Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/01/2017

La question allemande et l’islam

Pour la première fois, l’Allemagne a été frappée par un attentat musulman d’envergure revendiqué par Dae’ch, le 19 décembre 2016, dans le symbolique marché de Noël de Berlin, après une série de moindres attaques annonciatrices. Le terme ”musulman” est préférable  à ”islamiste”, car ce dernier vocable suggère qu’il ne s’agit pas de l’islam mais de sa déformation extrémiste. Ce qui est faux : l’islamisme et toutes ses exactions, dont le terrorisme, sont le produit du véritable islam, parfaitement conforme au Coran, livre de chevet de tous les djihadistes. Cet attentat est la conséquence de la politique d’encouragement de l’invasion migratoire de son pays – et des voisins européens– de la très perverse chancelière Angela Merkel, folle vêtue de la robe des sages. Le nouveau Président Trump a parfaitement compris la nocivité de la Chancelière. 

Face à l’agression, la réponse bisounours

 Et comme toujours, à cet attentat de Berlin, on a réagi avec des larmes, des bougies, des bouquets de fleurs, des pleurs, des pardons. Les Allemands sont aussi affaiblis que les Français, voire plus. On exprime la ”tristesse”, pas la colère. On donne de soi une image de défaite, de déréliction et donc de soumission, catastrophique.

 Les viols et agressions sexuelles de masse commis à Cologne par des Maghrébins (faux réfugies et vrais envahisseurs) pour le nouvel an 2015 contre des Allemandes de souche n’ont pas tellement fait réagir l’opinion allemande (sauf une minorité diabolisée comme politiquement incorrecte), totalement abrutie par la propagande du système. Ces faits participent du début de la guerre civile ethnique qui menace l’Europe.  

Après l’attentat de Berlin ; Angela Merkel s’est dite « très fière du calme avec lequel un grand nombre de personnes ont réagi à la situation ». Ce ”calme” n’est que de l’apathie et de la soumission. Et Angela Merkel est objectivement complice – organisatrice plutôt – du processus d’invasion migratoire et donc de tous les maux que cela provoque, dont la criminalité et le terrorisme.  Le cynisme froid de cette femme de tête obéit à une logique, non pas  en fait la plus nuisible des dirigeants politiques européens depuis 1945. Et, malheureusement, la plus influente, du fait du rabaissement tragi-comique du partenaire français – entièrement de sa faute, l’Allemagne n’étant pour rien ans les clowneries de François Hollande.

En Allemagne, 168.000 clandestins déboutés du droit d’asile restent en attente d’expulsion. Ils ne risquent pas grand–chose, tout comme en France et ailleurs en Europe. Les agressions sexuelles massives du nouvel ans 2015 à Cologne par de faux réfugiés maghrébins (voir plus haut) ont été réfutées dans leur réalité par l’idéologie antiraciste du déni, dont Mme Merkel est la gardienne, elle qui a invité et fait entrer plus d’un million d’envahisseurs, appelés ”migrants”, et qui continuera à le faire si elle est réélue. Une partie de l’opinion publique allemande, abrutie et infantilisée, appelle la chancelière Mutti (”maman”), comme si elle était une protectrice du peuple allemand ; alors qu’elle en est une destructrice.

L’Allemagne, malade et  masochiste

En pleine forme économique (provisoire), l’Allemagne meurt néanmoins à petit feu, pour d’implacables raisons démographiques. Elle vit son chant du cygne, sa dernière illusion. De moins en moins de jeunes Allemand(e)s de souche naissent et se reproduisent. Le pays doit aller chercher sa main d’œuvre ailleurs. Un peuple qui vieillit est comme un capital qui s’épuise. Si rien ne change, dans deux générations, le peuple allemand aura disparu sous le double choc de la dénatalité et de l’invasion migratoire. C’est plié. Même la langue allemande deviendra doucement une langue morte.  La dégermanisation de l’Allemagne est entamée

Notons que l’Allemagne (l’oligarchie et non l’opinion populaire, le peuple allemand) qui se croyait à l’abri des frappes terroristes musulmanes parce qu’elle n’a pas de passé colonial, qui a toujours manifesté une islamophilie et une turcophilie, a été frappée par les tueurs musulmans. Ironie de l’histoire : le Troisième Reich soutenait l’islam, et le Deuxième était allié du Sultan ottoman pendant la Première guerre mondiale. Les rapports de l’Allemagne et de l’islam sont troubles ; et ce dernier montre une singulière ingratitude. C’est sa marque de fabrique. La naïveté allemande, marquée par la culpabilité, n’en est que plus tragique. 

 Selon Ivan Rioufol, « la société allemande est dévastée par la culpabilisation. Ainsi meurent les civilisations émasculées et décadentes ». Comme en France, voire pis encore, « les citoyens sont anesthésiés par l’idéologie du grand mélangisme. […] L’Occident évitera la débâcle s’il renoue avec l’autorité, la force, la guerre. L’islamophilie d’Obama a accentué la vulnérabilité du monde libre, que Merkel a trahi en ouvrant les portes à plus d’un million de musulmans au nom de la ”diversité” » (Le Figaro, 0/01/2017).

L’irresponsabilité allemande menace l’Europe et le peuple allemand

La naïveté et l’angélisme règnent en Allemagne plus qu’ailleurs et cela frise la perversité. Ce pays a accueilli en un an un million de réfugiés et le flux continue. Mme Merkel est une destructrice de la civilisation européenne. Appels irresponsables à l’accueil de ”migrants” et de ”réfugiés” (à 90 % faux persécutés et envahisseurs) frontières ouvertes, contrôles déficients, laxisme judiciaire, police  molle, la liste est longue des dérapages de l’ État allemand, pires que ceux de ses voisins européens.   

Le racisme délirant de Hitler doit être mis en parallèle avec l’antiracisme délirant de Mme Merkel. Le résultat est le même : une catastrophe pour l’Europe. De nature criminelle, dans les deux cas, directe dans le premier, indirecte dans le second. Avec la bêtise en prime. Autant il y a, dans la civilisation européenne, une grandeur allemande par ses apports culturels et scientifiques, par ses réussites économiques, autant, sur le plan politique, l’Allemagne, dès qu’elle s’impose, est une catastrophe pour l’Europe. Tout faux, tout le temps, et ce, depuis…1870 !  Exactement comme la politique étrangère américaine depuis les années 60.

Militariste ou pacifiste, raciste ou antiraciste, militariste orgueilleuse ou masochiste culpabilisée, atlantiste américanolâtre (l’ex RFA), ou stalinienne et néo-hitlérienne (l’ex RDA), la politique allemande a toujours été catastrophique. Mme Merkel, en ouvrant les frontières de l’Europe aux ”migrants” envahisseurs est dans la continuité de cette irresponsabilité allemande. Cette dernière n’est pas seulement nuisible à l’Europe mais aussi au peuple allemand lui–même

Haine raciste anti-européenne et christianophobie

Pour Gilles Kepel, « le marché de Noël qui a été visé revêt naturellement une dimension chrétienne mais présente aussi un caractère festif […], une fête de la consommation ». (Le Figaro, 21/12/2016).  Noël, symbole de tout ce qu’ils haïssent. Et la fête est le symbole de tout ce qu’ils désirent mais que, frustrés, ils sont incapables de réaliser et de vivre.

