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  • “La fraternité forcée c’est la guerre perpétuelle”

    BABEL.jpgInvité de Cnews le 22 avril Nicolas Bay, député européen RN et co-président du groupe ENL, rappelait dans le cadre des persécutions judiciaires dont les nationaux sont la cible que la juge Claire Thépaut, qui venait d’auditionner Marine Le Pen,  « était responsable en Ile-de-France du Syndicat de la Magistrature (extrême -gauche) à qui on doit le Mur des Cons et qui appelle à voter contre le RN. » Mais est-il permis d’émettre des doutes sur la parfaite impartialité de la justice? Et d’ailleurs s’interroger, questionner, inviter à la prudence n’est-ce pas déjà désobéir ? L’inénarrable Thomas Legrand, débusqueur en chef de complotistes et autres déviants, mettait en garde dans son éditorial ce matin sur France inter contre les remarques insidieuses de  certains politiques. Ceux qui,  « à l’évidence semblent regretter que l’incendie de Notre-Dame ne soit pas d’origine criminelle », même si pour l’instant l’enquête n’est pas bouclée. Mais un acte délibéré est jugé improbable par  les spécialistes ajoute-t-il. Ainsi, il est permis de  s’interroger, mais  « s’interroger pour supputer que l’on nous cache quelque chose » c’est mal car il est « manipulatoire de laisser entendre que l’hypothèse terroriste est laissée de côté. »

    Au nombre des mauvais esprits, Thomas Legrand a pointé NDA et l’excellente tête de liste du RN aux élections européennes, Jordan Bardella, qui lui aussi aurait aussi enfourché le «mauvais cheval » du «révisionnisme», du raisonnement au «glissement perfide». Et ce, rendez-vous compte, à l’heure ou il est établi que les fake news circulent plus vite que les vérités établies sur un évènement donné… ce qui permet« aux démagogues sur la planète de remporter élection sur élection.» CQFD! Il est fort ce Thomas Legrand et pas démago et simpliste pour un sou,  lui…

    Pourtant, invité de l’émission Dimanche en politique sur France 3,  Jordan s’est contenté de dire qu’ «On a le droit de se poser des questions. Était-ce un accident, était-ce quelque chose de volontaire ? Ce sont des questions que je me suis posées. On a appris hier en fin de journée que la piste de l’accidentel était privilégiée, je m’en réjouis. Mais moi je revendique dans notre pays, quand il y a des faits comme cela, de s’interroger », « Or, on voit ce glissement très facile avec notamment les incriminations aux fake news. Dès que vous ne partagez pas l’avis de LREM ou de certains journalistes, tout de suite, vous êtes cloué au pilori. »

    Didier Rykner, qui anime le remarquable blogue La tribune de l’Art, notait le 22 avril qu’il existe aussi des faits parfaitement étayés qui sont «pourtant terribles pour le pouvoir», qui ont été révélés « par la presse italienne (et) rapidement relayée par Marianne (…). Ce journal a publié une interview de Paolo Vannucci, professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles qui révèle qu’une étude financée par le CNRS (donc l’État) avait été réalisée en 2016 sur la sécurité de Notre-Dame de Paris, notamment dans l’éventualité d’une attaque terroriste.»

    «Et les conclusions de cette étude ont été sans appel dit-il :  le risque d’un embrasement de la toiture existait, et  il fallait absolument la protéger et installer un système d’extinction . Il ajoute également :  En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendienotamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. Mieux encore :  même la foudre aurait pu déclencher un feu et il [aurait] donc [fallu] installer tout un système de prévention. Nous avons joint le professeur Vannucci qui nous a confirmé qu’il n’y avait pas de détecteurs de fumée ou de chaleur. Comme le professeur Vannucci l’affirme :  le gouvernement était tout à fait au courant ».

    «Mais il y a une autre conséquence que l’on doit tirer de la révélation de ce rapport : elle porte sur le rôle à venir de l’UNESCO, ou plutôt de sa présidente actuelle Audrey Azoulay. Car (l’UNESCO) va jouer un rôle majeur dans cette affaire, la cathédrale étant patrimoine mondial de l’humanité, (…) À ce titre, l’UNESCO aura des préconisations à fournir, une surveillance à faire et des aides à apporter. Et Audrey Azoulay ne se prive d’ailleurs pas de parler dans la presse, par exemple dans le Journal du Dimanche. Elle vient entre autre y donner déjà son avis sur la restauration en omettant de signaler le classement monument historique et en ne faisant aucune allusion à la charte de Venise.Or (…) Audrey Azoulay était ministre de la Culture en France (…) du 11 février 2016 jusqu’au 17 mai 2017 (…) lorsqu’il a été décidé de ne pas diffuser le rapport du professeur Vannucci et, beaucoup plus grave, de ne prendre aucune mesure de protection complémentaire du monument.».

    Mesures de protections hélas que n’ont pas su ou pas pu prendre non plus les autorités du Sri Lanka pour empêcher le terrorisme islamiste de frapper à Pâques , fête de la résurrection qui est souvent la cible des fous d’Allah.

    Au Sri Lanka, selon le dernier bilan rapporté par LCI, « la messe de Pâques a été marquée par huit explosions survenues dans des églises et des hôtels, faisant près de 310 morts et au moins 500 blessés.». «Selon les premières investigations, a rappelé le Salon Beige, sept kamikazes ont perpétré cette tuerie (…).  L’ampleur du carnage et le degré d’organisation apparaissent comme très au-delà de la portée du National Tawheed Jamaath, un groupe qui passe pour l’initiateur des attentats. Formé récemment, le NTJ était jusqu’à présent peu connu et, si ses tendances radicales ne font pas de doute, il s’était contenté d’actions de faible envergure. Les policiers le soupçonnaient d’être à l’origine de destructions de statues bouddhiques ou de dégradations contre des temples en 2018. »

    «(Le NTJ) serait majoritairement composé de jeunes Sri-lankais, fraîchement sortis d’écoles coraniques (…). Ce passage au djihad pourrait avoir été facilité par le retour dans leur pays de Sri-Lankais partis combattre aux côtés de Daech (Etat Islamique) en Syrie et en Irak. Les services de renseignements sri-lankais avaient reçu, il y a deux semaines, une alerte sur un risque d’attentats en provenance des services de surveillance d’un pays étranger.»

    Le quotidien La Croix souligne que «Ces attentats, parmi les plus meurtriers de ces dernières années, sont avant tout perçus comme une volonté de cibler les chrétiens.» Ces derniers, descendants de pêcheurs mais aussi des Tamouls des plantations de thé convertis au XVIe siècle par les missionnaires portugais, ne représentent que 7% de la population. Ils sont moins nombreux que les musulmans, les maures sri lankais, descendants des marchants arabes installés au Sri Lanka entre le VIIIe et le XVe siécle, au nombre de deux millions sur l’île, environ 10% des habitants .

    «Pour le journaliste S. Lakshmi, du Colombo Telegraph, il s’agit d’ une attaque contre les relations interreligieuses et la tolérance au Sri Lanka . La situation  risque d’attiser les tensions religieuses et les violences , alerte pour sa part Ruki Fernando, défenseur catholique des droits de l’homme dans le pays.« Les relations entre musulmans et chrétiens ont toujours été très cordiales ; les tensions religieuses ont été concentrées entre bouddhistes et musulmans, et entre bouddhistes et chrétiens. » Par le passé, « la guerre était d’abord liée à un conflit ethnique, elle ne reposait pas sur des bases religieuses. »

    Certes, ces attaques terroristes visent aussi un pays qui a connu de 1972 à 2009 une guerre ethnique entre Cinghalais bouddhistes (70 à 74% des environ 21 millions d’habitants ) et Tamouls hindouistes réclamant l’indépendance (13 à 15% de la population) qui fit près de 100 000 morts.

    Un conflit qui fut aussi un drame de l’immigration car les tensions ont eu pour point de départ le transfert sur l’île par les colonisateurs britanniques de Tamouls originaires du continent indien auxquels ils ont accordé alors de nombreux avantages. Les Tamouls venus à l’origine pour des raisons économiques ont donc voulu au fil du temps fonder un Etat malgré l’opposition des autochtones cinghalais.

    Un enseignement de l’Histoire qui mérite là aussi réflexion à l’ère du vivre-ensemble, du multiculturalisme-immigrationnisme obligatoire, et constate Bruno Gollnisch, de la criminalisation accélérée de tous ceux qui émettent des doutes sur ses conséquences. Le  regretté Yvan Blot,  qui nous a quittés en octobre dernier, citant le cas du conflit au Sri Lanka (voir son article Paix civile ou guerre des ethnies, dans l’ouvrage collectif Penser l’antiracisme) mettait en garde il y a vingt ans déjà sur la violence des sociétés hétérogènes. «Certes il existe des périodes  de paix  dans la coexistence des ethnies (…) mais ces périodes sont provisoires. Par des mécanismes, à vrai dire mal connus, l’intolérance finit toujours par se développer à un moment ou à un autre, de façon endogènes et le conflit éclate.»

    Et en bon libéral, il citait l’économiste Frédéric Bastiat (1801-1850) : «si je considère nos relations avec les étrangers, je ne vois pas non plus d’autres règles prudentes, solides, acceptables pour tous, que la justice. Soumettre ces relations au principe de la fraternité forcée, c’est décréter la guerre perpétuelle. (…) Singulière fraternité. Il y a longtemps que Cervantès en a personnifié la vanité ridicule.» A méditer par tous les Don Quichotte de l’Europe-bruxelloise-de-la-tolérance, de la macronie, de France Inter, du Syndicat de la Magistrature et autres adeptes des sociétés grandes ouvertes, béantes et béates…

    https://gollnisch.com/2019/04/23/la-fraternite-forcee-cest-la-guerre-perpetuelle/

  • Après le krach, réévaluation de l’or et « Gold Exchange Standard » multidevises

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    Marc Rousset

    Olivier Blanchard, l’ancien chef économiste du FMI, avec des propos toujours surprenants pour défendre le Système, a découvert l’eau chaude début janvier 2019, devant l’Association des économistes américains : puisque les taux d’intérets sont bas, la dette publique de 250.000 milliards de $ dans le monde, soit 3 fois le PIB mondial de 80.000 milliards de $, et, selon le FMI, 103 % du PIB des pays riches au lieu de 71 %, il y a 10 ans, n’est peut-être qu’un problème accessoire ! Mais quid des « gros problèmes en cas de remontée des taux » ? selon Christine Lagarde, DG du FMI.

    Georges Ugeux, ancien VP du NewYork Stock Exchange, qui prédit « une descente aux enfers de la finance » vient de déclarer : « Je crois que nous sommes de nouveau dans une période de déni. » Villeroy de Galhau, ancien Président de BNP-Paribas, aujourd’hui président de la Banque de France, lui aussi défenseur du Système, ne trouve rien de mieux à nous dire que la politique monétaire doit rester laxiste avec un taux directeur de la BCE à 0 % qui ruine les épargnants et va installer durablement les taux publics d’emprunts allemands en territoire négatif tandis que les taux d’obligations des entreprises en zone euro s’élèvent en moyenne à 0,6 %, soit dix fois moins qu’un taux juste et normal.

    En fait, on va tout droit vers la récession avec un krach à la clé. L’indice PMI flash manufacturier en zone euro s’est contracté pour le deuxième mois consécutif en avril à 47,8, l’Allemagne se situant encore plus bas à 44,5. Le PIB allemand devrait progresser de seulement 0,5 % en 2019. Le sauvetage bancaire de la Deutsche Bank, avec un bilan de 48.000 milliards de $, soit 24 fois le montant de la dette publique allemande, ferait exploser la dette de 64,1 % à environ 90 % du PIB. Quant à la France, incapable avec Macron de faire des réformes structurelles, d’élever l’âge de départ à la retraite, elle doit s’inquiéter aussi de son endettement privé de 133 % du PIB (59,1 % pour les ménages et 74,1 % pour les entreprises. Selon le ministre russe des finances, Anto Silouanov, « le risque d’une récession mondiale est très élevé ».

    C’est peut-être dans une Chine qui soutient la croissance de 6 % en 2019, comme un pendu sur son tabouret, que tout va se jouer. Le marché automobile chinois a reculé pour la première fois en 2018 à 26,3 millions de véhicule, avec un taux d’utilisation des usines inférieur à 57 %. La pression fiscale et sociale sur les entreprises va être abaissée de 265 milliards d’euros tandis les banques chinoises ont prêté au premier trimestre la somme record de 766 milliards d’euros, soit davantage que le PIB de la Suisse, pour les infrastructures. Le surendettement des entreprises atteint déjà 150 % du PIB. La croissance chinoise est, en fait, gonflée artificiellement à coup de crédits garantis par l’État et l’on peut aussi avoir des doutes sur les statistiques officielles camouflant les fragilités structurelles.

    Pendant ce temps, les banques centrales (Chine, Russie, Kazakhstan, Turquie) continuent d’accumuler du métal jaune (90 tonnes durant les deux premiers mois de l’année 2019). Après le krach ou l’effondrement monétaire à venir, il est probable qu’un panier de plusieurs monnaies adossées à l’or réévalué remplacera l’étalon $. La révolution silencieuse Bâle III par les « gnomes de Zurich » a déjà commencé le 29 mars 2019 puisqu’il a été décidé de placer l’or de l’actif des banques centrale, non plus en troisième catégorie, à 50 % de sa valeur, mais en première position à 100 % de sa valeur, soit une première réévaluation comptable du métal jaune plaçant l’or avant le dollar. Et dès le 1er janvier 2022, les banques centrales auront le droit de garder jusqu’à 20 % de leurs actifs en or, argent ou platine. Le loup du système de change fixe avec l’or comme monnaie internationale est donc déjà bel et bien entré dans la bergerie dollar. Soyons certains que L’Amérique fera tout pour défendre bec et ongles le privilège de l’étalon $ mis en place à Bretton Woods en 1945.

    Un calcul simpliste démontre cependant que la crise de l’hyper-endettement public de 250.000 miliards de $ ne peut être résolue qu’en multipliant le prix de l’ensemble des réserves mondiales d’or, soit environ 6.500 Milliards $, par 40 ! Ce n’est pas pour rien que les Allemands (ménages 5.548 tonnes et Bundesbank 3.370 tonnes) possèdent aujourd’hui une quantité record de 8.918 tonnes d’or physique. N’oublions pas que l’or valait 35 $ l’once en 1971 et qu’il vaut aujourd’hui 1.300 $ l’once ! Si l’or devait être réévalué, la France et l’Italie seraient aussi grandement avantagées.

    Boulevard Voltaire cliquez ici

  • Du référendum et de la reconstruction

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    Tout chantier de reconstruction suppose qu'on s'accorde sur les choix de la maîtrise d'ouvrage. Ceci s'applique aujourd'hui aussi bien à la cathédrale de Paris, qu'à la réponse à la crise des gilets jaunes.

    Au fil des jours et des samedis numérotés comme les actes d'une comédie, une revendication, s'est imposée comme centrale. Sous le sigle de Ric, on la retrouve sur les banderoles et dans les discours de ce mouvement si multiforme. Un tel constat factuel permet de souligner combien cette vague anarchique s'est montrée elle-même évolutive. Et on peut aussi se demander pourquoi elle reste tellement pétrie de contradictions.

    Dans L'Insolent daté du 4 mars[1] votre chroniqueur s'efforçait d'analyser la portée de sa demande.

    Six semaines plus tard, on peut considérer que le slogan de Référendum d'initiative citoyenne est entré dans les esprits, comme une marque de fabrique. On la juge issue d'un univers aujourd’hui qualifié, non sans condescendance, de populiste.

    Or, le 9 avril, une procédure référendaire a été mise à l'ordre du jour par de tout autres intervenants. Elle provient même précisément des gens dont l'anarchisme se méfie le plus : les parlementaires, soucieux de s'opposer à la perspective d'une privatisation de l'entreprise publique ADP, Aéroport de Paris.

    C'est en effet au sein de l'Assemblée nationale que les oppositions sont parvenues à donner le premier coup de pioche à une éventuelle utilisation de cette procédure. Inédite dans cette formule, elle se revendique, au gré de l'article 11 de la Constitution, du nouveau paragraphe 3 ; celui-ci a été introduit par la révision de 2008 en vue de mettre en place le référendum d'initiative partagée, le "RIP". Sous réserve d'un blanc-seing du conseil constitutionnel, cela va requérir, outre la demande des députés d'opposition, l'assentiment de 4,5 millions de signatures d'électeurs.

    Sans se ridiculiser par une bataille de sigles, entre le RIP et le RIC, on doit reconnaître ici l'existence d'une différence philosophique presque abyssale entre les conceptions respectives des deux mécanismes.

    En elle-même, l'initiative dite citoyenne tend à contrecarrer les travaux de la démocratie représentative. On la marque de l'étiquette dégagiste.

    En effet, la fonction de ces démarches, faisant appel aux pétitions populaires, déroge, par définition, aux décisions de la démocratie classique : révocatoires, ils remettent en cause l'élection d'un personnage, chef d'État ou responsable local ; abrogatoires, ils tendent à effacer une loi votée par une assemblée supposée représentative.

    De tels systèmes ont été institués dans des pays très divers. Et ils sont perçus sous des angles très différents. Par conséquent, selon les latitudes, la faculté d'y recourir peut donner lieu à des dramaturgies d'intensités fort différentes.

    Ainsi aux États-Unis la procédure révocatoire[2] des élus existe-t-elle dans de nombreuses constitutions locales. Or, celles-ci ont beaucoup plus évolué que nous ne le pensons ordinairement, sachant que, depuis 250 ans au contraire, les mécanismes fédéraux ont connu une dérive remarquablement plus raisonnable. Les institutions locales prévoient aussi la remise en cause de décisions des législatures d'État. L'exemple le plus souvent cité est celui de la Californie : il ne doit être considéré ni comme un cas exceptionnel, encore moins comme le meilleur.

    Ainsi en Italie le peuple est constitutionnellement fondé à une autre démarche. Celle-ci convoque le pays tout entier, à partir d'une pétition soutenue par un quantum très large de pétitionnaires. Mais elle ne peut pas concerner certains sujets, comme la fiscalité. Le cas le plus grave se produisit en 1974, lorsque les comités civiques, c'est-à-dire l'aile droite de la démocratie chrétienne[3], et les néo-fascistes du MSI entreprirent de s'opposer à une loi votée en 1970 autorisant le divorce. La défaite de cette initiative, repoussée par 59 % des lecteurs et un très faible taux d'abstention marqua un recul considérable de l'influence catholique dans le pays.

    Dans une perspective entièrement différente, le gouvernement de Chavez au Venezuela, a mis en place en 1999, sur le papier et dans un but démagogique, le principe du référendum révocatoire de mi-mandat. Le texte prévoit qu'on puisse censurer un président, une fois la moitié de son mandat effectué. En 2004 l'opposition était quand même parvenue à réunir le nombre de signatures nécessaires pour entamer la procédure de révocation, mais le non l’emporta finalement avec 59 % des suffrages exprimés.

    Nous nous efforcerons d'observer, dans une prochaine chronique, les expériences décevantes des référendums européens, aux Pays-Bas, en France, en Grèce et au Royaume-Uni, – et au contraire, celui de la votation suisse qui, quant à elle, fonctionne, dans un pays pacifique assez exemplaire, non pas en contradiction mais en renfort de la démocratie représentative.

    Or, c'est l'exemple de la république bolivarienne des Caraïbes à Caracas, complètement négatif, dans un pays ruiné par la démagogie et l'incompétence de son régime, qui semble inspirer, étrangement, tous ceux qui parlent d'instituer en France une Sixième république.

    Ceux qui se rattachent à un tel slogan savent-ils de quoi ils parlent ? on peut en douter.

    (à suivre par conséquent)

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1] "Des gilets jaunes à la démocratie directe."
    [2] "Recall elections".

    [3] En rupture avec la politique dite d'ouverture à gauche, remontant elle-même à 1961, de ce parti aujourd'hui englouti mais jusqu'alors très puissant.

    https://www.insolent.fr/

  • «Le retour de l’étalon or… même BFM en parle!!» L’édito de Charles SANNAT


    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
    Comme le disait justement le philosophe Arthur Schopenhauer « toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence ».
    Il en va de presque toute les idées depuis l’exemple emblématique de Galilée et « pourtant elle tourne »! 
    Celle d’un changement de système monétaire international est une évidence qui finira par s’imposer et ce constat pouvait être fait il y a déjà 10 ans! 
    Je ne sais pas combien de temps prendra l’émergence de ce nouveau système, mais il est plusieurs évidences qui le rendent inéluctable.
    Depuis 10 ans, la Chine pays émergeant a émergé. 
    Depuis 10 ans la Russie sous l’impulsion du monstre Poutine s’est considérablement redressée après son effondrement post-soviétique des années 90 et les funestes années Eltsine qui a vendu la Russie aux marchés et bradé les richesses russes.
    Depuis les années 90 nous avons connu un monde bi-polaire coupé entre rouge et bleu, entre Otan et Pacte de Varsovie ou entre Est- et Ouest, à un monde unipolaire où régnait la « Pax Américana » et la domination sans partage des Etats-Unis, à la troisième étape d’un monde multipolaire où Russie, Chine, Inde et Etats-Unis veulent se partager la gouvernance mondiale.
    La mondialisation souhaitée par les USA a enfanté de nouveaux équilibres et l’émergence de nouvelles puissances. 
    La montée de la Chine est remarquable, et son système politico-économique redoutable d’efficacité.
    Lorsque l’infrastructure économique change, la superstructure politique (les modes de gouvernances) doit s’adapter.
    Les crises matérialisent toujours la recherche de nouveaux modes de fonctionnement plus adaptés.

    Lorsque vous disiez il y a 10 ans qu’il fallait acheter de l’or on vous riait au nez.

    Lorsque vous disiez il y a 10 ans sur un plateau de BFM que la prochaine étape de la crise serait monétaire, on ne vous invitait plus et l’on disait de vous que vous étiez pessimiste. 
    Il y a 10 ans le terme complotiste n’était pas encore utilisé pour faire taire ceux ayant une pensée différente des penseurs ligne Maginot (ceux qui retardent de 2 guerres).
    N’oubliez pas les étapes de la vérité. 
    D’abord, elle est ridiculisée. 
    Ensuite, elle subit une forte opposition. 
    Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

    Et pourtant elle tourne! Et le système monétaire sera réformé, et les épargnants ruinés!

    Voici donc, que dans sur le plateau de Stéphane Soumier, sur BFM Business, a été évoqué la mise en place d’une nouvelle monnaie digitale sino-russe adossée… aux réserves d’or!!
    Voici le résumé de l’échange entre les deux journalistes de BFM:
    « La Russie est en train d’acheter de l’or à tour de bras, à quoi correspond cet appétit d’or à Moscou?…
    Il y a 5 ans, la Russie annexe la Crimée, les sanctions occidentales sont mises en place. 
    Poutine dès 2015 fixe un objectif de reconstitution des stocks d’or.
    Un ancien conseiller officiel indique qu’après s’être fourni aux limites de tout ce qui pouvait être produit en Russie, Moscou envisageait désormais d’importer de l’or et d’acheter sur le marché international.
    Mais que va faire la Russie de tout cet or se demande « faussement naïvement » Stéphane Soumier?
    Selon un ancien ministre portugais des affaires européennes la dimension des achats d’or par Moscou et Pékin signifie que l’on se prépare là-bas à une remise à plat du système monétaire international .
    Une nouvelle expérience monétaire. 
    Une alternative au dollar qui n’est plus en mesure de servir de monnaie de réserve internationale, avec la création d’une monnaie numérique internationale adossée à des stocks d’or physiques.
    A plus courts termes il s’agit d’une volonté à Moscou de se prémunir contre deux risques majeurs.
    Le premier c’est qu’une crise financière interne survienne et le second c’est la crainte d’une nouvelle salve de sanctions. 
    Pour le premier ministre russe Medvedev jamais les Etats-Unis ne renonceront à leur régime de sanctions à l’égard de la Russie.
    Les émissions de bons du Trésor russes à 5 ans et à 10 ans enregistrent un succès très fort (obligations russes), avec une demande des investisseurs étrangers particulièrement soutenue (les investisseurs non résidents). 
    La Russie emprunte à 11%!! 
    Le rouble a la meilleure performance des devises depuis le début de l’année selon l’agence Bloomberg car ces taux élevés poussent le rouble à la hausse
    Et Stéphane Soumier de reprendre « épaté »… « Les stocks d’or de la Chine et de la Russie comme appui d’une nouvelle devise numérique digitale… »
    Idée intéressante lui répond Benaouda Abdeddaïm…
    « Intéressante effectivement c’est le qualificatif approprié… » conclu Stéphane Soumier pour mieux souligner le caractère surréaliste des échanges et des idées avancées.
    « toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

    Une nouvelle étape vient d’être franchie!

    Chez BFM, il vient d’y avoir la traversée du Rubicond!!! 
    L’idée d’une réforme du système monétaire international n’est plus ridiculisée. 
    Elle ne subit plus désormais qu’une forte opposition, elle est de moins en moins moquée. 
    Elle va désormais, progressivement s’imposer. 
    Ce n’est pas rien!

    Autre chose précieuse que nous apprenons. 
    Les Russes, achètent de la production d’or… russe. 
    Les Chinois font d’ailleurs sensiblement la même chose, et les achats sino-russes sur les marchés internationaux sont relativement faibles ce qui expliquent pourquoi les prix ne poussent pas plus fort. La Chine comme la Russie produisent chaque année plusieurs centaines de tonnes d’or qui viennent alimenter les réserves officielles.

    Vers le saccage des monnaies et l’émergence de nouvelles.

    Pour régler la crise actuelle, il faudra aller au bout de l’accompagnement monétaire et en créant trop de monnaies nous allons volontairement saccager la valeur de ces dernières. 
    D’ici 10 ans, l’euro ou le dollar ne vaudront plus grand chose, mais le mouvement sera plus lent, plus doux, plus supportable que l’austérité nécessaire pour payer des dettes qui ne seront pas remboursées.

    Il faudra donc mettre en place de nouvelles monnaies.
    Ces nouvelles monnaies seront logiquement très certainement beaucoup plus « digitales », « numériques » que « papiers ». 
    Elles seront également logiquement très certainement adossées à des ressources tangibles et réelles pour donner « confiance ».
    L’or est la monnaie. 
    Depuis 6000 ans. 
    Tout le reste n’est que du vent dont la valeur finit toujours proche de zéro. 
    Continuez à amasser des actifs tangibles. 
    Terres, immobilier, or ou argent et même actions (parts d’entreprises tangibles), mais laissez tomber tout ce qui de près ou de loin s’apparente à des titres de dettes comme par exemple les fonds euros de nos assurances-vie qui restent le placement préféré des Français, sauf évidemment, cas particuliers où les impôts sur les successions seraient très lourds.
    L’or est la monnaie. Depuis 6000 ans. Et même BFM y vient… intéressant effectivement!
    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
    Charles SANNAT
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/le-retour-de-letalon-or-meme-bfm-en.html#more
  • Gilets Jaunes, grand débat et petites réponses – Journal du lundi 15 avril 2019

    Gilets Jaunes, grand débat et petites réponses

    Plus de 5 mois après les premières mobilisations des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron s’exprime pour tirer ses conclusions du prétendu grand débat national… une manœuvre qui vise à calmer les esprits mais qui pourrait bien les échauffer encore davantage.

    Lutte contre la discrimination : le paradoxe sécuritaire

    Ordres illégaux, profilage racial ou social, le défenseur des Droits Jacques Toubon s’attaque à la police. Il dénonce des consignes discriminatoires dans les commissariats parisiens contre les africains, les nord-africains, et les roms. SOS Racisme demande l’ouverture d’une enquête.

    Des armes françaises en première ligne au Yémen

    La France vend des armes aux rebelles houthis alliés de l’Arabie Saoudite au Yémen. Alors que la question est revenue à de nombreuses reprises, mettant le ministre de la Défense dans l’embarras, de nouveaux éléments semble établir clairement le rôle de la France dans ce conflit.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-grand-debat-et-petites-reponses-journal-du-lundi-15-avril-2019

  • La vérité est ailleurs et Assange en prison

    lallegorie_de_la_simulation_musee_des_beaux-arts_angers_14932303058-236x300.jpgLe ministre des Armées, Florence Parly affirmait le 20 janvier dernier  sur France Inter: « Je n’ai pas connaissance du fait que des armes (françaises) soient utilisées directement au Yémen». Un mensonge gros comme ça, le même qui veut que les armes que nous vendons ne soient jamais utilisées que pour des actions défensives et non offensives pouvant mettre en danger les populations. Au Yémen, théâtre d’un conflit très meurtrier, notamment pour les civils, dans lequel l’Arabie saoudite entend mater les Houtis chiites soutenus par l’Iran, «les armes françaises» (avions, hélicoptères, frégates,  blindés,  canons, missiles…)  souligne francetvinfo, «sont présentes sur terre, sur mer et dans les airs, si l’on en croit un rapport de 15 pages classé confidentiel Défense de la Direction du renseignement militaire (DRM), daté du 25 septembre 2018, révélé par Disclose et la cellule investigation de Radio France.» Alors oui, Mme Parly, les armes sont faites pour dissuader mais aussi pour tuer et c’est également pour cela que notre (remarquable) industrie d’armement a des acheteurs dans le monde entier, y compris chez les grands humanistes que sont nos alliés (?) saoudiens. Il n’est pas nécessaire de prendre les Français pour des imbéciles pour essayer de les convaincre du contraire. C’est aussi stupide que les campagnes publicitaires lancées il y a quelques années pour recruter dans nos armées ou il était donné l’impression que le métier de soldat consistait à être un employé d’une ONG humanitaire chargé de la promotion des droits de l’homme. La tonalité des campagnes de pub en question n’est certes plus exactement la même aujourd’hui, les attentats islamistes de 2015 sont passés par là…

    L’arrestation jeudi à Londres, du fondateur de WikileaksJulian Assange – déféré devant un tribunal de la capitale britannique, Washington a annoncé son inculpation officielle pour « piratage informatique »- a été aussi l’occasion d’un festival d’hypocrisie, de silence gêné ou de propos délirants. Plusieurs Gilets Jaunes, en marge de l’Acte XXII de cette mobilisation, se sont d’ailleurs rendus samedi devant le siège journal Le Monde. Comme l’a relevé Meriem Laribi pour RT France, l’organisateur de ce rassemblement symbolique, Viktor Dedaj (responsable du journal d’ultra gauche Le grand soir) a vivement reproché au quotidien « d’avoir lâché le lanceur d’alerte (Assange, NDLR) après avoir largement utilisé les informations révélées par WikiLeaks. »

    Le Monde justement, a relayé  les propos du président équatorien, Lenin Moreno,  entré en fonction en 2017. Celui-ci affirme dans le Guardian  (mais qui peut sérieusement le croire?) «que Julian Assange a tenté de créer un  centre d’espionnage  dans l’ambassade d’Equateur à Londres, et a regretté (…) que le précédent gouvernement de son pays ait fourni des équipements dans l’ambassade qui ont permis d’interférer dans les affaires d’autres Etats ».

    « Nous ne pouvons pas permettre à notre maison, la maison qui a ouvert ses portes, de devenir un centre d’espionnage, a déclaré Lenin Moreno.  Cette activité viole les conditions d’asile , a-t-il ajouté, assurant que la décision de retirer l’asile à M. Assange  n’est pas arbitraire, mais repose sur le droit international Le président équatorien a aussi dénoncé l’attitude  absolument répréhensible et scandaleuse  de Julian Assange dans l’ambassade et son « comportement inapproprié en matière d’hygiène. Selon Quito, M. Assange aurait notamment souillé les murs avec ses excréments.» (Moreno) Lenin a donc dit et fait ce que Washington attendait de lui, mais la pression était à l’évidence trop forte pour un petit pays comme l’Equateur… et la grande Europe a été toute aussi pusillanime et même encore plus lâche.

    Julian Assange est donc maintenant décrit comme un aliéné, un fou.  Voilà qui complètera sa panoplie satanique, lui qui fut accusé un temps, par le biais d’une procédure odieuse et ridicule intentée contre lui en Suède, d’être un violeur et comme de bien entendu d’être un agent russe. Pour compléter ce portrait il a tenu des propos réactionnaires qui suffisent à justifier qu’il finisse dans un cul de basse-fosse. Mediapart, rapporte le site d’E&R soulignait ainsi dans le portait antipathique consacré au fondateur de Wikileaks que « Julian Assange (a multiplié) les prises de position polémiques, voire parfois difficilement compréhensibles. En septembre 2017, il affirme par exemple, chiffres à l’appui, que le capitalisme, l’athéisme et le féminisme sont responsables de la stérilité de nos sociétés qui, elle-même, est la cause de l’immigration. »

    Une déclaration qui n’est certes pas le meilleur moyen d’obtenir le compassion de l’Europe de Bruxelles dont la lâcheté devant l’Oncle Sam est devenue hélas proverbiale. Pourtant, comme l’écrivait Bruno Gollnisch en février 2016, la réclusion forcée de Julian Assange dans l’ambassade d’Equateur avait été condamnée par l’ONU et le député RN avait défendu son cas plusieurs fois au Parlement européen, y compris devant Mme Merkel et M. Hollande.

    «Julian Assange doit être accueilli sur le territoire de l’Union européenne, n’en déplaise au Big Brother  de Washington ajoutait-il.  Il est particulièrement scandaleux qu’une Europe qui laisse entrer sur son territoire des centaines de milliers voir des millions de personnes hâtivement qualifiées de  réfugiés politiques », refuse ce statut et l’asile à l’homme qui lui a révélé l’ampleur de l’espionnage de  l’allié  américain à notre détriment

    Les médias n’ont pas manqué non plus de décrypter le message lancé par M Assange au moment de son arrestation, par le biais du livre qu’il tient alors à la main. Il s’agit d’un ouvrage du romancier, essayiste (et parfait francophone) Gore Vidal, décédé en 2012 à l’âge de 83 ans, History of The  National Security State (L’Histoire de la sécurité nationale. Ancien député démocrate, mais assumant des positions libertariennes,  Gore Vidal ne craignait pas l’étiquette de populiste et les propos sulfureux. Il dénonçait dans ce livre d’entretiens, paru après sa mort sur internet en 2014, les guerres d’agression de Washington au Moyen-Orient, en Irak mais aussi les atteintes aux libertés des citoyens américains. M Vidal est aussi connu pour ses déclarations  très polémiques sur les attentats du 11 septembre 2001. Il doutait fortement de la version officielle de ce drame donnée par l’administration américaine

    Il estimait ainsi que George W. Bush, Dick Cheney, l’Etat profond US étaient au courant des projets d’attentats d’al-Qaïda sur le sol américain mais qu’ils ont laissé faire. Une divine surprise qui aurait permis de mettre en application les vues du géopoliticien et conseiller des présidents américains ( de Carter à Obama) Zbigniew Brzezinski. A la fin des années 90, ce dernier insistait sur la nécessité de contrôler les ressources énergétiques du Moyen-Orient, de renforcer la présence et la pression yankee en Asie centrale et en Eurasie. Le 11 septembre 2001 aurait donc été le prétexte pour intervenir militairement en Afghanistan, puis après pour liquider l’Etat laïque et nationaliste irakien (souvenons -nous des bobards sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein) dans le cadre d’une vaste opération de remodelage de la région. Guerres que le peuple américain, affirmait M. Vidal, n’aurait pas cautionné sans l’immense choc psychologique généré par l’attaque contre les twin towers. On a vu depuis les catastrophiques résultats de cet interventionnisme US et du chaos sanglant qu’il a généré, sans parler de ses chocs en retour en Syrie comme en Libye…

    Nous sommes certes là avec l’analyse de Gore Vidal, en plein complotisme, et il parait extravagant pour le commun des mortels  qu’un gouvernement d’une grande nation démocratique ait pu sciemment sacrifier des milliers de ses citoyens en laissant se perpétrer un attentat. Mais les mensonges répétés, la propagande grossière dont nous sommes abreuvés et souvent les victimes apportent aussi de l’eau au moulin à ceux qui pensent, de manière délirante ou fondée, à tort ou à raison, que la vérité est ailleurs. Et pour le coup, Julian Assange en a aussi apporté des preuves concrètes via Wikileaks et ses révélations en cascade. C’est bien ce qu’on ne lui pardonne pas aujourd’hui et qu’on entend lui faire payer très cher.

    https://gollnisch.com/2019/04/15/la-verite-est-ailleurs-et-assange-en-prison/

  • Julian Assange, Brexit, ADP : François Asselineau (UPR) décrypte l’actualité dans Le Samedi Politique

    François Asselineau est le président fondateur de l’UPR (Union Populaire Républicaine), et la tête de liste de son parti pour les élections européennes. Pour TV Libertés, il revient sur une actualité chargée entre l’arrestation du lanceur d’alerte, Julian Assange, l’interminable Brexit et la privatisation d’ADP en France…

    Jeudi 11 avril, alors que le président équatorien vient de retirer l’asile que son prédécesseur avait accordé à Julian Assange, le fondateur de Wikileaks est arrêté manu militari dans l’ambassade du pays latino-américain au cœur de Londres. Pendant ce temps, la France brille par son absence…

    29 mars, 12 avril et 31 octobre, les reports s’enchaînent pour le Brexit. Après une énième réunion au sommet à Bruxelles, le premier ministre britannique, Theresa May, a obtenu un nouveau délai pour finaliser un projet en lequel elle n’a jamais cru : la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne.

    En France, l’Assemblée Nationale vient de voter majoritairement en faveur de la loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). Parmi les mesures contenues dans le texte : la privatisation de plusieurs entreprises… En tête, ADP, les aéroports de Paris. Une démarche que des parlementaires de différents bords tentent d’arrêter avec un RIP, un référendum d’initiative partagée.

    https://www.tvlibertes.com/julian-assange-brexit-adp-francois-asselineau-upr-decrypte-lactualite-dans-le-samedi-politique

  • Le feuilleton chez Alstom s’enrichirait-il d’un nouveau scandale ?

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    Le département des activités électriques d’Alstom a été vendu, en 2014, à General Electric avec la bénédiction d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie de François Hollande. 

    Cette cession s’est faite dans des conditions un peu troubles, si l’on en croit un livre publié par Frédéric Pierucci, ancien dirigeant d’Alstom et emprisonné pendant deux ans aux États-Unis, Le piège  américain.
    Ce dernier avait été arrêté pour une affaire de corruption en Indonésie au nom du principe d’extraterritorialité mis en avant par les Américains, qui leur permet de poursuivre quiconque a commis une infraction dans le monde même si aucun ressortissant ou aucune entreprise des États-Unis n’est en cause. 
    C’est bien pratique quand il s’agit d’affaiblir les concurrents d’un consortium américain. 
    M. Pierucci prétend que ses ennuis judiciaires n’avaient qu’un but : faire pression sur la direction d’Alstom, surtout sur son PDG Patrick Kron, pour le forcer à vendre les activités électriques de son groupe à General Electric. 
    Selon Frédéric Pierucci, en cédant à l’ultimatum américain, Patrick Kron aurait acquis l’impunité vis-à-vis de la justice des États-Unis. 
    Bien entendu, M. Kron se défend contre une telle accusation. Interrogée par le député LR Olivier Marleix, qui préside la commission d’enquête sur Alstom, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que les activités électriques d’Alstom n’étaient pas viables et que la vente à General Electric s’imposait. 
    Elle justifie, ainsi, l’avis de M. Macron, en 2014, qui autorisa la transaction. M. Marleix n’a pas été convaincu : le 17 janvier dernier, il a envoyé une lettre au parquet de Paris pour l’informer des circonstances de la cession de plusieurs départements d’Alstom. 
    En effet, la Justice a ouvert une enquête préliminaire sur les dons reçus par M. Macron pour sa campagne présidentielle. 
    Or, des personnes qui ont bénéficié des diverses cessions se retrouveraient parmi les donateurs ou les organisateurs de dîners de levée de fonds. 
    M. Marleix s’interroge, de ce fait, sur une potentielle corruption. 
    L’association Anticor, de son côté, avait déposé une plainte pénale contre X en janvier 2018 pour négligences, car l’État n’aurait pas activé ses droits de préemption, le privant, paraît-il, de 350 millions d’euros de plus-values. 
    Cette plainte, qui agaçait les pouvoirs publics, a été classée sans suite par le parquet en mars 2018.
    La gestion des activités électriques est une bien mauvaise affaire pour General Electric, au point que certains se demandent si les Américains n’ont pas été roulés. 
    Mais tout dépend de ce que ceux-ci recherchaient. 
    Voulaient-ils acquérir une entreprise en bonne santé qu’ils auraient développée et fait fructifier ou désiraient-ils seulement se débarrasser d’un concurrent en liquidant toutes ses usines ? 
    L’entreprise américaine avait promis de créer 1.000 emplois ; elle en a été incapable et a dû verser 50 millions d’euros de dédommagements à l’État. 
    Pire : elle prépare un plan social drastique à l’usine de Belfort. 
    Les 700 départs volontaires n’ayant pas suffi, il faudrait encore licencier 800 ouvriers sur un total de 1.900.
    Et voici que Hugh Bailey, un proche d’Emmanuel Macron, l’un de ses conseillers lorsqu’il était ministre de l’Économie, et qui donc aurait piloté la vente d’Alstom, va prendre la direction générale, le 22 avril prochain, de la branche française de General Electric ! 
    Et c’est lui qui sera chargé du plan social qui s’annonce douloureux et potentiellement dangereux pour M. Macron. 
    Un nouveau scandale en perspective dans une affaire qui en connaît beaucoup ? 
    Christian de Moliner

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/le-feuilleton-chez-alstom-senrichirait.html#more

  • Julian Assange : lanceur d’alerte en danger – Journal du vendredi 12 avril 2019

    Julian Assange : lanceur d’alerte en danger

    Réfugié depuis 2012 dans l’ambassade d’Equateur à Londres, le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté jeudi après la révocation de son asile politique. Alors qu’il pourrait être extradé vers les Etats-Unis, son arrestation a provoqué une levée de boucliers pour défendre la liberté de la presse.

    Un acte 22 des Gilets Jaunes sous le signe de la répression

    Malgré l’entrée en vigueur de la loi anti-casseurs, les Gilets Jaunes vont une nouvelle fois battre le pavé samedi pour un acte 22. Si le mouvement a connu un coup de mou la semaine passée, de nombreux mécontents restent déterminés partout en France.

    Unplanned : le succès du cinéma alternatif étasunien

    Alors que la remise en cause de l’avortement est en passe d’être interdite en France, les États-Unis voient entrer un film pro-vie dans le top 5 au box-office. Retour sur la « success story » d’Unplanned, « Imprévu » en français.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/julian-assange-lanceur-dalerte-en-danger-journal-du-vendredi-12-avril-2019

  • Migrants en Méditerranée : Castaner reconnait à son tour la complicité de certaines ONG avec les passeurs (MàJ)

    08/04/19

    (…) Le ministre français reprend une critique apparue en 2017 dans le sillage d’un rapport de Frontex. «Depuis juin 2016, un nombre important de bateaux ont été interceptés ou secourus par des navires des ONG sans appel de détresse préalable et sans informations sur le lieu de sauvetage», s’étonnait l’agence européenne de contrôle des frontières. Dans ce même document, Frontex déclarait que les passeurs équipaient désormais les migrants de téléphones satellitaires pour alerter les secours une fois en mer, mais il n’était pas question de contacts téléphoniques entre passeurs et ONG. «Toutes les parties impliquées dans les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale aident involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs à un coût minimum», reconnaissaient plus largement les auteurs du rapport.

    (…) Le Figaro

    Lire la suite

  • I-Média n°245 – ONG/Passeurs : les médias en eaux troubles

     

    ONG/Passeurs : les médias en eaux troubles

    Christophe Castaner a créé des remous en affirmant que les ONG étaient complices des passeurs dans la crise migratoire méditerranéenne. Les médias sont obligés de ramer pour défendre leur vision du monde.

    Zapping

    Grand moment de déni du réel sur le plateau de Les Terriens du Dimanche animé par Thierry Ardisson. Lors d’un débat sur le Grand Remplacement, Juliette Méadel n’a pas hésité à verser dans le reductio ad hitlerum face à Natacha Polony et Gilles-William Goldnadel.

    Italie : un père, une mère, émoi, émoi, émoi…

    Matteo Salvini continue à faire hurler les médias français ! Pour Le Figaro et L’Express, le retour des mentions « père » et « mère » dans les formulaires administratifs en lieu et place de parent 1 et parent 2 aurait créé l’émoi !

    Tweets

    Le phénomène Greta Thunberg – largement traité par I-Média – est de plus en plus critiqué par les médias qui enquêtent sur la question.

    Marion Maréchal à l’Iliade : les gros sabots de Lucie Soullier

    Lucie Soullier est journaliste au Monde. Nous verrons ensemble que son article sur la présence de Marion Maréchal au dernier colloque de l’Institut Iliade est un modèle de propagande et de diabolisation.

    https://www.tvlibertes.com/i-media-n245-ong-passeurs-les-medias-en-eaux-troubles

  • Le Venezuela comme métaphore

    6a00d8341c715453ef0240a47a6f97200d-320wi.jpgLes citoyens qui suivent l'actualité internationale en général, et celle du Venezuela en particulier, ne constituent sans doute pas une majorité de l'opinion française. On peut le regretter et on doit s'interroger plus généralement sur le nombrilisme hexagonal. En l'occurrence cette forme d'aveuglement permet de renforcer aussi bien l'emprise des médias conformistes que les croyances sectaires de l'extrême gauche utopiste.

    Ajoutons que l'étatisme ambiant y retrouve son compte.

    Pour sa part le rédacteur de cette chronique n'hésite jamais à chercher à mieux se renseigner quant aux réalités sud-américaines, y compris en accueillant de temps à autre un auteur invité, quand il accepte de participer à ce modeste ouvrage de réflexion et d'information, l'excellent responsable des Colombian News, l'ami Eduardo Mackenzie. En tout état de cause, les chroniques des événements courants du site Est-et-Ouest[1] permettent au lecteur de se faire une idée plus juste des affrontements et des drames qui se déroulent, hélas, dans divers pays du monde sous la pression des reliquats du communisme. On l’a trop vite cru mort et enterré. Mais, désormais, dans le monde, il se manifeste, certes sous des formes un peu différentes, principalement par l'esclavagisme capitalo-marxiste de Xi Jinping en Chine et par l'emprise de plus en plus en plus inquiétante de son impérialisme. L'emprise totalitaire de l'islamisme a retrouvé d'autre part l'alliance historique à laquelle travaillaient déjà Lénine et Staline en 1920 à l'époque du congrès de Bakou[2], au lendemain de leur défaite à l'ouest en Allemagne et en Pologne.

    Aujourd'hui la désinformation sur l'Amérique latine en général et sur le Venezuela en particulier n'est pas monopolisée par le camarade Mélenchon, grand admirateur de feu Chavez. Cet apprenti dictateur tonitruant à l'excès semble à vrai dire en voie de démonétisation, sauf chez les plus naïfs des gilets jaunes et les plus criminels de black blocs.

    Le mensonge est plutôt propagé, d'une manière beaucoup plus subtile, et plus efficace, par de fausses symétries. Toujours de très mauvaise foi, on peut ainsi faire confiance au quotidien Le Monde. On le voit, fidèle à ses vieilles habitudes, inoculer son venin avec l'idée qu'à Caracas se déroule un duel. Il oppose un gentil président légal et légitime, le délicieux, le facétieux, le courageux Maduro et l'inqualifiable méchant du film en la personne de Donald Trump. Et de celui-ci, des maudits Gringos, des gros capitalistes de Wall Street, le serviteur zélé s'appellerait donc Guaido, jeune président de l'assemblée démocratiquement élue.

    On découvre, et les rédacteurs du Monde font mine de s'en effrayer qu'avant de riposter, comme il l'a fait, à la pseudo-réélection entièrement truquée de l'autocrate qui se cramponne à la tête de son pays, avant-hier prospère, aujourd'hui ruiné et ravagé, oui, il s'est rendu fin décembre dans différents pays voisins. Les États frontaliers manifestent eux-mêmes leur inquiétude, notamment du fait migratoire que provoquent, à leurs frontières, la misère et l'oppression grandissantes au Venezuela. Ce 9 avril, l'Organisation des États américains s'est même exprimée en sa faveur. Or, au début de l'année, Juan Guaido s'est préoccupé d'abord de coordonner une opposition vénézuélienne jusqu'ici morcelée. Sans doute les journalistes parisiens de gauche souhaiteraient-ils qu'elle restât cantonnée dans ses divisions, mais, crime affreux, il a cherché la sympathie d'exilés en Floride et d'élus aux patronymes bien hispaniques, et même chez l'ancien colonisateur, en Espagne, où réside l'ancien maire élu de Caracas destitué par le régime. La piste, facile à suivre, mène tout droit au cercueil de Franco, qui s'obstine à demeurer au Valle de Los Caidos. Penser cela ne s'appelle pas du complotisme puisque la conjuration est dénoncée par la gauche.

    Non l'échec économique désastreux, l’incompétence des militaires et la corruption mafieuse du régime de Maduro n'expliquent donc ni la pénurie des biens de premières nécessité, ni les pannes géantes d’électricité, ni le mécontentement généralisé d'un peuple. Les mêmes qui dénoncent le prix de l'énergie trop élevé en France, pensent qu'une conspiration nord américaine s'emploie, à l’encontre des valeureux peuples exportateurs d'hydrocarbures, à faire baisser le prix du baril de pétrole.

    Quiconque a vu le fameux film sur le voyage initiatique d'Ernesto Che Guevara le sait : quand une pauvre vieille femme souffre en Amérique latine d'un défaut de soins bucco-dentaires, c'est évidemment de la faute de ce qu'on appelait hier, à la suite de Marx, le capitalisme. Il est plus chic aujourd'hui de parler de mondialisme néolibéral.

    Scandale : le département d'État américain exprime sa sympathie pour Guaido. Comme par hasard. Qu'est-ce les malfaisants de Washington viennent donc faire en Amérique du Sud ? Je vous le demande. À la faveur de l'internationalisation de la crise[3] d'ailleurs ce sont les pays bienveillants, l'Iran, la Chine et la Turquie, qui ont apporté leur soutien à Nicolas Maduro dans son bras de fer avec Juan Guaido. L'Iran, la Chine et la Turquie sont évidemment les bienvenues, chez elles en Amérique latine. Des avions russes à Caracas comme hier à La Havane ? mais voyons c'est pour mieux t'embrasser mon enfant.

    Le 11 avril les Parisiens pourront découvrir un film et participer à un débat à propos du Venezuela[4], avec la participation de Paulo Paranagua, journaliste [atypique] du… Monde[5] et de la sociologue vénézuélienne Paula Vazquez. L'auteur de ces lignes regrette de ne pouvoir s'y rendre et salue d'avance ceux qui s'y intéresseront.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Sur le site Est-et-Ouest
    [2] cf. "La Faucille et le Croissant" – islamisme et bolchévisme au congrès de Bakou, par JG Malliarakis.
    [3] cf. Revue de presse publiée le 4 avril par l'IHS : "Venezuela : internationalisation de la crise"
    [4] Un film et un débat sur le Venezuela.
    [5] On y lit toujours avec intérêt ses trop rares chroniques latino-américaines

  • ONU, UE et médias de gauche accusés « d’organiser un changement de population » en Europe

    Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement hongrois, Péter Szijjártó, a accusé vendredi dernier, lors du lancement officiel du programme électoral du Fidesz pour les élections européennes, les institutions mondialistes, ONU et UE, d’organiser, avec la complicité des médias du système, « un changement de population » en Europe selon un « plan mondial » favorisant l’arrivée de clandestins sur le Vieux Continent.

    Il a par ailleurs félicité son pays, la Hongrie, d’avoir refuser de signer le Pacte Mondial sur les migration, moyen mis en place par l’ONU pour légaliser l’immigration illégale.

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/onu-ue-et-medias-de-gauche-accuses-dorganiser-un-changement-de-population-en-europe/107177/

  • Privatisation d’ADP : le mirage démocratique ? – Journal du mercredi 10 avril 2019

    Privatisation d’ADP : le mirage démocratique ?

    Un RIP pour ADP. Mardi, des députés issus des rangs de droite et de gauche ont annoncé avoir réuni le nombre de parlementaires requis pour lancer une proposition de referendum d’initiative partagée pour contrer la privatisation des Aéroports de Paris. Coup’ de com’ ou coup de maître ? Réponse dans cette édition.

    Brexit : Le “perp walk” de Theresa May

    C’était un peu la marche de la honte pour le premier ministre britannique. Mardi, après un passage à Berlin, Theresa May a rencontré Emmanuel Macron pour supplier un nouveau report du Brexit… Une éventualité qui devra être accompagnée de garanties alors même que les Lords ne parviennent à se mettre d’accord sur RIEN.

    Libye : le maréchal Haftar frappe à la porte du pouvoir

    Les troupes du maréchal Haftar aux portes de Tripoli ! Alors que la Libye s’enfonce encore un peu plus dans la crise, l’ONU va réunir son conseil de sécurité.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/privatisation-dadp-le-mirage-democratique-journal-du-mercredi-10-avril-2019

  • Donald Trump mécontent au sujet de la question migratoire

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation deRadio Courtoisie) : 
    Donald Trump a limogé dimanche dernier sa secrétaire à la sécurité intérieure chargée de l’immigration, Kirstjen Nielsen, en poste depuis juillet 2017. Trois jours plus tôt, il avait déjà évincé le chef de la police de l’immigration, Ron Vitiello. Ces décisions traduisent l’exaspération de Donald Trump face à l’absence de résultats de son administration à propos de la question migratoire. En effet, les arrivées de sans-papiers en provenance d’Amérique centrale sont désormais au plus haut depuis une décennie. Près de 100.000 personnes ont été arrêtées juste en mars après être entrées sans autorisation sur le sol américain.

    Ces arrestations constituent l’un des indices les plus fiables pour mesurer l’immigration illégale, nous explique Le Monde. L’une des personnes pressentie par la presse pour lui succéder est Stephen Miller qui prône un programme similaire à celui qui avait été tenté en 2011 qui permettait aux autorités américaines d’interroger et d’enregistrer les empreintes digitales de personnes originaires de 25 pays jugés « à risque élevé », et prévoyait aussi de stocker les informations des résidents américains âgés de plus de seize ans originaires de ces mêmes pays

  • Selon le président du Parlement de l’UE, la France a commis «une erreur historique» en Libye!

    Selon le président du Parlement de l’UE, la France a commis «une erreur historique» en Libye!
    La France et… le Royaume-Uni car si la France a bien attaqué la Libye, cela a été fait à 50-50 avec les Anglais et le tout avec des missiles guidés laser lancés d’avions européens mais… donné par les Américains!
    Il faut dire, que nous vivons une époque de guerre pour l’énergie, qu’à l’époque le pétrole était cher, très cher, que BP venait de faire exploser une plateforme dans le golfe du Mexique et devait plus de 20 milliards de dollars aux Américains qui ont donc filé des bombes aux Anglo-français pour aller rapiner le pétrole libyen et payer ainsi… les 20 milliards.
    C’était aussi pour donner un peu de pétrole aux Français, et c’était la compensation au retour de la France dans l’OTAN, enfin bref, c’est à la fois simple et compliqué.
    Ce qui est simple, c’est que comme nous n’avons plus de pétrole et pas tellement d’idée, mais de gros muscles, nous cassons la gueule à ceux qui en ont et nous le volons.
    Pardon… nous exportons la démocratie dans les dictatures arabes…. hahahahahahaahahahahah, vous pouvez toujours y croire.
    Après on se retrouve avec des hordes migrants contre lesquels il ne faut rien dire parce que sinon on pourrait voir nos âneries et nos vols de pétrole… alors on nous explique que pour être généreux il faut apporter la démocratie à coup de bombes et récupérer un maximum de migrants dont l’arrivée fera le malheur aussi bien des déjà-là que des nouveaux-venus.
    Re-hahahahahahahahahha, car il vaut mieux rire de tout cela, tellement c’est à vomir.
    Le pire, c’est qu’à chaque fois que nous faisons le plein de notre voiture (et moi le premier) nous sommes tous complice de cela.
    Nous sommes tous complices parce que nous sommes tous les prisonniers et les victimes de ce totalitarisme marchand qui détruit la planète et notre humanité.
    C’est là que les choses deviennent très compliquées.
    Charles SANNAT
    Libye: pour le président du Parlement de l’UE, la France a commis «une erreur historique»
    Dans une interview accordée le 6 avril à la chaîne italienne Sky TG24, le président du Parlement européen s’est prononcé sur l’aggravation de la situation en Libye.
    Il a notamment accusé l’ancien Président français, Nicolas Sarkozy, d’être derrière le meurtre de Mouammar Kadhafi.
    En commentant la déclaration de Matteo Salvini sur les intérêts économiques et commerciaux qui pourraient pousser certains pays à promouvoir une intervention militaire en Libye, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, s’en est pris à la France et, en particulier, à son ancien Président, Nicolas Sarkozy.
    «Nous disions depuis toujours que la France avait des intérêts différents de ceux italiens en Libye si bien que [Nicolas] Sarkozy était l’un des protagonistes de la chasse à [Mouammar] Kadhafi et de son meurtre avec les Américains et les Britanniques», a-t-il déclaré dans une interview accordée le 6 avril à la chaîne Sky TG24.
    «Il s’agit d’une erreur historique retentissante.
    La France pensait pouvoir peser plus en Libye mais finalement elle n’a rien pesé», a-t-il précisé.
    Selon M.Tajani, le «grand chaos» qui s’est créé en Libye a provoqué une crise migratoire dont le prix est payé par l’Italie et d’autres pays.
    Lors de son déplacement à Paris pour la réunion des ministres de l’Intérieur du G7, Matteo Salvini s’est déclaré «très préoccupé» par la situation en Libye.
    «Je voudrais que personne, poussé par ses intérêts économiques et commerciaux, ne promeuve une campagne pour une intervention militaire qui pourrait être dévastatrice», a-t-il ajouté.
    La semaine dernière, le commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar, avait donné l’ordre à ses forces d’entamer la marche vers Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez el-Sarraj et reconnu par la communauté internationale.
    Le 5 avril, les troupes du maréchal Khaftar ont atteint la banlieue de la capitale et pris le contrôle de l’aéroport international de Tripoli.
    La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du gouvernement et le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011.
    Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli du gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l’Onu et l’UE, et dans l’est, d’un parlement élu par le peuple et appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.
    Source agence russe Sputnik.com ici
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/selon-le-president-du-parlement-de-lue.html

  • La propagande du Système ne devrait normalement convaincre que les « citoyens du monde »

    Chronique de Paysan Savoyard (n°219 – avril 2019)

    Trois éléments de la propagande immigrationniste du Système sont à mettre en évidence. Ils sont probablement efficaces, car ils paraissent relever du registre du constat et semblent s’appuyer sur des positions raisonnables et équilibrées. Or la réalité est inverse : ces arguments de propagande sont assis sur des raisonnements biaisés et des faits mensongers. Plus fondamentalement, ils reposent sur une conception du monde contestable, partagée seulement par une faible minorité.

    • « Djihadisme et populisme sont deux extrêmes également malfaisants, qui se renforcent l’un l’autre »

    La mise sur le même plan de l’islamisme radical et de l’extrême-droite est l’un des arguments les plus utilisés par le Système. Il a les apparences, c’est ce qui fait sa force, d’un constat de bon sens et d’une analyse objective. Le Système n’a pas de mal à convaincre en déclarant en substance : « Ces deux courants aux antipodes ont pour point commun d’être extrémistes : ils se renforcent mutuellement, les excès de l’un nourrissant la violence de l’autre. Les gens de bonne volonté, républicains laïcs comme musulmans modérés, doivent s’unir pour rejeter ce double extrémisme ».

    Or cet argument est fondé sur une base doublement erronée et malhonnête. D’abord parce que l’extrême-droite est peu violente. On peut comptabiliser certes l’attentat de Breijvik et celui commis tout récemment en Nouvelle-Zélande, en remarquant au passage qu’ils sont intervenus dans deux pays où l’immigration de masse est récente. Dans les pays où elle est ancienne au contraire, en particulier en France et en Angleterre, il n’y a eu jusqu’ici presqu’aucune réaction violente à l’immigration, même de la part de militants d’extrême-droite. Cette absence de violence est à mettre en regard des centaines d’attentats commis par des musulmans « radicaux » dans les différents pays européens. Il y a lieu de rappeler également que la violence des immigrés, très généralement musulmans, ne se limite pas au terrorisme, la délinquance massive leur étant attribuable pour la plus grande part.

    Le raisonnement consistant à présenter djihadisme et populisme comme deux frères-ennemis objectivement complices est malhonnête, deuxièmement, parce qu’il met sur le même plan deux groupes de populations qui n’ont aucunement le même statut : sauf à considérer que la notion même de frontière est obsolète – et c’est bien là le fond du problème, sur lequel nous revenons plus loin – il est illégitime d’assimiler la réaction de la population autochtone qui se sent submergée par l’immigration et le comportement des immigrés, djihadistes ou non, qui s’installent en masse dans un pays qui n’est pas le leur.

    • « Le populisme est un extrémisme et doit comme tel être combattu »

    Le deuxième argument mis en avant par le Système est corrélé au précédent : « le populisme doit être combattu du fait même qu’il est un extrémisme et, comme tel, étranger au registre de la raison. Les positions raisonnables sont par nature modérées : elles tiennent le juste-milieu, tandis que les extrêmes relèvent de l’excès et de la caricature ».

    Cet argument est lui aussi efficace. Les positions jugées extrêmes, caricaturales, excessives sont en effet perçues unanimement comme des sources d’affrontements et de violence. Elles sont également disqualifiées intellectuellement : combien de fois entend-on citer le mot de Talleyrand assimilant excès et insignifiance… ? De plus, la plupart des réalités propres à la condition humaine appellent une position modérée : manger de façon modérée, pratiquer le sport sans excès, se montrer de bonne compagnie sans se laisser marcher sur les pieds, rester poli sans verser dans l’obséquiosité… En la plupart des domaines, l’excès est un ennemi : il est dès lors également perçu comme tel dans le registre politique.

    La dénonciation de l’extrémisme et la célébration de la modération sont donc efficaces. L’argumentaire est pourtant assis sur un raisonnement doublement malhonnête. Il est malhonnête d’abord parce que, bien loin d’être extrémistes, les réactions des populistes, comme celles de la population autochtone dans son ensemble, sont au contraire extrêmement modérées. Le principal parti d’extrême-droite, le RN, respecte ainsi un légalisme strict, participant sans broncher aux processus électoraux, en dépit des multiples entraves qu’il subit (poursuites pénales répétées, manifestations hostiles systématiques à la porte de ses meetings, comportement d’obstruction des banques…). De la même manière ce parti a depuis longtemps choisi d’adopter un discours républicain parfaitement conforme, prenant à son compte les valeurs célébrées par le Système, telles que la laïcité. Vis-à-vis de la question de l’immigration, les discours radicaux dénonçant l’invasion, le Grand remplacement et appelant à la remigration restent parfaitement marginaux, le RN affirmant quant à lui, à l’unisson des autres partis, que « l’islam a toute sa place dans la république dès lors qu’il en respecte les valeurs » ou que « la grande majorité des immigrés sont pacifiques et désireux de s’intégrer ». Pour notre part, au passage, nous considérons que ce discours trop lisse du RN est profondément erroné : il banalise le phénomène d’invasion auquel l’Europe est confrontée et contribue à l’opération d’anesthésie générale à laquelle le Système se consacre (voir par exemplecette chronique).

    La dénonciation de l’extrémisme est malhonnête pour une deuxième raison : les populistes, mêmes les plus radicaux d’entre eux qui dénoncent le « Grand remplacement », ne sont en rien des extrémistes. Qu’y-a-t-il en effet d’extrême à dénoncer l’invasion de son propre pays ? Faire le constat que les sociétés multiculturelles sont par nature belliqueuses et instables, affirmer que le rythme de l’immigration est tel qu’il mettra prochainement les populations autochtones en minorité sur leur propre sol, prédire que l’immigration de masse emportera la civilisation européenne elle-même, tout cela n’a rien d’extrême mais relève au contraire du constat brut, de la prévision raisonnable, du pronostic lucide et froid.

    La situation est exactement à l’inverse de ce que présente la propagande du Système. Les extrémistes ne se trouvent pas là où on les désigne : les extrémistes sont ceux-là même qui dénoncent les extrêmes. C’est bien le Système en effet qui mène en tout domaine des politiques extrémistes : en mondialisant et en ayant délocalisé des millions d’emplois ; en imposant aux Français moyens de souche un niveau record d’impôts, de taxes et de cotisations pour financer les conséquences sociales de la mondialisation et l’immigration ; en mettant en place des mécanismes qui enrichissent la classe dirigeante comme jamais ; en alimentant un système économique fondé sur la production et la consommation de masse qui a déstabilisé le climat en seulement quelques décennies ; en adoptant des lois libertaires et en promouvant des mœurs qui heurtent le bon sens et déstructurent la société. La politique la plus extrême conduite par le Système reste cependant l’immigration massive, qui a été souhaitée, encouragée et organisée par la classe dirigeante depuis cinq décennies et qui aboutit à l’invasion de l’Europe. Les extrémistes ? Ils sont au pouvoir…

    • « Les discours de haine des populistes nuisent à la paix civile et doivent dès lors être proscrits »

    Installé au cœur de la propagande du Système, le thème de la haine fait l’objet d’une invocation permanente : pas un jour sans que le Système, ses relais et ses porte-voix ne dénoncent « la haine », « ceux qui l’attisent, l’alimentent et la colportent ».

    La dénonciation de la haine est particulièrement efficace, pour deux raisons distinctes. Son efficacité résulte d’une part du fait que la haine est ressentie par tous comme un péché parmi les plus graves. Bien qu’aujourd’hui athée et même anticatholique, notre société, en France en particulier, reste marquée en profondeur par le christianisme. La culture européenne et les structures mentales des Européens ont été façonnées par le message évangélique. Or l’Evangile est tout entier bâti sur la notion d’Amour : il commande de s’aimer les uns les autres, nous presse d’aimer le prochain, nous demande même d’aimer nos ennemis. La haine dans un tel contexte ne peut qu’apparaître comme un péché mortel.

    Or, nous avons déjà traité ce point (voir cette chronique), il est aberrant, même pour les chrétiens, de fonder une société sur les commandements évangéliques. C’est se tromper gravement que de faire de l’Evangile une lecture littérale applicable aux politiques publiques. L’Evangile s’adresse aux individus et leur propose un chemin de vie personnelle : il n’a aucunement vocation à présenter un modèle de société.

    Mais l’efficacité de la dénonciation de la haine a un second ressort, plus puissant encore. L’argumentaire du Système est en substance le suivant : « Les discours opposés aux flux migratoires sont nécessairement ressentis par les immigrés comme hostiles et haineux. Ils nuisent dès lors par nature à la paix civile, contreviennent à la coexistence harmonieuse et menacent le vivre ensemble. Ils doivent pour cette raison être proscrits ».

    Convaincue par ce raisonnement en forme de syllogisme, la majorité de la population ressent comme légitimes les lois limitant ou interdisant l’expression des opposants à l’immigration. De même les poursuites pénales qui sont engagées sur cette base contre « les porteurs de haine » sont considérées comme normales. De même encore la fermeture des comptes de réseaux sociaux de « ceux qui attisent la haine » est perçue comme nécessaire au maintien de l’ordre et de la paix civile.

    En dépit de son caractère raisonnable en apparence – qui pourrait aimer la haine ? – cette dénonciation de la haine repose pourtant sur une tromperie. Depuis que les sociétés humaines existent, les peuples ont cherché à résister à leurs envahisseurs. Depuis toujours également, ils ont éprouvé envers leurs agresseurs de la haine. Ces réactions de résistance et de haine contre l’envahisseur sont toujours apparues comme des réactions normales et légitimes. On ne peut dénier à une population le droit de résister à l’invasion et de haïr l’envahisseur que si l’on se réclame d’un monde sans frontières, où chacun possède le droit de circuler librement et de s’installer où il le désire.

    Or cette conception d’un monde sans frontières est manifestement une folle utopie. Elle n’est partagée que par quelques Européens. Elle est absente des autres continents. Les immigrés les premiers n’y sacrifient nullement : ils ne se ressentent aucunement comme citoyens du monde mais sont au contraire tout à fait conscients de participer à une entreprise de conquête et de colonisation. Quant à la population européenne, elle n’a jamais été consultée sur la politique d’immigration : si elle l’était, il y a fort à parier qu’elle rejetterait massivement la politique immigrationniste et la vision d’un monde sans frontières qui la sous-tend.

    En bonne logique, le débat ne devrait donc pas se situer là où le place le Système. Il ne s’agit pas de choisir entre l’extrémisme et la modération, entre la haine et la concorde, ni même entre la paix et la violence : il faut remonter au fait générateur de tous ces questionnements et en venir à la question première, de laquelle découle les autres. La politique d’immigration massive conduite depuis cinquante ans repose sur la conception d’un monde sans frontières : un tel monde sans frontières est-il possible et souhaitable ?

    Si l’on répond affirmativement, les « discours de haine » et d’hostilité à l’immigration doivent alors être effectivement proscrits, parce qu’ils nuisent à la paix et au vivre-ensemble. La situation est toute différente si l’on considère, comme c’est notre cas, qu’un monde sans frontières ne constitue qu’une dangereuse utopie déconnectée des faits. Si l’on estime que l’organisation des peuples en nations, sur un territoire dont ils sont les maîtres, constitue le seul cadre envisageable parce qu’il correspond profondément à la réalité de la condition humaine, alors la haine de l’envahisseur et de ceux qui leur ouvrent la porte devient profondément légitime, humaine et saine. Et c’est l’attitude de bienveillance et de compréhension à l’égard de ceux qui s’introduisent en masse sur nos territoires qui doit être condamnée, parce qu’elle correspond à une trahison et débouche sur la soumission.

