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26/03/2017

Natacha Polony lance Orwell TV

Natacha Polony promet un nouveau média libre, indépendant et souverainiste, avec des invités rarement voir jamais invités par les médias du système. Espérons qu’elle tienne ses promesses !

Les révolutions sont-elles possibles? et souhaitables?

17:43 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Cette révolution conservatrice afro-américaine qui pose problème à la Pensée Unique

On ne peut pas traiter un sujet tel que la révolution conservatrice afro-américaine aux États-Unis sans évoquer Elizabeth Wright, cette grande dame, disparue brutalement en août 2011. Très discrète, voire même mystérieuse on ne sait pas grand-chose d'elle, à commencer par son âge puisque Wikipédia ne lui a même pas consacré deux lignes de notice biographique. Et pourtant, on ne connaît pour ainsi dire pas d'intellectuel Américain d'origine africaine, conservateur, qui ne fasse référence à ses écrits et n'évoque son action infatigable au service d'une communauté dont elle ne cessa de défendre le droit à la reconnaissance identitaire ainsi que la légitimité du combat communautaire. Mais on sait en revanche, qu'en dépit de son origine, elle s'affirmait conservatrice, d'orientation "libertarienne", qu'elle combattait les Droits Civiques, réclamant qu'on laissât les Noirs se développer selon leurs goûts et à leur rythme. Ainsi qu'ils le faisaient avant que les ultra-gauchistes Blancs dits progressistes - se mêlent d'en faire des clones de Blancs par l'uniformisation scolaire forcée, la discrimination positive et l'imbécile idéologie multiraciale. Pendant des années, seule dans son coin, soutenue par des milliers de dissidents, elle publia ses points de vue iconoclastes dans une lettre périodique intitulée Issues and Views - qu'elle transforma à la fin de sa vie en un site Internet passionnant distribué gratuitement dans le monde entier. Elle y reproduisait de remarquables essais de grands intellectuels Noirs de sa mouvance ainsi que ses propres chroniques dans lesquelles elle défendait la nécessité pour les Africains- Américains de développer leur propre société différente de celle des Blancs. Affirmant sa gratitude envers ces derniers pour tout le bien qu’ils avaient fait au cours des 400 dernières années pour ceux de sa race. En même temps, elle ne cessa de défendre l'héritage "confédéré" sudiste, qui est aussi, esclavage compris, l’héritage des Noirs. Rappelant que la plupart des enfants blancs du Sud furent allaités par des nourrices noires et que l'étranger de passage avait souvent peine à faire la différence parmi les enfants blonds lesquels venaient de la "location" des esclaves et lesquels appartenaient à la maison du maître. Ou que, au fil du temps, des centaines de milliers de "nègres" à peau blanche se sont discrètement fondus dans la population blanche et qu'aujourd'hui encore dans tous tes secteurs de la vie publique ou professionnelle américaine on trouve des Africains-Américains qui passeraient pour Européens dans n'importe quelle capitale du "vieux Continent.

On ignore délibérément que dans l'ancienne confédération existaient deux sociétés qui se développaient séparément, que de nombreux Africains-Américains, lors de la Guerre de Sécession, prirent fait et cause pour les Sudistes, allant jusqu'à s'armer et à se mobiliser à leur côté. La domination raciste des Blancs sur les Noirs tient plus de l'invective que la réalité. On continue à faire croire que la loi de Lynch incitait à pendra aux arbres les Noirs parce qu'ils étaient noirs. Aujourd'hui encore le Ku-Klux-Klan est présenté comme un ramassis de fous sanguinaires. Occultant les raisons qui contraignirent le général Nathan Bedford Forrest et ses amis à se constituer en milices d'auto-défense afin de combattre les exactions qui accompagnèrent leur dépossession dans le cadre de la "Reconstruction" qui suivit la victoire du Nord et le comportement ignoble des vainqueurs. L'Histoire américaine que l'on enseigne depuis un demi-siècle est tronquée. On y étudie exclusivement la malfaisance des Blancs, leurs comportements barbares et les horreurs dont ils se seraient rendus coupables.

Les nouveaux américains polyglottes

Ce fut l'une des grâces d'Elizabeth Wright d'oser développer une autre narration. Et contre le mouvement général, la dictature des Droits Civiques et du racisme noir ambiant, de soutenir que la vérité était loin d'avoir été ce que prétend la Pensée Unique. L'une de ses dernières chroniques paraît prémonitoire et dans un avenir proche pourrait passer pour prophétique : « Lorsque la population blanche sera tombée sous la barre des 50%, le temps de leur ingérence dans les affaires des Noirs sera terminé. Et avec lui ces lois spéciales permettant de sauvegarder les avantages, extrêmement coûteux, accordés aux "défavorisés". Quelle chance de se maintenir ont les prescriptions qui, au 18e siècle, ont été conçues par ces amusants petits hommes en bretelles et gilet, une fois que les nouveaux Américains polyglottes venus d'Asie et d’Amérique Centrale et du Sud auront commencé à bander leurs muscles politiques ? Tant de Noirs et leurs gourous libéraux blancs ont été incapables d'apprécier ces lois venues d'Angleterre, fondées sur "des vérités d'évidence" et sur le consentement des gouvernés, assez souples pour prendre sous leur protection les anciens esclaves de la nation. Une fois qu'aura disparu, en partie par négligence, ce qu'il reste de la loi constitutionnelle, parce que l'Histoire de la constitution et de ses créateurs ne sera plus enseignée dans les divers systèmes scolaires de couleur Chinois-Indien-Latino-Arabe, une nouvelle page sera tournée. Si les Noirs pensent qu'ils ont été maltraités par les Blancs, ils n'ont qu'à attendre que la Discrimination Positive, et plus encore le système des partis, aient disparu. Les nouvelles ethnies dominantes viennent dans ce territoire avec leurs propres histoires de dramatique oppression. À la différence des Blancs il est peu probable qu'ils fassent de la surenchère dans la repentance sur les injustices du passé. De même on les imagine mal perdre leur temps au Congrès à concocter des lois destinées à discriminer leurs propres fils et filles au profit des Noirs ».

On savait qu'elle habitait New York mais peu de gens semblent l'avoir rencontrée. Sa mort ne fut signalée avec plusieurs jours de retard que par les sites d'extrême droite blancs de Jared Taylor, Lew Rockwell, Nicholas Stix ou Harold Thomas. Le directeur d’American Renaissance relata comment toutes ses demandes de rendez-vous reçurent des fins de non-recevoir bien que Taylor échangeât de nombreuses fois par téléphone et accueillit sur son site de nombreux articles de Wright. Elle-même présentait ainsi Issues & Wews : « Un lieu de conservatisme noir pour une pensée indépendante respectueuse du sens commun. Une petite oasis pour ceux qui, aveuglés par la dynamique du mouvement des Droits Civiques, n'arrivent plus à distinguer le faux du vrai ». En fait, elle fut très influencée par les écrits de Booker T. Washington. Celui-ci, né esclave d'un père blanc et d'une mère noire, aura été le premier Africain-Américain à avoir tenté de créer une société noire cohérente et dynamique. Apres qu’il eut en 1881 été à l'origine de la première école normale pour enseignants afro-américains. En 2005 la Booker T. Washington Society créa un prix Elizabeth Wright décerné chaque année « à la personne qui illustrerait le mieux la vision, les valeurs et les vertus attachées à la mémoire de Booker T. Washington ».

L'autre grande influence qui inspira Elizabeth Wright fut George Shuyler qui, après des années de socialisme et de militantisme à l'intérieur du NACCP, dont il fut un des responsables, effectua un  virage à 180° et rallia la John Birch Society, puis soutint la candidature de Barry Goldwater. H devint l'anti-Martin Luther King, s'opposa à la Loi de 1964 sur les Droits Civiques, ce qui explique le silence des média et le fait que son existence même soit totalement ignorée. Shuyler publia des milliers de chroniques et plusieurs dizaines d'ouvrages - en particulier, en 1947, La conspiration communiste contre les Noirs, qui fut une sorte de bréviaire des Africains-Américains qui refusaient d'être les pantins de l'idéologie d'extrême gauche diffusée par Luther King -.  Au directeur du site Vue de Droite qui, en 2008, lui avait déclaré que « dans la nouvelle Amérique, les Blancs ne peuvent plus être eux-mêmes, s'affirmer comme Blancs, exprimer la vérité telle qu'ils la voient, mais doivent se soumettre au nouvel ordre non-blanc », Wright répondit par ce qui pourrait passer pour une profession de foi ou pour un testament, et dans l'un et l'autre cas, explique la haine que lui portait l'Etablissement multiracial américain : « Cette stupéfiante conclusion, évidente depuis des années et des années, même pour les plus décérébrés, n'arrive-t-elle pas juste un peu trop tard, alors que les Blancs se sont dégénérés en couards ? Ayant dépensé autant d'énergie à se défendre de l'accusation de "racisme" alors qu'il n'en faussait pas de promouvoir les Noirs dans des positions prestigieuses, le Blanc n'aurait-il pas mieux fait de se taire ? Il a bien mérité ce qui  arrive et il n'y a pas de raison de ressentir pour lui autre chose que du mépris ». Plus loin, après qu'elle eut exprimé son indignation qu'aucun Blanc ne soit intervenu au nom de la Constitution lors de l'interdiction d'une conférence de David Duke, « dans le pays de l'Homme libre et la maison du Brave », elle précisa : « Pourquoi croyez-vous qu'Oprah (animatrice et productrice de l’Oprah Winfrey Show, la plus célèbre émission de variétés de la télévision américaine, elle-même étant la plus riche Noire des Etats-Unis, décorée de la Médaille du Président par Obama, docteur honoris causa de Duke et de Harvard, dont les déclarations équivalent à des bulles papales dans le monde catholique), pourquoi croyez-vous que durant toutes ces années Oprah a semé les graines qui germent déjà en ces stupides femmes blanches frappées de sidération, dans l'embrigadement actif de leur progéniture bombardée de messages positifs sur l'importance, l'égalité et parfois même la supériorité de « la culture noire ».« Et maintenant, avec l'adulation qui se manifeste autour d'Obama, produit de la fornication Noir/Blanche, ces imbéciles de filles blanches seront encore plus conditionnées à produire des bébés marron plutôt que blanc. Ce n'est pas l'immigration qui changera la nature de la compétition, ce sera le ventre des femmes blanches »... L'avertissement, évidemment, ne vaut pas que pour l'Amérique. L'Europe est aussi largement concernée et il y a bien longtemps que les maîtres à penser du djihadisme islamique beuglent les mêmes propos sur tous les canaux d'Internet.