L’attentat de Berlin contre le marché de Noël, avec camion qui fonce dans la foule, réplique de celui de Nice pendant le 14 juillet, prouve que les agressions terroristes musulmanes, accomplies ou déjouées, visent les lieux festifs – symboles de notre civilisation ”corrompue”– et le christianisme. Le marché de Noël est une synthèse des deux, un symbole ethnique et de civilisation. En Autriche, un demandeur d’asile, faux réfugié, a été arrête juste avant de commettre un attentat à Salzbourg pendant les fêtes de Noël. C’est une obsession.

Complicité objective avec les tueurs djihadistes au nom de l’”antiracisme”

Depuis le début de 2015, plus d’un million de ”migrants” ou ”réfugiés”, en provenance de pays musulmans à 90%, sont arrivés en Allemagne et en Europe occidentale. Parmi eux, des centaines de guerriers et tueurs djihadistes sont infiltrés, comme Amri, l’assassin du marché de Noël de Berlin ; ce Tunisien était entré en Europe comme faux réfugié, par l’Italie, où il a fait 4 ans de prison pour des délits de droit commun. Jamais expulsé, parfaitement repéré comme candidat au djihad terroriste, connu comme voyou violent et repris de justice en situation irrégulière, demandeur d’asile débouté, il n’a été ni inquiété, ni arrêté, ni expulsé par les autorités allemandes. Des centaines d’autres terroristes musulmans potentiels sont dans son cas et actuellement en liberté dans chaque pays d’Europe.

Un sénateur Vert allemand, Till Steffen, chargé de la Justice dans le Land de Hambourg a refusé la publication de l’avis de recherche de l’assassin tunisien du marché de Noël, afin d’éviter (langue de bois) les « amalgames » avec les musulmans et la « stigmatisation » de ces derniers. Cet ”antiracisme”, qui tient de la pathologie ethnomasochiste et xénophile est la clé de voûte de la démission des élites européennes.

Le tueur tunisien  était passé au travers des contrôles des services de police allemands, non pas, comme on l’a dit par négligence,  ou par laxisme répressif motivé idéologiquement, mais par complicité. Celle-ci s’exerce au nom de l’”antiracisme”. Anis Amri, porteur de fausses identités, délinquant multirécidiviste, reconnu comme candidat au djihad meurtrier, a été libéré d’un centre de rétention en 2016 par un juge allemand. Cette mansuétude, très répandue en Europe, délivre un message – comme en matière de délinquance – d’impunité aux jeunes musulmans attirés par le djihad. La faiblesse et la lâcheté des autorités européennes excitent leur agressivité.

Les collabos de  l’invasion migratoire et du terrorisme  

Figure de l’ethnomasochisme et de la stupidité, le pasteur de Berlin, Markus Dröge a déclaré après l’attentat musulman du marché de Noël : « Le repli sur soi ne sert à rien. Nous devons apprendre à vivre ensemble  avec des gens de religion et de culture différentes ». Il ajoute que « c’est le message de Noël ». Autrement  dit : continuons d’accueillir l’ennemi en répétant que c’est un ami. Mme Merkel  partage exactement la même idéologie. Le ”message de Noël” consiste donc à accueillir et à tolérer ceux qui  massacrent les chrétiens sur les marchés de Noël…En plus de la bêtise et de la naïveté, il y a de la perversité.

 La secrétaire d’État à l’Intégration (vocable de langue de bois synonyme d’Invasion) Mme Aydan Özoguz, a expliqué: « la diversité nous rend plus riche et pas plus pauvres, cela doit être notre devise ». Ironie tragi-comique, cette déclaration, qui rabâche en langue de bois une des contre–vérités de la vulgate idéologique officielle,  a été faite quelques minutes avant l’attentat musulman de Berlin…Ce genre de propos et de comportements mensongers et pervers est constant chez les élites et les gouvernements d’Europe de l’Ouest (surtout en Allemagne, en France et en Belgique) mais aussi dans les hiérarchies des Églises chrétiennes, jusqu’au Pape. (1)

Ces Allemands lucides qui s’insurgent

Frauke Petry, la dirigeante de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) a proposé d’identifier les suspects de terrorisme, dans toutes les procédures de contrôle, par leur ”ethnie”, à partir de la pigmentation, de la couleur des cheveux et des yeux, etc.. Procédure de bon sens, pratiquée sans complexe aux USA et en Israël, étant donné que 100% des terroristes depuis quelques années en Europe, en Amérique et en Israël, sont d’origine arabe, d’Asie centrale ou africaine. Il ne sert à rien de perdre son temps à contrôler tout le monde. Mieux vaut se concentrer sur une population à risques précise et bien connue. Horreur ! La proposition a fait scandale en Allemagne car Frauke Petry a été accusée d’être « raciste ». Ce genre de préjugé idéologique revient à une complicité objective avec les tueurs.  

Le parti ”populiste” allemand AfD, scandaleusement présenté comme néo–nazi, a fait une remontée dans les sondages et, surtout, a osé dire que Mme Merkel avait « du sang sur les mains »  après l’attentat de Berlin. « Ce sont les morts de Merkel » a accusé un responsable d’AfD, Marcus Pretzell. Cette image est malheureusement vraie. Angela Merkel, plus encore que les autres dirigeants européens, en favorisant l’invasion migratoire, facilite les attentats terroristes et prépare l’éclatement d’une guerre civile ethnique. Homicide par imprudence, 

« Nous sommes en état de guerre, même si certaines personnes qui ne veulent toujours voir que le bien refusent de le reconnaître » a déclaré Klaus Bouillon , ministre de l’Intérieur (CDU) de la Sarre. Sa voix est bien isolée. Cependant, Sigmar Gabriel, le vice–chancelier (SPD), candidat à la succession d’Angela Merkel, s’est tout de même prononcé pour l’interdiction des mosquées salafistes, la dissolution de leurs associations et l’expulsion de leurs prédicateurs. Ces mesures – qui ont peu de chance d’être efficaces, voire même réalisées – sont totalement secondaires face au fait menaçant majeur : le déversement migratoire invasif à 90% musulman. 

Le mouvement Pegida, très courageux, de résistance contre « l’islamisation de l’Occident » a été, bien entendu, assimilé par les médias et la classe politique à un mouvement de type fascisant ! Pour l’idéologie dominante islamophile, qui se légitime systématiquement par l’ ”antiracisme”, résister à l’invasion musulmane organisée est ”fasciste”. Incroyable inversion de la réalité : résister à l’islamo–fascisme serait… fasciste ! Les ennemis de Pegida – dont par ailleurs beaucoup sont d’origine turque, donc musulmans – qui sont Allemands de souche se comportent comme des collabos face à l’envahisseur et ne sont pas exempts d’une certaine fascination pour l’islam, ce qui était aussi curieusement le cas d’un régime passé qu’a connu l’Allemagne. Il est très important de soutenir toutes les forces de la résistance allemande contre l’islamisation et l’invasion migratoire, dont la Chancellerie, laBundeskanzleramt du 1, Willy–Brandt Strasse à Berlin est la planificatrice – osons le mot– criminelle.

(1) Il faut lire à ce propos, le récent essai de Laurent Dandrieu, Église et immigration, le grand malaise, avec ce sous–titre  pertinent : «  Le Pape et le suicide de la civilisation européenne ».

http://www.gfaye.com/la-question-allemande-et-lislam/

20/01/2017

Actualité (éditoriale) du Groupe de Visegrád

2730940395.png

Aristide Leucate EuroLibertés cliquez ici

Si l’Union européenne s’effondrait, les pays constitutifs du groupe de Visegrád en assureraient la relève, mais sous une autre forme que celle qui aurait conduit inévitablement à sa perte. Telle est la conclusion de deux articles parus dans le dernier numéro de l’année 2016 de la revue Éléments (sous la signature autorisée de notre ami le journaliste Ferenc Almassy) et dans le premier de l’année 2017 de la déjà incontournable revue Conflits (sous la plume de l’historien non moins avisé Thierry Buron). La littérature généraliste étant plutôt indigente sur le sujet, on se félicitera de la publication de ses deux études aussi sérieuses et renseignées que complémentaires.

Comme le rappelle Thierry Buron, « le Groupe de Visegrád (V4) existe depuis 1991, lorsque les dirigeants de trois pays (Pologne [alors dirigée par Lech Wałęsa], Hongrie [de József Antall] et Tchécoslovaquie [de Václav Havel] bientôt divisée en République tchèque et Slovaquie) se réunirent dans le nord de la Hongrie pour coopérer afin d’adhérer à l’OTAN et à l’Union européenne ». Almassy s’empresse de préciser, pour sa part, qu’au-delà de cette « version officiellement retenue, […] en vérité, il y avait dès le départ une volonté de créer une structure qui favorise sur le long terme l’entente, la communication et la coopération régionale entre des voisins au passé commun, au présent semblable et au futur résolument interdépendant. Les pays de Visegrád partagent le même souci de garantir leur liberté et leur souveraineté. »

L’opinion a commencé à entendre parler du V4 à l’occasion de l’afflux invasif d’immigrants en provenance du Proche-Orient en 2015. Comme un seul homme ou presque, ces quatre pays se sont élevés contre le diktat bruxello-allemand leur enjoignant d’accueillir des quotas d’allogènes. Habile à simplifier jusqu’à la caricature, la caste médiatique eut vite fait de ravaler ces États irréductibles à un club rance de racistes populistes et réactionnaires. Comme le suggère implicitement Ferenc Almassy dans l’extrait précité, une telle approche serait non seulement fallacieuse, mais ferait aussi peu de cas de l’ADN originel du V4 dont les membres, note Thierry Buron « partagent des particularités géographiques et historiques fondamentales. Leur situation géographique, d’abord, à l’est de l’Europe occidentale, c’est-à-dire en première ligne au cours de l’histoire face aux invasions venues de l’est et du sud qui ont forgé chez eux la conscience d’être un rempart de la civilisation européenne. »

C’est dire que ces pays sont habités par une longue mémoire européenne renforcée par une claire et haute conscience de leurs singularités nationales, sans que leurs peuples et leurs dirigeants n’y voient une quelconque incompatibilité. À l’évidence, l’Europe supranationale de Bruxelles ne peut que contrevenir à leur sage conception de l’Europe des peuples et des nations, celle-là s’étant arrimée, mutatis mutandis, au processus allemand du Lebensraum économique et industriel. Vue de la Porte de Brandebourg, l’Union européenne apparaît comme la reviviscence pacifique mais résolue d’un expansionnisme prussien puisant ses lointaines racines dans le « Drang nach Osten » décidé au XIIIe siècle par l’empereur Frédéric II Hohenstaufen.

À juste titre, Almassy observe que l’un des principaux défis que devra relever le V4 consistera « tôt ou tard […] à se délivrer de l’hégémonie allemande », notamment dans le domaine industriel. Toutefois, prend-il soin d’alerter, « en cas de délitement européen, le véritable risque à l’heure actuelle réside dans la volonté américaine de pousser ses pions en Europe centrale, cible de choix pour créer une zone tampon face à la Russie et aller plus avant dans cette nouvelle guerre froide ». On ne saurait mieux dire, d’autant que malgré ses 26 ans d’existence, le V4 sorti de sa relative dormition par la crise migratoire, demeure une organisation, certes prometteuse, mais encore trop embryonnaire pour représenter une alternative de poids face à une UE moribonde (mais résiliente), sans pouvoir endiguer les appétits de l’hyperpuissance américaine.

(Pour connaître toute l’actualité du Groupe de Višegrad, consulter le site VPost).

http://synthesenationale.hautetfort.com/

11:05 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

L'eurasisme face au libéralisme - Charles Horace - Bordeaux

19/01/2017

Hongrie : « Suite à la victoire de Trump », le gouvernement va interdire les organisations pro-immigration financées par George Soros

BREIZATAO – ETREBROADEL (11/01/2017) Avec l’arrivée imminente de Donald Trump à la Maison Blanche, le gouvernement hongrois a décidé d’anticiper les bouleversements politiques à venir en lançant une procédure d’interdiction des organisations subversives financées par l’un des principaux soutiens de Hillary Clinton : le milliardaire George Soros.

Alliance Trump – Orban

Soros, originaire de Hongrie et vivant aux USA, est connu pour financer de très nombreuses organisations subversives dont le but affiché est la destruction des nations et la création d’une gouvernance globale sous influence d’oligarques tel que Soros lui-même.

Lire la suite

AVEC MARINE LE PEN, CONSTRUISONS L'EUROPE DES NATIONS...

Comment Molenbeek est devenu Molenbeek-sur-djihad : le livre événement

Molenbeek-sur-Djihad-241x350.jpgMolenbeek-sur-djihad : tel est le titre de l’ouvrage qui paraît aujourd’hui aux éditions Grasset. Il est l’œuvre de deux journalistes, Christophe Lamfalussy, grand reporter à La Libre Belgique, et Jean-Pierre Martin, grand reporter à RTL Belgique. Le propos de ce qu’ils nomment un « thriller journalistique » : raconter comme Molenbeek, cette commune d’où étaient partis les assassins du commandant Massoud et auquel les djihadistes du Bataclan menés par Salah Abdeslam ont donné une renommée mondiale, est devenu un « incubateur du terrorisme ».

