
Il y a à peine quatre ans, l’Allemagne vantait encore l’Ostpolitik, construisait les gazoducs Nord Stream et ses dirigeants partageaient des dîners cordiaux avec Vladimir Poutine. Ce même pays, sous Friedrich Merz – chancelier CDU depuis mai 2025 –, s’est mué en faucon le plus virulent d’Europe. En avril 2026, l’Allemagne ne se contente plus de soutenir l’Ukraine : elle manifeste une agressivité extrême contre la Russie, bloque les négociations de paix tant que Moscou n’est pas épuisée, et transforme le conflit en opportunité historique. Ce n’est pas un sursaut moral. C’est un calcul froid : épuiser la Russie, reconstruire l’Ukraine à son profit exclusif, et relancer son complexe militaro-industriel comme jamais depuis 1945.