J. R. Rivarol du 16 mars 2017

24/03/2017

SORTIE EN DÉBUT DE SEMAINE PROCHAINE DU N°45 (PRINTEMPS 2017) DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

88155295.jpgSommaire

N°45 — Printemps 2017

P 2 : Editorial Roland Hélie

P 7 : La démocratie manipulée  Patrick Parment

P 12 : Macron, à éliminer sans état d’âme P. Parment

P 15 : Fillon, une carrière en dent de scie P. Parment

P 22 : Voter Marine Le Pen ? Pierre Vial

P 27 : Trump Un homme imprévisible Patrick Parment

P 41 : Entretien Europe Pacifique Fernando Saiech

P 47 : Comprendre le populisme Bernard Plouvier

P 51 : Éoliennes Un scandale d’État Alban d’Arguin

P 55 : Les pages de Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

P 58 : Affaire Weidmann Aristide Leucate

P 61 : Entretien sur Joseph Darnand Francis Bergeron

P 64 : Hommage à Michel Déon Patrick Parment

P 69 : Les livres au crible Georges Feltin-Tracol

P 95 : Actualité de l’association Synthèse nationale

Les chroniques et les articles de Jean-Claude Rolinat, Pieter Kerstens, Daniel Cologne, Arnaud Raffard de Brienne, Charles-Henri d’Elloy...

102 pages, 12 €

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23/03/2017

We need to talk. (VOSTFR !)

17/03/2017

Samedi 8 avril à Calais :

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08:01 Écrit par pat dans divers, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

11/03/2017

Les Brigandes - Juste un politicien

07/03/2017

Le journal Présent lance un appel aux dons

8815-20170308.jpgNous sommes dans les cinquante derniers jours de la campagne électorale. Tout s’accélère. Marine Le Pen a viré en tête de la course, alors que les partis traditionnels s’effondrent. Que la gauche et la droite en soient à tenter de s’aligner derrière Macron, l’homme de la très haute finance et des prétendus « crimes contre l’humanité en Algérie », ou derrière Juppé, désavoué il y a trois mois à peine par 70 % des électeurs de droite, en dit long sur l’état de déliquescence de notre classe politique.

Quoi qu’on pense de tel ou tel détail du programme du Front national, quoi qu’on pense de telle ou telle personnalité de l’entourage de Marine Le Pen, quoi qu’on ait aimé ou détesté du Front national d’hier ou d’avant-hier, il n’y a qu’un seul candidat, à droite – et même dans tout l’échiquier politique français – qui ait une stature d’homme d’Etat, c’est elle.

Pour ceux qui ont étudié l’histoire de notre courant politique – le courant identitaire et patriotique, pour faire simple –, jamais nous n’avons eu de tête de file de la qualité de Marine Le Pen. Le moment est tout simplement extraordinaire.

Présent, dès le début de la campagne électorale, l’a dit : parce que la patrie est en danger, comme en 14, comme en 40, notre devoir est de voter et de faire voter pour Marine Le Pen. Parce que Trump, Poutine ou Theresa May ont ouvert la voie, notre devoir est de voter et faire voter pour Marine Le Pen.

Mais, chers lecteurs, vous devez aller beaucoup plus loin avec nous durant ces cinquante derniers jours. Vous devez nous aider à tenir le créneau de l’information, vous devez nous aider dans la bataille des kiosques, vous devez nous aider à fournir des munitions, des arguments, des soutiens visibles à tous ceux qui, actuellement, se mobilisent pour la victoire de Marine Le Pen.

Le navire est formidable. ll est en tête de la course et il continue à avancer très vite. Mais nous devons, nous aussi, sur notre créneau de l’information quotidienne, face au raz-de-marée de la désinformation multi-quotidienne, batailler, ferrailler, donner du canon.

Présent lance une grande campagne de communication qui entend soutenir la candidate que nous avons choisi de soutenir, en toute liberté financière.

Pour cela, nous avons besoin de vous, nous avons besoin de votre argent, nous avons besoin de vos abonnements.

Il faut très vite qu’un tsunami financier nous submerge, que nous puissions envahir les panneaux d’affichage des kiosques, que nos unes soient reprises et commentées, et même – pourquoi pas ? – que nos journalistes soient invités dans les radios d’Etat, les radios financées par nos impôts, comme s’ils étaient des journalistes « normaux ».

Contre le Système

Chaque don, chaque abonnement, ce sont quelques voix supplémentaires, ce sont quelques encouragements supplémentaires aux militants du patriotisme français, ce sont quelques coups de boutoir supplémentaires à l’encontre de l’anti-France, à l’encontre du « Système ».

Dans le domaine de l’information comme dans le domaine de la justice, nous vivons une situation à la soviétique, et ceci depuis des dizaines d’années, mais les yeux se dessillent. Notre mur de Berlin à nous vacille à son tour, et pourrait bien s’écrouler dans cinquante jours, du fait d’une élection surprise ou du fait d’un score énorme.

C’est aujourd’hui ou jamais que vous devez nous aider. Je pense en particulier à ceux d’entre vous qui estiment qu’ils n’ont plus l’âge de militer, de coller des affiches, de descendre dans la rue, de se battre – parfois même physiquement – avec des adversaires stipendiés et protégés par le système. Aidez-nous à le faire pour vous.

Les dons doivent nous parvenir par milliers et dizaines de milliers d’euros. Abonnez vos proches, vos amis, vos voisins. faites de Présent votre porte-parole quotidien.

Dans le suprême effort que nous vivons, soyez à nos côtés. Aidez-nous à nous battre.

Pour vous, pour nos valeurs, pour notre pays. Comme les Français l’ont toujours fait. Nous ne vous demandons pas l’impôt du sang, celui que nos ancêtres ont payé si souvent, mais simplement l’impôt national que constitue un don, un abonnement.

Francis Bergeron dans Présent daté du 7 mars 2017

http://fr.novopress.info/

Un guide pour défendre ses libertés face à la surveillance en ligne

Le CECIL (Centre d’Études sur la Citoyenneté, l’Informatisation et les Libertés) vient de publier des fiches pratiques pour réduire les risques liés à la surveillance en ligne.

Pour expliquer sa démarche, le CECIL revient sur l’affaire Snowden et la surveillance de masse mise en place par la NSA :

Les multiples révélations d’Edward Snowden concernant les dérives des programmes de surveillance de la NSA ont bien montré que les États-Unis et leurs alliés (mais ce ne sont malheureusement pas les seuls) écoutent et traitent massivement les informations de gouvernements étrangers, d’entreprises et de citoyens (majoritairement non américains) souvent par l’intermédiaire de compagnies telles que Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, AOL, Apple… En plus de cette surveillance étatique, un utilisateur peut aussi être la cible d’entreprises commerciales et de pirates informatiques mal intentionnés.

Le CECIL propose ainsi un recueil de fiches pratiques pour découvrir, pas à pas, des outils visant à mieux maitriser les informations exposées, protéger la vie privée et les libertés fondamentales.

Plusieurs thèmes sont abordés : les logiciels libres, les moteurs de recherche alternatifs, les protections contre le traçage, l’anonymat sur Internet, le chiffrement ou encore les outils en ligne, hébergeurs de courriels et réseaux sociaux alternatifs.

Pour consulter ces fiches : https://www.lececil.org/node/7687

http://fr.novopress.info/

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06/03/2017

Têtes A Clash - Episode pilote

11:04 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

05/03/2017

Alain Benajam actualités et philosophie - Meta TV 2/3

04/03/2017

La critique de la société de consommation par les royalistes en 1968.

En préparant un sujet d'oral pour des élèves de classe préparatoire sur « les Trente Glorieuses » et en travaillant, presque dans le même temps, sur les royalistes dans les années 1968-1971, je suis retombé sur quelques textes de Pierre Debray, ce maurrassien atypique qui a eu le mérite d'ouvrir quelques pistes de réflexion nouvelles depuis les années 1950 jusqu'à la décennie 1980, pistes parfois plus ou moins heureuses mais toujours intellectuellement stimulantes. J'ai, en particulier, été très marqué par son idée que Ford avait été, en définitive, plus novateur et révolutionnaire que Marx et Lénine réunis, ce que Debray explique dans cet article publié par Aspects de la France (le titre de l'hebdomadaire de l'Action Française de 1947 à 1992) en 1968, quelques mois après les fameux événements de Mai, et dont il ne me semble pas inutile de reproduire ici quelques extraits :

« On oublie trop que les Américains ont réussi une révolution moins spectaculaire mais plus efficace que l'Octobre rouge des bolcheviques. Son Lénine fut un constructeur d'automobiles de Detroit, Ford, qui découvrit que les patrons commettaient une faute de calcul en n'accordant qu'à contre-cœur, sous la pression de la grève, des augmentations de salaires aux ouvriers. Si ceux-ci gagnaient assez d'argent, ils achèteraient des autos. Les marges bénéficiaires baisseraient mais les ventes augmenteraient, d'autant qu'en produisant davantage on réduirait les prix de revient. M. Ford voyait dans cette opération un avantage supplémentaire : les petites entreprises qui ne pourraient supporter l'élévation des charges salariales seraient obligées de fermer leurs portes ou de fusionner avec les firmes les plus puissantes. Ce qui advint. L'industrie de l'automobile se concentra, au bénéfice de deux ou trois compagnies, dont Ford.

« Ainsi fut développée cette fameuse société de consommation que nos « enragés » (1) vilipendent sans bien savoir de quoi ils parlent. »

Cette analyse était d'autant plus intéressante qu'elle rejoignait la double préoccupation des traditionalistes qui s'inquiétaient à la fois d'un mode de société détruisant les formes anciennes et souvent rassurantes de l'Ordre « éternel » et de la civilisation de l'être (inquiétude qu'avaient mis en mots, sous des formes différentes, Bernanos et, de l'autre côté de la Manche, Tolkien) et d'une révolte qui se voulait révolutionnaire et tout aussi destructrice des bases de la société « de toujours »... Debray considérait, à la suite de son maître Maurras, que la tradition, qui se devait d'être critique pour être complète et efficace, était la condition même de la pérennité de toute société, de son être profond, de son âme. (2)

« Quand l'école d'Action française condamne la société de consommation, elle sait parfaitement ce que cela veut dire. Il s'agit de la révolution copernicienne opérée par Ford le jour où il a compris que désormais il ne fallait plus produire pour consommer mais consommer pour produire. C'est que le grand problème n'est plus de fabriquer mais de vendre. (…) Comment écouler les milliards d'objets qui sortent chaque jour des usines sinon par l'organisation scientifique du gaspillage ? Nous entrons dans l'ère du gadget, ce qui ne sert à rien, (…) le produit idéal, puisqu'il n'est pas nécessaire de l'utiliser pour avoir besoin de le remplacer. Chacun peut acheter autant de gadgets qu'il en a envie. Le seul problème est précisément de lui en donner l'envie. La publicité s'en charge. »

Cette société de consommation s'appuie sur ce que Konrad Lorenz appelait la « néophilie », cet amour de la nouveauté permanente et qui permet, justement, d'écouler nombre de produits que la mode présente comme « nécessaires » quand, pourtant, ils ne sont, la plupart du temps, que superflus. Elle est aussi la mise en valeur de la tentation, soutenue par le crédit à la consommation qui n'est rien d'autre que l'endettement des consommateurs : en somme, l'aliénation à la marchandise et l'enchaînement par la dette...

Ainsi, la révolution Ford désarme-t-elle, effectivement, toute révolution politique qui voudrait remettre en cause l'ordre établi par (et pour) le capitalisme. D'ailleurs, Henri Mendras, dans son livre « La Seconde Révolution française, 1965-1984 », confirmera la fin des espérances politiques  et la « désacralisation des grandes institutions », dont le Parti Communiste et les syndicats ouvriers, entre autres.

La critique royaliste de la société de consommation n'a pas, après Mai 68, rencontré le succès qu'elle méritait mais, aujourd'hui, les héritiers de l'Action française, y compris post-maurrassiens ou fort critiques à l'égard de Maurras, peuvent constater qu'elle a infusé dans le monde des idées et des revues, et que « l'écologie intégrale », prônée par le pape François, rejoint quelques unes des intuitions et préoccupations monarchistes évoquées par Pierre Debray au cœur même des « Trente Glorieuses »...

Notes : (1) : Il s'agit des gauchistes et anarchistes de Mai 68 qui, à l'époque, connaissaient un certain succès et apparaissaient comme la forme la plus virulente de la contestation du « système » que symbolisaient à la fois le général de Gaulle (pourtant fort « traditionnel ») et la société de consommation de ce que Fourastié n'avait pas encore appelé « les Trente Glorieuses »...

(2) : Est-ce suffisant pour qu'une société vive et s'inscrive dans le temps long et de plus en plus mouvant de notre contemporanéité ? La tentation, à laquelle n'ont pas échappé nombre de « conservateurs », a été de croire en un temps « invariable » et de vouloir figer les rapports sociaux, au risque d'étouffer eux-mêmes toutes les possibilités d'une « tradition vivante » et, d'une certaine manière, empirique. Au lieu d'enraciner, ils ont plutôt desséché les traditions qu'ils prétendaient servir ou sauvegarder : or, une tradition sèche est condamnée à n'être plus, me semble-t-il, qu'une nostalgie stérile...

http://nouvelle-chouannerie.com/

23/02/2017

Pierre de Laubier répond à EuroLibertés sur l’Europe

Actuellement professeur d’histoire dans des collèges libres, Pierre de Laubier est l’auteur de L’Aristoloche, journal instructif et satirique paraissant quand il veut, et il rédige les blogues Chronique de l’école privée… de liberté et L’Abominable histoire de France, ce dernier tiré de ses chroniques radiophoniques surRadio Libertés où il est un chroniqueur de l’émission Synthèse, animée par Roland Hélie et Philippe Randa.

3248972880.jpgQuelle est votre position sur l’Europe ? Êtes-vous anti ou pro Européen ? Dans ce dernier cas de figure, êtes-vous pour une Europe fédérale ou une Europe de la coopération de nations souveraines, ou encore en avez-vous une autre conception ?

Je ne me pose pas en géopolitologue, je raisonne en simple particulier. Et je constate que l’État français n’a nul besoin de l’Europe pour me brimer du matin au soir et me prendre la moitié de mes revenus et de mes biens. Ce n’est pas l’Europe qui a transformé nos écoles en pétaudières ou qui poursuit les crèches de Noël comme des symboles séditieux. Je ne trouve donc pas que l’Union européenne est, pour les libertés individuelles ou collectives qui me tiennent à cœur, une menace pire que les États qui la composent. Cette organisation bureaucratique ignore certes les aspirations des citoyens. Ce qui en fait la copie conforme de la plupart des États dits nationaux (l’État jacobin français étant le pire de tous). On pourrait dire que les Européens (ou Européistes) considèrent que l’Europe est l’échelon optimal du « bien commun », et que les nationaux (ou nationalistes) considèrent que c’est la nation. Or, je ne suis ni l’un ni l’autre. Les nations existent (sans forcément coïncider avec les États, loin de là), mais il y a aussi les pays, les provinces, les villes, les églises… et aussi la famille, qui est l’échelon optimal de la subsidiarité, l’institution politique essentielle. Mais toute la vie politique a été absorbée par des parlements aux pouvoirs illimités, au nom d’une conception de la démocratie qui tend vers le totalitarisme. Que ces parlements soient nationaux ou internationaux m’importe peu : tous ceux qui briguent des sièges dans ces assemblées proposent une autre manière de régenter mon existence à la place de ceux qui le font déjà. Aucun ne projette de me rendre ma liberté ou mon argent. Si j’avais quelque chose à proposer, ce serait l’Europe des familles. Elles ont des droits. Je fais remarquer à ce propos que le vaste mouvement européen, pour ne pas dire mondial, en faveur du vrai mariage n’a été relayé par aucun parti politique important. Cela donne à réfléchir.

Quelle que soit votre conviction, considérez-vous que rien n’arrêtera désormais la construction européenne sous sa forme actuelle ou sous une autre – que vous le déploriez ou l’espériez – ou, au contraire, que son échec est prévisible, voire même inéluctable ?

Il me semble que son échec est inéluctable, et même déjà patent, parce qu’elle repose sur des bases absurdes. La monnaie unique, notamment, nous a conduits à la ruine. Mais une organisation absurde et ruineuse peut durer très longtemps. Les peuples ne veulent plus de l’Europe, mais elle ne se laissera pas faire. Elle est d’ailleurs – tout comme les États – aux mains d’élites dont la première caractéristique est de faire corps avec les administrations, et la seconde de penser que le gouvernement est la solution, alors qu’il est le problème. Mais que voulez-vous ? Les démagogues ont convaincu les peuples de se débarrasser de leurs aristocrates : ils ont eu à la place des technocrates dont la carrière et l’enrichissement dépendent de l’extension du domaine de l’intervention publique : désormais, un portefeuille ministériel ou une présidence quelconque ne sont que les étapes ultimes d’une carrière administrative réussie. Ces gens ne dépendent de leurs mandants que par l’intermédiaire de l’élection, ce qui est une blague. Ainsi, forts de cette « onction » du suffrage universel, ces technocrates sont enivrés d’un messianisme bureaucratique. Rien n’est prévu pour en sortir puisque, comme dans toute croyance religieuse, la seule alternative au paradis, c’est l’enfer. Au mieux, on en sortira donc par hasard. Au pire, par la guerre ou le chaos. Ou encore par l’extinction de la population, qui est en bonne voie.

Que pensez-vous du Grand marché transatlantique (GMT), cette zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, actuellement en négociation ?

Je ne suis pas du tout opposé au libre-échange des marchandises : l’ordinateur que j’utilise et les logiciels qui le font marcher (y compris ceux qui sont gratuits) viennent d’outre-Atlantique. Je ne crains nullement la puissance du capitalisme ni des multinationales qui fabriquent et vendent tant d’objets dont j’ai besoin. Ce que je crains, c’est la nullité des politiques – nationaux ou européens – dans les négociations avec les États-Unis. En effet, l’Union européenne est une administration, face à un gouvernement qui défend les intérêts d’un peuple qui se reconnaît comme nation, et qui n’est pas – ou moins – gangrené par le socialisme. Ce qu’on peut craindre aussi, comme en Europe même, c’est que la libre circulation des marchandises ne soit, paradoxalement, l’occasion d’instaurer un dirigisme toujours plus grand, d’une part, et d’autre part d’introduire la libre circulation des personnes, considérées dès lors comme échangeables et interchangeables. Dans les deux cas, les malfaiteurs sont les politiques de tout poil, pas les hommes d’affaires.

L’avenir de l’Europe consiste-t-il à s’amarrer aux USA ou plutôt à resserrer les liens avec la Russie ? Ou aucun des deux.

Je dirais plutôt… les deux ! On reproche aux Américains, qu’il est à la mode de détester, d’être « impérialistes ». Mais les Russes, qu’il est à la mode d’aduler, le sont aussi ! Quant à l’Europe, elle n’a cessé de l’être que contrainte et forcée, et l’impérialisme colonial était dépourvu à la fois de tendresse et de justification morale. Je ne vois aucune raison de ne pas avoir des relations fructueuses – et circonspectes – avec ces deux grandes puissances : entre impérialistes, on doit pouvoir s’entendre !

Qu’est-ce que l’Europe signifie pour vous ? Un rêve ? Un cauchemar ? Une nécessité géopolitique ? L’inévitable accomplissement d’un processus historique ? La garantie d’une paix durable pour le Vieux continent ? Ou rien du tout…

L’Europe n’est pas notre avenir, elle est notre passé. C’est un ensemble de pays dont l’unité – qui est profonde – découle d’une latinité christianisée, avec une grande diversité héritée, elle aussi, de l’histoire. Or, c’est le nationalisme qui a détruit cette unité et ruiné l’Europe. Chercher à créer un « sentiment national » à l’échelle de l’Europe est donc une folie. N’importe quelle organisation politique qui permettrait aux peuples d’Europe, tels qu’ils ont existé depuis des siècles, de poursuivre leur existence, pourrait être bonne, sauf celle qui rêve de faire de l’Europe un bloc. L’Europe était une famille de peuples. Si on en fait un bloc, il sera fissuré. De plus, aucune organisation ni aucune doctrine ne rendront aux peuples d’Europe le désir d’exister. Or, l’Europe est en voie de disparition démographique, culturelle et spirituelle. Mais son salut n’est pas entre les mains des politiques. Sainte Thérèse de Calcutta disait : « Vous voulez sauver le monde ? Rentrez chez vous et aimez votre famille. »

Je dirai pour ma part : « Vous voulez sauver l’Europe ? Mariez-vous, apprenez le latin à vos enfants et allez à la messe. »

Source EuroLibertés cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

20/02/2017

Réinfo du 20 février 2017

19/02/2017

Xavier Eman, Une fin du monde sans importance

1448734043.jpgXavier Eman, Une fin du monde sans importance

(Editions Krisis, 2016)

Pour dépeindre l'esprit de notre époque, les chroniques de Xavier Eman n'ont pas leur pareil. Après avoir écrit plusieurs dizaines (voire centaines) de ces chroniques originales prenant la forme de nouvelles, courts récits et autres réflexions, l'auteur publie enfin son premier recueil. Une fin du monde sans importance nous permet ainsi de retrouver une bonne soixantaine de ses textes, extraits d'Eléments ou de son blog A moy que chault.

Servies par une plume acerbe et un style d'écriture agréable, les chroniques de Xavier Eman témoignent d'un esprit aiguisé qui scrute le monde actuel avec amertume et réalisme. Pour cela, l'auteur utilise les scènes simples du quotidien, que ce soit une conversation avec les collègues de travail ou une visite au supermarché du coin. Le constat y est clair : le monde moderne est mou, petit, décrépi, minable même. L'obsession du paraître qui y règne n'a d'égal que le vide abyssal de ce qu'il a à proposer aux gens. C'est d'ailleurs ceux-ci, les gens qui nous entourent, les gens d'aujourd'hui, qui sont le principal sujet des réflexions et constatations de Xavier Eman. On pourrait même se demander si notre époque est comme elle l'est est à cause des gens ou si ceux-ci sont comme ça à cause d'elle...

Dans la plupart des chroniques, nous suivons le personnage de François, sorte d'anti-héros catalogué par ses contemporains comme « intello, réservé, assez laid, maladroit et taiseux ». Ajoutez-y un soupçon de cynisme et de méchanceté et vous y êtes ! C'est par les yeux et l'esprit de François que notre époque se voit analysée. Tous ses totems (le travail, la consommation, les loisirs, les petites habitudes...) sont mis à mal par l'ironie et la clairvoyance de François. Sorte de fataliste actif, il se débat, désabusé, entre les gens qu'il croise et côtoie au quotidien... Et que cette galerie de personnages emblématiques de notre temps est savoureuse ! Rebelles du dimanche, bourgeois suffisants, femmes modernes, couples et familles merdiques, tout le monde en prend pour son grade. François (l'auteur?) lui-même est traité à la même enseigne : il est loin d'être parfait, le sait et l'assume. Il constate la décrépitude d'une bonne partie de ce qui l'entoure mais a quand même la volonté d'évoluer... quand il ne s'enferme pas dans cet alcool-refuge qui lui paraît souvent être la seule manière de s'échapper de son environnement immédiat.

Ce qui est plaisant avec Xavier Eman, c'est que le lecteur peut se retrouver lui aussi piqué par une tirade assassine ou un trait d'esprit humoristique. Sommes-nous aussi parfaits que nous le pensons ? Sommes-nous vraiment ceux que nous disons être ? Vivons-nous en accord avec nos principes, avec nos valeurs ? Evitons-nous la facilité ? Avant de critiquer les autres, regardons-nous dans un miroir. Ce renvoi à certaines de nos imperfections est salvateur car il mène ceux qui veulent évoluer et grandir, ceux qui, surtout, en ont la volonté (un terme qui n'a jamais paru si inactuel) au chemin exigeant de la verticalité.

Ann et Rüdiger / C.N.C.

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2017/02/1...

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16/02/2017

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°460

15/02/2017

Contestation tous azimuts et Patamédecine

Bernard Plouvier

Il y a toujours eu des humoristes pour contester le bien-fondé des théories médicales - ils avaient raison, mais oubliaient qu’une théorie, toute transitoire et imparfaite soit-elle, fait avancer la science biologique et l’art médical - et pour grogner, parfois en les appliquant, à l’encontre des prescriptions de leur praticien personnel… ‘’Molière’’ et ‘’Voltaire’’ restent inégalables dans ce registre.

De nos jours, naturopathes, magnétiseurs et métallo-thérapeutes, vendeurs d’orviétan - gelées, eau de jouvence, produits végétaux réputés ou non « Bio » et autres merveilles toutes présentées comme autant de remèdes miraculeux pour une foule de maux et pour tout public (« militaires et bonnes d’enfants », comme disait ma maman) -, membres aussi excités que convaincus d’associations (qui, toutes ont un journal, voire des produits à vendre), prouvent par A + B que la médecine moderne est non seulement coûteuse, mais aussi nulle (ou presque) et surtout dangereuse.

On nous apprend que « la liste des médicaments aux effets secondaires dangereux ne cesse de s’allonger », que les vaccins sont nuisibles, que les antibiotiques sont un poison écologique, que « les hôpitaux sont des véritables nids à microbes », que « la médecine moderne ne se préoccupe même plus d’écouter les patients » etc… Bref, les dirigeants d’un tas de merveilleuses associations assurent le public qu’elles « osent dire la vérité… sur la faillite de la médecine ».

Bien entendu, nul parmi ces doctes détenteurs de La VÉRITÉ (ils en ont de la chance !) n’a étudié la médecine, non pas en faculté (ce n’est pas là qu’on l’apprend, même s’il faut y passer pour obtenir son diplôme), mais par la pratique hospitalière au moins durant l’internat, puis par l’exercice de cette très dure profession pendant plusieurs décennies.

Il est pourtant une évidence « oubliée » par nos Diafoirus de la contestation : si l’Afrique est devenue un boulet démographique (en plus de l’être aux plans économique, politique et religieux, par l’islam), c’est parce que la médecine moderne (hygiène, obstétrique, vaccinations, antibactériens, antiviraux et antiparasitaires) apportée par le colonisateur blanc a, durant le XXe siècle, transformé les conditions de vie de ce continent à la traîne. De même, l’augmentation de l’espérance de vie, en pays de technicité occidentale, est en très grande partie à mettre au crédit de cette médecine qui semble en « faillite » à ces inexperts.

Tout médicament efficace (c’est-à-dire porteur d’un principe actif, à la différence du Placebo, utilisé pour les hystériques et les hypocondriaques) a, par définition, de nombreux effets, certains étant jugés bénéfiques (l’effet primaire ou thérapeutique) et d’autres qui sont indésirables (les effets secondaires). Tout l’art & la science du médecin sont de savoir respecter les contre-indications (sauf cas exceptionnel et quasi-désespéré, pour soulager des souffrances terminales), de doser au mieux et de dépister à temps les effets délétères, surtout en cas d’utilisation chronique.

Il est évident qu’il est bon également d’avoir des connaissances historiques… bien plus que de vanter des « remèdes ancestraux », rarement comparables en efficacité aux médicaments modernes : l’époque des remèdes de grand-mère était celle où une femme sur cinq mourait en couches et où l’espérance de vie moyenne, en Europe, ne dépassait pas 60 ans.

Des connaissances historiques auraient permis d’éviter les complications musculaires des vaccins. On a adopté, en Europe durant les années 1980, une méthode venue des USA – l’injection intramusculaire du vaccin – alors que de nombreuses études immunologiques, réalisées avant la Grande Guerre (eh, oui !), avaient démontré que l’injection sous-cutanée est plus efficace et moins dangereuse que toute autre voie d’introduction… avoir répété cela dans quelques congrès a valu à l’auteur de ces lignes une réputation d’abruti.

Ce n’est pas le vaccin qu’il faut critiquer et moins encore les « antibiotiques » ou les antidépresseurs, ou quel que médicament que ce soit, mais des erreurs de prescription ou de prise, des retards à l’élaboration du diagnostic (et 41 années d’expérience hospitalière m’ont fait accuser in petto bien plus souvent le malade ou son entourage que les « chers confrères », évidemment faillibles, comme tout un chacun).

Prétendre que la médecine est en faillite parce que « se multiplient arthrose, cancer, diabète, dépression, allergies, viroses » etc. (pour un catalogue quasi-exhaustif, y compris les pseudo-maladies à la mode comme la « Fibromyalgie », on est prié de se reporter à son journal féminin ou contestataire préféré) est pure imbécillité. Deux minutes de réflexion suffisent pour comprendre que le vieillissement de la population, les conditions abrutissantes de vie, l’amélioration des moyens de diagnostic, les voyages exotiques et les brassages de populations, joints à une sexualité débridée et non protégée, expliquent cette augmentation.

