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17/07/2018

La petite histoire : Gilles de Rais, bourreau sanguinaire ou victime ?

Parmi les personnages de la guerre de Cent Ans figure un cas tout à fait particulier en la personne de Gilles de Rais. Pieu compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, riche seigneur de Bretagne, ce maréchal de France est autant connu pour ses faits d’armes que pour ses excès de faste… et les crimes abominables qu’on lui impute, tels que les meurtres rituels de plus d’une centaine d’enfants. C’est pour ce motif qu’il sera condamné et pendu, en 1440. Pour autant, en 1992, à la suite de certains auteurs, une commission « d’experts » l’a entièrement disculpé. Alors, Gilles de Rais est-il un bourreau sanguinaire ou la victime d’une vaste machination politique ?

https://www.tvlibertes.com/2018/07/17/24333/gilles-de-rai...

23:44 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le grand vainqueur de la Coupe du monde, c’est… Vladimir Poutine !

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La France en liesse, Macron exultant de joie comme un gamin et étreignant sur le podium la présidente croate, à en rendre jalouse Brigitte, la descente des Champs-Élysées, la réception dans les jardins du Palais présidentiel… Même la RATP, qu’on savait déjà sensible à la poésie, s’est mise aux calembours et a célébré la victoire des Bleus en rebaptisant six stations de métro : Deschamps – Élysées Clemenceau, Victor Hugo Lloris, Bercy les Bleus…

J’aurais tendance à penser que ce genre de fête berce les Français d’illusions éphémères, même si la plupart des journaux ont titré sur un avenir prometteur : « Le jour de gloire est arrivé », « La tête dans les étoiles »« Un bonheur éternel » et tutti quanti. Ce sont des as de l’hyperbole. Plus dure sera la chute quand, les jours d’euphorie passés, on reviendra à la réalité.

Un chef d’État s’est illustré par sa dignité en la circonstance : c’est Vladimir Poutine. Certes, il était l’organisateur de cette Coupe du monde et avait un devoir de réserve. Du reste, l’équipe russe n’a pas été particulièrement brillante – bien qu’elle soit arrivée en quart de finale, où on ne l’attendait pas. Il s’est contenté de commenter : « Nous pouvons sans aucun doute être fiers de notre manière d’avoir organisé ce tournoi […]. Nous avons réussi cet événement grandiose, nous l’avons réussi dans tous ses aspects ».

Ce Mondial, en effet, a permis à la Russie d’effectuer un retour triomphal sur la scène internationale. Tous ceux qui étaient partis avec des préjugés ont dû reconnaître que l’organisation était parfaite. L’eussent-ils dénié, les nombreux supporteurs français auraient pu témoigner du chaleureux accueil qu’ils ont reçu. Même Donald Trump s’est fendu d’un tweet pour féliciter le président Poutine et la Russie de « l’organisation d’une Coupe du monde vraiment géniale – l’une des meilleures ! », – à la veille, il est vrai, d’une rencontre bilatérale à Helsinki.

Ces dernières années, l’image de la Russie en avait pris un coup. Tout était bon pour dénigrer Poutine : l’annexion de la Crimée, la législation sur les homosexuels, le dopage et surtout l’aide apportée aux Syriens avaient entraîné des sanctions sportives, économiques et morales contre ce pays, comme s’il fallait punir les peuples des égarements supposés de ses dirigeants. Ajoutez à cela sa réputation de dictateur que les médias soulignent à la moindre occasion : pourtant, un ancien membre du KGB, qui modernise et ouvre son pays, n’est-il pas aussi respectable qu’un président de la République qui trouve de bonnes raisons de restreindre la liberté d’expression, sauf la sienne ?

Avec ce Mondial, Vladimir Poutine a occupé le devant de la scène internationale. Il a fait une opération de marketing en facilitant les démarches administratives pour se rendre et se déplacer en Russie. Il a montré à tous les supporteurs, notamment européens, à des millions de téléspectateurs en France, que la Russie était une terre accueillante et non pas cette dictature que les prétendues élites occidentales se plaisent à décrire. Les apparences de la démocratie ne garantissent pas qu’un gouvernement soit au service du seul bien commun.

Bref, il a redoré le blason de la Russie dans le monde et renforcé sa popularité personnelle, déjà grande dans le pays. Mais il n’est pas dans sa nature d’exhiber des signes extérieurs de satisfaction. Il laisse qui voudra sauter de joie comme un cabri, préférant savourer intérieurement sa victoire.

Souhaitons que les dirigeants européens, et notamment français, révisent leurs préventions à son égard. Qu’ils comprennent que la Russie pourrait être un allié précieux pour lutter contre le terrorisme islamique et défendre les valeurs occidentales qu’eux-mêmes ont tendance à délaisser.

Philippe Kerlouan

http://www.bvoltaire.fr/le-grand-vainqueur-de-la-coupe-du...

Café Histoire de Toulon mercredi 18 juillet, causerie d'Anne Brassié

Faut-il déconstruire les dé-constructeurs, en ce cinquantième anniversaire des barricades étudiantes ? Professeur de français puis critique littéraire dans la presse écrite, à Radio Courtoisie et à TV Libertés Anne Brassié a pu constater l‘évolution du monde culturel depuis 68 et son rétrécissement à quelques slogans bien limités.  Elle va donner la primeur de sa réflexion aux amis du Graal ainsi qu'aux vacanciers de passage. Celle-ci arrivera en contrepoint de sa passionnante causerie de l'été dernier sur « la culture au service du Bien ».   

Le Grall, Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde (adhésion 1 €)
377 avenue de la République, 83000 Toulon
La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)
Contact : cafehistoiredetoulon@gmail.com

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

23:24 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Emmanuel Macron s’obstine à croire que tout vient de l’Etat par l’Etat, même notre liberté

6a00d83451619c69e2022ad3a1744a200b-800wi.jpgDe Jean-Philippe Delsol à propos du discours d'Emmanuel Macron à Versailles devant le Congrès :

"Dans le décorum de Versailles, M. Macron a demandé ce 9 juillet au Parlement de voter la remise en cause de la distinction établie entre le Président et le Premier ministre par la Vème République. C’est le sens de son amendement au projet de loi constitutionnelle qui permettrait que, lors de chaque Congrès, le Président de la République puisse rester non seulement pour écouter les parlementaires réunis, mais pour pouvoir leur répondre, ce qui réduit le rôle de son Premier ministre. Il faut alors aller plus loin et se poser la question de l’utilité de conserver la fonction du Premier ministre. Mais c’est alors tout un autre équilibre des pouvoirs qu’il faut instaurer car en l’état seul le Premier ministre est responsable devant les Chambres.

Au demeurant, M. Macron ne dévie pas de sa ligne à l’occasion de ce discours du « Trône ». Il confirme son attachement en tout à l’Etat et particulièrement à « l’Etat providence du XXème siècle » qu’il veut construire comme le « modèle français de notre siècle ». Il veut un « État providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant », mais pour lui responsabiliser veut dire qu’il s’agirait d’un Etat « couvrant davantage, protégeant mieux », ce qui relève de l’oxymore.

Il reconnaît aux entreprises leur rôle essentiel de créatrices de la richesse qu’il faut d’abord produire avant de penser à la distribuer. Et il se préoccupe de respecter fiscalement les investisseurs, ne serait-ce que pour éviter qu’ils quittent le territoire national ou pour qu’ils y reviennent. Mais son obsession est bien la distribution, sans prendre en compte suffisamment le fait que l’économie est un gâteau auquel tous contribuent, y compris les épargnants, même lorsqu’ils placent leur argent à l’étranger. Il s’engage encore à ce que le gouvernement présente d’ici la fin de l’année un ensemble de décisions pour faire baisser les dépenses publiques dans le cadre d’une « transformation indispensable de l’action publique ». Mais pour le moment, ça n’est qu’un discours, des mots pour se faire plaisir et faire plaisir.

Il veut s’attaquer aux racines profondes des inégalités de destin, pour que « ce ne soient plus la naissance, la chance ou les réseaux qui commandent la situation sociale, mais les talents, l’effort, le mérite », pour que tous ceux qui veulent sortir de leur condition puissent le faire. [...] Il est impossible de permettre à tous une « égalité de destin », comme il dit désormais, ou d’égalité de conditions comme il disait antérieurement, car en la matière, il ne suffit pas de prendre aux uns et de donner aux autres pour que la magie de l’égalité opère. Promettre une égalité de condition, c’est faire croire à tous qu’ils ont des droits sur les autres, que ceux-ci ne leur ont jamais accordés, grâce auxquels ils pourront accéder à ce qu’ils veulent. Et comme ce n’est pas possible, ceux qui ne réussiront pas diront toujours que c’est parce qu’ils n’ont pas eu assez de moyens mis à leur disposition, ils seront aigris et révoltés.

