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26/05/2018

La censure de Facebook continue : la page « Les Identitaires » vient d’être supprimée !

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Depuis mercredi 23 mai, la page Facebook « Les Identitaires », qui avait échappé à la censure jusque-là, a été supprimée par Facebook sans avertissement ni explications. Suite à l’action pacifique et symbolique de Génération Identitaire dans les Alpes, une vague de censure sur le réseau social de Mark Zuckerberg s’était abattue sur Génération Identitaire, supprimant notamment sa page Facebook et empêchant les 126 000 internautes qui y étaient abonnés de continuer à suivre son actualité.

Cette censure avait été dénoncée par des personnalités de tous bords, comme Dominique Reynié (tête de liste « Les Républicains » dans le Sud aux élections régionales de 2015) ou Nicolas Dupont-Aignan (candidat DLF aux élections présidentielles). Le 22 mai, Nicolas Bay (Président du groupe Front National au Parlement européen) a également interrogé Mark Zuckerberg lors de son audition par les députés européens à Bruxelles afin de connaître les raisons de cette censure.

Le fondateur de Facebook s’est contenté de répondre : « Nous voulons que les gens continuent de venir et d’utiliser nos services, et qu’ils partagent leurs idées politiques, quelle qu’en soit la sensibilité. […] Je peux l’affirmer devant vous aujourd’hui : nous n’avons jamais et ne prendrons jamais de décision quant au contenu qui doit être mis en avant, et ce en fonction des vues politiques qui y sont diffusées. C’est un sujet fondamental pour moi, sur lequel je suis fier de m’engager. » Le lendemain, malgré les promesses de Mark Zuckerberg, la page des Identitaires était donc supprimée alors même qu’elle se rattache à un mouvement indépendant de Génération Identitaire.

La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) s’était félicitée de la censure des pages de Génération Identitaire, revendiquant ne pas y être pour rien. Cette collusion scandaleuse entre le pouvoir politique et un réseau social en situation de monopole révèle une dérive extrêmement inquiétante concernant la liberté d’expression. La répression pour nous faire taire n’a jamais été aussi forte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Manifestations interdites, comptes twitter supprimés, pages Facebook censurées… ils peuvent tout essayer, le mouvement identitaire continuera de lutter pour notre identité et ne lâchera rien !

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Un communiqué des Identitaires

https://fr.novopress.info/

Réforme des Institutions : « Du duo exécutif-législatif au duel exécuteur-exécutant »

33080004_2017446778520900_2084871992716034048_n.jpgLes projets de loi présentés ce mardi 22 mai 2018 au groupe La République en marche (LaREM) à l’Assemblée nationale consistent essentiellement dans la réduction du nombre, de la longévité, de la légitimité et de l’action des parlementaires. Les nombres de députés et de sénateurs passeraient ainsi respectivement de 577 à 404 et de 348 à 244. Aucun élu ne pourrait exercer plus de trois mandats identiques consécutifs. L’introduction d’une dose – minime : 15 % – de proportionnelle ferait provenir des partis ce que l’on doit au peuple dans une démocratie. Les conditions de recevabilité des amendements seraient durcies et les navettes parlementaires réduites.

La République voit le pouvoir comme une proie, non une charge, et la majorité ayant l’unanimité au Gouvernement, il lui pèse de plus en plus de ne pas l’avoir complète au Parlement. À président jupitérien, partage léonin. 

            Il y a d’abord une injuste démagogie à réduire de 30 % le nombre des parlementaires alors que surabondent les conseillers municipaux, d’arrondissement, communautaires, départementaux et régionaux. D’autant que la réformite actuelle accroît la charge de travail des représentants de la Nation. Faudra-t-il donc recruter davantage de collaborateurs parlementaires, de droit privé mais sur fonds publics ?

Il n’y a de plus aucun gain de démocratie à attendre de l’adoption de 15 % de proportionnelle dans la mesure où il sera plus difficile pour le Front (ou Rassemblement) national et la France insoumise d’obtenir des sièges autrement que par la faveur du Prince. De fait, leurs électorats étant plus homogènes socio-économiquement que ceux de LaREM ou des Républicains, ils peinent à traduire en élus locaux leurs bons, voire très bons chiffres nationaux ; surtout dans des circonscriptions élargies.

En outre, le chiffre-plancher – sur lequel il n’est pas question de revenir, du moins tant qu’existent les départements – d’un député et un sénateur par département produira des disparités importantes dans la représentation nationale. À la Chambre, le député de Corrèze représentera 77 000 administrés. Mais le nombre moyen d’administrés par député sera de 166 337 (275 410 par sénateur), plus du double. D’une circonscription l’autre, la variation pourra donc être supérieure à trois contre un.

Le corollaire en est le défaut d’enracinement. Comment se faire connaître dans des circonscriptions plus étendues, issues qui pis est d’un redécoupage peut-être favorable au seul Gouvernement ? Comment faire fond sur autre (et plus noble) chose qu’une appartenance partisane, quand l’impartialité de la presse se réduit, les élites locales sont amoindries fiscalement et symboliquement, le territoire à soutenir s’étend, le double exercice des fonctions de maire et de représentant est interdit ?

Mais surtout, quel attrait, demain, du mandat de député ou de sénateur ? On a vu se réduire peu à peu le prestige du premier magistrat de la commune, au point qu’aux municipales certaines n’ont plus même de candidat ; il semble que le tour du pouvoir législatif soit venu. Les journaux se répandent chaque jour sur la tromperie que ressentiraient les députés LaREM, à la fois pressés de toutes parts et impuissants. En l’absence de toute revalorisation des indemnités, l’augmentation de la charge des élus et le renforcement de la technocratie produisent une dévalorisation de la fonction parlementaire et donc de la loi française. Au profit d’une loi étrangère : européenne ou communautaire. Au profit d’un exécutif qui se fera exécuteur en droit de ceux qu’il a réduits en pratique au rôle d’exécutants depuis le début du quinquennat. Jacqueline Gourault, ministre délégué à l’Intérieur, n’a-t-elle pas lancé à l’Assemblée nationale le 19 avril 2018 : « Obliger un ministre à répondre ? […] Ce sont des méthodes autoritaires qui n’ont pas leur place dans une démocratie ! » ?

            Ce projet de 23e réforme de la constitution du 4 octobre 1958 prouve s’il en était besoin que nos institutions sont plus résilientes que stables. Les règles changent tous les deux ans et demi. Surtout, il interroge le sens du partage de l’initiative des lois entre l’exécutif et le législatif. Les parlementaires auront encore loisir de déposer des propositions de loi et de rédiger des amendements, certes, mais sous condition de majorité, ou d’opposition allégée, dans une précarité plus grande, avec un enracinement moindre. Autant dire qu’on en fait des greffiers.

Or toutes les chambres d’enregistrement et tous les régimes d’assemblée du monde ne sauraient faire douter des apports d’assemblées rénovées en cas de restauration monarchique, en application d’un principe fécond de subsidiarité. L’une – élue au suffrage universel élargi, mais rejetant toute appartenance partisane – fournirait au souverain une expertise professionnelle, économique, financière et légistique. Elle exercerait des pouvoirs d’amendement et de discussion renforcés. L’autre réunirait les gouverneurs élus au suffrage indirect à la tête de « pays » ou cercles issus de ces intercommunalités qui nourrissent l’espoir de pérenniser les identités locales et d’administrer les territoires au plus près (et au plus juste). Alors, en fermant et pérennisant en haut (par la restauration monarchique), on pourrait ouvrir et expérimenter en bas : par l’introduction d’un référendum d’initiative législative, par la tenue de consultations locales revêtues de la légalité constitutionnelle et emportant des effets pour la vie quotidienne ; sans parler des possibilités que nous offre la technologie civique… 

Luc Le Garsmeur

http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/2639-r...

NIEPPE (PRÈS DE LILLE) DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018 : 6E JOURNÉE RÉGIONALE DE SYNTHÈSE NATIONALE

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Macron et Philippe en chute dans les sondages, Marion Maréchal-Le Pen plébiscitée

marion-300x170.pngSelon un sondage BVA pour RTL, Orange et La Tribune, diffusé vendredi 25 mai. , la popularité de Macron et de son chef de gouvernement Philippe serait en baisse. Si Édouard Philippe perd deux points, Emmanuel Macron en perd trois.

Avec 40% d’opinions positives, le chef de l’État retrouve son niveau de mars, le plus bas depuis son entrée en fonction il y a un an. Inversement, 56% des Français interrogés ont une « mauvaise opinion » de lui, un chiffre en hausse de 2%. Le premier ministre retrouve lui-aussi son plus bas niveau, 53 % des personnes interrogées ne lui font pas confiance.

Ce sont surtout Les Républicains qui se défient plus qu’auparavant d’Emmanuel Macron. Les Français lui en veulent aussi de sa mauvaise gestion des conflits sociaux, dont la grève SNCF qui s’éternise.

De l’autre côté, Marion Maréchal-Le Pen, qui revient via les médias sur le devant de la scène, dépasse sa tante Marine. Elle devient ainsi la troisième personnalité du classement des personnalités politiques  avec 32 % d’opinions favorables.

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/macron-et-philippe-en-chute...

Le Samedi Politique : Poutine, le maître du jeu mondial ? avec Pierre-Yves Rougeyron

ITALIE : UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE !

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Nous avons le vent en poupe ! Près de deux ans après le Brexit, le tout récent succès électoral du Mouvement 5 étoiles et de la Lega en Italie le confirme. Comme l’avait prédit Steve Bannon au congrès du Front national de Lille : « L’Histoire est de notre côté et va nous mener de victoire en victoire. »

Désormais, l’Italie est gouvernée par la coalition souverainiste de Matteo Salvini et Luigi Di Maio. Et cet avènement n’est pas anodin, car il s’agit d’un pays fondateur de l’Union européenne, le pays du traité de Rome, un pays qui pèse un poids non négligeable parmi les 28. Il en est la troisième puissance économique. Cette fois, les gardiens du temple de l’Union européenne vont avoir fort à faire et pourraient bien être contraints de revoir leur copie. Le temps du statu quo est terminé, le réveil des peuples est en marche.

Leur Europe ne fonctionne pas. Le musèlement des nations souveraines par des technocrates non élus et l’ingérence dans les affaires des États ont assez duré. Le libre-échangisme sauvage et la submersion migratoire sont rejetés par les peuples qui ne veulent pas disparaître. L’Europe de Bruxelles, qui détruit la souveraineté des États, n’est pas une solution appropriée face au choc de civilisation que nous connaissons. Or, le nouveau gouvernement italien eurosceptique a annoncé la couleur et les eurocrates grincent des dents.

Déjà, la commissaire Malmström voit des choses préoccupantes dans le contrat de gouvernement de la Ligue et du M5S. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé l’Italie à apporter « une réponse crédible » sur sa dette publique. Le ministre français Le Maire a appelé le futur gouvernement italien à « respecter les règles » en vigueur en Europe. Ce qui n’a pas manqué de faire vivement réagir le chef de file de la Ligue Matteo Salvini, qui a rappelé qu’il entendait mener à bien son projet de gouvernement pour les Italiens d’abord !

Tourner le dos à l’austérité, combler les déficits tout en baissant les impôts, abandonner les sanctions contre la Russie, engager une politique restrictive en matière d’immigration sont autant de mesures de bon sens que s’engage à mettre en œuvre le nouveau gouvernement italien. Conscients de l’importance et de la place de la nation dans la refondation de l’Europe, ils ne cachent pas leur intention de rapatrier le pouvoir politique à l’intérieur du cadre national qui est le leur.

Ce contrat de gouvernement passé entre le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini s’inscrit donc sur le papier, majoritairement sur une ligne que nous défendons. C’est la raison de notre optimisme. L’avènement de cette coalition conforte nos positions et pour lesquelles nous solliciterons le suffrage de nos compatriotes dans un an. Les peuples sont de retour !

 Député européen du groupe ENL

13:16 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Mai 68 • En guerre contre eux-mêmes [2]

« Mai 68 fut leur catharsis collective »

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

L’histoire est un enchaînement de circonstances qui permet à certaines actions planifiées de réussir et à d’autres déchouer. Et les historiens sont là pour ériger la mémoire des vainqueurs en vérité objective. Lesquels vainqueurs ont une fâcheuse tendance à occulter leurs torts, sans parler de leur génie à faire que les masses s’émerveillent de leurs crimes. 

Un matériau humain disponible pour lʼOncle Sam 

En aucun cas Mai 68 ne fut un mouvement juif ou pro-israélien. Il fut une opération de police internationale secrète qui sut trouver dans des groupuscules largement orientés par des Juifs les moyens de sa politique hégémonique. Ces derniers étaient anti-sionistes par anti-impérialisme américain.

La guerre entre Israël et ses voisins arabes les avait fait entrer en guerre contre eux-mêmes, contre une part d’eux-mêmes. Ils souhaitaient la victoire du camp « progressiste » en même temps qu’ils craignaient un nouveau pogrom contre leurs coreligionnaires. Le triomphe des Arabes les aurait enchantés mais la chose qu’ils redoutaient le plus, c’était la défaite de leurs frères d’Israël. Comme en atteste ce passage extrait de l’ouvrage de Yaël Auron : « Bien qu’une fraction de radicaux juifs ait craint pour Israël à la veille et au début de la guerre, ils adoptèrent, dès que la victoire israélienne fut avérée, des positions anti-israéliennes et antisionistes, parfois avec une animosité et une virulence extrême. »[1] Un état de schizophrénie ne peut être éternellement refoulé. Survient toujours le moment de la catharsis.

Mai 68 fut leur catharsis collective, ils eurent des émules, ceux qui sans sourciller les suivirent, ceux qui se plurent à renouer avec la tradition très française de l’émeute populaire, l’exutoire indispensable qui supplée la communion dominicale et le carnaval, us de temps anciens et révolus. 

De Gaulle fut ainsi le dommage collatéral du besoin qu’avaient ces Juifs antisionistes de se réconcilier avec eux-mêmes. Peu importe si son attitude vis-à-vis des belligérants de 1967 penchait en faveur de l’antisionisme. Par son essentialisation du Juif, il fit d’un coup, aux yeux des révolutionnaires professionnels, resurgir la « bête immonde » de l’antisémitisme : maurrassien, capitaliste, occidental, sioniste... et antisémite. La limite, pour eux, était franchie, de Gaulle incarnait dès lors le fascisme à l’état pur contre lequel il devenait impératif de rentrer en résistance.

À ce moment, André Glucksmann, qui occupe une place éminente au sein du maoïsme français, « dénonce en France l’instauration d’un ʽʽnouveau fascismeʼʼ. »[2]      

Yaël Auron indique à ce sujet la chose suivante : « Un autre fait qui provoqua l’ire de la communauté juive française fut bien sûr la ʽʽpetite phraseʼʼ de De Gaulle le 27 novembre 1967, lors d’une conférence de presse, sur ʽʽle peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateurʼʼ. Elle eut pour effet que de nombreux Juifs qui n’avaient jusque-là cure de leur judéité ni du sens qu’elle pouvait revêtir, réagirent en protestant et en manifestant contre le général de Gaulle. […] Les aspects spécifiquement juifs de la révolte étudiante doivent être appréciés à la lumière de ce que symbolisa la guerre des Six Jours et de la phrase de De Gaulle du 27 novembre 1967. Il y a concomitance entre ces deux événements qui se sont produits dans le courant de l’année précédant Mai 68. »[3] 

Une communauté en émoi 

Pour la première fois de leur vie ces remuants gauchistes reçurent l’aval de leurs parents : non, leur agitation n’était pas vaine, capricieuse et puérile. Elle se justifiait par la nécessité de laver l’honneur de tout un peuple.

