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31/03/2015

Déni de démocratie – Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)

— Marine Le Pen, ce résultat du second tour des départementales marque une belle progression malgré tout…

— C’est indéniable. Il s’agit d’un bouleversement politique, inévitablement. Je me souviens du plafond de verre dont on parlait quand j’avais raté les législatives à 100 voix à Hénin, quand nous avions manqué la municipalité en arrivant à plus de 48 %. On nous disait : « plafond de verre, plafond de verre ». Aux élections suivantes, nous gagnons au premier tour. Donc voilà : je pense que le plafond de verre n’existe plus, s’il a vraiment existé un jour. Il y a une vraie installation.

Déni de démocratie - Entretien avec Marine Le Pen (Présent 8325)Nous n’avons aucun département, mais nous ne l’avons jamais réellement espéré. La marche était trop haute. Pour rappel, nous n’avions qu’un seul conseiller général sortant sur 4 000. La progression est donc formidable. J’ai lu un article dont le titre révélait une image très juste. Il disait : « Ce n’est pas un raz-de-marée, c’est une inondation. » Je crois véritablement que c’est une inondation, c’est-à-dire que partout le FN monte, partout il fait des scores spectaculaires. Je ne connais pas beaucoup d’observateurs qui, il y a trois ans, auraient parié sur un résultat tel que celui-là.

— N’est-ce pas un paradoxe d’avoir 40 % des voix mais aucun département ?

— Oui effectivement, c’est le paradoxe de la démocratie à la française qui, je crois, exaspère de plus en plus de nos compatriotes. Parce que faire un tel score et ne pas avoir le nombre d’élus correspondant – il en est de même au Sénat, mais aussi à l’Assemblée nationale –, ça ne pourra pas durer bien longtemps. C’est un système qui a été conçu pour préserver des gens dont les Français contestent la politique. Encore une fois, nous ne sommes pas dans une véritable démocratie. La preuve, ce soir, c’est une évidence. Mais nous sommes bel et bien le premier parti de France, comme le premier tour l’a prouvé. Ce sera réparé bientôt. Ce sont des effets de seuil.

 

— Comptez-vous sur des minorités de blocage dans des départements et former des unions des droites au niveau local ?

— Je ne peux pas vous répondre ce soir, il faudrait que j’aie les résultats de tous les cantons dans les départements en question. Il est probable qu’il y a un certain nombre de départements dans lesquels le FN est susceptible de faire la bascule. Donc nous, nous allons faire de la politique. Nous respectons nos électeurs, nous savons ce qu’ils veulent, et par conséquent nous ferons une charte. Ceux qui nous demanderont nos voix pour pouvoir diriger le département devront s’engager sur un certain nombre de points qui sont essentiels dans notre esprit, et évidemment dans celui de nos électeurs. Donc, soit ils signent et nous leur apporterons ce soutien ponctuel, tout en gardant bien sûr notre capacité de rejeter les projets ou les rapports qui nous paraîtraient tout à fait négatifs ; soit ils ne le font pas, et ils prendront alors le risque de laisser le département au camp adverse.

— Le maillage s’installe, notamment en vue des régionales ?

— Oui bien sûr. Mais d’ailleurs, pour les régionales la situation est très intéressante car le mode de scrutin est différent (NDLR : proportionnel). Donc ce qu’ils ont fait dans ces départementales (NDLR : l’UMPS), et notamment dans les départements où nous avions une petite chance de gagner, pourront-ils le faire aux régionales ? Car il y aura deux possibilités, lorsque nous arriverons en tête. Soit ils fusionnent au second tour, UMP et PS, liste commune donc, ce qui serait je pense mortel dans l’esprit des Français pour la présidentielle. Soit l’un se retire au bénéfice de l’autre, et c’est la disparition totale d’une étiquette politique dans ce qui constitue aujourd’hui de gigantesques régions. Je pense donc qu’ils sont en train de se préparer des jours compliqués, avec les choix auxquels ils seront confrontés à l’avenir.

— Serez-vous candidate aux régionales ?

— Je n’ai pas encore pris ma décision. Elle ne dépend pas des résultats, car je suis convaincue que, dans la région Nord-Pas de Calais et Picardie qui est la mienne maintenant, nous allons gagner. La question se pose surtout à cause du choc entre deux calendriers. Le calendrier, précisément, de la gestion d’une grande région fusionnée, et le calendrier d’une campagne présidentielle qui m’apparaît, comme à beaucoup de Français, comme essentielle.

Propos recueillis par Louis Lorphelin et Caroline Parmentier

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Arras : douze élus Front National au conseil départemental de ce fief de la gauche

Le Pas-de-Calais avec son bassin minier, son vivier de pêcheurs, symbole historique d’une population s’étant construite dans la révolution industrielle, acquise aux idéaux de la gauche qu’elle soit communiste ou socialiste.

C’est là que Zola décida judicieusement de faire évoluer son Lantier, révolté contre le patronat, dans Germinal.

Son conseil départemental, dans le chef-lieu d’Arras a reçu la visite des douze nouveaux élus du Front National.

C’est un véritable évènement que de voir cet authentique fort Vauban de gauche se fissurer au profit du mouvement national.

Certes, une politique trop libérale du parti socialiste qui affaiblit considérablement une population déjà précarisée par le chômage de masse est une explication valable.

Bien sûr, les élus locaux, dont le maire d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, font un considérable travail de terrain à l”écoute des préoccupations concrètes de leurs habitants.

Il est vrai aussi qu’avec la « jungle » autour de Calais avec sa population en transition pour le Royaume-Uni et l’arrivée dans les zones pauvres de France d’une immigration massive, cette population constate dans sa vie de tous les jours que le « vivre-ensemble » n’est pas une chance pour la France.

Il n’en demeure pas moins que ce département était ancré dans l’imaginaire collectif comme un bastion imprenable de la gauche.

Cette heureuse surprise démontre qu’en politique, rien n’est jamais perdu.

 

En continuant son travail d’implantation locale, le Front National a le terreau et les outils pour faire croître ses idées parmi une population qui a désespérément besoin d’une solution politique.

http://fr.novopress.info/184937/12-elus-front-national-ar...

État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 5e partie

IV Le Combat

La pureté idéologique de l’État islamique offre au moins un avantage : elle nous permet de prévoir certaines de ses actions. Ben Laden était difficilement prévisible. Il avait achevé son dernier entretien télévisé sur CNN de manière mystérieuse. A la question de Peter Arnet concernant ses futurs plans, il avait répondu: “vous le verrez et vous en entendrez parler dans les médias, si Dieu le veut”. L’État islamique claironne au contraire ouvertement ses plans – pas tous, mais suffisamment pour qu’en l’écoutant avec attention nous puissions déduire comment il compte s’étendre et gouverner.

Par Graeme Wood - Traduction libre réalisée par Fortune.

A Londres, Choudary et ses étudiants ont décrit dans le détail la manière dont l’EI devait désormais mener sa politique étrangère en tant que califat. Il a déjà repris ce que la loi islamique désigne comme le “djihad offensif”, à savoir l’expansion par la force dans les pays dirigés par les non-musulmans.
 

Choudary explique : “Jusqu’à maintenant nous ne faisions que nous défendre. Sans califat, le djihad offensif reste un simple concept. Mais la guerre d’expansion est un devoir essentiel du calife.”

Difficile pour Choudary de faire passer les lois de la guerre, appliquées par l’EI, comme clémentes plutôt que brutales. Il m’affirme que l’État est obligé de terroriser ses ennemis – c’est un commandement sacré que de les effrayer à grands renforts de décapitations, crucifixions, mises en esclavage des femmes et des enfants, parce que toutes ces actions précipitent la victoire et évitent l’enlisement.

Abu Baraa, le collègue de Choudary, explique que la loi islamique n’autorise que des accords de paix éphémères, ne dépassant pas 10 ans. De la même manière, comme l’a établi le Prophète et comme le rappellent les vidéos de propagande de l’EI, reconnaître des frontières constitue un anathème.

Si le calife consent à une paix à long terme ou reconnaît le caractère permanent d’une frontière, il sera dans l’erreur. Les traités de paix temporaires sont renouvelables, mais ils ne peuvent s’appliquer à tous les ennemis en même temps: le calife doit lancer le djihad au moins une fois par an. Il ne peut pas demeurer inactif car il se trouverait en état de pêché.

L’État islamique peut être comparé aux Khmers Rouges qui ont décimé environ le tiers de la population cambodgienne. Mais les Khmers Rouges occupaient le siège du Cambodge à l’ONU.

“Ce n’est pas permis” explique Abu Baraa. “Envoyer un ambassadeur aux Nations-Unies, c’est reconnaître une autre autorité que celle de Dieu. Ce serait du polythéisme (shirk) et Baghdadi devrait être remplacé pour cause d’hérésie. De la même manière, hâter l’avènement du califat par des moyens démocratiques, en votant par exemple pour un candidat qui lui serait favorable relèverait de l’idolâtrie”.

On n’insistera jamais assez sur la manière dont le radicalisme paralyse l’État islamique. Les relations internationales actuelles, issues du traité de Westphalie de 1648, reposent sur la volonté de chaque État de reconnaître les frontières, même à contre-cœur. Pour l’État islamique, une telle reconnaissance constitue un suicide idéologique.

D’autres groupes islamistes, comme les Frères Musulmans ou le Hamas, ont cédé aux facilités de la démocratie et à la perspective de rejoindre le concert des nations et un siège à l’ONU. Négociations et arrangements ont parfois également fonctionné pour les Talibans.

Les autorités talibanes d’Afghanistan avaient en leur temps procédé à un échange d’ambassadeurs avec l’Arabie Saoudite, le Pakistan et les Émirats Arabes Unis, ce qui les a discrédités aux yeux de l’État islamique, pour qui ces pratiques ne constituent pas des options mais des actes d’apostasie.

Les USA et leurs alliés ont réagi tardivement et de manière confuse. Les ambitions du groupe et la brutalité de ses stratégies apparaissaient pourtant clairement dans ses déclarations et sur les médias sociaux bien avant 2011, alors qu’il n’était encore qu’un groupe terroriste parmi d’autres en Syrie et en Irak et n’avait encore perpétré aucune atrocité à grande échelle.

Le porte parole Adnani affirmait à ses “followers” que le groupe ambitionnait de “rétablir le califat islamique”, et d’évoquer l’apocalypse : “Il ne reste plus que quelques jours à présent.” Baghdadi s’était déjà auto-proclamé “commandeur de la foi”en 2011, un titre habituellement réservé aux califes. En avril 2013, Adnani déclarait le mouvement “prêt à redessiner le monde selon les principes du califat révélé par le Prophète”.

Au mois d’août suivant, il ajoutait : “Notre objectif est d’ériger un État islamique qui ne reconnaît aucune frontière, conformément à la parole du Prophète”. Et c’est ainsi que le groupe s’est emparé de Raqqa, la capitale d’une province syrienne de près de 500.000 habitants, et attira un nombre considérable de combattants étrangers qui avaient entendu ses messages.

En cernant plus tôt la nature des intentions de l’État islamique et en réalisant que le vide laissé laissé en Syrie et en Irak lui permettrait de les mettre à exécution, nous aurions pu a minimaencourager l’Irak à renforcer sa frontière avec la Syrie et à négocier préalablement avec les sunnites. Cela aurait pu éviter les effets fulgurant de la propagande générés par la déclaration du califat juste après la conquête de la troisième plus grande ville d’Irak.

Moins d’un an auparavant, Obama déclarait cependant au New Yorker qu’il considérait l’EIIL comme le plus faible des partenaires d’al-Qaeda. “Si une équipe junior enfile le maillot des Lakers, ça n’en fait pas des Kobe Bryant pour autant” avait dit le président.

Notre échec à apprécier l’écueil entre l’État islamique et al-Qaeda ainsi que les différences essentielles entre les deux, a conduit à prendre de dangereuses décisions. L’une des dernières en date, pour prendre un exemple, est le feu vert du gouvernement américain en faveur d’un plan désespéré pour sauver la vie de Peter Kassig.

L’interaction de certaines personnalités historiques de l’État islamique et d’al-Qaeda semblait nécessaire pour en faciliter le bon déroulement. Au final, le plan aurait difficilement pu apparaître plus improvisé.

Cela a provoqué l’enrôlement d’Abu Muhammad al Maqdisi, le mentor de Zarqawi et figure historique d’al-Qaeda pour approcher Turki al Binali, chef de file des idéologues de l’État islamique et ancien étudiant de Maqdidi, en dépit de leur brouille suite aux critiques de ce dernier à l’encontre de l’EI.

Maqdisi a d’ores et déjà appelé à la clémence pour le chauffeur de taxi britanique Alan Henning, entré en Syrie pour fournir de l’aide humanitaire aux enfants syriens. Au mois de décembre, The Guardian rapportait que le gouvernement américain avait sollicité Maqdisi par le truchement d’un intermédiaire pour qu’il intercède en faveur de Kassig.

Sur Twitter les fans de l’EI se moquent sans détour de Maqdisi et al-Qaeda est méprisé pour son refus de reconnaître le califat. Cole Bunzel, un universitaire qui étudie l’idéologie de l’État islamique et qui a lu l’opinion de Maqdisi sur la situation de Henning, pense que son intervention aurait précipité sa mort et celle d’autres captifs. “Si j’étais retenu prisonnier par l’État islamique et que Maqdisi proclame qu’il ne faut pas me tuer, alors je serais cuit”.

L’exécution de Kassig fut une tragédie, mais le succès du plan eut été pire encore. Une réconciliation entre Maqdisi et Binali aurait consisté à combler le fossé qui existe entre les deux plus importantes organisation djihadistes. Il est possible que le gouvernement ait voulu le sortir de prison à des fins de renseignement ou pour l’éliminer. (Plusieurs tentatives pour obtenir des commentaires de la part du FBI sont restées vaines).

Quoiqu’il en soit, l’idée des Américains de jouer les entremetteurs entre deux organisations terroristes majeures et antagonistes démontre d’étonnantes et piètres qualités de jugement.

Passée l’apathie initiale, nous combattons désormais l’État islamique à travers des frappes aériennes régulières et des actions au sol dont les kurdes et les irakiens sont les intermédiaires. Si ces stratégies ne sont pas parvenues à chasser l’EI de ses principaux bastions, elles l’ont toutefois empêché d’attaquer directement Baghdad et Erbil et d’y massacrer les Kurdes et les Chiites.

Certains observateurs demandent un renforcement des moyens d’action, notamment les défenseurs du droit d’ingérence (Max Boot, Frederick Kagan), réclamant le déploiement de dizaines de milliers de soldats américains. Ces demandes ne devraient pas être écartées trop rapidement: une organisation génocidaire patentée se trouve à portée de canon de ses victimes potentielles et commet d’ores et déjà chaque jour des atrocités sur les territoires qu’elle contrôle.

Un des moyens pour rompre le charme de l’EI sur ses adhérents serait de le surclasser militairement et d’occuper les territoires qui, en Irak et en Syrie, constituent le califat. Al-Qaeda ne peut pas être éradiqué, car il peut survivre dans la clandestinité, tel un cafard. L’État islamique, lui, ne le peut pas. S’il perd le contrôle des territoires conquis en Irak et en Syrie, il ne sera plus un califat.

Fondé sur le principe de l’autorité territoriale, ce dernier ne peut pas être un mouvement clandestin: retirez-lui ses territoires et tous les serments d’allégeance deviendront caduques. Bien sûr ses anciens affidés peuvent, en tant que “travailleurs indépendants”, continuer à lancer des attaques contre l’Occident et décapiter leurs ennemis.

Mais la plus-value du califat en matière de propagande aura vécue, et avec elle le supposé devoir religieux d’y émigrer et d’y servir. Si les États-Unis devaient débarquer, l’obsession de l’État islamique concernant la bataille de Dabiq laisse penser qu’il pourrait y envoyer d’importantes forces pour engager une bataille conventionnelle. S’il y massait toutes ses forces, il y serait vaincu et ne s’en remettrait pas.

Cependant les risques d’une escalade sont énormes. Le premier partisan d’une invasion américaine étant l’État islamique lui-même. La vidéo dans laquelle un bourreau masqué s’adressait nommément au président Obama était clairement destinée à provoquer l’engagement des Américains dans le combat.

Une invasion américaine consacrerait dans le monde entier une large victoire de la propagande djihadiste, peu importe qu’ils aient prêté allégeance au calife ou pas, ils sont tous persuadés que les Américains veulent mener une croisade et tuer les musulmans. Une nouvelle invasion ainsi qu’une occupation viendraient confirmer cette suspicion et intensifier le recrutement.

La réticence à intervenir se nourrit de l’incompétence dont nous avons fait preuve en tant qu’occupant. Après tout, l’avènement de l’EIIL est surtout la conséquence de l’espace que nous avons laissé à Zarqawi et à ses successeurs lors de notre précédente occupation. Quelles seraient les conséquences d’un autre travail bâclé ?

Compte-tenu de ce que nous savons de l’État islamique, le saigner lentement au moyen de frappes aériennes et de frappes au sol kurdes et irakiennes, apparait comme la moins mauvaise des options militaires. Pas plus les Kurdes que les Chiites ne pourront contrôler le cœur des terres sunnites d’Irak et de Syrie où ils sont honnis et où ils n’ont aucune envie de tenter l’aventure.

Mais ils peuvent stopper l’État islamique dans son expansion. Mois après mois, à mesure qu’il échoue à s’étendre, il ressemble de moins en moins à l’État conquérant du Prophète Mahomet et de plus en plus à un gouvernement du Moyen-Orient échouant à apporter la prospérité à son peuple.

Le coût humanitaire de l’État islamique est élevé. Mais la menace qu’il fait peser sur les États-Unis est plus faible que celle suggérée par le fréquent amalgame avec al-Qaeda. Les attaques contre l’Occident lointain prônées par ce dernier ne trouvent guère d’écho auprès de la plupart des groupes djihadistes qui sont davantage concernés par des objectifs locaux ou régionaux.

C’est précisément le cas de l’État islamique en raison de son idéologie. Il se voit cerné par des ennemis, mais tandis que ses dirigeants vitupèrent contre les États-Unis, l’application de la Charia au sein du califat ainsi que son extension aux territoires limitrophes demeurent essentielles.

Bagdhadi n’a pas dit autre chose lorsqu’au mois de novembre, il a demandé à ses agents saoudiens de s’en prendre d’abord aux Chiites (rafida) … puis aux sunnites soutenant la monarchie des Saouds (al-Sulul)… et enfin aux croisés.

Musa Cerantionio et Anjem Choudary sont capables de contempler des meurtres de masses puis de discuter des vertus du café vietnamien avec une égale et apparente délectation.

Les combattants étrangers (ainsi que leurs femmes et leurs enfants) ont pris un aller simple pour le califat : ils veulent y vivre selon les règles de la véritable Charia et beaucoup souhaitent le martyre. Il faut rappeler que la doctrine impose aux croyants d’habiter dans le califat dès lors que cela leur est possible.

L’une des vidéos les moins sanglantes de l’EI met en scène un groupe de djihadistes brûlant leurs passeports français, britanniques et australiens. Ce qui serait un peu farfelu pour des gens qui voudraient rentrer se faire exploser dans la file d’attente du Louvre ou prendre en otage un autre salon de thé à Sidney.

Plusieurs “loups solitaires” partisans de l’État islamique s’en sont pris à des cibles occidentales et d’autres attaques se produiront encore. Mais la plupart étaient le fait d’amateurs frustrés, dans l’impossibilité d’émigrer vers le califat à cause de la confiscation de leur passeport ou pour d’autres raisons.

Même si l’État islamique se réjouit de ces attaques – et en fait état dans sa propagande – il n’en a pour l’instant planifié ou financé aucune. (L’attaque de Paris contre Charlie Hebdo était principalement une opération d’al-Quaeda).

Au cours de sa visite à Mossoul au mois de décembre, Jürgen Todenhöfer demanda à un djihadiste allemand si certains de ses camarades étaient rentrés en Europe pour y conduire des attaques. Mais ce dernier semblait les considérer comme des décrocheurs plutôt que comme des soldats. “En fait, ceux qui ont quitté l’État islamique pour rentrer chez eux devraient s’en repentir. J’espère qu’ils pratiquent leur religion”.

Correctement contenu, l’État islamique sera la cause de sa propre perte. Il n’a pas d’allié et son idéologie garantie qu’il en sera toujours ainsi. Le terrain qu’il contrôle, bien qu’étendu, est majoritairement pauvre et inhabité. Alors qu’il stagne ou qu’il rétrécit lentement, sa posture d’agent de l’apocalypse et de porte-parole de la volonté divine s’affaiblit et moins de croyants vont le rejoindre.

À mesure que sortent les rapports sur la misère qui règne en son sein, les mouvements islamistes radicaux partout ailleurs vont être discrédités : Personne n’avait encore tenté d’appliquer aussi strictement la Charia par la violence. Voilà à quoi cela ressemble.

Mais même dans ce cas, la mort de l’État islamique ne sera hélas pas immédiate, et la situation peut encore se dégrader. Si l’État islamique obtenait l’allégeance d’al-Qaeda, réalisant d’un seul coup l’unité de leurs bases respectives, il pourrait devenir un ennemi plus redoutable qu’auparavant.

Le fossé entre l’État islamique et al-Queda s’est élargi au cours des derniers mois. En décembre, la revue Dabiq consacrait un long article aux défections d’al-Quaeda, décrivant ce dernier comme un groupe impuissant et corrompu dirigé par un Zawahiri incapable et distant. Mais il convient d’être vigilant quant à un tel rapprochement.

En dehors de ce scénario catastrophe ou d’une menace d’assaut imminente sur Erbil, une intervention d’envergure au sol ne ferait sans doute qu’empirer la situation.

http://fortune.fdesouche.com/378643-etat-islamique-lapoca...

40 Days for Life : plus de 400 bébés sauvés de l'avortement

De Daniel Hamiche :

"La campagne de Carême des 40 Days for Life, commencée le mercredi des Cendres 18 février, vient de s’achever hier, dimanche des Rameaux 29 mars. La coordination des 40 Days for Life nous annonce aujourd’hui même, lundi 30 mars, que pendant ces quarante jours au moins 402 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement. Et ce nombre devrait croître dans les jours à venir au fur et à mesure que les informations remonteront à la coordination. Cela montre, encore une fois, que la prière a de magnifiques effets."

Michel Janva

« Dissidence populaire » vs « plafond de verre »

Elections départementales acte III : le Front National présentera jeudi des candidats à la présidence des 14 départements où il a fait élire 62 conseillers. Il s’agit bien sûr de mettre l’UMP au pied du mur, de débusquer son double langage, de faire apparaître sa connivence de fait avec le PS, notamment dans l’Aisne, le Gard,  le Var, le Vaucluse aux majorités incertaines et où le FN peut peser de manière notable. « S’ils veulent obtenir notre soutien, ils devront s’engager à mettre en œuvre les quatre ou cinq points qui apparaissent essentiels dans la direction politique du département. Et s’ils ne  le font pas, ils dirigeront tout seuls ». Soit  les élus UMP-UDI acceptent de signer notre charte – engagements sur la baisse des impôts, la sécurité, le chômage, refus de financer l’immigration et  d’encourager le communautarisme…- « soit ils nous envoient paître mais ils devront assumer de cogérer le département avec la gauche » a expliqué Marine Le Pen.

 Au lendemain d’une élection très difficile pour un FN encore en manque d’ancrages locaux, aux candidats souvent novices qui ont été confrontés au poids de notables, des clientélismes, au front ripoublicain et à un mode de scrutin défavorable, le FN, rappelons-le,  est arrivé en tête dans 43 départements au premier tour, avec 25,2% des voix et obtient au second tour 22,36% des suffrages, de 35% à 40% dans les cantons où il était encore en  lice. A titre d’exemple, dans l’Aisne, le FN a progressé de 5000 voix entre le premier et le second tour.

 Ce sont bien évidemment les magouilles et le refus de la proportionnelle qui empêchent les Français de bénéficier aujourd’hui de conseils départementaux réellement représentatifs.

 Ainsi, l’UDI qui ne pèse pas grand-chose,  du fait de son alliance ventouse avec l’attelage UMP-MoDem-divers droite assimilés (au total 6 942 575 voix ), revendique désormais 450 à 500 conseillers départementaux (contre 187 conseillers cantonaux sortants) et dirigera en toute hypothèse, selon  son président Jean-Christophe Lagarde, treize exécutifs départementaux.

 Le PS lui engrange 886 élus alors même que son alliance avec les candidats étiquetés Union de la gauche  lui a permis de récolter seulement 500 000 voix de plus que le FN (4 607 021 contre 4 108 404 au FN ). Les binômes Front de Gauche et  PC (moins de 400 000 voix à eux deux),  réussissent à conserver 165 élus…dont 120 élus pour le seul PC (contre 232 aux cantonales de 2011),  ce qui reste le double du nombre de sièges obtenu par le FN !

 25%  des voix au premier tour pour le FN, 22% au second, présent  dans 1 109 seconds tours et  réalisant entre 45 et 50 % dans 99 d’entre eux. Résultat…62 conseillers départementaux FN-RBM sur 4 108, soit 1,5 % du total ! Exemples emblématiques, nous en citions hier : 38% pour le FN  dans le Nord, 0 élu ;  40% dans les Pyrénées-Orientales, 0 élu ; 34,5% des suffrages pour le FN ce dimanche également dans l’Aude, 0 élu ; 39% en Moselle, 0 élu, tandis que dans ce même département aucun parti ne dépasse les 19% et que le PS avec un score deux fois inférieur (16 ;81%) décroche 14 sièges…

Bref, ces élections apporteraient la preuve de la permanence du « plafond de verre » bloquant l’ascension d’un FN qui «  n’est pas encore une machine de second tour » explique Gaël Brustier, chercheur au Cevipol (Bruxelles), cité par Le Monde. Une partie de l’électorat de droite a été sensible aux consignes  de front républicain, «  pour l’avenir, c’est une donnée qui me semble être très compliquée pour le FN, car il essayait de démontrer avec ce scrutin qu’il pouvait jouer de manière autonome », affirme Martial Foucault, directeur du Cevipof.

 Le Politologue Pascal Perrineau dans Le Point, ou encore le journaliste de gauche spécialiste  es FN,  Renaud Dély,   tirent  eux comme conclusion de ce second tour que le FN a subi un échec, le  « marinisme »  un revers. Un Front National qui ne parviendrait pas à ébranler franchement le (très artificiel) clivage droite-gauche qui le marginalise, la force inaltérable du duopole UMP-PS. Une opposition nationale sans « parti ami » sans « réserve de voix »,  et donc condamnée à échouer aux portes du pouvoir, incapable  d’emporter un exécutif départemental  pour  y faire la preuve de ses capacité de gestion.

 Certes dans les villes FN,  cette capacité de gestion, plébiscitée dans un récent sondage par les  habitants des communes concernées, s’est traduite par les très bons  résultats réalisés aux  départementales, ce  qui prouve en  effet l’importance de l’ancrage local  pour relayer, faire progresser, légitimer les idées nationales.

A défaut de toujours remporter le canton, le FN a fait ainsi des scores remarquables, dans une configuration très compliquée, à Mantes-la-Jolie (Yvelines),  au sein du secteur 7 de Marseille (Bouches-du-Rhône) ; il est même sorti en tête chez les électeurs de la ville d’Hayange (Moselle), de Cogolin (Var), du Luc (Var), et a été victorieux dans les deux cantons d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) , les trois de Béziers (Hérault), mais aussi à Beaucaire (Gard) , à Villers-Cotterêts (Aisne)  et dés le premier tour au  Pontet (Vaucluse)  et à  Fréjus (Var)  .

 Pour autant, il ne faut pas se voiler la face.  Cette question de la capacité du FN à fédérer, entraîner, dans une configuration de scrutin majoritaire à deux tours, est bien évidemment centrale, essentielle. Elle sera au coeur de nos réflexions, de la stratégie qui sera mise en place  pour porter  notre candidate, nos idées au pouvoir dans le cadre  de la reine des batailles, la présidentielle de 2017.

 Quoi qu’en disent les médias et les pontes de l’UMPS  qui ont perçu ces deux derniers dimanche le vent du boulet, ce Système qui défend si mal la France mais qui défend férocement ses intérêts est ébranlé, élection après élection. Un hydre UMPS à deux têtes,  désavoué, rejeté  du  fait de ses échecs, de ses mensonges, de ses orientations mondialistes, par une majorité de Français.

 Bruno Gollnisch l’a souvent dit, une des clés  de la victoire pour l’opposition patriotique (ce n’est pas la seule) réside dans sa capacité à faire sortir de leur léthargie, ces 45% à 55%  Français abstentionnistes par dégout, résignation et/ou par ce qu’ils croient qu’ils font ainsi un bras d’honneur au Système…  alors que leur grève du vote en assure le maintien.

D’ici là, d’autres coups de boutoir peuvent être portés à ce Système par le peuple Français, notamment à l’occasion des élections régionales de décembre 2015, à la proportionnelle, qui seront beaucoup plus favorables au FN . « Les régionales devraient amplifier le résultat frontiste (des départementales, NDLR) », a ainsi relevé Jean-Yves Camus, de l’Observatoire des radicalités politiques (ORAP) à la Fondation Jean Jaurès. «Les départementales sont le scrutin le plus défavorable au FN depuis que ce parti existe, en raison de la nécessité d’une sorte de notabilité locale, et du mode de scrutin», rappelle-t-il.

Une nouvelle étape dont  doit  se saisir le  peuple Français s’il souhaite réellement se  défendre pour  recouvrer sa prospérité, conserver  ses libertés, son identité  et sa souveraineté. Comme le notait Michel Geoffroy la semaine dernière sur le site Polemia, la caste, le Système, ce qu’il appelle  « l’oligarchie », «n’a qu’un ennemi ». « Non pas l’islamisme, ni le terrorisme, ni le chômage, ni l’insécurité, ni le réchauffement climatique, ni même le terrible Poutine. Non, l’ennemi principal, le vrai, c’est le peuple français qui décide de s’écarter de plus en plus de la voie choisie pour lui par l’oligarchie».

 « Au plan politique, ce mouvement de coupure grandissante entre la France d’en bas et la France oligarchique se traduit dans la progression du vote pour le Front National.Au plan culturel il se traduit dans la contestation croissante, par les intellectuels, des postulats sur lesquels repose le Système et dans la dénonciation du politiquement correct ».

 « Les médias, toujours simplistes, nous vantent à longueur d’antenne la réussite de la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen. Mais cela vise à nous faire croire que la progression du Front National se réduirait à une question de communication ou de casting. Encore un bobard politicien ! ».

 « Car cette progression révèle avant tout un phénomène de société : l’entrée en dissidence du peuple français : une dissidence pour le moment électorale parce que les Français restent un peuple politique et policé. Mais si ce message politique ne devait pas être entendu, cette dissidence populaire pourrait, elle, finir par changer de nature.C’est la peur ? Non, messieurs les oligarques, c’est la révolution qui s’annonce ». Nous la prônons, nous, dans les urnes cette révolution patriotique, il n’est pas encore trop tard! 

http://gollnisch.com/2015/03/31/dissidence-populaire-vs-p...

[Communiqué] Un système à bout de souffle

Au-delà des résultats politiciens, qui symbolisent un pays dépecé et livré aux partis ("le PS perd le Nord", "la droite gagne Belfort", etc.), les élections départementales 2015 sont surtout l’échec des institutions. Un Français sur deux n’est pas allé voter, malgré le paritarisme soudain et forcé qui était censé entraîner le vote des femmes. Des territoires entiers ont à peine voté. Les jeunes n’ont pas voté.

Certes, le système est résilient : sur la base de découpages partisans et de prérogatives inconnues, des assemblées à peine représentatives prendront des décisions au nom de Français qui ne se reconnaissent plus dans leurs élus et au nom d’une république qui ne sait même pas se définir, se contredit et s’aveugle.

Voilà bien le seul et véritable signal envoyé ce soir : celui d’un désaveu des institutions. Les politiciens n’inspirent plus confiance, les partis non plus, ni le bipartisme ni la démocratie comme le rappelait naguère encore le Baromètre de la confiance politique. Le système, ses “valeurs” floues et ses mécanismes rouillés sont à bout de souffle. Les Français attendent qu’on les écoute, pas qu’on fasse semblant de prendre leur rejet massif pour une volonté de continuer la mascarade. Ils attendent qu’un homme fort puisse réellement gouverner en n’étant pas prisonnier du jeu des partis, du parlement et des élections. Ils attendent sans le savoir et sans le dire un roi, qu’ils pressentent et n’osent espérer.

Action française

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Un-system...

Rassemblement de la gauche: le "chemin de croix" de Manuel Valls

Manuel Valls, qui entame sa deuxième année à Matignon, n'aura guère le temps de célébrer cet anniversaire, occupé mardi à rassembler la gauche, après la défaite aux départementales : un "chemin de croix" pour une "mission difficile" voir "impossible", pour la presse.

"Manuel Valls ne fera pas aujourd?hui le voyage d'Allemagne. Il a dû admettre que la situation était suffisamment grave pour qu'il tente de serrer les boulons lors de la réunion des députés socialistes", note Patrick Apel-Muller, dans L'Humanité.

Il "préfère cajoler les députés PS ce matin", persifle Henri Vernet, du Parisien/Aujourd'hui en Feance.

Manuel Valls ne participera pas au Conseil des ministres franco-allemand mardi à Berlin et a reporté son déplacement à la Banque centrale européenne à Francfort, afin de s'adresser aux députés socialistes à Paris, a indiqué lundi son entourage.

Un fait relevé par pratiquement tous les éditorialistes. "C?est dire l'urgence de la situation", souligne Raymond Couraud, pour L'Alsace avant d'ajouter : "Manuel Valls aura bien du mal à persuader les sceptiques du bien-fondé de ses réformes", car "le chef du gouvernement apparaît bien isolé" et "dans pareilles conditions, il lui sera extrêmement difficile d'imposer une politique", assure-t-il.

"La mission de rassemblement dévolue à Manuel Valls paraît relever de l'impossible", selon Dominique Garraud, de la Charente Libre, à moins d'une "inflexion visible et mesurable du cap de réformes."

"Avec son caractère sanguin et son positionnement à la droite du PS, Manuel Valls est le moins bien placé pour "rassembler la gauche"," prévient Hervé Fabre dans La Voix du Nord.

Pour Hervé Chabaud, de L'Union, "avec une personnalité clivante comme celle du Premier ministre, l?exercice est un chemin de croix".

"Nous allons assister à la énième révolte de la gauche du PS, qui demandera au mieux une "inflexion" de la politique de Manuel Valls, au pire son départ. Celui-ci, sûr de son fait, toisera ses adversaires", assure Paul-Henri du Limbert, dans Le Figaro.

Dominique Greiner, pour Les Echos, croit savoir que "Manuel Valls devrait confirmer ses choix de politique économique en annonçant de nouvelles mesures en faveur de l?emploi et de l'investissement."

"Obstination coupable, diront certains. Courage politique, diront d'autres, en observant la constance d'un Premier ministre, que ses déboires électoraux n'ébranlent pas", conclut l'éditorialiste.

sourceAfp via yahoo :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EukZZAkFFEAvUlwUOg.shtml

Entretien avec Robert Ménard : « La France est une république, mais elle est d’abord la France ! »

Source Boulevard Voltaire – « La France est une république, mais elle est d’abord la France ! » 
Les candidats que vous souteniez dans les trois cantons à Béziers ont largement gagné hier. Quel enseignement tirer de cette victoire ?

D’abord, une confirmation de ce que nous ressentions sans pouvoir le mesurer : notre action municipale suscite une large adhésion. Partout, nous progressons par rapport à l’élection municipale alors que nous avions contre nous tous les partis, la communauté d’agglomération, certaines forces économiques. Leur discours commun se réduisait à peu de chose : si vous votez pour les candidats soutenus par Ménard et le FN, vous isolerez votre canton. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont isolés. Le pire des isolements : ils sont coupés du peuple !

Ensuite, un constat qui découle de ce qui précède : l’alliance de cette crédibilité municipale et d’un vote national, principalement incarné par le FN, est réellement la formule magique pour espérer l’emporter partout et à toutes les élections.

Vous aviez pourtant subi, toute la semaine dernière, les leçons de la part des « républicains », y compris le Premier ministre : ça ne marche plus auprès des Biterrois ?

Ça n’a jamais beaucoup marché… Cependant, ces leçons de républicanisme sont dangereuses. Elles font courir un grand danger à la République. À force de prétendre, par exemple, qu’être contre l’immigration, c’est être antirépublicain, la gauche va finir par détourner de la République des millions de personnes.

Il ne faut pas accepter ce rapt de la République. Etre républicain n’est pas une religion révélée dont le prophète serait Jean Jaurès ou Manuel Valls. La France est une république, mais elle est d’abord la France. Il ne faut pas faire de la République une morale. Ce serait une faute.

Au niveau national, le FN n’a finalement réussi à gagner aucun département : c’est une déception ?

Oui, dans la mesure où une victoire aurait permis de briser une nouvelle digue, de dédramatiser la vie politique de ce pays, et donc de gagner du temps. Cependant, cette élection a une vertu : montrer le caractère obsolète de notre mode électoral. Quand un parti est le plus important d’un département, approche les 40 % mais que ce département est finalement géré par un autre parti qui représente moins de voix, est-ce vraiment… républicain ?

Le modèle biterrois est-il exportable ailleurs en France ou à un autre niveau ?

Je n’aurai pas l’outrecuidance d’imaginer qu’il existe un modèle ou une méthode dont nous détiendrions, seuls, le brevet. Il y a quelques règles, simples, à respecter : s’engager à fond, être sincère, dire la vérité aux citoyens, même quand il est plus simple de la taire. Nous aimons nos villes, mais nous ne sommes pas coupés du reste du pays. À quoi bon changer sa ville si la France s’écroule ? L’enracinement local est l’indispensable maillage territorial qui peut donner la victoire totale au camp patriote.

http://fr.novopress.info/

En France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer

Esprit Charlie, es-tu là ?

Quand l’humoriste Guy Bedos compare Marine Le Pen à Hitler (en 2013), le milieu bobo s'esclaffe.

Quand Jean Roucas fait de même avec Hollande, il est viré.


Michel Janva

État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 4e partie

III. L’Apocalypse

Tous les musulmans admettent que seul Dieu connaît l‘avenir. Mais ils admettent également qu’il nous a accordé un moyen de l’entrevoir grâce au Coran et aux paroles du Prophète. L’État islamique considère que l’origine divine de ces écritures et de ces récits tient une place centrale. En cela, il se distingue de presque tous les autres groupes djihadistes du moment. C’est dans cet aspect des choses qu‘il est le plus audacieux par rapport à ses prédécesseurs, en donnant à sa mission une nature très clairement religieuse.

Par Graeme Wood

Pour faire simple, al-Qaeda agit comme un mouvement politique clandestin aux visées planétaires et intemporelles – l’expulsion des non-musulmans de la péninsule arabique, l’abolition de l’État d’Israël, la fin du soutien aux dictatures dans les pays musulmans.
 

L’État islamique possède également des objectifs globaux (incluant, partout où il s’est implanté le ramassage des ordures et le maintient de la distribution d’eau), mais la fin des temps constitue un leitmotiv de sa propagande. Ben Laden faisait rarement mention de l’apocalypse et lorsque c’était le cas, il avait l’air de penser qu’il serait mort depuis longtemps quand sonnerait enfin l’heure du jugement dernier.

 
Will McCants, membre du Brookings Institution et auteur d’un ouvrage en cours sur la pensée apocalyptique de l’État islamique, affirme que “Ben Laden et Zawahiri appartiennent à l’élite des familles sunnites et regardent avec une certaine condescendance ce genre de spéculations populaires“.

Durant les dernières années de l’occupation américaine en Irak, les pères fondateurs de l’État islamique au contraire voyaient partout des signes de la fin des temps. Ils attendaient avant un an la venue du Mahdi – une figure messianique destinée à conduire les musulmans à la victoire avant la fin du monde.

Pour certains véritables croyants – ceux du genre passionnés de luttes épiques entre le Bien et Mal – les visions apocalyptiques de bains de sang répondent à un besoin psychologique profond. Parmi les partisans de l’État islamique, j’ai rencontré Musa Cerantonio, l’Australien, qui avait manifesté un profond intérêt au sujet de l’apocalypse et sur l’apparence des derniers jours de l’État islamique – et du monde.

Une partie de ces prédictions lui sont propres, et n’ont pas encore valeur de doctrine. Mais d’autres parties proviennent des sources sunnites les plus courantes et imprègnent toute la propagande de l’État islamique. Notamment la croyance selon laquelle il n’ y aura que 12 califes légitimes et que Baghdadi est la huitième et que les armées de Rome se masseront dans le Nord-Est de la Syrie pour y rencontrer celles de l’Islam.

L’ultime confrontation entre l’Islam et l’Antéchrist se déroulera à Jérusalem à la suite d’une nouvelle ère de conquête islamique.

La ville syrienne de Dabiq, près d’Alep, revêt une importance énorme aux yeux de L’État islamique. Son magazine de propagande porte d’ailleurs son nom. La conquête (onéreuse) de cette ville pourtant située dans une plaine dépourvue d’intérêt stratégique a donné lieu à des célébrations hystériques.

On raconte que c’est là, selon le Prophète, que les armées de Rome dresseront leur camp. Les armées de l’Islam les y rencontreront, et Dabiq sera pour Rome l’équivalent de Waterloo ou d’Antietam.

Comme l’a twitté un partisan de l’EI, ”Dabiq est une plaine agricole, on imagine aisément que de grandes batailles puissent s’y dérouler”. La perspective de cet événement fait saliver les propagandistes de l’État islamique qui laissent constamment entendre que cela va arriver bientôt. Leur magazine cite Zarqawi : “l’étincelle a jailli ici, en Irak et son feu va continuer de croître… jusqu’à consumer les armées croisées à Dabiq.

Une récente vidéos de propagande utilise des extraits de films hollywoodiens sur le thème médiéval – peut-être parce que nombre de ces prophéties prédisent que les armées seront à cheval et équipées d’armes anciennes.

Maintenant qu’il contrôle Dabiq, l’État islamique attend l’arrivée d’une armée ennemie dont la défaite déclenchera le compte à rebours de l’apocalypse. Les médias occidentaux font fréquemment l’impasse sur Dabiq lorsqu’ils analysent les vidéos de l’EI, pour se focaliser sur les terribles images de décapitation.

Nous sommes là, enterrant le premier croisé américain à Dabiq, attendant avec impatience l’arrivée du reste de vos armées” assène un bourreau masqué dans une vidéo réalisée en novembre et montrant la tête tranchée de Peter Kassig (Abdul Rahman), un aide humanitaire qui était retenu prisonnier depuis plus d’un an.

Le mois suivant, en Irak, la rumeur selon laquelle des moudjahidines auraient aperçu des soldats américains pendant des combats, a provoqué sur les comptes Twitter de l’EI une véritable vague de messages où l’enthousiasme le disputait à l’excitation.

Le récit prophétique qui prédit la bataille de Dabiq désigne Rome comme l’ennemi. Qui est “Rome”, maintenant que le Pape n’a plus d’armée, la question reste toujours sans réponse. Pour Cerantonio, il s’agit de l’Empire romain d’Orient dont l’ancienne capitale est aujourd’hui Istanbul.

Nous devons penser à cette Rome comme à la république de Turquie – la même République qui mis fin au “califat ” il y a 90 ans. D’autres sources au sein de l’EI y voient plutôt l’ensemble des armées infidèles, au premier rang desquelles, celle des États-Unis.

A l’issue de la bataille de Dabiq, Cerantonio affirme que le califat s’étendra et mettra à sac Istanbul. Certains pensent même qu’il couvrira toute la surface de la Terre, mais Cerantonio suggère plutôt que son étendue ne dépassera pas le Bosphore.

Un anti-Messie, que la littérature apocalyptique musulmane nomme Dajjal viendra de la région de Khorasan dans l’Est de l’Iran et tuera un grand nombre de guerriers du califat, jusqu’à ce qu’il n’en demeure plus que 5.000, encerclés dans Jérusalem.

Mais au moment où Dajjal s’apprêtera à les achever, Jésus – le second prophète le plus révéré en Islam – reviendra sur terre, transperçant Dajjal et conduisant les musulmans à la victoire.

“Dieu seul sait” si les armées de l’EI sont celles de la prédiction, déclare Cerantonio. Mais il est confiant. “Le Prophète a dit qu’un signe de l’arrivée imminente de la fin des temps serait que les gens n’évoqueraient plus depuis longtemps cette fin des temps. Si vous allez aujourd’hui dans une mosquée, vous verrez que les prêcheurs restent silencieux sur ce thème”.

Selon cette théorie, même les revers infligés à l’EI sont sans importance, Dieu a d’ores et déjà programmé la fin prochaine de son peuple. Pour l’État islamique, le meilleur et le pire sont à venir.

http://fortune.fdesouche.com/378107-etat-islamique-lapocalypse-au-nom-dallah-4e-partie

Nicolas Sarkozy attaque Marine Le Pen sur son physique : ça vole haut !

Le moins que l'on puisse dire est que le citoyen Sarkozy ne fait honneur ni aux Français ni à la France.

Au lendemain de sa défaite électorale, en 2012, Nicolas Sarkozy l’avait dit : « Je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français. »

Çà reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy, paru en novembre dernier, l’ex-président de la République, « plus vrai que nature, bouillonnant, impatient, truculent », selon l’éditeur, décrit Marine Le Pen comme étant une « masse, elle fait hommasse, épaisse », aux airs de « déménageur ».

Le moins que l’on puisse dire est que le citoyen Sarkozy ne fait honneur ni aux Français ni à la France. Vulgaires, grossiers et parfaitement sexistes, ses propos sont des coups bas qui, lancés dans les cours de récréation, il y a quelques décennies, couvraient immédiatement leurs auteurs de honte. La honte ? L’Apollon Sarkozy ne connaît pas, puisqu’il vient de récidiver.

Après les insultes générales, le président de l’UMP entre dans les détails. Et c’est entre les deux tours qu’il a lancé à propos de Marine Le Pen : « Cette voix éraillée… On dirait un soudard ! »

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Épopée Québécoise en Amérique #8 - Union et désunion (1840-1867)

Que la droite renoue avec une politique de civilisation

Sociologue et chroniqueur québécois, Mathieu Bock-Côté croit voir une confirmation dans les urnes d'une vague de fond véritablement conservatrice en France, mouvement allant "au-delà des partis qui le traduisent plus ou moins bien, et qui ne semblent en deviner ni la signification, ni la portée.". Extraits de sa tribune publiée dans Figaro Vox :

"la droite française, aujourd'hui, semble renoncer à se définir simplement comme une version modérée du progressisme et connait une véritable renaissance intellectuelle. Elle entend restaurer son propre imaginaire politique et culturel. On a beaucoup parlé du thème des valeurs ou des questions sociétales. À travers ces dernières, la droite renoue avec la question anthropologique. Elle ne doit plus seulement préciser sa vision de la société, mais aussi, sa vision de l'homme. Ce qui redonne un contenu existentiel à l'affrontement politique.

Cette opposition se formule ainsi: l'homme doit-il se libérer de son identité héritée ou doit-il renouer avec le principe de l'enracinement qui le situe dans une civilisation particulière? Dans un cas, on cherchera à extraire l'individu de son histoire, comme s'il fallait le détacher de son pays, de sa culture, de sa religion, de son sexe. On idéalisera une humanité indifférenciée. On pensera chaque différence à la manière d'une discrimination à combattre. Dans l'autre, on se portera à la défense des ancrages sans lesquels l'humanité est condamnée à une nudité terrifiante.

On s'explique mieux alors l'enthousiasme de la gauche terranoviste pour la théorie du genre ou pour le multiculturalisme. Paradoxalement, en se voulant libertaire, elle se montre très autoritaire, car le reconditionnement généralisé de la population, pour la contraindre à se déraciner alors qu'elle ne le souhaite pas, est une entreprise inévitablement coercitive.On s'explique tout aussi bien l'attachement des conservateurs à l'identité nationale et leur désir de rappeler les racines chrétiennes de la France: ils font valoir un droit à la continuité historique.

C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre la critique systématique de Mai 68 qui n'apparait plus seulement comme un événement historique, mais comme le mythe fondateur d'un nouveau régime où le politique s'est investi d'une mission démiurgique: couper les peuples de leur histoire, faire table rase et accoucher du nouvel homme nouveau, sans mémoires ni attaches. Attaquer mai 68, cela consiste à déclencher un conflit de légitimité portant sur la définition même de la démocratie contemporaine.

Certains sourient lorsqu'on en appelle à une politique de civilisation. La formule vise pourtant juste. La vocation du conservatisme, à l'époque actuelle, ne consiste pas seulement à gérer avec une plus grande efficacité une société aspirée par la mondialisation et le multiculturalisme mais bien à renouer avec les grandes références sacrifiées de la civilisation occidentale pour les réinventer et les refonder.Il est pour cela indissociable de la question identitaire. C'est à travers elle que les peuples cherchent à nommer ce besoin fondamental d'ancrages et d'appartenance.

[...] De grands mouvements populaires peuvent avorter. Il n'en demeure pas moins que la France devient un laboratoire fascinant où se réinvente le conservatisme occidental."

Quand Mathieu Bock-Côté parle de la "droite française", ne fait-il référence qu'à ses électeurs ? La renaissance intellectuelle au sein des partis de droite ne saute pas aux yeux...

Louise Tudy  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Manuel Valls hué à Vauvert

Réédition de l’ouvrage sur « Le Siècle », d’Emmanuel Ratier

ratier-aucoeurdupouvoirpt.jpgEmmanuel Ratier est le directeur de la « lettre d’informations confidentielles » Faits & Documents (dont on peut acquérir les numéros ici).

L’enquête copieuse et minutieuse qu’il a publiée sur ce club très puissant qu’est « le Siècle », vient d’être rééditée dans une version revue et augmentée  d’une centaine de pages (ajout de participants, fiches bios supplémentaires, etc.).

On peut déjà commander l’ouvrage sur la Librairie française.

Présentation de l’éditeur :

« Un ouvrage explosif qui révèle les secrets des « cinq cents » qui gouvernent la France.
- L’histoire complète, depuis plus de 50 ans, du club Le Siècle, de son fondateur, de son fonctionnement, de son système de cooptation et des intrigues qui s’y nouent.
- Près de 2000 notices détaillées.
- Plusieurs dizaines de documents confidentiels.
- Un index complet avec les années d’appartenance.
- Plus de 800 pages, format 150×220 mm, couverture pelliculée couleur. »

4e de couverture :

« « Les membres du Siècle ne se contentent pas d’occuper les fauteuils ministériels : ils détiennent pratiquement tous les postes stratégiques, ceux qui, en dehors de leur importance technique, ont un rôle politique déterminant.
En fait, les cent premières entreprises françaises sont, pratiquement sans exception, représentées au Siècle. De même, tous les grands journaux, tous les grands corps de l’État, comme la Cour des comptes, le Conseil d’État, la Cour de cassation, l’état-major militaire, l’Inspection des Finances, etc. »
Cet extrait de La République mondaine, un ouvrage paru en 1975, n’a rien perdu de son actualité. Le club Le Siècle, fondé en 1944, réunit, depuis plus de 65 ans, la quasi-totalité du pouvoir politique, économique, financier ou médiatique français.
Soit environ 600 personnes qui concentrent entre leurs mains l’essentiel du pouvoir. Tout gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, a du tiers à la moitié de ses membres qui y appartient. Cette volonté de secret, associée à un contrôle de pratiquement tous les grands médias et de toutes les maisons d’édition, fait qu’aucun ouvrage n’a jamais été consacré au club Le Siècle.
Pour la première fois, Au coeur du pouvoir dévoile les arcanes de ce club très secret, que d’aucuns ont comparé à la franc-maçonnerie ou à la Synarchie.
Se fondant sur des centaines de documents internes et confidentiels, Au coeur du pouvoir révèle l’itinéraire sinueux de son fondateur, de son empire de presse et d’influence qu’il développa durant un demi-siècle.
Dans une entière indépendance mais aussi une stricte objectivité, il décrit le déroulement de ses réunions et dîners, son système de cooptation, et raconte ce qui s’y trame, s’y noue et s’y décide, de la chute des ministères aux alliances entre banquiers ou capitaines d’industrie.

Ce livre n’est pas fait pour juger sommairement du Siècle, de ses membres et de son fonctionnement.
Savoir s’il s’agit d’un « complot » ou non ne présente qu’un intérêt strictement secondaire.
En revanche, ce livre sera d’une grande utilité pour mieux comprendre le sens de telle ou telle nomination, le rachat d’une entreprise par une autre, la montée en puissance d’hommes politiques recrutés très jeunes, le silence des médias sur certains sujets, la solidarité évidente dont bénéficient ses membres, le réseau relationnel et les alliances inhabituelles, etc.
Autant d’éléments que la plupart d’entre eux n’ont jamais souhaité voir exposés au grand public. Et sur lesquels Le Siècle avait jusqu’alors réussi à conserver la confidentialité la plus totale.

Au coeur du pouvoir comporte aussi un très important annuaire biographique qui retrace la carrière de ses 2000 membres ou invités du début des an-nées 1970 aux années 2010. »

Commande ici.

http://www.contre-info.com/sortie-dun-ouvrage-sur-%C2%AB-...

Elendil - Pavé d'amour

30/03/2015

Sondage – Islamisation : les Français disent non !

Dans un article paru en kiosque et dont un extrait se trouve sur la toile, le journal «Valeurs Actuelles » nous fait part du résultat d’un sondage qu’il a commandé à l’ifop.

sondage-voile

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

C’est un questionnaire en trois points concernant la place de l’islam en France. Et le résultat est sans appel : les Français de gauche comme de droite disent non à l’islamisation de leur pays.

- 72 % des Français sont « favorables à l’interdiction du port du foulard islamique dans les salles de cours des universités. »

- 68 % sont « contre le port de ce signe ostentatoire lors des sorties scolaires. »

- 55 % sont « pour la suppression des plats de substitution halal dans les cantines scolaires. »

La révélation majeure de ce sondage est l’élargissement, au sein de la population, d’une opinion défavorable aux intrusions islamiques dans la vie publique.

 

Politique & Eco n°37 : Comment sortir des erreurs de l'euro?

23:10 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

JT du lundi 30/03/2015 de TVL avec Bernard Lugan

Marine Le Pen: "espoir de gains très sérieux" dans 4 ou 5 régions en décembre

La présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé lundi que son parti pouvait nourrir "des espoirs de gains très sérieux dans quatre ou cinq régions" aux régionales de décembre.

Interrogée par RTL sur les élections régionales de décembre, Marine Le Pen a redit qu'elle n'avait "pas encore décidé" si elle serait candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en raison d'un "choc de calendrier entre la gestion d'une grande région fusionnée et la campagne présidentielle".

Les régionales seront "sur un mode de scrutin différent. Par conséquent les logiques ne seront pas les mêmes. Je pense que nous avons des espoirs de gains très sérieux dans quatre ou cinq régions", a dit la présidente du FN.

Alors que le FN a obtenu 62 conseillers départementaux, mais a échoué à conquérir un département, Mme Le Pen a estimé qu'il n'y avait "pas de plafond de verre" limitant le score de son parti, mais seulement des "magouilles électorales UMP et PS".

La présidente du FN a également dénoncé le mode de scrutin majoritaire de ces élections départementales, "fait pour empêcher le Front national d'avoir des représentants".

"Pendant combien de temps va-t-on accepter, dans une démocratie digne de ce nom? Dans le Pas-de-Calais, 42%, largement en tête devant tous les autres: 6 cantons sur 39. Dans les Pyrénées-Orientales, 40%: 0 canton. Dans le Nord, 38%: 0 canton", a-t-elle énuméré.

Afp via nouvel obs :: lien

22:54 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

Des candidats de Sens Commun s'expliquent sur leur refus de signer la charte LMPT

Une fois les élections passées, les candidats de Sens Commun qui ont refusé de signer la charte de La Manif Pour Tous s'expliquent. Sens Commun avait invité tous ses candidats à signer, mais trois d’entre eux ont choisi de s’en abstenir, tout en gardant le soutien de Sens Commun. L'un d'eux, Paul Bazin (élu à Nogent sur Marne) explique :

"La première [raison] est que si je suis parfaitement en phase avec la très grande majorité des principes de cette charte, il y a néanmoins quelques éléments avec lesquels je ne suis pas d’accord. Je suis convaincu que la famille est un socle fondamental de la société et doit être défendue. Je suis fermement opposé à toute tentative de faire de la grossesse un contrat. Je crois profondément que la famille doit être le lieu premier de la transmission des valeurs et je sais qu’elle est dans la plupart des cas un lieu de solidarité et de transmission. Je suis convaincu que l’intérêt supérieur de l’enfant est dans le cas général d’être élevé par son père et sa mère, dans un contexte stable. Je suis évidemment contre les discriminations et défenseur de la dignité de la personne humaine. Je suis résolument contre l’apprentissage à des enfants de concepts qu’ils ne peuvent pas comprendre pour essayer de façonner leur vision du monde, j’en ai vu les dégâts.

Mais je sais aussi que sur certains des points de la charte, la réalité est beaucoup plus compliquée que cela. Je sais qu’il existe, j’en vois dans le cadre de mes fonctions municipales, des familles où les parents n’éduquent pas leurs enfants, voire les déconstruisent au lieu de les élever. Ce n’est pas et ne sera jamais une raison pour dénigrer voir briser le modèle familial sur lequel notre société est assise, il faut toujours tendre vers l’idéal. Mais cela m’empêche d’affirmer péremptoirement des choses qui ne sont, hélas, pas toujours vraies.

- La seconde est que je crois que les responsabilités du conseil départemental ne sont pas en lien avec les combats de la Manif pour tous. Si les habitants de mon canton m’ont fait la confiance et l’honneur de me faire entrer au conseil départemental, c’est pour y accomplir ce que nous avons proposé dans notre programme, à savoir développer l’insertion au lieu de l’assistanat, réduire la dette, rendre équitable l’attribution des subventions dans tous les domaines (notamment pour les associations, qui ne doivent être subventionnées que si elles rendent un véritable service aux citoyens et non à une idéologie), faire du Val de Marne une terre accueillante pour les idées et les entreprises.

Enfin, je voudrais conclure par ce point : il aurait été plus « malin » tactiquement de ma part de signer cette charte. J’aurais sans doute évité de perdre quelques voix à l’abstention et au FN, mais cela ne m’importe pas beaucoup; j’aurais surtout évité que Sens Commun soit attaqué et qu’on remette en cause le sens de l’engagement de ses responsables et militants, et cela m’importe beaucoup plus, je leur présente donc à ce titre des excuses profondément sincères. Simplement, je crois que si pour ma première élection (ou pour d’éventuelles suivantes d’ailleurs) je suis dans la tactique, que je signe des choses pour faire plaisir, sans adhérer à 100% et alors que cela ne correspond pas à la réalité que je constate sur le terrain, alors je crois que je manque à ma mission, d’exemplarité et de réalisme, principes dont il me semble qu’ils sont tout autant à l’origine de Sens Commun que la défense de la famille.

Pour ceux que cela intéresse, voici dans le détail les réactions que j’ai eues en lisant la charte LMPT :

- Principe 1 (« La famille, socle fondamental et avenir de la société, doit être reconnue, protégée et soutenue « ) : Oui, bien sûr !
- Principe 2 (« Le mariage est l’engagement que prennent un homme et une femme l’un envers l’autre de s’aimer, fonder une famille et éduquer leurs enfants. ») : Oui, et Sens Commun est en train de travailler à revenir sur la loi Taubira et à établir une solution différente pour les autres cas.
- Principe 3 (« L’intérêt supérieur de l’enfant est avant tout d’être élevé par son père et sa mère dans la mesure du possible et dans un contexte stable ») : C’est l’idéal mais c’est une vision qui ne correspond hélas (car c’est infiniment déplorable) pas toujours à la réalité dans bien des cas que je vois dans mes fonctions d’élu chargé des affaires sociales. Heureusement qu’il y a parfois des institutions en dehors de la famille (l’école, les services sociaux) qui essayent tant bien que mal de rattraper les dégâts. C’est la principale raison de mon refus de signer.
- Principe 4 (« Tout enfant est né d’un homme et d’une femme. Dès lors, l’altérité sexuelle des parents est indissociable de la conception et de la filiation ») : Oui je le crois.
- Principe 5 (« L’enfant n’étant la propriété de personne, il ne peut être l’objet d’aucun commerce ni d’aucun don. La grossesse ne peut être l’objet d’aucun contrat ») : Absolument !
- Principe 6 (« La famille a vocation à jouer un rôle social majeur. C’est le lieu privilégié pour l’exercice du respect, de la solidarité et de la transmission au sein des couples et entre les générations ») : Oui pour le « a vocation ». En revanche la 2e phrase, n’est pas tout à fait juste : c’est un idéal hélas non atteint dans tant de cas. Cf principe 3.
- Principe 7 (« Il appartient au père et à la mère de déterminer et de choisir l’éducation de leurs enfants ») : Là encore, ce n’est malheureusement pas toujours vrai même si c’est souhaitable.
- Principe 8 ( » La lutte contre les discriminations doit être menée au nom du principe de la dignité de toute personne humaine. Elle ne peut être détournée et dénaturée au profit d’un militantisme promouvant « l’identité de genre » qui nie l’identité sexuée homme/femme des personnes, réalité objective, inhérente à toute l’humanité ») : Oui
 
S’agissant des engagements proposés par la charte LMPT, je suis d’accord avec le premier mais pour moi le conseil départemental n’a pas à s’immiscer dans le contenu de l’enseignement dans les collèges qui doit relever de la famille d’abord et des enseignants quand la famille ne peut y pourvoir : ce n’est absolument pas le rôle du conseil départemental et c’est ce que j’ai reproché aux communistes contre lesquels je me suis battu pendant toute la campagne. »

Michel Janva

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JT du lundi 30/03/2015 de TVL avec Bernard Lugan

Poutine et NOM 01

CARTE. Départementales : quelle est la couleur politique des élus de votre canton ?

C'est la carte de France des partis politiques au lendemain du second tour des élections départementales. En compilant l'ensemble des résultats définitifs publiés par le ministère de l'Intérieur, lundi 30 mars, francetv info vous propose de visualiser quel parti est arrivé en tête dans chacun des cantons où les Français étaient appelés aux urnes, dimanche. 

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« Bats ta femme tous les matins… »

Les salafistes algériens ont manifesté en force la semaine dernière à Alger. Ils sont descendus dans la rue pour défendre un droit divin : celui de frapper les femmes.

Les salafistes algériens ont manifesté en force la semaine dernière à Alger.

L’ont-ils fait pour dénoncer les injustices sociales ? Non. Pour réclamer des augmentations de salaire ? Non. Pour s’opposer à l’exploitation du gaz de schiste ? Non. Pour dénoncer le manque de logements sociaux ? Non. Pour demander l’amélioration de l’enseignement secondaire ? Non. Pour dénoncer le chômage des jeunes ? Non. Pour demander davantage de liberté ? Non. Pour dénoncer la corruption qui gangrène l’économie ? Non. Ont-ils manifesté contre la cherté de la vie, contre l’absence de culture, contre la rareté des passeports et des visas ? Non, non, non.

Ils sont descendus dans la rue pour défendre un droit divin : celui de frapper les femmes.

Le droit de frapper la mère, la grand-mère, la fille, l’épouse, la sœur, la tante, la nièce, la voisine, la collègue de travail, la femme médecin, policière, pilote, officier dans l’armée, etc. Leur droit divin d’exercer librement des violences sur toutes les femmes, celles des foyers, celles dans le travail, celles dans les rues. Leur droit divin de faire de toutes les femmes, sans exception aucune, leur « propriété privée ».

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La guerre de Crimée : une histoire qui recommence ?

Crimée, Malakoff, Sébastopol : métros, rues, boulevards, communes aux noms exotiques ; n’oublions pas non plus le pont de l’Alma et le zouave de pierre qui monte la garde face à la Seine, permettant aux badauds parisiens d’en mesurer les crues, autant de rappels d’une guerre qui s’acheva le 30 mars 1856 par un traité du nom de notre capitale.

Son anniversaire aujourd’hui nous suggère un rapprochement avec l’actuelle affaire d’Ukraine, des analogies et jusqu’à des similitudes avec, néanmoins, des différences importantes à remarquer.

Ce conflit, en 1854, vit la France et l’Angleterre voler au secours de l’Empire Ottoman, qui était alors, comme le disait le tsar Nicolas Ier, « l’homme malade de l’Europe », pour contrecarrer les ambitions de la Russie et lui infliger une défaite exemplaire, l’Autriche-Hongrie restant, en dehors d’une période d’interposition, dans une attitude d’attention menaçante.

Ce fut le contraire d’une promenade : une guerre de deux ans, aux conditions très difficiles pour les troupes, coûteuse, meurtrière, et révélant de graves lacunes dans les commandements, à l’exception relative de la France.

Après la victoire des alliés sur le fleuve Alma, lors de laquelle les zouaves s’illustrèrent, cette guerre se résuma au long siège de Sébastopol en Crimée, territoire russe, qui tomba quand les français s’emparèrent du fort de Malakoff. Face à une coalition renforcée du Piémont et de la Suède, le nouveau tsar Alexandre II dût accepter le traité scellant l’humiliante défaite et mettant fin à l’ambition de domination régionale et d’accès à la Méditerranée.

L’Histoire vue de plus haut retiendra que deux puissances qui se disaient chrétiennes, avec l’accord tacite d’une troisième, se sont entendues, par rivalité d’ambitions, pour soutenir un Empire déliquescent, oppresseur de chrétiens, et ont ainsi empêché la Russie de restaurer Constantinople dans ce qu’elle était originellement : la capitale de l’empire romain chrétien d’Orient.

Aujourd’hui, dans l’actuelle crise, « l’homme malade » n’est plus l’empire turc mais l’Europe elle-même, minée par les diversités qu’elle inclut, aussi bien au sein de la supposée « communauté » européenne qu’à sa périphérie.

La Russie est à nouveau présentée par les faiseurs d’opinion occidentaux comme un ours mal léché qu’il faut impérativement reléguer dans sa Taïga avant de le « réformer ».

L’Allemagne a remplacé l’Empire Austro-Hongrois, dans son rôle de puissance observatrice influente et intéressée.

 

La puissance géographiquement lointaine mais mondialement dominante, soucieuse de diviser pour régner et de tirer les ficelles au service de ses intérêts stratégiques, n’est plus l’Empire Britannique, mais les USA dont le Royaume-Uni est devenu le premier vassal.

La France enfin, est à nouveau sans intérêt direct ni majeur dans l’affaire, en quête d’un prestige perdu, ou de ce qui pourrait en tenir lieu.

Reste que le rapport des forces en présence ne semble plus du tout le même, d’autant plus que d’autres puissances ont émergé dans le jeu géopolitique mondial, le rendant plus complexe.

« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ».

Ces mots de Karl Marx comparant le 18 brumaire de l’an VIII du futur Napoléon 1er, au 2 décembre 1851 de son neveu, s’appliqueraient assez bien pour l’instant au cas présent, nonobstant un nombre déjà conséquent de victimes. Espérons pourtant, qu’entre l’imitation et le modèle, ce rapport, envenimé par de dangereux manipulateurs, ne s’inverse pas.

Patrick Malvezin

http://www.medias-presse.info/la-guerre-de-crimee-une-histoire-qui-recommence/28551

Victoire de l’UMP, le FN sans majorité et déroute pour le PS

L’alliance UMP-UDI remporterait entre 66 et 71 départements, soit une large victoire, sur fond de déroute du PS, qui ne conserverait que 28 à 35 départements. de quoi donner des ailes à Nicolas Sarkozy rivé sur la reconquête de l’Elysée :

« A travers leur vote, les Français ont massivement rejeté la politique de François Hollande et de son gouvernement. Le désaveu à l’égard du pouvoir est absolument sans appel. Jamais un pouvoir en place n’avait suscité une telle défiance et un tel rejet. Jamais une politique n’avait autant incarné l’échec à tous les niveaux. C’est le mensonge, c’est le déni, c’est l’impuissance qui ont été sanctionnés ».

Quant à Manuel Valls, il confirme qu’il a bien l’intention de redoubler d’efforts pour emmener le pays dans le mur :

« Notre gouvernement redoublera d’énergie, avec comme priorité l’emploi, l’emploi, l’emploi ».

Du coté du Front National, même si le fait de ne pas parvenir à conquérir un seul département déçoit, il n’en reste pas moins que leurs listes ont obtenu une moyenne de 40% là où elles pouvaient se maintenir, continuant ainsi une forte progression. De plus, la centaine de nouveaux élus Front National – contre un seul auparavant – permet une implantation locale que n’avait jamais connu le parti et lui permet de s’assurer d’un nombre important des 500 signatures nécessaires à Marine Le Pen pour se présenter aux présidentielles de 2017.

 

La route semble donc toute ouverte à Nicolas Sarkozy en 2017 qui se retrouvera sans doute face à Marine Le Pen. A moins qu’Alain Juppé ne présente une candidature concurrente.

http://www.medias-presse.info/victoire-de-lump-le-fn-sans-majorite-et-deroute-pour-le-ps/28539

« La dette ? Une machine devenue folle et proche de ruiner tous les États »

Entretien avec Alain de Benoist

La dette… La dette… La dette ! Elle obsède tout le monde, et c’est sans doute à juste titre. Mais comment en est-on arrivé là ?
La possibilité offerte aux ménages d’emprunter pour couvrir leurs dépenses courantes ou acquérir un logement a été l’innovation financière majeure du capitalisme d’après-guerre. À partir de 1975, c’est ce qui a permis de compenser la baisse de la demande solvable résultant de la compression des salaires et de la précarité du travail. Le crédit a ainsi représenté pendant des décennies le véritable moteur de l’économie. Aux États-Unis, cette tendance a encore été encouragée dans les années 1990 par l’octroi de conditions de crédit de plus en plus favorables, sans aucune considération de la solvabilité des emprunteurs. Quand la crise financière de 2008 a éclaté, les États se sont encore endettés pour empêcher les banques de sombrer. La machine s’est alors emballée de façon telle que les États surendettés sont devenus prisonniers de leurs créanciers, ce qui a limité d’autant leur marge de manœuvre en matière sociale et politique. Aujourd’hui, ils se retrouvent pris dans un système usuraire, puisqu’ils n’ont d’autre alternative que de continuer à emprunter pour payer les intérêts de leur dette (la France emprunte, à cet effet, 50 milliards d’euros par an), ce qui augmente encore le montant de cette dette.
Résultat : le volume total de la dette mondiale atteint aujourd’hui le chiffre faramineux de 200.000 milliards de dollars, soit 286 % du PIB mondial, contre 142.000 milliards de dollars en 2007. Et encore ne tient-on pas compte des dettes contingentes comme la dette bancaire ou celle des retraites à servir !
La dette cumulée de tous les États atteint des niveaux stratosphériques. Les particuliers et les ménages savent bien pourtant que personne ne peut vivre perpétuellement à crédit…
Il semble, en effet, préférable de ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne. Mais le problème est qu’on ne peut assimiler le budget d’un État à celui d’un ménage. Un État est tenu de faire des investissements à long terme qui, ne pouvant être financés sur la base des seules recettes courantes, doivent obligatoirement l’être par l’emprunt. Les nations, en outre, ne sont pas des êtres mortels : un pays ne fait pas faillite à la façon d’une entreprise ou d’un particulier. Enfin, quand il emprunte, un État n’engage pas sa propre fortune, mais celle de ses citoyens (il gage une partie de l’épargne des plus aisés plutôt que de la prélever par le moyen de l’impôt). Ce faisant, il se soumet, en revanche, aux marchés financiers. Le montant de la dette indique le degré d’aliénation de l’État.
Tout le monde fait les gros yeux à la Grèce, en affirmant qu’elle « doit payer sa dette ». Michel Sapin dit même que, si elle ne la payait pas, cela coûterait 600 ou 700 euros à chaque Français. Mais que faire quand on ne peut pas payer ?

Rappelons d’abord que, contrairement à ce que prétend la vulgate médiatique, l’envolée de la dette grecque est due pour l’essentiel à des taux d’intérêt extravagants et à une baisse des recettes publiques provoquée par des amnisties fiscales qui ont surtout profité à l’oligarchie. Quant à Michel Sapin, il dit n’importe quoi. Les prêts que la France a consentis à la Grèce sont, en effet, déjà comptabilisés dans la dette publique française, que la France n’a pas plus que la Grèce l’intention (ni les moyens) de payer. Il n’y a, en fait, aucun avenir pour la Grèce à l’intérieur d’une Union européenne qui cherche à constitutionnaliser les politiques d’austérité afin de museler la souveraineté populaire : comme l’a dit sans fard Jean-Claude Juncker, porte-parole des étrangleurs libéraux et subsidiairement président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (sic). La Grèce n’a d’autre choix que de passer sous la table ou de la renverser, c’est-à-dire de faire défaut sur sa dette et de sortir de l’euro.
Ceux qui font les gros yeux à la Grèce devraient essayer de comprendre que, si la morale est de mise en matière de dette privée (cf. l’allemand Schuld, « dette », et schuldig, « coupable »), elle ne l’est pas en matière de dette publique. Quand un État emprunte, il ne s’engage pas moralement, mais conclut un simple accord financier. La valeur de cet accord est subordonnée à des exigences politiques, en ce sens qu’aucun État ne peut saigner à mort son peuple au seul motif que les accords signés doivent toujours être respectés (pacta sunt servanda). L’économie de la servitude n’est, en effet, pas supportable : on ne saurait exiger d’un peuple qu’il rembourse une dette contractée dans le passé à ses dépens. Au demeurant, les exemples ne manquent pas qui montrent que l’obligation de rembourser une dette publique n’a jamais été considérée comme absolue. La dette de l’Équateur a été supprimée en 2008, celle de l’Islande en 2011. En Pologne, dès l’arrivée au pouvoir de Lech Wałęsa, en 1990, les créanciers de ce pays ont réduit sa dette de 50 %. Quand ils ont envahi l’Irak en 2003, les États-Unis ont épongé la dette irakienne pour assurer la solvabilité du pouvoir qu’ils venaient de mettre en place à Bagdad. Quant à l’Allemagne, elle ferait bien de ne pas oublier qu’après la guerre, le « miracle économique » allemand n’a été rendu possible que grâce à l’accord de Londres du 27 février 1953, qui a d’un trait de plume supprimé plus de la moitié de sa dette extérieure. C’est la meilleure preuve que, lorsqu’une dette devient insupportable, il n’y a pas d’autre solution que de l’annuler ou de la restructurer.

Boulevard Voltaire :: lien

http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukZVFklVEGYzgebAu.shtml

POLICE PARTOUT : SECURITE NULLE PART !

C’est le constat amer que l’on peut dresser quand on se souvient du cruel bilan des attentats de la gare Atocha à Madrid en mars 2004 et ceux de Londres en juillet 2005.  En Espagne effectivement, les forces de l’ordre connaissaient le terrorisme basque depuis plus de 30 ans, alors que dans la capitale anglaise, des dizaines de milliers de caméras observaient le moindre geste suspect.

Il en va de même aujourd’hui avec les déploiements de l’armée aux abords des synagogues, des mosquées, des bâtiments publics ou de lieux à forte concentration populaire.

Partout en Europe les gouvernements ont sorti leur panoplie hystérique et brandissent le bouclier « Padamalgam » afin d’empêcher le peuple de désigner l’ennemi, puisque selon eux, la guerre au terrorisme est déclarée. Car enfin, de Merah à Coulibaly en passant par Nemmouche et Kaouchi, ce ne sont pas des bouddhistes fanatiques, mais bien des musulmans (grands criminels multirécidivistes) qui sont les auteurs des récentes tueries au nom de « Allah Akbar ! » confirmant ainsi la relance d’une guerre de religion ancestrale. On remarque par ailleurs que le plan Vigipirate n’empêche en rien les bandes de racailles de dévaliser les passagers du RER et de poignarder les plus faibles pour quelques euros.

 

« Je suis Charlie », « Je suis danois », « Je suis Bardo» : OUI. « Je suis Maaloula », « Je suis Maïduguri », « Je suis Sanaa » : combien de bougies, combien de manifs… ? ? ? 

A croire que les lunettes roses des laquais du Nouvel Ordre Mondial occultent les persécutions et les assassinats que subissent les chrétiens -et d’autres- dans l’arc musulman depuis 50 ans. Au nom du « vivre ensemble », les pantins européens nous imposent leur vision frelatée d’une société multiculturelle et pluriethnique qui se désagrège au fil du temps.

Cà et là, quelques courageux polémistes, intellectuels et criminologues tentent d’établir une analyse accablante sur les conséquences néfastes de l’envahissement de l’Europe par des individus qui ne cherchent ni à s’intégrer ni à s’assimiler à nos sociétés fondées sur des traditions, des us, des coutumes et des règlements hérités d’une culture et d’une civilisation européenne multiséculaire. Il en va de même pour une grande partie d’immigrés nés sur notre sol, qui revendiquent des comportements et des usages incompatibles avec nos lois.

Plus grave : les marionnettes pseudo-humanistes interdisent toute forme de contestations et refusent le débat des idées, au motif que seules leurs valeurs « citoyennes » seraient acceptables. Ils vivent dans une sphère aseptisée, hors des réalités du quotidien, entre initiés, seuls détenteurs de la vérité. Ils ignorent le mécontentement populaire, l’exaspération des citoyens et le désespoir de ceux « d’en-bas ».

Et cela ne date pas d’hier. En désignant les volontaires partis faire le djihad en Irak, en Syrie (après avoir désigné Bachar Al-Assad comme « l’homme à abattre »), en Lybie, au Mali ou ailleurs, comme étant des terroristes, ils oublient que lors de précédents conflits en Afghanistan en 1980, en Irak en 1991, en Tchétchénie en 1991, en Bosnie en 1992, au Kosovo en 1998, à nouveau en Afghanistan en 2002 et encore en Irak en 2003, des milliers d’européens étaient partis combattre aux côtés des islamistes au nom « d’Allah le Tout Puissant ! ». Certains de ces djihadistes sont restés sur place, mais la grande majorité est rentrée en Europe. Combien de tueries ont-ils commis chez nous ces 30 dernières années ? Combien d’attentats à la bombe ou à la voiture piégée comme au Proche-Orient ?

La 5ème colonne n’est pas à Damas, à Mossoul ou à Tunis, elle s’est déjà formée dans nos banlieues avec la complicité de nos politicards. Ces collabos de l’immigration/invasion, ceux-là mêmes qui depuis des décennies ont vidé les églises pour remplir les mosquées (qui forment et informent les futurs « terroristes ») et nous imposent la nourriture hallal dans les cantines, afin de complaire à de futurs électeurs ; ces clowns tristes responsables du déclin et de la décadence de nos pays ont imaginé maintenant des quartiers d’isolement pour islamistes dans nos prisons et une nouvelle restriction pour tous de la liberté d’expression.

Mais à ceux qui pensent que le problème commence en prison, je dis NON, il commence, pour certains, en classe primaire. Touche pas à mon pote ?

Pieter KERSTENS.

NB : ce fut un véritable régal de voir les contorsions verbales de tous les ténors de la secte politico-médiatique le soir du 22 mars face aux nets progrès du F.N…quelle réjouissance !

Petits arrangements entre amis, un déni de démocratie

Invité en début de semaine dernière de l’antenne de RTL, Manuel Valls avait assuré aux journalistes en « off » qu’il pensait que la gauche serait en mesure de conserver « 36 à 37 départements » était-il  rappelé hier sur cette même antenne. La claque a été d’une toute autre ampleur. Dans les faits, la gauche n’en conserve que 31.  «Jamais sous la Ve République, notre famille politique n’avait gagné autant de départements », s’est réjoui le président de l’UMP  Nicolas Sarkozy. Ce qui est d’ailleurs un mensonge puisqu’en 1992, la droite en avait raflé 76 contre 23 à la gauche (dont 21 au PS).  Marine Le Pen le notait hier soir, on ne pouvait attendre  du Premier ministre, « un petit politicien médiocre sans honneur, l’incarnation de la médiocrité » de tirer les conclusions qui s’imposent de cette déroute électorale. M. Valls, dans son allocution suivant l’annonce officielle des résultats, a confirmé  sans surprise qu’il restait à la tête du gouvernement,  affirmant, en plein  déni du réel que « les appels à la mobilisation républicaine (contre le FN, NDLR)  ont été entendus, d’autant plus (qu’il s’est personnellement) fortement mobilisé». C’est bien évidemment tout l’inverse. Il a dressé dans le même élan le constat de l’échec de la continuation par le PS de la politique euromondialiste qui fut celle de la droite ces dernières décennies.  «Les Français, par leur vote, et même leur abstention, ont dit à nouveau leurs attentes, leurs exigences, leur colère, leur fatigue face à une vie quotidienne trop difficile : le chômage, les impôts, la vie trop chère. J’ai entendu ce message». A l’évidence, non.  

 Le vote des Français à ce second tour des élections  départementales a fait tomber des fiefs historiques, symboliques de la gauche, comme le département de François Hollande (Corrèze),  Manuel Valls (Essonne),  Laurent Fabius (Seine-Maritime), Arnaud Montebourg (Haute-Saône) ou encore de Ségolène Royal (Deux-Sèvres)…

 Sont également perdus par les socialistes, les vieux  bastions du  Nord et des Bouches-du-Rhône qui abritent (abritaient ?) les deux plus puissantes fédérations socialistes, ou  encore la Creuse historiquement à gauche et les Cotes-d’Armor, dirigé par le PS depuis quarante ans, tandis que   le Var et la  Haute-Savoie ne compteront plus  aucun élu de gauche dans la nouvelle mandature.

 Un des deux derniers départements tenus par le PC, l’Allier,  est lui aussi tombé dans l’escarcelle de la droite. A contrario, dans le Val-de-Marne, les communistes ont sauvé leur dernière citadelle départementale,  en réussissant à mobiliser à grande échelle  leurs clientèles les plus exotiques.

 Outre certains apparatchiks de la rue de Solferino,  il n’y a guère eu  que Maurice Szafran,  sur le site de   Challenges,  pour estimer  aujourd’hui  « que la virulence anti FN répétée de Manuel Valls n’a pas été sans efficacité » dans cette élection, « sonnant le tocsin aussi bien à gauche qu’à droite, remobilisant des électorats certes disparates mais profondément hostiles à l’extrême droite ».  Tout en espérant (méthode Coué quand tu nous tiens !) que le FN a atteint « son plafond de verre »; toujours  la même litanie…

 Bruno Gollnisch le notait hier soir, notamment lors de son passage sur le plateau d’I télé, il aurait été assez miraculeux, au vu du mode de scrutin taillé sur mesure pour maintenir l’hégémonie  de l’UMPS sur la vie politique, de la part belle que  réserve cette élection  aux poids des notables,  aux petits arrangements entre  amis,   que le FN puisse gagner un département.

 Pourtant a-t-il rappelé, ce second  tour marque une nouvelle étape sur le chemin qui devra amener le FN au pouvoir, scrutin  qui permet de rendre encore  plus perceptible le vrai clivage politique de ce début de millénaire. Celui qui oppose d’un côté les partisans  d’un  mondialisme qui acte la disparition, l’effacement  de la France, sa vassalisation, sa  sortie de l’Histoire,  l’ouverture sans frein à « la libre circulation  des biens, des personnes et des  capitaux ».   Et ceux qui pensent que la France à un avenir,  les défenseurs  des identités et des souverainetés nationales,  de la libre coopération entre  Etats libres, de la   régulation, d’un protectionnisme intelligent.

 Les magouilles entre l’UMP et le PS, notamment les appels de l’UMP à voter PS ou du PS à voter UMP pour freiner l’ascension du FN ont  surtout  permis de matérialiser cette entente  de fond entre les deux principaux partis euromondialistes.

 Ententes entre le parti de M. Sarkozy et celui de M.  Cambadélis  qui ont éclaté au grand  jour puisque les élus UMP qui ont  bravé la posture hypocrite  du ni-ni  en appelant  à voter PS n’ont pas été sanctionnés.  Ce fut d’ailleurs  la  règle dans la quasi-totalité des  cantons où le FN étaient opposés aux socialo-communistes. Or,  les candidats UMP   qui auraient eu l’audace d’appeler  à voter FN pour  faire barrage  à  la gauche auraient été immédiatement  exclus…  

 Un second tour qui rend également visible  le mépris du suffrage populaire, quand celui-ci ne va dans le sens souhaité par « nos élites »  qui président au fonctionnement  de notre démocratie confisquée. Marine rappelait ce matin   sur RTL cette  distorsion entre le vote des Français et la couleur politique des assemblées d’élus.  Le FN  a pourtant  progressé entre les deux tours –il fait notamment  des scores impressionnants  dans les mairies FN comme dans les deux cantons d’ Hénin-Beaumont et celui de  Beaucaire qui ont été  remportés par les nationaux -;,  il  recueille ainsi   en moyenne 40% des voix dans les   1107 cantons où il était en capacité de se maintenir, en remportant  31(62 élus) dans 14 conseils départementaux.

 Le FN ,  en  tête dans de nombreux départements (ce fut le cas  dans 43 d’entre eux au premier tour) se voit néanmoins  privé du nombre d’élus correspondant à son poids politique.   Exemples parmi d’autres, majoritaire en voix dans le Vaucluse,  le FN n’obtient que 3 conseilleurs départementaux  -2 pour la Ligue du Sud, 6 pour l’UMP-UDI-Modem, 6 pour la gauche.  Dans le Pas-de-Calais avec 42% des suffrages, l’opposition nationale ne remporte que 6 cantons sur 39 ; avec  38% dans le Nord et 40% dans les Pyrénées orientales, le Front n’aura aucun élu dans ces deux départements !

 Pour prendre la mesure de ce déni démocratique, il faut aussi avoir à l’esprit qu’avec  15,93% des voix, les binômes du PS, et ceux de l’Union  de la gauche (9,14%) obtiendront  des centaines de conseillers départementaux.  Les binômes EELV  (29 988 voix, soit 0,16 %),  auront 40 élus ;  les  binômes du Front de Gauche (266 896 voix)  qui ont recueilli  1,45% et ceux du PC (100 413 voix)   0,55%,  obtiennent 150 élus !   A comparer avec les  4 108 000 voix  ( 22, 36%)  qui se sont portés sur les candidats frontistes, FN qui quadruple son nombre de voix obtenu aux élections cantonales de 2011 ( 915 504 voix 11,57 %, deux élus)… 

 Alors oui, les faits sont têtus et Marine était en droit de souligner hier soir que «le fait historique (de ce second tour)  est l’installation du Front National/Rassemblement Bleu Marine comme force politique puissante dans de nombreux territoires». «Ce niveau électoral exceptionnel est le socle des grandes victoires de demain».

 Sur le site de L’Express, Eric Mettout le résumait à sa façon : « Marine Le Pen s’est placée pour la prochaine présidentielle, une course de fond qui passera par une autre victoire, aux régionales en fin d’année. La Ve République est faite pour deux partis majoritaires, la France en compte désormais trois ».

http://gollnisch.com/2015/03/30/petits-arrangements-entre...