Président de la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) de 2005 à 2010, il porta le titre de Commissaire général à l’investissement de 2014 à 2017.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

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Dominique Reynié revient sur l’interdiction de la page Defend Europe par Facebook

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Nous avons consacré plusieurs articles aux réactions des médias après l’action de Génération Identitaire de défense des frontières européennes dans les Alpes françaises en avril 2018. Le vocabulaire employé que ce soit dans les médias nationaux ou régionaux, à la télévision ou à la radio, était celui de la disqualification morale. L’interdiction de deux pages Facebook par le réseau social californien a été analysée en référence à un article de la Fondation Polemia. Le politologue Dominique Reynié, Président de la Fondapol (souvent présentée comme proche de LR) a publié une intéressante tribune sur le sujet dans Le Figaro du 11 mai 2018).

Comment Facebook justifie la censure

Le politologue enseignant à Sciences Po et spécialiste du populisme, cite le communiqué de Facebook. L’entreprise justifie sa décision en ces termes : « Nous nʼautorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère dʼintimidation et dʼexclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel. » Exhibant ensuite le « code de conduite » signé avec la Commission européenne en 2016, Facebook assure avoir lʼobligation de réagir en moins de vingt-quatre heures quand un « discours de haine » lui est signalé par des utilisateurs ». Fin de citation.

Dominique Reynié poursuit : « Pourtant, chacun peut consulter, exemple entre mille, des comptes de black blocks, agrémentés de vidéos ou de photos montrant des policiers en flamme, des CRS à terre et blessés, le tout accompagné de commentaires jubilatoires qui expriment souvent de la haine. Cʼest depuis lʼun de ces comptes, toujours actif et dont je nʼapprouverais pas la suppression, quʼà lʼoccasion du 1er Mai fut lancé un événement promettant, je cite, « un mai sauvage », auquel se sont inscrits plus de 1100 participants, donnant lieu à des manifestations de haine dont on a pu constater ce jour-là les effets, bel et bien réels, dans les rues de Paris, sans émouvoir Facebook ».

Censure privée et censure publique, enfouissement des opinions

L’auteur souligne, ce qui avait déjà surpris l’Ojim, la conjonction d’une censure publique (l’intervention du préfet qui préside la DILCRAH) et d’une censure privée (celle de l’entreprise Facebook) : « Qui peut dire comment et par qui a été prise la décision de fermer le compte de Génération identitaire ? Pourquoi ce compte en particulier, parmi tous ceux qui, souvent, devraient être frappés de la même sanction ? Enfin, pourquoi un préfet de la République, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, lʼantisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), sʼest-il publiquement réjoui de la décision de Facebook, dans un tweet dont le texte et la forme semblent vouloir suggérer quʼil avait lui-même pris part à cette décision ou quʼil en avait été informé ? Sʼagit-il dʼun pacte de censure entre la puissance publique et lʼentreprise privée ? ».

Il ajoute que le procédé, « lʼemploi dʼune procédure privée, aussi parfaitement invisible que terriblement efficace, offrant le pouvoir de déclasser – en fait dʼenfouir – des opinions», aboutit à une censure silencieuse, en-dehors de toute intervention judiciaire. Il conclut « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il sʼagit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. ». La question est posée.

Tribune reprise du site OJIM

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Quand le militant pro-migrants Cédric Herrou s’affiche au Festival de Cannes

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Le V de la victoire n’était pas de rigueur au festival de Cannes pour Cédric Herrou. Alors que fouler le tapis rouge du prestigieux festival reste une consécration pour les acteurs, l’agriculteur défenseur des migrants y voit plutôt un tremplin pour défendre son combat. Un engagement raconté dans le documentaire “À tous vents” réalisé par Michel Toesca et dans lequel Cédric Herrou joue son propre rôle.

Le militant immigrationniste a notamment déclaré :

Je vais monter les marches du Festival de Cannes comme j’ai monté les marches du palais de justice, en gardant la tête froide et avec le but final qui est en fait, de parler, de dénoncer et de porter mon témoignage sur ce qui se passe en france et précisément dans la Roya.

“À tous vents” retrace la rencontre des habitants de la Roya, une vallée du sud de la France et des migrants qui y arrivent en tentant de passer la frontière franco-italienne.

