26/10/2014

Le maire de Béziers Robert Ménard en Syrie

Le monde entier connaît aujourd’hui la ville martyre de Maaloula, en Syrie, dont la population majoritairement chrétienne a été atrocement persécutée par les islamistes du Front al-Nosra. Les habitants n’ayant pas fui ont été massacrés et les églises saccagées. La ville étant à nouveau sous le contrôle de l’armée syrienne régulière, les habitants reviennent peu à peu vivre sur leur terre natale où tout est à reconstruire.

Robert Ménard s’est rendu sur place afin de sceller le jumelage qu’il avait annoncé entre Béziers et Maaloula. Le maire de Béziers et son homologue syrien de Maaloula ont en outre signé un accord de coopération qui aidera la ville syrienne meurtrie à reconstruire des logements, à améliorer le système de traitement et d’assainissement des eaux, à rouvrir l’orphelinat et à restaurer l’institut d’enseignement de la langue araméenne.

De retour de son voyage, Robert Ménard a déclaré au journal Midi libre : « La France se trompe vis-à-vis de la Syrie. Il est impossible de renvoyer dos à dos le régime de Béchar el-Assad et celui de ces barbares qui assassinent et détruisent. Il y a aujourd’hui une obligation à défendre un régime, certes critiquable, mais qui est le seul à pouvoir faire barrage à Daesh»

 

Baudouin Lefranc

http://www.medias-presse.info/le-maire-de-beziers-robert-...

25/10/2014

Europa Nostra - Cavalier

Regard sur l'actu (6)

La majorité sexuelle en Belgique à 14 ans ?

La Belgique, par l'intermédiaire de la droite flamande (eh oui!), réfléchirait à la possibilité d’abaisser l'âge de la majorité sexuelle à 14 ans, alors qu'il est actuellement de 16 ans. En France l'âge de la majorité sexuelle est fixé à 15 ans. Rapidement, cette actualité, qui s'ajoute aux revendications LGBT et au « plug anal » de la place Vendôme a été perçue comme un nouveau signe du lobby œuvrant à l'hypersexualisation des Européen(ne)s. Certains y ont même vu la patte des « réseaux pédophiles ». 14 ans semble en effet l'ultime limite sur ce sujet. En Europe le fait apparait pourtant, à mon étonnement, assez répandu, puisque c'est déjà l'âge légal en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, au Portugal ou en Italie. Il est même de 13 ans en Espagne, contre 16 ans au Pays-Bas, en Ukraine, en Russie, en Finlande, en Suisse ou au Royaume-Uni. C'est en Irlande que l'âge est le plus élevé avec 17 ans. Autant dire que la situation est contrastée et qu'en changeant de 16 à 14 ans, la Belgique passerait des pays où l'âge légal est le plus tardif à ceux où il est le plus précoce. Deux ans, cela peut sembler minime pour certains mais l'adolescence est une période de la vie où chaque année compte énormément, les écarts de maturité sont déjà importants au sein de la même classe d'âge et ils deviennent abyssaux entre 14 et 16 ans. En choisissant un entre-deux, la France a fixé la barre entre la fin du collège et le début du lycée. Mais alors pourquoi le gouvernement belge envisagerait-il de changer cet âge légal? Ce projet viendrait du fait que 25% des jeunes Belges auraient leur premier rapport sexuel avant 15 ans. Dans le même temps, une pédopsychiatre nous apprend dans le Figaro que 12 à 15 ans « c'était l'âge des premiers baisers, c'est devenu celui des premières fellations ». Des phénomènes qui amènent en France l'ACPE (association contre la prostitution des enfants) à tirer la sonnette d'alarme sur la prostitution... au sein même des collèges. Pas étonnant dans une société où tout gravite autour du sexe, où le porno est en libre accès et où la jeunesse n'a plus véritablement d'autres rites de passage à l'âge adulte que le  « dépucelage » et le bac...

Cette actualité traduit également une tendance de nos sociétés : adapter le droit pour couvrir des situations existantes mais non majoritaires. Ainsi eu lieu de percevoir le droit comme le cadre et d'œuvrer au respect de ce cadre, nos gouvernants adaptent systématiquement le droit en fonction de ce qui serait dans l'air du temps. De fait, quel importance revêt encore le droit s'il suffit d'un peu de lobbying et de quelques études menées par des « experts » pour le changer ? Le droit n'a alors plus de sens. En déchargeant les règles de la société de leur importance et de leur portée symbolique, on sombre inévitablement dans l'anomie. Alors que c'est précisément l'absence de cadre, de limites et de décence qui rend malade notre société, puisque la transgression y est devenue la norme et l'absence de limites une preuve de progrès, nos gouvernants s'obstinent dans la dissolution de tout ce qui est en mesure de structurer les individus et aussi, dans le cas présent, de les protéger. Il serait pourtant au contraire bien plus intéressant d'offrir à notre jeunesse un peu d'innocence, de lui imposer des limites et de l'accompagner dans le chemin compliqué vers le monde des adultes et la découverte du sexe opposé...

 L'ubuesque politique des transports en France

Notre ministre de l'économie Etienne Macron a proposé récemment de favoriser l'emploi du bus pour les plus modestes d'entre nous, en fait de plus en plus de Français. Fort d'un constat sur la complexité d'ouvrir des lignes de bus en France, il souhaiterait dans un certain sens libéraliser ce secteur. D'autant que le bus à l'avantage d'emprunter des voies existantes et de pouvoir se rendre assez facilement d'un lieu à un autre du territoire. Dans le même temps, la cour des comptes dénonce le manque de rentabilité des TGV qui pourrait être fatal à la SNCF.

Cette information m'a fait sursauter puisque je disais à un proche il y a quelques jours que je ne comprenais pas que la SNCF ne fasse pas faillite. En effet le constat est simple : un train n'est pas un avion, et cette course à la vitesse, marquée par des logiques de développement qui datent des années 60 n'a plus aucun sens. Le développement de l'aviation à bas coût, qui n'existait pas il y a encore 10 ans, est aujourd'hui impossible à concurrencer pour la SNCF. Les LGV coûtent de surcroît des millions et nécessitent d'exproprier des centaines de Français et de défigurer encore plus nos paysages pour gagner 30 minutes sur un trajet Paris-Bretagne par exemple. Le financement des LGV est en partie responsable du coût démentiel des TGV, qui de fait ne sont pas remplis. Par ailleurs, d'après la Cour des comptes, la mauvaise rentabilité du TGV implique un apport de subventions de l'ordre de 80% !!!

Récemment j'ai constaté par exemple que pour un trajet sud-nord par Lyon, on pouvait débourser plus de 160 euros, le tout en étant sans place assise réservée entre Lyon et Lille ! Dans le même temps les compagnies d'aviation à bas coût vous font traverser la France en avion pour moins de 100 euros et le covoiturage de plus en plus plébiscité permet à de nombreux particuliers de limiter les frais. Or le « bilan carbone » de ces moyens de transport est catastrophique ! A cela on va ajouter des bus qui vont rouler nuit et jour, brûlant toujours plus de pétrole... Le train, ce moyen de transport populaire et qui couvrait tout le territoire a totalement perdu sa fonction sous l'impulsion de politiques d'aménagements et de développement totalement contraire au bon sens. Lignes régionales supprimées, gares fermées, prix élevés, concentration des investissements sur le TGV et les LGV qui desserviront les métropoles, la France a perdu gros en ayant une mauvaise gestion de sa politique de transport ferroviaire. À l'heure de la prétendue « transition énergétique », comment nous expliquer qu'on va : ouvrir des lignes de bus, ouvrir de nouvelles lignes d'avions et construire toujours plus d'autoroutes (gratuites?) et de voies rapides alors qu'en parallèle la SNCF ne sait plus quoi faire de ses trains « Corail » et de ses TER... ? Dans le même temps, dans le transport de marchandises, le ferroutage ne représente même pas 20% du trafic des marchandises alors que l'utilisation du train permettrait de limiter l'usage des camions et de permettre aux entreprises privées de contribuer au financement du réseau ferroviaire. Les autoroutes gratuites et l'absence d'un projet « pollueur-payeur » alternatif à l'écotaxe ne vont faire qu'accentuer cette tendance à l'usage de la route au détriment du train. Un gouvernement ni socialiste, ni écologiste, en somme.

  Succès de la manifestation à Milan contre l'immigration

Environ 100000 personnes se sont regroupées à Milan à l'initiative de la Lega Nord pour manifester contre l'immigration clandestine. Menée par le responsable de la Lega Nord, Matteo Salvini, cette manifestation est une étape importante du réveil des Italiens, submergés depuis plusieurs années par des vagues de migrants - l'opération « Mare Nostrum » de la Marine italienne ayant pour objectif d'accompagner les migrants et non de les empêcher de venir. Le cortège de Casapound se distingua au sein de cette manifestation avec des centaines de drapeaux de l'Union européenne barrés d'une croix rouge. L'opération « Triton » que voudrait mener l'UE a pour objectif de succéder à « Mare Nostrum » et ne paraît pas en mesure de résoudre la situation. Nous regardons avec espoir ces milliers d'Italiens qui se sont soulevés contre l'immigration, sujet qui nous paraît primordial pour la survie de nos peuples. Combien de personnes oseraient défiler en France contre l'immigration ? Certes les scores électoraux du FN sont un message envoyé à nos « élites » contre l'immigration, mais les bouts de papier ne remplaceront jamais l'action sur le terrain. Bien que je sois sceptique sur l'efficacité politique des manifestations, cela permet au moins autant que le vote de prendre la température de l'opinion publique sur un sujet donné. Et surtout cela permet de constater combien de personnes sont en mesure de se mobiliser concrètement sur un sujet donné.

En France le FN, à l'inverse de la Lega Nord, refuserait d'organiser une manifestation avec d'autres groupes politiques. À ce titre, et ce n'est qu'une vision de Français, il faut un certain courage politique à la Lega pour s'afficher avec un mouvement comme Casapound qui assume un héritage fasciste. Il est encore difficile pour nous depuis la France de comprendre exactement ce qui se passe en Italie entre la Lega Nord et Casapound et quel est l'avenir de la « droite radicale » italienne dans un pays où le créneau du « populisme » est occupé actuellement par le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. Ce dernier a d'ailleurs pris le contre-pied d'une bonne partie de ses militants ayant participés à la contre-manifestation pro-clandestins. Le sursaut populaire de ce pays est capital pour l'avenir de notre continent. Trois pays sont aujourd'hui en première ligne face à l'immigration : l'Italie, la Grèce et l'Espagne. Trois mouvements de ces pays, l'Aube Dorée pour la Grèce, Casapound pour l'Italie et le Mouvement Social Républicain pour l'Espagne seront d'ailleurs invités à l'initiative du GUD et au côté du Mouvement d'Action Sociale (MAS) et de Synthèse Nationale pour une grande table-ronde européenne sur le réveil des nations le 22 novembre. Plus que le réveil des nations, c'est le réveil des peuples auquel nous assistons !

Jean/C.N.C

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

NI DROITE ... NI GAUCHE ? Pour ou contre le libéralisme

Que les clivages droite / gauche aient eu historiquement un sens est indéniable. Mais il y a bien longtemps qu'ils ont perdu leur signification originelle. Aujourd'hui, il faut bien le reconnaître qu'est ce qui différencie la droite de la gauche, toutes deux s'étant ralliées au libéralisme et défendant alternativement les mêmes politiques et ce, depuis au moins 1983.

 

En réalité, la distinction est (était) pour le moins schématique si on considère qu'il y a (ce qui n'est pas nouveau) des droites et des gauches. On le voit bien, du reste, sur la question européenne où le clivage traverse la droite et la gauche en leur sein. Pour notre part, et tout en partageant depuis longtemps l'idée développée par José Ortega Y Gasset selon laquelle être de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale. (La révolte des masses), nous pouvons nous sentir et de droite et de gauche selon les domaines.

Nous ne partageons pas l'idée selon laquelle il y aurait la vraie gauche et la fausse gauche. Cela a été dit aussi de la droite, celle-ci étant accusée par certains de faire une politique de gauche. Ces notions trop galvaudées sont trompeuses et doivent être abandonnées. On ne manquera pas de nous objecter que le "Ni droite ni gauche" a un air de déjà vu et que cela rappellerait des thèmes en vogue dans les années 30. C'est évidemment très réducteur et occulte un peu facilement la diversité des courants représentés par ce qu'on appelé les non conformistes des années 30. On peut voir du fascisme partout à l'instar de Zeev Sternhell (Ni droite ni gauche L'idéologie fasciste en France) mais ce n'est pas très sérieux. Si être anti Système c'est être fasciste alors notre pays est majoritairement fasciste !! Le fascisme c'est FINI. Il est mort en 1945 et qu'on le laisse en paix. La réalité, c'est tout simplement que le peuple dans son infinie diversité ne se reconnaît plus dans ses élites et aspire (confusément sans doute) à un sursaut de salut public.

 

La ligne de fracture doit être : Pour ou contre le libéralisme 

Les élites (ou pseudo-élites), les intellectuels (ou prétendus tels), les média, les leaders d'opinion se sont tous ralliés au libéralisme, celui-ci pouvant recouvrer diverses appellations : gauche moderne, social-démocratie, centre, droite réformiste, ultralibéralisme, néolibéralisme (lequel n'est ni plus ni moins qu'un archéo libéralisme). Depuis plus de 30 ans, après plusieurs alternances, nous avons toujours plus de chômage, de désindustrialisation, de délocalisations, de privatisations.

Les système communiste et fasciste ont échoué piteusement et ont disparu. A part quelques nostalgiques, qui songerait à les voir réapparaître ? Un seul système subsiste, Le LIBÉRALISME. Bien qu'ayant échoué partout, il est toujours là. Le personnel politique qui s'en réclame est totalement discrédité en raison de sa médiocrité (incapacité à imaginer autre chose que le Système qui le fait vivre, incapacité à régler les problèmes du moment), sa dépendance à l'égard des lobbies, des organismes internationaux voire des Etats étrangers et l'affairisme voire la corruption qui entoure le personnel politique et ses affidés. Cela n'empêche pas ces "gouvernants", loin s'en faut, de donner des leçons de morale au monde entier.

Malgré (ou sans doute en raison de) la diversité de nos origines, nous n'avons RIEN à voir avec ce Système et tout ce qu'il représente. Système mortifère s'il en est, détruisant tout là où il passe, à commencer par des vies humaines.

Aussi, faut-il ROMPRE avec le Système en place et créer les conditions d'une vraie ALTERNATIVE. Est il besoin de préciser que ledit Système n'a plus aucune légitimité. Largement minoritaire (cf. les résultats électoraux aux dernières élections européennes), il ne représente plus le peuple. Ce système à bout de souffle est arrivé au plus haut point de sa vulnérabilité.

Ce Système a un guide : ce sont les Etats-Unis qui au nom de la démocratie, de la Liberté, des Droits de l'homme prétendent régenter le monde et donner des leçons de morale. Mais cette morale a un visage : ce sont des centaines de milliers de morts partout où les avions US viennent apporter la "liberté" (Yougoslavie- Afghanistan-Libye-Irak pour n'en citer que quelques uns. Ce visage de la première "démocratie" ce sont aussi quelques chiffres :

- 48 % des Américains sont considérés comme ayant de "faibles revenus" ou vivant dans la pauvreté,

- Selon Paul Osterman , environ 20 % des adultes travaillent pour une rémunération du seuil de pauvreté,

- En 1980, moins de 30 % des emplois aux USA étaient à bas salaires. Aujourd'hui, plus de 40 % des emplois sont à bas salaires,

etc ... etc ...

La vérité c'est que les USA sont d'abord et surtout la première puissance militaire du globe. Il est bien clair par conséquent que la ligne de clivage exposée ci-dessus en recoupe inévitablement une autre, à savoir les partisans de l'INDÉPENDANCE de l'Europe contre les partisans de l'inféodation à l'Empire.

Yannick Sauveur  responsable du blog Le blanc et le Noir

source metamag

http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuEukVkyykuWkqbyHl.shtml

La Chine sera toujours la Chine

Ce 20 octobre à Pékin, John Erling correspondant de Die Welt s'interrogeait gravement : "La Chine accomplit-elle le premier pas vers l'État de droit ?" Cette très bonne question mérite d’être posée en regard des événements de Hongkong. Et, à sa manière, au bout de trois jours de délibérations du comité central du parti communiste, le président Xi Jin-ping répondait solennellement le 23 octobre. Ce pays de parti unique, de direction centralisée de peuples beaucoup plus divers qu'on ne se l'imagine vu de Paris ou de Washington, ce pays au drapeau rouge de Mao Tsé-toung et du bain de sang qu'on ose encore appeler "révolution culturelle" vivra désormais sous le régime de "l'État socialiste de droit".

Ce concept mérite d'être revisité, à la sauce dialectique.

Quand on sait ce que "socialiste" veut dire dans le contexte, "socialisme de marché", cet oxymoron, cette contradiction dans les termes, cette synthèse dialectique pourrait faire sourire. Si tout appartient à l'État, par exemple, si tout dépend de l'impulsion de l'État, y compris le niveau de vie – extraordinairement inégal – des individus, y compris leur "droit" d'effectuer un service militaire c’est-à-dire le droit de porter les armes, privilège héréditaire des fils d'apparatchiks – que veut dire "État de droit" ?

Si cet État propriétaire du corps de ses citoyens s'arroge le droit de pratiquer impunément, tranquillement, – quoique de manière hypocrite, jamais avouée mais parfaitement démontrée – le trafic d'organes, comme on fait commerce des pièces détachées – que veut dire "État de droit" ?

Le virage de la Chine avait été conduit par Deng Xiao-ping de 1978 à 1992 sur la base, certes, dès la mort du Grand Timonnier d'une première défaite politique, des gauchistes : celle de la "Bande des Quatre". La liquidation, par Hua, des anciens partisans extrêmes de la Révolution culturelle, débarrassa le pays de l'hystérique et encombrante veuve du dictateur Jian Qing.

Hua Guo-feng, successeur immédiat de Mao s'accrochait cependant encore à son héritage. Il dogmatisait ainsi en février 1977 : "quelles que soient les politiques soutenues par Mao, et quelles que soient les consignes données par Mao, elles devraient toujours être mises en application."

Rappelons qu'aucun marxiste n'a jamais raisonné comme de la sorte. Au contraire la prétention de tous les régimes communistes, y compris les plus rigides, consistait à un renouvellement de ligne en fonction des époques.

Même les régimes les plus tyranniques, qui ne changeaient pas de dirigeants proposaient régulièrement une nouvelle ligne, – comme Lénine avec sa NEP, comme Staline avec le premier plan quinquennal et la dékoulakisation de 1928 à 1932, ou son ordre opérationnel de 1937 lançant la Grande Terreur. Mao lui-même lancera des mots d'ordres successifs comme les Cent Fleurs en 1956, le Grand Bon en avant de 1958 à 1960, ou enfin son abominable Révolution culturelle décidée en 1966 contre l'équipe qui avait pris le contrôle du pouvoir.

La fixité dogmatique d'un Hua Guo-feng ne pouvait pas se maintenir.

C'est donc très logiquement que Deng Xiao-ping, marxiste de toujours, dès juillet 1977 et dans le cadre d'une session plénière du dixième Congrès du Comité central du Parti communiste reviendra au pouvoir pour proposer et incarner une nouvelle ligne qui se présentera, dès lors, comme "le socialisme de marché". Socialisme veut dire, dans ce vocabulaire, ce que nous appelons "communisme". Nous employons ce terme à tort sans doute puisque le "communisme" ne devait intervenir que dans une société d'abondance, autant dire jamais. On ne doit jamais l'oublier

L'ascension de Deng ne s'arrête pas en si bon chemin. Dès août 1977, il est vice-président du Comité central chargé du développement économique. En 1981 il devient président de la Commission militaire. Et en 1982 il formule, dans le cadre du XIIe congrès du parti, sa thèse : "Combiner la vérité universelle du marxisme avec la pratique de notre pays, suivre notre propre voie et édifier un socialisme à la chinoise".

Le parti communiste est toujours demeuré le parti unique, redistribuant autoritairement les fruits d'un développement économique. Celui-ci est assuré par l'ouverture au capital privé, y compris japonais ou chinois de l'extérieur, et il s'est accéléré par une sous-traitance gigantesque des besoins occidentaux ainsi que par la contrefaçon : "peu importe qu'un chat soit blanc ou gris pourvu qu'il attrape les souris".

Militant communiste depuis sa jeunesse, membre du gouvernement central dès la conquête du pouvoir et la fondation de la Chine communiste de 1949, Deng n'a jamais changé sur le fond, seulement sur la forme. La lecture de ses discours, une fois surmontés leurs effets soporifiques, ne laisse aucun doute. Ils comprennent aussi, sous le masque de l'ancien sentiment d'humiliation, une pointe d'annonce d'un "chauvinisme de grande puissance" qu'on ne devrait jamais sous-estimer. Les Russes auraient tort de ne pas y prendre garde.

Pour le moment Xi Jin-ping ne fait que renouveler la même réalité Celle-ci, 35 ans après la "nouvelle ligne" de Deng, n'a pas bougé d'un pouce. Les bases totalitaires du système communiste chinois restent inchangées. Peut-être dans l'avenir les méthodes policières évolueront-elles un peu, peut-être les arrestations et détentions arbitraires seront-elles mieux réglementées.

Ce n'est pas cela l'état de droit, au sens occidental du terme.

Les principes chinois demeurent. On doit les savoir antérieurs au communisme. La question essentielle pour un Chinois relève du code pénal et des "cinq châtiments cruels". Le droit de propriété, la liberté des contrats, etc. cela l'intéresse beaucoup moins.

Ne nous trompons pas non plus quand, en Chine, comme dans tous les régimes socialistes d'ailleurs, on parle de "lutte contre la corruption". Sous ce qui ne doit être reçu que comme un slogan, on peut aboutir à des choses très contradictoires, dont certaines attentent tout simplement aux libertés.

Pour le moment nous nous trouvons à nouveau devant la même machine. Elle vise, comme par le passé, à détruire encore plus la famille, la culture, les traditions et l'âme même de ce pays.

De ce point de vue, le véritable ancêtre de la dialectique marxiste et post-maoïste, reste le Philosophe qui écrivit : "la seule chose qui ne change pas c'est le changement".

JG Malliarakis

http://www.insolent.fr/

Capitalisme (4/6) : Et si Marx avait raison ?

Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l’effondrement de l’Union soviétique et la chute du Mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l’histoire, et lui avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx.

Son analyse du capitalisme du XIXe serait-elle plus pertinente aujourd’hui ? Cet épisode décrypte la pensée de l’auteur du Capital, depuis sa jeunesse d’étudiant romantique ami d’Engels jusqu’à son accession au statut de leader théorique de la révolution mondiale.

Au-delà de l’idéologie communiste, le film s’attache à sa lecture du capitalisme comme “immense accumulation de marchandises” jusqu’à sa critique des concentrations financières et du capitalisme d’État, démontrant que ses prévisions s’avèrent aujourd’hui très pertinentes. S’il a reconnu que le système produisait des merveilles, il fut aussi l’un de ses critiques les plus impitoyables, notamment à travers son analyse de l’inéluctabilité des crises.

Réalisé par Ilan Ziv (France – 2014)


http://fortune.fdesouche.com/

Sarkozy ne sait pas où il habite

Selon Zemmour :

"Il ne sait pas où il habite, Sarkozy. Soit il vient au centre, à la place de Juppé mais les gens préfèreront l’original à la copie, c’est-à-dire le vrai fils de Chirac au fils rebelle, soit il revient, c’est ce qu’il a fait à Nice cette semaine, sur un discours un peu dur sur l’immigration et, dans ce cas-là, il rappelle aux électeurs de gauche qu’il n’est pas centro-compatible mais est-ce qu’il va récupérer les électeurs populaires de Marine Le Pen ? Moi, je pense que c’est fini. Je pense qu’il ne les récupérera pas. Je pense que les gens ont compris que ce qu’il a raté entre 2007 et 2012 jusqu’à l’entre-deux tours de 2012 où il n’a pas osé annoncer un référendum sur l’immigration, pour ne pas faire de la peine à Nicolas Domenach… Il ne retrouvera jamais les suffrages populaires qui ne lui font plus confiance donc il est en apesanteur, c’est ça le problème !"

Michel Janva

Soutien à Asia Bibi : Discours de Jérôme Triomphe

Antichristianisme : Il existe une «guerre mondiale faite aux chrétiens», confirme le Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde

livre-noir-condition-chrétiens

Un Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, vient d’être publié. Cet ouvrage collectif sous la direction de Mgr di Falco, du Frère Timothy Radcliffe, ancien supérieur mondial des Dominicains, et du Professeur Andréa Riccardi, confirme la terrible réalité des persécutions subies par les chrétiens de par le monde.

«150 à 200 millions de chrétiens» subissent la persécution pour le seul fait de croire au Christ.  John Allen, l’un des rédacteurs de cet ouvrage, dénonce «la guerre mondiale faite aux chrétiens».

Hélas, cet ouvrage s’avère incapable de tirer les bonnes conclusions en raison de la volonté qui anime son trio de tête de persévérer à tout prix dans le  «dialogue entre les religions» et oblige à ne pointer aucun responsable de cette persécution.

Cet aveuglement est d’autant plus coupable que ceux qui signent cet ouvrage ont pleinement conscience de la gravité des faits.

Manuel Valls et la « gauche passéiste »

Manuel Valls redevient très courageux. Il rejoint, enfin, le candidat de la primaire socialiste qui n’avait pas sa langue dans sa poche et n’était soucieux que de faire valoir un point de vue, sans naïveté mais avec la volupté de se sentir à la fois minoritaire et en avance. En quelque sorte, le seul progressiste.

Comme le pouvoir est au fond du trou, le Premier ministre n’a plus la moindre précaution à prendre. Il cogne et bouscule de tous côtés. On le sent libéré. Quand il n’y a plus d’espoir dans le présent mais que l’avenir dans quelques années pourrait lui sourire, les prudences ne sont plus de mise et François Hollande, avec sa social-démocratie à l’efficacité quasi nulle, n’est pas loin d’être superfétatoire.

Manuel Valls jette des pierres dans plusieurs jardins : ceux des frondeurs, de l’extrême gauche, des écologistes, de Martine Aubry, des nostalgiques du marxisme, de ceux qui n’ont rien appris et tout oublié. Il n’est pas faux de souligner qu’à ce rythme, il pourrait devenir le meilleur candidat centriste !

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À l'UMP, l'immigration au cœur du débat

Nicolas Sarkozy a développé ses propositions en la matière cette semaine, avant que François Fillon propose les siennes tandis qu'Alain Juppé durcit le ton.

«L'Immigration ne doit pas être un sujet tabou, mais un sujet majeur, car elle menace notre façon de vivre.»Lors de son déplacement à Nice mardi, Nicolas Sarkozy a planté le décor: en campagne pour la présidence de l'UMP, l'ancien président de la République a longuement fait état de son analyse et de ses préconisations concernant la régulation des flux migratoires. Pour faire la différence avec ses concurrents Bruno Le Maire et Hervé Mariton dans le scrutin interne du 29 novembre? En partie, car le public réuni à l'Acropolis l'attendait sur ces questions et que le thème peut mobiliser en sa faveur.

Mais ce n'est pas le seul objectif que vise Sarkozy. Dans la course pour la candidature à la présidentielle, il entend également s'imposer comme le meilleur dans cette partie face à Alain Juppé, François Fillon ou Xavier Bertrand. «Son idée est d'être là où se trouvent les préoccupations des Français et les attentes sur les questions liées à l'immigration sont plus fortes que jamais, plus fortes encore qu'en 2007 ou en 2012», explique Brice Hortefeux. L'ancien ministre de l'Intérieur constate qu'à l'UMP «le constat est partagé et les préconisations communes, même s'il y a certaines nuances d'approches».

Des «nuances»? Les sarkozystes ne se lassent pas de souligner que dans Les Douze Travaux de l'opposition, ouvrage collectif confié aux leaders de l'UMP*, les questions d'immigration ont été confiées à Alain Juppé et que l'ancien premier ministre les traite au détour d'un chapitre intitulé «L'identité heureuse». «C'est un concept d'il y a vingt ans, trente ans même, ironise un sarkozyste. Pas vraiment à la hauteur des défis du moment.»

Schengen et l'aide médicale d'État en question

Les proches du maire de Bordeaux défendent à l'inverse que l'immigration n'est «pas un sujet isolé de tout contexte» et que le thème «mérite mieux que des effets d'estrade». Quant aux fillonistes, ils jugent «le discours de Nice assez convenu, pas très précis» ; «or ce n'est pas sur les slogans que les Français trancheront mais sur le réalisme des propositions et la crédibilité de celui qui les défend».

Dans le détail de leurs propositions connues, les concurrents à l'investiture pour 2017 ne diffèrent pourtant pas vraiment. L'ancien président évoque «un nouveau Schengen»? Juppé veut le «changer» parce qu'il «ne marche pas». Fillon souhaite, lui, un «Schengen II». Le maire de Bordeaux préconise que «le Parlement vote chaque année des quotas» pour l'immigration légale? Fillon avait défendu la mesure pendant la dernière campagne présidentielle et encore cet hiver quand la Suisse a adopté une limitation équivalente. Quant à Sarkozy, il avait relancé en 2011, à l'Élysée, cette proposition qu'il défendait déjà en 1991, quand Charles Pasqua en avait fait l'un de ses chevaux de bataille.

Et l'aide médicale d'État, accordée aux étrangers en situation irrégulière sous condition de résidence et de ressources? S'opposant à sa suppression préconisée par Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy l'avait défendue en 2012 estimant qu'il s'agissait de «l'honneur» de la France. Deux ans et demi plus tard, il juge maintenant qu'il s'agit d'un «luxe» que «nous ne pouvons plus nous offrir». Alain Juppé propose lui de l'encadrer avec «un agrément préalable pour les soins coûteux programmés» et François Fillon de la restreindre en en faisant un «dispositif d'exception». Malgré la similitude des positions, le débat est loin d'être épuisé à droite. «J'espère que Nicolas Sarkozy reviendra régulièrement sur ces sujets», explique Brice Hortefeux dans un vœu qui ressemble fort à une prédiction.

Réforme du droit d'asile

François Fillon prépare de son côté, avec le député Éric Ciotti, l'ancien préfet Patrick Stefanini et plusieurs hauts fonctionnaires ou spécialistes, le corpus de ses mesures sur l'immigration. Début novembre, l'ancien premier ministre devrait exposer «très concrètement» ses préconisations en matière de quotas, de modulation des prestations sociales ou de modifications des conditions d'acquisition de la nationalité. Des annonces qui devancent un déplacement dans les Alpes-Maritimes, vraisemblablement à Menton, «où plus de 20 000 interpellations d'immigrés clandestins ont été enregistrées depuis mars», expliquent ses proches.

Alain Juppé, lui, continue de muscler son discours depuis sa contribution sur «l'identité heureuse». Début octobre, lors de sa prestation à «Des paroles et des actes», il avait suggéré un encadrement plus strict du regroupement familial et une réforme du droit d'asile. Mais avant de se prononcer plus précisément, il entend laisser la parole aux Français qui sont invités à apporter leurs idées sur sa «plateforme d'initiatives citoyennes» lancée jeudi.

Jean-Baptiste Garat

Notes : * «Les Douze Travaux de l'opposition», Flammarion, 240 p., 15 euros.

source : Le Figaro :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEukkyVFuAMdQufyQ.shtml

Robert Steukers : Identité(s) Européenne(s) : Etats-Unis - Ukraine

Comprendre le quotient familial

5 novembre : conférence sur l'euthanasie à Nantes

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Frédéric Pichon : « Le vrai clivage passe entre les tenants du mondialisme et les partisans de l'enracinement »

Président du Collectif des Avocats contre la répression policière et idéologique, Frédéric Pichon a défendu de jeunes militants du Printemps français et de la Manif pour tous. Il s'est présenté aux dernières élections européennes sur la liste d'Aymeric Chauprade (FN).

La notion politique de droite et de gauche vous semble-t-elle avoir encore un sens ?

Non, je pense qu'elle n'en a plus aujourd'hui, compte tenu du phénomène de mondialisation qui s'est développé depuis la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, le vrai clivage me semble passer entre les tenants du mondialisme et du cosmopolitisme - c'est-à-dire du déracinement de tout ce qui crée le lien social : nation, famille, région, entreprise... - et les partisans du réel et de l'enracinement, qui se réfèrent à trois notions incontournables et complémentaires : l'identité, la souveraineté et les valeurs anthropologiques.

Je vous propose de les considérer l'une après l'autre, en commençant par l'identité. C'est un thème qui soulève la polémique, comme on l'a vu sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Quel sens lui donnez-vous ?

La conception que je m'en fais n'est pas statique, mais dynamique : c'est un héritage, c'est-à-dire un déterminisme, comme disait Barrés, mais elle suppose aussi un volontarisme, que l'on retrouve chez Renan, et ces deux caractères se complètent : une nation, une communauté, c'est un principe vivant, pas un musée. Aujourd'hui cette notion d'identité se décline à différents niveaux : familial, local, régional, national et plus largement à l'échelle de la civilisation européenne. Elle ne se réduit pas à une dimension ethnique, mais englobe aussi la religion, la culture, la langue, la gastronomie... Le pape Jean Paul II parlait ainsi des coutumes qui permettent à l'homme d'appréhender le monde, non seulement d'un point de vue philosophique, mais aussi plus concrètement, dans la vie quotidienne. Les façons de vivre, de travailler et de manger d'un Européen ne sont pas celles d'un Asiatique ou d'un Africain. L'homme est un être enraciné, qui a une histoire, une filiation non seulement biologique, mais aussi culturelle.

Concernant la deuxième notion que vous avez évoquée, celle de souveraineté, les approches qu'en ont Nicolas Sarkozy et François Hollande diffèrent peu. Le souverainisme ne serait donc pas plus une idée de droite que de gauche ?

Sous Sarkozy comme sous Hollande, il n'y a plus de souveraineté politique. Depuis quarante ans, et même depuis la mort de De Gaulle, on assiste au déclin du politique, au profit d'une notion que l'on appelle la « gouvernance ». Une kyrielle d'instituts moraux, para-étatiques, supranationaux, qui ont de plus en plus de pouvoir, visent à se substituer non seulement à l'Etat, mais aussi à la souveraineté populaire, dont le principe est battu en brèche depuis longtemps. Après 1968, la droite a abandonné à la gauche les valeurs, qu'elles soient familiales ou d'identité, pour se concentrer sur les affaires : c'est Pompidou, la banque Rothschild, la loi de 1973 empêchant l'État de se financer auprès de la Banque de France à taux gratuit - mesure qui n'est pas anodine, puisqu'elle contraint l'Etat à emprunter sur les marchés financiers et le rend ainsi dépendant du système bancaire financier... À peu près à la même époque, sous Giscard d'Estaing, le regroupement familial a été mis en place en 1974, et la loi sur l'avortement votée, en 1975.

Cette concomitance est révélatrice : au moment même où la France et l'Europe renonçaient à défendre la vie, elles conféraient par substitution aux populations étrangères le soin d'assurer le renouvellement des générations. A suivi, en 1976, l'abandon de la notion de préférence communautaire au niveau européen: tout cela s'est passé sous des gouvernements de droite ! Aujourd'hui, on assiste à une convergence entre les « valeurs » nihilistes de la gauche et celles de la finance, ce qui produit l'idéologie libérale-libertaire. C'est ce système qui nous gouverne et c'est pourquoi il n'y a pas beaucoup de différences entre Sarkozy et Hollande, en dépit des discours rhétoriques tenus à six mois des élections, qui ne visent qu'à tromper l'électeur de droite.

Quelles sont, enfin, les « valeurs anthropologiques » auxquelles vous vous référez ?

C'est le primat du principe de réalité : la vie, la famille, dans la Cité, commencent par l'union d'un homme et d'une femme. Aujourd'hui, après s'être attaqué à la religion par une conception dévoyée de la laïcité qui est en réalité une conception athée et matérialiste, on tente de dévoyer la nature humaine, c'est-à-dire en quelque sorte la création, en inversant les concepts et en mettant notamment en cause, par le biais d'idéologies comme celle du « genre », la notion d'altérité homme-femme, qui est un élément fondateur et structurant de toute l'humanité.

J'insiste sur le caractère complémentaire deces trois éléments : identité, souveraineté et valeurs anthropologiques. Dans certains milieuxcatholiques, on se montre intransigeant sur lesvaleurs mais on ferme les yeux sur le travail ledimanche, les délocalisations, ou la mondialisation financière. D'autres, au contraire, mettentl'accent sur la souveraineté, mais une souveraineté froide, étatique, sans identité, sans corpusdoctrinal et qui ne protège pas les valeurs - celane tient pas non plus la route, faute de contenu.Il faut aussi rétablir le politique, car tous cesgens qui souhaitent défendre les valeurs nepourront pas y parvenir concrètement s'ils nes'attaquent pas au système mondialiste marchand, qui vise précisément à saper tous les éléments qui permettent à l'homme d'être enraciné, et qui souhaite détruire la Cité pour établirun monde de consommateurs.

Propos recueillis par Eric Letty monde&vie

8 novembre : manifestation pour les chrétiens d'Orient à Toulon

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Demi-mensonges et vraie nuisance de la sécu monopoliste

Quand on évoque officiellement, dans l'hexagone, matraqué par ses gros moyens de désinformation, la construction historique du "modèle social" et de sa pièce maîtresse, la sécurité sociale, c'est toujours pour entendre répercuter les mêmes incertitudes et répéter les mêmes demi-mensonges.

Pour parler comme Mme Aubry, il y a plus que du flou dans ce récit parce qu'il y a non pas "un", mais plusieurs "loups", une véritable meute.

Nous disposons à cet égard d'un mètre étalon. Il est proposé par un site qui s'intitule fièrement "sécurité sociale", avec un trait d'union et sans les accents et un suffixe ".fr". En elle-même, sa prose, – car ce n'est pas de la poésie, – nous renvoie à cette conception d'un universalisme administratif républicain, où l'on finirait presque par croire que Paris légifère, depuis toujours, grâce à la révolution de 1789 sans doute, pour le monde.

Le site indiqué plus haut se présente sur sa page d'accueil pour le "portail du service public de la sécurité sociale".

Pour le commun des mortels tout cela semble logique, et on passe aux centres d'intérêts pratiques.

On y trouve cependant une page qui mérite la visite et pas seulement le ricanement. Elle a été mise en ligne, avec la mention "à la une sur le portail", le 29 octobre 2013 et elle a été mise à jour 6 mars 2014. Elle s'intitule : "Rappel des obligations d’affiliation et de cotisation à la Sécurité sociale". Elle affirme ainsi de façon fort péremptoire :

"La Direction de la Sécurité sociale tient à rappeler l’obligation de s’affilier et de cotiser à la Sécurité sociale à la suite de différents articles ou émissions de radio annonçant une nouvelle fois à tort la fin du monopole de la Sécurité Sociale."

Les rédacteurs du site mettent ici des guillemets au concept de monopole. On se demande pourquoi : je les supprime.

Mais au fait qu'est-ce donc que cette "Direction de la Sécurité sociale" ?

Cette chose anonyme se trouve définie sur un autre site, mieux identifiable juridiquement, puisqu'il dépend, lui, de manière directe, d'une administration précise. Sa page d'accueil place en haut à droite la photo de notre irremplaçable ministre de la Santé "et des Affaires sociales", Mme Marisol Touraine.

Il nous y est révélé que "la direction de la Sécurité sociale, DSS, est chargée de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique relative à la Sécurité sociale : assurance-maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, retraite, famille, dépendance, financement et gouvernance. 
Elle est rattachée aux ministères des "Affaires sociales et de la Santé", d'une part, et au ministère de l’Économie et des Finances, d'autre part. On devient aisément qui porte la culotte et tire les chèques dans ce couple. Son adresse, toutefois se trouve 14, avenue Duquesne à Paris, 7e arrondissement.

Le siège apparent, l'enseigne est installée par conséquent au bon vieux ministère de la Santé.

Là aussi le public non averti n'y voit pas malice. Pour lui la "Sécu" c'est tout simplement sa caisse maladie. C'est ce qui émet désormais "la petite carte verte". La carte "vitale" a été instituée en 1997, à l'époque du plan Juppé. Et elle semble permettre de consommer gratuitement des soins, des médicaments, sans rien payer. Cela peut paraître une magnifique – jusqu'au jour où l'on découvre que rien ne coûte plus cher que la gratuité.

Au fait, qui dirige cet immense organisation dont le budget est supérieur à celui de l'État ? Posez la question pour briller en société. Il s'appelle Thomas Fatome.

Il n'a pas l'air méchant sur la photo.

Voilà comment Les Échos le présentaient lors de sa nomination par le gouvernement Fillon en mars 2012 :

"Un homme de cabinet à la Direction de la Sécurité sociale" 

CV de premier de la classe pour le nouveau patron de la Direction de la Sécurité sociale : HEC, DEA de droit public, ENA, Inspection générale des Affaires sociales (Igas), cabinets ministériels et de la présidence de la République. Thomas Fatome, trente-sept ans à peine, marié et père de trois garçons, est un homme rapide. Ambitieux ? Ce n'est pas un forcené de l'ambition au mauvais sens du terme,(…) Thomas Fatome n'arrive pas en terrain inconnu à la Direction de la Sécurité sociale (DSS), rattachée au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, au ministère du Budget et au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale."

L'essentiel me semble dévoilé dans ces quelques lignes.

On y découvre notamment le caractère hybride de cette administration molle, rattachée, à la fois, à la citadelle Bercy et la médecine publique. Le "social", et sa "cohésion", en effet pour ces gens-là, ce sont les soins hospitaliers.

Que la même structure, quasi anonyme, – car M. Fatome me le pardonnera mais son existence n'est pas très "médiatisée", – structure rattachée à la fois à Bercy et à l'avenue Duquesne, règne, en même temps, sur la retraite des Français, sur l'assurance-maladie, et donc sur toutes les professions de santé, mais aussi sur la branche dite "famille", mais aussi sur les accidents du travail, sur l'assurance veuvage, sur l'invalidité, et encore demain sur le risque dépendance, voilà qui pose d'abord un problème de transparence, un problème de démocratie, un problème de liberté.

Cela soulève certainement aussi un doute sur l'omni-compétence, aussi bien quand on mesure le coût de l'ensemble et son déficit chronique, mais également lorsqu'on prend acte de son refus, refus acharné, de la même structure d'entrer en concurrence.

JG Malliarakis

http://www.insolent.fr/

Calais: Les immigrés caillassent la police

La guerre française au Mali est "exemplaire", selon des experts américains

L'un des think tanks les plus influents au Pentagone salue la capacité d'adaptation de notre armée, efficace avec des moyens limités.

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[...] "Les Français ont prouvé avec Serval qu'ils savent projeter rapidement des forces limitées mais hautement efficaces, taillées pour des besoins et des objectifs spécifiques", poursuivent les analystes américains. Comment nos généraux ont-ils réussi un pareil tour de force ? "Ils ont poussé la modularité sous le niveau du bataillon, leur permettant d'adapter chaque élément des brigades", explique le rapport. [...]

[Article complet sur Le Point.fr]

Marie Bethanie

Georges Feltin-Tracol : Présence de Thierry Maulnier

Itinéraire singulier que celui de Jacques Talagrand (1909-1988), mieux connu sous son pseudonyme de L’Action française, Thierry Maulnier. Normalien brillantissime, condisciple de Brasillach, de Bardèche et de Vailland, Maulnier fut l’un des penseurs les plus originaux de sa génération, celle des fameux non conformistes des années 30, avant de devenir l’un des grands critiques dramatiques de l’après-guerre, ainsi qu’un essayiste influent, un chroniqueur fort lu du Figaro, et un académicien assidu.


Un sympathique essai tente aujourd’hui de sortir Maulnier d’un injuste purgatoire, moins complet bien sûr que la savante biographie qu’Etienne de Montety a publiée naguère, puisque l’auteur, Georges Feltin-Tracol, a surtout puisé à des sources de seconde main. Moins consensuel aussi, car ce dernier rappelle à juste titre le rôle métapolitique de Thierry Maulnier, actif dans la critique du communisme en un temps où cette idéologie liberticide crétinisait une large part de l’intelligentsia, mais aussi du libéralisme, parfait destructeur des héritages séculaires. Car Maulnier, en lecteur attentif des Classiques, savait que l’homme, dans la cité, doit demeurer la mesure de toutes choses sous peine de se voir avili et asservi comme il le fut sous Staline, comme il l’est dans notre bel aujourd’hui. Feltin-Tracol souligne par exemple le fait que, peu après mai 68, Maulnier s’impliqua aux côtés d’un jeune reître au crâne ras, qui avait tâté de la paille des cachots républicains, dans l’animation d’un Institut d’Etudes occidentales qui influença la toute jeune nouvelle droite. L’activiste en question s’appelait Dominique Venner, futur écrivain et directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire…

Le digne académicien, le ponte du Figaro, n’avait pas oublié sa jeunesse d’orage, quand, exaltant Nietzsche et Racine dans deux essais mémorables, il critiquait les mythes socialistes ou nationalistes, et analysait cette crise de l’homme européen dont nous ne sommes pas sortis, en tout cas par le haut. Héritier de Maurras, mais de manière critique et sans servilité aucune (posture moins courante qu’on ne le croit chez les intellectuels français, si friands d’obédiences et de chapelles, si perinde ac cadaver ), Maulnier prôna dans des brûlots tels que L’Insurgé (dangereusement proche de la Cagoule, comme me le dit un jour le délicieux Pierre Monnier, salué comme il se doit dans la jolie préface de Philippe d’Hugues) ou Combat une révolte spirituelle (et agnostique), aristocratique (etlibertaire), conservatrice (et personnaliste), aux antipodes des mises au pas rouges ou brunes. Son credo peut se résumer par une phrase de son vieux maître provençal : « un ordre qui est une tendresse tutélaire pour la chair et l’âme des hommes et des choses, à qui il permet de naître, de grandir, et de continuer d’être ». En un mot comme en cent, la subversion classique, celle-là même qu’illustra l’écrivain Jacques Laurent.[....]

Christopher Gérard

La suite sur Salon Litteraire

Georges Feltin-Tracol, Thierry Maulnier. Un itinéraire singulier, Ed. Auda Isarn, octobre 2014, 106 p., 18€

> Voir aussi Etienne de Montéty, Thierry Maulnier, Julliard.

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Georges-Feltin-Traco...

Manif de soutien à Asia Bibi: discours de Béatrice Bourges

Manuel Valls penche à droite

Manuel Valls ne pouvait ignorer que sa fracassante rupture avec les dogmes, les rites et les appellations en cours dans la « vieille maison » y susciterait un tollé général.   

Même à une époque où un scoop chasse l’autre, même dans un pays – le nôtre – qui, comme le reste de l’Occident, ne communie plus que dans le culte universel rendu à l’Immédiateté, même s’il arrive à plus d’un homme politique – fût-il de haut niveau – de parler pour ne rien dire et de tenir des propos qui, pieusement enregistrés par le premier micro qui passe, font les gros titres du soir et sont oubliés dès le lendemain, il ne me semble pas inutile de revenir sur l’interview accordée par Manuel Valls à notre jeune confrère L’Observateur.

Il est en effet assez peu croyable que le Premier ministre n’ait pas pesé et repesé la formulation des réponses très directes et très franches qu’il a données aux questions délicates qui lui étaient posées, qu’il n’ait pas lu et relu les épreuves qui lui ont été soumises et qu’il n’ait pas prévu et mesuré les conséquences à court et à plus long termes de ses prises de position.

À la relecture, en tout cas, ses déclarations, qui forment un tout cohérent, peuvent être réparties en trois catégories distinctes.

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Manif de soutien Asia Bibi : discours de Richard Haddad (Chrétienté Solidarité)

Modernité et communication de masse : contradictions, dangers et illusions

Traits caractéristiques de la modernité : exigence de communication, nécessité d'une transparence, demande d'un flux libre d'informations. A contrario, la post-modernité se caractérise, entre moultes autres choses, par une critique à l'encontre de cette communication de masse, par des doutes à l'endroit de la transparence, par l'inquiétude face au débordement du flux informatif. Cette communication qui, depuis le XVIIIe siècle était considérée comme un facteur de libération, nous apparaît désormais comme un instrument de domination. D'énormes contradictions sociales et culturelles naissent de l'information de masse et surtout depuis l'application des techniques modernes de communication. La télévision s'assied sur le banc des accusés. Pourtant, jamais inculpé ne fût aussi sûr de se tirer si facilement d'affaire : l'Occident accuse la communication de masse tout en regardant un vidéo-clip. Narcisse est de retour mais cette fois il ne s'agit pas d'un jeune homme qui admire son reflet dans les eaux calmes d'un étang mais d'une masse informe qui égratigne l'écran de ses téléviseurs en essayant d'atteindre ce qui, pour elle, a déjà cessé d'exister : la réalité, l'histoire, la vie.

La société de l'information

Ce nouveau monde qui naît avec l'explosion des techniques de communication et la culture de masse a reçu le nom de “société de l'information”. Les termes contemporains “société post-industrielle”, “société post-moderne” ou “Nouvelle Société de Consommation” (Faye) sont peu à peu utilisés de­puis la moitié des années 70 pour désigner les so­ciétés occidentales en tant que réseaux de flux infor­matifs : Daniel Bell, Alvin Toffler, S. Nora et Alain Minc, James Martin, J. McHale, Yoneji Misuda ou J. Naisbitt, entre autres, ont popularisé le concept.

En Espagne, l'un des premiers à introduire ce terme dans le monde universitaire en tant qu'objet d'étude — et à éditer des travaux à ce sujet — a été Francisco Javier Bernal. Salvador Giner accorde une certaine importance à ce terme ; pour lui, « le faisceau de phénomènes évoqué par l'expression “société de l'information” est d'une telle ampleur qu'il faut se demander s'il n'est pas en train de se forger ce que, traditionnellement, on avait coutume d'appeler un “mode de production”, un mode de domination et un ordre culturel distincts, sous ce nom, sous un terme proche ou sous un synonyme ». Pour Giner, ce « faisceau de phénomènes » serait constitué de la télé­matique, de l'informatique, de la microélectronique, de la robotique, de l'intelligence artificielle, etc. Il ne cite pas d'éléments aussi décisifs que la multiplica­tion de l'offre propre à la télévision (chaînes privées, antenne parabolique) ou la publicité. De toute façon, pour Giner, l'expression “société de l'information” n'est qu'« une candidate de plus, parmi d'autres ex­pressions également attirantes, à la définition de ce qui est essentiel aux étapes futures de la modernité ».

Bien que l'on puisse douter que la modernité (en tant que telle) soit encore à même de nous offrir des « phases futures », l'importance croissante de l'information au sein des structures socio-économiques de l'Occident est indiscutable. D'après Román Gubern, au cours des 30 dernières années de ce siècle, le secteur électronico-informatique a dépassé celui des industries lourdes comme la pétrochimie et l'auto­mobile. Pour l'an 2000, on estime que, dans les pays développés, 90% de la population active tra­vaillera dans le secteur des services et la moitié de ces personnes dans des systèmes d'information ou des réseaux informatisés. Cette conséquence prati­que de l'extension de l'univers médiatique se conju­gue, d'autre part, avec une légitimation sociale (et même psychologique) de son utilisation : dans une société atomisée et individualiste, les média joue­raient le rôle (et c'est ce qu'ils font effectivement) de “thérapeutes sociaux” de l'individu, en essayant de compenser la carence d'une communauté réelle.

Universalisation et résistance

Comme l'écrivent Faye et Rizzi, « les média sont l'une des causes majeures de l'isolement individuel actuel mais, en même temps, leur fonction et leur prétention sont d'y apporter un remède. Facteurs d'atomisation — une atomisation dont la société de consommation a besoin pour survivre — ils se présen­tent pourtant à nous comme des antidotes contre l'atomisation » (« Vers la médiatisation totale », in : Nouvelle École n°39, 1982). Nous pourrions dire que la “société de l'information” est celle dans laquelle la société est remplacée par l'information ou, plus précisément, celle dans laquelle la transmission technique de l'information joue le rôle que la société elle-même déte­nait auparavant : définition d'objectifs, normation de règles de conduite, imposition culturelle de modèles,  de formes de production économique, d'échelles de valeurs morales…

Les conséquences sont évidentes : la société dispa­raît, s'évanouit dans le réseau technique de la communication de masse. Les cosmovisions particuliè­res et enracinées sont remplacées par une culture de masse homogène qui met fin aux cultures tradition­nelles. La communication se met ainsi au service du néo-colonialisme post-industriel et de la cosmopolis marchande. Comme l'affirme le publicitaire David Victoroff, « grâce aux images de marque, la publicité tend à construire de nouvelles valeurs symboliques, communes à la totalité du groupe social, et ce, sur les ruines des systèmes de valeurs et de symboles caractéristiques sous-groupes particuliers ». Un nouvel imaginaire collectif, universaliste, s'installe dans nos sociétés à l’abri de ce que Abraham Moles a appelé « l'opulence communicationnelle ». Mais ce­la ne se passe pas sans résistances. Un fort courant critique verra dans la communication de masse — et concrètement dans la communication technique — un abîme insondable vers lequel notre société se pré­cipite inéluctablement.

Le regard de la Méduse

Évidemment, les critiques qui s'adressent à la communication de prirent leur envol hier, avant l'usage généralisé des moyens technologiques les plus sophistiqués. Dans les années 40 et 50, une certaine critique que, par convention, nous appele­rons “de gauche”, a accusé la publicité et la propa­gande d'asservir les masses : Max Horkheimer, Theodor W. Adorno, Dwight MacDonald, Irving Howe ou Leo Lowenthal, voyaient, dans la culture de masse, un fauteur de création d'une “fausse conscience”, dans les classes populaires, qui annulait leur puissance révolutionnaire et les intégrait dans un système d'exploitation ; au fond, ils ne critiquaient pas la communication de masse mais son utilisation sociale.

La perspective de droite, qui leur était antérieure, était différente, elle ne critiquait pas tant la commu­nication que son caractère massif et technique, comme on peut le voir chez Ortega y Gasset ou Carl Schmitt. Entre les années 60 et 70 et malgré ces criti­ques, la communication de masse s'est développée à une vitesse incroyable et elle ne manqua pas de pro­tecteurs pour la légitimer : tantôt on alléguait la pos­sibilité d'une rétroaction et d'une rétro-alimentation (feed-back) qui affirmait que le récepteur pouvait contester le message en agissant selon son libre ar­bitre ; tantôt on disait que, grâce à la communication cation de masse, l'homme moderne pouvait se détacher de la terre à laquelle il était lié et entrer dans une société où il manifesterait librement ses goûts culturels. Ce fut là la position défendue notamment par Edward Shils, Herbert Gans, Raymond Williams, Hans M. Enzensberger ou même Walter Benjamin. Parallèle­ment, et à partir du développement à grande échelle de moyens audiovisuels, des auteurs apparaissaient qui se montraient ouvertement critiques envers la TV : Jerry Mander écrivait ses célèbres Quatre arguments pour éliminer la Télévision qui jouirent d'une influence notable. La télévision devenait le principal accusé. Il y a quelques années, David Mata identifiait l'effet paralysateur de la télé au regard terrifiant de la Méduse mythique.

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Modulation des allocations familiales : pas pour tous

La secrétaire d'Etat à la Famille Laurence Rossignol a repoussé jeudi 23 octobre la modulation des allocations familiales pour les fonctionnaires, soulignant qu'il s'agissait pour les agents d'un "élément de salaire".

“Dire qu’il faut supprimer le supplément familial chez les fonctionnaires, ça revient à dire qu’il faut baisser le salaire des fonctionnaires ! Je ne le dirai pas car je ne pense pas qu’il faille baisser le salaire des fonctionnaires qui font déjà, du point de vue de leur salaire, des efforts depuis de nombreuses années”

Pour les familles, ce n'est pas un salaire et elles ne font pas d'efforts depuis de nombreuses années...

Surtout, il faut éviter d'avoir les fonctionnaires dans les rues, en train de bloquer la circulation.

Et pendant que l'on tord le cou aux familles, le groupe socialiste propose definancer 50 000 emplois aidés supplémentaires, 35 000 emplois aidés et 15 000 emplois d'avenir.

Michel Janva

Le Sécu est mal gérée mais elle se défend bien

L'Assemblée nationale a adopté hier soir un amendement pour accroître les sanctions pénales afin de dissuader les désaffiliations de la Sécurité sociale.Toute personne qui incite les assujettis à refuser de se conformer aux prescriptions de la législation de Sécurité sociale, notamment de s'affilier à un organisme de sécurité sociale ou de payer les cotisations et contributions dues,sera punie d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30.000 euros ou d'une de ces deux peines.

Actuellement, le code de la Sécurité sociale prévoit six mois de prison et d'une amende de 15.000 euros ou l'une de ces deux peines seulement dans ce cas.

Autre nouveauté apportée par l'amendement, toute personne qui refuse délibérément de s'affilier ou persiste à ne pas engager les démarches en vue de son affiliation obligatoire à la Sécurité sociale sera punie d’un emprisonnement de six mois et d’une amende de 15.000 euros ou seulement de l’une de ces deux peines.

Le monopole de ce système "que le monde nous envie", pourtant contraire au principe de subsidiarité et à la responsabilité, système qui nous oblige en plus à financer la culture de mort, a encore de beaux jours devant lui.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La politique de la France à la remorque de sa faillite financière

François Fillon avait déclaré « Je suis à la tête d’un État qui n’a pas voté un budget en équilibre depuis 25 ans, ça ne peut pas durer », ajoutant, « je suis à la tête d’un état qui est en situation de Faillite ». C’était en septembre 2007. Depuis 7 longues années se sont écoulées, où en est la France ?        

Charles Sannat, fin observateur de la situation économique et financière de la France n’est pas optimiste. Il explique en quelques mots la soumission totale de la France aux diktats américains ainsi:       

Si nous vivons pour le moment avec des taux bas en France qui rendent le service de la dette (les intérêts à payer chaque année) supportable, c’est uniquement parce que SMS1er, le roi du mobile et accessoirement le mamamouchi en chef de notre république en déclin [comprendre François Hollande NDLR], s’aligne sans vergogne sur toutes les positions des États-Unis d’Amérique, fussent-elles contre les intérêts à long terme de notre pays mais que voulez-vous, le porte-monnaie ne peut être ignoré et si Paris valait bien une messe, éviter l’insolvabilité vaut bien quelques capitulations en rase campagne.
En clair, tant que nous sommes gentils et bien obéissants à l’égard de l’oncle Sam, ses chiens de garde financiers restent sages ou plutôt attentistes.

Pourtant, selon lui, ce répit du à la soumission complète de la France ne saurait durer longtemps encore.      

Pour s’en convaincre, il suffit de lire dans les Echos de lundi 20 octobre les recommandations du PDG du fonds activiste Greenlight, David Einhorn, lors d’une conférence d’investisseurs à New York. qui recommande: Pariez sur les banques grecques, et contre la France !

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La France en voie de dhimmitude ?

Le juge antiterroriste a tellement peur d’éventuelles représailles de djihadistes sur notre sol qu’il va même jusqu’à se demander si l’armée ne doit pas se taire et ne plus communiquer sur ses frappes en Irak. C’est très grave.

Le rôle politique secret de Google dénoncé par Julian Assange

Julian Assange le fondateur de Wikileaks dénonce dans son dernier livre le rôle et l’influence politique de Google dans le monde. La firme US serait de mèche avec son gouvernement et Israël pour notamment déstabiliser les pays arabes autour de l’État hébreux.

Article vu sur Numerama : « Dans un livre publié en septembre dernier, le fondateur de Wikileaks décrit en profondeur le rôle diplomatique joué très discrètement mais efficacement par Google, en particulier dans les pays arabes. Pour Julian Assange, Google est devenu une officine au service des intérêts américains, notamment grâce à sa filiale Google Ideas dirigée par Jared Cohen.

« Personne ne veut reconnaître que Google a beaucoup grandi et en mal. Mais c’est le cas ». En septembre dernier est paru chez OR Books le livre When Google Met Wikileaks, écrit par Julian Assange. Le magazine Newsweek en publie cette semaine de très longs extraits, dans lesquels le fondateur de Wikileaks décrit avec minutie le rôle de l’ombre joué par Google dans la politique internationale des Etats-Unis. Le passage est véritablement passionnant, et mérite d’être lu. Il est étayé par des documents, dont beaucoup avaient fuité sur Wikileaks, qui donnent corps à l’analyse.

En résumé, Julian Assange estime qu’à travers l’action très politique de deux responsables de Google, son président Eric Schmidt et le beaucoup plus discret Jared Cohen, la firme de Mountain View est devenue une officine diplomatique au service des intérêts américains. Elle accomplirait une version modernisée du soutien qu’apportait la CIA aux dictateurs d’Amérique du Sud pendant la guerre froide. Il ne s’agit plus aujourd’hui de soutenir les régimes autoritaires contre les tentations communistes du peuple, mais de soutenir les rebelles contre les régimes autoritaires islamiques du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Déguisé sous des traits humanitaires, l’objectif fondamental reste toutefois le même : défendre le libéralisme économique et les intérêts stratégiques américains. »

Lire la suite sur Numerama

http://www.contre-info.com/

Action Française - Historique et penseurs du libéralisme