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21/02/2017

Détournements de fonds, corruption,… Civitas réclame un coup de balai !

Emplois fictifs, détournements de fonds, corruption en tous genres. Les exemples abondent. Gauche caviar et droite affairiste rivalisent d’imagination pour se servir dans les caisses de l’Etat. Et ces mêmes parasites ont le culot de demander aux Français de se serrer encore plus la ceinture.
D’Emmanuel Macron, le bankster des Rothschild, à François Fillon, la clique des politiciens englués dans les scandales est
bien décidée à continuer à se servir sans servir la France ni les Français.
Ces mêmes politiciens sont soumis à des sociétés secrètes (Franc-Maçonnerie, Bilderberg, Club Le Siècle,…), des lobbies (CRIF, LICRA, LGBT,…) et des puissances étrangères (Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Emirats Arabes Unis,…) dont les intérêts n’ont rien de commun avec ceux de la France.
Profitons de ces élections législatives de juin 2017 pour donner un grand coup de balai.
Nous ne sommes conservateurs ni d’institutions périmées, ni de bénéfices non justifiés par un travail effectif, ni des subventions accordées aux partis, à la presse et aux associations. Nous n’entendons conserver ni l’immigration, ni la corruption, ni le clientélisme, ni l’usure, ni le vice, ni les taudis, ni les spéculateurs, ni la rage taxatoire.
Nous voulons restaurer une France catholique dirigée par des personnes honnêtes, loyales, sincères et dévouées.
Nous avons besoin de votre aide pour faire entendre cette voix catholique et patriote durant cette campagne électorale.
Alain Escada,
président de Civitas
Nos premiers candidats annoncés
. Marie d’Herbais, candidate Civitas dans la 2e circonscription de la Sarthe
. Alexandre Gabriac, candidat Civitas dans la 2e circonscription de l’Isère
. Richard Jacob, candidat Civitas dans la 8e circonscription des Alpes Maritimes
. Jacqueline Berger, candidate Civitas dans la 5e circonscription de la Moselle
. François Marie Gauche, candidat Civitas dans la 9e circonscription de la Moselle
Voulez-vous aider ces candidats en apportant une aide militante à leur campagne électorale ?
Voulez-vous vous-même être candidat(e) ?
Voulez-vous aider financièrement cette campagne électorale ?
Voilà autant de moyens de participer à ce combat.

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance

Bernard Lugan

Source L'Afrique réelle cliquez ici

Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.

1) En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation.
Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France :

« (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

2) Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul électoraliste, vous les avez piétinés.

Au nom de quelle légitimité scientifique avez-vous d’ailleurs pu oser les tenir ? Avez-vous seulement entendu parler des travaux de Jacques Marseille, de ceux de Daniel Lefeuvre ou encore des miens ?

Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle, ce qui est proprement scandaleux. Sur ce terrain, vous voilà donc encore plus en pointe que Christiane Taubira, ce qui n’est pas peu dire...

Pierre Vidal-Naquet, pourtant militant de la décolonisation et « porteur de valises » assumé du FLN écrivait à ce sujet :

« Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du 3e Reich est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, à Sétif, (…) de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme (…). Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. Un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion ? (…) L’air du temps de la dénonciation médiatique (…), le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique ». J’ajoute électoralistes.

Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.

Ce faisant, y aurait-elle commis un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.

Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :

« La colonisation française a poussé l’ingénuité - ou la maladresse - jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. (…)(L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71).

Enfin, puisque vos propos indécents tenus à Alger obligent à faire des bilans comptables, voici, Monsieur le candidat à la présidence de la République, celui qui peut être fait au sujet de l’Algérie française : en 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français (Pierre Goinard, Algérie : l’œuvre française. Paris, 1986).

En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.

Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.

Monsieur le candidat à la présidence de la République, je vous poste ce jour en RAR mon dernier livre « Algérie, l’histoire à l’endroit »[1], afin que vous puissiez mesurer l’abîme séparant la réalité historique de vos inacceptables propos.

Bernard Lugan

[1] Ce livre est uniquement disponible via l’Afrique Réelle. Pour le commander : cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Média / Medhi Meklat ou la haine de la France - Journal du mardi 21 février 2017

Trouille du peuple et perquisition, tout se tient

Le Système panique, le  Système voit le sol se dérober sous ses pieds, constate le rejet croissant dont il  est l’objet et,  comme à chaque fois,  ses hommes-liges agitent les peurs,  les  mauvais fantasmes, le  spectre de la guerre et du chaos pour inciter le bon peuple à ne pas quitter l’enclos, à se laisser mener sans rechigner vers les lendemains qui chantent de la mondialisation ( promise enfin)  heureuse. François Hollande a profité hier de la conférence de presse clôturant  le  25e sommet franco-espagnol, à Malaga, pour conspuer les  populistes nationaux et les souverainistes.  Aux côtés du chef du gouvernement espagnol, le très européiste  Mariano Rajoy,  lequel avait déjà prédit une catastrophe pour l’Europe en cas de victoire de Marine à la présidentielle,  M. Hollande  a fait dans la surenchère. Nous aurions été pourtant  en droit d’attendre un peu plus de modestie et de retenue au regard  de  son calamiteux bilan, qui découle en partie de sa soumission aux diktats de Bruxelles. Non,  le plus impopulaire des présidents de la Vème république  a doctement expliqué  que «les nationalistes ne menacent pas simplement l’Europe, ils menacent aussi les intérêts des nations qu’ils prétendent représenter». Leur arrivée au pouvoir  a-t-il encore affirmé sans rire signifierait une «plus grande fragilité pour contrôler l’immigration» et «moins d’exportations, moins d’investissements et donc moins d’emplois»!  «Quelle est leur référence, quel est leur modèle ?» a poursuivi  François Hollande, avant de répondre à sa propre question : «le président des États-Unis et le président de la Russie (Vladimir Poutine) qui ne sont pas des modèles européens.» (sic).   «Quel est leur souhait pour (résoudre) la crise de la Syrie : de conforter M. Bachar al-Assad ?».

Autant de réflexions assez surréalistes dans la bouche de François Hollande, dont on cherche encore les modèles européens  qui ont pu lui inspirer tant de cafouillages au sommet de l’Etat,    qui a achevé de précipiter la France dans une crise multiforme et qui a joué le rôle  nocif que l’on sait utilisant  la carte du chaos islamique pour abattre la République arabe syrienne.

Alors oui, le Système vacille et montre les dents parce qu’il a la trouille d’un peuple qu’il n’est plus certain d’être encore en mesure de contrôler. Aristide Leucate  sur voxnr ,  dans sa présentation du livre Le Moment Populiste, (sous-titré Droite-Gauche c’est fini! )  d‘Alain de Benoist acte les  raisons de cette  fracture:  « Ne trouvant plus d’écho au sein d’une classe politique endogamique et interchangeable, le pays réel s’en est progressivement détourné, à proportion du mépris croissant dans lequel ceux-là finissent par tenir celui-ci, notamment en le diluant contre son gré dans un immigrationnisme d’indifférenciation et en immolant les patries héréditaires, indivises et charnelles aux bûchers holocaustiques du mondialisme transfrontiériste. »

Alors il n’y a évidemment pas de hasard à la nouvelle perquisition qui s’est déroulée hier dans les locaux du FN à Nanterre, au moment ou les images des racailles qui dégradent, qui  cassent, qui brûlent, qui pillent au nom de la justice emplissent  les  écrans des chaînes d’information continue.  Une opération ordonnée  « deux ans après le début de l’enquête initiée par Mme Taubira, ministre socialiste de la Justice, sur demande de M. Schulz, président socialiste du Parlement européen» sur les assistants parlementaires des députés frontistes.  « Perquisition, des mêmes bureaux, s’agissant des mêmes faits présumés, ce qui confirme que la première perquisition a été infructueuse » comme l’indique le communiqué du Front National.

Nous attendons déjà d’ici les commentateurs des grands médias  s’offusquer de ce que le FN crie une  nouvelle fois au complot, joue  la carte de la victimisation, les spécialistes établir  un parallèle oiseux avec l’affaire Fillon,  expliquer que le FN  est finalement  corruptible  comme les autres partis d’un  Système qu’il dénonce.  Il faudrait pourtant être bien  naïf  pour ne pas voir dans la période choisie  une volonté politique.

Il s’agit délibérément  de polluer la communication, de parasiter la campagne de Marine, notamment lors de ses prochains passages médiatiques,  au moment ou la campagne de la candidate nationale passe un nouveau cap, gagne chaque jour en crédibilité.  C’est  le cas sur la scène  internationale avec sa rencontre officielle avec le président du  Liban, le général Aoun ; cela se vérifie  dans  un nouveau sondage qui  indique que la victoire est désormais envisageable, qui souligne que  la candidate du FN  progresse très sensiblement dans les intentions de vote face à  M Fillon ou M. Macron  au  second tour de la présidentielle…

Interrogé hier  quelques brèves minutes sur LCI (voir ici) )à l’occasion de cette perquisition,   Bruno Gollnisch a dénoncé une procédure politique.

https://gollnisch.com/2017/02/21/trouille-peuple-perquisi...

Bitchute - La solution face à la censure de la (((police de la pensée)))

13:07 Écrit par pat dans actualité, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

La Monarchie : un rempart au libéralisme - Juin 2013

Macron n’a rien compris !

