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géopolitique

  • Pour l’Artsakh

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    Georges Feltin-Tracol

    Le 27 septembre dernier, après plusieurs journées de manœuvres militaires conjointes avec les forces turques, l’armée azérie a lancé une offensive surprise contre la république indépendantiste d’Artsakh. Appelé aussi en Occident « Nagorny Karabakh » ou « Haut-Karabakh », ce qui signifie en turco-persan « Jardin noir montagneux », la république d’Artsakh couvre 11 430 km² et abrite environ 150 000 habitants. Le 2 septembre 1991, dans les soubresauts de la Perestroïka gorbatchévienne, la majorité arménienne chrétienne de ce territoire autonome s’affranchissait de la pesante tutelle de l’Azerbaïdjan turcophone de confession chiite. Il en résultait un violent conflit auquel participât l’Arménie ex-soviétique. Victorieuses, les troupes arméniennes libérèrent l’Artsakh et occupèrent sept régions azéries coincées entre le nouvel État séparatiste et l’Arménie, en particulier le corridor stratégique de Lachin (ou de Berdzor). L’exclave azérie du Nakhitchevan nichée entre le Sud-Ouest de l’Arménie et la Turquie parvint toutefois à expulser tous ses Arméniens. Depuis 1994, malgré la répétition plus ou moins fréquente d’incidents le long de la ligne de cessez-le-feu, le conflit était considéré comme « gelé ».

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  • Florian Philippot : Agir face au coup d'accélérateur mondialiste (conférence)

  • Myret Zaki La fin du dollar est programmée

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    Propos recueillis par Patrick Péhèle

    Myret Zaki La fin du dollar est programmée.jpegNée au Caire, Myret Zaki est rédactrice en chef adjoint du magazine économique suisse Bilan En trois ouvrages, UBS, les dessous d'un scandale, Le secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale et La fin du dollar, tous publiés aux éditions Favre, cette journaliste pugnace s'est imposée comme une des meilleures pédagogues de la crise financière. Pour elle, le dollar est devenue la plus grande bulle spéculative de l'histoire.

    Éléments : Si on s'en tenait au titre de votre livre, La fin du dollar, et vu la crise que traverse actuellement l'euro, on pourrait penser que vous vous êtes trompée de sujet ou de monnaie ?

    Myret Zaki : La première réaction de mes interlocuteurs lorsque mon livre a paru a été de me dire : vous auriez du écrire La fin de l'euro, et non La fin du dollar ! Pourtant, même aujourd'hui, je ne crois toujours pas à la fin de l'euro. Lorsque j'ai écrit ce livre, le consensus autour de la fin de l'euro était si écrasant que j'ai voulu, en toute conscience, expliquer que la véritable crise que nous vivons et qui explique les secousses de l'euro, c'est la fin du dollar comme monnaie de réserve internationale. Cette menace-là agrège en réalité des intérêts convergents qui déstabilisent l'euro.

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  • Le boutefeu d’Ankara

    2223233461.pngGeorges Feltin-Tracol

    Verrons-nous exploser dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochains mois la poudrière en Méditerranée orientale ? La crise sanitaire et sa sidération médiatique détournent et minimisent les tensions croissantes entre des États méridionaux de l’Union dite européenne et la Turquie.

    Le 12 septembre dernier, retrouvant ses réflexes d’ancien footballeur semi-professionnel, adepte du tacle, et d’ancien caïd adolescent d’un quartier difficile d’Istanbul, le président Recep Tayyip Erdogan a ouvertement menacé Emmanuel Macron et la France. L’actuelle querelle ne se limite pas à l’exploration gazière sous-marine par des navires turcs dans les eaux territoriales et zones économiques exclusives de Chypre et de la Grèce. Elle concerne aussi les conflits en cours en Syrie et en Libye.

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  • Quand l'hôpital républicain se fout de la charité biélorusse.

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    L'avis de Jean-François Touzé
    "Loukachenko doit partir"... À la veille de son voyage dans les territoires baltes, bases avancées de la tentation atlantiste et anti-russe dans la partie orientale de l'Europe, Macron se mêle une fois de plus de ce qui ne le regarde pas et multiplie les moulinets pour tenter de brasser à l'extérieur un air qui lui est de plus compté dans la sphère nationale.
    Le multilatéralisme, aggravé du poids des droits de l'homme, mène nécessairement à l'ingérence. Mais tout de même... Les diverses prétentions à exister sur la scène internationale de Macron, enfant-roi de l'impuissance, outil secondaire du globalisme mais french doctor halluciné des causes imbéciles, convergent au grotesque. l'Hôpital républicain en pleine déglingue se fout ici de la charité biélorusse.
    Une chose est sûre, en revanche : Macron ne poussera pas le courage démocrate jusqu'à se rendre à Minsk pour y exiger le changement, comme il le fit à Beyrouth avec l'immense succès que l'on sait. 
    Loukachenko n'est pas Aoun.
  • UE / Russie : les six principes du renouveau de la guerre froide

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    Ex: https://russie-politics.blogspot.com

    Hier, le Parlement européen a voté à une majorité écrasante une résolution, qui ressemble à s'y méprendre à une déclaration de guerre froide. Sans parler du fait qu'en même temps, il ne reconnaît pas les élections en Biélorussie (rappelons que la Biélorussie ne fait pas partie de l'UE), le point essentiel vient dans la seconde résolution : renforcer l'isolement de la Russie, sauf si elle change de "régime", financer les dissidents, les médias et les ONG, pour préparer la "Russie démocratique". L'excuse : Navalny. Ce qui montre bien, en passant, que toute cette affaire, regroupée en deux résolutions européennes discutées en même temps, est liée. La Biélorussie a bien servi de modèle pour préparer rien moins qu'une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel en Russie. Et l'UE le déclare ouvertement. En tout cas, c'est finalement une excellente nouvelle, car les cartes sont baissées et les groupes néolibéraux globalistes en Russie voient l'échec cuisant de leur politique de compromission. Les leçons sont à tirer et pas uniquement en discours. Avant que le spectre de février 1917 ne plane une troisième fois sur le pays.

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  • Zemmour a bien répondu à Erdogan, le petit Hitler du Bosphore, qui accuse la France de "génocide" en Algérie...

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    En 1830, Charles X a libéré la France et l'Europe de la piraterie barbaresque qui avait son centre à Alger, réussissant là où tous s'étaient cassé les dents, depuis des siècles, de Charles Quint au Pape...
    A cette époque, les terres sableuses in-organisées de ce qui est aujourd'hui l'Algérie ("nom" et "chose" créées par la France) dépendaient nominalement de l'Empire Ottoman.
    Un empire que rêve de rétablir le dangereux Erdogan, alors que, de toute évidence, absolument personne - à part lui - n'en (re)veut.
    Pratiquant, comme Hitler, la provocation permanente, et avançant à petits pas, puisqu'on ne lui résiste jamais, Erdogan joue sur tous les tableaux, de la ré-islamisation de Sainte Sophie à la violation des eaux territoriales grecques pour chercher du gaz ou du pétrole...
    Il joue aussi du bourrage de crâne et de la propagande (?) basée sur la désinformation la plus outrancière.
    Il accuse ainsi régulièrement la France, et vient de récidiver en reparlant du soi disant génocide dont nous nous serions rendus coupables ! Comme disait le nazi Goebbels (rappelons que la Turquie a été l'alliée de l'Allemagne contre nous pendant les deux guerres, de 14 et de 39...) : plus c'est gros, plus ça passe !
    Sauf que, là, avec Zemmour, "ça passe pas" ! :
    On pourrait rajouter que, quand un président Algérien a des problèmes de santé, c’est en France qu’il vient se faire soigner et non en Turquie : décidément, Recep, ton Empire ottoman fantasmé, personne n'en veut ni n'en reveut !...
  • Mondialisation : fin d'une idéologie

    Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote, est l’un des meilleurs connaisseurs actuels de la géopolitique française. Son Enquête sur la loi du 3 janvier de 1973 est capitale pour comprendre comment l’origine de la crise économique actuelle est monétaire, c’est à dire structurelle. Il nous explique ici ce qui peut se passer après la fin de ce que l’on appellera la mondialisation américaine.

    Propos recueillis par l’abbé G. de Tanoüarn

    Qu'est-ce que la mondialisation que nous sommes en train de vivre recèle de nouveau ?

    Contrairement aux grands mouvements qui l'ont précédée, qui avait toute l'anarchie des commencements, la phase actuelle de la mondialisation est très organisée par une planification américaine. Exemple le transfert d'usines n'a pas eu heu dans les années 60, il était interdit. L'État national avait alors pouvoir sur la vie économique. Ce qui manquait ? Un dessein politique, une organisation et une idéologie. L'idéologie cosmopolite existait dans l'Antiquité mais elle ne concernait qu'une petite élite culturelle.

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  • Dette publique: comment les États sont devenus prisonniers des banques 4/4

    Nationaliser le secteur bancaire, sans indemnisation

    Les solutions sont malheureusement théoriques. Sur le plan technique, il serait parfaitement possible de contraindre les banques à faire passer par pertes et profits une série d'éléments de leurs bilans qui correspondent à autant de créances douteuses ou illégitimes. On pourrait aussi imposer une nouvelle discipline bancaire, qui interdirait aux banques d'affaires de se fondre avec des banques de dépôt. À l'époque du New Deal, Roosevelt avait déjà fait adopter le Glass-Steagall, qui imposait au secteur bancaire de se scinder entre banques d'affaires et d'investissement d'un côté, banques d'épargne et de dépôt de l'autre. On pourrait envisager une politique fiscale permettant de mieux contrôler les mouvements de capitaux à court terme, obliger la BCE à financer le rachat par les États d'une partie de leur dette, voire dédoubler le système des taux d'intérêts, de façon à bien distinguer le taux d'intérêt « productif » et le taux d'intérêt « spéculatif ». La loi de 1973 interdisant à la Banque de France d'acheter des Bons du Trésor devrait évidemment être abolie. Une mesure plus radicale serait la nationalisation pure et simple, sans indemnisation, du secteur bancaire et d'autres secteurs-clés de l'économie. Frédéric Lordon, qui a pris position pour la nationalisation du système bancaire et la « communalisation » du crédit, en fait autant de préalables à la mutation ultérieure du crédit en un véritable système socialisé. Mais ce n'est pas demain la veille que l'on verra cela, aucun État n'ayant la moindre intention d'entrer en guerre ouverte contre la finance, même (et surtout) lorsqu'elle l'a saigné à blanc.

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