Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/12/2017

RELOCALISATION DES IMMIGRANTS ILLÉGAUX : LES PAYS DU GROUPE DE VISEGRÁD NE RECULERONT PAS

visegrad_eu.jpg

Le système de relocalisation a fait la preuve de son inefficacité, ce qui ne semble pas perturber les eurocrates.

Jeudi dernier, la Commission européenne a porté devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) l’affaire de la relocalisation des demandeurs d’asile arrivés illégalement en Grèce et en Italie. Le plan adopté par le Conseil de l’Union européenne en septembre 2015 prévoyait que 120.000 immigrants illégaux, en plus des 40.000 qui avaient déjà été convenus, seraient « relocalisés » dans un autre pays de l’Union européenne selon un système de quotas obligatoires.

Aucun pays ne s’est dégagé de ses obligations, mais trois revendiquent officiellement leur refus de prendre ne serait-ce qu’un seul immigrant illégal : la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie, au nom de leur souveraineté nationale. Ils expliquent que le système de relocalisation a fait la preuve de son inefficacité, ce qui ne semble pas perturber les eurocrates.

La veille de la procédure engagée par la Commission, le gouvernement portugais, bon élève du système de relocalisation, confirmait que sur 1.500 « réfugiés » accueillis, plus de 820 s’étaient déjà enfuis et l’on ne sait rien de leur lieu de séjour.

Dès jeudi, le Fidesz hongrois parlait d’une attaque de Bruxelles « à l’arme automatique » du fait que, le même jour, la Commission européenne avait également engagé une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne dans deux autres dossiers concernant la Hongrie au sujet des établissements supérieurs et des ONG. Dans un communiqué, le Fidesz accusait Bruxelles d’être sous l’influence de George Soros, ce qui n’est pas faux puisque le milliardaire américain était venu au printemps discuter de ces lois hongroises directement avec les dirigeants de la Commission européenne.

Viktor Orbán affirme, par ailleurs, que Bruxelles s’en prend à la Hongrie à cause de son opposition au « plan Soros » (Dans un document publié en septembre 2015, George Soros: Here’s my plan to solve the asylum chaos, M. Soros explique que l’Union européenne doit accueillir au moins un million de demandeurs d’asile par an, et ce chiffre a été repris plus tard par Dimítris Avramópoulos, le commissaire européen grec chargé des questions d’immigration pour plaider pour une plus grande ouverture de l’Union européenne.)

En Tchéquie, le nouveau Premier ministre Andrej Babiš a remporté les élections en promettant de refuser les quotas de demandeurs d’asile de la Commission, et il pourra difficilement se dédire. Comme ses partenaires du groupe de Visegrád, il propose l’aide de son pays pour garder les frontières de l’Union européenne, mais pas pour faire venir des immigrants illégaux.

En Pologne, le ministre de l’Intérieur Mariusz Błaszczak a mis en avant l’impératif de sécurité face à la menace terroriste qui accompagnerait immanquablement la venue d’une partie des immigrants musulmans arrivés illégalement en Grèce et en Italie. Il a aussi fustigé les zones de non-droit dans les pays de l’ouest du continent, dont il a rappelé qu’elles étaient le produit de l’immigration et une base arrière du terrorisme islamique. Il a nommément cité la France comme l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire en matière d’immigration. Dans sa première interview télévisée jeudi soir, le nouveau Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a confirmé son refus du système de relocalisation.
Les graves agressions antisémites qui ont eu lieu en Europe ces derniers jours et la toute nouvelle tentative d’attentat par un immigré musulman à New York (arrivé dans le cadre du regroupement familial) donnent encore une fois raison à ces pays et ils ne céderont pas.

http://bvoltaire.com/relocalisation-immigrants-illegaux-p...

13/12/2017

De la Catalogne à la Corse : vers l’éclatement des nations ?

2614059888.jpgPar François Marcilhac

L’heure serait-elle à l’éclatement des États-nations  ? Voire de toute structure politique un peu importante  ?

Le moins qu’on puisse dire est que nos médias ne font pas dans le détail, en amalgamant des situations qui, pourtant, n’ont pas grand-chose à voir entre elles. Comparaison n’est pas raison, et faire des parallèles entre la Catalogne, l’Écosse, la Corse, la Nouvelle-Calédonie voire le Brexit peut se révéler extrêmement risqué, même si cela excite la curiosité de l’auditeur. Non, la Catalogne n’est pas à l’Espagne ce que la Corse est à la France ou l’Écosse au Royaume-Uni.

Comparaison n’est pas raison

Le Brexit, lui, ne traduit pas une volonté de rompre avec une unité politique fondée sur l’histoire, l’Europe ne s’étant jamais réalisée, ni même sérieusement pensée comme telle depuis 1957. Quant à la Nouvelle-Calédonie, l’irrédentisme d’une partie des Canaques a été, sur fond de sous-développement économique surtout de la province Nord que dirigent les séparatistes du FLNKS, savamment entretenu, dans un premier temps du moins, par ses puissants voisins anglo-saxons, désireux de voir la France chassée d’une partie du monde considérée comme leur zone exclusive d’influence, et encouragés en cela par… le pouvoir politique français lui-même (Mitterrand, au premier chef) au nom de l’idéologie anticolonialiste et d’une France faisant profil bas sur le plan géopolitique. Nous aurons l’occasion d’y revenir. Dans le précédent numéro, Roch Cauvigny a montré comment la situation commençait d’évoluer. Fort heureusement, aujourd’hui, Valls, président de la mission parlementaire d’information sur l’avenir institutionnel de l’archipel, se voit plus en Clemenceau qu’en Mitterrand. Mais le Premier ministre, qui est venu, le week-end dernier, lancer l’année référendaire, sera-t-il à la hauteur  ? Faire profil bas serait la pire façon de chercher le consensus.

Et que peut signifier ce lointain territoire pour Macron, qui veut enfermer la France dans les limites étroites d’une Europe sous hégémonie allemande à laquelle il veut abandonner notre politique extérieure, comme en Afrique – une Allemagne qui, soit dit en passant, ne cesse de l’humilier, comme l’a montré l’affaire du glyphosate, prorogé par l’Europe sur ordre de Merkel contre l’avis de Paris  ? Espérons seulement – mais ne rêvons pas trop – que nos compatriotes de l’océan Pacifique sentent le désir du pays légal de voir l’archipel rester français, ce qu’il est pleinement de par l’histoire, seul guide en la matière  : les séparatistes rêvent d’un État ethnique, voire racial, alors que, comme le rappelait Bainville, «  la France, c’est mieux qu’une race, c’est une nation  ». En ce sens, la Nouvelle-Calédonie est une France en miniature, puisqu’elle s’est prêtée, depuis notre arrivée, comme la métropole, «  à tous les échanges de courants, ceux du sang, ceux des idées  ». D’autant que l’archipel n’est pas viable économiquement et que les investisseurs trouvent désormais urgent d’attendre… le résultat du référendum qui aura lieu à la fin de 2018.

Quoi de commun, donc, entre la Catalogne, la Corse, l’Écosse, sinon que, face à l’instabilité toujours plus grande d’espaces géopolitiques et économiques mondialisés, qui se cherchent un nouvel équilibre – Carl Schmitt parlait de nomos –, les forces centrifuges demeurent minoritaires  ? Ce qui se vérifiera peut-être aussi, espérons-le du moins, pour la Nouvelle-Calédonie. Certes, les Corses ont voté «  nationaliste  », ce dimanche 3 décembre, au premier tour des élections territoriales visant à nommer leurs représentants à la toute nouvelle collectivité unique qui, regroupant les compétences de la région et des deux départements actuels, entrera en fonction le 1er janvier 2018  : la liste «  nationaliste  » Pé a Corsica (Pour la Corse), que l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni a conduite avec l’autonomiste Gilles Simeoni (un contrat de mandature les lie), est arrivée largement en tête avec plus de 45  % des voix. Les «  nationalistes  » avaient déjà remporté Bastia en 2014 et la région en 2015 et envoyé trois députés à l’Assemblée nationale aux législatives de juin dernier. Le second tour n’aura pas encore eu lieu à l’heure où paraîtront ces lignes, mais, même si les «  nationalistes  » ont profité de la large abstention du premier tour (quelque 52  %), décevante compte tenu de l’enjeu, les résultats définitifs, même avec un léger sursaut des électeurs – ou grâce à celui-ci –, devraient confirmer leur victoire  : les «  nationalistes  » dirigeront la nouvelle collectivité unique.

L’indépendance dans dix ans  ?

C’est pourquoi Talamoni a eu soin de rappeler au soir du premier tour qu’il ne souhaitait aucun processus d’indépendance avant dix ans, conformément au contrat de mandature  : il sait, et reconnaît d’ailleurs, que le courant indépendantiste est très minoritaire (les autonomistes, au premier tour des régionales de 2015, pour lequel ils n’avaient pas fait alliance avec les indépendantistes, avaient obtenu 2,5 fois plus de voix qu’eux). Aussi ne doit-il pas effrayer les électeurs pour le second tour, les Corses n’ayant voté aussi massivement pour les listes «  nationalistes  » que parce que les autonomistes y paraissent neutraliser les revendications indépendantistes, qui supposent du reste, pour être crédibles, que la Corse puisse acquérir une certaine autonomie économique et financière. Or le développement économique de l’île de Beauté, dont les anciens possesseurs génois ne s’étaient guère souciés, doit tout à ses relations avec le “continent”, un continent que les élites corses ont toujours considéré comme le complément naturel de l’île. Ce n’est pas demain que la Corse représentera 20  % du PIB de la France (comme la Catalogne pour l’Espagne). L’importance de l’emploi public le montre  : l’île, qui est pauvre, pour vivre et se développer, a besoin de la solidarité nationale.

Il n’en reste pas moins que Talamoni a raison lorsqu’il prévient, à propos du résultat  : «  Il faudra que Paris le prenne en compte  !  » Et de rappeler déjà à Macron ses exigences  : la reconnaissance officielle de la langue corse, un statut de résident pour réserver l’immobilier aux Corses, l’amnistie des prisonniers «  politiques  », dont l’assassin Yvan Colonna. Les indépendantistes comptent, à terme, sur d’éventuelles fautes politiques de Paris pour décrédibiliser la voie autonomiste et radicaliser – le modèle catalan servant alors à leurs yeux – leurs objectifs. Pourtant, comme le remarque Gilles Simeoni  : «  le modèle catalan n’est pas applicable  ». Ni l’autonomie actuelle de la Catalogne, ni la puissance économique de cette généralité, ni le jusqu’au-boutisme d’un pays légal catalan qui se savait minoritaire et qui a voulu forcer le destin ne sont applicables à la Corse. D’ailleurs, il n’y a pas de modèle catalan… pour la Catalogne elle-même. Comment serait-il valable pour la Corse  ?

Quand la République n’a plus les moyens d’imposer un jacobinisme asséchant, mâtiné d’intérêts bassement partisans, qui provoque un légitime rejet, elle brade… De la cause à l’effet. Toute son histoire tient dans ce mouvement de balancier, qui jure avec la patience de nos rois et leur respect de la diversité des peuples composant la France. Les «  nationalistes  » corses jouent sur l’incapacité de la République à avoir une juste conception de l’unité nationale pour promouvoir leur vision fantasmée de l’histoire,. Ils savent qu’elle est incapable de donner à la Corse un statut qui ne mette pas en cause son appartenance à la collectivité nationale tout en préservant l’identité de l’île. Une identité où joue à plein, également, la question de l’immigration, la conception du vivre-ensemble n’étant pas la même à Bastia et à Paris.   

Kiev ou Moscou ?

ukraine-russie_drapeaux.jpg

Analyse sommaire sur les motivations et les engagements des militants identitaires dans le conflit du Donbass. Pour des raisons de commodité et de clarté de l’exposé les tenants de la ligne kiévienne seront appelés ici « occidentalistes » et leurs adversaires de la ligne moscovite seront désignés comme « eurasistes ».

Il est clair pour tout esprit lucide que la guerre opposant dans l’est de l’Ukraine les partisans de Kiev à ceux de Moscou depuis le printemps 2014 a provoqué, sur cette question, une profonde dissension dans le camp des identitaires 1 européens et singulièrement en France. Ainsi on a vu récemment cette ligne de fracture s’exposer dans le N° 70 de la revue Terre et Peuple 2 du néo-païen Pierre Vial ou encore plus récemment lors d’un débat organisé par le Cercle de Flore de l’Action Française et opposant les deux lignes à travers la participation d’un « pro-Russe » Nikola Mirkovic et d’un « pro-Ukrainien » Florian Lemarchand. Le débat ayant d’ailleurs clairement tourné à l’avantage de ce dernier (écouter ici le débat et lire l’analyse critique intéressante faite sur le site Agoravox).

Si l’on poursuit l’examen rapide de la situation dans d’autres pays européens, et sans prétendre à l’exhaustivité, on peut observer en Italie par exemple une ligne de fracture identique opposant la Casa Pound ayant suivi une ligne majoritairement occidentaliste aux partisans de la Ligue du Nord, ayant suivi une option clairement eurasiste.

Dans les milieux « identitaires » allemands (PEGIDA, Alternative für Deutschland…) et en y incluant également une assez large majorité de la CDU/CSU et même certaines factions du Parti Die Linke on peut observer un très net tropisme philo-russe et un assez faible engagement en faveur du camp occidentaliste.