8804-20170221-1.jpgTenir meeting à Toulon n’était pas l’idée la plus judicieuse d’Emmanuel Macron après avoir osé, en Algérie, dénoncer la colonisation comme un « crime contre l’humanité », une « barbarie » (voir Présent du 16 février) ! C’est une des régions où le Front national connaît ses meilleurs résultats électoraux, c’est surtout le lieu où résident de nombreuses familles de rapatriés, qu’elles soient d’origine pied-noir ou harki. Elles ont été scandalisées par ses propos insultants, comme de nombreux Français. Un homme qui aspire à la magistrature suprême injurie la France et assimile son œuvre colonisatrice, c’est-à-dire civilisatrice, à un crime contre l’humanité ! C’est le chef duquel ont été poursuivis les nazis : Macron se disqualifie de lui-même.

C’est ce que de nombreux Toulonnais entendaient lui faire comprendre en disant haut et fort leur indignation au cri de « Macron trahison ! ». Pour justifier que la salle où il se produisait était à moitié vide, il a prétendu que le Front national avait voulu empêcher sa réunion. Il est vrai que l’on peut aussi considérer que cette accusation était un hommage involontaire au FN, qui reste le seul défenseur des rapatriés, Fillon qui a protesté n’a pas appelé, au nom de son parti, à manifester : il ne pouvait renier sa filiation gaulliste.

Néanmoins, s’il y avait des militants du Front, toujours à la pointe du combat pour la défense de la patrie, on y a surtout vu des patriotes indignés. Non seulement par l’acte d’obédience fait à Alger et les abjects propos qui l’ont accompagné, mais par la provocation que constituait sa présence là où se trouvent de nombreuses victimes de la tragédie algérienne. Remarquons, au passage, qu’il n’a évidemment pas demandé au Premier ministre algérien de faire repentance, ni même de s’excuser, pour les pieds-noirs massacrés, les soldats torturés, les harkis assassinés, les cimetières profanés. Pour Macron, le FLN n’a commis aucun crime.

Il était venu non pour provoquer mais s’expliquer, a-t-il prétendu. Il avait commencé, peu avant, de façon particulièrement grotesque, dans une intervention télévisée où il disait aux anciens combattants d’Algérie : « Vous êtes les enfants de la France » ! Un gamin de 39 ans, qui n’a jamais fait la guerre, dit cela à des hommes, « les enfants », dont la plupart sont septuagénaires, comme s’ils avaient besoin de la reconnaissance d’un Macron pour se savoir fils de France. Quelle suffisance et quel ridicule !

A Toulon, à ceux qu’il avait offensés, sur lesquels il avait craché, il a lancé : « Parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime ! » En entendant cela, les plus indulgents ont conclu qu’Emmanuel Macron, quoique agrégé de l’Université, était complètement ignorant de l’histoire contemporaine, ne sachant pas que le « Je vous ai compris » du général de Gaulle est inscrit dans la mémoire douloureuse de la France et la chair de ceux qui ont eu à en subir les plus terribles conséquences, les rapatriés. Si ce n’est pas par ignorance, c’est une nouvelle provocation qui s’ajoute à l’autre. Elle annonce la trahison, comme celle du général. Mais, en accusant sa patrie de « crime contre l’humanité », il l’a déjà trahie.

Guy Rouvrais

Article paru dans le quotidien Présent

http://fr.novopress.info/

Rencontre Marine Le Pen-président Aoun : les véritables enjeux de ce voyage

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Deux principes sous-tendront la diplomatie active au Levant à laquelle Marine Le Pen souhaite vivement participer.

Les médias ont répété à satiété que Marine Le Pen allait chercher au Liban une reconnaissance internationale… Les enjeux de ce voyage sont beaucoup plus importants.

Parce que Michel Aoun n’est pas n’importe qui, parce que la candidature de Marine Le Pen est en totale rupture avec l’ensemble du système politique qui a permis, orchestré et finalement créé toutes les conditions favorables à l’explosion de l’islamisme en Europe, et particulièrement en France.

Or, l’ex-général Aoun a justement lutté inlassablement, pendant quarante ans, pour la défense d’un Liban indépendant et souverain face aux multiples tentatives d’hégémonie extérieure. De plus, son élection quasi miraculeuse — après pratiquement deux ans de vacance du pouvoir présidentiel — consacre magistralement la formule libanaise de cohabitation islamo-chrétienne et de partage du pouvoir qui exclut et rejette par définition tout islamisme.

Cette rencontre est la préfiguration de ce qui devrait à nouveau exister entre la France et le Liban, et plus encore entre l’Occident et l’Orient pour rejeter efficacement tout terrorisme révolutionnaire islamique.

La deuxième grande thématique du voyage de Marine Le Pen au pays des Cèdres, c’est évidemment le problème des migrants.

Là encore, la convergence de la France et du Liban par rapport au problème des réfugiés est claire : « leur retour obligatoire et dans la dignité dans leur pays d’origine » (pour reprendre les propos du patriarche maronite du Liban Bechara Al-Raï) est la seule possibilité envisageable.

Nul doute que le nouveau président libanais va prendre à bras-le-corps le dossier explosif des 1,2 à 1,4 million de réfugiés syriens au Liban en anticipant et préparant leur retour en Syrie.

Ce sera un des points capitaux de la négociation avec le nouveau pouvoir en Syrie — le régime de Bachar el-Assad ou un autre —, une fois la majorité des villes syriennes libérées de la présence des différentes milices islamistes.

Loin des discours ambiants et délétères d’un certain Occident, cette fermeté libanaise et ce patriotisme inflexible du général Aoun — ainsi que de son allié Samir Geagea, chef des FL (Forces libanaises) — sont évidemment un exemple de taille pour celle qui souhaite incarner, non seulement pour la France mais aussi pour l’Europe, le grand retour des États-nations.

Le renforcement de l’armée libanaise par le développement de la coopération avec l’armée française est un des volets-clés du partenariat que compte mettre en place Marine Le Pen, une fois élue Présidente.

Plus généralement, dans l’esprit de Marine Le Pen, le Liban sera un point d’équilibre vital pour l’apaisement des tensions au Moyen-Orient. Le consensus rare existant entre toutes les communautés libanaises face à la menace islamiste doit être le point de départ de la reconstruction de la paix au Moyen-Orient.

Deux principes sous-tendront la diplomatie active au Levant à laquelle Marine Le Pen souhaite vivement participer.

Tout d’abord, le principe de réciprocité. En effet, la présence de dizaines de millions de musulmans, principalement immigrés de fraîche date, sur notre sol devrait nous permettre d’exiger le respect, la protection et même la promotion des chrétiens en Orient… De même que la volonté et le besoin constants de la Turquie de se rapprocher, au moins économiquement, de l’Europe devraient nous permettre d’exiger d’elle qu’elle cesse immédiatement d’armer les djihadistes massacreurs des chrétiens en Irak et en Syrie…

Ensuite, pour sortir des sempiternels avatars du conflit israélo-palestinien ou israélo-arabe qui, non seulement menacent en permanence de s’étendre au niveau régional voire mondial, mais à présent minent véritablement, de l’intérieur, le lien social et l’unité de nos nations européennes, il est urgent de promouvoir le rôle et la vocation des minorités chrétiennes en Orient en tant que facteur d’apaisement au Levant. C’est un deuxième principe d’action absolument capital.

Les valeurs de liberté, de démocratie, de diffusion du savoir et de l’éducation et, enfin, d’ouverture aux autres que ces minorités chrétiennes ont toujours incarnées et défendues font d’elles le vecteur privilégié de l’instauration et du maintien de la paix au Moyen-Orient.

C’est aussi ce que Marine Le Pen est venue dire à Beyrouth !

http://www.bvoltaire.fr/thibautdelatocnaye/rencontre-mari...

Politique et éco n°123 : la France peut retrouver la maîtrise de son destin, avec Bruno Mégret

L'idéologie antiraciste mène à une politique de discrimination ethnique en faveur de l'immigré

A l'occasion de la sortie d'Une France soumise : les voix du refus, Caroline Valentin a accordé un entretien fleuve au sociologue Mathieu Bock-Côté, que le FigaroVox publie. Extraits :

6a00d83451619c69e201bb097af8d1970d-200wi.jpg"[...] Toujours est-il que la gauche a, au fil des années, remplacé la figure tutélaire de l'ouvrier par celle de l'immigré, intronisé nouveau damné de la terre, au prix d'une interprétation dévoyée de l'idéologie antiraciste qui s'est installée en Occident au cours du deuxième tiers du XXème siècle. L'antiracisme remplaça la lutte des classes, l'exaltation des différences culturelles introduisant une nouvelle summa divisio de la société permettant de recueillir les votes d'individus que l'on a incités à s'identifier non plus sous l'angle de leurs intérêts de classe, mais de leur appartenance à une minorité ethnique, pour glaner des avantages catégoriels définis spécifiquement pour eux. Et quand la droite accéda à nouveau au pouvoir, elle ne modifia en rien cet état de fait, acquise qu'elle est, elle aussi, au multiculturalisme quoique pour d'autres raisons à rechercher peut-être dans l'adhésion à l'idée de mondialisation heureuse. C'est à cette aune que l'on comprend mieux d'où vient l'inaction de l'État, car si soumission il y a, elle est d'abord idéologique. [...]

