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25/04/2018

Que reste-t-il de Daesh en Syrie ?

Syrie: le camp de réfugiés de Yarmouk, près de Damas

3034693255.pngPar Antoine de Lacoste

L’Etat islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflits : Afghanistan, Mali, Libye.

Ceux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers.

La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. A  l’origine c’est un camp de réfugiés palestiniens. Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là. Au fil des décennies il est devenu une vraie ville comptant 250 000 habitants.

Yarmouk a vu de nombreux combats depuis 2011 entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daesh qui l’a emporté contre Al Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des palestiniens loyalistes.

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daesh a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers faisant plusieurs victimes et étendant son territoire.

Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes ont été déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche. Ce ne sera pas facile tant le réseau de tunnels creusés par Daesh est dense et profond.

Tout en pilonnant les positions islamistes depuis le 21 avril, Damas a ouvert des négociations afin d’obtenir une évacuation qui lui éviterait de lourdes pertes.

Le deuxième territoire tenu par Daesh est plus vaste et plus mouvant. Il se situe tout à fait à l’est, à la frontière avec l’Irak. C’est une zone désertique, mais le terrain y est accidenté, permettant les caches. Nous sommes à l’est de l’Euphrate, là où l’armée américaine s’est installée avec ses alliés kurdes. Cela permettait aux Américains de combattre Daesh et de mettre la main sur les puits de pétrole syriens…

Mais depuis que les Turcs ont attaqué les Kurdes à Affrine, ceux-ci, mécontents du lâchage des Américains, ont, pour beaucoup, quitté la région et rejoint leurs frères dans le nord afin les aider en cas de nouvelle attaque turques. La lutte contre Daesh a donc quasiment cessé, lui permettant de se réorganiser et de se déplacer à cheval sur les deux frontières. Malgré cela, les Américains interdisent toujours à l’armée syrienne de passer l’Euphrate pour le plus grand bonheur de Daesh qui s’est même permis une attaque éclair contre la ville de Mayadin il a quelques jours.

Quelques centaines de combattants de Daesh se déplacent également dans le désert entre Palmyre et Mayadin, sans constituer un réel danger pour l’instant.

L’Etat islamique constitue donc encore une menace et la libération de Yarmouk est donc incontournable. 

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/04/24...

Les 4 Vérités saluent l’action de Génération identitaire : “Merci à ces jeunes militants d’avoir forcé l’État à faire son travail !”

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Si l’on avait le moindre doute sur la portée du « en même temps » macronien, en matière d’immigration, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est chargé de lever ce doute.

D’abord, parce que la loi qu’il vient de faire voter à l’Assemblée est si visiblement un enfumage qu’il est impossible – sauf à des gauchistes fanatiques – d’y voir la moindre parcelle de fermeté.

Bien au contraire, le regroupement familial, principale source de l’immigration légale, y est considérablement élargi, puisque, désormais, les fameux soi-disant « mineurs isolés » peuvent faire venir leurs parents, leurs frères et sœurs, et les enfants de ces derniers.

Sans, naturellement, que quiconque s’interroge sur la capacité de tout ce beau monde à subvenir à ses besoins. C’est gratuit, l’État paiera !

Mais le summum du pseudo-centrisme et réel gauchisme a été atteint quand le ministre a renvoyé dos à dos « extrémistes de droite et de gauche » qui avaient manifesté dans les Hautes-Alpes le week-end dernier.

En effet, Génération identitaire a déployé des banderoles au col de l’Échelle, par où passent bon nombre d’immigrés clandestins en provenance d’Italie.

Aux dires mêmes du ministre, cette manifestation s’est déroulée dans le calme.

Le lendemain, « en réponse », des extrémistes de gauche ont entrepris de faire franchir illégalement la frontière, au col de Montgenèvre, à une trentaine d’immigrés et se sont heurtés aux forces de l’ordre.

Mettre sur le même plan une manifestation calme visant à faire respecter la loi et une manifestation violente promouvant le viol de la loi, voilà donc le sens du « en même temps » de nos vaillants gouvernants !

Le plus fort, c’est qu’il s’est trouvé des journalistes pour relayer les « éléments de langage » des gauchistes, sans la moindre prise de distance critique, sur le « deux poids, deux mesures » du gouvernement et des forces de l’ordre.

Mais, s’il y a injustice, elle est en sens inverse.

Ce qui est profondément injuste, ce n’est pas de traiter différemment le respect et l’irrespect de la loi, c’est, au contraire, de les renvoyer dos à dos.

Malgré ce naufrage idéologique du gouvernement, il y a tout de même matière à se réjouir.

La conséquence de ces manifestations, c’est que le ministre a envoyé des renforts dans les Hautes-Alpes. On peut espérer que, pendant quelques jours, le nombre d’immigrés illégaux dans cette zone va diminuer.

L’action de Génération Identitaire n’aura ainsi pas été vaine.

Merci à ces jeunes militants d’avoir forcé l’État à faire son travail !

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

L'oligarchie nous emmène vers la guerre et la dictature

6a00d83451619c69e20224df2d796b200b-250wi.jpg"La seule possibilité qui reste aux Français de percevoir l'escalade à temps pour l'interrompre est la diversification de leurs sources d'information."

C'est la conclusion de la dernière tribune de Stratediplo, sur le blog éponyme.

Nous n'en partageons pas toute l'analyse. Notamment, nous ne pensons pas que la Russie ne mente jamais, par exemple sur la présence d'éléments de ses forces armées dans l'Est de l'Ukraine. Présence à notre sens légitime, puisqu'elle n'aurait pas pour objectif d'envahir l'Ukraine, mais de maintenir dans l'Est une zone grise, un glacis de protection face à un "État" et des "autorités" ukrainiens issus d'un coup d'État, au bénéfice d'intérêts qui ne sont certes pas ceux de la Russie.

Mais l'essentiel de l'analyse de Stratediplo n'est pas là. Il est dans la description de la servitude et de la malhonnêteté fondamentales des médias vis-à-vis de l'oligarchie dont Macron est un brillant et efficace serviteur. Oligarchie coupée du réel, et qui souhaite ardemment en couper également l'opinion publique française pour lui faire avaler ses chimères, et qui fourbit les mesures adéquates à cet effet. Il est aussi dans la description du discrédit peut-être définitif que la posture Macronienne fait peser sur la France, et sur l'irresponsabilité globale des pseudo-élites qui risquent de nous mener à la guerre mondiale.

cette presse "fire and forget" incendiaire et amnésiante

La presse française (en réalité occidentale) a été unanime et volubile à rapporter les images, les vidéogrammes et les accusations colportées par les "réseaux sociaux" antisyriens et clamant que la Syrie avait procédé à un bombardement chimique sur la ville syrienne de Douma, en Ghouta orientale, samedi 7 avril 2018. La presse française (en réalité occidentale) est unanime à avoir complètement occulté les aboutissants de ces allégations, ayant soudain des milliers d'autres sujets plus importants à traiter qu'un prétendu crime assez grave pour que la France décide d'agresser ouvertement un pays, violant la charte de l'ONU, sans même attendre l'enquête internationale.

Pourtant les rebondissements n'ont pas manqué, avant même l'attaque française, et les invitations syriennes à la presse accusatrice étrangère non plus. Les images et accusations ayant commencé à circuler sur les "réseaux sociaux" dimanche 8, et étant tout de suite diffusées par les trois agences de presse des pays de l'OTAN (AFP, Reuters et AP) qui détiennent le quasi-monopole de la fourniture d'informations dans le monde occidental (Europe, Afrique et Amérique), l'armée russe a décidé lundi d'ouvrir une enquête pour événement chimique, et dépêché une équipe de spécialistes. Dès mardi 10 les chercheurs d'information indépendante pouvaient lire ou écouter ce que les receveurs passifs d'information livrée peuvent toujours attendre, le rapport (formellement négatif) à la presse du colonel Alexandre Rodionov, commandant le détachement russe de défense NBC en Syrie. A l'hôpital de Douma où les faux Casques avaient tourné leur court-métrage personne n'avait vu ou traité la moindre victime d'attaque chimique, et sur le lieu prétendu de l'attaque, difficile à trouver car les habitants disaient qu'aucune attaque chimique n'avait eu lieu dans la région, il n'y avait rien à voir, ce qui n'a d'ailleurs pas empêché l'équipe NBC des trouver des laboratoires chimiques des terroristes islamistes.

Il n'est pas inutile de rappeler ici que l'armée russe est une armée européenne, pas américaine (sans insulte ici pour les armées brésilienne, uruguayenne et encore récemment canadienne non représentatives de l'Amérique), qui ne s'exprime pas par les éructations télévisées de n'importe quel sous-caporal anonyme ayant supervisé l'abattage par ses soudards débraillés d'une statue du chef d'Etat vaincu ou des gazelles d'un parc zoologique. Comme tout porte-parole du commandement voire simple officier supérieur autorisé à s'exprimer devant la presse, cet ingénieur-docteur, diplômé d'école de guerre et haut fonctionnaire de son pays s'identifie, engage la signature de son gouvernement et donne ses coordonnées pour pouvoir être recontacté. Un véritable journaliste devrait y porter plus d'intérêt qu'aux "déclarations d'un haut responsable sous couvert d'anonymat" que font si souvent circuler les agences de presse du phare ouest et qui garantissent l'impossibilité d'authentification, de cotation de crédibilité, et de conséquences en cas de démenti ultérieur par les faits, surtout quand ces "déclarations d'un haut responsable sous couvert d'anonymat" proviennent d'un pays dont le gouvernement est coutumier du fieffé mensonge avéré jusque devant les plus hautes instances internationales. Au contraire, le gouvernement russe doit jouir auprès de la presse sérieuse (malheureusement pas auprès de l'auditorat endoctriné occidental) d'une crédibilité impeccable puisqu'il n'a jamais été pris en délit de mensonge en ce siècle, fait particulièrement rare parmi les grandes démocraties.

Ce même 10 avril le journaliste étatsunien Pearson Sharp a annoncé, de Damas, qu'il serait bientôt en mesure de diffuser des informations sensationnelles. Il a aussi dénoncé le mensonge de certains journalistes occidentaux prétendant qu'ils ne pouvaient pas entrer en Syrie, alors que lui, ennemi déclaré puisqu'Etatsunien, avait obtenu son visa très rapidement. Prenant son temps pour interroger les Damascènes, puis surpris par l'attaque dans la nuit du 13 au 14 et par les manifestations de rue célébrant le 14 le succès de la défense antiaérienne syrienne, il est allé le 15 à Douma, où les dizaines de personnes qu'il a interrogées lui ont toutes déclaré qu'il n'y avait eu aucune attaque chimique. Sauf erreur c'est lui qui a popularisé le mot qu'il ignorait il y a dix jours, qui a fait la semaine dernière par internet le tour du monde en plusieurs langues, et que les trois agences de presse de l'OTAN doivent toujours soigneusement éviter. Le médecin-chef de l'hôpital souterrain de Douma lui a expliqué que l'hypoxie, ou manque d'oxygène, n'est pas rare chez les gens qui passent une nuit ou plus entassés dans des abris souterrains à atmosphère confinée sous les décombres, mais qu'en plus des bombardements accentués depuis quelques jours, le vent avait soulevé cette nuit-là une tempête de poussière, aussi l'hôpital a reçu beaucoup de patients souffrant d'irritation des voies respiratoires.

Déjà le 13 avril l'étudiant en médecine Halil Ajij, de service aux urgences de cet hôpital, avait publiquement déclaré que l'hôpital n'avait reçu aucune victime d'attaque chimique le 7 et le 8, et raconté ce qui s'était passé dans le hall de l'hôpital le 8. Le même 13 avril le ministère de la défense russe a présenté en conférence de presse les preuves et témoignages de l'absence d'attaque chimique à Douma, le général de division Igor Konachenkov faisant même remarquer que les témoins (dont Halil Ajij) déclinaient leurs noms et fonctions et pouvaient être contactés par tout enquêteur intéressé. Le 16 le représentant russe à l'OIAC a déclaré à celle-ci que les enquêteurs russes avaient retrouvé, vivantes, des victimes prétendues mortes de cette fausse attaque, qui étaient prêtes à témoigner.

Le 17 avril le fameux journaliste britannique Robert Fisk a aussi publié les résultats de sa visite des lieux (avec quelques journalistes syriens il a même faussé compagnie à une visite organisée pour la presse) et de l'hôpital, ainsi que de son entrevue du médecin-chef Assim Rahaibani, qui lui a expliqué que la vidéo tournée par les "Casques Blancs" (il ignore que ce ne sont pas ceux reconnus par une vingtaine de résolutions de l'ONU depuis 1994) était authentique mais pas sincère. Alors que le personnel soignant s'occupait des personnes souffrant d'hypoxie, un "casque blanc" a fait irruption, hurlé "attaque au gaz !" et d'autres ont filmé la panique qui en a résulté, augmentée d'ailleurs par l'irruption soudaine de plusieurs inconnus vêtus de blouses hospitalières qui ont introduit de prétendues victimes (qui observées immédiatement se sont avérées indemnes) et aspergé d'eau les patients présents. Une fois leur film fait, tous les intrus se sont retirés aussi rapidement qu'ils étaient arrivés.

Lire la suite "L'oligarchie nous emmène vers la guerre et la dictature"

Paula Corbulon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Immigration : Les clandestins hors de contrôle - Journal du Mardi 24 Avril 2018

23/04/2018

En 2018, l’ONU veut forcer les États à favoriser l’immigration

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Par André Posokhow, consultant ♦ Les Etats sont tenus par un ensemble de traités internationaux qui limitent leur souveraineté en matière d’immigration. La Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et la Convention européenne des droits de l’Homme en 1950 en sont de bons exemples.
C’est sur la base de tels textes que la justice internationale contrebat les réticences nationales, pourtant souvent bien complaisantes, envers le déferlement migratoire. Ainsi le 12 avril 2018 la Cour de justice de l’Union européenne, dont Polémia a déjà dit tout le bien qu’il fallait en penser, a validé en pleine crise des migrants sa décision selon laquelle un réfugié mineur peut désormais faire venir sa famille dans l’UE et cela même s’ils atteignent leur majorité durant la procédure. Visiblement ces robins qui inaugurent ainsi en grande pompe un nouveau couloir d’invasion, ignorent la taille que peut atteindre une famille africaine !
Il n’en demeure pas moins que les politiques nationales peuvent diverger profondément face à ce phénomène et que celles du Japon et des pays de Visegrad sont notoirement plus restrictives que celles des sociaux-démocrates scandinaves.
D’où la tentation qui s’est fait jour d’organiser un système juridique de contraintes qui ligoteraient encore plus les nations de liens juridiques qui seraient de nature à leur faire abaisser de plus en plus la garde. C’est l’idée du pacte mondial sur les migrations.

La genèse se trouve bien dans les organisations supra nationales et aux Etats-Unis

L’idée d’un pacte mondial sur les migrations a été initiée en 2016  par les Nations unies et les Etats-Unis sous un Barack Obama en fin de mandat. Il fallait bien qu’il laisse une trace.

En septembre 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un ensemble d’engagements qui sont énoncés dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants.

Cette déclaration traduit l’engagement des États membres à renforcer et améliorer les mécanismes de protection des migrants.

Elle ouvre la voie à des négociations visant l’adoption de deux nouveaux traités mondiaux en 2018 : le Pacte mondial sur les réfugiés et le Pacte mondial pour des «  migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Le processus est précipité à cause d’un contexte défavorable.

Les consultations en vue du Pacte global sur les migrations ont formellement commencé au cours du premier semestre  2017 avec un document préparatoire présenté par le Mexique et, il faut le noter non sans étonnement, la Suisse qui s’est placée en pointe de cette affaire.

Actuellement les négociations se poursuivent. Prévues pour se terminer en principe en juillet 2018, elles apparaissent difficiles. Beaucoup de pays riches prennent de plus en plus de mesures restrictives au sujet des migrations. Les opinions publiques sont divisées.

Par ailleurs les régimes juridiques ont évolué de manière très différente entre les régions et les pays du monde. Tandis que l’Europe s’oriente de plus en plus, selon le Centre national de coopération au développement (CNCD), vers la limitation des départs dans les pays d’origine et la facilitation des expulsions et de la détention, des pays latino-américains comme l’Argentine ont adopté au cours des dernières années des législations reconnaissant les droits des migrants. Comment concilier des positions aussi antinomiques ?

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Macron aux Etats-Unis :”I will make France great again” - Journal du Lundi 23 Avril 2018

Les chrétiens d’Orient critiquent le bombardement de la Syrie

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Jean X, patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, Ignace Ephrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem ont condamné et dénoncé ce qu’ils appellent une agression brutale, le 14 avril, contre la Syrie par les Etats-Unis, la France, et le Royaume-Uni selon les allégations de recours aux armes chimiques par le gouvernement syrien.

Voici les principaux éléments de cette déclaration :

Nous élevons nos voix pour affirmer ce qui suit :

1. Cette agression brutale constitue une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s’agit d’une agression injustifiée contre un pays souverain, membre de l’ONU.

2. Nous souffrons de constater que ces bombardements aient été perpétrés par de puissants pays auxquels la Syrie n’a causé aucun préjudices d’aucune sorte.

3. Les allégations des États-Unis et d’autres pays selon lesquelles l’armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d’arme, sont injustifiées et non étayées par des preuves suffisantes et claires.

4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie sape le travail de la Commission d’enquête internationale indépendante, sur le point de se rendre en Syrie.

5. Cette agression brutale détruit les chances d’une solution politique pacifique et entraîne une escalade de la violence et davantage de complications.

6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes barbares.

7. Nous demandons au conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies de jouer son rôle en apportant la paix au lieu de contribuer à l’escalade des guerres.

8. Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l’Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s’engager dans la protection de la paix internationale.

9. Nous saluons le courage, l’héroïsme et les sacrifices de l’armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l’armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes externes ou internes ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu’à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit purifié du terrorisme. Nous saluons également la position courageuse des pays alliés de la Syrie et de son peuple.

Pour lire, la déclaration intégrale, c’est par ici

https://fr.novopress.info/

Réinfo, magazine d'information du Parti de la France du 23 avril 2018

Une Syrienne explique pourquoi on veut faire tomber son pays.

« La Chine constitue aujourd’hui un modèle intéressant à observer sinon à imiter » (entretien avec Robert Steuckers – 3e partie)

Europe Maxima Dans le dernier tome « L’Europe, un balcon sur le monde », vous ouvrez la perspective européenne sur le reste du monde. Il fut un temps où l’Europe dominait le globe. Dorénavant on pourrait presque dire l’inverse. La multipolarité est-elle vraiment un avantage pour l’Europe ? L’opposition Nord – Sud n’est pas pour autant caduque…

Robert Steuckers : Ne nous faisons pas d’illusions. La domination véritable de l’Europe sur le reste du monde n’a été que de courte durée. Je dirais qu’elle a duré de l’installation des Anglais à Aden jusqu’à leur départ des Indes en 1947. Soit à peu près 124 ans, le huitième d’un millénaire. Jusqu’à la mainmise totale des Anglais sur les Indes en 1847, année où Victoria devient « Impératrice », les grands pôles économiques de la planète sont l’Inde et la Chine, qui valent à elles deux plus de 35 % de l’économie mondiale. Le XIXe siècle voit le triomphe, en Europe, d’une révolution industrielle basée sur le charbon et l’acier, puis, dans la première décennie du XXe, sur le pétrole, qui sera d’abord américain, caucasien (donc russe) ensuite, puis, finalement moyen-oriental (iranien et arabe-saoudien). Nous assistons à un ressac économique de l’Europe, malheureusement accompagné d’un déclin moral sans précédent, qui fait de nous la risée de la planète : libéraux, soixante-huitards, maniaques du sociétal et du gendérisme contribuent à rendre ce qui reste de notre civilisation complètement ridicule et aberrant. Bon nombre de peuples non européens rejettent à juste titre ce pandémonium et nous couvrent de leur mépris. La haine du Blanc est aussi (mais pas seulement) la haine envers un homme qui a profondément et ridiculement dégénéré, ce que l’on n’attendait pas du tout de lui, à qui on reproche désormais de nier les assises du réel social, biologique, ontologique. Certes la haine due au ressentiment, à un sentiment d’infériorité mal placé, existe aussi mais elle n’osait pas, jusqu’ici, s’exprimer avec la même frénésie. Le déclin de l’Europe est bien sûr tributaire des effets désastreux des deux guerres mondiales, avec les épouvantables saignées qui en ont découlé et que l’on repère dans une France qui a dû faire appel très tôt à des immigrations non européennes, dans une Allemagne où le ressac démographique atteint des proportions très inquiétantes, dans une Russie qui ne s’est jamais vraiment remise des pertes humaines du communisme et de la guerre de 1941-1945. Moralement, nous assistons à une implosion de la civilisation européenne. Paul Valéry, Thomas Mann (dans La montagne magique), Christopher Isherwood (qui a décrit le Berlin décadent sous la République de Weimar) et bien d’autres encore ont observé les premiers balbutiements de cet effondrement. Après la Seconde Guerre mondiale, les services américains vont induire, par les médias, le cinéma, certaines revues, une junk culturedécadente, dans le but à peine dissimulé était d’affaiblir l’Europe et de l’empêcher à jamais de retrouver ses lustres d’antan. Ce travail de sape va s’effectuer sur deux tableaux, d’une part, une culture de frivolités et de distraction totale pour empêcher élites et classes populaires d’avoir une pensée véritablement politique, au service de la Cité et du long terme, et d’autre part, une culture de la culpabilité et de la repentance pour empêcher ces mêmes catégories sociales de poursuivre la trajectoire éternelle de leur histoire propre, en les amenant à juger celle-ci toujours imparfaite et toujours criminelle.

La multipolarité est, dans ce cadre, une revendication d’autonomie de la part d’autres grandes puissances ou de quelques puissances régionales dites émergentes, aujourd’hui essentiellement russe et chinoise (puisque l’Europe est hors du jeu sous la double chape de cette junk culture et de cette culture de la repentance). Cette revendication d’autonomie conteste aux États-Unis le droit de gérer seuls la planète et de promouvoir uniquement leur ordre du jour dans les affaires de tous les continents. À terme, cette revendication de multipolarité, à laquelle l’Europe devrait participer, vise la juxtaposition pacifique d’entités s’assimilant à des empires ou des « grands espaces » selon la conception de Carl Schmitt, lequel définissait, tout comme son disciple Bernhard Willms, le monde comme un pluriversum et non un universum, ainsi que le voulait le Président presbytérien Woodrow Wilson, l’homme politique américain dont Schmitt a toujours vivement contesté les visions et cela, dès le début de son itinéraire intellectuel dans les années 1920.

Quand vous parlez de la résilience de l’« opposition Nord – Sud », je suppose que vous évoquez le terrible problème des immigrations africaines en Europe, accentué davantage encore depuis l’effondrement total de la Libye du Colonel Khadafi, suite aux prises de décision les plus calamiteuses de l’histoire récente, notamment dans la tête du Président bling-bling Nicolas Sarközy. Cette « opposition », comme vous dites, doit être regardée sous deux angles :

1) elle est possible uniquement parce que l’installation de tous les migrants imaginables est désormais possible et financièrement avantageuse pour eux, sans que ne soit pratiquée une discrimination positive et qualitative à l’égard de ces migrants, et sans une évaluation objective, et très stricte, de l’utilité sociale de cette installation massive. Un filtrage restrictif serait utile, justement sur base de la possible utilité sociale que pourrait éventuellement revêtir le migrant. Toute installation sauvage, comme cela se passe aujourd’hui, est à proscrire;

2) la politique des portes ouvertes, préconisée par les médias dominants, les bonnes consciences (que Hegel appelait les « belles âmes » dans des textes incisifs que l’on ferait bien de relire, surtout à gauche de l’échiquier politique conventionnel), est ni plus ni moins qu’un instrument des réseaux dominés par Washington pour noyer l’Europe dans une population qui ne dépend, finalement, que des allocations sociales, généreusement distribuées depuis les « Trente Glorieuses », devenues bien vite les « Quarante Piteuses ». Comme on l’observe dans l’Allemagne de Merkel depuis 2015, quand les portes se sont ouvertes toutes grandes aux flots de migrants en provenance de partout et de nulle part, le magnifique édifice du système allemand de sécurité sociale s’est lézardé dangereusement, avec un nombre croissant et finalement assez impressionnant d’Allemands, surtout des retraités ou des jeunes ménages (ce qui est très grave démographiquement parlant), qui plongent tous dans une effrayante précarité. En France, cet afflux massif, sans réelle utilité sociale, empêche les pouvoirs publics de s’occuper des régions périphériques, qui plongent dans une récession très inquiétante. On reste pantois en constatant que les partis politiques dominants, sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens, œuvrent aujourd’hui à détruire totalement les systèmes de sécurité sociale qu’ils ont édifiés jadis, à la suite de longs combats, menés par des militants socialistes ou JOCistes exemplaires, dont le travail est allègrement trahi et dont les bénéficiaires potentiels sont grugés sans vergogne.

Sans même mentionner les budgets démesurés que les pays européens vont devoir consacrer au maintien de l’ordre dans leurs villes suite à ces immigrations incontrôlées, celles-ci entraîneront un gonflement démesuré des frais sociaux, des allocations familiales et de substitution et des nouveaux logements sociaux à construire en lisière des grandes villes. Donc ces migrations, socialement et économiquement inutiles, même si elles ont été tolérées au départ par les principes généreux des socialistes et des jocistes, ont pour but politique, non pas d’assimiler des populations africaines, moyennes-orientales ou autres, au nom d’un eudémonisme éclairé ou caritatif, mais de lester les budgets des États européens afin qu’ils n’investissent plus dans un enseignement de qualité, dans la recherche et le développement en hautes technologies (satellites, nanotechnologie, avionique de pointe, télécommunications, etc.) et surtout pour qu’ils ne développent plus leurs forces armées, dont les budgets et les effectifs sont, en effet, constamment réduits. Nous déboucherons alors très vite, si ce n’est déjà fait, sur la ruine de l’État napoléonien ou clausewitzien ou encore gaullien, bâti sur le principe romain du Si vis pacem, para bellum. Et sur la ruine de l’État-Providence, construit par les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates, depuis la Deuxième Internationale et depuis l’encyclique Rerum Novarum du Pape Léon XIII.

Les médias, qui, en bout de course, finissent toujours par reprendre des mots d’ordre préalablement lancés par des officines médiatiques américaines, habilement téléguidées par les services spéciaux, favorisent cette immigration massive et inutile, non pas pour pratiquer une politique d’assimilation ou pour concrétiser un programme charitable basé sur l’importante vertu éthique et politique qu’est la générosité, mais pour torpiller tous projets européens dans les domaines cruciaux que sont le développement technologique et les forces armées. À cause des budgets nationaux déséquilibrés par l’hypertrophie subite et inattendue du social, les investissements impératifs, pour toute entité politique vivante, sont impossibles à réaliser. Le mixte idéologique, couplant gauchisme sociétal et néolibéralisme, et les immigrations massives sont des armes de quatrième génération pour paralyser le seul « grand espace » qui pourrait réellement défier Washington en tant qu’unique superpuissance, soit en s’autonomisant soit en forgeant des alliances conditionnelles avec des puissances petites et grandes de son environnement eurasien immédiat.

Europe Maxima : La Chine pèse dorénavant dans l’équation économico-politique mondiale. Où la situeriez-vous parmi les forces en présence ?

Robert Steuckers : La Chine, qu’on le veuille ou non, qu’on le déplore ou non, constitue aujourd’hui un modèle intéressant à observer sinon à imiter. On dit, notamment en Allemagne avec le sinologue Aust, qu’elle doit sa renaissance à la réactivation des principes de Confucius, après la parenthèse communiste et maoïste. Cette affirmation est évidemment exacte, Confucius, d’après la thèse de Karl Jaspers sur les « périodes axiales de l’histoire », étant l’un de ces indépassables fondateurs de valeurs créatrices et consolidatrices de civilisations, qui ont émergé entre le VIIe et le Ve siècles avant l’ère chrétienne en Chine, en Inde, en Iran, en Palestine juive et en Grèce. Confucius a joué en Chine un rôle similaire à celui d’Aristote dans l’orbe hellénique, en proposant une vision réaliste et pragmatique des choses politiques, des res publicae. Yvan Blot a raison de nous rappeler, très souvent, que la lecture des œuvres d’Aristote est un impératif d’hygiène intellectuelle, surtout celles qui sont relatives à la politique et à l’éthique (dont l’indispensable Éthique de Nicomaque). Une Chine qui opère un retour aussi net à Confucius devrait être flanquée d’une Europe qui retournerait sans détours inutiles à la Politique d’Aristote et à son Éthique de Nicomaque. Car, il y a, pour notre sous-continent, la nécessité urgente de revenir aux humanités classiques, battues en brèche depuis l’avènement calamiteux des biblismes iconoclastes au XVIe siècle, qui ont été, avant tout, une révolte, profondément imbécile, contre le retour aux racines pré-chrétiennes de l’Europe grecque et latine. La Renaissance n’est pas autre chose que ce retour. Cet iconoclasme imbécile constitue la base première, la source idéologique initiale, de l’État profond américain et des hystéries destructrices du wahhabisme saoudien. Les adversaires principaux et secondaires de l’Europe classique s’articulent sur un dispositif idéologico-théologique qui cultive l’intention bien arrêtée de détruire tous les acquis de civilisation antérieurs à l’avènement de leurs faux prophétismes.

Dans un tel contexte, la Chine, le Japon, l’Inde hindouiste (rassemblée derrière les étendards du BJP), constituent tous trois de puissants môles de résistance à toutes les théologies hostiles aux valeurs ancrées dans la profondeur temporelle ainsi qu’aux idéologies modernistes éradicatrices, en dépit de la terrifiante parenthèse communiste que la Chine a connue. Ces trois pôles non abrahamiques peuvent nous aider à nous débarrasser de toutes les scories théologiques et idéologiques qui se sont malheureusement incrustées dans notre psyché depuis les catastrophes du XVIe siècle et des guerres de religion en Europe occidentale et depuis les révolutions jacobines et communistes, qui se prétendaient « éclairées », pour mieux plonger l’Europe dans la confusion et dans l’horreur. De même, les principes confucéens, shintoïstes et védiques qui animent la Chine, le Japon et l’Inde actuels peuvent parfaitement constituer des antidotes à la piètre mixture de soixante-huitardisme, de néo-libéralisme et de gendérisme qui immerge nos sociétés occidentales dans la bouffonnerie la plus abjecte.

Enfin, si la Chine de Xi Jinping est à nouveau confucéenne, elle est aussi inspirée par des théoriciens de la politique et de l’économie qui sont purement européens. Après les Guerres de l’opium, menées par le Royaume-Uni et la France contre la Chine impériale dans la première moitié du XIXe siècle, le Céleste Empire a connu un siècle de honte et d’humiliation, qu’il n’est pas prêt d’oublier. Marx a eu des disciples qui ont donné mauvaise réputation à son œuvre, dont les protagonistes de la « Révolution culturelle » dans la Chine maoïste et la fameuse « Bande des Quatre ». Le XIXe siècle allemand a toutefois révélé un autre penseur politique, bien plus important, et dont les retombées pratiques ont toutes été positives et incontournables. Je veux parler de Friedrich List, théoricien du développement économique et infrastructurel des nations, surtout celles qui étaient sur la voie d’un développement. List a préconisé le développement de la Zollunion allemande par la création d’un système de douane particulier et par la création de voies de communication ferroviaires. Tout à la fois sujet prussien et citoyen américain, List a préconisé le creusement de canaux entre les Grands Lacs du continent nord-américain et la côte atlantique pour acheminer vers les ports le surplus de blé cultivé dans le Wheat Belt, de même, il a proposé de relier par chemins de fer l’Atlantique au Pacifique, donnant aux États-Unis la puissance démultipliée que donne toute forme de bi-océanité. En France, il a proposé la « colonisation intérieure » du territoire. Ses idées n’ont pas manqué de séduire les mandarins clairvoyants qui entendaient sortir au plus vite du siècle de honte, imposé surtout par les Anglais. Les républicains chinois, qui arriveront au pouvoir à Pékin en 1911, ont eu des ministres et des hauts fonctionnaires qui avaient retenu la leçon de List. L’idée actuelle des routes de la soie est bel et bien un avatar contemporain de la pensée de List et de ses disciples chinois. Un projet listien pour le XXIe siècle !

Certes, le phénomène connexe au néo-libéralisme qu’est la délocalisation des petites industries, dont les industries textiles et du jouet, par exemple, est un expédient qui a favorisé la montée de la Chine au détriment de notre petit tissu industriel localisé et disséminé sur l’ensemble de nos territoires nationaux. Si nous devons applaudir la Chine de Xi Jinping aujourd’hui, c’est pour le projet des routes de la soie. Si nous devons nous en méfier, c’est parce que nous devons absolument reconstituer chez nous notre petite industrie qui a été délocalisée à cause des élucubrations des théoriciens irréalistes du néo-libéralisme.

Europe Maxima : Que pensez-vous du réveil de l’islam ? Adhérez-vous à la thèse du choc des civilisations ou avons-nous affaire, en fait, à une instrumentalisation des franges radicales de l’islam par certaines officines occultes ?

Robert Steuckers : Je ne pense pas que l’hystérie fondamentaliste qui agite le monde islamique aujourd’hui soit un « réveil ». C’est une crise, un cri de colère face à une incapacité fondamentale et phénoménale de participer aux synergies fécondes des autres civilisations. Cette incapacité n’est pas un propre à la civilisation islamique puisque celle-ci, grâce à d’habiles et ingénieux syncrétismes, a pu, à certains moments-clés de l’histoire, atteindre des niveaux d’excellence incontestable et développer ce que d’aucuns nomment, un peu abusivement, des « Lumières » musulmanes (Islamic Enlightenment). Le terme est abusif car on ne peut transposer des phénomènes euro-occidentaux comme le Moyen Âge ou les Lumières dans des contextes civilisationnels différents. C’est là une importante leçon que nous ont léguée Oswald Spengler et son disciple tunisien Hichem Djaït. S’il n’y a pas eu de phénomènes entièrement assimilables aux Lumières ouest-européennes dans les autres civilisations, dont l’Islam, il y a eu, en revanche, des syncrétismes féconds, là-bas, qui ont donné des résultats positifs qui doivent être étudiés, analysés et imités, si cela s’avère utile. Or, les fondamentalismes wahhabites et salafistes qui font rage aujourd’hui dans le monde musulman et ont plongé la Syrie dans une horreur qu’elle ne méritait vraiment pas, rejettent avec véhémence les syncrétismes qui ont fait la gloire de bon nombre de phénomènes civilisationnels musulmanisés. Ce rejet sanctionne simultanément l’incapacité à se brancher sur d’autres excellences civilisationnelles et à se nourrir des acquis concrets d’autrui. Reproche que l’on peut évidemment adresser au fondamentalisme américain, incapable de reconnaître de l’excellence en dehors de ses messages étriqués.

La vigueur des syncrétismes ne se vérifie pas seulement dans certaines phases de l’histoire de la civilisation islamique. Elle se vérifie également dans notre propre civilisation. La chevalerie européenne, qui fut vectrice de progrès organisationnels, notamment dans le chef des ordres hospitaliers, est un syncrétisme romano-germano-sarmate christianisé. Le thomisme est un syncrétisme helléno-chrétien qui restitue à Aristote toute la place qu’il doit avoir dans les vastes cités politiques, qu’elles soient nôtres ou autres (mais alors sous d’autres oripeaux, dont les oripeaux confucéens). En Islam, il y a eu des syncrétismes irano-islamiques ou aristotélo-islamiques : ceux précisément que les fondamentalismes salafistes veulent détruire de fond en comble aujourd’hui, tout en étant ouvertement ou secrètement alliés au puritanisme de l’État profond américain, désireux, lui, de détruire les racines vives de la civilisation européenne.

Europe Maxima Nous serons d’accord que l’Europe ne pourra jamais incarner une troisième voie autonome tant qu’elle sera inféodée au bloc occidental. Comment pourrions-nous nous émanciper de cette tutelle ?

Robert Steuckers : Est-il encore opportun de parler de « Troisième Voie » ? On en parlait, du temps où se dressaient le Rideau de Fer et le Mur de Berlin, séparant une orbe capitaliste d’un orbe où régnait le communisme. La « Troisième Voie » voulait biffer les aspérités du communisme, tout en proposant un socialisme solidariste et en cherchant à réduire les excès du capitalisme en régulant « corporativement » les instances productrices de l’économie, selon les théories suggérées par Proudhon, De Man, de Mun, Sorel, etc. Aujourd’hui, le communisme est mort. Il n’y a plus que le capitalisme sous le signe extrême du néo-libéralisme qui soit en piste en Europe, face à des « grands espaces » ou de petits pays qui optent parfois pour l’illibéralisme, en désirant gommer les aspects les plus déplaisants du néolibéralisme, les dérives folles du sociétal et les affres incapacitants de la repentance perpétuelle. La « Troisième Voie » d’hier est aujourd’hui une « Deuxième Voie », pluraliste et contextualisée, en révolte contre la volonté frénétique de vouloir tout universaliser. Les pays illibéraux adhèrent partiellement à cette « Deuxième Voie » alternative, en refusant l’alignement sur la pensée unique propagée par la superpuissance thalassocratique dominante, qui ne veut qu’un seul modèle économique, celui du néo-libéralisme. L’objectif est d’infléchir l’illibéralisme, réaction partielle et incomplète, vers une alternative plus radicale, dans le sens où l’adjectif qualificatif « radical » ne doit pas être confondu avec le qualificatif/substantif « extrémiste » car il indique une volonté de retour à ce qui relève des racines donc des profondeurs (temporelles et telluriques) de toute histoire particulière. La « Deuxième Voie » n’est pas aujourd’hui un corpus tout fait mais un corpus en gestation et en devenir qui vise l’érosion de toutes les pesanteurs, et demain de toutes les traces, de la « Première Voie » dominante. Dilthey, penseur allemand du XIXe siècle, disait que l’on ne pouvait définir que les formes mortes et que l’on ne pouvait jamais définir ce qui était vivant, en marche, en devenir. Une des faiblesses de notre mouvance métapolitique est de ne pas avoir suffisamment étudié les méthodes de Dilthey, héritier de Herder, précurseur de Spengler et de toutes les pensées organicistes du XXe siècle, au-delà même des excellences de la « Révolution conservatrice » allemande dont bon nombre d’entre nous se posent comme les seuls héritiers.

Être inféodé au bloc occidental dominé par les États-Unis, c’est être inféodé à une puissance qui veut notre affaiblissement perpétuel comme l’explique aujourd’hui, en Espagne, le colonel Pedro Banos. Peut-on raisonnablement vouloir son affaiblissement perpétuel ? Sa déchéance ? Non, bien sûr. Seuls les fous veulent un tel état de choses (et ils sont hélas fort nombreux aujourd’hui au sein même de nos États…). Pour se dégager de cette inféodation, un front du refus est nécessaire, articulé entre tous les Européens au-delà des frontières étatiques et linguistiques. Ce front du refus, ce front de la rétivité générale comme j’ai déjà eu l’occasion de l’appeler, est une œuvre métapolitique d’envergure à laquelle pas un seul combattant métapolitique ne peut se soustraire. Elle peut se décliner sous de multiples formes, par exemple, en proposant par la parole et l’écrit une géopolitique alternative, en luttant de toutes les manières possibles et imaginables contre la fameuse junk culture, dénoncée par l’Américaine Suzanne Jacoby, en revalorisant tout ce qui est vernaculaire contre les habitudes universalistes de consommation alimentaire, de consommation culturelle, en boycottant systématiquement tous les produits venus d’outre-Atlantique (portables, voitures, ordinateurs, loisirs, boissons, parcs d’attraction …), en s’insurgeant contre les fusions industrielles et financières qui livrent des entreprises historiquement européennes à des cartels américains, en luttant contre toutes les injustices socio-économiques qu’entraîne le néolibéralisme, en revalorisant les héritages classiques européens dans l’enseignement et en littérature, en philosophie, en art. Il va de soi qu’il convient de militer, comme militaient les mouvements communistes des années 1950 jusqu’à l’affaire des missiles en Allemagne entre 1979 et 1982, contre l’OTAN, contre la participation de nos États aux opérations de l’OTAN, contre l’expansion de cette alliance contraire à nos intérêts, contre la présence de puissances non européennes dans cette organisation. En France, cela signifie un retour à la politique gaullienne de non inféodation. En Suisse, en Autriche, en Suède et en Finlande, cela signifie une volonté de demeurer des États neutres, non alignés. Le travail nécessaire pour se dégager de cette inféodation, qui nous mène à une mort lente mais en phase d’accélération rapide et de plus en plus imminente, est le plus important qui soit, le plus ample à parfaire.

• Propos recueillis par Thierry Durolle

• Réponses formulées à El Campello/Alicante, avril 2018.

• Robert Steuckers, Europa, Éditions Bios, 2017, 75 € les trois + 5 € de port, tome I, « Valeurs et racines profondes de l’Europe », 338 p., 25 €; tome II, « De l’Eurasie aux périphéries, une géopolitique continentale », 316 p., 25 €; tome III, « L’Europe, un balcon sur le monde », 342 p., 25 €.

http://www.europemaxima.com/la-chine-constitue-aujourdhui...

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A Marseille : le Bastion social avec la Syrie de Bachar

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Samedi après-midi des militants marseillais du Bastion social ont manifesté leur soutien à la Syrie baassiste en lutte à la fois contre l'islamisme terroriste et contre la coalition mondialiste menée par les Etats-Unis.

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Ce fut aussi le cas à Lyon devant le consulat américain.

22/04/2018

Pactes de l’ONU sur l’immigration : Non au grand remplacement !

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Intervention de Marie-Christine Arnautu au Parlement européen de Strasbourg le 17 avril 2018 sur le pacte de l’ONU sur l’immigration. Non au grand Remplacement au détriment des identités et de la sécurité et de la pérennité des peuples européens.

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/pactes-de-lonu-sur-limmigra...

Russia Today, un danger pour la France… ou pour Macron?

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Xenia Fedorova, la patronne de Russia Today France, janvier 2018. SIPA. AP22151430_000001

La chaîne de télévision est peut-être surtout coupable de sa différence par Martin Pimentel

En commençant à émettre ses programmes en français en décembre dernier, la chaîne d’information en continu Russia Today (RT) se lançait dans un paysage audiovisuel saturé. Sa diffusion est pour l’instant confidentielle et elle ne communique pas ses audiences : on ne peut la recevoir que sur Free ou via son site internet. Dans ces conditions, on aurait presque envie de dire ironiquement aux Russes : « Bonne chance… » C’était sans compter sur la « macronie » et ses médias !

Lire la suite sur Causeur

21/04/2018

[Vidéo] Il y a 50 ans, la prophétie d’Enoch Powell sur les ravages de l’immigration

C’était il y a tout juste 50 ans, alors que l’Angleterre et l’Europe ne subissaient que les tous premiers assauts d’une crise migratoire qui culmine aujourd’hui avec l’arrivée massive d’extra-européens sur le continent européen.

Le 20 avril 1968, Enoch Powell, brillant homme politique britannique promis aux plus hautes fonctions, avait décidé d’évoquer ses craintes avec les citoyens de son pays. Dans un discours passé à la postérité, il les avertissait des conséquences néfastes d’une ouverture à l’immigration extra-européenne :

Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant.

Celui qui était alors député de Birmingham aura payé de sa carrière politique ce discours résolument visionnaire. Aujourd’hui, le Royaume-Uni est attaqué par les terroristes islamistes et miné par un changement de population qui modifie en profondeur son identité et provoque de nombreux drames.

Enoch Powell avait raison. Honneur au diabolisé.

Il y a 1 à 2 semaines, je discutais dans ma circonscription avec un homme d’une quarantaine d’années qui travaille dans l’une de nos entreprises nationalisées. Après quelques mots sur la pluie et le beau temps, il me dit soudainement : « Si j’avais les moyens, je quitterais le pays. » Je lui fis quelques reproches, lui faisant remarquer que le gouvernement actuel ne durerait pas éternellement. Mais il n’y prêta pas attention et poursuivit : « J’ai trois enfants. Ils ont tous le bac [grammar school], deux d’entre eux sont mariés et ont une famille. Mais je ne serai heureux que lorsque je les aurai tous vu partir à l’étranger. Dans ce pays, dans 15 à 20 ans, les noirs domineront les blancs. »

20/04/2018

JO 2024 : arrangements avec la loi, exigences du CIO... Les dessous de la fièvre olympique dévoilés

http://www.oragesdacier.info/2018/04/jo-2024-arrangements...

Un garçon de Douma révèle des détails sur le tournage de la vidéo sur «l’attaque chimique»

Le garçon syrien Hassan Diab, présenté par les Casques blancs comme une personne touchée par la présumée attaque chimique le 7 avril à Douma, a raconté à un journaliste russe comment la vidéo sur «l’attaque» a été filmée.

Il n’y a eu aucune «attaque chimique» à Douma, une banlieue de Damas, le 7 avril dernier et les personnes qui «auraient été touchées par un agent chimique» ont été invitées par les Casques blancs, a annoncé mercredi Hassan Diab, un garçon de 11 ans qui figurait dans la vidéo.

«Nous étions dans un sous-sol. Maman m’a dit qu’il n’y avait rien à manger et qu’on mangerait demain. Nous avons entendu des cris dans la rue, on criait "Allez à l’hôpital". Nous avons accouru à l’hôpital et dès que j’y suis entré, on m’a attrapé et on a commencé à m’asperger d’eau. Ensuite, on nous a mis sur des lits à côté d’autres personnes», a indiqué le garçon à la chaîne de télévision Rossiya 24.

Le correspondant de guerre de la chaîne, Evguéni Poddoubny, a noté qu’on avait obligé le garçon à tourner dans cette vidéo.

Lire la suite sur Sputniknews

19/04/2018

Les financiers du Monde, Pigasse et Niel, soutiens des antifas

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Thierry Bouzard Présent cliquez ici

Directeur au Monde, Aris Papathéodorou héberge le réseau des antifas de La Horde qui s’en prend au « grand capital » sans que cela ne gêne ses employeurs, le titre est la propriété de Matthieu Pigasse (directeur à la banque Lazard) et du milliardaire Xavier Niel, voici pourquoi.

Au Monde, on connaissait déjà Mestre et Monnot, les préposés à la surveillance des “droites extrêmes” qui animent le blog poussif du même nom. Plus hargneux qu’efficaces, ils font diversion. L’arrière-cour est plus musclée au point de faire du quotidien la base arrière de toute l’ultra gauche.

La Horde est un site « antifasciste » dénonçant avec haine et violence ceux qui ne plaisent pas à leurs commanditaires. En totale illégalité, les administrateurs de La Horde revendiquent un anonymat militant. Sauf que le site est hébergé — avec d’autres de la mouvance (No Pasaran, Reflex, Solidarité Résistance Antifa, Sud Education, Association RaDAR, …) — par Samizdat1dont le gestionnaire n’est autre qu’Aris Papathéodorou, directeur artistique du quotidien Le Monde depuis 2011. Un artiste pas uniquement recruté pour ses compétences graphiques car il ne dispose, d’après son profil Linkedin, que d’une simple licence « jamais complétée »… en sciences sociales. Né en 1959, Papathéodorou est un pionnier du militantisme sur le Net. Son aventure avec Samizdat débute quand les mouvements autonomes, anarchistes et libertaires imaginent utiliser les réseaux d’ordinateurs à des fins militantes2. Samizdat.net a attendu 2000 pour se transformer en association loi 1901.

On sent chez Papathéodorou la frustration de l’idéologue fasciné par l’action, mais tranquillement cantonné dans l’intendance, moins exposée et plus lucrative. On le trouve en 1994 dans le soutien à Florence Rey et Audry Maupin, les deux tueurs de la Fusillade de Vincennes (5 morts, 6 blessés). Avec d’autres libertaires, il cosigne une déclaration attestant de leur proximité avec les terroristes : « Oui ce sont des camarades, oui nous avons milité ensemble ». Ce ne sont pas les seuls car on découvre dans son orbite un ancien d’Action directe, Claude Halfen dit “Casquette”. En 2015 et bien qu’il le récuse, Halfen a été clairement identifié par Rodolphe Crevelle, du Lys noir3, comme étant l’administrateur de La Horde. Soupçonné d’avoir participé, le 31 mai 1983, à la fusillade de l’avenue Trudaine à Paris4, dans laquelle deux policiers sont tués et un troisième grièvement blessé5, il est acquitté faute de preuves. Au cours du procès en diffamation qu’il intente, en 2011, contre l’ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, il ne renie rien. A la question du président du tribunal : « Avez-vous des regrets ou des remords ? », Halfen répond : « On aura à tirer le bilan critique » d’Action directe quand tous seront sortis de prison. Effectivement, plusieurs sites hébergés par Samizdat, comme No Pasaran6 ou NeLaissonsPasFaire7, militent pour la libération des terroristes d’Action directe ainsi que de l’assassin communiste Cesare Battisti, et les soutiennent.

Si Halphen récuse son activité sur La Horde, on sait qui opérait avant lui. En 2015, dans l’hommage que ses amis lui rendent après sa mort, ils désignent Jean-Pierre Masse, un « antifasciste de longue date (au sein de Solidarité Résistance Antifa et de La Horde) »8. Il était aussi concepteur de sites pour Science Po et le CNRS, et entretenait une fantasmatique « cartographie de l’extrême droite contemporaine ». Masse et Papathéodorou ont été de vieux complices, puisqu’ils étaient les principaux administrateurs de Samizdat, dixit Jean-Marc Manach9. Ce journaliste spécialisé d’Internet et des questions de surveillance et de vie privée10, est une autorité dans son domaine : il intervient dans les grandes écoles du journalisme français pour former nos futures “élites” médiatiques. Tout naturellement, son blog consacré aux libertés numériques11 est hébergé par Le Monde. On retrouve Papathéodorou et Manach en mars dernier à Marseille autour des travaux d’une cyberféministe.

Dans une présentation du projet Samizdat parue sous forme d’entretien dans la revue universitaire Matériaux pour l’histoire de notre temps (n° 79, 2005)12, « l’infatigable activiste » Papathéodorou explique comment ses engagements antérieurs « autonomes et libertaires » l’ont conduit à devenir l’hébergeur, ou plutôt un « opérateur de communication alternatif » des mouvances les plus radicales de la gauche. Le principe est « de ne pas donner d’informations sur les gens que l’on héberge, et de ne jamais enlever aucun contenu tant que nous n’y sommes pas obligés par une décision de justice — mais nous nous réservons aussi la possibilité de ne pas obtempérer dans certains cas, si nous l’estimons nécessaire ». En 2000, Papathéodorou clamait déjà haut et fort dans feu la revue Transfert : « Ils pourront toujours se brosser avec leurs lois ». Un identique mépris de la législation est affiché sur le site de La Horde : « La Horde est un site de communication au public en ligne consacré à l’antifascisme. Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004.Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme. Il est hébergé par Samizdat. »13 Alors que des administrateurs de sites sont condamnés pour défaut de mention légale permettant leur identification, ceux de Samizdat bénéficient d’une étonnante complaisance des autorités de contrôle. Dans ces conditions, on peut se demander comment est gérée la grosse boutique en ligne de La Horde14.

Le Monde a lancé le Decodex pour « aider à vérifier les informations qui circulent sur Internet » s’arrogeant ainsi le droit de dire qui diffuse de la bonne et de la mauvaise information. Alors ministre de l’Education nationale, Belkacem avait même recommandé l’outil dans les écoles. Ainsi le Decodex du Monde met sévèrement en garde contre TV Libertés, Polémia et tous les sites de la dissidence, mais n’a évidemment rien contre les sites hébergés par Samizdat, pas inquiété par les appels à la haine et au meurtre ni par les soutiens au terrorisme. Logique : il ne faudrait quand même pas balancer des collègues !

Les contradictions n’étouffent pas Papathéodorou, issu d’une famille de communistes grecs réfugiés en France il sert de portefaix à Pigasse, celui qui restructure la dette grecque pour le compte de la banque Lazare dans les années 2000-2010, plongeant le pays dans la misère. Ils ne se cachent même plus. Finance, médias, politique et terrorisme, les liens mis à jour entre la grande finance, les idéologues de l’ultra gauche et les antifas au sein d’une institution comme Le Monde illustrent une communauté d’intérêts : éliminer les résistances de la population française au mondialisme à n’importe quel prix et par tous les moyens, légaux et illégaux.

Notes

1      http://www.samizdat.net

2      https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2005_num_79_1_1043

3 https://ilfaudrabienvousyfaire.wordpress.com/2015/06/17/l...

4      http://le.raid.free.fr/action-direct.htm

5      http://policehommage.blogspot.fr/1983/05/emile-gondry-cla...

6      http://nopasaran.samizdat.net/spip.php?article1282

7      http://nlpf.samizdat.net/spip-41904.php.html

8       Culture & conflits, 2015/3 (n° 99/100), pp. 7-10.

9      http://transfert.net/Ils-pourront-toujours-se-brosser

10    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Manach

11    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/

12     Revue éditée par la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine) avec le concours du Centre national des Lettres et de l'Université de Paris X, du Ministère de la Défense, de la Ville de Nanterre et du Conseil général des Hauts-de-Seine.

13    http://lahorde.samizdat.net/la-horde-cest-quoi/

14    http://lahorde.samizdat.net/materiel/#disques

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/04/1...

18/04/2018

Inquiétant voisinage ... Un opposant algérien prédit « une implosion chaotique » de l’Algérie

Saïd Saâdi

1964773036.jpgIl y a longtemps que nous nous inquiétons de la situation en Algérie en raison des conséquences graves qu'une « implosion chaotique » de ce pays pourrait avoir pour nous, en France et hors de France. On peut les imaginer assez aisément sous l'un et l'autre de ces deux aspects. L'Algérie est à nos portes, de l'autre côté de la Méditerranée. Osons dire que de toutes sortes de manières elle est aussi chez nous. Enfin, elle est un élément important de la situation de toute l'ère sahélienne où nos Armées sont engagées. Le Maroc aussi s'inquiète, en voisin, de l'instabilité algérienne. Voici ce qu'en dit notre confrère marocain en ligne, le360 sous la signature de M'Hamed Hamrouch |15.04] à la suite d'importantes déclarations récentes de l'opposant algérien Saïd Saâdi.   LFAR

Saïd Saâdi, fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (opposition), qu’il a quitté définitivement en février dernier, n’exclut pas un cinquième mandat pour le président Bouteflika, estimant que les ingrédients d’ «une implosion chaotique » de l’Algérie sont réunis. 

Invité par la Fédération des Amazighs d’Amérique du Nord (FAAN), hier samedi, à l’occasion du Festival amazigh de Montréal, Saïd Saâdi, fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie, qu’il a quitté définitivement le 9 février dernier, a largué une bombe : « la nation algérienne peut aller vers une implosion chaotique ». 

Pour l’ancien patron du RCD, tous les ingrédients de cette « implosion chaotique » sont là et le risque, qu’à Dieu ne plaise, ne viendrait pas de la Kabylie, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

« Il y a des forces centrifuges qui sont en mouvement. On parle souvent de la Kabylie mais ce n’est pas vrai, ce n’est pas par là que risque de venir le grand danger. Il faut voir ce qui se passe au Sud. J’étais à Tamanrasset et à Djanet au mois de décembre, il y a le M’zab qui est en train de bouillir, le Sud-Ouest. C’est une erreur de croire que nous sommes dans un pays normal et qu’il s’agit de gérer une élection à venir», dira-t-il, cité par un confrère algérien.

Et ce n’est surtout pas le spectre d’un 5e mandat pour Bouteflika qui va éviter le chaos à l’Algérie. « Il ne faut pas se leurrer, sauf miracle, pourvu qu’il advienne. C’est parti pour un cinquième mandat », a-t-il averti.  

A ceux qui mettent encore en doute la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat, il a répondu sur le mode de l’ironie : « Ce n’est pas nouveau tout ça. C’était vrai aussi en 2014, je ne vois pas pourquoi on ne continuerait pas à élire une chaise roulante cette fois aussi » ! 

Soit. Mais la crise en Algérie serait beaucoup plus profonde et complexe pour la circonscrire à une question de parti ou de personnes. « Je crois que vous prenez l’affaire par le mauvais bout. Si on commence à s’enfermer dans des agendas électoraux dans une crise comme celle-là, on est cuits. Nous n’avons pas une crise de programme ou une crise qui affecte un parti. Nous avons une crise qui est fondamentale sur la construction de la Nation. Et si on ne remet pas tout à plat, je ne le souhaite pas mais je le redoute, on peut aller vers une implosion chaotique de la nation », a-t-il encore averti. 

Un avertissement qui n'est pas nouveau, bien d'autres, provenant d'Algérie ou de renseignements occidentaux, ont été lancés. Sauf que ce n'est pas de cet oeil inquiet que des apparatchiks algériens en rupture de ban le voient. Et évidemment c'est le peuple algérien frère qui va payer les frais de la politique suicidaire de ces dirigeants qui n'ont d'yeux que sur leurs intérêts et ceux de leurs familles.  

M'Hamed Hamrouch

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Caroline Galactéros : « Pourquoi la France ne (devait) pas s'associer aux frappes en Syrie »

Croit-on le peuple syrien dans son ensemble à l'unisson des opinions occidentales ? 

Une analyse de Caroline Galactéros

444940988.jpgAlors que la France vient de frapper la Syrie, en représailles aux attaques chimiques supposées, Caroline Galactéros plaide pour un sursaut d'indépendance nationale. Selon elle, la France ne doit pas s'aventurer dans une nouvelle coalition. Cette tribune brillante écrite avant que les frappes aient eu lieu [Figarovox, 11.04] apporte un éclairage dont le champ est vaste, très complet, comme toujours réaliste et solidement documenté. Le tout conduit avec un remarquable courage intellectuel. Sur un sujet où les intérêts de la France et de la paix sont évidemment engagés.  LFAR  

La messe semble dite et une atmosphère de veillée d'armes plane sur Paris, tandis que le jeune prince d'Arabie Saoudite quitte la capitale et que notre président est en étroit dialogue avec son homologue américain. La France pourrait, en coordination avec Washington, frapper de manière imminente les forces du régime syrien en représailles d'une nouvelle attaque chimique imputée de manière «très probable» mais en amont de toute enquête, aux forces de l'abominable tyran Assad soutenu par les non moins affreux régimes russe et iranien.

Il faudrait agir vite, se montrer ferme, intraitable, juste ! Il s'agirait là d'un « devoir moral » ! On a bien entendu et lu. Le discours moralisateur sur la sauvegarde des civils innocents, pourtant inaudible après sept ans de guerre et de déstabilisation de la Syrie, est toujours le même. C'est là le comble du cynisme en relations internationales, que nous pratiquons pourtant sans états d'âme depuis des décennies. Pendant ce temps, la guerre silencieuse du Yémen continue. Ces civils-là n'existent pas, ne comptent pas.

Mais certaines images de guerre et de civils otages d'une sauvagerie généralisée irritent plus que d'autres nos consciences lasses d'Européens déshabitués de la violence et gonflés d'une prétention à connaître, dire et faire le Bien. Soit.

Mais agir contre qui ? Qui faut-il punir ? Le régime de « l'animal Assad », comme l'a appelé Trump ? L'Iran ? La Russie ? Vraiment ? Et si ce trio noir que l'on désigne exclusivement depuis des mois à la vindicte populaire internationale n'était qu'un leurre, proposé à notre indignation sélective pour ne pas réfléchir à nos propres incohérences ?

Personne ne se demande pourquoi cette nouvelle attaque chimique arrive maintenant, au moment même où la Ghouta orientale repasse sous contrôle gouvernemental syrien et parachève sa reconquête territoriale, face à des groupuscules rebelles rivaux globalement en déroute et plus que jamais prêts à se vendre au plus offrant pour survivre et espérer compter ? Personne ne s'autorise à douter un instant, quand le ministre russe des affaires étrangères rapporte que les observateurs du Croissant rouge syrien envoyés sur place n'ont rien vu ressemblant à une attaque ? Serguei Lavrov ment-il carrément au Conseil de Sécurité des Nations unies ou bien faut-il penser que Moscou ne contrôle pas tout ce qui se fait au plan militaire sur le théâtre ? Ou que des éléments de l'armée syrienne elle-même agiraient en électrons libres ou auraient été « retournés » ? À qui profite le crime ? C'est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente.

Quel serait pourtant l'intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque, alors que, ne nous en déplaise, bien davantage que notre « Coalition internationale », elle cherche la paix, l'organise pragmatiquement, et est la seule depuis sept ans à engranger quelques résultats qui évidemment contreviennent à nos intérêts et à ceux de nos alliés régionaux ?

On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit : les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des « rebelles » djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l'espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d'al-Qaïda et consorts pour entraîner l'Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran.  

Car si l'on quitte le microscope pour la longue-vue, il est permis de décrire à partir de cette dernière séquence syrienne un contexte stratégique global infiniment préoccupant pour l'Europe, et singulièrement pour la France, qui risque de prendre les avant-postes d'une guerre qui n'est pas la sienne, dont elle fera les frais et qui neutralisera durablement l'ambition présidentielle affirmée de prendre le leadership politique et moral de l'Union européenne. Nos amis allemands ou italiens sont d'ailleurs moins cynico-idéalistes, mais plus prosaïques que nous. Ils avancent prudemment, vont et viennent entre Beyrouth et Damas pour pousser leurs pions en cette phase douloureuse et recueilleront les fruits de notre marginalisation radicale quand la reconstruction syrienne arrivera.

La ficelle est si grosse et la pelote si bien déroulée depuis des mois qu'on ne la voit plus en effet. On punit la Russie. On la punit d'être la Russie, déjà, et d'avoir réussi son retour sur la scène mondiale. On la punit de vouloir la paix en Syrie et de chercher à la mettre en musique politiquement à Astana ou à Sotchi. On la punit d'avoir sauvé Damas et son régime diabolisé du dépècement qu'on leur promettait et qui s'est fracassé sur la résilience populaire et gouvernementale syrienne et a déjoué partiellement au moins la confessionnalisation des affrontements politiques et sociaux que l'Occident encourage, sans en comprendre le danger insigne pour ses propres sociétés, et notamment en Europe.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l'armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement. Cette victoire sur le terrain au prix d'une guerre brutale (comme toutes les guerres, même celles menées depuis les airs et qui n'ont de chirurgicales que le nom), nous est proprement insupportable car cela nous force à faire la paix, ce que nul ne veut mis à part… Moscou. Ah, Moscou ! L'impudent Vladimir Poutine trop bien réélu qui nous nargue avec sa coupe du monde, où des millions de gens vont découvrir un visage de la Russie qui ne les terrifiera pas.

Et puis derrière Moscou, on vise évidemment Téhéran, dont Israël, en pleine idylle officielle avec le centre mondial du salafisme - l'Arabie saoudite - qui a toutefois opportunément décidé de faire peau neuve, ne peut tolérer l'émergence régionale, tant le niveau sociétal, culturel, technologique et commercial de ce pays lui fait de l'ombre bien au-delà de la seule crainte d'un (dés)équilibre stratégique modifié par sa nucléarisation ultime.

