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27/04/2015

Pas de souverainiste pour la primaire UMP ?

Matthieu Chaigne, co-fondateur du site Délits d'Opinion, écrit dans Le Figarovox:

"C'est tout le paradoxe de cette primaire. Censée départager les différents courants qui composent la grande famille de droite et du centre, cette élection interne frappe par la gémellité de ses candidats. Europhiles, biberonnés à la potion d'un libéralisme bon teint, les candidats putatifs ou déclarés varient seulement sur le remède qu'il faudrait administrer à la France.

Un casting qui révèle en creux la disparition de la droite dite souverainiste. Ce courant, porté notamment par un Philippe Seguin, a constitué le creuset du RPR d'hier, à la fois eurosceptique et profondément attaché à la place de l'État. [...] Pourtant, ces idées loin d'être mortes, rencontrent un vif écho. [...]

L'Europe est la seconde pomme de discorde de la droite: face à des candidats qui jouent sur les termes, critiquent l'Europe mais refusent d'assumer une critique radicale, les Françaizs ont clairement basculé. Pour une majorité d'entre eux, l'Europe joue contre leurs intérêts. Incapacité à juguler les flux migratoires, source de destruction d'emplois, cheval de Troyes d'une économie libérale: l'Europe porte le chapeau du déclassement.

L'idée d'un retour en arrière n'est plus taboue pour les Français. Et encore moins à droite: 67% d'entre eux souhaitent renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à réduire ceux de l'Europe. Au cœur de cette idée ressurgit un thème esquissé pendant la campagne de 2012, celui de retrouver la maitrise de son destin, de conserver son identité, son modèle. [...]"

Michel Janva

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Gabrielle Cluzel : « La fracture porte un nom: l'identité »

Il n'est pas besoin de présenter aux lecteurs de Monde et Vie Gabrielle Cluzel, dont la plume brillante et vive leur est familière. On la retrouve avec bonheur sur le site du Boulevard voltaire et, bien sûr, sur son propre blog... entre autres. Elle répond ici à notre enquête sur la droite.

Monde et Vie : Gabrielle Cluzel, pensez-vous que les notions de droite et de gauche aient encore on sens aujourd'hui ?

Gabrielle Cluzel : A défaut d'avoir encore un sens, elles ont encore une utilité : elles sont une commodité de langage, dont je reconnais user moi-même. Mais dans les faits... On assiste à une recomposition du paysage, dans une sorte de tectonique des plaques politiques, et ceux dont les grosses maisons bourgeoises sont sur la ligne de fracture, comme le PS et l’UMP, se retrouvent dans la mouise. Pour le moment, ils parviennent encore à faire le grand écart, mais on sent bien que le grand plongeon est imminent. La belle bâtisse va s'effondrer à grand fracas. Cela m'a spécialement frappée lors du meeting de Sens commun précédant l'élection du président de l'UMP. Je regardais autour de moi, pendant l’intervention de Nicolas Sarkozy : mais qu'avait donc a faire cette population LMPT catholique, traditionnelle, enracinée, polie et méritante, élevant ses enfants dans la rigueur et la discrétion, sagement assise dans la salle, avec ce type sur la tribune qui en était tout le contraire : « show off », bling-bling, toujours entre deux avions, dispensant ses conférences en or massif au Qatar, libéral et libertaire - tolérant, d'ailleurs, jusqu'à les tolérer eux-mêmes -, dont l'épouse très « people » se disait publiquement pour le mariage gay et l'adoption par les homosexuels ?

Mais on peut en dire autant du parti socialiste : comment un ouvrier d'Arcelor-Mittal pourrait-il continuer de cheminer bras dessus, bras dessous, avec un Jacques Attali ?

La fracture porte un nom; l'identité. Une identité que cette France bourgeoise, cette France bien élevée qui a manifesté pour LMPT, défend à travers la famille, la filiation, identité sexuée.

Une identité que la France populaire, la France périphérique, comme l'appelle le géographe Christophe Guilluy, veut conserver, elle, en luttant contre l'immigration massive. Animées par un restant de lutte des classes, ces deux France se regardent pour le moment en chiens de faïence, et pourtant si elles se rassemblaient, elles constitueraient une vraie force politique car toutes deux participent de la France « enracinée » celle qui s'émeut de voir disparaître sa civilisation.

Vous défendez volontiers les familles, notamment dans les colonnes de Monde et Vie. La famille est une réalité qui concerne tout le monde et pourtant, c'est aussi un thème politique souvent classé « à droite ». Comment l’expliquez-vous ?

La famille n'est pas à droite, mais elle est par essence « enracinée », ne la représente-t-on pas par un « arbre » généalogique ? Elle est un lieu de hiérarchie et d'autorité. File est un lieu d'identité, de traditions communes. Elle est un lieu de transmission, transmission d’un patrimoine génétique, matériel, culturel. Elle est par essence un lieu, disons le mot même s'il est provocateur, d'exclusion, d'amour exclusif, où les liens filiaux, les liens du sang priment sur les autres. Cela ne vous surprendra pas, je préfère mes enfants à ceux des autres. Et je défie n'importe quelle mère de prétendre le contraire... Bref elle est porteuse de valeurs détestables pour la France émancipée et mondialiste que l'on appelle, pour simplifier, la gauche.

Vous portez un regard volontiers critique et caustique sur les féministes. Le féminisme est-il forcément de « gauche » ?

Pas du tout, le féminisme est chrétien ! Saint Paul, réputé le saint le plus misogyne de tout le Sanctoral, n'a-t-il pas dit lui-même : il n'y a plus ni juif, ni grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ ? C'est la seule religion qui a permis à la femme de relever la tête. Et d'ailleurs, la gauche est si peu féministe qu'elle s'est longtemps opposée au droit de vote des femmes, redoutant que celles-ci ne votent comme leur curé. Mais pour paraphraser Chesterton, le féminisme est une idée chrétienne devenue folle. Le féminisme aujourd'hui est ridicule, dérisoire et nuisible.

Né, en mini-jupe, sur les barricades de Mai 68, certains l’ont cru mutin comme une parisienne de Kiraz, il est devenu imposant et tyrannique comme une rombière de Faisant. Une rombière acariâtre avec sa moitié, l’homme occidental, faible et maigrelet, qu'elle morigène toute la sainte journée, mais une rombière aveugle et masochiste avec les enfants qu'en couchant avec la gauche, elle a engendrés et réchauffés dans son sein : Islam, libération sexuelle, laxisme judiciaire...

A quoi sert de réclamer un « e » à la fin de je ne sais quel mot ou de fustiger les cartables roses, si on fait le lit de la burka et de la polygamie, si on laisse galoper les violeurs dans la nature, si on « traite » les petites filles à peine nubiles comme des veaux aux hormones en leur laissant croire que leur fécondité est une affection chronique ? J'arrête là, la liste serait trop longue.

A quelles conditions et sur quelles fondations pensez-vous que notre société pourrait aujourd'hui se reconstruire ?

Je crois beaucoup au rapprochement de ces deux France enracinées que j'évoquais tout à l'heure, il me semble que l'Eglise aurait un rôle à jouer dans cette jonction. La France périphérique, face à la montée de l’islam, redécouvre ses clochers, sa crèche, son atavisme chrétien. On sent bien que la laïcité est sur la touche pour lutter contre l’islamisme, et que la riposte ne peut être que spirituelle. C'est le moment d'arroser et de mettre de l'engrais sur ces petites pousses que l’on voit poindre. De réévangéliser. Mais l'Eglise saura-t-elle saisir cette opportunité ? 

 

Propos recueillis par Eric Letty monde&vie mars 2015

Régionales : l'UMP nomme des candidats qui ne souhaitent pas revenir sur la loi Taubira

Le politologue Dominique Reynié a été choisi pour diriger la liste rassemblant l'UMP et l'UDI dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon aux élections du mois de décembre. Connu pour ses positions favorables au lobby LGBT, Reynié est un acteur de la dérive vers la gauche de l'UMP, notamment au sein de la Fondation pour l'Innovation Politique. On se souvient que ce "think tank" chiraquien a apporté dès 2005 son soutien au mariage homosexuel : Dominique Reynié avait eu une place centrale dans cette "ouverture" vers les mouvements homophiles les plus extrémistes, dont Act-Up, notamment lors d'un colloque de décembre 2004.

Candidate pour l'Ile-de-France, Valérie Pécresse considère que l'abrogation de la loi Taubira est définitivement perdue.

Dans le Sud-Est, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, également candidat aux régionales, a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Ce fidèle de Nicolas Sarkozy a dit avoir plaidé auprès du candidat à la présidence de l'UMP pour "trancher une fois pour toutes" cette question qui divise le parti, afin de "ne plus en faire une affaire de débat". Pour M. Estrosi, la dénaturation du mariage est "une avancée".

Michel Janva 

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Le corporatisme : genèse et perspectives (entretien avec Jean-Philippe Chauvin)

"On a préféré faire d'abord passer une loi sur le mariage pour tous et attendre un nouvel attentat"

Interrogé par le JDD sur la tentative d'attentat du terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam à Villejuif, Bernard Squarcini, ancien patron de la DCRI, déclare :

"Je constate que les mêmes qui nous accusaient de mille maux après l'affaire Merah disent aujourd'hui que la DGSI a bien fait son travail. Depuis 2012, nous réclamons une nouvelle loi pour prévenir ce genre d'actions. On a préféré faire d'abord passer une loi sur le mariage pour tous et attendre un nouvel attentat…

Qu'est-ce que la future loi sur le renseignement aurait pu changer dans le cas de Sid Ahmed Ghlam?

Nous aurions pu plus facilement intercepter les flux avec la Syrie ou retrouver les messages laissés sur les sites de stockage en ligne. Le cryptage n'est pas un problème. La plate-forme nationale de cryptage et de décryptement de la DGSE sait faire. Il faut résonner en matière de cible. Un même individu peut avoir 38 portables. L'IMSI catcher [une "valise" qui se substitue à une borne téléphonique et peut capter tous les portables qui s'y connectent] nous aurait sans doute permis de récupérer tous ses portables et de demander l'écoute de ces numéros à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Plus on a d'outils dans la boîte, mieux on travaille. Plus les agents du renseignement seront juridiquement protégés, plus ils seront efficaces."

Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Bernard Maris, cet amoureux de la France.