La « vérité » sur les infections nosocomiales (ce qui signifie : hospitalières) est probablement trop simple pour être diffusée par les media. 90% d’entre elles proviennent des propres germes du patient (et généralement, il s’agit d’un sujet fragilisé par une ou plusieurs maladies, une hygiène douteuse ou des comportements addictifs : alcool, tabac, stupéfiants) et seulement 10% sont véhiculées par le personnel – ce qui est intolérable, c’est certain.

Il est évident que le comportement des médecins, infirmières, kinésithérapeutes et autres soignants (sans même parler du personnel administratif) laisse parfois à désirer… on aimerait savoir quelle profession est irréprochable : peut-être nos honorables politiciens, journalistes et autres directeurs de conscience !

Il est évident qu’il reste d’immenses progrès à faire, tant en diagnostic qu’en thérapeutique, en éducation des malades et surtout de leurs familles. En revenir aux « thérapeutiques d’antan », c’est surtout s’exposer aux végétaux et minéraux hypertoxiques. Un Avicenne, tant vanté par certains, fut, en son temps, l’équivalent d’un serial killer par la dangerosité extrême de ses remèdes ; fort heureusement pour sa pratique, cet homme, qui se vantait de connaître les secrets de la longévité et de « l’éternelle jeunesse », mourut à 57 ans, probablement pour avoir expérimenté un de ses remèdes miracles (ses élèves firent courir la rumeur d’une mort par empoisonnement : ils avaient raison… sur la cause).

La médecine contemporaine a fait un bond gigantesque : de 1970 à nos jours, elle a davantage progressé que durant les 5 000 années précédentes. Que certains êtres omniscients veuillent, en dépit de conseils éclairés, se soigner eux-mêmes, tant pis ! Il faut toutefois empêcher ces redoutables partisans de la Patamédecine de nuire à autrui. Le fanatisme antiscientifique a les mêmes caractéristiques que le fanatisme religieux ou politique : meurtrier, irréfléchi, inepte.

La conclusion est simple, n’importe qui a le droit de dénoncer les torts qu’on lui a faits, à condition que ces torts soient réels. La critique objective est non seulement licite, mais elle est indispensable au bon fonctionnement de n’importe quel métier. Peut-être faudrait-il toutefois ne pas jeter le bébé avec l’eau trouble du bain.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

14/02/2017

Un jour à la ferme - Orages d'acier - 12/02/2017

13/02/2017

Tepa debunke Rokhaya Diallo et Leonara Miano - Meta TV 2/2

11/02/2017

Exploitation animale, médias, JO de Paris 2024 : Bistro Libertés avec Yves Christen

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10/02/2017

L'Eglise et l'immigration : le livre polémique de Laurent Dandrieu - Zoom

Remigration : le livre événement qui va agiter la campagne présidentielle

Remigration-Livre-248x350.jpgOui, la remigration est possible. Et oui, la préservation de notre identité nécessite que cette remigration soit mise en œuvre. Voilà ce que vient démonter cet ouvrage qui détaille ces 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration (éd. Idées), ainsi que leurs modalités d’application. Avec cet ouvrage, sur lequel aucun candidat à la présidentielle ne pourra faire l’impasse, Les Identitaires entendent montrer sur 190 pages qu’en politique, il n’y a pas de fatalité, mais simplement de la volonté.

Ils répondent ainsi aux « citoyens du monde » – de gauche comme de droite – mais aussi à ceux qui, se réclamant pourtant patriotes, ont baissé la garde face au multiculturalisme, par fatalisme ou confusion idéologique.

« Loin des illusions de “réconciliation“ ou d’assimilation massive, nous pensons que le seul moyen d’éviter le chaos qui découle fatalement des sociétés multiculturelles (et donc multiconflictuelles), c’est aujourd’hui d’envisager, de manière pacifique et concertée, la remigration. C’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine d’une majorité des immigrés extra-européens présents sur notre territoire. »

Si ces mesures peuvent sembler aujourd’hui « impossibles » ou « radicales » à certains, nous sommes persuadés que les temps à venir se chargeront de les rendre à la fois possibles et nécessaires.

Arrêt de l’immigration, condamnation de ceux qui l’encouragent, arrêt de l’islamisation, remigration concertée avec les pays d’origine, etc. : à travers ces 30 mesures, Les Identitaires revendiquent simplement pour les Français le droit fondamental dont disposent tous les autres peuples du monde : celui de vivre en paix, chez eux, selon leur identité, avec ceux qui leur ressemblent.

Un livre à commander d’urgence ici.

http://fr.novopress.info/203386/remigration-livre-eveneme...

09/02/2017

Le temps des chefs ou le temps des loups ?

A l'occasion de la sortie de son livre Les Loups sont de retour, du chaos vont émerger de nouvelles élites, aux Editions Terra Mare, Le Salon Beige a interrogé Thomas Flichy de La Neuville :

6a00d83451619c69e201bb0976cc6a970d-250wi.jpgPourquoi un livre sur le retour des loups?

Ce petit essai est tiré d’un cours sur les caractères de l’officier. L’étude des temps de transition entre la paix et la guerre montre en effet qu’un bouleversement de la hiérarchie se produit très souvent à ce moment précis. En août 1914 par exemple, des milliers d’officiers - qui ont été promus conformément aux règles du temps de paix - éprouvent des difficultés à commander. A l’inverse, des chefs nés émergent soudainement du néant. Il ne s’agit pas d’une inversion totale naturellement mais il ne fait aucun doute qu’au premier choc du feu, la hiérarchie interne à chaque groupe humain a été modifiée. Des dominants ont émergé.

Existe-t-il d’autres exemples de telles périodes de transition ?

Les exemples sont très nombreux. Celui de la révolution de 1789 par exemple. L’irruption des bêtes parmi les hommes a été admirablement peinte par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui écrit dans ses mémoires : « Oublierai-je Maximilien Robespierre, chat-tigre, hyène parfumée, qui, la Convention venue n’aurait voulu boire le sang qu’il répandait que dans une coupe d’or (…) quelle différence entre le Robespierre de 1789 et celui de 1793 ? Il faut l’avoir vu pour s’en faire une idée. A la première de ces époques c’était un homme de bien, mais exalté ; à la seconde, ce fut un monstre ». En quatre ans, les manières presque courtoises de Maximilien de Robespierre se sont effacées pour laisser apparaître un carnassier.

La révolution des caractères se présente-t-elle comme un processus brutal?

Elle est progressive au contraire. Comme toute crise, la révolution agit à la manière d’un tamis sur les caractères : reléguant rapidement les personnalités sanguines des courtisans d’Ancien Régime, ou les personnalités apathiques comme celle de Louis XVI, le chaos propulse les colériques qui, comme Danton, manifestent une soif continuelle de changement. Ces colériques représentent le principe actif de la révolution. Face à eux, un sentimental comme Robespierre, paralysé par l’indécision, n’a aucune chance. Mais après la tourmente, ce sont finalement les personnalités passionnées qui se hissent au pouvoir. La recomposition humaine issue de la violence, a par conséquent favorisé les dominants. Emotifs, ils sont à même de sentir la foules et de l’électriser. Actifs, ils multiplient les initiatives afin de lutter contre la tentation physiologique du repli sur soi. Secondaires, ils s’abstiennent de décisions ne visant qu’un résultat immédiat. Ces dominants prennent rapidement la tête de petits groupes humains, sur le modèle des loups, organisés en meutes rivales. Si l’on examine la hiérarchie interne à chaque meute, il en ressort que le nouvel ordre a bouleversé celui qui régnait en temps de paix.

Nous situons nous dans un tel temps de transition ?

Il est difficile de le dire. En tous cas, nous nous situons dans une période d’accélération majeure et sans doute à un tournant. Il s’avère par conséquent précieux d’identifier les élites mortes qui seront paralysées par les troubles, les déstabilisateurs qui souhaiteront prospérer sur le désordre, et surtout les personnalités qui seront aptes à gouverner demain. Les élections ne sont elles pas un affrontement de personnalités davantage que d’idées ? Quant aux loups, ils sont aujourd’hui de retour mais peu ont vu poindre leurs oreilles. Nous sentirons leurs mâchoires demain. 

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

07/02/2017

Les Conversations de Paul-Marie Couteaux : Alain de Benoist – Chapitre 1

06/02/2017

Marine Le Pen : Discours officiel de lancement de campagne présidentielle 2017.

04/02/2017

L’Humanisme c’est la guerre (VI/VI)

VI / VI – L’humanisme, c’est la guerre ! – Vers la décroissance éco-identitaire.

Frédéric Villaret, chercheur indépendant, essayiste

L’éco-nation est le plus sûr moyen de réaliser le monde de paix auquel aspirent les humanistes.

Penser une décroissance fondée sur l’éco-identité

L’humaniste rêve d’un monde apaisé sans conflit où chacun vivrait dans la concorde (*). C’est le projet mondialiste par essence auquel toutes les idéologies aspirent, qu’elles soient d’essence religieuse ou profane. Aussi, la vocation de ces idéologies est de contrarier ces déterminismes naturels envisagés comme inacceptables ; dont le premier d’entre eux: la Mort. La Science a formalisé ces déterminismes naturels sous forme de loi, principes ou théorème, mais parfois à l’acceptabilité sociale limitée. Ainsi, depuis qu’il existe, le Second principe de la thermodynamique est toujours sorti indemne des attaques qu’il a subies. Mais il y a toujours des farfelus pour encore inventer la machine à mouvement perpétuel, des journalistes s’enthousiasmer devant une méduse capable de rajeunir, des humoristes nous dire que le moteur électrique n’est pas polluant ou des transhumanistes affirmer que la mort serait évitable demain. Si le Second principe était condamné, on n’aurait plus besoin de scientifique et de philosophe pour nous éclairer sur ces déterminismes naturels. Le monde parfait envisagé par les idéologies de la Modernité serait réalisable. Or, pour le moment, cela fait plus de deux siècles qu’il est inébranlable. Aussi, la conclusion métapolitique de cet article reposant sur les manifestations de ce Second principe sera que pour éviter des crises majeures affectant tout un chacun, nos pratiques sociales doivent être le plus proches possibles de celles que la nature permet. Comme le répétait un de mes maîtres, ‘si on pollue trop, on meurt ; si on ne pollue pas, on meurt’. Dès qu’une pratique sociale contrarie ces déterminismes naturels, notamment par le recours à une sur-artificialisation d’un processus, cela est nocif pour tous.

Un exemple concret… et très sensible : l’assistance à la maternité pour les femmes proches de la ménopause désirant un enfant sur le tard. Une femme est à son pic reproductif entre 20 et 30 ans. C’est biologique. Et ceci depuis des lustres. Donc passé cet âge, la sagesse serait d’admettre qu’il n’y aura plus de premier enfant. Ce que disaient nos grands-mères…. Or, aujourd’hui, le premier enfant est fait à 28 ans. C’est à la fin de l’optimum reproductif. Et encore doit-on sans doute intégrer dans les statistiques la natalité de femmes allogènes aux pratiques sociales plus traditionnelles. Qu’en est-il chez les femmes européennes, c’est-à-dire les femmes de race blanche ? Beaucoup veulent leur premier enfant passé 40 ans, alors que leurs ovaires ne sont plus bien en forme et n’ont encore servi à rien. Encore quelques années, et c’est la ménopause. Il est avéré aussi que des hommes âgés engendrent plus que la normale des enfants à problème… Dans mon enfance, on parlait « d’enfants de vieux » pour les situations précitées. Pas très correct aujourd’hui de dire ça ! La crise de la natalité des Européens n’assurant plus leur ‘perpétuation’ a plusieurs causes. L’ultra-artificialisation de la reproduction, soit en l’empêchant par les moyens contraceptifs, soit en la provoquant via la techno-médecine alors que naturellement cela ne se ferait pas, en est sans doute une des principales. Là encore, il s’agit de contrarier un déterminisme naturel par une artificialisation du processus. Or, qui dit artificialisation dit impact environnemental et donc au bout du compte, crise écologique. Les exemples abondent de contextes similaires où l’humanisme produit de l’entropie sociale. Cet humanisme est le lit de postures reposant sur une transgression des déterminismes naturels.

On pourrait encore disserter sur ce thème, mais cela obligerait à exposer des connaissances encore plus hétérodoxes choquant la bien-pensance qui doit quand même lire Polémia. Alors, prudence. Doit-on alors cesser d’être humaniste ?

Doit-on cesser d’être humaniste ?

Pour un écologiste, la question ne se pose pas. Nos pratiques sociales actuelles dont l’humanisme est la pierre angulaire, nous conduiraient tout droit vers la catastrophe majeure condamnant les humains à leur disparition de la planète.

Leur constat est que le monde a muté ces dernières décennies comme jamais il ne fit auparavant. L’Histoire s’accélère. La génération baby-boom (la mienne) a connu le licol des chevaux dans les champs; licols inventés aux premiers temps de l’Histoire. On ne reviendra pas sur les manifestations de cette mutation qui, elles, sont connues et s’articulent autour de la démographie et de la croissance économique, c’est-à-dire l’anthropisation de l’écosphère.

Or, les écologistes envisagent un monde beaucoup moins peuplé qu’aujourd’hui renouant avec des pratiques moins matérialistes. Cette vision est cristalisée par la notion de ‘décroissance’. Cela garantirait la durabilité de l’humanité et pour les plus audacieux d’entre eux, l’égalité des droits entre l’Homme et la Nature, donc la fin de la singularité humaine. Le loup a tout autant que nous, aborigènes, le droit de vivre dans une Europe ayant engendré son espèce. On évoquera, à cet effet, les réflexions de Hans Jonas (1903- 1993) à travers son ouvrage ‘Le principe de responsabilité’ ou l’œuvre d’Arne Naess (1912 – 2009).

Pour les humanistes, au contraire, on continue comme avant. De plus en plus d’humains grâce à la sur-articificialisation de nos pratiques sociales, avec le transhumanisme comme point oméga pour paraphraser Pierre Teilhard de Chardin (1881 – 1955), c’est-à-dire un Homme totalement découplé de tous les déterminismes naturels.

Comment sortir de ce paradoxe ?

Un humaniste n’acceptera jamais de laisser des enfants, des vieillards ou des valétudinaires mourir au nom de la vertu écologique ou de politiques de dépression démographique. Même en lui démontrant que la futur cataclysme majeur sera dû à cette posture, il n’en démordra pas. Or, l’humanisme domine l’esprit de notre temps.

Il est donc nécessaire d’engager une réflexion métapolitique prenant acte de la dangerosité des idéologies humanistes, mais en inventant de nouvelles pratiques sociales conciliant notre héritage civilisationnel et les impératifs écologiques. On rangera toutefois le Développement durable dans les mystifications contemporaines actant la nécessité d’une transformation, mais encore réglé sur une posture humaniste développiste méconnaissant les principes de fonctionnement des écosystèmes.

L’auteur de ces lignes, comme écologiste, appréhende cette catastrophe régulatrice, et par précaution, espère à travers ses apports favoriser une transition douce vers une société ecovertueuse. Mais, nourri d’humanisme, il ne peut se résigner à calquer nos pratiques sociales sur celles de la Nature. Un nouveau modèle politique est donc à inventer. Par défaut, il s’imposera, mais dans la violence. En thermodynamique du non-équilibre, cela est qualifié d’état marginal.

Nous vivons actuellement une mutation équivalente à celle que nous connûmes avec la découverte de l’usage du feu. Les machines thermiques à l’origine de la révolution industrielle en constituent l’acmé. Or, toutes les idéologies inventées dans ce contexte se révèleront vite surannées pour relever les nouveaux défis d’une écosphère complètement anthropisée. Nous ne pouvons vivre sans la Nature. Donc entre un humain de plus et le dernier des éléphants sauvages, il faudra choisir très bientôt. Les Africains le savent. La sagesse africaine a la réponse. On leur reproche même de n’être pas rentrés dans l’Histoire. Sic ! La spiritualité musulmane, la tradition asiatique et toutes les cultures et civilisations à qui a été imposée la civilisation industrielle, aussi. Mais les idéologies humanistes développistes – en un mot : la Modernité- qu’on leur somme d’adopter, les obligent à s’engager sur un chemin qui n’est pas le leur. Quant à nous, après avoir provoqué le choc des civilisations, il nous appartient de réparer les dégâts en commençant par faire le ménage chez nous. La cible est toutes ces idéologies mondialistes anthropocentrées.

A nous d’envisager toutes les conjectures possibles, confiant toutefois que des solutions seront trouvées même si nous échouons à les penser préalablement. En attendant, il faut essayer de penser un éco-humanisme dont le respect des détermismes écologiques essentiels sera le fondement.

Nous espérons, en conclusion, que ce court texte aura fourni suffisamment d’éléments pour conclure que ‘l’humanisme, c’est la guerre’. La nation, envisagée comme un espace garantissant l’homogénéité ethnique d’un peuple et sa perpétuation, n’y est pour rien. Aussi, une éco-nation, conçue comme un espace réunissant toutes les formes de vie y ayant été engendrées est, à ce jour, le plus sûr moyen de réaliser le monde de paix auquel aspirent les humanistes. S’engager dorénavent dans une politique de décroissance éco-identitaire est donc un impératif pour éviter la catastrophe régulatrice dont sont convaincus les écologistes.

Annexe : Résumé

Un des principes de fonctionnement des écosystèmes établit que tout système en non-équilibre thermodynamique tend vers niveau de production minimum d’entropie. Au contraire des écosystèmes naturels fonctionnant dans le strict respect de ce principe, donnant le sentiment d’une Nature ordonnée, les écosystèmes artificiels intègrent une composante noosphérique à l’origine d’une production d’entropie disproportionnée. L’Humanisme en est sans doute la matrice essentielle dans la mesure où cette posture postule la singularité de l’Homme comme être anaturel. Crises, cataclysmes et restructurations de tous ordres sont la manifestation du respect de ce principe fondamental ramenant tout écosystème vers l’équilibre écologique.

Frédéric Villaret 27/01/2017

Note :
(*) Ésaïe 11:6 Le loup demeurera avec l’agneau, et le léopard couchera avec le chevreau ; le veau, et le lionceau et la bête grasse, [seront] ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache paîtra avec l’ourse ; leurs petits coucheront ensemble, et le lion mangera de la paille comme le bœuf. Et l’enfant qui tête s’ébattra sur le trou de l’aspic, et l’enfant sevré étendra sa main sur le repaire du basilic. Ils ne feront point de mal, et ils ne détruiront point, sur toute ma montagne sainte; car la terre sera remplie de la connaissance du SEIGNEUR, comme les eaux couvrent la mer.

 

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I/VI   II/VI   III/VI   IV/VI   V/VI

http://www.polemia.com/lhumanisme-cest-la-guerre-vivi/

La guerre hors limites (Qiao Liang/Wang Xangsui)

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Le jacobinisme scolaire français handicape clairement notre pays

Selon Anne Coffinier, interrogée dans L'Homme Nouveau :

6a00d83451619c69e201b8d25be130970c-200wi.jpg"[...] Le jacobinisme scolaire français handicape clairement notre pays, alors que chez nos voisins, les écoles indépendantes sont perçues comme un atout pour le pays et des mécanismes financiers permettant aux plus pauvres d’y accéder sont mis en place. En Grande-Bretagne, les familles font des sacrifices financiers inouïs et considèrent que c’est le premier de leurs devoirs. En Angleterre, l’impressionnante réforme des free schools s’in­spire clairement des écoles indépendantes. Aux États-Unis, c’est la passionaria du chèque éducation, Betsy DeVos, qui a été nommée ministre de l’Éducation par le Président Trump.