18/05/2018

La France vous souhaite un bon ramadan, par Caroline Parmentier

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Le ramadan, considéré comme une « période délicate » par les services préfectoraux et la police, vient de commencer. Marqué par l’arrivée en pleine période d’attentats islamistes, de 300 imams étrangers (algériens et marocains) sur le sol français, accueillis par un gouvernement aux petits soins.

Je sais que le ramadan a commencé quand ma fille m’annonce que plusieurs élèves de sa classe sont dispensés de sport parce qu’ils n’ont pas le droit de boire. Essayez d’empêcher vos enfants de boire par 30 degrés au soleil si vous êtes catholique ou Témoin de Jéhovah et vous serez dénoncé comme appartenant à une secte maltraitante. Essayez de sécher le cours de sport si vous n’êtes pas musulman et il vous faudra non pas seulement un motif religieux ou un mot des parents, mais un certificat médical certifiant votre incapacité après une visite chez un médecin.

Après les attentats de Trèbes et de l’Opéra, la décision de faire venir 300 imams étrangers est totalement irresponsable. La Croix (mieux rencardée sur le ramadan que sur le carême) nous apprend que « les communautés musulmanes en ont besoin » : « Elles recherchent des religieux capables de réciter l’intégralité du Coran – appris par cœur – sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de “tajwid” ». Des textes de fraternité et de paix comme chacun sait. Le vivre ensemble c’est bon pour les idiots utiles.

Ce sont les « meilleurs imams », nous assure le président du CFCM, ceux de l’islam des Lumières sans doute, passés au crible des services antiterroristes (ce qui nous rassure beaucoup) au moment même où Macron dit travailler à un plan pour mieux contrôler le culte musulman en France et l’éloigner des influences étrangères. « Comment dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan ? », s’est indigné Jeannette Bougrab. « Imaginez un seul instant la réaction des médias si le ministre de l’Intérieur s’occupait de recruter des curés dans les campagnes où les offices ne peuvent plus être célébrés. » L’ancienne secrétaire d’Etat, fille de harki, rappelle que « la radicalisation est venue par des prédicateurs du Moyen-Orient, issus pour la plupart des Frères musulmans, mouvement fondé par le grand-père de Tariq Ramadan ».

Et le ramadan des migrants ?

Prêtes à se soumettre pour quelques milliards de plus, les grandes surfaces se mettent de plus en plus à l’heure du hallal, les rayons sont de plus en plus envahissants. Le chiffre d’affaires de ce marché communautaire est estimé à 7 milliards d’euros, presque autant que le marché du bio. Carrefour propose jusqu’au 28 mai des réductions spécifiques, Auchan met en avant un catalogue de produits « aux parfums de l’Orient » avec une réduction sur les pistaches, ou une remise sur les bonbons halal.

Alors que pour Anne Hidalgo, « le ramadan fait partie du patrimoine culturel français », les migrants du camp du canal Saint-Denis et de la porte de la Chapelle se plaignent que les associations ne s’adaptent pas comme il faut et ne leur apportent pas assez d’aliments au moment de la rupture du jeûne… « C’est dans ces moments que notre foi est mise à l’épreuve et nous nous montrerons dignes de notre Prophète », déclare Mohammed car comme il le confie à Libération : « Le ramadan, ça nous rappelle un peu la maison ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 18 mai 2018

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France : deux Égyptiens préparaient un attentat à l’explosif ou au poison

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Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y aucun lien de causalité entre terrorisme, islam et nationalité des jihadistes !

Un nouvel attentat a été déjoué en France et deux frères d’origine égyptienne ont été arrêtés, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sans préciser la date ni le lieu.

« Il y avait deux jeunes gens d’origine égyptienne qui s’apprêtaient à commettre un attentat, avec soit de l’explosif soit à la ricine, ce poison […] très fort », a déclaré le ministre sur RMC et BFMTV. Selon lui, les deux hommes échangeaient sur la messagerie Telegram, où ils ont été repérés. Ils disposaient de « tutoriels » pour fabriquer des poisons à base de ricine.

Selon une source proche de l’enquête interrogée par l’AFP, l’interpellation a eu lieu dans le XVIIIe arrondissement de Paris vendredi 11 mai, veille de l’attaque au couteau menée par le djihadiste d’origine tchétchène Khamzat Azimov.

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Les mensonges de la gauche... et de la droite.

La France en guerre laisse l’ennemi en paix

Celui qui tue au nom d’Allah sait attendrir et culpabiliser l’humaniste benêt qu’il combat. Il lui suffit d’exposer sa communauté en victime : ce statut vaut protection chez les belles âmes. Emmanuel Macron est de celles-là, quand il redoute de nommer l’idéologie islamiste qui excite les égorgeurs. Réagissant à l’attentat au couteau commis samedi soir à Paris (quartier de l’Opéra) par un djihadiste français d’origine tchétchène (un mort, quatre blessés), le chef de l’État s’est contenté en effet de dénoncer un "terroriste". Il a aussi assuré, dans un tweet envoyé depuis sa villégiature de Brégançon (Var) : "La France ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté". Les grands mots cachent souvent des faiblesses. De fait, lundi, Macron a aussi tenu Israël pour seul responsable des 60 morts palestiniens tombés ce jour-là à Gaza sous les balles de son armée. Le Hamas a dû apprécier la condamnation. Ce mouvement terroriste islamiste veut qu’Israël disparaisse de la carte.

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« Nous n’autorisons pas les critiques à l’égard des politiques d’immigrations et les arguments qui consistent à restreindre ces politiques » (Monika Bickert, directrice de la politique des contenus sur Facebook)

Communiqué de Génération Identitaire, 17 mai 2018

Le 16 mai 2018, Monika Bickert, directrice de la politique des contenus sur Facebook, a, dans des propos rapportés par RTL, détaillé les moyens mis en place par le réseau social pour assurer une meilleure modération des contenus partagés. Expliquant les différents niveaux, elle a assuré que le niveau 3 concernait « les appels visant à exclure ou à isoler une personne ou un groupe de personnes. Nous n’autorisons pas les critiques à l’égard des politiques d’immigrations et les arguments qui consistent à restreindre ces politiques ». Une ambigüité existerait dans les traductions anglaises. Néanmoins, dans les « Conditions Générales d’Utilisation » de Facebook présentes sur leur site internet, on retrouve également ces mêmes propos noirs sur blanc.

N’en déplaise à Facebook, la critique de l’immigration est non seulement légitime mais autorisée en France. D’autre part, c’est une opinion largement partagée : rappelons à Monika Bickert que 63% des Français considèrent qu’il y a trop d’immigrés en France (Institut BVA, 07/02/2018). A-t-elle pour projet de censurer ensuite des millions de Français qui ne souhaitent pas voir leur civilisation être détruite par l’immigration massive ?

Génération Identitaire réclame que la liberté d’expression des opposants à l’immigration soit assurée. La censure dont nous faisons l’objet aujourd’hui nous vise car nous avons été en première ligne avec notre action pacifique dans les Hautes-Alpes. Aujourd’hui c’est nous, demain ce sera vous !

http://www.medias-presse.info/nous-nautorisons-pas-les-cr...

Attentat de l'Opéra : ce n'était pas ... un loup solitaire

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a détaillé l'opération terroriste menée par Khamzat Azimov, qui a tué au cœur de Paris :

  • À 20 h 33, il est identifié en train de déambuler avenue de l'Opéra en direction du Louvre. Sa main gauche dissimule un objet.
  • Empruntant soudain la rue Marsollier à 21 h 41, il croise un jeune homme qui marche tranquillement sur le trottoir avant de le poignarder à près de dix reprises dans le dos et de tenter de l'égorger. La victime est décédée sur place d'une hémorragie interne aiguë.
  • Puis l'islamiste blesse grièvement deux personnes, un Chinois en l'attaquant par-derrière rue Saint-Augustin, puis une jeune femme qui se trouvait dans la file d'attente d'un restaurant.
  • Sa lame touche, plus légèrement, au moins trois autres passants qui l'ont entendu crier «Allah Akbar». Sa furie est telle qu'il a brisé la lame de son arme blanche.
  • À la vue des gardiens de la paix, Azimov s'époumone «je vais vous buter», «je vais vous planter». Ciblé par un tir manqué de «Taser», il défie le fonctionnaire qui le met en joue: «Je vais te planter, tire, tire, tire!» et est abattu par un tir de riposte.