En pratique, cette idéologie a conduit nos responsables politiques à adopter - parfois en catimini - une politique multiculturaliste. Le critère de l'ethnie remplace celui de classe sociale. Cette politique à laquelle nos élites se sont converties est en réalité une politique de discrimination ethnique, système dans lequel le modèle républicain n'a plus sa place. Les compromissions, le fait de ne pas appliquer à certaines populations les règles qui sont appliquées aux autres, en sont une illustration. Mais la France va plus loin en adoptant de véritables lois d'exception, dont l'un des volets les plus choquants et les plus délétères est sans doute la «politique de la ville : le regroupement ethnique des immigrés et des Français issus de l'immigration dans certaines villes et quartiers est à la source de la communautarisation d'où part la sécession culturelle violente que nous décrivons. Or ce regroupement ethnique n'est ni le résultat d'une politique d'éloignement ou de ghettoïsation imposée aux intéressés par l'État, ni le fruit du hasard. Il résulte, en partie, d'une volonté commune des populations concernées de vivre près de leurs pairs (même s'ils prétendent le contraire) ; il résulte aussi de l'action de l'État, qui affecte, au bénéficie de ces quartiers et donc de facto de ces seules populations, la très abondante manne de subventions constitutive de la politique de la ville ; et en choisissant d'affecter cette manne sur un critère géographique, l'État agit au détriment des millions d'autres Français pauvres qui ne résident pas dans ces territoires. Il s'agit donc là non pas d'un texte juste qui ne reçoit pas application mais d'un texte injuste qui reçoit application. La captation de ces financements par les populations de ces quartiers, au détriment des autres composantes nécessiteuses de la collectivité nationale dans son ensemble, est aggravée par un autre phénomène qui, là encore, est au préjudice des autres Français pauvres: le très faible turnover dans les logements sociaux de ces quartiers. Comme l'explique le maire d'une commune des Yvelines qui témoigne dans notre livre, l'immigration maghrébine et plus généralement africaine (contrairement à l'immigration italienne, espagnole, vietnamienne ou portugaise) a tendance à garder et transmettre «héréditairement» ces logements sociaux, à en solliciter à côté d'eux pour leurs enfants, et préfère utiliser l'argent qu'ils gagnent ici pour l'envoyer à leurs proches restés au pays ou pour s'y faire construire une maison. Et tout cela, avec la bénédiction de l'État central (via la préfecture) et Action logement (le 1% patronal), malgré la pénurie de logements sociaux qui devraient être alloués sur la base d'un seul critère, savoir, à ceux qui en ont réellement le plus besoin.

Et le constat ne s'arrête pas là : la France s'occupe avec une générosité qui n'a pas son pareil en Europe des étrangers présents sur son sol et leur alloue des aides et des subventions, leur donne un accès à la gratuité des soins qui n'est pas seulement équivalent à celui dont bénéficie les Français qui cotisent à notre système social, mais qui est parfois encore plus généreux (la CMU par exemple, qui permet l'accès à l'assurance maladie aux Français et étrangers non couverts par un système de sécurité sociale, a un volet mutuelle qui rembourse les frais dentaires et optiques non pris en charge par la sécurité sociale, frais que beaucoup de Français des classes populaires ont énormément de mal à financer). Ce que l'on sait moins, c'est le manque atterrant de rigueur dans l'attribution et le contrôle de ces aides, c'est le fait que ce manque de rigueur est parfois même délibéré et que les contrôles qui existent sont parfois plus souples concernant les populations issues de l'immigration. Certains de nos contributeurs témoignent ainsi, scandalisés, de ce que les étrangers en situation irrégulière sont en définitive mieux traités que des Français actifs qui, eux, contribuent financièrement, à titre d'ailleurs obligatoire et souvent à hauteur d'une partie significative de leurs revenus, pour maintenir tant bien que mal ce système à flot. Injustice violente que cette violation d'égalité flagrante, d'autant plus choquante qu'elle est imputable à un renoncement de l'administration dans un pays où pourtant celle-ci est nombreuse et vécue comme très coûteuse précisément par la partie de la population qui la finance et qui finance le système social. Dans ce contexte, où est l'égalité devant les charges publiques? [...]"

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/02/lid%C3%A9...

Comment les meetings de Macron sont des mises en scène pour manipuler

Une vidéo qui montre les techniques d’animation et de présentation des meetings d’Emmanuel Macron :

Macron utilise des techniques qui devraient presque être interdites car elles relèvent, au-delà de la mise en scène, d’une immense organisation de manipulation des masses destinée à faire croire au succès de cet homme et des idées qu’il porte.

Idées qui, je le rappelle, sont très difficiles à cerner vu qu’il n’a toujours pas de programme !

Alors pour le moment, on fait des immenses spectacles, édifiants.

Ces spectacles sont relayés de façon dithyrambique par des médias, propriétés généralement de soutiens officiels au candidat Macron qui est monté de toutes pièces. Au cric.

Macron est un pur produit marketing à l’ascension fulgurante et donc forcément suspecte.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu ce reportage, je vous invite à prendre 30 minutes de votre temps pour étudier la façon dont ostensiblement nous sommes pris pour des imbéciles.

Je vous invite à partager aussi largement que possible cette vidéo. Si quelqu’un vous avoue une sympathie très politiquement correcte pour Saint-Macron-bénit-soit-son-nom, n’hésitez pas à éclairer sa lanterne en soumettant à sa sagacité critique la manière dont on monte ces spectacles.

Charles Sannat
http://www.contre-info.com/ |

"Je suis l'avocat de Jean-Marie Le Pen !" : Maître Frédéric Joachim - Zoom

Immigration : S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ?

Jean Messiha, Egyptien copte naturalisé français, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, a été interrogé par Lengadoc Info. Extrait :

6a00d83451619c69e201b8d262289b970c-800wi.jpgVous êtes un exemple d’assimilation réussie en France, est-ce que vous pensez que l’assimilation est possible aujourd’hui pour l’ensemble des populations étrangères présentes sur le territoire ?

L’assimilation est possible mais tout dépend de la façon dont nous allons remettre le creuset républicain et le creuset français au centre de la citoyenneté. On ne peut pas reprocher aux générations des Français d’aujourd’hui, d’hier et d’avant hier, de ne pas se sentir français alors même que nous avons eu une idéologie pendant ces quarante dernières années qui a diffusé l’idée que, finalement, la France n’était rien, que c’était une page blanche. D’ailleurs les représentants de cette idéologie se sont encore exprimés par la voix d’Emmanuel Macron qui prétend, aujourd’hui, qu’il n’y a pas de culture française. S’il n’y a pas de culture française on s’assimile à quoi ? On ne s’assimile pas à rien. Pour pouvoir s’assimiler il faut bien un identifiant, il faut bien qu’on indique le chemin, qu’on érige un phare vers lequel les navires en perdition se dirigent. Or ce phare, non seulement on le détruit mais il est presque honteux de dire qu’il existe. On ne peut pas reprocher à des gens de ne pas s’assimiler si nous même nous n’avons pas fait le travail sur nous même pour reconstruire notre citoyenneté autour des valeurs historiques qui ont toujours été celles de la France et qui nous ont toujours unis."

Michel Janva

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JOSEPH STALINE (1878-1953) | AU CŒUR DE L’HISTOIRE | EUROPE 1

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20/02/2017

Macron, ses erreurs et sa faute

En cette fin de semaine le caractère scandaleux des déclarations de Macron en Algérie le 14 février, après environ deux jours de stupéfaction, soulève un vague de protestations légitimes que résume le titre en première page du Figaro le 17 février : "Colonisation : Macron provoque un tollé".

L'avalanche des réponses indignées a atteint un tel niveau de mobilisation qu'on ne cherchera ici ni à les paraphraser ni même à les recenser. On notera simplement que leur répartition dans le champ politique ridiculise le propos psittaciste, tant de fois entendu et répété, selon lequel la droite et la gauche cela n'existe pas. La psittacose ça se soigne  (1)⇓.

Depuis un certain temps ses propres supporteurs commençaient à se demander si et quand ils seraient gratifiés du programme de leur candidat et néanmoins favori. L'intéressé lui-même était allé jusqu'à théoriser l'inutilité de l'exercice.

Or, en quelques jours l'ancien inspecteur des finances, l'ancien banquier d'affaires, l'ancien inspirateur économique de Hollande, l'ancien ministre, désormais candidat à la présidence a effectivement démontré dans la pratique que nous n'avons nul besoin de connaître sa plateforme électorale pour savoir à quoi nous en tenir.

Le virage révélateur avait commencé le 4 février par une stupéfiante négation : la culture française, cela n'existe pas. Exit Molière, exit La Fontaine, exit Pascal, exit Racine, exit Victor Hugo, etc. Seuls comptent sans doute les marchés financiers, leur franglais de bazar et les enquêtes par sondages. On se demande même pourquoi les moyens d'information se dispersent en parlant d'autre chose.

Le summum a donc été atteint avec les déclarations diffusées à Alger le 14 février sur la colonisation : "un crime, un crime contre l'humanité". Sans être dupes de la destination électorale du propos, visant à récupérer le vote communautariste grâce auquel la gauche a gagné en 2012, on se permettra quand même de retenir l'outrage et la sottise de ce jugement.

D'excellents esprits ont pu, par le passé, et surtout en son temps critiquer la politique coloniale, la dénoncer comme une erreur, voire une injustice, souligner son coût, s'indigner des conséquences brutales de certains de ses aspects. Aucun Français digne de ce nom n'avait fait jusqu'ici référence au concept de crime contre l'humanité, dont peut-être Macron, Micron, et Mocron ignorent la portée juridique gravissime.

