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23/04/2018

Les chrétiens d’Orient critiquent le bombardement de la Syrie

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Jean X, patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, Ignace Ephrem II, patriarche syriaque-orthodoxe d’Antioche et tout l’Orient, et Joseph Absi, patriarche grec-melkite catholique d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem ont condamné et dénoncé ce qu’ils appellent une agression brutale, le 14 avril, contre la Syrie par les Etats-Unis, la France, et le Royaume-Uni selon les allégations de recours aux armes chimiques par le gouvernement syrien.

Voici les principaux éléments de cette déclaration :

Nous élevons nos voix pour affirmer ce qui suit :

1. Cette agression brutale constitue une violation manifeste des lois internationales et de la charte des Nations Unies, car il s’agit d’une agression injustifiée contre un pays souverain, membre de l’ONU.

2. Nous souffrons de constater que ces bombardements aient été perpétrés par de puissants pays auxquels la Syrie n’a causé aucun préjudices d’aucune sorte.

3. Les allégations des États-Unis et d’autres pays selon lesquelles l’armée syrienne utilise des armes chimiques et que la Syrie est un pays qui possède et utilise ce type d’arme, sont injustifiées et non étayées par des preuves suffisantes et claires.

4. Le calendrier de cette agression injustifiée contre la Syrie sape le travail de la Commission d’enquête internationale indépendante, sur le point de se rendre en Syrie.

5. Cette agression brutale détruit les chances d’une solution politique pacifique et entraîne une escalade de la violence et davantage de complications.

6. Cette agression injuste encourage les organisations terroristes et leur donne un élan pour poursuivre leurs actes barbares.

7. Nous demandons au conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies de jouer son rôle en apportant la paix au lieu de contribuer à l’escalade des guerres.

8. Nous appelons toutes les églises des pays qui ont participé aux frappes, à remplir leurs devoirs chrétiens, selon les enseignements de l’Évangile, à condamner cette agression et à appeler leurs gouvernements à s’engager dans la protection de la paix internationale.

9. Nous saluons le courage, l’héroïsme et les sacrifices de l’armée arabe syrienne qui protège courageusement la Syrie et assure la sécurité de son peuple. Nous prions pour les âmes des martyrs et la guérison des blessés. Nous sommes convaincus que l’armée ne s’inclinera pas devant les agressions terroristes externes ou internes ; elle continuera à lutter courageusement contre le terrorisme jusqu’à ce que chaque centimètre de la terre syrienne soit purifié du terrorisme. Nous saluons également la position courageuse des pays alliés de la Syrie et de son peuple.

Pour lire, la déclaration intégrale, c’est par ici

https://fr.novopress.info/

18/04/2018

Le Mans - Mobilisation de l'Action française contre une pièce anti-chrétienne

17:52 Écrit par pat dans actualité, lobby, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La détérioration des relations Eglise-Etat réside dans la dégradation de la liberté religieuse

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

6a00d83451619c69e201bb0a04eab2970d-250wi.png"Lundi 9 avril, Emmanuel Macron était reçu au Collège des Bernardins, par les évêques de France. Un certain nombre de catholiques ont protesté contre cette invitation, manifestement pensée sur le modèle des dîners du CRIF. Pour ma part, cette invitation me semblait plutôt logique et bienvenue : aussi important qu’ait été le catholicisme dans la construction de la France, il est bien évident que le nombre de politiques, d’intellectuels et de journalistes qui connaissent encore en profondeur la pensée catholique s’amenuise à vue d’œil. Dès lors, ce genre de réunions s’impose pour tenter de faire comprendre les préoccupations des catholiques aux hommes politiques.

En sens inverse, plusieurs hommes politiques de gauche ont considéré qu’Emmanuel Macron avait violé la sacro-sainte laïcité, particulièrement en déclarant : « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé et qu’ il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer. » Cependant, là aussi, je ne vois rien que de très logique : il saute aux yeux, effectivement, que les relations entre l’Église et l’État ne sont pas bonnes.

Mais personne, ni les évêques, ni le président, n’a semblé intéressé par les causes de cette détérioration des relations Église-État. Pire, le président, malgré son opération de séduction, fort bien menée, a tout à fait pour aggraver la situation.

La cause profonde de cette détérioration réside dans la dégradation de la liberté religieuse. Et cette dégradation vient de deux sources principales.

La principale, c’est qu’une conception délétère de la loi, purement positiviste, s’impose de plus en plus – et le discours de M. Macron pousse dans cette direction. Cette conception a été admirablement résumée par l’ancien sénateur socialiste (et co-fondateur du très marxiste Syndicat de la Magistrature) Jean-Pierre Michel : « La loi, c’est l’expression d’un rapport de force à un moment donné. Point final. » A ce compte, on voit mal sur quelle base contester les lois raciales du IIIe Reich, votées dans les formes par un parlement régulièrement élu, et exprimant clairement un « rapport de force à un moment donné ». Même si la plupart des catholiques eux-mêmes ne s’en aperçoivent pas clairement, c’est là qu’il faut chercher les raisons de l’opposition des catholiques aux lois « sociétales ».

Et, là-dessus, Emmanuel Macron exigeant – sans qu’aucun évêquene songe à protester! – que toutes les lois de la république soient respectées par-dessus tout, sans aucun compromis («loi d’airain», ajoute-t-il), ne peut pas ignorer que sa revendication est exactement une revendication totalitaire. Les lois de la république ne peuvent s’appliquer que dans les limites de la loi naturelle, qui s’impose à toutes les lois positives. L’ ignorer, ou pire le nier, comme vient de le faire Emmanuel Macron, est évidemment exiger des catholiques qu’ ils choisissent entre leur foi et la république.

L’autre source de la dégradation de la liberté religieuse en France est la question de l’islam. C’est, en effet, parce que l’islam s’installe en France que l’on rogne nos libertés (religieuse, de circulation, scolaire, d’expression ...). Or, il est significatif qu’Emmanuel Macron n’ait parlé d’islam que pour vanter le dialogue interreligieux. Comme s’il méprisait délibérément le fait que l’islam n’est pas une religion comme le christianisme, mais bien davantage une doctrine politique totalitaire. Tant que le président ignorera notre légitime attachement à la loi naturelle et les spécificités de l’islam, toutes ses opérations de séduction seront vaines."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/04/la-d%C3%A...

17/04/2018

Trahison ecclésiastique : rassemblement « islamo-chrétien » au couvent de l’Annonciation des dominicains de Paris

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Samedi 14 avril, un rassemblement « islamo-chrétien » (« Ensemble avec Marie ») s’est tenu au couvent de l’Annonciation des dominicains à Paris… Au programme : lecture coraniques et évangéliques, lecture de la lettre adressée par l’imam Ali à l’un de ses compagnons devenus gouverneur d’Égypte et « invocation commune » dans le couvent !

« Si nous sommes ici, c’est que, tous, nous aimons Marie », ont souligné tour à tour Mgr Michel Dubost, évêque émérite d’Evry et le cheikh Ismael Al-Khaliq, imam de l’association chiite Imam Al-Khoei, basée aux Lilas, en banlieue parisienne.  
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16/04/2018

L'économie monastique, une alternative au modèle capitaliste

Ingénieur et chef d’entreprise à la retraite, Benoît-Joseph Pons a soutenu en 2016 une thèse sur l’économie monastique, qui vient d’être publiée aux éditions Peuple libre. Il nous explique en quoi l’économie monastique peut aider à fonder une économie alternative pour notre temps. 
Vous avez commencé ce travail de recherche après votre retraite. Comment ce projet est-il né ? 
J’ai exercé des fonctions d’ingénieur de chef d’entreprise. À la retraite, je me suis intéressé en même temps aux questions d’œcuménisme, d’économie sociale et de commerce équitable. Cela m’a conduit à entreprendre des études de théologie et, en raison de mon expérience professionnelle, j’ai été appelé à diriger un master de développement durable à la Catho de Paris. Comme j’avais également des liens avec le milieu monastique, ce sujet m’a permis d’associer tous mes centres d’intérêt. Elena Lasida était intéressée par mes thématiques de recherche et elle a accepté de diriger cette thèse, qui est aussi un regard critique sur quarante ans de ma vie. 
Pourquoi vous avez-vous limité votre étude aux monastères suivant la règle de saint Benoît ? 
L’approche de la vie et la relation aux biens matériels sont très différentes entre les ordres inspirés par la règle de saint Benoît et les ordres mendiants. Les bénédictins et les cisterciens veulent vivre de leur travail, les ordres mendiants et prêcheurs veulent être libérés de ces contraintes pour pouvoir porter la parole de Dieu. Pour des raisons d’unité du corpus, je me suis concentré sur les premiers. Ce n’est pas du tout un jugement de valeur ou l’affirmation d’une éventuelle supériorité de la règle de saint Benoît. 
Quelles sont les principales caractéristiques de l’économie monastique dont pourrait s’inspirer une économie alternative ? 
L’économie monastique repose deux aspects fondamentaux : la désappropriation et l’économie des besoins. La désappropriation consiste à dire qu’on n’est propriétaire de rien personnellement. Par exemple, il y a certain nombre de monastères où un moine ou une moniale ne dira pas « mon stylo » mais « notre stylo ». Elle concerne aussi le pouvoir et la gouvernance. Théoriquement, un moine considère qu’il n’a de pouvoir sur personne, même s’il est abbé. Mais il y a les objectifs vers lesquels les moines tendent, et la réalité de leur vie. Cela dit, dans les monastères, il y a des structures de pouvoir bien organisées : en plus de l’abbé ou de l’abbesse, il y a le conseil et le chapitre, sans oublier les abbés visiteurs. Tout cela rend très difficile la transformation de l’abbé en gourou. 
Quant à l’économie des besoins, de quoi s’agit-il ? 
Elle est basée sur l’altérité : elle considère que vous n’êtes pas moi et que dans certains domaines vous avez besoin de plus que moi, et moi de plus que vous. Les moyens accordés à chaque moine pour faire son travail peuvent être très simplistes ou très sophistiqués. Une moniale céramiste de talent a ainsi obtenu le meilleur modèle de four pour cuire les céramiques qu’elle fabrique pour le monastère. Pendant ce temps, la maîtresse des novices de Solesmes utilise pour préparer ses textes un ordinateur qui a plus de vingt ans. Pour reprendre les termes d’Amartya Sen, prix Nobel d’économie, il s’agit de donner à chacun ce dont il a besoin pour réaliser ses « capabilités ». 
Votre recherche s’intéresse aussi au travail. Qu’apporte l’économie monastique sur ce sujet ? 
L’élément essentiel est la dissociation du travail et de la rémunération. C’est une forme de mise en pratique du revenu universel dont il a été question depuis quelques temps. Les moines sont rémunérés selon leurs besoins, sans prise en compte du niveau d’études. Ce mode de rémunération élimine la compétition pour les postes : être abbé ou cellérier n’apporte aucun avantage matériel. Le travail monastique interroge aussi les écarts de salaires. Un coefficient de 1 à 10 ou 1 à 20 peut aller. Un coefficient de 250 est anormal. Ce que peut dire aussi l’économie monastique, c’est qu’il n’y a pas besoin de fixer des rémunérations immenses pour attirer de bons managers. Mais il faut alors se demander qui fixe la barre des besoins dont dépend la rémunération dans l’économie des besoins. Au monastère, il y a une référence supérieure qui est la règle. Pour que cela marche dans le monde laïc, il faut que la société se dote de références supérieures. 
Le rapport à autrui est aussi une caractéristique de l’économie monastique. 
Oui. Il est basé sur la reconnaissance de l’altérité : chaque personne est une personne différente, qui a sa valeur et mérite d’être considérée comme telle. À partir du moment où cette reconnaissance de base est admise, cela évite la recherche de personnalisation : il n’y a pas de personnalisation par l’habit pour dire quelque chose de nous-mêmes, comme cela peut se faire dans le monde laïcs. Dans ma recherche, je me suis intéressé aux artistes, qui sont des personnes souvent originales. L’habit monastique n’étouffe pas leur personnalité. 
Par rapport à ce principe, comment se passe l’affectation d’un moine à une tâche dans un monastère ?  
Il est de la responsabilité de l’abbé de confier un travail à chaque moine, mais aussi de trouver un moine pour chaque fonction nécessaire au monastère. Mais comme le travail et la rémunération ne sont pas liés, on peut donner à un moine un travail qui n’est pas justifié par sa rentabilité. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a des travaux inutiles. Le rapport à autrui a aussi des conséquences sur le rapport au travail : il permet de considérer au même niveau le travail d’autoproduction et le travail salarié. Si une mère de famille s’occupe de ses enfants, ce n’est pas pris en compte dans le PIB de la nation. Si elle paie une nounou pour le faire, cela rentre dans le PIB. L’économie monastique sort de ce système. 
La dernière dimension à laquelle vous avez voulu accorder de l’importance est l’écologie… 
Au départ, c’était même mon axe principal. Et puis je me suis rendu compte que dans les monastères, l’écologie était prise en compte avec des aspects méritant d’être approfondis y compris par les moines eux-mêmes. Du coup, j’ai trouvé que ce qu’ils avaient à dire sur le travail était plus important. Cela dit, je suis arrivé à la conclusion que les monastères avaient des pratiques écologiques informelles qui ne se perçoivent pas comme telles. Ainsi, l’abbaye de La Pierre-qui-Vire a abandonné l’agriculture productiviste, non par conviction mais parce que cette approche les conduisait à la faillite. Autre exemple : le monastère de Randol fait des fromages qui n’ont pas de certification bio, parce que cela ne leur apporte rien de plus sur le plan marketing, même si dans la pratique, ils sont bio. 
Un autre aspect de la dimension écologique de la vie monastique est que, dans la plupart des monastères, le psautier est chanté entièrement une fois par semaine. Quand vous dites « caeli enarrant gloriam Dei » (« les cieux racontent la gloire de Dieu »), de manière régulière, cela finit par avoir des conséquences sur vous. Un adage dit : lex orandi lex credendi (« c’est la loi de la prière qui est la loi de la foi », autrement dit : « ce qu’on dit dans la prière génère ce qu’on croit »). Même s’il ne s’en rend pas compte, un moine qui prie le psautier toutes les semaines et qui croit ce qu’il dit est forcément écologiste. 
Les moines et moniales qui vivent selon ces principes se voient-ils eux-mêmes comme un modèle alternatif ? 
Ils voient leur rapport aux biens, au monde et à autrui comme un témoignage évangélique reposant sur l'hospitalité : « venez voir comment nous vivons ». La notion d'« économie alternative » est une construction académique d'économistes et de sociologues qui n'entre pas dans le discours monastique typique. Mais on trouve dans le discours monastique une critique de l'approche mondaine de l'économie : critique de l'appât du gain, critique de l'individualisme, critique de l'immédiateté, critique du manque d'ouverture sur le spirituel… 
Est-ce que la règle de saint Benoît a quelque chose à apporter au monde non-chrétien aujourd’hui ? 
Ce que montrent les monastères, c’est qu’en suivant la règle de saint Benoît, on peut être heureux sur terre. Les moines et moniales sont heureux. Bien sûr, on ne peut pas dire que leur bonheur n’a rien à voir de leur spiritualité. Mais leur mode de vie aide à se satisfaire de ce qu’on a et montre qu’on peut vivre hors de l’idée que, pour être plus heureux, il faut avoir plus de biens. Un certain nombre d’organisations tout à fait laïques essayent de s’inspirer d’une approche monastique de l’économie et du management. Le père Hugues Minguet, qui est maintenant à Sereyx (Haute-Loire), assure ainsi des formations de master à HEC à partir de la règle de saint Benoît. De même, de plus en plus de consultants en management s’inspirent de cette règle. L’organisation monastique n'est pas généralisable à l'ensemble de la population, mais elle montre que d'autres prémisses peuvent être posées et suggérer une mise en mouvement dans une direction donnée, susceptible de générer du nouveau et de l'inattendu. On est en plein dans Laudato Si’.

23:04 Écrit par pat dans économie et finance, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

« Quand nos mamans portaient le voile catholique » : le mensonge de Castaner

Invité ce lundi 16 avril de RTL Matin pour faire le service après-vente de la prestation de son patron la veille, le délégué général (LREM) est revenu sur plusieurs passages de l’interview d’Emmanuel Macron dimanche soir par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Notamment celui sur le voile islamique, au sujet duquel le président de la République a déclaré que « dans la République, nous devons le tolérer », tout en critiquant l’inégalité entre les sexes qu’il induit : « Ce n’est pas conforme à la civilité dans notre pays, c’est-à-dire au rapport qu’il y a entre les hommes et les femmes ».
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15/04/2018

L'église soutenant les valeurs de la République est-elle Catholique ?

12/04/2018

Éric Zemmour : « Macron a tendu un piège aux catholiques et les laïcards sont tombés dedans »

10/04/2018

Une réflexion d'Annie Laurent : L’islam n’est-il qu’une religion ?

2513127177.jpgLe Figaro daté du 20 mars 2018 a publié une tribune intitulée « Non au séparatisme islamiste ». Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du « ségrégationnisme » qui accompagne le développement de l’islam en France. « Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme ».

Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un « islam de France », cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent vous invite aujourd’hui. Et, naturellement, l'on peut en débattre.

Rappelons qu'Annie Laurent nous honore de son amitié ; qu'elle est intervenue dans plusieurs de nos cafés politiques et réunions, dont les vidéos existent ici ; qu'elle a collaboré à Lafautearousseau. Nous recommandons d'ailleurs à nos lecteurs de suivre ses publications et ses interventions diverses.    LFAR

Après un XXème siècle marqué par l’émergence d’idéologies totalitaires prétendant imposer leurs systèmes au monde, le XXIème siècle s’est ouvert sur l’apparition d’un autre projet dominateur : celui de l’islam conquérant. Les attentats spectaculaires et très meurtriers commis le 11 septembre 2001 contre les Tours jumelles de New-York ont inauguré cette nouvelle forme de totalitarisme paré de couleurs religieuses qui, depuis lors, se répand dans tout l’univers, perturbant un monde largement touché par la sécularisation. Face à cette situation imprévue et déroutante, une interrogation revient de plus en plus souvent : l’islam est-il vraiment une religion ? N’est-il pas plutôt une idéologie ?

Il convient d’abord de situer la question dans l’ordre général, comme le fait le philosophe Rémi Brague dans son dernier ouvrage, Sur la religion (Flammarion, 2018), où il développe une pensée puissante sur ce thème, en accordant à l’islam une place importante. Observant le foisonnement de réalités que le terme « religion » recouvre (panthéon de dieux, monothéisme, religion séculière, etc.), l’auteur refuse d’y voir un concept unique qui répondrait à une seule et même définition. En fait, écrit-il, « le christianisme est la seule religion qui ne soit qu’une religion et rien d’autre ». Et de remarquer : « Toutes les autres religions ajoutent au religieux une dimension supplémentaire » (p. 40). C’est pourquoi « la nature exclusivement religieuse du christianisme explique le fait que le concept de religion, appliqué à des phénomènes aussi divers que le bouddhisme, l’islam, le confucianisme, le shinto, etc. – bref, ce que nous avons pris l’habitude d’appeler “des religions” – ait été forgé dans un contexte intellectuel chrétien et s’applique mal aux autres “religions” » (p. 42).  L’auteur exprime bien la complexité de la question posée. Il ne nie pas la dimension religieuse de l’islam mais il sait que celle-ci n’est pas exclusive.

I. L'islam comme religion

Les musulmans se placent sous le regard d’un Dieu unique (Allah) en qui ils reconnaissent leur Créateur, auquel ils rendent un culte dans des lieux appropriés (mosquées) et dont ils espèrent la miséricorde, tout comme ils aspirent à une vie après la mort. Il n’est donc pas possible de refuser à l’islam la qualité de religion. Mais de quel genre de religion s’agit-il ?  

RELIGION OU RELIGIOSITÉ ?

En 1994, évoquant l’islam dans son livre Entrez dans l’espérance, saint Jean-Paul II parlait de « la religiosité des musulmans », sans définir le sens du mot « religiosité » (Plon-Mame, p. 153). Or, comme l’explique le philosophe Patrice Guillamaud dans un ouvrage d’une profonde intelligence, religiosité n’équivaut pas à religion. La religiosité se réfère à l’attitude de tout homme, naturellement religieux et donc disposé « à rapporter chacune de ses actions à l’absolu divin », tandis que la religion est un ensemble d’éléments de doctrine et de culte (cf. Le sens de l’Islam, éd. Kimé, 2017, p. 21-26).

En ce sens, la religiosité est d’autant plus frappante chez les musulmans pratiquants que le culte se doit d’être ostensible et sonore. En admirant « le musulman superlativement pieux », les chrétiens « confondent sa vertu de religion avec celle de foi », constate avec pertinence l‘historien Alain Besançon (Problèmes religieux contemporains, Ed. de Fallois, 2015, p. 181). Cette visibilité a frappé le bienheureux Charles de Foucauld et l’a conduit à s’interroger sur la religion de son baptême qu’il avait délaissée (cf. Pierre Sourisseau, Charles de Foucauld, Biographie, Salvator, 2016).

RELIGION OU FOI ?

Ch. de Foucauld a néanmoins compris que si la religiosité des musulmans peut s’accorder avec la vertu de religion, classée par saint Thomas d’Aquin parmi les vertus morales (la justice), elle ne ressort pas de la foi.

Je voyais clairement qu’il [l’islam] était sans fondement divin et que là n’était pas la vérité »

écrivit-il à Henry de Castries (cité par A. Laurent, La Nef, n° 287, décembre 2016). La foi est une vertu surnaturelle, infuse dans l’âme par le baptême ; elle est précisément théologale parce que relative au Dieu trinitaire (au même titre que l’espérance et la charité).

FOI ET CROYANCE

La Déclaration Dominus Iesus sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Eglise (2000), rédigée à la demande de Jean-Paul II par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, a rappelé cet enseignement traditionnel de l’Eglise catholique. Puis, le texte précise : « On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions […]. Cette distinction n’est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l’identification entre la foi théologale, qui est l’accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l’assentiment à Dieu qui se révèle » (n° 7).

Cette distinction s’applique à l’islam, qui n’est pas accueil de la Révélation de Dieu mais, selon le Coran, religion originelle de l’humanité, voulue par Dieu parce qu’elle est appropriée à la nature de l’homme, innée en quelque sorte.

. Aujourd’hui, j’ai rendu votre Religion parfaite ; j’ai parachevé ma grâce sur vous ; j’agréée l’islam comme étant votre Religion (5, 3) ;

. Acquitte-toi des obligations de la Religion en vrai croyant et selon la nature qu’Allah a donnée aux hommes, en les créant. Il n’y a pas de changement dans la création d’Allah. Voici la Religion immuable ; mais la plupart des hommes ne savent rien (30, 30). 

DIEU L’INCONNAISSABLE

Pour l’historien des religions Gérard Van der Leeuw, la foi est « la confiance de l’homme envers Dieu personnellement rencontré ». C’est pourquoi sa première spécificité « ne consiste donc pas à croire que Dieu existe mais à croire que l’homme existe pour Dieu » (cité par le P. Bernard Sesbouë, Actes du colloque « Qu’est-ce que croire ? », Institut Catholique d’Etudes Supérieures, 15-16 avril 2013, p. 26).

Dans l’islam, Dieu est « l’Inconnaissable » (Coran 6, 50 ; 7, 188 ; 11, 31 ; 27, 65). Il ne se fait pas connaître des hommes, comme Il le fait à travers Jésus-Christ dans le christianisme ; Il ne dialogue pas avec eux dans une relation d’amour ; Il ne s’engage pas par une Alliance, comme Il le fait par Abraham dans la Bible (cf. François Jourdan, Islam et christianisme, comprendre les différences de fond, L’Artilleur, 2015, p. 254-260). La Révélation d’Allah ne concerne que sa volonté et sa loi. « Entre Créateur et créature, un abîme est béant » (R. Brague, Sur la religionop. cit., p. 186).

L’islam serait-il donc une religion païenne ? Alain Besançon l’exclut.

« Si nous restons dans la logique de la théologie chrétienne, on ne voit pas que l’islam connaisse le Dieu que cependant il adore. […] Ne connaissant pas le vrai Dieu et l’adorant néanmoins, il en résulte des conséquences qui mettent l’islam à part des paganismes antiques contre lesquels il s’est dressé. Les païens, même quand ils adoraient le dieu unique, adoraient un dieu immanent, qui faisait partie du monde. Un Dieu “moindre” par conséquent que le Dieu d’Israël, créateur du ciel et de la terre, omnipotent, transcendant. Mais à l’égard de ce Dieu incommensurable, l’islam demeure dans une position idolâtrique » (op.cit., p. 178).

UNE RELIGION D’OPPOSITION 

L’islam n’est pas une religion anodine ou neutre puisqu’il se veut réaction dogmatique au christianisme. Le Coran combat le cœur de la Révélation divine. « La négation de la Trinité est le sens premier de l’islam » ; elle est « son élément primordial de fondation […], le principe même de sa genèse » (P. Guillamaud, op. cit., p. 119).

Son monothéisme – concept que l’on rencontre aussi en dehors du champ religieux (cf. le Divin Premier Moteur d’Aristote, le déisme des Lumières, signalés par R. Brague) -, et la présence de personnages « bibliques » dans le Coran ne font pas de l’islam une religion apparentée au judaïsme et au christianisme. « En son sens premier, l’islam est fondamentalement, non pas la simple continuation de la révélation biblique mais sa reprise dans la négation même de son accomplissement chrétien » (Guillamaud, ibid.).

Dans Le malentendu islamo-chrétien (Salvator, 2012), le Père Edouard-Marie Gallez explique que l’on considère généralement l’islam comme une religion « d’avant » le Christ au sens théologique, et pouvant éventuellement y conduire, alors qu’il se revendique comme post-chrétien au sens où il entend dépasser le christianisme et s’y substituer.

C’est pourquoi,

« que ce soit du côté islamique ou du côté chrétien, il apparaît évident que la notion d’Ecritures saintes ne revêt pas la même réalité. Si le Coran voit dans les révélations qui ont précédé le temps de l’islam des “portions” du “Livre-Mère” envoyées par Allah sur des prophètes eux-mêmes envoyés à des peuples, l’Eglise catholique, elle, ne voit pas dans le Coran une quelconque continuité ou récapitulation de la Révélation judéo-chrétienne » (P. Laurent de Trogoff, « Révélation et Coran », in Sous le regard de Dieu, abbaye Sainte-Anne de Kergonan, n° 2017/2, p. 12-21).

Cette position a été rappelée par le Concile Vatican II : « L’économie chrétienne, étant l’Alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (Dei Verbum, n° 4). L’Eglise n’a jamais considéré Mahomet comme un prophète ni le Coran comme un Livre révélé.

Père Samir-Khalil Samir, islamologue égyptien :

« Je ne dirai pas globalement : “Oui, l’islam vient de Dieu”, et je ne dirai pas globalement : “L’islam est l’œuvre de Satan”. Je ne le pense pas non plus. L’islam est l’œuvre d’un homme qui a vécu une expérience spirituelle réelle, mais qui vivait en son temps, dans son contexte socio-culturel désertique fait de guerres et d’attaques de tribus contre tribus » (Site Aleteia, 10 janvier 2018). 

On ne peut donc porter sur l’islam un regard indifférencié avec le judaïsme et le christianisme. D’où l’inexactitude de formules telles que « les religions monothéistes », « les religions abrahamiques » et « les religions du Livre ».

Leur usage banalisé fausse la compréhension des fondements anthropologiques, cultuels, sociaux, juridiques et culturels sur lesquels misent les dirigeants européens héritiers du christianisme pour organiser un « islam européen ». 

L'ISLAM, Annie Laurent,
Editions Artège, 285 p., 19,90 €

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/04/09...

La question de l’identité réelle de l’islam

6a00d83451619c69e201bb0a024340970d-250wi.jpgLe Figaro daté du 20 mars a publié une tribune intitulée « Non au séparatisme islamiste ». Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du « ségrégationnisme » qui accompagne le développement de l’islam en France.

« Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme ».

Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un « islam de France », cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent consacre sa Petite Feuille verte. Extrait :

"L’islam n’est pas une religion anodine ou neutre puisqu’il se veut réaction dogmatique au christianisme. Le Coran combat le cœur de la Révélation divine. « La négation de la Trinité est le sens premier de l’islam » ; elle est « son élément primordial de fondation […], le principe même de sa genèse » (P. Guillamaud, op. cit., p. 119).

Son monothéisme – concept que l’on rencontre aussi en dehors du champ religieux (cf. le Divin Premier Moteur d’Aristote, le déisme des Lumières, signalés par R. Brague) -, et la présence de personnages « bibliques » dans le Coran ne font pas de l’islam une religion apparentée au judaïsme et au christianisme. « En son sens premier, l’islam est fondamentalement, non pas la simple continuation de la révélation biblique mais sa reprise dans la négation même de son accomplissement chrétien » (Guillamaud, ibid.).

Dans Le malentendu islamo-chrétien (Salvator, 2012), le Père Edouard-Marie Gallez explique que l’on considère généralement l’islam comme une religion « d’avant » le Christ au sens théologique, et pouvant éventuellement y conduire, alors qu’il se revendique comme post-chrétien au sens où il entend dépasser le christianisme et s’y substituer.

C’est pourquoi, que ce soit du côté islamique ou du côté chrétien, il apparaît évident que la notion d’Ecritures saintes ne revêt pas la même réalité. Si le Coran voit dans les révélations qui ont précédé le temps de l’islam des “portions” du “Livre-Mère” envoyées par Allah sur des prophètes eux-mêmes envoyés à des peuples, l’Eglise catholique, elle, ne voit pas dans le Coran une quelconque continuité ou récapitulation de la Révélation judéo-chrétienne » (P. Laurent de Trogoff, « Révélation et Coran », in Sous le regard de Dieu, abbaye Sainte-Anne de Kergonan, n° 2017/2, p. 12-21).

Cette position a été rappelée par le Concile Vatican II : « L’économie chrétienne, étant l’Alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (Dei Verbum, n° 4). L’Eglise n’a jamais considéré Mahomet comme un prophète ni le Coran comme un Livre révélé."

Michel Janva

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09/04/2018

Terres de Missions n°73

18:59 Écrit par pat dans actualité, entretiens, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

04/04/2018

Zoom - Christophe Dickès nous dévoile les secrets du Vatican

07:40 Écrit par pat dans culture et histoire, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

02/04/2018

Les Évangiles Face À L’Histoire

Bruno Bioul publie Les Evangiles à l’épreuve de l’Histoire aux éditions Artège. A travers cet essai aussi érudit qu’haletant, l’historien pose une question redoutable : le Nouveau Testament n’est-il qu’une suite de légendes ou bien s’agit-il d’un document proprement historique ?

Avec les sorties presque simultanées de L’Apparition de Xavier Giannoli et de Jésus, l’enquête de Jon Gunn, l’actualité cinématographique témoigne non seulement du timide retour au sacré qui traverse nos sociétés occidentales comme du questionnement que cela suscite. En janvier 2017, Michel Onfray avait suscité la polémique avec son essai Décadence (Flammarion) dans lequel il n’hésitait pas à nier l’existence de Jésus. L’universitaire Jean-Marie Salamito lui avait répondu de la meilleure des façons à travers un essai pour le moins jubilatoire en mai 2017 (Monsieur Onfray au pays des mythes, Salvator), en fournissant les preuves irréfutables de l’historicité de Jésus de Nazareth.

Lire la suite sur Le Nouveau Cénacle

13:48 Écrit par pat dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L'héritage chrétien de la France nous oblige

6a00d83451619c69e201b8d2e70728970c-800wi.jpgJulien Leclercq est directeur de la rédaction de la revue numérique Le Nouveau Cénacle. Il raconte sa conversion tardive dans son dernier livre, Catholique débutant (éd. Tallandier, février 2018). Il explique au Figarovox :

"J'ai effectivement été fier de ne pas entrer dans une église, y compris lorsque j'étais invité pour une communion ou pour un mariage. Je restais à la porte et j'attendais que tout le monde sorte. Mais Jésus m'a attendu, et moi je l'ai entendu. Tout simplement. Il s'agit d'une histoire d'amour, et cela ne prévient pas. Lorsque j'ai demandé le baptême à l'aube de mes trente ans, mes proches étaient surpris, voire déconcertés, mais ils ont compris que ma conversion était le fruit d'un long cheminement spirituel, affectif et intellectuel. Face au Christ, j'ai rendu les armes. Face à Lui, tout m'a semblé évident.

Adolescent, vous avez même été jusqu'à cracher sur le Christ. Pourquoi cette violence à l'égard de la religion?

Parce que j'étais avant tout le produit d'une époque et - bien plus encore - celui d'une génération. À la télévision comme à l'école, nous avons appris que la religion était synonyme d'obscurantisme. De rétrécissement de la pensée. De fanatisme. J'ai malgré moi véhiculé ces préjugés et mon tempérament volontiers provocateur a fait le reste… Je pensais être rebelle en rejetant le sacré, alors que je ne faisais qu'obéir au conformisme ambiant. Je pensais répondre à une violence par une autre violence, jusqu'à la prise de conscience. J'ai ensuite compris qu'il s'agissait d'une peur de l'amour. J'ai eu peur d'aimer le Christ. Son amour est si gratuit, si grand, que je ne me sentais pas capable de l'aimer en retour.

Est-ce l'épreuve du deuil qui vous a conduit à Dieu?

J'ai cru en Dieu avant l'épreuve du deuil, mais le calvaire vécu par ma grand-mère a précipité ma décision de recevoir le baptême. Elle était la seule catholique pratiquante de la famille. Une femme de rien qui a travaillé dans les champs alors qu'elle n'était qu'une enfant, qui a connu l'exode durant la guerre puis la perte de son mari à l'issue d'une terrible agonie alors qu'il n'avait même pas cinquante ans. Et pourtant, elle a toujours cru en Dieu, même si ses petits enfants s'en moquaient. Aller la voir dans son EHPAD pendant deux ans m'a ouvert les yeux sur la réalité vivante de la foi chrétienne: elle a aimé jusqu'au bout. Jusqu'à son dernier souffle. Après ses funérailles, la décision était prise: je voulais marcher à ses côtés et suivre les pas du Christ. [...]

Concernant la laïcisation, nous marchons sur des braises. La laïcité est en quelque sorte promue par le Christ lorsqu'il nous invite à «rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu». Mais la laïcité n'implique pas la négation du fait religieux que nous vivons dans nos sociétés, et là se situe l'écueil majeur de notre temps. La distinction du temporel et du spirituel est heureuse, mais l'un ne doit pas ignorer l'autre. Le sacré et le politique doivent demeurer en tension. Nous devons garder à l'esprit que quelque chose de plus grand nous dépasse, que ce soit en politique ou sur le plan spirituel, comme le sacrifice du colonel Beltrame nous l'a montré. À nous d'agir en fonction de cela.

Vous avez reçu le baptême quelques jours après les attentats de janvier 2015. Vous vous en défendez, mais votre conception du catholicisme n'est-elle pas également tout culturelle et identitaire?

Je me suis converti avant tout par amour du Christ. Je ne suis pas devenu catholique par détestation de l'islam car la haine est - par principe - étrangère à Jésus. Durant ma conversion, je n'ai obéi à aucun impératif idéologique. J'ai des réserves à l'encontre de la «dimension» identitaire du catholicisme étant donné que ce dernier est, étymologiquement, «universel». Le message du Christ s'adresse à toutes les nations. Je maintiens cependant que les racines de la France sont catholiques, car l'Église a en partie construit notre pays (tant historiquement que géographiquement: chaque village s'est bâti autour de son église). Cet héritage chrétien nous oblige. Non pas à mettre des crèches dans les mairies pour signifier au musulman qui vient refaire ses papiers qu'il n'est pas le bienvenu, mais plutôt à nous affirmer comme des chrétiens au sein d'une nation façonnée par le christianisme et prête à accueillir une diversité de pensées et de croyances. La nuance est subtile, mais les musulmans radicaux d'aujourd'hui profitent de ce vide spirituel afin de prospérer. Et la nature a horreur du vide! Réapprenons à nous définir à travers la grandeur des Évangiles.

Vous expliquez qu'au collège, vous avez été insulté parce que vous étiez le seul blanc de votre classe. «Même si je ne voulais pas entrer dans une église, j'étais, malgré tout, le catholique», écrivez-vous. Cela a-t-il compté, même inconsciemment, dans votre itinéraire?

Cela a en effet été perturbant. Je pensais être athée et, malgré tout, j'étais assimilé à une culture chrétienne que je rejetais!Le Christ sème plusieurs graines dans nos vies, et, avec du recul, ce renvoi à ma chrétienté «culturelle» était peut-être un signe avant-coureur. Dans plusieurs quartiers de France, il en est de même pour les enfants juifs qui - même sans croire - sont assignés à résidence en raison de leur «religion supposée». Inconsciemment, je vous l'accorde, cela peut compter dans un itinéraire car cela implique cette question redoutable: qui suis-je et, surtout, de quelle culture suis-je l'héritier? Je rends finalement grâce à ceux qui m'enfermaient dans la caricature du «petit blanc catho» que je récusais. Cela m'a permis de prendre ma Croix quinze ans après pour grandir et m'épanouir avec Jésus. [...]

Vous avez des convictions politiques assez engagées. Celles-ci n'entrent-elles pas parfois en contradiction avec vos convictions religieuses? Malgré votre «histoire d'amour avec le pape», vous arrive-t-il d'être agacé par ses positions, sur l'immigration ou l'islam notamment?

Cette question m'invite à poursuivre ma réponse précédente: catholique, je ne peux pas condamner autrui et encore moins lui jeter l'anathème. Si je considère qu'un musulman se retranche dans une culture qui est aux antipodes de la mienne, je ne peux me résoudre à l'enfermer dans un paradigme. J'ai lu le Coran - deux fois - et comme je le reconnais dans mon livre, plusieurs passages m'ont horrifié. Mais, comme le dit souvent le pape François, derrière un catholique, un musulman, un bouddhiste ou un athée, j'essaie de voir un homme avant tout. Je crois, comme Paul Rigueur, en «l'homme capable» du bien, ce qui est une philosophie on ne peut plus chrétienne. Lorsque le pape François a condamné à la fois les violences au nom de l'islam et au nom du catholicisme à la suite du massacre du père Hamel, j'ai été décontenancé. Pourquoi le nier? Mais il a appelé à la paix. Soyons plus grands que ces lâches. Si nous condamnons une partie de l'islam en raison de ses appels à la violence, nous ne pouvons regretter que le pape récuse toute logique de représailles. [...]

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La Fraternité Saint-Pierre fête le trentième anniversaire de sa création

6a00d83451619c69e201b7c95cd1c6970b-800wi.jpgL’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France, a été interrogé dans Présent. Extrait :

Depuis presque 30 ans que la Fraternité Saint-Pierre existe, voyez-vous une évolution chez les gens qu’elle touche : dans le nombre, la culture religieuse, l’attitude religieuse ?

Entre 1988 et aujourd’hui, il y a eu évidemment des changements importants dans la mentalité des fidèles attachés à la Fraternité Saint-Pierre. A l’origine, la majorité des personnes fréquentant nos lieux de messes avait suivi la Fraternité Saint-Pie-X et donc souvent bataillé pour maintenir la célébration de la messe traditionnelle, l’enseignement d’un catéchisme solide et, d’une façon générale, protéger la foi catholique. Nous avions affaire à des catholiques militants qui s’étaient démenés pour pouvoir conserver un patrimoine liturgique, spirituel et doctrinal. Au fil du temps, le profil des fidèles proches de la Fraternité Saint-Pierre a changé : aux catholiques « tradis » classiques se sont ajoutées de nombreuses personnes et familles qui n’avaient pas mené, ni même connu ces combats, mais découvraient avec émerveillement une liturgie profondément sacrée et une instruction chrétienne qu’elles n’avaient jamais reçues. Dans ce processus, le Motu Proprio du pape Benoît XVI, en 2007, a été déterminant : en levant l’interdit qui avait été indûment jeté sur la messe traditionnelle, il a permis à de nombreux catholiques, souvent lassés de cérémonies religieuses appauvries ou inquiets pour la transmission de la foi dans leur famille, d’oser pousser la porte des églises confiées à la Fraternité Saint-Pierre et de devenir des paroissiens réguliers.

En fin de compte, grâce à Benoît XVI, la zone d’influence de ce qu’il a appelé la « forme extraordinaire » s’est considérablement élargie : elle a débordé le cercle des catholiques de « culture tradi » pour toucher le monde catholique dans son entier et attirer à elle de nouveaux pratiquants, souvent assez jeunes. Cette évolution demande aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre de la pédagogie et un vrai sens pastoral, car une grande partie de nos fidèles découvre la messe traditionnelle à travers nos apostolats et n’a pas reçu – ou très superficiellement – de formation religieuse.

De la même façon, quelle évolution dans les rapports avec les évêques ? Avec le clergé diocésain ?

Là encore, depuis le Motu Proprio Summorum Pontificumles relations entre les évêques de France et la Fraternité Saint-Pierre sont devenues beaucoup plus paisibles. Bien que beaucoup d’évêques restent dubitatifs quant à la dimension missionnaire de la forme extraordinaire du rit romain (la plupart l’estime inadaptée aux personnes vivant loin de la foi de l’Eglise), pour autant, la grande majorité d’entre eux a accédé aux demandes des fidèles désireux de se sanctifier à travers cette forme liturgique. Par ailleurs, depuis 10 ou 15 ans, les relations entre les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre et leurs confrères diocésains se sont aussi apaisées : l’émergence d’un jeune clergé, beaucoup plus conservateur et identitaire, a permis des rapprochements et de vrais liens fraternels entre les prêtres. Restent cependant des différences marquées au niveau de la formation théologique et de la liturgie : beaucoup de prêtres diocésains reconnaissent avoir reçu une formation lacunaire, et la liturgie qu’ils célèbrent habituellement dans leur paroisse est très éloignée de ce que nous pratiquons dans nos apostolats. [...]

Quelles réactions avez-vous face aux nouvelles juridictions accordées à la Fraternité Saint-Pie X ?

Bien que cela ait provoqué des turbulences et même des divisions au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, force est de constater qu’il s’agit quand même d’un bon signal de la part du Saint-Siège et, surtout, d’un bienfait spirituel objectif pour les âmes des fidèles. C’est d’ailleurs comme cela que l’ont reçu les autorités de la Fraternité Saint-Pie-X.

Les 30 ans de votre Fraternité seront-ils célébrés ? De quelle façon ?

Oui, à l’occasion des 30 ans de notre Fraternité sacerdotale, un pèlerinage d’action de grâce aura lieu à Rome du 16 au 20 octobre 2018. Tous les fidèles attachés à la Fraternité Saint-Pierre sont invités à y participer pour remercier notre saint patron des grâces et des bienfaits obtenus à travers notre congrégation !"

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29/03/2018

L'Ile de Pâques ridiculise Darwin

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27/03/2018

Le succès de la Fête du Pays Réel est un signal politique et religieux

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La Fête du Pays Réel fut une véritable réussite. Comme l’a dit Alain Escada, président de Civitas, dans son discours final, voilà qui devrait en faire réfléchir plus d’un, tant dans le domaine politique que religieux, car cette réussite a été obtenue sans rien renier des convictions tranchées de ce mouvement catholique qui affiche fièrement sa devise « DIEU PATRIE FAMILLE » au-dessus de la tribune de ses intervenants.

A 9h45, ce samedi 24 mars, devant la porte de l’Espace Jean Monnet à Rungis, la file des visiteurs s’allonge, tandis qu’à l’intérieur ce sont des dizaines de bénévoles qui s’affairent aux derniers détails et que plus de 125 exposants terminent leurs installations. Depuis 7h du matin, des messes se suivent dans une petite salle transformée en chapelle, auxquelles peuvent assister bénévoles et exposants qui le souhaitent.

A 10h, les portes s’ouvrent au public qui doit d’abord passer entre un portique de sécurité avant de faire la file à la billetterie. Au même moment, dans la grande salle des exposants, un moine capucin entame la bénédiction des stands.

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Un quart d’heure plus tard, dans la salle des conférences, l’abbé Xavier Beauvais monte à la tribune. Il ouvre la journée par une prière. Ensuite, brièvement, Alain Escada signale le message reçu de Mgr Tissier de Mallerais qui regrette de ne pouvoir être présent mais accorde sa bénédiction à cette Fête du Pays Réel et à ses participants. L’abbé Beauvais prononce alors le premier discours de la journée et fustige vigoureusement la laïcité.

Le public déambule à sa guise, les uns assistent attentivement à cette première intervention, les autres découvrent avec surprise l’ampleur des lieux. La surface dévolue aux exposants a déjà doublé pour cette deuxième édition de la Fête du Pays Réel.

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http://www.medias-presse.info/le-succes-de-la-fete-du-pay...

26/03/2018

Terres de Mission #71 La semaine sainte pour les nuls

10:52 Écrit par pat dans actualité, divers, entretiens, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

25/03/2018

La Pologne, nation résistante

« France, fille ainée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » La question posée par Jean-Paul II au Bourget en 1980 avait fait tiquer certains commentateurs : pouvait-on parler du baptême d’une nation ?

Pourtant, en 1996, à Reims, le pape 'polonais parlait encore de « l'âme française ». Certes, le mot n'a pas le même sens que lorsque l'on parle de l'âme d'une personne mais les nations font partie du plan de Dieu elles ont des saint patrons et des saintes patronnes - pour la nôtre, la Sainte Vierge, sainte Jeanne d'Arc, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, sainte Pétronille et aussi des anges gardiens, comme le rappelle sainte Thérèse dans une poésie « Je suis Michel, le gardien de la France, grand général au royaume des deux. »

Sainte Thérèse écrit aussi, en s'adressant à Notre-Seigneur, « Ta face est ma seule patrie » mais cette priorité absolue donnée à Jésus Christ n'interdit pas aux hommes d'aimer leur patrie charnelle, au contraire. Le Catéchisme de l'Église catholique enseigne, au chapitre concernant le quatrième commandement (« Honore ton père et ta mère ») que « l'amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l'ordre de la charité ». Dans Mémoire et identité, saint Jean-Paul II rapporte lui aussi le patriotisme au quatrième commandement. Il y définit en outre la nation comme « une communauté qui réside dans un territoire déterminé et qui se distingue des autres nations par une culture propre. La doctrine sociale catholique considère que tant la famille que la nation sont des sociétés naturelles et ne sont donc pas le fruit d'une simple convention. C'est pourquoi, dans l'histoire de l'humanité, elles ne peuvent être remplacées par rien d'autre. »

C'est aussi en vertu du quatrième commandement que le chrétien dans la cité est tenu d'obéir à l'autorité politique, pour autant toutefois qu'elle ne contrevienne pas à la loi divine « Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l'ordre moral. "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" », résume le Catéchisme. La situation des chrétiens diffère donc, selon que le gouvernement qui préside aux destinées de la nation est respectueux ou pas de la loi divine - dont l'ordre naturel porte l'empreinte.

La mission de la Pologne

L'exemple de la Pologne fournit des illustrations de ces deux cas. Dans le premier, la nation est entrée en résistance contre un pouvoir communiste illégitime et imposé par l'étranger. L'opposition fut d'autant plus résolue et efficace qu'elle s'appuyait sur le catholicisme professé par une large partie de la population. Dans le second, on voit aujourd'hui la nation polonaise faire bloc derrière ses dirigeants pour résister aux oukazes de l'Union européenne, concernant non seulement l'immigration de masse, mais aussi une évolution des mœurs qui va à l'encontre de la loi naturelle et divine, en matière d'avortement ou de dénaturation du mariage.

Le 22 octobre dernier, à Varsovie, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, évoquait à l'occasion du 1050e anniversaire du baptême de ce pays, « la mission de la Pologne dans une Europe désorientée », à laquelle elle montre « le chemin lorsqu'elle refuse de se plier automatiquement à certaines injonctions portées par la mondialisation libérale ».

Après avoir évoqué le nazisme et le communisme dont les Polonais ont eu à souffrir, le cardinal met en garde contre une nouvelle idéologie du mal, « animée par l'ivresse de la transgression de toute limite au profit du dieu argent et par la volonté de démolir systématiquement la conscience morale », qui veut aussi « construire un homme nouveau, et à ce titre (…) n’est pas moins totalitaire que ses prédécesseurs. Son idole est non pas l'État total mais l'Individu total, délié de tout enracinement dans ses communautés naturelles que sont la famille et la nation. Au nom du progrès technique et économique, cet Individu devient un nomade soumis aux flux d'un monde gouverné par l'impératif de la mobilité généralisée et le désir fou de quitter la condition humaine avec ses limites pour jouir toujours davantage. »

Au « drame de l'humanisme athée », qui se manifeste par la destruction de la famille et du mariage, le transhumanisme, l'immigration de masse (le cardinal Sarah met en garde contre « l'idéologie de l'individualisme [qui] promeut le métissage pour mieux araser les limites naturelles de la patrie et de la culture et engendrer un monde post-national et uni-dimensionnel dont les seuls critères seraient la production et la consommation »), le préfet pour la Congrégation pour le culte divin oppose « l'authentique humanisme européen [qui] a été fécondé par l'Évangile ».

Et la France ? En apparence, sa réponse à la question du pape Jean-Paul II au Bourget a été négative et les « élites » politiques du pays n'ont eu de cesse, depuis, de nier ses racines chrétiennes au nom de la laïcité. Pourtant, une large fraction de sa population et, surtout, de sa jeunesse s'est aussi levée pour résister avec la Manif pour tous, en montrant qu'une partie de la nation française au moins veut rester fidèle, elle aussi, aux promesses de son baptême.

Par Hervé Bizien monde&vie  15 février 2018

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23/03/2018

L'islam comme défi

L’islam s’apprête à s’installer en Europe et les chrétiens ne pensent qu’au dialogue qui dissout les identités, alors qu’ils sont devant un véritable défi.

Le « dialogue inter-religieux » officiellement promu au sein de l'Église, n'a pas pour objectif d'apporter la vérité à des frères en humanité qui en ont besoin, mais d'organiser une coexistence pacifique. Exemple ? Ce qui s'est passé, ces tout derniers jours à Scutari, en Albanie. Les délégués du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE) tenaient leur 5e rencontre pour les rapports avec les musulmans en Europe, avec un imam sunnite et le leader des Bektashi en Albanie, une secte musulmane issue du soufisme. Sa Grâce Baba Edmond Brahimaj Kryegjyshi, qui lève son verre de rouge comme vous et moi ! « La foi sincère ne sépare pas, elle unit », proclamait l'intitulé du communiqué de presse sur l'événement. L'expérience du totalitarisme athée a pu rapprocher les croyants en Albanie où « règne un climat de dialogue et d'acceptation ». Il faut développer la connaissance réciproque « La paix est aussi menacée par ceux qui considèrent la différence comme une menace », a proclamé Mgr Khaled Akasheh, directeur du bureau pour l'islam du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux lors de la rencontre. Histoire de renvoyer tous les « extrémistes violents » dos à dos. Encore heureux qu'il ait insisté sur le devoir de chacun de connaître sa propre identité et sa religion.

Car c'est là que le bât blesse. Face aux musulmans en Europe, combien d'Européens prêts à leur faire découvrir le vrai visage de Dieu ? Cette Parole devenue visage à travers lequel nous apprenons la Trinité - aux antipodes des croyances islamiques.

Du point de vue de la foi, le principal point d'achoppement est là en effet. Adorer le Dieu un et trine est en soi un terrible blasphème du point de vue du Coran. Lui dire « Notre Père » est proprement inconcevable, voir dans les baptisés ses enfants à part entière une folie. Sur les 99 noms d'Allah, aucun ne le désigne d'ailleurs tel qu'il est Amour. Ajoutez à cela le passif des conquêtes islamiques repoussées, l'idée que les Occidentaux sont des fils de croisés avides de soumettre l'islam et que par ce simple fait - sans même compter leurs mœurs dissolues - ils méritent de frire en enfer, le contexte n'est pas favorable pour porter l'Évangile à ces pauvres privés de l'essentiel  le Christ.

Convertis de l'islam

Mais à en croire les convertis de l'islam - et ils sont nombreux, peut-être plus nombreux qu'on ne le croit - il y a deux grandes chances aujourd'hui qu'il faudrait pouvoir saisir. D'une part, le questionnement interne - recouvert par la chape de plomb qui empêche de mettre en cause les incohérences et les contradictions du Coran. Il est de ce point de vue infiniment plus intéressant, dans l'intérêt de la vérité, de mettre en évidence ce qui ne va pas, ce qui nous sépare, plutôt que de prétendre croire en l'existence d'un islam « de paix et de tolérance » ! D'autre part, la soif d'amour et de liberté vraie qui habite tout homme et qui, toujours de l'avis de ceux qui se sont convertis, est beaucoup plus répandue qu'on ne le pense dans de larges pans de la population musulmane. La dernière chose dont ils ont besoin est qu'on leur parle de l'islam comme d'un chemin menant à Dieu parmi d'autres.

Paradoxalement, comme le déclarait le converti Moh-Christophe Bilek, c'est aujourd'hui en terre d'islam que l'on assiste à un « grand mouvement de remise en question de l'islam ».« Ce mouvement de fond vient du début du XIXe siècle, il est dû à l'Europe, et à la confrontation avec les civilisations chrétiennes », explique-t-il. Expérience faite, dit-il, ce sont surtout les communautés catholiques traditionnelles (au sens large, cela va de la Fraternité Saint-Pie X aux communautés Ecclesia Dei) qui reçoivent volontiers ceux qui aspirent au baptême. Et qui assurent un « réel suivi ».

Jeanne Smits monde&vie  15 février 2018

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20/03/2018

Zoom - Olivier Emphoux : aux frontières de la mort et du paranormal

19/03/2018

Les pays musulmans laïcs dureront-ils ?

Les enjeux religieux de la souveraineté nationale

nation-souverainete-religion.jpg

Le Sacre de Napoléon est un tableau de Jacques-Louis David, représentant le couronnement de l’impératrice Joséphine par Bonaparte, à Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII. Wikimedia Commons.

Appréhender la question de la nation et de la souveraineté dans un vieux pays comme la France ne peut être effectué avec pertinence qu’en se référant à notre riche héritage institutionnel et politique puisant sa source à l’époque antique. C’est à cette passionnante plongée dans notre histoire plurimillénaire que nous convient l’économiste Jacques Sapir et le philosophe et théologien Bernard Bourdin, dans ce livre qui retranscrit leurs entretiens sous la conduite de Bertrand Renouvin.

Dans une nation sécularisée comme le sont aujourd’hui les États modernes, l’évocation de la dimension religieuse paraîtrait presque dérisoire pour analyser le fait du pouvoir étatique. Pourtant, jusqu’à la Révolution française, c’est le pouvoir divin et lui seul qui conférait sa légitimité au pouvoir temporel, qu’il soit transmis au roi par la médiation de l’Église ou qu’il soit plus tard reçu directement de Dieu. C’est aussi en réaction aux sanglantes guerres de religion et pour y mettre un terme que des juristes comme Jean Bodin ont été amenés à concevoir les théories de la souveraineté. Or les institutions dont nous sommes aujourd’hui les héritiers sont précisément les fruits de cette histoire dense et complexe, et comprendre comment et pourquoi elles ont été forgées nous permet de nous les approprier, de les apprécier avec justesse et de les adapter à l’époque contemporaine. Il est difficile en effet de comprendre la spécificité de la laïcité à la française sans en connaître ses prémisses dans la monarchie absolue du XVIe siècle. Férus de culture humaniste, les deux universitaires convoquent tour à tour histoire, droit, étymologie, philosophie et théologie, pour offrir au lecteur un éclairage original et enrichissant sur les liens étroits qui existent en Occident entre la souveraineté, la nation et la religion. Tout au long de ce dialogue érudit qui nous fait parcourir l’Europe depuis les côtes atlantiques jusqu’à ses confins orientaux, on prend peu à peu conscience de l’importance de la notion de territoire, sans laquelle celle de nation et plus encore celle de souveraineté se trouvent absolument dénuées de sens. C’est ce qu’exprime Bernard Bourdin lorsqu’il soutient « qu’une forme politique a un rapport au temps, mais aussi à l’espace, les deux étant étroitement liés. La nation est un ordre spatial qui est […] nécessaire, parce qu’il est à taille humaine et enclin à un ordre de paix ».

La suite

https://www.actionfrancaise.net/2018/03/16/les-enjeux-rel...

«Plaidoyer pour le sédévacantisme» lu par Théodore de Montbrun

18/03/2018

A Rome, les prélats rappellent aux élus que l'accueil des immigrés doit se faire avec prudence et discernement

6a00d83451619c69e201b7c95903f6970b-200wi.jpgHervé de Lépinau, Conseiller départemental Front National de Vaucluse, conseiller municipal de Carpentras, était à Rome avec les 200 élus emmenés par les évêques du sud de la France. Il témoigne sur Boulevard Voltaire :

"[...] Le moment fort a évidemment été l’audience privée avec le Saint-Père. J’ai eu l’occasion avec mon épouse d’échanger avec le Saint-Père et de lui confier des intentions de prière. Chaque participant a pu avoir un bref échange avec le pape. 

Nous avons également rencontré son secrétaire d’État, le cardinal Parolin, le Monsignore qui fait office de ministre des Affaires étrangères. Nous avons débattu des thèmes qui font l’actualité dans le monde, et plus particulièrement en Europe, et notamment la question des migrants et celles de bioéthique. Il était très intéressant de constater que l’Église reste fidèle à une approche permanente dans les fondements de l’analyse sur ces deux sujets. Sur les migrants, il y a bien un message évangélique d’accueil du migrant, de la personne en difficulté, mais les prélats nous ont rappelés que cet accueil doit se faire avec prudence et discernement, et en fonction des capacités d’accueil du pays concerné. On n’est donc absolument pas dans cette approche angélique et donc tronquée du discours du Saint-Père sur la question des migrants repris par les mouvements de gauche et la presse mainstream en France.

Ce voyage d’élus de sensibilités différentes a-t-il donné lieu a des relations cordiales ?

Nous avions en effet une parfaite transversalité sur l’échiquier politique. Nous avions le maire d’Arles qui est communiste, si je ne me trompe pas, jusqu’à notre ami Philippe Vardon du Rassemblement national et représentant du courant identitaire. Nous avions un panel représentatif de ce qu’est le paysage politique français. Je dirais qu’il a soufflé quasi miraculeusement un vent de concorde. Les participants sont tous venus dans une démarche d’écoute et non de démonstration. C’est plutôt une très bonne chose. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

06/03/2018

Zoom - Rémi Brague :"Ce que la religion nous dit de Dieu et de l'homme"

Terres de Mission #68 : Notre monde a-t-il cessé d’être chrétien ?

01/03/2018

Élections en Italie : les évêques se rangent du côté de la gauche immigrationniste

boldrini-eveque-italie-election-gauche-300x100.jpgDimanche 4 mars les Italiens iront aux urnes voter pour le renouvellement des deux chambres, le Sénat et la Chambre des Députés. Ils devront choisir leurs 630 députés et 315 sénateurs. Cette semaine est donc la dernière ligne droite de la campagne électorale.

Les évêques italiens, à travers leur Conférence épiscopale (CEI), en dehors de tout respect de la neutralité, sont rentrés dans la bataille. Pour soutenir la gauche immigrationniste. En ayant recours aux symboles et lieux chrétiens dont ils dénient l’usage à leurs adversaires. Alors qu’ils ont critiqué âprement le chef de La Ligue anti-immigrationMatteo Salvini, pour avoir, disent-ils, « instrumentalisé »l’Évangile et le chapelet en les brandissant et faisant serment sur eux lors d’un meeting, ils ont ouvert leurs églises aux politiciens ouverts à l’accueil sans limites : à l’avorteuse Emma Bonino, virulente gauchiste, de tous les combats de la culture de mort ; à la présidente de la Chambre, Laura Boldrini (sur la photo), qui est plus à gauche que son parti, le Parti Démocrate, partisane acharnée du « droit du sol » pour les immigrés, loi dont les Italiens ne veulent pas ; à d’autres candidats de cette gauche anti-nationaliste et mondialiste…

Parce que pour ces évêques conciliaires post-modernes italiens, aussi progressistes dans le champ politique que dans le domaine religieux, il y a la « bonne » politique, celle de la gauche, qui peut faire entendre sa voix devant l’autel. Et il y a la « méchante », celle de Salvini, qui est contre l’arrivée massive de migrants ou de Berlusconi qui assure qu’il en renverra 600 000 chez eux parce qu’ils n’ont pas le droit de rester et sont « une bombe sociale ».

Pour Mgr Nunzio Galantino, le secrétaire général de la CEI, de tels discours sont inadmissibles. A Salvini, sans le nommer, il a voulu donner une leçon d’altruisme politique :

« A qui fait un pillage pseudo-politique je dis : après avoir racketté ces quatre votes en plus, s’il vous plaît, aller faire un tour en Italie, regarder dans les yeux ces personnes et dîtes-moi si vous pouvez continuer à spéculer encore sur l’histoire dramatique de ces personnes. »

Ainsi qu’au Cavaliere Berlusconi, lui-aussi sans le nommer :

« La sécurité en Italie n’est pas mise en crise par 4 ou 10 immigrés. La sécurité en Italie malheureusement est mise en difficulté par la pègre. Voilà ce qui détruit l’Italie : la pègre qui n’a pas couleur de peau. »

A Mgr Galantino, qui vit semble-t-il dans un monde parallèle, celui d’un « vivre-ensemble » utopique, on peut lui rétorquer : pourrait-iltout en les regardant dans les yeux, tenir ce même discours aux parents de la jeune Pamela Mastropietrotuée, démembrée et dépecée, certainement après avoir été violée, par une bande de Nigérians, vendeurs de drogue et en situation irrégulière ?

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/elections-en-italie-les-eve...

28/02/2018

Conférence - Peut-on être catholique et nationaliste ?

15:55 Écrit par pat dans culture et histoire, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

26/02/2018

Terres de Mission #67 : En route pour Chartres…

14:18 Écrit par pat dans actualité, religion, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |