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07/08/2017

L’administration française, patron voyou

Alors, ce code du travail, Macron va le simplifier, ou pas ? Réformera, réformera pas ? Au vu des dernières avancées – fort timides – et du dégonflement presque comique de la loi de moralinisation de la vie politique, on est déjà en droit de douter. Malgré tout, les parlementaires viennent de donner leur aval à la modification du droit du travail par ordonnance. Un nouveau chapitre législatif vient de s’ouvrir.

Et concernant ce droit du travail, il y a de quoi faire, n’en déplaise à certains politiciens béats manifestement déconnectés du réel ainsi qu’aux instituts et autres émanations étatiques pour lesquels le principal obstacle au plein emploi ne serait pas, que nenni, dans cet épais ramassis de contraintes et de vexations furieuses (ben voyons).

En pratique, l’évolution en poids, complexité et nombre d’articles de ce code et des procédures qui l’accompagnent est joliment corrélé à l’installation d’un chômage de masse dans le pays et d’un marché noir parfaitement assumé par une frange croissante de la population qui ne peut plus subvenir à ses besoins lorsqu’elle se contente de rester dans les clous. Comportement qu’on retrouve aussi bien du côté des employeurs que des employés : les premiers tendent à s’affranchir des déclarations et autres montagnes de cerfas qu’on leur impose, les seconds font progressivement tout pour favoriser sinon le black, au moins le troc et les renvois d’ascenseurs que l’administration fiscale, si elle pouvait les quantifier, n’hésiterait pas à taxer.

Ce que la population générale subit et la façon dont elle réagit, les administrations publiques subissent aussi et, même si elles sont souvent les premières instigatrices de ces débordements législatifs compulsifs, les voilà qui réagissent parfois de la même façon… Ce qui donne des situations particulièrement croquignolesques.

C’est ainsi qu’on découvre que l’URSSAF Bretagne vient d’être récemment condamnée à payer 150.000 euros à une ancienne salariée pour … non paiement d’heures supplémentaires, ainsi que pour un licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Apparemment, ce sont 240 heures supplémentaires qui n’ont pas été payées parce que l’organisme – pourtant chargé de faire respecter aux entreprises des principes d’élaboration et de conservation des preuves de l’horaire de travail de leurs collaborateurs – a intentionnellement dissimulé les heures de travail de la plaignante.

C’est aussi de la même façon qu’on découvre que la CARMI, Caisse Régionale de la Sécurité Sociale dans les Mines, est actuellement poursuivie pour avoir délivré 1117 contrats à durée déterminée à la même personne pour différents postes sur les 12 dernières années, couplés à des périodes de plusieurs semaines sans jours de repos et des enchaînements de postes sur plus de 12 heures d’affilée.

Autrement dit, l’organisme « social », quasi ou para-public, se fend d’à peu-près tous les vices qu’un patron voyou ne pourrait espérer aligner sans se faire étriller par, justement, tous les organismes quasi ou para-publics que la France héberge généreusement et qui se chargeraient de bien lui faire comprendre le sens des réalités françaises et l’épaisseur de son code du travail.

Je pourrais, assez facilement, multiplier sans mal les exemples de la sorte où telle administration territoriale exploite sans vergogne le petit personnel ou les agents contractuels virables ad nutum, tel organisme prétendument social fait dans l’esclavagisme plus ou moins camouflé derrière un salaire de misère et des conditions de travail insupportables, telle institution entretient les pires habitudes d’emploi au sein de ses équipes alors même que, officiellement, elle est chargée de faire respecter la loi et ce fameux code du travail sur lequel elle fait du trampoline les fesses à l’air…

Mais ce n’est guère nécessaire, les deux exemples précédents suffisant largement à établir mon point : non seulement, les patrons voyous se trouvent aussi dans la fonction publique et assimilée, mais les pratiques de nos administrations n’ont, de ce point de vue, absolument rien à envier aux pires entreprises privées régulièrement dénoncées par une presse toujours aux aguets…

D’ailleurs et de façon intéressante, là où cette presse n’hésite pas à se déchaîner lorsqu’un tel patron se fait attraper, elle reste bien plus sage et mesurée lorsqu’il s’agit d’institutions républicaines, réputées travailler pour le bien collectif, voire, soyons fous, pour ce vivrensemble qui fait vibrer tant de Français.

Pourtant, ces institutions sont d’autant plus redevables à la population de leur exemplarité qu’elles tirent leurs budgets de cette dernière, de plus en plus mise à contribution. Elles devraient être d’autant plus irréprochables que ce sont ces mêmes entités qui viennent fourrer leur nez dans les affaires des Français pour leur infliger amendes, redressements voire peines de prison lorsque ces derniers n’ont pas respecté ces lois qu’elles piétinent si régulièrement et avec un cynisme qui frise la psychiatrie.

Malgré cela et alors que ces exemples s’accumulent au fil du temps, la presse et ses journalistes affûtés comme du beurre chaud continuent de nous les peindre, régulièrement, comme les seules capables de ménager nos « biens communs », ce vivrensemble fameux et ces valeurs républicaines jamais écrites mais partout vantées.

Plus grave : ce sont ces mêmes entités, ces mêmes administrations et leurs armées de bureaucrates qui seront chargées d’appliquer les « réformes » qu’entendent faire passer nos parlementaires.

Finalement, le mécanisme est partout le même : à chaque fois, l’augmentation des lois et des contraintes, toutes censées améliorer la situation, finissent rapidement par l’empirer. Les codes, de plus en plus joufflus, sont alimentés par des politiciens de plus en plus déchaînés qui prétendent résoudre des problèmes que les adultes responsables résolvaient jadis très bien sans eux.

Le code bancaire est devenu énorme ; jamais les banques n’ont aussi peu inspiré confiance aux déposants et jamais elles n’ont paru aussi fragiles. Le code immobilier est maintenant obèse et la France croule sous les SDF, les logements insalubres ; la pénurie de logement fait rage, les loyers flambent et devenir propriétaire semble chaque jour plus difficile.

Les codes de l’urbanisme, de la sécurité sociale, du commerce, des assurances, de la consommation, de l’énergie ou de l’environnement ont tous considérablement augmenté, sans que ces augmentations puissent prétendre couvrir les problèmes posés au jour le jour. À croire que dans les années 50, 60 ou 70, lorsque la sialorrhée législative n’était pas généralisée, la France n’était qu’un pays de barbares où rien n’était régulé et où chacun pouvait, à tout moment, se faire détrousser en toute impunité, et que, depuis, seule nous a sauvé du pire la production continue et intensive de textes abscons dans l’un des près de soixante (!) codes disponibles dans ce pays d’indécrottables ronds-de-cuir.

Or, jusqu’à présent et devant ce constat, la réaction globale fut dans le pire des cas d’en ajouter une couche en estimant que les problèmes observés étaient essentiellement dus à une trop grande timidité dans la production législative. Dans le meilleur des cas, ce fut la « simplification administrative », et le quinquennat hollandesque nous aura permis de mesurer ce qui se cachait réellement derrière… à savoir une nouvelle bordée de lois et une couche administrative supplémentaire. (Si vous trouvez que le meilleur des cas ressemble furieusement au pire, vous avez raison.)

Les parlementaires veulent réformer le code du travail ? Fort bien. Mais vu ces exemples, vu l’historique des réformes et vu ceux qui devront appliquer ces réformes, ne placez pas vos espoirs trop haut.

De toute façon, ce pays est foutu.

Source

http://www.voxnr.com/12815/ladministration-francaise-patr...

03/08/2017

États Généraux de l'Alimentation : une mystification de plus

Finalement la petite minorité des fiançais qui ont appâté leur suffrage àMacron n'avaient aucune idée de ce que cela signifiait. D'abord le garçon semblait bien ne posséder aucun programme. Avançant, à la godille et aux sondages et, dans aucun domaine - peut-être la Banque - ne disposant de la moindre compétence autre que les extraordinaires appuis dont il a bénéficié tout au long de ce que l'on peut tout de même appeler sa carrière.

À moins que l'on ne fasse référence au copié-collé des 316 injonctions/propositions figurant dès août 2007 dans les 334 pages du Rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française commandé par Sarkozy. Autrement appelée Commission Attali et dont, miracle des miracles, le prodige Macron, connu, semble-t-il, du seul Attali, avait été bombardé rapporteur adjoint.

Après deux mois de présence à la tête de l’État, les média ébahis découvrent des sondages en chute libre aussi bien à l’Élysée qu'à Matignon. Il aura fallu pour cela une multiplication effarante de fausses notes et de rodomontades étouffées par les média. «En même temps», de plus en plus de Français commencent à s'effrayer de ce que cache la confusion qui règne à tous les étages de cette administration, la place démesurée occupée dans l'idéologie du président par des personnages aussi contestables et contestés qu'Attali ou Paul Ricoeur, son étroite proximité avec les forces troubles dont on ne peut plus cacher qu'elles mènent tambour battant nos sociétés à leur mort. Après qu'elles eurent écrasé les dernières forces de résistance qui s'opposaient à leur hégémonie dans les terroirs où la tradition, les solidarités ethniques et culturelles, la volonté de transmission des vraies valeurs du passé avaient encore un sens.

Il est peut-être temps de regarder de plus près certains aspects de cette idéologie "Macron" en train de s'installer contre la volonté d'une majorité grandissante des Français. On sait bien que la plupart de ceux qui vont faire les frais de cette politique de Gribouille n'ont jamais lu une ligne du Rapport Attali, en grande partie supervisé par Macron lui-même. À la lumière des débats sur l’alimentation qui occuperont les média dans les mois à venir, on peut s'attendre à un déluge de bobards. Mais combien de Français savent-ils que dans les 334 pages du Rapport Attali, qui pour l'essentiel, forme la colonne vertébrale de ce que désormais on appelle le programme de la France en Marche, l'agriculture et les agriculteurs sont inexistants. Les beaux discours dont à la suite de celui de M. Philippe, nous n'allons pas cesser d'être gavés, montrent à quel point, lorsqu'il était loin des feux de l'actualité, Macron se désintéressait de cette activité. Et de ceux qui s'y consacrent. Le bruit qu'on va désormais entendre n'est que celui de l'hypocrisie. Les promesses ? L'expression fallacieuse de la démagogie. Les arbitrages ? La confusion d'un esprit non pas "complexe" mais faux.

Les patronymes des monuments aux morts

« Vos métiers, vos activités, s'est enflammé le Premier ministre en ouverture des États généraux, ont nourri la France. Ils continuent de le faire. Ils ont nourri sa culture. Ils nourrissent également sa puissance. [...] Cette puissance agricole est un élément de notre souveraineté nationale. À nous de préserver et de renforcer cette puissance ».
Las, il a fallu qu'il cite René Bazin et son terrible roman La Terre qui Meurt. Publié en 1898, il évoquait déjà l'exode et la désertification rurale, les fermes en ruines et la misère sans nom au bout des chemins creux. À quelques nuances près tout de même. Alors la grande guerre, grande boucherie rurale, n'était pas encore passée. Et la dévastation de la société moderne non plus. Alors ils produisaient une nourriture saine quand on les accuse aujourd'hui d'empoisonner le pays. Alors ils étaient plus de 8 millions quand ils sont quelque 350 000 à vivre (mal) de la terre et néanmoins à exporter dans le monde entier et nourrir 65 millions de sédentaires et plus encore de nomades.

Et on ose leur suggérer, qu'enfin, c'était tellement plus terrifiant du temps de leurs grands-pères ? Quelle incongruité !

Encore évoque-t-on leur sort pendant quelques heures et fait-on mine de s'intéresser à eux. Parce que dans le Plan de démolition d'Attali après qu'eurent été longuement analysées toutes les sornettes relevant de la transition énergétique - solaire, éolien, biomasse qui dans leur esprit seront avec les biocarburants, les algocarburants, la chimie verte etc., la colonne vertébrale de l'agriculture de demain les auteurs évoquent en 17 lignes « une stratégie alimentaire pour la France ». Laquelle ressemble assez à ce qu'ils sont en train de nous préparer sous couvert des « états généraux de l'Alimentation » D'entrée on est averti que tout cela doit se faire sous l'autorité de l'Europe  « L'alimentation reste sur le plan quantitatif et qualitatif une priorité pour la France. Aussi une attention toute particulière devra-t-elle être portée aux nouvelles évolutions de la Politique agricole commune (PAC) qui devra désormais mieux intégrer dans son concept de préférence communautaire les valeurs de sécurité alimentaire, d'environnement et de protection sociale ». Le vocabulaire n'a pas changé si le cultivateur et l'éleveur n'existent plus qu'à titre de variable d'ajustement. Ce qui compte désormais ce sont les industriels de la mécanique I et de l'électronique qui feront l'agriculture de demain une machine à nourrir 11 milliards d'êtres humains. Non sans avoir décuplé la fortune des profiteurs. Cinq multinationales de l’agro-chimie-pharmacologie (Bayer - ! 82 milliards de $ en 2016 - Syngenta-Chem-China - 19 milliards de $ en 2015) etc. Ceux qu'on appelle les "ABCD", les quatre géants mondiaux du commerce céréalier : Archer Daniels Midland (ADM - 40 milliards de $ en 2016), Bunge (57 milliards de $ en 2014), Cargill (56 milliards de $ en 2017), tous les trois américains et notre petit "français", le Groupe Louis Dreyfus (60 milliards de $ en 2011). Sans compter tous les seconds couteaux comme Monsanto (20 milliards de $ en 2016).

Et avec un cynisme qui ne s'épuise jamais, ils continuent à nous asséner que ce qui compte pour eux ce sont « les valeurs de sécurité alimentaire, d'environnement et de protection sociale ». Il y a dix ans MM. Attali, Macron et consorts disaient à peu près la même chose. Mais dans les 17 lignes qu'ils consacraient à l'alimentation, il était surtout question d'OGM, des recherches scientifiques qui devaient être faites pour rassurer les peuples, des énormes possibilités qu'elles offrent pour le futur. Pas un mot des valeurs de travail, d'économie, de permanence, de transmission, de sauvegarde, de conservation, d'expérience qui ont accompagné pendant des siècles la paysannerie de nos provinces, soutenu nos identités culturelles, renforcé notre civilisation. Offert à nos ancêtres des nourritures dont notre mémoire biologique garde le souvenir de chaque parfum, de chaque texture et de chaque couleur. Pour le reste. Les patronymes de nos annuaires n'ont plus rien de commun avec les appellations de nos villages et sur les monuments aux morts il y a longtemps que les noms inscrits ne sont plus ceux des enfants des écoles voisines.

Petrus Agricola. Rivarol du 27 juillet 2017

02/08/2017

Nationalisation de STX France : une décision bienvenue mais restons vigilants

Communiqué de presse du Front National

Le Front National salue la décision du gouvernement de nationaliser les chantiers de Saint-Nazaire, conformément à ce que nous réclamions depuis des années, au nom de la préservation des intérêts stratégiques et industriels de la France.

Depuis 2006, les chantiers de Saint-Nazaire ont en effet été victimes du manque de vision stratégique de l’Etat, passant entre les mains d’actionnaires étrangers (norvégiens puis coréens), manifestement instables et peu fiables. Aujourd’hui, le danger était que les chantiers passent sous le contrôle de leur principal concurrent italien, le groupe Fincantieri, aux intentions potentiellement hostiles. Dans ce contexte, la nationalisation des chantiers, qu’elle soit temporaire ou non, apparaissait comme la seule décision pertinente pour protéger nos intérêts nationaux et préserver les savoir-faire et l’emploi.

La France a besoin d’un État stratège, avec une vision claire, capable d’agir pour protéger mais aussi développer notre industrie, dans tous les domaines.

Nous espérons à présent que cette décision du gouvernement ne sera pas retoquée par la Commission européenne et que l’Etat assumera jusqu’au bout ses responsabilités, sans dérobade ni faux semblant.

http://www.frontnational.com/2017/07/nationalisation-de-s...

25/07/2017

Politique & éco N° 139 : Les PME en France une richesse ignorée une nécessité irremplaçable.

17/06/2017

Quand la Commission européenne s'en prend au "protectionnisme" de M. Macron.

Dimanche soir, toute l'Europe (du moins les gouvernements européens de l'Union et ses institutions) était « macroniste » : l'ancien ministre de l'économie de François Hollande était celui que tous semblaient espérer et tous voyaient en lui le nouveau sauveur de la construction européenne, et le disaient, le clamaient à l'unisson. Mais, une fois les lampions précocement éteints, l'Union européenne, comme dégrisée, dénonce la volonté affirmée dans son programme d'une certaine régulation de la mondialisation, ce qui est tout de même fort de café au regard de la situation actuelle, en particulier de l'usine Whirlpool et de la délocalisation spéculative pratiquée par la multinationale états-unienne, opération qui laisse plus de 280 personnes sur le carreau, sans compter les intérimaires et les sous-traitants.

Dans son édition du mercredi 10 mai et en ses pages économiques, Le Figaro (sous la plume de Jean-Jacques Mével) évoque de quoi il retourne, sans donner tort à M. Macron dans ce qui s'annonce comme l'un des premiers bras de fer du nouveau président avec Bruxelles et, peut-être, Berlin : « Emmanuel Macron jure qu'il ne soutient ni « la mondialisation naïve », ni le libre-échange à tout va. Et c'est un projet littéralement protectionniste du président élu qui commence à semer le trouble à Bruxelles, à Berlin et dans d'autres capitales du nord de l'UE : réserver les marchés publics du Vieux Continent aux entreprises qui localisent la moitié au moins de leur production sur le sol européen. » Fichtre ! Le grand mot est lancé, celui que M. Hollande vouait l'autre jour aux gémonies : protectionnisme.

En fait, ce « protectionnisme » évoqué par Le Figaro n'est pas un protectionnisme national mais bien plutôt un protectionnisme européen, que le journal rebaptise, comme pour enfoncer le clou, « patriotisme économique », formule jadis utilisée par M. de Villepin, aujourd'hui soutien du nouveau président. Mais, européen ou non, c'est toujours un sacrilège économique pour les grands prêtres de la mondialisation, qui voit dans cette proposition de M. Macron « une solution de facilité d'inspiration populiste », selon la formule lâchée, à en croire le quotidien de droite, « au plus haut de la Commission » (Juncker ? Moscovici ?). « C'est surtout le credo libéral que suit rigoureusement la Commission Juncker, en publiant ce mercredi ses « Réflexions sur une reprise en main de la mondialisation » (…).

« Le document (…) reconnaît que « le revenu réel des classes moyennes a stagné dans l'UE durant la dernière décennie », avec un risque réel que « les inégalités s'accroissent encore, en même temps que la polarisation sociale ». La mondialisation et l'accélération technologique ne sont pas des mutations de tout repos. »

Ainsi, la Commission, dans sa grande bonté, « reconnaît » les conséquences sociales ennuyeuses de la mondialisation mais, surtout, pas question de toucher à ce tabou des temps (et des élites, ou supposées telles ?) contemporains : le dogme avant tout, l'idéologie d'abord, et tant pis pour les nouveaux « vaincus de l'intégration mondiale », qui pourront toujours se recycler dans une profession uberisée ou numérisée... Ce cynisme fait froid dans le dos, et il prépare les colères de demain, que cette même Commission qualifiera, avec une moue dégoûtée, de « populismes ».

Les dirigeants des institutions de l'Union européenne affirment ainsi que les évolutions en cours, y compris dans leurs aspects les plus socialement injustes, « ne peuvent être ni stoppées, ni inversées », ce qui me semble faire preuve d'un grand fatalisme et d'une absence de volonté (et de courage) dont, pourtant et a contrario, les mêmes n'hésitent pas à faire montre quand il s'agit d'appeler les États (dont, au premier rang, la France) à mener les fameuses « réformes » qui doivent libéraliser un peu plus la vie économique et sociale, au risque de créer de nouveaux déséquilibres et de nouveaux drames sociaux sur nos territoires.