Sans nous étendre sur les litanies des noms de héros et de saints qui fécondèrent l'Empire, sans nous attarder à l'heureuse invention de la clémentine dans le département d'Oran, sans encombrer le lecteur de fioretti familiales, rappelons quelques souvenirs qui devraient quand même dire quelque chose aux connaissances historiques raréfiées de nos contemporains.

Criminel de guerre Charles de Foucauld ? Criminel de guerre le général Laperrine ? Criminels de guerre le maréchal Juin et les soldats de la Première Armée Française ? Criminel de guerre Savorgnan de Brazza ? Criminel de guerre le maréchal Lyautey ?

Était-il un criminel de guerre Albert Camus recevant son prix Nobel en 1956 et osant se revendiquer comme Français d'Algérie ? L'était-il quand il déclarait qu'entre la justice et sa mère il choisirait toujours sa mère ?

Macron aurait-il osé commettre la même déclaration à propos de l'Empire britannique partout dans le monde où ce bel édifice a laissé en héritage les fruits amers de sa politique de "diviser pour régner" mais aussi cette foule de rentes financières qu'on apprécie encore en la cité de Londres ? On hésite à poser la question.

Une interrogation en revanche ne fait pas mystère : celle de l'incompétence, de l'incongruité, de l'insignifiance de cette candidature à la succession de saint Louis, et même à celle d'Armand Fallières à la tête de ce qui reste de l'État français.

JG Malliarakis

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  1. cf. Tintin au Congo. 

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Frontex l’avoue : le sauvetage en mer favorise l’afflux et la mort de migrants

Dans son rapport d’analyse des risques pour 2017 (Risk Analysis for 2017), Frontex constate le lien direct de cause à effet entre l’intensification des opérations de sauvetage des immigrants clandestins au large de la Libye et l’augmentation du nombre de morts en mer. L’année 2016 a battu tous les records sur la route de la Méditerranée centrale, et 89 % des immigrants en situation irrégulière nous arrivent désormais par la Libye, faisant de l’Italie la principale porte d’entrée illégale dans l’UE.

Alors que la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, affirmait en mai 2015 que les 28 allaient casser le « business model » des passeurs libyens, Frontex confirme aujourd’hui ce que les critiques de l’époque prévoyaient et que Frontex avait déjà entrevu dans son analyse des risques pour 2016 : non seulement le modèle d’activité des passeurs n’a pas été cassé par l’UE, mais il a été bougrement renforcé.

En effet, et c’est Frontex qui le dit, les passeurs, comptant sur l’intervention rapide des secours européens et cherchant à maximiser leurs profits en augmentant le nombre d’émigrants mis à flot, expédient leurs cargaisons humaines sur des embarcations de plus en plus précaires. Et ce ne sont pas les clients qui manquent car, comme le constate toujours Frontex dans l’édition 2017 de son rapport, les populations africaines sont encouragées à émigrer en Europe par les membres de leur famille ou leurs amis qui y sont déjà parvenus et qui ont pu constater que c’est faisable malgré les dangers et que l’on s’en fait rarement rapatrier.

Autre constatation de Frontex, les passeurs ne prennent bien souvent même plus la peine d’appeler le centre de secours en mer à Rome puisqu’ils ont les numéros de téléphone des ONG et les appellent directement pour prendre RDV en mer avant de faire partir les embarcations des côtes libyennes. C’est exactement ce qu’avait dénoncé début décembre la fondation néerlandaise Gefira à partir de ses propres observations (Présent du 13 décembre, et Alain Sanders le rappelait récemment).

Que propose donc Frontex pour mettre fin à cette situation absurde ? La même stratégie qu’avec la légalisation des drogues censée ruiner les trafiquants : tout simplement de faciliter l’immigration légale ! La solution australienne qui a permis de réduire le nombre de clandestins traversant la mer dans des conditions précaires de plus de 25 000 dans les années 2012-2013 à zéro aujourd’hui n’est même pas envisagée car contraire aux « valeurs » européennes.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent sous le titre : « Frontex : l’effet pervers »

http://fr.novopress.info/203655/frontex-avoue-sauvetage-e...

Montauban, le retour du déséquilibré - Journal du lundi 20 février 2017

Louis de Bonald : le sacre du social

« Vivre ensemble », « faire société », « rester unis ». Voilà des expressions dont la répétition a rongé le sens. Défenseur d’une unité politique fondée sur le droit naturel, Louis de Bonald prôna cette réconciliation totale du peuple de France. Posant le primat du social sur l’individu, du commun sur le particulier, il eut pour exigence la conservation du caractère sacré des rapports sociaux.

C’est un immortel dont le nom fut englouti par le génie maistrien. Écrivain prolifique et méthodique, ardent défenseur de la tradition catholique qu’il sentait menacée par les assauts libéraux de la Révolution, Louis de Bonald fut également maire de Millau, député de l’Aveyron, nommé au Conseil royal de l’Instruction publique par Louis XVIII. Il entra à l’Académie française en 1816. Considéré par Durkheim comme précurseur de la sociologie, le vicomte n’eut de cesse que de relier la théologie politique avec une compréhension des rapports sociaux. Antidémocrate convaincu, il élabora un système visant l’unité politique et théologique du social fondé dans les organes les plus naturels des individus : la famille et la religion.

Bonald pense la famille comme le socle primordial et nécessaire de la société. En 1800, celui qui considère que « ce sont les livres qui ont fait les révolutions »  publie son Essai analytique sur les lois naturelles de l’ordre social. Deux ans plus tard, il écrit Le divorce considéré au ХІХe siècle où est souligné le rôle essentiel de la famille dans la totalité d’un corps social hiérarchisé et justifié par Dieu. Étonnement proche de certaines lignes du futur Marx, il compare la famille à une société composée de ses propres rapports politiques, de sa tessiture sociale, de ses interactions élémentaires. La famille est et fait société. Dans la sphère biologique qui la fixe, le père fait office de monarque bienveillant garant de l’autorité sur l’enfant défini par sa faiblesse et sa vulnérabilité. Père, mère et enfants sont entraînés dans des rapports et des fonctions strictement inégaux, cette inégalité étant un donné inamovible qui ne saurait être contractualisé à l’image d’un rapport marchand librement consenti. Il en va de même pour les frères et sœurs, l’aîné ne pouvant se confondre avec un cadet qui ne dispose donc pas du droit d’aînesse. En tant que présupposé naturel, la famille ne peut être le lieu d’un ajustement consenti des rôles et des places.

Comme système, la famille est une chose entièrement formée qui ne saurait être une somme de parties indépendantes cherchant concurrentiellement à « maximiser leur utilité ». Fondée sur une inégalité qui la dépasse tout en la caractérisant, sa dissolution est jugée impossible. Bonald écrit : « le père et la mère qui font divorce, sont donc réellement deux forts qui s’arrangent pour dépouiller un faible, et l’État qui y consent, est complice de leur brigandage. […] Le mariage est donc indissoluble, sous le rapport domestique et public de société. » C’est dans cette volonté de conserver l’unité politique que le futur pair de France, alors élu à la Chambre, donne son nom à la loi du 8 mai 1816 qui aboli le divorce. Le divorce, bien plus qu’une évolution dans les rapports familiaux, est ce « poison » amené par une Révolution qui porte en elle la séparation des corps sociaux dont la famille est le répondant. Ne devant être dissoute sous aucun prétexte et constituant un vecteur d’unité originaire, c’est de la famille que la pensée bonaldienne tire son appui et sa possibilité. 

Une « sociologie » sacrée

Admiré par Comte (qui forge le terme de « sociologie »), consacré par Balzac pour avoir élaboré un système englobant les mécanismes sociaux, Louis de Bonald est un noble précurseur de cette « science de la société » qualifiée aujourd’hui de sociologie. Noyé dans une époque où le jacobinisme semble encore chercher sa forme, Bonald entend revenir à la tradition d’une manière inédite en convoquant la réflexion sociale. Il élabore une véritable théologie sociale enchâssée dans la vérité révélée du catholicisme. Comme le note le sociologue Patrick Cingolani, Bonald se méfie de l’indétermination démocratique tirée du « libre examen » du protestantisme, entraînant discorde et scepticisme. Défenseur d’un principe holistique, le vicomte pense à rebours de l’idée des Lumières selon laquelle les droits de la société résultent d’une libre entente entre les individus. C’est à la société de faire l’homme, non l’inverse. Plutôt que de refonder la société, la Révolution l’a donc détruite : il n’existe plus de grand corps sacré de la communauté, uniquement des individus dispersés.

Le Millavois pense donc l’homme comme intégralement relié à Dieu dans lequel il fonde positivement sa légitimité spirituelle et sociale. L’individu n’a pour droits que ses devoirs, qui sont envers toute la société, et donc envers Dieu dans lequel cette dernière se confond. Dieu, c’est le social total, car l’homme ne doit rien à l’homme et doit tout à Dieu. Sans le pouvoir de ce dernier, la notion même de devoir s’éteint, annulant du même geste la possibilité d’existence de la société. L’auteur de Théorie du pouvoir politique et religieux pense les lois religieuses, celles qui constituent la religion publique, comme devant « être un rapport nécessaire dérivé de la nature des êtres sociaux ». Dans son bel article Totalité sociale et hiérarchie, Jean-Yves Pranchère souligne la manière dont la vision du social chez Bonald se dissout dans le sacré jusqu’à élaborer une sociologie trinitaire : « la théologie serait en un premier sens une sociologie de la religion et des rapports sociaux qui constituent l’Église ; en un second sens, elle serait une sociologie des rapports sociaux de l’Église avec Dieu ; en un dernier sens, elle serait la sociologie des rapports sociaux qu’entretiennent entre elles les personnes divines. » Les lois sociales d’ici-bas sont analogues à celles reliant les hypostases du Très-Haut, et c’est pour cela qu’elles cherchent naturellement à se conserver.

