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géopolitique

  • Donald Trump face aux Biden

    Donald Trump face aux Biden

    Dans Présent, Christian Daisug dénonce les manoeuvres des deux coquins, Joseph Biden et son fils Hunter :

    […] En apparence, ils ont monté dans leur coin leur juteux trafic sans penser se retrouver sur le devant de la scène. C’est pourtant ce qui leur arrive. Pris les mains dans le sac, ils afficheraient un air penaud si, dans un ensemble rare, le Deep State, ses ténors, ses plumitifs et ses coupe-jarrets ne les avaient persuadés qu’ils étaient non seulement innocents mais encore indispensables. Et voila le père et le fils promus, par une subversion machiavélique, fusible ultra-sensible d’une affaire nationale qui les dépasse, détonateur d’une machine infernale qui les manipule.

    Le ressort de la destitution, c’est eux. Le prétexte à l’éviction de Trump, c’est encore eux. Le ferment de cette nauséeuse atmosphère, c’est toujours eux. La crapulerie au service de la Constitution. Dramatique et grotesque à la fois. Rappelons les faits. En 2016, l’Ukraine, sous la menace constante d’une agression russe, devient un protégé cousu d’or pour les politiciens et les affairistes américains. D’autant que l’oligarchie se donne au plus offrant. Joseph Biden, alors vice-président des Etats-Unis, et son fils Hunter s’y intéressent de près. Hunter parvient très vite – merci papa – à intégrer le conseil d’administration de Burisma, une compagnie pétrolière dont le flou des livres de comptes mobilise la justice. Jusqu’ici, rien d’inquiétant. Les choses se gâtent pour les Biden lorsque le numéro un des procureurs ukrainiens augmente la pression sur Burisma et s’apprête à faire éclater ce nid de truanderie. Joseph Biden intervient au plus haut niveau et menace de ne pas accorder à l’Ukraine le prêt d’un milliard de dollars prévu si le procureur trop zélé n’est pas limogé dans les 24 heures. Il fut obéi et Hunter, du même coup, sauva ses jetons de présence qui lui rapportaient 50 000 dollars par mois – ce que gagne, par an, un père de famille de la classe moyenne.

    C’est l’intervention de Trump dans cette minable malversation qui donna l’idée aux stratèges démocrates qu’un processus de destitution pouvait être greffé sur l’Ukraine et les deux Biden. En juillet, Trump téléphone au président Volodymyr Zelensky pour lui demander – avec conviction mais sans plus – de veiller particulièrement à l’avenir judiciaire de Hunter Biden. Les preuves existent. Les démocrates attaquent en affirmant que Trump a exercé d’inqualifiables pressions sur son homologue pour qu’il le débarrasse, par ricochet, d’un ex-vice-président rival dans l’élection de 2020. Trump s’indigne de tels calculs. Au cours d’un débat des candidats démocrates dans l’Ohio, Joseph Biden a défendu son fils en disant qu’« il n’a rien fait de mal ». Interrogé par ABC News, Hunter a répété qu’il n’avait « rien fait de répréhensible ». Les deux coquins n’ont rien à se reprocher. A peine si on peut obtenir de Hunter l’aveu d’« un certain manque de discernement » dans la mascarade ukrainienne. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/donald-trump-face-aux-biden/

  • Renversement d’alliance en Syrie, par Antoine de Lacoste

    C’est une rude capitulation pour ceux qui avaient profité de la faiblesse de l’armée syrienne et avait passé un accord avec elle dès 2012 pour se battre contre les terroristes islamistes dans le nord et le nord-est de la Syrie. Les Kurdes avaient ensuite trahi cet accord et proclamé l’autonomie d’une sorte de Kurdistan syrien, bien que les populations arabes soient majoritaires dans la région.Rappelons que les Kurdes, qui n’ont historiquement aucune origine syrienne, ont alors appliqué une politique très dure à l’encontre des populations non kurdes : expulsion de maisons et de villages au profit de familles kurdes, enseignement obligatoire en langue kurde, surveillance étroite du clergé chrétien notamment. Plusieurs écoles publiques, refusant d’enseigner en langue kurde, ont dû fermer leurs portes. Les écoles chrétiennes, encore actives dans la région, avaient alors accueilli de nombreux élèves arabes (musulmans et chrétiens) chassés de ces écoles, car les Kurdes n’avaient pas osé s’attaquer à elles.

    Les témoignages sont multiples sur le sujet et le journal Le Monde s’en faisait encore l’écho dans son édition du 15 octobre. Ces comportements ne sont guère surprenants de la part de ceux qui furent les aides zélées des Ottomans lors des génocides arménien et assyro-chaldéen, mais ils ont provoqué un rejet très important de la part des populations arabes. La haine s’est durablement installée entre les deux communautés. Ceci explique pourquoi de nombreux villages arabes ne se sont pas défendus contre l’armée turque, heureux d’être libérés du joug kurde.L’armée syrienne, depuis cet appel au secours des YPG (organisation armée des Kurdes) progresse vers le nord. Elle est entrée dans Manbij, précédemment occupée par les Américains et dans Tabqa, occupée par les Kurdes, d’où elle pourra reprendre le contrôle de la plus grosse centrale hydro-électrique de Syrie. Elle se rapproche aussi de la frontière turque notamment à Kobané et à Tall Tamer, tout prêt des zones de combat qui opposent en ce moment l’armée turque et ses supplétifs islamistes syriens aux YPG kurdes.

    Prudents, les Russes font accompagner ces mouvements de l’armée syrienne, par de nombreuses patrouilles, afin d’éviter tout incident entre turcs et syriens. A chaque fois que des unités syriennes risquent d’entrer en contact avec des soldats turcs, des forces spéciales russes s’intercalent entre les deux.Poutine, avec le départ providentiel des Américains, a maintenant toutes les cartes en main. Il doit rencontrer Erdogan afin d’organiser la suite des opérations, ce qui sera tout de même assez délicat : il faudra en effet convaincre les Turcs de quitter la Syrie et, pour que cela soit possible, convaincre les Kurdes de rendre leurs armes lourdes et de passer totalement sous le contrôle de l’armée syrienne. Dans le même temps, il sera nécessaire de se mettre d’accord pour délivrer la dernière province syrienne tenue par les Islamistes (Idleb) où les djihadistes font régner une tyrannie sanglante. Accessoirement, le sort des camps regroupant des milliers de combattants de Daesh et leurs familles, devra aussi être réglé.
    Les Russes ont encore du pain sur la planche mais, plus que jamais, ce sont eux les maîtres du jeu.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/18/renversement-d-alliance-en-syrie-par-antoine-de-lacoste-6183714.html

  • Le Samedi Politique – Syrie : Le dessous des cartes

    Après l’annonce du retrait des troupes américaines le 6 octobre dernier par Donald Trump, le président turc Recep Tayyip Erdogan lance l’opération « Source de Paix » et décide d’entrer en Syrie pour repousser les Kurdes dont il craint les velléités indépendantistes. Il réclame l’établissement d’une zone tampon à la frontière turco-syrienne. Les médias annoncent une crise humanitaire avec de nombreuses pertes civiles. Dix jours plus tard, un accord de cessez-le-feu est trouvé avec les Etats-Unis. En toile de fond, la diplomatie russe du tandem Poutine – Lavrov tient les rênes, pendant que l’Union Européenne – la France en tête – patine malgré les dangers de résurgence de l’Etat Islamique.

    Le colonel Alain Corvez, consultant en stratégie internationale et Richard Labévière, rédacteur en chef du site ProchetMoyen-Orient.ch déchiffrent les cartes de ce conflit aux multiples acteurs.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-syrie-le-dessous-des-cartes

  • Pendant que la Turquie bombarde les Kurdes, l’UE n’interrompt pas les négociations d’adhésion

    Pendant que la Turquie bombarde les Kurdes, l’UE n’interrompt pas les négociations d’adhésion

    Le groupe parlementaire Identité et Démocratie, auquel appartiennent les députés RN élus au Parlement européen, a organisé le 15 octobre un colloque intitulé “Où va la Turquie ?”

    Ce sujet était choisi il y a plus d’un mois, bien avant l’offensive turque contre les Kurdes de Syrie… car la dérive d’Erdogan n’est pas nouvelle. Mais avec cette nouvelle agression (la Turquie occupe toujours la partie nord de Chypre), les députés ont demandé à l’UE de sortir de l’ambiguïté et de mettre fin au processus d’adhésion de la Turquie.

    Les dirigeants de l’UE n’osent pas trop s’en prendre à Erdogan, qui menace de son côté de laisser entrer en Europe les milliers de réfugiés stationnés sur son territoire suite à la guerre en Syrie… Le Conseil des affaires étrangères de l’UE, qui s’est tenu le 14 octobre, a débattu de l’action militaire menée par la Turquie. Mais sans évoquer le processus d’adhésion à l’UE…

    Dans son communiqué de condamnation de l’offensive turque, la France n’évoque pas la rupture des négociations d’adhésion :

    La France réitère sa ferme condamnation de l’offensive unilatérale engagée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie. Cette offensive remet en cause les efforts sécuritaires et de stabilisation de la Coalition globale contre Daech. Elle entraîne des conséquences humanitaires importantes. Elle porte donc atteinte à la sécurité des Européens.

    Voici le communiqué du groupe ID du 14 octobre :

    « La délégation française du groupe Identité et Démocratie demande à la France et à l’Union Européenne d’adopter une position ferme contre l’invasion turque. »

    Le président Erdogan a bombardé le territoire syrien, notamment la ville de Qamishli, habitée par des tribus arabes, des chrétiens d’Orient et des Kurdes. D’après nos informations, de nombreuses victimes sont déjà à déplorer notamment dans les familles chrétiennes.

    Ce Vendredi, le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, était présent à Istanbul au milieu d’une crise internationale qui souligne les ambigüités de la communauté internationale au Proche Orient et tout spécialement de la France.

    En effet, l’opération menée par la Turquie engage tout l’OTAN puisque nous faisons partie de l’alliance. Une position que Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-présidente de la Commission européenne, a souvent souligné, allant jusqu’à fortement associer la Turquie aux trois éditions de la conférence internationale intitulée : Supporting the Future of Syria and the Region.

    La délégation française du groupe Identité et Démocratie demande à la France et à l’Union Européenne d’adopter une position ferme contre l’invasion turque. Pourquoi ne dénoncèrent-elles pas le soutien turc aux factions islamistes de la « rébellion » syrienne ? Pourquoi l’Union Européenne continue-t-elle de soutenir la Turquie alors que Recep Tayyip Erdogan nous menace d’utiliser l’arme de la submersion migratoire à chacune de ses décisions ? Pourquoi Josep Borrell, candidat au poste de Haut Représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères continue-t-il à souhaiter le retour des djihadistes de nationalité européenne ?

    Nous disons toute notre fraternité aux habitants du Nord Est de la Syrie, avec une pensée toute particulière aux chrétiens d’Orient qui y vivent.

    Notre délégation organise une conférence au sujet de la Turquie ce mardi 15 octobre.

    https://www.lesalonbeige.fr/pendant-que-la-turquie-bombarde-les-kurdes-lue-ninterrompt-pas-les-negociations-dadhesion/

  • La Syrie toujours victime de stratégies étrangères, par Christian Vanneste

    3309368304.jpg"Vers l’Orient compliqué avec quelques idées simples", disait le Général de Gaulle. Cette formule trouve à nouveau son actualité dans les rebondissements de la crise syrienne. Donald Trump semble avoir commis une bévue majeure en annonçant le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie actuellement administré par les Kurdes autonomistes du PYD, qui s’appuient sur une milice créée et armée par les Occidentaux, les FDS, au sein de laquelle les YPG, leur branche armée est largement dominante.
    Cette décision intempestive du Président américain a laissé le champ libre au projet d’invasion turque présenté par Erdogan en vue de créer une zone tampon à la frontière sud de la Turquie et sur le territoire syrien que le président turc entend repeupler par des Arabes syriens en en chassant les habitants kurdes.
    Le but est clair : couper les zones kurdes de Syrie de celles de la Turquie pour empêcher la connexion militaire entre les rebelles du PKK de Turquie et les autonomistes du PYD de Syrie, les deux mouvements n’en formant qu’un selon Ankara qui les classe parmi les groupes terroristes

    L’abandon des Kurdes par les Américains, et donc les Occidentaux, puisque aucun allié n’est capable de se maintenir sur place sans leur soutien paraît scandaleuse : elle est d’une ingratitude absolue envers les combattants qui ont d’abord résisté aux islamistes d’Al Qaïda puis à ceux de l’EI et ont fourni les troupes victorieuses de celui-ci. On se souvient de la résistance de Kobané en 2014-2015, puis de la libération de Sinjar, cette ville-martyr des Yézidis, enfin de la prise de Raqqa. Les milliers de morts kurdes ont compensé un engagement occidental, essentiellement matériel et logistique, après une longue période d’indécision. De plus, l’intention d’Erdogan est clairement de procéder à un nettoyage ethnique, en installant des Arabes dans des villages construits dans l’actuelle zone kurde. Soumis au feu de la critique de son propre parti républicain, Donald Trump menace maintenant la Turquie de représailles économiques et financières, mais paraît faire un peu n’importe quoi alors qu’à nouveau une procédure de destitution est engagée à son encontre, à la suite d’un échange avec le nouveau président ukrainien au cours duquel il aurait invité ce dernier à lui fournir des munitions contre l’un de ses concurrents démocrates.

    Quelle est la logique de l’occupant de la Maison Blanche ? Elle existe et elle est simple : la politique intérieure est plus importante que l’extérieure. Ne pas exposer des soldats américains loin de leur pays dans un conflit tribal qui ne les concerne en rien dans un pays où les intérêts nationaux ne sont pas engagés constitue le fond d’une doctrine qui table sur l’adhésion de l’Amérique profonde contre l’Etat profond de Washington. Que les Etats-Unis perdent leur crédit en abandonnant un allié ne lui semble pas si important : ce n’est pas la première fois, si l’on se souvient du Sud-Vietnam, ou du Shah d’Iran. Un tri logique s’effectuera en fonction des enjeux internes : Trump n’est pas prêt d’abandonner Israël.

    De même, l’intervention turque est motivée par des considérations de politique intérieure. Reccep Tayyip Erdogan est très proche des Frères Musulmans. Au début de son règne, il y avait en lui du Calife ottoman, puisque jusqu’après la première guerre mondiale, le sultan ottoman était aussi commandeur des croyants. Les Frères Musulmans n’ont pas été étrangers aux « révolutions » ou guerres civiles que la naïveté occidentale a appelées « Printemps arabe » en croyant qu’elles allaient vers la démocratie alors qu’elles tendaient vers l’islamisme. La Turquie y a été impliquée, et notamment en soutenant les rebelles islamistes de Syrie à travers la frontière, tous les rebelles, y compris l’Etat islamique avec lequel un trafic a été organisé. En février 2016, lorsque les Kurdes avancent vers Tall Rifaat aux mains des djihadistes, l’artillerie turque pilonne les combattants de l’YPG ! Aujourd’hui l’armée d’Ankara réoccupe ces territoires libérés, et elle est accompagnée d’une milice « syrienne » qui, comme par hasard, se livre aux mêmes atrocités que les islamistes de l’EI, naguère. Mais, cette fois, Erdogan est moins islamiste que nationaliste : il est affaibli politiquement par des élections municipales qui ont donné les deux plus grandes villes aux kémalistes, et c’est sur le terrain du nationalisme qu’il entend reprendre l’avantage : les Kurdes lui en fournissent l’occasion.

    Enfin, il y a la Russie, le seul pays dont la stratégie a été cohérente dans ce dossier. La Syrie est un allié. La Russie ne lâche pas ses alliés, et encore moins ceux dont le territoire fournit des bases indispensables au maintien du statut de puissance mondiale, même de second rang. Vladimir Poutine a engagé l’armée russe dans le conflit de façon déterminante et avec assez de prudence pour limiter le coût et les pertes. L’intervention turque lui offre une double opportunité : d’abord de jouer les médiateurs puisqu’il est le seul à parler à toutes les parties, et comme Raminagrobis, le mieux placé pour être le troisième qui tire parti du conflit entre les deux autres. Les YPG, vaguement marxistes, sont des vieilles connaissances des Russes et la Russie entretient désormais des relations cordiales avec la Turquie à travers le processus d’Astana : l’intervention turque et le lâchage américain permet à l’armée syrienne de venir au secours des Kurdes et de s’interposer le long de la frontière, en rétablissant de fait la souveraineté de Damas sur une nouvelle partie de son territoire. En visant cet objectif, Poutine est le seul à concilier l’intérêt de son pays, son image, et le droit international. Voilà qui est mieux que l’impuissance verbeuse des Européens, ensemble au Conseil de sécurité pour proposer une condamnation qu’ils n’obtiennent pas, mais divisés aussitôt après sur l’embargo sur les armements à destination de la Turquie !

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/17/la-syrie-toujours-victime-de-strategies-etrangeres-par-chris-6183243.html#more

  • OPA territoriales

    3034969311.2.pngGeorges Feltin-Tracol

    L’été a connu une affaire que beaucoup ont pris pour une nouvelle provocation loufoque de Donald Trump. L’édition du 15 août 2019 du Wall Street Journal révélait l’intérêt de l’actuel président des États-Unis pour le Groenland. Il aurait proposé d’acheter l’île arctique au Danemark. Le royaume danois jugea la démarche vaine.

    Dépendance de Copenhague, le Groenland dispose d’une large autonomie interne et n’appartient plus depuis le milieu des années 1980 à l’Union dite européenne. Au moment où la route maritime du Nord deviendrait plus accessible, il occupe une position géopolitique essentielle. Outre la présence de gisements d’hydrocarbures, son sous-sol regorgerait d’or, de zinc, de cuivre, de graphite, de nickel, de platine et d’uranium.

    Loin d’être une énième pitrerie, Donald Trump inscrit son étonnante proposition dans l’action de ses prédécesseurs. À deux reprises déjà, la Maison-Blanche a voulu acheter l’île; en 1867, puis en 1946 pour un montant de cent millions de dollars… L’homme d’affaire devenu président relance ainsi une vieille pratique étatsunienne : l’achat plus ou moins honnête de territoires.

    La formation des États-Unis aux XIXe et XXe siècles se réalise autour du regroupement de terres acquises à vil prix. En 1803, le Premier consul Bonaparte vend pour quatre-vingt millions de francs le vaste territoire de la Louisiane entre le Golfe du Mexique et les confins du Canada. Sous-peuplée et mal défendue, la Louisiane constituait une cible prioritaire pour la belliqueuse Angleterre dans son espoir de soumettre ses anciennes colonies rebelles. En 1819, l’Espagne reçoit cinq millions de dollars pour la cession de la Floride. En 1848, les États-Unis font un bond territorial considérable. Suite à une féroce guerre d’invasion, les États-Unis versent au gouvernement mexicain un pourboire de quinze millions de dollars dans le cadre du traité de Guadalupe. Ce traité biaisé offre à la jeune puissance nord-américaine le Texas, la Californie, l’Utah, le Nevada, l’Arizona, le Colorado et le Nouveau-Mexique. Cinq ans plus tard, en 1853, l’Étatsunien James Gadsden négocie avec Mexico, un accord sur la rectification frontalière méridionale du Nouveau-Mexique. Washington y achète une bande de terre de 76 800 km² dans laquelle se trouvent les villes bien connues des cinéphiles fans de western, Yuma et Tucson.

    En 1867, les États-Unis réussissent un très beau coup territorial. Partisan du Nord pendant la Guerre de Sécession entre 1861 et 1865, le tsar Alexandre II commet l’erreur irréparable de vendre l’Alaska pour la somme de sept millions deux cents mille dollars. La Russie perd sa dimension tricontinentale qui lui aurait permis de faire du Nord de l’océan Pacifique un lac russe. En 1899, le traité de Paris arrête la guerre entre l’Espagne et les États-Unis. Contre vingt millions de dollars, Madrid cède Porto Rico, les îles de Wake et de Guam dans le Pacifique ainsi que les Philippines et Cuba. Un an plus tôt, les États-Unis avaient annexé la république bananière d’Hawaï…

    En 1917, Washington achète enfin au Danemark pour vingt-cinq millions de dollars sa part des îles Vierges. L’autre partie de cet archipel des Antilles appartient toujours au Royaume-Uni. Par cette acquisition, les États-Unis renforcent leur emprise sur les aires centre-américaine et caraïbe.

    Réclamer le Groenland revient par conséquent à poursuivre une vieille politique géo-boutiquière. Bien des critiques de Trump n’ont toujours pas compris que son impulsivité ne l’empêchait pas de réfléchir. Cette manie douteuse d’acheter des territoires s’applique jusqu’au continent européen puisque qu’est-ce que l’OTAN, sinon la meilleure justification pour manipuler des gouvernements soi-disant européens plus que jamais déférents envers leur maître d’outre-Atlantique ?

    Bonjour chez vous !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/16/opa-territoriales-6183443.html

  • Offensive turque : et après ? – Journal du mardi 15 octobre 2019

     

    Offensive turque : et après ?

    L’offensive turque du mercredi 9 octobre contre les positions kurdes en Syrie a bouleversé le jeu de poker proche-oriental. Recep Tayyip Erdogan semble à présent seul contre tous mais il a plus d’un tour dans son sac.

    Attentat raté à Notre-Dame de Paris

    Plus de trois ans après la tentative d’attentat à la voiture piégée sur le parvis de Notre-Dame de Paris, le procès des protagonistes a rendu son verdict. Les principales accusées, deux femmes, ont écopé de 30 et 25 ans de prison ferme.

    Les pompiers sonnent l’alerte

    Les sapeurs pompiers montent à Paris. Ce mardi et après plus de 3 mois de grève, les pompiers étaient mobilisés pour protester contre leurs conditions de travail. Ils réclamaient un entretien avec le ministre de l’intérieur ou le Premier ministre. TVLibertés était au cœur de la manifestation

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/offensive-turque-et-apres-journal-du-mardi-15-octobre-2019

  • Donald Trump contre l’Etat Profond aux Etats-Unis

    Donald Trump contre l’Etat Profond aux Etats-Unis

    Hier sur Twitter, le président des Etats-Unis a indiqué pourquoi il ne comptait pas intervenir militairement pour défendre les Kurdes, après avoir annoncé des sanctions économiques contre la Turquie :

    Après avoir vaincu 100% du califat ISIS, j’ai en grande partie déplacé nos troupes hors de Syrie. Laissons la Syrie et Assad protéger les Kurdes et combattre la Turquie pour leur propre terre. J’ai dit à mes généraux, pourquoi devrions-nous nous battre pour la Syrie et Assad afin de protéger le pays de notre ennemi? Quiconque veut aider la Syrie à protéger les Kurdes me convient bien, que ce soit la Russie, la Chine ou Napoléon Bonaparte. J’espère qu’ils vont tous très bien, nous sommes à 12 000 km!

    Charles Gave analyse le bras de fer interne aux Etats-Unis, qui oppose actuellement Donald Trump et ce que l’on appelle “l’Etat profond” :

    Pendant les deux premières années de son mandat, Trump est bloqué par une enquête qui vise à déterminer s’il ne serait pas un agent Russe à la solde de Poutine (sic). Cette enquête fut confiée à monsieur Mueller, ancien patron du FBI et membre actif de l’Etat profond US. Le rapport final ne sortit, de façon fort opportune, qu’après les élections au Congrès où les républicains perdirent la majorité à la chambre des représentants. Le rapport était vide et le Président complètement innocenté, alors même que les grands média aux USA (relayés par les media français) pendant des mois expliquaient à longueur de page que monsieur Trump était certainement coupable et sa condamnation certaine.

    La contre-attaque Trumpienne se mit alors en place, sur deux fronts.

    · L’inspecteur général du ministère de la Justice, monsieur Horowitz, fût chargé de faire une enquête pour déterminer qui avait autorisé lancé cette enquête (illégale et sans précèdent) sur le nouvel élu, qui avait organisé des écoutes, illégales elles aussi, sur la campagne du futur président, qui avait fait fuiter des documents tous plus faux les uns que les autres en direction d’une presse extraordinairement complaisante etc… Déjà les numéros deux, trois, quatre du FBI ou du ministère de la Justice sont tombés, déjà le patron du FBI a été viré, mais les rumeurs sur le contenu du rapport de monsieur Horowitz font état de complicité au plus haut niveau, la ministre de la Justice sous Obama, Obama lui-même, ce saint homme, aurait autorisé toutes ces saloperies, le patron de la CIA , l’ex patron du FBI et bien d’autres encore pourraient être impliqués, ce qui constituerait une grande première dans l’histoire des USA puisqu’il s’agit ni plus ni moins qu’une tentative de coup d’état contre un Président légalement élu, ce qui ne s’est jamais passé dans l’histoire des USA. Cette enquête porte le nom « d’enquête sur les enquêteurs », ce qui ne manque pas de sel. Le rapport devrait être publié dans les semaines qui viennent.
    · Mais il y mieux, beaucoup mieux. Il faut savoir que le ministère de la Justice était resté dans les mains des démocrates, le ministre nommé par Trump (Jeff Sessions) s’étant déclaré incompétent parce qu’il avait pris un verre avec l’ambassadeur Russe. Le nouveau ministre de la Justice (Intronisé en janvier 2019), monsieur Barr, qui s’est adjoint un deuxième enquêteur, le juge Durham, l’un des juges les plus indépendant et redouté aux USA, se sont eux chargés de l’enquête sur les complicités internationales qui nourries le complot sur le territoire américain. Outre le FBI et la CIA d’autres services secrets en particulier ceux de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la Roumanie, de l’Ukraine, (le fameux dossier Steele, serait de fabrication Ukrainienne) et de l’Australie semblent être impliqués jusqu’au cou. En fait, ce que l’on me raconte est proprement stupéfiant et mérite d’être développé en détail au profit des lecteurs de l’IDL. Bien sûr, je ne peux pas garantir la réalité de ce que je vais avancer, mais je crois que les sources que j’utilise sont fiables. Je vais décrire ci-dessous l’essentiel de ce qui s’est passé laissant de côté et faute de place de nombreux détails, mais je crois que ce résumé est conforme à ce que j’ai lu ou entendu.

    Tout part de l’Ukraine, en 2014. Il faut savoir que l’Ukraine est l’un de ces pays qui souffre d’avoir de mauvaises frontières et à l’intérieur duquel existent deux populations qui n’ont pas vraiment envie de vivre ensemble.

    · D’un côté, nous avons une population Russophone qui ne comprend pas très bien pourquoi elle a été séparée de la Russie, et bien sur la Crimée en faisait partie.
    · De l’autre, une population Ukrainophone, longuement martyrisée par les communistes et qui hait férocement tout ce qui est Russe.

    Le Président en exercice en 2014, Viktor Ianoukovitch. avait été élu par la partie du pays favorable à la Russie et tout en étant remarquablement corrompu, il ne faisait pas tâche parmi les autres hommes politiques locaux, disposait d’une majorité au gouvernement et était globalement favorable à la Russie. Voilà qui ne convenait pas du tout aux attentes des Etats-Unis… et donc « ils » pensèrent qu’il était urgent d’intervenir. Ce qui m’amène à quelques réflexions d’ordre plus général.

    La diplomatie américaine depuis l’arrivée de Poutine a deux objectifs en ce qui concerne la Russie

    1. Empêcher l’Ukraine de fusionner avec la Russie à nouveau. Pour cela, elle a proposé à l’Ukraine de rejoindre l’Otan tandis que l’Europe proposait à ce pays d’être intégré dans la communauté européenne. Ces deux objectifs sont TOTALEMENT en contradiction avec l’accord signé entre Gorbatchev et Reagan qui précisait qu’en aucun cas un pays ayant une frontière commune avec la Russie ne rentrerait dans l’Otan, accord qui avait déjà été violé par la Pologne et les pays baltes…
    2. Interdire l’accès de Sébastopol à la flotte et à l’armée Russe, car la Russie à partir de Sébastopol contrôle militairement la Turquie et grâce à la basse de Tartous en Syrie, donné par le père de l’actuel président Syrien à la Russie juste à côté de Lattaquié, tout le proche orient, ce qui agace beaucoup les stratèges américains. L’’axe Tartous-Sébastopol est vital pour la Russie. (Pour ceux qui s’intéressent aux événements Syriens et à leurs relations avec l’Ukraine, voir mon intervention sur le sujet sur BFM business il y a quatre ou cinq ans, « Poutine joue au bridge et les européens à la belote».

    Le Président Ukrainien a eu à l’époque la mauvaise idée (sans doute à cause de pressions immenses exercées par la Russie de Poutine) de refuser et l’intégration militaire à l’Otan et de devenir membre de la communauté Européenne.

    Et donc les Etats-Unis se virent « obligés » d’organiser un coup d’état en Ukraine en s’appuyant sur ceux qui haïssent la Russie (dont un certain nombre sont de vrais nazis) et le Président légalement élu fut viré en quelques jours pour être remplacé par un autre faisant preuve de plus de compréhension envers les demandes des autorités américaines.

    · Consternation des partisans de la Russie (dans le Sud Est de l’Ukraine) qui font sécession, la guerre civile commence et elle fera des dizaines de milliers de mort tandis que la Russie, qui a fort bien compris la manœuvre s’empare de la Crimée pour garder Sébastopol après avoir organisé un référendum où 95 % des électeurs votent en faveur du rattachement à la Russie.
    · Fureur de l’administration Obama qui lance des sanctions contre la Russie, qui, en passant, ruinent une grosse partie de l’agriculture Grecque, Polonaise et Française et qui durent toujours, ainsi que la guerre civile larvée en Ukraine.

    Pour « aider » l’Ukraine, le FMI (madame Lagarde) débloque immédiatement 25 milliards de dollars et l’Europe 18 Milliards d’Euro, ce qui n’est pas rien… (Quel talent a cette femme pour prêter de l’argent qui ne sera jamais remboursé. On est content d’avoir enfin quelqu’un de compètent à la tête de la BCE)

    Et bien entendu, si l’on regarde l’économie Ukrainienne, il est presque impossible de savoir où est passé cet argent, car à l’évidence il n’est plus en Ukraine. Apparemment, il a été siphonné en grande partie par des locaux aidés par des gens bien placés aux USA au travers des banques Danoises ou Allemandes situées dans les pays Baltes). On sait par exemple que le propre fils de Joe Biden Vice-Président d’Obama, (candidat à l’élection présidentielle de 2020) a largement émargé a des sociétés Ukrainiennes possédées par des oligarques a la limite du gangstérisme. On est cependant rassurés sur leur honorabilité quand l’on réalise que ces personnalités locales sont aussi les plus gros donateurs à la fondation Clinton.

    De 2014 à 2019, l’Ukraine a donc littéralement été pillé par des criminels locaux associés à des représentants de l’Etat profond US. Et puis, soudainement, la manne inépuisable des subventions internationales (FMI. Fonds Européens), s’arrête net car une tuile monumentale tombe sur tous ces braves gens avec l’élection totalement inattendue de Trump qui a fait campagne sur deux thèmes :

    1. Nettoyer le marais pestilentiel à Washington et éradiquer la corruption qui y règne
    2. Améliorer les relations avec la Russie.

    Panique à Washington (et à Londres) où CIA, et FBI (qui ont largement participé aux événements en Ukraine et dont les chefs ont dû participer à la curée) organisent la contre-attaque avec l’aide des services secrets britanniques en créant de toutes pièces une soi-disant collusion entre Trump et Poutine, ce qui fait perdre deux ans au Président. Mais quand le rapport Mueller arrive, il est totalement vide…

    Et là, deuxième coup de tonnerre, le Coluche Ukrainien est élu à la Présidence sur un programme de lutte contre la corruption.

    Et donc monsieur Trump donne un coup de téléphone quelques temps après a ce nouvel élu et lui dit trois choses :

    1. D’abord qu’il est entouré de gens très corrompus et qu’il lui faut se méfier. Le Président lui répond qu’il le sait et qu’il va continuer à les virer.
    2. Après quoi, monsieur Trump lui demande si le ministère de la Justice Américain pourrait avoir accès à un serveur informatique qui se trouve en Ukraine et qui se trouve être celui du parti démocrate américain… Question : Qu’est-ce que fout le serveur du parti démocrate en Ukraine ? Et le Président Ukrainien de répondre qu’il n’y voit pas d’inconvénients, réponse qui panique les démocrates…
    3. Et le Président Ukrainien, plein de bonne volonté, de demander au Président américain ce que faisait en Ukraine son avocat personnel, Monsieur Guilani, ancien maire de New-York, ce à quoi Trump répond qu’il fait une enquête sur la famille Biden qui semble avoir touché de gros, très gros pots de vin en provenance d’Ukraine. Satisfaction de l’Ukrainien.

    Et en même temps, nous apprenons que monsieur Barr, le ministre de la Justice, et le Juge Durham se sont déplacés à Londres et à Rome ensemble pour enquêter sur les services secrets étrangers qui, à l’évidence, ont été complices, et en particulier sur un individu très douteux, monsieur Misfud, Maltais d’origine, professeur de son état et certainement membre des services secrets britanniques. Comme c’est de cet homme qu’est parti TOUTE l’enquête sur monsieur Trump et la Russie, s’il se mettait à table, il est à craindre que toute une partie de la haute administration Obama aux USA et du parti démocrate (les Clinton en tête) ne se retrouve en prison assez rapidement, ce qui déclenche une nouvelle attaque de panique à Washington.

    A l’évidence, l’étau commence à se resserrer sur les crapules qui du coup se mettent à très mal dormir et comprennent qu’il faut agir vite, très, très vite. Et donc la décision est prise de mettre immédiatement en examen le Président Trump devant la chambre des représentants (contrôlée par les démocrates) au prétexte que Trump aurait demandé à son homologue Ukrainien de l’aider à coincer les Biden, ce qu’il n’a pas fait… Pas de chance : Trump rend public immédiatement la conversation entre eux deux et le compte rendu montre que le Président n’a rien de demandé de semblable. Ce qui n’empêche pas la presse de répéter en boucle ce mensonge, y compris en France et le parti démocrate de lancer la procédure “d’impeachment” qui va donc commencer incessamment et sous peu devant la chambre des représentants… Mais le lecteur aura déjà compris qu’il ne s’agit que d’un contre-feu allumé par les démocrates pour disqualifier messieurs Barr et Durham en prétendant que ce sont des juges politisés et le même lecteur aura compris que Trump a tout intérêt à laisser les démocrates s’enferrer pour mieux les flinguer quelques semaines avant les élections de Novembre… Qui plus est et pour essayer d’aller le plus vite possible, les démocrates refusent tout droit à la défense du Président (accès aux témoins, contre interrogatoire menés par ses avocats), ce qui est sans précèdent aux USA. Du coup, Trump refuse de répondre aux questions et aux convocations de la Chambre et nous sommes en train de rentrer dans une crise constitutionnelle aux USA, car la tentative de coup d’état aux USA continue. Peut-être faudra-t-il que la Cour Suprême tranche…

    Mais la vérité finira bien par s’imposer : les informations qui vont sortir sur l’Etat Profond US et son incroyable corruption vont arriver… entre maintenant et les élections de Novembre, ce qui va faire l’effet le plus profond sur l’électorat, et si au moment des élections, la moitié des dignitaires démocrates se retrouvent en prison ou en fuite et l’autre moitié totalement déconsidérée pour n’avoir officiellement rien vu, il devient difficile de s’imaginer que Trump et les républicains seront battus.

    Un dernier mot sur les succès géopolitiques de cette classe de malfaiteurs. L’affaire Ukrainienne et l’affaire Syrienne sont étroitement liées.  Le Qatar a d’immenses réserves de gaz naturel. La grande idée de nos crapules de l’Etat profond était de faire passer un pipe-line du Qatar à la Turquie, au travers de la Syrie, ce qui aurait permis de foutre en l’air l’économie Russe en les privant de leur principale ressource, les exportations de gaz russe vers l’Europe, ce qui était le but ultime de ces grandes manœuvres. Hélas, la Syrie est gouvernée par les Alaouites, une branche du Shiisme et les qataris ont refusé ce plan tant que les Assad étaient au pouvoir car les qataris sont des Sunnites Wahhabites purs et durs qui n’ont que mépris pour les Shiites. Qu’à cela ne tienne dirent les américains, nous allons organiser une révolution en Syrie pour que les Sunnites reprennent le pouvoir. D’où la guerre civile en Syrie qui fera près de 300000 morts et des millions de réfugiés se déversant sur l’Europe. Au moment crucial ou tout risquait de basculer, la Russie avec Poutine est intervenue militairement pour sauver le régime des Assad et empêcher ISIS de prendre le pouvoir en Syrie comme l’espérait les américains (ISIS est une création des Etats-Unis), ce qui a fait s’effondrer le plan de l’état profond US. Les membres de cet état profond (Brenan, Comey, Clapper, Clinton, Obama, Biden) doivent écumer de rage puisque Poutine les a ratatiné deux fois, une fois en Syrie, une fois en Ukraine, ce qui donne des ailes à Trump, qui du coup va retirer les troupes US du moyen-Orient où elles se font tuer sans aucune raison juste pour enrichir quelques salopards à Washington. Voilà qui rendrait le monde beaucoup plus sûr. Depuis les Clinton, les Etats- Unis étaient tombés sous le contrôle d’une mafia criminelle. Nous arrivons au moment (peut-être) ou cette mafia va cesser de nuire et si c’était le cas, le monde redeviendrait vivable, très vite.

    https://www.lesalonbeige.fr/donald-trump-contre-letat-profond-aux-etats-unis/

  • Paris, Berlin et Damas soutiennent les Kurdes contre la Turquie

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Après Emmanuel Macron samedi, Angela Merkel a enjoint hier Recep Tayip Erdogan à cesser son offensive sur le Kurdistan syrien. Pour la chancelière allemande, celle-ci risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et « d’aider” l’Etat Islamique à réémerger dans la région ». La France et l’Allemagne suspendent toute vente d’armes « susceptibles d’être utilisées » par Ankara dans le cadre de son opération militaire.

    Bashar al-Assad envoie des troupes en soutien aux Kurdes

    Malgré des rapports tendus avec la minorité kurde de Syrie, Bashar al-Assad a annoncé hier l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter l’agression » turque. Peu après, les Kurdes ont confirmé avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », une organisation paramilitaire dominée par la milice kurde YPG.

    L’offensive turque risque d’avoir des conséquences graves, non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe

    En effet, avec son offensive, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains du YPG, qu’elle qualifiée de « terroriste » en raison de ses liens avec le parti communiste autonomiste kurde PKK. Or les Kurdes, qui ont profité des troubles dans la région pour instaurer une autonomie de fait en Syrie, détiennent près de 12 000 djihadistes de l’État islamique originaires d’une cinquantaine de pays. Près de 800 proches de ces djihadistes auraient déjà profité de l’offensive pour s’échapper, tandis que 130 000 personnes ont fui l’avance de l’armée turque.

    https://fr.novopress.info/215800/paris-berlin-et-damas-soutiennent-les-kurdes-contre-la-turquie/

  • Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    La Turquie poursuit son offensive et a pris, comme attendu, la ville frontière de Tal Abyad. C’était un des premiers objectifs de l’armée turque et il a été rempli, avec toutefois quelques difficultés. Le lâchage définitif américain se confirme, puisqu’une couverture aérienne demandée par les Kurdes lors de combats a été refusée. C’est la première fois, en plusieurs années de guerre commune, et l’on attend maintenant le retrait effectif des 1.000 militaires américains encore présents.

    Les milices « rebelles » (en fait islamistes), qui accompagnent et soutiennent l’armée turque, sont accusées de sévices sur la population. Une vidéo qui circule montre des combattants abattre un homme sans que l’on sache de qui il s’agit. Les hommes de cette milice répètent en boucle « Allahou akbar » tandis qu’ils criblent de balles le corps.

    Rappelons que ces hommes viennent de la province d’Idleb, où ils servent de supplétifs à l’armée turque qui les présente comme des non-islamistes supposés lutter contre l’ex-Front al-Nosra, devenu Hayat Tahrir al-Cham. En réalité, Al-Nosra les a battus sans difficultés et, depuis, ils sont relativement désœuvrés, aux frais de la Turquie, dans la partie de la province d’Idleb que celle-ci occupe.

    Cette offensive anti-kurde leur permet d’exister à nouveau. Compte tenu de la haine, réciproque, qui les oppose aux Kurdes, les pires exactions pourraient avoir lieu au fil des conquêtes de ce Kurdistan autonome, appelé Rojava par les Kurdes, qui va probablement disparaître. Précisons, toutefois, que cette haine ne relève pas seulement de l’opposition entre islamistes et non-islamistes mais aussi de celle entre Kurdes et Arabes. La surveillance étroite de la part du régime syrien dont faisaient l’objet les uns et les autres empêchait les règlements de comptes sanglants auxquels nous assistons maintenant depuis 2011.

    Cette journée de dimanche a vu, comme hélas on pouvait l’anticiper, les premières fuites de membres de l’État islamique depuis le camp d’Aïn Issa. Les gardiens kurdes sont partis et, bien sûr, beaucoup en ont déjà profité. Ce ne sont même pas des évasions mais de simples départs. Selon des sources kurdes, ce sont près de 800 personnes, combattants, femmes et enfants, qui sont ainsi parties en une journée, et ce n’est qu’un début.

    Plus de 10.000 combattants de Daech, dont 3.000 étrangers, pourraient ainsi reprendre du service. Avec leurs familles et les très nombreuses veuves et leurs enfants, ce sont près de 100.000 islamistes* qui pourraient se retrouver dans la nature.

    L’armée turque va maintenant tenter de prendre une autre ville frontalière, Ras al-Aïn. Un premier assaut a été repoussé, grâce à la tactique des tunnels (très utilisée par Daech en son temps), qui a permis une contre-attaque surprise au détriment des milices islamistes pro-turques. Mais ce n’est sans doute que partie remise, tant la puissance de l’aviation et de l’artillerie turques font la différence.

    Après trois jours de combats, les pertes sont d’une centaine de combattants kurdes, quatre soldats turcs, une cinquantaine de civils. Curieusement, aucune information ne filtre sur celles des miliciens islamistes pro-turcs, mais logiquement, elles devraient être non négligeables car ce sont eux qui sont les fantassins de l’armée turque.

    Les Syriens, après une période d’observation, commencent à faire mouvement vers le nord, dans une zone de peuplement arabe, à Manbij notamment. Les Kurdes ont déclaré qu’un accord avait été conclu avec Damas « pour que l’armée se déploie le long de la frontière syrienne ».

    Selon les Kurdes, les Américains ont tenté d’empêcher cet accord, mais ils ne sont bien sûr plus en position d’arbitrer quoi que ce soit.

    Que va-t-il se passer lorsque les Syriens et les Turcs seront face à face ? Nul doute que Poutine et Erdogan vont beaucoup se parler dans les heures qui viennent.

    * Chiffres avancés par L’Express et l’AFP dans un article du 27 septembre dernier.

    https://www.lesalonbeige.fr/affrontements-entre-turcs-et-kurdes-plus-de-10-000-combattants-de-daech-pourraient-reprendre-du-service/