Chacun exprima sa furie selon ses moyens. Les notables avec leur plume, ou même, pour les plus éminents d’entre eux, directement à la personne concernée – de Gaulle – . Ce fut le cas, on l’a vu de René Cassin.

À peu près au même moment que son avertissement menaçant lancé dans les ors élyséens, au début de l’année 1968, le grand rabbin de France, Jacob Kaplan, signifia son indignation et sa désapprobation au président de la République. L’échange est relaté par un ouvrage de Maurice Szafran.

« De Gaulle : Venez, nous allons discuter, monsieur le grand rabbin. Alors, vous avez des reproches à me faire...

Kaplan : Vous le savez bien, mon général. Si je vous comprends, un Juif français ne peut soutenir Israël sans que vous remettiez en cause sa loyauté.  

- Pas du tout, monsieur le grand rabbin. Un Français de religion juive qui soutient Israël, c’est évidemment un Français loyal, je n’ai pas émis sur le sujet le moindre doute. Un bon Français peut être un bon Juif et vice-versa...

- Mais votre fameuse petite phrase, elle est antisémite. En tout cas, moi, je l’ai ressentie comme telle.

- Mais la petite phrase dont vous me parlez, c’est un compliment envers les Juifs. Moi ? Antisémite ?

- Je ne dis pas que vous êtes antisémite. J’affirme que vous avez offert d’incroyables arguments aux antisémites. »[4] 

Mais les plus jeunes, eux, n’avaient pas leurs entrées dans les alcôves du pouvoir. Soutenus par la génération des aînés, ils investirent leur fac, la rue, qui étaient les seules tribunes dont ils disposaient, appelant chacun, les goyim avec, à participer au plus grand des vacarmes contre ce satané Général. À ses dépens les générations se réconcilièrent, vieux sionistes et jeunes antisionistes.

Ces derniers se firent les relais des anciens. Tout le poids d’une communauté à la nuque raide se fit d’un coup ressentir. Son efficacité fut redoutable : elle mit le pays sans dessus dessous.

Car les réseaux formés durant l’enfance, qui n’avaient jamais totalement disparu, se reformèrent. Hashomer Hatsaïr, la bande de la place de la Répuʼ, tous au quartier Latin et que le feu d’artifice commence !   (Dossier à suivre)   

[1]  Yaël Auron, op. cit., p. 167.

[2]  Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney, Paris, Grasset, 2008, p. 92.

[3]  Yaël Auron, op. cit., p. 168.

[4]  Maurice Szafran, Les juifs dans la politique française de 1945 à nos jours, Paris, Flammarion, 1990, p. 168-169. 

L'ouvrage de l'auteur ...

(Cliquer sur l'image)

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Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/24...

Un peu de patience... l'émission avec Renaud Camus arrive jeudi 31 mai !

Entretien avec Marion Maréchal : « Le délire soixante-huitard est fini »

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Pendant que la Sorbonne se voile, que les bacheliers sont englués dans Parcoursup, que la chienlit a bloqué les facs et annulé les partiels, Marion Maréchal ouvre son école supérieure : « Nous voulons former une nouvelle génération de dirigeants. »

— Pourquoi, après avoir été député pendant 5 ans, avoir décidé de vous lancer dans le projet d’une école alternative de sciences politiques ?

— Je suis convaincue que le combat électoral n’est pas la seule voie d’investissement pour ceux qui souhaitent servir leur pays, assurer la transmission de nos valeurs culturelles et civilisationnelles. Le combat culturel et éducatif est vital en particulier dans l’éducation supérieure où le conformisme, l’égalitarisme, l’abandon progressif des matières de culture générale ont fait beaucoup de ravages. Nous en voyons tous le résultat : des élites devenues des gestionnaires sans vision et acquis à la lecture globalisée du monde où la nation est un cadre dépassé. L’ISSEP est une réponse optimiste, une alternative d’excellence aux offres en place.

— Espérez-vous grâce à cette école réaliser l’union des droites qui tarde à se concrétiser ?

— L’ISSEP n’a pas vocation à construire des alliances électorales. En revanche elle est une école et à ce titre une plateforme de rencontres, un carrefour des intelligences, et nous associerons des gens aux parcours et sensibilités variés qui partagent à la fois notre projet pédagogique et les valeurs de notre école. Notre conseil scientifique en est déjà une illustration. Tout comme notre président Patrick Libbrecht issu de la société civile et ancien DG de grandes sociétés alimentaires françaises qui incarne l’esprit entrepreneurial que nous distillons dans nos enseignements.

— Vous revendiquez : « Excellence, éthique, enracinement et engagement » comme les valeurs fondatrices de votre école mais aussi un « savoir-vivre et un savoir-être à la française ». Concrètement quels seront les enseignements dispensés ?

— Nous proposons un magistère en deux ans aux étudiants ayant déjà obtenu une licence et une formation continue sur dix mois sans critère de diplôme. Nos cursus sont basés autour de trois pôles pédagogiques : les sciences politiques, économiques et sociales avec un retour en force des enseignements classiques (histoire, philosophie, littérature française, rhétorique, etc.), la direction et gestion de projet et la direction des hommes. C’est pourquoi nous sommes à la fois une école de sciences politiques et de leadership. En alliant les savoirs de l’entreprise et des affaires publiques, nous souhaitons former une nouvelle génération de dirigeants politiques et économiques qui mettront leurs ambitions et leurs carrières au service des autres et de leur pays.

— Est-ce que les diplômes de votre Institut seront reconnus par l’Etat ?

— Nous délivrerons à la promotion de magistère 2 un diplôme d’école comme toutes les écoles en création et de nombreuses universités françaises ainsi qu’un titre certifié bac+5 reconnu par l’Etat grâce à un partenariat.

— Comment se fait le recrutement des professeurs, sur quels critères sont-ils retenus ?

— C’est le conseil pédagogique et le responsable chargé de l’enseignement qui sélectionnent les professeurs sur des critères de compétences et d’adhésion au projet pédagogique ainsi qu’à l’esprit de l’ISSEP. Ce conseil scientifique est coprésidé par Patrick Louis, professeur d’université à Lyon 3, et Jacques de Guillebon, essayiste et directeur de rédaction de la revue L’Incorrect. On y trouve également Guillaume Drago, directeur des masters droit public à Assas, Yves-Marie Adeline, professeur d’université en sciences politiques à Caen, Thibaud Collin, philosophe et enseignant, Pascal Gauchon, ancien directeur de Prépasup et directeur d’une revue de géopolitique mais aussi des membres étrangers. Vous trouverez toutes ces informations en détail sur notre site : ISSEP.fr.

— Vos futurs élèves justement ne risquent-ils pas d’être marqués du « diplôme Le Pen » ?

— Toute notre école est construite pour que précisément l’employabilité de nos étudiants soit assurée. Nous leur garantissons une formation originale et de qualité, des stages intéressants grâce à notre réseau de chefs d’entreprise. Nous travaillons activement à mettre des partenariats internationaux en place. Le monde économique a besoin de retrouver du sens et le monde politique de la performance. La génération qui saura à la fois apporter ce sens et cette performance sera celle qui réussira et comptera.

— Est-ce pour cela que vous avez renoncé au nom de Le Pen ?

— Ce n’est pas un renoncement mais le moyen pour moi d’acter mon retour à la vie civile. Mon nom légal est Marion Maréchal. J’y avais adjoint le nom de ma mère, Le Pen, en 2012, pour en laver l’honneur à Carpentras, 20 ans après la sordide affaire. Je pense avoir mené cette mission à bien et n’ai plus de raison de porter mon nom politique aujourd’hui.

— Vous tablez finalement sur un combat à long terme, le combat culturel, métapolitique, avec une vue à 15 ou 20 ans, mais est-ce que vos dirigeants de demain ne risquent pas d’arriver trop tard dans un pays en ruine ?

— Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue, disait Hugo. Je suis convaincue que le délire soixante-huitard est fini, que le constat de la faillite de l’éducation est en grande partie partagé et que la majorité des Français ne supporte plus le conformisme et le sectarisme qui règnent dans une partie du milieu intellectuel français. Notre école arrive à point selon moi. Par ailleurs j’ajoute une phrase que j’ai souvent répétée et qui m’est chère : Il n’y a que les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus d’avance.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article repris du quotidien Présent

https://fr.novopress.info/

LES AUTOMOBILISTES EN ONT MARRE D’ÊTRE DES VACHES À LAIT

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Bonne nouvelle… pour les caisses de l’État : d’après un rapport de la Cour des comptes, les PV pour infractions routières ont atteint, en 2017, le chiffre record de 1,97 milliard d’euros. Un beau pactole ! Ce sont les recettes générées par les radars qui ont rapporté le plus. Et ce n’est pas fini ! Avec la mise en place de radars privés et la prochaine limitation de vitesse à 80 km/h, on peut prévoir qu’elles augmenteront encore. Mais beaucoup d’automobilistes en ont ras le bol qu’on les prenne pour des vaches à lait.

La Cour des comptes souligne que la politique gouvernementale a permis de faire baisser la mortalité routière, après trois années consécutives de hausse. C’est aussi l’argumentation du gouvernement pour justifier ses mesures pour limiter la vitesse. Mais rien ne prouve qu’elles soient efficaces : il faut aussi prendre en considération l’état des routes, la consommation d’alcool et de toutes sortes de drogues, dont le cannabis… dont la vente pourrait être légalisée. Il paraît que ça allègerait le travail des policiers, qui n’auraient plus besoin de faire des rondes dans les quartiers sensibles. Et, en plus, cela rapporterait de la TVA !

Le sentiment l’emporte que le gouvernement a trouvé là une bonne méthode de ramasser de l’argent sans trop de peine. D’autant plus que toutes les recettes ne sont pas reversées dans la sécurité routière : près de 500 millions d’euros sont affectés au désendettement ou vont dans le budget général de l’État.

Ce n’est pas une simple affaire d’impression. Objectivement, les contraintes et taxes assomment ceux qui ont le malheur de se déplacer en voiture. Faut-il parler des péages des autoroutes, imprudemment concédées à des sociétés privées ? Certes, dans les accidents de la route, la vitesse est parfois en cause, mais des aménagements routiers permettraient d’éviter bien des accidents. L’État est responsable de 21.000 kilomètres de routes, les autoroutes concédées représentent environ 9.000 kilomètres, le reste est à la charge des départements – qui manquent de moyens.

Va-t-on voir l’État se désengager davantage ? C’est un bon moyen d’équilibrer son budget que de reporter sur d’autres ses propres responsabilités et de les montrer ensuite du doigt.

Tout se passe comme si le gouvernement, de plus en plus impuissant sur les sujets régaliens, voulait montrer qu’il sert à quelque chose, en ponctionnant les Français, par tous les moyens, dans leur vie quotidienne. Dans ce domaine, il ne manque pas d’imagination. Lors des émeutes du 6 février 1934, les ligues de droite et l’Action française criaient : « À bas les voleurs ! » Nous ne sommes pas dans le même contexte, mais si le gouvernement continuait dans cette voie, ce mot d’ordre pourrait retrouver toute son actualité.

http://www.bvoltaire.fr/automobilistes-ont-marre-detre-va...

Corée du Nord : l’échec de la “diplomatie” Trump - Journal du Vendredi 25 Mai 2018

Afrique du Sud, histoire et actualité – Militant

« Afrique du Sud : de l’Apartheid au racisme antiblanc », XVIIIe entretien-vidéo de la revue Militant réalisé en mai 2018 en présence de son rédacteur en chef M. André Gandillon, interrogé par Florian Rouanet et Mlle. Blandine :


James Cook [Au coeur de l'histoire]

07:14 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Grand remplacement ? Pour Macron il ne faut être ni mâle ni blanc pour s’occuper de nos banlieues

6a00d83451619c69e20224e03c87b5200d-250wi.jpgDe Bernard Antony :

"Emmanuel Macron a rejeté le « plan banlieue » proposé par Jean-Louis Borloo. On l’en féliciterait s’il n’avait assorti son refus de l’exécrable allégation révélatrice de ce que son cerveau est idéologiquement lavé par l’antiracisme, ce racisme en sens contraire selon notre expression. Rappelons qu’il a eu en effet usé de l’argument selon lequel un rapport sur les banlieues qui serait le sien et celui de Borloo serait voué à l’échec du fait de leur appartenance sexuelle et raciale. Lisons, et pesons bien ces mots : « Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues se remettent un rapport sur les banlieues : ça ne marche plus comme ça ».

Passons sur la construction un peu chaotique du propos. Ce qui est d’abord consternant, c’est que Macron ne parle pas sur le fond autrement que madame Anne Lauvergeon, alors présidente d’Areva, émettant lors d’un colloque à Deauville en 2009 réservé aux femmes dirigeantes, les mots que voici exactement retransmis : « À compétence égale, eh bien, désolée, on choisira euh ! la femme, ou on choisira la personne venant euh ! de… ben autre chose que le mâle blanc pour être claire ». Dans cette brillante profession de foi féministe et anti-blanche, Dame Lauvergeon ne s’aperçut même pas de son humour involontaire dans l’insistance de son propos : « pour être claire ». Certains émirent qu’elle se sentait peut-être un peu noire après trop bu, et qu’il y avait quelque contradiction à vouloir être claire juste après avoir prôné la discrimination contre les « mâles blancs ». Quoi qu’il en fut, le propos était objectivement raciste et motivait une plainte de l’AGRIF, certes retenue à l’instruction mais que le tribunal ne condamna hélas pas. On a vu depuis que la compétence de madame Lauvergeon à la tête d’Areva pouvait être très discutable. Mais ce qui ne l’était pas pour elle, c’était son principe de féminocratie et son étrange aversion pour le recrutement de « mâles blancs », nonobstant sa vie familiale. Je lui attribuai alors ironiquement, avec une légère modification, la devise de l’ordre le plus prestigieux de la Cour d’Angleterre : « Honi soit qui mâle y pense… ». À noter qu’à la date de sa création, la langue de la cour était alors le français et que « Honi » s’écrivait en effet avec un seul « n ».

« Honi soit qui mal y pense » n’est hélas pas adéquat avec ce que l’on peut penser du propos macronien. Car on ne peut qu’en penser beaucoup de mal. Propos révélant en effet que pour Macron il ne faut donc être ni mâle ni blanc pour s’occuper de nos banlieues. Houria Bouteldja a dû frémir d’aise en entendant cette réflexion du président de la République en totale conformité avec le concept de « racisation »  qu’elle introduit toujours plus dans le débat politico-social ne dissimulant même plus son racisme anti-blanc islamo-gauchiste. Et c’est « en même temps », comme il dirait, que monsieur Macron prétend combattre le communautarisme ! Si intelligent soit-il sur d’autres plans, notre chef de l’État est hélas lui aussi gangréné par l’idéologie totalitaire de l’antiracisme, ce racisme en sens contraire."

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25/05/2018

Grands textes [I] • Discours intégral d'Alexandre Soljenitsyne en Vendée.

Nous avons inauguré – avec ce discours d’Alexandre Soljenitsyne – une catégorie de notes que nous avons nommées « Grands textes » parce qu'elles ouvrent la réflexion sur les perspectives de l’essentiel.

Dans ce discours, Soljenitsyne dit le mal qu'il faut penser de toute révolution. De la nôtre en particulier. Il critique ses racines idéologiques elles-mêmes, les illusions des Lumières, la devise de notre République, les « organisateurs rationalistes du bonheur du peuple ».

On notera que tel est l'objet profond de nos analyses, sur ce quotidien lafautearousseau.

Sur la réalité des révolutions, sur les horreurs qu'elles engendrent, sa pensée se « dédouble » dans une vision grandiose et universelle des maux que le monde a connus de leur fait, aux XIXe et XXe siècles. Il appelle de ses voeux le temps où seront érigés, en Russie, des monuments pour témoigner de cette barbarie et souhaite que les Français en fassent autant, non seulement comme objet de mémoire, mais aussi, mais surtout, comme condition d'une renaissance. 