Il se trompe donc lourdement lorsqu’il veut amplifier encore la sécurité sociale à la française dont il fait l’éloge et regrette les insuffisances. Il continue de vouloir prendre aux uns, par exemple sur les pensions de réversion, dont il ne garantit que celles des retraités d’aujourd’hui, pour donner aux autres en étendant l’assurance chômage aux travailleurs indépendants et aux démissionnaires.

Il se targue du fait que les assurances sociales sont de plus en plus prise en charge par l’impôt, notamment la CSG, et les employeurs, de telle sorte qu’il n’y a plus de droit individuel dit-il, « il y a l’accès à un droit qu’offre la société mais sur lequel on ne s’est pas garanti à titre individuel, puisque tous les contribuables l’ont payé ». C’est précisément ce qui s’appelle déresponsabiliser et faire accroire encore un peu plus que l’Etat est « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » ( cf. Journal des débats,1848 ; ou Frédéric Bastiat, éd. Guillaumin, 25 septembre 1848, t. 4, p. 332).

S’il était vraiment libéral, comme une doxa ambiante le répète faussement à l’envi, après avoir plaint « enfin les plus âgés vivant en situation de dépendance ; là, se niche l’angoisse des personnes âgées et celle de leur famille,… » il mettrait en place une réforme des retraites par laquelle tous pourraient, du moins progressivement et partiellement mais largement, cotiser par capitalisation pour que ceux qui sont en situation de dépendance puissent compter sur autre chose que les retraites misérables et évanescentes de la Sécurité sociale rongées par une démographie du travail déclinante. Mais il s’obstine à croire que tout vient de l’Etat par l’Etat, même notre liberté. Lorsque la dépendance s’accroît, l’Etat n’en est que plus fort puisqu’il secourt les uns en pressurant les autres et que tous sont ainsi dans sa main. C’est sans doute ce qu’il souhaite au fond de lui."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

[Vidéo] «La plupart des migrants ne viennent pas d’Afrique »

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Quels enjeux pour le 31e sommet de l’Union africaine qui avait lieu début juillet à Nouakchott ? Rachel Marsden recevait à ce sujet Leslie Varenne, directrice de l’IVERIS et spécialiste de l’Afrique ainsi qu’Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE et spécialiste des questions africaines.

Zoom – Robert Pommies : un préfet au cœur de l’immigration

Ancien préfet, Robert Pommies a été, jusqu’il y a peu, membre influent de la Cour nationale du droit d’asile. Il a participé à 323 audiences et s’est prononcé sur les cas de 3 332 demandeurs d’asile originaires de 84 pays différents. Il est au cœur de la gestion de l’immigration et donne un témoignage édifiant… et inquiétant.

https://www.tvlibertes.com/2018/07/17/24336/zoom-robert-p...

On humilie la France d’en bas

42502678.5.jpgLe billet de Patrick Parment

C’est une belle victoire à n’en pas douter. Mais cette victoire en coupe du monde, c’est celle de la France immigrée et pas du tout celle de la France réelle et encore moins gauloise ! Cette équipe dite « de France » l’a emporté face à une très belle et vaillante équipe de Croatie authentiquement nationale. Et tandis que nos cocus de supporters franchouillards rentraient chez eux pour retrouver leurs emmerdements habituels, les joueurs de la France immigrée repartaient avec un compte en banque grossi de 400 000 €. On ne leur en tiendra pas rigueur – et d’ailleurs on s’en fout -, c’est le Système qui veut ça. Et le Système, c’est ce capitalisme financier qui détruit les identités des peuples afin de vendre leurs saloperies standardisées au plus grand nombre.

Peu d’équipes sont vraiment nationales depuis que le Système a décidé qu’il n’était plus question de respecter les identités raciales. Ce qui nous vaut cet amusant paradoxe que les seules équipes racialement homogènes sont… africaines.

A l’image de la finance anonyme et vagabonde, les joueurs sont des marchandises que l’on fait aller et venir au gré d’intérêts purement financiers. Le foot, c’est d’abord une entreprise de spectacle géré par le Système et relayé par des médias ad hoc chargés de faire monter la sauce. Deux chaînes de télévision (TF1 et France 2) ont consacré une soirée entière à cet événement sur lequel il n’y avait au final que peu à dire.

Il y a tout lieu de penser qu’on a imposé à Didier Deschamps cette équipe, au nom d’une France que le Système veut, envers et contre tous, multiraciale. Et avec un salaire dépassant un million d’euros, on ferme sa gueule et on obéit.

Mais qu’on ne vienne pas nous dire qu’il est impossible de constituer une équipe de francs Gaulois, pigmentée le cas échéant d’Européens et de Français d’outre-mer. Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, les populismes sont la petite bête qui monte, qui monte à l’assaut du Système, en espérant lui faire la peau.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Poutine lors de sa conférence de presse avec Trump : «J’ai travaillé dans le Renseignement (…) M. Soros s’ingère partout.» (Ajout d’un résumé de la conférence de presse)

Poutine en conférence de presse avec Trump : «J’ai travaillé dans le renseignement (…) Vous savez, M. Soros s’ingère partout.»
– RT France, 16 juillet 2018, 17h50

(Voir à 42min20)

Résumé en 13 minutes des moments les plus importants de la conférence de presse :

http://www.fdesouche.com/1042991-poutine-lors-de-sa-confe...

Victoire sportive, victoire de la nation

Le sport est éminemment politique même si la politique ne peut se résumer au sport ni le sport à la politique, et c'est tant mieux ! La dernière coupe du monde de balle-au-pied nous le démontre à l'envi, et il n'est pas inintéressant de s'y intéresser, sans pour autant bouder notre plaisir du spectacle et de la victoire finale, surtout pour ceux qui en sont passionnés ou qui, simplement, y recherchent des côtés festifs ou conviviaux. Peut-on dire que le sport est né de la politique, comme l'évoquent quelques historiens de l'Antiquité en évoquant celui-ci comme le moyen d'une confrontation pacifique entre cités grecques au moment des Jeux olympiques et comme instrument de la Cité pour se représenter à elle-même et aux autres, pour se distinguer et s'identifier ? Qui y a-t-il de vraiment nouveau sous le soleil, si ce n'est le glissement du caractère politique vers les enjeux économiques et la contemporaine prégnance de l'Argent dans le sport devenu industrie et symbole de la concurrence capitaliste parfois la plus violente et la moins noble ? En cela aussi et paradoxalement, le sport est politique, mais plus idéologique que proprement civique. 

C'est aussi et plus particulièrement dans la victoire que le sport, et de prime abord celui de la balle-au-pied, très populaire dans nos contrées et nos quartiers, renoue avec ses racines les plus anciennes et politiques, au sens historiquement premier et civique de ce dernier terme, comme élément d'identification à la Cité et d'unification ou, plutôt, d'union des individus et des communautés autour d'une équipe qui porte les couleurs de la nation, forme contemporaine et « générale » de la Cité que, dans notre pays, l'on nomme parfois République, dans le sens de la « Res publica », c'est-à-dire la Chose publique-civique, plus que dans le sens d'un régime politique particulier et toujours discutable, voire contestable... 

Ainsi, le soir de la finale victorieuse pour l'équipe de France, à Rennes comme ailleurs, la rue débordait et exultait, et, aux premières loges et au milieu des foules bruyantes et, parfois, enivrées de bien d'autres breuvages que celui du succès sportif, j'ai constaté et participé à ce grand moment d'unité nationale et de fraternisation, sans avoir regardé plus que quelques minutes de la rencontre elle-même entre les équipes de France et de Croatie... Bien sûr, c'était de l'excitation, de l'hystérie parfois, un désordre des êtres et un débordement festif et parfois excessif, en particulièrement au niveau sonore et démonstratif ! C'était une sorte d'immense carnaval qui oubliait, voire renversait, toutes les conventions sociales habituelles, mais aussi mêlait toutes les catégories et toutes les différences en une sorte de grande fusion et confusion, avec le drapeau tricolore comme signe de reconnaissance, parfois accompagné du Gwenn ha dude la Bretagne et de ceux d'anciennes provinces ou d'anciens protectorats français, pourtant depuis longtemps « décolonisés »... Vieux comme moins vieux et comme très jeunes, chevelures féminines au vent comme longues tenues couvrantes, cadres supérieurs comme ouvriers automobiles de La Janais, professeurs comme étudiants, communistes comme royalistes... : toute la pluralité française s'exprimait là, et se trouvait bien d'être là, dans cette sorte de communion autour d'une équipe qui s'appelait « de France », et qui symbolisait, mieux que le monde des politiciens, la fameuse définition de la France par Jacques Bainville : « Le peuple français est un composé. C'est mieux qu'une race. C'est une nation. »

Ce soir-là, c'était la reconnaissance du fait national ou, plus exactement, sa démonstration vitale : alors que l'individualisme semble triompher dans et par la mondialisation, que les communautarismes fleurissent comme une réaction vénéneuse aux solitudes contemporaines, que la convivialité concrète cède le pas aux amitiés numériques, que les personnalités s'effacent devant le conformisme et le « politiquement correct », le mouvement festif des foules du dimanche 15 juillet, cette grande vague qu'aucun politique et qu'aucune révolution ne peuvent désormais provoquer et orienter, marque la résilience de la nation comme élément fédérateur des peuples de France, non dans une négation de ceux-ci mais plutôt dans une sublimation dans le corps commun de la nation qui reste, qu'on le veuille ou non (même si cette volonté me semble justifiée et nécessaire) le plus vaste et le plus complet des cercles communautaires dans lequel les communautés constitutives et les personnes puissent se reconnaître sans renoncer à être eux-mêmes et à leur histoire.

Cette fête que l'on peut qualifier, au sens premier du terme, de « nationale », n'est évidemment qu'un moment, et l'équipe française de balle-au-pied n'est pas toute la France, car la France n'est pas qu'une équipe ni un simple moment : elle est une histoire, une fondation ancienne et toujours en construction, parfois en rénovation, elle est « une longue habitude de vie en commun », une « tradition critique ». Elle est le résultat d'une suite de siècles et de générations qui ne se sont pas toujours couverts de bleu-blanc-rouge, et elle est aussi, plus qu'une culture unique, une civilisation qui s'exprime sous des formes diverses et avec des accents particuliers.

N'oublions pas ce qu'est la France, et ne boudons pas notre plaisir quand, à travers ce qui peut sembler futile ou « distractionnaire », pour reprendre l'expression de Philippe Muray (et qui l'est aussi, mais qui n'est pas que cela comme je l'ai évoqué plus haut), elle retrouve, le temps d'une soirée victorieuse, le goût de la fête et le sens de la convivialité, la joie d'être une nation et de se reconnaître comme une « amitié » entre ses membres souvent fâchés les uns contre les autres en politique ou souvent en « dissociété », partagés entre « pays réel des contribuables » et « pays légal des experts » si l'on en croit certains discours ou affirmations, qu'ils soient libéraux/progressistes ou populistes/nationalistes... Cette euphorie n'aura qu'un temps, mais elle rendra le sourire à nombre de nos concitoyens, et c'est déjà cela !

Bien sûr, cet épisode aura aussi été l'occasion pour le Pouvoir politique de regagner quelques points de popularité et de profiter du grand moment de distraction sportive pour avancer quelques réformes dont l'impopularité est, elle, certaine de durer. Bien sûr, la vieille formule romaine « Du pain et des jeux » aura été une fois de plus vérifiée... Le savoir et ne pas l'oublier, et le royaliste que je suis le sait et ne l'oublie pas, n'empêche pas de profiter aussi de ce plaisir de voir flotter, aux yeux du monde et au grand dam des partisans de la désaffiliation nationale, les couleurs de la France, qu'il n'est pas interdit de conjuguer avec les lys royaux, en attendant qu'ils retrouvent leur place légitime au cœur des Français et sur les pavillons tricolores...

http://nouvelle-chouannerie.com/

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc... Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. 
     La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux »
     Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. 
     La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruite son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sans méthode ? 
Dominique Venner, Pour une critique positive

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CHRONIQUE DE ZEMMOUR SUPPRIMÉE : RTL SE SOUMET AU CSA

Blaise Matuidi s’est signé, Caroline Fourest n’a pas aimé. Moi, si !

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Il ne suffit pas d’être issu de la diversité pour plaire à la gauche. Il faut encore rester dans les clous fixés par sa doxa.

Dans un tweet lapidaire, Caroline Fourest a exprimé, au cours du match de la victoire, son mécontentement de voir le joueur Blaise Matuidi se signer sur le terrain : « Signe de croix de Matuidi vraiment pas nécessaire… c’est quand même mieux de pouvoir communier tous ensemble sans afficher ses croyances. Allez les bleus. Vive la République, vive la France ».

Deux heures plus tard, ce tweet disparaissait. Peut-être le « bad buzz » avait-il fait comprendre à son auteur que plus que le geste de Matuidi, c’était en réalité sa remarque qui n’était pas vraiment nécessaire et même parfaitement mal venue.

Dévote – pour ne pas dire bigote – laïque, Caroline Fourest, qui s’élève de temps à autre avec un certain courage contre la montée de l’islamisme, pense qu’il faut renvoyer dos-à-dos toute foi, comme si le danger résidait dans LA religion, comme si pour pouvoir demander à l’islam de la mettre en veilleuse, il fallait d’abord intimer l’ordre au christianisme de montrer l’exemple en se terrant.

Un raisonnement spécieux et surtout dangereux, car pour rester dans le registre sportif, on ne joue pas sur un terrain de tennis avec un club de golf, et c’est bien sur le terrain spirituel, laissé en friche par le reflux du christianisme en France, que progresse l’islam dans sa forme la plus radicale. Ce n’est donc pas en le désertant un peu plus qu’on gagnera.

Le geste de Matuidi est au contraire un signal sympathique, qui vient s’ajouter à quelques autres bonnes nouvelles de cette coupe du monde, différente à bien des égards de celle de 98.

Il y a cet entraîneur, humble et rugueux, dont le patronyme bucolique fleure bon la France périphérique et, dont le sourire, sur une dentition qui n’a visiblement jamais croisé la route d’un orthodentiste, réchauffe les cœurs.

Il y a ce drapeau bleu blanc rouge brandi aux quatre coins de la France, pour une cause dérisoire, peut-être, mais que l’on réapprend à aimer.

Il y a le mot France, qui n’a jamais été autant prononcé, et dont Griezmann, avant la finale, a exhorté les jeunes à être fier.

Il y a donc enfin ce geste de Matuidi, qui s’inscrit dans une longue tradition chrétienne sportive et même guerrière – depuis Constantin, « par ce signe tu vaincras » – dont les grincheux pourront dire qu’il n’est que superstition, ou théologie de la rétribution, mais qui devant des millions de jeunes téléspectateurs, notamment des banlieues, dont Matuidi est le héros, a renvoyé le foot dans ses buts et remis l’église au centre du village : au dessus du joueur, il y a un Dieu, qui le dépasse et dans les mains duquel il se remet. Et ce Dieu-là n’est pas celui des salafistes.

C’est tout aussi tranquillement qu’Olivier Giroud a expliqué sur TF1 qu’il ne se raserait pas les cheveux tout de suite après la victoire, comme il en avait fait le pari, mais après… le baptême de son fils, le 22 juillet.

Alors évidemment, il y a les insupportables exactions de la nuit. Mais sont-elles imputables à la coupe du monde ou à l’impéritie du gouvernement ? N’assiste-t-on pas au même triste spectacle le soir du réveillon ?

Alors bien sûr, il y a les tentatives de récupération : « L’Afrique aussi championne du monde de foot », titre le site de Paris Match. N’est ce pas au contraire une cinglante défaite de tout un continent ? Celui-ci ne possède-t-il pas les mêmes richesses humaines sur son sol ? Ne sont-ce pas plutôt à ses gouvernants corrompus, incapables de développer ces talents, de se poser les bonnes questions ?

Alors naturellement, il y a les saillies de la Licra (antenne parisienne) opposant une équipe française black, blanc, beur à une équipe croate par trop uniforme. La couleur de peau serait donc l’essence de chaque homme ? Son origine, une marque indélébile ? Et si le chrétien Matuidi se sentait plus proche d’un Croate que d’un Benzema ?

Gabrielle Cluzel

http://www.bvoltaire.fr/blaise-matuidi-sest-signe-carolin...

Kolinda, loin de Jupiter

C’est à bord d’un simple vol commercial que Kolinda Grabar-Kitarović, (première) présidente de la République croate élue à la surprise générale contre le sortant Ivo Josipović, s’est rendue à Moscou pour la finale opposant les Vatreni au Onze tricolore. Pour le match Croatie-Angleterre, la blonde Kolinda, qui a pratiqué le foot dans sa jeunesse, avait partagé en toute simplicité le charter des supporters croates.

https://present.fr/2018/07/16/kolinda-loin-de-jupiter/

Pendant que l’armée syrienne reconquiert Deraa, Poutine multiplie les initiatives diplomatiques

Par Antoine de Lacoste

Depuis que les Américains ont retiré leur soutien aux rebelles islamistes de la province de Deraa, ces derniers ont majoritairement choisi la voie de la négociation dès que l’armée syrienne a déclenché son offensive.

Ce sont bien sûr les Russes qui organisent les discussions, mais les débuts n’ont pas été faciles. Contrairement au scénario habituel, le transfert des combattants islamistes avec familles et armes légères vers Idleb, au nord-ouest du pays, n’a pas été accepté d’emblée par les négociateurs russes. Un jour il faudra en effet reconquérir cette province et il est inutile de la renforcer lorsqu’il est possible de faire autrement.

Ce n’était pas le cas dans la Ghouta par exemple, située en zone urbaine. La province de Deraa, à l’exception de la ville du même nom, est surtout rurale. D’ailleurs de nombreux villages se sont rendus dès le début de l’offensive, peu désireux d’affronter le pilonnage de l’aviation russe. Les islamistes les plus déterminés se sont alors retirés vers Deraa, non sans avoir assassiné en plusieurs endroits des responsables de villages qui avaient négocié avec les Russes. La presse occidentale a évidemment peu relayé cette information.

Pressés d’en finir, les Russes ont finalement cédé et promis un transfert vers Idleb pour ceux qui refuseraient « l’accord de réconciliation » traditionnellement proposé depuis quelques mois par le pouvoir syrien.

En échange de cette concession russe, le plus important poste-frontière avec la Jordanie, celui de Nassib, a été évacué sans combat par les islamistes. Ils l’avaient conquis en 2015.

A l’heure actuelle, l’armée syrienne encercle totalement la ville de Deraa, et l’issue semble proche.

Il restera ensuite une inconnue de taille : le plateau du Golan.

Les Israéliens observent de très près la situation. Certes eux-aussi ont abandonné les insurgés qu’ils aidaient pourtant depuis longtemps, mais pas au point de laisser l’armée syrienne s’approcher trop du Golan qu’elle a conquis en 1967 et annexé en 1981 ; annexion qui n’a pas été reconnue par la communauté internationale (sans engendrer aucune sanction, rassurez-vous) et encore moins par la Syrie dont c’est le territoire.

Bien sûr les Syriens n’ont aucunement l’intention de reconquérir le Golan, mais ils voudraient au moins reprendre aux islamistes ce qu’ils ont perdu.

La situation syrienne a bien sûr été au cœur des discussions entre Poutine et Nétanyahu lors de leur rencontre du 11 juillet à Moscou. Le premier Ministre israélien a notamment demandé très officiellement à la Russie de faire partir les Iraniens de Syrie. Pendant leur rencontre, il est cocasse de noter que l’aviation russe a bombardé des positions islamistes près du Golan tandis que l’aviation israélienne attaquait des positions syriennes non loin de là… On s’aime, mais virilement !

Poutine rencontrera ensuite Emmanuel Macron et surtout Donald Trump. Le dossier syrien sera on s’en doute largement évoqué. 

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Racisme multiethnique : la Licra se désolidarise de la Licra Paris

Cette Coupe du Monde devient amusante. La Licra Paris a publié ce message raciste :

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Alors la Licra s'est désolidarisée :

Michel Janva

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Panik Celtique // Laryen feat AgB13 // Album " Le Défouloir "

07:38 Écrit par pat dans culture et histoire, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’armée et les militaires au zénith auprès des Français, par Pierre Malpouge

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9154-20180717.jpgL’image de l’armée française dans l’opinion est excellente, et même à son zénith : selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, neuf Français sur dix soit 87 % ont une « bonne opinion » des militaires.

Pour 94 % des sondés, nos soldats sont « courageux » ; ils sont « dévoués » pour 91 % d’entre eux, et ils « défendent les valeurs républicaines » (89 %). 80 % leur font confiance pour « intervenir sur le territoire national en cas d’attaque terroriste ».

Une opinion plus que favorable que l’on retrouve également dans la classe politique. Ainsi, chez les sympathisants Les Républicains, ils sont 96 % à avoir une bonne opinion, 95 % chez ceux du Rassemblement national (ex-FN) et de La République en marche, 87 % du côté du PS et même 80 % chez les Insoumis.

La lutte contre le terrorisme explique largement ce regain de sympathie des Français pour leur armée. Mais quatre Français sur dix (38 %) seulement disent faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre le terrorisme islamiste. Lequel Emmanuel Macron se retrouve pour le coup au même niveau que son prédécesseur François Hollande (selon un sondage réalisé en mars 2016, seuls 38 % des Français faisaient alors confiance à François Hollande pour lutter contre le terrorisme). Pourtant, à la différence de Hollande, Macron avait osé désigner l’ennemi, les islamistes. Mais à présent l’opinion en attend beaucoup plus.

Par rapport aux années passées, l’évolution est notable. Jusqu’au début des années 1990, moins de 70 % des Français avaient une bonne opinion de l’armée (notons qu’en 1985, les Français étaient 35 % à avoir une mauvaise image des militaires, notamment un sur deux parmi les sympathisants de gauche), relève l’institut de sondage.

Les Français estiment que « les militaires ne sont pas assez reconnus »

L’opération Chammal, menée contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, a été approuvée par 86 % des Français, ce qui ressemble à un plébiscite. Les Français estiment qu’« il faut continuer jusqu’à ce que Daesh ne soit plus une menace ». Quant à l’opération intérieure Sentinelle, elle est approuvée à hauteur de 77 %.

Une armée donc au zénith dans le cœur des Français. Des Français qui estiment d’ailleurs que les militaires ne sont « pas assez reconnus ».

Un manque de reconnaissance auquel s’ajoute le regret par l’opinion de l’insuffisance de moyens pour nos soldats et notre armée. En mai dernier, 55 % des Français interrogés estimaient en effet que le niveau actuel du budget de la Défense « ne permettait plus aux armées de remplir leurs missions » et 82 % d’entre eux disaient souhaiter qu’il soit « maintenu et augmenté ». Cela ne va pas dans le sens des orientations actuelles, car le ministère de l’Action et des Comptes publics aurait l’intention de récupérer 850 millions sur le dos des armées afin de pouvoir réunir les 4 à 5 milliards d’euros manquants pour ramener le déficit public sous le seuil de 3 % du PIB.

A noter qu’en matière d’Europe de la défense, 54 % des Français estiment que celle-ci devrait avoir comme priorité une « participation commune aux opérations extérieures » et qu’elle doit se construire dans « le cadre global de l’Otan ». Comme aurait pu dire le général Bigeard, l’armée est seule à nous donner encore cette vraie « parcelle de gloire ».

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 16 juillet 2018

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Changer de peuple c'est changer d'avenir.

L’Intelligence artificielle rappelle à l’homme la grandeur de son destin et l’urgence d’une immortalité qui ne soit pas purement matérielle

6a00d83451619c69e2022ad35b5c77200c-250wi.jpgArnaud de Beauchef est professeur à Imperial College (Londres), où il enseigne les mathématiques. Par ailleurs, il dirige un groupe privé de recherche en Intelligence artificielle, avec des applications dans le domaine financier. Il a été interrogé dans le dernier numéro de Monde & Vie sur l'intelligence artificielle, qui est aussi au programme de la révision des lois de bioéthique :

"[...] Si l’Intelligence artificielle fait peur, ce n’est pas en elle-même, c’est parce qu’elle peut conférer à certains hommes une puissance et un contrôle sur leurs semblables qui est sans précédent. En Chine, le système de reconnaissance faciale permet de reconnaître un homme en très peu de temps dans une foule dense. Une fois de plus, c’est l’hybris, c’est la démesure qui guette l’être humain. On a toujours tendance à se dire que la créativité va nous donner la Puissance. Mais quand on contemple les Personnes trinitaires, on retrouve à la source de chaque personne divine une tension entre humilité et puissance, qui représente la véritable perfection de l’être personnel. La gestion du désir et de l’union pour aller vers quelque chose de plus fondamental n’effleure pas la machine, parce qu’elle n’a pas de finalité. D’où la démesure toujours possible. Prenons l’exemple du corps: le corps humain n’est pas une machine, mais selon la perspective dite hylémorphique, il est indivisiblement un mélange de matérialité et d’esprit. Ainsi il n’a pas sa fin en lui-même mais dans ce que l’esprit comprend pour lui. Ce qu’apporte l’Intelligence artificielle au corps, est de l’ordre de la chirurgie esthétique. Elle peut donner l’illusion de la perfection physique, mais la perfection elle-même reste inaccessible. Ce que l’on appelle le cyborg, cet homme soi-disant augmenté et connecté, représente des réalisations comparables à ce que pourrait faire une chirurgie esthétique high-tech, rien de plus. Disons qu’en montrant les ressources de la machine, l’Intelligence artificielle rappelle à l’homme la grandeur de son destin et l’urgence d’une immortalité qui ne soit pas purement matérielle – comme l’est, nous l’avons dit en commençant, l’immortalité d’un programme informatique – mais qui soit vraiment vitale. On est aujourd’hui dans une phase d’émerveillement devant les ressources de la cybernétique. Mais leur pauvreté va apparaître très vite. Il n’y a qu’un seul dépassement qui est Dieu et la connaissance de l’Absolu.

Nous vivons donc selon vous un moment crucial dans l’histoire de l’humanité?

Il me semble qu’on entre dans la troisième phase de l’histoire de l’humanité. On a d’abord analysé les objets comme autant de situations dans lesquelles l’homme se trouve. Ainsi le philosophe présocratique Thalès de Milet se montre capable de prédire une éclipse, en montrant que l’univers n’est ni irrationnel ni terrible mais qu’il obéit aux lois de la raison: l’homme se trouve devant ce que les Grecs appellent un cosmos, un ordre. La modernité nous apprend ensuite à nous centrer sur le sujet humain. Les philosophies de Descartes et de Kant sont caractéristiques de cette réflexion sur le sujet humain, qui prend toujours plus conscience de ses pouvoirs. Aujourd’hui, on observe le système joint sujet-objet, le sujet étant devenu son propre objet, et l’objet étant fabriqué sur le modèle du sujet à travers des recherches biotechnologiques. Le sujet avait longtemps fait écran, cela a été le drame de la modernité. À travers les progrès des sciences, on a maintenant dépassé la fracture entre le sujet et l’objet, ce qui amène à la perspective ultime qui est, au-delà du sujet-objet, l’Esprit lui-même, le Créateur."

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Filip Dewinter à Londres samedi au rassemblement pour la libération de Tommy Robinson

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Belgique et Royaume-Uni. L’homme fort du Vlaams Belang et député Filip Dewinter a pris la parole ce samedi 14 juillet 2018 à Londres au Royaume-Uni lors de la manifestation en vue de réclamer la libération de Tommy Robinson. Il a déclaré : « Donald Trump a raison : « L’Europe est en train de perdre sa culture à cause de l’immigration. ». »

Source Lionel Baland cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/07/16/filip-dewinter-a-londres-samedi-au-rassemblement-pour-la-lib-6066693.html

L'aventure Des Normands

05:51 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Soir de victoire à Paris : violences sur les Champs-Élysées

Boulevard Voltaire était sur les Champs-Élysées dimanche soir : de la liesse mais aussi de la violence, de la casse… à regarder jusqu’au bout.

16/07/2018

Politique & éco n°178 avec Charles Gave : Menaces sur la finance et grand réveil des peuples

Olivier Pichon reçoit Charles Gave économiste et financier.

1) De sérieux doutes sur la planète financière.
– Charles Gave : «  je n’ai pas peur, mais j’ai un doute ! »
– La finance au centre du monde, une erreur !
– Quand la BCE décide qu’il y a des actifs qui n’ont pas le droit de baisser.
– Un système de faux prix avec de la monnaie qui n’existe pas.
– Les entrepreneurs dépourvus d’information.
– Les outils du marché, les taux d’intérêts et les taux de change devenus «  illisibles ».
– Gare au retour des «  vrais prix » !
– Les faux prix ont pour conséquence le non investissement, le refus d’embauche et le maintien en cash.
– Nous arrivons en fin de période des faux prix : exemple la dette italienne, la Deutsche Bank.
– Ces banques menacent non seulement le système bancaire mais toute l’économie financière.
– Le problème Allemand : Kissinger : «  trop grosse pour l’Europe, trop petite pour le monde. »
– En cas de faillite de la DB les traités interdisent son rachat par l’Etat allemand, règle établie à la demande de …l’Allemagne.
– Retour sur la faillite de Lehmann Brother.
– Le précédent de la Suède.
– « Pendre un banquier de temps en temps ! ».
– Pour un « Bruxit », sortir Bruxelles et son administration de l’Europe !

2) Qui pourrait mourir pour l’Europe de Bruxelles ?
– L’Europe une civilisation, pas une nation, vouloir un état Européen est une sottise !
– Une crise constitutionnelle en Europe : Technocratie contre démocratie, un problème de légitimité.
– Populisme l’autre nom de la démocratie.
– La montée du $ aggrave la crise de la dette, l’heure de vérité des endettés en $ est en train d’arriver.
– Conséquence : crise de liquidité.
– La Chine est prête à affronter la guerre des monnaies.
– L’Allemagne devrait voir ses débouchés hors Europe se limiter, et elle a moins de débouchés européens.
– Un problème supplémentaire pour l’Allemagne.
– Et pendant ce temps Trump.
– Pour résumer le problème, une métaphore polynésienne : le combat des hommes des arbres contre celui des hommes des bateaux.
– Il n’y a plus de gauche et de droite.
– Dans cette analyse la guerre monétaire plus pertinente que la guerre commerciale.
– L’enjeu : la fin du principe impérial du dollar.
– Le pétrole payé en $ : la veine jugulaire, on entre dans une période dangereuse.
– Ceux qui ont voulu s’affranchir du $ l’on parfois payé de leur vie, les hommes de Bruxelles eux, obtempèrent.

3) Le grand retour des peuples.
– Quand les «  hommes des arbres veulent en finir avec les hommes des bateaux »
– Samuel Huttington contre Francis Fukuyama.
– Non, depuis la chute de l’URSS l’histoire n’est pas finie !
– Une guerre de civilisation.
– les mondialistes ne changent pas et persévèrent dans l’erreur.
– Les peuples se révoltent.
– Biologie l’homme se prend pour Dieu, la fin d’une civilisation ?
– La France une exception dans le paysage populiste, la forgerie Macron, un produit médiadico-financier.
– Les périphéries que Macron devrait écouter.
– le détricotage des souverainetés, un échec attendu.
– Panem et circenses, le foot !
– Apologie du rugby, rachat du Biarritz Olympique par Ch. Gave une sport de racines.
– Retrouver ses racines, un mouvement très puissant qui n’est qu’à son commencement.
– Les aberrations juridiques de la cour de justice européenne.
– Les juges ne doivent pas dire le droit mais l’appliquer !
– Aux USA vaste mouvement de remise en place des juges, pas en France et en Europe.
– L’état, en France, congénitalement liberticide, la loi sur les fake news.
– En finir avec la commission de Bruxelles ni élue ni révocable, la forme la plus avancée de destruction des nations.

Aux européennes surtout ne pas voter utile, mettre en minorité l’oligarchie !

 

Claude Seignolle, le réenchanteur

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Claude Seignolle est mort le 13 juillet, Il venait d’avoir 101 ans le 25 juin dernier ! Folkloriste, conteur et enchanteur, c’était un des plus beaux vieillards de France dont il connaissait toutes les patries et les parties secrètes. Mieux qu’historien : diseur de légendes. Olivier François lui avait rendu hommage l’année dernière dans notre dossier d’Éléments “La réponse polythéiste” numéro 167.

Maître de l’étrange, fantastiqueur en sabots, grand initié aux arcanes du Démon et de ses pompes, collecteur folkloriste disciple d’Arnold van Gennep, collectionneur de légendes et de menteries, brocanteur de superstitions et de chimères, barde et conteur de tous les pays de France, écrivain de race admiré et salué par Lawrence Durell, Blaise Cendrars, Thierry Maulnier, Pierre Mac-Orlan et Hubert Juin, Claude Seignolle avait eu 100 ans le 25 juin dernier. Cet anniversaire a été célébré plus que discrètement par la presse nationale ou généralement passé sous silence. N’en soyons pas étonnés car cela fait bien longtemps que les journaux de l’Hexagone ne savent plus reconnaître les vraies grandeurs. Ils n’admirent désormais que les talents moyens, les talents comme-il-faut, les mous et les tièdes, les fruits désinfectés et sans saveur.Maître de l’étrange, fantastiqueur en sabots, grand initié aux arcanes du Démon et de ses pompes, collecteur folkloriste disciple d’Arnold van Gennep, collectionneur de légendes et de menteries, brocanteur de superstitions et de chimères, barde et conteur de tous les pays de France, écrivain de race admiré et salué par Lawrence Durell, Blaise Cendrars, Thierry Maulnier, Pierre Mac-Orlan et Hubert Juin, Claude Seignolle a eu 100 ans le 25 juin dernier. Cet anniversaire a été célébré plus que discrètement par la presse nationale ou généralement passé sous silence. N’en soyons pas étonnés car cela fait bien longtemps que les journaux de l’Hexagone ne savent plus reconnaître les vraies grandeurs. Ils n’admirent désormais que les talents moyens, les talents comme-il-faut, les mous et les tièdes, les fruits désinfectés et sans saveur. L’œuvre de Claude Seignolle est certainement trop forte – ainsi que les alcools de certaines distilleries clandestines – pour les admirateurs des fémelins de la littérature contemporaine. On y respire l’air vif d’un monde très ancien, de cette vieille civilisation qui a précédé la grande mue industrielle ; on y sent des odeurs de landes et de marais, de bois et de ruisseaux, des muscs paysans, des fumets de plantes et de bêtes sauvages. Les loups y dévorent toujours les agneaux et les jolies bergères ; les animaux n’y sont pas trente millions d’amis, mais parfois les gardiens de secrets immémoriaux, des intercesseurs vers ce qui est en deçà ou au-delà de l’humain. On y entend aussi des musiques que le brouhaha moderne a aujourd’hui recouvert, les symphonies que jouait la nature quand elle était toujours cosmos ou création divine, les chants des dieux et des fées, les cris des démons et des faunes ; et de plus simples chansons paysannes, ces refrains entonnés par les peuples de la glèbe et de la faux pour conjurer le sort, s’accorder la faveur des astres, maudire leurs ennemis, louer le retour des saisons et bénir la fécondité des femmes.

[Recueillir les derniers feux d’une civilisation]

Claude Seignolle n’est pas un écrivain bucolique comme ces petits maîtres du XVIIIe siècle français, ces poudrés qui rêvaient d’un monde policé, réconcilié et aménagé, d’un grand jardin taillé au cordeau destiné aux marquises en rose et aux abbés de cour. Le royaume seignollesque n’est pas le cauchemar climatisé du Grand Architecte. Le bien et le mal n’y sont pas ces entités abstraites qui inspirent aux philosophes et aux théologiens modernistes les froides spéculations des sommes et des traités. Claude Seignolle enseigne, à rebours, une sorte de pensée sauvage, une « manière d’être », notait Hubert Juin dans une préface à La Malvenue, qui semble « posée de biais pas rapport à l’Histoire » et qui se joue des catégories religieuses et philosophiques classiques, ces carcans spirituels imposés aux peuples européens par les absolutismes cléricaux et politiques. Satanisme paysan et carnavalesque, catholicisme populaire d’avant la réforme tridentine, survivances païennes, animisme et petites religions locales s’affrontent ou se conjuguent pour la joie et l’inquiétude des lecteurs. L’univers retrouve enfin ses ambigüités, ses rythmes et ses alternances. À nouveau le sang et la sève coulent à travers les veines et les racines du monde. À nouveau la nuit est une nuit de mystères, d’angoisses ou de rêves, une nuit qui n’est pas polluée par « les affichages célestes » de la société marchande. À nouveau la lune est une puissance qui fait battre les entrailles, inspire les amants et incite aux chasses les plus sauvages. La lecture de Claude Seignolle est une aventure plus dépaysante que toutes les explorations spatiales car elle nous restitue des dimensions du ciel et de la terre que nous avions perdues. Claude Seignolle a 100 ans, mais nous pourrions parfois en douter. Cet écrivain est moins vétuste et empoussiéré que la plupart des romanciers contemporains. Sa langue est drue, son imagination vive, et ses livres envoutent immédiatement. Ouvrir les pages des ses romans et de ses recueils de contes ne donne pas l’impression d’entrer dans une serre ou dans un petit salon propret où le maître des lieux présente avec parcimonie des plantes artificielles ou de petits meubles cirés qui font sans doute le bonheur des musées, mais ne touchent ni l’âme ni le cœur ni l’esprit. Au contraire c’est beau, c’est grand, c’est généreux, Seignolle ! Cela ressemble davantage à la noce de Brueghel l’Ancien qu’aux agapes petites-bourgeoises. Et il ne déçoit jamais, il a compris ses lecteurs et ne trahit pas leurs espérances. Il leur offre toujours les sortilèges de cet esprit d’enfance qui réenchante le monde ou le défait avec une ironie cinglante, et ouvre des perspectives – de terreur ou de joie – auxquelles l’esprit habitué des adultes est souvent définitivement fermé. Seignolle a 100 ans mais il est plus jeune que tous les trentenaires, les quarantenaires, les quinquagénaires, les sexagénaires – ne parlons pas des sexygénaires –, les septuagénaires, les octogénaires et les nonagénaires réunis. Jeune centenaire, Seignolle pourrait d’ailleurs aussi bien être un très jeune bicentenaire ou tricentenaire, voire être né il y a mille ou trois mille ans. Pour ma part, je l’imagine assez jeune barde d’une tribu gauloise d’avant la conquête romaine, sorcier du Haut Moyen Âge résistant à la christianisation, gueux des croisades populaires, errant de la Sainte Russie, trafiquant de poisons et de philtres d’amour dans la Chine des Mings, colporteur traversant les pays du royaume de France au milieu du XVIIIe siècle, clochard céleste et trimardier… Seignolle en a gardé la très haute sagesse et la très sage fantaisie. Mais d’où vient ce sacré bonhomme, me direz-vous ? Cent ans, c’est une vie que l’on peut saisir à vue d’homme, n’est-ce pas ? Il est parfois fastidieux de retracer précisément la vie des écrivains. Le genre biographique échappe souvent à l’essentiel en se perdant dans des détails, des dates, des faits qui se veulent révélateurs, mais occultent l’esprit et le sens réel d’une destinée. Aussi certains secrets ne doivent pas être percés, jetés en pâture à la curiosité mauvaise du public. Seignolle doit évidemment d’abord se rencontrer dans son œuvre, mais nous révélerons pourtant deux moments de son existence, deux expériences de son enfance et de sa jeunesse, qui sont fondateurs de sa singulière sensibilité. Car le futur quêteur d’histoires et de légendes a senti très tôt le frisson du mystère et décidé de son destin.
[Une enfance sorcière]

Voici ce qu’écrit maître Seignolle dans Une enfance sorcière, un de ses rares récits vraiment autobiographiques : « C’est à Périgueux, dans un Périgord truffé du passé le plus ancien, celui des civilisations longtemps dites antédiluviennes que ma mère me porta en ventre, de septembre 1916 au 25 juin 1917. Chaque jour de sa croissante grossesse, elle se livra à de vaillants exercices pédestres, car elle n’a jamais su tenir en place, et promena le docile fœtus que j’étais, l’imprégnant d’ambiances extérieures qui décidèrent de mes goûts futurs, tant il est vrai qu’un embryon subit non seulement l’héritage chromosomique mais encore les influences, le milieu et les humeurs d’autrui. Et l’on comprendra le sort de ma destinée lorsqu’on saura que ma mère avait de hautes prédilections, puisqu’elle parcourait avec ivresse les ruines des arènes romaines et pétrocoriennes, les jardins des musées encombrés de stèles funéraires gauloises, de gisants médiévaux, ou qu’elle allait à Chancelade, un site où l’on avait découvert le crâne d’un des hommes les plus vieux du monde… J’affirme que ce fut là que je pris les premiers frissons de mystère et le virus de la pierre. » L’enfance de Claude Seignolle est en effet imprégnée de mystère et nourrie par les légendes et les chimères qui hantent encore un pays peu touché par la modernité en ce début du XXe siècle. Les vieilles peurs et les plus antiques croyances sont toujours présentes dans le cœur et l’esprit de paysans qui n’ont pas encore été complètement assimilés. On rencontre toujours, au détour des chemins, des « encloueurs de vipères, des forgerons magiciens qui guérissent les enfants convulsionnaires en faisant mine de leur écraser le ventre ou la poitrine d’un coup de masse », de « vieilles goitreuses qui racontent des prodiges, y croyant ferme, mettant les noms de leurs parents à des personnages surnaturels et donnant l’impression d’être elles-mêmes d’anciennes princesses malchanceuses et déchues ; des femmes qui portent sur elles des Abraxas… destinés à retourner les mauvais sorts ». Et la campagne bourdonne encore de la rumeur des superstitions, des histoires de possession, de fées et de sources sacrées, d’hommes changés en loup et de « chasses volantes ». Tout cela enflamme évidemment l’imagination d’un enfant qui préfère certainement ce monde sauvage et fantastique à l’enseignement rationaliste et sans joie des sinistres instituteurs de la République. Claude Seignolle eut la chance de connaître cette enfance sorcière. Il a bu aux sources encore vives d’une grande culture populaire.

[Sa rencontre avec Arnold van Gennep]

La seconde matrice de l’œuvre de notre écrivain sorcier est la rencontre avec Arnold van Gennep (1873-1957), savant ethnologue et auteur d’un monumental Manuel de folklore français contemporain. En 1926, le père du petit Claude s’est décidé à monter à Paris pour se lancer dans le commerce du textile. Après trois ans passés dans la capitale, la famille s’est installée enfin à Chatenay-Malabry où le jeune Seignolle retrouve « un peu de la campagne » que l’exil parisien lui avait interdit. « À Chatenay, il y avait encore un reste de nature ; une campagne verdoyante farcie de noms évocateurs : Vallée-aux-Loups, rue du Loup pendu, voie de l’Homme mort. » L’adolescent voue à cette époque une passion pour les vieilles pierres et les objets antiques, virus de la pierre que lui a transmis sa mère. Les vestiges des civilisations disparues le fascinent. Dans les bois d’Aulnay, de Robinson ou de la Vallée de Chevreuse, il part en quête de statuettes, de monnaies romaines ou de silex mégalithiques. C’est en assistant aux conférences de la Société archéologique de France que Claude Seignolle va rencontrer Arnold van Gennep. Une rencontre déterminante qui sera véritablement à l’origine de sa vocation de folkloriste et d’écrivain. « Van Gennep n’eut pas de peine à me démontrer que les cailloux historiques et préhistoriques pouvaient encore attendre ; par contre ce qui ne pouvait plus, c’étaient les vieux paysans illettrés qui mouraient à corbillard-que veux-tu en emportant leur pleine tête de traditions orales : je devais m’empresser de cueillir le contenu vivant de ces crânes-là au lieu d’attendre que la mort les ait pourris, me les laissant creux comme des tourteaux vides et sans utilité, dans les ossuaires. Il fallait faire vite, bondir sur eux tant qu’il y avait encore de ces vieillards bredouilleurs d’anciennes légendes, dictons ou sornettes, et les questionner avant leur mise en terre d’oubli. » Et c’est ainsi qu’un enfant périgourdin, grâce à l’impulsion d’un vieux savant, est devenu Claude Seignolle. Pendant plus de trente ans, il va garder le bâton de chercheur de coutumes paysannes, parcourant les provinces françaises pour recueillir les derniers feux d’une civilisation en voie de disparition. De cette quête du graal populaire naîtront des ouvrages aussi essentiels que Les Évangiles du Diable dans la tradition populaire, les volumes des Contes populaires et légendes des pays de France ainsi que de nombreux recueils de nouvelles et romans d’une inspiration plus personnelle – La Malvenue, Marie la louve, La morsure de Satan, Les chevaux de la nuit, Le rond des sorciers – où son talent d’écrivain s’est révélé et qui classent Seignolle parmi les grands rénovateurs du genre fantastique en France. Citons enfin un récit à part dans la bibliographie seignollienne, La gueule, une évocation hallucinée de la Seconde Guerre mondiale qui rappelle, par son ton et son regard, les pages les plus fortes du Kapput de Curzio Malaparte. Et c’est ainsi que Claude Seignolle est grand ! Le prétendu Roman national inspire aujourd’hui des parcs d’attractions où les jets de la Patrouille de France se mêlent aux poilus des tranchées de 14-18, aux Vikings et à la pucelle Jeanne, aux Chouans et aux gladiateurs. Certains journalistes disent que c’est une réjouissante expression de l’identité française. Pauvre identité française révisée par le spectacle qui oscille entre le chauvinisme et le kitch. Les historiens post-modernes, eux, s’empressent de réécrire notre histoire à la lumière des derniers « progrès » des genders et autres cultural studies. Et ils publient d’indigestes pensums où nos peuples sont absents ou calomniés. Claude Seignolle n’est certes pas un historien, c’est un écrivain et un enlumineur du verbe populaire. Mais il a sauvé de la condescendance de la postérité – selon l’expression de l’historien britannique d’Eward P. Thompson – les traditions, les croyances et les mythologies des peuples de France. Non pas le Peuple, cette idole en toc, mais la belle tapisserie bigarrée des peuples de France, de leurs pays et de leurs terres. En lisant les ouvrages de l’enchanteur Seignolle ne pouvons-nous pas retrouver aussi certains instincts, certaines formules de vie, de pensée et de conjurations que l’homme européen a trop vite oublié ? Archaïque est aujourd’hui une insulte. Mais ne devons-nous pas être archaïques face au ressentiment des réactionnaires et à l’insouciance béate et suicidaire des progressistes ? La révolution sera sorcière…

Olivier François

Tribune reprise dBlog éléments

https://fr.novopress.info/211580/claude-seignolle-le-reen...

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Coupe du monde : De la liesse à la guérilla – JT TVL 16 juillet 2018

1) Coupe du monde : De la liesse à la guérilla

La France a vibré au rythme des scènes de liesse après la victoire de l’équipe de football en finale de coupe du monde. Une “joie collective” qui a vite laissé place aux violences.

2) Immigration / Russie : la fin de la tolérance pour les clandestins

3) International / Premier tête à tête entre Poutine et Trump

C’était une séquence diplomatique cruciale. Vladimir Poutine et Donald Trump se rencontraient ce lundi à Helsinki. Entre la Syrie, l’Iran, et l’Ukraine, les dossiers chauds ne manquaient pas…

4) L’actualité en bref

https://www.tvlibertes.com/2018/07/16/24321/coupe-monde-d...

Football : une unité nationale en trompe-l’œil

 

De Constance Prazel sur Liberté Politique, alors que la liesse d'hier soir a provoqué la mort de 2 personnes :

"[...] Le problème, c’est que l’enthousiasme de la Coupe du Monde est un fusil à un coup.

« On a gagné », mais on ne sait pas très bien ce que l’on a gagné. Aujourd’hui le cours de la vie reprend, avec les mêmes misères, les mêmes médiocrités, les problèmes non résolus, et la décharge d’adrénaline ne peut les masquer très longtemps. Les cloches sonnent faux, car il n’y a pas d’unité, et pas vraiment de communauté à célébrer. L’unanimisme est feint et faussé, car il n’est soutenu par aucun idéal, et l’enthousiasme débordant ne résout rien, car en dehors du foot, il n’a pas de relais social ni politique, chez des gens épuisés de vivre ensemble.

« On a gagné », mais qui a gagné ? Une équipe de 23 joueurs, qui aiment à se dire fiers d’être Français, mais sur le mode de la répétition, de l’incantation. C’est quoi, être Français, au juste ?A l’issue de la coupe du monde, on ne le sait toujours pas, et il ne faudrait surtout pas s’aviser de donner du contenu à tout cela : terrain bien trop glissant. Le mythe du Black-Blanc-Beur ne convainc plus personne ; plus personne ne se risque à le convoquer ouvertement, mais l’on n’a rien trouvé à mettre à la place.

Et puis l’on juge un arbre à ses fruits. Et quels sont-ils ? Hier soir, vandalisme, pillages, vols et destructions étaient au rendez-vous sur tout le territoire. Un cortège de maux qui accompagne un sport gangrené par l’argent, montant à la tête d’une jeunesse qui ne croit pas à grand-chose et qui serait bien en peine de dire ce que c’est que la France. Quelle image donnons-nous de nous-mêmes à l’étranger, incapables que nous sommes de fêter dignement une belle victoire sportive ?

Une amie me confiait hier : j’aime la Coupe du Monde, car pour une fois les gens se parlent, se disent bonjour, s’interpellent dans le métro. Et elle ajoutait : la dernière fois que c’est arrivé, c’était pour le Bataclan. Curieux destin que celui de la France, dont le pouls bat à l’étroit entre les attentats et les pillages.

On juge un arbre à ses fruits, et ceux de la coupe du monde sont malheureusement bien amers."

Michel Janva

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Le crépuscule de leur monde

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Georges Feltin-Tracol

« Ce que nous devons redouter, s’inquiète Jean Daniel dans L’Obs du 7 juin 2018, c’est le renoncement de l’Europe. Son agonie serait la fin de notre monde. » L’éditorialiste de l’hebdomadaire officiel de la Deuxième Gauche a raison : la construction européenne décidée par les cénacles bancaires, atlantistes et cosmopolites a perdu toute valeur et se retrouve maintenant contestée par tous. Il faut s’en réjouir à la condition impérative d’exiger une autre Europe reconquérante.

La crainte de Jean Daniel fait écho à l’alarme lancée dès avril 2016 par Anne Applebaum dans le Washington Post. « Nous sommes à deux ou trois mauvaises élections de la fin de l’OTAN, de la fin de l’Union européenne et, peut-être, de l’ordre libéral du monde tel que nous l’avons connu. » Oui, son désordre libéral mondial chéri fléchit enfin et emporte avec lui un Occident déclinant.

Les résistances à cette mutation historique demeurent toujours vives. En dépit de récents et fréquents coups qui la bousculent, l’« Hyper-Classe » transnationale ne se rendra pas aussi facilement. Elle se trouve néanmoins sur la défensive et voit les nouvelles générations se détourner de ses lubies multiculturalistes. Le Figaro du 20 juin 2018 présente les résultats d’une étude prouvant que « les jeunes Européens tendent vers les valeurs conservatrices ». Plus de la moitié d’entre eux pensent que « pour certains crimes, la peine de mort est la condamnation la plus appropriée ». À peu près le même pourcentage (45 % en France) estime que leur pays « devrait être gouverné par un dirigeant fort qui n’aurait pas à se soucier du parlement ou des élections ». Le modèle illibéral inauguré en 1994 par le président bélarussien Alexandre Loukatchenka et repris depuis par Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan, Jaroslaw Kaczynski et Viktor Orban semble convaincre les électeurs ouest-européens de demain…

Le responsable général de l’enquête, Séraphin Alava, conclut fort désabusé. « Cinquante ans après 1968, au lieu de dire “ ni dieu ni maître ”, la jeunesse clame tout le contraire. Elle dit qu’elle veut un Dieu, un maître, et même qu’il est permis d’interdire. » Le bourrage de crânes scolaire, gratuit et obligatoire ne serait finalement guère pertinent.

Les médiacrates ont raison d’avoir peur. Gramsci expliquait que « la crise consiste justement dans le fait que le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Ces nouveaux « monstres » s’appellent la jeunesse d’Europe, qu’elle soit identitaire, islamiste ou néo-gauchiste. Exclue par les retraités soixante-huitards, elle trépigne plus que jamais de colère. « À mon avis, l’atmosphère aujourd’hui est très similaire à 1968 en Europe, déclarait au Monde du 18 juillet 2015 le président du Conseil européen Donald Tusk. Je sens un état d’esprit, peut-être pas révolutionnaire mais d’impatience. Mais quand l’impatience devient un sentiment collectif, elle peut conduire à une révolution. » Qu’il soit au plus vite entendu !

Bonjour chez vous et excellentes vacances d’été !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°87, diffusée sur Radio-Libertés, le 13 juillet 2018.

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Emmanuel Macron : « la République n’a aucune raison d’être en difficulté avec l’islam »

Phrase prononcée par le président de la République lors de son discours à Versailles et relevée par Minute :

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Michel Janva

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Panem et circenses : la récupération sera politique comme la manipulation a été économiqu

Macron a beau être hystérique devant la victoire des millionnaires au ballon rond, les Français, eux, auront la gueule de bois demain.

Le Figaro pose déjà la question : La victoire des Bleus va-t-elle avoir un effet sur le moral des Français? Début de réponse édifiant...

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Avec le Vivre ensemble, le Système a-t-il renoncé à la France ?

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Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦

« Vivre ensemble », tel est le nouveau mot d’ordre du Système et de ses porte-parole politiques et médiatiques. Face aux problèmes de cohabitation engendrés par l’immigration, face à la pression identitaire de l’islam, le Vivre ensemble est à l’évidence la nouvelle réponse de nos dirigeants. La question qui se pose alors est de savoir s’ils sont conscients que la logique de ce concept aboutit à la création d’un nouveau pays en lieu et place de la France.

Le Vivre ensemble remplace l’assimilation et l’intégration

Derrière ce slogan qui paraît a priori bien anodin, c’est en effet un bouleversement de grande ampleur que le Système introduit subrepticement sur la scène publique. D’abord, parce que la théorie du Vivre ensemble vient remplacer la formule classique de l’intégration comme celle de l’assimilation.

Dans la première moitié du siècle dernier, le concept d’assimilation prévalait. Concept par lequel les immigrés polonais, italiens, espagnols ou portugais sont devenus français sans difficultés majeures. Selon ce principe, l’étranger adopte l’identité française pour se mêler au peuple qu’il a choisi de rejoindre et en faire pleinement partie.

Cette conception a été abandonnée dans les années soixante-dix pour laisser la place au principe d’intégration selon lequel l’étranger peut conserver son identité d’origine mais doit s’adapter aux coutumes et aux règles du pays qui l’accueille afin de s’y insérer au mieux.

Or, depuis que l’islam est devenu une composante dominante du phénomène migratoire, cette seconde conception a elle aussi été abandonnée pour une troisième formule, celle du Vivre ensemble. Notion que l’on rabâche aux Français à longueur de journée et qui renvoie sans le dire à une vision communautariste : chacun conserve son identité, ses coutumes et ses valeurs, mais tous doivent se tolérer mutuellement, s’accepter et même s’aimer pour vivre ensemble harmonieusement sur le même sol.

Le Vivre ensemble représente une exigence insupportable pour les Français

Cette notion diffère fondamentalement de celle de l’assimilation et de l’intégration. En effet, l’effort n’est plus exigé des étrangers, mais des Français de souche qui ont la quasi-obligation d’accueillir les migrants et de s’adapter à leurs mœurs et à leur religion. Derrière les bons sentiments auxquels renvoie la formule, ce mot d’ordre représente en effet une exigence terrible tellement contraire à la nature des peuples que personne ne veut s’y soumettre. Les immigrants n’ont aucune envie de vivre avec nous, ils veulent seulement vivre chez nous comme chez eux. Les Français, de même que les Européens de souche, cherchent de leur côté à vivre loin des zones d’immigration. Les bobos, les patrons  et les gouvernants de l’oligarchie, eux-mêmes, qui prêchent pourtant le vivre ensemble se gardent bien personnellement de le pratiquer.

Car la logique du Vivre ensemble conduit à la création d’un nouveau pays

Cette formule introduit en effet un concept particulièrement dangereux car la logique du Vivre ensemble change complètement la problématique du traitement de l’immigration. Il ne s’agit plus pour la nation d’incorporer au mieux des personnes étrangères, il faut faire vivre sur le même sol des communautés radicalement différentes, chacune conservant son identité et toutes ayant les mêmes droits. Dès lors, il n’y a qu’une solution pour satisfaire à une telle exigence : créer un nouveau pays. Ou, à tout le moins, construire sur le sol national une nouvelle société africano-islamo-hexagonale qui se définirait simplement comme la collectivité de ceux qui résident sur le territoire seulement soumis à un état de droit permettant à tous de vivre ensemble.

Les Suédois, qui sont manifestement en pointe sur cette question, ont été, il y a quelque temps, la cible d’une campagne d’opinion sous forme de message publicitaire télévisé pour leur expliquer ce processus. « Il n’y a plus de retour en arrière, est-il expliqué dans ce film, la Suède ne sera plus jamais comme avant.  Il est temps de réaliser que de nouveaux Suédois vont venir avec leur culture, leur langue et leurs traditions… Ce “nouveau pays” forme un nouvel avenir. Être suédois doit être accepté non plus comme une question de couleur de peau et lieu de naissance. Cela doit pouvoir être toi, moi et tous ensemble. Ce ne sont pas uniquement les nouveaux Suédois qui doivent s’intégrer. Tout le monde doit s’intégrer, même les Suédois de souche. »

Avec le Vivre ensemble, le Système a-t-il renoncé à la France ?

Certes, cette campagne baptisée « le nouveau pays » n’est pas celle du gouvernement suédois et la France n’en a pas encore connu de comparable. Pourtant ce message montre bien que le Vivre ensemble conduit naturellement à l’avènement d’un pays neuf qui appartiendrait autant aux migrants qu’aux Français de souche.

Si donc les tenants du Système font la promotion du Vivre ensemble en toute connaissance de cause, on peut légitimement s’interroger sur leurs motivations. Confrontés à la contradiction fondamentale qui existe entre le maintien de la France telle qu’elle est et la présence croissante d’immigrés sur notre sol, auraient-ils choisi, pour ne pas assumer une politique courageuse d’arrêt de l’immigration, de suivre la voie aventureuse de la construction d’une nouvelle entité en rupture avec notre nation ?

Si tel est le cas, les Français sont en droit de le savoir. Sur un tel sujet qui engage leur avenir en tant que peuple, ils sont même en droit d’être consultés directement et explicitement.

Ligne droite 16/07/2018

Source : Ligne droite

Crédit photo : Eu civil via Flickr cc

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