L’utilité sociale d’une théologie politique

Ce sacre du social, l’auteur gallican entend l’encastrer dans la politique. Les hommes, ne pouvant être entièrement raisonnables, ne peuvent s’entendre sur un principe fondateur de la société. L’individu, limité, fait défaut. La légitimité du pouvoir doit donc nécessairement se trouver en dehors de lui. Celui qui traite la « politique en théologien, et la religion en politique » replie donc l’intelligence politique sur la grande Histoire : la raison doit recourir à la tradition, à l’hérédité validée par Dieu. Dans un ouvrage au titre saillant, Législation primitive, considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison, il écrit : « Une fois révélées à l’homme, par la parole, les lois sont fixées par l’écriture, par les nations, et elles deviennent ainsi une règle universelle, publique et invariable, extérieure, une loi, qu’en aucun temps, aucun lieu, personne ne peut ignorer, oublier, dissimuler, altérer ». Et cet usage de la tradition n’a pour but que d’assurer la tranquillité du Royaume, car « une société constituée doit se conserver et non conquérir ; car la constitution est un principe de conservation, et la conquête un principe de destruction. »

L’homme est un un être culturel par nature parce qu’il toujours vécu par Dieu. Son isolement est une illusion et l’état de nature est réductible à un état social. Le pouvoir qui s’exerce dans la vie de la cité n’a nullement sa source dans le cœur libéré des individus, mais préexiste à la société. Dans son étude sur Bossuet, Bonald note : « Le pouvoir absolu est un pouvoir indépendant des sujets, le pouvoir arbitraire est un pouvoir indépendant des lois. » « Omnis potestas a deo, sed per populum », nous dit Paul. Avant de s’exercer, le pouvoir fonde, il constitue. Ce caractère utilitaire de la vérité catholique donne à Bonald une vision progressive de l’histoire. Dans sa récente étude, Louis de Bonald : Ordre et pouvoir entre subversion et providence, Giorgio Barberis insiste sur ce point. Chez Bonald, dit-il en le citant, « c’est la connaissance de la vérité qui détermine aussi bien le progrès de la raison humaine que le développement de la civilisation. La connaissance de la vérité est directement proportionnelle à la situation globale d’un système social, tandis que chez l’homme elle dépend de l’âge, de la culture ou de l’éducation de chacun. Il y a un progrès effectif dans la connaissance du Vrai et dans le développement de la société. La vérité chrétienne se réalise, se révèle dans le temps. Le christianisme n’est lui-même « qu’un long développement de la vérité » ».

Accédant à Dieu par la fonction sociale, jugeant la vérité catholique sur son utilité collective, Bonald est à la fois critique et héritier des Lumières. Se distinguant nettement de Joseph de Maistre par une vision de l’histoire qui quitte la berge du tragique, Bonald conserve l’optimisme d’un retour durable à l’Ancien Régime. Dans Un philosophe face à la Révolution, Robert Spaemann décrira Bonald comme un fonctionnaliste accomplissant de manière retournée la pensée révolutionnaire. Sa réduction positive de Dieu à une fonction conservatrice de la société anticipe déjà les postures maurrassiennes.

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Réinfo du 20 février 2017

Démission de Michael Flynn : le recours au Logan Act pourrait faire comparaître les membres du groupe Bilderberg

Intéressante analyse de Réinformation.tv :

"Après la démission de Michael Flynn lundi dernier, tombé sous le coup du Logan Act, une loi de 1979 à laquelle personne jusqu’ici n’avait eu recours, les Démocrates, les globalistes, les médias assermentés à l’establishment, en un mot toutes les forces d’agitation anti-Trump s’aventurent sur un terrain miné. Car nombreux sont ceux qui, parmi eux, pourraient se retrouver derrière les barreaux !

Michael Flynn poussé à la démission par l’establishment américain

Michael Flynn a été poussé à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale parce qu’il aurait laissé entendre fin décembre à l’ambassadeur russe, lors d’une conversation téléphonique, que les Etats-Unis abandonneraient les sanctions d’Obama à l’égard de la Russie, une fois Trump au pouvoir. Même si le détail de cette conversation n’est pas clair, Michael Flynn a soulevé contre lui l’opposition virulente des propagandistes et du monde politique anti-Trump. Leur arme : le Logan Act, une loi qui interdit à un citoyen sans permission officielle des autorités américaines d’influencer les décisions politiques d’un pays étranger. Lundi dernier, les Démocrates demandaient au président du House Oversight and Government Reform committee, Jason Chaffetz, de poursuivre les investigations sur Flynn. Mais ont-ils choisi la bonne stratégie ? Barack Obama et Nancy Pelosi, la chef de file des Démocrates, pourraient bien en faire les frais.

Le recours au Logan Act : un jeu à double tranchant

En 2008, sous la présidence de Bush, le sénateur Obama se rendit en Irak « en privé » pour tenter de persuader les dirigeants irakiens de reporter après les élections, un accord sur le retrait de la présence militaire américaine, sans l’accord de Bush bien sûr. A l’époque, malgré la violation manifeste du Logan Act, les médias n’avaient rien dit. Dans le même ordre d’idées, Nancy Pelosi se rendit en 2007 en Israël et en Syrie. A Damas, elle aurait dit au président syrien Bashar al Assad que les dirigeants israéliens étaient prêts à engager des négociations de paix. Ces derniers restèrent abasourdis, et le département d’Etat américain dut présenter ses excuses pour cette visite, demandant à Pelosi de ne plus se mêler des affaires de la Syrie ou de tout autre pays. Beaucoup de confrères de Pelosi pourraient aussi bien être poursuivis au nom du Logan Act : « Si Flynn a eu des entretiens avec Kislyak, et par là-même, avec les Russes (…), il faut vite oublier le Logan Act parce que la moitié du Congrès depuis les années 1980 serait en prison si le Logan Act était appliqué », explique Ed Turzanski, membre du Foreign Policy Research Institute.

Le groupe Bilderberg dans le viseur du Logan Act

Et que dire du très secret groupe Bilderberg, ce puissant réseau qui rassemble des mondialistes plus ou moins connus dans les sphères diplomatiques, économiques, politiques ou médiatiques ? « C’est illégal, déclarait l’animateur de radio Alex Jones ; des représentants du gouvernement qui rencontrent des intérêts privés ou des représentants d’autres gouvernements et discutent de sujets politiques, cela constitue une violation du Logan Act ». Chaque année, de nombreux Américains éminents participent à ce sommet secret. Aucun d’entre eux n’a jamais été poursuivi. En 2014, Diederik Samson, dirigeant du parti travailliste néerlandais, invité au sommet Bilderberg à Copenhague, reconnut ouvertement que les participants cherchaient à influencer les décisions politiques, bien que le groupe le nie officiellement.

On pourrait multiplier les exemples ! David Rockefeller, une des figures en vue du Council on Foreign Relations, se vante dans son autobiographie d’être un mondialiste, conspirant, avec des complicités étrangères, en vue de la construction d’une structure politique et économique globale. Et on ne compte plus les visites de l’ancien secrétaire d’Etat, adepte du « nouvel ordre mondial », Henry Kissinger aux dirigeants étrangers, en particulier à Vladimir Poutine et au dictateur chinois.

Démission de Michael Flynn : on se trompe d’accusé

En définitive, Démocrates et médias se sont ridiculisés dans l’affaire Flynn : celui-ci n’était pas une « personne privée », mais bien un haut-fonctionnaire du président entrant. En revanche, ce récent recours au Logan Act pourrait donner des idées à l’Attorney General américain, Jeff Sessions qui, au nom de cette même loi, pourrait citer à comparaître les membres du groupe Bilderberg !"

Michel Janva

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Le suicide des agriculteurs est un avertissement

En février dernier, un rapport de l’«Obser­va­toire du suicide» nous apprenait qu’en France, c’est chez les agriculteurs que le taux de suicide est le plus élevé.

Ces derniers mois, deux cas ont touché le Canton. La presse en a beaucoup parlé, évoquant notamment le poids écrasant de la gestion d’un domaine, la modestie des revenus, les investissements considérables que demande la moindre modernisation, les chicanes et paperasseries administratives quotidiennes, l’indifférence des politiciens de droite et de gauche, la difficulté, enfin, de trouver une femme qui accepte de partager ces charges. Ajoutons encore ce fait que le paysan n’est plus reconnu dans sa vocation première, qui est de nourrir la population. On comprend que cela engendre chez certains le sentiment de ne pas avoir leur place dans la société moderne. Les plus chargés ou les plus fragiles en tirent une conclusion désespérée.

Aux yeux d’un financier néo-libéral, la production agricole suisse est un non-sens. Les domaines sont trop petits pour être rentables et – si l’on examine la situation tout aussi précaire des paysans français ou américains – le resteraient même fusionnés par trois ou quatre. La géographie suisse est accidentée voire escarpée. La météo est incertaine. Malgré des revenus agricoles minimaux, les prix sont prohibitifs en comparaison de ceux du tiers-monde. Du pur point de vue du marché, l’agriculture suisse comme source d’approvisionnement alimentaire principale n’a pas d’avenir. Elle ne devrait même pas avoir de passé.

Le marché agricole international est le plus faussé qui soit. D’un côté, le gouvernement, tenu par ses engagements internationaux, prive ses paysans de la protection des frontières au nom du marché libre. Mais en même temps, un reste d’instinct de conservation lui rappelle qu’une défense nationale n’a pas de sens sans autonomie alimentaire. Dès lors, et contrairement aux lois les plus élémentaires du marché, notre gouvernement, comme tous les gouvernements du monde, soutient artificiellement son agriculture par des paiements directs.

Cette pratique schizophrénique se fait largement sur le dos de la paysannerie, que l’on condamne à une agonie interminable, prolongée par des soutiens humiliants, qui ne seraient pas nécessaires si les Suisses payaient leurs aliments à un juste prix.

En ce qui concerne l’internationalisation des échanges, les socialistes sont au fond d’accord avec les néo-libéraux, même si leurs motifs sont moraux plutôt qu’économiques: il faut s’ouvrir, être solidaire, ne pas se replier sur soi-même. La seule prétention à l’autonomie alimentaire, qui se réfère implicitement à une guerre future, révèle un égoïsme et un pessimisme inconciliables avec les idéaux de la gauche.

Il y a aussi comme une incompatibilité fondamentale entre la gauche, toutes tendances confondues, et la paysannerie. Le paysan est un propriétaire et un patron. Il est dynastique, s’inscrivant dans la continuité d’une lignée. Il «gouverne» son domaine. En un mot, il est, fondamentalement, conservateur. Même son ouverture aux nouveautés techniques n’a d’autre but que de pérenniser son exploitation.

Chacun de ces motifs suffit à le rendre suspect aux yeux de la gauche, qui étend et détaille continuellement les lois sur l’aménagement du territoire et la protection de la nature, entre mille autres. Cela touche beaucoup de monde, certes, mais tout particulièrement le paysan.

Philosophiquement, le paysan a le grand tort d’incarner quotidiennement la soumission de l’homme aux volontés du ciel et de la terre, malgré la mécanique, la chimie, la biologie, les organismes génétiquement modifiés et l’informatique. Il a l’audace de rappeler les limites de la volonté humaine à une société qui, de la droite à la gauche, vit dans l’obsession de la maîtrise totale. Et cette évidence-là, on ne l’accepte plus.

La tendance étatiste s’est encore décuplée sous la pression des écologistes. Ceux-ci s’inquiètent pour l’avenir de la planète, alarmés par le réchauffement des mers et les dérèglements climatiques, l’explosion démographique, les risques du nucléaire militaire et civil, la disparition continue de toutes sortes d’espèces animales. Ils veulent à tout prix bloquer l’évolution technicienne du monde et s’arc-boutent sur les freins. Sur le plan politique, la contrainte des lois leur semble seule à même de répondre à l’ampleur des problèmes et à l’urgence dramatique de la situation. Aussi ne se soucient-ils guère des dommages collatéraux causés à la liberté individuelle et à la propriété, fût-elle familiale et non spéculative.

Ils rejoignent les socialistes dans la confiance aveugle que ceux-ci vouent aux lois et à l’administration. Ils refusent de voir que l’idée la plus excellente – sans parler des mauvaises – change complètement de nature quand on la transforme en articles constitutionnels, lois, ordonnances et règlements d’application. L’idée vivante se dégrade en une procédure morte qui se décompose dans les canaux de la bureaucratie, détachée de sa finalité, fonctionnant pour elle-même, échappant au contrôle des politiques, incapable de se réformer jamais.
L’idée, sans doute jamais formulée, mais sous-jacente à cette évolution, est que le paysan doit cesser de vouloir nous nourrir, puisqu’on trouvera toujours de la nourriture moins chère ailleurs dans le monde! Qu’il se contente d’entretenir le paysage! Un statut analogue à celui d’employé des parcs et jardins lui conviendrait très bien.

Le suicide des agriculteurs est un avertissement. Il préfigure celui d’une modernité qui vit et croît dans un monde hors-sol et rejette ceux qui ne veulent pas l’y rejoindre.

Source

http://www.voxnr.com/8159/le-suicide-des-agriculteurs-est...

La Caste peut s’attendre à des surprises

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion de la campagne de la droite LR-UDI ? Oui répondent les cadres et élus républicains qui regardent déjà avec angoisse l’échéance des législatives, avant d’ajouter en off à l’intention des journalistes que le problème c’est que François Fillon s’est enfermé dans le cockpit et que nous allons tous nous crasher avec lui… Le candidat de la droite libérale a réitéré ces dernières heures qu’il irait jusqu’au bout et que c’est le suffrage universel et non la justice qui tranchera du bien  fondé de sa candidature;  bref qu’une mise en examen ne le disqualifiera pas, contrairement à ce qu’il affirmait auparavant. De son point de vue il aurait tort de ne pas le dire et il était assez aberrant de sa part de confier son destin politique à de juges,  parfois affiliés au très rouge Syndicat de la Magistrature (plus de 25% des voix aux élections professionnelles de 2014). Il est de bon ton quand on est un élu du Système d’affirmer rituellement que l’on a toute confiance en la justice de son pays, mais la réalité est parfois différente…  Ajoutons à cela que la base assez friable et encore indécise, si l’on en croit les enquêtes d’opinion,  des potentiels électeurs de M. Macron  lui laisse espérer une qualification pour le second tour. Après tout il reste encore plus de deux mois de campagne avant le premier tour, il peut se passer bien des choses dans ce laps de temps,  et si les spécialistes avancent que les intentions de vote à la présidentielle se cristallisent en général au mois de février, nous savons aussi que c’est dans les tous derniers jours que de très nombreux électeurs font leur choix final. 

Un choix que semble avoir d’ores et déjà fait Philippe de Villiers qui bien que retiré de la politique sans renoncer au combat des idées, a fait l’éloge de Marine Le Pen dans le JDD . Le journal  relève que « l’ancien président du Conseil général de Vendée semble sous le charme. Il raconte au JDD l’avoir trouvée tout simplement excellente lors de L’Emission politique de France 2, jeudi 9 février – qui a battu des records d’audience, NDLR. Je pense que l’on va vers des surprises toutes aussi excellentes, poursuit-il. Elle a une carrure présidentielle. Sa main ne tremblera pas lorsqu’il faudra prendre des décisions douloureuses. Dans mon village des Herbiers, une terre pourtant centriste, ils veulent tous voter pour elle… Des propos qui ne sont pas anecdotiques, alors que les catholiques traditionnels, qui avaient misé sur Fillon et pour qui De Villiers reste une référence, ne savent plus à quel saint se vouer. »

Lâché en partie par les catholiques de droite, François  Fillon s’est plaint également  des atteintes contre la démocratie que seraient selon lui les concerts de casseroles regroupant à chaque fois une poignée de militants cégétistes et communistes, qui retentissent à chacun de ses déplacements et qui parasiteraient sa campagne. Nous qui avons au Front National de la  mémoire, nous ne nous souvenons pas que M. Fillon et ses amis de droite aient émis dans le passé la moindre protestation sur le fait que depuis plus de vingt-cinq ans, les racailles antifas, les milices anarchistes, trotskistes soutenues par les partis socialiste et communiste, entendent perturber violemment les réunions publiques du Front National. Le phénomène était en baisse sensible ces dernières années, mais ne doutons pas que l’espoir d’un score élevé et d’une qualification de Marine au second tour réactivera les réseaux antifrontistes. Une extrême gauche qui jouera comme à chaque fois son rôle de chien  de garde du système bourgeois-libéral-libertaire, d’un capitalisme hors sol et de l’euromondialisme.

Candidat emblématique de ce Système et de cette idéologie là, Emmanuel Macron, à vouloir ratisser large, se prend souvent les pieds dans le tapis. Creusant le sillon  de  sa profession de foi communautariste visant à séduire à la fois les  idéologues cosmopolites, les masochistes de la repentance  et les banlieues – « il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse » affirmait-il déjà à Lyon le 4 février - l’ex de la banque Rothschild, le liquidateur sans scrupule d’Alstom, a créé la polémique en comparant à Alger  la colonisation à un crime contre l’humanité

L’émotion a été grande et à Carpentras vendredi comme samedi à Toulon, Pieds Noirs et frontistes ont tenu à le  lui faire savoir pacifiquement. M Macron qui joue à l’homme de dialogue et de conciliation a pourtant dénoncé dans des termes outranciers et mensongers cette présence de 200 militants du FN et d’associations de Pieds Noirs aux abords de son meeting de Toulon… qui n’a pas fait le plein. Il a conspué la manifestation des patriotes choqués et blessés par la trahison de Macron, des propos anti-français prononcés qui plus est à l’étranger.

Avec la même maladresse, assez stupéfiante et qui écorne son image d’habileté, l’ex ministre de l’Economie a essayé de se mettre les Pieds Noirs dans la poche en lançant samedi  aux 1200 personnes qui avaient fait le déplacement pour le voir, « Je vous ai compris », à la manière du général De Gaulle, lors de son fameux et très ambigu discours d’Alger le 4 juin 1958. Or, cette phrase est pour beaucoup de Pieds Noirs la marque de la trahison, de la duplicité  de De Gaulle. Ils l’avaient interprété comme étant la garantie que les départements d’Algérie resteraient Français, promesse réitérée par De Gaulle par la suite.

« Vous avez aux portes de cet établissement le Front National » a ainsi déclaré M. Macron, « le parti Front national jouant sur les haines, les peurs, les émotions, qui a empêché des centaines d’entre vous de rentrer, qui en a bousculé d’autres, y compris des journalistes, qui se retrouvent aujourd’hui aux urgences. Parce que le parti du Front National ne veut pas que la démocratie fonctionne, ne veut pas qu’elle avance, que le pays regarde en face ses défis. Il veut le confiner dans ses peurs ».

Le candidat d‘En Marche ! à l’évidence manie sans vergogne l’inversion accusatoire affirme Bruno Gollnisch. Il ne dépare pas cela des autres candidats qui se réfugient frileusement sous le parapluie atlanto-bruxellois, qui font passer leurs renoncements pour du pragmatisme et du réalisme. Un personnel politique sans Vision, incapable d’envisager une renaissance française, d’autres alliances, de percevoir nos atouts, et qui explique aux Français que ceux qui veulent faire recouvrer à notre pays  ses libertés et son indépendance sont des peureux et les tenants d’une France moisie ! Alors oui, nous en faisons le pari, la Caste peut s’attendre à des surprises.

https://gollnisch.com/2017/02/20/caste-sattendre-a-surpri...

Ne pas se tromper de patriotisme

Les jours et les semaines passent. Et ces derniers temps la campagne présidentielle a doucement glissé vers le caniveau et le feuilleton, perdant l'essentiel de son intérêt.

En ce 13 février on ne pouvait donc que partager le vœu de Nicolas Beytout dans son éditorial de l'Opinion (1)⇓. Il est grand temps que s'organise le débat.

Deux semaines plus tôt, votre chroniqueur imaginait encore que les vraies questions allaient s'imposer, tout simplement parce qu'elles se posent au pays de façon cruciale.

De sorte que, le dimanche 29 janvier, étant cloué devant mon poste de télévision ma curiosité ou mon ahurissement passager m'avaient conduit à entendre l'expression coup sur coup de deux définitions du patriotisme. Je me surpris successivement, en effet, à visionner d'abord, et jusqu'au bout, un petit reportage consacré à Florian Philippot. Après quoi, sur La Chaîne Parlementaire, d'entendre le discours de La Villette de François Fillon.

Depuis ce dimanche, dois-je l'avouer, j'éprouve le sentiment d'avoir absorbé une dose maximale du feuilleton électoral, non que ces deux émissions aient manqué d'intérêt mais parce que visiblement les gros moyens de désinformation n'en ont rien retenu pour l'intérêt du citoyen.

Pour la première partie de cette après-midi dominicale, exceptionnellement télévisuelle, la découverte d'un personnage qui jusque-là ne m'était connu que superficiellement m'a surpris. Au delà de quelques déclarations et prises de positions plus urticantes que vraiment éclairantes, on se trouvait en présence d'une vraie cohérence, celle d'un fils du jacobinisme, venu de la gauche. Il se revendique certes du gaullisme, ce que l'on sait depuis le début, et qui peut faire sourire eu égard à l'histoire d'un parti, fondé il y a près d'un demi-siècle sur la dénonciation de la "vente de la France par De Gaulle en viager au parti communiste".

Quand on l'écoute de bout en bout, aujourd'hui, on demeure frappé, au contraire, par cette sorte de complaisance, qui s'exprimait dans le programme commun de la gauche rédigé en son temps par Chevènement, un mentor que Philippot ne semble pas vouloir renier.

Quant au second discours, celui de François Fillon, les journalistes moralistes n'ont pas voulu voir que, s'adressant à ses partisans, il n'avait manqué ni de style, ni de détermination, ni de contenu. On nous assure que cet orateur est devenu inaudible : il fut pourtant entendu ce jour-là par des milliers de partisans, peu impressionnés eux-mêmes par les gazetiers et les radioteurs.

À propos de son intervention, qui m'a semblé éloquente, je laisse la parole à Libération du 30 janvier qui écrit : "Le bon discours de François Fillon à la Villette pourra-t-il le sauver ? Le candidat LR a multiplié les formules bien venues, les envolées électrisantes et les confessions tout en retenue vibrante. Le candidat de la droite n’est pas mort, loin de là, et il peut espérer survivre en tablant sur l’amnésie progressive de l’opinion et sur un dossier judiciaire qu’il pourra plaider (c’est à l’accusation de prouver l’emploi fictif)."

Or, ces quelques lignes qui disent pourtant bien ce qu'elles veulent dire, étaient noyées dans un commentaire plus général, basé sur des impressions virtuelles, suggérées par les supputations plus ou moins gratuites avancées, au conditionnel, par d'autres médias.

La vraie question centrale supposerait un examen de l'état réel du pays. Les gens lucides le demandent de plus en plus fortement.

Or, nous nous trouvons à un moment où l'étiquette patriotique a repris une certaine popularité. Elle fonctionne, hélas, à contre sens. Aucun penseur politique n'a plus fortement que Charles Maurras, ni plus intensément que lui, pensé en termes de patriotisme et il y a consacré des pages et des pages dont les meilleures se retrouvent dans son indispensable Dictionnaire Politique et Critique. (2)

Or, contrairement à une partie de ceux qui, aujourd'hui, prétendent qu'ils continuent son combat, le mot véritable dont il habille sa doctrine est celui de nationalisme. Horresco referens nous dit Philippot pour qui nationaliste signifierait vouloir envoyer les chars à Berlin ! Maurras, qui pourtant avait beaucoup de mal à aimer fût-ce "quelques grands Germains candidats à la civilisation" (sic !!!), n'a jamais pensé en ces termes. Son nationalisme lutte contre l'ennemi intérieur, contre la décadence, contre la bêtise : cela fait déjà beaucoup de travail. Le nationalisme intégral, sous sa plume, est celui qui conclut à la nécessité de restaurer la monarchie.

Car le vrai patriotisme ce n'est pas celui du supporteur de l'équipe de France de rugby, c'est celui du citoyen qui se préoccupe de défendre le meilleur programme, les meilleures institutions susceptibles de redresser le pays.

À cet égard Maurras se montra toujours très critique à l'endroit de Paul Déroulède et de sa Ligue des Patriotes qui, sous la Troisième république, militent en faveur de l'élection du président au suffrage universel.

En 1908 il écrit : "L'élection du chef de l'État par le peuple nous a déjà livré en 1848, en 1852, 1870, à ces puissances de publicité et d'argent, à cet absurde gouvernement d'opinion…" "Le dictateur plébiscité est le serf de la ploutocratie comme Roossevelt (3)

ou le serf de l'opinion publique comme Napoléon III."

En 1909 il va jusqu'à conclure : "il va falloir sauver la France de Déroulède"

JG Malliarakis

Apostilles

  1. Les trois volumes sont édités dans la collection Climats chez Flammarion.
  2. cf Cahiers de la Quinzaine, n° 11, 1899
  3. il s'agissait de Théodore Roosevelt… 

http://www.insolent.fr/2017/02/ne-pas-se-tromper-de-patri...

Pour une « France apaisée » : la remigration, par Antoine Vouillazère

stories.virtuemart.product.2809_page_01nsp_149.jpgSi des étrangers extra-européens ont été capables de migrer vers la France, ils sauront remigrer vers le pays d’où ils sont venus. Au besoin, on les y aidera. Tel est l’esprit des 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration que publient Les Identitaires.

Pas la peine de chercher le mot « remigration » dans le dictionnaire, il ne s’y trouve pas. Le Robert et le Larousse font entrer chaque année des dizaines de mots nouveaux qui n’ont rien à y faire – ainsi de « yoyette », qui désigne une jolie fille… au Cameroun !, entré l’édition 2017 du Petit Larousse –, mais de remigration, substantif pourtant correctement formé d’après migration, emprunté au latin migratio, « passage d’un lieu à un autre », point. Comme si, avoir effectué une migration, il était impensable, et informulable, que le migrant puisse en effectuer une autre… en sens inverse.

Car tel est bien le sens de remigration, mot devenu usuel à droiteMigrants-remigration-250x350.jpg de la droite en lieu et place d’expulsion, trop connoté péjorativement. L’expulsion est perçue négativement ? Qu’à cela ne tienne, on parlera de remigration. Miracle de la dialectique. Après tout, s’ils ont migré une fois, ils peuvent le faire une deuxième fois, non ? Non, dira quand même Le Petit Robert, qui, prenant peut-être acte de la propagation de l’idée de remigration, a inventé un nouveau sens au mot migrant. Le migrant, d’acception neutre (« celui qui participe à une migration ») est décliné avec cette autre définition : « Celui qui fuit son pays à cause d’un conflit armé », en faisant un synonyme de réfugié politique.

Soit la remigration, soit la disparition

Remigration-Livre-248x350.jpgLes Identitaires – la nouvelle appellation de l’ancien Bloc identitaire – publient ces jours-ci un ouvrage de près de 200 pages intitulé : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration (éd. IDées). Il s’agit, écrit dans la préface le directeur national à la formation des Identitaires, Jean-David Cattin, « d’un ensemble de mesures visant à favoriser le retour dans leur pays d’origine de la majorité des immigrés non européens ».

Les mots sont pesés car, très clairement, à la « priorité nationale » proposée par Marine Le Pen, les Identitaires opposent la priorité européenne au nom de la défense de la civilisation européenne.

Ce retour à la case départ – autre définition possible de « remigration » – des immigrés non européens ayant une première fois migré sur notre territoire se veut à la fois « humain » et « ferme », et chacune des trente mesures est détaillée, expliquée, mise en contexte, textes de loi à l’appui dans cet ouvrage qui, chez un autre éditeur, aurait-il s’appeler La Remigration pour les nuls.

Oui, la remigration est possible ; non, elle n’est pas « inhumaine » ; il ne manque que la volonté d’y procéder, sachant qu’il faudra peut-être « dix ou vingt ans » pour qu’elle soit achevée. Mais le choix est entre cela et un Grand Remplacement, selon la formule de Renaud Camus, sur lequel nul ne pourra plus revenir. En somme : soit la remigration, soit la disparition, par engloutissement, des peuples européens et, par voie de conséquence, de la civilisation européenne.

La date de parution de cet ouvrage n’est bien sûr pas due au hasard. Les france-apaisee-Remigration-263x350.jpgIdentitaires, qui ne présentent pas de candidat à l’élection présidentielle et dont certains soutiennent la candidature de Marine Le Pen quand ils n’appartiennent pas déjà à son staff, espèrent ainsi faire intrusion dans la campagne sur le terrain des idées. Vous voulez une « France apaisée » ?, semble dire Jean-David Cattin, alors tirez-en les conséquences, car, écrit-il, « la cohabitation de peuples à l’histoire antagoniste, aux origines trop éloignés, a généré des haines inextricables », et seule la remigration permettra d’éviter le basculement total dans une société multi-conflictuelle, car multiculturelle.

Un thème absent du débat politique

Certaines des mesures proposées pour défendre l’identité – en empêchant l’arrivée de nouveaux flux migratoires ou la transformation d’extra-Européen en Français – ont déjà été adoptées par Marine Le Pen – voire par Nicolas Dupont-Aignan. C’est le cas, entre autres, de l’abrogation du droit du sol ou de la suppression de l’Aide médicale d’Etat. Mais, d’une part, Les Identitaires ne prônent pas l’utilisation de l’arme indistincte de la laïcité, ne réclamant que l’interdiction du voile islamique dans l’espace public – son port étant défini comme « une prise de contrôle visuel de notre territoire » – et non l’exposition de tout signe religieux. Et, d’autre part, leur conception civilisationnelle du combat politique les conduit à proposer une pause de dix ans des naturalisations, mais seulement « pour les individus natifs de pays non-européens ». Etant entendu qu’un pays européen n’est pas un pays de l’Union européenne, mais un pays du continent européen, tout simplement.

Pour en revenir la remigration, Les Identitaires proposent toute une série de mesures, qui seraient pilotées par un Haut-Commissariat à la remigration dont les membres seraient nommés par décret du président de la République. Ses tâches ? Immenses, de la définition des modalités pratiques des départs à l’accompagnement des « remigrants » dans leurs démarches – on les aide bien à s’installer, on peut les aider de la même façon à partir – en passant par l’organisation de campagnes visant à promouvoir, ici, cette remigration, et à décourager, là-bas, l’émigration.

Concernant les aides au retour, Les Identitaires sont favorables à leur maintien, et même à leur augmentation. A plusieurs conditions. Notamment qu’elles ne bénéficient qu’à des personnes installées ici depuis plus de deux ans, qu’elles soient assorties de l’interdiction de revenir en Europe plus de deux semaines par an ou qu’elles ne soient intégralement versées qu’après une année de vie effective dans le « pays d’origine », leur mère-patrie., pour éviter le « tourisme de prime » que l’on a pu connaître sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

Parmi les candidats à l’élection présidentielle, plus aucun ne parler d’« expulser » les immigrés non européens, sauf les clandestins. Le terme de « remigration » peut aider certains à réintroduire cette thématique… de survie.

Antoine Vouillazère

Article paru dans le n° 2809 de l’hebdomadaire Minute daté du 15 février 2017

http://fr.novopress.info/203661/pour-une-france-apaisee-l...

Marine Le Pen en visite au barrage de Vouglans (17/02/2017)

Pierre Sautarel : Medhi Meklat, « le Maghrébin modèle de la bobosphère », postait des tweets odieux

Le journaliste et réalisateur Medhi Meklat, qui faisait, le 1erfévrier, la une des Inrockuptibles avec Christiane Taubira, est l’auteur, sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps, de tweets extrêmement violents dans lesquels il fait l’apologie du djihadisme, de Ben Laden et Hitler. Ce chouchou de la bobosphère prétend s’être construit un personnage de beauf franchouillard et raciste pour faire de l’humour, sans que cela suscite de réaction de la part de la presse de gauche, pourtant si moralisatrice…

http://www.bvoltaire.fr/pierresautarel/medhi-meklat-maghr...

Non à l'opération Macron

Tout est fait, c'est désormais parfaitement clair, pour préparer un second tour dont le vainqueur serait presque obligatoirement le candidat issu de l'écurie Hollande, le chouchou des médias, l'homme au programme vide, Macron. Certes quelques naïfs droitiers et centristes, éternels continuateurs de ceux que Beau de Loménie appelait les "grands habiles" misent à nouveau sur cette écurie et son poulain pour promouvoir ce qu'ils appellent les "réformes" sans jamais que soit précisé de quelles dispositions législatives il s'agirait.

Interrogeons-nous d'abord sur l'environnement institutionnel qu'utilise la manœuvre.

Tout est véhiculé bien sûr via les gros moyens de la désinformation, eux-mêmes fabriqués par une corporation qui veut nous faire croire qu'elle est objective, qui se veut intouchable, mais qui vote à gauche à plus de 85 %.

Précisons au besoin que la Cour des comptes quand elle ouvre les dossiers de France-Télévision, c'est-à-dire du cœur de ce quatrième pouvoir dépendant de l'exécutif en tire des conclusions effarantes. Les gens qui prétendent incarner la "morale" ne se l'appliquent certainement pas à eux-mêmes. (1)⇓

N'est-il pas pittoresque de s'interroger quant à une autre partie du pouvoir d'État, l'autorité judiciaire, et donc de se souvenir comment a été constitué le parquet national financier. Celui-ci a été créé par Christiane Taubira 
en 2014. Garde des sceaux celle-ci y a placé ses amis. Le procureur de ce parquet, Éliane Houlette, 
était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires.

 Elle doit sa brillante promotion à la ministre, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints
 et vice-procureurs parmi ses très proches … Rappelons aussi à ce sujet qu'en France, le parquet, et particulièrement le parquet national financier, n'est pas indépendant du pouvoir exécutif.



Les derniers soubresauts médiatiques de la campagne électorale n'ont donc, eux aussi, à cet égard, pas manqué de produire leurs effets sondagiers. Pour la première fois en effet un des deux plus récents sondages, celui commandé par Les Échos et Radio Classique à la société Elabe, plaçait, dès le 1er février, le candidat Macron favori de l'élection présidentielle où il arriverait second au premier tour. (2)⇓

Rien n'étant plus mouvant et plus incertain, en fait, qu'un sondage d'opinion, on ne disputera pas ici de la qualité respective des deux. On se contentera de noter que celui d'Elabe, institut présidé par Bernard Sananès, popularisé par Radio Classique et les Échos entre parfaitement dans le dispositif, réel et non virtuel de ce qu'il faut bien appeler l'opération Macron.

Ce à quoi vise ce mécanisme est vieux comme la cinquième république. Mais, depuis un demi-siècle, le projet n'avait jamais abouti au résultat désiré par ses promoteurs. Depuis le complot de l'Alma puis du cartel des Non de 1962 jusqu'aux premières illusions de la campagne Hollande de 2012 la grande idée de tous ces intervenants a, bel et bien, toujours été de tendre à un retour de la IVe république par une coalition socialo-centriste. Mais comme le pâté d'alouette cet assemblage inégal composera un cheval social démocrate et une alouette centriste voire droitière. Ne nous laissons pas prendre à cette candidature qui ne repose sur aucune doctrine, qui se refuse à développer, pardon à "dévoiler" un programme et qui laisse entendre qu'il acceptera généreusement les voix de la "droite orléaniste" (sic) en passant par "l'écologie réaliste" et le gaullisme social. Il prend cependant bien soin, quand il révèle, chichement, certains points de sa doctrine, globalment secrète, de ménager les pires poncifs du socialisme, tels que l'État stratège ou le modèle social, etc.

Il faut donc dire clairement non à cette opération Macron.

JG Malliarakis

Apostilles

  1. cf. Les Échos du 24 octobre "France Télévisions : les perles du rapport de la Cour des comptes"
  2. réalisé au même moment un sondage IFOP ne le place certes qu'en troisième position. Mais, depuis plusieurs jours, les commentateurs agréés raisonnent tous sur la base du sondage Elabe sans tenir compte de l'étude IFOP

http://www.insolent.fr/2017/02/non-%C3%A0-lop%C3%A9ration...

Terres de Mission n°20 : Les catholiques américains et le vote Trump

Frédéric Boccaletti : « Ce n’est pas le FN qui pourrit les meetings de Macron, mais ses déclarations! »

Le conseiller régional Frédéric Boccaletti dénonce l’utilisation brutale de gaz lacrymogènes contre des anciens combattants âgés de 80 à 90 ans venus protester contre les déclarations d’Emmanuel Macron sur la colonisation. Après sa déclaration d’Alger, son meeting de Toulon, dans une région où les militaires, les pieds-noirs et les harkis sont nombreux, a été un échec, avec une salle à moitié vide.

Des propos recueillis par Gabrielle Cluzel

http://www.bvoltaire.fr/fredericboccaletti/nest-fn-pourri...