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divers

  • Journal du chaos

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  • L’AFRIQUE SOUFFRE SURTOUT D’UNE DÉCOLONISATION PRÉCIPITÉE. (2)

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    De 1945 à la chute de mur de Berlin, deux empires coloniaux ont survécu : les Etats-Unis, bâtis sur la conquête de territoires dont les habitants ont été éliminés ou marginalisés, sont la chauve-souris de la décolonisation. Côté rats, c’est une colonie de peuplement où les colons ont le pouvoir et se sont émancipés de la métropole, mais en maintenant longtemps l’esclavage et la soumission des non-blancs ; côté oiseau, c’est la colonie qui a arraché son indépendance et indique aux autres la voie de la liberté. La seconde face permettra d’assumer l’esprit colonisateur lié à la première mais de manière douce : peu de possessions directes, avec des îles, des bases, mais une influence économique, politique et quand il le faut militaire sur une partie grandissante du monde, à commencer par les Etats issus du démembrement de l’Empire espagnol.

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  • 1832. Le choléra s’abat sur Paris

     
    1832. Le choléra s’abat sur Paris

    Dans la France de Louis-Philippe, Paris, alors l’une des plus grandes villes d’Europe, fut la principale victime d’une épidémie qui n’en eut pas moins des répliques en province.

    En 1832, la capitale française compte 785 000 habitants. Elle est alors divisée en douze arrondissements eux-mêmes partagés en quartiers qu’habitait une population composée à 70% de pauvres. Sur le plan social, la ville apparaît en effet très inégalitaire et les contrastes sont très marqués entre les nouveaux quartiers bourgeois, modernes et aérés, et les zones populaires combinant l’absence d’hygiène, l’insalubrité, la difficulté d’accès à l’eau et l’exigüité de logements misérables. C’est sur ce terrain propice que va se développer l’épidémie importée d’Inde où le mal était alors endémique.

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  • La Monarchie ne réécrit pas l'histoire, elle l'assume, par Jean-Philippe Chauvin.

    L’Histoire est pleine de surprises et d’imprévus. Certes, la possibilité d’une instauration monarchique en France paraît fort lointaine et, surtout, difficile. Mais rien n’est impossible: l’exemple espagnol est la preuve que ce qui paraît improbable peut arriver.

    Pour la France, il y a le fort attachement des Français à 1789 et ses suites: c’est moins vrai aujourd’hui qu’il y a 20 ans. D’autre part, hormis le fait que la part “positive” de la Révolution selon l’opinion (qui n’a pas forcément raison au demeurant) est antérieure à l’établissement même de la République en 1792, une monarchie nouvelle n’aurait pas à rentrer en conflit avec l’Histoire, fût-elle désagréable pour les rois et les royalistes, mais à l’assumer (ce qui ne signifie pas pour autant s’y “rallier”..) et à la dépasser. Le regret n’est pas une politique et la monarchie nouvelle, qui sera évidemment attendue sur ce point, devra veiller à ne pas être une nostalgie romantique.

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  • Le cinquantenaire de la Nouvelle Action Française.

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    C’était un dimanche du printemps 1974 : nous étions dans un autocar qui nous amenait, mes camarades escrimeurs et moi, à Vannes ou à Lorient pour une compétition de fleuret. Quelques semaines auparavant, le président Pompidou était mort ; désormais, les affiches électorales vantaient les noms de ses potentiels remplaçants, débordant largement des panneaux officiels dédiés aux joutes présidentielles et s’étalant sur les murs, les placards d’affichage publicitaire ou les portes des universités. Une affiche, à la sortie de Rennes, nous intrigua : il était question d’un candidat royaliste, et nous pensâmes alors que c’était un héritier des rois, ou quelque chose comme cela, et je crois que, amusés, nous avons alors crié « vive le roi ! », sans penser ni à mal ni à la République… J’avais 11 ans et la politique, alors, se confondait avec l’histoire et le monde des adultes, et je fréquentais assidûment la première sans m’intéresser vraiment au second.

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  • Édouard Limonov, un « national-bolchevique » et des souvenirs au fil de l’eau

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    Par Johan Hardoy ♦ Édouard Limonov est un auteur russe de notoriété internationale. Son existence mouvementée l’a successivement mené à être poète à Moscou, sans-abri puis domestique à New York, écrivain à Paris, engagé aux côtés des Serbes, dissident puis prisonnier politique en Russie. Le 17 mars 2021 correspond au premier anniversaire de sa mort. Ceux qui voudront en savoir plus sur sa vie et son œuvre consulteront avec bonheur le site actualisé tout-sur-limonov.fr, ainsi que le blog Antifixion de son vieil ami parisien Thierry Marignac.
    Au début des années 2000, son engagement politique « national-bolchevique » lui a valu d’être condamné à quatre ans de prison suite à une accusation pour trafic d’armes et tentative de coup d’État au Kazakhstan. Avant d’être libéré au bout de deux ans et demi, en partie grâce à une campagne de soutien internationale, il avait mis à profit son temps de captivité pour écrire encore huit livres, dont le Livre de l’eau.

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