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22/10/2017

La semaine Politique #5 avec Bérénice Levet : SEXE, FRIC ET POLITIQUE

Qui est l’ennemi ?

1477559132.jpgAristide Leucate

Qui est l’ennemi ? Telle est l’ambitieuse question politique et géopolitique à laquelle nous convie à réfléchir la dernière livraison de la revue Conflits fondée et dirigée par Pascal Gauchon. Pour aborder cette question ô combien ! cruciale, l’éditorialiste choisit de sortir du mode binaire « ami-ennemi », selon lui trop simplificateur, ne permettant pas « de bien appréhender le réel ». Aussi, en tient-il pour une approche plus complexe – dans l’acception bien connue en systémique ou en science des organisations.

« En fait, désigner l’ennemi, le fondement de l’action politique, n’est pas si simple, nous dit Gauchon. Dans l’entre-deux qui sépare l’ennemi et l’ami, se situent le neutre, le partenaire, le faux ami, le rallié… Même en ne retenant que l’ennemi franchement hostile, il est impossible de mettre ce terme au singulier ; nous sommes confrontés à de multiples ennemis en fonction du champ de bataille (militaire, économique, diplomatique et même « cyber ») et de l’époque (ennemi d’aujourd’hui et de demain). Désigner l’ennemi revient à désigner l’ennemi, celui qui fait peser la menace la plus grave aujourd’hui, sans oublier les autres. »

Intéressante définition qui met l’accent sur le caractère protéiforme de l’ennemi, lequel revêt divers aspects qui ne dupent que ceux qui ont opté pour l’impolitique du verbe creux ou l’impuissance de la résignation lâche. L’ennemi d’aujourd’hui n’est certes plus l’ennemi conventionnel aisément reconnaissable par son uniforme à l’horizon d’un champ de bataille. L’ennemi d’aujourd’hui est tout aussi bien le terroriste – terme d’autant plus flou qu’il rend à peu près incompréhensible ce qu’il prétend viser ou désigner – que l’ancien guérillero angolais ou cubain – les deux étant souvent liés – ou le hacker informatique se livrant à des attaques cybernétiques, tapi aux tréfonds du Darknet, voire le faux ami que constitue la multinationale qui délocalise ou prétend vertueusement créer des emplois là où elle a choisi de s’implanter.

Dès lors, reconnaît encore Pascal Gauchon, « les frontières entre civil et militaire, entre intérieur et extérieur, entre guerre et paix se fissurent et avec elles l’ennemi clairement identifié. Il faudrait plutôt parler de rival, de concurrent, d’antagonisme, d’adversaire… autant de termes rassurants qui évitent de recourir à la notion d’ennemi celui face auquel la violence est le seul recours […]. Ces précautions de langage servent surtout à se cacher la réalité : l’ennemi se différencie de tous ses synonymes par l’idée d’hostilité radicale. »

Mais, si l’ennemi change de visage, la riposte aussi. Et ce n’est pas parce que l’on ne fait pas usage de la force qu’une certaine violence de la réplique n’émerge pas. Sur le terrain économique, particulièrement symptomatique de cette violence douce qui n’appelle pas à verser le sang, le turbo-capitalisme, par son intrinsèque propension à la prédation destructrice, n’épargne personne, à commencer par les masses laborieuses, souvent avec le concours cynique des Etats, eux-mêmes placés dans la dépendance des grands groupes industriels et de leurs lobbys affiliés. Délocalisations, restructurations d’entreprises, licenciements de masse, déréglementation, fermetures et démantèlements d’usines, dumping, espionnage industriel, OPA, etc. les victimes directes et indirectes (qu’une novlangue tente de dissimuler sous la litote de « collatéral ») sont nombreuses, au point de déstabiliser progressivement le tissu économique et social de toute une nation. Toute chose égale par ailleurs, les dégâts n’ont parfois rien à envier à ceux que pourrait causer un bombardement aérien. Des familles entières au chômage, plongées dans un état de désespérance tel que l’on voit surgir d’autres catastrophes à fragmentations comme l’alcoolisme, les violences conjugales, le divorce voire – et ce n’est pas rare et les agriculteurs ne sont les pas les seuls concernés – le suicide – sinon l’homicide familial. Comme le souligne l’essayiste Jean-François Gayraud, qui a vu qu’« aux États-Unis, la crise des subprimes a transformé en champ de ruines des grandes villes, à l’image de Cleveland ou de Detroit, comme si leurs habitants avaient fui une armée d’invasion ou succombé à une attaque d’armes à neutrons : des centaines de milliers de maisons abandonnées, saisies, vides d’occupants et souvent pillées. »

Par ailleurs, l’ennemi, quel que soit le terme sous lequel on le subsume – pour mieux l’ignorer, le nier ou le masquer – suppose que, tôt ou tard, la paix soit conclue avec lui. Or, il est manifeste qu’une telle éventualité semble proscrite ou inenvisageable quand l’ennemi n’est pas clairement identifiable ou identifié. C’est le cas du « terroriste », du prédateur capitaliste ou encore du hacker, autant de syntagmes ou vocable que l’on cherche à doter d’une substance pour que l’ennemi prenne précisément corps. Le terroriste tuant au nom du Coran sera taxé d’islamiste – qualificatif que l’on prendra même soin d’enrober d’une autre dénomination pour ne pas risquer l’« amalgame »… et s’éloigner un peu plus de la figure de l’ennemi, rendant alors toute paix inconcevable, d’une part parce que l’ennemi n’est pas désigné comme tel, d’autre part, parce que ce faisant, le pouvoir politique se prive sciemment de tous les moyens pour neutraliser une entité visiblement hostile.

C’est toute l’ambivalence d’un terme, l’ennemi, qui, à en croire Carl Schmitt ou Julien Freund, ménage la possibilité de transmuer celui-ci en futur allié, partenaire ou ami, une fois résolu le conflit. Or, cette potentialité paraît avoir été circonvenue, sinon dévoyée, du fait même du refus systématique de concevoir tout antagonisme, certes en termes binaires (ce qui n’empêche pas, en pratique, d’isoler une multitude de nuances dans la façon d’appréhender l’hostis) mais relativement opératoires.

La vision du monde partagée à l’ONU comme au sein des institutions européennes semble partir du principe que sous les auspices des droits de l’homme il n’y aurait que des amis quand ceux qui ne joueraient pas le jeu seraient, de plein droit, considérés comme des monstres. Pour le dire autrement, l’ennemi ainsi passé au crible d’une tératologie souvent fanatique (au nom des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit), a été renvoyé dans les cordes d’une marginalité sordide dont la seule expression ou manifestation suffirait, aux yeux des grandes consciences universelles autoproclamées, à en dévoiler la dimension dangereusement pathogène. Nous sommes passés du stade de l’inhumain ou du hors-humanité à celui du bizarre ou de l’abomination, l’ennemi étant traité comme un cancer ou un objet politique non identifié.

Une telle approche, véritable déni anthropologique en tant qu’elle fait litière de toute altérité (l’ennemi n’étant plus considéré comme alter ego, soit un adversaire), se présente également comme l’acmé de l’impolitique, posture tragique mais empreinte d’une vanité inouïe, ce qui n’est pas sans rappeler l’interpellation lancée par Julien Freund en guise d’avertissement à son maître de thèse, Jean Hyppolite, lors de sa soutenance de thèse en 1965 : « vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. »

Si le critère du politique est bien selon Schmitt la discrimination nécessaire de l’ami et de l’ennemi, celui de l’ennemi résiderait dans la capacité du politique à le désigner pleinement en tant que tel.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Provocation de haine islamo-raciste dans Le Monde

De Bernard Antony :

6a00d83451619c69e201bb09cf255c970d-800wi.jpg"Le journal « Le Monde » a publié hier l’article d’un musulman subsaharien, Hamidou Anne, proclamant : « La France blanche, chrétienne, au risque de terroriser certains petits esprits, est finie. Terminée. »

On est là dans le droit fil de la continuité de l’idéologie raciste anti-blanche d’Houria Bouteldja, présidente du PIR et de son « intellectuel » Saïd Bouamama, auteur principal du brûlot raciste « Nique la France ».

Depuis des années, l’AGRIF, seule dans l’indifférence de la classe politique ou la complicité de certains, a porté plusieurs de leurs déclarations d’incitation caractérisée à la haine devant les tribunaux de Toulouse et de Paris.

Elle a été en cette dernière affaire scandaleusement déboutée par la Cour d’appel de Paris. Mais la Cour de cassation vient de casser ce jugement de la cour d’appel de Paris et de renvoyer le procès devant la Cour d’appel de Lyon le 10 novembre.

Pour ce qui est du camarade islamo-gauchiste Hamidou Anne, il est à observer que, tout comme Houria Bouteldja, il est un raciste non seulement anti-blanc mais également « anti-noirs chrétiens », dans le mépris des centaines de millions d’Africains chrétiens de plus en plus persécutés par l’islam jihâdiste. Aussi inculte ou négationniste qu’Houria Bouteldja ou que madame Obono, il se garde bien de considérer que le plus grand système de mise en esclavage de peuples noirs perpétué jusqu’à nos jours est le système arabo-musulman. La vérité, c’est que les racistes que sont Houria Bouteldja et Hamidou Anne veulent de l’éradication simultanée des blancs et des noirs chrétiens. L’AGRIF continuera à leur opposer la totale détermination du véritable antiracisme."

Michel Janva

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20/10/2017

Les guerres de l’étoile, la guerre des étoiles

Au terme du sondage réalisé à la fin de L’émission Politique sur France 2 dont Marine Le Pen  était l’invitée hier soir, 41% des personnes interrogées ont jugé la présidente du FN convaincante. C’est un bon socle pour repartir à la reconquête de l’opinion.  Certains observateurs patentés  ont jugé ce matin  que ses explications sur notre  position  vis-à-vis de l’euro étaient confuses. Remarquons pour notre part que la méthode claire de recouvrement de notre souveraineté, étape par étape,  que Marine  souhaite présenter aux Français,  est très proche de celle que nous évoquions  sur notre blogue le 21 septembre dans un article commentant la décision de Florian Philippot de quitter le FN  – décision qui fait aujourd’hui l’objet d’un sondage Ifop pour Atlantico. De la même façon,  Marine a relevé comme nous le disions  lundi en réponse à Alain Finkielkraut,  le rôle INDISPENSABLE de l’opposition nationale. C’est bien le FN a qui a assuré  historiquement et assure plus que jamais le statut de premier opposant à la politique de submersion migratoire face aux partis du Système. Ces derniers mois, la formation de Jean-Luc Mélenchon, à défaut de défendre l’identité  charnelle de notre pays, a  repris à son compte les critiques du Front National sur l’omniprésence du drapeau européen dans l’espace public, sur nos bâtiments officiels. Dans les villes conquises par le FN en mars 2014  plusieurs nouveaux élus  frontistes ont décidé de retirer le drapeau européen du fronton de leur mairie –notamment David Rachline  à Fréjus. Un geste symbolique que refusèrent de faire à notre connaissance les maires mélenchonistes et communistes. Marine  elle-même, lors de son passage dans l’émission  Moi président  sur TF1  le 18 avril dernier, avait demandé et obtenu que le drapeau bruxellois ne soit pas présent sur le plateau. 

Le site euractiv rappelait il y a quelques mois les propos de  Miguel Puente Pattison, porte-parole de la Commission européenne en France qui précisait que « le drapeau européen n’est pas officiel, car dans les traités européens,  aucune référence ne fait de ce drapeau le drapeau officiel de l’UE » . «  Ce drapeau est utilisé par les institutions comme symbole des valeurs européennes, mais il n’a pas d’existence officielle légale. » Dans sa fuite en avant européiste qui est chez lui une volonté clairement affichée de marginalisation, voire de disparition pure et simple  de notre Etat national souverain, Emmanuel Macron a fait savoir que la France signera,  à l’instar  d’autres gouvernements de  pays membres de l’UE,  la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne. C’est elle  qui reconnaît « le drapeau, l’hymne, l’euro et le 9 mai comme  symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci. »

Les critiques formulées par le parti de Jean-Luc Mélenchon contre le drapeau européen ont pour base non seulement le refus de la politique ultra-libérale de la Commission européenne mais surtout  le fait que cet emblème aurait   une origine  catholique  -nous allons y revenir. Ce qui heurte le tropisme altermondialiste, multiculturaliste,  immigrationniste,  ultra-laïcard des socialo-trotskystes et autres humanistes de La France Insoumise. Le Front National  y voit plus prosaïquement  la manifestation de l’assujettissement de notre pays à l’idéologie mondialiste bruxelloise, contrefaçon de la véritable Europe,  de ses valeurs traditionnelles, de l’idéal de liberté et de souveraineté consubstantiel à  notre civilisation. Ce retrait du drapeau  devenu le  symbole de l’euromondialisme car endossant en son nom toutes les involutions de l’Europe bruxelloise, figurait d’ailleurs dans les 144  engagements présidentiels de Marine (engagement 93)

En mai 2014, sur le site de francetvinfo,  Philippe Vandel donnait du grain à moudre aux sectateurs de la Libre pensée. Il  expliquait  que  le  drapeau européen,  adopté en premier par le Conseil de l’Europe, puis par le  Parlement européen et enfin  par  la Commission  européenne dans les années 90,  était bien d’inspiration catholique (horresco referens!).