Le texte de la Commission poursuit : « Si nous fermons nos frontières, les autres feront de même et tout le monde se retrouvera perdant », argument désormais classique des libre-échangistes et qui semble oublier que, hors d'Europe, la plupart des pays protègent leurs industries et leurs marchés des intrusions qui leur semblent menacer leurs propres populations et souveraineté économique. C'est ce dernier point que, d'ailleurs, souligne le journaliste : « L'idée, inscrite noir sur blanc dans le programme du candidat à l’Élysée, n'est pas nouvelle. L’État chinois et d'autres géants pratiquent le patriotisme économique sans arrière-pensée. Les États-Unis appliquent leur Buy American Act depuis 1933, quand l'instauration de barrières commerciales devait accélérer la sortie de la Dépression. Lors d'un autre passage à vide, un demi-siècle plus tard, le président Reagan a élargi la préférence nationale à l'industrie du transport de masse.(...)

« La classe politique française, à défaut de maîtriser la mondialisation, se remémore à chaque élection qu'elle pourrait user de la commande publique comme un bras armé, notamment dans les transports et les chantiers d'infrastructure. » Cette proposition, si elle ne peut assurer à elle toute seule une stratégie économique face à la mondialisation, a au moins le mérite de remettre le politique et l’État au cœur du jeu, permettant la préservation des intérêts de l'économie nationale et des salariés français, ce qui n'est tout de même pas négligeable, me semble-t-il !

En tout cas, ce qui est certain, c'est que le nouveau président va devoir batailler ferme pour tenir ce qui n'était jusqu'alors qu'une promesse de campagne : si le protectionnisme européen n'est pas la solution idéale (et les salariés de Whirlpool en sont bien conscients, puisque le pays, la Pologne, qui va accueillir leurs machines et leurs emplois délocalisés appartient à l'Union européenne...), il peut apparaître comme une première protection utile pour maintenir une part du travail en France et garantir des règles sociales un peu plus favorables aux ouvriers français qu'aujourd'hui.

A l'inverse, si M. Macron cède aux oukases libre-échangistes de Bruxelles (et de Berlin ?), son quinquennat ne sera que la triste continuation du précédent et il n'aura aucune excuse à mes yeux et à mon cœur de royaliste social. Le test est d'importance : au-delà du président fraîchement élu, il concerne l'avenir économique et, en particulier, industriel de la France pour les décennies à venir.

Mais, il faudra sans doute penser plus loin que ce protectionnisme-là, pas totalement satisfaisant, et, dans le même temps, produire et consommer plus local...

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_cont...

02/06/2017

FOCUS - JT TV Libertés "Uber connait un ralentissement de son activité...en cause le Ramadan"

26/04/2017

Coup de tonnerre à l'usine Whirlpool : "Là où Marine Le Pen prend un bain de foule, Emmanuel Macron se noie"

Marine Le Pen a fait le choix d'une campagne offensive. Le FN a subi durant des années ce qu'on a appelé le "harcèlement démocratique" et Marine Le Pen a décidé aujourd'hui d'appliquer ce traitement à Emmanuel Macron, qui a eu beaucoup plus de mal à faire bonne figure à Amiens sur le terrain de la vraie vie que dans ses meetings factices où l'ambiance est fabriquée de toutes pièces.

Marine Le Pen s'est donc rendue de manière impromptue auprès des salariés de Whirlpool au même moment où Emmanuel Macron se trouvait dans un restaurant d'Amiens. Voici ce qu'a déclaré Marine Le Pen :

"Quand j’ai appris qu’Emmanuel Macron venait ici et qu’il n’entendait pas rencontrer les salariés, qu’il n’entendait pas venir sur ce piquet de grève, mais qu’il allait à l’abri dans je ne sais quelle salle de la chambre de commerce pour rencontrer deux-trois personnes triées sur le volet, j’ai trouvé que c’était une preuve tellement de mépris à l’égard de ce que vivent les salariés de Whirlpool que j’ai décidé de sortir de mon comité stratégique et de venir vous voir (...)

Je suis ici à ma place, exactement là où je dois être, au milieu des salariés de Whirlpool qui résistent à cette mondialisation sauvage, à ce modèle économique honteux. Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec quelques représentants qui en réalité ne représentent qu’eux-mêmes"

Les images parlent d'elles mêmes.

22/04/2017

Bertrand Rothe : Comment la gauche a abandonné les ouvriers

21/04/2017

Chômage de masse & revenu universel ou grand projet national ?

Bernard Plouvier

Telle est l’angoissante question pour les années à venir. Et chacun de nos politiciens y répond selon ses motivations, c’est-à-dire selon ses intérêts (qui sont, bien entendu, ceux de ses généreux bailleurs de fonds électoraux).

L’économie globale telle qu’elle est pratiquée n’offre, en pays de hauts salaires et de forte protection sociale, un travail bien rémunéré que dans les industries de pointe, les services haut de gamme, l’agriculture spécialisée (encore faut-il noter, pour ce dernier secteur, que les intermédiaires s’enrichissent beaucoup plus que les producteurs).

De ce fait, l’instruction publique devrait être orientée vers la formation de savants et de techniciens de très haut niveau, tandis que l’éducation (dévolue à la famille) devrait être élitiste, reposant sur une exigence quantitative et qualitative en matière de travail scolaire, primaire, secondaire, puis supérieur.

On en est très loin en France. Tout est fait, au contraire, pour produire des niais paresseux, bourrés de sentiments humanitaires, mais à la cervelle aussi vide que celle d’un dinosaure marxiste.

Le sieur Saül de Tarse, plus connu sous l’appellation de Saint Paul, a écrit il y a deux mille ans dans sa 2e Épître aux Thessaloniciens (III-10, selon le découpage de Saint Jérôme) : « Qui refuse de travailler ne doit pas non plus manger ». C’est un raisonnement d’une logique imparable, mais obsolète.

Car la grande distribution, l’une des reines de notre société, a ses impératifs. Elle vit de l’hyperconsommation des riches, mais aussi de la consommation quotidienne, vitale, des pauvres : ceux qui vivent d’allocations-chômage, d’allocations-immigrés (clandestins compris), de revenu minimum, etc.

Effectivement, confrontés à un chômage de longue durée, car structurel, les politicards de base (les chevaliers servants de la globalo-mondialisation) n’ont ni le droit de renvoyer les 14 à 15 millions d’allogènes dans leurs continents d’origine, ni l’honnêteté de reconnaitre le parasitisme interne de 5 à 6 millions de fonctionnaires et l’échec lamentable du corps enseignant qui fabrique 35 à 40% de futurs petits salariés et 50% de futurs chômeurs, permanents ou intermittents ; l’élite, la vraie, se forme en grande partie elle-même par son exigence éthique et grâce à de rares enseignants d’élite.

Le chômage n’est structurel, en France, que du fait de la mollesse de la jeunesse autochtone et de la démission d’une énorme majorité de parents et d’enseignants. Il est facile d’y remédier, à l’unique condition de le vouloir.

Aucun emploi ne doit être distribué à des non-Européens tant qu’il reste un seul Français de souche européenne au chômage et les consommateurs allogènes parasitaires doivent être renvoyés impitoyablement dans leur continent d’origine. C’est le premier principe.

Les sommes ainsi économisées doivent être investies dans une véritable instruction de la jeunesse française, avec prime à l’efficacité. C’est assez dire qu’il y a un gigantesque travail de remotivation de la Nation et du corps enseignant, de façon à ce que les Français redeviennent performants et compétitifs, comme ils ont si souvent démontré, durant les deux derniers millénaires, qu’ils pouvaient l’être.

C’est l’unique grand projet national pour notre temps. Cela exige des chefs dignes de ce nom : honnêtes, efficaces, durs, mais dévoués au Bien commun et à l’idée nationale. Cela exige un effort de la part de chaque citoyen. À population larvaire, gouvernants lamentables. Cela fait trente ans que nous vivons de cette façon. Il est plus que temps de changer de mode de vie en commun.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

14/04/2017

Whirlpool Amiens ne fermera pas, par Marine Le Pen

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L’usine Whirlpool d’Amiens doit être délocalisée dans quelques mois en Pologne, jetant dans l’incertitude la plus totale ses 295 salariés, mais aussi les intérimaires employés sur le site et les dizaines de sous-traitants.

Cette délocalisation est insupportable. Elle permet à la maison mère d’être gagnante sur deux tableaux en même temps : en baissant ses coûts de production pour augmenter ses marges, tout en conservant un accès libre au juteux marché français, le premier marché de Whirlpool en Europe, le quatrième dans le monde.

C’est trop facile.

Je répète l’engagement qui est celui de mon projet présidentiel : chaque produit qui sortira d’une usine délocalisée afin d’être revendu sur le marché français sera taxé à hauteur de 35 %.

Cette taxe sur les délocalisations sera une juste réponse à des choix financiers inacceptables. Mais elle sera aussi une arme de dissuasion : la délocalisation ne peut pas être du 100 % gagnant pour les multinationales ; il faut qu’elles en paient aussi le prix, pour y réfléchir à deux fois avant d’agir.

Bien sûr cette taxe sur les délocalisations nécessitera pour être mise en œuvre qu’on se libère des interdits de l’Union Européenne : mon projet l’a prévu.

Une délégation de Whirlpool est reçue ce jour à Matignon au sujet de l’avenir du site. Je veux dire aux salariés de l’entreprise, à ceux qui travaillent au quotidien avec eux, à leurs familles, que présidente de la République je ne laisserai pas faire.Whirlpool Amiens n’a aucune raison de fermer, le savoir-faire est présent, il est reconnu. Et Whirlpool Amiens ne fermera pas.

On fera le bras de fer avec le groupe pour le dissuader de fermer ce site.

Et si le groupe prend malgré tout la folle décision de fermer, on cherchera des repreneurs industriels sérieux et responsables. Et l’Etat lui-même via la Caisse des Dépôts et Consignations interviendra directement tant qu’un repreneur privé n’aura pas été retrouvé.

Mais Whirlpool Amiens ne fermera pas. J’en prends l’engagement.

Marine Le Pen

Texte repris du blog de Marine Le Pen

https://fr.novopress.info/205079/whirlpool-amiens-ne-ferm...

06/04/2017

T. de la Tocnaye : « Marine Le Pen baissera fortement la fiscalité des TPE/PME et des ETI » #05

30/03/2017

Pourquoi 250 000 jeunes quittent la France chaque année? HS#4

27/03/2017

Marine Le Pen, François Fillon et la « clause Molière »

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A la une du quotidien l’Opinion de ce matin, ce dessin de Kak, sur Marine Le Pen et François Fillon conversant de la « clause Molière ». Le journal publie une étude de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès indiquant que 43 % des ouvriers voteraient pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle !

« La gauche, écrit Béatrice Houchard, qui atteignait 66 % des suffrages en 1981 lors de l’élection de François Mitterrand, a bel et bien perdu les ouvriers au profit du Front national : en 2017, près d’un ouvrier sur deux (43 %, selon les études de l’Ifop) est tenté par un vote en faveur de Marine Le Pen. Environ 17 % se tourneraient vers Emmanuel Macron, 15,5 % vers Jean-Luc Mélenchon, 12 % vers Benoît Hamon et seulement 8 % vers François Fillon. En 2012, l’année de sa défaite, Nicolas Sarkozy avait tout de même atteint 14 % au sein de cet électorat. »

http://fr.novopress.info/

15/03/2017

Clause Molière: C’est pas français que tu me causes, c’est de la peine

La clause Molière,  ce« stratagème inventé par un élu d’Angoulême (Vincent You), pour contourner la directive Bolkestein » sur les travailleurs détachés fait débat au sein de la classe politique et à l’intérieur même des partis constate Eugénie Bastié dans Le Figaro. « Il s’agit d’un ajout dans les contrats de chantiers publics stipulant que les travailleurs doivent maîtriser le français, pour des raisons de sécurité, à moins de payer un interprète. Cela permet d’éviter le recours aux travailleurs détachés, sans subir l’accusation de discrimination ». « Elle est soutenue désormais par cinq régions de droite ( Pays de la Loire, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes et Ile-de-France), une région de gauche (Centre Val-de-Loire), cinq départements et de nombreuses villes. (…) François Fillon va devoir faire un choix : Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, Hervé Morin, Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand  l’ont appliqué au niveau local. » Mais le député européen « Elisabeth Morin-Chartier somme François Fillon de ne pas l’intégrer dans son programme (…), elle lui demande de ne pas tomber dans le piège du repli nationaliste dans lequel le Front National veut enferrer notre pays. La France doit continuer à rayonner par son ouverture (sic), affirme cette proche de Raffarin.»

Dans Les Echos, le très européiste éditorialiste Jean-Françis Pécresse s’inquiète lui aussi de cette exigence linguistique. Il est vrai que celui-ci expliquait très sérieusement dans un précédent éditorial malignement  titré (« Quand Le Pen ment à la terre », kolossale finesse…)  que les agriculteurs paupérisés, martyrisés, ruinés par nos gouvernements soumis à la politique bruxelloise seraient des abrutis finis de «suivre les prescriptions nationalistes de Marine Le Pen, laquelle a franchi une étape, hier, dans l’europhobie en promettant de  franciser  les aides versées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) ». M. Pécresse ferait bien de quitter son bureau, de franchir le périphérique et d’aller parler avec nos paysans, agriculteurs, éleveurs qui crèvent du fait de la politique antinationale menée par ses amis idéologiques plutôt  que de relayer poussivement  une vieille propagande déconnectée de la réalité.

Pareillement, Jean-Françis Pécresse est vent debout contre la clause Molière qu’il baptise « clause Tartuffe » en ce qu’elle serait, horresco referens, « l’avatar d’un protectionnisme honteux qui gagne la droite aujourd’hui, comme hier la gauche de gouvernement, l’une et l’autre paraissant ainsi céder à ce populisme antieuropéen sur lequel prospère, pour sa part sans aucun complexe, l’extrême droite (…). Car ce qui se joue dans cette préférence nationale déguisée, que ne renierait pas Donald Trump, c’est bien le sort des libertés fondamentales sur lesquelles l’Europe s’est construite (sic), la liberté de circuler et de travailler dans cet espace commun que l’on appelle l’Union européenne (…). » Et l’éditorialiste d'évoquer de vieilles lunes : « plutôt que de participer au jeu de massacre européen, nos dirigeants politiques feraient mieux de prôner une solution européenne aux excès du travail détaché : c’est le but de la révision de la directive que de bannir (sic) le dumping social en égalisant les rémunérations, primes comprises. Améliorer l’Europe plutôt que de la rejeter, c’est ce qui doit toujours séparer la droite de l’extrême droite.»

Bruno Gollnisch le notait il y a déjà plusieurs années, « après la concurrence avec le reste du monde, la concurrence entre entreprises, l’Europe consacre maintenant la concurrence entre travailleurs européens, indépendants ou salariés, et donc la concurrence entre systèmes sociaux. Elle va dans le mur. La véritable révolution consisterait, entre autres, à affirmer explicitement la primauté de l’application sur le territoire d’un État membre de son droit national, notamment de son droit du travail national, de ses droits social, pénal, fiscal nationaux. C’est-à-dire le principe du pays de destination, par opposition au principe du pays d’origine.. La révolution consisterait également à accepter que les États puissent poser des conditions à l’accès à certaines activités, comme la situation du marché de l’emploi ou des raisons d’aménagement du territoire. Ils n’ont pas cette possibilité. »

Enfin, n'en déplaise au syndicat de faillite qui berce nos compatriotes avec sa longue plainte sur l’effacement inéluctable de la France dans le magma eurofédéraste, nous souhaitons nous aussi améliorer  l’Europe. Ce qui passe par la remise à plat de l’aberrante usine à gaz bruxelloise, une prison des peuples qui a mise à mal notre prospérité, notre sécurité, notre identité, notre souveraineté. Une Europe bruxelloise foncièrement, essentiellement antieuropéenne, étrangère à son génie. Alors oui, nous entendons refonder une Europe des patries, de la libre coopération, c’est en effet cela qui nous sépare d’un personnel politicien pusillanime, frileux, soumis, par renoncement ou consentement, aux oukases euromondialistes.

Invité hier après-midi sur France Inter de l’émission des bobos occupant cette tranche horaire, Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, Bernard Pivot a accepté de bonne grâce de fustiger lui aussi, par grégarisme (?), cette clause Molière  dont la langue est aussi celle de  275 millions de francophones de par  le monde. L’ancien animateur d’Apostrophes  n’a pas eu d’autre choix que de dénoncer cette odieux cache-sexe de la « préférence nationale », rebaptisé « clause Pétain » par M. Vizorek, « clause Louis-Ferdinand Céline » par Mme Vanhoenacker. Tant de conformisme idiot, de bêtise crasse laisse sans voix. Deux journalistes certes assez caricaturaux de ce « goût du faux, du bidon, de la farcie connerie » que Céline dénonçait chez ses contemporains,  dans les foules modernes, mais qui est répandue, ô combien,  chez les prescripteurs d’opinions souvent assez incultes,  qui ingurgitent  la doxa officielle pour mieux la recracher; « ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture » notait aussi l’écrivain-docteur Destouches…

https://gollnisch.com/2017/03/15/clause-moliere-cest-fran...

Les syndicats et les grands patrons d’accord pour s’opposer à la protection du travail des Français

Les frères ennemis main dans la main pour refuser vigoureusement de protéger le travail des Français sur les chantiers. Alors que les dirigeants des multinationales n’ont jamais caché vouloir réduire les coûts et prioriser l’embauche étrangère, les syndicats font mine de vouloir protéger les travailleurs face à l’avidité des grands groupes. Mais lorsqu’une mesure de bon sens s’impose, les ennemis d’un jour se réunissent pour lutter ensemble contre le patriotisme économique.

Paris – Le débat sur la « clause Molière », qui vise à imposer le français sur les chantiers dans certaines régions, a pris de l’ampleur mardi à quelques semaines de la présidentielle avec la prise de position du Medef et de plusieurs syndicats qui dénoncent une mesure « nationaliste ».

Plusieurs régions principalement de droite (Ile-de-France, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne-Rhône-Alpes…), mais aussi des villes ou départements (Haut-Rhin), ont imposé l’usage de la langue de Molière sur les chantiers dont ils sont maîtres d’oeuvre.

L’obligation pour les ouvriers de parler français, ou pour les entreprises d’employer un traducteur, est présentée comme un moyen de réduire la distorsion de concurrence entre les entreprises nationales et étrangères, rendue possible par le travail détaché.  

Dans le BTP, « une entreprise gagne un marché en faisant des prix anormalement bas puis fait appel à des sous-traitants étrangers pour pouvoir s’en sortir » , s’est ainsi justifié Hervé Morin, président UDI de la Normandie. Si la mesure est saluée par la Capeb (artisans du bâtiment), au nom de la lutte contre le « dumping social » , elle est en revanche contestée par le Medef.

« Vous commencez comme ça, et puis après vous commencez à faire du favoritisme, et puis ensuite vous fermez les frontières françaises, et puis vous finissez par sortir de l’euro », a averti mardi Pierre Gattaz, conspuant les dérives « communautaire ou nationaliste».

« La santé et la sécurité des salariés sont instrumentalisées » par les collectivités territoriales, avec une mesure qui « ne règle en rien la question du travail illégal » , a appuyé la CFDT. La CGT a dénoncé une intention « purement électoraliste » visant à marcher sur « les traces du Front national » , partisan de la préférence nationale.

Il est « dommageable et même périlleux que ceux qui se prétendent de la droite républicaine suivent ces traces-là », a insisté mardi le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.

Source
http://www.contre-info.com/les-syndicats-et-les-grands-pa... |

06/02/2017

Bernard Monot : Soutenir les entreprises en favorisant l’économie réelle.

03/02/2017

Les Français travaillent trop (Partie 1)

31/01/2017

L’effondrement de la grande distribution est en marche !

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une immense mutation qui touche actuellement la grande distribution à travers le monde, en commençant évidemment par les États-Unis qui sont le pays le plus touché par ce phénomène, tout en sachant qu’il en sera de même pour l’ensemble des pays de la planète dont la France.

Que se passe-t-il exactement ?

Partout aux USA, les grandes chaînes traditionnelles de magasin ferment les unes après les autres, ou réduisent considérablement la voilure en fermant de très nombreux points de vente.

Les centres commerciaux eux-mêmes ferment leurs portes car leurs taux d’occupation deviennent trop faibles.

Même un géant comme Walmart vacille et s’apprête à tomber. Seul sa taille lui permet encore de survivre, car plus on est gros, plus on met de temps à maigrir.

Pourquoi donc ce mouvement ?

Vous avez sans doute vu passer mon article rapide la semaine dernière sur Amazon qui vient d’annoncer le recrutement de 100 000 personnes (vous avez bien lu, 100 000) dans les prochains 18 mois.

C’est un tsunami qui est en train de déferler sur les centres commerciaux et la grande distribution traditionnelle qui n’a tout simplement pas vu arriver la vague gigantesque du commerce en ligne, de sa praticité pour les consommateurs, et de sa rentabilité pour une entreprise comme Amazon.

Si les hypermarchés ont réduit considérablement le petit commerce de centre-ville, c’est au tour de la grande distribution de se faire réduire considérablement par les géants du net.

D’ailleurs, si nous prenons le cas de la France, les « drive » qui poussent comme des champignons ne sont pas non plus sans poser des problèmes considérables de rendement aux grandes surfaces. Certes le « drive » est plus que pratique, et ne plus perdre sa vie à la passer dans des allées lugubres de supermarché est un indéniable progrès pour l’humanité, mais pour les ventes des supermarchés, c’est une catastrophe ! Vous ne passez plus devant les têtes de gondoles, on ne peut plus vous faire acheter des tonnes de serviettes blanches chinoises parce que cette semaine c’est la « semaine du blanc et du linge de maison ». C’est donc une perte sèche de ventes additionnelles, hors l’équilibre financier de ces énormes structures est infiniment plus précaire que ce que l’on pourrait croire.

Sous vos yeux, les temples de la consommation et les géants d’hier s’effondrent à une vitesse remarquable. Ils sont incapables de s’adapter.

Internet n’est pas le seul phénomène en cours. Les gens souhaitent aussi consommer autrement, privilégier dans certains cas les circuits courts, voire même penser leur consommation comme un acte citoyen et de rejet de cette consommation de masse.

Il y a aussi bien évidemment les conséquences de la crise économique, la paupérisation générale et l’obligation de devenir plus économes de façon contrainte et forcée pour beaucoup, mais objectivement, ce qui touche la grande distribution aujourd’hui, ce n’est pas tant une crise économique… qu’une immense mutation de ce secteur, pour ne pas dire sa disparition.

Ne vous leurrez pas. Si Amazon recrute 100 000 personnes (rien qu’aux USA) dans les 18 prochains mois, c’est que l’on peut raisonnablement penser que cette phase d’expansion du leader mondial du e-commerce va s’accompagner de la destruction de 200 000 emplois dans le même temps chez les acteurs historiques de la grande distribution.

Pour gagner de l’argent, Amazon ne remplacera jamais les emplois détruits sur la base de 1 pour 1 mais de 1 pour deux, voire de 1 pour 30 quand on peut utiliser des drones, des robots et autres automates pour préparer ou expédier les commandes.

À terme d’ailleurs, Amazon, techniquement, devrait pouvoir livrer le monde entier sans une seule intervention humaine, des robots livrant des entrepôts, des automates préparant vos commandes, et des drones livrant votre marchandise directement dans votre salon… Pour le moment, ce n’est que de la théorie, mais ce n’est déjà plus de la science-fiction.

Des conséquences énormes !

Les conséquences de cette mutation sont énormes, et je ne vais en citer que quelques-unes, juste pour illustrer l’ampleur de ce phénomène.

Quelle sera la valeur d’une foncière qui investit dans les centres commerciaux ? Parce que nombreux sont les épargnants à se diversifier vers de tels placements, et ce n’est pas franchement une bonne idée à moyen terme.

Quels seront les prix ou les conditions pratiquées par Amazon lorsque cette entreprise aura tuée toute concurrence à l’échelle entière de la planète ?

Vous vous rendez compte que les fournisseurs sont déjà pressurés par la grande distribution actuelle qui est infiniment plus morcelée au niveau mondial que le e-commerce essentiellement aux mains d’un seul et unique distributeur… Amazon.

La fiscalité, elle aussi, est une question épineuse. Simple en réalité mais très complexe à mettre en œuvre, car elle va contraindre notre pays à affronter un géant commercial capable de mesures de rétorsions évidentes (Amazon) et que son pays d’origine, à savoir les États-Unis d’Amérique, bien que fort sympathique ne brille pas ces dernières années par sa douceur dans les relations internationales.

Notre indépendance ne sera donc le fruit que d’une grande dose de courage et de conviction qui, disons-le, font cruellement défaut à l’ensemble de notre classe politique.

Enfin, et pour ne citer plus que ce problème, les conséquences sur le niveau d’emploi sont colossales. Globalement, le secteur de la grande distribution c’est 200 milliards d’euros et 750 000 personnes ! Un entrepôt Amazon, c’est 2 000 personnes aux périodes de pointe !

Je ne pleurerai donc pas sur un secteur qui a fait un mal terrible à notre économie, à notre manière de vivre et aussi aux liens sociaux.

Néanmoins, ce qui s’en vient risque d’être non pas un progrès (si ce n’est en praticité), mais un pas de géant vers encore plus de déshumanisation des relations commerciales.

Si aucun grand de la distribution ne peut résister à Amazon, imaginez alors ceux qui avaient survécu des petits commerces de centres-villes, qui eux aussi commencent à être balayés et qui en dehors des commerces de bouche ou de ceux nécessitant un fort service n’y survivront pas.

L’analyse économique fondamentale indique donc qu’il ne faut pas investir dans les foncières des centres commerciaux, ni dans les murs de boutiques de centre-ville et encore moins… de racheter un fonds de commerce appelé à perdre de la valeur dans les années qui viennent quels que soient les efforts du commerçant.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Source

http://www.voxnr.com/7905/leffondrement-de-la-grande-dist...

28/01/2017

Délocalisation de l’usine Whirlpool : la France, dindon de la farce !

Marc Rousset Boulevard Voltaire

L’usine Whirlpool d’Amiens cessera sa fabrication de sèche-linge le 1er juin 2018. Environ trois cents personnes de plus vont encore se retrouver au chômage en France ! Pourquoi ? Parce qu’au sein même de l’Union européenne, il y a des pays européens émergents.

Ces derniers pratiquent donc, de fait, un dumping fiscal et social avec un coût de la main-d’œuvre quatre fois inférieur à celui de la France !
Et si, encore, les Polonais nous achetaient des avions et des hélicoptères français… Mais non ! Pour des raisons politiques, afin de satisfaire l’Amérique, par peur de la Russie, ils préfèrent acheter américain.

Dans le cas Whirlpool, comme pour de nombreuses autres délocalisations à l’est de l’Europe, les peuples ouest-européens se vident de leur substance économique industrielle, suite à la stupidité des élites françaises qui ont confondu élargissement et approfondissement de l’Europe ! S’il y avait eu un approfondissement intelligent avant un élargissement responsable, lent, contrôlé et très progressif, paradoxalement, les peuples européens seraient aujourd’hui moins hostiles aujourd’hui à l’Union européenne !

Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Comparable, voilà le mot clé, ce qui importe, ce que nos élites de pacotille traîtresses et stupides n’ont pas su ou voulu voir !

Autant le Marché commun protectionniste, avec la préférence communautaire, fut une réussite totale et bénéfique pour la France, autant l’élargissement économique à l’Est voulu, il est vrai, par l’Allemagne pour s’assurer des débouchés et organiser sa sous-traitance ne fut pas aussi bénéfique et souvent maléfique pour la France, qui a délocalisé aussi une grande partie de son industrie automobile en Roumanie (Renault) et en Slovaquie !

Mais il faut reconnaître que le problème de l’élargissement européen à l’Est est, effectivement, très complexe avec des discussions sans fin, des avantages et des inconvénients, même pour la France, suite à l’avantage, parfois, de produire à bas prix et de trouver de nouveaux débouchés. Le pragmatisme s’impose en matière de protectionnisme et il ne faut jamais tomber dans le piège de l’idéologie stupide ! Quant au libre-échange mondialiste non européen, lui, il doit être combattu sans aucun doute possible.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

25/01/2017

Immigration et chômage creusent toujours plus le déficit des retraites

(NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le régime des retraites n’est toujours pas à l’équilibre et cela va s’aggraver à l’horizon 2040‑2060. L’Insee prévoit un déficit annuel compris entre 10 et 15 milliards d’euros. Le nombre d’actifs pour un retraité devrait en effet être moindre que prévu, à seulement 1,35 actif pour un retraité.

Au‑delà de ce constat statistique, ce déficit a d’autres causes. Tout d’abord, la seule vraie solution pérenne est la diminution drastique du taux de chômage afin d’augmenter le volume des cotisations. Or le taux de chômage élevé est lui‑même à mettre en lien avec les politiques immigratoires massives voulues depuis 50 ans. Le niveau de chômage élevé des populations immigrées sous‑qualifiées a enfin un autre effet : non seulement les cotisations pour la retraite ne sont pas versées, mais les pouvoirs publics versent diverses prestations dont le minimum vieillesse.

http://fr.novopress.info/203020/immigration-et-chomage-cr...

23/01/2017

Un incubateur d’entreprises interdit aux Français mais payé par les Français !

Source : Boulevard Voltaire – « Un incubateur d’entreprises interdit aux Français mais payé par les Français ! « 

Cet incubateur est réservé exclusivement aux réfugiés et aux migrants.

Vous souhaitez être accompagné dans la réalisation d’un projet culturel ? Vous rêvez de créer votre entreprise ? Vous vous sentez déclassé socialement suite à une longue période de chômage ? Vous êtes même peut-être SDF ?

SINGA France vous accueille dans ses locaux parisiens du XIe arrondissement. Dans ces modestes locaux de 450 m2 refaits à neuf, l’association met GRATUITEMENT et SANS CONDITION à votre disposition tous les outils et toutes les compétences nécessaires à la réalisation de votre projet de création d’entreprise.

À vrai dire, il y a quand même une condition : VOUS NE DEVEZ PAS ÊTRE FRANÇAIS ! En effet, cet incubateur est réservé exclusivement aux réfugiés et aux migrants.

Cette association ne gère pas que cet incubateur.
Elle propose des solutions d’hébergement chez l’habitant pour les réfugiés (SDF français « go home » ou, justement, « go out ») et développe une application pour smartphone permettant de mettre en relation hébergeurs et migrants. Vous noterez, au passage, que nos migrants ont un smartphone, alors que mon père n’en a pas.

L’association, créée en 2012, a ainsi trouvé des logements pour 380 réfugiés et accueille, cette année, sa deuxième promotion de 12 « entrepreneurs ».

Modestes résultats pour cette association au budget de plus de 610.000 € (dont 123.000 € de salaires chargés, 20.000 € de fournitures et matériaux, 12.000 € pour la location des bureaux, 11.000 € en voyages et missions, 2.500 € de titres restaurant et 1.400 € de téléphone et Internet) en 2015 !

D’ailleurs, d’où vient cette manne financière ? Les dirigeants de l’association rappellent fièrement les partenariats privés obtenus auprès de sociétés comme Free, Vinci ou Carrefour. L’étude de leur budget 2015 révèle également une subvention de la région Île-de-France de 20.000 € (merci, M. Huchon), une subvention de 80.000 € de la ville de Paris (merci, Mme Hidalgo) et, pour finir, une subvention de 200.000 € versée par la FAMI (Fonds asile migration et intégration), fonds sous tutelle du gouvernement via le ministère de l’Intérieur (merci, M. Valls).

Bref, 610.000 € financés pour moitié par les Français pour une association qui leur est interdite.

Les contribuables apprécieront !

Sources : comptes annuels 2015 de l’association SINGA France

Région IDF – Commission permanente du 8 octobre 2015 – Dossier 15018542

Laurent Sailly

http://fr.novopress.info/

16/01/2017

Protectionnisme : une donnée essentielle de l’économie de demain ?

Nations phares de la pensée libérale, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont toujours eu le souci de la protection de leurs industries stratégiques…

Comme l’expliquait l’économiste Frédéric Bastiat, en économie, « il y a ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas ». Si la mondialisation des échanges est un phénomène naturel, rendu inévitable par les progrès techniques (transports et communications, notamment), elle ne saurait être totalement incontrôlable. Utilisons une image toute simple : les bateaux sont libres de parcourir les mers mais ils sont soumis à des contrôles quand ils s’aventurent hors des eaux de leurs territoires. L’évidence même. Pourquoi faudrait-il, alors, défendre un système de libre-échange total qui ne serait, en outre, appliqué qu’aux populations vivant dans l’Union européenne ?

Nations phares de la pensée libérale, les États-Unis et le Royaume-Uni ont toujours eu le souci de la protection de leurs industries stratégiques, plus encore aujourd’hui avec l’élection de Donald Trump et le triomphe du Brexit qui a porté Theresa May au 10 Downing Street. Privilégiant l’économie dite de la connaissance, les nations occidentales se sont progressivement désindustrialisées. Pour l’année 2014, le déficit commercial des États-Unis s’élevait à 505 milliards de dollars (la Chine est le premier exportateur, le Mexique est le troisième exportateur). On pourrait donc craindre que les mesures protectionnistes envisagées par Donald Trump puissent avoir des conséquences potentiellement néfastes pour l’économie américaine. Or, il n’en sera rien. Pour des raisons qu’ignorent la plupart de nos dirigeants : l’économie dépend de l’humain.

Il ne saurait être question de vases communicants. En prenant le pari de l’optimisme actif, Donald Trump s’inscrit parfaitement dans la tradition des pionniers et répond à un profond inconscient euro-américain.

« General Motors envoie des modèles de Chevy Cruze fabriqués au Mexique aux vendeurs de voitures américains sans payer de taxes en passant la frontière. Fabriquez aux États-Unis ou payez beaucoup de taxes frontalières ! » disait ainsi Donald Trump le 3 janvier dernier. L’intelligentsia politico-économique basée à Washington pourra toujours grincer des dents face au retour des protections tarifaires, elles font déjà la preuve de leur efficacité. Immédiatement après ce message, Ford annonçait annuler la construction d’une usine d’assemblage de voitures au Mexique et utiliser une partie des 1,6 milliard de dollars de budget sauvés pour investir dans une usine de fabrication de véhicules hybrides et électriques à Flat Rock, dans le Michigan. Un investissement créant 700 emplois…

La donne est un peu différente pour nous, pauvres Français. Les standards de l’Union européenne nous interdisent de prendre de telles mesures et nous regardons nos usines automobiles s’exporter au Maghreb sans pouvoir lutter. Un haut fonctionnaire de gauche, qui a souhaité conserver l’anonymat, l’expliquait à bastamag, déclarant qu’en l’état actuel des choses, une « sortie de l’Union européenne » serait sans doute « nécessaire afin d’instaurer une base légale incontestable à la préférence nationale » et, bien sûr, à la mise en œuvre d’une forme de protectionnisme intelligent. Entendons bien que le protectionnisme, intelligemment pensé, ne revient absolument pas à isoler la France ou à la fermer au commerce mondial mais, tout au contraire, à la rendre compétitive !

Le but de la manœuvre est clair : façonner la France de demain, reconstituer une partie de son tissu industriel, conserver ses secteurs stratégiques, repartir sur des bases saines et encourager l’innovation. Le protectionnisme ne s’oppose pas à l’économie de marché. Je serais même tenté d’écrire qu’il en est le garant.

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/protectionnisme-donn...

13/01/2017

Bernard Arnault reçu par Donald Trump : retour du protectionnisme !

Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

La preuve est faite que les nations, mais surtout une Europe économique unie, peuvent vaincre le libre-échange mondialiste. In fine, c’est le pouvoir régalien qui est le plus fort. Le chef d’entreprise, le capitaliste tremblent et s’adaptent toujours pour ne pas perdre leur marché, leurs débouchés !

L’actualité nous en apporte la preuve avec Bernard Arnault, chantre, comme son journal Les Échos, du libre-échange mondialiste. Au premier coup de tonnerre, à la première semonce Trump, avant même qu’il soit en fonction, que fait Bernard Arnault ? Il va faire sa courbette devant Trump en lui assurant qu’il va créer des usines et des emplois LVMH en Californie ! Et ce seront autant d’emplois en moins pour la France !

Si l’on regarde l’histoire économique des États-Unis, depuis leur création, il n’y a pas eu de nation plus protectionniste que les États-Unis.

On a dit d’Alexander Hamilton, dès la création des États-Unis, qu’il était un autre Colbert. La guerre de sécession opposait le Nord industriel protectionniste au Sud agricole libre-échangiste. Le paroxysme du protectionnisme fut atteint en 1930 avec la loi Smoot-Hawley qui imposait des droits de douane record aux importations. De leur origine jusqu’aux années 1930, les États-Unis pratiquèrent donc un protectionnisme virulent avec des tarifs douaniers de l’ordre de 50 % ; c’est avec cette stratégie qu’ils connurent le taux de croissance le plus élevé du monde et accédèrent au leadership mondial.
Gardons présent à l’esprit l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en Europe : la construction de l’usine géante Renault de Mellousa au Maroc pour vendre des voitures sur le marché européen en profitant des bas salaires marocains, ce qui crée du chômage en France !

Contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là, le prix Nobel Maurice Allais souhaitait des barrières protectionnistes aux frontières de l’Europe et un libre-échange seulement à l’intérieur de l’Union européenne pour profiter des économies d’échelle de ce grand marché, ce qu’a parfaitement compris Trump !

Et, contrairement aux bêtises médiatiques du politiquement correct que l’on peut lire à longueur de journée, la ligne Maginot en 1939 a été une excellente réussite ! Les Allemands ne s’y sont pas attaqués ! La seule erreur fut de ne pas l’avoir prolongée jusqu’à la Manche et à la mer du Nord ! Les Allemands avaient, eux aussi, leur ligne Maginot – la ligne Siegfried -, qui a magnifiquement fonctionné en 1945 et qui a malheureusement fait perdre la vie à beaucoup de soldats alliés !

Il importe de faire la distinction entre marché européen intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire européenne et non pas hexagonale franco-française, fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen. Pendant ces 30 dernières années, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels, les emplois les plus porteurs d’avenir !

08/01/2017

Discours de Marine Le Pen à la convention sur l’entrepreneuriat et l’innovation.

02/01/2017

Le chômage et la honte des gouvernants (2)

Le gouvernement, le Président de la République, et un ancien Premier-ministre, entonnent donc des couplets de victoire au sujet du chômage. On a montré l’imposture de la posture dans une précédente note[1]. Il convient cependant d’aller plus loin.

L’imposture, on l’a dit, vient de ce que seuls les chiffres de la catégorie « A » sont retenus. Cette catégorie ne comptabilise que « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ». Or, les catégories « B » et « D » des comptes de la DARES semblent toutes aussi pertinentes :

  1. Catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
  2. Catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie, d’un congé maternité,…), sans emploi ;

On conçoit que quelqu’un ayant travaillé moins de 78h dans le mois corresponde en réalité à un chômeur, tout comme un demandeur d’emploi non tenu de faire des actes positifs de recherche d’emploi.

Regardons alors l’évolution des chiffres depuis le début de 2016 :

Tableau 1
Chiffres des catégories de la DARES, en milliers. Fance métropolitaine. Corrigés des variations saisonnières

  A B D
janv.-16 3 552,6 709,4 273,5
févr.-16 3 591,0 706,4 273,5
mars-16 3 531,0 720,2 273,1
avr.-16 3 511,1 722,2 280,6
mai-16 3 520,3 716,2 294,4
juin-16 3 525,7 718,8 303,9
juil.-16 3 506,6 735,5 308,9
août-16 3 556,8 725,5 325,2
sept.-16 3 490,5 738,5 324,7
oct.-16 3 478,8 728,8 324,2
nov.-16 3 447,0 727,5 338,3

 

Le total pour la catégorie « A » correspond bien à une diminution de 105 600 demandeurs d’emplois. Mais, de janvier à novembre 2016, la catégorie « B » a augmenté de 18 100 personnes, et la catégorie « D » de 64 800 personnes. Ainsi, l’ensemble pertinent pour mesurer le « chômage » n’a donc diminué que de 22 700 personnes. Il est ici évident que l’accroissement des « stages », payés par le gouvernement, est l’une des causes principales de la baisse de la catégorie « A ».

Dans le même temps, les catégories considérées comme représentatives du « quasi-chômage » ont elles connu un accroissement important. C’est le cas de la catégorie des temps partiels contraints, ou catégorie « C », qui a vu le nombre de personnes s’accroître de 103 600, mais aussi, plus faiblement, de la catégorie « E », soit celle des emplois aidés. Cette dernière s’est accrue de 2300 personnes. Il faut ici noter que l’on avait connu une forte hausse de janvier à septembre (+ 11 900 personnes), mais que cette catégorie connaît une forte baisse dans les deux derniers mois (-9 600 personnes).

Tableau 2
Evolutions des catégories « C » et « E », en milliers. France métropolitaine. Données corrigées des variations saisonnières

  C E
janv.-16 1 197,7 422,0
févr.-16 1 165,4 422,7
mars-16 1 202,9 424,2
avr.-16 1 163,7 422,1
mai-16 1 191,8 428,9
juin-16 1 190,1 431,1
juil.-16 1 200,0 431,3
août-16 1 235,9 432,4
sept.-16 1 251,2 433,9
oct.-16 1 253,2 429,9
nov.-16 1 301,3 424,3

L’ampleur du nombre des temps partiels contraints frappe à la lecture du tableau 2. Il s’agit, pour l’essentiel, d’emplois dans les services et le commerce. Ce sont ces emplois qui fournissent la grosse majorité des « travailleurs pauvres » en France, mais ce sont aussi dans ces emplois que l’on rencontre le plus des conditions de travail scandaleuses, comme c’est le cas avec cette caissière d’Auchan qui a fait une fausse-couche faute de pauses[2].

Il convient alors de remarquer que les chiffres du chômage et du quasi-chômage se traduisent, aussi, en une détérioration rapide des conditions de travail et du droit du travail. J’avais eu l’occasion de me pencher sur la question avec Raphael Dalamasso, chercheur associé au Centre d’Étude de l’Emploi et maître de conférences en droit du travail à l’université de Lorraine, lors d’une de mes émissions sur Radio-Spoutnik[3]. En réalité, la dégradation du travail, et du droit du travail, est une réalité massive en France, et elle va de concert avec le chômage. Ce qui provoque le chômage n’est pas une quelconque « rigidité » du contrat de travail mais bien le coût du travail, comparé aux autres pays, et en particulier à l’Allemagne, dans le cadre de l’Euro. Il faut ici rappeler qu’une étude du FMI datant de juin dernier estimait que l’Euro sous-évaluait les coûts pour l’Allemagne d’environ 15% quand, dans le même temps, il surévaluait ces mêmes coûts de 6% pour la France[4]. L’écart de compétitivité est donc de 21% (et pour l’Italie, sans doute d’au-moins 25%).

La seule solution face au chômage de masse n’est donc pas de s’attaquer toujours plus à notre droit du travail, mais bien de s’attaquer à l’Euro. De nombreux économistes aujourd’hui le disent comme les Prix Noble Oliver Hart[5], Joseph Stiglitz[6], Christopher Pissarides, ou comme Peter Bofinger[7], Heiner Flassbeck, Hans Werner Synn, ou Alfred Steinherr[8] en Allemagne, Brendan Brown, Rendall Wray et Mark Weisbrot dans le monde anglo-saxon. Il est plus que temps qu’ils soient entendus. La poursuite de l’Euro plonge, et cela chaque jour un peu plus, le pays dans la misère mais aussi dans une oppression insupportable, pour les individus comme pour la collectivité nationale.

Notes

[1] Sapir J. « Le chômage et la honte de nos gouvernants », note postée sur RussEurope le 27 décembre 2016, Lien

[2] www.ouest-france.fr

[3] fr.sputniknews.com

[4] IMF, 2016 EXTERNAL SECTOR REPORT, International Monetary Fund, juillet 2016, Washington DC, téléchargeable à : Lien

[5] www.euractiv.fr

[6] Stiglitz J.E., L’Euro : comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2016.

[7] hwww.efxnews.com 

[8] www.european-solidarity.eu

Source

http://www.voxnr.com/7442/le-chomage-et-la-honte-des-gouv...

31/12/2016

Chiffres du chômage : Le Système fait naufrage dans l'échec, le mensonge et le ridicule...

Tout a été dit, et par des personnes d'opinion, d'origine ou de métier extrêmement divers, sur la ridicule manipulation des chiffres du chômage que l'on nous sert depuis lundi soir.

Toutes catégories confondues (A, B, C D et E), Le Monde (peu suspect d'opinion réactionnaire !) comptait - en mai dernier - 1 095 500 chômeurs supplémentaires depuis 2012, en réponse à une grossière erreur du Président, la veille, au micro d'Europe 1 (il n'en reconnaissait que 600.000, excusez la paille !). 

Alors, elle apparaît bien tristounette la soi-disant baisse - pourtant claironnée urbi et orbi - de ces quelques pauvres milliers de chômeurs, mais pour la seule catégorie A, et quand on sait le nombre très important de personnes mises « en formation », à prix d'or et pour des résultats très minimes, mais, du coup, « sorties » des statistiques. L'important n'est ni la vérité vraie, ni le respect des citoyens qui ont droit à cette vérité, l'important c'est que la tricherie sur les chiffres permet, avant les élections, de claironner que « ça y est », que « ça va mieux !» et autres niaiseries du même tonneau. 

Sauf que...

Sauf que, à force d'avoir trop tiré sur la ficelle, la ficelle s'est cassée. Et, maintenant, les gens n'y croient plus, aux mensonges qu'on leur serine. Jusqu'à présent, cela marchait, le « plus c'est gros, plus ça passe ». Maintenant, la nouveauté, c'est que cela n'est plus vrai : c'est trop gros, cela ne marche plus, ne passe plus. Et, même dans les JT (TF1, France 2) on a entendu des gens dirent que les familles qui connaissaient le drame du chômage prenaient très mal cette façon très désinvolte, pour rester polis, de traiter du sujet. Et que dire de ce reportage ahurissant au « 20 heures » de France 2, lundi soir, sur ces deux chômeurs qui ont trouvé un emploi... en devenant conseillers à... Pôle Emploi ! Le moins que l'on puisse dire est que le directeur de la chaîne, ou au moins celui des programmes, aurait pu flairer la très, très grosse maladresse... 

Churchill, qui avait à la fois la dent dure et beaucoup d'humour, racontait un jour que, jeune officier, il avait dans sa promotion un camarade si bête, si bête, mais si bête, que... même ses autres camarades s'en étaient rendu compte ! Pas mal, non ? même si, il faut bien le reconnaître, c'était assez méchant.

Notre « malheureux » Système, à bout de souffle, en est là aujourd'hui : ses manipulations et son bourrage de crâne sont si énormes, si énormes, mais si énormes, que même cette opinion publique qu'il a cru - à raison, jusqu'ici... - influençable, malléable, manipulable à l'envi s'en est rendu compte : et celui que Maurras appelait « Populo gobe-tout » ne gobe plus, maintenant, il n'écoute plus, il n'y croit plus.  

Avis de mauvais temps pour le Système..

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/12/29...

23/12/2016

Les travailleurs d'ECOPLA veulent sauver leur entreprise !

Nous ne savons rien du sérieux et de la solidité du dossier de SCOP produit par les salariés d'ECOPLA. On peut même en douter si la CGT y est mêlée. Et les Tribunaux de Commerce ne sont pas, en principe, des assassins. Souvent tout au contraire. Mais sur l'impéritie de l'Etat en matière de défense des intérêts économiques français ; sur la financiarisation destructrice de notre appareil de production ; sur le sort néfaste qui en résulte pour les salariés et, plus encore, pour la nation toute entière, nous n'avons pas de doute. A l'instar du grain de sel qui suit.  LFAR   

Nous avons récemment parlé de la défaillance du Système, du Pays légal, des Pouvoirs publics - du moins au plus haut niveau - dans le dépeçage aberrant de notre tissu économique•, que les responsables de notre semble-Etat laissent faire, dans la plus parfaite inconscience ...

Que dire de plus, aujourd'hui, devant cette lamentable « affaire » des salariés d'ECOPLA, prêts à reprendre leur entreprise, à qui les banques et les élus locaux apportent leur appui, mais que le Tribunal de commerce assassine en livrant, il n'y a pas d'autre mot, leur outil industriel à des étrangers qui n'ont qu'une hâte : prendre les machines et le savoir-faire, et déguerpir chez eux. Et tant pis pour la France et pour ses salariés, qui sont traités comme du bétail et semblent ne compter pour rien. 

C'est une honte et un scandale. Qu'au moins soit rendue publique la solidarité des royalistes avec ces travailleurs courageux, injustement et follement sacrifiés...  

RAPPEL DES FAITS

Les salariés d'Ecopla ont d'abord appris que leur dossier « SCOP » (Société Coopérative et Participative : les salariés rachètent leur usine, et en deviennent les gestionnaires) n'était pas retenu ; puis, que le Tribunal de commerce leur a préféré leur ancien concurrent italien, un groupe qui ne compte pas reprendre de postes ni même les bâtiments, mais uniquement les machines et le savoir-faire.  « Nous pouvions reprendre 25 personnes tout de suite » explique Karine Salaün, l'une des porteurs du projet, « et nous avions misé sur 66 emplois dans 5 ans... C'était un projet créateur d'emplois, un projet industriel dans la vallée du Grésivaudan... Cela représentait aussi d'autres emplois, on sait que pour un poste il y en a 3 induits... ».

Le projet de SCOP est soutenu par des députés locaux dont Pierre Ribeaud (PS), l'Union Régionale des Scop, la Communauté de Communes, la Préfecture et plusieurs banques. 

LA PAGE DE FR3 DU 21 DECEMBRE

Le collectif Ecopla Scop bloque toujours l'entrée de l'usine

Ce mercredi 21 décembre, les ex-salariés d'Ecopla ont refusé de laisser entrer dans l'usine un camion du repreneur italien CUKI COFRESCO. Alertés la veille par la présence sur place d'un premier camion, ils craignent un déménagement « furtif » des machines.

Depuis le 20 décembre au matin, le collectif Ecopla Scop et ceux qui le soutiennent se relaient devant l'usine de Saint-Vincent-de-Mercuze pour s'assurer qu'aucun camion n'entre ou ne sorte du site, de peur que l'outil de travail soit démantelé, et le fichier client pillé.

Ce mercredi, malgré la demande des forces de l'ordre et d'un huissier venu constater le blocage, ils n'ont pas bougé, empêchant un camion de pénétrer dans l'enceinte de l'usine.

Le collectif s'est organisé pour qu'une trentaine de personnes se relaient en permanence sur place, et a alerté les élus locaux.

Le maire de Grenoble les a assurés de son soutien dans un communiqué : « Je soutiens le combat des ECOPLA pour la sauvegarde de leur outil de travail. Les ECOPLA sont le symbole d’une financiarisation folle qui détruit notre tissu industriel. Cette entreprise doit être sauvée d’une mise à bas organisée par des repreneurs qui n’ont que faire de la sauvegarde du savoir-faire industriel unique de notre région.» 

Une délégation devrait tenter de rencontrer le président de la République en visite à Chambéry le jeudi 22 décembre. 

• Le vrai problème d'Alstom ? La faiblesse de notre « puissance publique », de la classe politique, du Système...

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

13/12/2016

Le Brexit attire à Londres les entreprises qui fuient la Commission européenne

Non seulement le Brexit n’a pas faire fuir les entreprises, mais il attire celles qui veulent échapper à la Commission européenne ! C’est ce qu’a expliqué ce matin François Lenglet sur RTL, notant d’abord que, dès janvier 2017, dans quelques semaines donc, McDonald’s aura installé « le siège de toutes ses activités non américaines » à Londres. Elles étaient jusque-là au Luxembourg. De même Google va-t-il migrer d’Irlande à Londres, où le Campus Google pourrait accueillir jusqu’à 7000 salariés.

Dans ces deux cas, explique François Lenglet, la question fiscale a été déterminante, car « Bruxelles est de plus en plus sourcilleux » pour contrer les « artifices comptables » qui permettent aux grandes entreprises de « loger » leurs bénéfices en Irlande ou au Luxembourg, avant de les exfiltrer vers les Iles Vierges.

A Londres, le taux de l’impôt sur les sociétés est de 20 %. Theresa May, le Premier ministre, a promis de le ramener à 10 %, et il pourrait même être déjà moins élevé pour les multinationales, qui négocient directement leur fiscalité en dehors du cadre général… Ainsi les banques, qui avaient menacé de partir après le Brexit, ne l’ont-elles pas fait et sont-elles en train de réfléchir – de négocier ? Ainsi Nissan, raconte François Lenglet, avait-il songé à se retirer et « tout s’est arrangé » après un rendez-vous entre son p-dg, Carlos Ghosn, et Theresa May. Nissan fabrique au Royaume-Uni 500 000 Qashqai par an.

Comme le dit Lenglet : « Il faut se préparer à une guerre fiscale avec le Royaume Uni qui veut devenir le Singapour de l’Atlantique. »

http://fr.novopress.info/

03/12/2016

Entreprise : un annuaire de la préférence étrangère

Sous couvert de diversité, la République et ses supplétifs veulent appliquer la préférence étrangère. Cet annuaire n’est qu’un outils de plus pour remplacer les « souchiens » à des postes importants, par des déracinés.

Plus d’excuses pour ces décideurs qui affirment que le management interculturel est un levier de performance dans les entreprises mais dont les organes de gouvernance ne sont pas représentatives de la «diversité de la société française» prétextant une «absence de profils». «Nous avons l’annuaire», lance Haïba Ouaissi, président du club XXIème siècle, en brandissant le document réalisé par cette association qui défend l’égalité des chances et la méritocratie dans les milieux économiques.


Ce jeudi 1er décembre l’association a présenté, en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, le Medef et l’Institut Français des Administrateurs, son annuaire des Administrateurs indépendants, qui réunit une première liste de 24 profils issus de la diversité éligibles aux fonctions d’administrateur indépendant. Les critères de sélection pour y figurer? Une expérience internationale reconnue, notamment dans le pilotage de projets de grande envergure dans des domaines stratégiques de la gestion d’entreprise, mais aussi le réseau de connaissances et d’influences ou encore la notoriété.

Source

http://www.contre-info.com/entreprise-un-annuaire-de-la-p...

02/12/2016

Airbus, Axa, Ing, Caterpillar, Marks & Spencer : le mondialisme passe et l’emploi trépasse…

Pieter Kerstens

Et cela n’en finit plus ! Semaines après semaines, les usines ferment et les sociétés baissent le rideau. Douwe Egberts, MS Mode, Crelan, KBC, ajoutent leurs plans de restructuration aux licenciements collectifs ou aux mises à la retraite anticipée. Décidément, l’image de « plus d’Europe, encore plus d’Europe » chère à Jacques Delors, Manuel Baroso et Jean-Claude Juncker se trouve pour le moins très dégradée.

Souvenons-nous : en mars 1997, la fermeture brutale de l’usine Renault à Vilvoorde en Belgique avait vu se profiler le consensus politique du lobby mondialiste. Depuis, Général Motors, Ford, Peugeot-Citroën ou Renault ont multiplié les fermetures de sites de fabrication et ce n’est pas terminé. Pour les élites politiques, il ne s’agit pas de vilipender la fermeture d’une usine, mais bien de stigmatiser hypocritement la manière inélégante des patrons de l’automobile ou de grandes sociétés, lors de décisions économicos-financières.

N’oublions pas que depuis de très nombreuses années, les chefs d’Etat ou de gouvernement, les Chirac, Dehaene, Prodi, Zapatero, Kohl, leurs copains de la Commission Européenne et leurs successeurs, ont été les complices d’une politique d’ensemble qui s’est traduite par de larges et drastiques suppressions d’emplois, ainsi que par une atomisation des marchés nationaux au sein d’une conjoncture mondiale toujours plus contraignante. Mais ce que ces valets du Nouvel Ordre Mondial ont réussi à nous cacher pendant des décennies, éclate au nez et à la figure des peuples européens depuis que la Crise affecte profondément les familles et les structures de nos économies : le village mondial est une chimère et l’Organisation Mondiale du Commerce (ex-Gatt) n’est que l’instrument du bradage de produits de mauvaise qualité vendus à vil prix…dont le résultat est le chômage en Europe ! Et ne parlons pas du CETA en cours de signature, ni du TAFTA toujours en négociation.

Cela fait des années que les travailleurs se rendent compte que « l’Europe du bien-être et de la prospérité », vantée par les charlatans qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans, n’est qu’un vaste leurre et bien évidemment, notre avenir et celui de nos enfants (et petits-enfants) sera loin d’être rose. Au contraire, ces imbéciles aux commandes s’obstinent à gaspiller les deniers publics dans de fumeuses politiques « sociétales », de « solidarité » et du « vivr’ensemble » afin de capter le vote de clients/électeurs qui seraient redevables de ces prébendes, pour les maintenir plus tard dans leurs fonctions rémunératrices.

Pour ces saltimbanques de la gestion à courte vue, l’austérité ou la rigueur sont des anathèmes, des « provocations » et des « insultes » aux travailleurs, bref en d’autres termes, inadéquats et impensables pour redresser la barre des finances publiques mises à mal par leur faute. Pourtant, ce sont quand même ces pourriticards et les socialauds-humanistes qui ont conduit nos économies au fond du gouffre financier où nous sommes aujourd’hui. Ils ont cependant, et ont toujours eu, la faculté d’imposer à temps des mesures drastiques et certes impopulaires, mais indispensables au redressement des entreprises nationales ou européennes.

Il n’est pas encore trop tard pour tenir un langage de vérité, ni de sauver l’essentiel des structures sociales dans les pays européens, encore faudra-t-il trouver un certain courage politique pour éviter une catastrophe.

En effet peut-on refuser maintenant, au point où on en est, la rigueur pour favoriser un laisser-aller illusoire ?

En 1860, Abraham Lincoln déclarait devant le Congrès américain : «  Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. » Ceux qui rêvent de prendre le Pouvoir dans le futur (en Autriche, en Hollande ou en France) feraient bien d’en tenir compte pour assainir les finances publiques !

http://synthesenationale.hautetfort.com/