Concrètement, quelle est aujourd’hui la situation des écoles libres en France ?

Il y a 886 groupes scolaires indépendants ou, comptés autrement, 1 408 écoles primaires, collèges et lycées aujourd’hui, qui scolarisent plus de 60 000 élèves. 93 nouveaux établissements ont ouvert à la rentrée. L’essor des écoles indépendantes s’amplifie ; le rythme d’ouverture s’accélère. Ces écoles sont surtout des écoles Montessori ou éco-citoyennes mais aussi, pour un quart, des écoles catholiques de pédagogie explicite (c’est-à-dire progressive, rigoureuse, structurée). Un véritable pluralisme pédagogique et éducatif s’est développé au sein des écoles de confession catholique. Je pense à des ouvertures récentes d’établissements originaux comme l’Académie musicale de Liesse ou Puy du Fou Académie ou l’école bénédictine de l’abbaye de Frigolet.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

03/02/2017

L’Humanisme c’est la guerre (V/VI)

V / VI – L’humanisme, c’est la guerre ! – L’entropie anthropique

Frédéric Villaret, chercheur indépendant, essayiste

Ces lignes n’ont comme but que d’éviter ces conflits majeurs que la transgression des déterminismes naturels suscitent.

L’entropie sociale ou entropie anthropique

Difficile de donner une traduction sociale de l’entropie. D’un point de vue théorique, l’entropie réunit toutes les manifestations de ce qui serait inutile à l’entretien de l’écosystème et donc à la perpétuation des lignées le constituant. Aussi, dans la nature, tous les individus n’étant plus en mesure de participer à ce processus sont réintégrés par l’écosystème via la prédation. Mais pour les écosystèmes artificiels modernes, c’est plus délicat à envisager. En effet, la composante noosphérique nécessite parfois l’existence d’individus, peut-être stériles ou valétudinaire, mais dont la contribution est importante. Ainsi de nombreux savants souffrent de pathologies bridant leur socialisation. Dans cet esprit, on a à l’esprit ce physicien anglais souffrant d’une affection très invalidante, mais dont les contributions intellectuelles sont majeures. L’âge, lui aussi, n’est pas exactement identifiable à l’entropie. Dans beaucoup de familles, ou dans d’autres sociétés, la contribution des gens âgés est déterminante. Enfin l’inadapté d’aujourd’hui au regard de nos pratiques sociales sera peut-être demain décisif pour la survie de sa lignée, donc du génome dont il est une expression. On pense ici particulièrement aux personnes douées pour la guerre se morfondant en temps de paix. Le roman ‘Capitaine Conan’, nous en donne une illustration. Aussi, autant il est facile d’identifier les expressions entropiques dans les écosystèmes naturels, autant, il est plus délicat de translater les conclusions issues de leurs études à nos écosystèmes modernes. En outre, quand cela est possible, cela oblige à désigner des individus ou des groupes sociaux, ce qui est inconvenant au nom de … l’humanisme.

En revanche, évoquer cela dans les sociétés antérieures est moins stigmatisant.

Ainsi, les historiens savent que les peuples antiques éprouvaient leurs nouveaux-nés pour être certains de leur viabilité. Les pratiques à Sparte sont connues. Mais il en était de même chez les Gaulois. Les nouveaux-nés étaient laissés seuls dans la forêt pour déterminer s’ils avaient la force de survivre ainsi, et aussi de la chance. Cela est qualifié de sauvagerie alors que la techno-médecine permet à des enfants sans aucun avenir de survivre temporairement. Nous vivons aujourd’hui dans des sociétés riches où les ressources abondent ; où tout un chacun a droit à l’existence. Il n’en était pas de même hier.

Dans des sociétés aux ressources rares, cette sélection volontaire des nouveaux-nés répondait à un impératif de survie. En effet, le risque était alors de consacrer des ressources à des nouveaux-nés fragiles mais vivants, potentiellement incapables demain d’être utiles à la perpétuation du groupe social dont ils étaient issus.

De même des vieillards. Les plus âgés d’entre nous ont tous en mémoire l’histoire du cocotier où les primitifs faisaient grimper leurs anciens pour connaître leur degré de vigueur. Le film ‘La ballade de Narayama’ (1983) évoque l’esprit de cette pratique. Au Japon, dans un village pauvre au XIXe siècle, la coutume veut que les habitants arrivant à l’âge de 70 ans s’en aillent mourir volontairement au sommet de Narayama. Les fils aînés ont la charge de les y conduire. Orin-yan, mère de Tatsuhei, a 69 ans et a toutes ses forces. D’où conflit entre la coutume garantissant la survie des villageois très pauvres et l’amour que le fils porte a sa mère encore très ‘fonctionnelle’. Tout est résumé dans ce film exemplaire.

On va cesser là les illustrations sur le thème de l’entropie sociale ou entropie anthropique. Normalement, c’est assez clair. Précision aussi que j’approche de l’âge où l’on commence à envisager les cocotiers autrement que comme des arbres donnant des fruits au contenu savoureux…

Précisons cependant que ces propos n’ont comme but que d’éviter ces conflits majeurs dont les deux premières guerres mondiales ne furent que des mises en bouche à une époque où il y avait beaucoup moins d’humains sur terre et moins de ressources accessibles. Rappelons que les écologistes n’envisagent de mutations fondamentales qu’à l’issue d’une catastrophe majeure. Aussi, envisagent-ils des scénarios pour l’éviter. C’est le but de ces lignes d’y participer.

Les apports récents de l’Ecologie et de la Thermodynamique ont permis d’élaborer de nouvelles théories pour interpréter des phénomènes socio-historiques majeurs. Mais le but est de les limiter autant que faire se peut, car l’esprit de notre temps est imprégné d’humanisme. Quelle que soit leur nature, les écosystèmes fonctionnent dans le respect de ce qu’en thermodynamique on qualifie de constantes d’équilibre. Une variable d’état fondamentale est l’entropie. Tout système fonctionnel la maintient à des seuils compatibles avec son fonctionnement conformément au Second principe de la thermodynamique et à l’équation du bilan entropique. Transgresser ces principes de fonctionnement des écosystèmes engendre des phénomènes de rétroaction ramenant le système vers ses constantes d’équilibre. Le jour où cela n’est plus possible, le système disparaît. Donc limiter la production d’entropie, conformément au principe de production minimum d’entropie des systèmes en non-équilibre thermodynamique, est un impératif politique pour qui veut limiter le nombre et l’ampleur des conflits envisagés comme des phénomènes rétroactifs. Or, l’humanisme envisagé comme la sacralisation de la singularité humaine est la source d’entropie sociétale. D’où l’aphorisme l’humanisme, c’est la guerre. La rupture avec les équilibres écologiques en est la matrice. Là encore, l’Ecologie nous permet de comprendre pourquoi.

Les maladies des isards de la réserve du Valier.

Dans la réserve du Valier dans le Couserans en Ariège, vit une importante population d’isards, ongulé similaire, mais plus gracile, que le chamois des Alpes. Ayant failli disparaître dans les années 1960, il est maintenant abondant, voire en surnombre dans les zones protégées comme la réserve du mont Valier. En effet, dans ces zones, il ne subit aucune prédation, ni des hommes, ni de ses prédateurs naturels ayant quasiment disparu. Or, les ressources alimentaires sont limitées en haute montage ; et il ne peut vivre que là. Aussi, à un certain moment, la population atteint un seuil critique favorisant l’apparition de maladies létales ramenant la population dans des proportions plus durables. Médecins et écologues maitrisent

bien les déterminants de ces pandémies. La première barrière immunitaire est la distance entre les individus. Pour l’écologue, la principale cause en est l’absence de phénomènes de régulation de la population conduisant à la réduction de cette distance et à la propagation rapide des pandémies quand la densité de population est trop élevée.

Ceci avait bien été identifié par des écologues américains constatant que l’élimination des loups dans un territoire pour favoriser la population de cerfs avait conduit à la quasi-disparition de ces derniers par épuisement des ressources, maladies et dégénérescence génétique, l’absence de prédation ayant provoqué leur surnombre et le maintien en vie des individus tarés. Des loups avaient donc été réintroduits pour sauvegarder la population des cerfs.

Enfin comme ultime illustration, nous évoquerons le cas des lemmings, – petits rongeurs vivant dans les régions arctiques -, qui fut et reste le modèle absolu pour expliquer cela. En 1958, le film White Wilderness de Walt Disney avait évoqué la ‘sagesse’ de lemmings se suicidant en se jetant à la mer pour éviter une surpopulation. Il n’en est rien. Les lemmings, confrontés à une surpopulation se jettent à la mer pour gagner d’autres territoires, et n’étant pas secourus par des ONG, se noient. La population de lemmings ayant réussi à se maintenir se retrouve alors sur son île dans des conditions écosystémiques garantissant sa pérennité. Au regard de notre esprit humaniste, c’est un peu cruel, mais participe aux équilibres écosystémiques que notre humanité moderne transgresse sans retenue.

En effet, non content de recourir à des expédients pour surmonter les déterminismes naturels, nous créons de l’entropie anthropique en ignorant les principes de fonctionnement des écosystèmes. Nous sommes aujourd’hui dans la situation de cet inventeur autrichien, Franz Reichelt, connu pour s’être tué le 4 février 1912 en sautant du premier étage de la tour Eiffel pour tester un costume-parachute de sa fabrication. Il est vrai qu’à cette époque, l’aérodynamique était encore balbutiante et lui peu au fait des connaissances dans ce domaine.

Frédéric Villaret 27/01/2017

http://www.polemia.com/lhumanisme-cest-la-guerre-vvi/

L’Humanisme c’est la guerre (III/VI)

La vocation d’un écosystème est de favoriser la perpétuation des lignées le composant.

