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l'information nationaliste

  • Attaque islamiste à Strasbourg: le récit de la soirée

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    Trois personnes sont mortes et 12 ont été blessées, dont six sont en urgence absolue. Mardi soir, un homme de 29 ans, radicalisé et fiché “S”, a tiré en plein cœur de Strasbourg, à quelques pas du marché de Noël.

    Le tueur présumé, Chérif Chekatt, qui portait une arme de poing et une arme blanche, selon certaines sources, a été blessé par une patrouille de soldats de l’opération de sécurité Sentinelle. Il a quand même réussi à prendre la fuite et est actuellement activement recherché.

    Les autorités françaises ont décrété le plan “urgence attentat”, le plus haut niveau d’alerte. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l’enquête. En tout, d’après une source policière, 450 membres des forces de l’ordre, du Raid, de la police judiciaire, de la gendarmerie, plus des militaires, sont aux trousses du tireur. Ils sont épaulés par deux hélicoptères.

    https://fr.novopress.info/

  • Les « lépreux » donnent la leçon à Macron, la Pologne affiche la croissance la plus rapide de son PIB dans l’UE

    shutterstock_704626399-702x459.jpgSelon Radio Pologne , la ministre des Entreprises et de la Technologie, Jadwiga Emilewicz, s’est exprimée hier après que l’Office central des statistiques (GUS) ait révélé une croissance de 5,1% de l’économie polonaise pour le troisième trimestre de l’année.

    Le ministre a expliqué que le pays avait « des fondamentaux de croissance stables, avec une consommation intérieure dynamique et des investissements encourageants ».

    L’Office central de la statistique a révisé son estimation du PIB polonais à la mi-novembre de 5,2% à 5,3%. Le bureau a également signalé que l’économie polonaise avait progressé de 4,9% au dernier trimestre de 2017.

    Radio Pologne a indiqué que les « données macroéconomiques » montrent « que la Pologne a l’économie dont la croissance est la plus rapide dans les unions européennes », selon le ministre du gouvernement.

    Source : Voice of Europe

    https://lecrieuropeen.com/2018/12/04/les-lepreux-donnent-la-lecon-a-macron-la-pologne-affiche-la-croissance-la-plus-rapide-de-son-pib-dans-lue/

  • L'immigration, Macron et SOS Racisme

    6a00d8341c715453ef022ad3808687200c-320wi.jpgEmmanuel Macron, ce 10 décembre, dans sa courte allocution de 13 minutes, aura abordé de nombreux sujets, formulé de nombreuses propositions. Changeant légèrement de ton et d'allure, il s'est exprimé dans le style des exposés que l'on appréciait dans ma jeunesse, il y a plus d'un demi-siècle, à l'Institut d'Études politiques rue Saint-Guillaume. À l'époque, cependant, on devait s'en tenir à 10 minutes et construire en deux parties et deux sous-parties.

    Cette prestation comportait donc des longueurs. Elles enrobaient des propos parfois ambigus. On peut se demander s'ils ont été appréciés, dans leur subtilité, par les honnêtes gens qui saucissonnent sur les ronds-points à la veille de l'hiver.

    Comme souvent, venant des bons élèves de la technocratie, on y trouvait du bon et du nouveau. Le bon ne se révélait pas très nouveau, le nouveau ne semble pas très bon non plus. Olivier Dussopt, lui-même, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes public, évalue que les mesures annoncées coûteront à l'État entre 8 et 10 milliards d'euros. "Nous sommes en train de le préciser, de voir aussi comment nous allons le financer", a-t-il déclaré sur BFM TV. Si ce qu'il appelle "financement" ne se fonde pas sur une réduction sans doute supérieure de la dépense publique de l'État central, on entre dans un scénario économiquement catastrophique. On peut le redouter.

    Son propos sur l'immigration ouvre un autre débat.

    La jeune-vieille organisation de provenance trotskiste SOS Racisme mesure, dans ce registre, comme chacun devrait le savoir le degré de conformisme politiquement correct. Son président, heureusement dégagé de ses ennuis judiciaires, peut assumer le rôle du grand prêtre. Il pense que les propos présidentiels "n'augurent rien de bon".

    Voilà au moins qui pourrait constituer, pour certains des plus farouches opposants, un motif de satisfaction.

    "Je veux aussi que nous mettions d'accord la nation avec elle-même sur ce qu'est son identité profonde. Que nous abordions la question de l'immigration" a déclaré le chef de l'État, sans plus de précisions.

    Cette allusion d'Emmanuel Macron à l'immigration lors de son allocution pour répondre au mouvement des "gilets jaunes" depuis le 17 novembre prouve, malgré son ambiguïté, au moins que, – dans son esprit, et selon certaines informations dont il dispose, – cette préoccupation existe bel et bien chez les protestataires de base.

    Elle intervient le jour même, ce 10 décembre, où la signature, au nom de la France, du pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech, provoque de nombreuses protestations de l'opposition, et semble, si l'on en croit les sondages, rejeté par 80 % des Français.

    Inutile de dire que les États-Unis s'y sont opposé, qu'il n'aura aucun effet en Chine ou en Russie, et que l'Europe l'aborde en ordre dispersé, alors même qu'elle paraît comme le seul espace vraiment concerné. Parmi les pays qui s'en sont retirés après l'avoir accepté le 13 juillet, on compte d'ores et déjà l’Autriche, l’Australie, le Chili, la Tchéquie, la République dominicaine, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie.

    Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo ne pouvait pas esquiver son soutien à cette démarche onusienne destinée de façon explicite à faciliter les déplacements transnationaux de la main-d’œuvre. Il a donc publié un communiqué titré "Les immigrés comme boucs émissaires ?"

    Il dit s'étonner que le président de la république ait évoqué l'immigration dans un discours où, toujours selon Sopo, "les questions posées étaient notamment celles de la répartition des richesses et des attentes de la jeunesse lycéenne".

    "Les propos avaient beau être le plus elliptiques possibles, remarque-t-il, chacun comprendra qu'ils n'augurent rien de bon. Que les choses soient claires : toute tentative consistant à jeter les immigrés en pâture des frustrations sociales sera combattue sans relâche par SOS Racisme", menace le redoutable Sopo, se disant "plus que perplexe" sur les termes employés.

    À suivre par conséquent.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/

  • Gilets jaunes : Les hommes et les idées de demain seront sans-doute à rechercher hors du Système

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    Voici que la crise des Gilets jaunes, soudaine et pourtant venue de très loin, peu à peu gonflée jusqu'à l'éclatement par une extraordinaire accumulation d'infidélités à l'être de la France, à sa souveraineté, aux conditions de sa puissance, de laxisme, d'abus, de mépris, d'injustices et d'excessives ponctions sur le fruit du travail des Français, sur leur patrimoine, petit ou grand, voici donc que cette crise plonge les observateurs les plus avisés de la vie politique française et même ses acteurs les plus désintéressés et les plus clairvoyants dans un océan de perplexité. 

    On chercherait en vain, à cette heure, dans la presse et les médias, l'article, la réflexion, qui entreverrait une solution concrète à cette crise, ni, globalement, les remèdes à apporter aux problèmes de fond qu'elle pose. Car par-delà leurs soucis terre-à-terre, c'est un autre système économique, politique, et social, que postulent plus ou moins consciemment le mouvement de fond des gilets jaunes et le sentiment des quelque 70 ou 80% de Français qui les approuvent.  Un modèle plus « conservateur » que révolutionnaire, plus traditionnel que « progressiste » - au sens revendiqué d'Emmanuel Macron. 

    L'épuisement du Système dont Macron est apparu tour à tour comme l’adversaire et comme le continuateur ultime, semble désormais complet, sans rémission. Et, secondairement, l'autorité du président de la République apparaît ruinée. Radicalement. Le charisme a fait long feu. Le temps du Kairos est clos. Le quinquennat, dit-on parfois, est terminé. Mais de quelque côté qu'on tourne son regard, on ne voit pas à ce jour qui ou quoi pourrait émerger de cette crise. 

    1933274278.jpgOn a dit aussi, il nous semble à juste titre, que les événements auxquels nous assistons s'apparentent davantage à mai 1958 qu'à mai 1968, c'est à dire que nous assistons, certes à une contestation globale du Système dans toutes ses dimensions, mais aussi à la fin d'un régime politique qui s'effondre sur lui-même, sans homme de rechange crédible et sans recours évident comme ce fut le cas en 1958, qui rappela De Gaulle (photo, en mai 58), de même que, incapable face au désastre, le parlement de Vichy en 1940 s'en était remis à Pétain. La France d'aujourd'hui ne dispose pas de tels recours. 

    128679143.jpgLa mondialisation a détruit les enracinements traditionnels, tué les métiers, anéanti notre agriculture, dépeuplé la France profonde, vidé les villes petites et moyennes de leurs habitants et de leurs commerces ; l'envahissement migratoire a créé une inquiétude identitaire sans précédent et un sentiment profond d'insupportable désappropriation ; des inégalités d'ampleur sans égale dans notre histoire ont creusé un fossé infranchissable entre l'ensemble des Français et quelques très riches sans légitimité parce que déconnectés d'un quelconque souci du bien commun ;  la financiarisation sans frein de la société moderne a dévalorisé le travail et réduit le citoyen à la condition de consommateur réifié, sans qualité et au bout du compte sans argent ; sans compter les fantaisies sociétales qui ont fini d'atomiser le corps social et choqué le bon-sens de nombre de Français :  mariage homo, négation des sexes, des peuples, des races, féminisme totalitaire, négation de l'autorité des parents sur leurs propres enfants etc. Tout ce qui vient d'être dit, à des titres divers, a séparé les Français quelconques de la minorité des « modernes ». D'où la révolte des premiers. 

    Qu'elle soit objet de tentatives de récupération - notamment des mélenchoniens - ou que vienne s'y greffer la violence extrême des casseurs de l'ultragauche et le surgissement des racailles de banlieue qui sont de simples pillards - choque naturellement une large majorité de Français, qui ont toujours fini par rejeter la chienlit. De sorte que si cette dernière devait s'installer, s'aggraver encore, le besoin d'un retour à l'ordre, comme toujours, ne manquerait pas de monter des profondeurs du peuple français. 

    Remise en cause et remise en ordre, là encore comme toujours, doivent aller de pair. Encore faut-il que la remise en cause soit cohérente et structurée. Et que la remise en ordre trouve à s'incarner dans des principes, des institutions et, finalement, dans des hommes, dont un prééminent, un chef digne de ce nom, qui conduisent la France à se retrouver elle-même. Il ne nous semble pas qu'elle les trouvera au sein des partis, décrédibilisés et méprisés comme jamais, ni dans les appareils syndicaux par manque absolu de représentativité, donc faiblesse extrême, ni, bien-sûr, parmi les hommes de communication et de médias, en qui toute confiance a disparu. Les hommes et les idées de demainseront sans-doute à rechercher hors du Système.   

    Retrouvez l'ensemble des chroniques En deux mots (108 à ce jour) en cliquant sur le lien suivant ... 

    En deux mots, réflexion sur l'actualité

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/12/06/gilets-jaunes-les-hommes-et-les-idees-de-demain-seront-sans-doute-a-recherc.html

  • Gilets jaunes: la moitié des radars hors service depuis le début du mouvement

    Emmanuel Macron n’a pas évoqué le raz-le-bol des automobilistes dans son allocution.

    Depuis que la vitesse sur certaines routes secondaires a été rapportée à 80km/h. La colère de ces automobilistes se manifeste de manière spectaculaire depuis le début du mouvement des gilets jaunes. La moitié des radars sont hors d’usage depuis les premiers blocages du 17 novembre.

  • Un Pacte mondial pour l'invasion de l'Europe

    En pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron s'apprête à adhérer au nom de la France au « pacte mondial » de l'ONU ouvrant grand la voie à de nouvelles migrations. Les 10 et 11 décembre, à Marrakech, Emmanuel Macron entérinera au nom de la France - sans que les Français aient été consultés - le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » des Nations-Unies, qui accélérera considérablement le remplacement des peuples européens.

    De nombreux chefs d'État, conscients du danger que ce texte représente pour leurs pays, se sont dissociés de cette initiative onusienne. Outre les États-Unis, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Croatie, la Bulgarie, l'Autriche, la Suisse, la Belgique, l’Australie et Israël sont sortis de ce piège. En revanche, le couple Merkel-Macron persiste à appuyer le profile président "français" et la chancelière "allemande" restant les deux principaux promoteurs de la mondialisation en Europe.

    Le gouvernement hongrois considère que « ce pacte incitera des millions de personnes à prendre la route ». Loin de le nier, les défenseurs du texte font valoir, comme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qu'il constitue « un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale » et que « les migrants [à ne pas confondre avec les réfugiés, ndlr] sont un moteur extraordinaire de croissance. »

    Le texte lui-même vise à mettre en place une « approche globale pour optimiser les avantages de la migration » dont les Français font les frais tous les jours… L'exposé de ses « ambitions et principes directeurs » affirme d'entrée de jeu : « Par le présent Pacte mondial, nous nous engageons objectivement à améliorer la coopération en matière de migration internationale. Les migrations ont toujours fait partie de l'expérience humaine depuis les débuts de l'Histoire, et nous reconnaissons qu'à l'heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d'innovation et de développement durable et qu'une meilleure gouvernance peut permettre d'optimiser ces effets positifs. »

    Les migrations, « partie intégrante de la mondialisation »

    Cette belle collection de poncifs de contre-vérités a le mérite d'indiquer clairement la finalité du texte. Il s’agit de favoriser l'immigration de masse en la présentant sous un aspect édénique. Au chapitre de la « vision commune », on apprend que « les migrations font partie intégrante de la mondialisation, reliant entre elles les sociétés d'une même région et d'une région à l'autre et faisant de nous tous des pays d'origine, de transit et de destination. » Il s'agit donc bien d'effacer les frontières et les appartenances nationales.

    Une large place est également accordée au « développement durable » auquel les migrants; contribuent « aux niveaux local, national, régional et mondial » tout en enrichissant nos sociétés « grâce à leurs capacités humaines, économiques et sociales ». Le texte insiste aussi sur la nécessité d'informer les nouveaux arrivants sur leurs « droits, obligations et possibilités », tout en délivrant aux citoyens des pays d'accueil « des informations objectives, claires et fondées sur des données factuelles au sujet des avantages et des difficultés que présentent les migrations, en vue de démonter les discours trompeurs qui donnent une image négative des migrants » Les États sont ainsi invités à assurer la propagande de l'immigration, et à censurer, ce qui pourrait l'entraver, notamment « en cessant d'allouer des fonds publics ou d'apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse »… Ça va sans dire.

    Cerise sur le loukoum, le Pacte prévoit de « promouvoir le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d'accueil et les migrants grâce à l’échange et à la mise en œuvre de pratiques optimales en matière de politiques, programmes et activités d'intégration, y compris en ce qui concerne les moyens de promouvoir l'acceptation de la diversité et de faciliter la cohésion sociale et l'inclusion. » Il ne s agit donc pas de favoriser l’assimilation, mais d'ouvrir les intelligences des populations indigènes, un peu trop engoncées dans leurs coutumes et traditions nationales, aux beautés du multiculturalisme.

    Nous en avons eu une illustration récente, avec l’acquittement, le 21 novembre, d'un immigré bangladais auteur d'un viol sur une adolescente de 15 ans, par ailleurs condamné à deux ans de prison avec sursis pour une agression sexuelle commise sur une autre jeune fille. Son avocate avait fait valoir à l'audience qu'il n'avait pas les « codes culturels » qui lui auraient permis de mesurer la gravité de son acte. Au Bangladesh, les violeurs encourent pourtant la prison à perpétuité. Cet immigré sera tout de même inscrit au fichier des délinquants sexuels voilà qui rassurera sans doute les jeunes Françaises. On n'a guère entendu Marlène Schiappa, ni les militantes féministes, s’exprimer sur cette affaire. Cette décision de justice rappelle l'affaire du réseau de migrants indo-pakistanais qui, en Grande-Bretagne, a pu impunément réduire pendant des années des centaines de jeunes anglaises à l'état d'esclaves sexuelles, sans être empêchés dé nuire par des autorités terrorisées à l'idée d'être accusées de racisme. Faut-il y voir l'un des « avantages de la migration »?

    Alain Hasso monde&vie 6 décembre 2018

  • Il est revenu sur sa parole

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  • Le Brésil va renoncer au pacte sur les migrants de Marrakech

    Le Brésil va renoncer au pacte sur les migrants de Marrakech

    Lors de la cérémonie de Marrakech, le Brésil était représenté par son actuel ministre des Affaires étrangères, Aloysio Nunes, favorable à l’accord.

    Mais le futur chef de la diplomatie brésilienne a annoncé que le Brésil se retirera du Pacte mondial pour les migrations, une fois que le président élu Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier. Ernesto Araujo, le futur ministre brésilien des Affaires étrangères, a annoncé :

    « Le gouvernement Bolsonaro se dissociera du Pacte mondial pour les migrations qui vient d’être lancé à Marrakech, un instrument qui est inadéquat pour affronter le problème ».

    « L’immigration est bienvenue, mais elle ne doit pas être indiscriminée », « elle doit être au service des intérêts nationaux et de la cohésion de chaque société ». « L’immigration ne doit pas être traitée comme un sujet global, mais en accord avec la réalité et la souveraineté de chaque pays ». 

    Ernesto Araújo
     
    @ernestofaraujo

    2/O Governo Bolsonaro se desassociará do Pacto Global de Migração que está sendo lançado em Marraqueche, um instrumento inadequado para lidar com o problema. A imigração não deve ser tratada como questão global, mas sim de acordo com a realidade e a soberania de cada país. 

    4 833 personnes parlent à ce sujet 

    En Amérique latine, le Chili et la République dominicaine ont effectué la même démarche de retrait.

    Emmanuel Macron peut donc encore y renoncer et annoncer le retrait de la France de ce pacte.

    https://www.lesalonbeige.fr/le-bresil-va-renoncer-au-pacte-sur-les-migrants-de-marrakech/

  • 2019 en France selon les Rothschild - hypotheses

  • Société • Gilets jaunes : « À contresens »

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    De cet excellent éditorial, nous distinguerons les deux réflexions qui suivent : « Le tournant que demande la classe moyenne avec ou sans jaune fluo est social, mais il n'est pas comptable » et encore : « Ballottée par les vents violents de la mondialisation et du multiculturalisme, elle crie pour ses fins de mois, mais l'angoisse qui l'étreint est celle de la fin d'un monde : le sien. » [Le Figaro, 6.12].  LFAR 

    En France, tout s'achève par des impôts. À entendre certaines voix de la majorité, même une révolte fiscale peut déboucher sur un nouveau prélèvement. Depuis que le gouvernement a annoncé qu'il était prêt à annuler la fameuse taxe, le concours Lépine des idées folles bat son plein. Rétablissons l'ISF, lance Marlène Schiappa (sans doute parce que sa disparition participe de l'inégalité femmes-hommes qu'elle est chargée de combattre)! Ajoutons une tranche supplémentaire à l'impôt sur le revenu, propose ingénument un député LaREM ! Encore un peu et le revenu universel reviendra sur la table…

    Même si elle s'affuble désormais du masque hideux de la fièvre robespierriste, il faut, pour comprendre cette révolte fiscale, remonter aux sources profondes qui l'ont fait jaillir. Confuse, contradictoire, indiscernable parfois, elle a toutefois pour premier slogan une phrase limpide : « Laissez-nous vivre de notre travail.» Rien dans une telle supplique ne contient la revendication d'un statut, d'une subvention, d'un impôt. La contradiction même soulignée par Emmanuel Macron entre la double exigence de service public et de baisse des impôts n'est qu'apparente. Elle dit plutôt que le contribuable ne s'y retrouve pas entre ce qu'il donne à la collectivité et ce qu'elle lui procure.

    Le tournant que demande la classe moyenne avec ou sans jaune fluo est social, mais il n'est pas comptable. Il a pour cause, c'est évident, l'inquiétude économique, mais, plus profondément, il exprime, et jusque dans son nihilisme destructeur, la nécessité d'un projet de civilisation. Si la « France moche », celle qu'on traverse dans les romans de Houellebecq, celle des quartiers périurbains, se réfugie, du pavillon au centre commercial, dans la consommation, elle cherche désespérément l'amitié du monde qui humanise la vie quotidienne : la sécurité, la sociabilité, la communauté d'expérience, les fêtes collectives, le foyer, la beauté. Ballottée par les vents violents de la mondialisation et du multiculturalisme, elle crie pour ses fins de mois, mais l'angoisse qui l'étreint est celle de la fin d'un monde: le sien.  

    Vincent Tremolet de Villers

    Vincent Trémolet de Villers est rédacteur en chef des pages Débats/opinions du Figaro et du FigaroVox 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/12/09/societe-gilets-jaunes-a-contresens-6111564.html

  • Attentat de Strasbourg : après le fantasme séditieux, la réalité terroriste

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    La réalité terroriste nous rappelle à l’ordre depuis Strasbourg. Mardi soir, un homme a ouvert le feu dans la rue, faisant ainsi plusieurs victimes. À l’heure où ces lignes sont écrites, on compte déjà au moins deux morts et plusieurs blessés.

    Quelques jours avant le 11 novembre, on avait arrêté des pieds nickelés d’extrême droite qui auraient menacé la vie du président de la République. La semaine dernière, Castaner, Nuñez, Darmanin – j’en passe et des « meilleurs » – hurlaient au loup. Il fallait mater les séditieux, les factieux, les émeutiers. La situation était « gravissime », pour Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes : la République, la démocratie étaient en danger car des gilets jaunes avaient appelé de leurs vœux la nomination d’un général à Matignon – en l’occurrence le général de Villiers, bien connu pour ses penchants putschistes et les tendances complotistes ! Les milices d’extrême droite faisaient régner la terreur dans les rues de Paris, trois samedis de suite. Des chemises brunes qui se cachaient sous des capuches de survêtement organisaient des nuits de cristal et pétaient les vitrines des boutiques de luxe. Bref, le fantasme favori de la gauche.

    Et, ce mardi soir, la réalité cruelle, récurrente, meurtrière nous rappelle où est le vrai danger, la vraie menace. Certes, cette réalité, certains semblent avoir du mal à l’admettre. Ainsi, un certain Emmanuel Foulon, collaborateur d’un député socialiste belge au Parlement européen, témoignant en direct depuis Strasbourg sur CNews, se posait la question si cette fusillade était l’œuvre d’islamistes ou de l’extrême droite. On ne sait jamais.

    La réalité, c’est le terrorisme islamiste. Très probablement : le ministre de l’Intérieur et le procureur de Paris sont partis pour Strasbourg. Et nous sommes repartis pour des débats en boucle sur les chaînes d’information continue. Sur ce qu’on aurait pu ou dû faire pour éviter cet attentat commis, nous dit-on, par un homme fiché S pour radicalisation. Des armes, dont des grenades, ont été trouvées à son domicile. Comparaison n’est pas raison, mais samedi dernier, on arrêtait et mettait en garde à vue des dizaines de personnes préventivement, bien en amont de la manifestation des gilets jaunes, sous prétexte qu’elles transportaient dans leur véhicule, non pas des kalachnikov, mais des « armes par destination » (un cric de voiture peut être considéré comme une « arme par destination ») ou des masques pour se protéger des gaz lacrymogènes. Mais cela n’a sans doute rien à voir avec la lutte contre le terrorisme, nous expliquera-t-on doctement. Et puis nous sommes dans un État de droit…

    Entre fantasme et réalité, le cauchemar.

    Thomas Bertin

    http://www.bvoltaire.fr/attentat-de-strasbourg-apres-le-fantasme-seditieux-la-realite-terroriste/

  • Pour Alain de Benoist, les Gilets jaunes ont déjà gagné

    Pour Alain de Benoist, les Gilets jaunes ont déjà gagné

    Breizh-info a interrogé l’essayiste Alain de Benoist. Extrait :

    Ce que je trouve le plus frappant, c’est d’abord la continuité du mouvement. Alors que le gouvernement s’attendait à ce que la pression se relâche, elle ne se relâche pas. C’est le fruit d’une extraordinaire détermination, à laquelle s’ajoute encore une étonnante maturité. Non seulement les Gilets jaunes refusent de se définir en termes de « droite » ou de « gauche », non seulement ils se déterminent sans le moindre souci de ce que pensent les partis et les syndicats, mais ils ne se laissent prendre à aucun piège des journalistes, pour lesquels ils n’ont d’ailleurs que mépris. Sur les plateaux de télévision, ils tiennent des propos de bon sens, ils ne se démontent pas, ils restent d’une fermeté exemplaire sans pour autant apparaître comme des excités. Leur colère et leur résolution montrent qu’au point où la plupart d’entre eux sont arrivés, ils estiment n’avoir plus rien à perdre. Et en cela ils représentent parfaitement une France qui, au fil des années, s’est aperçue qu’elle ne parvient plus à vivre, et a même désormais du mal à survivre. D’où ce mouvement de révolte, qui s’est d’abord transformé en soulèvement populaire, puis en insurrection.

    On a beaucoup reproché aux gilets jaunes de faire usage de la violence ?

    Disons-le d’abord d’emblée : le casseur en chef, c’est Emmanuel Macron. C’est lui qui a cassé les corps intermédiaires, déclassé les classes moyennes, rogné sur les acquis sociaux, permis aux revenus du capital de progresser au détriment de ceux du travail, augmenté les taxes et le poids des dépenses contraintes. C’est lui qui a été installé à la place qu’il occupe pour réformer le pays en sorte d’imposer aux « Gaulois réfractaires » les exigences de la logique du capital et les diktats du libéralisme. Le peuple ne s’y trompe pas, qui a immédiatement adopté comme mot d’ordre le slogan « Macron démission ! »

    Les violences enregistrées le 1er décembre, notamment sur les Champs-Élysées, ont surtout été le fait de casseurs et de pillards qui étaient totalement étrangers au mouvement des Gilets jaunes. […]

    On peut le regretter, mais aucun mouvement historique n’a jamais échappé complètement à la violence. Que je sache, la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, aujourd’hui célébrée comme une journée fondatrice de la République, s’est elle aussi accompagnée de quelques « débordements ». Mais surtout, il faut bien constater que, sans recours à la force, les Gilets jaunes n’auraient jamais rien obtenu. La « Manif pour tous », il y a quelques années, avait rassemblé des foules immenses, qui étaient finalement reparties bredouilles. On ne fait pas la révolution avec des gens bien élevés ! Les pouvoirs publics ont reculé cette fois-ci parce qu’ils ont pris peur. Cette peur se transformera un jour en panique.

    A la veille de la journée de samedi dernier, on a vu tous les représentants de la caste au pouvoir annoncer l’apocalypse pour le lendemain et lancer des « appels au calme » et « à la raison ». C’est une stratégie classique : après avoir diabolisé, condamné, diffamé, jeté de l’huile sur le feu, on essaie de désarmer la contestation en conviant tout le monde à se « réunir autour d’une table », ce qui est évidemment la meilleure façon de tourner en rond. Il est triste à cet égard que l’opposition « de droite » n’ait pas hésité à entonner le même refrain : mais il est vrai que ce n’est pas d’hier que la droite bourgeoise préfère l’injustice au désordre. […]

    Vous parleriez d’un événement historique ?

    Oui, sans aucun doute. Le soulèvement des gilets jaunes est radicalement différent de tout ce à quoi on a assisté depuis des décennies. Les comparaisons avec le 6 février 1934 sont grotesques, celles avec Mai 68 le sont plus encore. […]

    Ce qui était au départ une simple révolte fiscale s’est très vite transformé en révolte sociale, puis en révolte généralisée contre un système dont le peuple de France ne veut plus entendre parler. Est-ce l’annonce d’une révolution ? Les circonstances pour cela ne sont sans doute pas encore réunies. Mais c’est pour le moins une répétition générale. Pour l’heure, le peuple fait usage de son pouvoir destituant. Il lui reste à réaliser qu’il possède aussi le pouvoir constituant et que ce à quoi il aspire ne pourra se réaliser que lorsque nous aurons changé, non seulement de régime, mais aussi de société. C’est alors qu’il sera temps de parler de VIe République, sinon de Deuxième Révolution française.

    […] Le gouvernement a, comme d’habitude, réagi à la fois trop tard et trop maladroitement. Mais le résultat est là. Les élites sont paralysées par la trouille, les commentateurs ne comprennent toujours pas ce qui se passe, le programme de réformes macronien est définitivement compromis, et Macron lui-même, qui se rêvait en Jupiter siégeant sur l’Olympe, se retrouve petit Narcisse flageolant sur sa Roche tarpéienne face à un peuple qu’il dit entendre, mais qu’il n’écoute pas.

    Quoi qu’il se passe, les Gilets jaunes ont déjà gagné. Ils ont gagné parce qu’ils sont parvenus à faire reculer les pouvoirs publics, ce que n’avaient pas réussi à faire les familles bourgeoises hostiles au mariage gay, les adversaires de la GPA, les cheminots, les syndicats, les retraités, les fonctionnaires, les infirmières et les autres. Ils ont gagné parce qu’ils sont parvenus à rendre visible ce qu’on cherchait à rendre invisible : un peuple qui est l’âme de ce pays. Ils ont gagné en montrant qu’ils existent, qu’ils bénéficient du soutien presque unanime de la population, et qu’ils sont bien décidés à préserver leur pouvoir d’achat, mais aussi leur sociabilité propre. Ils ont gagné parce qu’en refusant d’être plus longtemps humiliés et méprisés, ils ont fait la preuve de leur dignité. Au second tour de la dernière élection présidentielle, l’alternative était paraît-il « Macron ou le chaos ». Les gens ont voté Macron, et en prime ils ont eu le chaos. Ce chaos s’étend désormais partout, en France comme ailleurs en Europe. A la merci d’une crise financière mondiale, l’idéologie dominante, responsable de la situation, a désormais son avenir derrière elle. Les temps qui viennent seront terribles.

    https://www.lesalonbeige.fr/pour-alain-de-benoist-les-gilets-jaunes-ont-deja-gagne/

  • Macron : poker menteur ? – Journal du mardi 11 décembre 2018

    Politique / Macron : poker menteur ?

    Emmanuel Macron a lancé l’opération déminage. Après plus de 3 semaines de mobilisation des Gilets Jaunes, le président a pris un ton grave pour annoncer une série de mesures censées améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes. Une opération de communication qui devrait plomber le budget de quelque 10 milliards d’euros.

    Politique / Gilets Jaunes : demandez le programme

    Galvanisé par leur mobilisation, les Gilets Jaunes pourraient bien se lancer sur le terrain politique. A 6 mois des élections européennes, certains porte-paroles envisagent la constitution d’une liste… Des projets qui seront difficiles à réaliser au vu des disparités du mouvement.

    Union Européenne / Le Brexit ne tient plus qu’à un fil

    Le Brexit malmené ! Plus de deux ans après le vote en faveur de la sortie de l’Union Européenne, les Britanniques sont dans l’expectative. Le premier ministre Theresa May peine à faire valoir son texte auprès des parlementaires et pourrait finalement échouer à conclure un accord.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/macron-poker-menteur-journal-du-mardi-11-decembre-2018

  • Gilets jaunes – Macron, un discours pour rien

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    Ainsi, après plusieurs semaines de manifestations, mais aussi parfois d’émeutes. Après qu’il y a eu des dizaines de blessés parmi les manifestants, mais également parmi les forces de l’ordre, et même plusieurs morts en marge de ce vaste et inédit mouvement des gilets jaunes. À l’issue de destructions importantes qui ont provoqué pour des centaines de millions d’euros de dégâts dans notre pays, Macron, le Jupiter élyséen, s’est enfin décidé à descendre de son Olympe. Car son intervention devant les Français était attendue. Invisible et inaudible depuis le début des manifestations, si ce n’est par quelques indiscrétions sans doute savamment distillées, le président de la République s’est exprimé ce lundi soir, pendant une dizaine de minutes, afin de dire son ressenti et d’annoncer les mesures qui, selon lui, devaient faire baisser la tension et renvoyer les gilets jaunes chez eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le message a été insuffisant. En d’autres temps, on aurait dit que « le compte n’y est pas ».

    À un vaste mouvement populaire et social, Macron a cru bon de répondre par quelques mesures minimalistes. Alors que les gilets jaunes demandaient du pouvoir d’achat, il leur a proposé une revalorisation du SMIC de 100 euros, et rien pour les autres travailleurs. Une prime de Noël, à la charge des entreprises qui le voudront bien. Alors que les gilets jaunes demandaient plus de démocratie, il leur a proposé un débat en refilant, au passage, le bébé aux maires. Alors que les gilets jaunes demandaient plus de justice et d’équité, il a proposé des miettes aux uns et rien aux autres. Face à cette crise majeure et sans précédent, le président de la République s’est montré égal à lui-même, alliant compassion de circonstance et vraies menaces. Menaces contre les gilets jaunes qui poursuivraient leurs actions, mais aussi menaces contre des « irresponsables politiques » sans qu’il les désignent nommément, mais dont on voyait bien qui il pouvait viser.

    Exit, donc, la réindexation des salaires et des pensions sur l’inflation. Exit les vraies mesures pour le pouvoir d’achat, les Français devront continuer à se serrer la ceinture pour tout simplement continuer à vivre. Exit les décisions pour diminuer la dépense publique dont on sait qu’elle est un véritable fléau pour notre économie.

    Ce n’est donc pas par ce discours, et encore moins par les mesures annoncées, que nous sortirons de cette crise. Trop de revendications, pourtant légitimes et fondées, n’ont pas été prises en compte. En revanche, les plus riches peuvent, une fois encore, dormir sur leurs deux oreilles, ils resteront riches. Et l’ISF ne sera pas rétabli.

    Plus que jamais, c’est donc l’inconnu qui se profile. Quelles réactions auront les gilets jaunes sur leurs ronds-points, eux qui, maintenant depuis près d’un mois, tentent de se faire entendre mais n’ont manifestement pas su retenir suffisamment l’attention d’un Président prisonnier de sa politique et de ses maîtres de la haute finance internationale.

    Plus que jamais, il s’avère donc indispensable de changer de politique. Mais les Français savent désormais qu’elle ne changera pas avec ceux qui sont actuellement au pouvoir. Ainsi, ce ne sont plus quelques mesures économiques ou fiscales qui sont à exiger, mais bien de nouvelles élections qui, seules, permettront de donner à la France une nouvelle majorité, porteuse d’un autre programme et d’un autre projet pour l’avenir de la France.

    Olivier Damien

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

    https://fr.novopress.info/

  • Le « peuple du pays » et ses princes ou l’histoire d’une incompréhension.

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    Bernard Plouvier

    En Palestine, au temps de Jésus de Nazareth, le menu peuple des bourgades s’appelait le « peuple du pays ». Et il était méprisé à la fois des riches Sadducéens et des rabbis pharisiens. Même s’ils fréquentaient le même Temple lors des grands pèlerinages et s’ils écoutaient les mêmes textes et des commentaires assez voisins dans leurs synagogues respectives, ils ne se comprenaient guère : la lutte des classes et le mépris des castes étaient omniprésents.

    En notre France, à l’approche de l’année 2020, le phénomène est voisin. Les grands pontes des partis politiques et les syndicalistes professionnels, qui font semblant d’œuvrer dans la capitale ou dans les grandes villes, ne comprennent rien au désarroi du menu peuple des villages et des petites villes. Tout simplement parce qu’ils ignorent tout de la vie et des tourments de ce « bon peuple », auquel ils ne s’adressent que pour vanter leur brouet électoral ou lui annoncer de nouvelles taxes.

    Pourtant, alors que la racaille casse et vandalise dans les grandes villes – où l’on répare presque aussitôt les dégâts, l’État laisse en état de quasi-abandon les petits bourgs et leurs liaisons avec les centres de moyenne importance, où sont localisés les hôpitaux, les lycées, les perceptions etc. Les trains ont disparu et les cars ont des horaires davantage adaptés aux droits syndicaux de leurs conducteurs qu’à l’intérêt des usagers. 

    Comme le dit mon éditeur – et néanmoins ami - Philippe Randa, « il manque un logiciel » à nos princes qui nous gouvernent si peu et si mal. Ces énarques, ces professionnels de la politique - dont la plupart n’ont jamais fait autre chose dans leur vie que de causer, d’assister à des réunions et de hanter des couloirs et des antichambres – ignorent tout de la vie en milieu rural, en zones de friches industrielles, ou dans les quartiers limitrophes de cités de non-droit.

    Ils ne savent pas comme il est dur de se sentir humilié par un chômage de longue durée ou un état de sous-emploi, d’être écrasé par l’incertitude quant aux études des enfants ou tout simplement par la peur des lendemains qui ne chantent manifestement que pour les immigrés exotiques, toujours plus nombreux et qui monopolisent l’affectueuse sollicitude des politiciens et des fonctionnaires de l’État et des collectivités.

    Par-dessus tout, il est révoltant de sentir le mépris de soi-disant gouvernants qui objectivement ne servent absolument pas la Nation, mais des intérêts extérieurs, et ne se préoccupent que de leur ego et de leur « profil de carrière ». Ceci n’est pas nouveau : c’est à la fin du XIXesiècle que divers penseurs ont opposé « le pays d’en-haut et le pays d’en-bas » (avec de multiples variantes).

    À quoi bon manifester sa colère de façon ponctuelle ? Cela n’a de sens que si la Nation prend conscience de sa souveraineté et décide soit d’opter pour la révolution (solution coûteuse en biens et en vies, débouchant souvent sur un résultat absurde comme le démontre l’histoire) soit pour un changement radical, en l’occurrence ce que tentent divers peuples d’Europe : la solution populiste.

    La véritable démocratie exige l’égalité de tous les citoyens devant la Loi - une égalité de droits et de devoirs -, la méritocratie dans l’attribution des postes payés par l’argent des impôts et des taxes, enfin le recours à la Nation pour tout sujet important... comme l’immigration-invasion et ses problèmes connexes (insécurité, trafics de drogues et d’armes, prostitution & proxénétisme, implantation d’une religion médiévale conquérante), la désindustrialisation du pays, l’excès des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, la protection de la famille et la répression de la pornographie publiquement affichée, etc. 

    Prendre conscience que la France n’est nullement gouvernée dans le sens du Bien Commun est une excellente chose. Mais il ne faut pas s’arrêter là et accepter la petite cuiller d’eau sucrée proposée par nos princes aux abois. Il faut modifier le régime dans un sens réellement démocratique : l’exercice de sa souveraineté par la Nation.   

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  • Génération Identitaire s’invite à Marrakech pour dénoncer le pacte sur les migrations

    Génération Identitaire s’invite à Marrakech pour dénoncer le pacte sur les migrations

    Emmanuel Macron ayant déclaré hier soir que les Français auraient leur mot à dire dans le débat national, portant notamment sur l’immigration (on sait avec les Etats-Généraux de la bioéthique ce que deviennent les “débats” nationaux…), les militants identitaires sont partis au Maroc pour s’exprimer :

  • Passé Présent n°219 : Histoire du poujadisme

    – Histoire du poujadisme, mouvement revendiquant la défense des commerçants et artisans.

    – Suite et fin des aventures de Jeanne Mance, cofondatrice de la ville de Montréal.
    – L’invité Alain Herbeth présente son ouvrage « Jacques Chevallier – Les fidélités successives du dernier maire d’Alger ».

    https://www.tvlibertes.com/histoire-du-poujadisme?is_wppwa=true&wpappninja_cache=friendly

     
     
  • La super-classe en pleine lumière

    2288994624.jpgGeorges Feltin-Tracol

    Énarque, rédacteur pour le site de Polémia et suppléant de Jean-Yves Le Gallou à l’émission « I – Média » sur TV Libertés, Michel Geoffroy vient de publier une somme considérable à la convergence de la sociologie, de la politique, de la médiologie, de l’histoire, de l’économie et de la philosophie. Parue chez Via Romana, La super-classe mondiale contre les peuples (475 p., 24 €), agrémentée par une préface de Jean-Yves Le Gallou, fera date parce qu’elle révèle les mutations idéologiques en cours.

    En effet, Michel Geoffroy a longtemps suivi les travaux du Club de l’Horloge, ce cercle de pensée libérale-nationale-conservatrice pro-occidental « déviationniste » de la « Nouvelle Droite ». Il n’hésite pourtant pas dans cet essai à fustiger le libéralisme et à dénoncer, à l’instar des « Casseurs de pub » et des lecteurs de l’Internationale situationniste, l’emprise spectaculaire. Il observe que « l’interdit sanctionne aujourd’hui avant tout les domaines inaccessibles au marché (p. 217) ». « Le cercle financier de la superclasse mondiale, note-t-il ensuite, réussit la performance, avec la complicité des médias, de mettre en accusation les victimes de sa propre politique (p. 256). »

    Par « superclasse mondiale », l’auteur « désigne une véritable classe sociale – au sens sociologique du terme – présentant des caractéristiques communes, principalement celles d’être justement une classe transnationale de riches contre les nations et contre les peuples. Une super-classe, c’est-à-dire une oligarchie qui se prétend au-dessus des États, dont elle programme de toute façon le dépérissement (p. 14) ». Cette catégorie planétaire au comportement homogène, mais dont les intérêts financiers peuvent – le cas échéant – se concurrencer, d’où d’incontestables rivalités internes parfois féroces, s’organise autour de « quatre cercles ou réseaux transnationaux […] : le cercle de l’élite économique et financière, celui des médias et de la culture, celui des entités non gouvernementales, enfin celui des élites publiques (p. 30) ».

    Michel Geoffroy insiste sur la nocivité des ONG souvent financées par Soros et d’autres milliardaires d’origine « anglo-bancaire ». Il pointe aussi l’influence discrète et déterminante des « sociétés de pensée et de pressions » mondialo-atlantistes. Sans craindre d’être qualifié par les larbins du Système de « complotiste », il évoque par exemple le Council on Foreign Relations (CFR), l’Institut Montaigne, la fondation Terra Nova, Le Siècle bien sûr, la French-American Foundation, le Forum de Davos, le groupe Bilderberg ou la Commission Trilatérale. Toutes agissent en faveur d’un gouvernement mondial, au service d’une dangereuse illusion, car « le mondialisme n’est pas la solution, mais bien le problème (p. 340) ».

    Se félicitant de l’essor planétaire des populismes, l’auteur estime cependant que « l’ambiguïté du souverainisme nostalgique tient au fait que la souveraineté sans la puissance ne conduit à rien. Or, dans un monde multipolaire, la puissance en Europe n’est plus nationale mais continentale (p. 423) ». Il réclame par conséquent un projet politique continental ambitieux, car « dans le monde multipolaire qui vient, l’Europe n’a pas d’autre option que la puissance et l’unité. Le souverainisme n’a donc de sens qu’au plan européen (p. 424) ». Contre les agissements de la super-classe mondiale, la seule réponse efficace à apporter repose dans l’avènement rapide d’une élite européenne méditative, combattante et ingénieuriale.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°101, mise en ligne sur TV Libertés, le 3 décembre 2018.

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  • Macron : cette haine qui ne ressemble pas du tout à l’amour

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    Au Puy-en-Velay, le chef de l’Etat s’était déplacé en toute discrétion. Pourtant, comme l’a souligné Caroline Parmentier, nous avons assisté à une scène ahurissante, dès l’annonce de son arrivée le bouche à oreille a fonctionné, des petits groupes se sont formés pour repérer la voiture officielle dans le cortège qui montait la rue principale. On a alors été témoin d’un déferlement de haine, une haine viscérale : « On va l’attraper, ce fils de p… » On a vu des gens « se mettre sur la route pour gêner son passage, d’autres ont même essayé de taper sur la voiture ».

    A Amiens, lors des dernières manifestations des Gilets jaunes, le neveu de Brigitte Macron, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux, a été insulté puis certains ont menacé de brûler son magasin.

    En province, plusieurs permanences des députés de LREM ont été taguées et des députés ouvertement menacés.

    Pourquoi une telle aversion envers notre Président et ses affidés ? Pourquoi une attitude similaire à ces fins de règne de 1789 en France et de 1917 en Russie ?

    Difficile de croire que ce soit seulement les mesures antisociales et les revendications du pouvoir d’achat qui en sont la cause. Derrière le niveau de vie un autre aspect, un aspect qui touche au psychisme et à l’inconscient des foules, est à examiner. Cette haine à l’égard du chef de l’Etat qui enfle de jour en jour n’est qu’un mépris envers un souverain incapable de jouer son rôle de protecteur des faibles et de défenseur de la nation. Macron est rapidement devenu par certaines paroles, par ses amitiés et ses actions, le défenseur des riches, du mondialisme et des coquins.

    Souvenons-nous de ces phrases chocs : « Les Gaulois réfractaires au changement », « les Français qui détestent les réformes », « ne rien céder ni aux fainéants, ni aux cyniques » « les illettrées », « les gens qui ne sont rien », « le pognon de dingue que la France dépense pour les minima sociaux », « Je traverse la rue, je vous trouve du travail », « Le bus pourra bénéficier aux pauvres », « La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler. » Ces phrases font penser à la formule attribuée faussement à Marie Antoinette : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche… »

    Benalla et autres racailles

    Autre point dommageable, l’amitié qu’il a portée à un véritable voyou : Benalla. Les révélations qui, pendant un mois, ont défrayé la chronique nous ont donné de « Jupiter » une piètre image. Comment un président pouvait-il frayer avec un tel individu, petite frappe qui ne pensait qu’à abuser du pouvoir que l’Elysée lui octroyait ? Là aussi, on peut se référer à l’histoire de la Russie et à Raspoutine avec les complaisances à son égard, notamment de la tsarine.

    Puis ce furent ces vidéos à l’Elysée, pendant la fête de la musique, avec des invités homosexuels se tortillant, joue contre joue, avec Emmanuel et Brigitte et un DJ électro arborant un t-shirt « Fils d’immigrés, noir et pédé ».

    Des images qui n’étaient pas représentatives de la « France d’en bas ». De même, les moments de tripotage lors de son voyage à Saint-Martin où « Jupiter » enserrait deux jeunes gens torse nu faisant un doigt d’honneur à la caméra ont affecté terriblement l’image présidentielle. Chacune de ces scènes creusait un peu plus l’écart entre une France laborieuse et la fonction de chef de l’Etat. Pour cette France populaire, aucun doute, Jupiter affichait ses préférences pour une population qui n’était pas la leur.

    Enfin les dépenses : piscine du fort de Brégançon : 34 000 euros, vaisselle de la manufacture de Sèvres pour, d’après Le Canard enchaîné, la coquette somme de 500 000 euros, réfections de l’Elysée avec un coût de 500 000 euros, salaires du personnel affecté à Brigitte à près de 300 000 euros. Là aussi, cette dernière prodigalité de Mme Macron offre un début de similitude avec l’affaire du collier de la Reine qui éclaboussa la réputation de Marie-Antoinette.

    Lorsque l’on met bout à bout tous ces éléments, on comprend mieux les raisons révélatrices d’une grande défiance des Français à l’égard de Macron. Ces données ont entraîné le déchaînement de la parole sur les réseaux sociaux, amplifiant la détestation et la transformant en haine.

    Facile alors de comprendre pourquoi le problème mute et devient aujourd’hui la personne même du locataire de l’Elysée.

    Guillaume Bernadac

    Article paru danPrésent daté du 10 décembre 2018

    https://fr.novopress.info/

  • Les colonnes du temple

    colonnes-du-temple.jpgA en croire le JDD, Emmanuel Macron aurait appliqué une grille de lecture  très personnelle,   qui en dit long sur  sa psychologie, au sujet du  rejet dont il est l’objet dans l’opinion. Il aurait ainsi confié le 6 décembre à des membres de son cabinet que «Le vrai problème, c’est quand les gens sont indifférents. Quand il y a de la haine, c’est qu’il y a aussi une demande d’amour.» Une sentence que  le porte-parole de l’Elysée Benjamin Griveaux s’est empressé de traduire avec enthousiasme en expliquant peu avant l’allocution du président de la république hier soir,  que ce dernier « saura retrouver le chemin du cœur des Français», celui qui idéalement doit unir le Père de la Nation et le Peuple. Un lien à la fois charnel et mystique qui reliait sous l’ancien régime le roi et ses sujets;  une royauté dont notre monarchie républicaine est l’héritière, pour laquelle, bien avant son entrée en campagne présidentielle, M. Macron avait confessé une certaine fascination et attirance. Bruno Roger-Petit, éphémère  porte-parole de l’Elysée, confiait au Monde en mai dernier que M. Macron, se voyait comme le successeur des 40 rois qui ont fait la France « Pour lui (E. Macron), le toucher est fondamental, c’est un deuxième langage. C’est un toucher performatif : Le roi te touche, Dieu te guérit. Il y a là une forme de transcendance.» Pour autant l’historienne Marion Sigaut jugeait dernièrement infondé le fait de comparer «Macron avec Louis XVI, la classe politique avec la noblesse, et ce système en décomposition avec l’Ancien régime.» «C’est la bourgeoisie écrit-elle,  qui a voulu, fait et gagné la Révolution française pour imposer un régime que le peuple français ne voulait pas. On le lui a imposé par la terreur et les massacres. Il a subi la pauvreté, la prolétarisation, la barbarie économique et la perte de toute sa tradition. Si Macron ressemble à quelqu’un, ce n’est certainement pas au roi que le peuple chérissait et considérait comme son père. Macron n’est que le dernier en date des successeurs de ceux qui l’ont assassiné pour imposer le règne de l’argent-roi contre le bien commun.»

    Une exigence de justice sociale, de retour justement  à une mise en oeuvre du bien commun qui est au coeur de la séquence éminemment politique de ces dernières semaines. Après la révolution de juillet 1830, Honoré de Balzac déplorait que le peuple parisien ait abandonné le terrain face aux politiciens bourgeois du Juste-Milieu, aux Orléanistes,  et ironisait sur la France cette «nation terrible un jour par siècle. »  Nation qui a cependant réussi a terrifier durablement le Système à travers la mobilisation des gilets jaunes, plus ou moins radicale, parfois phagocytée par la racaille et l’extrême gauche mais dont le cri de fureur, d’angoisse et de désespoir a réussi à ébranler les colonnes du temple.

    C’est d’une voix oscillant entre le mièvre et le doucereux, le ton surjoué dans les mauvaises séries quand un médecin  s’adresse à un grand malade, et après le passage obligé sur les-Français-qui souffrent-dont-il comprend-les difficultés, qu’ Emmanuel Macron a annoncé hier soir qu’il  lâchait du lest.  Il allait donc accorder au bon peuple des gestes financiers dont on nous disait il y a encore quelques semaines qu’ils étaient tout bonnement impossibles, sauf à mettre en péril le redressement de nos finances…. « Mon seul souci, c’est vous. Mon seul combat, c’est pour vous »a affirmé le chef de l’Etat qui a sorti de sa hotte de père Noël, du fait de « l’urgence économique et sociale», la confirmation du moratoire sur les augmentations des taxes prévues début janvier, une exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois, les heures supplémentaires payées aux salariés « sans impôts ni charges.»  Cerise sur le gâteau, le président  a annoncé une mesure  symboliquement plus  forte, la revalorisation de 100 euros des salaires au niveau du Smic… soit a reprise d’une  proposition de la candidate Marine Le Pen  en 2017,  que M. Macron avait alors jugée démagogique…

    A l’exception de LR, les principaux partis d’opposition ont été  très critiques sur ces annonces.  Le RN,  par la voix de Marine,  a constaté qu’Emmanuel Macron « recule pour mieux sauter. »  «Face à la contestation, Emmanuel Macron renonce à une partie (une partie seulement) de ses errements fiscaux et c’est tant mieux, mais il refuse d’admettre que c’est le modèle dont il est le champion qui est contesté : la mondialisation sauvage, la financiarisation de l’économie, la concurrence déloyale, le libre échange généralisé, l’immigration de masse et ses conséquences sociales et culturelles. »

    Il est certain, et la manoeuvre est  somme toute assez classique,  assez transparente, que M.  Macron ne prétend pas par les mesures énoncées lundi soir, désamorcer la colère et les revendications de la majorité des gilets jaunes. Il s’agit plutôt pour lui d’enfoncer  un coin dans la fronde, dans le massif  soutien dont elle bénéficie de la part des Français. Il entend rallier à lui les partisans  d’un accomodement raisonnable, désolidariser de ce mouvement les plus modérés, ceux qui s’inquiètent (non sans raison),  des conséquences économiques des blocages et  des manifestations. Les Français ont cependant constaté hier comme Bruno Gollnisch  que le chef de l’Etat n’a pas renoncé au racket fiscal qui découle de   la décision aberrante de limiter la vitesse à  80 km/h; il n’a pas soufflé mot sur l’augmentation des tarifs des péages – bradés à des compagnies étrangères, une politique de vente de nos bijoux de famille qui concerne d’autres  structures économiques rentables, payées avec l’impôt des Français, comme  nos aéroports et  nos barrages – ; il n’a pas évoqué les multinationales qui échappent à l’impôt; et il est resté très inquiétant en évoquant de façon pour le moins  ambigüe son désir « d’affronter la question de l’immigration » massive  qui tiers-monduise, paupérise,  saigne financièrement la France et les Français…

    C’est cette incohérence, fruit du dogmatisme, de l’idéologie supranationale qui irrigue la macronie,  qu’a pointé également  Jean Messiha, membre du Bureau national du RN, Délégué National aux  Études et Argumentaires: « La quasi totalité des mesures d’hier (énoncées par M. Macron)  provient du programme de Marine Le Pen  qui (lui)  avait une cohérence d’ensemble, politique et budgétaire. Macron les sort du chapeau en urgence pour éteindre un incendie qu’il a lui-même allumé. Une fois éteint, la fuite en avant reprendra de plus belle» Mais,  «la bonne nouvelle  c’est que le délire eurolâtre de Macron part en fumée. Le déficit explosera les 3%. Comment dans ces conditions convaincre l’Allemagne d’un gouvernement économique de l’UE ? Quelle crédibilité pour aller faire la leçon à l’Italie ? Volapük est KO debout.»

    Il n’est pas inutile de relire la lettre ouverte aux Français  écrite par Marine la veille de la mobilisation  des gilets  jaunes du 8 décembre,  car elle replace cette colère populiste dans toute son ampleur, notamment dans ses aspects fondamentaux qui ont été tus hier par le président de la république:    « Ce conflit qui monte des profondeurs d’un pays livré depuis 30 ans à la mondialisation sauvage et meurtri par un légitime sentiment d’abandon soulève trois grandes questions: le pouvoir d’achat immédiat ; la crise de représentativité politique, syndicale et sociétale ; la fracture territoriale.»

    «Au-delà, se pose la question du consentement à l’impôt avec cette question qui revient en permanence sur les ronds-points:  où va l’argent . De ce point de vue, la perspective d’une signature imminente du pacte antisocial et antinational de Marrakech (c’est chose faire depuis hier, NDLR) constitue une nouvelle provocation dont M. Macron devrait impérativement se dispenser. Ce serait là davantage qu’une erreur de communication.»

    «En parallèle, se posent de multiples questions relatives par exemple à l’attitude des banques envers les plus modestes et les petites entreprises, la question des pratiques des tribunaux de commerce, la renationalisation indispensable des autoroutes, les critères d’attributions des HLM, les copinages dans l’octroi des marchés publics, les cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises, la concurrence déloyale organisée, les choix énergétiques… La liste n’est pas exhaustive. Il faut que nous puissions aborder tous ces sujets sans tabou et les traiter sans délai. C’est cela la transformation tangible de la société qu’espèrent les Français.» Et c’est à ce défi de la transformation  que l’opposition nationale, populaire et sociale s’attelle plus que jamais.

    https://gollnisch.com/2018/12/11/les-colonnes-du-temple/

  • Pour une consommation responsable à Noël !

    La crise n’en finit pas de finir, comme dit l’ironique formule : le discours tant attendu du président de la République va-t-il répondre aux attentes et aux impatiences, ou remettre de l’huile sur le feu ? Nous verrons bien mais, au-delà des déclarations et des suites de cette crise sociale devenue politique et économique, sans doute faut-il aussi repenser notre rapport à l’économie, simplement, dans notre vie quotidienne et, aujourd’hui, face aux fêtes de Noël. Car les réponses nous appartiennent aussi, et, comme le disait un slogan aperçu à Versailles ces dernières années, « Nos emplettes sont nos emplois », même si le rôle de l’Etat doit être d’ordonner « la grande économie » et de garantir l’équité économique et sociale dans l’unité française, tout en préservant les intérêts français face au monde et à la mondialisation, rôle qu’il semble ne plus remplir désormais. 

    Consommer intelligemment et « socialement », c’est d’abord ne pas acheter sur ces grandes plateformes de commerce en ligne, dont celle qui porte le nom du grand fleuve d’Amérique du Sud, multinationale fraudeuse qui prive les Etats, et particulièrement le nôtre, de ressources fiscales qui se comptent en milliards d’euros annuels. Or, je constate que les classes moyennes et aisées ont pris l’habitude de commander par la toile ce qu’elles pourraient acheter (ou commander) dans les boutiques réelles, par une facilité qui confine parfois à de la paresse. Pourtant, cela a un coût caché mais très lourd pour les finances françaises : car, trop souvent, le commerce dit « en ligne » échappe aux contraintes fiscales et concurrence directement le commerce réel, qui reste, par nature, limité par des horaires humains et c’est d’ailleurs heureux ! Or, c’est bien ce dernier commerce qu’il faut aider et sauvegarder, pour éviter une « dématérialisation » trop avancée de l’économie qui serait une catastrophe, pas seulement économique mais aussi tout simplement sociale et humaine.

    Acheter à des commerces à taille humaine et de proximité, ruraux ou urbains, c’est aussi le meilleur moyen de conserver un tissu de liens sociaux près de chez soi et au cœur de notre pays, de ses campagnes, de ses villes et de ses quartiers : c’est une pratique individuelle multipliée par autant d’habitants qui peut avoir de vraies et heureuses conséquences sur la réalité économique de notre pays. Mieux vaut acheter à des personnes concrètes, vivant près de chez nous, que de financer des plateformes ne profitant qu’à quelques uns, souvent actionnaires résidant de l’autre coté de l’Atlantique ou confinés dans des quartiers protégés des villes mondiales occidentalisées.

    De plus, privilégier les produits fabriqués en France, c’est préserver les emplois industriels tout comme acheter des volailles ou des viandes françaises, tout comme légumes, champignons ou fruits locaux, peut permettre de maintenir et de développer une agriculture qui doit, si elle veut survivre, se dégager du piège d’une mondialisation incontrôlée qui se définit et se marque trop souvent comme « la guerre de tous contre tous » au profit de quelques uns. Ainsi, pour les fêtes, je ne me fournis que chez des boulangers et pâtissiers locaux, des petits artisans bouchers et des cavistes indépendants, sans passer par les grandes surfaces qui tirent les prix vers les bas en se fournissant dans des pays où les salaires sont (très et trop) bas, et dans lesquels la qualité des produits est souvent dévalorisée au profit de la quantité !

    Consommer en responsabilité, c’est aussi un acte civique et, même, politique ! Ce n’est pas toujours facile, certes, mais si les consommateurs français ne le font pas, le risque est de voir la facture sociale (donc fiscale) s’aggraver ! L’Etat, s’il n’avait pas si peur de froisser les ayatollahs du « libre-échange » qui contrôlent la Commission européenne, devrait agir pour inciter (et non forcer, évidemment) nos concitoyens à cette consommation responsable et juste. Mais une République soumise aux intérêts de l’Argent et de la Société de consommation (cette « Société » qui est incapable de concevoir la prospérité sans la croissance, alors que c’est pourtant et sans nul doute un enjeu pour la suite !) peut-elle s’engager dans une telle politique, librement et intelligemment ? Par expérience et par réflexion, j’en doute ! 

    Là encore, une « révolution royale », qui n’est pas un simple changement de locataire du Pouvoir, pourrait ouvrir de nouvelles possibilités à l’économie et à la consommation dans notre pays. En attendant, chaque consommateur, royaliste ou non, peut s’engager dans une « régence » économique en pratiquant ces quelques gestes simples qui transforment l’acte de consommer en acte social, économique et politique éminemment français. Le jeu en vaut la chandelle, et peut permettre une suite heureuse : alors, au-delà des paroles, agissons, concrètement et simplement, pour un Noël français !

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1525:pour-une-consommation-responsable-a-noel-&catid=52:2018&Itemid=63

  • L’autorité a fait pression sur la police afin qu’il y ait un maximum d’interpellations

    L’autorité a fait pression sur la police afin qu’il y ait un maximum d’interpellations

    C’est ce que révèle Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police —Policiers en colère :

    «Notre organisation syndicale tient à souligner l’extrême difficulté qu’ont rencontrée nos collègues officiers de police judiciaire dans le cadre de la mission qui leur a été confiée le 8 décembre. Ils sont soumis à deux autorités. La première est l’autorité administrative qui peut être exercée par le commissaire, le préfet ou le ministère de l’Intérieur. Or cette autorité a fait pression sur nos collègues afin qu’il y ait un maximum d’interpellations suivies de gardes à vue. La seconde autorité est judiciaire, en l’occurrence le procureur de la République. On ne met pas les gens en garde à vue n’importe comment. Il faut que la situation le justifie. Il se trouve que beaucoup des motifs d’interpellation donnés le 8 décembre étaient légers. Raison pour laquelle de nombreux individus s’en sont sortis avec un simple rappel à la loi.»

    ​Nicole Belloubet, ministre de la Justice, refuse d’entendre parler «d’interpellations préventives» pour la journée du 8 décembre, un terme qui «n’est pas justifié» selon la Garde des Sceaux.

    Michel Thooris la contredit :

    «Notre organisation avait demandé des interpellations préventives du moment où nous avions les éléments nécessaires afin d’être à peu près certains que les individus allaient se livrer à des violences. En revanche, un certain nombre de personnes ont été arrêtées pour simplement avoir été en possession de masques. La difficulté pour nos collègues était de répondre à la très forte demande de notre autorité administrative pour multiplier les arrestations quitte à composer avec un cadre légal et juridique contestable.»

    Me Avi Bitton, avocat d’un interpellé, déclare :

    «Je ne vais pas crier à la dictature, mais il y a une dérive autoritaire du gouvernement. Dès 8 heures du matin, avant même que la manifestation ne démarre, des interpellations arbitraires ont eu lieu en marge. Le gouvernement voulait dissuader les Gilets jaunes d’aller manifester, les chiffres des gardes à vue ont immédiatement été donnés. C’était une opération de communication. Le résultat c’est que 70% des gardes à vue se terminent sans poursuite. La justice est prise en otage. Les gardes à vue préventives, ça n’existe pas dans le Code pénal.»

    En revanche, pour les racailles qui sont venues effectuer des razzias dans la capitale, il semble qu’il n’y ait pas eu d’arrestation préventive… Faible avec les forts, et fort avec les faibles.

    https://www.lesalonbeige.fr/lautorite-a-fait-pression-sur-la-police-afin-quil-y-ait-un-maximum-dinterpellations/

  • De la racaille, de la canaille et de la gauchaille

    6a00d8341c715453ef022ad3a666ec200d-320wi.jpgOn aura donc entendu, au soir des manifestations de ce 8 décembre, pas mal de bilans en forme de satisfecit. Qu'on nous permette de grincher. Les contradictions du Figaro nous étonneront toujours. Après avoir constaté que "les dégâts à Paris plus importants que la semaine dernière"[1] et que "les commerçants sont excédés"[2]le lecteur découvre un incroyable cocorico : le dispositif de sécurité serait plébiscité[3]Décidément mes réticences pour la démocratie référendaire dite "directe" reçoivent ici une confirmation. On trouvera, une fois encore, plus près de la réalité, l’article de Jean-Dominique Merchet dans L'Opinion qui parle d'un match nul.[4]

    Toute opération en France contre la racaille et la canaille se heurte en effet aux sabotages obliques de la gauchaille.

    Ainsi, deux jours avant la manif les bons esprits enjoignaient aux bobos et aux bisounours de s'apitoyer. On répétait le scandale du jour en boucle, sur toutes les radios, les sites internet, etc., à Mantes-la-Jolie, faute de menottes, les policiers auraient forcé des dizaines de jeunes à rester, dans l'attente d'être embarqués, les mains sur la tête.[5] Pauvres angelots[6].

    Chacun, comme toujours, voit midi à sa porte. Tel syndicat policier semble se satisfaire du résultat obtenu par les dispositifs de sécurité ce samedi 8 décembre. Le gouvernement de son côté, ou plus précisément le préfet de Police de Paris, sur son siège qu’on espère éjectable, souhaite focaliser sur la situation des Champs Élysées. Contrairement à l'Acte III, précédant cet Acte IV, l'arc de Triomphe n'a pas été vandalisé, le cordon de protection et d'intervention n'a pas été éclaté, le musée n'a pas été pillé. Faut-il se contenter d’un tel soulagement ?

    Ayant cependant parcouru à pied toute une partie de cette ville immense, autrefois aimée, votre chroniqueur et serviteur avoue ne pas pouvoir partager de tels satisfecit. Les boutiques pillées, ici un petit fleuriste, ailleurs un horloger, les grands magasins fermés un jour d'achats de Noël, les voitures brûlées, les dégradations de toutes natures, rien de tout cela n'incite à applaudir, pas plus les responsables de l'ordre, encore moins ceux du désordre. Rien qui puisse inciter quiconque à rejoindre, effrayé, les rangs de l'électorat macronien.

    Si nos technocrates comptent sur la peur de la majorité silencieuse, ils se trompent. La violence aurait dû, de toute manière, être arrêtée un mois plus tôt. Or, entre le 1er et le 8 décembre, elle n'a pas reculé, elle n'a pas été empêchée : elle n'a été que déplacée, dans la Capitale vers d'autres quartiers que les symboliques Champs Élysées, et ailleurs qu'à Paris, elle s'est aggravée, endommageant d'autres grandes villes, de Lille à Marseille, vers Bordeaux, Nantes ou Toulouse. À noter la réaction du maire de Saint-Étienne déplorant la priorité privilégiant le siège du pouvoir central et les métropoles.

    Et ces métastases ont pris une couleur qu'on pouvait prévoir, le jaune a tourné au rouge.

    Ne cherchons ni à réécrire l'Histoire, ni à radoter. L'État a échoué dans une tâche aussi essentielle que la défense des frontières : la sûreté des citoyens: ... aussi bien celle des honnêtes gens qui souhaitent manifester leur ras le bol fiscal, ... que celle des Français qui croient encore pouvoir s'exprimer faute de mieux par un bulletin de vote... Rappelons que celle-ci figure au nombre des droits naturels et imprescriptibles de l'homme dont se réclame la déclaration de 1789, associant la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression[7].

    Les 17 et 24 novembre, comme le 1er décembre, des consignes absurdes avaient permis les excès que l'on déplorait : le 8 décembre, on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu.

    Il suffisait de se promener, pas trop loin des faits, pour comprendre la nature de la vermine débordant des égouts. Comme dans tous les scénarios révolutionnaires, elle rassemblait les haines recuites, tous les instincts de coupeurs de têtes, toutes les canailles.

    Les quelque 2 000 arrestations auront quand même permis un travail administratif utile. Au moins, sur les centaines d'émeutiers gardés à vue, les services de police auront pu prélever les ADN, les ficher et les répertorier. Mais il conviendrait aussi de recenser, en vue de l'avenir, toute la gauchaille complice des racailles et des canailles qui ne survivent qu'avec la complaisance de l'idéologie médiatique.

    Nettoyez-moi tout ça…

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. Flash Actu du Figaro.fr avec AFP
    Mis à jour le 09/12/2018 à 09h45 | Publié le 09/12/2018 à 09h38
    [2] cf. "Gilets jaunes: face aux dégâts considérables, les commerçants sont excédés".
    [3] cf. "Gilets jaunes: un dispositif de sécurité plébiscité."
    [4] cf. "Forces de l’ordre contre Gilets jaunes: match nul
    [5] cf. "A Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes agenouillés mains sur la tête"
    [6] sur le contexte : "Des lycéens jettent des pierres sur les forces de l’ordre à Mantes-la-Jolie".
    [7] Les lecteurs de la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin y ajouteraient aussi le droit au tyrannicide. Nous n'en sommes pas là.

    https://www.insolent.fr/

  • Bruxelles : nouveaux affrontements entre gilets jaunes et policiers

    Belgique – Ce samedi 8 décembre, un bon millier de Gilets Jaunes a décidé de manifester dans le centre de Bruxelles. Le rendez-vous fixé près du Parlement Européen a été quasiment inaccessible. Mais c’est à nouveau, comme il y a 8 jours, vers la rue de la Loi, lieux des pouvoirs fédéraux belges, que tout le monde afflue. Avec de nouveaux affrontements à la clé. Et de nombreuses arrestations.

    Voir les videos

     

  • Professeur égorgé à Courbevoie : l’assassin est un musulman comme les autres (selon la justice)

    Professeur égorgé à Courbevoie : l’assassin est un musulman comme les autres (selon la justice)

    C’est intéressant : le procureur de la République de Nanterre a décrit l’assassin du professeur égorgé à Courbevoie comme « pas délirant, mais en décalage avec les faits ». Il a reconnu avoir « tué son enseignant de plusieurs coups de couteau ». Le magistrat a précisé que le suspect en voulait personnellement à sa victime. Pour cause, ce professeur d’anglais aurait « fait un dessin qu’il aurait diffusé en cours en 2016 », « insultant pour le prophète ».

    « Connu d’aucun service de renseignement », l’individu ne présente apparemment pas « d’élément de radicalisation », mais est davantage perçu comme quelqu’un de « très religieux, très pieux, très pratiquant ».

    Son profil Facebook est également très normal :

    Bref : un musulman comme les autres en somme…

    L’homme, Pakistanais, qui ne parle que l’ourdou et l’anglais, était en situation irrégulière sur le sol français depuis septembre 2017, son visa étudiant ayant expiré.

    https://www.lesalonbeige.fr/professeur-egorge-a-courbevoie-lassassin-est-un-musulman-comme-les-autres-selon-la-justice/

  • Éric Zemmour : “Le quinquennat de Macron est mort”

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    Pour Éric Zemmour, la crise des “gilets jaunes” est tellement focalisée sur la personnalité du Président qu’il lui sera difficile de mener les prochaines réformes du quinquennat. “Je pense que son quinquennat est mort”, affirme le polémiste.

    On essaie de changer de bouc-émissaire. Comme Emmanuel Macron attirait trop de haine, et ce n’est pas normal dans le fonctionnement des institutions, on essaie de repasser vers Édouard Philippe pour être le méchant Richelieu. Mais il me semble que c’est trop tard. Là, comme Macron a tout pris depuis des mois et qu’il a voulu tout prendre, il va être très difficile de changer d’âne.

    https://fr.novopress.info/212926/eric-zemmour-le-quinquennat-de-macron-est-mort/

  • 10,45 milliards d’euros dépensés en 2018 pour les aides aux pays étrangers

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    10,45 milliards d’euros auront été dépensés cette année pour l’aide publique au développement, selon le projet de loi de finances pour 2018. 

    C’est 2 milliards de plus qu’en 2015 !

    Aide bilatérale ou multilatérale, coopération technique, annulations de dette, dons, prêts, tout y passe. Une partie des aides transite par Bruxelles. En 2018, 75% des fonds de l’État sont versés à des pays d’Afrique subsaharienne.

    La France est le 4e contributeur au Fonds Africain de Développement.

    Un acteur pivot, l’Agence Française de Développement, qui a un budget à part et fonctionne comme une banque, opère dans 110 pays.

    Les collectivités locales, quant à elles, interviennent à hauteur de 83 millions d’euros, via la « coopération décentralisée ».

    http://www.contribuables.org/2018/11/10.45-milliards-euros-depenses-en-2018-aides-aux-pays-etrangers/

  • Un samedi à Paris : le témoignage d'un spectateur engagé. Partie 4 : le temps des pillards, ces saboteurs de la protestation.

    La nuit avait étendu ses ombres sur la ville sans l’obscurcir vraiment : l’éclairage public était, par endroits, le dernier mobilier urbain épargné par l’émeute, et les lueurs des explosions rajoutaient à cette ambiance étrange, dans laquelle toute mesure semblait perdue. A l’angle des Champs Elysées et de l’avenue de Friedland, quelques manifestants arrachaient la plaque de la représentation diplomatique du Qatar et jetaient par dessus la grille des canettes lestées. Les discussions allaient bon train quand les forces de l’ordre, toutes proches, bloquaient l’accès aux avenues voisines donnant sur l’Etoile, bouclier contre bouclier. Alors qu’ils étaient à quelques mètres des manifestants, ils étaient impassibles et, d’ailleurs, personne ne les provoquait alors que, de l’autre côté de la place, les affrontements faisaient rage… C’était tout-à-fait étrange : quelques dizaines de mètres seulement séparaient deux situations complètement différentes, dans le même contexte pourtant, comme une sorte de délimitation invisible entre deux mondes, celui de la violence et celui de l’apaisement. Ainsi, des manifestants « combattants », masqués ou visage découvert, se reposaient à côté, presque à toucher, des forces de l’ordre immobiles dont ils lapidaient les collègues qui s’aventuraient de l’autre côté de l’Etoile !

    En me promenant dans une rue voisine, non loin d’un barrage policier, je remarque un petit groupe de jeunes en survêtement, dont certains paraissent avoir treize ans (ce qui s’est trouvé confirmé par des bribes de conversation saisies) : visiblement, ce n’est pas la manifestation sociale qui les motive, et certains découvrent, les yeux écarquillés, une ville « belle et offerte », selon l’expression de mon interlocuteur du moment, aussi étonné (et agacé) que moi de la présence inopportune de ces jeunes qui roulent des mécaniques et parlent fort et « mal ». En revenant sur mes pas, vers l’avenue de Friedland, je constate que ces groupes juvéniles sont de plus en plus nombreux, et que la physionomie de l’émeute est en train de changer rapidement. Mélange de vrais gilets jaunes qui commencent à partir en clamant haut et fort « A samedi prochain ! », d’activistes qui cherchent encore à faire rougeoyer la nuit et de bandes beaucoup moins politiques et beaucoup plus opportunistes, l’émeute change de fond, mais aussi de forme, la dernière catégorie prenant progressivement le dessus sur les deux autres qui sont pourtant toujours là, mais se retrouvent bientôt entre le marteau des pillards et l’enclume des forces de l’ordre.

    Les barricades flambent encore, et les gilets jaunes battent en retraite, puis disparaissent bientôt dans les rues adjacentes, longeant tranquillement les grilles policières qui protègent les ministères et l’ancien palais de Mme de Pompadour tout en discutant parfois avec ceux qui les gardent : « Pourquoi ne nous rejoignez-vous pas ? » ; « Pourquoi tirez-vous sur le peuple ? », cette dernière citation, exagérée dans sa  formulation, revenant régulièrement sous des formes diverses… Parmi les manifestants, nombreux sont ceux qui croient s’inscrire dans un grand processus révolutionnaire qui emporterait le Pouvoir en quelques émeutes, sans que l’on sache, ni eux-mêmes d’ailleurs, qui devrait remplacer le souverain déchu et son gouvernement. Sommes-nous dans un « Mai 68 » d’automne qui parle de « révolution » à défaut de la penser ?

    Mais toute insurrection, car il s’agit bien d’une insurrection, entraîne son lot (voire son flot) de pillages, et les pillards étaient bien là, décidés à « détrousser les bourgeois ». Quand les activistes de l’ultragauche détruisaient les vitrines des banques sous les vivats excédés (ce qui n’est pas si paradoxal qu’il y paraît de prime abord) d’une foule d’endettés pour qui la Banque ne vaut guère mieux que le Fisc, les pillards s’intéressaient plus à vider les bourses qu’à frapper la Bourse. Ainsi, sur cette avenue qui menait à l’église Saint-Augustin, les tristes mandrins habillés de noir et de survêtement sans forme s’en prirent-ils aux supérettes et aux débits de tabac, sous les regards effarés des riverains et des gilets jaunes qui s’éloignaient, conscients du discrédit que provoqueraient de telles dévastations sur la popularité de leur mouvement. Au loin, les casques des forces de l’ordre luisaient malgré la fumée des engins de chantier en train de finir de se consumer, mais ils ne se rapprochaient plus, comme si permission était donnée de piller ! Le bruit du verre qui éclate, les pas qui le piétinent, les cris de joie, de cette joie brutale et sauvage de ceux qui, d’un coup, se croient les plus forts et les plus riches au monde, du moins pour un bref moment d’euphorie… Et cet incessant manège des survêtements qui entrent et ressortent avec des cabas remplis de bouteilles ou de paquets de cigarettes… Quel gâchis, soupirais-je au moment du premier pillage qui sera suivi d’une bonne dizaine d’autres.

    Dans la rue, une vieille dame impotente, appuyée sur sa béquille, était tétanisée, son gros manteau fatigué et triste comme un reproche aux jeunes qui la frôlaient, hilares et indifférents. Abandonnée à plusieurs rues de là par un chauffeur de taxi inquiet pour son véhicule, ce qui était d’ailleurs fort compréhensible même si aucune voiture roulante n’a, à ma connaissance, été victime de destruction volontaire, son regard perdu implorait une aide qu’il aurait été malvenu de ne pas lui apporter. Je m’approche d’elle et lui propose de l’accompagner jusqu’à sa porte, située en plein milieu de la « zone de bataille » : elle accepte, les larmes aux yeux : « Ma rue, ma pauvre rue… Quelle misère ! ». Ma grande crainte est qu’il y ait lors de cette lente marche une charge policière ou un mouvement de panique des manifestants ou des badauds qui pourrait la faire choir. En fait, il ne se passera rien, et tant mieux. Mais le désarroi de cette vieille dame faisait peine à voir, je l’avoue, et m’a aussi rempli de tristesse, puis d’une rage froide : « Dans quel état la République a-t-elle mis le pays ! », ai-je pensé dans un réflexe royaliste qui négligeait sans doute toute réflexion construite, mais qui trouvait néanmoins tout son sens dans la situation présente.

    J’étais fatigué, tout d’un coup : cela faisait presque sept heures que je marchais, que j’observais, que je discutais, au milieu des fumées et de la rage, au cœur de l’émeute et de ses déchirures qui n’étaient pas dorures, et cette dernière scène m’avait, en fait, plus fatigué encore. Autour de moi, désormais, l’émeute avait laissé place au pur pillage, et les témoins assistaient impuissants au déchaînement de la horde : la cagoule noire avait remplacé le jaune encoléré ! J’essayais bien de m’interposer entre quelques uns de ces pillards et un couple dînant dans un restaurant pourtant discret, ce fût en vain et sous les insultes et les menaces de quatre encagoulés, je reculais, en fait comme tiré en arrière par d’autres manifestants qui me crièrent, effrayés et dépités, que les voleurs étaient armés. « Cela ne vaut pas la peine de se faire trouer la peau pour un sac à main », me disaient-ils tandis que les agresseurs disparaissaient rapidement dans une petite rue voisine et que la police, non loin de là, restait curieusement immobile devant ces scènes de pillage et de vol. On m’expliquera ensuite que les forces de l’ordre ne voulaient pas prendre le risque d’une bavure lors d’une interpellation qui aurait pu être musclée, « pour ne pas enflammer les banlieues »… Cela n’enlève rien à ma honte de ne pas avoir pu empêcher ce violent larcin !

    La place Saint-Augustin voisine offrait, elle aussi, un spectacle de désolation, et la chaussée défoncée par endroits gardait les stigmates d’affrontements antérieurs. Curieusement, si les vitrines des banques étaient brisées, les vitres d’une vieille et magnifique DS (ma voiture préférée !) blanche garée au milieu de la zone d’affrontements avaient été épargnées… Sur le trottoir, un groupe de journalistes, dont le micro était pourtant « anonymé », était assailli par des personnes dont il commençait à être difficile si elles étaient du camp des pillards ou de celui des contestataires. J’engageais une longue conversation avec un jeune intellectuel qui se posait (et me posait) mille questions sur les événements du jour et des semaines passées…

    Quelques grosses poignées de minutes après, en traversant la Seine au niveau des Tuileries, il me semblait que je franchissais une ligne de démarcation invisible : des événements de la journée, dans ce Quartier latin jadis théâtre de tant de luttes jusqu’au « joli mois de Mai » 1968, il n’y avait aucune trace ! Cafés et restaurants étaient remplis de jeunes et de moins jeunes festoyant gaiement, et les verres qui s’entrechoquaient tintaient agréablement à mes oreilles encore assourdies par les explosions de l’après-midi.

    Tout d’un coup, dans une vitrine d’antiquités de cette rue de l’Université que je longe désormais, une statue de pierre me sourit : Henri IV ! Le roi qui a réconcilié les Français entre eux et avec leur Etat… Un clin d’œil, peut-être, que certains appelleront coïncidence et que j’ose considérer, simplement, comme un rappel et, mieux encore, comme un appel au Roi !

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/