Franco-russe naturalisé en 2010fiché S depuis 2016, Azimov a raté ses études de médecine avant de verser dans une fascination pour Daech, comme en témoignent ses recherches internet sur l'islamisme et la guerre en Syrie. Il a été reconnu par ses parents sur la vidéo d'allégeance à Daech diffusée par l'agence de propagande Amaq.

Son ami d'enfance Abdoul Hakim A., mis en examen et écroué jeudi soir après quatre jours de garde à vue, présente le même profil inquiétant. À 19 ans, ce Franco-Russe lui aussi fiché par les services antiterroristes depuis 2016, abritait dans son ordinateur le drapeau noir de l'État islamique. La veille de l'attentat, ce complice présumé avait téléchargé une messagerie instantanée et envoyé des chants religieux djihadistes sur son portable.

Deux femmes, proches du tueur et de son ami, ont été aussi placées en garde à vue.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Facebook met le cap sur la censure - Journal du jeudi 17 mai 2018

DES ISLAMISTES S’INFILTRENT-ILS DANS LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES ?

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On croit rêver et l’on pourrait rire de l’incompétence de l’État, si l’affaire ne révélait pas de graves dysfonctionnements. On apprend que l’ami de Khamsat Azimov, arrêté à Strasbourg après l’attentat au couteau de Paris, travaillait en CDD à l’accueil de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). « Un poste qui n’était pas à responsabilités », a déclaré le directeur de l’Office, précisant que « tous les contrôles légaux auraient été effectués, notamment la vérification du casier judiciaire, lors de l’embauche ».

Voilà qui est de nature à nous rassurer ! Il faut croire que les contrôles légaux ne sont pas très poussés, puisque cet homme, surveillé par les services de renseignement depuis son mariage religieux avec une Francilienne radicalisée qui avait tenté de partir en Syrie, a pu être recruté à ce poste. Sans doute cela fait-il partie de sa vie privée et ne doit pas intervenir lorsqu’il postule à un emploi dans un organisme officiel…

L’OFII est chargé de l’accueil et de l’intégration des personnes immigrées, ainsi que de la gestion des procédures d’immigration légale. Même s’il avait un rôle subalterne, il est effarant qu’une personne soupçonnée d’islamisme radical puisse y être recrutée. Il est anormal que les administrations publiques ne soient pas systématiquement averties des dangers que certains postulants sont susceptibles de représenter.

On espère que les secteurs sensibles, comme la police ou l’armée, effectuent des enquêtes plus approfondies pour que ne s’y infiltrent pas des profils peu recommandables. Va-t-on apprendre, bientôt, que des islamistes radicalisés se sont fait embaucher à l’Élysée ou Place Beauvau ?

On n’ose imaginer que certaines administrations pourraient favoriser ce type de recrutements au nom de la diversité et d’une conception pervertie de l’égalité. D’autant plus que ce jeune d’origine tchéchène, naturalisé français, ne semblait pas avoir un profil particulièrement discret. Lors de son arrestation, il portait un T-shirt noir avec l’inscription « Defend Grozny » et une kalachnikov sérigraphiée. Une manière, sans doute, de manifester son souci d’intégration !

Le gouvernement fait preuve d’une incroyable légèreté. Il peine toujours à appeler par son nom la violence islamiste. Sous prétexte de respecter l’état de droit et de ne pas attenter aux libertés, il se refuse à mettre en œuvre des mesures de bon sens, comme celles que proposent, à l’égard des fichés S, Laurent Wauquiez ou Marine Le Pen. C’est totalement irresponsable !

http://www.bvoltaire.fr/islamistes-sinfiltrent-administra...

17/05/2018

Silence on tue : prière de se faire égorger en silence

Lu dans Minute à propos du dernier attentat à Paris :

6a00d83451619c69e20224df334b24200b-800wi.jpg"[...] Alors maintenant, que va-t-il se passer ? Rien. Absolument rien. L’attentat de Trèbes, c’était il y a deux mois à peine. Ce jour-là, le naturalisé était marocain. Que s’est-il passé depuis ? Rien ! Ah si... L’attentat du quartier de l’Opéra. Il ne va rien se passer parce que les Français ont pris le pli et que ça leur va bien. On meurt plus sur les routes que sur les trottoirs. Faudra faire gaffe pour les départs en vacances !« Chéri, t’as vérifié la pression des pneus ? »

En 2017, les Français ont majoritairement voté pour un homme qui avait publiquement affirmé qu’il « n’allait pas inventer un programme antiterroriste en une nuit ». Apparemment, en un an non plus.

Il ne va rien se passer parce que nos gouvernants ont peur. Et pas que des Tchétchènes. Samedi dernier également, le commissariat de Champigny-sur-Marne, à une demi-heure en mobylette volée de l’Elysée, a été assailli. Pas harcelé deux minutes par une poignée de guignols qui auraient aussitôt détalé, non : assiégé, encerclé, attaqué par une cinquantaine d’hommes cagoulés, munis de cocktails Molotov et de mortiers !

Nos gouvernants, Macron aujourd’hui,Hollande hier, Sarko avant-hier, n’ont de pouvoir que sur ceux qui veulent bien encore obéir, à commencer par la quasi-totalité des Français. Face aux autres, ils ont abdiqué. Police et gendarmerie sont abandonnées en première ligne, tandis que l’IGPN, la « police des polices », veille.

Quant aux Français lambda, prière de se faire voler, violer ou égorger en silence. Et surtout, surtout, de mourir sans haine. Jusqu’à quand ?"

Trump déclare la guerre économique à l’Europe

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Jean-Michel Vernochet

Ex: http://www.geopolintel.fr 

En se décidant à sortir du Traité relatif au programme nucléaire iranien dit 5+1 (les Cinq membres permanents du Conseil de Sécurité + l’Allemagne), Donald Trump déclare en fait, littéralement, la guerre à l’Europe. Ceci n’étant pas une clause de style parce qu’en dénonçant unilatéralement cet accord collectif et en annonçant le rétablissement d’une batterie de sanctions draconiennes à l’encontre de Téhéran au cours du prochain semestre, il met du même coup, la France et l’Allemagne à genoux. Il s’agit en effet ni plus ni moins, dans l’actuel contexte de crise sociétale aiguë, de la perte d’un marché providentiel de 83 millions d’âme.

Un débouché en pleine expansion depuis la fin de 22 années de blocus économique [1] et l’accord de contrôle extérieur du programme nucléaire civil iranien du 14 juillet 2015. Lequel pouvait laisser espérer aux Allemands de regagner leurs positions perdues après 2005. Celles-ci cumulaient alors à 5,67 milliards de dollars soit 14,4% de leurs exportations. Pour la France, les constructeurs automobiles PSA et Renault sont eux aussi immédiatement menacés par la volte-face de la politique américaine. Peugeot détient actuellement 30% d’un marché iranien difficilement reconquis après son retrait de 2012 pour obéir à l’injonction comminatoire de son partenaire américain General motors [2]. Celui-ci avait fait miroiter à PSA, en échange d’un manque à gagner à l’export vers l’Iran de 450.000 véhicules l’an, l’ouverture de l’immense marché chinois. Promesse mirobolante, évidemment non tenue. Notons qu’à l’époque, les syndicats compradores habituellement si prompts à s’insurger pour un oui ou pour un non, ne pipèrent mot.

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Au moment où est tombé le couperet américain ce 8 mai (avec quatre jours d’avance sur la date annoncée), le groupe PSA se préparait à la production en Iran de la Peugeot 301 ainsi que de la Citroën C3. Rappelons que les constructeurs français tenus par leurs partenariats transatlantiques, tombent, en cas de refus d’obtempérer, sous le coup de la loi fédérale, laquelle n’a pas la main légère avec les contrevenants. Tous les acteurs économiques ont à l’esprit les 8,9 milliards de dollars d’amende que dut verser la BNP au Trésor américain en mai 2015 pour avoir transgressé les oukases de Big Sister America et fricoté de l’an 2000 à 2010 avec Cuba, l’Iran, le Soudan et la Libye, tous pays sous embargo.

Beaucoup pensent que l’interdépendance économique est un puissant facteur de paix internationale. Que nenni ! C’est oublier que certains, les forts, sont alors en position de dicter leur loi aux faibles et que ceux-ci n’ont d’autres choix que de se soumettre. Cinquante ans après mai 1968, il serait judicieux de se souvenir de l’embargo américain instauré sur le tourteau de soja et les porcs menacés de famine dans les élevages bretons… L’initiative du président Trump est à ce titre un véritable coup bas pour l’économie européenne sacrifiée notamment sur l’autel des fantasmes sécuritaires de l’État hébreu… mais pas seulement, car l’affaire est au final beaucoup plus complexe et plus tordue.

On peut en effet s’interroger sur l’enchevêtrement de calculs nébuleux qui conduit l’Amérique à s’aliéner volontairement et à peu de profit, ses alliés européens ? Parce que cela revient avons-nous dit, à les mettre au pas et les faire passer (une fois de plus) sous les fourches caudines de l’État profond américain seul décideur… le président Trump ne se maintenant actuellement à la Maison-Blanche que dans la mesure où il en exécute les consignes. Une hyperclasse qui agit en sous-main et qui, ayant échoué à imposer une hégémonie directe sur le reste du monde, préfère désormais opter pour les voies détournées de la guerre économique, de la subversion politique et de la diplomatie armée (soft power), afin d’atteindre ses objectifs de domination tous azimuts.

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Un rappel à l’ordre n’est donc pas à exclure à l’endroit des Macron et Merkel qui se sont crus autorisés à venir s’ingérer (à domicile) dans la géostratégie de l’imperium nord-américain. Notons que M. Macron s’est ridiculisé en allant quémander à Washington que le Département d’État accepte de prendre en considération ses misérables desiderata (la préservation de la petite part hexagonale du juteux marché persan), prétendant pouvoir faire accepter la renégociation de l’accord par Téhéran. Ce dont il n’est pour l’heure pas question. Alors que déduire sinon que conclure, de la décision des élites américaines de revenir sur l’engagement pris en 2015 ? Précisant que ni le Département d’État, ni le Pentagone, ni la CIA, et surtout pas le Deep State - à savoir le complexe militaro-industriel, les néoconservateurs (d’anciens trotskystes, soixante-huitards reconvertis, qui pour beaucoup tiennent aujourd’hui le haut du pavé), les likoudniki de diverses obédiences, les puissants groupes de pression sionistes faiseurs et tombeurs de rois, Wall Street – n’ont été mis hors-jeu, exclus ou seraient restés étrangers à cette fatale décision de sortie de l’Accord 5+1. De plus, qui parmi ces différents acteurs, aurait pu se préoccuper de plaire ou déplaire au petit marquis élyséen et de chercher des voies raisonnables en vue d’éteindre les incendies qui n’en finissent pas de se multiplier au Levant ? Reste qu’à défaut d’avoir conservé une influence directe au Proche Orient - ayant perdu la guerre de Syrie et l’Irak livré à la majorité chiite - la Grande Amérique gouverne par le maintien d’un certain chaos et le soutien relatif de l’irrédentisme kurde ?

Les oligarchies du Nouveau Monde savent les européens lâches, désunis et dépendants, auto-intoxiqués qu’ils sont - entre autres - par leurs soi-disant Valeurs ! Par ailleurs ce sont des rivaux qu’il convient de brider. Le grand théoricien de l’impérialisme yankee, le franckiste Brzezinski, énonçait la chose avec clarté dans le Grand échiquier (1998) - reprenant en cela les idées directrices de l’immémoriale politique continentale des Britanniques – à savoir que l’Europe devait demeurer coûte que coûte désunie (rien de contradictoire ici avec l’Union européenne qui est un moyen d’assujettir les nations tout en détruisant leur puissance souveraine) et politiquement débile. Nous y sommes. Cette loi géopolitique s’applique aujourd’hui dans toute sa rigueur derrière les embrassades et les guignoleries de façade. Peu chaut à M. Trump que M. Macron ait été désavoué par le dangereux revirement de la politique extérieure de l’Union. Il n’a cure de lui sauver la face. De toute façon la presse dont le président hexagonal est le fils puîné l’aura fait à sa place.

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Comme si également ces fantoches européens - les trois « M » Merkel, May, Macron - pesaient lourds face aux bibliothèques de dossiers et de disques compacts dramatiquement dévoilés par le triste sire Netanyahou, ci-devant Premier ministre du 51e membre des États-Unis ? Oubliant de dire au passage que ces documents d’archives exfiltrés d’Iran on ne sait par qui ni comment, dataient de 2003. Comme quoi les vieilles ficelles font toujours recette. Et ce depuis la fiole de sucre glace brandie naguère au Conseil de Sécurité par l’Oncle Ben’s Colin Powell prétendant qu’il s’agissait d’Anthrax, preuve accablante de la poursuite d’un programme irakien d’armes de destruction massive ! Néanmoins, prouver de cette manière, en ouvrant l’armoire aux squelettes, la perpétuation en 2018 d’un programme offensif en contredisant ex abrupto tout les rapports de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) relatifs au suivi de l’application de l’Accord de dénucléarisation, il faut à la fois une certaine dose de cynisme et de mauvaise foi… ainsi que l’active complicité d’une presse détenant tous pouvoirs sur une opinion publique entièrement forgée par ses soins… et par ses assidus mensonges !

Ajoutons que le Premier ministre israélien, parle toujours de guerre contre le grand voisin iranien, mais qu’il n’a guère les moyens de ses ambitions guerrières hormis ses inutilisables vecteurs Jéricho à tête nucléaire : ses chasseurs-bombardiers F16 sont à bout de souffle et sa dizaine de F35 sont trop précieux pour être exposés sans nécessité absolue à des tirs de représailles… pas plus qu’il n’aurait la sottise d’envoyer ses pilotes au casse-pipes, lesquels, lorsqu’ils tirent leurs missiles vers des positions iraniennes de Syrie, le font généralement depuis l’espace aérien libanais, prudence oblige car le 10 février un chasseur-bombardier de Tsahal était abattu par la défense aérienne syrienne, le premier depuis 1982. Les temps changent. Au demeurant les guerres israéliennes destinées à nettoyer par cercles concentriques successifs la périphérie de l’entité sioniste, se font toujours à moindre coût et assez généralement par procuration : 1991 « Tempête du désert », 2003 « Choc et effroi »…

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Ou bien encore s’achèvent en foirade comme lors de la deuxième guerre du Liban de juillet 2006 – le sixième conflit israélo-arabe – lancée (mais non déclarée) au prétexte controuvé que deux soldats de Tsahal auraient été capturés en Eretz Israël (et non enlevés comme le clamait la presse hébreu). Pour l’heure, la puissante Armée de défense israélienne excelle surtout à faire des cartons meurtriers sur les Palestiniens… 40 mort ces dernières six semaines et deux milliers de blessés. Là encore nous aurions pu nous attendre à des reportages de la part de ces mêmes envoyés spéciaux qui, dans Alep Ouest assiégée par les forces loyalistes ou dans la Ghouta orientale où s’étaient retranchés un dernier carré de terroristes d’Al-Qaïda (prétendument perpétrateurs du 11 Septembre ?), faisaient pleurer Margot sur le sort des djihadistes en dépit du fait que ceux-ci avaient pris les habitants de ces villes martyrs en otages et comme boucliers humains.

Quant à M. Netanyahou, en délicatesse avec sa propre justice pour malversations, il est en fin de compte, semble-t-il, brillamment parvenu à faire endosser par Washington une politique coercitive de sanctions maximales à l’encontre de l’Iran, sa bête noire tout en se prévalant d’une intention de neutralité de la part de Vladimir Poutine à l’égard des frappes de missiles israéliens en Syrie contre les bases de Gardiens de la Révolution [3]. Maintenant vers quoi allons-nous ? Quelles leçons provisoires tirer des récents événements ? Que veut ou que cherche M. Trump en calmant d’un côté le jeu entre les deux Corée – ce qui pourrait lui valoir un prix Nobel de la paix et le rendre de facto indéboulonnable – et en œuvrant de l’autre à la déstabilisation de l’Iran, voire en préparant une Troisième guerre du Golfe ? On en parle sérieusement dans le landernau des initiés.

Au final, en dénonçant l’accord, non seulement la Maison Blanche va créer de graves difficultés économiques à ses alliés et tributaires européens, faisant le calcul que de toutes les façons ceux-ci feront profil bas. Qu’ils se coucheront, quoiqu’il leur en coûte, devant les insatiables exigences israéliennes relayées par Washington (wag the dog… il est patent que la queue remue le chien et non l’inverse !). Allons plus loin. L’Amérique du Deep state, au-delà du complexe obsidional israélien, vise assurément plus loin que la simple destruction d’un État persan candidat au leadership régional et grand rival de l’Arabie wahhabite, alliée privilégié de Washington et de Tel-Aviv.