Au-delà de son explication/description  officielle – un cercle de 12 étoiles d’or sur fond bleu les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe- ,  Arsène Heitz, fonctionnaire du Conseil de l’Europe,   chargé en 1950 de présenter un projet de drapeau,   se serait en fait  « (inspiré)  d’une médaille porte-bonheur qui était en vente chez les petites sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, une institution religieuse catholique.»  « Il conçut un drapeau bleu sur lequel se détachent les 12 étoiles de la médaille miraculeuse. Il se garda bien de révéler la source de son inspiration, et les membres du conseil ne virent là que le ciel bleu sans nuage, et la symbolique rassembleuse du chiffre 12 (les 12 mois de l’année, les 12 heures de la journée, les 12 signes du zodiaque, les 12 travaux d’Hercule, etc.).»

 A l’appui de cette thèse, M. Vandel ajoutait  qu’ « en 1989, on a trouvé dans une revue catholique confidentielle Magnificat la confession d’Arsène Heitz, qui se disait très fier que le drapeau de l’Europe soit celui de Notre-Dame. Récemment, sa veuve a confirmé l’histoire et justifié la discrétion de son mari : Il fallait garder le secret, car il n’y a pas que la religion catholique en Europe. Sans compter tous les athées qui auraient fait retoquer son projet, à commencer par la France état laïque par nature. »

Européiste par natureJean Quatremer,  correspondant du quotidien  Libération à Bruxelles, et bon connaisseur des arcanes bruxelloises, estime que « les  affirmations de Mélenchon et de ses lieutenants sur les origines chrétiennes du drapeau européen ne reposent que sur un témoignage très tardif qui a été démenti par toutes les autres sources. » Il se moque dans le quotidien de Patrick Drahi de cette croisade des mélenchonistes  contre « l’emblème européen (au motif qu’il)  serait  constitué de symboles chrétiens cachés, une sorte de  Da Vinci code  eurocrate (…). Pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, ce drapeau confessionnel porte atteinte à la sacro-sainte laïcité au sein du Parlement et devrait donc être remplacé par… le drapeau de l’Onu. »  Une proposition particulièrement grotesque qui ne manque pas d’interpeller les Français constate Bruno Gollnisch :  la seule présence de notre  drapeau national heurterait-elle aussi  les complices de Danièle Obono?

M. Quatremer  juge que  « cette polémique infantile aura au moins eu un mérite : Emmanuel Macron va signer, au cours du sommet européen (qui se tenait hier et aujourd’hui), la déclaration  (…)  qui affirme l’attachement de seize pays aux symboles européens dont fait partie le drapeau. » Le journaliste enfonce le clou en fustigeant  « le front commun du nonisme » (en 2005 lors du référendum sur la constitution européenne), même si,  «pour se défendre d’une assimilation potentiellement dévastatrice entre les rouges  et les bruns (sic), la gauche du non a fait valoir qu’elle luttait, elle, pour une Europe sociale, généreuse, multiculturelle, ouverte au monde.» Un « mythe » dit-il  que « l’ europhobie complotiste et haineuse»  de  Mélenchon  « fait voler en éclats. »  «  En l’occurrence, il n’y a qu’un non, profondément anti-européen qui représente un bon tiers de l’électorat français.»  et d’ajouter plus loin que  si « l’électorat FN est certes europhobe, il est aussi attaché à la chrétienté qu’il entend défendre contre l’Islam. » 

Notre électorat,  en cela en phase nous le croyons avec une majorité de Français et d’Européens, entend surtout défendre une Europe qui ne serait pas coercitive, s’immisçant dans tous les domaines, et imposant une feuille de route imbibée de moraline mondialiste, à savoir son antithèse,  une Europe des nations, de la  la libre coopération, peu ou prou sa vision originelle gaullienne.Notre électorat entend défendre pareillement en effet  nos racines helléno-chrétiennes. Non pas tant contre l’islam ( personne n’entend mener  une croisade contre cette religion),  mais parce que ces racines là  sont perçues à juste titre  comme une composante essentielle de notre identité – une évidence même pour  un non chrétien. Un héritage menacé aussi bien par l’immigration-invasion (dont le prosélytisme islamiste dirigée contre nos sociétés est une conséquence et non la cause) que par la liquéfaction de nos sociétés sous l’effet d’un acide très corrosif qui a pour nom  totalitarisme marchand transnational. Un  matérialisme niveleur et destructeur qui s’accommode, quand il ne l’encourage pas,  de la destruction de tous les murs porteurs, selon la belle et imagée expression de Philippe de VilliersAvec ou sans étoiles mariales sur le drapeau de cet astre (de) mort. 

https://gollnisch.com/2017/10/20/guerres-de-letoile-guerr...

19/10/2017

Le scandale Weinstein éclabousse désormais les LGBT

Balançons les porcs :

"Le voile semble également se lever sur un fléau encore moins médiatisé: celui du traitement réservé aux (très) jeunes acteurs à Hollywood. Un phénomène certes moins endémique que le système sexiste, mais particulièrement tabou. Et soumis lui aussi à la culture du silence.

«L'industrie du showbiz est probablement le milieu où les adultes ont le plus de liens directs et inappropriés avec les enfants au monde», déclarait Corey Feldman, ex-enfant star américain connu pour son rôle dans The Goonies. Récemment interrogé sur Harvey Weinstein, l'acteur a rappelé avoir dénoncé, depuis plusieurs années déjà, de nombreux cas d'abus sexuels sur de jeunes garçons à Hollywood. En allant jusqu'à parler de pédophilie. 

Ces allégations, il les illustre par sa propre histoire et celle de son feu-meilleur ami - et compère à l'écran dans la série The Two Coreys - Corey Haim. L'acteur est décédé d'une pneumonie sous fond de surdose de drogues en 2010. Dans une interview accordée au Hollywood Reporter en 2016, Corey Fieldman raconte avoir subi des agressions sexuelles à maintes reprises dans le cadre de sa carrière d'acteur. Dont un viol, à l'âge de 15 ans, par un manageur employé par son propre père. Corey Feldman assure: «J'ai été molesté et passé d'homme à homme», comme un certain nombre d'autres enfants. Avant de révéler que son ami Corey Haim avait quant à lui été violé à l'âge de 11 ans seulement. Et ne s'en était jamais remis.

Elijah Wood, l'acteur phare du Seigneur Des Anneaux, a lui aussi osé parler, en qualifiant Hollywood de repaire de "vipères". Il confie, pour sa part, avoir été protégé par sa mère, qui l'avait empêché de se rendre aux soirées mondaines Hollywoodiennes au début de sa carrière. S'il réfute avoir avoir subi de tels sévices, il sous-entend que tous ses collègues n'ont pas eu cette chance.

Journaliste proche de l'alt-right, le très controversé Milo Yiannopoulus s'était lui aussi exprimé, en 2016, sur ces rapports malsains : dans un podcast, il décrivait un milieu rongé par la drogue, dans lequel certains grands noms de l'industrie avaient des rapports sexuels avec des garçons bien plus jeunes qu'eux. Chose qu'il refusait lui-même de condamner.

Si peu de noms circulent encore, quelques réalisateurs ont été publiquement pointés du doigt. Parmi eux, Bryan Singer, le réalisateur de la saga X-Men, qui aurait pris part à de sulfureuses soirées privées auxquelles des magnats d'Hollywood conviaient les jeunes pousses du cinéma ou de la télé. En 1997, il avait d'ailleurs été traîné en justice pour avoir contraint des mineurs à se doucher nus en parallèle du tournage d'Apt Pupil. En 2014, il avait cette fois été accusé d'avoir abusé sexuellement d'un jeune homme de 17 ans."

Michel Janva

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La persécution des chrétiens dans le monde d’aujourd’hui

Du canadien Jacques Tremblay :

''Les persécutions religieuses sont des mauvais traitements infligés à des personnes, ou à des groupes, en raison de leurs croyances. Saviez-vous qu’il existe, encore aujourd’hui, des chrétiens qui sont persécutés à cause de leur foi ?

Chaque année, l’association d’origine protestante Portes Ouvertespublie un rapport détaillé concernant la persécution des chrétiens dans le monde. Chiffres à l’appui, on estime à 215 millions le nombre de chrétiens gravement persécutés dans 50 pays. Ces données montrent que le christianisme est la religion dont les membres souffrent le plus de persécutions à travers le monde.

Ces faits correspondent aux données publiées par l’association catholique Aide à l’Église en détresse qui démontre, dans le rapport intitulé « Persécutés et oubliés ? », comment la persécution des chrétiens est un phénomène qui est en train de s’aggraver: des églises sont incendiées, des chrétiens sont pressés de se convertir, des violences collectives sont exercées contre les foyers chrétiens, des enlèvements et viols de jeunes filles chrétiennes sont commis, etc.

Ces persécutions ne cessent de croître partout dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. D’autres rapports abondent dans le même sens: ceux du département d’État américain qui, chaque année, recense les atteintes à la liberté de religion, ceux d’Amnesty International, et ceux du Conseil œcuménique des Églises (à majorité protestantes); tous concluent à la dégradation de la situation des chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) dans le monde.

Des données à considérer

En 2016, au moins 1 173 chrétiens ont été tués dans le monde en raison de leur foi. C’est peut-être six fois moins qu’en 2015 (où il y a eu 7 100 chrétiens assassinés), mais c’est encore beaucoup trop !

Le pays où les persécutions contre les chrétiens sont les plus fortes est la Corée du Nord. Là-bas, le christianisme est vécu de manière souterraine. Le simple fait de posséder une Bible y est considéré comme un crime contre l’État. S’ils sont découverts, les chrétiens et leur famille risquent les travaux forcés à vie, ou la mort. On estime à 300 000 le nombre de chrétiens obligés de se cacher dans ce pays.

En 2016, le pays où a été tué le plus grand nombre de chrétiens est le Nigéria, avec 695 assassinats, et le pays où a été ciblée le plus grand nombre d’églises est le Pakistan, avec 600 attaques perpétrées. Les pays d’Afrique où les persécutions contre les chrétiens sont les plus fortes sont la Somalie et le Soudan. Il faut également mentionner l’Érythrée; là-bas, pentecôtistes et chrétiens orthodoxes sont dans le viseur des autorités.

Il convient de mentionner quelques autres pays où les chrétiens sont gravement persécutés: le Mali, l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Libye et l’Arabie Saoudite. On observe également une hausse de la violence en Inde (attaques, tabassages, femmes violées). Notons également qu’en Chine, où les chrétiens ont déjà subi une persécution sévère, seules les activités religieuses sous le contrôle de l’État sont autorisées; ainsi, les catholiques qui désirent rester fidèles au Vatican doivent vivre dans la clandestinité.

Quelques faits publiés dans les médias

Le problème de la persécution des chrétiens n’intéresse pas encore suffisamment les médias. Cependant, ces derniers ont tout de même relaté quelques faits qui méritent notre attention. En 2010, une chrétienne pakistanaise – Asia Bibi – a été condamnée à mort en raison d’une fausse accusation de blasphème envers l’Islam. Elle est actuellement en prison, et son sort demeure incertain.

En 2014, des djihadistes ont crucifié, en Syrie, des chrétiens qui refusaient de prononcer la profession de foi musulmane. Témoin de ces atrocités, Sœur Raghida a donné une entrevue sur les ondes de Radio Vatican dans laquelle elle explique comment les chrétiens de Syrie subissent le martyre d’une façon extrêmement inhumaine.

En 2015, des djihadistes de l’organisation ‘’État islamique’’ égorgent 21 chrétiens coptes égyptiens en Libye.

En 2016, le père Jacques Hamel, un prêtre catholique français, est assassiné par deux terroristes islamistes alors qu’il célébrait la messe. Il est le seul prêtre catholique assassiné en Europe en 2016, sur un total de 28 assassinés cette année-là dans le monde.