Ils se sont donc plongés « dans cet étrange creuset du terrorisme, étudiant sa réalité actuelle et son histoire pour essayer de comprendre l’explosion d’un islam radical au cœur de l’Europe ». « D’argent saoudien en mères fanatisées qui envoient leurs fils en Syrie », ils racontent « la désolante rencontre du fanatisme religieux, du plus misérable gangstérisme et de l’incompétence politique », soit « trente ans de dérives » qui sont « une leçon, non seulement pour la Belgique, mais pour toute l’Europe ».

C’est peu dire que les deux journalistes ont eu peur de « stigmatiser ». D’ailleurs, le titre donné à leur livre n’est pas de leur fait et leur a fait peur. « Nous le trouvions trop sensationnaliste », a avoué Jean-Pierre Martin sur RTL Belgique. Et puis…

« Et puis on s’est dit que c’était pas faux après avoir rencontré un magistrat qui nous a fait cette confidence au lendemain d’une première audition d’Abrini, l’“homme au chapeau“ des attentats de Bruxelles, qui avait dit lors de cette audition qu’il avait été à Raqqa, la capitale autoproclamée du califat de l’organisation terroriste Etat islamique, et qu’il avait constaté que “tout Molenbeek y était“. »

Les auteurs ne remettent jamais en cause l’immigration. Ils croient à la prévention, à l’intégration, etc. Mais s’ils ne proposent aucune autre solution que celles qui ont échoué, ils ont bel et bien identifié l’aveuglement complet des autorités belges, qui est aussi celui de toute l’Europe :

« On a commencé à se pencher sur cette histoire pour finalement mettre en évidence le fait que la Belgique, parce qu’elle ne connaissait absolument pas la culture du monde musulman au milieu des années 60, quand les premiers immigrés sont venus, que le pays a accueilli ces ouvriers principalement marocains sans leur apporter un environnement culturel et spirituel, a donné le « paquet » à l’Arabie Saoudite, qui elle avait un véritable programme et voulait imposer à l’ensemble du monde arabo-musulman sa vision du monde qui était une vision wahhabite d’un islam très conservateur. De là, on s’est rendu compte comment le fondamentalisme s’était développé petit à petit en inoculant cette vision très conservatrice et réductrice de l’islam jusqu’à déboucher sur le djihadisme qu’on connaît depuis deux générations à Molenbeek. »

Comme le signale Le Monde : « Sur les 543 combattants belges officiellement présents en Syrie et en Irak, 179 proviennent de Bruxelles et, parmi ceux-ci, 79 de Molenbeek. »

Le quotidien du soir ajoute, sous la plume de son correspondant en Belgique :

« Aujourd’hui, tous les commerçants juifs ont quitté Molenbeek, où les auteurs ont, en revanche, déniché des poupées Barbie en niqab. »

http://fr.novopress.info/202844/comment-molenbeek-est-dev...

18/01/2017

Journal du Mercredi 18 Janvier 2017 : UE / Antonio Tajani élu au perchoir de Strasbourg

Fini le FN? Pas vraiment!

FNNiDroiteNiGauche-768x1024.jpgPar 351 voix contre 282 à son concurrent  direct, le candidat social-démocrate Gianni Pittella, c’est  le « champion » des 217 députés du Parti populaire européen (PPE), l’Italien  Antonio Tajani, ex  porte-parole de Silvio Berlusconi et membre de Forza italia, qui a été élu hier en remplacement de Martin Schulz à la présidence du Parlement européen. Et ce grâce au soutien du groupe libéral-européiste ADLE présidé par Guy Verhofstadt  mais aussi à l’appui implicite des eurosceptiques britanniques, polonais et tchèques du groupe (ECR)… Mardi toujours, le Premier ministre britannique Theresa May a annoncé un Brexit assez radical dans ses effets (« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique »), son refus de la tutelle de Cour européenne de justice,  son voue d’une limitation drastique de l’immigration en provenance d’Europe, tout en formulant le souhait que puisse être négocié des accords de libre-échange avec l’Union européenne.

Le site des Echos commente aujourd’hui le huitième baromètre de la ­confiance politique réalisé par OpinionWay pour le Cevipof (Sciences po) qui note que si  «l’appartenance à l’Union européenne est encore vue comme une bonne chose par 42 % des Français (1 point gagné en un an), quand 24 % la voient comme une mauvaise chose il y a un mouvement (…)  de Français réclamant plus de liberté pour les entreprises, tout en affichant un scepticisme de plus en plus grand face à la globalisation et à l’ouverture, qu’elle soit sociale ou ­culturelle , analyse Pascal Perrineau, responsable du programme  Vie politique  de Sciences po.» L’ « adhésion plus franche à l’économie de marché »  de nos compatriotes est  modérée  par  une « réticence ancienne des Français vis-à-vis de la mondialisation (qui) va croissante. Ainsi 43 % des Français appellent à plus de protection face au monde d’aujourd’hui (13 points de gagné depuis 2009), quand l’appel à davantage s’ouvrir ne recueille plus que 24 % d’opinions favorables (33 % il y a sept ans).»

« C’est surtout sur le plan ­culturel ou sociétal que l’ouverture au monde suscite le plus de crispations. On peut le voir à travers l‘affirmation qu’il y a trop d’immigrés en France , désormais reprise par 64 % des Français quand ils n’étaient que 49 % à le dire en 2009 (…), 62 % des Français jugent que l’islam représente une menace pour la République (56 % il y a deux ans) et ils sont même 43 % à affirmer que les enfants d’immigrés nés en France ne sont pas vraiment français. »

Pareillement, ce même baromètre du Cevipof, constate Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof et enseignant à Sciences po,  confirme que « le lien entre les citoyens et leurs représentants (est)  très profondément altéré, voire rompu. (…). Pour 89 % des sondés, les responsables politiques  ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme nous ; pour 75 %, ils sont  plutôt corrompus ; 40 % des personnes interrogées éprouvent de la méfiance  en pensant à la politique et 28 % du dégoût ; seules 11 % d’entre elles ont confiance  dans les partis et près des trois quarts (70 %) estiment que  la démocratie ne fonctionne pas bien en France  (…).  Les Français sont attachés à la démocratie représentative, mais ne sont satisfaits ni de son fonctionnement ni de son efficacité, relève le politologue. Ce sont des citoyens critiques.  Ce qui conduit même 17 % et 49 % d’entre eux à souhaiter respectivement que  l’armée dirige le pays ou que celui-ci ait à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections ».

Et l’article des Echos d’en tirer la conclusion que face à cette classe politicienne démonétisée,  « de ce point de vue », deux candidats immigrationnistes, respectivement euromondialiste et altermondialiste comme  «Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui se présentent à l’élection présidentielle en dehors des partis et de la primaire organisée par le PS , à la tête de deux mouvements citoyens, La France insoumise et En Marche, ont bien saisi l’air du temps »!