Aimer la France est une passion que certains voudraient aujourd’hui éradiquer comme une maladie honteuse : or, il n’y a pas de honte à aimer, et aucune à aimer la France en particulier, cette particulière historique qui, Français, nous est propre, nés que nous sommes sur sa terre et inscrits dans son histoire et son présent. D’autres n’ont pas cette chance natale mais viennent y frayer, parfois s’y joindre et, par leur amour nouveau qui lui redonne toujours quelques couleurs supplémentaires, confirmer la belle formule de Bainville : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. »

 

Assassiné en janvier dans les circonstances que l’on sait, l’écrivain Bernard Maris, à qui l’on doit quelques textes forts de dissidence économique et une très belle étude sur Genevoix et Jünger, laisse en héritage un livre qui va paraître ces jours prochains et qui s’intitule « Et si on aimait la France » : les longs extraits publiés dans l’hebdomadaire Marianne cette semaine (17-23 avril 2015) dévoilent quelques aspects de cet amour vrai pour une France qui, si nous n’en voyons pas tous les mêmes attraits et n’en sommes pas tous amoureux de la même manière, n’a jamais cessé d’inspirer les plus nobles sentiments et, parfois, les actions les plus folles.

S’il n’apprécie guère le Maurras de la « divine surprise », il n’en rend pas moins hommage à bien d’autres qui peuvent agacer les Bernard-Henri Lévy et Fleur Pellerin, par exemple, ces cuistres actuels de la « culture de gôche » qui prônent le libéral-nomadisme et refusent l’enracinement. A ceux-là, Maris préfère « les historiens dits de droite, de Bainville à Tocqueville en passant par Pierre Chaunu et Patrick Buisson ». Il poursuit : « Je lis même courageusement le Dictionnaire amoureux de la France de Tillinac, sympathique Gault et Millau de la franchouille, avec Cyrano et d’Artagnan, et Jeanne la Bonne Lorraine, et les nichons de la Pompadour qui donnèrent forme à nos coupes de champagne », et rappelle qu’il a connu « des Français pleins de gaieté. Authier, Lapaque et leur bande, par exemple ». « Et si j’écrivais pour eux ? Pour les désespérés si drôles ? Houellebecq, Cabu, Reiser, Cioran ? » En fait, Bernard Maris écrit pour beaucoup d’autres et, en particulier pour tous les Français et ceux qui, même loin d’elle, aiment la France.[...]

La suite sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Bernard-Maris-cet-am...

Le socialisme c'est quoi ?

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07:32 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

Dans les régions céréalières

La campagne de prélèvement de 2012 du ministère relève en outre la trace d’au moins 20 pesticides différents dans un cas sur quatre dans ces mêmes eaux de surface. Surtout, « près de 5 % des points de mesure dépassent les normes fixées sur les pesticides », signale l’étude.

Sans grande surprise, les teneurs les plus élevées se situent dans les régions céréalières, celles de maïsiculture ou de viticulture, notamment le Bassin parisien, les Pays-de-la-Loire, le Sud-Ouest et le couloir du Rhône. Seuls 11 % des points sont exempts de pesticides. Il faut presque toujours aller plus haut (Alpes, Pyrénées) pour les trouver ou alors s’enfoncer dans les déserts ruraux (Corse, sud de l’Auvergne et du Limousin).

Aucune région n’est épargnée

Le constat du CGDD sur les eaux souterraines n’est pas plus enviable : 71 % des prélèvements révèlent une contamination et hormis la Corse, aucune région n’est épargnée. Pas même le Massif central où l’élevage prédomine. Situation inquiétante, dans près d’un cas sur cinq (19 %), les normes de qualité DCE ne sont pas respectées. Les dépassements par substance sont les plus nombreux (13 % des points de mesures). Mais la part des « cocktails » de pesticides hors norme n’est pas mince (6% des points).

Où ces excès sont-il commis ? Globalement au nord de l’Hexagone, dans le couloir rhodanien et le nord de l’Aquitaine. La plus belle « collection » de pesticides revient à la région Ile-de-France où 35 « espèces » différentes ont été retrouvées sur un point précis. Les régions les mieux « pourvues»  (plus de cinq variétés différentes) recouvrent grosso modo les mêmes zones en y additionnant le sud de la Bretagne.

Les Echos

http://fortune.fdesouche.com/380975-pesticides-la-contami...

 

Chrétiens d'Orient : il faut absolument une protection militaire

Me Trémolet de Villers déclare dans un entretien au quotidien Présent :

P"Les chrétiens d’Occident commencent à se mobiliser très sérieusement. Avec des prières sur le plan spirituel. Et dans le domaine caritatif, en multipliant les aides financières et sanitaires. Toutefois, comme le rappelait l’un des patriarches avec lequel j’ai eu récemment l’occasion de m’entretenir : « Tout cela est bien, mais maintenant il nous faut une protection miliaire. » Je ne parle pas de reconquête. Mais simplement si, aujourd’hui, nous voulons protéger ces populations et faire en sorte que leurs filles ne finissent pas esclaves sexuelles des terroristes islamistes, après que leurs pères, leurs mères et leurs frères se sont fait égorger ou crucifier, eh bien il faut absolument une protection militaire. Nous en revenons à une nouvelle forme de chevalerie. De chevalerie moderne. Ce devrait être le souci principal des gouvernements occidentaux.Après le spirituel, il nous faut maintenant entrer dans le domaine temporel : politique et militaire. Je sens un frémissement d’indignation et d’impatience chez beaucoup de jeunes gens que je rencontre et qui me disent : « Ce n’est plus possible, on va s’engager. » Mais s’engager où ? Dans quelle armée ? Il faut qu’il y ait une réflexion et des décisions prises dans ce sens.

Il faut que les chrétiens d’Orient en train d’être massacrés obtiennent l’appui militaire qu’ils attendent de nous. On ne peut plus se contenter de leur dire : « On prie pour vous et on vous envoie de l’argent. »

Michel Janva

26/04/2015

Ile De France - Tuer Le Bourgeois

« Echapper à la mort de la France » de François Billot de Lochner et « Le déclin du courage » d’Alexandre Soljénitsyne

Note de lecture de Bernard Mazin, essayiste.

♦ « Un gouvernement doit dire qu’il n’est pas prêt à payer sa survie d’une politique complaisante à l’égard d’une situation dont il connaîtrait bien les difficultés et les remèdes.»(Raymond Barre)

 Les ouvrages à caractère « programmatique » peuvent être parfois frustrants, soit parce qu’ils versent dans la rhétorique du « y a qu’à, faut qu’on… », soit parce qu’ils se résument le plus souvent à une accumulation de préconisations rédigées par des technocrates imprégnés de l’idéologie dominante.

François Billot de Lochner a su éviter ces écueils. Il n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, puisqu’il a, entre autres, publié, chez le même éditeur, Douze mesures pour 2012, et Municipales 2013 : 17 propositions.

Si l’on devait caractériser son dernier opus, Echapper à la mort de la France, on pourrait dire qu’il part d’un abrégé du constat d’Eric Zemmour, pour le décliner en propositions de mesures que beaucoup ont reproché à ce dernier de ne pas avoir assorti son Suicide français. L’auteur assume d’ailleurs explicitement cette référence, en intitulant la première partie de son livre « La France, nation suicidaire ? »

Dans quatre brefs chapitres aux titres éloquents (L’affaissement politique ; La débâcle économique ; La folle dislocation sociale ; L’effondrement culturel et moral), il dresse le tableau de ce qu’est devenu notre pays depuis 50 ans. Inutile de préciser qu’il s’agit d’un tableau noir, où sont inscrits tous les ingrédients de la décadence que nous dénonçons sans relâche : toute-puissance du système politico-médiatique, confiscation de la démocratie par des élites mortifères, culte de l’ego, de l’indifférenciation et du multiculturalisme, immigration incontrôlée, politique de la ville débouchant sur le communautarisme, discrédit jeté sur la famille et la natalité, mise à mort de la culture par le système éducatif et la propagation du non-art, etc.

De ces quatre thématiques, celle de la débâcle économique est, à mes yeux, un peu moins convaincante : ce qui y est énoncé n’est pas erroné, mais le sujet est complexe et supporte mal les raccourcis. En outre, il n’est pas, comme les autres, analysé dans une approche métapolitique (évolution du libéralisme ; mondialisation ; cosmopolitisme…), et les mesures proposées ont parfois un air de déjà-vu, et gagneraient à être un peu plus argumentées. Mais compte tenu de la brièveté du livre, on pardonnera à François de Lochner ce qui n’est somme toute qu’un péché véniel.

Pour le reste, les 30 « mesures de la dernière chance » qui font l’objet de la seconde partie de l’ouvrage sont dans l’esprit de ce que Raymond Barre déclarait en 2005 dans un entretien au journal Les Echos : « Un gouvernement doit dire qu’il n’est pas prêt à payer sa survie d’une politique complaisante à l’égard d’une situation dont il connaîtrait bien les difficultés et les remèdes.»

En d’autres termes, il s’agit bel et bien d’un programme de gouvernement, mais d’un programme à classer plutôt dans la catégorie churchillienne « de la sueur, du sang et des larmes ».

Nombre des mesures proposées seront familières au lecteur, du référendum d’initiative populaire à la renégociation des traités européens, de la sortie du commandement intégré de l’OTAN à l’abrogation de la loi Taubira, de la réforme du système éducatif au rétablissement de la liberté d’expression, par la remise en cause de la loi Pleven et des lois mémorielles.

Certaines sont originales (création d’une garde nationale, création d’un salaire maternel universel, préconisations dans le secteur des médias), d’autres paraîtront un peu vagues (limitation des subventions aux associations), trop timides (par exemple les mesures en matière d’immigration, qui n’osent pas aller jusqu’au renversement des flux migratoires, ou la réforme du régime des retraites, qui ne va pas jusqu’à l’abandon du système par répartition), voire discutables (autonomie totale des universités). Mais l’essentiel n’est pas dans ces critiques de détail. Le point important, et à cet égard l’auteur remplit pleinement son objectif, est que les propositions forment un ensemble de points de repères idéologiquement cohérents, à rebours du politiquement correct. Il ne s’agit pas d’un livre de recettes mais d’un bréviaire pour l’action.

Restent à trouver les dirigeants politiques qui auraient la longueur dans la durée, la hauteur de vue et la largeur d’épaules nécessaires pour prendre en charge un tel programme. Force est de constater que les conditions ne sont pas a priori réunies dans l’état actuel de la France, où « la grande majorité des électeurs attend de ses élites politiques la capacité à prendre les bonnes décisions, le courage dans l’action, une réelle compréhension des attentes et des aspirations des citoyens […] et une réelle acceptation du jeu démocratique qui consiste à répondre aux souhaits des électeurs ». Or, dans une démarche autiste, « le système politico-médiatique affiche sa suffisance et son mépris complet pour le peuple, qui plus que jamais devient son problème ». Mais l’Histoire n’est jamais écrite : peut-être un jour un homme – ou une femme ? – providentiels émergeront-ils pour enrayer le déclin.

Et puisqu’il est question de courage, il est opportun de signaler la réédition récente, aux Editions des Belles Lettres, sous le titre Le Déclin du courage, du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne le 8 juin 1978 à l’Université de Harvard. Déshumanisation, atomisation, culte du bien-être matériel, dérive de la notion de liberté : tout ou presque est dit, dans ce texte fondamental, sur l’impasse dans laquelle nous conduit « l’évolution » des sociétés occidentales, et singulièrement de la société américaine.

Bernard Mazin, 24/04/2015

– François Billot de Lochner, Echapper à la mort de la France, Ed. François-Xavier de Guibert, janvier 2015, 217 pages.

– Alexandre Soljenitsyne, Le Déclin du courage, Ed. Les Belles Lettres, février 2015, 64 pages. (Traduit du russe par Geneviève et José Johannet. Préface de Claude Durand. 2e tirage (2014), 2015.

http://www.polemia.com/echapper-a-la-mort-de-la-france-de...

Comment les évolutionnistes interdisent la libre recherche scientifique et la liberté d’expression

Un article intéressant d'Enquête et débat revient sur un débat totalement occulté malgré la soi-disant liberté d'expression dont bénéficierait notre époque : le débat évolutionniste contre le "créationnisme". Les scientifiques évolutionnistes, tenants de la thèse de Darwin, ont peu à peu éjecté les scientifiques non-évolutionnistes de la scène scientifique, en imaginant de façon très ingénieuse l'insulte de "créationniste", en référence à la création du monde dans la Genèse, reléguant ainsi dans la sphère des illuminés de la foi tout scientifique qui aurait l'outrecuidance de ne pas adhérer aux thèses évolutionnistes. Ces scientifiques, tout sauf honnêtes intellectuellement, sont imprégnés de culture... marxiste, et leur but, avoué ou non, est d'éjecter Dieu de l'origine de l'homme. Les thèses évolutionnistes, dont certaines sont encore à prouver, sont pourtant enseignées telles quelles par l'Education nationale, et exclusivement relayées par la presse. L'article vaut la peine d'être lu en entier.

Sur le parti-pris évolutionniste, on lira avec intérêt un livre de Laurent Glauzy, préfacé par Serge de Beketch, "Le mystère de la race des géants - A la lumière du créationnisme"", qui a le mérite de poser les bonnes questions.

(Add ): le livre de Laurent Glauzy, épuisé, est refondu, complété, et réédité sous le titre "Les Géants de l´Atlantide - Révélations de l´archéologie interdite".

Marie Bethanie http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

 

11 novembre 1918 : La grande illusion 

« A 11 heures, tous les clairons,là où ils sont, exécuteront la sonnerie du Cessez-le-feu. Ensuite, tous sonneront Au drapeau ». Quand, en cette fin de matinée du 11 novembre 1918, les clairons, appliquant la consigne, se répondent les uns aux autres, de tranchée en tranchée, les hommes couverts de boue qui se dressent, d’abord ébahis, puis enthousiastes, sont persuadés de vivre, enfin, le point final d’un trop long cauchemar - un cauchemar, ininterrompu, de quatre ans. Ils sont vivants, ils sont vainqueurs.

Voici donc la fin de la Der des Der, un conflit si meurtrier (1 400 000 morts du côté français, près de 9 millions pour l’ensemble des combattants, sans parler des civils) que l’histoire du monde n’en avait jamais connu de comparable. Un tel tribut, un tel flot de sang répandu, ne doit plus jamais être versé, pour quelle raison que ce soit. C’est la conviction des survivants, qui sera illustrée par la vague de pacifisme qui marquera durablement les consciences de beaucoup d’entre eux, comme on le voit à travers l’oeuvre littéraire d’un Jean Giono ou l’action politique d’un Marcel Déat, traumatisés à jamais par l’enfer qu’ils ont traversé (voir Le grand troupeau de Giono et les Mémoires politiques de Déat).

La victoire des Alliés a provoqué une vague d’optimisme, surtout en France. Le pays est épuisé ? Certes, mais on va relever les ruines, repartir de l’avant, car « l’Allemagne paiera ». Comment ? On ne veut pas le savoir. De toute façon il faut marquer d’infamie, pour toujours, l’adversaire d’hier qui est seul coupable de la tragédie et qui ne doit plus jamais avoir les moyens de relever la tête et d’envisager une « revanche », comme celle dont l’espoir avait permis aux Français de surmonter l’humiliation de 1870. Il fallait donc anéantir une bonne fois le potentiel allemand en lui imposant, par les futurs traités de paix, des conditions si draconiennes qu’il ne pourrait pas s’en relever. Ce qui va nourrir, dans les années suivantes, un puissant sentiment d’injustice mobilisant très vite ceux des Allemands qui refuseront de se soumettre au nouvel ordre voulu par les Alliés. Un ordre qui devait concrétiser les utopies dont se targuait Woodrow Wilson et qui étaient partagées par nombre de politiciens européens, particulièrement en France. Wilson jouait les prophètes en annonçant pour le monde une nouvelle ère, marquée par l’avènement de la paix et de la prospérité générales, garanties par le règne de la démocratie et du libre marché - qu’il fallait au besoin imposer aux récalcitrants… Ce dangereux rêveur a cru trouver la solution miracle avec la création d’une Société des Nations qui allait vite faire preuve de son inutilité. Sans voir ou sans vouloir voir qu’en brisant les cadres de l’Europe d’avant 1914 il ouvrait la boîte de Pandore d’où sortiraient, dans les vingt années qui allaient suivre, des conflits inexpiables.

Le triomphalisme français était aveugle. Il n’avait pas conscience que la grande saignée subie par la France la privait d’un capital humain irremplaçable. Il ne percevait pas non pus qu’une révolution était en marche, la plus grave de toutes car c’était une révolution des moeurs et des mentalités importée par les seuls vrais vainqueurs de la guerre mondiale, les yankees. Le bouleversement de civilisation qu’apporteraient ces hommes naïvement salués comme des sauveurs a été bien analysé par Dominique Venner : « L’effondrement des références nationales, idéologiques et religieuses, l’explosion des égoïsmes individuels, l’implosion des couples et des familles, le démantèlement des anciens modèles éducatifs, la disparition des finalités collectives, la prolifération du cynisme et de la corruption ont brisé les ancrages anciens, sans créer de nouveaux points d’appui »  (La Nouvelle Revue d’Histoire, n° 39, novembre 2008)

Dans le film sans doute le plus connu de ceux suscités par 14-18, La Grande Illusion, Jean Renoir, ancien combattant d’un grand courage, a voulu montrer, selon ses propres dires, « une guerre de messieurs, des gens bien élevés, j’ose dire une guerre de gentilshommes ». Mais les deux gentilshommes qu’incarnent Von Stroheim et le grand Pierre Fresnay savent, comme le dit un moment leur dialogue, que tous deux, l’Allemand et le Français, incarnent des vertus condamnées par la médiocrité démocratique.

 

Pierre Vial Rivarol du 27 11 2015 

Antiracisme: une juste cause dévoyée à des fins politiciennes?...

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

Nous reproduisons ici une remarquable tribune d'Hervé Juvin, publiée par le Figaro et reproduite par La plume à gratter, dans laquelle il dénonce l'instrumentalisation de l'antiracisme par le gouvernement et ses effets destructeurs...

Et une loi sur la répression des propos racistes de plus. Qui peut être contre ? Après l’émotion suscitée par les crimes de janvier, dont l’un des objets manifestes est de terroriser ceux qui résistent à l’islamisation de la France, beaucoup peuvent pourtant s’interroger : est-ce la bonne réponse ?

Les Français constatent chaque jour que les flux migratoires sont une réalité d’importance dont il devrait être licite de débattre. Or ils se souviennent qu’on ne leur a jamais demandé leur avis et que le changement d’origine de la population française, l’une des transformations majeures de la France au cours des trente dernières années, a été subi, tenu en lisière du débat démocratique, que ses effets n’ont jamais été évalués, et qu’il n’a jamais fait l’objet d’un vote ou d’une loi ; c’est un décret qui a autorisé le regroupement familial ! Ils posent de plus en plus ouvertement la question. Voilà pourquoi la loi s’efforce d’entretenir cette mystification qui est au cœur d’un discours bien rôdé depuis la récupération de la « Marche des Beurs » par SOS Racisme et la culpabilisation des Français, poursuivie par le rapport Tuot (Conseil d’État, 2014) : tout se passe bien, d’ailleurs il ne se passe rien, il est interdit de dire qu’il y a des problèmes. Tout se passe bien, et si ça se passe mal, c’est de votre faute !

Le déni du réel dans lequel s’enfonce la France commence par la censure des mots. Sera-t-il possible de dire d’un Noir qu’il est noir, d’un Blanc qu’il est blanc, et qu’une soucoupe est une soucoupe ? L’idéologie de l’individu absolu répond que non. L’individu hors sol, que ne détermine rien, ni son origine, ni son âge, ni son sexe, ni sa foi, voilà l’idéal. Substituer l’individu abstrait, fiction juridique, aux hommes d’ici, des leurs et d’une histoire, voilà l’objet. Désintégrer ces liens, ces appartenances, ces communautés qui font de l’individu une personne, qui lui donnent une identité, voilà l’urgence !

Nous sommes au cœur de la Grande Séparation moderne. La séparation de naguère passait dans l’espace, dans la langue et dans les mœurs, entre des sociétés humaines auxquelles elle assurait la liberté de se conduire, de choisir leur destin et d’approfondir cette diversité splendide des mœurs, des cultures et des croyances qui constitue la civilisation humaine, qui n’est pas si elle n’est pas plurielle ; « il n’y a pas de civilisation s’il n’y a pas des civilisations » (Claude Lévi-Strauss). La séparation moderne met fin à cette diversité des sociétés humaines et coupe l’individu de toutes les déterminations par lesquelles l’histoire, la nation, la culture ou la religion faisaient de lui le membre d’une communauté, l’acteur d’une société et un citoyen responsable. Comme l’analyse depuis longtemps Marcel Gauchet, il n’y a que des individus qui ont des droits, et rien d’autre ne peut les singulariser ; voilà l’idéologie moderne, voilà ce qui réalise la grande séparation d’avec l’histoire comme avec la nature, voilà comment le droit entreprend d’en finir avec les nations, de dissoudre les peuples, et d’étouffer la démocratie au nom de l’Homme nouveau.

Le paradoxe est double. D’abord, l’antiracisme, au nom de l’égalité et du droit à la différence, est porteur d’une indifférenciation destructrices des cultures et des identités, à la fin de la diversité des sociétés humaines. Il promeut ce qu’il veut combattre : l’avènement d’un modèle occidentaliste qui entend faire du monde une grande Amérique au nom de l’universel. Est-ce le destin de tout Malien, de tout Malgache, de tout Algérien de devenir un Français comme les autres ? C’est que l’antiracisme confond inégalité et différence. Il affirme que la nature fait des hommes tous les mêmes, sans percevoir que ce naturalisme est la négation du travail patient, millénaire, des cultures pour se distinguer, se singulariser et se transmettre. A cet égard, les formes dévoyées de l’antiracisme constituent un anti-humanisme ou, si l’on veut,  une expression de la haine contre la culture qui trouve actuellement des expressions inédites dans le monde d’Internet, du management et du transhumanisme. Voilà qui conduit à la négation des cultures, qui ne peuvent vivre que dans un certain degré de séparation avec d’autres cultures, dans une certaine unité interne assurée par des frontières, l’éloignement, les identités singulières.

Dévoyer un grand et juste combat à des fins politiciennes est plus que méprisable, c’est dangereux. la négation de la condition humaine, qui est toujours enracinée dans un milieu, dans un contexte, dans une mémoire, fait l’impasse sur la question du moment : Comment faire société entre nous ? La Nation répondait : quelques soient leur origine, leur foi, et leurs idées, la France unit tous ceux qui la préfèrent. Le couvercle de la nation tenait ensemble ce que tout le reste séparait. La réponse disparaît, avec cette grande séparation qui nous dépouille de ce qui fait de nous des Français, les hommes de cette terre et des nôtres, pour en finir avec toute résistance au nouvel ordre mondial, du droit, du contrat et du marché.

Et nous en sommes là, à la montée d’une police des idées, des mots et de la pensée, qui pourrait bien réussir ce prodige paradoxal : faire de la race ce qu’était le sexe au XIXème siècle, ce à quoi il est tellement interdit de penser et de dire qu’on y pense toujours et qu’on ne voit plus qu’elle. L’inflation de l’antiracisme produisant le racisme ? Prodige assez banal des politiques médiocres qui pensent changer le réel par décret et se garder des choses en supprimant les mots.

Hervé Juvin (Le Figaro, 17 avril 2015)

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Logement social : le vivre-ensemble au forceps

Transformer de bureaux en logements sociaux, Anne Hidalgo y tient. Par pragmatisme – il n’y a pas tellement d’autre moyen de créer du logement dans Paris — et aussi parce que cela sert son idéologie du vivre-ensemble à marche forcée.

D’un côté, selon l’APUR, il y aurait 800 000 m2 de bureaux vides dans la capitale, dont 300 000 d’obsolètes. De l’autre, ce ne sont pas moins de 135 000 postulants qui attendent un HML. Pire, l’Île-de-France, qui représente 20 % de la population française, ne représente plus que 10 % de la construction totale de logements. Il faut dire que Paris est l’une des villes les plus denses d’Europe, difficile donc d’y trouver de la place pour construire de nouveaux logements (ce qui n’est pas le cas de la petite et grande couronne).

L’équation est donc simple : il suffit de puiser dans ce parc de bureaux vides pour les transformer en logements. C’est le choix de la mairie de Paris, qui prévoit d’utiliser 250.000 m² de bureaux vides d’ici 2020 pour créer de nouveaux logements. Selon la mairie, plus de 378.000 m² de bureaux ont déjà permis la réalisation de 5 400 logements entre 2001 et 2012.
Anne Hidalgo va donc aller plus loin et souhaite pousser les promoteurs vers la conversion des bureaux en habitat. La carotte, ce serait qu’ils puissent être « exonérés de taxes d’aménagement et aussi, de manière temporaire, de taxe foncière », explique Ian Brossat, l’adjoint responsable du Logement (PCF). Le revers de la médaille pour eux, ce seront les 25 % de logements sociaux que prévoit la loi pour tout programme immobilier, la Ville de Paris ayant l’objectif de financer 7.000 à 7.500 logements sociaux par an. Et cela sert de plus l’idéologie du vivre-ensemble, puisque la majorité des bureaux visés sont situés dans le VIIIe et IXe arrondissement de la capitale.

« C’est un levier majeur pour introduire de la mixité sociale dans les arrondissements au cœur de Paris », se félicite Ian Brossat.

Le prétexte est que les immeubles haussmanniens visés seront les plus faciles à réhabiliter. La réalité, c’est que le taux de refus de logements sociaux atteint 40 %. La situation concerne les « PLS », ces logements sociaux réservés aux classes moyennes, lesquelles refusent d’habiter dans des quartiers à forte mixité sociale… et/ou culturelle. Les refus concernent d’ailleurs aussi bien des appartements rénovés que des habitations flambantes neuves, particulièrement dans les arrondissements nord et est de la capitale. « Cela se produit aussi dans le XVIIe. », confirme le conseiller UMP de Paris Jérôme Dubus. L’élu les comprend : « Les gens trouvent les loyers trop élevés pour des secteurs dégradés en termes de sécurité. »

Bref, le vivre-ensemble ayant échoué dans les quartiers populaires, il est urgent de l’implanter dans les quartiers bourgeois afin qu’il y échoue également.

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Identité - Définition

Identité (nom commun):

1/(Métaphysique) Fait d’être un, relation de tout individu à lui-même.
2/(Métaphysique) Fait d’appartenir à la même sorte de chose qu’un autre.
3/(Métaphysique, Épistémologie) Caractère des objets distincts uniquement par le nombre, degré maximal de ressemblance.
4/(Psychologique) Représentation de soi que se fait un individu, associé à un sentiment de continuité et de permanence.
5/(Société) Représentation de lui-même que se fait un groupe, ce qui constitue son unité et sa continuité.

Un terme souvent mal abordé

Presque tout le monde s’interroge un jour sur l’identité. Qui suis-je ? Qu’elle est mon identité ? Qu’est ce qui fait mon identité ? Ces questions sont courantes. On parle aussi d’identité dans le cadre de groupes ou de collectifs. On invoque l’identité sexuelle, religieuse, ou encore culturelle. Certains insistent sur l’identité, « l’ADN », de leur entreprise ou de leur institution. La question de l’identité est partout.
L’usage philosophique est très loin de ces considérations. L’identité collective ou l’identité personnelle ne sont pas les problèmes philosophiques majeurs autour de l’identité. Pour les philosophes, l’identité est d’abord un concept métaphysique. C’est un concept qui renvoie au réel lui-même, et qui concerne tout ce qui existe. 
Littéralement, tout ce qui existe.
Penser l’identité à partir de l’être humain est une erreur. Oui, l’identité « personnelle » est un thème important en philosophie. Oui, l’identité « socioculturelle » est importante en sciences sociales. Non, ce ne sont pas les débats les plus fondamentaux sur l’identité. Avant d’être « moi-même », avant d’être « belge », « protestant », ou « geek », il faut d’abord être une chose. Une chose du réel, dotée de propriétés particulières (voire uniques).
Et c’est là où commence la question de l’identité. Celle qui interroge à la fois sur l’identité d’une personne et sur l’identité d’une plante, d’un téléphone ou d’un silex. Car l’identité n’est pas un concept qui s’applique prioritairement aux humains. Il s’applique à l’ensemble de ce qui est (au moins pour certains sens du mot).
L’identité est une notion difficile, qui mobilise vite des considérations métaphysiques et logiques poussées. Cet article se contentera de fournir des éléments généraux pour mieux comprendre l’identité. Pour approfondir, la bibliographie plus bas mentionne des ouvrages spécialisés.
Sens 1 : Identité numérique
L’identité numérique est la relation que tout individu entretien avec lui-même. Tout ce qui existe, toute entité du monde est « identique » à elle-même. Votre téléphone est un objet du réel. C’est un objet unique, différent de tous les autres du monde. Il a été fabriqué à un moment du temps, il disparaîtra à un autre. Il n’y a pas deux téléphones qui soient « celui là ». Il n’y en a et n’en aura jamais qu’un seul, celui-dont on parle maintenant.
En ce sens l’identité est une caractéristique fondamentale de tout ce qui est. Tout ce qui est est nécessairement identique à lui-même. Il doit être une chose, distincte de tout le reste. Chaque atome est métaphysiquement unique. Quand bien même tous les atomes d’oxygène seraient indistinguables les uns des autres, ils seraient tous un atome différent.
On parle ainsi d’identité « numérique », par référence au nombre (comme dans genre et nombre). Chaque chose est numériquement distincte de toute les autres. Elle est une chose, pas deux ; elle est celle-ci, pas une autre. L’identité numérique renvoie au principe d’identité (A = A). Elle n’a rien à voir avec l’identité « numérique » sur Internet.
La formule « A = A » tente d’exprimer ce qu’est l’identité. A n’est pas autre chose que A. Il ne peut pas l’être. Croire que A peut être différent de A, c’est ne pas comprendre l’identité. C’est ne pas aller assez profond dans l’abstraction. Si les choses n’étaient pas identiques à elles-même, le réel ne serait pas compréhensible.
Sens 2 : Identité spécifique
L’identité spécifique répond à la question « Qu’est ce que c’est ? ». L’identité spécifique réunit tous les individus appartenant à une même sorte de chose ou une même espèce. Savoir que son téléphone est métaphysiquement unique, c’est bien. Mais ça suppose d’abord de savoir que c’est un « téléphone ». Ça suppose d’identifier un élément du réel comme étant telle sorte de chose (un téléphone).
Tous les objets d’une même sorte partagent leur identité spécifique. Tous les téléphones sont des « téléphones » : ils appartiennent à la classe des « téléphones ». Mêmes si un téléphone ressemble à un hamburger, c’est un téléphone. L’identité spécifique n’est pas liée à une ressemblance qualitative. Ce n’est pas parce qu’on ressemble à une chose qu’on partage avec elle son identité spécifique.
Certains objets se ressemblent sans avoir la même identité spécifique. D’autres ne se ressemblent pas, mais ils ont bien la même identité ! Un bananier ressemble à un arbre. Et pourtant c’est une plante herbacée : c’est une herbe. Elle partage son identité spécifique avec les « herbes », pas avec les « arbres ». Un tire-bouchon peut ne pas du tout ressembler à un autre tire-bouchon. Et les deux seront quand même des « tire-bouchons ».
L’identité spécifique détermine ce qu’est une chose tout au long de son existence. C’est elle qui fait qu’une chose reste « la même ». Tant qu’on conserve son identité spécifique, on est la même chose. Un téléphone peut s’user et s’abîmer, il reste un téléphone. Et parce qu’il reste un « téléphone », il reste « ce téléphone » unique.
Changer d’identité spécifique n’est pas possible. Quand on change d’identité spécifique, on devient autre chose. La chose d’origine disparaît, elle est annihilée. Une autre prend sa place. Si je fais fondre mon téléphone jusqu’à le rendre liquide, il ne sera plus un « téléphone ». L’objet « téléphone » n’existera plus. La matière dont il était constituée existe toujours, mais plus le téléphone. À la place il y a un mélange de plastique et de métal fondu.
Changer et rester le même
Une chose peut ainsi changer qualitativement tout en restant la même. Prenez l’analyse du morceau de cire (Descartes, Méditations métaphysiques, II) : Descartes insiste sur les transformations de la cire. Toutes ses propriétés perceptibles, toutes ses « qualités » changent. La cire était dure, elle devient liquide. Elle avait une odeur, elle n’en a plus. Son aspect visuel change. Tout change ; et pourtant « la même cire demeure ».
La raison en est simple. C’est toujours de la « cire ». L’identité spécifique de la cire est maintenue. Si vous la mélangiez avec un autre matériau, cela ne serait plus de la cire. De même, le vin reste du vin à l’état liquide ou solide (oui, oui, je sais). Mais extrayez l’alcool du vin et vous n’avez plus du « vin ». L’identité spécifique est rompue.
L’identité spécifique est une condition nécessaire de l’identité numérique. Pour être « cette chose », il faut d’abord être une chose de « telle sorte ». Peu importe les changements qualitatifs. Ce n’est pas parce que les cellules de mon corps changent que je ne suis plus le même. Ce n’est pas parce que mon téléphone s’use qu’il n’est plus le même téléphone. Rester qualitativement identique n’est pas ce qui constitue la permanence d’un être au sein du changement.
Sens 3 : Identité qualitative
L’identité qualitative est le caractère des objets qui ne distinguent que par le nombre. Des objets qualitativement identiques sont indiscernables. Deux téléphones d’un même modèle sont qualitativement identiques à la sortie de l’usine. Il n’y a aucune différence entre eux. Ce qui les distingue, c’est simplement le fait qu’ils soient deux.
Chacun occupe une place unique dans l’espace et dans le temps. Chacun est bien un être unique et différent des autres. Mais aucune autre propriété ne permet de les distinguer. Leur structure est la même, leur matériaux sont les mêmes, leur apparence également. Pris à part, il est impossible de les distinguer. Pris ensemble, on ne les distingue que parce qu’il y en a deux.
L’identité qualitative n’est pas un signe de l’identité spécifique. Des objets peuvent être qualitativement identiques sans être la même sorte d’objet. Un cendrier et une soucoupe peuvent être indiscernables, tout en restant bien respectivement un « cendrier » et une « soucoupe ».
Imaginez qu’une entreprise de fabrication de cendriers et une entreprise de fabrication de soucoupes produisent (par hasard) des objets identiques qualitativement. Il y a bien d’un coté des cendriers, et de l’autre des soucoupes. Pourtant à partir de l’objet lui-même, on ne peut pas savoir si c’est un « cendrier » ou une « soucoupe ».
Identité qualitative et ressemblance
Certains dictionnaires définissent l’identité qualitative par la ressemblance. Les êtres qualitativement identiques auraient une ressemblance extrême, ils atteindraient le degré maximal de ressemblance possible. Cette perspective dépend de la définition qu’on adopte pour « ressemblance ».
On peut penser que la ressemblance requiert une différence qualitative. Si mon téléphone Samsung « ressemble » à un téléphone Apple, c’est précisément parce qu’ils sont différents. Parce qu’il y a quelque chose en l’un qui rappelle l’autre, mais que la différence entre les deux est reconnue.
A contrario, ou pourra penser que deux téléphones qualitativement identiques ne se ressemblent pas. Ils sont le même modèle. On réserve alors l’idée de « ressemblance » pour des cas où l’absence d’identité est flagrante. Cette perspective suppose toutefois un engagement sur la définition de « ressemblance ».
Sens 4 & 5 : Identité représentation
On parle également d’identité pour désigner la représentation qu’un individu ou un groupe a de lui-même. Ce genre d’identité est très superficiel comparé aux précédents. L’identité « représentation » peut se chercher, se perdre, on peut « ne pas coïncider » avec elle. Elle n’a pas la profondeur des identités aux sens (1), (2) ou (3) ; identités qui renvoient à des aspects métaphysiques, propres au réel, pas à des représentations.
Imaginer que c’est l’identité représentation qui assure la continuité d’un individu ou d’un groupe est un leurre. Ce n’est pas parce qu’on reste « fidèle à ses valeur / principes / sa communauté » qu’on reste le « même » métaphysiquement.

Bibliographie

Identité, Dictionnaire de philosophie, Noëlla Baraquin (dir.), Paris, Armand-Colin, 2007

Identité, Dictionnaire de philosophie, Christian Godin, Paris, Fayard, 2004

Identité, Dictionnaire des concepts philosophiques, Michel Blay (dir.), Paris, Larousse-CNRS, 2007

L’Identité, Stéphane Ferret, Paris, GF corpus, 1998

Identité, Nouveau vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, Louis-Marie Morfaux (dir.), Jean Lefranc (dir.), Paris, Armand-Colin, 2005

Identité, Philosophie de A à Z, Collectif, Paris, Hatier, 2000

dicophilo :: lien

http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EukAyuFpVuEElTeAiu.shtml

Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?

Il y a de nombreuses incertitudes sur la façon dont les événements pourraient se dérouler, mais l’Europe est au moins deux fois plus capable de traverser le prochain choc pétrolier prévu que les États-Unis. Une fois que la demande pétrolière aux États-Unis s’effondrera à la suite d’un écrasement dur, l’Europe aura pour un moment, peut-être pour aussi longtemps qu’une décennie, les ressources pétrolières dont elle a besoin, avant que l’épuisement des ressources rattrape la demande.

La proximité relative des grandes réserves de gaz naturel d’Eurasie devrait aussi s’avérer une garantie majeure contre les perturbations, en dépit de la politique toxique autour des pipelines (2). La soudaine fin prévue du dollar sera sans aucun doute économiquement perturbatrice, mais à terme légèrement plus long l’effondrement du système dollar arrêtera l’hémorragie des épargnes mondiales vers la dette à risque et l’exorbitante consommation américaines. Cela devrait doper les fortunes des pays de la zone euro et aussi donner de l’espace pour respirer aux pays les plus pauvres du monde.

Comment l’Europe se compare-t-elle aux États-Unis et à l’ex-Union soviétique, en matière d’effondrement ?

L’Europe est en avance sur les États-Unis dans toutes les catégories clef du “retard d’effondrement (3)”, telles que le logement, le transport, la nourriture, la médecine, l’éducation et la sécurité. Dans tous ces domaines, il y a au moins un système d’assistance public et certains éléments de résilience locale. La façon dont l’expérience subjective de l’effondrement se comparera à ce qui s’est produit en Union soviétique est quelque chose à laquelle nous allons tous devoir penser après coup.

L’une des différences majeures est que l’effondrement de l’Union soviétique a été suivi d’une vague de privatisations corrompue et même criminelle, et d’une libéralisation économique, ce qui était comme d’avoir un tremblement de terre suivi d’un incendie criminel, alors que je ne vois aucun nouveau système économique horrible à l’horizon qui soit prêt à être imposé à l’Europe au moment où elle trébuchera.

D’un autre côté, les restes de socialisme qui ont été si utiles après l’effondrement soviétique sont bien plus érodés en Europe grâce à la récente vague d’expérimentations ratées de libéralisation des marchés.

Comment le pic pétrolier interagit-il avec le pic du gaz naturel et du charbon ? Devons-nous nous préoccuper des autres pics ?

Les divers carburants fossiles ne sont pas interchangeables. Le pétrole fournit la majorité des carburants de transport, sans lesquels le commerce dans les économies développées s’arrête. Le charbon est important pour fournir la charge électrique de base dans de nombreux pays (pas en France, où l’on dépend du nucléaire). Le gaz naturel (le méthane) fournit l’azote des fertilisants pour l’agriculture industrielle, et fournit aussi l’énergie thermique pour le chauffage domestique, la cuisine et de nombreux procédés de fabrication.

Toutes ces ressources ont passé leur pic dans la plupart des pays, et approchent de leur pic global ou l’ont passé.

Environ un quart du pétrole total est toujours produit par une poignée de champs pétrolifères super-géants qui ont été découverts il y a plusieurs décennies. Les vies productives de ces champs ont été étendues par des techniques de forage intercalaire et d’injection d’eau. Ces techniques permettent d’épuiser la ressource plus complètement et plus vite, résultant en un déclin plus prononcé : le pétrole se change en eau, lentement d’abord, puis tout d’un coup.

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La Haute Finance veut la tête de l’archevêque de San Francisco parce qu’il rappelle la doctrine morale de l’Eglise catholique et heurte le lobby LGBT

Sur une pleine page publicitaire chèrement achetée dans le « San Francisco Chronicle », une centaine de «représentants» catholiques attaquent l’archevêque de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, en raison de quelques rappels faits par celui-ci sur les questions morales dans les écoles catholiques de l’archidiocèse.

La centaine de signataires, autoproclamés «catholiques engagés inspirés par le Concile Vatican II », accusent l’archevêque «d’aller dans une direction complètement à l’opposé de celle où va le Pape François et de créer une atmosphère de complète intolérance ».

L’exigence principale de ce groupe de «catholiques» ? Tout simplement que le pape François destitue l’archevêque de San Francisco et place un prélat « fidèle à nos valeurs » ! 

 

En février de cette année, Mgr Cordileone a annoncé une série de changements dans les manuels des enseignants et du personnel des quatre écoles secondaires de l’archidiocèse, et a proposé de nouvelles clauses morales pour les contrats des enseignants.

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La vaccination contre l’hépatite B discrètement devenue obligatoire

« Les vaccins suivants : Tetravac®, Pentavac®, InfanrixTetra®, InfanrixQuinta® sont en rupture de stock. Les médecins sont donc obligés de vacciner les bébés contre l’hépatite B même s’ils ne le veulent pas. » explique la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations. « On comprend difficilement comment deux grands laboratoires internationaux producteurs de vaccins voient leurs chaînes de fabrication des vaccins analogues se mettre en roue libre puis en panne sèche en même temps (…)

Un message a été adressé à GSK et à Sanofi Pasteur pour demander les raisons de cette rupture de stock. GSK a renvoyé cette réponse polie, mais sibylline : « Suite à votre demande d’information et afin de pouvoir y apporter une réponse rapide et de qualité, nous avons besoin d’informations complémentaires. Merci de bien vouloir nous contacter au 01 39 17 84 44 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h. Restant à votre disposition pour toute information complémentaire, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée ». Sanofi-Pasteur fait le mort ou ne daigne répondre. »

Mais rassurez-vous, tout cela n’est évidemment que pour votre bien !

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Immigrés clandestins : pour Kouchner, l’Europe est « dégueulasse »

Source : Boulevard Voltaire – « Migrants : pour Kouchner, l’Europe est « dégueulasse »

Bernard Kouchner n’ignore pas qu’une écrasante majorité de Français est saturée par l’immigration de masse, mais “c’est pas grave”. Selon lui, on écoute trop “l’opinion publique à cause de la montée des partis d’extrême droite”.

Il a la larme à l’œil et des trémolos dans la voix. Vendredi matin, face à Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, il y est allé de son petit couplet moralisateur, conspuant l’inertie de l’Union européenne face à l’hécatombe des migrants. Deux jours plus tôt, il avait déjà rodé sa tirade chez Jean-Michel Aphatie sur RTL. Les mêmes mots, les mêmes envolées : il faut « jeter une bouée aux boat-people de la misère ! », scande-t-il avec ferveur. Bernard Kouchner est dans son rôle, celui qu’il tient dans les médias depuis cinquante ans. Et il le joue avec une virtuosité roublarde que les décennies n’ont pas réussi à émousser. Ou presque. Une grosse bourde vite rattrapée vient semer le désordre dans ce discours riche en émotions : « Comment peut-on repêcher des gens qui se baignent… pardon de cette expression effrayante… qui meurent ? »

« L’Europe est décevante ! », « C’est plus que décevant, c’est dégueulasse ! », «L’Europe me fait honte ! » On l’aura compris, Bernard Kouchner est terriblement indigné. Dans l’absolu, il n’a pas tort. Comment se réjouir de voir se noyer des centaines de voyageurs clandestins prêts à tout pour fuir leur pays en plein chaos ? Mais nous ne sommes pas comptables de toutes les tragédies de ce monde. De là à nous accuser de voyeurisme devant « cette contemplation des êtres humains qui meurent en mer, voir les petites têtes s’enfoncer […] dans notre mer la Méditerranée, berceau de la civilisation », il y a un abysse de malhonnêteté intellectuelle et de pathos poisseux auxquels on ne saurait souscrire.

Bernard Kouchner souhaiterait « une flottille européenne » afin de secourir tous les naufragés au large des côtes libyennes. Car l’opération Triton, dont le budget vient d’être triplé à neuf millions d’euros par mois, restera cantonnée aux eaux territoriales de l’Union européenne. « Ne pas confondre sauvetage et accueil des migrants ! », s’empresse-t-il de préciser. « Je ne dis pas du tout qu’il faut les prendre tous mais il faut les sauver tous. » OK, Doc, mais alors, que fait-on des rescapés ? C’est là que notre Robin des Bois de l’humanitaire se fait plus alambiqué. « Vous pouvez les ramener en Libye, si vous voulez… », tente-t-il. Pas sûr que ce soit si simple. « …Les mettre dans des endroits où ils seraient mieux traités que dans des camps infâmes ! », essaie-t-il encore. Bon, mais où ? Combien de temps ? Avec quel statut, quelles procédures, quelles infrastructures, financées par qui ? Le mystère reste entier. « Y a en tout 500.000 personnes à prendre, c’est pas tragique ! », lâche-t-il enfin, « dès lors que nous serions vingt-huit et pas cinq ! ». Tout s’éclaircit soudain. L’Europe se doit de les accueillir, sinon ce serait de la « non-assistance à personne en danger », donc « il faudrait élargir le nombre de visas », et en plus « nous aussi, on a besoin de main-d’œuvre ! » Quelqu’un lui a parlé des 6,2 millions de chômeurs en France ?

Bernard Kouchner n’ignore pas qu’une écrasante majorité de Français est saturée par l’immigration de masse, mais « c’est pas grave ». Selon lui, on écoute trop « l’opinion publique à cause de la montée des partis d’extrême droite ». En résumé, ne pas tenir compte des désirs ni du vote du peuple souverain, occulter la crise économique, les problèmes d’insécurité et de communautarisme que nous subissons déjà, persister dans une idéologie irresponsable qui favorisera les appels d’air. Avec de tels remèdes, Doc, c’est l’Europe qui sera, à terme, condamnée.

 

Eloïse Gloria

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Le combat politique de Marion Maréchal Le Pen accompagné par sa foi

Marion Maréchal-Le Pen a été invitée dans l'émission Bistro Libertés animé par Martial Bild sur TV Libertés. Présent en a retranscris un extrait :

"Martial Bild : Etes-vous catholique ?

BMarion Maréchal-Le Pen : Je suis catholique oui. J’ai une vraie démarche spirituelle même si je ne suis pas la plus pratiquante des catholiques, mea culpa. La question fondamentale c’est que c’est important pour moi.C’est quelque chose qui structure mon combat indéniablement, c’est une chose qui m’accompagne dans mon combat, parce que croyez-moi il y a des grands moments de solitude en politique. Ce qui est intéressant dans la prière et la religion c’est que cela permet une remise en question et une introspection et parfois des petites leçons d’humilité qui sont nécessaires. Et puis dans de grands moments d’angoisse, prier et avoir le sentiment de ne pas être totalement seul est quand même utile. C’est évidemment quelque chose qui anime mon combat et je le dis fièrement. Parce que je pense que le grand drame des catholiques en France aujourd’hui, c’est qu’ils sont désarmés psychologiquement. Ils sont dans une espèce de honte, de culpabilité, de moins en moins mais quand même. Malheureux comme un catholique en France : c’est absolument terrible ce qu’ils peuvent subir, même politiquement et le deux poids, deux mesures permanent. Si je peux servir au moins à ça un minimum, à permettre aux catholiques de France de droite de se sentir fiers, c’est ce que j’ai envie de leur dire et c’est ce que j’ai aussi un peu envie de porter tant que je pourrai le faire."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Marine Le Pen à propos d’immigration: « Les USA se sont construits sur l’une des colonisations les plus brutales qui ait existé. »

Thèmes abordés dans cette interview de ITélé, avec Laurence Haïm à New York:
 
Défense du Français – « l’immigration est un élément constitutif des USA, ce n’est pas le cas de la France, donc il ne faut pas comparer. » – « Pourquoi vouloir importer un modèle au monde entier ? Ça s’appelle du totalitarisme. » – Lutte contre l’insécurité. - « Les intérêts défendus à Wall street sont contraires aux intérêts des peuples et notamment du mien. » – « L’Euro est un échec total » – Réaction à propos de l’immigration sauvage en Méditerranée – Retour sur sa querelle avec son père. –   …
 
 
Ci-dessous MLP réagit à propos des attentats islamistes  « déjoués »  contre des catholiques:
 

Pour un réveil français

Sans racines, il n’y a plus de vie, plus de progression, plus d’avenir. Sans affirmation d’un « nous », il n’y même plus de « je ».

Les tragiques événements qui endeuillent la France par le meurtre d’une jeune femme innocente qui semblait rayonner la joie de vivre, la menace récurrente contre nos églises et tout ce qui est cher à notre patrie commune, doivent nous rappeler, si cela était nécessaire, que nous ne sommes plus en paix depuis bien longtemps déjà. Et cela notamment parce que les Français ont perdu l’habitude de s’aimer.

Ceux que l’on désigne abusivement comme nos élites travaillent en concertation, avec l’école et les médias, à cet esprit de repentance, à ce désamour, ce dégoût de nous-mêmes, pour faire une société soumise, anomique et culpabilisée.

Les prophètes de malheur, parmi lesquels Jacques Attali – pour ne citer que lui, qui a eu de l’influence sur tous les gouvernements qui se succèdent depuis 81 -, affirment détester les « racines » et prêchent la notion de « citoyen du monde » en regardant négligemment leur Rolex.

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Cessons de tout attendre de l'élection présidentielle

Extrait d'une chronique de Guillaume de Prémare, sur Radio Espérance :

"(...) Certes, 2017 ne compte peut-être pas pour rien, mais l’enjeu plus profond est ailleurs. (...) La vox populi le sait ou le sent bien : nous sommes entrés en post-démocratie.

Je suis régulièrement le fil Twitter d’Alexandre Jardin et j’y ai lu cette considération de bon sens : « Il est tout de même ahurissant que nos partis ne mettent pas au cœur de leur projet le rôle effectif donné aux citoyens ». Et pour cause : les partis n’ont aucune envie que les citoyens viennent faire concurrence à leur monopole partagé de la chose publique.

Alexandre Jardin se dit également « stupéfait que les maires français – élus du peuple – acceptent d’être niés »« Soumission durable ? » demande-t-il ? Ici se situe un problème grave : la confiscation progressive des libertés et responsabilités locales, notamment via la réforme territoriale et les regroupements de communes en hyper-communautés d’agglomérations.

« Que voulez-vous que j’y fasse ? On n’a pas le choix, le Préfet de Région a pris sa décision », me disait récemment un maire des Yvelines, dépité de voir les prérogatives de sa commune bientôt absorbées par le futur Grand Paris. Juncker a affirmé qu’il n’y avait « pas de processus démocratique possible contre les traités européens », il semblerait qu’il n’y ait pas non plus de processus démocratique possible contre les desideratas technocratiques à l’échelon national.

La post-démocratie présente le paradoxe d’un univers kafkaïen ultra-étatiste et ultra-réglementé au service d’un projet global ultra-libéral lié à la Mondialisation et à la financiarisation. D’une certaine manière, l’Etat est partout là où il ne devrait pas être et quasiment absent là où il devrait se trouver. Quel est le rôle de l’Etat ? Servir et protéger. Protéger le pays et le peuple des prédations des puissants ; servir les libertés et responsabilités locales en favorisant leur déploiement ; arbitrer le cas échéant, selon le bien commun.

Dans un tel contexte, la politique est-elle encore possible ? Elle ne le demeurera que dans la mesure où les citoyens, avec les élus locaux, avec les responsables économiques et sociaux locaux, s’organiseront pour exercer les libertés et responsabilités qui demeurent et défendre les pouvoirs concrets qui sont en voie de confiscation. Il y a du pain sur la planche… C’est à mon avis la seule planche de Salut."

Louise Tudy

Terrorisme : le FN juge que le pouvoir «n'est pas à la hauteur de la menace»

Pour les frontistes, les «communications» du gouvernement tentent de dissimuler un «manque de volonté politique réelle».

Un cautère sur une jambe de bois. C'est la conclusion cinglante tirée par les frontistes face aux annonces du gouvernement concernant les menaces terroristes pesant sur la France. Lorsque Manuel Valls affirme, jeudi sur France Inter, que «cinq attentats» ont été déjoués sur le territoire depuis janvier, le FN considère qu'il cherche simplement les moyens de répondre à l'inquiétude des Français sans apporter réellement de solutions concrètes. Le projet de loi sur le renseignement prévoyant des mesures de surveillance accrues en serait une parfaite illustration, selon le Front national. «C'est un prétexte pour réduire les libertés fondamentales mais sans prendre aucune mesure significative pour améliorer la sécurité», dénonce Nicolas Bay, le secrétaire général du FN. Il ne voit aucune décision, par exemple, en faveur d'une «maîtrise des frontières» ou de «l'expulsion des délinquants étrangers.»

Qu'il s'agisse de Sid Ahmed Ghlam, l'Algérien de 24 ans soupçonné de préparer des attentats et arrêté dimanche, ou des frères Kouachi, auteurs des attentats de janvier contre Charlie Hebdo, Nicolas Bay considère qu'il n'y a aucun problème de «renseignements». «Ils étaient parfaitement identifiés comme étant liés à des filières djihadistes, insiste-t-il, et cela révèle, une fois encore, qu'aucune mesure n'a pu être prise en amont pour empêcher ces risques.»

«Donner le sentiment d'agir»

Si le premier ministre admet la réalité d'une menace n'ayant «jamais été aussi importante», les frontistes eux, ne sont «pas étonnés». Ils pensent que les avertissements de l'Etat islamique se confirment. «C'est une véritable stratégie s'appuyant sur des connexions prêtes à agir mais le plus incroyable est que celles-ci, parfaitement connues et parfois même déjà condamnées par la justice française, ne suscitent aucun acte concret» ajoute Nicolas Bay, pour qui la «volonté politique» est plus en défaut que les outils du renseignement.

Au FN, on croit enfin que le pouvoir mutiplie les déclarations sur le sujet pour «donner le sentiment d'agir» mais sans être capable de dissimuler une «réelle faiblesse» face aux enjeux. «Il n'est pas à la hauteur de la menace», accuse-t-on en rappelant, au passage, un courrier de Jack Lang, directeur de l'Institut du Monde arabe, adressé à Manuel Valls en novembre, dans lequel il estimait le nombre de détenus de culture musulmane dans les établissements pénitentiaires à «près des deux tiers de la population carcérale». Selon les frontistes, il semble «évident» qu'une partie de cette population est aujourd'hui prise en mains par des éléments radicaux au cœur des prisons françaises. «On lance des opérations de désensibilisation, on crée des numéros verts, etc. mais face à nous, s'inquiète enfin Nicolas Bay, il existe des combattants extrêmement déterminés, financés et armés. Et il est complètement illusoire de croire que des mesurettes pourraient avoir le moindre impact.»

Source: 

http://www.lefigaro.fr/politique/2015/04/23/01002-2015042...

Via

http://www.voxnr.com/cc/politique/EukAlFkFVZVLFERmWH.shtml

Fraction - Croix cerclée

25/04/2015

Arrestation abusive à Reims : entretien avec Mariam Laziri

Les légendes révolutionnaires, épisode 1 : la Prise de la Bastille

L'histoire de la Révolution fourmille de légendes fondées sur des événements pourtant peu glorieux, réécrits à des fins de propagande. Commençons par le plus fameux, de circonstance à l'approche du 14 juillet : la Prise de la Bastille.

Pourquoi la fête nationale a-t-elle lieu le 14 juillet ? « Mais voyons, c'est le jour béni où le peuple s'est emparé de l'affreuse Bastille, symbole de l'arbitraire des rois qui enfermaient dans des cachots sordides leurs malheureux opposants, » me répondra-t-on. Et cependant rien n'est plus faux…

La légendaire « veillée d'armes »

Prise_de_la_BastilleJuillet 1789. Paris est livré à l'émeute depuis deux mois déjà, lorsque circulent des rumeurs d'une intervention militaire pour rétablir l'ordre. Le 8, Mirabeau exige l'éloignement des troupes, tandis que Desmoulins appelle le peuple à la révolte. Un nouveau prétexte est trouvé le 12 – le renvoi de Necker – pour exciter davantage la foule parisienne. Les soldats du prince de Lambesc sont vivement attaqués place Louis XV, mais le roi a interdit toute violence, ce que les émeutiers inteprêtent comme une faiblesse. Les barrières d'octroi sont incendiées, les boutiques d'armuriers dévalisées. 

Le 13, la maison des Lazaristes est pillée par une populace qui vide littéralement les caves. Le lendemain, on y découvrira « un monceau d'ivrognes, hommes et femmes, morts ou mourants ». Certains veulent incendier le Palais Bourbon, d'autres saccagent le garde-meuble. Des bandes avinées arrêtent les passants pour les forcer à boire à la santé de la Nation, tandis que les boutiques des boulangers et des marchands de vin sont mises au pillage. Ces scènes de violence se prolongent toute la nuit, à la lueur des torches des vagabonds qui sèment l'épouvante à travers les rues de la capitale.

Que s'est-il passé le 14 juillet 1789 ?

Sans-CulottesLe climat insurrectionnel a convaincu les élus des districts parisiens de se réunir sans attendre à l'Hôtel de Ville pour ordonner la création d'une milice bourgeoise à laquelle répondent de nombreux volontaires. Pour armer cette troupe, des bandes de manifestants se ruent, au matin du 14 juillet, sur les Invalides où sont entreposés 28000 fusils livrés sans résistance. Il ne manque plus que les munitions. Or, un arsenal est à porté de main, la Bastille, où reposent 250 barils de poudre.

La Bastille n'est plus, à l'époque, qu'une vieille forteresse médiévale que Louis XVI envisageait déjà de raser pour y créer une place. Commandée par le gouverneur de Launay, elle est défendue par 32 Suisses et 82 invalides, pas assez pour soutenir un siège régulier, mais suffisant pour s'opposer à une populace en armes. Pour cela, il suffit de fermer les portes et de laisser tirer les émeutiers sur les épaisses murailles.

A onze heures, une foule se presse aux abords de la Bastille. M. de Launay refuse de leur livrer les munitions qu'elle réclame, mais se montre toutefois conciliant avec la délégation qu'il reçoit en retirant les canons des tours. Soudain une décharge de mousqueterie retentit en provenance des émeutiers. Se croyant attaqué, le gouverneur fait tirer quelques coups de fusil à blanc pour dégager la cour extérieure, faisant déguerpir les assiégeants vers la Place de Grève.

Un assaut digne des guerres picrocholines

gram0Plusieurs d'entre eux reviennent à la charge vers trois heures de l'après-midi et s'emparent du pont-levis, gardé par un seul invalide. Ils peuvent sans peine forcer la première enceinte, d'autant que M. de Launay a donné l'ordre de ne pas tirer sur les assaillants sans les avoir sommés de se retirer – ce qu'on ne pouvait faire, vu l'éloignement. Incapables d'aller plus avant, ceux-ci s'en prennent alors à trois invalides et à une jeune fille qu'ils croient être celle du gouverneur et qu'ils menacent de mort si la citadelle ne se rend pas. La garnison réagit en tirant un coup de canon, le seul de la journée. Les émeutiers détalent à nouveau comme des lapins, laissant quelques-uns des leurs sur le pavé. 

Les assiégeants se concertent pour trouver un moyen d'entrer. L'un propose une catapulte, un autre veut neutraliser les fusils des soldats en les arrosant avec des pompes à incendie, un troisième (Santerre) veut incendier la Bastille par des jets d'huile enflammée… La solution vient finalement d'un renfort de déserteurs des Gardes-françaises, munis de canons saisis dans les pillages de la veille. Mais les tirs mal ajustés tombent sur le faubourg Saint-Antoine. C'est à cause de cette maladresse qu'on racontera que Launay avait fait bombarder Paris.

Désireux de mettre un terme à ce siège calamiteux, le gouverneur demande un capitulation acceptable, mençant en cas de refus, de faire sauter les réserves de poudre. Les émeutiers ayant promis qu'aucun mal ne serait fait à la garnison, M. de Launay fait abaisser le pont-levis. Il est 17 heures. La foule se rue aussitôt à l'intérieur de la forteresse. Dans la cohue, des coups de feu sont tirés, le massacre commence. Le gouverneur et plusieurs officiers sont taillés en pièces, des invalides sont pendus, pendant que la Bastille est livrée au pillage. C'est ainsi que la riche bibliothèque du chimiste Lavoisier, à l'époque directeur des poudres et salpêtres, a été brûlée.  

A leur grande surprise, les vainqueurs de la Bastille n'ont trouvé là que sept prisonniers. On est loin de l'effroyable prison politique que les historiens-romanciers ont décrite. Les cellules n'étaient même pas fermées, les détenus pouvant ainsi aller à leur guise dans l'enceinte du bâtiment.

Qui sont donc ces « victimes de l'arbitraire royal » ?

tete_et_piqueParmi eux figurent quatre escrocs condamnés pour avoir falsifié des lettres de change. Il s'agit de Jean Béchade, Bernard Laroche, Jean La Corrège et Jean-Antoine Pujade. Mais c'est le Parlement de Paris, et non le roi, qui a les embastillés. Ils ne profiteront, du reste, pas longtemps de leur liberté, puisqu'ils retourneront en prison seulement quelques jours après.

On trouve aussi un certain Auguste Tavernier, complice du fameux Damiens qui tenta s'assassiner Louis XV en 1757. Mais lui aussi fut condamné par le Parlement de Paris, pas par le roi. Tavernier ne profitera guère de la liberté. Il finira à Charenton où l'on enfermait les malades mentaux.

Les deux derniers prisonniers, de haute naissance, ne sont pas des frondeurs dont le roi aurait voulu taire la rebellion. Le comte Hubert de Solages fut embastillé à la demande de son père pour « crimes atroces » et « action monstrueuse » selon les documents de l'époque. Quant au comte de Whyte de Malleville, celui-ci fut enfermé lui aussi à la demande de sa famille à cause de sa démence. Tous les deux finiront également à Charenton.

Comment une telle pantalonnade serait-elle devenue fête nationale ?

Aussi pitoyable fût-elle, la prise de la Bastille – ou, pour être exact, la reddition de la Bastille – eut des conséquences terribles dans les provinces. Elle fut le signal d'alarme qui engendra de nombreux crimes et pillages inspirés par cet événement parisien. Malgré cela, elle fut célébrée un an plus tard, par la Fête de la Fédération. L'Histoire, réécrite par les vainqueurs, en avait fait l'épisode fondateur – pour ne pas dire légendaire – de la Révolution. Cependant cette commémoration ne se perpétua pas et tomba même dans l'oubli sous les régime qui se succédèrent.

C'est la IIIe République qui la ressortit des culs-de-basse-fosse où le 14 juillet avait sombré, en instituant en 1880 une fête nationale à cette date. Celui de 1789, ruisselant de sang et de vin, semblait difficile à faire admettre. On choisit par conséquent le 14 juillet 1790, moins meurtrier, pour fixer cet anniversaire. Ce qui n'empêche pas les nostagiques de la pique, aujourd'hui encore, de glorifier ce grotesque fait d'armes que fut la supposée prise de la Bastille.

A lire sur le sujet :
Gustave Bord, la prise de la Bastille et les conséquences de cet événement dans les provinces jusqu'aux journées des 5 et 6 octobre 1789

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2011/07/12/21573627.html

A Moscou, Kirchner scelle son rapprochement avec Poutine par des accords dans l’énergie

La présidente argentine, Cristina Kirchner (photo à Fête de la Patrie), a signé jeudi à Moscou une série d’accords ouvrant la voie à la participation d’entreprises russes à des projets dans le nucléaire, l’hydroélectricité et le gaz en Argentine, au moment où la Russie, en froid avec l’Occident, cherche à renforcer ses liens avec d’autres états non‑alignés.

La Russie tente de se rapprocher de l’Amérique latine et d’y augmenter son influence depuis qu’elle a mis en place un embargo sur la majorité des produits alimentaires provenant de l’Union européenne et des Etats‑Unis, qui avaient adopté une série de sanctions contre Moscou en raison de la crise ukrainienne.

Cristina Kirchner, qui se bat de son côté contre la justice des Etats‑Unis dans son litige l’opposant à deux fonds spéculatifs, affiche une proximité de vues avec Moscou.

Arrivée à Moscou mardi, elle a souligné mercredi la force des liens entre l’Argentine et la Russie, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis 130 ans.

« Nous sommes deux pays qui, au-delà d’une longue histoire d’amitié, ont des économies complémentaires », a‑t‑elle déclaré, lors d’une rencontre avec des hommes d’affaires russes et argentins.

http://fr.novopress.info/

BIG BROTHER ET RÉSISTANCE

Gustave THIBON disait : « C’est la vie même qui est en question et l’homme artificiel que nous prépare une civilisation de plus en plus minéralisée court le risque de traîner en lui un fantôme d’âme, insensible aux voix profondes de la nature comme aux appels de l’éternité et aussi incapable de vivre d’une vraie vie que de mourir d’une vraie mort ».

Nous savons que se développe des maladies dégénératives liés à l’alimentation : obésité, cholestérols, diabète, comme celles nommées hypocritement « environnementales » ? Selon le professeur Pierre Marie Martin, l’alimentation pourrait accélérer ou ralentir un cancer sur deux ! De nombreuses études tendent à prouver que l’utilisation élevée de calmants, dont nous sommes le 4e consommateur mondial, rend les français drogués. L’accoutumance et l’habitude, voir le phénomène de mode, dans la prise régulière de certains traitements finit par transformer petit à petit, la population en un monde de « zombies ».

 

C’est pourtant un problème de première importance pour un Etat responsable, mais qu’importe la santé publique pour la ripoublique ? Comme il lui importe peu, le taux de suicide des jeunes, des agriculteurs, des commerçantes et autres professions, le mal vivre de nos concitoyens n’intéresse pas ceux qui nous gouvernent, dirigés par les hommes d’affaire du mondialisme. Quant à l’élevage intensif, celui-ci est aujourd’hui traité aux antibiotiques à grosse doses. Rappelez-vous la « vache folle », la viande cuite en dessous de la température pour plus de bénéfices mais n’éliminant plus suffisamment les bactéries. De nombreuses exploitations animales sont à la limite du tolérable. L’entassement dans des hangars, la promiscuité, l’hygiène, voir la décence, bref de véritables camps d’extermination. Les animaux sont traités comme jamais nous n’aurions accepté que soit traité un être humain. Les conditions d’élevage doivent être revues et les animaux ont droit à un minimum de respect dans un développement de vie naturel, c’est une question d’éthique. Gilles Lartigot dans une interview sur le site Reiki déclare :  » Il faut savoir que la viande d’aujourd’hui est toxique car nos animaux sont nourris à base de grains et non de fourrage comme par le passé. Par ce fait, la viande contient des omégas 6 qui créés des inflammations et qui rendent notre corps acide. De plus les animaux reçoivent des quantités massives d’antibiotiques ce qui fait que nous résistons aux traitements antibiotiques. Ces médicaments les font grossir plus vite et les protège des conditions concentrationnaires dans lesquels ils grandissent… Il faut acheter local, si possible directement aux paysans. Que notre argent récompense leur dur labeur et non les actionnaires des supermarchés. »

Inutile de sortir des grandes écoles pour savoir que ces produits se retrouvent dans nos assiettes et qu’ils sont ingérés pour être après retrouvés dans nos organismes. L’ingestion de ces viandes contenant de tels traitements rend les bactéries résistantes pour les patients humains obligeant ainsi la recherche médicale à de nouveaux médicaments plus puissants jusqu’à ce que l’organisme humain ne puisse plus supporter de telle chimie. Celles-ci rejetée dans l’environnement avec les excréments se retrouvent dans l’eau dans un cycle infernal. Comme je l’avais écrit pour les déchets nucléaires et la radioactivité retrouvé jusque dans le pôle Nord et dont nous connaissons la nuisance, nous retrouvons dans l’environnement des métaux lourds, des déchets chimiques et hydrocarbures, sans compter les autres déchets humains…

Comment ne pas imaginer que nous ne puissions subir les conséquences de déchets comme le plomb ou le mercure alors qu’il est prouvé que nous retrouvons 90% des antibiotiques dans notre eau domestique ! Nous savons la grande force de la nature pour supporter et recycler naturellement bon nombre de nos extravagances mais jusqu’à quel point ? Même si la dose absorbée reste infime, peut-on réellement mesurer les dégâts biologiques pour l’avenir sur le plan environnemental dans le risque d’un enchaînement catastrophique de l’écosystème lorsqu’un composant de la chaîne alimentaire est irrémédiablement détruit. Il y aura obligatoirement un point de non-retour. Fautil attendre cette limite ? Évitons de déshériter l’avenir. La société de consommation produit des tonnes de déchets qui se retrouvent dans les mers, les forêts, les lacs. Dans les polluants que l’homme laisse dans la nature, il en est un qui petit à petit atteint la virilité et la fertilité même de l’homme. L’industrie pétrochimique est la grande responsable de ce drame par sa pollution oestrogénique. Les rejets polluants sont tels que nous arriverons forcément dans une phase de non-retour que nous préférons ignorer pour ne pas y penser…

On a détecté plus de 200 polluants à dose toxique dans le cordon ombilical des nouveau-nés aux Etats-Unis !! Ce n’est pas tout malheureusement. Outre le nucléaire dont nous connaissons les nuisances, des problèmes terribles pointent à l’horizon sur les dangers liés à la consommation de l’eau contenant des résidus de pilules abortives. La présence d’hormones artificielles modifient la vie animale, on observe une forte dévirilisation, une augmentation des cancers, des androgynes chez les poissons, le même constat est fait sur les ours et d’autres avec des malformations sexuelles, mais dira-t-on, on ne savait pas ! Je vous laisse imaginer les conséquences chez l’homme et la femme enceinte dans le cycle biologique sur plusieurs générations. Selon les scientifiques : féminisation masculine et stérilisation, désordres neurologiques et défauts dans le développement du cerveau de l’enfant, dégénérescence et cancers. Sachant qu’au cours des cinquante dernières années, 80 000 produits chimiques ont été introduits dans l’environnement. La survie de l’humanité exige d’interdire toute forme de pollution qui peut atteindre l’homme et détruire son environnement afin de préserver l’écosystème pour les générations futures. Comme le dit Gilles Lartigot : « le boycott est notre arme car ceux qui nous empoissonnent veulent une seule chose, notre argent !… Il faut se diriger vers des aliments non transformés, non pollués par des produits chimiques, essentiellement des végétaux, éviter les produits industriels, les sodas, les sucreries ». Il faut aussi soumettre les différentes activités de l’homme à des contrôles sur des pollutions dramatiques éventuelles en évaluant tout risque sanitaire. Il faut améliorer le traitement des eaux, arrêter la production des produits nocifs, médicaux, chimiques et industriels visant à la destruction de l’homme et de son environnement… Notre sol, parcelle, terroirs et coteaux est riche, comme un immense jardin, travaillé et retravaillé avec la sueur et le sang des générations qui nous ont précédés. Nous devons renouer avec cette amitié sociale, comme disait Aristote, cette solidarité communautaire perdue, que nous avons remplacée par le « cadi » des supermarchés anonyme, bref par le matérialisme ! Le biologiste Konrad Lorenz disait : « La mode est la méthode la plus irrésistible et la plus efficace de manipuler de grandes collectivités humaines » Il nous faut retrouver ce qui fut oublié, ce qui fut dénoué. Ce chemin perdu de l’humanisme dont le matérialisme nous a détourné bref réenraciner l’homme dans ses communauté et son environnement…

Ecoutons encore Gilles Lartigot : « …Nous avons découvert la puissance des lobbies de l’agro-alimentaire qui influencent les décisions que prennent les agences gouvernementales de santé publiques, les décisions que prennent nos hommes politiques au niveau national mais aussi au niveau local. Ces personnes ne sont pas là pour protéger notre santé mais l’intérêt des industriels. Nous sommes face à une intoxication à très grande échelle de nos enfants dès leur plus jeune âge par les perturbateurs endocriniens, la nourriture industrielle, les additifs alimentaires dans les produits transformés par les industriels. Nous sommes arrivés à un point critique que l’on se doit de dénoncer pour préserver le futur de nos enfants. Nous vivons dans un monde toxique, on nous ment, on nous manipule par la propagande des médias, on nous diverti pour mieux nous rendre esclave d’une société qui dégénère. Je veux dénoncer la matrice que l’on nous impose, je veux délivrer mon message pour éveiller des consciences car il n’est pas trop tard. La solution est en nous.Par nos choix quotidiens car nous avons le choix de notre alimentation… acte politique fort, c’est une forme de résistance contre ces structures de pouvoir hégémoniques… »

L’autonomie des corps reconstitués, comme le domaine professionnel par exemple recréerait une dynamique économique qui manque tant à notre univers contemporain, bref faire comme le suggérait La Tour du Pin, les « Etats Généraux » du monde du travail, familial et provincial… La solution reste dans la recherche d’un équilibre perdu, d’un élan qu’une volonté révolutionnaire a détourné de son but original, parce que celle-ci avait promis le bonheur et finalement l’entraîne dans l’abime. Les vainqueurs du bouleversement historique sur l’Ancien Régime ne furent pas une émanation populaire mais des arrivistes financiers qui confisquèrent le pouvoir et le détiennent abusivement encore aujourd’hui. Il est temps de remettre un humanisme à la tête de nos destinée dont la pureté reste écologiquement le lys, Marcel Jullian disait symboliquement que nous ne sommes pas l’aile gauche, ni l’aile droite mais sommes l’oiseau ! Libérons-nous

Regardons ces dernières images du film « Terrain miné », réalisé en 1994 et malheureusement toujours d’actualité…

Frédéric Winkler

http://www.actionroyaliste.com/