Bref, nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts, et de nous ruer, en croyant ainsi exister, sur le premier os qu'on nous jette. De ce point de vue, l'affaire Skripal pourrait bien n'avoir été que le hors-d'œuvre de la séquence actuelle. Elle a posé le premier étage d'une repolarisation politique et sécuritaire de l'Europe autour de Londres, et surtout sous la bannière de l'OTAN. Car c'est là l'ultime manœuvre : remettre au garde-à-vous les Européens qui, depuis l'arrivée de Donald Trump et le Brexit, s'étaient pris à rêver d'une autonomie européenne en matière de politique et de défense… Péril suprême pour le leadership américain sur le Vieux Continent, heureusement contrebalancé par les rodomontades de quelques nouveaux Européens qui refusent leur arasement identitaire et mettent à mal tout projet d'affranchissement sécuritaire collectif. Le Secrétaire américain à la défense, le général Mattis, a d'ailleurs été très clair : les Européens doivent en effet consacrer 2 % de leur PIB à la défense, mais pour acheter des armes américaines et demeurer dans l'orbite otanienne évidemment, l'Alliance constituant le cadre naturel et nécessaire de la défense de l'Europe. Fermez le ban !

Nous sommes donc en train d'être clairement repris en main par l'OTAN, mais on ne s'en rend pas compte car on nous vend la nécessité d'une solidarité sans failles, donc manichéenne, face à une « offensive russe » pour diviser l'Europe (comme si nous n'étions pas assez grands pour nous diviser nous-mêmes) et dominer le Levant. C'était probablement l'objet de l'affaire Skripal comme de la présente montée au front sur la Syrie. La volte-face aujourd'hui même d'Angela Merkel sur le projet Northstream-2 ne fait qu'amplifier cette polarisation. Moscou est poussé à se crisper donc à s'isoler par tous les moyens. Par les sanctions, par les vrais faux empoisonnements d'espions en plein Londres et jusqu'à cette décision allemande qui ne peut que durcir la position russe en Syrie et assurer la montée des tensions, le Kremlin n'ayant plus d'autre alternative que de jouer le tracé Qatari qui passe par la Syrie… Redoutable manœuvre anglo-américaine donc, à laquelle Paris et Berlin semblent ne voir que du feu.

Il faut donc s'y résoudre : l'Amérique d'Obama a vécu. Celle de Trump et de ceux - néoconservateurs de toutes obédiences - qui l'environnent très fermement désormais, a radicalement changé de posture. Certes le président américain annonce son souhait de quitter la Syrie, mais il avoue pouvoir changer d'avis si l'Arabie saoudite payait le coût de cette présence ! On ne peut être plus clair et c'était aussi tout le sens de son premier voyage à Riyad au printemps dernier: réassurer l'allié du Quincy (dont le Pacte éponyme était rendu caduc par la nouvelle indépendance énergétique américaine) contre 400 milliards de dollars de contrats pour l'économie américaine. Et puis, tandis qu'il déclare au grand dam de ses généraux et pour tromper son monde qu'il veut partir, il se consolide une vaste zone d'influence américaine à l'est de l'Euphrate avec les FDS arabo-kurdes.

Washington, dans le vaste mouvement de repolarisation du monde, entend en tout état de cause demeurer le môle principal d'arrimage d'un Occident qui doute face à une Chine qui structure à son rythme et via un affrontement de basse intensité mais tous azimuts, un véritable « contre-monde ». L'Amérique, fébrile, joue son va-tout pour renverser la vapeur d'un ordre international qu'elle ne contrôle plus mais qu'elle veut encore dominer coûte que coûte. Elle veut l'affrontement pour réinstaller sa préséance face à Moscou, Téhéran et Pékin, cible ultime de l'intimidation. C'est là pourtant un combat profondément à contresens de l'évolution du monde. Affligés du syndrome postmoderne de la vue basse et celui de l'hybris technologique, nous oublions que la vie est longue.

Au-delà, cette affaire, comme d'innombrables autres, met en évidence une évolution dangereuse : la substitution à la réalité non d'une image déformée, mais carrément d'une autre réalité et le retour de la tentation de la guerre préventive préemptive, qui évite d'enquêter. La question est vraiment très grave pour l'essence même de la politique internationale. Préfère-t-on l'image au réel, les fake news à l'analyse, le sensationnalisme à la rigueur ?

Alors que voulons-nous ? Ce sera bientôt clair : si nous voulons sauver la Syrie, il nous faut surtout ne pas nous joindre à une coalition qui agira hors de tout mandat de l'ONU et qui portera le poids d'une guerre dont le peuple syrien est la dernière roue du carrosse et sera la victime immédiate. La grande question est donc : mais que vient faire Paris dans cette galère ? On se trompe comme souvent d'ennemi, d'allié, de posture, de tout en somme. Et si l'on essayait l'audace, le courage et la singularité ? Notre siège au Conseil de Sécurité, que guigne l'Allemagne de plus en plus ouvertement, en serait relégitimé. Nous posons-nous seulement la question de notre intérêt national (qui ne se réduit pas à des contrats d'armement) et des raisons pour lesquelles on nous sert ainsi l'injonction d'un alignement sur le thème du Bien contre le Mal et de la guerre préventive ?

La France est désormais, en Syrie comme ailleurs, au pied du mur. Elle a l'occasion inespérée de faire valoir une approche prudente et rigoureuse, une voix pour la paix, une singularité. Nous avons déjà une influence au plus bas dans la région. Si nous voulons compter de nouveau, nous devons regarder la réalité dans les yeux et admettre que « nous avons eu tout faux » depuis 2011. Il n'est jamais trop tard et notre président peut encore choisir de compter véritablement au regard de l'Histoire et dans le cœur des peuples

Une guerre contre l'Iran et la Russie n'est pas la nôtre. Elle ne correspond nullement aux intérêts stratégiques français, ni à ceux de l'Europe. Nous avons déjà si naïvement collé aux Britanniques qui veulent quitter l'Union, sans preuve et par principe, dans l'affaire Skripal. Pourquoi cette fuite en avant ?

Dans ce nouveau grand jeu, la France a encore l'opportunité inespérée de compter plus que son poids démographique ou même économique ne le lui permet, en affirmant une singularité et une cohérence. Plus que jamais le réalisme, aux antipodes du cynisme, doit être le bouclier et la lance de notre nouvelle posture internationale. Il nous rapproche non d'une justice abstraite mais de l'équité et de la clairvoyance. La France n'a pas le droit et aucun intérêt à être malhonnête dans son interprétation des faits. Elle a tout à gagner à la lucidité et elle doit d'urgence montrer au monde comme aux peuples et pouvoirs du Moyen-Orient qu'on ne l'égare ni ne la soumet si facilement.  

Docteur en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros est présidente du think tank Geopragma. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

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Irak: plus de 300 condamnés à mort pour appartenance à l’EI

Plus de 300 personnes, dont une centaine d’étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d’autres à la prison à perpétuité, pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l’un à Tel Keif, près de Mossoul (nord), l’ancienne “capitale” irakienne du “califat” autoproclamé de l’EI, et l’autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s’occupe notamment des étrangers et des femmes.

Depuis janvier à Bagdad, 97 ressortissantes étrangères ont été condamnées à mort, 185 à la prison à vie, 15 à trois ans de prison et une à un an de prison, selon une source judiciaire.

La plupart des condamnées sont Turques, ou originaires des anciennes républiques de l’Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, tandis qu’une Française a été condamnée mardi à la perpétuité.

A Tel Keif, “815 personnes ont été jugées: 212 peines de mort et 150 peines de prison à perpétuité ont été prononcées”, indique dans un communiqué le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar.

Selon lui, la grande majorité de ces personnes appartiennent à EI. “Il a été prouvé qu’ils avaient mené des actions criminelles au cours d’audiences publiques menées conformément à la loi et durant lesquelles les droits des condamnés ont été garantis”, poursuit-il.

En outre, “341 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 112 ont été libérées après que leur culpabilité n’a pas été prouvée”.

Lundi, le ministère de la Justice a annoncé que onze condamnés pour “terrorisme” avaient été pendus en Irak, le quatrième pays qui exécute le plus au monde, selon l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).

Source Lalibre

https://www.patriote.info/actualite/international/irak-pl...

L’immigrationnisme onusien et sa propagande

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Par André Posokhow, consultant ♦ L’année 2018 sera une année cruciale pour ceux qui refusent l’invasion migratoire avec la perspective d’un pacte mondial des migrations qui est appelé à être ratifié en décembre prochain au Maroc. D’ores et déjà, les propagandistes en chef du monde onusien balisent les négociations en cours par des déclarations publiques dont l’écho est mondial.

Le bourrage de crâne de l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM)

Les déclarations du directeur général de l’OIM

L’OIM est une agence intergouvernementale qui se situait en dehors du système de l’ONU. A la suite  de la signature d’un accord en septembre 2016, d’intergouvernementale elle est devenue « l’agence de la migration des Nations unies » comme l’a qualifiée W.L. Swing, directeur général de l’OIM et ancien diplomate américain.

W.L. Swing est un homme prolixe. Déjà, en 2015, à une réunion spéciale sur la migration irrégulière dans la région de l’Océan indien il a déclaré entre autres : « La migration est inévitable, nécessaire et fortement souhaitable si elle est bien gérée. »

En janvier 2018, invité de France 24 qui lui a tendu un micro complaisant, il a renouvelé ses appels : « La migration n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité humaine à gérer. » Selon lui, le phénomène migratoire a toujours été « positif pour le développement de l’humanité. »

Retenez bien ces affirmations et ces formules jamais démontrées. Vous les  entendrez encore plus dans les mois qui viennent.

Le martèlement par les tweets à répétition

Déjà, en mai 2017, un tweet de l’OIM affirmait : « Avec 244 millions de personnes en déplacement les migrations sont inévitables, nécessaires et souhaitables ».  

Ce tweet était agrémenté d’images de migrants avec pour chaque image un adjectif culpabilisant : sans papiers, oubliés, discriminés, passés en fraude, exploités, manquants, ignorés mais reconnaissants (Ô combien à Ozanam), qualifiés, pleins de ressources, pleins d’espérance, ambitieux, performants et surtout humains, humains, humains ad libitum.

Exactement le même tweet, la même video avec les mêmes affirmations ont été repris le 1er avril 2018 par l’OIM, ce qu’a noté Breizh-Info qui a souligné à quel point ce battage pro invasion migratoire était contraire au sentiment largement majoritaire des peuples de l’UE et a d’ailleurs suscité de vives réactions.
L’ONU : un soutien militant et partisan en faveur des migrations
Le sens de l’histoire selon le secrétaire général de l’ONU
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ancien premier ministre socialiste portugais, a donné l’orientation de son mandat concernant la gestion des migrations en novembre 2016, quelques semaines avant sa prise de fonction. Les propos qu’il a tenus selon La Croix, ne sont pas surprenants de la part de celui qui fut haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies de 2005 à 2015 :
– « Il faut reconnaître que la migration est inévitable et qu’elle ne s’arrêtera pas ». Nous reconnaissons là  l’antienne déjà relevée chez l’OIM
– « La migration n’est pas le problème, mais la solution »,
– « les sociétés multi-ethniques, multiculturelles, multi religieuses qui se construisent sont une richesse ».
– « La gestion de la migration est une question de souveraineté nationale, cette approche est extrêmement limitée ».
Ces affirmations sont autant d’axiomes : des propositions considérées comme évidentes, et  admises sans démonstration. Et de fait ceux qui tiennent ces propos se gardent bien de s’aventurer sur le terrain plus qu’incertain de l’argumentation. Ils pourraient être durement contrés par des spécialistes compétents comme Xavier Raufer qui, sur TV Libertés le 1er avril dernier, a réfuté vigoureusement l’argument de l’inévitabilité de l’invasion migratoire.
Rappelons, à titre d’exemple, qu’il n’y a pas d’immigration au Japon et que les réfugiés s’y comptent sur les doigts d’une main. A notre connaissance personne n’y trouve rien à redire.
Rappelons également que les pays de Visegrad ont réussi à arrêter l’invasion et à éviter qu’elle soit inévitable.
La submersion migratoire n’est pas un phénomène aussi spontané et imprévisible qu’un tsunami ou une éruption volcanique. Elle  est voulue par l’oligarchie financière, médiatique et politique et nos gouvernants en sont  les complices, conscients pour beaucoup d’entre eux, par lâcheté et incurie pour les autres.
En réalité Gutteres, par ses propos, a jalonné le programme de ses nouvelles fonctions :
– « Bâtir des frontières sensibles au besoin de protection des personnes », en réalité les ouvrir bien large.
 Partager le fardeau » de la crise migratoire. C’est ce que refusent les pays de Visegrad.
– « Développer des opportunités d’immigration légale, seule façon de lutter contre les réseaux criminels », c’est-à-dire accorder des visas à tous ceux qui le demandent.
Lorsque l’ONU engage ses membres à accueillir des clandestins sans les consulter
Si Israël a construit un mur infranchissable qui a bloqué l’invasion migratoire, il demeure une soixantaine de milliers de clandestins africains qui colonisent la banlieue de Tel Aviv comme l’explique Présent. Nétanyahou avait bâti un plan pour en renvoyer une grande partie chez eux, ce qui constituait un mauvais précédent pour l’ONU. Celle-ci a conclu un accord avec lui en avril 2018 pour renvoyer ces « chances pour Israël » dans des pays occidentaux comme l’Italie qui a refusé et l’Allemagne. Celle-ci a indiqué qu’elle n’avait même pas été informée !
Certes le premier ministre israélien a abandonné son plan. En revanche il faut souligner la démarche de l’ONU qui, en pleine violation, on peut dire dans le mépris complet de la souveraineté de pays qui sont tout de même autre chose que le Luxembourg ou Saint Marin, leur attribue, proprio motu, des quotas de clandestins à la suite d’un accord avec un pays tiers.
Que l’ONU devienne l’autorité mondiale des migrations aussi bien au plan de l’idéologie et des principes que des décisions qui ne pourront qu’être supranationales, c’est ce que vise son secrétaire général, agent objectif de l’oligarchie mondialiste.
Conclusion
Par leurs déclarations infondées et insidieuses qui sont autant d’arguments d’autorité, aussi bien Gutteres que le directeur général de l’OIM ont lancé la préparation psychologique et politique des négociations qui doivent permettre, en cette année 2018, la conclusion d’un pacte mondial sur les migrations, prémices d’un droit international et d’une gouvernance supranationale des migrations.
C’est l’actualité de ce pacte qui fera l’objet du prochain article de Polémia.
André Posokhow
Crédit photo : Par Cancillería Ecuador [CC BY-SA 2.0], via Wikimedia Commons
 

Comment les Russes ont repris Douma juste avant les frappes

Analyse d'Antoine de Lacoste pour le Salon beige :

Pendant que les occidentaux montrent leurs muscles et bombardent des sites improbables, les Russes eux, continuent à lutter contre les islamistes. Jeudi 12 avril, la police militaire russe s’est déployée dans Douma après de dures négociations.

L’histoire s’est donc spectaculairement accélérée ; en effet, l’issue inéluctable d’une nouvelle offensive et les manifestations répétées de la population exigeant la reddition du groupe et la fin des combats, ont contraint le groupe Jaich al-Islam et son chef Issam Bouwaïdani à accepter de négocier avec les Russes.

Ces derniers voulaient aller vite afin de parachever la victoire de la Ghouta avant toute  frappe franco-américaine. Pour cela, ils ont demandé à l’armée syrienne de ne pas entrer encore dans Douma, afin de ne pas compromettre les négociations. La haine est en effet telle entre les deux adversaires syriens, armée et islamistes, que toute étincelle peut vite dégénérer en reprise des combats.

L’évacuation a commencé dans la nuit de jeudi à vendredi sous le contrôle de la police militaire. Ce n’est pas la première fois que celle-ci est utilisée dans le conflit. A Alep Est, déjà, ce sont ces militaires qui patrouillaient après la reddition et l’évacuation des islamistes vers Idleb. Ce sont en général des Caucasiens, musulmans, dont l’encadrement s’est souvent illustré dans la guerre contre les Tchétchènes. Certains sont d’ailleurs eux-mêmes tchétchènes et sont des soutiens très sûrs de Poutine. En Tchétchénie aussi, il y a plusieurs camps.

L’état-major russe estime que ces hommes sont très utiles pour dialoguer avec la population syrienne et la rassurer alors qu’elle vient de subir de durs combats.

Les islamistes évacués n’ont été, pour une fois, pas dirigés vers Idleb, mais un peu plus à l’Est, à Al Bab. Cette localité avait été reprise à Daesh par l’armée turque il y a quelques mois qui préparait ainsi déjà son occupation du nord de la Syrie. Pourquoi Al Bab et non Idleb comme d’habitude ? C’est une exigence des dirigeants de Jaich al-Islam qui ne tenaient nullement à se retrouver sous la coupe d’Al-Nosra qui règne sur les autres groupes islamistes dans la province d’Idleb.

Les Turcs ont accepté avec empressement : les combattants aguerris qui sont arrivés pourront éventuellement servir de chair à canon en cas de combats contre les Kurdes…

Aujourd’hui le drapeau syrien flotte sur Douma et c’est une victoire de prestige considérable dans toute la Syrie. Evidemment on se perd quelque peu en conjectures sur ce soudain revirement de Jaich al-Islam. Pendant des semaines, ce groupe refuse obstinément toute évacuation. Il s’obstine alors même que tous les autres mouvements se sont rendus et qu’il ne tient qu’un ou deux km2 de territoire. Puis, le 7 avril, c’est l’attaque chimique. Deux jours après, comme si sa mission était accomplie, le groupe reprend les négociations et accepte l’évacuation sans la moindre difficulté.

Il y a tout de même de quoi se poser des questions…

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Justice ou harcèlement indécent ?

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Bernard Plouvier

Il est évident pour tout observateur goy que la haine vengeresse de la communauté juive reste pleine et entière à propos de la Shoah. Cela peut se comprendre même si d’autres génocides n’ont bénéficié ni de la même publicité ni des mêmes réparations : on pense au génocide des peuples de l’antique Canaan, à celui des Allemands au cours de la Guerre de trente ans (1618-1648), à celui – tellement occulté en France - des « Vendéens », exterminés en 1793-94 etc.

L’Ancien Testament nous l’apprend : toute offense faite à la « race élue de Yahvé » doit se payer de flots de sang et sur le très long terme. Toutefois, nous autres Européens ne vivons pas au Moyen-Orient et ne sommes pas régis par le Code d’Hammourabi et sa resucée mosaïque. Il est une certaine décence à respecter.    

Que le génocide d’une partie des Juifs d’Europe ait été l’une de ces monstruosités historiques, au même titre que les abominables tueries de civils entraînées par toutes les guerres (lisez ou relisez L’Exode et le Livre de Josué, les descriptions hallucinantes des tueries des soudards ottomans à Constantinople et en terres danubiennes, de ceux de Napoléon Ier en Espagne, de ceux de Sherman et de Sheridan dans les États confédérés), nul ne le conteste, hormis quelques hallucinés.

Que les révisionnistes aient eu raison de contester les chiffres grotesques énoncés par l’accusation au Tribunal Militaire Interallié de Nuremberg, nul ne peut désormais le contester. Pour l’exemple d’Auschwitz, énorme complexe concentrationnaire, un accusateur made in USA évoquait « 4 millions de morts, dont au moins 2 millions de Juifs ». On sait maintenant que, fort heureusement, les chiffres, tout en étant considérables, effroyables, n’avaient pas cet ordre de grandeur hallucinant : on évoque 1 million de morts (plus ou moins 100 000, car il s’agit d’une estimation et nullement d’une certitude) de toutes nationalités et ethnies.

Que les années 1939-1945 n’aient pas été des années d’humanisme, mais bien au contraire une époque horrible de fer, de feu et de sang, tout le monde le sait. Mais les Allemands n’eurent en aucun cas le monopole du carnage et de l’horreur.

On aurait pu s’attendre à ce que durant la 2e décennie du XXIe siècle, des esprits mûrs, sensés, réfléchis évitent d’en « remettre une couche », puisqu’après tout nous sommes saturés de ce « devoir de mémoire » qui n’a nullement empêché de se produire une multitude de guerres et de génocides depuis 1945. Et d’autant moins que la communauté juive a été saturée de commémorations, de réparations pécuniaires, et de traitements de faveur par les media, au point que nul, en Occident, n’ose attaquer un Juif coupable de crapuleries sexuelles ou de canailleries financières et que l’État d’Israël est statutairement innocent de tout crime.

Et pourtant, l’année 2015, l’on a condamné à 4 ans de prison un aide-comptable d’Auschwitz : Oskar Gröning. Il est mort en mars 2018, à 96 ans, juste avant son incarcération. Calculons : s’il avait survécu au harcèlement judiciaire, il aurait été libéré pour ses Cent Ans !

Et l’on remet cela. L’on s’attaque à un ex-SS, qui avait 19 ans lorsqu’il servait comme garde à Auschwitz. Cet homme de 94 ans doit être prochainement traduit devant le Tribunal des mineurs de Mannheim - la majorité pénale était de 21 ans en Allemagne nazie.

Va-t-on enfin rendre à la Justice européenne un peu de décence ? Certes, les « crimes contre l’humanité » sont imprescriptibles, en vertu d’une loi à caractère rétroactif. Mais dans ce cas, citons devant une Cour internationale les mânes de messieurs Moïse et Josué, Gengis Khan et Tamerlan, et tous les assassins marxistes : « Lénine », « Trotski », « Staline », Kaganovitch, Mao Tsé-toung, « Pol Pot », Castro et on en oublie.

Il n’est nullement question d’oublier les génocides si nombreux de l’histoire d’Homo sapiens sapiens, l’assassin de l’Homo sapiens neandertalensis. Mais doit-on continuer à ridiculiser la « Justice » européenne ? C’est une bonne question.

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Trudeau - Macron : les cosmopolites aux manettes - Journal du mardi 17 avril 2018

17/04/2018

Frappes en Syrie : et si tout le monde y trouvait son compte, Bachar al-Assad y compris ?

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Entretien avec Philippe Randa

Propos recueillis par Guirec Sèvres, publiés sur le site Synthèse nationale

Philippe Randa : directeur du site EuroLibertés. Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, chroniqueur politique, éditeur (éditions Dualpha, Déterna et L’Æncre) et auteur de plus d’une centaine de livres. Sociétaire de l’émission Bistrot Liberté sur TVLibertés. Il écrit également des billets pour le quotidien Présent et co-anime chaque jeudi l’émission Synthèse avec Roland Hélie sur Radio Libertés. Ses chroniques politiques sont publiées chaque année en recueil sous le titre : « Chroniques barbares ». Dernier livre paru Une démocratie hors de prix, préface d’Aristide Leucate.

La France, les États-Unis et le Royaume-Uni ont donc bombardé la Syrie pour punir le régime de Bachar al-Assad d’avoir utilisé, ce qu’il dément, des armes chimiques contre les réduits djihadistes à Douma près de Damas… Quelle est votre réaction ?

N’étant pas mieux informé que l’ensemble de nos compatriotes, je ne peux que livrer quelques constatations de simple bon sens au vu des déclarations faites et des informations diffusées ces derniers jours… Tout d’abord sur l’intérêt qu’aurait eu le président syrien à utiliser des armes chimiques : après des années de guerre où bien peu de monde misait sur sa survie politique, il a réussi non seulement à se maintenir au pouvoir tout en apparaissant comme un acteur à part entière de la lutte contre l’État islamique, à reconquérir la quasi-totalité de son pays aux mains des rebelles et à voir ses liens avec la Russie et l’Iran renforcés… Mais pour déloger une poignée de rebelles assiégés, il aurait couru le risque de compromettre son image internationale et donc à terme son avenir ? Étonnant, non ? À qui profiterait donc ce « crime », sinon avant tout et uniquement à ses ennemis ?

Tout de même, selon le ministère des Armées, « depuis les attaques du 7 avril 2018, le groupe [rebelle] Jaish al-Islam a négocié avec le régime et la Russie son départ de Douma, témoignant du succès de la manœuvre employée »…

Seulement, rien ne prouve que cela n’aurait pas été le cas sans attaque chimique… Le ministère des Armées reconnaît ne disposer d’aucune « preuve stricto sensu »,seulement d’un « haut degré de confiance »… Idem pour Emmanuel Macron qui a « la preuve que, la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu’elles ont été utilisées par le régime de Bachar al-Assad… »… Cette déclaration présidentielle fait fâcheusement songer au sketch Le Sâr Rabindranath Duval de Francis Blanche et Pierre Dac quand le premier demande au second s’il est capable de « dire le numéro de la carte d’identité d’un spectateur »… « Oui, je peux le dire »… « Vous prouvez vraiment le dire ? »… « Oui, je peux… »… « Il peut le dire, c’est formidable ! »…

Si Bachar-el-Assad n’a rien fait de criminel, pourquoi tout ce cirque ?

Peut-être parce que tout le monde y trouve son compte… et peut-être même Bachar al-Assad aussi ! La victoire de Donald Trump à la présidence des USA est entachée de soupçons d’ingérence russe : donc, en attaquant l’allié syrien de Vladimir Poutine, il dément toute complicité entre eux vis-à-vis de l’opinion publique, non seulement américaine, mais également internationale… Pour les Anglais, c’est également une façon de « tacler » la Russie qu’elle accuse d’avoir tenté d’empoisonner sur son sol l’ex-espion Sergueï Skripal et sa fille Ioulia… Pour Emmanuel Macron, quoi de mieux qu’une intervention militaire inopinée pour détourner l’opinion publique française des mouvements de grève des cheminots, de la chienlit dans plusieurs universités françaises… et de l’intervention des gendarmes à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Le timing est parfait !

Et l’intérêt pour Bachar al-Assad ?

Rappelons que selon les règles de l’ONU, seules trois possibilités pouvaient justifier des frappes militaires et aucune n’était remplie. Les USA et leurs alliés ont agressé la Syrie au nom d’une bien abracadabrantesque exigence morale qu’il serait aisé de leur renvoyer dans la figure comme un boomerang… L’intérêt pour Bachar al-Assad ? D’abord, cette totale illégalité de l’agression contre son pays qui bafoue le droit international, ce que personne ne peut contester ; ensuite, qu’y a-t-il de mieux pour unir un peuple et un régime politique qu’une agression étrangère ? C’est vieux comme le monde… Et quelles conséquences fâcheuses ? 71 des 103 tirs ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne selon la Russie qui indique également que « les frappes occidentales n’ont fait, selon des informations préliminaires, aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne ». Certes, c’est en décalage avec la déclaration du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian qui a affirmé sur BFMTV qu’une « bonne partie de l’arsenal chimique du régime syrien été détruite » et plus en adéquation avec ce que l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a reconnu, soit que toutes les installations visées étaient « complètement vides » et « évacuées » depuis plus de trois jours… Quant à Donald Trump, il a tweeté comme à son habitude : « On n’aurait pu obtenir de meilleur résultat. Mission accomplie ! »… Rien n’empêche de croire qu’il dise vrai, même si les buts recherchés – comme la vérité dans la série X-files – sont parfois ailleurs… !

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Éric Zemmour : “Les frappes occidentales en Syrie, un coup d’épée dans l’eau”

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Les bombardements occidentaux contre les usines chimiques syriennes suscitent de multiples réactions.

Pour Éric Zemmour, ces frappes ont “privé Assad d’armes dont il n’a nullement besoin”.

Tout le monde est content. Donald Trump est content d’avoir déployé ses beaux missiles. Emmanuel Macron est content d’avoir pu sortir ses beaux Rafale et de ne pas les avoir cloués au sol, comme avait du s’y résigner François Hollande en 2013, lorsqu’il avait été lâché par Obama. Les Anglais sont tout simplement contents de prouver qu’ils ont encore une armée.

L’ennui c’est qu’en face, chez les soi-disant adversaires, tout le monde est content aussi. Russes, Iraniens, et même les Syriens d’Assad jubilent. Les Russes prétendent qu’ils ont intercepté 70% des missiles occidentaux. Les Iraniens font comme s’ils n’étaient pas concernés. Et Assad se faisait filmer par la télévision syrienne, arrivant à son bureau comme s’il ne s’était rien passé. “Même pas mal”.

Il faut dire qu’il y a de quoi. Les bombardements occidentaux l’ont privé d’armes dont il n’a nullement besoin. On ne saura peut-être jamais si c’est bien lui et ses troupes qui ont utilisé ses bombes au chlore, ou si c’est un coup des rebelles pour le faire accuser, selon la méthode utilisée pendant la guerre en Yougoslavie. Dans les deux cas, une chose est sûre : sans armes chimiques, Assad va gagner sa guerre et reconquérir son territoire.

Les aventures de Jupiter au Levant, quelques analyses

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Les commentaires des médias et analystes alternatifs sont très nombreux. Nous n'en avons pas fait une revue intégrale, évidemment, mais nous avons au passage repéré:

Nous vous livrons en totalité l'analyse à chaud, et les hypothèses du Général (2S) Delawarde, recueillies par Breizh-info. Pour ce qui est des versions officielles de cette mauvaise opération de COM (il parait qu'ils appellent ça "strategic communication", on cherche en vain à dinstinguer la stratégie...), vous n'avez qu'à consulter n'importe quel média aux ordres et vous y trouverez l'argumentaire indigent de rigueur...

Le général (2S) Dominique Delawarde a bien voulu livrer pour les lecteurs de Breizh-info son analyse  «à chaud» des résultats et des conséquences des frappes opérées en Syrie par les USA, la France et le Royaume uni. « Cette analyse, prévient-il, s’extrait volontairement des communiqués officiels des trois pays coalisés USA-UK-FR, dont on peut penser qu’ils ne sont pas totalement objectifs. Elle devra être affinée dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. »

Examinons les faits.

Deux versions de la frappe et de ses résultats ont été diffusées:

La version russe :

Le ministère de la Défense russe dit avoir détecté 103 missiles air-sol ou de croisière dont 71 auraient été interceptés par la défense anti aérienne-syrienne.

La défense anti aérienne russe n’est pas intervenue (ce que confirment les trois pays agresseurs).

L’état-major russe donne la liste des cibles suivantes avec le nombre de missiles tirés et interceptés.

– 4 missiles auraient visé la zone de l’aéroport international de Damas : tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Al-Dumayr: tous interceptés

– 18 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Baly: tous interceptés

– 12 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Shayarat : tous interceptés

– 9 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Mezzeh : 5 interceptés

-16 missiles auraient visé l’aéroport militaire de Homs : 13 interceptés

– 30 missiles auraient visé diverses cibles dans les zones de Barzah et de Jaramani : 7 interceptés

Cette version russe appelle six observations :

Lire la suite sur Le Salon Beige

J’AURAIS PRÉFÉRÉ QUE TANGUY et LAVERDURE SE FASSENT « PORTER PÂLE » !

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Le bloc notes de Jean-Claude Rolinat

Ainsi donc, dans la nuit du 13 au 14 avril, les « Chevaliers du ciel » à bord des cinq Rafales français engagés, sans oublier les frégates multi-rôles positionnées en Méditerranée, ont frappé la Syrie en délivrant une dizaine de missiles dont des Scalp. Le jeune Prince Emmanuel Ier, dont on peut par ailleurs approuver, aux marges, sa politique dans d’autres domaines, a montré ses muscles. C’est grisant quand on est Jupiter de délivrer la mort chez les autres !

Où sont les preuves ?

Le motif de cette croisade contre Bachar Al Assad, en compagnie des Américains et des Britanniques, la raison de cette « punition » contre l’un des rares régimes plus ou moins laïc, du Proche-Orient ? L’utilisation présumée par l’armée syrienne de gaz contre des populations civiles dans la Ghouta orientale, poche insurgée proche de Damas. Avant même d’attendre les résultats d’expertises de l’organisation Internationale OAIC, dûment mandatée pour cela, les occidentaux ont frappé un pays qui ne leur a rien fait, sans se demander pourquoi un gouvernement en passe d’emporter une victoire totale utiliserait une telle arme, alors que les yeux du monde entier sont braqués sur lui ?

Déjà, dans le passé, les « Fake news » pullulaient !

Le Président de la République française a parlé de « ligne rouge » à ne pas dépasser. Que ne l’a-t-il souligné au Prince Mohamed Ben Salman, « MBS » pour les copains, qu’il recevait à L’Elysée quelques heures auparavant, à propos du Yémen ? Rappelons que l’Arabie Saoudite, pays sunnite, bombarde allègrement, civils et militaires confondus, le camp Houti, soutenu par les chiites. Il faut se souvenir aussi des bobards énormes diffusés jadis pour nous « vendre » l’intervention en Irak, - la légende des couveuses du Koweït débranchées et « l’arme de destruction massive » de Saddam -, ou, au Kosovo, le barbare « génocide » qui aurait été commis par l’armée serbe envers les Albanais, justifiant à postériori le bombardement de Belgrade, capitale de notre traditionnel « allié », merci pour lui !

Des armes « bien comme il faut » pour tuer, et pas certaines autres ?

Des bombes à fragmentation, par exemple, ce serait plusclean que les gaz ? Et la bombe atomique sur Nagasaki en 1945, la deuxième balancée sur le Japon, celle de trop, plus correcte que le chlore, et le napalm déversé notamment au Vietnam, moins tragique que répandre du gaz sarin ? Et le port du Havre, rayée de la carte en 1944 par la Royal Air Force, un dégât collatéral, alors que plus un Allemand ne se trouvait en centre-ville ? En réalité c’est la guerre, « Krieg gross malheur », qui est à bannir de l’humanité, mais cela ce n’est pas pour demain, car depuis que le monde est monde, la guerre fait intrinsèquement partie de l’histoire des hommes. Lamentable mais évident constat.

Un mauvais signal

Contrairement aux apparences, c’est un mauvais signal qui est adressé à tous les apprentis tyrans de la planète, cela va les pousser encore un peu plus dans leur radicalité. Ils ont vu le sort réservé à Saddam Hussein et à Kadhafi qui, indépendamment de leur cruauté et de leur mégalomanie, rendaient service à l’occident, l’un en retenant les vagues migratoires, l’autre en contenant la marée islamiste. Comment voulez-vous qu’après cela, un Kim-Jung-Un nord-coréen renonce à l’arme suprême, ou que les Ayatollahs iraniens baissent la garde ? Comment calmerez-vous l’ardeur israélienne à coloniser un peu plus chaque jour des terres qui ne lui appartiennent pas ? L’Etat hébreu, paradoxalement, se sent sinon encouragé, tout au moins conforté dans ses raids, comme celui du 10 avril dernier mené contre la base T-4, action confirmée par l’agence syrienne Sana. Et aussi, allez-vous rassurer le Baas syrien et son chef qui n’ont que les Russes et l’Iran comme supporters, les laissant dans ce solitaire tête à tête ? Quelle influence politique aurez-vous à Damas, si vous matraquez le régime et ne rouvrez pas votre ambassade ? Aucune ! Un coup d’épée dans l’eau. Emmanuel Macron peut bien gonfler ses muscles, l’utilisation de ces gadgets militaires que sont les armes sophistiquées ne contribue en rien, par exemple, à réduire une bande de gueux à Notre Dame des Landes, ni à imposer la loi républicaine dans les cités ethniques. Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage. C’est ce que les occidentaux disent à propos du leader syrien qui, loin s’en faut, n’est pas un enfant de chœur, mais qui, contrairement aux assassins islamistes soutenus par les royaumes « présentables » de la péninsule arabique, n’agresse pas, chez nous, nos populations et ne finance pas de mosquées salafistes ou autres. Puisse la Russie, elle, garder la tête froide. Trump ferait mieux de tenir ses promesses et d’édifier, par exemple, son fameux mur à la frontière du Mexique, plutôt que d’aller jouer au gendarme dans une région où la présence de son pays n’a semé que ruines, terrorisme et désolation.

Une grosse déception

Quant à la France, elle n’a joué qu’un rôle de supplétif, donnant l’apparence dans le cadre de l’OTAN d’un toutou suivant son maître. Les « Chevaliers du ciel » n’étaient plus que les palefreniers de leur Seigneur yankee. Le Sancho Pansa d’Amiens a trottiné derrière un Don Quichotte à la crinière oxygénée, gonflé de sa suffisance de cow-boy d’opérette. Une grosse déception. Hillary Clinton se serait-elle introduite dans le cerveau du Donald ?

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16/04/2018

Les Turcs «séparés» des Russes par l’Occident sur le dossier syrien ? Ankara répond à Macron

En évoquant les frappes occidentales en Syrie, Emmanuel Macron a assuré ce 15 avril que l’Occident avait «séparé les Russes des Turcs» sur ce dossier. Le lendemain, la Turquie a fait savoir qu’elle ne prenait pas parti «pour qui que ce soit».

«La politique de la Turquie en Syrie n’est pas d’être avec ou contre qui que ce soit. Notre politique est claire, il s’agit d’être du côté du droit et de ce qui est juste», a expliqué le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag, dans des déclarations retransmises par les télévisions turques depuis Doha, le 16 avril.

Bekir Bozdag était interrogé au sujet de déclarations du président français, qui a affirmé lors de son interview du 15 avril que les frappes en Syrie menées la veille par Paris, Washington et Londres, en réponse à une attaque chimique présumée imputée par l’Occident au gouvernement syrien, avaient «séparé» la Turquie de la Russie, qui coordonnent étroitement leurs efforts sur le dossier syrien.

Une réponse «appropriée» aux «attaques inhumaines», avait estimé la Turquie

Bekir Bozdag a en outre souligné que la Turquie était opposée «aux soutiens apportés au régime» par des pays comme la Russie, mais aussi «aux soutiens apportés aux organisation terroristes», citant notamment la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), appuyée par Washington et d’autres pays occidentaux dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique.

«Ceux qui défendent ce qui est juste peuvent avoir leurs divergences mais les principes de la Turquie sont clairs», a continué le porte-parole.

Lors de son interview par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, Emannuel Macron avait assuré : «Par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet, les Russes des Turcs […] les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l’opération que nous avons conduite.»

L’Elysée avait en outre souligné le 14 avril qu’Emmanuel Macron souhaitait «intensifier» dans les prochains jours la «concertation» avec la Turquie en vue de trouver une «solution politique inclusive en Syrie». Le président français s’était entretenu le même jour au téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et l’avait «remercié» pour les déclarations turques de soutien aux frappes occidentales en Syrie.

Le président turc, dont le pays soutient des groupes rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad, avait salué ces frappes contres des cibles des autorités syriennes, estimant qu’il s’agissait d’une réponse «appropriée» aux «attaques inhumaines» menées selon lui par Damas.

Source RT