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  • Grand débat: Nicolas Bay dénonce le «grand monologue d’Emmanuel Macron»

    6a00d83452375a69e2022ad382afbd200d-500wi.jpgEntretien du 21/04/2019 avec Nicolas Bay, eurodéputé, candidat liste RN aux européennes. Pour RT France, il réagit aux thèmes liés à la crise des Gilets jaunes. 
    L’acte 23 et les violences qui ont émaillé cette journée de mobilisation mais aussi les conclusions attendues du grand débat national d’Emmanuel Macron.
     

    https://www.peupledefrance.com/2019/04/grand-debat-nicolas-bay-denonce-grand-monologue-macron.html#more

  • Du référendum et de la reconstruction

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    Tout chantier de reconstruction suppose qu'on s'accorde sur les choix de la maîtrise d'ouvrage. Ceci s'applique aujourd'hui aussi bien à la cathédrale de Paris, qu'à la réponse à la crise des gilets jaunes.

    Au fil des jours et des samedis numérotés comme les actes d'une comédie, une revendication, s'est imposée comme centrale. Sous le sigle de Ric, on la retrouve sur les banderoles et dans les discours de ce mouvement si multiforme. Un tel constat factuel permet de souligner combien cette vague anarchique s'est montrée elle-même évolutive. Et on peut aussi se demander pourquoi elle reste tellement pétrie de contradictions.

    Dans L'Insolent daté du 4 mars[1] votre chroniqueur s'efforçait d'analyser la portée de sa demande.

    Six semaines plus tard, on peut considérer que le slogan de Référendum d'initiative citoyenne est entré dans les esprits, comme une marque de fabrique. On la juge issue d'un univers aujourd’hui qualifié, non sans condescendance, de populiste.

    Or, le 9 avril, une procédure référendaire a été mise à l'ordre du jour par de tout autres intervenants. Elle provient même précisément des gens dont l'anarchisme se méfie le plus : les parlementaires, soucieux de s'opposer à la perspective d'une privatisation de l'entreprise publique ADP, Aéroport de Paris.

    C'est en effet au sein de l'Assemblée nationale que les oppositions sont parvenues à donner le premier coup de pioche à une éventuelle utilisation de cette procédure. Inédite dans cette formule, elle se revendique, au gré de l'article 11 de la Constitution, du nouveau paragraphe 3 ; celui-ci a été introduit par la révision de 2008 en vue de mettre en place le référendum d'initiative partagée, le "RIP". Sous réserve d'un blanc-seing du conseil constitutionnel, cela va requérir, outre la demande des députés d'opposition, l'assentiment de 4,5 millions de signatures d'électeurs.

    Sans se ridiculiser par une bataille de sigles, entre le RIP et le RIC, on doit reconnaître ici l'existence d'une différence philosophique presque abyssale entre les conceptions respectives des deux mécanismes.

    En elle-même, l'initiative dite citoyenne tend à contrecarrer les travaux de la démocratie représentative. On la marque de l'étiquette dégagiste.

    En effet, la fonction de ces démarches, faisant appel aux pétitions populaires, déroge, par définition, aux décisions de la démocratie classique : révocatoires, ils remettent en cause l'élection d'un personnage, chef d'État ou responsable local ; abrogatoires, ils tendent à effacer une loi votée par une assemblée supposée représentative.

    De tels systèmes ont été institués dans des pays très divers. Et ils sont perçus sous des angles très différents. Par conséquent, selon les latitudes, la faculté d'y recourir peut donner lieu à des dramaturgies d'intensités fort différentes.

    Ainsi aux États-Unis la procédure révocatoire[2] des élus existe-t-elle dans de nombreuses constitutions locales. Or, celles-ci ont beaucoup plus évolué que nous ne le pensons ordinairement, sachant que, depuis 250 ans au contraire, les mécanismes fédéraux ont connu une dérive remarquablement plus raisonnable. Les institutions locales prévoient aussi la remise en cause de décisions des législatures d'État. L'exemple le plus souvent cité est celui de la Californie : il ne doit être considéré ni comme un cas exceptionnel, encore moins comme le meilleur.

    Ainsi en Italie le peuple est constitutionnellement fondé à une autre démarche. Celle-ci convoque le pays tout entier, à partir d'une pétition soutenue par un quantum très large de pétitionnaires. Mais elle ne peut pas concerner certains sujets, comme la fiscalité. Le cas le plus grave se produisit en 1974, lorsque les comités civiques, c'est-à-dire l'aile droite de la démocratie chrétienne[3], et les néo-fascistes du MSI entreprirent de s'opposer à une loi votée en 1970 autorisant le divorce. La défaite de cette initiative, repoussée par 59 % des lecteurs et un très faible taux d'abstention marqua un recul considérable de l'influence catholique dans le pays.

    Dans une perspective entièrement différente, le gouvernement de Chavez au Venezuela, a mis en place en 1999, sur le papier et dans un but démagogique, le principe du référendum révocatoire de mi-mandat. Le texte prévoit qu'on puisse censurer un président, une fois la moitié de son mandat effectué. En 2004 l'opposition était quand même parvenue à réunir le nombre de signatures nécessaires pour entamer la procédure de révocation, mais le non l’emporta finalement avec 59 % des suffrages exprimés.

    Nous nous efforcerons d'observer, dans une prochaine chronique, les expériences décevantes des référendums européens, aux Pays-Bas, en France, en Grèce et au Royaume-Uni, – et au contraire, celui de la votation suisse qui, quant à elle, fonctionne, dans un pays pacifique assez exemplaire, non pas en contradiction mais en renfort de la démocratie représentative.

    Or, c'est l'exemple de la république bolivarienne des Caraïbes à Caracas, complètement négatif, dans un pays ruiné par la démagogie et l'incompétence de son régime, qui semble inspirer, étrangement, tous ceux qui parlent d'instituer en France une Sixième république.

    Ceux qui se rattachent à un tel slogan savent-ils de quoi ils parlent ? on peut en douter.

    (à suivre par conséquent)

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1] "Des gilets jaunes à la démocratie directe."
    [2] "Recall elections".

    [3] En rupture avec la politique dite d'ouverture à gauche, remontant elle-même à 1961, de ce parti aujourd'hui englouti mais jusqu'alors très puissant.

    https://www.insolent.fr/

  • La tempête se prépare


    Par Jose Espinosa 

    L'acte 23 s'achève dans les fumées des lacrymos et des tirs de LBD (armes condamnées par l'ONU, par les défenseurs des droits de l'homme).Une fois encore, Macron préfère le chaos au dialogue républicain. 
    Adossé à son ministre de l'intérieur qui a annoncé la veille que les casseurs seraient présents ce qui s'est vérifié à croire que Castaner les a appelé en renforts pour discréditer la manifestation. 
    Macron joue son va-tout en misant sur la répression et la violence. 
    Plutôt que de répondre aux revendications de la population, il s'arc-boute sur son cap. 
    Il a utilisé l'incendie de Notre-Dame pour tenter une factice unité nationale mais Notre-Dame a livré sa révélation: l'argent ne manque pas en France et il est concentré dans les mains des privilégiés milliardaires. 
    En un clic, un milliard est apparu. 
    Les gilets jaunes et ceux qui n'ont pas de gilet exigent plusieurs clics pour satisfaire les besoins de la majorité du peuple. 
    Or Macron refuse de rétablir l'impôt sur la fortune qui rapporterait 3 milliards et demi. 
    Il refuse d'arrêter le versement du CICE ( 40 milliards) aux entreprises de Bernard Arnaut, de Niel, de Pinault et des autres privilégiés qui préfèrent licencier, brader l'emploi, délocaliser, spéculer contre notre nation.
    Ce soir, l'évènement saute aux yeux: les couches moyennes et populaires entrent en insurrection pacifique. 
    Le soutien de la population demeure, les gens souhaitent une autre politique sociale, fiscale, environnementale et démocratique que Macron s'obstine à refuser. 
    Ce qui monte dans le pays c'est une colère contenue, générale, capable de ressouder le peuple français. 
    Tous les regards se tournent vers les annonces que Macron fera jeudi. 
    Va-t-il changer de cap? 
    Je ne le pense pas. 
    Son intervention va rallumer les rancoeurs, les divisions et le désordre qu'il a créé depuis ses 20 mois de présidence. 
    Pourtant la seule solution politique envisageable pour sortir de la crise, c'est le retour devant les électeurs par la dissolution de l'assemblée nationale. 
    Nouveau refus de Macron.
    Ce soir les commentateurs se déchaînent. Sur LCI, la présentatrice nous parle de gilets ultra jaunes. Que ne vont-ils pas chercher pour nous salir, nous amalgamer, nous diviser? 
    Ils osent traiter Jérôme Rodrigues de fasciste parce qu'il a affirmé comprendre la radicalité du mouvement. 
    Incroyable et délirant! 
    Certains journalistes ne se contrôlent plus. 
    Leur discours et leurs images évitent de montrer l'importance des manifestations qui ont lieu dans tout le pays et le nombre de participants en nette remontée. 
    Et rien sur les revendications qui sont à la base du mouvement. 
     Je me demande si ces journaleux ne souhaitent pas attiser les braises croyant que la violence va aider Macron à grimper dans les sondages électoraux. 
    Calcul politicien voué à l'échec. 
    Jeudi, la responsabilité du président est engagée. 
    S'il veut baisser la tension sociale, il le peut en proposant un changement d'orientation politique. 
    S'il refuse, ce qui est probable, il prendra la responsabilité de l'élargissement des luttes qui ne manqueront pas de grandir. 
    Le 1er mai devient un moment de rassemblement et de convergence très attendu et espéré.
    source

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/20-avr.html#more

  • Triste anniversaire de la loi Taubira

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    Triste anniversaire : Le 23 avril 2013 était votée la loi Taubira ouvrant aux personnes de même sexe la possibilité de se marier entre elles et d’adopter. Les circonstances qui ont entouré le vote de cette loi n’ont pas fait honneur à la démocratie de notre pays. En plus de la divergence anthropologique, le mépris, la violence, les oukases, les barbouzeries et l’injustice dont ont abusé un pouvoir pervers laissent des traces douloureuses dans la société. Des années après, la fracture n’est toujours pas réduite, comme en témoigne la mobilisation lors des Etats-Généraux de la Bioéthique et le déni de ceux qui rêvent d’une société libérale-libertaire.

    Le 23 avril à partir de 20:00, des Sentinelles de Paris veilleront place Vendôme pour redire silencieusement leur refus de voir bradée une anthropologie respectueuse de la dignité de l’homme pour laisser la place à une seule logique de marché. Elle témoignerons ainsi de leur détermination à demander, sans jamais se lasser, l’abrogation de cette loi scélérate.

    Elle se tiendront debout, silencieuses, éloignées les unes des autres, pacifiques, sans slogan ni signe distinctif et elles respecteront l’ordre public. Comme toujours. Vous pouvez les rejoindre pour vous aussi veiller, que ce soit 10 minutes, une heure ou plus si le coeur vous en dit.

    Vous êtes les bienvenus.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Nabe ne trouve pas les Gilets jaunes assez explosifs

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    « C’est une révolution ? Non, tristes sires, c’est une révolte. »

    Tel est le reproche adressé aux Gilets jaunes par Marc-Édouard Nabe dans le bref libelle qu’il vient de publier – en autoédition, comme il en a désormais l’habitude.

    C’est que Marc-Édouard, se réclamant ici de l’anarchisme de Bakounine et de Netchaïev, aspire à rien moins qu’à la destruction complète de cette société bourgeoise qu’il vomit depuis toujours. Et s’il salue l’œuvre des black blocs, « l’honneur des manifs », il s’exaspère de la mollesse de tous les pacifistes, qui acceptent docilement de ne se réunir qu’aux lieux et heures autorisés, qui renient publiquement les casseurs – tout en reconnaissant, à demi-mot, que ce sont eux « qui ont fait bouger les choses » –, et se contentent d’insulter de loin les CRS, quand ils ne vont pas jusqu’à tenter de dialoguer avec « ces pourritures de mecs de la BAC ».

    Nabe se moque en outre des « revendications petit bras, ou même sans bras du tout, des Gilets jaunes qui sont pour la plupart des beaufs envieux », souhaitant moins abattre le consumérisme que « consommer autant que les autres », moins « crever le patron que le remplacer ». Même le RIC lui semble un dérisoire objectif, qui ne pourrait conduire qu’à une démocratie à la suisse, « c’est-à-dire n’importe quoi ». Il est vain, dit-il, de chercher à « améliorer une société insauvable ».

    Des sans-culotte en couche-culotte

    Loin de ressembler aux sans-culottes de 89 comme on l’entend souvent, les « couche-culottes » d’aujourd’hui « ont peur de la révolution ». Pourquoi ? Selon l’auteur, « parce que la plupart des GJ sont issus d’Internet », parce qu’ils sont « fondamentalement des facebookmakers, des youentubeurs, des twitterisés jusqu’au trognon, des skypeurs d’eau douce », que l’écran « tue toute force réelle », et que ce n’est pas en surfant sur le web qu’on apprend à affronter les tirs de flash-ball. Parce qu’ils restent connectés jusque dans la rue, s’agrippant à leur smartphone au cœur du combat, de sorte qu’ « il y a plus de photographes que de manifestants et de policiers ». Parce que cette dépendance aux réseaux sociaux, enfin, les rend vulnérables au conspirationnisme qui, ne se défiant plus seulement de l’interprétation biaisée de « ces ordures de médias » mais des faits eux-mêmes, déforme la réalité et empêche d’identifier les alliés et les ennemis véritables.

    Les dizaines d’yeux crevés ne réveilleront pas ce peuple de sa virtualité et de ses fausses informations : « Les lives contre la life ! Vous avez choisi… »

    L‘écran tue la force

    Un constat dur, percutant, qui vise juste. Hélas, moi aussi, je suis nuance, comme disait Nietzsche, qu’ose citer Nabe, dont la violence relève moins de la courageuse radicalité que d’un nihilisme fiévreux. Car les casseurs ne lui suffisent pas non plus, à lui qui suggère de pourchasser les flics chez eux afin de leur crever les yeux en représailles, et qui appelle de ses vœux le ralliement de « quelques racailles bien vicelardes, promptes à dégainer le rasoir ».

    Puisque rien ne sépare foncièrement, selon lui, la colère des Gilets de la vindicte djihadiste, dont il s’est fait depuis plusieurs années l’obséquieux apôtre. Finalement, malgré ses critiques intelligentes citées plus haut, Nabe demeure tristement égal à lui-même : un petit excité narcissique et fielleux, dont les jeux de mots lourdingues n’atténuent pas même d’un sourire l’ennui d’une si extravagante et si pitoyable outrance. Il rappelle ces fanatiques dont parlait Bernanos, qui ne rêvaient de rallumer les bûchers que dans « l’espoir d’y venir réchauffer leur tiédeur ». Mieux vaut encore être au ras des pâquerettes mais sur les Champs, que serpent à sornettes crachant son venin replié dans son trou. Nabe, encore un effort pour être révolutionnaire !

    Olivier de Lérins

    Marc-Édouard Nabe, Aux rats des pâquerettes, pamphlet. Édité par l’auteur, 25 mars 2019. 100 p., 22 €.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Découverte de l’eau chaude!!! Pour trouver du monde les restaurateurs vont mieux payer leurs salariés!

    C’est un article surréaliste de BFM qui nous rapporte que le patronat pense à augmenter les salaires dans la restauration pour trouver du monde… sans blague!

    Travailler à Paris dans un restau la nuit en étant payé pour 35 heures (épuisantes passées à courir de table en table et pas derrière un écran d’ordinateur) pour 1200 euros par mois en ayant le droit de payer son studio de 20m² (et c’est grand) 900 euros par mois ce qui vous laisse 300 euros pour finir le mois ne serait pas très « rentable »…

    Sérieux?

    Mais attendez.

    Voilà ce que cela donne en novlangue patronesque:

    « Le secteur de la restauration est confronté à un manque d’attractivité qui rend les recrutements difficiles. Le patronat réfléchit à généraliser la rémunération au chiffre d’affaires pour leurs équipes. Il propose aussi de « sanctuariser » le taux de TVA de 10% sur la restauration commerciale »…

    Ha… salaire variable en fonction du chiffre (pas de risque pour le patron) et …. sanctuariser le taux de TVA.

    Haaaaa…. le taux de TVA, faudrait pas qu’il monte!!! Ca réduirait les marges!!

    Hé, Roger? Oui Albert? On leur refait le coup de la hausse des salaires et de la baisse des prix si on a une TVA allégée?

    Hooo…. ouias trop bon Roger!!! Depuis la dernière fois, on avait la TVA à 20% on a couiné ils l’ont mis à 10% On avait dit qu’on embaucherait et qu’on augmenterait les salaires.

    Ouiiii, je me souviens, qu’est-ce qu’on s’est marré!

    Tu m’étonnes, le banquier il a jamais loué autant de coffres pour le black des restaurateurs…

    Hahahahahaha…

    Et les gars, surtout montez pas la TVA, on va augmenter les salaires des gueux hahahahahahahahaha

    Du coup BFM peut titrer royalement:

    « Pour recruter plus facilement, les restaurateurs veulent mieux payer leurs salariés ».

    Mais en réalité, j’ai l’impression que l’on se fiche royalement de notre gueule.

    Charles SANNAT

    Source BFM TV ici

    https://insolentiae.com/decouverte-de-leau-chaude-pour-trouver-du-monde-les-restaurateurs-vont-mieux-payer-leurs-salaries/

  • Enrayer le processus d’appauvrissement des Français

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    Ligne Droite cliquez ici

    La dérégulation des échanges commerciaux a provoqué en France une perte de richesse significative, en partie camouflée aux yeux des Français par le recours à l’endettement. Aujourd’hui, cette pratique trouve cependant ses limites et conduit le Système, qui ne veut pas renoncer à l’ultralibéralisme international, à accepter l’appauvrissement et même à l’organiser. Refusant cette logique délétère, Ligne droite veut au contraire rétablir une régulation aux frontières de l’Europe et réindustrialiser le continent, seuls moyens d’enrayer le processus d’appauvrissement des Français

    L’appauvrissement, un processus inégalitaire mais bien réel

    Les Français ont l’impression de voir leur niveau de vie diminuer d’année en année. Et, quelles que soient les dénégations des responsables du Système, cette conviction est maintenant solidement ancrée dans la conscience collective. La plupart de nos concitoyens d’âge mûr éprouvent en effet le sentiment justifié de ne plus disposer aujourd’hui des facilités que leur offrait une position sociale et professionnelle identique à la leur il y a dix ou vingt ans. Et tous les parents savent que leurs enfants rencontrent de nos jours plus de difficultés à débuter dans la vie qu’ils n’en avaient eux-mêmes à leur âge.Il est vrai que cette situation n’affecte pas également toutes les catégories de la population car, dans le même temps, les inégalités se sont creusées. Alors que les classes populaires et les classes moyennes, voire moyennes supérieures, connaissaient cette régression, les classes supérieures liées au système et au monde financier ont bénéficié au contraire d’une croissance exponentielle de leur niveau de vie.

    L’appauvrissement, conséquence du mondialisme

    Or, ces évolutions sont directement corrélées au processus de mondialisation sauvage que nous subissons maintenant depuis plusieurs décennies. L’ultralibéralisme international, qui s’est développé sans aucune régulation, a provoqué en effet un transfert de richesses des pays européens vers les pays émergents. Les délocalisations que subit notre pays depuis des décennies ont conduit à la quasi-disparition de secteurs entiers de notre appareil de production. Et personne ne peut raisonnablement nier que cet effacement industriel correspond à une perte de substance économique et donc à une diminution de richesse pour notre pays. Un manque à gagner que rien n’a réussi à compenser ni l’innovation, ni la technologie, ni l’ingéniosité de nos entrepreneurs. D’autant que de nombreux pays émergents, comme la Chine par exemple, ont maintenant rejoint l’Occident dans la maîtrise de la haute technologie et que les propos lénifiants tenus il y a encore quelques années sur le thème « ils ont les industries de main-d’œuvre, à nous les industries du futur, » se sont révélés totalement illusoires.

    L’occultation des méfaits de l’ultralibéralisme international

    Dès lors, les gouvernements successifs, qui n’ont cessé de vanter les prétendus bienfaits de cette mondialisation, ont cherché à occulter l’appauvrissement qu’elle provoquait en assurant des prestations et des services qu’ils ne pouvaient pas financer. Sans cette politique, l’appauvrissement entraîné par la mondialisation aurait d’ailleurs été beaucoup plus spectaculaire. Car, pour atténuer les effets désastreux de l’ultralibéralisme sauvage, les dirigeants de notre pays ont essayé de maintenir artificiellement le niveau de vie et de protection des citoyens en empruntant massivement. Pour limiter la réduction des prestations sociales, la détérioration des services publics et la baisse du pouvoir d’achat, ils ont donc fait vivre notre pays au-dessus de ses moyens. Comment expliquer autrement que le processus d’endettement commence dans les années soixante-dix et aille croissant à mesure que les droits de douane sont supprimés et que la dérégulation commerciale se généralise ? D’ailleurs, est-il possible d’expliquer les déficits que connaissent de nombreux pays occidentaux uniquement par le laxisme de leurs dirigeants ? Sans doute y a-t-il là une part de vérité, mais on ne peut expliquer un phénomène aussi puissant et aussi continu par une simple dérive des comportements politiques.

    À la croisée des chemins

    La difficulté est qu’après quarante ans de fuite en avant, cet endettement s’approche maintenant dangereusement des seuils critiques. Dès lors, la politique de camouflage des méfaits du mondialisme est en train d’atteindre ses limites. Il n’est pas possible en effet, même pour un Etat comme la France, de continuer à accumuler dette et déficit. Aussi la France se trouve-t-elle à la croisée des chemins, car il lui faut maintenant revenir à la réalité. Deux voies lui sont alors ouvertes : ou bien elle remet en cause la mondialisation sauvage par une régulation commerciale aux frontières de l’Europe et elle peut alors espérer retrouver, avec les autres peuples européens, le chemin de la prospérité. Ou bien, avec l’organisation bruxelloise, elle laisse les frontières grandes ouvertes et elle sera alors contrainte de réduire le niveau de vie et de protection de nos compatriotes et de faire accepter l’appauvrissement et la régression inexorable de notre pays. À l’évidence, c’est cette voie qu’ont choisie la Nouvelle Gauche et les dirigeants du Système pour qui l’allégeance à l’ultralibéralisme international passe avant les intérêts nationaux de notre pays. Avec eux, le processus d’appauvrissement du peuple français va donc se poursuivre et même s’amplifier.

    Enrayer l’appauvrissement

    Ligne droite préconise au contraire d’enrayer ce processus délétère d’appauvrissement et donc de choisir l’autre option, celle de la mise en cause du mondialisme sauvage. C’est par une régulation des échanges aux frontières de l’Union, par la protection des économies européennes de la concurrence sauvage et par la réindustrialisation du continent que la France et l’Europe pourront offrir à leur peuple une prospérité renouvelée.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Face à l’État, l’énergie du désespoir

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    Franck Timmermans,
    membre du BP du Parti de la France
    Le 1er août 2018, le parlement entérinait le vote de la Loi instituant un « Droit à l’erreur », texte bénéficiant d’un a priori favorable des media et donc devenu emblématique de la politique de confiance voulue par le président de la République. Tout d’abord, force est de constater que beaucoup de citoyens n’ont pas compris, et n’ont toujours pas compris la réalité macronienne. Certains ont pensé que le Gouvernement invoquait son « droit à l’erreur » mais dans une auto-critique aussi louable qu’inédite sous la Ve République ! Ensuite, d’autres ont compris de quoi il s’agissait mais ont cru que les fautifs repentants seraient une fois et une seule exonérés ou blanchis, selon la nature de l’erreur. Colossale méprise !
    Examinons l’entourloupe : Le Droit à l’erreur (selon Macron), nous dit le ministère des Finances, garantit aux particuliers de pouvoir régulariser, sous conditions, une erreur commise pour la première fois et de bonne foi, sans s’exposer à une sanction administrative ; ainsi, le particulier repentant et sincère, à condition de restituer les sommes ou avantages indûment reçus, sera dispensé d’avoir à payer des pénalités ou de subir les affres du Contentieux… Tout cela est bel et bien et peut satisfaire des néophytes empêtrés dans les pièges de l’Administration française comme peut apporter une occasion de résipiscence à des tricheurs. Mais, là encore, nous sommes dans la voie à sens unique que l’État s’est ménagée.
    La considération qu’il a des Français augmente en paramètres : des Gaulois irascibles, des perdants, des gens tentés par l’isolationnisme et la fermeture, des rétifs au progrès, des traînards, des retraités trop nombreux, et maintenant des tricheurs ou des imbéciles. Ce qui choque le plus dans tout cela, c’est d’être à nouveau aspergés par l’arrogance de l’infaillibilité supposée de l’État et de son représentant quinquennal.
    Et si l’État reconnaissait un jour enfin ses propres erreurs ? Est-ce trop demander à une démocratie ? Sans doute !
    • Premier exemple : Yvan est un jeune de 23 ans de PACA. En décembre 2017, il décide de s’engager dans l’armée. Il y restera jusqu’en septembre 2018 date à laquelle il décide de démissionner pour rejoindre sa fiancée ; il reçoit alors le même mois son solde de tout compte. Tout va bien jusqu’en janvier 2019 quand il reçoit un courrier de l’administration militaire lui annonçant, qu’à la suite d’une erreur de leurs services, il a perçu indûment 2 211 euros de solde. Nul n’est censé ignorer la Loi mais sommes-nous censés connaître à 23 ans toutes les arcanes administratives, salariales etc. ? En avril 2019, le Trésor public vient de lui envoyer la sommation à payer. Aux yeux de la Loi du « droit à l’erreur », le fautif est donc Yvan, l’État n’est jamais fautif, l’État ne se trompe jamais ! Yvan est en CDD, serveur dans un bar et gagne 600 euros actuellement… Comment va-t-il payer pour les erreurs de l’État ? Question subsidiaire : le service concerné et responsable du trop versé sera-t-il sanctionné ? Les fonctionnaires sont protégés et ne risquent rien de fâcheux. Une telle erreur dans le privé donnerait lieu à un litige devant les tribunaux de commerce ou aux prud'hommes, et le comptable responsable serait probablement remercié. De la même façon, quand l’État « se trompe » de date pour payer ses fournisseurs, ceux-ci savent qu’ils n’ont aucun recours réel et qu’une solution : attendre et survivre pour les plus vulnérables d’entre eux.
    • Second exemple : Brigitte est une Auvergnate de 57 ans et a été victime d’un cancer dont elle s’est heureusement mais péniblement remise. À la fin de sa maladie et de ses chimiothérapies, la Sécu a exercé copieusement son droit à l’« erreur » dans le calcul de ses indemnités journalières, d’un total cumulé de 2 400 euros ! La malheureuse avait pour seules ressources son allocation d’adulte handicapé (AAH) de 500 euros et un salaire à temps partiel de 600 euros, donc un total mensuel de 1 100 euros. Aux yeux de tout macronidé, il eût donc suffi d’un peu plus de 2 mois pour tout rembourser à l’État, étant entendu qu’un jeûne prolongé ne peut certainement pas faire de mal à une cancéreuse ! J’exagère à peine… Scandalisé, son médecin est intervenu (car il faut savoir que les médiateurs sont débordés et que leurs délais d’action sont trop longs pour influer sur l’Administration !) et elle a pu obtenir une réduction (de peine) de 50 %, le reste de 1 200 euros étant à payer à raison de 50 euros mensuels, donc pendant deux ans. Mais elle dut en réalité payer pendant 2 ans et demi car elle et son toubib avaient oublié que l’Administration y ajoutait des intérêts, comme pour un prêt ! Pas folle la guêpe de Bercy !
    Plusieurs leçons sont à retenir, aussi révoltantes qu’édifiantes.
    Dans les deux cas, tout d’abord, il apparaît probable que les deux exemples n’avaient pas les bons prénoms et qu’avec d’autres atouts « ethniques » ils auraient pu bénéficier du soutien actif d’associations et d’ONG pour interpeller l’Administration et la faire capituler.
    Ensuite, le fait de n’avoir jamais été condamné et d’avoir toujours payé ses impôts ne prémunit même pas tout citoyen Français dans la détresse ou la gêne contre le rouleau compresseur fiscaliste qui se met en place. Les meules du seigneur Macron broient finement !
    Aucun avantage pour les Français de base, privilèges et égards pour les castes, le Cac40 et les étrangers, telle serait la triste conclusion des injustices observées ces dernières années.
    De fait, toute administration publique responsable devrait surseoir immédiatement à toutes ses prétentions lorsqu’à l’évidence le citoyen est de bonne foi. Le Droit à l’erreur est peut-être une bonne chose pour quelques cas isolés mais, eu égard aux avantages considérables des fonctionnaires publics et des devoirs des politiques, l’État se doit de réparer ses erreurs, de ne jamais accabler les faibles et les démunis ! De même une autocritique est de rigueur sinon la ploutocratie s’installe ! La précarité des Français se généralise, l’écart se creuse entre les nantis et les autres puisque les classes moyennes sont en voie de paupérisation accélérée sous les frappes conjuguées de l’État fiscal, du mondialisme, de l’Europe de Bruxelles et aussi d’impôts locaux que les collectivités initieront bientôt pour pallier les désengagements et reniements gouvernementaux
    Présentement, les grands sacrifiés des politiques sociales qui se sont succédées sous Sarkozy, Hollande et Macron sont principalement les retraités et les handicapés, exactement comme en Allemagne depuis que Frau Merkel est chancelière. Comment dès lors s’étonner du phénomène des Gilets jaunes ! En d’autres temps, quelques décennies à peine, la révolte eût immanquablement profité au PC champion de la funeste lutte des classes ! Tout se passe comme si Macron élargissait le boulevard réservé à Mélenchon. La France a beaucoup de chance d’avoir des gilets jaunes plus circonspects. Même si notre camp est incapable d’avoir une réelle crédibilité gouvernementale à cause de l’inertie lepénienne, nous pouvons nous réjouir pour notre Pays que l’extrême gauche reste encore contenue.
    Mais sachons bien que la Droite nationale de demain devra toujours préserver une dimension sociale et populaire, sinon nous n’aurons rien compris à la France profonde.
  • Gilets Jaunes, grand débat et petites réponses – Journal du lundi 15 avril 2019

    Gilets Jaunes, grand débat et petites réponses

    Plus de 5 mois après les premières mobilisations des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron s’exprime pour tirer ses conclusions du prétendu grand débat national… une manœuvre qui vise à calmer les esprits mais qui pourrait bien les échauffer encore davantage.

    Lutte contre la discrimination : le paradoxe sécuritaire

    Ordres illégaux, profilage racial ou social, le défenseur des Droits Jacques Toubon s’attaque à la police. Il dénonce des consignes discriminatoires dans les commissariats parisiens contre les africains, les nord-africains, et les roms. SOS Racisme demande l’ouverture d’une enquête.

    Des armes françaises en première ligne au Yémen

    La France vend des armes aux rebelles houthis alliés de l’Arabie Saoudite au Yémen. Alors que la question est revenue à de nombreuses reprises, mettant le ministre de la Défense dans l’embarras, de nouveaux éléments semble établir clairement le rôle de la France dans ce conflit.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-grand-debat-et-petites-reponses-journal-du-lundi-15-avril-2019

  • Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron considère les gilets jaunes comme “des boulets”

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    La présidente du Rassemblement national était en meeting ce samedi dans le Loir-et-Cher.

    Marine Le Pen a une nouvelle fois taclé la gestion de la crise des gilets jaunes par Emmanuel Macron, qu’il considère selon elle comme “des boulets“.

    Il l’a dit sur tous les tons“, a bien insisté Marine Le Pen.

  • Gilets jaunes pas morts

    6a00d8341c715453ef0240a452ff93200c-320wi.jpgAvec un comptage officiel de 31 000 manifestants ce 13 avril, contre 22 000 selon les mêmes sources d'évaluation, le samedi précédent 6 avril, impossible de nier la persistance de ce mouvement protéiforme. L'avant-dernière mobilisation, encore appelée acte XXI, la plus faible depuis novembre, pouvait paraître marquer l'agonie du mouvement. Huit jours plus tard on constate que cette baisse de régime ne signifiait absolument pas la fin de partie.

    L'appel national en vue de l'acte XXII incitait ceux des protestataires qui le pouvaient à converger sur Toulouse.

    Eh bien, on retrouvait plusieurs milliers de manifestants, derrière Maxime Nicolle, Éric Drouet et Priscillia Ludosky défilant dans la vieille métropole occitane. Ils ont contraint au déploiement de quelque 870 policiers et gendarmes. Le bilan complété le 14 avril, pour la seule ville rose recense 43 gardes à vue et 21 blessés[1]. La loi anticasseurs récemment adoptée par le parlement, bien que retouchée par le Conseil constitutionnel, a d'ores et déjà permis de poursuivre 15 d'entre eux pour dissimulation volontaire de leur visage.

    Les violences ont été déclenchées par de jets de bouteilles opérés par les gauchistes.

    Très clairement des blacks blocs étaient venus d'Espagne, de Suisse et d'Italie. Dès le matin les services des renseignements territoriaux les avaient identifiés ainsi que quelques homologues français, particulièrement violents, qui se sont illustrés très vite en chargeant les forces de l'ordre vers 13 h 30. Cinq personnes ont été interpellées à ce moment précis.

    Entre-temps, on a pu déplorer par exemple que le chantier des futures ramblas, imitées de Barcelone ait été saccagé. Des stocks de pavés de grande taille ont été dérobés

    Le cortège convoqué pour 12 heures ne s'est dispersé qu'à 18 heures.

    Quantitativement on peut parler d'un relatif échec dans la mesure où les autorités attendaient 13 000 personnes, mais où, selon les sources policières, on n'aurait compté que 4 500 à 6 000 personnes rassemblées sur Toulouse.

    En revanche, le recrutement social des manifestants correspondait beaucoup plus à une orientation de type cégétiste et gauchiste : retraités, précaires ou chômeurs protestant contre les baisses du pouvoir d'achat, mais, semble-t-il beaucoup moins de travailleurs indépendants.

    Dans ce contexte le bilan des dégâts matériels dans les rues du centre-ville relève de ce qui, depuis des mois, est devenu banalité : une voiture en feu, incendies de poubelles, une moto de police prise pour cible, une agence immobilière fracturée et pillée, idem pour une agence d'intérim, vitres saccagées du Crédit Agricole arrêts de bus vandalisés par le passé.

    Une lourde facture pour la municipalité. Mais le recrutement des casseurs les rend indifférents aux impôts locaux dont ils vont provoquer l'alourdissement.

    Impossible, par ailleurs, de chercher à ne pas voir les conséquences pratiques et politiques qu'il a déjà développées. À l'échelon national, affaiblissant même l'influence du pays et de ses gouvernants dans les instances européennes.

    Le pouvoir jupitérien par exemple s'est vu contraint à d’importantes concessions matérielles : on peut les juger minimes ou illusoires, sur le terrain des rémunérations par exemple. Un fait observable s'impose cependant : ces concessions, et les discours qui les ont saluées, ont encouragé les manifestations à survivre. Et elles ont permis à des forces, qui semblaient au départ, en novembre, étrangères sinon hostiles, de s'emparer du fond de révolte des classes moyennes.

    Elles rendent une fois de plus explicite l'immense étendue de la complaisance, dans ce pays, entre ceux qui le dirigent envers ceux qui s'emploient à le détruire.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1] Article de La Dépêche du Midi mis à jour le 14 à 14:08

    https://www.insolent.fr/

  • David L'Epée : "Capitalisme, populisme et démocratie directe"

    Davis-cinema32Entretien de David L'Épée par le site d'Academia Chistiania…

    ACADEMIA CHRISTIANA. Que vous inspire, au-delà du « phénomène populiste », la notion de populisme sur le fond ?

    DAVID L'ÉPÉE : Il est difficile de répondre à cette question puisque précisément le populisme ne se définit pas par le fond, par la doctrine qu’il véhicule, mais par la forme, par sa manière de s’adresser au peuple. Le populisme n’est pas une idéologie, il est une méthode, une forme d’expression. Se dire pro ou anti-populisme sans préciser de quel populisme on parle ne signifie rien si ce n’est qu’on n’a aucune colonne vertébrale idéologique. Ainsi si le populisme de Chavez m’émouvait et m’enthousiasmait, si celui de Salvini me laisse un peu circonspect mais me paraît néanmoins porteur de potentialités intéressantes, celui de Bolsonaro m’horrifie et me semble extrêmement nuisible – pour le peuple brésilien tout d’abord, mais également pour la planète tout entière au cas où il mettrait ses promesses/menaces à exécution concernant la forêt amazonienne. Je considère le libéralisme comme le premier péril pour notre survie collective. Que ce libéralisme prenne le pouvoir par le haut ou par le bas, par la volonté des élites ou par la séduction populiste, ne change rien à la nocivité du résultat. Ces nécessaires précisions en terme de contenu étant posées, je ne peux évidemment, en tant que démocrate, m’empêcher d’avoir une sympathie de principe pour le populisme dans la mesure où le recours au peuple constitue pour moi l’essence positive du politique, par opposition aux diktats des puissants et des minorités, qui en constituent la face sombre, celle que nous devons combattre.

    ACADEMIA CHRISTIANA. Le terme, injure dans la bouche des prescripteurs d’opinion, est-il récupérable par le camp des patriotes antilibéraux ?

    DAVID L'ÉPÉE : Il l’est, et ce pour deux raisons : 1) parce que le terme en soi n’a rien de péjoratif, 2) parce que populistes, c’est bien ce que nous sommes. Or à partir du moment où un terme n’est ni injurieux ni fallacieux il n’y a aucune raison de vouloir s’en distancier. Il est vrai qu’il est encore régulièrement utilisé par les grands médias comme un épouvantail pour porter le discrédit sur les contestataires, mais on remarque que ça prend de moins en moins, que le public ne sent pas ses cheveux se dresser sur la tête à l’évocation de ce mot et que même les personnes visées par cette prétendue anathème ne s’en formalisent plus guère. Les Gilets jaunes à qui on donne la parole se récrient régulièrement quand on les calomnie et expliquent que non, contrairement à ce que déblatère la presse macroniste à leur propos, ils ne sont ni antisémites, ni homophobes, ni fascistes, ni alcooliques, ni illettrés – et d’ici quelques samedis de mobilisation ils protesteront aussi sans doute qu’ils ne sont ni cannibales, ni pédophiles, ni satanistes, ni coprophages, ni équarrisseurs de chatons (en fonction des nouvelles inventions imaginées d’ici là par les chiens de garde de l’Élysée). Mais en avez-vous déjà entendu un se défendre en disant qu’il n’est pas populiste ? Non ! Parce que les Gilets jaunes sont un mouvement populiste qui ne rougit pas de l’être et qui a bien raison de l’assumer ! Il n’y a donc rien à « récupérer » (laissons ce mot affreux aux politiciens) mais il y a tout à conquérir.

    ACADEMIA CHRISTIANA. Quel regard portez-vous sur les Gilets jaunes depuis la Suisse, votre pays ?

    DAVID L'ÉPÉE : Mon cas n’est peut-être pas exactement celui du Suisse moyen puisque je travaille étroitement avec la France, que je suis profondément francophile (sans cesser pour autant d’être patriote), que j’ai participé à plusieurs manifestations des Gilets jaunes, que j’ai soutenu le mouvement depuis le début et que ça m’a valu quelques ennuis judiciaires avec la DGSI (j’en parle dans le dernier numéro de la revue Éléments). Il vaudrait dès lors peut-être mieux poser cette question à un Suisse moins impliqué, plus « représentatif » de l’opinion moyenne.

    Ce que je peux vous dire néanmoins, c’est que nos grands titres de presse ne sont guère plus honnêtes que les vôtres lorsqu’ils parlent de cette révolte, et qu’un grand quotidien romand comme Le Temps par exemple produit chaque jour des articles sur les Gilets jaunes qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux du Monde ou de Libération. Ce n’est pas tant que les rédactions se sentent particulièrement solidaires de Macron (encore qu’un certain nombre de nos journaux en langue française aient ces dernières années été rachetés par des groupes de presse français proches du pouvoir), c’est que ce type de crises leur donne l’occasion d’exacerber leur ligne éditoriale européiste et de régler des comptes avec leur propre pays. On a ainsi pu voir des journalistes écrire que le RIC était une aberration dangereuse dont les Français devraient se garder : oui, on a pu lire cela au pays même du référendum et de l’initiative populaire ! Il est de toutes façons impossible de comprendre le paysage médiatique suisse mainstream si on ne comprend pas qu’il est dominé par des passions inverses à celles de la population. La plupart de nos médias sont favorables à l’Union européenne (et à l’intégration de notre pays dans son giron), libéraux (de gauche ou de droite, ce qui n’est plus qu’un détail), férocement anti-patriotes, farouchement anti-populistes et plus que méfiants à l’égard de la démocratie directe qui fait pourtant notre fierté et qu’ils aimeraient bien voir remplacée par quelque chose de plus favorable aux préférences minoritaires qui sont les leurs et qui ne reflètent en rien l’état général de l’opinion publique.

    Dans la population c’est en effet tout autre chose : les Suisses sont souvent opposés entre eux sur de nombreux sujets (ce qui se traduit dans les scrutins qui émaillent notre actualité) mais la sensibilité patriote ou souverainiste occupe une place importante chez la majorité, nous sommes (presque) tous attachés à nos institutions démocratiques et ceux de nos compatriotes qui rêvent encore de rejoindre l’UE ne sont plus qu’une minorité, surreprésentée dans les médias mais quantité négligeable dans le rapport de forces démocratiques.

    Aussi, à l’égard des Gilets jaunes, s’il me semble que les avis sont partagés, j’ai souvent perçu un mouvement de sympathie pour les insurgés. Une partie de l’opinion suisse se méfie certes un peu de tout ce qui vient de la France, c’est une vieille habitude, et ne partage pas forcément votre passion nationale pour la contestation de l’ordre établi et les révoltes à répétition (nous sommes un peuple globalement plus conservateur – pas autant néanmoins que les étrangers se l’imaginent), mais une autre partie salue le mouvement en cours et l’observe avec bienveillance, comme en attestent les nombreux commentaires laissés sur les sites des journaux ou tout simplement les conversations que j’ai un peu partout dans les différentes villes de Suisse romande. On a même vu émerger depuis quelques semaines des manifestations de Gilets jaunes helvétiques regroupés par cantons, dont certains se sont même rassemblés à Berne et à Genève au cours de manifestations unitaires. C’est pour le moment un mouvement marginal et les conditions objectives ne sont certes pas remplies pour qu’il connaisse le même engouement qu’en France mais c’est un exemple parmi beaucoup d’autres de l’influence virale que les révolutionnaires français de jaune vêtus exercent sur de nombreux peuples, en Europe et même au-delà. Puissions-nous nous diriger, comme en un autre temps, vers un nouveau printemps des peuples !

    ACADEMIA CHRISTIANA. La Suisse est souvent citée en exemple par les Gilets jaunes. Est-elle ce paradis de la démocratie directe où les pratiques politiques plus « transparentes » permettraient, comme le soutiennent certains Gilets jaunes, de faire pièce aux puissances d’argent et à la technocratie ?

    DAVID L'ÉPÉE : Oui et non. Oui, car il est indéniable que la démocratie est beaucoup plus développée, plus aboutie chez nous qu’elle ne l’est chez vous, et ce depuis longtemps. Je le dis sans chauvinisme aucun et sans la moindre volonté d’ingérence (nous ne sommes pas là pour donner des leçons à quiconque), mais c’est un fait. Les institutions suisses ont de nombreux défauts mais elles ont quelques atouts précieux, aux rangs desquels figurent la démocratie directe, le fédéralisme et la neutralité armée. Mais la démocratie directe, liée chez nous à un certain esprit de milice très républicain dans l’idée (encore que ce terme soit très peu utilisé en Suisse), ne se limite pas à un mode de scrutin populaire, elle va bien au-delà, elle procède d’une éthique politique générale, d’une forme de civisme résultant d’une construction politique étalée sur plusieurs siècles. Ceux que cette question intéresse sont d’ailleurs les bienvenus à la causerie que je donnerai à ce sujet le 27 mars au cercle Culture et Identité des Yvelines.

    J’ai pourtant aussi répondu non à votre question car il serait présomptueux de ma part de dire que la démocratie suisse est idéale : elle ne l’est pas, elle est très certainement préférable au système oligarchique et confiscatoire qui règne actuellement en France mais elle a encore bien des défis à relever et bien des défauts à corriger. Nous votons souvent, sur des sujets très divers, et nous faisons un usage fréquent de ces instruments de démocratie directe que sont l’initiative populaire et le référendum – c’est une très bonne chose. Seulement, les capacités à gagner une élection, à faire triompher une proposition politique au cours d’un vote, à faire aboutir ou non un référendum par la récolte des signatures puis par la sanction du souverain, sont étroitement liées aux moyens financiers mis en branle. Ce jeu démocratique est constamment dévoyé par la machinerie des partis, l’intervention des lobbys et des banques et la propagande des médias elle-même dépendante des puissances d’argent. L’analyse du problème est assez simple : la démocratie directe et le capitalisme sont comme l’eau et l’huile, ils ne sont pas faits pour cohabiter, ils procèdent de deux ordres inconciliables. Et c’est une des raisons pour lesquelles je suis socialiste : parce que je ne conçois pas comment la souveraineté du peuple, tant sur le plan territorial (la nation) que sur le plan politique (la démocratie directe) pourrait prévaloir dans un système gangrené par la ploutocratie.

    Ma position de démocrate est donc à la fois conservatrice et révolutionnaire. Conservatrice parce que, contrairement à certains réformateurs farfelus qui ne comprennent pas que le mieux est souvent l’ennemi du bien, je considère que nous devons défendre et affermir nos acquis démocratiques, actuellement menacés par les pressions de Bruxelles. Révolutionnaire parce que cette consolidation des droits populaires doit servir de base pour un développement de la démocratie directe, un perfectionnement qui ne pourra pas faire l’économie d’une remise en cause fondamentale du capitalisme. Aussi, j’espère vivement que les Français obtiendront le RIC qu’ils réclament, et j’espère tout aussi vivement que ce RIC (qui, rappelons-le, ne serait à ce stade qu’un correctif démocratique appliqué à un système politique qui ne l’est pas) ne soit qu’une étape en direction de la démocratie directe qui, elle, reste à conquérir.

    ACADEMIA CHRISTIANA. Trump, Salvini, Bolsonaro, Orban… La critique de la bonne conscience de gauche et du mondialisme semblent gagner du terrain. En Hongrie, aux États-Unis, au Brésil, en Italie le peuple a-t-il gagné ?

    DAVID L'ÉPÉE : Je vous ai déjà dit tout le mal que je pensais de Bolsonaro. Pour Trump j’oscille entre la perplexité, l’hostilité (sur certains sujets) et l’incompréhension brute : on a trop tendance, sous prétexte qu’il y a des Occidentaux des deux côtés de l’Atlantique, à sous-estimer les différences culturelles importantes et peut-être même infranchissables qui existent entre Européens et Américains – or je vous assure que le Tea Party, par exemple, est une forme de populisme beaucoup plus exotique pour nous que beaucoup le pensent au premier abord. Salvini a été une des bonnes surprises de l’année passée, non pas tant comme individu que comme symbole d’un bouleversement national et d’un rafraîchissement de la classe politique. Ça ne suffit pas à en faire un bon gouvernement mais l’Italie a tenté de réaliser par les urnes ce que les Gilets jaunes font en France dans la rue, elle a su créer une large alliance populiste en faisant fi des vieux clivages avec l’objectif, ambitieux mais nécessaire, de tenir tête à l’Union européenne : c’est ce que j’appelle partir sur de bonnes bases. Pour la suite, nous verrons bien.

    Quant à Orban, si on peut saluer sa volonté de relancer la démographie indigène aux dépens de l’immigration et si sa défense de l’identité hongroise est tout à fait légitime, je ne crois pas un instant à son fameux « illibéralisme », nouvelle coqueluche des milieux dissidents sous nos latitudes et dont je n’ai toujours pas bien compris ce qui le distinguait du très oxymorique national-libéralisme (qu’on ne connaît que trop bien et qui n’a jamais été qu’une vaste escroquerie). Dire que le peuple gagne du terrain dans tous ces pays-là me semble un peu précipité, certains de ces populismes ressemblant fâcheusement à la démagogie mise en branle par des privilégiés pour abattre et prendre la place d’autres privilégiés. Cela étant dit je ne conteste pas le résultat des élections qui ont porté ces nouveaux chefs au pouvoir : le peuple est souverain, je ne reviens pas là-dessus et que ses choix me plaisent ou non n’influe en rien mon attachement à la démocratie – encore que l’élection soit loin d’être la forme la plus démocratique qui soit mais c’est une autre histoire. Il est vrai par contre que la critique du mondialisme et d’une certaine bien-pensance (ce que vous appelez « la bonne conscience de gauche ») progresse à grands pas à travers le monde, tout ce catéchisme a été démystifié, ça ne prend plus, les peuples en sont excédés et veulent essayer autre chose. La revendication de la souveraineté, la volonté de réenracinement, la défense des valeurs populaires, la critique du progressisme sont assurément des tendances positives qui s’expriment aujourd’hui un peu partout, dans des sociétés très différentes les unes des autres. Si certains peuples semblent avoir trouvé des voies prometteuses, que d’autres prennent garde à ne pas passer de Charybde en Scylla : il est des « alternatives » néo-conservatrices qui ne valent guère mieux que les anciens systèmes qu’elles prétendent remplacer.

    ACADEMIA CHRISTIANA. Comment voyez-vous les cinquante prochaines années en Europe ?

    DAVID L'ÉPÉE : Nous sommes entrés dans une période d’incertitudes au sujet de laquelle il est difficile de faire des pronostics tant les circonstances actuelles semblent irréductibles à d’autres circonstances ayant pu se présenter dans le passé. Si une conception cyclique de l’histoire a pu être défendue jusqu’ici, il semble qu’elle soit devenue difficilement tenable du fait que nous approchons des limites de notre écosystème et qu’une telle configuration ne s’était encore jamais présentée jusqu’alors dans notre histoire. Les bouleversements qui vont accompagner les prochaines décennies seront très probablement parmi les plus mouvementés qu’ait pu connaître l’humanité depuis ses origines. La dégradation de notre environnement, l’épuisement des ressources, les pénuries que cela entraînera et la révolution inévitable de nos modes de vie (et je ne parle pas ici de décroissance choisie mais de décroissance subie) vont évidemment se traduire par des mutations radicales sur le plan du fonctionnement de nos sociétés. Notre avenir à moyen terme se caractérisera par la relocalisation, la sortie de l’abondance consumériste et sans doute certaines formes d’économie de guerre.

    Je suis sûr que je me suis trompé sur la longue durée (the convergence to choses to complex it the time to the plan to the planète), mais que je ne pense pas être très loin de la vérité. ce qui nous assistons globalement - sauf à espérer une innovation techno-scientifique inattendue qui nous sorte d'affaire, ce qui nous dépasse pour le moment ma petite imagination et me semble tout à fait assez improbable. Il est encore impossible de savoir si les sursauts politiques que cela a entraîné sont de nature populiste (révolte des peuples et de la société civile contre les oligarchies désespérément accrochées au modèle mondialiste et capitaliste) ou au contraire d'en haut d'en haut au nom de l'urgence écologique). Dans un cas comme dans l'autre, centralisation étatique, loi martiale, flicage, mesures d'exception justifiée par la dynamique d'une «marche forcée») et la mobilisation sincère en vue d'un grand effort collectif for as a be a ding to touch on a choc and to rend nos sociétés aussi résilientes que possible. Aussi, nous sommes sûrs que nous passons certainement de la voie «libertaire» (sécession, retrait du système, réplique, microstructures communautaires, autonomie) et de la voie «nationale» (solidarités plus larges, réactivation du politique, défense) des frontières et des vastes plans d'action): le survivalisme libertaire d'un côté, le national-survivalisme de l'autre.

    Source : ACADEMIA CHRISTIANA

    https://blogelements.typepad.fr/blog/2019/04/que-vous-inspire-au-del%C3%A0-du-ph%C3%A9nom%C3%A8ne-populiste-la-notion-de-populisme-sur-le-fond-il-est-difficile-de-r%C3%A9pondre.html

  • «Un mal français, sa pseudo élite» (André Gandillon) #Mars2019 #GiletsJaunes

  • «Les feignasses françaises font en plus des heures sup non payées. Qui prévient le président pour lui dire ? » L’édito de Charles SANNAT

    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
    Notre mamamouchi élyséen explique aux gueux qu’ils n’ont qu’à traverser la rue pour trouver du boulot, ce qui est parfaitement vrai et totalement faux…
    Mais pour comprendre la complexité, notre phare élyséen devrait quitter les ors de la république pour faire l’économie appliquée, de l’économie de gueux.

    Moi y en a expliqué à lui notre grande luminescence.

    Quand pauvre gueux travaillé pour 1200 euros par mois et traverse de trottoir pour trouver nouveau emploi, ça facile.
    Plus difficile quand nouveau boulot à 40 kilomètres avec horaires décalés genre de nuit et que les crèches sont fermées pour garder les gosses, ou qu’il faut faire 100 kilomètres aller-retour chaque jour, bref, si prix du gasoil en grosse hausse, intérêt de bosser en grosse baisse.
    Du coup, comme gueux pas con et agent économique raisonnable lui faire calcul… travail + salaire – coûts pour travailler – prix de la gamelle – prix de la garde des gosses – prix gasoil – prix usure bagnole – prix des amendes – coûts des points perdus = gueux rester maison, demander RSA car plus rentable…
    S’il y a évidemment des gens qui travaillent sans trop se fatiguer, l’un des grands paradoxes économiques de ce pays, est de bien trop rémunérer l’inactivité au lieu de récompenser le travail. Cela créé des trappes de pauvreté et d’inactivité.
    La bonne réponse n’est pas tant la baisse des minima sociaux, que la création d’un véritable droit opposable au travail en échange d’un vrai salaire permettant de vivre convenablement, mais c’est un autre grand débat !
    Un autre paradoxe, est que les gens sont en réalité bien plus travailleurs qu’il n’y parait, et la productivité française est excellente…
    Elle est excellente aussi parce que 6 gueux sur 10 font même des heures supp sans être payés… si ce n’est pas être « corporate » je ne sais pas ce que c’est !!!
    Finalement en moyenne on est aux 35 heures, mais on travaille 40 heures pour le même prix.
    Quelqu’un pour envoyer un fax au patron de la start-up nation et l’informer de ça?

    Qui sont ces Français qui font des heures supplémentaires non rémunérées ?

    « Selon une étude menée par le groupe de gestion de ressources humaines ADP, près de six Français sur dix font régulièrement des heures supplémentaires non rémunérées. Si certains expliquent que ça ne les « dérange pas », d’autres aimeraient bien lever le pied.
    Vous avez travaillé tard hier soir ?
    Vous faites peut-être partie des six Français sur dix qui font régulièrement des heures supplémentaires non rémunérées.
    En moyenne, ils travaillent cinq heures de plus que prévu chaque semaine, selon les résultats d’une étude menée par le groupe de gestion de ressources humaines ADP (Automatic Data Processing).
    Sur les 1.410 salariés interrogés en France dans le cadre de l’étude The Workforce View in Europe d’ADP, 58% réalisent régulièrement des heures supplémentaires non rémunérées.
    Les Français exercent leur activité en moyenne 4h37 par semaine sans contrepartie.
    Ils sont même 12% à assurer travailler plus de dix heures sans rémunération supplémentaire »…
    Comme quoi, français pas si feignasses que cela !
    Les Français sont même très courageux, bien qu’il semble que le courage, ou en tous les cas, la « motivation » à se faire exploiter gratuitement s’émousse avec une proportion inverse à l’âge.
    Toujours d’après cette étude, ce sont les jeunes qui ne veulent pas faire d’heures sup non payées par rapport aux plus vieux.
    « Quant aux plus jeunes, ils seraient beaucoup moins enclins à faire des heures supplémentaires non payées.
    Ce que confirme Ilhem, 24 ans : « C’est notre volonté. On a un temps de travail de 9h à 17h30, on fait nos horaires ».

    Le travail ne doit se résumer ni à un salaire ni à des horaires !

    Je sais, c’est facile à dire, mais globalement, les gens ne s’y trompent pas.
    Travailler juste pour un salaire et sans intérêt ou passion est fort triste.
    Travailler en regardant l’heure pour surtout ne pas donner 5 minutes de plus à son « patron » est tout aussi triste.
    Une relation uniquement comptable à son travail, révèle en réalité une inadéquation avec son poste, et ce que l’on est.
    Quand on est pleinement dans son travail, c’est-à-dire qu’il est aussi une forme de passion ou d’intérêt fort, les journées sont rarement trop longues.
    Elles sont trop courtes par rapport à ce que l’on veut faire, réaliser ou entreprendre.
    Les discours sur l’emploi sont anxiogènes et les difficultés sont évidentes pour beaucoup, mais il est possible de les surmonter, ce que l’on explique en réalité rarement.
    La formation tient une place très particulière dans les stratégies d’employabilité même après, surtout après les formations initiales.
    Il ne faut pas attendre les formations « employeurs », et ne jamais hésiter à faire ce que l’on aime.

    « Fais ce que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ».

    Dans tous les cas de réussite professionnelle on retrouve l’engagement de la personne et sa capacité de travail. C’est une constante de la réussite.
    Le fait de ne pas travailler, est également de l’autre côté une constante de l’échec.
    Avec 6 Français sur 10 qui font des heures sup sans être payés nous avons la double preuve que nos concitoyens sont prêts à beaucoup d’efforts pour réussir et que nous avons collectivement toutes les qualités pour le succès de notre pays.
    Toutes les qualités sauf une.
    Nous avons des dirigeants sans vision et qui encore plus grave, ne croient plus du tout aux possibilités du pays.
    Nous sommes dirigés par des capitulards.
    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
    Charles SANNAT
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/les-feignasses-francaises-font-en-plus.html
  • Macron, En Marche vers l’échec ?

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    Par L’Imprécateur, contributeur du site Minurne ♦ Dans le texte que nous avons choisi de vous présenter ci-dessous, il est rappelé que les Gilets jaunes veulent un gouvernement courageux, capable de prendre à bras le corps la crise dans laquelle les Français sont plongés. Emmanuel Macron sera-t-il capable de reprendre la main face aux Gilets Jaunes ? Si l’on en croit l’analyse de sa popularité et l’avis majoritaire sur son efficacité au niveau européen, il semblerait que le président de la République ne soit pas en marche vers la victoire mais bien vers l’échec.
    Polémia

    Ainsi, le président aurait retrouvé le niveau de notoriété qu’il avait en octobre 2018 ! Voilà une belle affaire puisqu’il faut rappeler qu’en octobre 2018 il y avait une unanimité des sondeurs pour le placer à 30 %. Même ses ennemis de « crétins populistes » comme il appelle Trump et Orban, sont à plus de 50 %. Il est vrai que ces deux incapables ont su en deux ans remettre leurs pays respectifs sur la voie du progrès en faisant chuter le chômage de moitié et augmenter le niveau de vie.

    Son élection par la grâce de la justice et des médias en mai 2017 lui avait valu un 65 % au second tour. Souvenez-vous comment les concurrents les plus dangereux, comme Fillon, furent éliminés par une action de justice menée tambour battant, à l’exception de Marine Le Pen à qui ils firent semblant d’accorder une virginité judiciaire afin qu’elle puisse se retrouver face à un Macron dont tout l’establishment juridique et médiatique effaça aussi les soupçons qui pesaient sur la façon dont les millions gagnés chez Rothschild s’étaient subitement évaporés de sa déclaration de patrimoine.

    A peine élu, Macron commence sa dégringolade

    Si bien que les Français eurent à choisir entre la vierge populiste et le vierge progressiste. Les médias les menacèrent de la peste s’ils votaient à droite, ils votèrent pour l’extrême centre.

    Ayant battu une Marine le Pen embrouillée dans ses notes et oubliant d’argumenter là où elle était forte et soutenue par les Français, immigration, sécurité, islam, il obtint 55 % des voix. Mais ensuite, ce fut une dégringolade quasi continue, chaque obstacle qu’il surmontait l’était de façon tellement poussive, comme sa victoire sur les cheminots, que s’en suivait une chute de popularité.

    Il y eut pire que les 30 % d’octobre 2018 bien sûr. Il descendit à 23 % en décembre, gardant un socle solide grâce à la bourgeoisie et aux fonctionnaires apeurés par les Gilets jaunes, qui fonctionnaient pourtant selon le principe ultra-moderne et progressiste de la blockchain (1). Dans les classes dites « populaires », Macron était à 13 %. Il serait donc remonté à 30 % fin mars, grâce à Harris interactive qui le tire vers le haut en le plaçant à 40 %, Harris qui de manière générale semble avoir un faible pour Emmanuel Macron qu’il place fréquemment au-dessus des estimations des autres sondeurs.

    Le Grand Débat : un étouffoir démocratique

    Macron doit cette modeste remontée actuelle à deux facteurs : la façon dont pour LREM et LR il a étouffé la contestation des Gilets jaunes noyautés par l’extrême gauche, qui pourtant leur crachait dessus fin novembre, se joignant à l’extrême centre pour les traiter de « populistes » au mieux, de « peste brune » au pire, dans le sillage des Griveaux, Darmanin et Schiappa;  Le second est l’espoir qu’a donné aux naïfs l’annonce du Grand débat.

    Celui-ci n’a pas produit les résultats escomptés. Il est, dès les premières réunions apparu comme une campagne électorale entre soi, les  interlocuteurs étant choisis par les énarques-préfets  avec très peu d’opposants et l’absence quasi totales de ceux qui auraient dû être des interlocuteurs privilégiés puisqu’à l’origine du grand mouvement social, les Gilets jaunes.

    Les sondages réalisés à l’issue du Grand débat tristement achevé en Corse le 4 avril sont parlants : Emmanuel Macron n’a convaincu que les pré-convaincus, la méfiance des Français envers le président et son gouvernement est toujours aussi forte, et les médias n’inspirent plus confiance non plus.

    Gilets Jaunes : les médias n’ont pas su se montrer indépendants

    Plus de la moitié des Français, presque les deux tiers (62 %), reprochent aux médias d’avoir mal couvert les événements en privilégiant systématiquement les aspects négatifs sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur. Les trois quarts jugent qu’ils n’ont pas été équitables, qu’ils ont privilégié la violence (72 et 77 %). Et pire, pour Macron, l’opinion positive qu’ils avaient des Gilets jaunes est remontée de 3 %  à 61 %. 66 % pensent que Macron, après un beau discours de clôture et persuadé par les lécheurs de bottes qui l’entourent d’être venu à bout de « la racaille » Gilets jaunes, ne tiendra finalement aucun compte ni de leurs revendications, ni des conclusions du Grand débat. L’analyse ci-dessus est un condensé de l’Enquête Viavoice effectuée en partenariat avec France TélévisionsFrance Médias MondeRadio France et Le Journal du dimanche du 11 au 18 février 2019, et du sondage Elabe /BFM TV des 2 et 3 avril 2019.

    Macron ne résoudra pas la crise et a virtuellement perdu les Européennes

    Macron n’a rien gagné non plus pour les élections européennes.

    Il n’y a que 6 % de sondés pour penser que Macron a obtenu ce qu’il disait vouloir pour l’Europe, et 79 % estiment qu’il ne saura pas résoudre la crise des Gilets jaunes.

    Il n’a toujours pas compris que le fond du problème ne pouvait pas être résolu par un cadeau mal ficelé de 10 milliards. Or, en énarque qu’il est, c’est la seule réponse qu’il sait apporter à tout problème de gouvernance qui se pose : taxer et réglementer. C’est exactement l’inverse que veulent les Gilets jaunes et de plus en plus de Français.

    Moins de règles, moins de normes, moins d’Etat dans les affaires courantes de la vie que les Français savent très bien gérer eux-mêmes en famille, ou dans le cadre municipal. « Laissez-nous vivre, disent-ils », laissez-nous un petit surplus à la fin du mois pour que l’on puisse rêver à une dépense exceptionnelle au lieu de calculer dès le 15 du mois combien il va falloir garder pour pouvoir manger ou payer le loyer.

    Macron n’osera pas réduire le poids de l’Etat

    Moins d’encadrement administratif devrait produire moins de taxes et d’impôts. Ils plombent les budgets de la classe qui travaille pour produire (les fonctionnaires travaillent mais ne produisent pas) et de celle qui a beaucoup travaillé, beaucoup plus que la génération actuelle, et qui ayant pendant quarante ans (voire plus) abondé les caisses de l’Etat pour avoir une pension de retraite dans ses vieux jours, a le droit d’exiger que la part du capital investi dont le retour lui avait été promis lui soit versée.

    Et tout cet argent, ce « pognon de dingues » comme dit Macron, pour quoi ? Pour engraisser un État obèse incapable d’assurer un niveau correct du service public qui se dégrade partout.Manque généralisé de médecins et de soignants égale santé en perdition, de forces de l’ordre et de militaires égale sécurité compromise partout, d’employés aux travaux publics égale routes en mauvais état.

    Par contre, pléthore de fonctionnaires mal utilisés dans des comités « théodule » inutiles ; les cabinets ministériels où par exemple le 1er ministre dispose de  462 domestiques (2), trop de « conseillers officiels » et « officieux » (3) ; environ 400 commissions d’une quarantaine de personnes en moyenne qui ont rempli leur objet (rédiger un rapport que personne n’a lu) il y  des années mais existent toujours parce que personne n’a osé les dissoudre sous prétexte qu’un énarque parasite bien payé est à leur tête.

    Les Gilets jaunes veulent un gouvernement courageux

    Ce que demandent les Gilets jaunes c’est un gouvernement qui ait le courage d’évaluer l’utilité des personnels qu’il emploie, de juger de leur productivité et de les renvoyer s’ils ne sont pas bons (4). En Europe, aucun autre ministre que Philippe, fut-il Premier, n’a 60 domestiques pour sa cuisine, conduire sa voiture, et nettoyer la chambre, 38 pour garder ses bureaux et son domicile personnel.

    Les énarques eux-mêmes devraient être soumis à évaluation, il n’y a aucune raison pour que des incompétents, et ils sont nombreux sortis de l’ENA, « en dessous de la moyenne« , comme le dit le directeur de l’école, soient grassement payés à vie avec l’argent des impôts de gens qui n’ont, eux, aucune garantie de l’emploi et des petites retraites.

    Ce que demandent les Gilets jaunes et les deux tiers des Français, c’est que l’Etat revienne pour ses dépenses dans la moyenne européenne et se serre la ceinture comme il force les Français à le faire en pillant leurs économies, en taxant leur travail comme un malade, en rabotant leurs retraites.

    L’Imprécateur 09/04/2019

    1 – La Blockchain est la technique des start-ups qui fonctionnent de façon décentralisée, sans chefs officiels, progressent sans que tous les aspects techniques aient été résolus, y compris dans les échanges de valeurs (c’est le bitcoin). Tout cela est  beaucoup trop progressiste pour des énarques ancrés dans les valeurs conservatrices d’une administration et d’un État fort et centralisé. La Suisse, par exemple, fonctionne selon la blockchain : décisions prises par les votations au niveau cantonal, plus rarement de la Confédération, gouvernement presqu’invisible, président et ministres quasi inconnus.

    2 – Annexe au projet de loi de finances pour 2018 : « 462 personnes sont au service exclusif du Premier ministre. 60 personnes au service intendance (cuisine, hôtellerie), 155 pour l’assistance (administration, courrier, secrétariat), 139 personnes pour la sécurité des bâtiments et 38 pour sa protection personnelle« .

    3 – Conseillers officieux : selon le même document, il s’agit de personnes qui ne sont pas comptabilisées dans le personnel du cabinet ministériel parce qu’elles sont détachées de diverses administrations qui les paient. Il y aurait dans le gouvernement Philippe  406 conseillers officiels, déclarés et payés, et 2 306 « officieux », mais ces chiffres datent de l’annexe du projet de loi 2017 et ne sont donc pas à jour.

    4 – Concernant l’optimisation de la gestion de l’Etat, voir le chapitre B du Projet pour la France que vous pouvez télécharger, lire et diffuser en cliquant ici.

    Source : Minurne

    https://www.polemia.com/macron-en-marche-vers-echec/

  • Le feuilleton chez Alstom s’enrichirait-il d’un nouveau scandale ?

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    Le département des activités électriques d’Alstom a été vendu, en 2014, à General Electric avec la bénédiction d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie de François Hollande. 

    Cette cession s’est faite dans des conditions un peu troubles, si l’on en croit un livre publié par Frédéric Pierucci, ancien dirigeant d’Alstom et emprisonné pendant deux ans aux États-Unis, Le piège  américain.
    Ce dernier avait été arrêté pour une affaire de corruption en Indonésie au nom du principe d’extraterritorialité mis en avant par les Américains, qui leur permet de poursuivre quiconque a commis une infraction dans le monde même si aucun ressortissant ou aucune entreprise des États-Unis n’est en cause. 
    C’est bien pratique quand il s’agit d’affaiblir les concurrents d’un consortium américain. 
    M. Pierucci prétend que ses ennuis judiciaires n’avaient qu’un but : faire pression sur la direction d’Alstom, surtout sur son PDG Patrick Kron, pour le forcer à vendre les activités électriques de son groupe à General Electric. 
    Selon Frédéric Pierucci, en cédant à l’ultimatum américain, Patrick Kron aurait acquis l’impunité vis-à-vis de la justice des États-Unis. 
    Bien entendu, M. Kron se défend contre une telle accusation. Interrogée par le député LR Olivier Marleix, qui préside la commission d’enquête sur Alstom, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que les activités électriques d’Alstom n’étaient pas viables et que la vente à General Electric s’imposait. 
    Elle justifie, ainsi, l’avis de M. Macron, en 2014, qui autorisa la transaction. M. Marleix n’a pas été convaincu : le 17 janvier dernier, il a envoyé une lettre au parquet de Paris pour l’informer des circonstances de la cession de plusieurs départements d’Alstom. 
    En effet, la Justice a ouvert une enquête préliminaire sur les dons reçus par M. Macron pour sa campagne présidentielle. 
    Or, des personnes qui ont bénéficié des diverses cessions se retrouveraient parmi les donateurs ou les organisateurs de dîners de levée de fonds. 
    M. Marleix s’interroge, de ce fait, sur une potentielle corruption. 
    L’association Anticor, de son côté, avait déposé une plainte pénale contre X en janvier 2018 pour négligences, car l’État n’aurait pas activé ses droits de préemption, le privant, paraît-il, de 350 millions d’euros de plus-values. 
    Cette plainte, qui agaçait les pouvoirs publics, a été classée sans suite par le parquet en mars 2018.
    La gestion des activités électriques est une bien mauvaise affaire pour General Electric, au point que certains se demandent si les Américains n’ont pas été roulés. 
    Mais tout dépend de ce que ceux-ci recherchaient. 
    Voulaient-ils acquérir une entreprise en bonne santé qu’ils auraient développée et fait fructifier ou désiraient-ils seulement se débarrasser d’un concurrent en liquidant toutes ses usines ? 
    L’entreprise américaine avait promis de créer 1.000 emplois ; elle en a été incapable et a dû verser 50 millions d’euros de dédommagements à l’État. 
    Pire : elle prépare un plan social drastique à l’usine de Belfort. 
    Les 700 départs volontaires n’ayant pas suffi, il faudrait encore licencier 800 ouvriers sur un total de 1.900.
    Et voici que Hugh Bailey, un proche d’Emmanuel Macron, l’un de ses conseillers lorsqu’il était ministre de l’Économie, et qui donc aurait piloté la vente d’Alstom, va prendre la direction générale, le 22 avril prochain, de la branche française de General Electric ! 
    Et c’est lui qui sera chargé du plan social qui s’annonce douloureux et potentiellement dangereux pour M. Macron. 
    Un nouveau scandale en perspective dans une affaire qui en connaît beaucoup ? 
    Christian de Moliner

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/04/le-feuilleton-chez-alstom-senrichirait.html#more

  • Pensée unique et retraite étatiste

    6a00d8341c715453ef0240a452644e200c-320wi.jpgPour la grande majorité des Français, la revalorisation des pensions sur la base de l'indice des prix à la consommation devrait aller de soi. On a complètement oublié qu'en 1959 le ministère des Finances entreprit d’interdire les clauses d'indexation pour créer un nouveau franc. La stabilité monétaire ne fut balayée que par la crise de 1968 et les concessions faites à la CGT.

    Le rôle irremplaçable des girouettes consiste à nous indiquer le sens du vent. Les perroquets et la plupart des enfants ne font que répéter ce qu'ils entendent dans la bouche des humains et des grandes personnes.

    Observons par conséquent les propos d'une revendeuse de la pensée unique, Mme Aurore Bergé. D'abord soutien d'Alain Juppé, elle appartenait à son équipe de campagne lors de la primaire de la droite et du centre de 2016. Auparavant elle avait été formée, ou plutôt formatée, à l'école des cadres de l'UMP, joliment nommée Jeunesses populaires comme s'il s'agissait d'une organisation de masse du parti communiste d'autrefois. En 2017, après le fiasco des primaires, elle rejoignit Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne présidentielle de 2017. Elle en fut récompensée aux élections législatives qui suivirent par un siège de députée de la 10e circonscription des Yvelines, dominée depuis 30 ans par la démocratie-chrétienne, Christine Boutin puis Jean-Frédéric Poisson.

    À l'Assemblée nationale, on la retrouve membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation.

    Or, elle figure également dans l'organigramme du parti de La République en marche[1], en tant que en chargée de la "riposte". Le lecteur se pose peut-être la question : à quoi l'a-t-on chargée de "riposter" ? On va mieux le comprendre à la lecture de ses gazouillis[2]sur son compte twitter :

     @auroreberge : "Le gel des pensions de retraite est une mesure de justice sociale. Dans ma circonscription je croise tous les jours des retraités qui prennent 3 repas par jour et parfois même un goûter. Ils doivent faire un effort, ils ont les capacités de le faire[3]".

    On retrouve ici la subjectivité sous-jacente à la politique concrète des technocrates. Cette haine liberticide du bourgeois[4]est véhiculée en France depuis des décennies par le monopole idéologique et culturel de la gauche. Et elle est devenue pensée unique, commune aussi bien aux ex-marxistes restés "à gauche" qu'aux ex-banquiers classés "à droite". Pas si difficile donc de satisfaire à la fois les deux "en même temps".

    Sur la question des retraites, coca-cola et pepsi-cola se confondent dans leur manière de considérer "la" retraite sous l'angle de l'étatisme, de l'envie et de l'égalitarisme, en tournant le dos à l'épargne personnelle et familiale. Le discours tenu par une Bergé, qui ne l'a pas inventé, va même ici jusqu'à gommer toute référence à des droits individuels, acquis au cours de 40 ans de cotisations. La boucle collectiviste est ainsi bouclée.

    On se souviendra que les ministres de la citadelle Bercy, les ralliés venus au secours de la victoire macronienne de 2017, venus précisément du parti LR ont été qualifiés, ou se sont définis eux-mêmes, comme autant de "juppéistes". Cette épithète, si contraire à l'euphonie, convient parfaitement à Mme Bergé. D'ordinaire un tel étiquetage n'est pas exempt de ridicule, dans la mesure où l'emploi légitime d'un adjectif en "iste"requiert une pensée en "isme". Et l'on chercherait vainement les écrits philosophiques du sieur Juppé.

    On ne ferait certes pas un gros volume en rassemblant les discours significatifs de ce personnage. En revanche on peut lui reconnaître une certaine continuité dans la nuisance depuis son ascension, dans le sillage de Chirac ; et s'agissant de la protection sociale, plus encore peut-être que dans d'autres domaines, où il est parvint aussi à réaliser d'assez gros dégâts, comme ministre des Affaires étrangères notamment. Il immortalisa en 1995 l'expression "droit dans mes bottes", on rappellera aux jeunes générations qu'il s'agissait alors de son "plan", annoncé en novembre à l'Assemblée nationale. Son caractère réformateur fut abandonné pourtant de jour en jour par lui-même[5]. Seule subsista en février 1996 la mainmise étatique sur la sécurité sociale.

    Les conclusions du grand débat tendront-elles à faire de même ? On peut hélas le craindre.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1]cf. Les responsabilités personnelles sur le site du parti Larem.
    [2]Les messages  sont appelés  touites sur le site twitter: l'anglais to twist devrait se dire en français gazouiller.

    [3]Message d'Aurore Bergé du 29 août 2018.
    [4]cf. L'Insolent du 14 septembre 2010 "La haine liberticide du bourgeois."
    [5]on peut lire à ce sujet L'Insolent du 16 janvier 2016 : "Juppé 2016 et son image d’État fort."

    https://www.insolent.fr/

  • L’affaire Ghosn n’est pas une simple affaire de fraude !

    L’affaire Carlos Ghosn n’est pas la simple affaire de fraude fiscale d’un homme qui passe pour être hautain et est souvent détesté par ses propres collaborateurs. En réalité, elle dévoile le caractère hyper-nationaliste des Japonais qui ne supportent pas que des étrangers viennent administrer des sociétés japonaises chez eux.

    Il ne faut pas oublier que le ministère de l’industrie japonais, le METI anciennement MITI, exerce une fonction tutélaire sur les entreprises japonaises, les informe des marchés étrangers à conquérir, leur prodigue mille conseils et les garde des prédateurs étrangers. En un mot, il est le gardien de la souveraineté économique du Japon et entend le rester.

    On est à cent lieues de la mondialisation heureuse sans frontière, prônée par l’idéologie ultra-libérale des multinationales qui méprisent les souverainetés des Etats et veulent les ignorer.

    Pour le METI, le libéralisme a des limites, et les dirigeants japonais de Nissan ont visiblement trouvé dans les fautes, voire les fraudes de Carlos Ghosn, l’occasion pour reprendre le contrôle qu’ils avaient perdu sur leur entreprise, il est vrai redressée par le Franco-Libanais. De véritables ingrats mais nationalistes ces Japonais !
    Rien de bien étonnant lorsque l’on connaît l’histoire du Japon.

    Un seul objectif pour la France : sortir de la naïveté des marchés et de l’idéologie du libéralisme et tout mettre en œuvre pour que Renault garde son autonomie et retrouve des bases solides de coopération avec Nissan ou avec d’autres.

    Un dernier point, cette affaire illustre parfaitement le retour des États dans le processus économique, et certains n’hésitent pas à utiliser des méthodes fortes avec des coups en dessous de la ceinture : cas d’Alstom où le Département de la Justice américain (DOJ) arrête et jette en prison un cadre supérieur du groupe et c’est la même méthode avec Nissan.

    Il nous reste à ouvrir les yeux, et à nous rappeler que la réciprocité est le début de la sagesse sur la scène internationale. Assez de naïveté !

    Jacques Myard

    https://www.bvoltaire.fr/laffaire-ghosn-nest-pas-une-simple-affaire-de-fraude/

  • Éric Zemmour : « Entre Macron et Sarkozy... » Quid ?

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    Macron a accompli le rêve de Giscard et de Sarkozy. Pas étonnant que ce dernier se retrouve en lui. Quel rêve ? Réaliser l'union des deux bourgeoisies libérales mondialisées, de droite et de gauche. Éric Zemmour l'explique ici. À sa manière, intelligente et érudite. (Figaro Magazine du 5.04). LFAR 

    1974703160.jpg« «Entre Macron et Sarkozy, une couche de baume Tocqueville »

    Dans ses souvenirs, Alexis de Tocqueville raconte avec goguenardise que, devenu ministre des Affaires étrangères de la IIè République, il s’empressa de consulter ses prédécesseurs à ce poste.

    Ceux-ci, ravis et flattés du geste, leur amour-propre satisfait, louèrent fort son action alors même que Tocqueville n’avait suivi aucun de leurs conseils.

    Tout se passe comme si Emmanuel Macron avait lu les souvenirs de Tocqueville. En tout cas avec Nicolas Sarkozy. L’ancien président est consulté, invité, écouté. On le voit aux côtés de son successeur, communiant dans l’évocation émue de la résistance du plateau des Glières pendant la Seconde Guerre mondiale, dont il avait fait un lieu de mémoire durant son quinquennat. Sur les photos, Sarkozy est aux anges. Le baume Tocqueville est efficace. Bien sûr, Macron y voit un intérêt politique indéniable. Avec Sarkozy à ses côtés, il envoie une carte postale à l’électorat de droite, une de ces fameuses cartes postales dont son prédécesseur était si friand.

    Mais pas n’importe quel électorat de droite: la bourgeoisie libérale, européiste, qui avait déjà fait mouvement lors de l’élection de 2017. Une bourgeoisie juppéiste, raffarinienne, et désormais sarkozyste, qui a aimé les réformes libérales du nouveau président (refonte du code du travail et du statut de la SNCF) et qui, à l’occasion des violences autour des « gilets jaunes », a rejoint le peloton serré d’un parti de l’ordre éternel.

    Sarkozy aime compter, être sollicité, écouté. Plus qu’un homme d’idées ou de convictions, il est un tempérament, une force vitale. On l’a vu la semaine dernière lorsque, invité à Budapest à un colloque sur les migrations, il a délivré un discours dont les médias n’ont retenu que la phrase sur « Orbán, mon ami ». C’était l’objectif. Montrer que Sarkozy existe encore, en tant que faiseur de paix au sein du PPE.

    Les médias et la gauche vont en déduire que Macron fait un nouveau virage à droite. Ils ont tort. Sarkozy, privé de sa quille conservatrice incarnée par Patrick Buisson, n’est pas de droite. Il est un libéral. Comme Juppé ou Raffarin, il incarne cette partie de la droite française qui, privée de son adversaire communiste, retrouve tout naturellement son pendant de gauche, la bourgeoisie progressiste, libérale aussi, anciennement rocardienne.

    C’était déjà le vieux rêve de Giscard que de s’allier avec le courant rocardien du PS et d’unir les bourgeoisies des deux rives autour d’un projet européen. Sarkozy s’y était lui aussi essayé, avec la fameuse « ouverture » : après avoir promis le « karcher » aux électeurs populaires du FN, qu’il avait détachés d’un Jean-Marie Le Pen vieillissant, il avait mis Kouchner dans son gouvernement ! Alors que le candidat Sarkozy de 2007 ferraillait en campagne contre « l’esprit 68 », Cohn-Bendit avait dit de lui qu’il était « le plus soixante-huitard de tous ». Dany le Rouge avait frappé juste.

    Macron a accompli le rêve de Giscard et de Sarkozy. Pas étonnant que ce dernier se retrouve en lui. Il l’a d’ailleurs affirmé lui-même : « Macron, c’est moi en mieux ! »  

  • La retraite enjeu politique

    6a00d8341c715453ef0240a4520a4b200c-320wi.pngCe 11 avril, une nouvelle vague de mobilisations des retraités était organisée, à Paris, mais aussi dans 130 villes de l'Hexagone. L'appel était signé par 9 centrales syndicales. On y trouve en tête la CGT et la FSU. On se retrouve en terrain de connaissance avec les deux syndicats du parti communiste. Les voilà désormais soutenus par la nouvelle direction de FO. Il ne s'agit, certes, ni de la première ni de la dernière manifestation de cet ordre. Et on ne se crispera pas sur l'évaluation du nombre des piétons.

    On pourrait en effet ironiser sur la triste recension de l'événement, par exemple dans Ouest-France[1]. Cet excellent journal, si les Parisiens l'ignorent trop souvent, reste le n° 1 de la presse française. Grâce à lui nous découvrons cependant "qu'à Landerneau la mobilisation est restée faible". Dans la langue de tous les jours, cette excellente ville de 16 000 habitants, correspond au paradigme de l'endroit perdu. L'endroit improbable dont personne ne se préoccupe dans les lieux de pouvoir : jusqu'en 1789 à la cour de Versailles, aujourd'hui au palais de l'Élysée.

    Sans doute, les vieux travailleurs se sont retrouvés peu nombreux dans chacun des rassemblements organisés ce 11 avril. Mais un fait devrait impressionner un peu plus les commentateurs agréés : les bureaucraties de la CGT et de la FSU ne sont pas seulement parvenues à rallier à leur mot d'ordre 7 autres centrales, y compris la CFTC et FO ; mais encore ces gens ont organisé plus de 100 cortèges, jusque dans telle aimable commune du Finistère.

    Combien se comptent leurs contradicteurs dans la France profonde ? Zéro.

    Deux préoccupations sont agitées par les organisateurs. Sans doute minoritaires, en fait, dans l'opinion, ils recoupent et cherchent à manipuler une inquiétude, quant aux conditions de leur retraite, que semblent partager, si l'on se fie aux sondages, 81 % des Français.

    L'illusion cependant demeure, en dépit d'une incertitude grandissante : on imagine, aussi bien chez les piétons de la CGT que chez nos prétendus droitiers, la continuation perpétuelle de l'assurance vieillesse à dominante étatiste.

    Pour aller au fond des choses, et nous tenterons de l'aborder dans nos prochaines chroniques, la question centrale n'est pas de supprimer toute garantie collective mais celle d'accorder le plus de place possible à l'épargne personnelle et familiale. Or, sur ce point droite chiraquienne et gauche marxiste, formatées l'une autant que l'autre dans les mêmes séminaires régimistes se sont accordées pour enrégimenter et engloutir la totalité des financements dans ce qu'on appelle répartition. Ils ont engouffré de la sorte dans le même désastre toutes les autonomies corporatives, toutes les institutions spécifiques des cadres, toutes les préoccupations de politique familiale, etc.

    Votre serviteur a retiré un souvenir assez précis d'une expérience de plus de 30 ans sur cette question. Elle avait commencé par une adhésion en 1986 au CDCA. Ce courageux syndicat interprofessionnel contestataire, alors dirigé par Christian Poucet, basé à Montpellier, regroupait des travailleurs indépendants de tous statuts, aussi bien des professionnels libéraux que des agriculteurs, des artisans ou des commerçants.

    Toutes ces catégories sociales ont été incorporées de force à divers organismes monopolistes. Ceux-ci, faussement démocratiques étaient supposés gérer les revenus de leurs vieux jours. Institutions héritées du corporatisme d'État des années 1940, puis de la loi Royer de 1973, ont, pour la majorité d'entre elles, disparu depuis.

    La réforme de 2003, notamment, a fusionné et satellisé sous le nom de RSI les caisses de retraite et de maladie des commerçants et artisans, dont les administrateurs étaient jusque-là, très théoriquement, "élus". Depuis, un simple jeu de logos a permis, selon la charmante expression administrative employée pour la circonstance pour qualifier l'absorption de cette façade étatique, d'adosser ce régime unifié à l'Urssaf.

    Ainsi, depuis un quart de siècle, la grande préoccupation des politiques, de droite comme de gauche, consiste à rendre la protection sociale encore plus étatique. Le dédain et l'ignorance avec lesquels, non seulement les technocrates mais aussi, pour appeler les choses par leur nom, la bourgeoisie parisienne ont traité les classes moyennes, me semblent expliquer leurs révoltes d'hier et leur mécontentement profond d'aujourd'hui.

    Il apparaît désormais que notre juste cause servait celle de la liberté. Elle contenait aussi, par ses propositions d'alors, les germes des solutions de salut public qui, le rédacteur de ces lignes l'espère pour sa part, triompheront demain.

    À suivre, par conséquent…

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. article de Ouest-France le 12 avril : "Landerneau. Faible mobilisation des retraités".

    https://www.insolent.fr/

  • Un débat centré sur l’écologie pour éviter de parler d’immigration

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    Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Les médias idéologiques sont à la manœuvre. Depuis des semaines, ils nous expliquent que ce qui ressort des contributions du Grand Débat, au-delà de la fiscalité et de la justice sociale, c’est l’environnement. Ils font artificiellement monter le thème de l’écologie en multipliant les reportages sur le sujet et en valorisant toutes les initiatives des jeunes pour la planète. Ça marche, cette thématique est petit à petit imposée à l’opinion manipulée,  ce qui profite aux courants politiques gauchistes déguisés en verts. Les écolos montent en tout cas dans les sondages.

    L’objectif est bien sûr d’évacuer du Grand Débat, et de marginaliser pour les élections européennes, le thème porteur pour les populistes et nationalistes de l’immigration. A eux donc d’alerter les électeurs et de réintroduire le plus grand péril pour notre mode de vie et  de survie : la submersion migratoire. Cette submersion est liée bien sur à la démographie mondiale.

    Il est bien évident que la surpopulation de notre planète est sans conteste la pollution finale. Même les bobos s’en sont rendu compte. Le problème, c’est qu’ils veulent appliquer une sorte d’avortement écologique aux pays qui, déjà, ne font plus assez d’enfants.

    Une focalisation sur le monde blanc

    Ce n’est pas entièrement nouveau. C’est parce qu’il avait estimé la Chine incapable de nourrir son quasi-milliard d’habitants que Mao-Tsé-Toung institua la politique de l’enfant unique. Le communisme abandonné en faveur d’un capitalisme effréné à l asiatique, la natalité a repris et le «  petit empereur » a partagé son trône avec des familles plus nombreuses mais ou les filles tout de même sont toujours mal venues. Pour «réduire le nombre d’habitants sur terre » et plus seulement dans l’Empire du milieu, l’ancien député national et européen Vert Yves Cochet, archétype du Khmer vert qui répète depuis 2009 que nous Européens devons « il faut faire moins d’enfants » car le « bilan carbone » de ceux-ci serait trop élevé,  préconisait  dans L’Obs’ du 3 janvier  de renverser notre politique d’incitation à la natalité, en inversant la logique des allocations familiales. « Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance », menaçait-t-il, tout en précisant que ce beau projet ne  devait bien sûr s’appliquer qu’aux « pays riches » (lire : blancs), coupables et responsables et où il fallait d’urgence… « limiter nos naissances pour mieux accueillir les migrants » !

    Véganisme et stérilisation volontaire

    La même obsession d’en finir avec la natalité du monde blanc pourtant incapable, avortement aidant, de tout renouvellement des générations  se retrouve chez les nouvelles militantes du «  zéro enfant » devenu à la mode comme le vegan.

    Aux États-Unis, on les appelle les Ginks, pour Green Inclinations No Kids. Des féministes le plus souvent qui considèrent que la surpopulation a des effets dévastateurs sur le réchauffement climatique et qui ont décidé de ne pas procréer pour sauver la planète. Pour les Ginks, refuser de faire des enfants est un geste militant. Cela revient à alléger son empreinte climatique, à refuser de peser dans l’explosion démographique, à moins participer à l’épuisement des ressources naturelles de la planète… Certaines militantes vont même jusqu’à soutenir que la seule issue possible est la stérilisation définitive, pour les femmes, et la vasectomie pour leur conjoint. Interrogée par TV5 Monde, Lisa Hymas, la fondatrice de Ginks, affirme que « la maternité devrait être plus réfléchie. Il s’agit d’un choix qui va au-delà d’un besoin personnel égoïste, mais qui doit aussi prendre en compte l’intérêt de tous ».

    Cette doctrine  a déjà trouvé comme toujours un certain écho auprès de personnes sensibilisées à l’écologie en France. « C’est un cheminement qui m’a pris du temps. Il n’y a encore pas si longtemps, je voulais des enfants. Quatre ou cinq, même. Mais depuis trois ans, je me dis que ce n’est pas raisonnable de donner la vie dans cette société », tranche une certaine Marjorie Zerbib.

    Une cinquantaine de personnes – autant d’hommes que de femmes, c’est beau la parité médiatique organisée —, ont répondu à l’appel à témoignages lancé comme par hasard par France Info. Obsédés des menaces qui pèsent sur l’environnement, tous ont décidé qu’il était de leur responsabilité de ne pas aggraver la situation. Pas question pour eux de contribuer à l’augmentation de la population mondiale en donnant la vie.

    On peut en être sûr : comme le véganisme, le mouvement va s’étendre et devenir un snobisme… et une excuse pour vivre  égoïstement. Mais, comme toujours, il ne concernera concrètement que le monde blanc déjà si malthusianiste. Très vite  on trouvera que les hommes qui peuvent faire des enfants à tort et à travers devront être les principaux concernés par un geste civique sans retour.

    Renoncer à avoir des enfants ? Certes, mais que ceux qui en font le plus, et ne peuvent même pas les nourrir puisqu’ils viennent chez nous pour accéder à une existence décente, commencent !

    Pierre Boisghilbert 08/04/2019

    https://www.polemia.com/debat-ecologie-eviter-parler-immigration/

  • Acte 22 : situation tendue à Toulouse, manifestations dans le calme à Paris (EN CONTINU)

    Acte 22 : situation tendue à Toulouse, manifestations dans le calme à Paris (EN CONTINU)© RT France
    La manifestation des Gilets jaunes à Toulouse, le 13 avril.

    Dans l'attente des premières annonces d'Emmanuel Macron après le grand débat, les Gilets jaunes vont tenter de maintenir la pression pour l'acte 22, avec notamment un rendez-vous national à Toulouse.

    Mise à jour automatique
    • Dans la capitale, la tension est montée d'un cran sur la place de la République. Comme en témoigne un journaliste RT France sur place, une partie de la place est recouverte par le gaz lacrymogène.

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  • Et maintenant, ils veulent piquer nos provisions !

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    La fusion des régimes de retraite permettra-t-elle à l’État de faire main basse sur les 165 milliards d’euros qui « dorment tranquillement » dans les comptes des caisses de retraite par répartition des libéraux, des indépendants, des commerçants, à l’AGIRC, l’ARRCO… ainsi que dans le fonds de réserve des retraites ?

    Un bien alléchant magot pour un État à la recherche du moindre euro pour combler les déficits chroniques de certains « régimes spéciaux » comme ceux de la SNCF ou de la fonction publique. Les déficits de ces régimes sont « abondés » (quel joli mot) par l’État (par exemple, plus de trois milliards pour la seule SNCF !).

    Seulement voilà, ce n’est pas si simple.

    D’abord, il faut expliquer l’origine de ces 165 milliards.
    16 milliards viennent de la RCI (retraite complémentaire des indépendants), qui a stocké dans ses comptes l’équivalent de neuf ans de pensions.
    22 milliards sont issus de la CNAVPL, la complémentaire des professions libérales (pharmaciens, médecins…), qui a gardé de quoi payer plus de sept ans de pensions.
    91 milliards proviennent des autres caisses de retraite par répartition, dont 71 pour l’AGIRC-ARRCO.
    36 milliards sont issus du fonds de réserve des retraites, un machin créé en 1999 par Jospin pour faire face à l’impact du « papy-boom » sur les retraites, que tout le monde a oublié.

    C’est donc grâce à leur saine gestion que les caisses de retraite par répartition ont pu constituer ce « matelas » de provisions « dans les bonnes années » afin de pouvoir payer les pensions futures en cas de mauvais temps. Ces provisions ont pu être constituées grâce aux cotisations des adhérents.

    Ensuite, il faut préciser la nature juridique et comptable de ces sommes et jouer au Michel Chevalet pour dire : « Une provision, comment ça marche ? » Une provision, c’est une somme « mise de côté » pour faire face à une dépense future dont la nature est certaine mais le montant encore trop imprécis pour être comptabilisé en dette « ordinaire », comme une facture non encore payée à un fournisseur. C’est l’anticipation d’une dette certaine et tel est naturellement le cas des pensions de retraite qui devront être versées aux cotisants tôt ou tard.

    Mais alors, me direz-vous, pourquoi parle-t-on partout des « réserves » des caisses de retraite par répartition ? Tout bonnement parce qu’on confond (volontairement, probablement) provisions et réserves, deux notions qui n’ont strictement rien à voir !

    Une réserve, comment ça marche ? Supposons une société ayant fait un bénéfice de 100 après impôt. La loi oblige ses propriétaires à dire ce qu’ils souhaitent faire de ce bénéfice. Ils peuvent le distribuer pour tout ou partie sous forme de dividendes, en incorporer tout ou partie au capital et/ou enfin en garder tout ou partie. Par exemple, distribuer 50 aux propriétaires et garder 50 en réserve. La réserve n’est rien d’autre qu’un bénéfice non affecté qui appartient aux propriétaires de la société. C’est pourquoi, dans un bilan, les réserves sont classées parmi les capitaux propres, tandis que les provisions sont classées en dettes.

    Dans le cas d’espèce, les 165 milliards n’appartiennent pas aux propriétaires des caisses mais aux cotisants. Par un tour de passe-passe classique qui consiste à « remonter » les provisions en résultat en les annulant, il est possible de transformer les provisions en réserves, puis de les distribuer. Dans le cas d’espèce, si toutes les caisses étaient fusionnées, c’est l’État qui « raflerait la mise » ! Bref, un vol pur et simple qui consisterait à spolier les cotisants d’un argent qui leur revient de droit. D’où le tollé général des « gens concernés » contre cette vilaine idée.

    Personnellement, si j’en avais les moyens, cela ne me dérangerait pas trop de venir financer la retraite d’un pauvre cheminot exténué par un rude labeur de guichetier, parti en retraite à 57,5 ans, alors que je suis encore obligé de bosser à 66 ans, mais ce n’est malheureusement pas le cas !

    Et je suis loin d’être le seul.

    Patrick Robert

    https://www.bvoltaire.fr/et-maintenant-ils-veulent-piquer-nos-provisions/

  • Grand bla-bla : une contribution sur deux a été… oubliée

    Grand bla-bla : une contribution sur deux a été… oubliée

    Lu ici :

    la moitié des contributions des Français n’ont pas été analysées pour la restitution du grand débat. Parce qu’ils n’ont pas été numérisés à temps par la Bibliothèque nationale de France (BNF) et parce que n’ont été pris en compte qu’une partie des cahiers citoyens, des comptes rendus des réunions d’initiative locale et des lettres envoyées à la mission du grand débat. Mais, pour ne pas gâcher la fête, ni le gouvernement, ni les garants, ni les prestataires ne l’ont avoué ce lundi, lors de la séance de restitution. De la même façon qu’ils n’ont pas dit que la moitié des textes rédigés sur la plateforme en ligne sont des copier-coller des mêmes remarques, ce qu’a mis au jour Le Monde. Conjuguées, ces deux informations invalident totalement les résultats qui circulent depuis quarante-huit heures sur ce que désirent les Français qui ont participé à cette consultation.

    Cette révélation, nous l’avons obtenue par hasard, en discutant avec un membre de l’équipe choisie par le gouvernement pour mener l’analyse des contributions libres (le consortium composé des entreprises Roland Berger, Cognito et Bluenove). Nous lui demandions si son travail était fini. Il nous a alors lâché que non, qu’il y avait encore des contributions à analyser […]

    Seulement 5 058 contributions ont été étudiées sur les 16 874 que la Bibliothèque nationale de France a numérisées. 5 481 réunions d’initiatives locales ont été étudiées sur les 9 454 restituées, et 13 644 cahiers sur les 18 647 recensés. 24 183 documents ont été traités alors que 44 975 ont été numérisés, ce qui représente 53,8%. Un chiffre à nuancer puisque 680 comptes-rendus de réunions n’ont pas été transmis à la mission du Grand débat. La restitution du grand débat, avant les annonces d’Emmanuel Macron, n’a donc pas respecté la promesse de tenir compte de la parole de « tous les Français ».

    https://www.lesalonbeige.fr/grand-bla-bla-une-contribution-sur-deux-a-ete-oubliee/

  • Julian Assange : lanceur d’alerte en danger – Journal du vendredi 12 avril 2019

    Julian Assange : lanceur d’alerte en danger

    Réfugié depuis 2012 dans l’ambassade d’Equateur à Londres, le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté jeudi après la révocation de son asile politique. Alors qu’il pourrait être extradé vers les Etats-Unis, son arrestation a provoqué une levée de boucliers pour défendre la liberté de la presse.

    Un acte 22 des Gilets Jaunes sous le signe de la répression

    Malgré l’entrée en vigueur de la loi anti-casseurs, les Gilets Jaunes vont une nouvelle fois battre le pavé samedi pour un acte 22. Si le mouvement a connu un coup de mou la semaine passée, de nombreux mécontents restent déterminés partout en France.

    Unplanned : le succès du cinéma alternatif étasunien

    Alors que la remise en cause de l’avortement est en passe d’être interdite en France, les États-Unis voient entrer un film pro-vie dans le top 5 au box-office. Retour sur la « success story » d’Unplanned, « Imprévu » en français.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/julian-assange-lanceur-dalerte-en-danger-journal-du-vendredi-12-avril-2019

  • Le Rucher Patriote, premier site d’annonces entre patriotes

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    Le Rucher Patriote (https://rucher-patriote.fr). C’est sous ce nom qu’une jeune équipe s’attèle à la création du premier site internet d’annonces « entre patriotes, par des patriotes, pour des patriotes ». Avec un principe simple : « et si nous échangions prioritairement entre personnes de mêmes valeurs enracinées, plutôt qu’avec des inconnus ou des entreprises mondialistes ? »
    Entretien avec son initiateur, Thomas Whyte.

    Polémia : Vous proposez de lancer un site d’annonces entre patriotes. Tout d’abord, comment définissez-vous un patriote ?

    Thomas Whyte : Pour nous, un patriote est tout simplement celui qui est animé de l’amour sincère de nos terres, de notre pays, de notre histoire, de notre culture, de notre civilisation… et du peuple que nous sommes depuis des siècles, sinon des millénaires. Sont patriotes tous ceux de notre peuple qui veulent continuer à vivre selon nos valeurs communes forgées en plus de 1500 ans d’histoire de France, et plus de 3000 ans d’histoire de notre grande civilisation européenne, aux profondes racines gréco-romaines, chrétiennes, celtiques, germaniques, nordiques, slaves.

    Cette définition est davantage détaillée sur le site du Rucher Patriote, à travers deux textes : notre Charte des valeurs, et notre Manifeste.

    La Charte expose les valeurs que nous estimons consubstantielles à notre pays et à notre civilisation. Le Manifeste expose pourquoi ces valeurs, que nos ancêtres ont pour la plupart portées en eux sans même avoir à y songer, sont aujourd’hui menacées ; pourquoi il faut les défendre, par-delà toutes querelles secondaires ; et comment le Rucher Patriote peut, à sa modeste échelle, contribuer à ce combat de sauvegarde et de restauration de notre patrie.

    Polémia : Pouvez-vous nous présenter le concept du Rucher Patriote ?

    Thomas Whyte : Celui d’une sorte de « Le Bon Coin », mais spécifiquement pour patriotes : « Je cherche un plombier… une garde d’enfants… un locataire… une location… la bonne recrue pour mon entreprise… un stage de fin d’études… un meuble… j’ai des vêtements à donner… les produits de mon artisanat à vendre… ma boutique enracinée à faire mieux connaître… » Tous ces échanges de notre vie courante, il nous arrive de devoir les faire, à regret, avec des personnes ou avec de grandes sociétés qui bafouent nos valeurs. Alors qu’il existe des patriotes, ou leurs entreprises, avec lesquels réaliser ces mêmes échanges sans desservir notre patrie – mais au contraire en nous rendant mutuellement plus forts.

    Beaucoup de patriotes se sentent isolés aujourd’hui, à cause d’une propagande mondialiste hégémonique. Mais nous sommes nombreux ! Nous serions étonnés de découvrir combien de personnes très proches géographiquement partagent nos valeurs. Encore faut-il se trouver : voilà l’utilité première du Rucher Patriote.

    Pour garantir la confiance entre les membres, tous les inscrits au site d’annonces devront cocher des cases garantissant adhérer à notre Charte et à notre Manifeste ; et, passée la phase de lancement, l’inscription sur le site impliquera d’être parrainé par au moins deux patriotes déjà membres.

    Je précise que le Rucher Patriote est administré par une association à but non lucratif (loi 1901), dénommée Propolis, qui est strictement indépendante de tout parti politique. Nous sommes de simples citoyens patriotes, soucieux du bien commun de notre peuple.

    Polémia : Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur vous-même, et votre équipe ?

    Thomas Whyte : J’ai été avocat pendant une décennie, et travaille depuis 2018 à des projets entrepreneuriaux dans les domaines informatiques et patriotes. Un retour à un engagement de jeunesse, puisque entre mes 15 et 25 ans j’ai beaucoup milité au service de convictions patriotes, principalement dans le secteur associatif. Une fois mon activité professionnelle engagée, j’ai « levé le pied », mais au fil des ans il me taraudait de plus en plus d’y revenir, c’est-à-dire de consacrer à nouveau une part significative de mon temps et de mon énergie à la cause de notre peuple.

    rucher-equipe-308x450.pngL’équipe du Rucher est jeune (vingtenaires ou trentenaires essentiellement), et animée du même désir d’aider notre peuple face aux immenses défis historiques que nous traversons. La page « Notre équipe » du site la présente plus en détail.

    Polémia : Sur votre site, vous indiquez viser l’émergence d’une économie patriote, de quoi s’agit-il ?

    Thomas Whyte : De la force du nombre !

    En 2017, près de 11 millions d’électeurs ont rejeté le candidat cosmopolite, malgré 40 ans de propagande diabolisante. Et le mouvement des Gilets Jaunes (surtout dans ses débuts, avant les tentatives d’extrême gauche de pourrissement par la violence, et de récupération) montre que l’amour de notre pays reste une valeur cardinale dans le cœur de notre peuple : la grande majorité ne sont pas des casseurs, mais chantent spontanément la Marseillaise, soutenus par 60 à 80 % des Français selon les études.

    Si, par le Rucher Patriote, nous parvenons à relier ne serait-ce que 1 % de ces personnes, ce seront des centaines de milliers de patriotes qui échangeront entre eux. Et sans dépenser davantage, mais simplement en réorientant chaque fois que possible nos dépenses ordinaires vers d’autres patriotes, plutôt que vers des mondialistes, créant une véritable économie patriote !

    Mobiliser cette énorme puissance économique et sociale des patriotes, c’est un autre grand enjeu du Rucher Patriote.

    Polémia : Quand le site d’annonces sera-t-il opérationnel ?

    Thomas Whyte : Le financement de l’important codage d’un tel site (sans compter les divers autres frais) reste le point vital : le fameux nerf de la guerre ! C’est pourquoi nous avons lancé une campagne de financement participatif, accessible via la page « Faire un don » de notre site actuel.

    Si suffisamment de patriotes nous apportent dès aujourd’hui leur soutien, le site d’annonces devrait être opérationnel en septembre 2019, ou dans le courant de l’automne 2019.

    Le Rucher Patriote, premier site d’annonces entre patriotes

    Le Rucher Patriote, premier site d’annonces entre patriotes

    Polémia : Quels sont les premiers retours que vous avez sur votre initiative ?

    Très bons : nous recevons beaucoup de messages enthousiastes ! Tous expriment également une forme de soulagement, un cri du cœur que l’on pourrait verbaliser ainsi : « Je ne suis donc pas le seul à vouloir continuer à vivre en France en Français, et non en apatride mondialisé interchangeable ! Hâte d’échanger avec les autres patriotes ! »

    Thomas Whyte : Comment vous soutenir ?

    De trois manières :

    1) La plus simple, la plus efficace – et de surcroît gratuite ! – est de vous inscrire à notre lettre d’info, via le bouton orange « Échanger entre Patriotes » sur le site du Rucher : https://rucher-patriote.fr

    Cela ne prend que deux minutes, ne demande qu’une adresse électronique, mais nous aide réellement : car un site d’annonces n’a d’intérêt que si, le jour de son lancement, suffisamment de patriotes y sont très vite présents. C’est notamment pour cela que nous communiquons à ce stade, et que nous invitons toutes les personnes intéressées à ne pas attendre la réalisation du site d’annonces final pour se manifester, mais à le faire maintenant, via l’inscription à notre lettre d’infos.

    Le site d’annonces ne pourra voir le jour que si suffisamment de patriotes ont fait cette démarche de nous témoigner leur intérêt.

    2) Vous pouvez aussi nous aider en parlant du Rucher Patriote autour de vous. À votre famille, à vos amis, à toutes vos connaissances susceptibles d’adhérer aux valeurs patriotes que nous partageons. Notamment en relayant notre site à tous vos contacts patriotes en ligne.

    3) Enfin, vous pouvez nous aider en nous adressant un don. La réduction fiscale de 66 % est applicable (un don par exemple de 100 € ne vous coûtera ainsi que 34 €).

    Par souci d’indépendance, nous refusons toute subvention publique. Seul les dons des patriotes rendront donc possible le site d’annonces qui nous rendra collectivement plus forts.

    Merci à tous ceux dont le soutien, sous l’une ou plusieurs de ces trois formes, permettra d’édifier le Rucher Patriote !

    Entretien avec Thomas Whyte 07/04/2019

    https://www.polemia.com/le-rucher-patriote-premier-site-annonces-patriotes/

  • 4,5 millions de signatures : la revanche de la France des gilets jaunes ?

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    « Attelage baroque » : c’est ainsi que la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndinaye qualifiait, ce mercredi matin, l’initiative de parlementaires de tous bords de lancer une procédure de référendum d’initiative partagée (RIP), comme le prévoit notre Constitution, pour empêcher la privatisation d’Aéroports de Paris. Le matin même, le ministre Jacqueline Gourault, sur RTL, parlait de « drôle d’attelage ». Comme quoi les éléments de langage gouvernementaux laissent tout de même une marge d’initiative à chaque ministre pour broder autour du mot clé. En l’occurrence, le mot « attelage ». Il reste, au choix, les qualificatifs « bancal », « improbable » et « insolite ». Cependant, Bruno Le Maire, mercredi après-midi, à l’Assemblée, lui, s’est distingué en évoquant un « équipage de circonstance », soulevant une bronca sur les bancs de l’opposition, c’est-à-dire chez ses anciens camarades d’attelage…

    On a envie de reprendre les paroles de la chanson de Brel, dont on fêtait les 90 ans cette semaine, « Les Remparts de Varsovie » : « Je trouve Madame mauvaise copine. » Ou bien les mots d’enfants de cour de récréation : « C’est celui qui dit qui est. » Parce que, en matière d’attelages baroques, drôles, bancals, improbables ou insolites, nous sommes quand même bien montés, depuis deux ans. Un gouvernement composé d’anciens Républicains échappés de leur écurie et de socialistes de labour reconvertis en chevaux de course, sans parler de la mouche du coche de Rugy, qui fit son miel dans la ruche écologiste. Ne parlons pas – mais si, justement, parlons-en – de la liste tirée par Mme Loiseau aux élections européennes. Atteler à la même charrette un Pascal Canfin, ancien président du WWF France, et l’ancien président des Jeunes Agriculteurs, Jérémy Decerle, il fallait oser. On appelle ça, depuis deux ans, le « en même temps ». Dans notre civilisation équestre, on dit « tirer à hue et à dia ».

    Et pourtant, Mme Gourault, qui est loin d’être un cheval de retour, ose s’exclamer : « Je ne savais pas que je verrais ça dans ma vie politique », à propos de cette initiative parlementaire. En 2012, c’est peut-être ce que s’étaient dit nombre d’électeurs de droite lorsque François Bayrou, mentor de Mme Gourault, annonça qu’il voterait François Hollande.

    Visiblement, cette initiative de plus de 200 parlementaires des deux chambres (alors qu’il en faut 185) a surpris et agace le gouvernement. Certes, les obstacles sont nombreux avant qu’un tel référendum ait lieu. D’abord, le référendum d’initiative partagée ne peut aller contre une loi qui vient d’être votée par le Parlement. Or, la privatisation d’ADP est inscrite dans la loi PACTE, qui doit être votée par l’Assemblée le 11 avril. Par ailleurs, la validation du Conseil constitutionnel est nécessaire. Ensuite, il faut l’approbation de 10 % du corps électoral, soit environ 4,5 millions de signatures de citoyens pour que la procédure vers un éventuel référendum aille à son terme.

    Et c’est là que réside le vrai danger pour le gouvernement. Le vrai référendum pourrait bien être cette pétition inédite à ce jour dans notre pays. On se souvient de la pétition contre le mariage homosexuel qui avait réuni près de 700.000 signatures en 2013. Il faudrait presque 6,5 fois plus de signatures dans le cas présent. La barre est haute, direz-vous ! Pas certain, dans le contexte de crise sociale profonde que connaît notre pays. La France des ronds-points, des gilets jaunes, pourrait trouver sa revanche derrière son ordinateur, après un grand débat aux questions fermées, voire biaisées, et qu’elle a massivement boudé, la cause des Aéroports de Paris ne serait alors qu’un prétexte. Les oppositions voient dans cette arme du RIP un levier amplificateur d’énergie extraordinaire. Elles auraient tort de se gêner. Il est évident que la réunion de ces signatures serait un désaveu terrible pour le pouvoir en place. Autant, pire peut-être, que pourraient l’être les résultats des élections européennes.

    Georges Michel

    https://www.bvoltaire.fr/45-millions-de-signatures-la-revanche-de-la-france-des-gilets-jaunes/

  • Gilets jaunes : la vie d’après des éborgnés

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    Ces gilets jaunes ont perdu l’usage d’un oeil en manifestation, des blessures qui se sont retrouvées au coeur des accusations de violences policières depuis novembre.

    Alors que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner recensait le 4 avril 209 enquêtes portant sur des soupçons de violences commises par les forces de l’ordre, cinq manifestants racontent la blessure et ses séquelles.

    https://fr.novopress.info/

  • Grand débat : atterrissage dangereux, par Ivan Rioufol

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    Défense de rire : ils étaient cinquante Foulards rouges, dimanche, place de la Bastille. Mobilisés par la macronie pour répliquer au “fascisme” et à la “violence” des Gilets jaunes, les tenants du parti de l’Ordre ont dû annuler leur marche vers la place de la Nation. Les commentateurs, prompts à souligner l’essoufflement du mouvement populaire lancé le 17 novembre, n’ont pas jugé utile de s’attarder sur le fiasco du camp qu’ils défendent. Cet échec spectaculaire dit beaucoup, pourtant, de l’isolement croissant du pouvoir. Ceux qui reprochent aux révoltés de répéter : “Nous sommes le peuple” ont arithmétiquement raison ; toute la France n’est évidemment pas Gilets jaunes. Cependant, rien n’aurait dû être plus facile pour le pouvoir et ses soutiens que de mettre en place une autre contre-manifestation nationale, faisant suite à celle du 27 janvier qui avait rassemblé laborieusement 10.000 personnes selon la police. Mais il faut croire que les citoyens ne se bousculent pas pour s’identifier aux “winners” de la “start-up nation”, promus par Emmanuel Macron.

    Les ploucs de la France périphérique ne parlent pas le globish et n’ont pas une calculette dans le cerveau. Pour autant, leurs idéaux démocratique et civilisationnel rendent leurs adversaires, prétendument sophistiqués, de plus en plus frustes, patauds, manichéens, complotistes. Les Foulards rouges, qui se poussent du col et disent représenter le progrès et la vertu, ont fait la démonstration, dimanche, de leur incompréhension du monde qui vient. L’histoire leur tourne le dos. Ce message est à entendre par le chef de l’Etat, qui se prépare à apporter ses réponses à l’insurrection civique.

    Le pouvoir, s’il veut sauver ses meubles, s’oblige à accompagner les premiers pas de la nouvelle révolution lancée par les Gilets jaunes. Un projet de société est à réinventer. Ce lundi, sur Europe 1, Nadine Morano (LR) a expliqué : “Les Français attendent de Macron qu’il répare ses fautes“. Cette analyse n’est qu’en partie exacte. En effet, le président n’est pas le seul responsable d’un système asphyxié par quarante ans de politiques indifférentes aux réalités et aux injustices subies par les Oubliés. Ce lundi, le premier ministre, Edouard Philippe, a fait la “restitution” du grand débat national, au cours d’un raout verbeux organisé au Grand Palais. Il se confirme que l’immigration est le sujet absent, alors qu’il apparaît dans les sondages comme la préoccupation première des Français pour les Européennes.

    Cette incongruité jette un doute sur la représentativité de ceux qui ont répondu à l’invitation du Pouvoir, qui a “langé” (lapsus hilarant de Philippe qui voulait dire : lancé) la parole des Français. Certes, les technocrates sauront apporter des réponses ponctuelles à l’exaspération fiscale ou à la simplification du mille-feuilles administratif. Mais ces mesures ne peuvent ignorer la quête de sens qui s’exprime aussi tous les samedis, sans violences depuis que l’extrême gauche se fait plus discrète ces trois dernières semaines. Il faut se plonger dans ces rassemblements disparates, où gauche et droite, extrême gauche et extrême droite se côtoient et se parlent, pour mesurer le besoin de mettre l’homme au cœur des décisions. La macronie est-elle capable d’appréhender cette dimension? L’atterrissage s’annonce dangereux.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 8 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/214223/grand-debat-atterrissage-dangereux-par-ivan-rioufol/