Dans la majorité des pays de l’ex-pacte de Varsovie en revanche (Pologne, pays Baltes, République tchèque, Roumanie…) et pour des raisons historiques essentiellement, la majorité des populations, et pas seulement des mouvements identitaires locaux, a pris fait et cause depuis l’éclatement de l’Union soviétique pour le camp occidental. Ce phénomène étant particulièrement marqué dans les pays baltes, et singulièrement en Lituanie, et bien évidemment en Pologne. En revanche, un pays comme la Hongrie, malgré le souvenir de l’insurrection de Budapest en 1956, a clairement manifesté un choix eurasiste dès le commencement du conflit dans le Donbass en 2014. Cela peut s’expliquer en partie par la présence d’une minorité hongroise en Transcarpatie ukrainienne pour laquelle la quasi-totalité de la classe politique hongroise, et pas seulement le Jobbik, milite pour éviter l’enrôlement de ces Hongrois de l’étranger dans la guerre de Porochenko contre les populations du Donbass.

En Grèce, le mouvement identitaire Aube Dorée a pris fait et cause de manière tranchée pour le camp eurasiste. Cet engagement pouvant en partie s’expliquer par la politique de sanctions inouïes que l’Occident fait subir à la Grèce depuis 2008.

En ex-Yougoslavie en revanche, les clivages sur la question ukrainienne recoupent essentiellement les divisions religieuses entre catholiques, musulmans et orthodoxes, nonobstant la couleur politique de chacun. Les Serbes orthodoxes étant naturellement, sur la question ukrainienne et tous partis politiques confondus, dans le camp eurasiste, et les catholiques croates avec leurs « alliés » musulmans restant dans le camp occidental.

Venons-en maintenant à l’analyse des racines de cet antagonisme qui sépare de manière radicale les partisans de Kiev et ceux de Moscou. Il faut pour cela à mon avis remonter au bouillonnement intellectuel que l’on vit en Europe après l’immonde guerre civile européenne de 1914 et qui marqua entre autres des personnalités comme Bertrand de Jouvenel, Emmanuel Berl, Henri de Man ou encore Pierre Drieu la Rochelle. Même si ces intellectuels suivirent des chemins différents, ils partagèrent avec beaucoup d’autres l’horreur que fut la Première Guerre mondiale, et ils tentèrent, chacun à leur façon, d’inventer un monde où ces affrontements fratricides entre nations européennes seraient abolis.

Ils ont de ce fait été des précurseurs dans le monde intellectuel européen de la mise en avant des idées européistes et ont accompagné ou précédé, consciemment ou inconsciemment, des personnalités telle que le fameux Richard de Coudenhove-Kalergi, agent patenté du Nouvel ordre mondial à travers notamment le concept de Paneurope qu’il inventa. De manière plus tangible, la transcription de cet idéal paneuropéen dans les milieux nationalistes français s’est concrétisée dans le tournant des années 1960 du XXe siècle. Un des hommes clé de cette évolution en a été Dominique Venner. Militant nationaliste, engagé dans le combat pour l’Algérie française, il passera dix-huit mois à la prison de la Santé en raison de son engagement dans le camp des réprouvés. C’est à sa sortie de prison en 1962 qu’il écrit le manifeste Pour une critique positive dans lequel il oppose « nationaux » et « nationalistes ». C’est dans cette filiation intellectuelle que s’est construit un nationalisme révolutionnaire européen qui se détachera de plus en plus de l’idée de la nation française. Par la suite, cette évolution naturelle conduira à l’émergence de deux courants, proches mais distincts, l’un politique et qui aboutira à la création de plusieurs mouvements nationalistes révolutionnaires, l’autre métapolitique duquel émergera le GRECE en 1968, présenté comme « nouvelle droite » par les médias au tournant des années 1980.

Dominique Venner naquit en 1935 et a donc vécu de plain-pied dans son âme et dans sa chair, avec ceux de sa génération, toutes les défaites et les reculs que la France a connus depuis l’entre deux-guerres. Mai 1940, l’Indochine et l’Algérie enfin auront eu raison de son amour pour la mère patrie. Il n’y a qu’un amour déçu pour engendrer une haine inexpiable ou pire encore, un mépris infini. Cette France vaincue par les Allemands en 1940, puis asservie à nouveau par les vainqueurs anglo-saxons, humiliée et trahie en Indochine, et puis trahie encore par celui qui prétendait la sauver en Algérie, cette accumulation de défaites et de reculades a probablement été le principal facteur de perte de confiance dans la capacité de la nation à se régénérer.

Dans ces années 1960, devant tant de honte et avec aussi peu d’espoir de voir surgir une alternative politique, des hommes comme Dominique Venner ont essayé d’imaginer une alternative à ce qui pouvait sembler à l’époque, pour un militant révolutionnaire, une société bloquée et sans avenir. C’est ainsi qu’a été forgée cette idéologie politique nationaliste européenne, d’abord à travers le périodique Europe-Action, puis par le prisme de multiples revues et mouvements politiques et métapolitiques.

C’est dans cette matrice idéologique, conjuguée avec l’idée de « Fédéralisme européen » et incarnée par exemple dans la pensée de Yann Fouéré auteur de L’Europe aux cent drapeaux, que s’est constituée une idéologie supranationale destinée dans l’esprit de ses promoteurs à dépasser le cadre étroit et oppresseur de l’État-nation pour le transcender dans une construction européenne mythique.

Dans ce projet d’abolition de la nation dans sa version jacobine, on retrouve le mythe de l’empire carolingien originel, empire qui unissait sous sa férule les peuples celtes, latins et germaniques. Ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui encore le mythe de cet empire européen perdu est utilisé par les chantres de l’Union européenne à travers le prix Charlemagne qu’ils décernent chaque année à une personnalité ayant œuvré pour la promotion de cette Europe coupée de ses véritables racines. C’est là, à travers cette escroquerie de la pensée que constitue l’idée européenne sous contrôle de l’idéologie anglo-saxonne, que se sont fourvoyés les militants du nationalisme révolutionnaire européen et avec eux, nombre de leurs alliés ou compagnons de route régionalistes.

Je pense qu’une des origines probables du clivage qui sépare les occidentalistes partisans de Kiev des eurasistes qui soutiennent les républiques rebelles du Donbass se situe dans cette perception, en partie erronée de mon point de vue, d’une Europe mythique constituée de patries charnelles qu’il faudrait détacher des États-nations actuellement existants pour les regrouper dans une structure supra-étatique de type impérial. Quand l’Ukraine en 1991 et avec elle de nombreux peuples « soviétiques »trouvent ou retrouvent une indépendance, les partisans de l’Europe aux cent drapeaux, ayant pour nombre d’entre eux longtemps baigné dans un anticommunisme primaire, voire supérieur, épousent la cause de ces nouvelles nations ayant échappé à l’ogre russe. Mais c’est avoir une vision bien primaire et bien superficielle de la réalité pour imaginer une Ukraine unifiée sur les plans linguistique et culturel. Outre le nombre important de minorités ethniques vivant sur le territoire ukrainien (Russes, Moldaves, Roumains, Polonais, Biélorusses, Grecs, Hongrois, Ruthènes, Tatars…), la langue véhiculaire qui unit tous ces peuples, y compris les locuteurs de la langue ukrainienne, est le russe. Le meilleur exemple en étant le grand écrivain « ukrainien » Nicolas Gogol qui n’a jamais écrit que dans la langue de Pouchkine.

Pour suivre le raisonnement plus avant, les partisans de Kiev pensent soutenir une juste cause, luttant pour une ethnie « charnelle » en butte à un oppresseur fanatique désireux d’annihiler leur singularité alors qu’ils occultent totalement le fait, objectif celui-là, que l’Ukraine, surtout depuis la révolution du Maïdan, s’est vendue corps et âme au camp occidental, livrant son peuple, ses peuples plutôt, aux vautours du FMI et à la férule de l’OTAN.

La question des patries charnelles n’est pas à évacuer pour autant, et une réflexion devra être menée pour la sauvegarde des langues vernaculaires et des traditions culturelles de tous les peuples menacés par la mondialisation, mais aujourd’hui, et je conviens qu’il s’agit là d’un paradoxe, le meilleur rempart contre les effets délétères de la mise en place d’un gouvernement mondial dirigé par la haute finance, c’est l’État-nation, avec tous ses défauts et ses insuffisances. Ce n’est pas pour rien que le Système ne ménage pas ses efforts pour achever la mise à mort de nos institutions, de notre langue, de notre culture, de notre droit et c’est la raison impérieuse pour laquelle il faut protéger ce cadre national, aussi imparfait soit-il mais qui constitue la dernière digue avant l’effondrement total.

Ceux qui ont choisi le camp des rebelles séparatistes du Donbass – et c’est encore un paradoxe – se sont inscrits dans cette logique. Ils considèrent que la Russie – ensemble multiculturel et multinational – représente la dernière grande force sur le territoire eurasiatique qui ne soit pas encore tombée dans les griffes des Anglo-Saxons. Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer Poutine, il s’agit d’un raisonnement froid et objectif : l’Europe occidentale, centrale et orientale, et avec elle l’Ukraine, est tombée tout entière dans le camp occidental et l’enjeu de ce Grand Jeu est l’achèvement de la conquête du monde que les élites anglo-saxonnes ont programmé depuis des siècles.

J’ajouterai une réflexion sur la question de l’engagement des occidentalistes dans le camp ukrainien, à savoir qu’il existe une véritable continuité dans ce combat pro-occidental qui a commencé d’une certaine manière dès les années 1950 du siècle dernier par l’engagement français sous l’égide de l’ONU dans la guerre de Corée aux côtés des forces anglo-américaines. Les années gaulliennes verront au contraire un arrêt brutal de la collaboration entre la France et les Anglo-Saxons (cf. sortie de l’OTAN) mais en revanche, dès la chute de de Gaulle en 1969, on assistera rapidement à la reconstitution des politiques pro-occidentales, notamment en Afrique (Angola, Cabinda, Namibie…) et donc à nouveau à l’asservissement de la France aux intérêts de la City et de Wall Street.

Cette continuité aux services des intérêts anglo-saxons s’incarne parfaitement dans le personnage de Gaston Besson que j’avais croisé à Paris au début des années 2000. Nous ne nous étions pas vraiment entendus ni compris : quelques années plus tôt, lui avait choisi le camp croate et donc occidental, et moi le camp serbe et donc anti-occidental. De son propre aveu il avait participé comme mercenaire à toutes les guerres sales au service des intérêts du Système : Birmanie, Laos, Cambodge, Colombie, Croatie, Bosnie. Son engagement pour l’Ukraine en 2014 est dans la droite ligne de ses guerres au service des intérêts anglo-saxons. Est-il seulement conscient de servir la cause de nos ennemis mortels ? Je ne le pense pas ! Il est seulement dans une logique de réseaux, probablement passablement infiltrés par les services et il doit se voir comme une espèce de condottière mettant sa vie en jeu dans un engagement dont ne sont pas capables les bourgeois, ce qui n’est pas faux. Le seul problème est que son combat est mis au service de la plus mauvaise des causes qui soit.

Ceux qui comme lui ont choisi le camp du bataillon Azov parce que les symboles utilisés par ces militants sont fortement inspirés des runes scandinaves qu’affectionnait la SS se trompent de combat une fois de plus et sont utilisés à nouveau comme chair à canon comme leurs ancêtres les Galiciens et les Allemands l’ont été au siècle dernier et pour le même combat contre le dernier grand peuple libre du continent eurasiatique.

En ce qui me concerne, je ne suis pas de ceux qui se réjouiront de la présence à Kiev le Jeudi 24 août 2017 de James Mattis, secrétaire à la Défense des États-Unis, pour assister à la fête nationale ukrainienne. Je m’en réjouirai d’autant moins qu’il sera accompagné par le vice-ministre Britannique de la Défense. Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leur crime.

Le 24 août, en ce qui me concerne, je serai en route une nouvelle fois pour Donetsk afin d’apporter mon soutien aux populations martyres du Donbass en lutte contre l’Occident, ses Gay Prides et ses idiots utiles qui croient lutter pour la libération des peuples.

Урра ! Победа ! Les initiés et les locuteurs de russe comprendront.

L’auteur collabore à la revue « Sans Frontières », la revue officielle de l’Institut franco-russe de Donetsk et du département français des sciences et techniques de l’Université nationale technique de Donetsk qui pour but premier le partage des cultures russe et française et le développement du Donbass.

https://voxnr.com/48905/kiev-ou-moscou

12/12/2017

JEUDI 14 DÉCEMBRE : JEAN-CLAUDE ROLINAT NOUS PARLE DE "LA HONGRIE SENTINELLE DE L'EUROPE" SUR RADIO LIBERTÉS

RL 50 2017 12 14 JC ROLINAT.jpg

ÉCOUTEZ RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

ACHETER LE LIVRE CLIQUEZ LÀ

10:44 Écrit par pat dans actualité, entretiens, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

11/12/2017

Elisabeth Lévy : « Immigration : la coulpe est pleine ! »

On nous serine que l’immigration est un sujet trop clivant pour être débattu. Pourtant, deux tiers des Français réclament qu’on l’arrête ou la réduise drastiquement. La France mérite mieux que ce déni de démocratie.

L’immigration est, on le sait, un sujet explosif, sur lequel il est prudent, dans l’espace public, de se contenter de platitudes compassionnelles, surtout si on est aux affaires ou candidat à l’être. Alors que depuis quarante ans la France est confrontée à une immigration massive dont les partisans les plus zélés ne cessent de proclamer, pour s’en réjouir, qu’elle change le visage du pays, la question a échappé à la délibération démocratique, le simple fait de vouloir qu’on en parle suffisant à classer ceux qui s’y risquaient dans le camp des populistes.

Lire la suite sur Causeur

10/12/2017

Le nouveau Premier ministre tchèque ne veut pas des demandeurs d’asile

ANDREJ_BABIS.jpg

République tchèque – Le milliardaire Andrej Babiš, devenu Premier ministre de la République tchèque, a averti l’Union européenne : son pays ne veut pas de réfugiés et les menaces de sanctions économiques n’y changeront rien !

Les dirigeants de la Commission européenne ont menacé de sanctionner les pays membres de l’Union européenne qui ne respectent pas le diktat migratoire de l’UE.

Dans une interview publiée samedi par le journal Pravo, M. Andrej Babiš a déclaré que la pression de l’UE pour forcer son pays à accepter les demandeurs d’asile ne fera qu’alimenter la montée des partis nationalistes.

« Nous devons négocier à ce sujet et proposer différents modèles, comme renforcer les frontières ou aider les pays pauvres. Mais nous ne voulons pas de réfugiés « , a déclaré le Premier ministre Babiš.

http://www.medias-presse.info/le-nouveau-premier-ministre...

23:40 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Un français, agent de la Russie, passe aux aveux !

6a00d83451619c69e201bb09ded9e1970d-800wi.pngIl s'agit d'Alexandre Latsa, qui tient l'excellent blog Dissonance. Nous le laissons expliquer son forfait lui-même, c'est ici.

en voici la conclusion:

Alors que DISSONANCE fête ces 10 ans, je tiens à donner quelques chiffres.

DISSONANCE c’est 10 ans d’écriture, 1.621 articles, des articles traduits et republiés, en 12 langues (français, russe, anglaisallemandarabeItalienEspagnolPortugaisslovaquegrechongrois, roumain), 3 livres en 4 langues et 21.000 tweets.

Une certitude est née : grâce a Internet, la propagande des médias Mainstream PEUT être combattue et même vaincue, il suffit d’y travailler.

C’est pour ça que la vérité a pu éclater en Ukraine et que cela n’a pas été le cas pour la Serbie au cours de la dernière décennie du 20ieme siècle et le pays a servi de laboratoire. Car à cette époque la, il n’y avait pas internet pour permettre aux serbes d’être défendus.

L’avenir?

DISSONANCE ne fermera pas même si le rythme de publication sera sans doute plus faible qu’avant car the job is done comme disent nos partenaires américains !

Paula Corbulon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

« Le retour du conservatisme correspond à une aspiration profonde des Français »

A l'occasion de la parution du Dictionnaire du conservatisme, qui regroupe plus d'une centaine de spécialistes de la question, Frédéric Rouvillois et Christophe Boutin ont accordé un entretien au Figarovox. Ils explorent la renaissance d'un courant politique et culturel souvent trop méconnu et caricaturé en France. Alors, conservatisme, pourquoi pas ? Mais pour conserver quoi ? Des éléments de réponse substantiels sont apportés ici.  LFAR  

3709373031.2.jpg« Le conservatisme est à la mode », écrivez-vous dans votre introduction. Comment expliquer le renouveau des idées conservatrices, et le succès des essais en librairie ?

Nous faisons effectivement le constat de la multiplication, dans les deux dernières années, d'ouvrages traitant du conservatisme, ou mettant en valeur des thématiques conservatrices. Mais le terme de « mode » est peut-être ambigu, en ce qu'il évoque quelque chose de manipulé, de secondaire et de passager. Or notre hypothèse est que ce retour du conservatisme, dont nous constatons la vigueur, correspond à une demande profonde des populations concernées, porte sur des valeurs et des éléments essentiels de leurs sociétés, et qu'il est donc certainement destiné à s'ancrer dans la durée. Derrière la diversité que peut recouvrir le terme de conservatisme, une diversité que notre Dictionnaire entend d'ailleurs traduire, on voit en effet se dessiner des lignes de force qui sont autant de réponses à des inquiétudes très profondément et largement ressenties. Tant que ces dernières persisteront, c'est-à-dire, tant que le problème de l'insécurité culturelle et identitaire ne sera pas résolu, il y aura une demande de réaffirmation d'un socle conservateur.

Emmanuel Macron a installé pendant la présidentielle l'idée d'un nouveau clivage entre conservateurs et progressistes. Ce clivage vous paraît-il plus pertinent que le clivage gauche/droite ?

Rappelons le contexte : Emmanuel Macron fait cette distinction dans le but de créer un vaste parti centriste qui évacuerait sur ses extrêmes droite et gauche des partis ou des groupes stigmatisés par le soi-disant « repli », repli sur une identité fantasmée à droite, repli sur des privilèges dépassés à gauche, tous incapables de déceler dans la marche en avant mondialiste l'unique futur sérieux de l'humanité. Mais cette manœuvre politicienne, dont nul ne niera l'efficacité spectaculaire, n'a que peu de réalité au regard de l'histoire des idées. L'extrême-gauche a en effet toujours communié dans le culte du Progrès, et ce n'est pas sa crispation sur quelques privilèges exorbitants accordés à son ultime potentiel électoral, les fonctionnaires et assimilés, qui la métamorphose miraculeusement en force conservatrice.

En ce sens, le clivage gauche/droite perdure bien derrière la distinction conservateurs/progressistes, avec simplement une gauche qui retrouve une part d'elle-même qui s'était égarée à droite, c'est-à-dire un centre libéral et libertaire. Ce dernier, qui avait été décalé à droite par l'apparition de mouvements collectivistes à gauche, s'était imposé dans une alliance contre-nature avec la droite conservatrice dans des « rassemblements » supposés permettre une bipolarisation, mais qui ont en fait conduit à un terrible appauvrissement idéologique. Il retourne maintenant à sa vraie famille. D'où l'urgence, par contrecoup, d'une redéfinition du conservatisme.

Y a-t-il une unité de la doctrine conservatrice ? ou bien le conservatisme est-il plutôt un tempérament qu'une doctrine ?

Parler de doctrine est toujours délicat : on attend un corpus intangible bannissant toute voix dissidente. Or, la diversité de notre Dictionnaire le montre, dans ses collaborateurs comme dans ses entrées, on peut être un conservateur plus ou moins traditionaliste ou plus ou moins libéral. Pour autant, cette diversité n'est pas un éclatement, car sur bien des points tous se retrouvent spontanément. Ce qui renvoie à la seconde partie de votre question : que serait une doctrine sans un tempérament ? Les choix politiques relèvent-ils de la raison pure, ou n'y aurait-il pas toujours une part instinctive, et existentielle ? Notre hypothèse est que le conservatisme est avant tout une doctrine du réalisme politique, prenant en compte le monde et l'homme tels qu'ils sont, avec leurs qualités et leurs faiblesses, une doctrine qui écarte toute reconstruction d'un monde et d'un homme idéaux sur la base de théories supposant de faire au préalable table rase de cette réalité. C'est cette unité, autant de tempérament que de doctrine, qui fournit aux conservateurs la cohérence de leurs réflexes et de leurs réponses.

Vous consacrez un article au « conservatisme de gauche ». A-t-il toujours existé ou bien est-il une réaction à la modernité technicienne ?

La pensée de gauche, volontiers démiurgique, a toujours souhaité non pas faire évoluer mais transformer l'homme ou la société, pour qu'ils ressemblent enfin à des idéaux parfaits. C'est dire que le conservatisme de gauche - hormis le sens péjoratif macronien déjà évoqué - semble absent de l'histoire des idées. Par contre, on peut effectivement constater qu'autour des interrogations actuelles sur la croissance, sur le machinisme hier, sur le transhumanisme demain, et, de tout temps, sur les débordements du capitalisme, bref, autour de certaines inquiétudes face au Progrès, certains intellectuels de gauche se posent les mêmes questions que ceux de la droite conservatrice.

Cela ne veut pas dire qu'ils aboutissent aux mêmes conclusions, mais ce débat ne peut qu'être fécond. La problématique de l'écologie et de l'environnement est ici un exemple significatif. Mais on remarquera qu'il s'agit plus d'un ralliement de certains intellectuels de gauche au réalisme conservateur que l'inverse. Seule en effet une droite libérale/libertaire, aux antipodes des valeurs conservatrices, entend permettre aux hommes de jouir sans entraves. La droite conservatrice, elle, a toujours plaidé pour l'existence des limites.

Quel rôle a joué la Réforme dans la naissance de mouvements conservateurs ?

Autant le rôle direct de la Réforme en la matière semble avoir été à peu près nul, autant son rôle indirect paraît immense. Sur un plan direct, la Réforme, qui elle-même se veut d'ailleurs un retour aux origines, ne suscite aucun conservatisme spécifique, ni dans la société, nous sommes en pleine Renaissance, ni dans l'Église, qui, loin de se crisper sur des positions acquises, va lancer la Contre-Réforme, un mouvement presque aussi novateur que celui auquel il répond. En revanche, sur un plan indirect, les conséquences de la Réforme sur l'émergence d'un sentiment conservateur s'avèrent considérables. Notamment dans la mesure où cette rupture démontre que les choses apparemment les mieux acquises, sont en réalité fragiles et menacées, et qu'il importe donc de réfléchir et de pourvoir à leur conservation. À ce propos, la manière dont Bossuet, à la fin du XVIIe siècle, va tenter de recoller les morceaux, en discutant avec les protestants puis avec Leibnitz, paraît marquée par ce souci proprement conservateur. À l'inverse, au début de la Révolution française, certains acteurs de premier plan, comme Brissot, affirment qu'il existe une liaison nécessaire avec la Réforme, et que ceux qui ont fait la « révolution religieuse » ne sauraient être hostiles à la « révolution politique ». Un thème que reprendront en sens inverse les grands penseurs conservateurs français du XIXe et du premier XXe siècle, estimant que les principes mêmes du protestantisme et du calvinisme, s'ils coïncident à beaucoup d'égards avec ceux du capitalisme libéral, se situent aux antipodes des valeurs conservatrices.

La France a-t-elle une tradition conservatrice marquée ? Quel rôle a joué la Révolution française dans l'émergence de la pensée conservatrice ?

En ce qui concerne le conservatisme, la tradition française paraît complexe, précisément en raison du poids de la Révolution. S'il existe bien des « proto conservatismes » avant celle-ci, c'est incontestablement la rupture radicale qu'elle représente, qui va entraîner l'émergence d'un courant conservateur. On l'a déjà noté, c'est lorsque l'on s'aperçoit que certaines choses, certaines valeurs, certaines habitudes, certaines coutumes essentielles sont menacées, que l'on prend conscience de leur fragilité, et donc de la nécessité de les protéger. La « table rase » que la Révolution entend réaliser, notamment à partir de l'avènement de la République, et la violence extrême avec laquelle elle y procède, vont faire émerger par contrecoup une pensée qui jusqu'alors était demeurée embryonnaire. Et qui s'appuie, dès 1790, sur le génial essai de l'anglais Edmund Burke, les Réflexions sur la révolution de France - qui demeure jusqu'à nos jours l'un des catéchismes du conservatisme. En ce sens, de même qu'elle a fondé la France moderne, la Révolution a fondé par contrecoup la pensée conservatrice.

Le conservatisme est une valeur assumée dans le monde anglo-saxon, pourquoi est-il autant diabolisé en France ?

C'est précisément en raison de sa naissance, qui contrairement à ce qui se passe en Angleterre, aux États-Unis ou en Allemagne, va s'effectuer en réaction à l'événement fondateur qu'est la Révolution française. Ce qui, comme on finira par s'en apercevoir à la fin du XIXe siècle, place le conservatisme en porte-à-faux avec les principales orientations découlant de cette crise majeure, que ce soit sur un plan institutionnel, politique, culturel ou religieux.

En fait, sous la Seconde république puis au début de la Troisième, certains républicains osent se déclarer conservateurs ; mais ce n'est plus le cas à partir des années 1890, dans le cadre d'une radicalisation, d'une « gauchisation » de la république et d'une explosion de l'anticléricalisme : à partir de là, tout conservateur est réputé ennemi de la Révolution, donc antirépublicain, antidémocrate, réactionnaire, bref, intouchable et infréquentable. À la Chambre, les députés élus sous l'étiquette conservatrice vont jusqu'à changer de nom, pour se faire appeler « progressistes » ! Enfin, au XXe siècle, le mot conservateur, exclu du jeu politique, est souvent associé à une tare morale, synonyme d'immobilisme, d'inaction, de repli sur soi, etc.

Qui sont les grands penseurs du conservatisme français ?

Question redoutable, car à part Chateaubriand il y a au fond assez peu de penseurs majeurs qui, en France, se soient réclamés expressément du conservatisme. Ceux qui en relèvent d'une manière ou d'une autre, soit écrivaient avant l'invention du terme (Montaigne, Montesquieu, peut-être Voltaire), soit n'ont pas entendu s'en prévaloir (Balzac, Taine ou Flaubert), soit sont même allés jusqu'à le récuser, à l'instar de Charles Maurras, de Thierry Maulnier… ou du général De Gaulle.

François Fillon a été défini comme étant libéral-conservateur pendant la campagne présidentielle, ces deux doctrines sont-elles complémentaires ? Ou peut-on penser, comme Jean-Claude Michéa, que conservatisme et libéralisme sont incompatibles ?

Derrière la question s'en pose une autre : quel libéralisme? La question du libéralisme tourne en fait - et un auteur comme Benjamin Constant l'a bien montré - autour de la place accordée à l'individu. Il y a un libéralisme qui demande que l'individu puisse devenir ce qu'il est, et, pour cela, qu'il ne soit pas ligoté par un monde figé de castes et de codes dont il ne puisse s'affranchir. Qui irait à l'encontre de cette liberté ? Pour autant, une société a besoin de structures, famille, commune, région ou nation pour assurer sa survie, des structures dont l'individu qui s'en voudrait totalement émancipé ne doit jamais perdre de vue que, sans elles, il n'aurait aucune chance de survivre. Un libéralisme équilibré, respectant à la fois les légitimes aspirations des personnes et la nécessaire défense des structures sociales, peut parfaitement être conservateur. Par contre, un libéralisme qui impose les désirs d'un homme à toute une société, qui fait éclater pour satisfaire les bien piètres désirs de quelques-uns les cadres pérennes qui protégeaient les autres, ce libéralisme de la jouissance narcissique où tout se réduit aux quelques années d'une vie humaine, est radicalement incompatible avec tout conservatisme.  

Olivier_Dard_Forum_France_Culture_Philosophie_2016  cc.jpg

Le dictionnaire du conservatisme, sous la direction de Frédéric Rouvillois, d'Olivier Dard et de Christophe Boutin, publié aux éditions du Cerf.

Entretien réalisé par Aziliz Le Corre.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Vague migratoire: Merkel boit la tasse

La percée de l’AfD et le virage à droite des libéraux ont fait turbuler le système et provoqué une crise politique jamais vue. Si la chancelière veut sauver son quatrième mandat, elle devra modérer son enthousiasme européen et immigrationniste. 

Dans les annales de la science politique, les élections législatives allemandes de septembre 2017 resteront un cas d’école. Celui d’un gouvernement sortant pouvant se prévaloir d’un bilan flatteur avec une situation économique florissante, des finances maîtrisées, un commerce extérieur insolemment bénéficiaire, qui reçoit un désaveu cinglant du corps électoral. À la veille des élections, un sondage indiquait que 78 % des électeurs étaient satisfaits de leur situation matérielle. Et pourtant, les deux partis au pouvoir, la CDU/CSU et le SPD enregistrent chacun leur score le plus bas depuis la création de la RFA en 1949 avec respectivement 33 % et 20,5 % des suffrages. Bien qu’annoncée par une série d’élections régionales favorables, l’entrée au Bundestag, avec 12,6 % des voix et 94 députés du parti Alternative für Deutschland (AfD), une formation alliant un fort euroscepticisme et un rejet radical de la politique d’immigration d’Angela Merkel, a été un choc dans le pays et à l’étranger.

Lire la suite sur Causeur

09/12/2017

84 % des migrants « mineurs » en Suède dont l’âge a été vérifié sont en réalité des adultes

84 migrants mineurs Suède réalité adultes
Ce sont les chiffres officiels du gouvernement suédois, publié après une campagne de vérification réalisée à sa demande par un institut national de médecine légale entre mars et octobre de cette année. Au total, 7.858 tests ont été effectués sur des migrants qui se prétendaient mineurs. Des informations à mi-parcours faisaient état de proportions semblables.
Les tests ont révélé que 6.628 d’entre eux avaient probablement 18 ans ou plus. 112 cas supplémentaires sont douteux faute de pouvoir faire des vérifications plus fines mais ils sont « possiblement » à ranger dans cette catégorie de migrants qui ont menti sur leur âge.
Il s’agit d’un carottage : entre 2015 et 2016, ce sont quelque 80.000 migrants qui sont entrés en Suède en avançant leur minorité, circonstance qui améliore les chances de voir son dossier accepté.

Lire la suite sur REINFORMATION.TV

08/12/2017

Vidéo sur l’immigration du gouvernement polonais

Traduction :

Le gouvernement PiS s’est retiré de la décision nuisible du gouvernement PO-PSL de faire venir des immigrants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en Pologne. Nous avons été les premiers à dire que tous les immigrants ne sont pas des réfugiés, mais seulement quelques-uns fuient la guerre et la terreur. Deux ans après l’opposition du gouvernement polonais à l’admission des immigrants illégaux, les dirigeants européens commencent à comprendre l’absurde politique de réinstallation forcée des réfugiés.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

06:07 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

07/12/2017

L’Europe Unie du grand remplacement : comment en est-on arrivé là ?

maxrnnnesdefault.jpg

Bernard Plouvier

Durant les Golden Sixties, il y a avait du travail et même beaucoup de travail, plus que les Européens ne pouvaient en assumer. En outre, le « peuple éternellement martyr » voulait assurer ses arrières en introduisant des cibles potentielles, en cas de nouveau déchaînement xénophobe.

Le résultat ne se fit pas attendre. On introduisit massivement des travailleurs, soit des hommes faits, provenant de Turquie (Allemagne), du Maghreb (France, où les Noirs ne sont arrivés que secondairement), d’Afrique noire et maghrébine (Belgique), d’Insulinde et de Guyane (Pays-Bas), des Antilles, des Indes et d’Afrique noire (Grande-Bretagne).

Là-dessus, se produisit un phénomène imprévu, tant il est vrai que les experts ne servent strictement à rien : ils ne prévoient jamais que ce qui ne se produit pas ! Dès le premier choc pétrolier et la montée en flèche de toutes les matières premières, en 1973, les Européens – qui n’étaient pas, alors, des réplicons de Nord-Américains -, réduisirent leur consommation et en revinrent aux ancestrales habitudes d’économie.

La grande distribution d’Europe occidentale, qui rêvait aux superbénéfices des cousins d’Amérique du Nord, se lança dans une opération de propagande humanitaire : il fallait absolument, au nom du Seigneur et des Droits de l’Homme réunis, regrouper les familles des pauvres travailleurs immigrés.

En France, deux politiciens très sensibles aux ukases des hommes d’argent, les sieurs Giscard d’Estaing et Chirac, édictèrent le Décret 76-383, du 29 avril 1976 (paru au JO du 2 mai), légalisant le regroupement familial. Et affluèrent femmes, enfants & vieillards ; coran, mosquées & imams ; jeunes (et moins jeunes) délinquants-racketteurs-vandales-violeurs ; trafiquants de haschich (Maroc), d’héroïne (via la Turquie), ecstasy, méth-amphétamine, cocaïne et autres merveilles de la chimie parfois casher (si, si !).

Il ne manquait plus que quelques guerres néocoloniales, induites par les maîtres des USA et imposées à leurs valets des États européens, pour que surgisse le Djihâd et ses attentats aveugles, prouvant que l’on peut tuer beaucoup d’innocents avec des moyens rudimentaires.

En résumé, l’on en est arrivé là, parce que les opinions publiques européennes se sont laissé berner par de faux sentiments humanitaires. On avait besoin de travailleurs et on importa la misère, sous-douée & sous-productive, du Tiers-Monde. S’enrichit beaucoup la grande distribution, tandis que la foule des glorieux parasites d’associations humanitaires trouvait à s’occuper de façon particulièrement flatteuse pour l’égo de ses membres.

Manifestement, au moins 45% des citoyens des États d’Europe occidentale et scandinave ont compris l’origine de leur malheur, mais beaucoup n’osent s’affranchir de la propagande niaise et catastrophiste : que vont devenir nos gentils immigrés et notre économie si compliquée, lorsque les méchants populistes seront arrivés démocratiquement au pouvoir ?

C’est à répondre à ces questions que les populistes doivent s’attacher. Les remèdes existent, puissants, impitoyables, car adaptés à la situation très périlleuse des Européens. Il importe de les faire connaître en assurant les Nations autochtones qu’ils seront appliqués dans toute leur rigueur.

- Retour intégral des extra-Européens dans leurs continents d’origine, une fois terminées leurs études et leurs stages de formation.

- Retour à une politique économique de préférence continentale en matière d’emploi, de ré-industrialisation européenne, d’accords commerciaux négociés de pays à pays.

- Indépendance totale des États européens, avec abandon des tutelles de New York (Finance) et de Washington (Ukases politiques et militaires).

- Union intime de l’Europe occidentale et scandinave avec l’Europe danubienne et l’immense Russie.

En France, on en est loin, voire même à des années-lumière ! Le personnel politique est vieux, usagé, bon à mettre, très poliment, à l’hospice. C’est à la jeune génération de créer le nouveau populisme européen.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/12/0...

06/12/2017

Le Conseil de l’Europe européenne a adopté de nouvelles règles en matière de TVA pour les achats en ligne

Conseil Europe européenne nouvelles règles TVA achats ligne
 
Il s’agit paraît-il d’une « simplification » qui facilitera la stratégie du « marché unique numérique » de l’UE. Elle vise notamment à faire payer la TVA dans l’Etat de résidence du consommateur pour mieux répartir les revenus entre les Etats membres, et ce avec moins de paperasserie.
Les plates-formes de vente en ligne seront rendues responsables de la collecte de la TVA sur les ventes à distance, afin d’éviter l’importation à meilleur marché de produits hors taxes depuis les pays tiers.

Lire la suite sur REINFORMATION.TV

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France

De Jean Rouxel dans Les 4 vérités :

6a00d83451619c69e201b7c93a46a9970b-800wi.jpg"[...] Je comprends, par exemple, d’autant mieux qu’on soit favorable à la sortie de l’euro que j’étais, pour ma part, hostile à la création de la monnaie unique. Mais pourquoi ne pas restaurer d’abord les finances publiques ? Cela nous permettrait de nous poser la question de la sortie de la monnaie unique dans des conditions favorables.

Cessons donc de voir ailleurs les causes de nos problèmes.

Bien des choses peuvent se régler chez nous, avec un minimum de volonté politique. Stopper l’immigration n’impose pas de dénoncer les traités internationaux. Baisser la dépense publique non plus. Révoquer les juges libérant des assassins peut être décidé par le parlement.

Et ainsi de suite.

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France. Les pays de l’est, pourtant membres de la même Union européenne que nous, et souvent utilisateurs du même euro que nous, montrent que l’action politique reste possible.

Cela n’exonère pas l’Union européenne de ses responsabilités dans nos difficultés. Mais commençons donc par ce qui nous est accessible.

On se demande parfois si les dirigeants politiques n’utilisent pas Bruxelles ou l’euro afin de se trouver un alibi pour ne rien faire. Ce n’est pas ainsi que nous reprendrons le pouvoir et que nous redresserons la France!"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

« Tout nous fait tourner notre regard vers l’Europe » (entretien avec Gwendal Crom)

 Europe Maxima : Pouvez-vous vous présenter ? Qu’est-ce qui vous a amené à vous investir (méta)politiquement ?

Gwendal Crom : Je me nomme Gwendal Crom, j’ai la trentaine, je suis ingénieur et journaliste de formation. Je me suis investi métapolitiquement après la mort de Dominique Venner. Le destin a voulu que le jour du sacrifice de l’auteur du Samouraï d’Occident, je sois au Japon en train de lire Les pensées de Marc-Aurèle. Je ne connaissais pas Dominique Venner et n’avais jamais lu un de ses ouvrages. J’avais déjà les idées qui sont les miennes aujourd’hui mais je m’étais toujours tenu à l’écart de ce milieu. Revenu en Europe, le geste et les derniers textes de Dominique Venner me revenaient sans cesse. Il fallait sortir de ces « ambiguïtés toxiques » disait Venner. J’ai réuni mes plus proches amis et j’ai fondé avec eux un cercle de réflexion identitaire. Notre but était d’interroger la grande Tradition européenne au moyen de « critiques positives » des œuvres de cette Tradition. Ceci afin d’en tirer les idées efficientes, positives nous renseignant sur elle et les solutions qu’elle peut apporter aux défis de notre époque. Ainsi est né Le Socle.

Je me suis engagé politiquement à la suite de cet engagement métapolitique. Engagement politique qui s’est fait naturellement dans la mouvance identitaire.

EM : Vous êtes donc le créateur d’un cercle de réflexion nommé Le Socle. Quel en fut la genèse ? Son but ? Pourriez-vous nous présenter vos collaborateurs ?

GC : Le Socle réunit des Européens de sensibilités différentes. Notre point commun est d’être de la mouvance identitaire au sens large. Certains sont souverainistes quand d’autres sont pour la constitution d’un véritable État européen. Nous comptons des païens, des chrétiens et des agnostiques. Mais nous avons tous à cœur de perdurer en tant qu’Européens sur le sol de nos ancêtres. L’heure n’étant plus aux querelles de chapelle, nous prônons la seule réconciliation qui vaille, celle entre Européens.

Comme dit plus haut, Le Socle a pour but de comprendre ce que nous sommes, ce qu’est notre Tradition pour ensuite permettre des engagements futurs. Il s’agit d’une démarche de ressourcement et de conscientisation pour ainsi dire.

La démarche du Socle est basée sur plusieurs constats. Tout d’abord, nous considérons que le temps qu’il nous reste est trop court pour redéfinir de A à Z ce que nous sommes et ce que nous voulons. Mais, et c’est là notre second constat, nous avons derrière nous une longue histoire d’étude de notre Tradition. De nombreux auteurs ont écrit sur elle, sur ce qui nous fait en tant qu’Européens. D’innombrables travaux ont été réalisés sur le sujet mais nous sommes aujourd’hui incapables d’en profiter. Chacun a (et notre époque d’individualisme forcené n’y est bien évidemment pas étrangère) la prétention d’élaborer sa propre « pensée ». Mêmes ceux qui se disent traditionalistes sont touchés par ce mal. Certes, il y a en Europe et depuis l’origine une tradition du libre-arbitre mais elle ne doit pas être confondue avec cela. Être traditionaliste, c’est d’abord revendiquer un héritage culturel, philosophique, spirituel, politique. C’est le comprendre et le transmettre. Un traditionaliste qui veut élaborer une pensée nouvelle devra d’abord avoir accompli cela. L’étendue de notre Tradition est telle que plus de 99,9 % des gens ne peuvent y prétendre (c’est également notre cas).

Au Socle, chaque membre se place dans une veine de la grande Tradition européenne, que nous découpons en tradition païenne, en tradition chrétienne et en tradition de libre-pensée (nous considérons que ces trois piliers constituent le socle de la civilisation européenne, d’où le nom de notre cercle). Chaque membre se choisit également une figure tutélaire qui le « guidera » dans le choix de ses lectures et qui est bien évidemment en lien avec la veine de la Tradition dans laquelle il se place. Païen, j’ai Dominique Venner pour figure tutélaire. Un camarade chrétien a Saint Thomas d’Aquin tandis qu’un troisième se revendiquant de la libre-pensée (pas au sens gauchiste du terme bien entendu) a Charles Maurras pour figure tutélaire. Chaque membre se concentre, s’initie ainsi à une part de la grande Tradition européenne. Il livre ensuite le fruit de ses travaux pour chaque lecture réalisée. Chaque membre se « spécialise » ainsi tout en profitant du travail réalisé par ses condisciples. Cette « spécialisation » permet à chacun d’incarner chaque jour un peu plus une école de la grande Tradition européenne au lieu de « picorer » à droite, à gauche de quoi se constituer sa petite pensée personnelle (chose à laquelle prétendent même Nabilla et Hanouna).

Le Socle est ainsi un cercle de réflexion mais il est un peu plus que cela. Comme dit plus haut, le but n’est pas de rester à un niveau purement intellectuel. Notre but est de nous plonger dans la Tradition et de revenir avec elle. Certains sont entrés dans les ordres, d’autres se sont engagés politiquement, beaucoup ont intégré des instituts de formations comme l’Iliade ou Academia Christiana.

Au Socle enfin, nous nous réunissons dans une ambiance européenne. Je veux dire par là que nous faisons nos présentations accompagnés de grands plats et de bonnes boissons mais que celui qui y vient ne le fera jamais en « touriste », en consommateur. Chacun doit y apporter le fruit de ses travaux. La discipline y est de rigueur comme la camaraderie. À l’européenne donc. Voilà pourquoi les nouveaux membres nous font à chaque fois cette même remarque : après les réunions, ils se sentent ressourcés.

Concernant nos débuts, nous sommes partis de trois membres fondateurs. Moi-même pour la tradition païenne, Vaslav Godziemba pour la tradition chrétienne et Félix Croissant pour la tradition de libre-pensée. Nous sommes aujourd’hui près d’une dizaine de membres.

EM : Le Socle digère, pour ainsi dire, de nombreuses pensées et de nombreux points de vue. Pour autant vous ne produisez pas de contenu propre. Est-ce une prochaine étape ?

GC : Comme dit plus haut, seul un travail conséquent le permettrait en toute humilité, et encore cela n’est-il pas forcément une priorité vue la configuration historique qui est la nôtre. Combattre et transmettre est la première des priorités. Néanmoins, ceux qui nous suivent depuis un certain moment remarqueront des constantes dans les sujets abordés, notamment la notion d’aristocratie et l’idée d’Europe. Qu’est-ce qu’une aristocratie, en quoi notre monde est la proie d’une (anti–)aristocratie de l’argent, pourquoi une nouvelle aristocratie nous est-elle nécessaire pour nous en défendre et comment la faire advenir ? Ces interrogations sont actuellement le centre de plusieurs réflexions au sein du Socle. Si ces réflexions deviennent suffisamment abouties et originales pour être partagées, alors nous les partagerons.

EM : Votre combat est clairement métapolitique. En cela, votre démarche n’est pas nouvelle. Le GRECE a pour ainsi dire « lancé la mode » dans les années 1970. Hélas, le résultat escompté du combat métapolitique n’est pas vraiment au rendez-vous. Comment expliquez-vous cela ?

GC : Je pense au contraire que le travail du GRECE (et de la Nouvelle Droite en général) a eu un impact considérable. Il faut également se rappeler des réactions violentes qu’il suscita très rapidement (en particulier avec l’arrivée de la gauche au pouvoir et lors de la constitution du Figaro Magazine), montrant que beaucoup avaient conscience du potentiel des idées et des hommes de la Nouvelle Droite. La mouvance identitaire au sens large (de l’Alt-Right américaine aux eurasistes russes en passant par l’Europe évidemment) se revendique des travaux et réflexions menées par le GRECE. Je pense qu’on ne peut pas faire fi du phénomène d’inertie de manière générale. Et il faut parfois attendre plusieurs décennies pour constater les effets d’une cause. Mais vous voulez bien évidemment faire référence à ses effets sur la société dans son ensemble. Sans doute faudrait-il parler pour l’instant des résultats politiques du GRECE. On ne peut mener de combat métapolitique efficient sans des relais adéquats dans la population. La Nouvelle Droite n’avait à l’époque ni les médias, ni les institutions (universités ou structures relevant du ministère de la Culture par exemple). Bref, elle ne pouvait pas pénétrer efficacement les différentes couches de la population car ses moyens publics ou privés étaient insuffisants.

Quant au Socle, son travail est dirigé vers ses membres et non vers l’extérieur. Il n’a donc pas de rôle métapolitique à proprement parler. Nous publions nos critiques positives pour nos membres et ceux qui voudraient nous rejoindre.

EM : N’est-ce pas en fin de compte un problème de calibrage entre d’une part le peuple et une avant-garde intellectuelle d‘autre part ? Vous conviendrez qu’il est difficile de mettre Les Métamorphoses d’Ovide entre les mains d’un téléspectateur de Cyril Hanouna…

GC : Il faut sortir de cette escroquerie intellectuelle venue de la gauche qu’est la « culture pour tous ». Tout ce qui relève de la culture est élevée et tout ce qui est élevé demande des efforts. Même en venant d’un milieu exigeant intellectuellement, se cultiver est toujours un mouvement ascendant. Ce n’est pas la culture qui descend à nous. On peut et on doit favoriser les mesures politiques qui empêchent la population de s’abaisser, ne pas subventionner l’art contemporain, interdire la production de personnes comme Hanouna à la télévision ou ailleurs… Mais on ne forcera jamais les gens à lire Kant ou Les Métamorphoses.

Les révolutions métapolitiques, les changements de mentalités existent cependant. Mai 68 en est un très bon exemple. Mais au final, était-ce étonnant en considérant la survenue de la société de consommation, le traumatisme de deux guerres mondiales, la chute de l’univers aristocratique européen, la victoire des puissances matérialistes américaines et russes. Notre monde était mûr pour le gauchisme. Aujourd’hui, il semble plus que jamais prêt pour une révolution identitaire.

Vous remarquerez enfin que ceux qui ont changé la société à la suite de mai 68 étaient des bourgeois cultivés. Ils ont investi les journaux, les facultés, les ministères. Aujourd’hui, riches ou pauvres, instruits ou incultes, nous vivons dans leur monde.

EM : Vous faites partie de cette jeunesse qui a le regard tourné vers l’Europe. Quand est-ce que vous avez pris conscience de votre « européanité » ? Qu’est-ce qu’être Européen pour vous ?

GC : À vrai dire, tout nous fait tourner notre regard vers l’Europe. La vassalisation des nations d’Europe, la menace démographique pesant sur les Européens, le sentiment d’appartenir à une civilisation commune, d’avoir des origines communes, le fait que si nous ne nous unissons pas, nous sommes promis à la disparition… Tout nous ramène à l’Europe, quelle que soit la signification politique que nous donnons à ce mot.

À titre personnel, j’ai vécu plusieurs années en Autriche durant mon adolescence. Je me rappelle de jeunes Autrichiens très chauvins et dans la nostalgie de la grandeur de l’Autriche-Hongrie. C’est vers la fin de mon séjour que nous avons cessé de nous quereller sur la question de savoir qui de la France ou de l’Autriche était la plus grande nation. Ils m’avaient alors confié se sentir « à la maison » en Bretagne tout comme je me sentais chez moi dans le Tyrol et dans les rues de Vienne. J’ai retenu de ces années que la nostalgie était un poison pour les Européens et qu’il nous avait fait perdre de précieuses années.

Pour répondre à votre question, est Européen celui qui est descendant d’Européens. Je pourrais vous faire une liste des qualités mentales et spirituelles des Européens mais celles-ci varient grandement selon l’époque et le milieu considérés. Seule une « aristocratie secrète » pour reprendre les termes de Dominique Venner a continué d’incarner les qualités de nos plus lointains aïeux. Une vision tragique de l’existence, l’importance accordée à l’esthétique et à l’individualité enracinée, le sentiment de la liberté… tout cela n’est pas forcément bien compris et incarné par tous les Européens. Mais tous, nous conservons un univers mental mélangeant racines païennes et message christique, aristocratie virile et respect de la femme, amour de la nature et soif de connaissance. Àvrai dire, ce qui manque aujourd’hui aux Européens, c’est surtout de l’équilibre, de la mesure. Un manque qui nous a jeté dans les bras de la technique, de l’amour inconditionnel de l’autre et nous a enlevé toute force, toute capacité de révolte.

EM : Que pensez-vous de la pseudoUnion européenne ? Quel régime politique conviendrait le mieux à l’Europe selon vous ?

GC : L’Union européenne est la création parfaite pour désarmer les Européens et les éloigner de toute notion d’Europe-puissance. C’est un outil d’impuissance au service des États-Unis. Ce n’est pas un État, elle ne possède aucun gouvernement capable d’agir sur le long terme. Elle est également gangrénée par les mêmes maux que les États européens : progressisme, dogmatisme libéral, soumission aux banques et aux lobbies.

À titre personnel, je suis pour la constitution d’un véritable État européen supranational, identitaire et fondé sur le principe de subsidiarité. Le cycle des États-nations né des traités de Westphalie est en train de se clore pour laisser la place à un affrontement entre blocs d’échelle continentale ou sub-continentale. Fonder un bloc européen disposant des outils de puissance équivalents à ceux de ses concurrents est une nécessité vitale.

EM : Quel regard portez-vous sur le problème du séparatisme catalan et le conflit russo-ukrainien ? Le projet eurasiste représente-t-il une alternative crédible à vos yeux ?

GC : Là encore je ne pourrais répondre qu’à titre personnel tant les avis sur la question sont nombreux au sein du Socle (comme dans le reste de notre mouvance). Mais quelles que soient les positions des uns et des autres au sein de notre mouvance, je ne peux m’empêcher de remarquer le manque total de cohérence de certains des nôtres qui défendent l’intégrité de la nation espagnole quand ils nient celle de l’Ukraine (ou inversement). Néanmoins, une Catalogne indépendante resterait en Europe, ce qui n’est pas le cas de la Crimée ou du Donbass. Personnellement, si je suis pour la constitution d’un État européen à la vue de l’impuissance des États-nations d’Europe, ce n’est pas pour être favorable à une sommation d’impuissances encore plus navrantes d’« États-régions ».

Quant à l’eurasisme, il suffit de se rendre en Russie pour voir que cette nation n’a que peu à voir avec l’Europe. La Russie nous a dit que l’Ukraine devait être une zone tampon entre l’Europe et la Russie. Je répondrais que la Russie doit servir de zone tampon entre l’Europe et l’Asie.

EM : Pour conclure, croyez-vous, à l’instar de Nietzsche, que « l’Europe ne se fera qu’au bord du tombeau » ?

GC : A-t-on aujourd’hui le choix ?

Propos recueillis par Thierry Durolle

http://www.europemaxima.com/tout-nous-fait-tourner-notre-...

Le Conseil de l'Europe veut imposer le "droit" à l'avortement

6a00d83451619c69e201b8d2c48586970c-200wi.pngLe Conseil de l’Europe publie un rapport, accompagné d’une série de recommandations aux 47 Etats membres. Le document épingle pêle-mêle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment « des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement ». Il rappelle aussi qu’en Pologne « une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence ».

Outre la Pologne, le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation « hautement restrictive » en matière d’accès à l’avortement, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour mettre un terme à sa grossesse. Il est de

« la responsabilité de l’Etat de s’assurer qu’un autre moyen d’accès à l’avortement est possible ». « L’avortement doit être légal à la demande d’une femme en début de grossesse et jusqu’à son terme si cela peut protéger sa vie ou si elle risque d’être maltraitée ».

"Si cela peut protéger sa vie"... Et celui de l'enfant à naître ?

Le Commissaire énonce 54 recommandations :

  • de renouveler l’engagement politique en faveur des droits des femmes et de se prémunir contre les mesures rétrogrades qui compromettent la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes ;
  • de mettre en place des systèmes de santé qui préservent et fassent progresser la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes ;
  • de garantir une éducation sexuelle complète
  • de faire en sorte que la contraception moderne soit abordable, disponible et accessible ;
  • d’assurer à toutes les femmes l’accès à un avortement légal et sûr;
  • de veiller à ce que le refus de donner certains soins opposés par des professionnels de santé ne compromette pas l’accès des femmes en temps utile à des soins de santé sexuelle et reproductive ;
  • de respecter et protéger les droits des femmes lors de l’accouchement et de garantir un accès de toutes les femmes à des soins de santé maternelle de qualité ;
  • d’éliminer les pratiques coercitives et de protéger le respect du consentement et des décisions éclairés des femmes dans les situations liées aux soins de santé sexuelle et reproductive ;
  • de garantir à toutes les femmes l’accès à des recours effectifs contre les atteintes à leurs droits sexuels et reproductifs ;
  • d’éliminer la discrimination dans la législation et la pratique, et de garantir l'égalité pour toutes les femmes en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs.

Voilà aussi pourquoi il est nécessaire de participer à la Marche pour la vie du 21 janvier 2018 à Paris.

Grégor Puppinck explique dans Gènéthique :

"Ce rapport, endossé par le Commissaire européen aux droits de l’homme, Nils Muiznieks, a été en grande partie rédigé, comme il est précisé dès l’introduction, par le principal lobby américain pour la promotion de l’avortement auprès des instances internationales, le Center for Reproductive Rights. Un lobby proche du Planning familial. Ce n’est donc pas un rapport d’experts mais un rapport de lobby. Aussi, comme tel et sans surprise, il reprend mot pour mot l’agenda des lobbys pro-IVG.  A savoir :

1/ Omission complète de toute mention de l’enfant,

2/ Droit à l’IVG jusqu’à la naissance,

3/ Restriction de la liberté de conscience des professionnels de santé.

En fait, le militantisme du Commissaire Muiznieks était déjà bien connu. Déjà, en 2014, il avait refusé de condamner l’infanticide néonatal, alors qu’il avait été saisi par plus de 200 000 citoyens, prétendant à l’époque que cette question ne faisait pas partie de son mandat…

Quelle importance faut-il accorder à ce rapport ?

Il n’y a pas lieu d’accorder beaucoup d’importance à ce document car cette fonction de commissaire est purement politique. Il n’a aucun pouvoir, très peu d’autorité et encore moins de notoriété. C’est d’ailleurs pour cela qu’il peut se permettre de prendre des positions aussi peu responsables. En fait, c’est regrettable pour le Conseil de l’Europe car cela ne fait pas très sérieux.

D'ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme ne prévoit aucun "droit' à l'avortement. Tout au plus, la Cour européenne tolère l'avortement : mais dire comme le fait le Commissaire, qu'il existerait un droit à l'avortement sur demande au titre des droits de l'homme est tout simplement faux. Il existe en revanche un droit à al vie, et la Cour européenne a admis que les Etats peuvent garantir ce droit depuis la conception de l'embryon. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

05/12/2017

Sommes-nous donc contre l'Europe ?

3300364378.jpg

« L’Europe, faites la mais ne faites pas comme si c'était fait » Charles Maurras 

Sommes-nous, comme nous pourrions parfois le donner à croire par maladresse, antieuropéens ? Sommes-nous contre l'Europe ?  

Nos positions ne doivent pas être des foucades. Nous devons être attentifs à leur formulation. Il faut distinguer les plans, ne pas ignorer les nuances qui s'imposent : elles peuvent être importantes.  Nous devons veiller à n'être ni apparaître comme des acteurs négatifs dans le spectre politique français ou comme des esprits simplistes, sectaires, psychorigides. Parce que nos volontés ni nos doctrines politiques ne nous conduisent vers rien de tout cela. 

Dans l'affaire européenne, nous sommes carrément opposés à l'esprit de Bruxelles comme à sa réalité technocratique, niveleuse, en fait mondialiste, immigrationniste et multiculturaliste. Cette Europe-là a commencé par refuser de reconnaître ses racines, notamment, mais pas seulement, chrétiennes. Toutes ses racines nées de l'Histoire. Par-là, elle a rompu avec sa réalité. Elle a voulu se construire par dépassement et effacement des Etats-Nations alors qu'elle ne peut exister que par le concert des mêmes. D'origine, l'Europe au sens bruxellois a voulu se construire par l'économie, se définissant seulement comme un « marché ». En ignorant que l'argent n'unit pas. Il divise*. Conséquemment, l'U.E. a travaillé à rendre ce marché homogène, à l'unifier, et même le massifier en édictant un grand nombre de réglementations des plus tatillonnes.  Plus récemment, elle a voulu imposer l'accueil massif de migrants, obliger chaque Etat à des quotas réinventés pour la cause. Le rejet des peuples et de certains Etats courageux a suivi, fatal, d'un bout à l'autre d'une Union qui n'en est pas ou plus une. Ainsi l'un des principaux reproches que l'on peut adresser aux hommes et aux institutions qui ont eu la charge du projet européen est précisément d'avoir gâté cette grande idée, de l'avoir peu à peu discréditée aux yeux des peuples et d'avoir provoqué le rejet, voire le mépris, qu'aujourd'hui elle inspire. Peut-être pour longtemps. 

Une autre Europe était et reste possible et nous n'avons pas à nous en dire « partisans » : nous en sommes, nous sentant profondément européens d'une Europe réelle, faite de ses différences, de ses peuples divers, de ses langues et de ses cultures, de sa riche palette de climats, de paysages et de mœurs, de son enracinement spirituel diversement mais partout majoritairement chrétien, de son patrimoine intellectuel, de ses scientifiques et de ses techniciens, de ses littératures et de ses arts, différenciés et formant pourtant une évidente communauté de civilisation, à défaut de constituer une unité politique. Par tradition, par héritage, par respect de l'Histoire, par sens et goût des traditions, des racines et des terroirs, par attachement au principe dynastique qui, au cours des siècles fondateurs a façonné l'Europe, uni tant de fois les familles princières du continent, relié leurs Etats et leurs peuples, les royalistes sont par essence européens. Peut-être plus naturellement, plus spontanément que d'autres.  

C'est cette Europe-là que nous prônons. L'Europe des intérêts, économiques, sociaux et politiques n'a jamais cessé d'être divisée. Elle l’est aujourd’hui plus que jamais. Sans-doute par définition et pour longtemps. L'Europe communauté de civilisation, en revanche, à condition qu'elle s'éloigne de son tropisme de repentance et d'excessive autocritique, est une réalité qui n'a nul besoin d'une armada de technocrates pour exister. Les mêmes qui provoquaient déjà l'ire de De Gaulle autour de 1960 ...  Echanges scientifiques, universitaires, culturels, estudiantins, grands projets d'intérêt commun, grands travaux unificateurs du Continent, peuvent se réaliser sans eux. Le Conseil des chefs d'Etat, des gouvernements ou des ministres concernés y suffirait. 

Cette Europe-là n’exclut pas une Union qui serait progressivement plus politique par la concertation institutionnalisée de ses Etats. Elle ne l'exclut pas, elle la précède et la conditionne.  

La première de ces deux Europes d'esprit si opposé, est en train d’échouer. D'aucuns se demandent si elle n'est pas déjà morte sans le savoir. Rien en tout cas n'est certain de sa pérennité ni de sa capacité de résistance aux épreuves et au temps. Celle que nous appelons de nos vœux pour éloignée qu'elle soit de la doxa postmoderne a au moins pour bases de puissantes réalités sur lesquelles l'Europe de Bruxelles vient aujourd’hui se briser. Notre Europe a le mérite d'être, en plus d’une réalité, une espérance. 

* Guerre fiscale intra-européenne

Retrouvez l'ensemble de ces chroniques en cliquant sur le lien ci-dessous

En deux mots, réflexion sur l'actualité

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

En 2016, 450 personnes ont été victimes d’attaques à l’acide dans la capitale britannique

En 2016, plus de 450 personnes ont été victimes d’attaques à l’acide dans la capitale britannique – trois fois plus qu’en 2014. Ces attaques ont lieu principalement dans l’est de Londres. Les arrondissements les plus touchés par les agressions à l’acide sont Newham, Barking & Dagenham et Tower Hamlets.

Tower Hamlet et Newham abritent une population musulmane très importante : environ un tiers des habitants. Il s’agit notamment d’une immigration bangladaise. Or, au Bangladesh, pays musulman à 89 %, le vitriolage est monnaie courante. Ainsi en venant en Angleterre, ils ont importé cette pratique barbare.

Rappelons que les Rohingyas, qui font pleurer le Pape François, sont justement une population musulmane originaire du Bangladesh. 

 

"Douleurs atroces", "peau qui fond"… : les attaques à l’acide se multiplient à Londres 
On en dénombrait 166 en 2014, puis 261 l’année suivante et 454 en 2016

Vers la fin du massacre des trisomiques en Pologne

En Pologne, l'avortement est interdit, excepté en cas de malformation du fœtus. En fait, la plupart des avortements légaux (1024 sur 1098 en 2016) ont pour victime des fœtus trisomique.

Le comité Stop avortement avait lancé une initiative citoyenne pour demander que soit mis fin au massacre des trisomiques. La pétition, vigoureusement soutenue par les évêques, a été signée par plus de 830 000 personnes entre le 1er septembre et le 15 novembre, et déposée à la Diète.

La proposition d’amendement pour interdire l’avortement en cas de malformation du fœtus va donc passer devant le Parlement dans les trois mois, et sera sans doute votée.

Le texte est explicitement soutenu par le Premier ministre Beata Szydło et par le président de la République Andrzej Duda.

En France, quand il y a 700 000 signatures contre un projet de loi, on les met à la poubelle. Quel est le pays le plus démocratique ?

par Michel Janva 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/12/vers-la-f...

04/12/2017

La Commission européenne appelée à couper les fonds à la Hongrie : pour lui faire payer sa gestion des migrants ?

Hongrie-Viktor-Orban-encense-dans-un-manuel-d-histoire-600x400.jpg

La Hongrie dénonce une attaque politique. L’objet de sa colère, c’est une lettre, dans laquelle la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest.

Dans ce courrier, une demande surprenante : la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest, jusqu’à ce que “les libertés démocratiques fondamentales soient rétablies et la corruption combattue.” La correspondance, datée du 23 novembre, est signée par un ancien ministre des Finances allemand, et trois ex-commissaires européens.

Janos Lazar, porte-parole du Premier ministre, s’insurge :

C’est une attaque politique de la gauche. Les libéraux et les socialistes, les opposants du Fidez et les chrétiens-démocrates l’ont réclamée à la Commission européenne. Ca n’a rien à voir avec la vraie vie et la réalité.

Il semble surtout que Bruxelles souhaite faire payer la Hongrie pour son refus d’accueillir plus de migrants…

03/12/2017

L’Europe, cette « Babel moderne » dont ils se félicitent !

333804856.jpg

par François-Xavier Decrop
Une réflexion étonnante et originale, une sorte d'exégèse érudite des textes bibliques - dans le détail desquels nous ne nous aventurerons pas - mais un cheminement intéressant qui conduit à une critique de fond de la Babel européomondialiste comme des sociétés postmodernes liquides et hors sol.  On lira ce texte avec intérêt en ce dimanche religieux ... Sans négliger son aspect politique et social [Causeur , 30.11].  LFAR 

Babel. Mon étonnement devant la puissance de ce verbe croît de jour en jour.

Récemment sur les ondes, deux hommes politiques français qualifiaient – admiratifs – l’institution européenne de Bruxelles de « Babel moderne », carrefour de langues multiples et rencontre de cultures diverses… Ecoutant peu les médias, je donne à cette redondance valeur significative.

« Dieu n’existe pas mais notre projet reste de le défier »

Premier étonnement d’entendre des « leaders » politiques « progressistes » utiliser, pour qualifier le projet européen, ce terme biblique d’un âge où le religieux conduisait les hommes. 

Puis surprise du contresens : Babel était au contraire la réitération d’un langage circulaire -« briquetons des briques… » – jugé par Dieu Lui-même comme une impasse. L’institution européenne serait-elle dans cette même fièvre écholalique, derrière la multiplicité des langages ?

Cette invocation se référerait peut-être au sens couramment donné à cet épisode de « défi à Dieu » ? Étonnante persévérance : ce projet politique explicitement laïc, effaçant toute référence religieuse, serait donc de fait implicitement : « Dieu n’existe pas mais notre projet reste de le défier ».

Le texte fondateur de notre civilisation judéo-chrétienne semble inconnu ou incompris d’une partie de nos élites dirigeantes. Il est très étonnant de croire pouvoir conduire les hommes vers l’a(d)venir en effaçant les étapes précédentes du chemin. Il est vrai que l’héritage oblige. Pour se libérer de toute dette envers ceux qui nous ont précédés, il suffit d’offenser leur mémoire au nom des violences passées, en oubliant de célébrer ceux qui, graduellement, ont construit ce monde de droit que nous avons reçu, par exemple en abolissant l’ignoble pratique de l’esclavage, contre tout intérêt et pratiques en vigueur, au nom de ce principe d’équivalence humaine hérité du monothéisme. Libre enfin des empêchements du passé, l’homme se rêve alors au centre d’un monde soumis à son emprise, et peut alors laisser cours à la tyrannie égotique de son cerveau reptilien. Les plus dénués de scrupules prennent alors les rênes du pouvoir sur un peuple indigné de son histoire. Mais où ces Tartuffes nous conduisent-ils ? L’étonnement se fait inquiétude.

« Sur toute la terre, une seule lèvre, des paroles unies… »

Pour qui persiste à penser ce monde et notre place dedans, il reste d’interroger ce texte, d’autant plus s’il se veut affranchi des rites, des chapelles et de dogmes, car notre culture s’est construite sur ce texte fondateur, et notre pensée s’est constituée par lui.  Alors, même si nous nous pensons « sortis du religieux », cette très particulière désacralisation du monde où il nous a conduits doit-être pensée à partir de lui.

Que nous dit le récit biblique ? : « sur toute la terre, une seule lèvre, des paroles unies… » (..) « dans cette faille en terre de Shin’ar » où l’homme s’est installé, ils répètent en boucle, « briquetons des briques », et cette synergie de tous décuple la capacité de faire, d’agir sur le monde, sans aucune limite.

Le Dieu créateur du monothéisme disperse alors les hommes « sur les faces de toute la terre », de peur que sinon «  rien n’empêche pour eux tout ce qu’ils préméditeront de faire ». Cette puissance synergique conférée par le langage mimétique est menaçante. Nullement pour Dieu Lui-même : quand on a créé le monde par son seul verbe, une tour hélicoïdale de quelques dizaines de mètres érigée par les hommes ne peut être une menace 1 !

Si la solution « thérapeutique » a consisté en la dispersion de l’humanité « sur les faces de toute la terre », en « mêlant leur lèvre afin que l’homme n’entende plus la lèvre de son compagnon », c’est bien dans le langage que doit résider le problème. L’appropriation du langage par l’homme pourrait se fourvoyer dans des impasses. L’ « écholalie » mimétique en serait une. En quoi trahirait-elle le projet que le langage porte ?

L’homme redescend les degrés de son hominescence

Le langage est donné dans la « Genèse » comme puissance créatrice première de ce monde (« Dieu dit… » , « et la lumière fut… »). Cet exemple fondateur propose par cela à l’Homme un chemin d’être au monde. D‘abord celui-ci « crie » le nom des animaux, en connexion sans doute avec ses émotions primaires (faim pour le choux et la gazelle ?, peur pour le lion ?…), puis il nomme, dans le registre affectif décrivant l’absence : « Celle ci est Isha, car de Ish a été prise… ». Le langage désigne « en creux » ce qui manque, et devient symbolique. Une fois l’inventaire de ce qui l’entoure fait, et l’instance psychique affective préconsciente élaborée, la fonction cognitive lui permettra une description du monde décentrée de lui-même. Le langage scientifique tentera ensuite de décrire l’intime du réel, et d’approcher ce verbe créateur primordial que postule notre cosmogonie. Le langage est chemin d’être au monde pour l’homme, et sa dimension collective donne place à l’élaboration individuelle, créatrice de sens dans une re-présentation du monde qui s’élabore graduellement.

Cette répétition mimétique est à la fois renoncement à cette tâche difficile d’élever son verbe au niveau du Verbe créateur, et disparition de la possible rencontre avec l’autre : l’individualité, comme l’altérité disparaissent, au profit d’un faire qui ne connaît plus de limites. L’Homme choisit alors la puissance sur les choses, mais renonce au travail sur lui même. Le langage n’est plus « être au monde » ni création. Devenu l’instrument du faire, l’homme  ne se construit plus, et ses instances psychiques affectives comme cognitives sont balayées au profit d’une pulsion d’emprise « reptilienne », plus petit dénominateur commun du psychisme humain. L’homme redescend alors les degrés de son hominescence, vers l’animalité sur laquelle il s’est construit, comme dans une spirale descendante symétrique de celle, montante, érigée de ses mains.

Quels « sommets » visons-nous ?

Le siècle passé, avec ses « ismes » destructeurs – fascisme, communisme, nazisme – nous donne exemples de ce verbe circulaire mobilisant les foules, et détruisant par leur puissance de faire hommes et cultures.

Sommes-nous à nouveau dans ce même mouvement collectif mimétique destructeur, où l’homme pourra tout, mais ne sera plus rien ? Allons-nous vers de nouveaux massacres, ou les influences de la « Davocratie » nous préparent-ils la diminution de l’homme décrite par Nietzsche dans son Zarathoustra  ?

Cette mondialisation liberto-libérale qui s’impose aujourd’hui, réduisant le monde à sa dimension monétaire et faisant chemin de déconstruire ce qui nous a construit, en serait-il le dernier avatar, avec le psittacisme circulaire des médias et réseaux sociaux ? Sous l’affirmation individuelle auto-centrée de son cerveau reptilien, chacun usera-t-il de l’autre comme un objet au service de ses désirs, de l’assaut sexuel « Sofitelesque » à l’euthanasie de « ceux qui ne sont rien » (fétus, malades, vieux dépendants…), en passant par la location des ventres dans la GPA, « même chose que louer ses bras » ?

« Lorsque le fascisme reviendra, il s’appellera lui-même antifascisme », a-t-on fait dire – à tort – à Churchill.

Surprise majeure alors que de recevoir réponse à cette angoissante question de la bouche même des acteurs de cette « révolution » en cours. Ils  tentent de nommer cela même qu’ils font, et choisissent justement ce terme qui définit et condamne leur projet… BABEL ! 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

11:58 Écrit par pat dans actualité, anti-national, Europe, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Esclaves en Libye : les larmes de la manipulation (redif)

migrants-1-600x235.jpg

18 novembre, le monde découvre grâce à une vidéo de CNN l’existence de marché d’esclaves en Libye. Le parallèle avec le petit Aylan est vite fait. La presse et le monde pleurent. Les coupables sont tout désignés l’Europe et sa politique migratoire.

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.

PROCHAINES ATTAQUES DE BRUXELLES CONTRE LA POLOGNE : JUSTICE, LOI ÉLECTORALE, AVORTEMENT…

pologne-palais-présidentiel-1000x660.jpg

Les chiens aboient et la caravane passe. Malgré les attaques européennes, le PiS en Pologne continue de monter dans les sondages. Le dernier, sorti le 30 novembre, lui donne 47 % d’intentions de vote, contre 17 % pour les amis de Bruxelles, c’est-à-dire les libéraux de la Plate-forme civique (PO) de Donald Tusk.

Après les deux semaines de désinformation sur la Pologne qui ont suivi, dans les grands médias français et internationaux, la grande manifestation patriotique du 11 novembre à Varsovie, puis le grand silence médiatique qui a accompagné la visite d’État de la Première ministre polonaise Beata Szydło à Paris le 23 novembre, ses discussions avec le Président français Emmanuel Macron et leur conférence de presse commune, attendons-nous toutefois à de nouvelles crises d’hystérie. En demandant dans sa résolution du 15 novembre, après un cinquième débat sur l’État de droit en Pologne, que Varsovie s’abstienne d’interdire les avortements eugéniques, le Parlement européen a annoncé la couleur. L’État de droit, il s’en moque puisqu’il demande à la Pologne, en la menaçant de sanctions, non seulement de ne pas porter atteinte à l’indépendance de ses juges mais aussi de légiférer comme le souhaiterait le Parlement européen dans des domaines comme l’avortement, où l’UE n’a aucune compétence en vertu des traités.

Or une nouvelle initiative citoyenne vient de collecter 830.000 signatures pour supprimer le paragraphe de la loi sur l’avortement autorisant une interruption de grossesse en cas de maladie ou malformation grave et incurable de l’enfant conçu. Un paragraphe qui, au fil des ans, a conduit à ce que, même en Pologne, on avorte une majorité des enfants porteurs, par exemple, de la trisomie 21.
830.000 signatures, c’est un record par rapport aux initiatives précédentes, et cette fois elle a de bonnes chances d’être adoptée par le parlement, la plupart des députés de la majorité y étant favorables. Le président polonais Andrzej Duda a déjà déclaré dans les médias que si la loi est modifiée comme le demande l’initiative citoyenne, il la signerait.

Par ailleurs, le parlement polonais discute à nouveau de la réforme de la justice sur la base des projets avancés par le président Duda qui avait mis son veto à deux des trois lois sur la justice adoptées en juillet par le parlement. Ces nouveaux projets de loi en discussion étaient l’objet principal de la résolution du 15 novembre du Parlement européen « sur la situation de l’État de droit et de la démocratie en Pologne ». C’est une nouveauté des institutions bruxelloises, Commission européenne comprise : elles prétendent non plus seulement contrôler a posteriori les lois adoptées par les États membres sous l’angle de leur conformité au droit européen, car elles voudraient désormais, mais pour certains pays seulement, avoir leur mot à dire pendant les débats des parlements nationaux, avant même l’adoption des lois.

Le député polonais au Parlement européen Ryszard Legutko (PiS), qui parlait le 15 novembre au nom du groupe Conservateurs et réformistes européens, met ces attaques sur le compte d’une mentalité colonialiste et a prévenu au cours du « débat » que les États d’Europe centrale et orientale ont décidé de prendre les choses en main et que personne ne les arrêterait.

Voici d’ailleurs son intervention sans langue de bois, sous-titrée en français.

Pour éviter une répétition des irrégularités qui avaient entaché les élections régionales et municipales de 2014, le PiS prépare aussi une réforme de la loi électorale polonaise. L’Union européenne qui n’avait pas bronché en 2014, quand Donald Tusk et les libéraux étaient aux affaires à Varsovie, va-t-elle aujourd’hui exiger aussi un droit de regard sur cette réforme ? Les paris sont ouverts !

Mais ainsi que l’a dit Legutko, toutes ces attaques ne nuisent pas à la Pologne, elles nuisent à l’Union européenne.

http://www.bvoltaire.fr/prochaines-attaques-de-bruxelles-...

Libre journal des Européens du 7 novembre 2017: L’avenir du nationalisme européen

Libre journal des Européens du 7 novembre 2017: “L’avenir du nationalisme européen: la nécessité d’une géopolitique européenne; La question de la Catalogne”
Thomas Ferrier recevait :
▪ Georges Feltin-Tracol, rédacteur en chef du site Europe Maxima, journaliste, écrivain, conférencier, historien des idées
▪ Robert Steuckers, politologue
 

02/12/2017

La Russie se prépare à l'idée d'affronter une Europe devenue musulmane au-delà de 2050

6a00d83451619c69e201b7c93924f1970b-800wi.jpgC'est en substance une des vérités dérangeantes énoncées par les invités russes des Assises nationales de la recherche stratégiques, qui ont eu lieu ce 30 novembre à l'École Militaire.

Organisé par le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique ce colloque avait pour thème les menaces "hybrides", c'est-à-dire en novlangue militaire, celles représentées par la stratégie d'acteurs, étatiques ou non, recourant à l'ensemble des leviers d'action à leur disposition, et pas seulement à l'emploi de la force, ou à la menace de celui-ci, pour arriver à leurs fins. Un peu ce que font les États-Unis sur l'ensemble du globe depuis la fin de la 2ème guerre mondiale...

Parmi les invités, plusieurs russes dont des généraux et un ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que des commentateurs de l'actualité (leur identité figure au lien ci-dessus). Ils n'y sont pas allés par quatre chemins pour décrire la décadence française et européenne, évoquant sans détour l'invasion migratoire extra-européenne, l'abandon des valeurs traditionnelles, et les évolutions sociétales mortifères. Leur propos a suscité de fortes réactions d'un public habituellement policé, divisé entre applaudissements nourris et sifflets soutenus.

Saluons une fois n'est pas coutume Alain Bauer, co-organisateur de cette journée, qui a su ramener le calme en soulignant l'intérêt qu'il y a à écouter des voix discordantes. Un souci de pluralité qui l'honore.

Surtout, guettons avec impatience la parution des actes de ces assises!

Paula Corbulon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Une affiche de l’État Islamique évoque un prochain attentat à Rome

Une nouvelle affiche pro-attentat diffusée par la Wafa Media Foundation (agence de propagande de l’État Islamique), menace de perpétrer des attentats terroristes à Rome à l’occasion des fêtes de Noël.

Elle montre un djihadiste avec à ses pieds un loup et sac à dos dont émerge un fusil lance roquette. Ce sont les chrétiens qui sont la visés, ainsi il est inscrit : «La fête des Croisés approche, montrez-leur le sens du terrorisme, ne retiens pas ton sang, la récompense est le paradis».

L’affiche appelle donc les “loups solitaires” à passer à l’attaque et à tuer les chrétiens sans épargner son propre sang dont l’effusion mènera directement au paradis d’Allah…

01/12/2017

Oublier à jamais le mythe étrange et dangereux de l’Europe carolingienne

Henri Temple

L’opportunité inouïe qu’offre le Brexit à la France et à l’Europe n’est pas comprise comme telle. Il faut donc y revenir, car il est indispensable de débattre avec clairvoyance de ces questions géostratégiques vitales pour notre pays. La seule question, en effet, qui doit être considérée est celle de l’intérêt de la France et des Français. Or MM. Sarkozy, Hollande et maintenant Macron ont résolu de ne devenir que des collaborateurs attentionnés de Mme Merkel. Certains voient le départ du Royaume-Uni comme une délivrance, une revanche historique, une chance pour une Europe-toujours-plus, à la Barnier. Non seulement on célèbre l’axe Paris-Berlin (alors qu’il est déjà depuis longtemps Berlin/Paris) mais on entend même reparler d’un avenir radieux pour une  »Europe carolingienne » (sic) qui curieusement s’étendrait de Brest à Vladivostok, englobant les Russies d’Europe et d’Asie… La géostratégie d’une nation comme la France, qui conditionne son avenir et même sa survie, ne peut pas être abandonnée à des appréciations politiciennes ou comptables conjoncturelles (comme le font nos derniers présidents), ni à une poésie historique fumeuse. Et d’ailleurs historiquement fausse. Le moment carolingien, issu d’une invasion guerrière, a, dans son sens politique, duré 40 ans, il y a 13 siècles, et a nous a maintenus dans un système de castes pour mille ans. L’Espagne et le sud de la France étaient occupés par l’Islam, la Bretagne libre, la Russie hors champ.

Certes, la Russie sera tôt ou tard notre grand partenaire ; mais les Russes veulent-ils de l’Allemagne ? Poser la question c’est y répondre car il y a non seulement dans le peuple russe le souvenir omniprésent du drame effroyable infligé par les troupes allemandes lors de la dernière guerre, mais aussi le simple constat, par les responsables russes, que l’Allemagne pro américaine, otanienne, bruxelloise, pourrit la situation en Ukraine, s’en sert pour saboter le rapprochement avec la Russie, installe des dizaines de nouvelles fusées nucléaires US sur son territoire, braquées sur Moscou.

Il ne s’agit pas ici – au rebours – de plaider quelque anglolâtrie mais simplement de constater que le Royaume-Uni est un partenaire incontournable et plus pertinent pour notre intérêt national présent et futur que l’Allemagne. Et de ne pas laisser repartir notre voisin vers les USA (ce fils géant, ingrat et un peu vulgaire). Le R-U est, en Europe, la seule puissance maritime avec nous, la seule puissance ultramarine avec nous, la seule puissance nucléaire avec nous, le seul membre du conseil de sécurité avec nous, notre seul partenaire compétent pour des OPEX. L’autre bout du tunnel sous la Manche et un partenaire industriel, militaire et commercial essentiel. On entend même reparler de la Guerre de Cent Ans, qui ne fut qu’une guerre civile franco-française de succession dynastique, il y a 6 siècles (sans parler de Cauchon), et qui ne doit pas faire oublier la fraternité d’armes avec les Anglais et les Écossais lors des 2 derniers conflits et nos immenses cimetières militaires communs. Face à 3 guerres d’agression barbares venues du Rhin en 70 ans…

Mais il s’agit à présent de se servir de la divine opportunité du Brexit pour refonder totalement l’Europe, celle-ci ayant définitivement échoué pour s’être fourvoyée. Cette Europe nouvelle et vraie ne saurait exclure quiconque: ni l’Allemagne, ni le Royaume Uni, ni la Russie…Mais il ne pourra s’agir que d’une Europe des Nations, y compris pour sa monnaie, sa défense, son économie, ses frontières, alors que l’Allemagne veut maintenir ce système qui lui est favorable et nous tue à petit feu. Depuis le discours de de Gaulle en 1949 ( »faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemands [puis] tout entière avec la Russie, dût-elle changer de régime »), certes visionnaire, les circonstances ont immensément changé : chute de l’URSS, réunification allemande, OTAN, mondialisation, euro, migrations de masse, islamisme, effondrement industriel, Chine. De Gaulle serait hostile à tout cela.

On oublie trop souvent que le Royaume Uni s’est impliqué à l’origine des grands projets industriels communs (Ariane, Airbus), était prêt à construire avec nous avions et porte avions, et qu’en revanche, désormais, pour son malheur, Airbus est aux mains d’un Allemand qui y a introduit un recyclé du…Pentagone. Que l’€ est allemand et que c’est notre erreur tragique de ne pas avoir entendu les Anglais qui avaient raison de proposer une monnaie commune. Que si le fusil de l’armée française est fabriqué – ce qui est un scandale national- en Allemagne, il n’arrivera jamais que l’Allemagne nous achète des Rafale: elle se fournira toujours aux USA. Enfin les dernières déclarations de politiciens allemands rejetant le quémandage par Macron d’un grand plan de relance étaient humiliantes :  »pas de cadeau pour les Français ». Ce voisin qui nous a fait trois terribles guerres d’agression en soixante-dix ans (2 millions de tués chez nous), jaloux de notre puissance politique bien supérieure (ayant fait échouer l’Union méditerranéenne), entendrait nous la faire payer économiquement, s’est placé sous la tutelle militaire américaine, a poussé – en couvant le très discutable régime ukrainien – à nous brouiller avec la Russie.

Concluons en empruntant à la remarquable lettre de géopolitique de Mme Nouaille (Lettre de Léosthène), citant une spécialiste de l’École de guerre qui entrevoit le risque réel que la France, se plaçant délibérément sous chaperon financier allemand, brade sa liberté militaire, financière, stratégique et diplomatique, industrielle – comme pour Airbus – et d’armement (le nouveau fusil d’assaut). Mais le choix d’Emmanuel Macron semble déjà fait.

L’Allemagne n’est plus un ennemi mais un concurrent dominateur, voire méprisant. Elle ne nous apporte absolument rien (si ce n’est des millions d’immigrants ), et, quand elle le peut, nous met les bâtons dans les roues comme dans l’échec de l’Union de la Méditerranée. Le Royaume-Uni est soucieux de son intérêt (objectif qui nous échappe depuis Mazarin et Colbert, puis de Gaulle) mais nous avons beaucoup d’intérêts et de buts communs. Utilisons l’indispensable Angleterre pour mettre à bas la Commission européenne et reconstruire une Europe confédérale qui fonctionne de bas en haut et non plus de haut en bas. Ne soyons pas chimériques et défendons âprement l’intérêt national, pied à pied. Car ce n’est que comme cela en politique étrangère.

http://reveil-francais.fr/2017/09/oublier-a-jamais-le-myt...

20:01 Écrit par pat dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’Intelligence Artificielle, la médecine, les transports et le secteur financier

Korbo. Faire face. 10.03.2015.jpg

Pieter Kersrtens

Les climatologues prévoient la disparition des glaciers et des pôles glaciaires, les géopoliticiens, quant à eux, n’envisagent pas une guerre nucléaire, mais plutôt d’importants conflits liés à la répartition de l’eau potable sur les cinq continents et alors que certains démographes nous annoncent 10 milliards d’individus sur la planète en 2050, on nous laisse supposer que ces problèmes pourraient aussi être résolus grâce à l’Intelligence Artificielle (I.A).

DEMAIN, PLUS BESOIN DES HUMAINS ?

Les progrès techniques, scientifiques et sanitaires ont conduit ces 30 dernières années à une très nette amélioration du niveau de vie de l’espèce humaine et à une prolongation de son existence qui s’accroît particulièrement en Europe d’une année par tranche de 4 ans pour chacun d’entre nous. (durée de vie moyenne de 84 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes).

Dans ce contexte il pourrait y avoir plusieurs millions de centenaires à l’horizon 2050 vivant dans notre « vieille Europe ».

Le système des retraites, qui date d’un demi-siècle, ne pourra plus supporter ces charges car déjà en déficit chronique. Prétendre maintenir la retraite à 60 ans, diminuer la durée hebdomadaire du travail ou réduire le niveau des cotisations sociales, relève de l’utopie et du fantasme.

En examinant le bond fantastique des technologies de pointe dans les pays asiatiques en particulier, on peut constater que -mise à part la Chine qui dispose d’une main-d’œuvre gratuite dans les Laogaïs- la numérisation, les robots et l’Intelligence Artificielle ont maintenant remplacé une partie du prolétariat dans toutes les industries à forte main d’œuvre non qualifiée. Chez nous, peu de responsables politiques nous en expliquent les conséquences.

Acheter aujourd’hui des produits asiatiques à bon marché, c’est supprimer l’emploi de nos enfants et petits-enfants, demain. Car il faut en être conscient : le nier, c’est les condamner !

Et accepter les directives de la Commission Européenne sans broncher, c’est aussi se sacrifier sur l’autel du mondialisme financier qui rêve d’un homo-consuméris au niveau mondial !

BLACK FRIDAY, BLACK MONDAY … BLACK IS NOT BEAUTIFUL!

Le Nouvel Ordre Mondial tisse sa toile mortifère jour après jour dans la totale indifférence des citoyens d’Europe, totalement tétanisés par les sirènes de la démocratie totalitaire, de l’hédonisme débridé et du politiquement correct. Sans réflexion et animé par un désir de consommation irraisonné par simple réflexe de paraître ou d’avoir l’air de …

Rare sont ceux qui osent penser puis osent agir.

C’est pourquoi, dans cette fin de civilisation (initiée vers 1920), l’I.A fera des ravages en utilisant la généralisation du numérique et de la robotique parmi les emplois de la médecine, des transports et de la finance, après ceux de l’industrie européenne déjà sinistrée aujourd’hui.

Si à cette perspective on ajoute l’usage exclusif de la carte plastique dans tous les domaines de la vie courante, nous entrons dans l’Empire de Big Brother, cher à Georges Orwell.

2017 12 01 PUB SITE 2.jpg

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Europe : la loi des nations

Il y a un paradoxe dans la naissance et dans la croissance de l’Union européenne... Officiellement elle se veut une Europe des régions. En réalité elle a besoin des nations. Elle pourrait bien mourir de cette ambiguïté fondatrice.

D’un côté, l'Union européenne attaque le nationalisme, vante le marché unique et exalte les vertus du multiculturalisme. L'Europe n'est qu'un espace géographique - et encore, aux frontières incertaines la Turquie à l'est, le Maghreb au sud sont susceptibles de rentrer dans son périmètre, qui de toute façon ne constitue une supranation européenne que pour mieux permettre à celle-ci d'excéder immédiatement ses limites réglementaires et financières, via les fameux traités transatlantiques du type CETA et TAFTA.

Mais d'un autre côté l'Union est passionnément attachée aux États-nations. On pourrait croire que ses élargissements successifs, la captation continue de souveraineté et l'horizon fédéraliste témoignent du contraire. Dans le discours officiel, il semblerait que l'Union ne désire voir dans son vaste espace que des régions, unités plus faciles à gérer dans une perspective fédéraliste. Dans les faits, au contraire, chaque tentative d'indépendance régionale est perçue comme un danger pour la construction européenne. L'Union soutient-elle les indépendantistes corses, écossais, padouans, bretons, flamands, irlandais, criméens ? Non. Au contraire, elle rejette tous ces micro-nationalismes, si justifiés qu'ils puissent paraître sur un plan historique, linguistique, culturel - communautaire en un mot. On se souvient des déclarations tranchées des dirigeants européens, en 2014, au moment du référendum sur l'indépendance écossaise : François Hollande annonçait la « déconstruction » en cas de victoire du Oui, Martin Schulz était « soulagé » de la victoire du Non, etc.

La Catalogne n'échappe pas à cette règle empirique si l'Union célèbre, exige et impose la libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes, elle rejette et fuit l'autonomie des régions des pays déjà inclus. La fluidité et la liquidité si vantées des échanges et des identités se glacent dès qu'il est question de faire émerger de nouvelles entités politiques. L'Union n'a prévu ni le retrait de l'Union d'un pays membre (et les difficultés du Brexit sont là pour nous le rappeler) ni la scission d'une région d'un de ces pays. L'adhésion (l'absorption) était réputée définitive, la nation est réputée figée en son état d'adhésion. La Catalogne indépendante devrait solliciter son admission dans l'Union, alors que la logique de la fragmentation fédéraliste serait que la scission n'enlève pas au territoire autonomisé son appartenance à l'espace de l'Union ("élargissement intérieur", comme l'évoque Yves Gounin [l]). Romano Prodi l'a clairement dit en 2004 « Une région nouvellement indépendante deviendrait, du fait de son indépendance, un pays tiers par rapport à l'Union et tous les traités ne s'appliqueraient plus à son territoire dès le premier jour de son indépendance » (AFP).

Le ferment de la division

Il y a un conservatisme européen les nations sont constituées, n'y revenons pas. Si d'un côté l'Union doit être l'éradication des égoïsmes nationaux (comme dirait le pape François), de l'autre les États-nations déjà membres sont des entités commodes car ils constituent des unités réglementaires simples et convaincues. L'Union rechigne à encourager un morcellement qui théoriquement lui faciliterait la tâche (difficile d'être nationaliste sans nation), mais qui pratiquement introduirait le ferment de la division ininterrompue, des particularismes sans cesse affinés, des adhésions à géométrie variable. Si Juncker déclarait que l'Union le connaitrait le vote des Catalans, il disait aussi « L'Europe est riche parce que les traditions régionales sont fortes, mais je ne voudrais pas que les traditions régionales s'érigent en un élément de séparation et de fragmentation de l'Europe. Mais qui suis-je pour pouvoir donner un avis éclairé à ceux qui sont tentés par des aventures indépendantistes ? » (Euractiv, 15 septembre).

Le fédéralisme européen ne peut véritablement se construire qu'avec le soutien des odieux États-nations. Les provinces indépendantistes, qui clament leur attachement à l'Union comme preuve ultime de leur ferveur et de leur vertu (l'Ecosse, par exemple, rappelant que puisque les Écossais avaient voté à 62% pour le maintien dans l'Europe, il serait inacceptable que le Brexit les contraigne à en sortir), sont considérés comme le curé d'une paroisse bourgeoise accueille un frais converti et ses enthousiastes proclamations de pauvreté et d'amour avec distance, avec inquiétude, avec terreur. Va jouer les Léon Bloy ailleurs, petit. Comme le déclarait le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, en septembre 2014 à propos de l'indépendance écossaise « Une Europe menée par l'autodétermination des peuples [...] serait ingouvernable parce que cela représenterait des dizaines d'entités alors qu'il y a des aspects de la politique qui nécessitent l'unanimité ou une large majorité. [...] De plus, il y a des pays, ou des parties d'anciens pays, qui se seraient comportés de manière très nationaliste. » (Euractiv). De même que l'Union refuse ses racines chrétiennes, elle dénie aux régions le droit de légitimer historiquement leur séparatisme. Son seul principe n'est pas la démocratique autodétermination des peuples mais sa propre détermination technocratique à s'imposer.

Hubert Champrun monde&vie

[1] Yves Gounin, « Les dynamiques d'éclatements d'États dans l'Union européenne : casse-tête juridique, défi politique », Politique étrangère, avril 2013.

16:09 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Immigration : selon le cardinal Sarah, la Pologne montre le chemin

6a00d83451619c69e201b8d2c34b02970c-120wi.pngLe cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, prononçait une conférence en anglais sur l’Europe, le 22 octobre à Varsovie, invité par le mouvement Europa Christi. Son conférence a été traduite en français dans le numéro de décembre de La Nef. Extrait :

Capture d’écran 2017-12-01 à 08.36.53Capture d’écran 2017-12-01 à 08.37.10Capture d’écran 2017-12-01 à 08.37.31

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

15:21 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |