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18/06/2018

Comprendre l'islam, Guillaume Faye, Daniel Conversano : Vive l'Europe - Juin 2018

ÉCONOMIE : UN SYSTÈME EN FAILLITE QUI EXCELLE À RETARDER L’INÉLUCTABLE EXPLOSION

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Marc Rousset

George Soros (ci-dessus) a déclaré, le mardi 29 mai, lors de la réunion annuelle à Paris du Conseil européen sur les relations étrangères, que « nous pourrions être en train de nous diriger vers une crise financière majeure ».

Si l’alignement des planètes a été la chance de François Hollande, un dangereux désalignement est en train de s’installer pour l’an II de Macron. Des signes de ralentissement et de fin de cycle semblent apparaître en Europe, tandis que le litre de gazole a grimpé, en France, en un an, de 1,16 euros à 1,48 euros, soit une hausse de 28 %, que les taux d’intérêt remontent, que les sanctions contre la Russie et l’Iran, les débuts de guerre commerciale initiés par Trump ne peuvent que contribuer à un climat économique malsain.

Les pays émergents affrontent des vents contraires en raison de la hausse des taux d’intérêt et du dollar américain ainsi que de la baisse du prix des matières premières. L’inflation était de 25,5 % en Argentine en avril 2018 et le FMI a été amené à prêter 50 milliards de dollars à l’Argentine pour éviter un défaut de paiement. La Turquie, avec 22 % de sa dette libellée en devises étrangères, est trop dépendante des capitaux externes ; son taux d’inflation est de 40 % et la livre turque a lourdement chuté. Au Brésil, la dette publique a atteint 87 % du PIB alors qu’elle n’était que de 62 % en 2014.

Selon Greg Jensen, gérant d’actifs de Bridgewater, le plus grand fonds d’investissement au monde, « pour les investisseurs, le danger est déjà présent » et il avertit ses clients que 2019 s’annonce comme une année particulièrement dangereuse en raison de l’augmentation des taux d’intérêt à venir et des stimulations fiscales de Trump qui poussent la Fed américaine à réduire les liquidités disponibles.

L’analyste Albert Edwards pense que la prochaine récession est pour bientôt en faisant entrer l’économie dans un « âge de glace » pour des décennies. Le 22 août 2018, le marché haussier du S&P 500 aura été le plus long marché haussier de toute l’histoire des États-Unis, et en juillet 2019, le cycle d’expansion économique aura été le plus long depuis la guerre de Sécession. Il est improbable que l’expansion dure plus longtemps. Le niveau d’endettement tous azimuts des consommateurs américains est encore plus élevé qu’en 2008, tandis que le taux d’épargne plonge et que le taux de défaillance de 7,9 % des cartes de crédit pour les petites banques est identique.

La « prospérité Potemkine » des États-Unis n’est qu’une illusion reposant sur une montagne de dettes provoquée par le laxisme monétaire de la Fed. Albert Edwards prédit une chute de -75 % du S&P 500, qui passerait de 2.670 à 666, donc supérieure au krach de 2008 ! Albert Edwards évoque « l’odeur nauséabonde d’une dette en décomposition » tandis que le « poisson périt toujours par la tête ». Il anticipe un effondrement déflationniste mondial qui « bouleversera le monde financier tel que nous le connaissons, détruira la richesse, les emplois et à peu près tout le reste ».

Le drame de notre temps, c’est la fameuse pyramide renversée de l’économiste américain John Exter reposant sur la pointe trop fragile du seul actif sûr, l’or, les autres actifs financiers étant beaucoup trop élevés et risqués, la palme revenant à la mauvaise herbe des produits bancaires dérivés.

Les analystes de la Banque mondiale prédisent, dans leur dernier rapport, « Perspectives mondiales », pour les mêmes raisons qu’évoqué ci-dessus, une nouvelle crise, mais seulement après 2019, et remarquent que les crises financières importantes surviennent régulièrement tous les dix ans environ (1975, 1982, 1991, 2009).

C’est sans doute la raison pour laquelle la caisse de l’Assurance-vieillesse et survivants (AVS), l’un des trois piliers du régime de la Sécurité sociale en Suisse, vient de décider de convertir son or papier en métal physique.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

17/06/2018

Protectionnisme pour “eux”…atlantisme obligatoire pour nous?

DRAPEAU-AMERICANO-EUROPEEN.jpgDonald Trump avait annoncé qu’il n’était pas certain de faire le déplacement pour le G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) qui se réunissait à  La Malbaie au Québec les 8  et 9 juin., et qu il envisageait de se faire remplacer  par son vice-président.  Le chef d’Etat américain  entendait donner   priorité au  « sommet   historique »  de Singapour  (où il est arrivé  hier pour le préparer) qui débute demain  avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Il  s’est finalement rendu au G7,  où  sa volonté  de rétablir des mesures protectionnistes,  notamment des taxes sur les importations d’aluminium et d’acier en provenance de l’UE et du Canada,  a fait capoter laccord final qu’il n’ a finalement pas signé dans un ultime revirement. Des taxes jugées « insultantes » par le Premier ministre canadien Justin Trudeau, tandis que la  déclaration finale commune des membres  du G7  s’est réduite à la proclamation d’un engagement en faveur de la modernisation de l’Organisation mondiale du commerce et, de manière assez comique et dérisoire au vu de la tournure des événements,  à une condamnation ferme du « protectionnisme. »

Le 1er juin, Emmanuel Macron  prenait déjà les devants pour dénoncer cette volonté du président américain  de rétablir  des barrières douanières: « Cette décision n’est pas seulement illégale, c’est aussi une erreur sur de nombreux points. C’est une erreur car elle répond à un déséquilibre mondial qui existe de la pire des façons par la fragmentation et le nationalisme économique. » Reste qu’on ne peut pas accuser Donald Trump –qui n’est pas «  éternel » a déclaré Emmanuel Macron comme pour  se rassurer-  de ne pas tenir ses promesses de campagne puisque il s’est fait élire sur un programme de  défense de l’industrie et  de l’agriculture américaines menacées selon lui par  les traités de libre-échange.

Il l’a redit  dans les tweets qu’il a commis après la tenue de ce G7 :« En raison des fausses déclarations de Justin (Trudeau)  à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs sur les automobiles qui inondent le marché américain. »  M.  Trump vise ici explicitement   les taxes européennes sur les importations de voitures en provenance des pays hors UE qui s’élèvent à 10%, taux  quatre fois supérieurs aux  droits de douanes américains. «Pourquoi devrais-je, en tant que président des États-Unis, autoriser des pays à bénéficier d’énormes excédents commerciaux, comme c’est le cas depuis des décennies, alors que nos agriculteurs et nos ouvriers doivent payer un prix si élevé et si injuste ? » Il est « injuste » que les Américains aient à supporter les conséquences d’un  « déficit commercial de 800 milliards de dollars. » 

Décidé à  jouer les trouble-fête, Donald Trump s’est également déclaré en faveur d’un  élargissement du G7 à  la Russie qui en a été écartée depuis l’annexion de la Crimée en 2014,  province   historiquement russe dont le rattachement à la mère patrie a été    validée par un référendum populaire. Cette proposition    a été   appuyée par le  nouveau Premier ministre italien Giuseppe Conte – « Je suis d’accord avec le président américain (…). C’est dans l’intérêt de tout le monde.  » Ce retour de la Russie  a été conditionné par Emmanuel Macron  à un changement de la position russe  sur l’Ukraine. «Il faudrait qu’il (Vladimir Poutine, NDLR) fasse un geste » a-t-il déclaré, lequel conditionnerait la présence du président russe au   prochain sommet du G7 à Biarritz   à l’été 2019. En attendant  M.  Poutine a d’ores et déjà évoqué la possibilité d’un sommet avec M, Trump dans la capitale autrichienne, lors de sa toute récente  visite à Vienne  au jeune Premier  Ministre conservateur Sebastian Kurz, nouveau pied de nez aux euro-progressistes...

Soucieux   de rappeler que le   camp occidental n’est pas incontournable, le président russe  a traité avec un certain dédain cette question en déclarant  que la Russie privilégiait « d’autres formats que le G7. » Une annonce qui intervient alors qu’il participait cette fin de semaine  au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) dans la ville chinoise de   Qingdao   qui regroupe outre  la Chine et la   Russie,  les républiques d’Asie centrale ( Kazakhstan,  Kirghizistan,  Tadjikistan, Ouzbékistan).

Européens qui dans le bras de fer qui semble se dessiner avec les Etats-Unis ont aussi été menacés par Donald Trump. Il l’avait également proclamé  lors de sa campagne présidentielle,  l’hôte de la Maison Blanche  a menacé de couper la robinet financier yankee qui alimente l’Alliance atlantique: « Les États-Unis paient la quasi-totalité du coût de l’Otan – protégeant les mêmes pays qui nous volent sur le commerce . On protège l’Europe (ce qui est bien) pour un coût financier élevé, et après on se fait matraquer injustement sur le commerce. Ça va changer ! ».« L’Union européenne a un excédent commercial de 151 milliards de dollars (avec les États-Unis). Elle devrait payer bien plus pour sa sécurité ».  A cette aune, M. Trump s’est (certainement) félicité  de la publication fin mai  d’un document  émanant  du gouvernement  polonais  proposant   de débourser entre 1,5 et 2 milliards de dollars pour  accueillir à demeure une division blindée américaine, officiellement pour se prémunir de l‘Ours russe…

M.  Trump appuie en tout état de cause là ou ça fait mal, à savoir l’incapacité des Européens à s’extraire de leur dépendance des Etats-Unis pour assurer leur sécurité; quand bien même cinq pays européens se placent dans la liste des 20 plus gros gros budgets militaires  de la planète,  certes très loin derrière les Etats-Unis. L’Afp le rappelait  « les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 739 milliards de dollars (en 2017)  une hausse de 1,1% sur un an. Les États-Unis restent le pays qui dépense le plus, de très loin. Leur budget, de 610 milliards de dollars, représente plus d’un tiers des dépenses militaires dans le monde, loin devant la Chine (13% des dépenses militaires, à 228 milliards, l’Arabie Saoudite (4% à 69,4 milliards)»  ou la France (57,8 milliards de dollars, 2,3% de notre  PIB), selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).  La France a d’ailleurs  perdu l’année dernière au profit de l’Inde, sa cinquième place au classement mondial des dépenses militaires.

Pour autant , et c’est là qu’une certaine forme de duplicité américaine apparaît clairement,  l’émergence d’une puissance militaire européenne autonome  est  refusée tout net par l’Oncle Sam. En février dernier , le secrétaire à la Défense américain, l’ex général du corps des marines  Jim Mattis, l’a fait savoir fermement à ses vassaux européens  lors d’une réunion des ministres de la Défense, au siège de l’Alliance Atlantique à Bruxelles. Alors que Paris et Berlin ont esquissé  timidement l’idée d’une  relance d’une  défense européenne, M Mattis a déclaré que « la défense commune est une mission pour l’Otan et pour l’Otan seule. »  «L’UE ne doit pas se substituer à ce que fait l’Otan », elle  « ne doit pas fermer ses marchés de défense   aux Américains et aux autres pays non membres de l’UE » avait mis en garde de son côté  le secrétaire générale de l’Otan , Jens Stoltenberg. On l’aura compris ce que veulent le  très influent et incontournable  lobby militaro-industriel  et les cercles neocons de  Washington ce n’est pas une Europe qui s’émanciperait  de l’Otan mais une Europe  qui paye pour y rester sous contrôle, dépendante, pieds et poings liés.  Bruno Gollnisch l’a dit, la sagesse commanderait pourtant  de ne pas dépendre d’un grand frère pour assurer sa protection,  et cela vaut pleinement pour la France,  puissance présente  sur tous les continents, dans une période ou les menaces peut-être mortelles ne cessent de s’accumuler  au dessus de la tête  de  la vieille Europe.

https://gollnisch.com/2018/06/11/protectionnisme-pour-eux...

Chaîne Youtube supprimée : la riposte de TVL

Michel Janva

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16/06/2018

David contre Goliath

aigle-americain.jpgHypocrisie politiquement correcte, féminisme hygiéniste quand tu nous tiens! Gretchen Carlson, la présidente du conseil d’administration de Miss America, a annoncé qu’elle avait pris conscience de la nouvelle ère de progrès qui s’est ouverte après la libération de la parole qui a suivi l’affaire Weinstein, la mise en branle de l’opération #metoo (dont l’ex Miss Gretchen Carlson est une figure de proue).  Sa déclinaison française  sur les réseaux sociaux,  le hashtag de délation balance ton porc,  a suscité enthousiasme et débat  dans les rédactions, au sein du  microcosme politico-médiatique, mais n’a pas généré   outre mesure l’intérêt et l’empathie des  Français(es). Mais dans cette Amérique terre de contrastes, à la fois  leader de l’industrie pornographique et Mecque du puritanisme quaker,  Mme Carlson a  expliqué que pour lutter contre les stéréotypes sexistes, les organisateurs du concours désignant  Miss America ont décidé de supprimer la présentation des candidates en bikini et en robe du soir.   « Nous ne sommes plus un concours de beauté, nous sommes une compétition »  a-t-elle déclaré à l’adresse des  hétéros mal dégrossis,  de tous  les pitoyables  primates mâles   qui ont le mauvais goût  de ne pas regarder en premier lieu le néocortex des jolies femmes qu’ils peuvent croiser.  Exit donc  le bikini et la robe de princesse qui sont remplacés à précisé Mme Carlson par une discussion philosophique (sic) avec le jury et la présentation d’un projet humanitaire (sic) . On a hâte de voir ça et  de consulter les prochaines courbes (d’audience). Il est vraiment dommage que Les Inconnus ne fassent  plus de sketchs…

Pas de sketch, ni  d’hypocrisie  pour notre ami  Matteo Salvini, dirigeant de la  Ligue,  vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement italien.  Il expliquait samedi dernier lors de sa visite d’un centre de rétention pour  migrants situé prés du  port de Pozzallo, dans le sud de la Sicile, que les immigrés clandestins  devaient se préparer  à faire leur valise pour quitter l’Italie. Propos qui ont ravi la majorité de nos voisins transalpins qui, comme une symbole de cette renaissance italienne qu’ils appellent de leurs vœux,  ont vu leur compatriote (sicilien) , le joueur de tennis    Marco Cecchinato parvenir à se qualifier pour la demi-finale  face à une légende (le très sympathique) Novak Djokovic  lors du tournoi  de Roland Garros.

Une victoire de David contre Goliath qui en fait espérer d’autres face au monstre euromondialiste, et  sur des terrains autrement plus ardus,  dans une compétition  aux règles bien plus tordues et opaques . La machine Ligue/M5S se met en tout cas en branle: l’Afp  relatait  que le Premier ministre « Giuseppe Conte, a obtenu  le  5 juin au soir la confiance du Sénat devant lequel il a défendu la politique  populiste  qu’il entend désormais mener : lutte contre le  business  de l’immigration, relance de la croissance et ouverture avec la Russie. » Changement d’époque? Un de nos camarades, ancien du MSI aujourd’hui rallié à la Ligue dont il est un  des cadres politiques , nous rappelait  qu’il  fut un temps, pas si éloigné, ou l’on disait que quatre forces se partageait  le pouvoir  en Italie : le Vatican, la Mafia la démocratie-chrétienne et la CIA. Pour ce qui est des deux dernières c’est peut-être déjà aujourd’hui  moins sûr… wait and see!

Ce qui est en tout  cas certain ce que les relations internationales sont toujours compliquées, même (surtout?) entre « alliés ». La semaine dernière, la chaîne CNN évoquait un coup de téléphone d‘Emmanuel Macron à Donald Trump  qui a donné lieu à un échange « mauvais, terrible » entre les deux présidents. M. Macron a expliqué plusieurs fois depuis le début de son mandat que ses relations détendues avec M.  Trump ne l’empêchait pas de faire entendre ses désaccords.   Les Français ont surtout retenu que ces deux «amis»-là  avaient multiplié devant les caméras  les papouilles, les signes de complicités  lors de la visite du chef d’Etat français à Washington au mois d’avril. Et je t’embrasse sur les deux joues à la française, et je te prend par la main , et je plante un chêne dans le jardin de la Maison Blanche, et  j’essuie d’un geste protecteur et dominateur les pellicules sur tes épaules de petit français négligé…Pas très jupitérien tout cela…
L’objet du courroux de M Trump rapporté par CNN aurait été la prétention de M. Macron d’infléchir sa  décision  (protectionniste)  d’imposer de nouveaux tarifs  sur l’acier et l’aluminium en Europe, au Mexique et au Canada. Il n’est pas précisé si les deux hommes ont évoqué aussi l’intransigeance yankee dans le dossier iranien qui était lui au menu mardi  des discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la cadre de sa tournée européenne pour rallier les Européens à sacroisade contre Téhéran.
Voilà un sujet de discorde officiellement très prégnant entre Paris et Washington. Nous l’avons dit,   les très lourdes sanctions  décrétés par l’Oncle Sam contre l’Iran  sont scandaleuses et contre-productives.  Elles pénalisent non seulement très fortement  les entreprises  françaises, mais menacent plus fortement encore la paix dans une  région du monde déjà très éprouvée par la folle politique  américaine (voir ici, ici ou encore ici), qui  impacte aussi  directement les pays européens.
La capacité de résistance de nos gouvernants doit aussi être jaugée à l’aune de leur soumission aux diktats juridiques de l’empire.  En vertu du principe d’extraterritorialité,  le droit américain permet ainsi  à Washington d’intimider, de terroriser, de   rançonner des entreprises étrangères pour des activités commerciales  commises hors du territoire des Etats-Unis, pour peu  que lesdites entreprises  aient un lien avec les États-Unis….le simple fait de faire des transactions en dollars établissant ce  lien! -voir à ce sujet l’ article très complet  de Jean-Michel Quatrepoint dans Le Monde Diplomatique
Certes, l’Amérique n’a pas attendu Donald Trump, très loin s’en faut,  pour défendre bec et ongles  ses positions hégémoniques,  et   ceux qui disent qu’à sa place  une Hillary Clinton adoubée par les cénacles progressistes et  l‘Etat profond états-uniens aurait été une partenaire plus fiable et conciliante sont des naïfs ou des  menteurs.  Bruno Gollnisch l’a souvent dit, il ne s’agit  pas  de  reprocher aux dirigeants de l’Amérique de défendre leurs  intérêts  mais de regretter que nous défendions  si mal ou si mollement les nôtres. 

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Syrie, Deraa: la Russie met en garde les USA

Les Etats-Unis protègeraient les terroristes d’Israel, Daech et Al-Nosra

À peine quelques heures après que Washington a annoncé qu’il n’hésiterait pas à abattre les forces syriennes si elles lançaient une offensive contre les terroristes à Deraa, la Russie a réagi.

Le vice-président de la commission des affaires étrangères au sein de la Fédération de Russie, Vladimir Jabarov, a affirmé que les militaires US devraient éviter tout recours à des « mesures sévères » contre l’armée syrienne.

Cité par l’agence de presse RBC News Agency, M. Jabarov a mis en garde les États-Unis contre toute attaque contre l’armée syrienne, soulignant qu’un tel comportement était « totalement inacceptable ».

« Les Américains ont déjà eu recours à la force contre l’armée syrienne. J’espère qu’il n’y aura pas d’action imprévisible contre l’armée gouvernementale syrienne. En tout cas, il est nécessaire d’éviter la confrontation », a déclaré le responsable russe.

« La Russie écoute toujours les bons conseils. Si cela vise vraiment à réduire les tensions, nous écouterons peut-être. Je pense que la Russie, grâce aux données fournies par ses services de renseignement ainsi que les services de renseignement et les agences gouvernementales de la Syrie, va analyser la situation et tirer des conclusions pertinentes », a-t-il dit.

Jabarov répondait aux menaces formulées ce vendredi par le département d’État américain, qui a mis en garde le gouvernement syrien contre toute offensive visant les terroristes de Daech et d’al-Nosra à Deraa.

La porte-parole du département d’État, Heather Nauert, a déclaré que les États-Unis infligeraient au gouvernement syrien une riposte cinglante si cette offensive venait à avoir lieu.

« En tant que garants de cette zone de désescalade avec la Russie et la Jordanie, les États-Unis prendront des mesures fermes et appropriées en réponse aux violations du régime d’Assad », a-t-elle déclaré.

L’armée syrienne a massé ses troupes dans le Sud en prévision d’une vaste offensive que craint plus que toute autre chose Israël, principal bénéficiaire de la présence des terroristes takfiristes dans le Sud syrien, près de ses frontières.

parstoday.com

15/06/2018

Les ONG, ces négriers des temps modernes

La fondation Gefira a enregistré pendant 2 mois les déplacements des bateaux des différentes ONG récupérant des immigrés. Ces ONG vont chercher les migrants au plus près des côtes libyennes. Aucune intervention n'a lieu en pleine mer...

Michel Janva

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01/06/2018

Les dernières sanctions de Trump contre l’Iran pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, avec un effet de boomerang mortel pour la suprématie du dollar

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Marc Rousset

Matthew Chamberlain, directeur du London Metal Exchange(LME) a déclaré le 21 mai au quotidien South China Morning Post qu’un contrat à terme yuan/or pourrait être bientôt lancé. L’information peut paraître anodine aux néophytes des problèmes financiers internationaux, mais elle est cependant d’une importance primordiale car elle signifie tout simplement dans un avenir très proche la fin inéluctable de la suprématie du dollar et son remplacement partiel par le yuan et l’euro, en fait le chamboulement complet du système financier international actuellement sous le joug impérialiste du roi dollar. Il se trouve que le propriétaire du LME à Londres est le HKEK (Hong Kong Exchanges and Clearing) qui a déjà lancé à Hong Kong un contrat à terme or/yuan et qui permet déjà à ses clients d’utiliser la devise chinoise pour garantir des opérations montées par son intermédiaire.

N’oublions pas que la BNP a été scandaleusement condamnée en 2016 à 9 milliards de dollars d’amende, pour avoir tout simplement utilisé des dollars afin de financer le commerce avec des pays tels que l’Iran, sous embargo américain. Seule la compensation finale des investissements ou des exportations des pays concernés s’était pourtant faite sur le territoire américain, par l’intermédiaire d’un compte de la BNP à New York. Il était donc « normal » que le droit américain s’appliquât à l’ensemble des opérations commerciales et financières.

Il importe donc que les technocrates euro-ricains de Bruxelles sortent de leur torpeur, et se grattent, comme les Chinois, un peu la tête, afin de se préparer à ne commercer qu’en euros. La moindre des choses aurait été, suite à cette amende ignoble, d’en appliquer une de même montant à Goldman Sachs pour avoir manipulé et présenté des comptes frauduleux sur la Grèce, ce qui avait eu pour effet de faire entrer la Grèce dans la zone euro avec des profits gigantesques pour Goldman Sachs tandis que les dettes grecques calamiteuses furent assumées par les contribuables des Etats européens dont la France qui s’étaient portés directement garants des prêts accordés à une Grèce en faillite.

Lors du dernier forum économique international de Saint-Pétersbourg, dans le cadre du Club de Valdaï, l’intervenant Jim Rogers a déclaré que le dollar perdrait son statut de monnaie de réserve avant 2030 et qu’une multitude de nations telles que le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Turquie et d’autres pays en voie de développement « sont en train de créer une devise concurrente », sans préciser sa pensée. Il semble en fait que cette devise concurrente sera l’or ou plus précisément des monnaies internationales telles que le yuan « off-shore » qui sera, lui, convertible en or. On assisterait ainsi à un retour du Gold Exchange Standard, les pays réglant leur solde de balance commerciale par transport physique de l’or en avion ou acceptant de garder comme monnaie de réserve des yuans à la place du dollar, sachant qu’ils sont convertibles en or à Hong Kong ou sur le marché de Londres, grâce à ce nouveau contrat à terme yuan/or à venir.

C’est ainsi que si les États-Unis empêchent l’Iran, suite à la politique des sanctions, d’utiliser le système de paiement international bancaire Swift en dollars, ou de payer en dollars l’Allemagne pour des achats d’équipements ou de recevoir des dollars lors des ventes de pétrole à son premier client, la Chine, l’Iran et la Chine par exemple, solderont directement leurs comptes internationaux avec de l’or ou l’Iran vendra ses yuans sur le marché de Londres pour être payé en or.

Ce n’est pas pour rien que la Russie a triplé ses réserves d’or à 1800 tonnes durant ces dix dernières années, que la Chine, productrice de 450 tonnes par an, détient déjà dans ses coffres 4000 tonnes d’or, que l’Iran et la Turquie ont aussi augmenté fortement leurs réserves d’or.

Les dernières sanctions de Trump contre l’Iran pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, avec un effet de boomerang mortel pour la suprématie du dollar. JP. Morgan prédit l’once d’or à 1700 dollars l’année prochaine. Comme a pu le dire Hölderlin : « Là où est le danger est aussi ce qui sauve ».

http://synthesenationale.hautetfort.com/

31/05/2018

Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ?

6a00d83451619c69e20223c84f2eb4200c-250wi.jpgDe Vivien Hoch sur Dreuz :

"Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :

«Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats».

Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré. A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.

Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.

Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.

«Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis»

C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :

  • le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,
  • l’ambassadrice des USA à l’ONU, Niki Halley,
  • la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders,
  • le ministre Ben Carson, et de très nombreux autres.

Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Actionde Lila Rose.

Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France. On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.

Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.

Quelles mesures concrètes ?

  • Il a restreint le financement des ONG pro-avortement dans le monde,
  • Il a arrêté le financement des programmes pro-avortement de l’ONU,
  • Il est en train de supprimer le système socialiste de remboursement des soins de santé, l’Obamacare, qui permettait de financer très largement les avortements.
  • L’organisation Opération Rescue a annoncé que Donald Trump était le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l’année 2017.
  • Le Département de la Justice de l’administration Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d’embryons par Planned Parenthood.
  • Il a activement soutenu les Etats qui tentent d’interdire l’avortement eugéniste des handicapés, comme dans l’Ohio, notamment les personnes trisomiques,
  • Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître,
  • Il a supprimé le financement public du géant de l’avortement Planned Parenthood,
  • Et, surtout, ce qui est le plus craint des forces nihilistes, Donald Trump a arraché la nomination du juge Neil Gorsuch, conservateur et pro-vie, à la Cour suprême des États-Unis.

J’insiste sur ce dernier point. C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :

«Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême», a dit Donald Trump. Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière : «Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous».

C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu."

Michel Janva

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L'ancien directeur de la CIA reconnaît en bafouillant l'ingérence des USA dans des élections

James Woolsey, ancien directeur de la CIA
Alors que Washington accuse sans preuves la Russie d'ingérence dans la présidentielle, l'ancien directeur de la CIA a été pris de cours lorsqu'on lui a demandé si son pays avait fait de même récemment. Il a assuré que c'était «pour la bonne cause». 
S'ingérer, certes, mais «pour la bonne cause». Voici l'argument de l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey, pour justifier les ingérences des Etats-Unis dans les élections des autres Etats. Invité le 16 février sur la chaîne Fox News, le chef des renseignements américains sous la présidence de Bill Clinton a révélé ce secret de polichinelle alors que la justice américaine vient d'inculper 13 Russes et trois entités russes, les accusant d'ingérence dans les élections et le processus politique américains. 
Alors que la journaliste Laura Ingraham lui demandait si les Etats-Unis s'étaient déjà immiscés dans les affaires d'autres Etats, James Woolsey a répondu : «Oh, probablement, mais c'était pour le bien du système afin d'éviter que les communistes ne prennent le dessus.» Tandis que l'ancien patron de l'agence de renseignement se penchait sur des exemples tirés de l'après-guerre ou de la guerre froide, la journaliste a voulu le ramener à l'actualité récente, lui demandant : «Mais nous [les Etats-Unis] ne le faisons plus maintenant ? Nous ne nous ingérons plus dans les élections des autres ?» En guise de réponse, le responsable américain s'est contenté de galimatias, lâchant : «Eh bien...» Il a finalement concédé, en souriant, que si Washington continuait à s'ingérer dans les élections d'autres Etats, c'était «seulement pour une très bonne cause». 
Cette réaction n'est pas passée inaperçue du côté de l'ambassade de Russie au Royaume-Uni qui a repris dans un tweet la déclaration de James Woolsey en commentant : «Tout est dit.» 
«Morts de rire à Moscou» 
Si Washington n'a jamais fourni de preuves concernant la prétendue ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, les accusations continuent de faire parler d'elles aux Etats-Unis. 
Le président américain a encore tweeté à ce sujet le 18 février, se voulant plus réservé quant aux accusations contre Moscou : «Je n'ai jamais dit que la Russie ne s'était pas mêlée de l'élection, j'ai dit : "C'est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou cela peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur." Le mensonge russe, c'était que l'équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie. Elle ne l'a jamais été !», a-t-il en outre déclaré sur Twitter. 
Avant d'ironiser, toujours sur le site de microblogging qu'il affectionne tant : «Si c'était le but de la Russie de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous. Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi, Amérique !»

Une géopolitique pour la France, par Ivan Blot

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Emmanuel Macron était en visite en Russie. Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples avait d’ailleurs rédigé un article sur cet épisode diplomatique.
Aujourd’hui, Ivan Blot nous rappelle ce qu’Emmanuel Macron semble avoir du mal à comprendre : la géopolitique avant tout !

La géographie conditionne l’histoire

La géographie conditionne l’histoire et donc la politique depuis toujours. Cette réalité explique les réactions parfois hystériques de la diplomatie américaine.
L’Amérique doit sa position dominante aux suites catastrophiques des conflits sur l’ancien continent européen. Deux guerres mondiales, la prise du pouvoir par les communistes en Russie puis par les nazis en Allemagne ont permis la domination de l’Amérique sur l’Europe pendant un demi-siècle.

Mais les fondamentaux demeurent. La Russie et l’Europe forment un bloc de 520 millions d’habitants contre 330 millions pour les Etats-Unis. Le PIB européen global a vocation à dépasser celui de l’Amérique du Nord.
L’héritage culturel européen demeure écrasant.
L’intérêt des européens et des russes est donc de mettre leurs puissances en synergie.

La place de la France ? Elle est au centre de l’Europe et non outre-atlantique. La politique diplomatique de la France a donc une grande carte à jouer.

Religieusement, les capitales du Christianisme demeurent Rome et Moscou.
Le christianisme américain est éclaté en sectes, influencé par le matérialisme et l’utilitarisme.

Politiquement, la disparition de l’URSS a changé la donne. Le pôle des valeurs conservatrices américaines s’affaiblit. En Europe, c’est l’inverse, à l’Est bien sûr avec la Russie mais aussi la Pologne, la Hongrie par exemple.

L’avenir est-il à l’est ?

Économiquement, l’Amérique est rongée par l’endettement. L’Europe s’éloigne enfin du socialisme étatique inefficace.
Socialement, la démographie reprend à l’Est, pas à l’Ouest.
Enfin, l’Eurasie peut passer des accords importants avec la Chine, l’Inde notamment. L’Amérique n’a pas cette ressource. Les matières premières feront plus défaut à l’Ouest qu’à l’Est.
La courbe de l’innovation s’infléchit. L’Amérique reste très brillante mais le redressement à l’Est se fait de plus en plus sentir.

Bref, l’avenir à long terme est à l’Est. La France doit se situer dans ce vaste courant mondial. Elle ferait une grave erreur en s’alignant sur les USA même s’il faut ménager des transitions et des compromis avec Washington.

La classe politique ouest-européenne comprend-elle ce changement ?
Le Brexit est un signe avant coureur. La montée des mouvements populistes conservateurs et patriotes aussi.

La France a son avenir plus dans le peuple que dans ses élites, plus dans les vieilles nations eurasiennes que dans les sociétés cosmopolites fragiles qui apparaissent à l’Ouest. Le choix est clair. Il ne faut pas ignorer la Russie ! Moins que jamais !

Ivan Blot 30/05/2018

Crédit photo : Novopress [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

Ivan Blot 

Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, auteur de nombreux ouvrages dont « La démocratie directe », « L’oligarchie au pouvoir », « La Russie de Poutine, « L’homme défiguré ». Il est membre de l’Académie catholique de France. Il est aussi membre du comité des experts de Rethinking Russia et du Club d’experts de Valdaï, proches de la présidence de la Fédération de Russie.

Fausse nouvelle : la grosse presse tombe dans le panneau de la mort d'un journaliste russe

Comme il s'agissait de s'en prendre à Poutine, la presse a sauté à pieds joints :

Image

En insistant lourdement sur la piste russe :
"Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes, où il était désigné comme un traître et un fasciste et son visage livré en pâture aux téléspectateurs. « Cela fait dix ans que j’ai peur, expliquait-il au moment de son départ. Quand tu es dissident en Russie, on peut te tuer, on peut t’emprisonner... »

6a00d83451619c69e20224df36e04a200b-200wi.jpgIl s'agissait d'une fausse nouvelle, mise en scène par le gouvernement ukrainien :

"Les autorités ukrainiennes ont annoncé, mardi 29 mai, la mort du journaliste russe, critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, ajoutant que le meurtre avait été "commandité par les services spéciaux russes". Mais retournement de situation, mercredi 30 mai. Le journaliste en question est apparu, bien vivant, lors d'une conférence de presse du chef de la Sécurité d'Etat ukrainienne. Le gouvernement urkainien a expliqué avoir mis en scène le meurtre pour déjouer un assassinat commandité par la Russie. "Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime par les services spéciaux russes", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité Vassyl Grytsak, aux côtés du journaliste, précisant que cette "provocation" consistait à assassiner ce dernier."

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30/05/2018

La guerre sans la guerre, drôle de guerre !

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Par Mathieu Épinay*

Moyen-orient. Le président Macron a déclaré que le fait d’envoyer des missiles frapper des sites en Syrie n’était pas un acte de guerre, mais juste des « représailles ». Dans cette affaire, tout n’aura été que postures. 

Stupéfiant dans l’art consommé qu’il a de prendre les Français pour des imbéciles, le talentueux Macron, après avoir abordé les questions religieuses aux Bernardins, s’est mis à traiter les questions stratégiques avec la même sophistique. Toujours avec le même brio ! Dans l’entretien télévisé incongru du 16 avril, il a expliqué au journaliste Plenel de Mediapart que, grâce à nos frappes en Syrie, nous avons « réacquis de la crédibilité à l’égard des Russes ». Pas de chance, le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères faisait savoir, sans être démenti, que « la Russie et la coalition internationale dirigée par les USA ont été en contact au niveau du commandement peu avant les frappes contre la Syrie. Moscou a notamment mis en garde contre les frappes sur certaines régions syriennes qui signifieraient le franchissement de lignes rouges. » Il ajoutait que « le chef d’état-major des armées russes avait averti la coalition internationale, bien avant qu’elle ne réalise ses frappes contre la Syrie, que si les activités militaires quelconques de la soi-disant coalition touchaient des militaires russes, la partie russe répondra d’une manière dure et claire. » Pour Macron, une opération négociée avec les Russes et encadrée par leurs lignes rouges – ils ont aussi les leurs –, nous aurait donc rendus crédibles et dissuasifs à leur égard.

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Les centristes sont les moins favorables à la démocratie

Alors que la grosse presse nous alerte du danger de la montée des extrêmes en Europe, David Adler, s'appuyant sur des études d'opinions, écrit dans le New York Times que ce sont les centristes et non les "extrémistes" qui sont les moins tolérants :

"[...] Ma recherche suggère qu'en Europe et en Amérique du Nord,les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l'autoritarisme.

Capture

[...] En Europe et en Amérique du Nord, le soutien à la démocratie est en déclin. Pour expliquer cette tendance, la sagesse conventionnelle pointe vers les extrêmes politiques. À la fois l'extrême gauche et l'extrême droite sont, selon ce point de vue, prêts à contourner les institutions démocratiques pour parvenir à un changement radical. Les modérés, au contraire, sont censés défendre la démocratie libérale, ses principes et ses institutions.

Les chiffres indiquent que ce n'est pas le cas. Alors que les démocraties occidentales tombent dans le dysfonctionnement, aucun groupe n'est à l'abri de l'attrait de l'autoritarisme - et encore moins des centristes, qui semblent préférer un gouvernement fort et efficace à une politique démocratique désordonnée.

Dans le monde en développement, les hommes forts du monde en développement ont trouvé un soutien: du Brésil et de l'Argentine à Singapour et en Indonésie, les modérés de la classe moyenne ont encouragé les transitions autoritaires pour apporter la stabilité et assurer la croissance. La même chose pourrait-elle se produire dans les démocraties matures comme la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis?

Michel Janva

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28/05/2018

Nucléaire iranien : il serait peut être temps de se passer du dollar…

Demain, la grande expropriation

853060743.jpgGeorges Feltin-Tracol

Voir Macron. 8 scénarios pour un quinquennat (NDLR : Michel Drac, Le retour aux sources, 17 € cliquez ici) comporte une terrifiante hypothèse pour les contribuables français qui viennent de remplir leur déclaration annuelle. Dans un troisième scénario intitulé « La grande spolation », Michel Drac envisage qu’à la suite de conflits locaux et de coups d’État financiaristes, des « ajustements financiers sont opérés dans tous les pays de la zone [Euro] par confiscation pure et simple des propriétés, via le plus souvent des moyens insidieux et indirects. En France, par exemple, l’État est maintenant copropriétaire de toutes les propriétés immobilières. Il perçoit donc une redevance de copropriété (p. 144) ». « Fumisterie ! Exagération anxiogène ! Complotisme ! » réagit le Système.

Pourtant, l’ISF transformé en Impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne concerne plus les valeurs mobilières. Typiquement bougiste, ce nouvel impôt convient bien à la finance anonyme et vagabonde. Pendant la crise de l’euro, les Grecs ont vu leurs retraits bancaires hebdomadaires limités tandis que les comptes courants des Chypriotes subissaient une forte ponction de la part des organismes financiers. L’Union pseudo-européenne prévoit la généralisation de ce prélèvement non consenti à l’ensemble des titulaires des comptes courants de l’Eurolande en cas de situation grave.

La chronique dans Libération du 15 mai 2018 d’Iona Marinescu, enseignante en économie à l’Université de Pennsylvanie, évoque Radical Markets, un ouvrage d’Eric Posner et Glen Weyl. Les deux universitaires de Chicago dénoncent la propriété privée qu’ils jugent criminelle parce que monopolistique. Ils suggèrent de fiscaliser toutes les formes de propriété, « sauf peut-être, précise la chroniqueuse, les effets personnels ». Cette proposition obligerait ainsi les propriétaires à vendre leur bien si une tierce personne souhaite l’acquérir. Par exemple, une personne déclare au fisc la valeur de sa maison, soit 70 000 €. Si un acquéreur souhaite l’acheter à ce prix, il l’obtiendra sans aucune discussion possible.

Iona Marinescu pense que les rentrées fiscales qui en découleront pourraient alimenter un revenu universel. Bref, cet impôt sur la propriété « est radical, parce qu’il transforme la notion de propriété privée en une notion de propriété collective qu’on loue au plus offrant ». Déjà les cartes bancaires de retrait et les cartes magnétiques de transports tels Navigo en Île-de-France sont la propriété des banques et du STIF… Une nouvelle fois se manifeste un « communisme de marché », titre de l’ouvrage prémonitoire de Flora Montcorbier paru en 2000. Eric Posner et Glen Weyl confirment l’inquiétante convergence entre certains pans de la pensée libertarienne et un gauchisme économique le plus égalitariste, soit l’immense marchandisation de la vie, de la nature et du monde.

Financiers, banquiers et autres cloportes du Capital planétaire nous préparent vraiment un monde affreux. Faisons donc cesser leurs manigances infernales, de gré ou de force !

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°80, diffusée sur Radio-Libertés, le 25 mai 2018.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

27/05/2018

Taxes américaines sur l’acier, l’aluminium et les automobiles : qui seront les perdants ?

La volonté du Président Donald John Trump de taxer les importations d’acier à hauteur de 25 %, d’aluminium à hauteur de 10 % et d’automobiles à hauteur de 25 % (rappelons qu’en 1975, les USA étaient 2e producteur mondial d’acier avec environ 20 % de la production mondiale, 1er producteur mondial d’aluminium avec environ 30 % et 1er producteur mondial d’automobiles avec environ 30 %) va léser plusieurs pays, essentiellement en Europe. Voici qui sont les principaux pays exportateurs vers les Etats-Unis dans ces trois domaines :

Acier : En 2015, les Etats-Unis sont 4e producteur mondial. 12 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en acier. Le Canada (e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 16,4 %, devant le Brésil (8e producteur mondial) avec 13,5 % et la Corée du Sud (5e producteur mondial) avec 9,83 %. Viennent ensuite : 4 – Mexique (13e producteur mondial) avec 9,12 % ; 5 – Russie (6 e producteur mondial) avec 8,28 % ; 6 – Turquie (9e producteur mondial) avec 5,71 % ; 7 – Japon (2e producteur mondial) avec 4,99 % ; 8 – Allemagne (7e producteur mondial) avec 3,98 % ; 9 – Taïwan (12e producteur mondial) avec 3,26 % ; 10 – Inde (3e producteur mondial) avec 2,15 % ; 11 – Chine (1e producteur mondial) avec 2,14 % ; 12 – Vietnam (24e producteur mondial) avec 1,96 %. Les importations d’acier aux Etats-Unis représentent un marché de 138,4 milliards de $.

Aluminium : En 2015, les Etats-Unis sont 7e producteur mondial. 15 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en aluminium. Le Canada (17e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 36,3 %, devant la Chine (1er producteur mondial avec 15,1 %. La Russie (2eproducteur mondial) est 3e fournisseur avec 7 %, devant les Emirats Arabes Unis (4e producteur mondial) avec 6,5 %. Viennent ensuite : 5 – Mexique avec 4,3 % ; 6 – Bahreïn (9e producteur mondial) avec 2,7 % ; 7 – Argentine (18e producteur mondial) avec 2,4 % ; 8 – Allemagne (16eproducteur mondial) avec 2,4 % ; 9 – Inde (5e producteur mondial) avec 2,1 %, 10 – Afrique du Sud (13e producteur mondial) avec 1,5 % ; 11 – Qatar (14e producteur mondial) avec 1,3 % ; 12 – Japon avec 1,3 % : 13 – France (19e producteur mondial) avec 1,3 %, 14 – Thaïlande avec 1,1 % et 15 – Italie avec 1 %. Notons que l’industrie d’aluminium du Mexique était insignifiante en 2015 mais en 2017, le Mexique pèse 1,6 % de la production mondiale, ce qui le place aux alentours du 10e rang mondial. De même, l’Italie et le Japon ne produisant plus d’aluminium depuis 2012, il s’agit probablement d’aluminium produit ailleurs et réexporté. Notons l’absence de l’Australie, 6eproductrice mondiale. Les importations d’aluminium aux Etats-Unis représentent un marché de 23,4 milliards de $.

Automobiles : En 2015, les Etats-Unis sont 2e producteur mondial. 10 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en automobiles. Le Mexique (7e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 24,5 %, devant le Canada (10e producteur mondial) avec 22,2 %. Le Japon (3eproducteur mondial) est 3e fournisseur avec 20,7 %, devant l’Allemagne (4e producteur mondiale) avec 10,5 %. Viennent ensuite : 5 – Corée du Sud (5e producteur mondial) avec 8,2 % ; 6 – Royaume-Uni (13e producteur mondial) avec 4,5 % ; 7 – Italie (18e producteur mondial) avec 2,5 % ; 8 – Suède avec 1 % ; 9 – Slovaquie (19e producteur mondial) avec 1 % ; 10 – Chine (1er producteur mondial) avec 0,8 %. La Suède est très basse dans le classement mondiale (un peu plus de 150.000 voitures construites par an, alors que le 20e producteur mondial, l’Iran, en produite presque 1 million…). Les importations de voitures aux Etats-Unis représentent un marché de 191,7 milliards de $.

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/taxes-americaines-sur-lacie...

26/05/2018

Trump veut embraser l’Orient

Par Antoine de Lacoste

Trump ose tout, et c’est à ça qu’on le reconnaît.

Sept pays ont signé en 2015 un accord empêchant l’Iran de poursuivre ses recherches nucléaires, en échange d’une levée des sanctions économiques. Le monde entier, excepté Israël, s’en est réjoui. En Iran, le clan des durs était furieux et Rohani, qui veut ouvrir son pays, en était sorti conforté.

Mais tout cela a été balayé par le Président américain qui a donc annoncé le 8 mai, avec 4 jours d’avance sur la date prévue, que les Etats-Unis se retiraient de l’accord. Israël a bruyamment applaudi, le reste du monde est consterné.

Que va-t-il se passer maintenant ?

L’Iran a réagi avec modération, indiquant qu’elle allait consulter les autres signataires afin de savoir si l’accord tenait toujours ou s’il était caduc. Mais il est certain  que la position de Rohani est fragilisée. Coincé entre une partie de la population qui ne supporte plus le régime des mollahs et une autre partie, plus religieuse, qui lui reproche d’avoir fait confiance à l’Amérique, il va connaître des heures difficiles.

Pour la France, l’Angleterre et l’Allemagne, c’est une déconvenue. Jusqu’au bout, les trois puissances se sont relayées pour faire fléchir Trump. En pure perte. Emmanuel Macron connait là son premier échec diplomatique qui est d’autant plus cuisant  que ce qu’il croyait être « d’excellentes relations personnelles » avec Trump, ne pesait finalement pas lourd face à la réalité. Les démonstratives embrassades et accolades n’ont servi à rien : c’est comme ça qu’on apprend le métier. Diplomatie et sentiment ne font pas bon ménage et Macron va devoir comprendre que le charme ne sert à rien lorsqu’on  parle à la première puissance mondiale.

Mais que veut Trump finalement ?

C’est simple : un changement de régime en Iran. En sortant de l’accord et en annonçant de probables nouvelles sanctions contre l’Etat chiite, Trump espère aggraver la situation économique et susciter l’exaspération de sa population contre le régime. Au-delà du cynisme, vieille marque de fabrique américaine, ce calcul semble bien aléatoire. Rien ne dit que la population se soulèvera et, si c’était le cas, les dizaines de milliers de gardiens de la révolution ne se laisseront pas faire. Cela risque de tourner à un bain de sang stérile, permettant aux durs de renforcer leur pouvoir.

Les Américains ont l’habitude d’embraser l’Orient mais avec des succès très relatifs. Ils ont détruit l’Irak en renversant un dictateur sunnite mais laïque, pour donner le pouvoir à des chiites alliés aujourd’hui à l’Iran… Ils ont soutenu des islamistes syriens, accélérant l’intervention russe qui a sauvé le régime alaouite, allié de l’Iran. Ils entretiennent une armée kurde en Syrie, se fâchant de ce fait avec la Turquie qui s’est alors rapprochée de Moscou.

Tout cela n’est guère brillant.

En attendant la tension est montée d’un cran dans toute la région et il faudrait peu de choses pour un embrasement général.

Poutine, lui, ne dit rien et, comme toujours, prendra son temps pour agir…ou pas.   

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Le Samedi Politique : Poutine, le maître du jeu mondial ? avec Pierre-Yves Rougeyron

Corée du Nord : l’échec de la “diplomatie” Trump - Journal du Vendredi 25 Mai 2018

25/05/2018

Chine, Corées, Iran : André Bercoff décrypte «l’art de la négociation» de Donald Trump

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Si Donald Trump a évoqué le report possible de sa rencontre avec Kim Jong-un, le journaliste et écrivain André Bercoff souligne les qualités de négociateur du président américain, qui a selon lui fait plier la Chine et rapproché les deux Corées.

https://fr.novopress.info/210899/chine-corees-iran-andre-...

La guerre USA-IRAN motivée par la dédollarisation des transactions pétrolières ?

Le souhait de l’Iran et des pays européens de remplacer le dollar par l’euro dans les transactions pétrolières peut pousser les Etats-Unis à déclarer la guerre à l’Iran, estime un expert interrogé par Sputnik. Selon lui, l’intervention américaine en Irak et le conflit libyen ont été déclenchés pour une seule et même raison.

Alexander Azadgan, professeur et expert en géopolitique, interrogé par Sputnik, estime que l’idée d’utiliser l’euro pour payer le pétrole iranien peut servir de motif aux États-Unis pour déclarer la guerre à l’Iran, comme ce fut le cas en Irak et en Libye.

«Il ne faut pas oublier que Saddam Hussein menaçait au début des années 2000 de vendre son pétrole en euro au lieu du dollar. La même idée avait été lancée par Mouammar Kadhafi concernant le dinar-or, monnaie commune africaine qu’il avait conçue», a-t-il précisé.

M. Azadgabn a également commenté les dernières déclarations du secrétaire d’État américain Mike Pompeo qui avait promis lundi que son pays introduirait de sévères mesures financières en vue d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

«Rien de ce que M. Pompeo a dit n’est surprenant […] Nous avions prévu cette image impérialiste vilaine qu’ils tentent toujours d’incarner et de projeter sur le reste du monde sans se rendre compte que ce modèle n’a jamais marché, en étant actuellement à bout de souffle», a-t-il précisé.

Interrogé sur la réaction des alliés des Etats-Unis au rétablissement des sanctions contre l’Iran, l’expert a expliqué qu’il y aurait «une bataille de souveraineté» aux niveaux différents.

«Désormais ils [les pays européens, ndlr] veulent poursuivre leur propre politique au niveau national souverain, en particulier l’Allemagne. Nous observons la montée de l’Allemagne et sa volonté de ne pas être un pays vassal de Washington», a-t-il ajouté.

Selon lui, les sanctions américaines ne visent pas seulement l’Iran.

«Les sanctions américaines ne sont pas en réalité contre l’Iran […] En principe, elles s’appliquent à n’importe quelle compagnie, qu’elle soit européenne, chinoise ou russe», a-t-il expliqué.

Le 8 mai, le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Le Plan d’action global commun (PAGC) est un accord signé à Vienne, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1: les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et l’Allemagne, ainsi que l’Union européenne et la République islamique d’Iran. Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé le rétablissement de toutes les sanctions levées suite à l’adoption de cet accord.

https://fr.sputniknews.com/international/2018052310364962...

23/05/2018

Nucléaire iranien : Trump toujours plus loin - Journal du Mardi 22 Mai 2018

21/05/2018

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°508

Rioufol à Joffrin : «Le nationalisme n’est pas la guerre, c’est le multiculturalisme qui est la guerre»

Ivan Rioufol sur le nouveau gouvernement italien Salvini-DiMaio : «Je comprends le désarroi de Laurent Joffrin (Libération) car c’est tout un monde qui s’effondre devant lui (…) C’est le réveil des peuples, des nations, des fiertés, des frontières, qui se manifeste en Israël comme en Italie où on assiste dans le fond à l’insurrection des peuples. Je trouve ceci formidablement encourageant. (…) Les Italiens se libèrent de la pensée unique qui forçait à se plier à des diktats technocratiques, européistes ou comptables (…) Cessez de dire que le nationalisme c’est la guerre. Aujourd’hui, c’est le multiculturalisme qui est la guerre. Vous avez là le réveil d’un peuple occidental qui ne veut pas être submergé par une culture extra-européenne parce que ce malaise italien, c’est naturellement la gestion de l’immigration, la place de l’Islam et la place du multiculturalisme
– CNEWS, 19 mai 2018, 19h25

http://www.fdesouche.com/1008295-rioufol-a-joffrin-le-nat...

20/05/2018

Trump prive les avorteurs de Planned Parenthood d’une grande part de leur budget

États-Unis : nouvelle victoire pro-vie

Il existe aux États-Unis un organisme du nom de Title X family. Créé sous l’ère de Nixon en 1970, son but est d’aider les familles. Il fait partie du service public. Principalement il aide les familles nécessiteuses et porte assistance aux femmes menacées. Mais il s’est mis à subventionner Parenthood (planning) à hauteur de 57,3 millions de dollars. Rappelons que ce groupe pratique 320.000 avortements par an à lui seul. Title X pratiquait aussi des avortements. Beaucoup d’États américains essayent de trouver des moyens par la bande de limiter la nocivité de ces organismes. Cela avait fini par user Cécile Richards, amie d’Hillary Clinton et présidente de Parenthood : elle démissionna. Trump avait d’ailleurs une dent contre elle. Comment cette femme pouvait recevoir de l’argent public pour conjointement subventionner la campagne électorale de Clinton à hauteur de 30 millions de dollars ? Étranges mœurs politiques !

Trump lors de son élection avait promis d’abolir l’avortement. La trahison d’une quinzaine de parlementaires catholiques avait fait échouer l’abolition de medicaid, système de soins initié par Obama : l’avortement y était inclus. Pour Trump ce qui devait être alors possible de faire, était de supprimer les subventions à la principale organisation faisant des avortements, à savoir International Parenthood. Il avait par exemple privé de subventions les associations qui faisaient la promotion ou pratiquaient l’avortement à l’étranger. De plus, il a trouvé une autre voie fort intéressante.

Une conseillère de la Maison Blanche du nom de Kellyanne Conway a eu l’idée de séparer le budget de Tittle X en deux parties. Celle concernant l’aide aux familles et celle destinée aux avortements avec notamment les subventions à Parenthood. Le montant de ces dernières iront au Women’s Qualified Health Centers, des centres d’assistance médicale aux femmes ; lesquels ne sont pas impliqués dans les avortements.

Cette décision présentée par l’administration de Trump le 19/05/2018, affecte grandement la trésorerie de Parenthood ; mais aussi les cliniques gérées par Parenthood ou aidées financièrement par Tittle X. Les locaux de cet organisme où sont pratiqués des avortements seront désormais séparés et loués éventuellement au privé susceptible de s’y intéresser.

Trump continue de réaliser ce qu’il a promis, à la grande joie des défenseurs de la vie humaine.

Jean-Pierre Dickès

http://www.medias-presse.info/trump-prive-les-avorteurs-d...

Facebook s’associe au très globaliste Atlantic Council pour interférer dans les élections à travers le monde

Facebook globaliste Atlantic Council élections mondeÉchaudé par les nombreux scandales et critiques dont il a été l’objet depuis plusieurs mois, Facebook a décidé de tout faire « protéger des élections libres et justes dans le monde » – on s’inquiète déjà.
Et on peut puisqu’il compte s’allier avec le think tank spécialisé dans les relations internationales, l’Atlantic Council, qui compte quelques magnifiques personnalités mondialistes telles Henry Kissinger et Dina Powell, ancienne présidente de la Goldman Sachs Foundation…

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19/05/2018

M. Macron, l’employé modèle du Système

Chronique de Paysan Savoyard

(n°200 – mai 2018)

L’anniversaire de l’élection de M. Macron permet de dresser un premier bilan. Au terme de cette première année de pouvoir macronien, on peut constater que les évolutions à l’œuvre depuis quatre ou cinq décennies sont en train de s’accélérer : M. Macron conduit de façon efficace la politique mondialiste, libérale et immigrationniste pour laquelle le Système l’a choisi. 

  • Macron-Rothschild est comme prévu le président des riches

Conformément aux vœux de ceux qui l’ont porté au pouvoir, après l’avoir sélectionné et financé sa campagne, la politique de M. Macron est favorable aux plus riches.

L’ISF a été remplacé par un impôt (l’IFI) qui ne pèsera plus que sur le patrimoine immobilier. Alors qu’ils constituent la plus grosse partie du patrimoine des plus riches, les actifs financiers vont donc désormais être exonérés.

L’impôt sur les revenus du capital est lui fortement réduit. Au lieu d’être imposés à l’impôt sur le revenu, comme ils l’étaient sauf exception jusqu’à présent, impôt sur le revenu dont le taux maximum est de 45 %, les revenus du capital seront désormais soumis à un « prélèvement forfaitaire unique » de 12,80 % (en comptant les cotisations sociales, d’un niveau très inférieur à celles qui pèsent sur le travail, le PFU total sera de 30 %).

Selon le président PS de la commission des finances, le gain de ces deux réformes, IFI et PFU peut être estimé à 1,5 million d’euros par an en moyenne pour chacun des cents premiers contribuables à l’ISF.

M. Macron vient en outre d’annoncer la suppression de « l’Exit tax », que M. Sarkozy avait instituée afin de freiner l’exil fiscal (cette taxe pèse sur les plus values constatées lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal à l’étranger).

Enfin M. Macron a également annoncé la baisse prochaine de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Dans le même registre, on peut noter que le nombre des travailleurs détachés s’est envolé en 2017, au bénéfice des employeurs et au détriment des salariés et petits artisans français : il atteint 516 000, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (étant précisé, qui plus est, que ce chiffre ne comprend ni le secteur du transport routier ni les nombreux travailleurs non déclarés).

Comme le dit perfidement M. Hollande, son successeur est moins le président des riches que celui des hyper-riches.

  • Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste, « idiots utiles » du Système

Dans ce contexte, les différentes nuances et factions de la gauche anti-capitaliste (communistes, trotskystes, socialistes marxisants, écologistes, anarchistes) se mobilisent contre la politique menée par M. Macron. Le résultat de M. Mélenchon, qui a obtenu 7 millions de voix en 2017, a montré que ce courant politique est toujours bien vivant et puissant : il représente environ 20 % de l’électorat qui s’exprime, soit un score comparable à ceux qu’atteignait le PCF à son apogée.

Ce courant comporte une avant-garde violente, composée des Antifas, Black-blocs et autres casseurs, qui se manifeste régulièrement. On se souvient de l’agression de policiers à Viry-Châtillon en 2016. Ces derniers mois les casseurs se sont manifestés à Notre-Dame-des-Landes, dans les blocage des facs et lors du 1er mai. On peut relever également les fréquentes agressions de militants et de cadres d’extrême-droite, telle que celle dont vient d’être victime R. Ménard (on notera que cette agression a été applaudie sur les réseaux sociaux par un grand nombre de commentateurs appartenant à la gauche anticapitaliste). Cette avant-garde poursuit la tradition violente qui est celle de la gauche communiste depuis 200 ans ; nous y reviendrons.

Pour le Système, cette gauche anticapitaliste joue un rôle très positif. Elle permet à M. Macron de se poser en modéré et en réaliste face aux différents extrémismes de gauche et de droite : il peut ainsi mener une politique favorable aux riches, tout en paraissant occuper le centre de l’arc politique. En outre M. Macron sait qu’il retrouvera les suffrages de la plupart de ces électeurs d’extrême-gauche au moment décisif dans quatre ans. Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste jouent donc à la perfection le rôle « d’idiots utiles » que le Système attend d’eux.

  • Le totalitarisme doucereux accentue son emprise

Même s’il se présente de façon doucereuse et hypocrite, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme. La première année de pouvoir de M. Macron vient le confirmer.

Sous le prétexte de lutter contre l’incitation à la haine, le Système continue ainsi à harceler les dissidents. Les militants de Génération identitaire qui, pour dénoncer l’immigration, avaient en 2012 occupé pacifiquement pendant quelques heures une mosquée en construction ont été lourdement condamnés il y a quelques semaines (5 militants ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques et 40 000 euros d’amende au total).

Jean-Marie Le Pen a été condamné une fois encore (sa condamnation pour des propos « haineux » contre les Roms vient d’être confirmée le 6 mars par la Cour de cassation). E. Zemmour vient lui aussi d’être condamné une nouvelle fois, le 3 mai, pour des propos « haineux » contre l’islam. Ces derniers jours, le Système vient de faire fermer les comptes de Génération identitaire sur les différents réseaux sociaux.

Comme l’a noté J.Y. Le Gallou, la fermeture des comptes de Génération identitaire illustre éloquemment le fait que le Système a la maîtrise de la totalité des lieux de pouvoirs et d’expression. C’est ainsi que le patron de Facebook France qui a fermé le compte n’est autre qu’un préfet, proche de M. Sarkozy : il a répondu à la demande du gouvernement et notamment à celle d’un autre préfet, responsable de la Dilcra, organisme officiel de l’antiracisme.

Comme ses prédécesseurs, le pouvoir macronien illustre également un autre aspect du totalitarisme à l’oeuvre : l’arbitraire et le deux poids-deux mesures. Pendant que les dissidents anti Système sont condamnés et interdits, les casseurs et Black-blocs bénéficient de la plus grande mansuétude. L’agresseur principal des policiers de Viry-Châtillon est déjà sorti de prison. De même les centaines de rappeurs haineux ne sont jamais poursuivis. Les multiples discours de haine tenus par les immigrés sur les réseaux sociaux ne font l’objet d’aucune répression. Tandis que les très rares et très limitées actions hostiles contre les mosquées ont été lourdement condamnées, alors qu’elles se limitent à quelques tags, les actes de vandalisme contre les églises se multiplient sans provoquer de réaction du Système.

L’illustration la plus criante de ce deux poids-deux mesures est toute récente : tandis que, comme on l’a indiqué plus haut, les militants ayant occupé une mosquée vide et en construction viennent d’être lourdement condamnés, une manifestation de « sans-papiers », bruyante et provocatrice, avec banderoles et slogans hurlés par haut-parleur, a été organisée, avec l’appui du parti de M. Mélenchon, à l’intérieur même… de la basilique St-Denis, sans que les pouvoirs publics aient déclenché aucune poursuite.

Dans ce même registre du deux poids-deux mesures et du laxisme à géométrie variable, on notera que la réduction de la vitesse sur les routes à 80 km/h va permettre d’accentuer la politique d’intimidation des Français moyens.

Le Système attend probablement une occasion favorable pour se débarrasser des dissidents et pour faire taire ses plus sérieux opposants, en particulier Eric Zemmour et Renaud Camus. Il se dit que le pouvoir a mis au point depuis déjà plusieurs années le scénario d’un attentat d’extrême-droite manipulé ou fabriqué de toutes pièces, qui pourra être monté en épingle et permettra de justifier des mesures radicales contre les dissidents.

  • Le rythme de l’invasion migratoire organisée par le Système s’accroît encore

M. Macron avait annoncé qu’il considère l’immigration comme une chance : l’accélération de l’invasion depuis qu’il est arrivé au pouvoir n’est donc pas une surprise. Les chiffres de l’immigration atteignent de nouveaux records, qu’il s’agisse des installations légales (+ 13 % en 2017 par rapport à l’année précédente), des demandes d’asile enregistrées (+17 %), des demandes d’asile satisfaites (+21 %) ou encore des visas délivrés (+13 %). C’est ainsi que le nombre des installations légales d’immigrés en 2017 a atteint le record de 262 000.

M. Macron est actuellement en train de faire passer un projet de loi « asile et immigration » qui ne contient que des mesures « bidon » contre l’immigration clandestine, tandis que d’autres mesures, précises et efficaces celles-là, vont accentuer l’immigration (voir cette chronique). Là encore, face aux protestations en sens opposé de l’extrême-gauche d’une part, de la droite et de l’extrême-droite d’autre part, M. Macron occupe la posture du juste milieu : il parviendra ainsi sans difficulté à abuser l’opinion et à la convaincre que le projet est à la fois raisonnable et ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accentuer l’immigration.

Notons enfin, sur le chapitre de l’immigration, que comme ses prédécesseurs, M. Macron multiplie les concessions et les accommodements envers les immigrés. C’est ainsi que s’organisent de plus en plus souvent ces derniers mois des réunions publiques interdites aux Blancs. On imagine la réaction du pouvoir si l’extrême-droite se mettait à organiser des réunions interdites aux Noirs et Arabes…

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Comme on pouvait le prévoir (voir ces chroniques), M. Macron, plus habile et efficace que ses prédécesseurs, se comporte comme un employé modèle du Système.

https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2018/05/12/m...

18/05/2018

Syrie: des snipers français arrêtés!

Ils se seraient retrouvés au poste de contrôle syrien par erreur! Paumés mais groupés!

Selon le site russe, Mail.ru, 60 militaires français auraient été arrêtés à un poste de contrôle dans le nord-est syrien. Cité par l’agence de presse iranienne Fars, le site russe affirme que c’est l’armée syrienne qui aurait mis la main sur ce groupe de militaires français au nombre desquels figurent des snipers.

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« Nous n’autorisons pas les critiques à l’égard des politiques d’immigrations et les arguments qui consistent à restreindre ces politiques » (Monika Bickert, directrice de la politique des contenus sur Facebook)

Communiqué de Génération Identitaire, 17 mai 2018

Le 16 mai 2018, Monika Bickert, directrice de la politique des contenus sur Facebook, a, dans des propos rapportés par RTL, détaillé les moyens mis en place par le réseau social pour assurer une meilleure modération des contenus partagés. Expliquant les différents niveaux, elle a assuré que le niveau 3 concernait « les appels visant à exclure ou à isoler une personne ou un groupe de personnes. Nous n’autorisons pas les critiques à l’égard des politiques d’immigrations et les arguments qui consistent à restreindre ces politiques ». Une ambigüité existerait dans les traductions anglaises. Néanmoins, dans les « Conditions Générales d’Utilisation » de Facebook présentes sur leur site internet, on retrouve également ces mêmes propos noirs sur blanc.

N’en déplaise à Facebook, la critique de l’immigration est non seulement légitime mais autorisée en France. D’autre part, c’est une opinion largement partagée : rappelons à Monika Bickert que 63% des Français considèrent qu’il y a trop d’immigrés en France (Institut BVA, 07/02/2018). A-t-elle pour projet de censurer ensuite des millions de Français qui ne souhaitent pas voir leur civilisation être détruite par l’immigration massive ?

Génération Identitaire réclame que la liberté d’expression des opposants à l’immigration soit assurée. La censure dont nous faisons l’objet aujourd’hui nous vise car nous avons été en première ligne avec notre action pacifique dans les Hautes-Alpes. Aujourd’hui c’est nous, demain ce sera vous !

http://www.medias-presse.info/nous-nautorisons-pas-les-cr...