Bref, le phénomène de la persécution des chrétiens doit être davantage connu si nous voulons défendre, d’une manière crédible, les droits humains.''

Michel Janva

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17/10/2017

AFFAIRE WEINSTEIN : LE BAL DES FAUX-CULS !

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Je suggère, pour en finir avec l’hypocrisie et le féminisme misérabiliste, qu’on lance #Balancetapétasse pour faire pendant à #Balancetonporc.

Allez-y, Mesdames, c’est le moment ! Vous toutes, starlettes refoulées, actrices en mal d’engagement, vieilles gloires oubliées… Allez-y, balancez vous aussi votre « porc » et peut-être retrouverez-vous un instant de notoriété en racontant au monde cette scène horrible qui, à votre insu, vous hante depuis tant d’années et vient de resurgir grâce à ce gros dégueulasse d’Harvey Weinstein.

Depuis huit jours, la liste s’allonge. Ainsi, l’oubliée Florence Darel qui réapparaît ce lundi pour raconter au Parisien avoir éconduit le producteur en 1994, et qui confie : « Je me rends compte que ça m’a beaucoup perturbée et que depuis deux nuits, j’ai plein d’autres souvenirs qui remontent que j’avais soigneusement enterrés. »

C’est à qui en aura le plus à raconter, preuve qu’on est en plein bal des faux-culs, tout comme on le fut avec notre gloire internationale, le monsieur du FMI : Dominique Strauss-Kahn.

L’affaire est entendue : les hommes de pouvoirs sont des cochons. Et les hommes de grand pouvoir de grands cochons. Et donc, une fois de plus, une fois encore, les femmes ne sont que d’innocentes victimes contraintes de devoir tout accepter pour pouvoir respirer sur cette basse terre.

Foutaise.

Pour autant que je sache, toutes les petites starlettes en herbe qui oscillent du cul sur les plages de Cannes, se précipitent chaque printemps aux partouzes des magnats d’Hollywood, prennent leur ticket dans la file d’attente devant la chambre à coucher des réalisateurs et des acteurs en vue, de même que les grandes dames du cinéma qui acceptent les rôles les plus avilissants ne le font pas avec un flingue dans le dos. 

Faut-il rappeler ce qui a valu la gloire à la jeune Léa Seydoux, dont la confession dans le Guardian a occupé les médias pendant trois jours ? C’est la Palme d’or, à Cannes, pour cette ode à l’homosexualité féminine (sorte de manuel pratique) qu’est La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche. Une fois remportées la Palme d’or et la gloire qui va avec, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, son amante à l’écran, ont dénoncé les agissements épouvantables du cinéaste : « La plupart des gens n’oseraient même pas demander ce qu’il nous demandait et témoignent davantage de respect. »

Pourquoi ont-elles accepté ?

Pourquoi tant de ces jeunes femmes démarrent-elles dans le porno ? Pourquoi celles qui sont déjà « arrivées » acceptent-elles des scènes de sexe cru, de perversions, de sado-masochisme, de mutilations, comme l’a fait Isabelle Huppert dans La Pianiste de Michael Haneke ? Ou pire, Charlotte Gainsbourg dans Nymphomaniac, de Lars von Trier, en 2013. Une Charlotte Gainsbourg qui se complaît dans des rôles malsains et dont le mari Yvan Attal a fait, sur un plateau de télé, cette étrange confidence : « C’est bon, elle m’a fait la totale. » Il ajoute que c’est « un drame », surtout que « c’est parfois terrible », pour leurs trois enfants. Non seulement il accepte – il en fait même l’objet de deux films : Ma femme est une actrice, puis Ma mère est une actrice ! –, mais il dédouane son épouse, en fait en quelque sorte une irresponsable : Charlotte « ne se rend pas compte » de l’impact que cela peut avoir dans une cour de récréation, dit-il, ajoutant « mais je comprends qu’elle aille tourner avec Lars von Trier quand même. Même pour faire ça (sic), c’est quand même un des plus grands metteurs en scène qui soit et, du coup, on ne peut pas reprocher à sa femme d’aller dans ses films. »

Comment faut-il appeler cela ?

Voilà donc ce qui justifie 5 h 30 de scènes sado-maso avec une Charlotte Gainsbourg. Allons-y pour le cliché ! Un film raccourci en deux fois deux heures pour « répondre à une problématique de durée tout d’abord mais également à un souci de censure car les scènes de sexe les plus explicites ont été enlevées ». Mais néanmoins montrées intégralement à la Berlinale, qui s’en est fait une gloire.

Bref, tout ce beau monde du cinéma et des médias dansant aujourd’hui au bal des faux-culs, je suggère, pour en finir avec l’hypocrisie et le féminisme misérabiliste, qu’on lance #Balancetapétasse pour faire pendant à #Balancetonporc. Il me semble que l’égalité des sexes y gagnerait.

http://www.bvoltaire.fr/affaire-weinstein-bal-faux-culs/

16/10/2017

Viol et harcèlement sexuel : quand Hollywood plaisantait sur le comportement d’Harvey Weinstein

Le fondateur du studio Miramax puis de la société de production Weinstein Company, Harvey Weinstein, est accusé de viol par trois femmes et de harcèlement sexuel par de nombreuses actrices, mannequins et employées. C’est le New York Times qui a révélé ces accusations dans une enquête publiée le 5 octobre.

Mira Sorvino, Rosanna Arquette, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Emma de Caunes et Judith Godrèche ont décrit des avances sexuelles insistantes formulées par le puissant producteur, souvent dans une chambre d’hôtel.

Le 8 octobre, le producteur de 65 ans a été licencié de sa propre maison de production, The Weinstein Company. La direction a assuré ne pas avoir été au courant de ses comportements envers les femmes, mais le New York Times a affirmé qu’elle avait eu connaissance depuis 2015 des accords financiers passés avec trois ou quatre actrices pour qu’elles ne parlent pas.

Des agissements qui semblaient bien connus, ainsi que le démontrent les humoristes Tina Fey et Seth MacFarlane.

15/10/2017

Eric Zemmour : « La mondialisation est forcément libérale »

Eric Zemmour

 Emmanuel Macron, président des riches ? Et si c’était un peu plus compliqué que ça, s’interrogeait Eric Zemmour ce matin sur RTL, en relevant les contradictions du discours de la gauche à ce sujet : « On pourrait appeler ça le coup du Sarko : vous coller l’étiquette infamante de “président des riches“, parce que vous voulez réduire l’impôt des plus favorisés. Nicolas Sarkozy ne s’en était jamais remis. Pour ne pas subir le même opprobre […], François Hollande avait massivement augmenté les impôts, des riches mais aussi des moins riches. Il était devenu le président des impôts. »

« Il y a six mois, nos médias nos élites, tous les relais d’opinion n’avaient pas de mots assez louangeurs pour vanter le discours d’Emmanuel Macron sur l’ouverture, l’Europe, la mondialisation, rappelle l’éditorialiste, et de se moquer des partisans du “repli frileux“ disaient-ils, des “apôtres ringards de la ligne Maginot“. » Mais…

« Mais l’ouverture veut dire aussi l’ouverture pour les capitaux […] La mondialisation est forcément libérale et favorise depuis trente ans les plus riches des pays riches et les plus riches des pauvres, au détriment des classes moyennes des pays riches. C’est injuste, mais c’est ainsi. »

Si on veut changer cela, explique Eric Zemmour, il faut alors tout changer, remettre les frontières et en finir avec l’euro. Si on refuse, alors il faut s’adapter, « c’est-à-dire baisser les impôts pour ceux qui ont la faculté de mettre leur argent en dehors de nos frontières » :

« On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, la satisfaction morale de l’ouverture et de l’universalisme, et la satisfaction intellectuelle de la lutte contre les inégalités. »

Comme on ne peut pas mener, en même temps, la lutte contre le chômage et la lutte contre la précarité :

« Tous les pays occidentaux ont réduit leur chômage en augmentant le nombre des emplois précaires. La France a préféré augmenter son chômage, et son assistanat, et son endettement. »

14/10/2017

Colloque sur 100 années d'abominations communistes

En ce moment à la Maison de la Chimie. La salle est pleine.

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Guillaume de Thieulloy introduit le colloque :

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Sous l'oeil de Bruno Gollnisch :

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Stéphane Buffetaut dénonce la complicité de l'intelligentsia française avec l'URSS et montre que la révolution bolchevique est fille de la révolution française. 

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Didier Rochard montre que communisme et nazisme sont jumeaux :

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Bernard Antony introduit le témoignage des témoins du communisme en Pologne et au Cambodge.

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Marek Jurek témoigne de la persécution communiste avec l'invasion territoriale en Pologne :

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Billon Ung Bun-Hor, veuve du dernier président de l'assemblée nationale du Cambodge, raconte que son mari a été expulsé de l'ambassade de France où il s'était réfugié et livré aux khmers rouges. Elle accuse Jacques Chirac et Giscard. Elle rappelle que c'est le parti communiste français qui a financé les khmers rouges.

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Isabelle Thi Thuyet décrit le système esclavagiste communiste au Vietnam:

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Marc Fromager, directeur de l'AED, évoque les persécutions communistes aujourd'hui en Asie (Chine, Corée du Nord, Laos, Vietnam...) et à Cuba. On tue moins mais être chrétien vous discrimine de facto.

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Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, nous parle de la mutation du communisme. 

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Le multiculturalisme est le virus mutant du communisme pour faire la révolution. 

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Philippe Billot de Lochner évoque Notre-Dame de Fatima, où il était il y a quelques jours.

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Le Salon Beige

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13/10/2017

L’ÉCRAN DE FUMÉE DU SYSTÈME ÉCONOMIQUE FACE AUX CHIFFRES ET AUX RÉALITÉS

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Marc Rousset

Lors de ses adieux à l’Eurogroupe du lundi 9 octobre, l’ex-ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble a osé, lui aussi, s’inquiéter face à ses collègues, dans un strict huis clos, après la BRI et le FMI, des bulles financières, de l’excès des liquidités, de la surévaluation des actifs dans l’hémisphère occidental.

La Chine propose actuellement d’échanger les yuans reçus par les exportateurs de pétrole contre de l’or acheté sur les marchés du monde qui ne proviendrait donc pas des réserves chinoises. Il est possible que nous soyons à l’aube d’une révolution monétaire mondiale susceptible de mettre fin à la prédominance du dollar, le dollar s’écroulant complètement. Le monde assisterait alors à un retour à l’or en tant que monnaie globale, subrepticement, sans aucun accord global préalable entre les nations. Ce serait la triste fin, ô combien méritée, de la saga de la non-convertibilité en or du dollar au taux de 35 dollars l’once édictée par Nixon en 1971 !

Pour ébranler les apôtres du Système, quelques faits et des chiffres :
– Le ratio des matières premières trop bon marché GSCI, divisé par l’indice S&P 500 trop élevé, est de nos jours de l’ordre de 1 alors que sa moyenne, depuis trente ans, est de 4,1.
– Le prix de l’or semble avoir atteint un point de retournement.
– La Chine a plus de 20.000 tonnes d’or aujourd’hui, si l’on additionne l’ensemble de ses réserves officielles de 4.000 tonnes à sa production cumulée de 5.000 tonnes, aux réserves de 2.000 tonnes des joailliers, aux 7.000 tonnes achetées dans le monde depuis 1994. De plus, la Chine, au cours actuel de l’or avec ses 3.500 milliards de dollars en réserve, pourrait acheter théoriquement 100.000 tonnes d’or !
– La Russie a vu ses réserves en or passer de 500 tonnes, en 2006, à 1.550 tonnes, en 2017.
– La volatilité et l’augmentation spéculative des crypto-devises du genre Bitcoin montre la fragilité du système.
– Les taux des bons obligataires à dix ans du Trésor américain, qui étaient de 15 % dans les années 1980, sont aujourd’hui à 1 %. Certains taux sont, depuis 2.500 ans, pour la première fois proches de zéro.
– Il y a, aux États-Unis, une bulle sur les actions si l’on regarde grimper le graphique du NASDAQ, l’augmentation du ratio cours/bénéfice à 25,65 en juillet 2017 du S&P 500, et une bulle sur l’immobilier avec l’indice Case-Shiller des prix de l’immobilier qui a atteint 195 en juillet 2017, soit plus élevé encore que lors de la crise des « subprimes » en 2008.
– Il ne fait aucun doute, si l’on regarde les siècles passés, que les crises se rapprochent de plus en plus d’une façon exponentielle, et sont plus beaucoup nombreuses.
– La dette mondiale irremboursable atteint 217.000 milliards de dollars, soit 327 % du PIB mondial. Les pays émergents sont aussi très endettés.
– La Banque du Japon possède 75 % des ETF indiciels japonais et la Banque nationale suisse est devenue un « hedge fund » à risques qui possède 85 milliards de dollars d’actions américaines !
– Les actifs cumulés des banques centrales BCE, Japon, Fed, Angleterre représentent 14.000 milliards de dollars après avoir injecté plus de 10.000 milliards de dollars de liquidités en dix ans.
En fait, le point Oméga du Système, c’est le Venezuela. Il crée de la monnaie, dope les marchés, mais ne crée pas de la richesse réelle. Il espère que la richesse à venir permettra de rembourser les dettes. Mais c’est ainsi que procèdent les faillis hyper-endettés lorsqu’ils pratiquent la politique de la fuite en avant. D’ici trois à cinq ans au plus tard, nous devrions vivre un tsunami terrible semblable à l’Allemagne en 1923 mais généralisé à l’ensemble du monde, la crise de 1929 apparaissant alors comme une « broutille » et un simple épiphénomène ! Qu’en pense Macron ?
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Zoom - Emmanuel Dupuy : Kurdistan, le référendum de tous les dangers

12/10/2017

Le Qatar en passe de prendre la tête de l’Unesco

C'est la menace d'une une nouvelle avancée de l'islamosphère - cette fois-ci à la direction générale de l'Unesco - que Mezri Haddad dénonce ici[Causeur, 11.10]. Ce n'est pas que nous ayons une grande considération pour les institutions onusiennes ni que nous croyions à la réalité de la communauté internationale. Nous voyons bien en revanche la réalité des ambitions islamistes et, comme Mezri Haddad, nous la redoutons. Enfin, nous nous rappelons que nous avons organisé il y a quelques années, à Marseille, entre Mezri Haddad et Jacques Trémolet de Villers, un dîner-débat dont nous avons conservé un excellent souvenir. Nous n'avons jamais négligé ces échanges et ces relations et nous les poursuivons ici, dans ces colonnes...  Lafautearousseau.

3991670280.jpgLundi dernier, a démarré à l’Unesco l’interminable et rocambolesque élection du futur directeur général de cette vénérable institution onusienne dédiée, depuis novembre 1945, à l’éducation, à la science et à la culture.

Sept candidats étaient en compétition : Audrey Azoulay pour la France, Mouchira Khattab pour l’Egypte, Hamad Bin Abdulaziz al-Kawari pour le Qatar, Vera el-Khoury Lacoeuilhe pour le Liban, Qian Tang pour la Chine, Pham Sanh Chau pour le Vietnam et Polad Bülbüloglu pour l’Azerbaïdjan.

Le cheval de Troie de l’islamisme mondial

Comme c’était prévisible, aucun candidat n’a pu obtenir, des 58 Etats membres du Conseil exécutif, la majorité requise de trente voix pour passer du premier coup. Mais à l’étonnement général, le premier tour de ce scrutin a placé le candidat du Qatar à la tête des favoris (avec 19 voix), devant la candidate française (13 voix), la candidate égyptienne (11 voix), la candidate libanaise (6 voix), le candidat chinois (5 voix), le candidat vietnamien (2 voix) et le candidat d’Azerbaïdjan (2 voix). En d’autres termes, n’eut été la candidature surprise et in extremis d’Audrey Azoulay, le cheval de Troie de l’islamisme mondial aurait été élu dès le premier tour.

Une telle issue, si affligeante soit-elle pour tous ceux qui luttent contre l’obscurantisme et le terrorisme islamiste, aurait été l’aboutissement logique d’un dévoiement successif et d’une déliquescence morale, intellectuelle et politique qui a commencé voilà plus de quinze ans. Avec la « toyotisation » de l’Unesco sous le double mandat de Koïchiro Matsuura (1999-2009), qui a vidé l’institution onusienne de sa substance intellectuelle, voire de son âme philosophique, en la dirigeant comme l’on manage Toyota automobile, et après sa bureaucratisation stalinienne sous la mandature d’Irina Bokova (2009-2017), qui a méthodiquement suspendu l’élan réformateur d’Amadou-Mahtar M’Bow (1974-1987), inlassablement entretenu par son prédécesseur Federico Mayor (1987-1999), le naufrage du bateau ivre de l’Unesco sur les rives de Doha aurait été, en effet, un spectacle aussi « naturel » que l’organisation du Mondial de football 2022 !

Le Qatar est aux antipodes des valeurs prônées par l’Unesco

Mais l’Unesco n’est ni le Paris Saint-Germain, ni une FIFA qui se relève à peine d’une crise affectant son éthique, ni le comité international olympique, lui aussi tenté, à un moment, de confier ses jeux de 2024 à l’oligarchie gazière. Même si ces dix dernières années l’Unesco a fait sienne la devise « l’argent n’a pas d’odeur », notamment pour compenser le manque à gagner des cotisations américaines, et en dépit du fait que le candidat du Qatar promet de « sauver » l’Unesco, non guère par la force des idées ou la grandeur de la vision mais par la seule puissance de l’argent, les Etats-membres du Conseil exécutif doivent y réfléchir à deux reprises avant de déposer leurs bulletins « secrets ». Il y va de leur réputation ainsi que de la crédibilité de l’institution qu’ils représentent diplomatiquement faute d’en incarner la vocation originelle : « Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes ».

Par ses positions publiques autant que par ses actes, le régime qatari est aux antipodes des valeurs prônées par l’Unesco et de l’humanisme universel qui en constitue l’esprit. Par sa diplomatie secrète, par sa chaîne de propagande islamiste Al-Jazeera, par les fatwas criminelles de son guide spirituel Youssef Qaradawi, par ses liens troubles avec le terrorisme en Libye, en Syrie, en Irak, en Egypte, en Mauritanie, au Soudan, au Gabon, au Sénégal, au Niger, au Tchad… l’émirat du Qatar n’a jamais contribué à « construire la paix dans l’esprit des hommes ». Il a plutôt semé la haine et propagé la discorde parmi les communautés religieuses ou ethniques au Moyen-Orient et en Afrique. Nul besoin d’étayer ici toutes les indications qui impliquent le régime qatari dans la métastase de l’islamisme radical aussi bien dans le monde arabe qu’en Occident, un islamisme dont l’éventail va des Frères musulmans jusqu’aux Talibans ou Daech, en passant par Al-Qaïda et ses nombreuses ramifications.

Diplomatie du carnet de chèque

Ultime injure ou stade suprême dans l’insolence, le candidat du Qatar à la direction générale de l’Unesco, qui est encore arrivé en tête, hier, au second tour devant Audrey Azoulay et Mouchira Khattab, n’est pas uniquement un cheval de Troie de la nébuleuse islamiste que son pays protège. Il est aussi un zélateur décomplexé de l’antisémitisme le plus abject. C’est le centre Simon Wiesenthal qui en a apporté les preuves il y a plus de deux ans, dans une vaine tentative d’alerter les plus hautes autorités de l’Unesco sur la candidature pour le moins sulfureuse de Hamad Bin Abdulaziz al-Kawari, l’ancien ministre de la Culture de cet émirat pas comme les autres. Plutôt que de faire amende honorable, de se rétracter ou de présenter un autre candidat plus fréquentable, d’autant plus que le précédent créé par la candidature de l’Egyptien Farouk Hosni est encore dans les mémoires, le régime qatari s’est obstiné en croyant dur comme fer que par la seule force de l’argent, par sa diplomatie du carnet de chèque, il finirait par imposer son candidat à la communauté internationale et pis encore, à la conscience universelle.

Depuis lundi, dans les coulisses labyrinthiques de l’Unesco, au milieu des manœuvres machiavéliques et des intrigues kafkaïennes, c’est ce scénario qui semble prendre forme, comme si l’apothéose du candidat qatari était une fatalité et comme si l’antisémitisme n’était plus qu’une banale opinion. Si, par caprice de l’histoire, par cupidité des Etats et par lâcheté des hommes, le Qatar venait à prendre la « Mecque » de la culture, cela signifierait que Qaradawi deviendrait le gardien du temple humaniste et les Frères musulmans la légion. Des alternatives honorables existent pourtant en la personne de Mouchira Khattab ou d’Audrey Azoulay.

La France et l’Egypte doivent s’entendre

Candidate féministe et esprit libre, la première représente un pays résolument opposé aux Frères musulmans et engagé dans la lutte contre le terrorisme global. Ce serait qui plus est un signe fort qu’on donnerait à un monde arabe qui attend depuis des lustres son tour d’accéder à une si prestigieuse fonction et qui ne peut en aucun cas se reconnaître dans la candidature du Qatari. Nonobstant certains stéréotypes, les arabes ne sont pas des islamistes, encore moins des antisémites.

Indépendante, au croisement du paradigme andalou et des Lumières, porteuse d’un projet régénérateur pour l’Unesco et compatible avec les aspirations du monde arabe et du continent africain, Audrey Azoulay saura, bien mieux que le candidat qatari, incarner le désir de liberté, de paix et de connaissance chez les arabes et chez les Africains. Pour éviter le pire, pour que l’Unesco ne troque pas son humanisme séculier contre l’islamisme « modéré », un accord tacite entre la France et l’Egypte, entre l’Orient et l’Occident s’impose comme une nécessité impérieuse.

En septembre 2009, sur l’antenne de France Inter, Elie Wiesel déclarait triomphalement : « l’Unesco vient d’échapper à un scandale, à un désastre moral. Farouk Hosni ne méritait pas ce travail ; il ne méritait pas cet honneur. Ce n’est pas quelqu’un, à mon avis, qui aurait dû même être candidat à ce poste ». En dira-t-on autant du candidat qatari dans les heures ou les jours qui viennent ?   

Philosophe et ancien Ambassadeur à l’UNESCO.
http://lafautearousseau.hautetfort.com/

09/10/2017

Les Russes décapitent al-Nosra en Syrie

Analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon Beige :

Le Front al-Nosra a longtemps été le fer de lance de la mouvance islamiste en Syrie. A la pointe des combats dès 2012, il s'est imposé comme le plus puissant (et le plus cruel) des nombreux groupes de combattants islamistes qui se faisaient une concurrence féroce. Son affiliation à Al-Quaïda (la nébuleuse créée par Ben Laden) contribuait beaucoup à son prestige dans les milieux sunnites radicaux.

L'émergence de Daesh en 2013, et les succès initiaux de celui-ci, allaient l'affaiblir durablement. Plusieurs milliers d'hommes l'ont alors abandonné au profit de l'Etat islamique, attirés par la création du califat et...par une solde bien supérieure. Les méthodes de terreur et de barbarie différaient peu.

Son point d'ancrage territorial dans la Province d'Idleb (au nord-ouest de la Syrie) va lui permettre de passer ce cap difficile.

Il va d'abord se lancer dans une vaste opération de communication que les medias occidentaux relaieront complaisamment : il change de nom et devient Fatah al-Cham (Cham étant un nom antique désignant la Grande Syrie, englobant donc le Liban, la Palestine et la Jordanie). Parallèlement, il rompt avec Al-Quaïda et s'allie avec d'autres groupes islamistes. Il contribue enfin au recrutement des fameux Casques blancs, ces secouristes soi-disant neutres que l'Occident honorera avec une naïveté confondante.

Aujourd'hui, sous le nom de Tahrir el-Cham, c'est bien Al-Nosra qui règne sur la Province d'Idleb.

Hormis quelques bombardements syriens et quelques frappes ciblées des Américains ou des Russes, la région était relativement épargnée par les combats. L'armée syrienne et ses alliés chiites avaient certes d'autres priorités (Alep et maintenant Deir ez-Zor) mais surtout, les Russes en avaient fait le réceptacle des combattants islamistes de toutes tendances qui avaient accepté de se rendre.

Récemment encore, plusieurs centaines de combattants islamistes ont quitté sous bonne escorte des enclaves qu'ils contrôlaient le long de la frontière libanaise pour rejoindre Idleb, avec familles et armes légères. Le régime syrien n'a jamais vu d'un très bon œil ces transactions, mais les Russes considèrent que c'est la façon la plus économique de nettoyer définitivement des poches islamistes, toujours difficiles à éradiquer maison par maison.

Dans les zones de "désescalade" mises au point par les Russes, Idleb figure en quatrième position (les autres sont la Goutha, près de Damas, la frontière jordanienne et la région de Homs).

Bien sûr, les terroristes d'al-Nosra sont exclus de ces accords de désescalade qui ne concernent donc que les autres groupes, notamment ceux qui sont soutenus par les Turcs. L'idée des Russes est bien évidemment de créer des tensions entre islamistes et de sécuriser d'abord les villes stratégiques du pays.

Pour surveiller l'application de l'accord concernant Idleb, Turcs et Russes se sont mis d'accord lors de la conférence d'Astana il y a quelques mois : les groupes soutenus par Ankara au nord et une police militaire russe au sud.

Mais récemment, al-Nosra a tenté de percer les lignes russes et syriennes au sud, a repris quelques villages à l'armée syrienne et a menacé la ville d'Hama. Idleb ressemble de plus en plus à une nasse, et al-Nosra l'a bien compris.

L'aviation russe a mis bon ordre à cela mais une quarantaine de policiers russes se sont retrouvés encerclés et ont dû se défendre avec acharnement pendant plusieurs heures avant d'être dégagés par des hélicoptères. Pour l'armée russe, même si elle ne déplore que des blessés dans ses rangs, l'affront devait être lavé.

Une réunion au sommet entre les principaux chefs du groupe terroriste s'est tenue quelques jours plus tard. Les Russes l'ont su et al-Nosra l'a payé cher : douze dirigeants tués par un bombardement parfaitement dirigé. Le sort du numéro un, Abou Mohamed al-Joulani, reste incertain mais il serait soit mort, soit grièvement blessé. Cette opération, qui décapite provisoirement al-Nosra, en dit long sur le niveau d'infiltration des mouvements islamistes par les Russes.

Concluons sur cette dernière information intéressante : la majorité des policiers russes attaqués étaient musulmans, issus des républiques caucasiennes du sud, dont nombre de Tchétchènes fidèles à Moscou...

Michel Janva

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Poutine et Russie bashing : les Inrocks en pointe

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Un homme blond légèrement dégarni et au regard bleu acier vous dévisage. Il dirige deux doigts vers ses yeux, l’air de dire « Fais bien attention je t’ai à l’œil ». S’agit il du directeur de la CIA, dont un ancien agent fait main basse sur la presse dans les Balkans ? Ou bien du directeur de la NSA, l’agence américaine aux grands yeux et aux grandes oreilles, employant plus de 20 000 personnes et dont le budget dépasse largement les dix milliards de dollars ? Non, c’est Vladimir Poutine qui jette ce regard inquiétant sur la couverture du numéro du 20 septembre 2017 de l’hebdomadaire du charmant milliardaire Pigasse. Poutine dont la stratégie d’influence est détaillée dans un papier involontairement comique du numéro. Florilège.

Sachez le « Vladimir Poutine s’invitera bientôt dans votre salon », il vient d’arriver en parachute, vous le voyez déjà là, mâchoires serrées, l’air pas commode. Le même Poutine qui en 2013 annonçait (le fourbe) ses sombres desseins dans une salle rappelant « la war room bondée du Docteur Folamour de Stanley Kubrick ». La war room ce sont les studios de Russia Today (RT) à Moscou. Puisqu’il y une war room, ces russes doivent bien préparer la guerre… Et puis ces gens là « insistent en permanence sur des sujets qui ont pour but de susciter l’anxiété », ânonne une obscure professeur d’études russes de Rennes. Car ils veulent « déstabiliser la société, créer de l’insatisfaction et instrumentaliser la droite dure et le FN », rien que ça. Et même « préparer le terrain pour la future élection présidentielle » (de 2022 note de la rédaction). On reconnaît là les fantasmes thérapeutiques qui ont suivi l’élection de Trump et le complotisme autorisé : Clinton ne pouvait pas perdre, Clinton ne devait pas perdre, si elle a perdu c’est que le Kremlin a manipulé l’élection et ils vont faire la même chose en France. Fermez le ban ? Oh non car le CSA veille !

Le CSA qui a autorisé RT France en décembre 2015 à émettre non sur le réseau hertzien mais sur le réseau numérique « a placé le site sous surveillance » car « nos homologues en Europe nous ont alertés sur des contenus qui pouvaient être potentiellement problématiques ». Un traitement particulier dont sera exonéré Arte la chaine franco-allemande, véritable instrument de propagande.

Et puis certains journalistes auraient animé « deux sites jugés conspirationnistes et proches de la mouvance Dieudonné/Alain Soral », une réputation bien « sulfureuse ». Pour mémoire le soufre signale l’odeur du diable. Malheureuse Amélie qui signe cet amoncellement de poncifs. Donnons lui une chance de se rattraper avec au choix un reportage sur les médias financés directement ou indirectement par le département d’État américain ou bien une enquête sur la French American Foundation et son programme Young Leaders dont Emmanuel Macron et Édouard Philippe font partie. Pas sur les Inrocks bien entendu. Sur RT ?

Texte repris du site OJIM

https://fr.novopress.info/

L’affaire Parenthood continue. L’enquête avance lentement

Un des intervenants sur Médias Presse Infos s’est opposé avec une constance déconcertante aux articles concernant la vente de morceaux de fœtus avortés par Parenthood, le planning familial en Amérique. Or un dénommé Daleiden avait effectué 14 vidéos sur lesquelles on voyait des dirigeants importants de cet organisme raconter avec cynisme  comment ils négociaient les tarifs de cet effroyable commerce. Notre contradicteur estimait qu’il s’agissait de montages vidéos. Or les diverses personnes filmées n’ont jamais porté plainte pour ce motif ; mais pour atteinte à la vie privée. Notre opposant s’attachait surtout au fait qu’il n’y avait pas eu de suites judiciaires pour cette « supposée » vente. Inutile de lui objecter que l’enquête était très longue car il fallait remonter les filières nombreuses  et complexes de cette affaire. Celle-ci tomba d’ailleurs dans l’oubli. Mais pas pour l’État fédéral.

Selon Wikipedia, Breitbart « est commentateur pour Le Washington Times, et rédacteur pour le Drudge Report. Ami proche d’Arianna Huffington, il contribue à la création de la première version du Huffington Post ». Il est considéré comme « conservateur » bien qu’ayant écrit dans ces journaux de gauche. Il a créé d’ailleurs un site portant son nom. Il explique que le Comité Judiciaire du Sénat américain a appris que le FBI a reçu les références concernant les investigations criminelles afférentes à Parenthood ; ceci concernant les groupes impliqués dans cette affaire judiciaire du trafic de morceaux fœtaux. Voir  http://www.breitbart.com/big-government/2017/09/28/fbi-of....

Tant le Sénat que le Congrès ont ouvert des investigations sur l’industrie de l’avortement. Ces deux chambres avaient demandé au FBI d’enquêter et éventuellement d’établir les accusations criminelles nécessaires contre Planned Parenthood.

Dans une lettre du 29  juin dernier envoyée au sénateur Chuck Grassley, président de la commission sénatoriale chargée de l’affaire, le bureau des investigations du Département de la Justice  confirme qu’il a suivi les recommandations du Sénat. Le bureau de la Justice a bien reçu la requête de cette assemblée. Il s’excuse de son retard. Grassley avait en effet envoyé le dossier en décembre dernier. Gregory Brower, le directeur assistant de ce bureau écrit qu’il fera le nécessaire pour entreprendre toute action appropriée. C’est le sens de la lettre ci-jointe.

Par ailleurs à la même époque, Grassley avait communiqué le dossier au Département de la Justice pour investigation et poursuites éventuelles contre les divers protagonistes concernés par le trafic de morceaux de foetus avortés. Il a rappelé les échecs totaux de cet organisme depuis des décades.

Quelques semaines plus tôt la maison des Représentants (parlement) avait établi une liste de 9 références criminelles et infractions aux règlements. Il s’agissait de violations au HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) l’équivalent de notre Code de la Santé.

La conclusion est que l’instruction l’affaire suit lentement son cours et le FBI s’en occupe. Mais comme en France, la Justice est très lente.

Jean-Pierre Dickès

http://www.medias-presse.info/laffaire-parenthood-continu...

14 octobre - colloque sur 100 ans d'abominations communistes

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Inscriptions.

Michel Janva

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08/10/2017

La France Vassale Christophe Brossier La France vassale des GAFA

La France Vassale, Leo Imbert Elite et vassalisation

07/10/2017

Catalogne et Kosovo : le deux poids deux mesures de l’Union européenne

EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : C’est le président serbe Aleksandar Vucic qui pose la question : « Comment se fait‑il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ? » Le Kosovo, berceau et cœur historique du royaume de Serbie, avait été reconnu indépendant par l’Union européenne en 2008 alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum. « C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.

Les pays où des mouvements séparatistes agissent, comme l’Espagne, n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie non plus. C’est également la position adoptée par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014. Poutine avait alors estimé que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.

https://fr.novopress.info/

06/10/2017

Le massacre de Las Vegas : ce qu'ils ne vous disent pas

03/10/2017

Les chrétiens syriens à l'épreuve des Kurdes

Par Antoine de Lacoste

Plus d'un million de Kurdes peuplent le Nord de la Syrie et cohabitent avec un peu moins d'un million d'arabes. Pragmatiques, ils vivaient en bonne intelligence avec le régime, bénéficiant d'une certaine autonomie en échange de leur neutralité politique.

Leurs relations avec les arabes (sunnites, alaouites ou chrétiens) étaient distantes mais sans hostilité manifeste. C'était avant la guerre et les Kurdes, malgré leur propension naturelle à l'hégémonie, n'avaient de toute façon guère le choix. Toutefois, leur rêve d'un Etat kurde officieux, les habitait toujours.

La guerre va leur permettre de progresser dans leurs ambitions.

L'armée syrienne, en grande difficulté jusqu'à l'intervention russe, n'avait plus les moyens de contrôler le nord du pays : la priorité était d'endiguer la marée islamiste qui voulait prendre le pouvoir. Tel n'était pas le but des Kurdes qui se contenteraient toujours d'un territoire à eux dans le Nord. Des deux maux Assad a choisi le moindre et a donc fort logiquement laissé les Kurdes prendre le contrôle des villes et des postes-frontières, à l'exception d'un seul, au Nord-Est, tenu par des milices chrétiennes et quelques militaires syriens.

Des combats entre l'armée et les milices chrétiennes d'un côté, les combattants kurdes de l'autre (regroupés dans les YPG) eurent lieu, faisant tout de même des victimes et des prisonniers de chaque côté. On était toutefois loin de la conflagration générale.

Les Turcs regardaient cela d'un mauvais œil, mais leur préoccupation de l'époque était surtout d'organiser la révolte islamiste pour renverser Assad.

La bataille de Kobané va tout changer.

Grâce à l'aide des Turcs, Daesh réussit à conquérir une partie du Nord de la Syrie faisant ainsi la jonction avec la frontière turque. Après la conquête de la vallée de l'Euphrate (Raqqa, Deir ez-Zor en partie, Mayadin, Al Quaïm) et des champs pétrolifères du Sud-Est du pays, les islamistes ont pu vendre le pétrole jusqu'en Turquie grâce à des norias de camions qui circulaient dans l'indifférence générale.

L'aviation de la coalition ne les a quasiment jamais attaqués, ce qui est tout de même curieux. Il faudra attendre les avions russes pour qu'enfin cesse le trafic.

Il restait toutefois une ville à conquérir pour Daesh : Kobané, peuplé majoritairement de Kurdes. Des combats furieux entre les YPG et les islamistes durèrent plusieurs semaines.

C'est là que se noua l'alliance entre les Kurdes et les Américains : ceux-ci décidèrent d'aider massivement les combattants kurdes. Le soutien de leur aviation fut décisif (comme toujours d'ailleurs au cours de cette guerre) et Daesh dut se retirer. Le bilan était lourd des deux côtés mais la victoire des kurdes allait sceller leur alliance avec les Etats-Unis.

Armés et financés par eux, les Kurdes purent consolider leurs positions le long de la frontière turque n'hésitant pas à attaquer les militaires syriens et les milices chrétiennes pour mieux assoir leur autorité.

L'armée turque a alors réagi, a franchi la frontière afin de couper en deux le territoire kurde et l'empêcher ainsi de se tailler un territoire en continu. Les Kurdes se sont retirés devant les chars turcs sur ordre des Américains qui ne voulaient pas d'affrontement direct entre ces deux forces.

Aujourd'hui, les Kurdes sont l'infanterie des Etats-Unis : ils sont en train de reprendre Raqqa (ex-capitale du califat maintenant moribond) et prennent position au Nord de Deir ez-Zor afin d'empêcher l'armée syrienne de reprendre le contrôle de la totalité du pays.

Raqqa et Deir ez-Zor sont de peuplement arabe et non kurde, mais peu importe : ce qui compte pour les Etats-Unis, c'est de détruire Daesh et d'empêcher les Syriens de reprendre le contrôle de leur pays. Le retour de la paix sous l'égide d'Assad n'a jamais été l'objectif.

Mais, une fois de plus, ce sont les chrétiens qui souffrent de la situation.

Ils sont relativement nombreux dans la région, et il faut savoir que les exactions kurdes à leur endroit ne sont pas rares : vexations, arrestations et, plus grave, assassinats ciblés voire parfois déplacements forcés de populations. Le silence est assourdissant sur le sujet, mais les Kurdes font partie des héros médiatiques de cette guerre et il convient de ne pas entacher leur réputation.

Le sujet n'est pas nouveau pourtant : les Kurdes ont participé au génocide de 1915, soit sur ordre des Turcs, soit, le plus souvent, pour dépouiller les malheureux Arméniens ou Assyriens. Le brigandage est une vieille tradition chez eux...

Certes, certains chrétiens leur doivent la vie par leur résistance opiniâtre contre Daesh ; les YPG sont assez efficaces. Mais cela ne doit pas masquer la réalité sur ce que sont les Kurdes : ils sont Kurdes et le reste ne compte pas. Leur islam est très lointain et l'idéologie marxiste qui les habite assez théorique, mais les chrétiens comptent encore moins pour eux.

Ils veulent un territoire et sont prêts à tout pour cela : les Américains l'ont bien compris et s'en servent pour éliminer Daesh. Et les Kurdes se servent des Américains pour assoir leur pouvoir local.

Fort heureusement, les chrétiens sont encore assez nombreux dans la région, en particulier dans le Nord-Est. Les villes d'Hassaké (180 000 hab.) et Qamishli (170 000 hab.) comptent de nombreux syriaques catholiques et orthodoxes dont les jeunes sont armés et organisés. Mais la vie y est très difficile et beaucoup songent à partir.

C'est précisément ce qu'attendent les Kurdes. 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

"Marseille, Las Vegas: le déni de réalité"

Le billet de Lucien SA Oulahbib :

"Les services de police français et américains "ne voient aucun lien" avec la revendication dudit " État islamique", pourtant jamais celui-ci n'a revendiqué d'attentat auquel il n'était pas impliqué, l'E.I indiquant pourtant que le tueur venait de se "convertir", ensuite il semble bien que concernant l'assassin de Marseille il a bien prononcé devant témoins le slogan djihadiste, ce qui implique qu'il est au moins connecté avec celui-ci.

Le déni de réalité se situe donc à trois niveaux :

  • le fait qu'il y ait des armes en circulation aux USA n'a rien à voir, puisque le désir de tuer pour soumettre précède toute possession de celles-ci.
  • le fait qu'un droit commun bascule djihadiste n'a rien d'original puisqu'il s'agit pour lui d'une sorte de rédemption, l'Europe a connu ce débat lors du quiétisme ce qui mettait en colère Pascal puisqu'il suffisait de faire pénitence pour être absous, aujourd'hui tuer au nom d'un dieu pour prétendre à son blanchissement peut être considéré comme étant de plus en plus similaire…
  • le fait que les Autorités occidentales refusent de plus en plus de faire le lien avec l'islam dénote bien moins de leur totale méconnaissance des dizaines et dizaines de versets qui appellent à la destruction de celui qui refuse la "vraie foi", qu'il dévoile en réalité leur cynisme éhonté car ils savent bien que de gros intérêts sont en jeu et que dénoncer ces versets seraient se mettre à dos des bailleurs de fonds qui par exemple tiennent une grosse part de la dette française et américaine…

 Il est ainsi préférable pour le cynisme froid des monstres étatiques de supporter quelques centaines d'assassinats par an, infime aux côtés des morts du cancer de l'alcool et des accidents de la route, plutôt que de mettre à mal des intérêts colossaux en mettant ne serait-ce qu'en débat un système de pensée qui n'a comme unique volonté dans son corpus de base que l'idée de "soumission d'autrui".

Le hic pour la population qui tombe au hasard sous l'égorgement est que des milliers et des milliers de jeunes sont forgés dans cet esprit là, alimentés en plus par une haine de l'Occident portée par une extrême gauche complice et admirative, s'habillant même à l'identique, la femme portant une longue jupe noire chemisier noir, l'homme en pantalon bouffant, longue barbe, le tout mettant de côté des centaines d'années de lutte émancipatrice, d'affinement de soi, au profit d'un retour rustique à l'idée d'un esprit "bio" dans un corps "bio", soit la nouvelle génération des réactionnaires verts, génération d'envahisseurs avec le look en plus des petites machines infernales de Matrix s'insérant dans votre nombril-cerveau, pour vous fliquer façon Angot dans votre tête et le rire  Joker dans Batman d'un Ruquier diabolique aux anges…

Tout le reste n'est que balivernes…."

par Lahire

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/marseille...

Défense des patries charnelles oui, landërisation, euro-amérique non!

Nous n’en avons pas fini avec la menace terroriste et le pire est peut-être devant nous.  Les  commanditaires et/ou initiateurs des attaques peuvent  compter sur un vivier d’islamo-racailles  (le profil type des individus impliqués dans les passages à l’acte) pour frapper  les infidèles. Après le double meurtre de la gare Saint-Charles, ce sont plusieurs bonbonnes de gaz reliées avec  un dispositif de mise en feu  qui ont été découvertes samedi dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris. Cinq personnes – dont une fichée pourradicalisation – ont été arrêtées  en lien avec cette affaire par les services antiterroristes et étaient en garde à vue hier. Cette cinquième colonne islamiste présente sur notre  se nourrit aussi d’une  immigration sauvage qui suscite l’opposition frontale des peuples européens.  Félicitons nous dans ce contexte de ce que déplore le site Euractiv,  à savoir un « échec patent de l’UE » puisque « le programme de relocalisation obligatoire des réfugiés ne sera pas prolongé. La Commission suggère (désormais) aux Etats-membres d’accueillir des réfugiés situés hors de l’UE de manière volontaire: un mécanisme appelé  réinstallation »...Réinstallation ?! Réinstallation  d’immigrés dans des  pays dans lesquels par définition  ces derniers n’ont jamais mis les pieds auparavant?  Le terme d‘installation tout court eut été plus adéquat et moins stupidement hypocrite…

Cette fin de semaine, les regards des Européens étaient aussi braqués vers l’Espagne après le référendum d’autodétermination organisé dimanche par les indépendantistes en Catalogne  mais interdit par Madrid. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait  estimé que « la tenue d’un référendum n’était pas la bonne solution » et la France comme les autres pays européens campent sur une ligne de soutien au gouvernement espagnol de Mariano Rajoy. Pas de quoi émouvoir le  président Catalan Carles Puigdemont… membre du Parti européen démocrate catalan (PDECAT), affilié au Parlement européen à l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE). « Aujourd’hui, avec cette journée d’espoir et aussi de souffrances a-t-il déclaré dimanche  soir, les citoyens de Catalogne, nous avons gagné le droit d’avoir un Etat indépendant qui prenne la forme d’une République. » Est-il besoin de le  préciser, ces représentants-là de la tendance  européenne et  régionaliste  se  défendent bien évidemment de partager  la moindre accointance  idéologique  avec les  sulfureux défenseurs de l‘ethno-régionalisme européen que furent au siècle passé un Drieu, un Paul Sérant, un Yann Foueré,  et autres défenseurs de l’Europe aux cent drapeaux qui  eux, certes, auraient été notamment certainement plus radicaux  dans leur approche des problèmes migratoires…

Un référendum qui s’est déroulé comme l’a rappelé M. Puigdemont dans un climat  de grandes tensions et de violences avec la police qui cherchait à interrompre le processus de vote dans les bureaux, et dont le  taux de participation  aurait dépassé légèrement les  42%  selon  l’exécutif catalan.  Le OUI aurait atteint  les  90% , soit  2,26 millions de participants et  2,02 millions de bulletins OUI à la question « voulez-vous que la Catalogne devienne un Etat indépendant sous forme de République? ». Ce à quoi  les opposants et les légalistes répliquent que ladite consultation était dénuée des critères basiques établissant la sincérité du scrutin : caractère secret du vote, commission électorale indépendante, listes électorales transparentes… Quant à la loi régionale promulguée par les indépendantistes pour organiser le référendum, elle avait été suspendue il y a quelques semaines  par la Cour constitutionnelle espagnole. Les partisans de la rupture, nous l’avons vu,  n’entendent pas reculer  et la  région autonome de Catalogne est bloquée ce mardi par une grève pour « défendre son indépendance »,  ses « droits »,  et dénoncer les « les violences policières de l’Etat espagnol », qui affecte les transports, les universités, le port de Barcelone…

Bruno Gollnisch notait sur ce blogue le 22 septembre qu’il ne pensait pas qu’une séparation de la Catalogne avec l’Espagne  soit  bénéfique. Il condamnait  plus largement  tout ce qui contribue à affaiblir  les Etats nations pour le plus grand profit des tenants de l’euromondialisme ou de l’eurofédéralisme. Certes, rappelions-nous alors, le gouverneur de la Banque d’Espagne et membre du conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) , Luis Maria Linde, avait indiqué qu’une indépendance de la Catalogne  signifierait qu’elle serait « automatiquement exclu de la zone euro, car ce processus implique la sortie de l’Union européenne. » « Les banques catalanes pourraient cesser d’avoir accès au refinancement de la BCE.  Les dépôts pourront alors être gelés, comme cela a été le cas en Amérique latine ou en Grèce. » Mais  les indépendantistes,  dont une large part  s’accommode très bien  de la tutelle de l’Europe bruxelloise,  ne prennent pas cette menace au sérieux…parce qu’elle n’est pas crédible au vu du poids économique de la Catalogne qui représente 17% du PIB espagnol  ce qui  la rendrait  donc incontournable…

Dans Le Figaro, Eric Zemmour  s’est arrêté sur le processus de détricotage  de l’Espagne, « une nation longue d’une histoire millénaire, mais dont les intellectuels de gauche n’ont cessé de dénoncer le caractère  fasciste, franquiste. L’école n’enseignait plus les hauts faits d’armes de la nation espagnole. Même la droite n’osait plus se dire espagnolista. La déconstruction a mené à la destruction. Les Espagnols ont désappris à être espagnols ; les Catalans ont réappris à être catalans. Quand un sentiment d’appartenance collective se délite, un autre lui succède. Et le progressisme de nos élites de gauche conduit directement à l’archaïsme tribal.» Toutes choses que le président de la Commission européenne,  Jean-Claude Juncker,   dont Emmanuel Macron tressait encore les louanges la semaine dernière, pourraient méditer avec profit.

M. Juncker a tenu en tout cas des propos peu susceptibles de rassurer Madrid. Il y a quinze jours, invité d’euronews,  il a  affirmé que « la Commission Prodi, la Commission Barroso et la mienne avons toujours dit (que)  nous respecterions les arrêts de la cour constitutionnelle espagnole et du parlement espagnol,  mais il est évident que si un oui à l’indépendance de la Catalogne voyait le jour, nous respecterions ce choix ». « La Catalogne ne pourra pas devenir membre de l’UE le lendemain matin du vote.  » «Ce serait (aussi)  le cas de l’Écosse »,  « (la Catalogne) sera soumise à un processus d’adhésion comme l’ont été les États membres qui nous ont rejoints après 2004, ça ne se fait pas simplement en claquant des doigts. » Et d’ajouter avec un certain  détachement  et  fatalisme : « L’Europe est riche parce que les traditions régionales sont fortes, mais je ne voudrais pas que les traditions régionales s’érigent en un élément de séparation et de fragmentation de l’Europe. Mais qui suis-je pour pouvoir donner un avis éclairé à ceux qui sont tentés par des aventures indépendantistes ? »

Et bien nous, nous pouvons donner un avis sur  ceux qui manœuvrent en faveur de l’affaiblissement des Etats européens. A côté d’un régionalisme  identitaire historique,  celui des Basques, des Catalans, des Flamands, des Corses… coexiste aussi un régionalisme technocratique -bien analysé par Pierre Hillard  notamment-, celui-ci ouvertement promu par Bruxelles dont la finalité est de dépouiller les Etats de leurs pouvoirs régaliens. Une dérive vers une landërisation à l’Allemande,  le fédéralisme,  entamée  depuis le traité de  Maastricht, au sein d’une construction européiste  dont la finalité est la mise en place d’une euro-amérique, d’un  marché transatlantique, marchepied vers une gouvernance mondiale.

Bruno Gollnisch l’expliquait il y a déjà quelques années, « l’Eurocratie a très bien compris qu’il vaut mieux avoir comme interlocuteurs  100, 150, 200 collectivités territoriales en position de quémandeurs de crédits  plutôt que des Etats nations, si modestes soient-ils par leur taille, leur superficie ou leur population, car ils peuvent parfois opposer des résistances sévères (…).  Notre famille d’esprit  n’a jamais été hostile, et  était même à l’origine extrêmement favorable, à la défense, non seulement des identités nationales, mais également des identités provinciales, dans lesquelles nous voyions autant de particularismes culturels légitimes qui pouvaient s’épanouir en toute liberté dans la France de l’Ancien Régime. C’était un thème cher à Charles Maurras et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont subi son influence, par réaction contre un jacobinisme révolutionnaire négateur de ces mêmes particularismes. Le problème, c’est qu’aujourd’hui ce régionalisme est utilisé par l’Union Européenne comme une arme contre les nations. »

https://gollnisch.com/2017/10/03/defense-patries-charnell...

Eglises profanées, chrétiens chassés : les islamistes sévissent désormais au Mali

Tout cela se passe à la barbe des unités françaises déployées au Sahel contre le terrorisme :

"La conférence épiscopale du Mali s'est déclarée dimanche "inquiète" après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre de ce pays du Sahel à 90% musulman où les catholiques sont très minoritaires.

"Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes. (...) Nous sommes inquiets", a déclaré à l'AFP le secrétaire de conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé.

"La semaine dernière, dans le village de Dobara (centre, 800 km au nord de Bamako), des hommes armés ont forcé la porte de l'église et y ont retiré crucifix, images et statue de la Vierge Marie, nappes d'autel et ont brûlé le tout devant ladite église", a précisé Edmond Dembélé.

"D'autres attaques d'églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulés devant des fidèles" les semaines précédentes, a-t-il ajouté.

"En septembre toujours, dans la localité de Bodwal (centre), des Chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message: +Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l'église", a-t-il poursuivi".

Lahire

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02/10/2017

Les islamistes n'occupent plus que dix pour cent du territoire syrien

Analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon Beige :

Avant l'intervention russe déclenchée le 30 septembre 2015, les différents mouvements islamistes occupaient la majeure partie du territoire syrien. Les loyalistes ne tenaient plus que l'ouest du pays et les plus grandes villes mais partiellement pour certaines :  Damas, Homs, Alep et Lattaquié. Les Kurdes avaient, de leur côté, préservé une partie des zones longeant la frontière turque au nord.

Daesh tenait l'est, la vallée de l'Euphrate et une partie du nord ; Al-Nosra la province d'Idleb au nord-ouest en concurrence avec des milices turkmènes organisées par Ankara, les FDS (soutenus par les occidentaux) le sud. Une myriade d'autres groupuscules islamistes gravitaient dans ces zones; leurs effectifs étaient variables et poreux d'un mouvement à l'autre. Les règlements de compte étaient quotidiens en fonction de la solde et des perspectives de butin. Une vieille tradition sunnite...

Tous ces mouvements étaient par ailleurs en conflits incessants dans de nombreuses zones urbaines, notamment dans la banlieue de Damas, l'est d'Alep et d'Homs. Des affrontements sanglants les y opposaient régulièrement.

Depuis l'intervention russe et la délivrance d'Alep en décembre 2016, le combat a changé d'âme et la reconquête est lente, complexe, mais régulière.

Aujourd'hui c'est encore Daesh qui occupe les zones les plus importantes à l'est : une partie de Deir ez-Zor, où les combats font rage contre l'armée syrienne, Al Mayadin, un peu plus bas et les territoires frontaliers de l'Irak. L'Etat islamique s'est d'ailleurs renforcé dans cette zone, grâce à des combattants venus d'Irak après leur défaite de Mossoul. À Raqqa, son ex-capitale, le siège mené par les Kurdes (camouflés par les Américains en FDS) progresse lentement. Mais de nombreux combattants de Daesh ont évacué la zone pour rejoindre Deir ez-Zor, et ils ne sont plus que quelques centaines à se battre. L'issue ne fait donc aucun doute.

Le Front al-Nosra (rebaptisé Fatah al-Cham) fait, quant à lui, régner sa tyrannie dans la province d'Idleb, après avoir vaincu les factions rivales. La concentration islamiste est très importante dans cette zone et la reprise de la province, pas encore programmée, risque d'être très difficile.

Les FDS enfin, détiennent plusieurs zones au sud de Damas, le long des frontières jordanienne et israélienne.  L'armée syrienne et le Hezbollah libanais ne parviennent pour l'instant pas à les déloger car l'aviation israélienne intervient régulièrement pour les en empêcher. Les Russes temporisent, protestent, mais, fort sagement, ne veulent pas entrer en conflit direct avec l'Etat hébreu. Ce serait un prétexte trop tentant pour une intervention américaine.

Il est maintenant certain que Daesh perdra ses derniers territoires. Mais les Syriens n'en auront pas fini pour autant avec eux. En effet, la tactique de Mossoul, très critiquée, notamment par Al Nosra, ne sera pas reproduite à l'infini : perdre des milliers d'hommes dans une bataille perdue d'avance, relève de la stupidité pure et simple.

De nombreux combattants se fondent maintenant dans les villes, attendant le moment propice pour organiser des attentats. Plusieurs dizaines de chiites ont ainsi péri dans des opérations kamikazes à Bagdad, il ya quelques jours.

D'autres rejoignent le vaste désert syrien, se camouflant dans les villages, s'enterrant, près à mener des coups de main audacieux et sanglants. Soixante-dix soldats syriens ont ainsi été tués le 28 septembre, surpris par une attaque éclair, sur la route menant de Palmyre à Deir ez-Zor.

Il faut noter que cette opération a été menée le jour même de la diffusion d'un message du chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi. Il est donc toujours vivant et se terre du côté de la frontière irakienne. Il a appelé ses fidèles à poursuivre la lutte contre "les croisés", notamment dans leurs propres pays.

Nous non plus, nous n'en avons pas fini avec le terrorisme islamiste.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

01/10/2017

Les Noirs américains vont-ils tous devenir islamistes?

Ex: http://www.europesolidaire.eu

Ce n'est plus une découverte, même pas une redécouverte. Ce qu'il faut bien nommer le racisme anti-Noirs aux Etats-Unis n'a cessé de sévir. Même si la population noire est en train de devenir majoritaire face aux Blancs, elle n'est pas près de changer le rapport de force entre ces derniers, qui détiennent tous les postes qui comptent, et les Noirs, encore largement contraints aux petits emplois ou au chômage.
Cependant les Blancs craignent de plus en plus de se voir à terme détrônés par les Noirs. Il s'agit plus d'un fantasme que d'une perspective sérieuse, sauf peut-être dans les villes ouvrières de la rust belt, où les Noirs s'en sortent mieux que les Blancs car s'adaptant mieux à la crise et bénéficiant de plus d'appuis que les Blancs de la part des communautés Noires. C'est d'ailleurs comme on le sait parmi ces « Pauvres Blancs » que Trump avait trouvé beaucoup de ses électeurs.

Jusqu'à présent, les conflits raciaux entre Blancs et Noirs aux Etats-Unis ne s'étaient pas accompagnés de conflits religieux, les uns et les autres pratiquant les mêmes religions dominantes, protestantisme ou catholicisme évangélique notamment Les choses pourraient rapidement changer si les Noirs, comme certains ont commencé à le faire, se convertissaient à l'islam. Ce ne serait pas principalement par une découverte spontanée du Coran. Ce serait parce qu'ils seraient travaillés, principalement via l'Internet, par des recruteurs arabo-islamistes ayant récemment pris conscience de ce que représenterait pour eux une conversion massive au djihad dans un pays, les Etats-Unis, où le Président avait publiquement déclaré vouloir interdire l'immigration musulmane.

Mais pour que ces conversions massives, sinon encore au djihad, du moins à l'islamisme, se fassent rapidement, il faut que des leaders d'opinions au sein des Noirs américains se convertissent publiquement à l'islam et en affichent les signes distinctifs.

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Colin Kaepernik

C'est ce qui en train de se faire avec le joueur de football américain métis Colin Kaepernik. Celui-ci est depuis quelques mois au coeur d'une affaire ayant pris une grande ampleur. Il avait refusé d'écouter debout l'hymne américain à la fin d'un match, pour protester contre les violences commises par la police à l'égard des Noirs. Déjà célébré pour ce fait chez les afro-américains, il l'est plus encore aujourd'hui du fait que Trump avait dans un tweet fait allusion à ses semblables en termes de « son of a bitch » dans lequel Kaepernick avait affirmé s'être reconnu 1).

L' « affaire Kaepernik » prend actuellement une grande importance chez des millions de Noirs, pour qui celui-ci est devenu un symbole de leur résistance nécessaire au « supremacisme blanc ».  Mais le point important pour nous ici est que Kaepernick avait partout annoncé s'être converti à l'islam et arbore depuis une magnifique barbe noire, signe distinctif du mâle dominant et du guerrier en terre d'Islam.

Si la polémique continue, il y a gros à parier que sous peu l'islamisme se sera répandu parmi les noirs américains souffrant de la ségrégation ambiante. Ces nouveaux convertis ne se transformeront pas nécessairement tous en combattants de la foi, mais il suffira que quelques milliers d'entre eux le fassent pour que, dans une société où les armes à feu s'achètent sur étagère, les Etats-Unis deviennent rapidement un nouveau terrain de guerre où l'Etat Islamique ou ses homologues poursuivront sur une vaste échelle leur lutte à mort contre l'Occident.

  1. http://www.lci.fr/international/sortez-moi-ce-fils-de-p-i...

Corée, allons-nous vers la guerre ?

6a00d83451619c69e201bb09c87e63970d-250wi.pngDe Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige : 

Il y a deux jours une officine britannique déclarait que le risque de guerre était à prendre au sérieux en Corée. Cette annonce mérite quelques réflexions :

1 – Le duel rhétorique entre Donald Trump et Kim-Jong-un profite aux deux présidents. Il permet aux Etats-Unis en pleine rétractation géopolitique de donner l’illusion de la puissance. Il permet d’autre part au président de la Corée du nord de négocier en position plus avantageuse le prochain accord nucléaire.

2 - Véritable pont entre la Chine et le Japon, la Corée fut très tôt soumise à des forces extérieures antagonistes influant sur le destin des royaumes qui la constituaient. C’est ainsi que le royaume du Koguryo au nord, s’opposa à celui de Baekje au sud-ouest. Après avoir résisté pendant longtemps à la pression chinoise, le môle de résistance du nord fut transformé en une marche militaire de la Chine. Quatre commanderies militaires y furent installées dès le VIIe siècle. Cette contrée inaccessible, fut soumise aux attaques de l’Empire maritime Japonais à la fin du XIXe siècle.

3 – Les petites phrases de Kim-Jon-Un doivent être mises en perspective.Depuis les années 1850, les récits de voyage en Corée soulignent en effet l’importance de la culture du parler haut et de la provocation chez les Coréens du nord. Le missionnaire catholique français Charles Dallet (1829-1878) écrivait : « En Corée on parle toujours sur un ton très-élevé, et les réunions sont extraordinairement bruyantes. Crier le plus haut possible, c’est faire preuve de bonnes manières » Or « Ceux des deux provinces du Nord, sont plus forts, plus sauvages, et plus violents que les autres Coréens ».

4 – La Corée se présente comme un théâtre ancien de la lutte entre empires maritimes et puissances continentales. En 1894 et 1895, la Chine continentale s’oppose à la puissance maritime japonaise. Quelques années plus tard, la Russie tsariste y est battue par le Japon. Aujourd’hui, la puissance navale américaine s’est substituée à celle de l’empire japonais. Même si les empires maritimes et continentaux se jaugent depuis des millénaires sur la péninsule coréenne, ils ne se font qu’exceptionnellement la guerre. 

5 – Malgré les tensions en cours, l’idée de complémentarité entre les deux Corées est présente depuis longtemps dans les médias des deux pays.L’expression traditionnelle namnam pungnyŏ, suggère par exemple que le couple coréen idéal est celui que forment un homme du Sud (namnam) et une femme du Nord (pungnyŏ).

6 - La Chine est aujourd’hui le seul pays du monde à entretenir des relations étroites avec les deux Corées dans le contexte d’une péninsule coréenne divisée. Globalement, la politique chinoise vis-à-vis de la péninsule comprend trois tendances : réduction des tensions concernant le dossier nucléaire nord-coréen, maintien des liens traditionnels et des relations économiques avec la Corée du Nord et coopération économique avec la Corée du Sud. Quant au programme nucléaire nord-coréen, il constitue un enjeu de sécurité majeur pour les autorités chinoises, non pas parce qu’il constitue une menace directe dirigée contre la Chine, mais par ses éventuelles conséquences sur une prolifération à l’échelle régionale.  

7 – L’évolution économique des deux Corées peut nous surprendre : ainsi, la Corée du Sud se rapproche actuellement  de l’Iran, pays avec lequel elle entretient  des relations économiques très suivies. A l’inverse la Corée du nord, s’intègre depuis les années 2000 dans l’économie libérale mondialisée. Les négociations se font d’ailleurs de plus en plus en dollars ou en yuans.

8 – Notre imaginaire littéraire entretient une double image de la Corée qui se présente à la fois comme le pays du matin calme et le royaume des ermitages. C’est peut être dans la mesure où la Corée représente un espace marginal dans notre conscience collective que nous avons du mal à nous extirper des discours simplificateurs à son égard. En réalité, le regard de la France en Extrême-Orient a longtemps porté ailleurs, vers une péninsule symétrique de la Corée mais située au sud : l’Indochine.

La Chine n’a donc aucun intérêt à déstabiliser la péninsule coréenne, ce qui provoquerait des migrations très importantes sur son territoire. Les Etats-Unis sont encore trop empêtrés au Moyen-Orient pour concentrer l’intégralité de leurs forces dans le Pacifique. Qui plus est, leurs problèmes intérieurs sont actuellement leur priorité. Quant au Japon, il n’a aucun intérêt à ce que la péninsule coréenne se réunifie car un géant émergerait à moyen terme à ses côtés. Pour ces raisons variées, la montée en cours des tensions doit être nuancée. 

Michel Janva

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29/09/2017

Tempête rouge : le succès de l’intervention russe en Syrie

La Presse Internationale a, dans sa grande généralité, assez peu communiqué sur ce que l’on peut appeler le succès de l’intervention militaire russe en Syrie[1]. Et même si l’intervention du Corps expéditionnaire russe n’est pas terminée, force est de constater que tant sur le plan politique que sur le plan militaire, la copie rendue séduit à plusieurs titres. L’opération qui visait à « sauver » le Président Bachar al-Assad a clairement touché son but en assurant à l’homme de Damas non seulement une plausible victoire mais surtout l’assurance de sa gouvernance à court terme; sur le plan militaire, les Russes n’ont pas fait les choses à moitié en éradiquant l’Etat Islamique des axes principaux de la Syrie comme d’une majeure partie du terrain qu’il occupait. Outre ces bénéfices directs, la Russie renforce sa stature d’Etat avec lequel le monde doit – désormais – compter.

De la crise libyenne à celle de Syrie.

Pour comprendre cette intervention qui a commencé officiellement le 30 septembre 2015, il est nécessaire de remonter aux événements survenus en Libye (2011) qui avait vu une Russie dupée, en complet désaccord avec les Etats membres de l’OTAN qui avaient transformé une résolution « de bonne intention » en un passeport d’intervention. « Une bonne résolution a été transformée en un chiffon de papier pour couvrir une opération militaire inutile », affirmait Dmitri Medvedev le 20 juin 2011 dans une interview au Financial Times. Après avoir été compréhensive des crises du « Printemps arabe », la Russie va ensuite se démarquer irréversiblement de la communauté internationale, estimant que «  le caractère exclusivement humanitaire de la résolution 1973 » a été transformée de manière « inacceptable » en permettant de « violé(r) le mandat donné par le Conseil de Sécurité ».

 Dès lors, la Russie n’entend plus laisser faire et refuse l’idée qu’on puisse changer de l’extérieur le régime de Damas. Pour Moscou, le départ de Bachar al-Assad est une ingérence sans fondement. Alliée de longue date à la Syrie, la Russie a bien entendu de nombreux avantages à lui venir en aide: déjà à l’époque de la guerre froide, l’URSS coopère  économiquement et militairement avec elle; son libre accès au port de Tartous lui donne un point d’appui matériel et technique d’une haute valeur stratégique en Méditerranée (accord de 1971); enfin, en intervenant au profit d’un allié, elle supprime un champ d’actions supplémentaire aux forces des Etats de l’OTAN qui ne rêvent que d’encerclement de la Russie..

« Cette opposition totale sur cette question est un autre facteur explicatif de la politique (de Poutine), un chercheur américain allant jusqu’à estimer que « le jour où le président Obama a déclaré le 18 août 2011 que “le temps était venu pour le président Assad de partir”, faisant du changement de régime une priorité officielle des États-Unis, la fenêtre pour un terrain commun avec la Russie aux Nations Unies s’est complètement fermée »[2] indique Anne de Tinguy[3]

Le 30 septembre 2015, à la télévision russe, Vladimir Poutine s’exprime sur l’intervention en Syrie: « Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international – en Syrie comme sur les territoires voisins – […] est de prendre de vitesse, de combattre et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu’ils contrôlent et de ne pas attendre qu’ils arrivent chez nous. »

Stratégie aérienne et faible engagement terrestre.

Si l’’intervention russe est un succès, par-delà le faible effectif engagé sur le terrain, il n’en reste pas moins vrai qu’il est aussi le résultat d’une volonté politique à choisir ses alliés comme à nommer ses ennemis. Et pour le coup, la Russie a été clairvoyante comme courageuse à désigner, dans ce bourbier syrien constitué d’une mosaïque de belligérants, ceux qu’elle voulait clairement combattre, bien au-delà des combines internationales aux enjeux pour le moins sibyllins et ce, avec le concours d’une Armée Syrienne (AAS) visiblement tout à fait capable à manœuvrer sur son terrain.

 Au niveau des moyens engagés, le format étonne :les forces aériennes russes ont aligné 70 aéronefs[4] – sur les 1600 dont dispose le pays – et les forces terrestres 4 à 5000 hommes[5] – sur les 750 000 hommes de la Fédération de Russie – ont été déployés en Syrie (dont la fameuse 810e Brigade d’Infanterie de Marine) auxquels on peut rajouter quelques unités de Forces Spéciales (Spetsnaz), une dizaine de chars et quelques batteries LRM (Lance-Roquette Multiple) pour l’artillerie sans oublier les drones. Ainsi, la stratégie russe était axée sur une option clairement aérienne évitant pour le coup l’hypothétique enlisement, souvent synonyme de coûts humains élevés, dont les armées soviétiques avaient fait les frais en Afghanistan comme en Tchétchénie quelques décennies auparavant. Quant à la « productivité » de cette opération, elle relève de la quasi-excellence.

« Malgré la densité engagée, le coût d’emploi (environ 3 millions d’euros/jour) peut être comparé à l’action de l’opération française Chammal au Levant (1 200 hommes et environ 15 aéronefs, un million d’euros/jour) et qui, pour n’évoquer que le volet appui aérien, représente une moyenne de 6 sorties aériennes (dont une frappe/jour pour 33 pour les Russes). Au regard des résultats obtenus, il est incontestable que les Russes ont une « productivité » opérationnelle très supérieure à celle des Américains ou des Français.».[6]De plus, comme le souligne Michel Goya « la brigade aérienne a été engagée dans plusieurs dizaines d’opérations combinées, à un rythme très élevé (1 000 sorties mensuelles en moyenne) rendu possible par la proximité des bases de la ligne de contact, comme Hmeimim en premier lieu (à 25 km au sud de Lattaquié)  Shairat ou Tiyas près de Palmyre ».

Une redoutable efficacité.

A l’actif des Russes, l’intervention a considérablement réduit les forces rebelles et ce, dès l’année 2015, accentuée avec la prise d’Alep en décembre 2016 comme de l’axe autoroutier M5 ou la « route de Damas » qui traverse le pays de la Jordanie jusqu’à Homs en passant par Alep et Damas, ainsi que l’aéroport de Deir ezzor, assiégé par l’Etat Islamique. Cette semaine encore, c’est Maadan, une des dernières localités aux mains de l’EI au Sud de Raqqa qui a été reprise par les troupes syriennes. Cependant quels constats est-il permis de faire après deux ans d’intervention[7]? Comme l’explique à nouveau Michel Goya, l’essentiel des pôles de résistance ont basculé à un moment ou à un autre pour disparaître.

«  Il n’y a plus que deux pôles territoriaux rebelles arabes sunnites cohérents en Syrie : la partie de l’Euphrate syrien encore tenue par l’Etat islamique et surtout la province d’Idlib, aux mains d’une coalition de factions dominée par Hayat Tahrir al-Sham (ex-Jabhat al-Nosra). Les autres forces rebelles sont désormais éclatées et servent souvent de supplétifs àd’autres acteurs par ailleurs concurrents, comme la Turquie, le Parti de l’union démocratique kurde (PYD), la Jordanie, Israël ou les Etats-Unis. Encore une fois, cette évolution est largement le fait de l’intervention russe qui lui donne aussi un poids diplomatique particulier tant sur le théâtre lui-même, où la Russie sert d’intermédiaire avec quasiment tous les acteurs locaux ou extérieurs et sur la scène internationale. D’un point de vue tactique, ces espaces disputés sont essentiellement urbains, parfois montagneux, et toujours difficiles à conquérir surtout pour des forces disponibles en manœuvre offensive, et relativement peu nombreuses de part et d’autre. On a donc assisté à des opérations extrêmement fragmentées et à des batailles d’autant plus lentes que la motivation des défenseurs était forte ».

Pour conclure et même si la bataille n’est pas encore finie, on peut allègrement dresser un constat très positif de l’intervention russe en Syrie. Avec des effectifs réduits et un engagement de matériels certes intensif mais somme toute rationné, les Russes ont réussi un pari qui, par l’intelligence et l’intensité des actions, s’est transformé en victoire. Et même si la victoire militaire est essentiellement russe, on peut en attribuer les effets politiques à Moscou comme à Damas qui n’en n’attendait pas plus de son fidèle allié. Et force est de constater qu’avec une feuille de route cohérente –et je dirais loyale-, les Russes ont acquis une autorité qui, des Occidentaux en passant tous les belligérants locaux, laissera pour longtemps l’empreinte d’une redoutable efficacité.

Ch.Mihaïlovitch Tripetzky

[1] Voir l’excellent article de Michel GOYA in« La voie de l’épée »

[2] Charap 2013 p. 37‑39

[3] Anne de Tinguy : « La Russie face aux révoltes libyennes et syriennes »

[4] Composés essentiellement de bombardiers tactiques Sukhoi-34, de chasseurs multi rôles Sukhoi-30 et Sukhoi-35, complétés d’hélicoptères Mi-24 PN, MI-35M et Kamov-52

[5] Russia’s Syria operation cost over $460 million — Putinhttp://tass.com/politics

[6] Michel Goya in « La voie de l’épée »

[7] Le nombre de tués russes est officiellement de 23 militaires et 17 employés civils de sociétés privées.

http://www.medias-presse.info/tempete-rouge-le-succes-de-...

L'identité des enfants n'est pas un jeu : le bus CitizenGo arrive à Paris

Le bus circulera dans Paris et l'Ile de France du 3 au 8 octobre. Il vient dénoncer l'idéologie du genre, qui s'insinue partout et notamment à l'école.

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Une lettre ouverte au ministre de l'Education nationale est à signer ici. De plus en plus, l’Education nationale utilise des « études de genre » pour lutter contre les inégalités hommes-femmes. Et le résultat, c’est qu’au lieu de lutter contre ces inégalités, l’Education Nationale promeut l’indifférenciation sexuelle : il n’y a plus d’inégalité puisqu’il n’y a plus de différence ! S’il y a indifférenciation des sexes, si le genre n’est qu’une question de culture, alors on peut choisir son sexe. Pour les enfants scolarisés, on brouille donc les repères de base. Les enfants sont en train de bâtir leur personnalité. Ils sont fragiles et perméables aux enseignements qu’on leur donne.

Leur inculquer dès le plus jeune âge qu’être homme ou femme n’est que le résultat d’une culture et que l’on peut choisir, c’est mettre en danger leur construction. C’est un mensonge, mais c’est également un énorme danger pour les enfants. Nous croyons fermement que les enfants n’ont pas à subir des expérimentations d’idéologues pendant la période cruciale de construction de leur personnalité. Il y a un véritable risque de  déconstruction de leur personnalité. 

C’est pourquoi nous voulons, par cette pétition et par notre bus, faire savoir à tous les parents d’élèves que l’identité des enfants n’est pas un jeu. Et que leur genre n’est pas un choix. On ne devient pas femme : on nait femme. On ne devient pas homme : on nait homme.

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Michel Janva

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