Soljénitsyne ouvre à notre réflexion de multiples « pistes » avec, à l'instar du pape Jean-Paul II, la force et l'autorité d'un témoin, d'une victime, en définitive victorieuse.   Lafautearousseau 

Texte intégral du discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne, le samedi 25 septembre 1993, aux Lucs-sur-Boulogne, pour l'inauguration de l'Historial de Vendée . 

Monsieur le président du Conseil général de la Vendée, chers Vendéens, 

Il  y a deux tiers de siècle, l'enfant que j’étais lisait déjà avec admiration dans les livres les récits évoquant le soulèvement de la Vendée, si courageux, si désespéré. Mais jamais je n'aurais pu imaginer, fût-ce en rêve, que, sur mes vieux jours, j'aurais l'honneur d’inaugurer le monument en l'honneur des héros et des victimes de ce soulèvement.            

Vingt décennies se sont écoulées depuis : des décennies diverses selon les divers pays. Et non seulement en France, mais aussi ailleurs, le soulèvement vendéen et sa répression sanglante ont reçu des éclairages constamment renouvelés. Car les événements historiques ne sont jamais compris pleinement dans l'incandescence des passions qui les accompagnent, mais à bonne distance, une fois refroidis par le temps.

Longtemps, on a refusé d'entendre et d'accepter ce qui avait été crié par la bouche de ceux qui périssaient, de ceux que l'on brûlait vifs, des paysans d'une contrée laborieuse pour lesquels la Révolution semblait avoir été faite et que cette même révolution opprima et humilia jusqu'à la dernière extrémité.

Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l'envie, de la rapacité et de la haine, cela, les contemporains l'avaient trop bien perçu. Ils payèrent un lourd tribut à la psychose générale lorsque le fait de se comporter en homme politiquement modéré - ou même seulement de le paraître - passait déjà pour un crime.           

C'est le XXème siècle qui a considérablement terni, aux yeux de l'humanité, l'auréole romantique qui entourait la révolution au XVIIIème. De demi-siècles en siècles, les hommes ont fini par se convaincre, à partir de leur propre malheur, de ce que les révolutions détruisent le caractère organique de la société, qu'elles ruinent le cours naturel de la vie, qu'elles annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre champ aux pires. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de mort innombrables, d'une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d'une dégradation durable de la population.

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22:21 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La commission européenne s'octroie de nouveaux pouvoirs

6a00d83451619c69e20224e03c452d200d-800wi.jpgLes ministres du Commerce de l'Union européenne ont validé, mardi 22 mai, une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l'Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux

La Commission proposera donc de scinder les accords commerciaux en deux :

  • D'un côté, les dispositions purement commerciales qui ne nécessiteront que l'approbation du Parlement européen et du Conseil européen pour entrer en vigueur.
  • De l'autre côté, un accord d'investissement devra être ratifié par tous les Parlements.

La nouvelle approche permettra à l'Union européenne d'éviter que les traités puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l'accord avec le Canada, le Ceta, bloqué par le Parlement de la région belge francophone de Wallonie.

En outre, les accords commerciaux font face à une opposition publique grandissante dans toute l'Europe, ce qui rend incertaine leur ratification par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux européens. Les peuples y sont hostiles ? Les ministres ont décidé de se passer de leurs avis et de confier à la Commission le pouvoir de décider.

Néanmoins, chaque État membre devra décider, au cas par cas, de la scission des accords commerciaux en fonction de leur contenusouligne le Conseil de l'UE dans son communiqué. Cet éclatement de l'accord en deux traités n'est donc pas une obligation mais une possibilité. Encore faut-il que les Etats aient le courage de s'y opposer.

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[Marseille] Le compromis nationaliste - Par Pierre de Meuse

19:25 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Chine, Corées, Iran : André Bercoff décrypte «l’art de la négociation» de Donald Trump

Donald-Trump-Onu-600x338.jpg

Si Donald Trump a évoqué le report possible de sa rencontre avec Kim Jong-un, le journaliste et écrivain André Bercoff souligne les qualités de négociateur du président américain, qui a selon lui fait plier la Chine et rapproché les deux Corées.

https://fr.novopress.info/210899/chine-corees-iran-andre-...

Vive l'Italie ?

Giuseppe Conte, le nouveau chef du gouvernement italien antisystème

Les fonctionnaires de Bruxelles, la structure de l'U.E., ses commissaires et ses parlementaires, ses conseils des ministres, ses sommets des Chefs d’Etats, ses techniciens, ses idéologues et ses négociateurs, ont cru que l'on pouvait infliger aux vieux peuples historiques, aux nations constituées de longue main, aux Etats membres, les pires avanies sans que rien ne se passe. 

Ils ont cru que ces entités dites du passé, de l'Histoire, de l'ancien monde, resteraient sans voix, ne regimberaient pas. Ils ont pensé que les peuples molestés accepteraient sans mot dire d'être envahis de migrants et de produits chinois ou autres. 

Exposée de plein fouet à ces fléaux, dans l'inconscience et le laxisme le plus général, ils ont eu l'Italie de la Ligue et de Cinq Etoiles. Elle fait trembler tout l'édifice, fragile comme ce qui est artificiel. 

Que la Grande Bretagne ait quitté l'U.E. était un coup dur. On a poussé les hauts cris, lancé des anathèmes, brandi des menaces. Mais l'on savait bien que l'Angleterre, arrivée tardivement, n'avait jamais été vraiment tout à fait à l'intérieur de l'Union. Un pied dedans, un pied dehors, telle était sa réalité. La Livre sterling, la reine, le Commonwealth, le grand large, un lot de substantielles dérogations aux règles communes, la tenaient dans cette position de pays membre très spécial de l'Union. Son départ fut douloureux, mais pas vraiment surprenant. 

Que les pays d'Europe Centrale, derniers venus de l'Union, aient assez vite fait entendre leur différence et bientôt leur opposition, devenue ultimement une fronde identitaire, on pouvait encore se rassurer. Ils sortaient du communisme et confinaient à l'arriération. On pouvait encore, façon d'en sortir indemnes, mettre leurs réactions sur le compte de ces deux malheurs, effets d’un temps révolu … 

Mais l’Italie ! L’Italie du traité de Rome, de De Gasperi, l’un des plus éminents pères fondateurs de l’Europe ! L’Italie de la toute puissante démocratie chrétienne d’après-guerre, d’Aldo Moro, Fanfani, Andreotti ! L’Italie de Montini, l’Italie des papes ! Tous grands européens, mondialistes, immigrationnistes convaincus, comme l’est le pape François, lui-même italo-argentin ! L’Italie, qui plus est troisième puissance économique de l’U.E., balayant tout cela, se dotant d’un gouvernement antisystème ! L’affaire, cette fois-ci est, comme le dit le langage diplomatique, de la plus haute importance. 

Avec ses qualités et ses défauts, l’Italie est éminemment européenne et le restera. Mais elle vient de rejeter à grand bruit l’Europe de Bruxelles.  

Retrouvez l'ensemble de ces chroniques en cliquant sur le lien suivant ... 

En deux mots, réflexion sur l'actualité

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17:45 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°510

Un scénario de guerilla se met en place dans un mutisme ahurissant

6a00d83451619c69e20224df353a66200b-200wi.jpgLaurent Obertone diffuse cet avertissement d'un membre du GIGN :

« Pendant que les mass médias nous inondent de mariage en Angleterre et de festival de Cannes, bon nombre d'événements classés "faits divers", violences inédites sur le territoire national, se mettent en place :

Marseille "busserine" avec des groupes armés et des techniques para-militaires parfaitement rodées, un procureur satisfait du dispositif policier et qu'il n'y ait pas eu de blessés, de nombreuses attaques de policiers en civils par des groupes de jeunes (Grenoble, Courcouronne...), violences par 200 personnes à Lyon la Duchère, un homme a Pau battu à mort par des ados, appel au djihad en France par des imams dans des mosquées françaises mais aussi les suicides à répétition des policiers et gendarmes abandonnés par la Justice et rabaissés par la hiérarchie, avec un projet de CDD à venir pour les forces de l'ordre alors que la formation est déjà un réel problème.

Bon nombres d'autres "signaux faibles", comme aiment les appeler les politiques, passent inaperçus.

Dans les rangs de mes camarades de l’unité d’assaut du GIGN, actifs et connectés aux unités de renseignement, tous ces signaux confirment qu'un scénario de guerilla se met en place dans un mutisme ahurissant. Notre message est simple : préparez-vous.»

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/un-sc%C3%...

Solidarité avec Alexandre Gabriac

gabriac-leetchi.jpgAlexandre Gabriac, fondateur des Jeunesses Nationalistes, ancien conseiller régional, aujourd’hui secrétaire national aux fédérations de Civitas, a besoin de votre aide !

Notre ami et camarade Alexandre Gabriac toujours dans la tourmente judiciaire…

  • Condamné en première instance puis en appel à 2 mois de prison ferme et 4000€ d’amende pour avoir, d’après leur justice, organisé une manifestation interdite contre le racisme anti-blanc, son affaire a été examinée à l’audience criminelle de la cour de Cassation le 9 mai dernier. La décision sera rendue le 20 juin. 
  • Par ailleurs, il passera devant la 12ème chambre correctionnelle du TGI de Lyon le 4 juin 2018, étant accusé de « reconstitution de ligue dissoute » (en l’espèce les Jeunesses Nationalistes), un chef d’accusation qui lui fait encourir une peine de 7 ans de prison ferme, la perte de ses droits civiques et la somme mirobolante de 45’000€ d’amende. A noter, ce chef d’accusation est placé dans la partie législative : « Crimes et délits contre la nation, l’Etat et la paix publique » du livre IV du code pénal. Tout un symbole d’inversion accusatoire.

Au-delà des condamnations, toutes ces affaires engendrent des frais de plus en plus conséquents pour ce jeune père de famille, à force de différentes pertes d’emplois, de déplacements, d’honoraires d’avocats spécialistes…

Nous faisons donc appel à votre solidarité et votre générosité afin d’aider notre ami, et lui permettre la continuation de son combat pour léguer à nos enfants un avenir français.

Lien de la cagnotte : https://www.leetchi.com/c/solidarite-pour-alexandre-et-sa...

http://www.medias-presse.info/solidarite-avec-alexandre-g...

La définition de la « Fake news » adoptée par le parlement autorise toutes les dérives

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Voici la définition d’une fausse information adopté par l’Assemblée Nationale lundi dernier : « Art. L. 163-1 A. – Toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable constitue une fausse information. » (source)

Avec une définition aussi large de la fausse information, les députés placent de facto le pouvoir censorial entre les mains du pouvoir législatif. Les décisions successives de juges partiaux restreindront petit à petit la liberté des journalistes d’investigations, et des médias alternatifs. N’oublions pas que Médiapart était attaqué sur le manque de preuves dans l’affaire Cahuzac…

Quant aux sites de la « réinfosphère », il suffira d’attaquer en justice régulièrement les responsables de la publication pour générer des frais important de défense, et ainsi forcer les sites à fermer boutique… Cette loi est probablement une des plus pernicieuse jamais voté en France.

http://www.contre-info.com/la-definition-de-la-fake-news-...

L’ALGÉRIE RÉPRIME LES CHRÉTIENS : L’ISLAM EST-IL IMPÉRIALISTE ?

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Le gouvernement algérien réprime tout acte de conversion au christianisme et se montre de plus en plus répressif contre les Algériens qui n’ont pas l’heur d’être musulmans. Ce n’est pas nouveau. L’ordonnance du 28 février 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des autres religions, garantit, en théorie, le libre exercice du culte et la tolérance, mais rappelle que la religion de l’État algérien est l’islam et punit de prison ou de lourdes amendes quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Une conception pour le moins paradoxale de la liberté religieuse.

On apprend ainsi, dans Le Figaro, qu’un chrétien évangéliste a été condamné, le 16 mai, à 100.000 dinars d’amende (cinq fois le salaire de base mensuel) pour avoir transporté… trois bibles dans sa voiture. Les communautés subissent des mesures d’intimidation. Des lieux de culte sont fermés pour infraction à la législation. Bref, l’islam affirme sa suprématie. Certes, il y a pire : certains pays du monde arabe vont jusqu’à condamner à la peine de mort les musulmans qui se convertissent au christianisme ! Mais cela n’excuse pas l’Algérie, où il n’est pas rare que des chrétiens soient inculpés pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohammed ».

Les raisons politiques ne sont pas absentes. La rupture religieuse est une façon de s’opposer au pouvoir, de contester l’arabo-islamisme dans lequel on ne se reconnaît pas et de renvoyer à une histoire bien plus ancienne. C’est, notamment, le cas en Kabylie où s’affirmer chrétien est aussi un moyen de revendiquer une identité. Le gouvernement algérien voit, dans le christianisme, un risque de désintégration de son unité. De son point de vue, il défend ses intérêts. Le problème, c’est qu’il refuse aux musulmans le droit de se convertir, pas de convertir ni de s’implanter dans les pays occidentaux.

Non seulement l’Algérie envoie des imams en France pour le ramadan – avec la bénédiction du gouvernement –, mais elle profite de la liberté d’opinion, définie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, pour y faire la promotion d’une religion qui, par essence, ne fait pas la différence entre le religieux et le politique. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que cette confusion entre le spirituel et le temporel favorise l’expansion de l’islam politique. Rappelons, pour mémoire, que l’UOIF, proche des Frères musulmans, a rejeté, en 1999, tout engagement garantissant le droit de changer de religion.

Il ne s’agit pas d’interdire l’islam en France, mais de ne pas mettre sur le même plan, au nom de la laïcité, la religion musulmane, avec ses interprétations les plus radicales, et la religion chrétienne. Reconnaître que la France est de culture judéo-chrétienne, que c’est son histoire, son identité, qu’on n’a pas à en avoir honte n’est pas renoncer aux principes de la République. Mais quand un ministre de l’Intérieur ne touche qu’avec des pincettes aux mosquées salafistes sous prétexte que le salafisme n’est pas interdit, on peut se demander si une liberté religieuse débridée n’est pas une faiblesse, qui peut conduire au délitement de notre pays.

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent. Nos dirigeants devraient chercher l’équilibre entre le respect des principes et les contraintes nécessaires pour sauvegarder la cohésion et l’unité de la France. Fermer les yeux, rester les bras croisés ou les mains liées devant le développement de l’islam, c’est déjà accepter qu’elle s’efface un jour de l’Histoire.

http://www.bvoltaire.fr/lalgerie-reprime-chretiens-lislam...

14:11 Écrit par pat dans actualité, islamisme, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La guerre USA-IRAN motivée par la dédollarisation des transactions pétrolières ?

Le souhait de l’Iran et des pays européens de remplacer le dollar par l’euro dans les transactions pétrolières peut pousser les Etats-Unis à déclarer la guerre à l’Iran, estime un expert interrogé par Sputnik. Selon lui, l’intervention américaine en Irak et le conflit libyen ont été déclenchés pour une seule et même raison.

Alexander Azadgan, professeur et expert en géopolitique, interrogé par Sputnik, estime que l’idée d’utiliser l’euro pour payer le pétrole iranien peut servir de motif aux États-Unis pour déclarer la guerre à l’Iran, comme ce fut le cas en Irak et en Libye.

«Il ne faut pas oublier que Saddam Hussein menaçait au début des années 2000 de vendre son pétrole en euro au lieu du dollar. La même idée avait été lancée par Mouammar Kadhafi concernant le dinar-or, monnaie commune africaine qu’il avait conçue», a-t-il précisé.

M. Azadgabn a également commenté les dernières déclarations du secrétaire d’État américain Mike Pompeo qui avait promis lundi que son pays introduirait de sévères mesures financières en vue d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

«Rien de ce que M. Pompeo a dit n’est surprenant […] Nous avions prévu cette image impérialiste vilaine qu’ils tentent toujours d’incarner et de projeter sur le reste du monde sans se rendre compte que ce modèle n’a jamais marché, en étant actuellement à bout de souffle», a-t-il précisé.

Interrogé sur la réaction des alliés des Etats-Unis au rétablissement des sanctions contre l’Iran, l’expert a expliqué qu’il y aurait «une bataille de souveraineté» aux niveaux différents.

«Désormais ils [les pays européens, ndlr] veulent poursuivre leur propre politique au niveau national souverain, en particulier l’Allemagne. Nous observons la montée de l’Allemagne et sa volonté de ne pas être un pays vassal de Washington», a-t-il ajouté.

Selon lui, les sanctions américaines ne visent pas seulement l’Iran.

«Les sanctions américaines ne sont pas en réalité contre l’Iran […] En principe, elles s’appliquent à n’importe quelle compagnie, qu’elle soit européenne, chinoise ou russe», a-t-il expliqué.

Le 8 mai, le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Le Plan d’action global commun (PAGC) est un accord signé à Vienne, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1: les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et l’Allemagne, ainsi que l’Union européenne et la République islamique d’Iran. Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé le rétablissement de toutes les sanctions levées suite à l’adoption de cet accord.

https://fr.sputniknews.com/international/2018052310364962...

Tout n'est pas perdu : l'Action française reparaîtra à la rentrée...

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Source Infos Toulouse cliquez là

Le journal Action Française qui avait cessé de paraître en début d’année, va de nouveau être distribué par les camelots à partir de la rentrée 2018. L’annonce a été faite lors du colloque organisé le 12 mai dernier. 

L’Action Française va reprendre la plume. Après avoir dû cesser ses activités en janvier 2018, suite à un manque de moyen, le journal du plus vieux mouvement politique français va reparaître dès septembre prochain. Quelques changements sont à prévoir, à commencer par la fréquence, puisque le bi-hebdomadaire deviendra un mensuel.

Annoncé lors du colloque annuel sur Mai 68 et le bien commun, samedi 12 mai dernier, le retour de la revue était déjà évoqué parmi les militants depuis de nombreuses semaines, soucieux de ne pas vouloir voir disparaître ce qui a fait la renommée du mouvement. En effet, la revue a accueilli de nombreuses plumes influentes, de Jacques Bainville à Charles Maurras, ou encore Henri Vaugeois ou Léon Daudet.

Quel forme prendra le journal ? 

Interrogé lors du grand rendez-vous annuel, François Bel-Ker, secrétaire général du mouvement, nous présente le nouveau format. « Avec une hausse de 54% des adhésions en 5 ans, il y a une nouvelle exigence de formation. Cette revue viendra compléter le package de formation », se félicite t-il. Dirigée par François de Marchilhac, la rédaction comptera une quarantaine de personnes collaborant régulièrement, un chiffre stable avec l’ancienne équipe. Le nouveau rédacteur en chef devrait être Philippe Mesnard. Sur le fond, François Bel-Ker l’assure, le journal restera « ouvertement maurassien, nous tenons à garder cette spécificité ».

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"Relevons-nous !" par le Colonel Régis CHAMAGNE

Reconquérir la France !, par Philippe Bilger

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Il y a la France légale, la France officielle et, en son sein, une multitude de territoires réels, transgressifs, violents, riches du trafic de drogue et assurés d’une quasi-impunité. Des sociétés en autarcie malfaisante et en certitude d’être laissées tranquilles se multiplient et la France n’est plus en France partout. Il faut la reconquérir.

Le président de la République n’a pas voulu d’un nouveau plan pour les banlieues et a annoncé un changement de méthode. Il a sans doute raison sur le premier point mais pour le second, il a énuméré avec lucidité les maux affectant les cités – principalement le trafic de drogue avec ses ramifications internationales que la désertion policière rend infiniment lucratif et serein -, proposé avec pragmatisme des pistes, incité à la mobilisation les grandes entreprises, souhaité la multiplication des stages et la disparition des freins à l’embauche et, enfin, rêvé d’une société de “la vigilance”. Il y a du volontarisme et de la sincérité dans le propos présidentiel mais il a résonné étrangement, à cause notamment de sa dénonciation de la drogue – à juste titre il refuse sa légalisation – et de son trafic, dans une conjoncture où notamment à Marseille, à Pau, à Toulouse, à Grenoble et à Paris, des événements graves se sont déroulés qui ont démontré qu’on pouvait dans notre pays faire à peu près n’importe quoi, en particulier le pire sur le plan des violences et des dévastations comme à Paris, de l’appropriation guerrière d’une cité comme à Marseille et du massacre d’un homme par une bande de tout jeunes gens comme à Pau (Le Monde, Le Parisien).

La drogue, à Marseille, à Pau et à Toulouse – 5 policiers blessés alors qu’ils contrôlaient un véhicule près d’un point de deal – était à la source de ces comportements scandaleux.

Mais à Paris, à nouveau les Black Blocs ont sévi au cours d’une manifestation où on a brûlé l’effigie du président de la République représenté avec une balle dans la tête. Cette incurie parisienne est criante qui avait déjà été précédée – et donc largement alertée – par la terrifiante manifestation de casse et d’agressions du 1er mai quasiment en liberté. A Grenoble, des CRS en repos, rentrant dans leur cantonnement, étaient agressés par “une quinzaine de voyous embusqués dans des buissons” (Le Figaro).

Dans une cité de la région parisienne il a fallu dix ans pour que soient expulsées cinq familles qui, avec leur trafic, pourrissaient un environnement qui n’aspirait qu’à la tranquillité.

Je ne mélange pas au hasard des péripéties même si je ne méconnais pas le caractère particulier de la délinquance dans certaines cités de Marseille et que la longueur des procédures incriminerait plutôt la Justice. J’ai conscience de la facilité du “il n’y a qu’à” et de l’incantation exigeant seulement du courage politique, comme si miraculeusement moyens, policiers et restauration de l’ordre allaient advenir sans tarder. Aucun pouvoir, sur ce plan, n’a manqué de bonne volonté ni de résolution. Mais toujours de constance. En préférant de manière ostentatoire les opérations coups de poing, d’ailleurs rares, à l’action empirique, efficace et soutenue dans la quotidienneté de ces lieux et de ces cités où la France, je le répète, est à reconquérir.

Il me semble qu’on passe trop de temps à expliquer les motifs de notre effondrement et de notre dépossession mais qu’on met trop peu d’énergie pour y remédier.

Non pas que ce soit aisé mais j’incline à croire que rien ne s’accomplira jamais si on ne tient pas pour nécessaires quelques données.

On a bien compris que l’autorité était discutée partout et à tous les niveaux et que ce délitement ne diminuera pas au fil du temps. Ce constat fait, il est essentiel que l’Etat et les pouvoirs publics n’en prennent pas seulement acte mais s’engagent pour le réduire, s’y opposer, s’imposer et manifester, à chaque arbitrage significatif, que la France officielle, légale n’a pas vocation à passer sous la table démocratique au profit des multiples dissidences qui la fracturent et se comportent comme si elles étaient chez elles et persuadées de ne jamais en être délogées.

On ne peut pas systématiquement accuser la police d’inaction et se plaindre de ses interventions trop rares et toujours dangereuses dans les cités si on continue, même au plus haut niveau, à ne pas la soutenir systématiquement, sauf preuve de transgressions irréfutables de sa part, en la présumant coupable quasiment à tout coup. Une police qui, dans les situations difficiles qu’elle est amenée à affronter, n’a pas la certitude d’une adhésion à la fois politique et républicaine, est une police tentée par l’abstention plus que par l’action, répugnant aux crises et aux tensions inévitables au profit d’un abandon tactique et d’une fuite habile de ses responsabilités. Une attitude solidaire de l’Etat, ne se lavant pas les mains lâchement, comme trop souvent, des risques et des conséquences préjudiciables des missions de police, aurait pour effet de susciter plus de confiance chez celle-ci et donc plus de maîtrise de son pouvoir au quotidien.

Il n’y aura pas la moindre chance de restaurer l’ordre républicain partout où il est nié si la multitude des opérations contraignantes et vigoureuses nécessaires à cette fin n’est pas approuvée, validée, légitimée et défendue par les autorités politiques.

On me cite trop l’exemple de New York et de Rudolph Giuliani son maire de 1994 à 2001 – avec sa tolérance zéro et son éclatante réussite – au regard de notre “guerre” française pour l’instant perdue pour que je ne m’y arrête pas pour conclure. Je ne connais pas l’ensemble des modalités procédurales qui entravaient ou facilitaient l’action de ce responsable d’exception mais il est certain qu’il devait bénéficier d’une latitude autorisant une large autonomie de sa part et d’une relation exemplaire avec la justice new-yorkaise. Rien n’aurait pu prospérer sans cette double condition.

Est-il même utile de souligner combien chez nous les rapports entre magistrature et police, entre le pointillisme de l’une et l’efficacité de l’autre sont biaisés, contradictoires, parfois même hostiles ? Bien au-delà du militantisme du Syndicat de la magistrature !

Reconquérir la France ! Ce n’est pas une injonction vide de sens, une provocation. C’est l’obligation que se formule un citoyen navré de l’impuissance de son pays, de l’impunité des désordres et des violences et de l’acceptation apparente d’une fatalité qui n’en est pourtant pas une.

Reconquérir la France ! Une exigence républicaine, une condition de survie.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

https://fr.novopress.info/

Jean-Pax : Certains élèves ont découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons !

6a00d83451619c69e20223c84d8d20200c-800wi.jpgJean-Pax Méfret est en concert à Versailles ce week-end. Il répond à Présent :

"[...] Vous vous définissez parfois comme un journaliste qui chante. Fausse modestie ou sentiment que la chanson serait un art mineur ?

Effectivement je suis un journaliste qui chante, car ce que j’illustre par la chanson, ce sont des tranches d’histoire, des tranches d’actualité. Dièn Bièn Phù, Kolwezi, le chômage, les faits divers, Soljenitsyne, tout cela je l’ai vu avec des yeux de journaliste. Je témoigne de ce que j’ai vu, par mes articles. Mais j’ai voulu témoigner aussi par la chanson. Dans certains de mes disques, les chansons s’accompagnent de récits, de textes parlés, qui apportent une explication, situent la chanson dans son contexte historique ou géopolitique.

Vos chansons à texte, sur l’Indochine, l’Algérie, et même le mur de Berlin ou le goulag, parlent surtout à la génération de l’immédiat après-guerre. Comment expliquez-vous un succès devenu cependant intergénérationnel ? Pensez-vous qu’il vienne d’un répertoire qui s’enrichit de l’actualité (Noun, par exemple, sur les chrétiens d’Orient), ou de l’appropriation, par les nouvelles générations, du « roman national » ?

Il y a sans doute un peu des deux. Mon répertoire évolue avec l’actualité, mais les nouvelles générations connaissent aussi mes premières chansons. Je crois qu’une transmission s’opère de génération en génération, sans doute d’abord par l’audiothèque des parents, voire des grands-parents. Les nouvelles générations s’approprient successivement un héritage musical. Tout récemment j’ai été invité à un salon du livre organisé par une école, où je dédicaçais mes livres. L’organisateur m’a demandé si j’accepterais de chanter quelques-unes de mes chansons. A ma grande surprise, je me suis aperçu que beaucoup des élèves connaissaient ces chansons par cœur ! Certains d’entre eux m’ont dit qu’ils avaient découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons ! Je vous avouerai que cela m’a fait plaisir."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Mai 68 • En guerre contre eux-mêmes [1]

« Le terrible traumatisme provoqué par la guerre des Six Jours ... »

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Il s’agit maintenant d’établir les raisons qui expliquent cet état de fait, à savoir l’homogénéité ethnique des révolutionnaires professionnels. Aux causes déjà évoquées, à savoir la mémoire de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale, s’ajoutent d’autres qui se rattachent à l’histoire immédiate qui a précédé Mai 68. 

La « Shoah » et la guerre des Six-Jours 

Premièrement, Yaël Auron signale ceci : « Le terrible traumatisme provoqué par la guerre des Six Jours fut à l’origine de l’émergence et du renforcement de l’identité nationale juive chez les Juifs de France, et plus particulièrement parmi les jeunes. Moins d’une année plus tard, l’insurrection révolutionnaire de Mai 68 emportait aussi la jeunesse juive. »[1] Il écrit ensuite, quelques pages plus loin, la chose suivante : « La communauté juive, hébétée et meurtrie à la fin de la Seconde guerre mondiale était devenue au cours des années 60 une communauté stable, florissante, la seconde en Europe par sa taille (après celle de Russie) et la première par ses prises de position éclatantes. Pour qui pouvait en douter, la participation des Juifs, individuelle et collective, dans trois séries d’événements en moins d’une année, révélait l’étendue du chemin parcouru par la communauté sortie exsangue de la guerre. Ces événements furent, bien sûr, la guerre des Six Jours, la réaction de la communauté juive à la déclaration blessante de De Gaulle sur le ʽʽpeuple sûr de lui-même et dominateurʼʼ en novembre 1967 et la crise de Mai 68. »[2] 

D’après lui, aux causes lointaines liées aux horreurs de la guerre et de la barbarie hitlérienne se superposent deux causes proches qui sont intimement liées à celles-ci, la guerre des Six-Jours et la petite phrase du général de Gaulle sur le peuple juif prononcée lors d’une conférence de presse, le 27 novembre 1967. La soudaine défiance à l’égard du président de la République française, bien qu’il fût un héros de la résistance face au nazisme, qui suivit une victoire israélienne renforçant le nationalisme judéo-sioniste, explique Yaël Auron, est la cause latente du soulèvement des révolutionnaires professionnels en Mai 68. Derrière l’engagement manifeste – la révolution prolétarienne universelle – se dissimulait un élan nationaliste. 

Le communisme de ces gauchistes était la version laïcisée de la religion ancestrale de leur famille. Comme en atteste le commentaire fait par Henri Weber a posteriori : « Ce qui séduisait les étudiants dans le marxisme, c’était sa dimension millénariste. La société radicalement mauvaise, non réformable, devait être détruite de fond en comble afin de permettre l’accession à la bonne société. Pour passer de l’une à l’autre, la révolution était nécessaire. La classe ouvrière, Messie collectif, serait l’instrument de la rédemption. Le prolétariat n’était rien ; il serait tout. De l’excès de mal naîtrait l’excès de bien. C’est cette force mystique, prophétique, religieuse qui a donné au mouvement révolutionnaire, dans les pays développés, un souffle, une dimension, une énergie considérable. Il n’est pas de grande transformation sans mythe mobilisateur. Or, nous ressentions un immense besoin de croire. »[3] 

Une rage refoulée depuis des années se libéra, se déchaîna même. Ceux dont elle émanait furent la ressource humaine idoine pour lʼEmpire du dollar, qui avec les moyens considérables de ses services secrets, la C.I.A., le M.I.6. et le Mossad, se contentait de la canaliser dans une direction précise. Haro sur de Gaulle !  Le dissident en chef du monde occidental. Ce que lui coûta sa liberté de ton, ce fut une fin de règne paisible. Il n’est absolument pas certain que lʼEmpire américain eût pu réussir à déstabiliser ainsi de Gaulle sans cette force subversive considérable.    (Dossier à suivre)   

[1]  Yaël Auron, op. cit., p. 130-131.

[2]  Ibid., p. 141.

[3]  Hervé Hamon, Patrick Rotman, op cit., p. 409. 

L'ouvrage de l'auteur ...

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Dossier spécial Mai 68

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