Iran qui certes développe des missiles à longue portée et des drones de combat à partir de technologies justement fournies par Pyongyang, et de facto menacerait à court terme la sécurité de l’État juif (puisqu’il se désigne lui même ainsi). M. Trump s’étant convaincu d’avoir fait plier la Corée du Nord (mais une interprétation inverse de la désescalade et du réchauffement des relations interétatiques autour de la Mer du Japon est également très recevable – nous y reviendrons), peut-être se dit-il que la menace d’un recours à la force, est (ou serait à nouveau), payante ? Ce faisant, dans le cas de l’Iran, il ne peut ignorer qu’en dénonçant unilatéralement l’accord de 2015, il prend le risque de déstabiliser le pays en profondeur, en accroissant la division du pays entre modernistes et conservateurs, ceci affaiblissant le camp pro occidental dont la tête de file est l’actuel président Rohani… et revigorant du même coup celui de conservateurs.

L’on voudrait relancer en Iran une contestation insurrectionnelle que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Les Anglo-américains ne sont jamais, ni avares ni en retard d’une révolution de couleur ou de velours… Des révolutions qui d’ailleurs se greffent souvent sur un légitime terreau de revendications et des carences politiques avérées. Ainsi de l’Ukraine et ces jours-ci l’Arménie et la Moldavie. Soyons assurés que les experts en coup tordus de la CIA, machiavéliens parmi les machiavéliens, ne chôment pas et qu’un projet de regime change pour l’Iran est peut-être d’ores et déjà en cours d’application. Avec pour premier objectif de réinsérer l’Iran [4] dans une mondialisation sociétalement et économiquement libérale-libertaire… et par la même occasion, de resserrer le dispositif de contention – le cordon sanitaire – que tissent patiemment les puissances atlantiques autour de la Russie et de l’espace continental eurasiatique.

Chacun comprendra que face à de tels enjeux, les Européens et leurs indésirables industries de haute technologie concurrentes de leurs homologues américaines, doivent rentrer dans le rang de la mondialisation heureuse et apaisée sous la férule de l’Oncle Sam… surtout au moment où la libre circulation des biens et le retour du protectionnisme font l’objet du bras de fer commercial qui se joue entre Washington et une Chine populaire trop gourmande. L’aluminium européen vient d’ailleurs d’en faire les frais. Pauvres européens, cinquième roue du carrosse de M. Trump, lequel pense en priorité à la restauration de son parc industriel et au plein emploi outre-Atlantique. L’Europe devra, en conséquence, se soumettre, continuer d’avaler des couleuvres de la taille d’anacondas, voir croître l’armée de ses chômeurs et gérer elle-même ses crises et ses krachs à venir.

13 mai 2018

Notes

[1Sévères restrictions des échanges commerciaux que R. Reagan met en place en 1988, un an avant la fin du conflit Iran/Irak. Dispositions accentuées en 1996 quand Washington adopte la loi d’Amato-Kennedy (8 août) en mettant l’embargo sur les importations de pétrole brut et en interdisant tous les investissements directs ou étrangers via les partenariat existant avec des sociétés non américaines.

[2En 2010 PSA exportait en Iran 461.000 véhicules mais se retirait du pays en 2012 sous la pression de son éphémère partenaire, General Motors, ceci afin de se mettre en conformité avec les sanctions américaines. De retour en Iran, Peugeot y a immatriculé 443.000 unités en 2017 et 83.600 au cours des deux premiers mois de 2018 soit 30% du marché.

[3https://fr.timesofisrael.com/netany... Le Kremlin 9 mai : « J’ai souligné l’obligation et le droit d’Israël à se défendre contre l’agression iranienne, menée depuis le territoire syrien. Les Iraniens ont déclaré leur intention de nous attaquer. Ils essaient de transférer des forces et des armes mortelles avec l’objectif explicite d’attaquer l’État juif dans le cadre de leur stratégie pour détruire l’Israël ».

[4Lire « Iran, la destruction nécessaire - Persia delenda est » Xenia 2012.

http://euro-synergies.hautetfort.com/