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22/03/2017

(Re)vive le roi ! Macron n’a pas de programme, Marin de Viry, oui !

Encore une fois, ce n'est pas nous qui le disons ; cet article n'émane pas de Lafautearousseau, il n'est pas signé de l'un de nos rédacteurs ; il a été publié le 19 mars, dans Causeur et nous en approuvons chaque ligne. Qu'y rajouter ? Il suffit de lire. L'essentiel est dit.  Lafauterousseau

Le constat est partagé par tous les citoyens lucides. La bassesse morale de notre société, sa cupidité dégoulinante de mièvres sentiments et son impudeur tapageuse, sont de puissants moteurs à l’abstention pour certains, à la fronde pour d’autres. Pour régler ce désordre, s’extraire d’un système aussi cadenassé que vérolé, Marin de Viry opte pour une France « catholique et royale » dans « Un roi immédiatement », un essai décomplexé paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Les bonnes consciences de Droite et de Gauche s’étoufferont à la lecture de ce plaidoyer pro-domo, en l’espèce la Maison de France, les autres liront avec délectation ce pamphlet féodal, pure souche, assez revigorant dans le paysage actuel.

C’est du brutal ! A la fois drôle, provocant, d’une logique implacable, pétillant de références philosophiques et de vérités acides sur notre déplorable époque. La virtuosité intellectuelle de l’auteur ne doit pas masquer son cri de Terreur. Cette longue plainte qui prend sa source dans le dévoiement de nos Institutions, la pente fatale dans laquelle une classe politique dépassée et défaitiste nous a jetés par manque de courage et de vision, il y a maintenant plusieurs décennies. Aujourd’hui, le peuple sans idéal, englué dans le conformisme et l’argent tout puissant, cherche en vain son salut. Il erre dans la Démocratie sentant au plus profond de son âme, sa fragilité constitutionnelle et son absence de substrat. Les réseaux sociaux et les élections, ces deux faces d’une même pièce jouée d’avance, lui ont ôté toute volonté de transcendance. L’apathie règne et le débat prend la forme d’un simulacre. Alors, quand tout a lamentablement foiré, pourquoi pas un roi ? Pour nous amener (sans user de la torture) à cette solution politiquement très incorrecte, la mécanique de Viry et son style coruscant marchent à plein (ancien) régime. On suit les étapes progressives du désenchantement d’un homme qui a cru jadis aux vertus d’une République émancipatrice et qui déplore l’effondrement de ses valeurs, voire sa vacuité.

Une exigence quasi-existentielle

Sous le ton trompeur de la blague, Viry dépèce méthodiquement la bête médiatico-politique, toujours aussi satisfaite d’elle-même et dotée d’une arrogance crasse. Tout y passe : les communicants gourous, les partis liberticides, les pubards rigolards, les professeurs distributeurs de moraline, les journaux exsangues, les ministres hors-sol, enfin tous les agents démobilisateurs. L’écrivain en appelle non pas à un sursaut, plutôt à une sorte d’élévation, une exigence quasi-existentielle, il faudrait donc serrer les rangs autour de figures proscrites par les manuels scolaires, les valeureux Bayard, Jeanne ou Godefroy. « J’associe la monarchie à l’idée d’une liberté venue d’en haut, qui ne gêne pas la liberté venue d’en bas, la nôtre. J’associe la monarchie aux noces du grand et du petit. C’est-à-dire au bénéfice du petit », écrit-il. Il va même jusqu’à l’associer à « l’idée du bonheur personnel ». Derrière sa rhétorique jubilatoire qui dégomme tous les totems, la sincérité de son Te Deum cueille le lecteur quand il parle d’un roi « portier de l’invisible » ou quand il transgresse les images folkloriques de la monarchie pour ne conserver que cette passerelle vers « une communauté engagée dans l’histoire ». Ce livre révolutionnaire par sa forme et son propos commence par un échange de mails entre le narrateur-professeur et son étudiante, un condensé délirant de toutes nos tares. On en redemande, le règne du « sympa » supplanté par celui du « cool » dans les rapports humains démontre notre état palliatif. La meilleure définition du journalisme, lue depuis un bail, est la suivante : « dans sa version dévoyée, une industrie de séquençage, de formatage, et de distribution numérique des préjugés ». Fermez le ban ! S’en suit une conversation avec une ravissante collègue allemande, Brigit à la dialectique aussi redoutable que son anatomie. Chez Viry, le retour du roi peut s’opérer même dans la République, c’est un espoir à méditer. Et puis un livre qui fait référence à Aldo Maccione et au « Guépard » pour appuyer sa logique aura toujours mon adoubement !   •

Un roi immédiatement de Marin de Viry – Editions Pierre-Guillaume de Roux

Marin de Viry

Thomas Morales
Né en 1974, Thomas Morales est journaliste indépendant et écrivain.

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http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Perles de culture n°114 : "La morsure des dieux", le nouveau film de Cheyenne Carron

21:42 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Affaire Bruno Le Roux, nouveau rideau de fumée pour cacher les casseroles de Macron révélées durant le débat de TF1

Pour mieux protéger la candidature véreuse d’Emmanuel Macron dénoncée lundi-soir sur TF1, notamment par Benoît Hamon, au cours du débat de la primaire du 1er tour des Présidentielles, le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux a été sacrifié pour leurrer les électeurs qui commencent à trop bien comprendre la propagande et la protection médiatique et judiciaire dont bénéficie Macron. Le débat de lundi soir a été très révélateur de ce point-de-vue. La ficelle Le Roux est grosse, surtout quand on observe qu’elle a été lancée comme par hasard sur TMC, immédiatement relayée sur « BFMacron« , deux des chaines de Patrick Drahi, l’obligé de Macron dans l’affaire de la vente de SFR. Mais il fallait neutraliser la très mauvaise prestation de Macron sur TF1 et surtout la dénonciation de ses casseroles en direct par son ancien camarade de gouvernement, Hamon, reprise de volée par Jean-Luc Mélenchon.

Les plus grosses casseroles d’Emmanuel Macron

Macron, soupçonné de haute trahison dans le scandale d’Alstom-énergie et auteur du scandale de la livraison de SFR au magnat de la presse Patrick Drahi n’a aucun problème avec le PNF, celui-ci préférant s’occuper de ses concurrents directs à la course à l’Elysée, Marine Le Pen et François Fillon. L’ancien secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’est pas non plus poursuivi pour de forts soupçons de dissimulation fiscale sur son  patrimoine fabuleux de 3,5 millions d’euros acquis comme banquier de Rothschild en l’espace de deux ans et demi seulement et dont curieusement, il ne resterait plus rien à déclarer… (Voir les deux vidéos ci-après)

Le PNF et l’Elysée agitent le rideau de fumée qu’est l’affaire Le Roux

Macron avec ses ÉNORMES casseroles commençant à sérieusement faire du tintamarre, l’Elysée a donc concocté en contre-feu le sacrifice de Bruno Le Roux pour servir de rideau de fumée. Oh, certes, un tout petit sacrifice sans conséquence, « Paris vaut bien une messe »: il vient de démissionner un mois avant la fin de ce gouvernement, pour des affaires futiles et légales d’emplois familiaux. S’il ne faut que cela pour faire croire aux électeurs que le Parquet National Financier ferme les yeux sur les casseroles de Macron uniquement parce qu’il n’y aurait rien à voir, pourquoi s’en priver ?

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26 mars : Marche pour la vie à Bruxelles

25 mars à 20 heures à la Veillée pour la Vie à l'église Sainte-Catherine (Place Sainte-Catherine, métro Sainte-Catherine) à Bruxelles

15h dimanche 26 mars au Mont des Arts, marche pour la Vie !

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Les médias rattrapent Macron par la culotte - Journal du mercredi 22 mars 2017

Passé Présent n°144 - La crise de 1929

18:49 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Attaque terroriste au Parlement britannique à Londres

Une attaque terroriste vient d’avoir lieu devant le Parlement britannique. Selon les premiers éléments rapportés par la presse britannique, un homme armé d’un couteau, qui serait de type pakistanais ou indien, a été abattu devant le Parlement britannique, après qu’il a attaqué et blessé un policier à l’intérieur du Parlement.

Dans le même temps, un véhicule de type 4×4 a fauché volontairement une dizaine de piétons et de cyclistes sur le pont de Westminster, trois d’entre eux au moins étant blessés et ayant été vus gisant au sol.

Le premier ministre Theresa May, qui se trouvait au Parlement, a été exfiltré par la sécurité et a fait savoir qu’elle allait bien.

Marine Le Pen vous répond ! #04 | « Sur les bas salaires » | Marine 2017

Le collectif Tout sauf Macron est en marche !

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Tout-sauf-Macron-300x300.jpg(NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Le collectif Tout sauf Macron est né ! C’est ce que l’un de ses fondateurs, le militant souverainiste Pierre Charron, a révélé à nos confrères du site Parisvox.
Le point de départ de ce collectif est que les propos du candidat Macron sont un peu trop bien relayés par les médias du système, sans analyse critique.
Cet ancien ministre de François Hollande, donc partiellement responsable du bilan de celui-ci, est présenté par la classe politico-médiatique comme un homme neuf et porteur d’espoir.
Quel est le but de ce collectif ? Il est dit des Français qu’ils auraient la mémoire courte. Ce collectif entend la leur rendre.
Tout d’abord en leur présentant Macron comme le digne héritier du social-libéral Hollande. En leur rappelant également qu’ayant travaillé pour la banque Rothschild et ayant fait siennes des revendications du Medef, Macron est également l’homme du système dans toute son expression. En témoignent ses déclarations sur l’identité et la culture française ou le colonialisme.
Quels moyens seront mis en œuvre par ce collectif ?
Tous ceux qu’il sera possible de mettre en œuvre, à savoir la prévention, la sensibilisation et le militantisme, notamment via les réseaux sociaux, seul véritable espace de liberté. L’occasion de mettre notamment en lumière les affaires qui touchent le candidat d’En Marche !

Pour Pierre Charron, le mot d’ordre « Tout sauf Macron » ne doit pas connaître de limites : il se dit prêt à voter Mélenchon s’il le faut, ce dernier ayant au moins pour lui de ne pas être inféodé « aux grandes puissances mondiales et à l’Allemagne ».

Marine Le Pen rencontre Idriss Déby, Président de la République du Tchad | Marine 2017

Les libéraux contre le peuple libéré

L’Afp le rapportait le 14 mars, lors d’une conférence organisée par  les Amis du Crif, François  Fillon expliquait qu’il n’était pas mort, que « compte tenu du désordre dans cette campagne, les choses se cristalliseront dans les derniers jours, dans la dernière semaine quasiment (…) au moment où les Français ont le sentiment qu’ils ont une responsabilité en mettant un bulletin dans l’urne »; d’autant ajoutait-il,  que « Emmanuel Macron est très surestimé ( dans les sondages) », et « Marine Le Pen terriblement dangereuse »… pour qui? Yves Thréard n’est pas le journaliste le plus hostile à la droite libérale mais désespère comme beaucoup de voir le candidat de LR et de l’UDI  remonter la pente. Il le disait de nouveau ce matin dans son éditorial sur Europe 1, alors que  la justice soupçonne M. Fillon  d’escroquerie aggravée et de faux et usage de faux. « Pour Fillon, dit-il, c’est mission quasi impossible. Il est à 17 % dans les sondages, ce qui fait l’os de l’électorat de droite, moins que Chirac en 1995 et 2002, qui était déjà très bas. Sauf à écraser ses adversaires dans les deux débats du 4 et 20 avril, sauf à ce qu’une énorme tuile tombe sur Macron ou Le Pen, il ne peut plus guère espérer. Ce n’est pas la présence des Balkany dans ses meetings, comme hier soir à Courbevoie, qui va améliorer son image.» Ni ajouterons-nous,  d’accepter de se faire offrir des costumes par le très trouble avocat libanais Robert Bourgi, que Jean-Marie Le Pen avait rudement  taclé en 2011 quand  cet ami de Chirac et de Sarkozy  l’avait inconsidérément  attaqué et accusé… 

Un François Fillon qui fut rudement dénoncé par le cacique socialiste Bruno Le Roux,  successeur de M. Cazeneuve place Beauvau, ex  président du groupe PS à l’Assemblée,  lorsqu’il a commenté il y a quelques semaines  sur RTL l’affaire Pénélope, les déboires du candidat de LR.  Il  évoquait  une affaire « très très grave aux yeux des Français s’il n’y avait pas la réalité d’un véritable travail ». Patatras!,  le jour même de l’annonce des décès du socialiste Henri Emmanuelli et du mondialiste David Rockfeller,  il a lui même été contraint à la démission de son poste de ministre de l’Intérieur. A peine vingt-quatre  heures après les révélations lundi soir portant sur  l’emploi comme collaboratrices parlementaires de ses deux filles alors mineures, pour un total cumulé de  24 CDD  et des salaires  se montant au total  à 55 000 euros.

Bruno Le Roux était une sorte de synthèse et ne fut pas choisi au hasard par François Hollande,  nous l’avions dit ici. Interdit  de territoire  russe , très en pointe  dans le combat contre le FN - ce qui le qualifiait certainement  pour superviser le déroulement  élections  en tant que ministre de l’Intérieur… - M.  Le Roux est aussi  un Young Leader. En l’espèce  l’un des programmes phares de la French-American Foundation (FAF)  qui a recruté et formé des agents et des relais au PS comme au sein de la droite atlanto-libérale. D’ailleurs, le binational Mathias Fekl jusqu’alors   secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, soutien de Bernoit Hamon, qui a été nommé pour remplacer M. Le Roux à la tête du ministère de l’Intérieur,  est lui aussi un  Young Leader campant sur des positions  très immigrationnistes.

Le Figaro  rapporte sa  méconnaissance de l’histoire des idées (ou une volonté de déni?)  puisque M. Fekl  affirme notamment, contrairement à Emmanuel Macron qui là pour  le coup assume et ne se trompe pas, que  « Le libéralisme n’est pas de gauche». Or  cette doctrine (qui n’est pas simple et saine acceptation de l’économie de marché)  est née à gauche, s’est déplacée à droite et est largement revenue dans sa famille  d’origine. La candidature Macron a cet avantage de matérialiser clairement cet état de fait, d’acter la rupture nette et définitive entre un  peuple  conscient de l’entourloupe et les élites mondialisées,  une gauche libérale-libertaire, hors sol,  bruxelloise, transnationale, les partisans de l’open society.

  Ce  peuple Français attaché à ses racine, à ses traditions, à  sa souveraineté , à  son identité physique, culturelle, spirituelle  place ses espoirs dans la candidature de  Marine et  ne désespère  pas de voir une recomposition politique s’opérer  autour du Front National, de l’idée de préservation  du fait nationalSouverainisme national qui fait enrager nos adversaires, notamment ceux qui sont élus au Parlement européen et qui ne reculent  devant aucune méthode pour tenter de museler les fortes têtes qui refusent de penser dans les clous progressistes.

Bruno Gollnisch s’en est inquiété auprès du président  Parlement européen dans une question écrite dont nous nous sommes fait l’écho hier, suite aux agissements de Pervenche Bérès. Une élue socialo-européiste qui s’était déjà signalée en signant  un appel contre les mouvements nationaux et souverainistes, pour la mise en  place d’un apartheid politique visant à couper les vivres aux eurosceptiques au motif  qu’« il est quand même schizophrène de donner de l’argent européen à des partis antieuropéens ! ».

En fait de schizophrénie, la gauche cosmopolite, celle de toutes les trahisons, de tous les reniements, dans ses différents avatars , costumes, et  transmutations est toujours là pour nous rappeler qu’elle reste finalement fidèle au mot d’ordre des sectaires aux mains ensanglantées  dont elle est l’héritière: pas de liberté pour les ennemis de la liberté...et à  sa déclinaison plus moderne: le peuple vote mal, changeons de peuple! 

https://gollnisch.com/2017/03/22/liberaux-contre-peuple-l...

La folle semaine euro turque

Il faut hélas revenir, d'abord, sur la décision française d'autoriser l'organisation, à Metz le 12 mars, d'une importante réunion politique communautariste où le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est venu exhorter ses compatriotes résidant en France et dans les pays frontaliers de voter "evet" (oui) à la transformation autoritaire de la constitution.

Examinons d'abord cette décision du point de vue de la politique intérieure française.

En elle-même cette affaire révèle l'attitude capitularde de la gauche parisienne devant un électorat qu'elle entend rallier à tout prix. Ceci résulte de la stratégie imposée depuis plusieurs années par Terra Nova. Ce prétendu laboratoire d'idées progressistes remonte à 2008. Il se coule sur le modèle du Parti Démocrate des États-Unis, que la loi autorise désormais à financer les partis de l'Internationale socialiste.

Son propos, désormais bien connu et bien repérable, consiste à substituer aux anciens électorats ouvriers, qui constituaient historiquement le socle des partis socialistes, sociaux démocrates et communistes, les masses fédérées des minorités, toujours présentées comme opprimées. On réfute officiellement avec horreur la dénonciation du remplacement de peuple, thèse d'un Renaud Camus stigmatisée pour raciste. Mais les disciples de la gauche caviar la pratiquent allègrement. Le peuple de gauche, pour eux, ne se recrute plus chez les travailleurs, mais chez les étrangers, tous les étrangers. L'Arlette Laguillier de demain devrait ainsi ouvrir ses discours non plus par son célèbre "travailleurs, travailleuses" mais par un "étrangers, étrangères".

Or, parmi ceux-ci un certain nombre ne se sentent aucune vocation à rejoindre les rangs de la gauche.

Les partisans d'Erdogan en Europe en donnent sans doute le plus éclatant exemple. Militant pour une renforcement des pouvoirs constitutionnels de leur président, ils se recrutent dans deux partis : d'une part, l'AKP créé par Erdogan lui-même sur la base d'un retour méthodique de la Turquie à l'islam, et à la tradition ottomane, et d'une répression plus intransigeante vis-à-vis des revendications kurdes, tout en mettent en œuvre une économie d'apparence plus libérale ; et d'autre part le MHP, parti des Loups-Gris nationalistes, dont le fondateur Alparslan Türkes (1)⇓ considérait : "le corps de notre politique est le nationalisme turc, et son âme est l'Islam". (2)⇓

On se trouve ici en présence d'un cas d'école

L'objet de la campagne référendaire aurait de quoi faire réfléchir même un François Hollande, même un Ayrault qui parle "d'apaisement" et qui fait mine de considérer que rien ne justifierait l'interdiction de meetings où des ministres turcs viennent enflammer la diaspora et intimider au sein de celle-ci les représentants de l'opposition politique ou des minorités ethniques (notamment kurdes) et religieuses (notamment alévies). Toutes sont d'ores et déjà opprimées par le régime turc, caricature du jacobinisme français, et il est à craindre qu'elles le soient encore plus si le projet gouvernemental est adopté.

Le 16 avril en effet le referendum constitutionnel portera sur une réforme renforçant outrageusement les pouvoirs du président de la république Recep Tayyip Erdogan. Ceci remplacerait le système actuellement parlementaire par un régime présidentiel quasi dictatorial. Ceci déterminerait une inversion de toute l'évolution des institutions turques depuis la fondation de la République par Mustafa Kemal Atatürk. Le caractère répressif du projet, a été rappelé aux Européens, avec éloquence, par l'actuel premier ministre Binali Yildirim venu en Allemagne faire campagne pour le oui. Le 18 février en effet il a promis une traque impitoyable de tous les partisans qu'il dénonçait, en vrac, comme des putschistes et des terroristes, aux applaudissements de plusieurs milliers de sympathisants rassemblés. "L'époque où certains pouvaient donner des leçons à la Turquie est révolue. La Turquie n'est pas un pays que l'on peut intimider", a-t-il lancé dans le grand stade d'Oberhausen, salué au cri de allahou akbar.

Il se trouve que, sans le vote des 39 députés du MHP le projet de révision constitutionnelle proposé par Erdogan et les 317 députés de son parti n'aurait pas passé le cap des 330 voix sur 550 à l'Assemblée nationale nécessaire pour être soumis à referendum.

Difficile dans ces conditions d'agréger à la gauche française les amis de cette coalition, d'autant que la gauche turque est clairement identifiée aux deux autres partis et que les adversaires du projet ne manquent pas de caractériser comme de nature à renforcer une situation d'oppression.

Enfin, on doit regarder cette affaire du point de vue européen. Étant de ceux qui ont toujours mis en garde contre la candidature d'Ankara (3)⇓, je ne puis que me féliciter de voir que des gens qui, jusque-là semblaient indifférents à l'idée qu'un pays extra-européen puisse entrer dans ce qui s'appelle l'Union européenne aient largement pris conscience du danger.

Il est faux en effet de présenter cette affaire comme l'ont fait les médias hexagonaux lesquels n'ont guère mis l'accent que sur le contentieux avec les Pays-Bas. Ce faisant ils ont préemptés le résultat des élections néerlandaises du 15 mars : patatras les sondages se sont encore trompés. Ce n'est pas le parti de Wilders qui l'a emporté, mais le parti libéral. Or, l'affaire de la campagne intrusive du gouvernement turc en Europe avait entraîné la réaction de plusieurs pays: Hollande, certes, mais aussi Autriche, Suisse, Danemark et surtout en Allemagne où l'immigration turque est la plus forte. Depuis plusieurs semaines cette question faisait la Une des sites internet des plus sérieux parmi les journaux d'outre-Rhin. Les responsables politiques allemands se sont tous prononcés, s'indignant des provocations. Et, une fois de plus, la presse parisienne ne s'en préoccupait pas. Il lui était beaucoup plus agréable de mettre en cause la xénophobie néerlandaise et de laisser entendre qu'il s'agit seulement d'une retombée du Brexit, dont se réclame Wilders.

On est rarement déçu avec le mégalomane d'Ankara Recep Tayyip Erdogan. Ses injures déplacées en direction des Allemands et des Hollandais restent dans la droite ligne d'un discours récurrent plein de mépris et de rancœur envers les Européens. On ne doit donc plus accepter qu'en réponse, nos pays ne se situent pas sur une même ligne, celle de la fermeté.

En choisissant, quand les autres européens font face, de singulariser en s'aplatissant, pour des raisons électorales internes, et de surcroît illusoires, Hollande et les socialistes ont délibérément choisi d'affaiblir et de discréditer la France.

JG Malliarakis

Apostilles

  1. Ce nom, trop beau pour être vrai s'agissant d'un nationaliste turc (un peu comme si un nationaliste français s'appelait Clovis Lefranc) est un pseudonyme. La véritable identité du personnage reste mystérieuse. 
  2. L'un des exploits des Loups Gris peut être visionné avec les images de la mise à sac et du massacre de Sivas du 2 juillet 1993 à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis. . 
  3. cf. Mon livre La Question turque et l'Europe.

http://www.insolent.fr/

13:20 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La petite histoire : La légende noire des Gaulois

13:10 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Samedi dernier, beaucoup de monde au colloque de l'Institut Iliade à Paris

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Source Réinformation cliquez ici

1200 personnes ont assisté au colloque annuel de l’Institut de la longue mémoire européenne. Un colloque dédié au thème : « Européens – transmettre ou disparaître ». Pour transmettre des valeurs, il faut d’abord résister à la déconstruction de notre culture. Pour ce faire, Philippe Conrad a rappelé la nécessité des médias de reinformation, citant notamment Radio Courtoisie.

Le focus a ensuite été mis sur l’éducation.

François Bousquet a dénoncé l’égalitarisme de l’Education nationale et ses effets délétères sur le niveau d’instruction des élèves français. Une table ronde a mis en évidence l’impasse de l’école républicaine actuelle. Une faillite délibérée.

L’après-midi a embrayé sur la « paideia », l’éducation du corps, de l’âme et de l’esprit.

Un auditeur de l’Iliade a présenté un film sur le « kalos kagatos », l’homme accompli des Grecs. Une table ronde a ensuite réuni un chef scout, un maître artisan et une spécialiste de la littérature jeunesse. Autant de vecteurs d’éducation.

Par un éloge de l’entreprise, Philippe Christèle a rappelé la nécessité de convertir dans l’action les valeurs et savoirs transmis.

Une troisième table ronde a réuni deux « Antigones » pour parler de la transmission féminine. Le rapport particulier des femmes au temps à été souligné, ainsi que la nécessité de résister à la dénaturation par la contraception hormonale.

L’art a également été mis à l’honneur.

Thibaud Cassel, auteur d’une anthologie poétique, a superbement déclamé « la mort du loup » d’Alfred de Vigny. Un film de l’Iliade a ensuite mis en scène la fraternité des peuples européens et la renaissance espérée de la civilisation européenne.

Jean-Yves le Gallou a conclu la journée en proposant le recours à la civilisation face au risque du « dernier homme ».

Dans l’histoire européenne, il n’y a pas de fatalité a-t-il affirmé. C’est aux Européens de puiser dans leurs racines pour construire un nouveau monde sur les ruines de celui qui s’achève. Quoi qu’il advienne, « le temps de l’homme européen reviendra ! ».

Vous retrouverez les interventions de ce colloque dans le numéro spécial de la revue Livr’arbitres et sur le site de l’institut Iliade.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

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L’intox de Benoît Hamon sur le solde migratoire

Libé désintox :

6a00d83451619c69e201b8d26d37c8970c-250wi.jpg"Voilà un sujet sur lequel on entend et lit beaucoup de choses fausses. Et Hamon ajoute l’intox à la confusion générale. Ce qui est vrai, c’est que le solde migratoire global de la France est de +67 000. On retrouve cette statistique dans le tout frais bilan démographique 2016 de l’Insee en janvier (en bas à droite de ce tableau).

Mais cette donnée ne nous informe en rien de l’apport de l’immigration. En effet, ce solde migratoire concerne la totalité des entrées et sorties du territoire, et pas seulement celles des immigrés. En clair, il agrège les mouvements des immigrés et ceux des personnes nées en France (ainsi que les entrées et sorties de personnes nées françaises à l’étranger, mais qui sont plus marginales).

Or les statistiques de l’INSEE, basées sur les enquêtes annuelles de recensement, montrent que le solde migratoire des personnes nées en France est négatif, alors que le solde migratoire des immigrés est, lui, nettement positif. Pour 2013, dernière année pour laquelle l’étude donne des chiffres, le solde des nés en France est de -120 000 (197 000 ont quitté le territoire pour 77 000 qui sont revenus). A l’inverse, le solde migratoire des immigrés est de +140 000 (235 000 arrivées pour 95 000 départs).

Bref, concernant le solde migratoire des immigrés, les chiffres sont donc peu ou prou l’inverse de ce que dit Benoît Hamon."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

 

La Turquie déclare la guerre démographique à l’Europe

8825-20170322.jpg« J’en appelle à mes citoyens, mes frères et sœurs en Europe. […] Allez vivre dans de meilleurs quartiers. Conduisez les meilleures voitures. Vivez dans les meilleures maisons. Ne faites pas trois, mais cinq enfants. Car vous êtes l’avenir de l’Europe. Ce sera la meilleure réponse aux injustices contre vous. »Tels sont les propos tenus par le président turc Recep Erdogan lors d’un meeting pour la campagne référendaire à Eskisehir, en Anatolie centrale.

Le sultan a donc dévoilé ses cartes, il appelle ses concitoyens installés en Europe à œuvrer au Grand Remplacement. Et ce n’est pas juste un accès de colère, mais bien un plan d’islamisation de notre continent qui ne date pas d’hier. Encore seulement maire d’Istanbul, le même Erdogan avait dit dans un discours en 1998, citant un poète turc :

« Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats. »

Car, pour le sultan Erdogan, l’Europe est aujourd’hui le théâtre d’une « confrontation entre la croix et le croissant ». C’est ce qu’il a affirmé après le jugement de la Cour de Justice de l’UE qui est venu confirmer la semaine dernière qu’au regard du droit européen, les entreprises pouvaient interdire le port du voile islamique par leurs salariées.

Défiant ouvertement l’Europe, le ministre de l’Intérieur ottoman Süleyman Soylu a prévenu, selon ses propos rapportés jeudi dernier par l’agence de presse turque Anadolu :

« Je le dis à l’Europe, êtes-vous à la hauteur ? Si vous le voulez, nous pouvons ouvrir la voie aux 15 000 réfugiés que nous ne vous envoyons pas chaque mois et vous couper le souffle. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 21 mars 2017

http://fr.novopress.info/204444/la-turquie-declare-la-gue...

Violence et politique - Orages d'acier - 19/03/2017

Theo Luhaka reconnaît devant un juge qu’il a menti

C’est officiel, il vient de l’avouer devant un juge, Théo Luhaka a menti lors du premier interrogatoire pour charger les flics. Comme pour la grotesque affaire Léonarda, les Français peuvent remercier leur président de s’être aplati devant cette racaille notoire. Merci président !

Lors de sa première audition, Théo avait expliqué s’être fait « enfoncé » un « baton dans les fesses » par des policiers à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) en février dernier suite à un contrôle d’identité qui avait mal tourné. L’un d’eux aurait ainsi « écarté (son) caleçon sur le côté », pendant que le deuxième lui « tenait les jambes » et que le dernier le maintenait « légèrement incliné debout ». Mais comme le révèle Le Parisien dans son édition du 21 mars, le jeune homme a été mis face à ses contradictions lors d’une nouvelle audition.

La juge qui l’interrogeait a notamment mis en doute ses propos en s’appuyant sur les images de vidéosurveillance et sur les constatations faites sur le caleçon du garçon, retrouvé troué. « Comme je vous l’ai dit, la première audition, je n’étais pas en état », lui a répondu Théo, reconnaissant ne pas se souvenir des mots qu’il avait prononcés ce jour-là.

Un pantalon taille basse, qui « descend tout seul »

Interrogé également sur le jogging qu’il portait au moment des faits, le jeune homme a concédé que ce n’était pas forcément « volontaire » s’il descendait, même si selon lui, les policiers tiraient tout de même dessus lorsqu’ils l’ont « attrapé ». 

La magistrate lui a fait remarquer que sur la vidéo, on le voit arriver en portant le vêtement large taille basse. « Si tu ne serres pas ton pantalon avec le cordon, logiquement, il descend tout seul. Et puis je prends mes pantalons en XL, ce n’est pas ma vraie taille », lui a-t-il indiqué.

Néanmoins, Théo continue de maintenir que la matraque a bien été enfoncée de manière volontaire. Une version que l’IGPN, la police des polices n’a pas retenu, qui explique dans son rapport que le geste « visait la cuisse pour faire plier la jambe de l’intéressé », et que donc sa « finalité », ainsi que « ses conséquences » n’étaient « pas intentionnelles ».

Source
http://www.contre-info.com/theo-luhaka-reconnait-devant-u... |

Robert Ménard : « Je serai candidat à la mairie de Béziers en 2020 »

Elu maire de Béziers en 2014, Robert Ménard l’annonce dans le Journal de Béziers : « Je serai candidat à la mairie de Béziers de 2020. » Dans un long entretien au bimensuel municipal (n° 53 du 15 mars 2017), il explique que si « la ville a commencé à changer […], est plus belle », « nous sommes loin du compte » : « Les trois années qui me restent avant la fin de ce mandat ne seront pas suffisantes pour mener à bien tous les projets que j’ai en tête. Il nous faudra, il me faudra plus de temps. D’où la décision que je viens d’annoncer. »

Robert Ménard réitère également sa volonté de demeurer un homme libre…

« Je ne suis d’aucun parti. Je n’appartiens à aucun clan. Je n’ai de compte à rendre à aucune coterie. »

…et de poursuivre l’union des droites au niveau local :

« L’équipe que je mène aujourd’hui est forte d’une majorité d’élus qui, comme moi, n’appartiennent à aucune formation politique. Les autres militent dans des partis très divers :Front national, Les Républicains, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, le Centre national des Indépendants et Paysans ; le SIEL de Karim Ouchkih, le RPF de Christian Vanneste… Toutes les couleurs de la droite ! Et cela me convient parfaitement. »

Robert Ménard Béziers 2020

Familles en danger (Marion Sigaut, Fête du Pays Réel)

Réformer l'instruction (Claude Meunier-Berthelot, Fête du Pays Réel)

Le « Grand Débat » a-t-il tenu ses promesses ?

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À part Marine Le Pen, quel candidat génère une adhésion franche de son électorat ? Personne.

Le « Grand Débat » organisé par la première chaîne, duquel étaient absents les six « petits » candidats, sur lesquels Fillon et Macron n’ont pas manqué de verser quelques larmes de crocodile, n’a pas tenu toutes ses promesses. Il aura renforcé les électeurs dans leurs convictions sans forcément les bousculer. Chacun y sera allé de sa partition habituelle.

À gauche toute, Jean-Luc Mélenchon s’est fait tribun de la plèbe avec un talent oratoire que je ne lui contesterai pas – et dieu sait, pourtant, que ses cabotinages m’agacent. Quant à Benoît Hamon, il a définitivement endossé l’habit du champion incontesté du multiculturalisme Terra Nova, défendant avec le plus grand zèle les fameux « indigènes de la République » à défaut d’en séduire les indigents. Avec eux, l’État rasera gratis.

Mi-figue mi-raisin, Emmanuel Macron a montré ses faiblesses et ses lacunes. Perdant souvent le fil de ses arguments, il a dû confondre le débat présidentiel avec une réunion de start-up, délivrant des satisfecit aux uns et aux autres afin de donner de lui l’image d’un consensualisme pur et parfait. Parfaitement ridicule sur la question du burkini face à Marine Le Pen, il a usé de ces sophismes qui lui sont habituels. Adolescent, timide, suffisant et brouillon, il a déçu ceux qui l’imaginaient fin dialecticien. Mais, au fond, il incarne bien le zeitgeist post-politique.

François Fillon s’en est tenu à ce qu’il sait faire… Peu nerveux, il a cherché à apparaître rassurant, oscillant entre le père Fouettard antisocial et le protecteur des familles françaises. S’il a certainement plu à la partie de son électorat la plus convaincue, il n’aura pas su élargir sa base.

Son programme ordo-libéral, présenté de la manière la plus austère, ne me semble pas de nature à susciter une vague d’enthousiasme général. 

Marine Le Pen a su faire montre de force de caractère. Parfois durement attaquée par les quatre autres candidats, elle a répondu avec ses armes, déroulant un programme conçu comme un tout. De tous, elle fut la seule à déclarer que la France devait en finir avec l’immigration. Candidate de l’ordre, elle n’oublie pas non plus d’avoir une pensée pour ceux d’entre nous qui souffrent le plus des effets pervers de la financiarisation de l’économie mondiale.

À part Marine Le Pen, quel candidat génère une adhésion franche de son électorat ? Personne. Les autres candidats, tous d’anciens ministres, seront des choix par défaut. Les commentaires consécutifs au débat démontrent, s’il en était besoin, que les Français auront principalement conforté leurs choix initiaux. Ceux qui n’appréciaient pas, hier, les envolées lyriques du socialiste Mélenchon ne les apprécieront pas aujourd’hui.

L’histoire pourrait être différente lors du prochain débat. Rodés, baptisés pour certains, les impétrants devront prendre plus de risques et se dévoiler. Espérons qu’ils ne réciteront pas leur programme tels des premiers communiants, à l’image de ce qu’a pu faire Emmanuel Macron. Les Français attendent qu’on leur présente une vision pour leur civilisation. Il faudra aussi qu’un mensonge tombe : non, la gauche et le centre n’ont pas le monopole du progrès, de la liberté et de l’optimisme. Car ce sont bien les politiques qu’ils ont menées qui ont rendu le pays dépressif.

http://www.bvoltaire.fr/grand-debat-a-t-tenu-promesses/

Napoléon Bonaparte, la bataille du pont d’Arcole (1796) | Au cœur de l’histoire | Europe 1

06:27 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

21/03/2017

Encore un ministre de Hollande qui a des ennuis avec la justice

Et cette fois... il s'agit du ministre de l'Intérieur ! Le parquet national financier (PNF) a annoncé l'ouverture aujourd'hui d'une enquête préliminaire sur l'emploi par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux de ses filles, alors adolescentes, comme collaboratrices parlementaires. Bruno Le Roux était député (PS) entre 2009 et 2016. le ministre a démissionné.

Liste des affaires de ministre ou conseillers de Hollande depuis le début du quinquennat :

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

5 millions d'immigrés en voie d'être expulsés…

Cap sur l'Elysée - Le grand débat, le "debrief" | Journal du mardi 21 mars 2017

Juppé, le candidat sorti

Il la savourait d'avance  Alain Juppé, qui se voyait depuis des mois comme l’unique recours pour la France, espérait fermement que la présidentielle allait lui tomber toute rôtie dans l'escarcelle.

Avant, pendant et même après la primaire, du fait de l'affaire Fillon, l'Elysée s'est ouvert, à diverses reprises, devant lui. Et puis, tout à coup, la porte s'est refermée. Définitivement. « Une bonne fois pour toutes », Alain Juppé ne sera pas candidat. C'est du moins ce qu'il a déclaré le 6 mars. Non que l'envie lui ait manqué, malgré le vote contraire de la primaire, et malgré l'obligation, pour ce faire, d'apparaître comme un plan B. Une peu glorieuse solution de rattrapage...

Les ors de l'Elysée - pardon ! les valeurs de la République - valent bien quelques sacrifices.

Patatras ! Encore faut-il que l'on veuille de lui. Avec, tout à tour, une part de lucidité et de gloriole aveugle, Alain Juppé a donc fait, droit dans ses bottes, le constat que ce n'est pas le cas. Et, plus encore que les mauvais points qu'il a distribués, en cette occasion et de toutes parts, envers les candidats qui, eux, auront la chance de pouvoir y aller, c'est sans doute ce rejet de sa personne qui est, pour Alain Juppé, la source principale de confusion.

En définitive, le maire de Bordeaux ne sera jamais plus qu'un ancien premier ministre il réserve son acrimonie à son camp - « quel gâchis ! » - et surtout à François Fillon, dont l'obstination à demeurer malgré tout candidat a conduit à une impasse, en l'empêchant d'être le candidat nécessaire de la droite et du centre.

On notera que, dans sa distribution de mauvais points, Alain Juppé va jusqu'à s'en prendre aux militants de droite dont, dit-il, le noyau s'est radicalisé.

L'expression est loin d'être anodine ! Elle n'est, de fait, réservée habituellement qu'à ce que nos contemporains veulent appeler « islamisme », et, de façon plus ancienne, aux groupes ultra-violents d'extrême gauche. L'utiliser contre son propre camp constitue, cependant, une première. Elle manifeste le dépit d'un homme qui, au nom d'un gaullisme fortement idéalisé, est contraint d'admettre ne pas être « en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur », et pousser à abandonner son rêve de la magistrature suprême.

Radicalisation

L'insulte ainsi lancée - et qui prouve que, vingt ans plus tard, Alain Juppé n'est sans doute pas « le meilleur d'entre nous » auquel voulait croire Jacques Chirac - s'adresse bien évidemment comme un reproche à Nicolas Sarkozy, qui, en coulisses, a joué un jeu trouble avec notamment son pion François Baroin. La présence de plusieurs proches de l'ancien président autour de François Fillon au Trocadéro justifie la pique lancée par Alain Juppé contre une course aux postes contraire à l'esprit gaullien de la présidentielle.

Pour finir, Alain Juppé veut jouer les cartes de l'humilité et de la grandeur. « Les Français, affirme-t-il, veulent un profond renouvellement politique de leurs dirigeants politiques, et, à l'évidence, je n'incarne pas ce renouvellement. Cette aspiration de l'opinion me semble plus forte que le besoin de solidité et d'expérience. »

Cette lucidité, appuyée sur un léger coup d'encensoir à sa personne, est bienvenue. Alain Juppé est, sans doute, l'un des plus anciens membres du personnel politique français. Mais ce n'est pas tant cette ancienneté qui lui est opposable que l'expérience dont il se vante.

Le bilan d'Alain Juppé ? Il y a, lors de son passage à Matignon, le fameux plan Juppé qui a placé la Sécurité sociale sous la coupe - réglée - de l'État. On n'est guère loin d'Emmanuel Macron, pour lequel le propos du maire de Bordeaux a sans doute été le moins cinglant...

Juppé, c'est aussi l'homme qui estimait que Benoît XVI posait « un vrai problème », mais chantait les louanges de l'évolution démocratique dans les pays islamiques, et rendait visite aux Frères musulmans.

Juppé, c'est aussi l'homme qui, après avoir affirmé le contraire, cumula ministère et mairie.

Juppé, c'est encore l'homme qui aime les LGBT et déteste Donald Trump, et qui affirme, pour résumer, que « laïcité, cela veut dire que le politique a la primauté sur le religieux ». Une assertion qui résume et explique, sans doute, l'extrémisme de toutes les autres.

Mais Juppé, c'est aussi les affaires. Il n'a d'ailleurs pas pu faire autrement que l'évoquer «(...) les récentes péripéties ont encore accru l'exigence d'exemplarité des élus vis à vis de leurs femmes et de leurs hommes politiques, et ici encore je ne peux répondre pleinement à cette exigence même si la justice qui m'a condamné m'a exonéré de tout enrichissement personnel ».

La phrase peut n'avoir l'air de rien, mais elle est bien sûr là pour marquer la distance de respectabilité entre sa situation et celle de François Fillon. Il faut tout de même se ressouvenir qu'il fut condamné en 2004 par la cour d'appel de Versailles à quatorze mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des... emplois fictifs de la mairie de Paris. Comme plan B de François Fillon, c'était évidemment délicat..

Alors ? Son testament «(...) il n'est jamais trop tard pour la France ». Et d'ailleurs, il ne se privera pas « d'exprimer [son] point de vue sur les grandes questions d'avenir ». Coucou, le revoilà?

Hugues Dalric monde&vie 16 mars 2017

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