    La condamnation et la proscription de la haine que voudrait obtenir le Système sont vaines, au demeurant, comme la suite des événements risque de le montrer. Si l’utopie folle d’un monde sans frontières continue à gouverner l’Europe, la haine s’invitera bientôt aux premières loges des massacres qui s’annoncent. Elle enflammera les protagonistes des affrontements en gestation. Elle dansera comme feux-follets autour des razzias, des pogroms et des ratonnades à venir. Elle déferlera dans le chaos et l’anomie qui s’installent. Elle brandira les drapeaux ensanglantés, déposera les bombes meurtrières, stimulera les porteurs de cimeterres. Elle animera aussi ceux qui ne veulent pas mourir.

    Voir également ces chroniques : « Comment faire taire les dissidents : le prétexte de la haine » ; « Une haine légitime et salutaire »

    https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/

  • Quand le monde peul s’éveillera, le Sahel s’embrasera…, par Bernard Lugan

    Tel était le titre d’un article, hélas peut-être prémonitoire de l’Afrique Réelle datant d’août 2016.

    Comme les Kurdes, les Peul forment un peuple dispersé et sans Etat. Zébré par les frontières post-coloniales, l’espace peul s’étend sur tout l’ouest africain, courant de l’Atlantique sénégalais jusqu’à la région tchadienne et à la RCA.
    La question est de savoir si l’actuel cycle de massacres-représailles qui se déroule au Mali et au Burkina Faso, ne va pas finir par provoquer leur union, phénomène qui pourrait être soutenu à l’étranger par une diaspora dynamique, riche et instruite.
    Hommes de la vache et de la lance, les Peul vont-ils, à l’image des Tutsi du Rwanda, tenter de briser par les armes le système de l’ethno-mathématique électorale qui les soumet politiquement aux hommes de la houe et qui en fait les victimes de leurs armées ?
    Si tel était le cas, les conflits sahéliens prendraient alors une toute autre dimension. A l’image des cataclysmes du XIXe siècle, quand l’impérialisme peul s’abrita derrière le paravent du jihad.

    Une simplification extrême permet de distinguer les Peul sahéliens nomades et les Peul soudaniens vivant en noyaux semi sédentaires ou sédentaires parmi les peuples agriculteurs. Certains ont fondé des sociétés très structurées et hiérarchisées comme dans le Fouta Djalon guinéen, au Macina malien, dans le nord du Nigeria et au Cameroun.
    Aujourd’hui, les Peul se trouvent placés au cœur de plusieurs conflits hérités de l’histoire. Rallumés par le jihadisme et par la suicidaire démographie sahélienne dont la conséquence est la lutte pour les terres et les pâturages, ces affrontements font peser une menace supplémentaire sur la stabilité déjà fragile d’une vaste partie de l’Afrique.

    Dans le Mali central et dans le nord du Burkina Faso, les actuels évènements opposant Peul et Dogon ne sont pas une nouveauté. Ils sont tout au contraire la résurgence des conflits liés aux conquêtes peul de la fin de la période précoloniale. Or, les principales résistances à cette expansion furent celles des Bambara et des Dogon. Mise entre parenthèses durant la période coloniale, l’opposition entre ces peuples ressurgit avec force aujourd’hui.

    Le 26 mars dernier, les journalistes de France 24, qui est, rappelons-le, la chaîne officielle française émettant vers l’Afrique, ont osé produire une émission dont le titre est « Massacre de Peul au Mali : les exactions n’ont pas une origine ethnique » !!! Que sont-ils donc alors ? Des vengeances de maris cocus ou des querelles de supporters de football ?
    L’on ne peut qu’être atterré par l’aveuglement doublé d’incompétence de ces journalistes qui, paralysés par leur idéologie universaliste niant les identités et les enracinements, s’interdisent de nommer la réalité.

    En plus du Macina, la situation sécuritaire est de plus en plus préoccupante dans le nord du Mali où les routes sont minées par les GAT (Groupes armés terroristes) et où les garnisons sont attaquées. Ces dernières constituent des cibles d’autant plus tentantes que les soldats maliens se débandent devant des assaillants inférieurs en nombre, avant de leur abandonner l’armement flambant neuf généreusement offert par la « communauté internationale »…

    Bernard Lugan

    Texte repris du siteBlog de Bernard Lugan

    https://fr.novopress.info/214218/quand-le-monde-peul-seveillera-le-sahel-sembrasera-par-bernard-lugan/

  • Alliance atlantique : soixante-dix ans, ça suffit !

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    Jean-François Touzé
    Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire
    Le 4 avril 1949, était signé le Traité de l'Atlantique Nord, ouvrant la porte à la création de son organisation militaire intégrée, l’OTAN.
    Soixante-dix ans plus tard, la menace soviétique disparue, les divergences entre les États-Unis et l'Europe, tant au niveau stratégique qu’économique et commercial allant en s’élargissant, les intérêts des uns, en matière diplomatique ou militaire, ne rencontrant pas spontanément ceux de l’autre, rien ne subsiste plus de la nécessité d'un Pacte euro-atlantique.
    Face à la menace d’une extension du communisme soviétique vers l'Europe d’ouest, l'Alliance atlantique fut un outil de résistance et d'endiguement (Containment Strategy). Elle fut la marque d'une volonté de solidarité du monde libre, et c'est pourquoi, dans son immense majorité, la Droite nationale, jusqu'à la fin des années 1980, eut pour position constante d'y être favorable (Jean-Marie Le Pen, par anticommunisme et par réaction à la position gaulliste, fit, très logiquement, de la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN, un point fort de sa première campagne présidentielle en 1974). Une position largement partagée dans notre camp même si, dès le début de la mise en exercice du Traité, de sérieux doutes se firent jour sur l'automaticité d'une riposte militaire venue de la lointaine Amérique en cas d'attaque soviétique sur le vieux continent, et malgré la pleine conscience qu'avaient les diverses organisations nationales du caractère humiliant d'une situation de protégés, autrement dit de vassaux, dont les États-Unis jouaient pour maintenir Europe de l'ouest en état de dépendance, comme finit par le reconnaître John Foster Dulles, Secrétaire d'État de 1954 à 1959.
    Le départ, en 1966, de l’organisation intégrée, voulue par De Gaulle, si elle eut pour effet de réjouir le Kremlin et de provoquer la colère de Washington, ne changea pas profondément la donne si ce n'est en rendant une indépendance de façade et d'apparence à la France.
    Au lendemain de la chute du bloc de l'est, deux options se présentaient : soit la dissolution pure et simple de l'Alliance que l’écroulement de l’URSS et la fin du Pacte de Varsovie rendait caduque, ou sa transformation en une nouvelle organisation, excluant la Turquie mais englobant la Russie et ses anciens satellites, créant les conditions d'une défense des intérêts convergents de l’Europe et de l’Amérique face à la menace islamique qui se développait et à l’émergence de nouvelles puissances planétaires comme la Chine.
    Comme toujours les dirigeants américains qui avaient lu Bismarck et avaient retenu de lui que, « dans une équation à deux facteurs, il faut toujours choisir le troisième », décidèrent de suivre la voie de leur penchant naturel, celle d'un Nouvel Ordre Mondial, autre mot en langage diplomatique américain, de l’Imperium US.
    Les deux guerres d'Irak, la pression constante sur les voisins de la Russie pour qu'ils rejoignent l'OTAN, la déstabilisation du proche orient, la montée du Djihad, la déferlante migratoire, les bombardements, soixante-dix-huit jours durant, de la Serbie en 1999, avec pour effet l’installation d'une république Islamique au cœur de l'Europe, le début d'une nouvelle guerre froide, furent les conséquences de ce choix aussi politiquement aberrant que stratégiquement funeste.
    Le Parti de la France – qui sait qu'une nation n'a pas d'amis mais des alliés – constate que ce qui aurait pu être une chance historique pour l’Occident au début des années 1990, n’a pas été saisi.
    Malgré les tentatives menées par la France de rééquilibrage des commandements et de renforcement du pilier européen après son retour au sein du dispositif militaire intégré envisagé par Chirac et finalisé par Sarkozy, et quelles que soient les récriminations maintes fois rééditées par Trump contre l'organisation qu'il assimile à un gouffre financier, l'OTAN reste ce que son ADN lui commande d’être : un outil militaire et politique au service exclusif des États-Unis qui, en dépit de ses tentations isolationnistes passagères, veut en conserver le levier. La réunion des ministres des Affaires étrangères des vingt-neuf pays membres de l'Alliance atlantique qui vient de se tenir à Washington à l’occasion des soixante-dix ans du Traité l'a amplement démontré, tout comme a été démontrée où se situe la priorité des missions fixées à l’organisation, celle-ci ayant été définie par le Secrétaire d'État américain, ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo : le renforcement de sa présence en mer noire et de son soutien à l'Ukraine.
    Le PDF se prononce, en conséquence, en faveur du départ de la France de cette organisation qui ne peut ni ne veut dans un cadre civilisationnel, et de la constitution d’une Alliance Européenne de Défense reposant sur la coopération stratégique et opérationnelle de nos armées nationales comme de nos industries d’armement, en partenariat avec la Russie et, si cela s’avérait nécessaire, de la renégociation, sur ces bases et sur elles seules, de nouvelles relations euro-atlantiques à redéfinir.
    L'Europe des Nations et des États, l'Europe de la souveraineté continentale, de la sécurité et de la reconquête civilisationnelle, « ce rêve des sages, ambition des puissants » ne se fera que par la volonté de ses peuples. Seules comptent durablement les communautés de destin.
  • Comme en 2007, les marchés ne veulent voir que le verre à moitié plein

    86695349.jpgMarc Rousset

    Boulevard Voltaire cliquez ici

    Le CAC 40 a continué sa belle remontée à 5.476,20, ce vendredi 5 avril, tandis que Wall Street, suite à un rapport sur l’emploi, de bonnes nouvelles sur le dossier commercial sino-américain ainsi que sur le Brexit, terminait au plus haut de l’année. Face au ralentissement de l’activité mondiale et aux risques systémiques, les marchés regardent le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

    La dette française frôlera les 100 % du PIB en 2022 et non pas 90 %, comme dans de précédentes estimations. En cas de crise similaire à celle de 2008, elle devrait même dépasser les 120 %. En matière d’effort structurel sur les dépenses publiques, l’exécutif répète inlassablement : « Vous allez voir ce que vous allez voir, mais dans deux ans seulement. » La triste réalité Macron, c’est que le taux de croissance sera au maximum de 1,4 % jusqu’à la fin de son mandat, que seuls 1.500 postes ont été supprimés dans la sphère de l’État en 2018, que seulement 4.500 devraient l’être en 2019, tandis que la ruineuse et suicidaire immigration, de l’ordre de 450.000 personnes par an, continue…

    L’indice PMI IHS Markit manufacturier français du mois de mars est ressorti assez déprimé, à 49,7. La France paie les erreurs laxistes, depuis quarante ans, d’une politique de désindustrialisation et de demande keynésienne avec des déficits publics, au lieu d’avoir pratiqué, comme l’Allemagne, une politique de l’offre compétitive des entreprises, la seule politique possible pour créer et sauver des emplois industriels.

    En zone euro, l’indice PMI IHS Markit manufacturier se replie de 49,3 à 47,5 en mars, affichant son plus bas niveau depuis avril 2013. L’indice allemand, lui, a plongé à 44, en mars, contre 47,6, en février. L’Europe pourrait bien être le point de départ de la prochaine crise car la France et l’industrie allemande, et non plus seulement l’Europe du Sud, sont en cause.

    Le bilan de la BCE représente 41 % du PIB, contre 22 % pour les États-Unis et 101 % pour le Japon – le pire exemple. Il n’est plus possible, en zone euro, d’augmenter les taux d’intérêt car ils seraient supérieurs aux faibles taux de croissance des pays européens, augmentant mécaniquement le poids de la dette dans les PIB. Il y a là un grave problème car les taux d’intérêt doivent être normalement relevés par les banques centrales en période normale afin de pouvoir être abaissés lorsque la récession apparaît. En fait, la zone euro n’a plus le choix qu’entre les taux bas ou la faillite immédiate des États et les krachs bancaires, obligataires, boursiers et immobiliers. Tout explosera lorsque la récession finira, malgré tout, par arriver !

    En Italie, une contraction du PIB de -0,2 % est prévue pour 2019, avec un taux de croissance de 0,4 % en 2020. Le gouvernement populiste, conscient des effets négatifs du revenu citoyen et de l’avancée suicidaire de l’âge de la retraite, a pris pour la première fois, suite aux pressions du patronat et de Bruxelles, de bonnes mesures : suramortissement des investissements, simplification de l’impôt sur les bénéfices, soutien à l’innovation. Mais cela ressemble à de la poudre de perlimpinpin trop tardive dans un pays à l’arrêt depuis vingt ans.

    Les impôts, en Italie, devraient être augmentés de 32 milliards d’euros pour éviter une augmentation du déficit budgétaire à 3,5 %.

    Aux États-Unis, Trump souhaite une baisse immédiate des taux d’intérêt à 0,5 % et le retour au « QE » laxiste de la création monétaire. Les taux courts sont à 2,5 %, au même niveau que les taux à dix ans. Or, il faut habituellement, en cas de récession, une baisse de 3 à 5 % du taux directeur pour relancer l’économie. Les taux américains pourraient basculer un jour, comme en Europe et au Japon, en territoire négatif. Mais un autre signe noir pourrait apparaître : celui de la dédollarisation et de la chute du dollar. Les banques centrales de nombreux pays achètent de plus en plus d’or et, cerise sur le gâteau, l’Arabie saoudite a fait des déclarations fracassantes, ce vendredi 5 avril, en affirmant réfléchir à une alternative au dollar dans le cadre des transactions pétrolières qui fut à l’origine même du règne du dollar.

    Les Bourses grimpent suite à l’afflux laxiste de liquidités et aux bas taux d’intérêt, mais les productions réelles ne suivent pas. Les dangers de krach dans le monde sont multiples et multi-pays interconnectés.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/04/07/comme-en-2007-les-marches-ne-veulent-voir-que-le-verre-a-moi-6142214.html

  • Europe sans défense ?

    6a00d8341c715453ef0240a4795347200d-320wi.jpgAu lendemain d'un pseudo-débat cacophonique, avouons ici préférer l'évocation des vraies questions européennes : à commencer par celle de nos moyens de défense globalement insuffisants et désordonnés.

    Ministre française des Armées, Mme Parly intervenait le 18 mars devant le conseil atlantique à Washington. Utilisant un certain genre d'humour qui plaît aux États-Unis, elle commença son propos très sérieux par une plaisanterie. Jouant sur l'homonymie de son prénom et de l'ouragan dévastateur "Florence", qui ravagea l'Amérique du Nord en septembre 2018, elle s'efforça de démontrer qu'elle n'était pas venue chez nos alliés non pour détruire, mais au contraire pour construire[1].

    On vient de célébrer, trop discrètement, le 70e anniversaire du traité de Washington, signé en avril 1949. On se situait alors au commencement de la guerre froide. Dès 1945 dans une lettre à Truman, puis en 1946 dans son discours de Fulton, Churchill avait dénoncé le rideau de fer coupant le Vieux Continent en deux.

    Le monde ayant, depuis lors, passablement évolué, cette alliance se cherche une nouvelle définition. La sécurité de l'Europe de l'Ouest a reposé pendant plus d'un demi-siècle sur l'effort des États-Unis. Or, ceux-ci, désormais, sous la présidence de Donald Trump, affirment souhaiter voir partager le fardeau[2].

    Depuis la crise de Géorgie en 2008, et plus encore depuis celle de Crimée de 2014, et de la guerre hybride du Donbass, la question officiellement posée est, celle de la part de leur produit national que les pays européens consacrent à leur budget militaire. Il a été posé en principe, au sein de l'Otan, qu'à partir de 2015, et dans un délai de 10 ans cet effort serait porté à hauteur de 2 %.

    Au départ, en 2013, hormis les États-Unis (4,07) et la Grande Bretagne (2,26) un seul pays observait cette évaluation comptable : la Grèce (2,21), et ceci pour des raisons nationales évidentes[3]. 5 ans plus tard en 2018, l'Estonie (2,07), la Pologne (2,05) la Lettonie (2,03), la Lituanie (2,0) observent désormais le ratio. Au contraire, la Belgique (0,93) et l'Espagne (0,93) demeurent au-dessous de 1 %.

    Quant à la France macronienne, elle déclare : "nous soutenons pleinement l'insistance des États-Unis sur les 2 %. Le président Macron a même suggéré récemment que les Européens pourraient inscrire cet objectif dans un traité."

    Hélas, dans les faits, la France est passée de 1,86 à 1,82.

    Cette contradiction entre les paroles et les actes des dirigeants français nous est devenue trop coutumière. Elle nous amène à reconnaître avec Péguy "qu'il est quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse c'est d'avoir une âme habituée."

    Au moins aussi grave : nos cousins germains d'outre Rhin, actuellement gouvernés par la Groko, cette grande coalition socialo-merkelienne, s'y refusent. Les sociaux-démocrates par la voix du ministre des Finances Olaf Scholz ne veulent pas dépasser 1,5 % de leur PIB. Leur unique argumentaire repose sur une affirmation pacifiste partagée tant par le parti écologiste des Grünen, que par le parti marxiste Die Linke. La rééducation de ce peuple, si bien réussie depuis 1945, joue à l'évidence son rôle.

    Si l'on s'en tient aux budgets militaires l'Europe, dans son ensemble a, quand même, en 5 ans, a quand même accru son effort de 77 milliards d'euros, mais elle ne pèse encore que 28 % de l'alliance. En gros le budget militaire des États-Unis pèse 600 milliards de dollars, dont 30 milliards affectés à la défense de l'Europe, celui, dispersé[4], des 28 de l'ordre de 300 milliards.

    Un long chemin reste à parcourir pour consolider l'industrie de défense. Les Européens disposent de 20 types d'avions de combat différents, alors que les États-Unis n'en ont que 6. Des progrès ont, certes, été accomplis par la décision franco-allemande en 2017 de construire un char de combat européen[5] et en 2018 un système d'avion de combat européen, Dassault Aviation ayant été désigné chef de file du programme européen du Système de combat aérien du futur (SCAF).[6] En juin 2018, la Commission européenne a aussi proposé de doter de 13 milliards d'euros le Fonds européen de la défense qui contribuera à ces programmes.

    Dans de nombreux domaines, d'autre part, la supériorité des États-Unis demeure totale : les Américains disposent de 71 % des avions de surveillance, de 72 % des hélicoptères d'attaque, de 81 % des transports stratégiques, de 91 % des avions-citernes, de 92 % des UAV Male et Hale, de 100 % des bombardiers stratégiques et de systèmes d'alerte avancée des missiles balistiques.

    Reste aussi à faire prendre conscience à l'opinion des nouveaux dangers[7] ‑ les nouvelles menaces ne venant pas seulement de l'islamisme pudiquement réduit à l'appellation de "terrorisme" – à une opinion intoxiquée par un demi-siècle d'illusoires discours pacifistes. Rappelons à cet égard un vieux proverbe français : nul n'a droit en sa peau qu'il ne la d

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. Discours prononcé à Washington le 18 mars 2019
    [2] Le propos du président américain est encore plus catégorique. Il va jusqu'à dire, à Bruxelles le 10 juillet 2018 : "L’Union européenne empêche nos agriculteurs et nos entreprises de faire des affaires en Europe (déficit commercial de 151 milliards de dollars américains). Et ils veulent ensuite que nous les défendions avec joie par l’intermédiaire de l’OTAN et que nous en payions gentiment. Ça ne marche pas !"
    [3] Les dépenses de défense des pays de l'OTAN sont publiées chaque année par l'organisation.
    [4] 22 des 28 États membres de l’Union sont membres de l’Otan. L’Autriche, Chypre, la Finlande, l’Irlande, Malte et la Suède n'en font pas partie. Outre les États-Unis, 6 membres de l’Otan n'appartiennent pas à l'UE ; le Canada, l'Islande, la Turquie, la Norvège, le Monténégro et l'Albanie. La Macédoine du Nord deviendra le 30e allié en décembre 2019.
    [5] cf. article "Le char futur sera franco-allemand"
    [6] cf. article "La France prend le manche du futur avion de combat européen"
    [7] On doit lire et faire connaître par exemple "Cyber. La guerre Permanente" par Jean-Louis Gergorin (Cerf 2018) ou "La Visée économique de la Chine" par Antoine Brunet (ed. L'Harmattan, 2014).

    https://www.insolent.fr/

  • Chute libre

    DRAPEAU-AMERICANO-EUROPEEN.jpgC’est aujourd’hui qu’est annoncée, sous la verrière du Grand Palais (en majesté et surtout en toute transparence comme le symboliserait l’endroit choisi ?) la « restitution du Grand débat ». Au nombre des préoccupations des Français figure en bonne place le ras-le-bol devant le fiscalisme confiscatoire, une demande d’équité dans le domaine des impôts et autres taxes auxquels nous sommes soumis. Justice et mesure qui ne sont pas au rendez-vous jugent nos compatriotes. Ils constatent  ave effarements  les délirantes retraites chapeaux et autres parachutes dorées dont bénéficient les présidents des grands groupes qui quittent  leur poste, sans que les millions d’euros qu’ils empochent soient en outre (toujours) en lien  avec les résultats obtenus. On se souviendra que Bruno Gollnisch s’est ému de longue date de ces dérives, citant à l’époque notamment le cas d’un certain Carlos Ghosn… La tribune  publiait la semaine dernière quelques exemples de PDG dont les salaires, retraites et avantages apparaissent hors-sol, hors de proportion. Le départ dans  deux jours de l’Allemand Tom Enders, 61  ans,   président exécutif  du groupe Airbus (il sera remplacé par Guillaume Faury) a ainsi attiré l’attention. «Le président exécutif d’Airbus, est-il écrit, va toucher une enveloppe globale pouvant atteindre 36,8 millions d’euros à compter de son départ à la retraite (…) selon une estimation réalisée par le cabinet d’étude Proxinvest. Tom Enders pourrait toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. (…). Ça fait cher la prime de non-concurrence, 12 mois c’est vite passé… Si dans un an et demi il a envie de faire du conseil pour une autre compagnie, il aura le droit, souligne à l’AFP Loïc Dessaint, directeur de Proxinvest, qui conseille les actionnaires… »

    Les émoluments de Tom Enders sont-ils,  pour autant, le seul objet de scandale ? Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les menées de M Enders quand il était à la tête d’Airbus, sans que cela n’émeuvent apparemment « nos  hommes d’Etat », qui, il est vrai, n’en sont pas à leur coup d’essai, nous l’avions dit notamment au sujet la récente et sidérante trahison des intérêts français que constitue l’affaire de la vente d’Alstom à General Electric. Pour le magazine MarianneEmmanuel Lévy retraçait le 8 mars dernier  la prise de contrôle d’Airbus par l’Oncle Sam. « Les choix » de M. Enders, « atlantiste assumé ont affaibli l’avionneur européen dans sa guerre avec Boeing. » « La décision d’arrêter l’A380 est le dernier mauvais coup porté par Tom Enders à Airbus , regrette l’un des membres de la direction du groupe aéronautique européen qui ne décolère pas : « Il fallait laisser une chance à cet avion en avance sur tous ses concurrents, et surtout ne pas fermer la porte aux grandes compagnies d’aviation avec lesquelles nous étions toujours en négociation. » Quittant Airbus en avril prochain, Tom Enders aurait pu avoir l’élégance, sinon la décence, de laisser ce dossier stratégique à son successeur, estime ce haut dirigeant. Désormais, poursuit-il, avec la fin du 380, Airbus n’a plus de nouveau programme dans les tuyaux et laisse ainsi le champ libre à Boeing. Un décrochage qui a commencé avec l’arrivée de Tom Enders à la présidence du groupe en 2007. »

    En juillet 2016, dans Causeur, Roland Hureaux pointait cette mainmise américaine sur Airbus avec la nomination d’« un nouveau directeur technique », « un Américain de 36 ans, Paul Eremenko, qui a fait jusqu’ici l’essentiel de sa carrière dans une annexe du Pentagone, la DARPA (Defense Advanced Research Program Agency ), chargée des techniques de pointe en matière d’armement : robotique, drones, satellites. Cette nomination appelle plusieurs questions :– N’y a-t-il en Europe aucun ingénieur qualifié pour occuper ce poste ?– La réciproque est-elle concevable: Boeing nommant un directeur technique ayant travaillé dans son pays dans le domaine de la défense ? Rappelons que l’armement est dans le périmètre du groupe Airbus, comme de Boeing. On peut douter de cette réciprocité au vu d’une récente loi américaine qui prescrit qu’en cas de prise de contrôle d’une entreprise stratégique par un groupe étranger (même venu d’un pays de l’OTAN), bien évidemment le gouvernement  américain se réserve de nommer l’ensemble des membres du conseil d’administration et de la direction, les nouveaux actionnaires n’ayant d’autre  droit que de connaître les comptes et de percevoir des dividendes… »

    Le tropisme otanesque de M. Enders, n’est pas seulement pointé par Marianne ou Causeur maus aussi par l’article très détaillé  de Richard Labévière  paru sur reseauinternational.net sur cette mainmise de Washington sur Aibus. Le profil tracé de Tom Enders est assez évocateur : « Ayant effectué ses études en Californie (mais pas à UCLA comme l’affirme sa biographie officielle), il a été ciblé très tôt par les services américains comme gendre d’un haut dirigeant de Daimler, ne faisant pas mystère de son  atlantisme militant et de son attachement inconditionnel aux Etats-Unis. Sa proximité avec les services américains est confirmée par un officier européen de renseignement,  alors que Tom Enders n’était que directeur de la stratégie de DAS – bras armé de Daimler dans l’activité défense du groupe allemand – tandis qu’EADS n’existait pas encore… . La même source ajoute : Tom Enders est devenu patron de l’activité Aéronautique et Défense de DASA, puis d’EADS à la fin des années 1990, à une époque où l’aval des autorités américaines était indispensable puisque l’armée allemande, particulièrement la Luftwaffe, travaillait en symbiose totale avec le Pentagone ».

    Tom Enders impose plus discrètement au sein des équipes de recherche d’Airbus, une ancienne gradée de l’US Air Force, Valerie Manning. Cette nomination provoque quelques réactions des services français qui ne manque pas de lancer de nouvelles alertes, mais en vain. La charmante jeune femme s’était vu refuser par une DCRI fort méfiante son habilitation et par conséquent interdire l’accès à certains sites français de fabrication de la filière armement d’EADS. Malgré tout, elle est notamment chargée de superviser à Suresnes l’audit réalisé sur le transporteur militaire A-400M. La proximité de Valerie Manning avec Tom Enders et d’autre hauts cadres du groupe a trop souvent défrayé la chronique interne d’Airbus pour ne pas accréditer la vraisemblance d’une confusion désastreuse du cœur et des armes… »

    « Cerise sur le gâteau, Tom Enders a eu recours à la société Palantir dans le domaine des big data  pour l’informatique d’Airbus. Dès 2004 Palantir, créé par Peter Thiel, Alex Karp et Nathan Gettings, proches du président Donald Trump, bénéficie de fonds importants de la CIA, multipliant différentes collaborations avec le renseignement, les forces armées et les services de police américains. Dernièrement Palantir a été associé à Cambridge-Analytica afin de collecter et d’exploiter – à leur insu – les données de millions d’abonnés au réseau numérique Facebook, lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Mais, ce détail n’a pas entamé la sagacité de Tom Enders… »

    Précisons  que comme nous l’avions déjà relevé  en décembre 2016, en l’absence de moyens suffisants, notre Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a signé elle aussi  un contrat avec Palantir  pour  le traitement des énormes flux informatiques qui ont  permis aux Etats-Unis le démantèlement de   réseaux terroristes. Mais comme le confiait alors   « un  agent de la lutte antiterroriste »  au magazine Paris-Match: « Il est habituel et normal que la DGSI, comme les services secrets, la DGSE, partagent certaines informations avec des services de renseignement de pays alliés, au premier rang les États-Unis. Mais l’accord avec les Américains n’a pas été choisi, ils sont les seuls à disposer de cette technologie qui nous est nécessaire. Surtout, avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste. C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe».  Etre dupe, c’est une chose, mais  être complice de notre mise sous tutelle, encourager notre inféodation c’est encore autrement plus grave. Et d’Alstom à Airbus, ce sont bien à des abandons conscients d’indépendance, de souveraineté, de défense de nos intérêts nationaux auxquels nous assistons de la part de ceux qui en ont normalement la charge.

    https://gollnisch.com/2019/04/08/chute-libre/

  • Immigration clandestine : « Si le bateau arrive en Espagne, ils sont chanceux, sinon ils perdent l’argent et recommencent »

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    2000 euros, c’est le prix minimum pour atteindre l’Europe clandestinement depuis l’Afrique du Nord à bord de petits bateaux.

    Malgré une surveillance accrue, les filières de passeurs se multiplient et peuvent rapporter gros.

    Un passeur a accepté de témoigner et livre plus de détails.

  • 20 ans après l’intervention de l’Otan en ex-Yougoslavie, quelles leçons pour aujourd’hui ?

  • C’est que de l’amour…

    jean-joseph_thorelle-adam_et_eve_au_paradis_terrestre-850x1024.jpgOjim l’avait annoncé, les assassinats, le 21 février 2018, du journaliste slovaque d‘investigation Ján Kuciak et de sa compagne Martina Kušnírová « ont provoqué des changements politiques dans (leur) pays. ». « Le jeune journaliste (s’était) fait rapidement remarquer en publiant des articles dénonçant de possibles malversations, affaires de corruption et autres suspicions de détournements de fonds mettant en cause la mafia calabraise active en Slovaquie et un homme d’affaire slovaque, Marián Kočner.» Surfant sur le ras-le-bol des Slovaques devant les ravages de la corruption mafieuse, Le Monde rapporte que  « la militante anticorruption», « l’avocate libérale Zuzana Caputova » a été largement élue dimanche présidente de la Slovaquie, avec 58% des suffrages, « première femme cheffe de l’Etat slovaque ». « Les analystes comparent Mme Caputova au président français Emmanuel Macron, un outsider arrivé au pouvoir en 2017 avec un programme réformiste. « « Une histoire similaire s’est déroulée à la dernière élection présidentielle en France, où le représentant d’une nouvelle tendance politique et un nouveau mouvement politique ont triomphé , a déclaré (la politologue) Aneta Vilagi. »

    Ojim précise aussi ce que Le Monde laisse dans l’ombre, à savoir que les changements politiques en Slovaquie ont « été  largement exploités par les réseaux Soros ». «  Ainsi, le Premier ministre Robert Fico (social démocrate hostile à l’immigration) a-t’il démissionné. » Ce même site le notait avant cette élection,  « favorable au mariage gay, à l’avortement et plutôt réservée sur le plan de l’immigration, (la)  victoire (de Zuzana Caputova )  ravirait Bruxelles. Même si sa fonction est largement honorifique» puisque comme le soulignait Le Monde, « le président slovaque ne gouverne pas, mais il ratifie les traités internationaux et nomme les plus hauts magistrats. Il est aussi le commandant en chef des forces armées et dispose du droit de veto. »

    Progressistes qui se sont aussi félicités, de manière très pavlovienne, de l’élection de Lori Lightfoot, première femme noire et lesbienne à la tête  d’une grande ville américaine, l’ultra violente et ghettoïsée Chicago dans laquelle Barack Obama débuta sa carrière politique.  Dans les quartiers sud de  Chicago, peuplés à 90% d’afro-américains, municipalité  dirigée dans la précédente mandature qui vient de s’achever avec l’élection de Mme Lightfoot,  par le faucon démocrate et  bi national américano-israélien  Rham Emmanuel,  ex conseiller de Bill Clinton,   ancien directeur de cabinet à la Maison Blanche de M. Obama,   le nombre de meurtres n’a cessé d’augmenter au cours de la dernière décennie.  Plus de 550 homicides ont été comptabilisés en 2018. En 2012 déjà, on dénombrait  dans la cité d’Al Capone,  troisième plus grande ville des Etats-Unis, plus de morts par balles dans les affrontements entre gangs que de soldats américains tués en Afghanistan par les Talibans au plus fort de l’intervention dans ce pays de l’armée yankee…. Et comme on arrête pas le progrès et qu’un bonheur  n’arrive jamais seul, les mêmes ont salué le geste merveilleux de fraîcheur, plein d’amour et de grâce d’une autre américaine,  Cecile Eledge, 61 ans,  qui a accouché la  semaine dernière  de « l’enfant » de  son fils  Matthew et de son compagnon Ellio, bébé dont elle est de fait la grand-mère… En effet, cette petite fille  a  été conçue grâce à un embryon « fabriqué »  avec les gamètes de Matthew et de sa  sœur Lea,… laquelle  sera donc  la tante de ce nouveau-né. Il faut bien sûr être un réac obtus, un passéiste  bas de plafond, un populiste obscurantiste pour ne pas se réjouir de cette avancée sociétale…

    Emotion médiatique, encore et toujours,  avec l’agression très médiatisée, par des manifestants algériens anti-Bouteflika à Paris dimanche dernier, d’un travesti homme qui se décrit comme une «  femme transgenre. » Agression en meute qui a été filmée et dont le caractère « transphobe » ne fait certes aucun doute. Les réactions indignées de Anne Hidalgo et de Marlène Schiappa ne se sont pas fait attendre, et elles sont dans l’ordre des choses. Mais comment ne pas souscrire aux propos de Philippe Carhon qui, sur le site du Salon beige, non seulement  remarque  que le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a déclaré que « La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est une priorité gouvernementale », contrairement à l’évidence à la lutte contre  la haine antichrétienne,   mais souligne également que «  ce serait bien que tous ces bien-pensants, qui s’émeuvent aujourd’hui (d’une agression transphobe) et mobilisent la police et les caméras de surveillance (suspect identifié et arrêté en moins de 48 heures), s’émeuvent de la même manière pour toutes les agressions subies par les Français : 139 000 agressions en 2018, une hausse de 7,5% en un an. » Mais  serait-ce trop demander ? Parions  avec Bruno Gollnisch que les Français n’attendent  pas de la nouvelle porte-parole du gouvernement, la socialiste et française de fraîche date Sibeth Ndiaye,  qu’elle rompe avec la posture mensongère qui est la marque de fabrique de la communication gouvernementale. Bref, comme l’a relevé Marianne citant notre camarade Stéphane Ravier, « avec les pratiques de ce gouvernement, elle semble effectivement être taillée pour le poste de porte-parole»!

    https://gollnisch.com/2019/04/03/cest-que-de-lamour/

  • Erdoğan subit un camouflet électoral : à quand le tour de Macron ?

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    Le président turc Erdoğan n’est plus en odeur de sainteté. Celui qui prétendait conduire son peuple sur le chemin du progrès a subi une cuisante défaite aux élections municipales, perdant plusieurs grandes villes, dont Istanbul et Ankara. Il faut dire que le scrutin du 31 mars s’est transformé en référendum pour ou contre lui. Une mésaventure qui pourrait bien arriver à Emmanuel Macron, lors des élections européennes, s’il continue à se prendre pour le nombril du monde et à se moquer des aspirations des Français.

    « Remporter Istanbul, c’est remporter la Turquie », se plaisait à répéter Erdoğan. Il a perdu Istanbul et, s’il n’a pas perdu la Turquie, si l’AKP (le Parti de la justice et du développement), au pouvoir depuis 2002, reste la première force politique du pays, près de la moitié de la population a manifesté son mécontentement. Si l’électorat sunnite conservateur est resté fidèle au président, son islamisation forcenée et son autoritarisme de plus en plus flagrant ont suscité l’opposition des nouvelles classes moyennes.

    Et pourtant, on ne peut pas dire que les élections soient équitables, compte tenu de la disparité des moyens entre le gouvernement et l’opposition. Après le coup d’État manqué de juillet 2016, Erdoğan a cherché à liquider l’opposition en procédant à 55.000 arrestations et au limogeage de 150.000 fonctionnaires. Il a dramatisé les enjeux de ce scrutin en évoquant avec insistance les dangers, les complots extérieurs et intérieurs, en attisant les divisions et les fractures, au lieu de rechercher l’unité de son pays : « Ce ne sont pas seulement des élections pour des maires mais pour notre survie », expliquait-il. Mais la société turque a résisté et l’a prouvé dans les urnes.

    Comparaison n’est pas raison, évidemment, et d’aucuns objecteront que Macron n’en est pas encore là. Certes, car ses tentatives de manipulation sont plus subtiles. Mais, tout comme Erdoğan, président d’un grand pays membre de l’OTAN et interlocuteur privilégié de l’Union européenne, il passe son temps à diviser son peuple, à monter les Français les uns contre les autres. Tout comme Erdoğan, il se croit un homme providentiel, détenteur d’une vérité qu’il faudrait imposer aux autres. Tout comme Erdoğan, il évoque des complots pour effrayer les Français, en se disant frappé par la ressemblance avec la période de l’entre-deux-guerres ou en prônant un combat entre les « progressistes » et les « nationalistes ». C’est lui ou le chaos ! Pas d’alternative possible ! Il trouve encore quelques affidés pour chanter avec lui la même antienne.

    Erdoğan veut imposer l’islamisme à son pays pour mieux l’assujettir. Macron, parvenu au pouvoir grâce au soutien de la finance, défend une autre religion : celle de l’argent, qui est le principe et la finalité de tout. Il accomplit sa mission, pratiquant un néolibéralisme économique et sociétal, où se côtoient le pire de la gauche et le pire de la droite. Sa conception même de l’Europe ne repose que sur le marché et le profit. Il est temps que les Français lui disent, par leur vote aux élections européennes : « Ça suffit ! »

    Philippe Kerlouan

    https://www.bvoltaire.fr/erdogan-subit-un-camouflet-electoral-a-quand-le-tour-de-macron/

  • Algérie : quel avenir après Bouteflika ? – Journal du mercredi 3 avril 2019

     
    Algérie : quel avenir après Bouteflika ?

    Alors que le président algérien a annoncé sa démission, plusieurs scénarii se dégagent pour l’après Bouteflika. En cas de transition douloureuse ou de désordre généralisé, la France pourrait être la première victime d’un effondrement de l’Etat algérien.

    Actes anti-chrétiens : la déferlante

    Le nombre d’actes anti-chrétiens explose en France dans une relative indifférence. Alors que certains politiques commencent à s’intéresser à la question, les causes du mal semblent profondes et la réponse politique complexe.

    Surpopulation carcérale : La France, championne d’Europe

    Avec plus de 71 000 prisonniers au 1er mars, la France est toujours championne d’Europe de la surpopulation carcérale. Alors que le gouvernement a promis de s’attaquer à ce fléau, le nombre de détenus affole une nouvelle fois les compteurs et la réforme de la justice ne devrait pas changer la donne.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/algerie-quel-avenir-apres-bouteflika-journal-du-mercredi-3-avril-2019

  • Pacte de Marrakech : la fausse fake news…, par Ivan Rioufol

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    Se méfier des chasseurs de “fake news” : ils se révèlent souvent les adeptes des désinformations et des mensonges qu’ils dénoncent. “La désintox a souvent le parfum de l’intox”, note la spécialiste des médias, Ingrid Riocreux (1), exemples à l’appui. Dans son livre, elle stigmatise “le monde idéal du Journaliste, où tout le monde est favorable à l’IVG et à l’immigration, où règne un consensus universel parfait sur la question du réchauffement climatique, où tout le monde considère Donald Trump uniquement comme un histrion, (…)“. La mode est, ces temps-ci, à la “déconstruction” d’informations qui dérangent.

    L’exercice est rarement très convaincant. Les redresseurs de torts, presse écrite comme audiovisuelle, s’y adonnent néanmoins avec gourmandise. Ce sont les mêmes faux curés qui adorent depuis toujours prêcher la morale, quitte à plier les réalités à leur idéologie humanitariste. Ces pédago-justiciers appartiennent à un petit monde en quête de respectabilité : il a de lui-même une opinion si élevée qu’il juge ceux qui lui tournent le dos comme des arriérés. Dernièrement, la meute éreintait ainsi les “complotistes” qui alertaient, comme votre serviteur (bloc-notes du 14 décembre), sur la signature, le 10 décembre 2018 à Marrakech (Maroc) du “pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières”, ratifié notamment par Emmanuel Macron. Les traqueurs de “fake news” juraient que ce texte, présenté en effet comme non contraignant, n’avait aucune incidence sur les politiques migratoires pourtant promues en termes élogieux. Ce que nous y lisions n’était donc pas ce que nous y lisions…

    C’est pourtant en appui de ce pacte, également signé par le Vatican, que le pape François a argumenté son “discours aux migrants”, samedi à Rabat. Il a appelé “à passer des engagements pris” à des “actions concrètes pour considérer les migrants comme des personnes et non des numéros”. Sa position vient démentir les bobards colportés par une maréchaussée mobilisée dans l’enfumage toxique. Le pape considère, logiquement, que le texte signé l’engage et qu’il doit être suivi d’effets. La France comme Le Vatican ont ainsi accepté de “recadrer le discours sur la migration“, de faciliter le regroupement familial, de valoriser les cultures accueillies. Les signataires (160 pays) sont d’accord plus généralement pour défendre une immigration qui “contribue à la prospérité mondiale”, pour sanctionner financièrement les médias mal-pensants, pour ne pas faire de différence entre l’immigré légal et le clandestin.

    Non seulement le pacte de Marrakech offre, comme je le soulignais, un socle pour des jurisprudences et des lois futures, mais il autorise dès à présent à promouvoir une ouverture à l’immigration de peuplement. “Vous n’êtes pas des marginaux, a assuré le pape aux migrants, vous êtes au centre du cœur de l’Eglise“. Pour le Chrétien, selon le pape, un immigré est “le Christ lui-même qui frappe à nos portes”. Ceux qui ont banalisé le pacte de Marrakech en insultant les lanceurs d’alerte ont menti. Ce sont les mêmes professionnels du déni.

    (1) Les marchands de nouvelles (L’Artilleur)

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 1er avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/