Ecologie thermodynamique

 L’écosystème est la pierre angulaire de l’écologie, discipline scientifique portant sur l’étude des êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux. Comme toute science, celle-ci cherche à révéler les lois fondamentales de la Nature, regroupées dans son cas sous l’égide de principes de fonctionnement des écosystèmes. Pour cela, elle s’alimente à de nombreuses disciplines dont la thermodynamique, la science de l’énergie. Depuis, l’écosystème est envisagé comme l’espace (au sens multi-factoriels) où les lignées le constituant optimisent leur perpétuation, même si ces relations entre ces constituants sont des relations trophiques. Ces transferts d’énergie se font par cette prédation avec comme principe fondamental que les écosystèmes les plus stables sont ceux utilisant le mieux l’énergie. Dans cette perspective, la vocation d’un écosystème est de favoriser la perpétuation des lignées le composant. Donc, toutes les parties ne participant pas à cela sont condamnées. Or, dans nos écosystèmes artificiels modernes ces ‘nettoyages’ sont impossibles au nom de l’humanisme, mal compris. Donc, les crises le font.

Sadi Carnot et les autres

Quelques grandes figures de la science contemporaine ont contribué à l’émergence de cette vision écosystémique alimentée par la circulation de l’énergie. En thermodynamique, ce parcours fut balisé par Sadi Carnot, Josiah Willard Gibbs, Pierre Duhem, Théophile de Donder, Lars Onsager, Ilya Prigogine et d’autres tout aussi importants. Ce dernier a rendu compte de ces mutations dans un de ses livres majeurs: La Nouvelle Alliance (1978).

Commençons avec le père de la thermodynamique. Sadi Carnot (1796-1832) était aussi passionné d’économie. Ingénieur, il fut un des premiers à envisager des calculs économiques monétaires, mais aussi des estimations en termes énergétiques. Ainsi, rompant avec les fondamentaux de l’économie, des auteurs ont recherché ailleurs que dans la physique mathématique mécaniste d’autres concepts pour penser l’économie. L’année 1971 est retenue comme une date importante dans ce mouvement. Nicholas Georgescu-Rœgen publie ‘ The entropy law and the Economic Process’ dans lequel il exprime que l’énergie n’est ni consommée ni produite dans un processus économique et que chacun d’entre eux est le résultat d’une augmentation de l’entropie totale. Ce faisant, il marchait dans les traces laissées par Sadi Carnot. Il y a aussi Erwin Schrödinger -l’homme qui aurait aimé enfermer un chat dans une boîte – suggérant (1945) que les organismes importaient de l’entropie négative et exportaient de l’entropie positive. Gœrgescu-Roegen percevait l’activité économique comme un transformateur de ressources naturelles à bas niveau d’entropie (Low entropy) en déchets à haut niveau d’entropie (High entropy). Selon lui, le Second principe de la thermodynamique est la limite absolue de l’économie de la rareté (Georgescu-Rœgen, 1976).

Avant que Gœrgescu-Roegen réanime une approche systémique de l’économie, dans les années 1920, Alfred Lotka suggéra que l’évolution résultait de l’augmentation des flux d’énergie dans les organismes biologiques et de l’efficacité de conversion énergétique dans les processus biologiques. Connue comme le ‘principe de maximisation de l’énergie’, cette approche établit que : “la sélection naturelle tend à maximiser les flux d’énergie dans les systèmes aussi loin que les contraintes du milieu dans lequel le système évolue le permet”. Dans le prolongement de la théorie darwinienne de l’évolution, cette sélection passe par la recherche de l’efficience énergétique et de l’innovation. Ces idées ont été généralisées, puis appliquées à l’étude des systèmes vivants et au développement des systèmes économiques à partir des concepts de la thermodynamique. Ainsi, les lois de Lotka fondées sur l’augmentation de l’énergie, d’une part, et sur l’efficacité biologique, d’autre part, ont été transférées aux lois générales de l’évolution, puis à l’économie. Les développements des concepts d’auto-organisation, de structures dissipatives sont alors intégrées aux lois de Lotka pour exprimer de nouveaux modèles de fonctionnement des écosystèmes associant les étapes d’évolution d’un écosystème aux lois de la thermodynamique. Un système est équilibré lorsqu’il y a un équilibre entre la population d’une espèce, sa contribution à la biomasse totale de l’écosystème et sa consommation de biomasse. Les éléments de l’écosystème prennent et fournissent de la biomasse pour maximiser le ‘net energy intake’. Un organisme est donc un maximisateur d’énergie arbitrant en permanence entre l’énergie dépensée pour se nourrir (le prix à payer) et l’énergie utile produite (Cf: General equilibrium of an ecosystem (1)).

Le théorème de Prigogine- Glansdorff

A côté de ce principe de maximisation de l’énergie libre dans les systèmes vivants est associé un principe d’efficience énergétique fondé sur le théorème de production minimum d’entropie de Prigogine-Glansdorff (1955). Ce théorème s’applique aux systèmes où les relations linéaires (relations de Onsager) entre constituants dominent les relations non-linéaires. Celui-ci énonce qu’un système en non-équilibre thermodynamique tend vers un minimum de production d’entropie. Tout écart sensible aux seuils tolérables engendre une rétroaction négative ramenant le système vers ces constantes d’équilibre. Trop d’entropie crée les conditions de survenance d’états marginaux. Tout ceci a débouché sur une nouvelle conception de la valeur en économie résumée par la notion de valeur écosystémique. Cette situation est caractéristique des organismes vivants en équilibre stationnaire. Ces deux principes (maximum d’énergie (maxE) et minimum d’entropie (minS)) constituent la base de nombreux discours élaborés à partir de l’énergie.

De ces réflexions est issu un modèle valable pour tous les systèmes en non-équilibre thermodynamique, – qu’il soient biotiques ou abiotiques -, où une structure dissipative se maintient en non-équilibre thermodynamique en dissipant des flux néguentropiques associant matière, énergie et information, et dont le niveau d’entropie (grandeur scalaire) est inférieur à celui du milieu dont elle se singularise, mais au prix d’une production d’entropie (grandeur vectorielle) dissociée, – conformément à l’équation du bilan entropique -, entre production d’entropie réversible, à évacuer; et production d’entropie irréversible.

Enfin l’écosystème

Simultanément, l’Ecologie alimentait les progrès de la thermodynamique dont elle se servait pour peaufiner sa conception de l’écosystème. Arthur G. Tansley aurait créé le terme ‘écosystème’ dans les années 1930. Dans son sillage, en 1941, l’apport fondamental de Raymond Lindemann fut d’avoir conçu l’écosystème comme une entité dont la productivité est susceptible d’être évaluée par un bilan des “entrées” et des “sorties” d’énergie, faisant appel à des notions de thermodynamique jusqu’alors appliquées aux systèmes thermiques. Puis, les frères Howard et Eugène Odum, écologues américains, publient en 1953 « Fundamentals of Ecology ». Leur apport repose sur une analyse de la circulation de l’énergie et de la matière dont la conclusion est que les écosystèmes les plus stables sont ceux qui utilisent le mieux les flux d’énergie. Se pose alors la question de l’incidence de l’abondance énergétique de nos sociétés modernes.

Sur ces fondements, une estimation de l’énergie par habitant montre que celle-ci aurait augmenté d’un facteur 60 entre une économie de cueillette et nos économies modernes (Buenstorf , 1999). Cela signifie que l’énergie par capita aurait augmenté d’un facteur 60 entre l’âge des chasseurs-cueilleurs et celui de l’ère industrielle. A la fin du XXème siècle, l’écart entre les Etats-Unis et l’Asie du Sud était de 20. Dans le même ordre d’idée, le moteur de Savery (1695) avait un rendement nul. Celui de Newcomen: 1%; Watt: 4,5 %; les moteurs modernes: 47 %, ce qui correspondrait à 88 % du rendement théorique calculé à partir des écarts de température.

Les écosystèmes artificiels modernes ont la faculté grâce à la techno-science de recourir à des énergies inaccessibles naturellement. Il en est ainsi du pétrole ou du gaz extraits à des profondeurs inatteignables il y a peu; ou du nucléaire ou même de l’hydraulique ou de l’éolien grâce aux barrages et à ces jolies hélices animant l’horizon ; d’où conformément au Second principe de la thermodynamique une production d’entropie corrélativement proportionnelle à l’usage de l’énergie utile. Une conséquence envisagée est l’apparition de la guerre industrielle à l’origine d’hécatombes inconnues avant. Près de 500.000 morts pour la bataille de la Somme (1916); des millions de victimes dus aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Mais à côté de ces massacres d’ampleur inégalée, cette orgie énergétique permet l’explosion démographique et l’artificialisation forcenée de l’écosphère à l’origine de la crise écologique.

Depuis, nourri des apports de la biosociologie, l’écosystème est envisagé comme l’espace où les lignées constitutives optimisent leur perpétuation sur le fondement de l’efficience énergétique. Toute transgression de la vocation d’un écosystème suscite des crises, faisant disparaître l’écosystème concerné devenu inadapté à sa vocation, ou le recentrant sur ses fondamentaux, conformément au Second principe de la thermodynamique.

Le fameux équilibre de la nature n’est que la stabilisation permanente des écosystèmes autour de l’optimum énergétique dont la conséquence la plus manifeste est que les individus n’ayant plus aucune fonction écosystémique, c’est-à-dire ne contribuant plus à la perpétuation des lignées, sont éliminés par la prédation. C’est assez cruel au regard de nos conceptions humanistes, mais il en était de même, il y a encore peu, chez les humains. Cela n’a qu’un but: limiter l’entropie à des seuils garantissant la viabilité des entités dont elle est consubstantielle.

Frédéric Villaret 27/01/2017

(1) http://warrington.ufl.edu/centers/purc/purcdocs/papers/99...

http://www.polemia.com/lhumanisme-cest-la-guerre-iiivi/