Bruno Bernard  ancien conseiller politique à l’ambassade de Grande-Bretagne, directeur-adjoint du cabinet du maire (LR) Delphine Bürkli du IXème arrondissement de Paris,  soulignait  en avril dernier sur le site  atlantico  que M. Macron « espère » «  la mise en place d’un grand mouvement central, pivot de la politique française, avec du centre-droit et du centre-gauche. Tous ceux qui ont essayé n’y sont pas parvenus, de Jean Lecanuet à Jacques Delors, en passant par François Bayrou. Les Français aiment bien savoir à qui ils ont affaire : un homme de gauche ou un homme de droite, même s’il est possible, par la suite, de tendre des mains. Par conséquent, je ne pense pas que la tentative d’Emmanuel Macron soit vouée à une quelconque réussite sous son angle de tentative personnelle. De même, je ne vois pas En Marche! devenir un parti politique ; ou alors, ce sera un supplétif qui rentrera dans la nébuleuse du centre, comme il en existe déjà quelques-uns. La seule chose qui pourrait être bénéfique à Emmanuel Macron serait la recomposition complète du paysage politique français.»

Patrick Buisson expliquait ces derniers mois que la montée du FN  dans les urnes  ne tenait pas à sa dédiabolisation mais à une radicalisation des électeurs français, principalement  autour des thématiques identitaires.  M. Bernard qui était aussi invité en fin de semaine dernière à s’exprimer  dans Le Figaro sur la campagne de Marine Le Pen s’inquiétait (?)  pour sa part  d’une dédiabolisation initiée  par la direction du FN et qui selon lui « remet en cause le socle électoral traditionnel du FN ». Elle pourrait rendre crédible assure-t-il, l’hypothèse (validée par un seul petit sondage) d’une qualification de M. Macron en lieu et place de Marine au second tour de la présidentielle face à François Fillon.

«Le Front National sans le souffre »(sic) écrit-il  -le FN sans (sent) le soufre? NDLR-,  « est-il encore le Front National? » s’interroge gravement  Bruno Bernard.  «A l’heure où les peuples occidentaux semblent avoir soif de radicalité, le FN normal n’est-il pas à contre-courant? (…).  Le vin est coupé et pourtant elle continue à ajouter de l’eau : si (Marine)  élue, elle promet, non pas de dénoncer purement et simplement les accords de Schengen mais de les renégocier (…). Désormais il y a une feuille de papier à cigarette entre le programme de Marine et celui du candidat des Républicains qui lui aussi propose de réformer Schengen et la Commission Européenne. Le FN survivra-t-il à cette normalisation de trop? (…) L’avenir dira si le parti de Marine le Pen parvient à maintenir sa capacité d’attraction sans sa capacité de subversion.»

FN jugé pourtant toujours aussi subversif, radical  dans ses propos et dans ses propositions par ses adversaires constate Bruno Gollnisch,  à commencer par MM.  Fillon,  Valls,  Mélenchon ou Macron.  Et dernièrement encore par le réalisateur subventionné du film anti FN  Chez nousLucas Belvaux, qui affirme même que le FN est «un parti totalitaire » dont le  «style»  consiste à  «identifier l’ennemi et le diaboliser pour l’anéantir» (sic).

Alors totalitaire ou trop aseptisé le FN? Ce qui est certain c’est que Bruno Bernard se trompe lourdement, comme bien d’autres  politologues  et  observateurs avant lui, quand il affirme que «ce processus de respectabilisation (du FN est)  inspiré de celui mené par Gianfranco Fini en Italie » et qui  consisterait  en  «un bazardage en règle du fond de commerce paternel qui a permis au Front National de vivre confortablement grâce à une rente électorale comprise entre 15 et 20%? Les dirigeants actuels du parti ne sont-ils pas trop présomptueux en croyant pouvoir s’affranchir, d’un coup, du patronyme Le Pen, du nom du parti et de la flamme tricolore?».

 Alors que M.  Bernard se rassure (?), les dirigeants du  FN ne se satisfont  pas d’une quelconque rente électorale mais se battent pour accéder aux plus hautes responsabilités, certainement pas pour faire de la figuration.  Frontistes qui  ne veulent assurément pas  suivre le chemin de M. Fini. Bruno Gollnisch le rappelait encore dans un entretien  accordé au Figaro en août 2015, «Fini est l’exemple d’une impasse. Dauphin de Giorgio Almirante, il en a renié l’héritage. Malgré ces contorsions déshonorantes, il n’a jamais été président du Conseil. Aujourd’hui, son parti, naguère de 120 députés, ne pèse plus rien. Fini, c’est fini. Et Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, siège à Strasbourg avec les députés français UMP-Républicains !».

Nous l’avions aussi écrit sur ce blogue «la stratégie Fini, qui a commencé  par un changement de nom et du sigle du MSI,  a été un échec retentissant.  Fini est devenu atlantiste, s’est rallié au Nouvel ordre mondial, aux oukases de  Bruxelles,  a demandé pardon pour des crimes qu’il n’a pas commis, accepté  l’immigration-invasion, prôné la régularisation des clandestins,  s’est prononcé pour le droit de vote des immigrés et vanté, comme il l’a déclaré en mars 2009, les vertus de  la société multiethnique et multi-religieuse! Toutes choses  qui ne figureront jamais dans le projet présidentiel de Marine!

https://gollnisch.com/2017/01/18/fini-fn-vraiment/

17/01/2017

Udo Ulfkotte avait annoncé l’effondrement prochain de l’euro et la spoliation des épargnants, conduisant à la guerre civile

udo.jpg

Udo Ulfkotte, journaliste allemand décédé le 13 janvier 2017, avait prédit quelques prochaines catastrophes : 

« Un jour ou l’autre la situation va exploser ici. Il suffit d’une étincelle. Quand l’euro, cette monnaie qui fait penser à l’argent du Monopoly, va s’effondrer et dévorer les économies des épargnants, tout va partir dans tous les sens ici. Je conseille aux musulmans de faire leur valise très rapidement et de quitter le pays pour toujours quand cela va arriver… »

« (…) le détonateur principal sera l’effondrement de l’euro, quand les Allemands vont devoir payer avec leurs épargnes les dettes incroyables d’autres Etats membres. Arrivé à ce stade on n’aura plus d’argent pour les retraités et pour les masses de musulmans qui vivent de l’aide sociale. «  

http://www.medias-presse.info/udo-ulfkotte-avait-annonce-...

D’une allégeance l’autre

Hier, la veille de la présentation ce mardi par le Premier ministre britannique Theresa May de sa feuille de route pour quitter l’UE, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, présentait à Paris ses vœux à la presse. Une occasion de répondre aux propos (souhaits ?) de Donald Trump sur l’avenir de l’Europe de Bruxelles (voir notre  article publié hier), M. Moscovici anticipant des relations « certainement rock and roll » avec le nouveau président des Etats-Unis. « Je ne crois pas », a-t-il dit,  «que des commentaires qui en quelque sorte valorisent la division de l’Union, y compris en prévoyant de futurs départs, soient le meilleur départ dans les relations euro-atlantiques (avec l’administration Trump) ». L’ex-ministre français de l’Economie et des Finances a cependant essayé de faire bonne figure en affirmant ne pas être  « inquiet » sur la solidité  de l’échafaudage bruxellois : « je crois que cette idée qu’il va y avoir une contagion du Brexit est un fantasme, un mauvais fantasme », « le Brexit est regrettable (…) il est problématique et on attendrait de nos amis américains qu’ils ne s’en réjouissent pas ».

Les patriotes, les souverainistes eux ne pleureront pas le départ du militant antinational et socialiste allemand Martin Schulz de la présidence du Parlement européen. Sur boulevard voltaire, Gabriel Robin souligne justement que  «dans un entretien d’adieu, Martin Schulz ne cache pas sa volonté d’étouffer les nations, voire de les nier. Il y déclare, notamment (…) que le Parlement et la Commission (européenne) devraient s’allier plus étroitement pour faire triompher une vision supranationale, c’est-à-dire une techno-administration post-démocratique mettant en échec les exécutifs élus des États membres. Il est tout de même sidérant de constater qu’un homme puisse à ce point mépriser les peuples souverains. S’il était tout à fait libre d’imposer ses volontés, Martin Schulz interdirait, probablement, les référendums et les partis  populistes  en Europe. »

Populistes qui  participeront aujourd’hui, comme leurs autres collègues députés, à l’élection du successeur de M. Schulz. Au terme d’une règle non écrite, droite et gauche se partageaient jusqu’alors  tacitement  les présidences mais cette fois, les ententes entre blocs politiques européistes n’ont pas été possibles et six candidats sont en lice.  Ce qui pourrait rendre indispensable le recours aux quatre tours de scrutin  qui avaient été nécessaires en 1982, pour la toute première élection à la présidence du PE, du socialiste  danois Pieter Dankert.

Le Groupe des Verts/Alliance libre européenne (ALE) présente ainsi  Jean Lambert ; le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), Eleonora Forenza; le groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) , Gianni Pitella ;  le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE),  Guy Verhofstadt;  le Parti populaire européen (PPE),  Antonio Tajani;  le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR),  Helga Stevens;  le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) coprésidé par Marine Le Pen, le député roumain  et ingénieur  Laurențiu Rebega qui a rejoint ENL en juillet 2015.

Le blogue les yeux  du monde rappelle que  Martin Schulz,  «conscient de la forte montée des courants eurosceptiques dans les institutions européennes aux élections de 2014, a été l’artisan de la coalition entre la droite et la gauche européennes visant à faire barrage aux partis populistes et conservateurs. Suite à un accord signé entre le PPE et le S&D, Martin Schulz est reconduit à la Présidence du Parlement européen, laissant Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne. Le PPE semble aujourd’hui accepter difficilement le départ de Schulz, élu en 2014 contre un engagement des S&D à soutenir un candidat PPE pour les élections de janvier 2017. Manfred Weber, Président du groupe PPE appelle Schulz à respecter l’accord sur lequel il s’était engagé. Réponse de la gauche, en la personne de Gianni Pitella, Président du groupe S&D au Parlement :  Nous n’accepterons jamais un monopole du PPE, une des trois présidences doit revenir à la famille socialiste . Avec Juncker à la tête de la Commission et Donald Tusk à la tête du Conseil européen, la victoire d’un candidat PPE à la tête du perchoir marquerait un contrôle total de la droite sur les institutions européennes.»

En l’espèce affirme Bruno Gollnisch, au-delà cette petite tambouille peu appétissante, derrière les  apparences , c’est bien le monopole des pro-bruxellois, de gauche ou de droite, qui est remis en cause par l’émergence des formations nationales ces dernières années. Il est d’ailleurs très éclairant que les représentants de l’oligarchie, politique, économique, médiatique qui œuvrent pour une poursuite de l’intégration-soumission à Bruxelles, militent pareillement pour notre inféodation à d’autres structures supranationales contraignantes. Tout se tient.

François Hollande, à quelques heures de l’ouverture du très mondialiste Forum économique de Davos, a ainsi lui aussi fait entendre la petite musique progressiste, antisouverainiste habituelle. Le prétexte en a été sa remise de la légion d’honneur à Jane Hartley,  ambassadrice américaine (sur le départ), une non francophone nommée  à ce poste par Barack Obama  en 2014 pour la remercier  notamment de ses très importantes contributions  financières au Parti démocrate.  M. Hollande a ainsi tenu à répliquer hier à Donald Trump: « Je vous l’affirme ici, l’Europe sera toujours prête à poursuivre la coopération transatlantique (…). Elle n’a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu’elle à a faire ». D’une allégeance l’autre, le plus impopulaire des présidents de la Vème république a également confirmé , comme François Fillon et Emmanuel Macron, son souhait de rester sous la tutelle d’une Alliance atlantique, remise aujourd’hui en question  par  le président élu américain. «(L’OTAN) ne sera obsolète que lorsque les menaces le seront devenues elles aussi » a psalmodié M. Hollande.  Menaces que le bras armé du Nouvel ordre mondial a puissamment contribué à renforcer et à propager. Une manière  aussi de dire que le retour à une France libre et indépendante  sera toujours reporté sine die avec un Président issu du Système.  

https://gollnisch.com/2017/01/17/dune-allegeance-lautre/

16/01/2017

Une révolution de couleur à Varsovie ?

La Pologne a connu une fin de mois de décembre 2016 très agitée. Dans la nuit du 16 au 17, des manifestants qualifiés par les médiats occidentaux de « démocrates » envahirent la Diète, le Parlement polonais, bloquèrent les députés et les empêchèrent de voter de nouvelles lois. Si au moment des oppositions en 2012 – 2013 sur l’horrible loi Taubira, La Manif pour Tous avait agi ainsi, le chœur médiatique aurait crié unanime au putsch, au coup d’État et à la République en danger. Il approuve au contraire ces actions illégales survenues à Varsovie.

Les élections législatives d’octobre 2015 a donné une majorité absolue au parti social-étatiste et national-conservateur eurosceptique, anti-russe, germanophobe et atlantiste Droit et justice (PiS en polonais). L’opposition libérale-conservatrice pro-européenne de la Plate-forme civique et les opposants de gauche progressiste, presque éliminés du Parlement, se sont entendus afin de rejeter les décisions du PiS.

La présidente du Conseil des ministres, Beata Szydlo, et le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, sont des démocrates ancienne manière : ils n’acceptent pas que les choix souverains de la Diète soient contrecarrés par la rue, par des tribunaux dont le Tribunal constitutionnel largement composé d’adversaires politiques ainsi que par les instances supranationales de l’Union dite « européenne » qui enquêtent sans vergogne sur de supposées violations de l’« État de droit » par le nouveau gouvernement polonais. La majorité parlementaire ose en effet appliquer son programme, abaisser l’âge de la retraite, donner une allocation de 120 € par enfant à partir du deuxième, et s’attaquer à certaines vaches sacrées du Système comme le droit à l’avortement ou la suprématie des juges sur les élus.

Bruxelles et des ONG parmi lesquelles les habituelles stipendiées de l’oligarque mondialiste George Soros, excitent par conséquent une frange marginale et urbaine de nostalgiques déçus des résultats électoraux et de la grande popularité du PiS. Elle se manifeste au sein d’un fantomatique Comité de défense de la démocratie (KOD) qu’il faudrait plutôt appeler Comité d’adhésion à la ploutocratie.

L’hyper-classe eurocratique et les oligarques occidentaux ne veulent pas que la Pologne, forte de 38,5 millions d’habitants, rejoigne la Hongrie de Viktor Orban dans la catégorie novatrice et originale des démocraties illibérales au risque de susciter une contagion politique en Europe centrale, en Europe de l’Est, voire à l’Ouest. Ils montent donc un cordon sanitaire à l’extérieur et fomentent à l’intérieur une contestation dans les rues. Les dirigeants polonais sauront-ils faire face à ce début de révolution colorée ? Il faut les encourager à résister, s’il le faut, par tous les moyens.

Bonjour chez vous !

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 16, diffusée sur Radio-Libertés, le 13 janvier 2017.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Protectionnisme : une donnée essentielle de l’économie de demain ?

Nations phares de la pensée libérale, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont toujours eu le souci de la protection de leurs industries stratégiques…

Comme l’expliquait l’économiste Frédéric Bastiat, en économie, « il y a ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas ». Si la mondialisation des échanges est un phénomène naturel, rendu inévitable par les progrès techniques (transports et communications, notamment), elle ne saurait être totalement incontrôlable. Utilisons une image toute simple : les bateaux sont libres de parcourir les mers mais ils sont soumis à des contrôles quand ils s’aventurent hors des eaux de leurs territoires. L’évidence même. Pourquoi faudrait-il, alors, défendre un système de libre-échange total qui ne serait, en outre, appliqué qu’aux populations vivant dans l’Union européenne ?

Nations phares de la pensée libérale, les États-Unis et le Royaume-Uni ont toujours eu le souci de la protection de leurs industries stratégiques, plus encore aujourd’hui avec l’élection de Donald Trump et le triomphe du Brexit qui a porté Theresa May au 10 Downing Street. Privilégiant l’économie dite de la connaissance, les nations occidentales se sont progressivement désindustrialisées. Pour l’année 2014, le déficit commercial des États-Unis s’élevait à 505 milliards de dollars (la Chine est le premier exportateur, le Mexique est le troisième exportateur). On pourrait donc craindre que les mesures protectionnistes envisagées par Donald Trump puissent avoir des conséquences potentiellement néfastes pour l’économie américaine. Or, il n’en sera rien. Pour des raisons qu’ignorent la plupart de nos dirigeants : l’économie dépend de l’humain.

Il ne saurait être question de vases communicants. En prenant le pari de l’optimisme actif, Donald Trump s’inscrit parfaitement dans la tradition des pionniers et répond à un profond inconscient euro-américain.

« General Motors envoie des modèles de Chevy Cruze fabriqués au Mexique aux vendeurs de voitures américains sans payer de taxes en passant la frontière. Fabriquez aux États-Unis ou payez beaucoup de taxes frontalières ! » disait ainsi Donald Trump le 3 janvier dernier. L’intelligentsia politico-économique basée à Washington pourra toujours grincer des dents face au retour des protections tarifaires, elles font déjà la preuve de leur efficacité. Immédiatement après ce message, Ford annonçait annuler la construction d’une usine d’assemblage de voitures au Mexique et utiliser une partie des 1,6 milliard de dollars de budget sauvés pour investir dans une usine de fabrication de véhicules hybrides et électriques à Flat Rock, dans le Michigan. Un investissement créant 700 emplois…

La donne est un peu différente pour nous, pauvres Français. Les standards de l’Union européenne nous interdisent de prendre de telles mesures et nous regardons nos usines automobiles s’exporter au Maghreb sans pouvoir lutter. Un haut fonctionnaire de gauche, qui a souhaité conserver l’anonymat, l’expliquait à bastamag, déclarant qu’en l’état actuel des choses, une « sortie de l’Union européenne » serait sans doute « nécessaire afin d’instaurer une base légale incontestable à la préférence nationale » et, bien sûr, à la mise en œuvre d’une forme de protectionnisme intelligent. Entendons bien que le protectionnisme, intelligemment pensé, ne revient absolument pas à isoler la France ou à la fermer au commerce mondial mais, tout au contraire, à la rendre compétitive !

Le but de la manœuvre est clair : façonner la France de demain, reconstituer une partie de son tissu industriel, conserver ses secteurs stratégiques, repartir sur des bases saines et encourager l’innovation. Le protectionnisme ne s’oppose pas à l’économie de marché. Je serais même tenté d’écrire qu’il en est le garant.

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/protectionnisme-donn...

Un député allemand, opposé à la politique migratoire, quitte le parti de Merkel

Les patriotes n’ont plus de place dans la formation politique de la chancelière.

Un député, en désaccord profond sur la politique migratoire, quitte le parti de la chancelière allemande Angela Merkel tout en gardant son mandat.

Le député de la CDU Erika Steinbach claque la porte, car elle est en désaccord profond avec la politique d’ouverture des frontières de la chancelière Angela Merkel. Représentante de l’aile nationaliste de la CDU, Erika Steinbach reproche également au parti sa dérive vers les idées ambiantes de gauche.

Dans une interview accordée au Welt am Sonntag, elle déclare : « Voterais-je actuellement pour la CDU ? Non. Entrerais-je de nos jours à la CDU ? Non. Par conséquent, je ne peux honnêtement que tirer la conclusion de quitter la CDU. » Elle estime qu’en ouvrant les frontières en 2015, Angela Merkel a bafoué les règles juridiques : « Le fait que durant des mois des personnes non identifiées aient franchi les frontières en bus ou en train n’était pas une exception, mais une mesure volontaire allant à l’encontre de nos règles légales et des traités européens. L’Office fédéral pour la migration et les réfugiés a identifié des milliers de passeports comme étant falsifiés, sans que les conséquences juridiques prévues en soient tirées.

Aucune autorité fédérale ne se permettrait de sa propre initiative une telle ignorance de notre droit. Une volonté politique se trouve là derrière. » Erika Steinbach estime qu’Angela Merkel n’a pas respecté la loi, également, dans le domaine du sauvetage de l’euro et du tournant énergétique.

Elle ne désire pas rejoindre, pour le moment, le parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD) mais espère que cette formation politique entrera au sein du Parlement national à l’issue des élections législatives de septembre 2017.

Madame Steinbach est née en 1943, en tant qu’Erika Hermann. En 1972, elle a épousé le chef d’orchestre Helmut Steinbach et a adhéré à la CDU en 1974. Elle siège depuis 1990 au Parlement en tant que député d’une circonscription de Francfort-sur-le-Main, la capitale de la Hesse. En 1991, elle a voté contre la reconnaissance de la ligne Oder-Neiße comme frontière avec la Pologne et a déclaré : « On ne peut pas approuver un traité qui sépare une partie de notre patrie. » Entre 1998 et 2014, elle a dirigé l’Association des personnes déplacées, qui se donne pour vocation de défendre les intérêts des personnes expulsées des territoires de l’Est au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Erika Steinbach s’est distinguée au cours des derniers mois par ses prises de position ainsi que par un tweet portant l’inscription « Deutschland 2030 » (Allemagne 2030), accompagné d’une photo montrant un enfant blanc entouré d’enfants de couleur qui lui demandent « D’où viens-tu donc ? »

Le départ de ce député bénéficie à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui compte en son sein de nombreux déçus de la CDU et qui voit, ainsi, confirmer le fait que les patriotes n’ont plus de place dans la formation politique de la chancelière. Le député européen de l’AfD Beatrix von Storch invite, sur Twitter, Erika Steinbach à rejoindre l’AfD.

http://www.bvoltaire.fr/lionelbaland/depute-allemand-oppo...

15/01/2017

Pour Orbán, les Droits de l’Homme ne doivent pas impliquer le suicide national

Hongrie – Le gouvernement hongrois va plus loin dans son opposition à l’immigration extra-européenne, illégale comme légale. Viktor Orbán a de nouveau prononcé un discours fort, s’exprimant contre le «suicide national» et le gouvernement a annoncé sa volonté de mettre fin aux obligations d’État permettant d’acquérir des visas permanents.

Devant 532 gardes-frontières fraîchement entrés en fonction, Viktor Orbán a expliqué le jeudi 12 janvier, que leur travail consistera à protéger les frontières de la Hongrie et la sécurité de tous les Hongrois « et celle de toute l’Europe aussi, comme cela a été le cas de la nation [hongroise] pendant des centaines d’années ».

« Les attentats terroristes, les émeutes, la violence, le crime, les conflits ethniques et culturels nous montrent tous que ceux qui viennent ne veulent pas vivre notre vie », a déclaré Orbán aux gardes-frontière. « Ils veulent continuer à vivre leur vie, simplement avec un niveau de vie européen, nous les comprenons, mais nous ne pouvons pas les laisser entrer en Europe. Aucun Droit de l’Homme ne prescrit le suicide national ».

Les demandeurs d’asile seront désormais détenus dans des camps fermés

La détention systématique des migrants arrivant dans le pays sera mise en place, a expliqué Viktor Orbán le vendredi 13 janvier, lors de son discours hebdomadaire à la radio publique. « Nous avons rétabli la détention systématique dans le cas de ceux dont la demande d’entrée en Europe n’a pas encore été légalement approuvée ». « Tant qu’il y a un verdict en suspens – dans leurs demandes d’asile -, ils ne peuvent pas se déplacer librement en Hongrie », a déclaré le premier ministre hongrois.

Sous la pression de Bruxelles, l’agence des Nations unies pour les réfugiés et la Cour européenne des droits de l’homme, la Hongrie a suspendu en 2013 la pratique de la détention des demandeurs d’asile. Les camps fermés sont une des demandes principales du Jobbik, portée par le vice-président du parti et maire d’une petite ville à la frontière avec la Serbie, László Toroczkai, depuis le début de 2015. Il avait été également le premier à demander la clôture aux frontières de la Hongrie.

« Depuis, il y a eu des actes de terrorisme en Europe occidentale, » a déclaré M. Orbán vendredi. « Tout règlement juridique qui facilite les actes de terrorisme doit être modifié dans l’intérêt de notre propre légitime défense ». Il s’est dit conscient que cela « va ouvertement contre l’UE », prenant le risque d’un conflit ouvert avec Bruxelles,une fois de plus.

La fin des bons d’État permettant les visas illimités

Il y a trois mois, le projet d’amendement constitutionnel contre les quotas obligatoires de migrants, proposé par le parti de gouvernement Fidesz, a échoué en raison du boycott surprise du vote par le parti populiste de droite Jobbik, qui voulait ajouter au projet de loi la suppression du programme de bons d’État. Ces obligations permettent aux non-citoyens de l’UE d’acheter un permis de séjour permanent Schengen.

Des discussions très dures ont eu lieu au parlement hongrois entre le gouvernement conservateur national Fidesz et le populiste de droite Jobbik sur ce sujet. Les menaces pour la sécurité, les soupçons de corruption élevée et la trahison envers les Hongrois – qui rejettent l’immigration non-européenne – constituaient les principaux arguments du Jobbik.

Finalement, le gouvernement suspendra le programme pour une durée indéterminée, affirmant que ces obligations ne sont plus nécessaires puisque l’agence de notation Moody’s a amélioré la cote de solvabilité du pays. Plusieurs scandales de corruption liés à ces obligations ont marqué 2016 et il est très probable que le gouvernement ait voulu mettre fin à ce programme qui s’est avéré être un échec. Par conséquent, plus aucune demande pour des permis de résidence via l’achat de bons d’État ne sera acceptée à partir du 1er avril.

http://visegradpost.com/fr/2017/01/14/pour-orban-les-droi...

20:54 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Le Front national, agent perturbateur du système politique français

Version française de Joël Gombin, « Der Front National ist nur ein Störfaktor », Tagesspiegel, 13 juin 2016.

La quasi-élection du candidat du FPÖ à l’élection présidentielle autrichienne a eu un certain écho en France, certains y voyant comme une réplique d’un séisme de droite extrême qui secouerait toute l’Europe, et pourrait bien toucher la France en 2017. La plupart des commentateurs s’accordent en effet à penser que Marine Le Pen, la présidente du Front national, sera présente au second tour. Il semble moins évident qu’elle puisse faire aussi bien que son collègue autrichien…

La première dimension à prendre en compte pour comprendre en quoi le succès actuel du FN en France est à la fois comparable et différent à celui d’autres partis de droite populiste radicale en Europe est l’histoire. Contrairement à des pays comme l’Autriche, en France l’extrême droite a été fortement discréditée politiquement après la Seconde guerre mondiale, et jusqu’en 1984 à quelques brèves exceptions près, notamment durant la guerre d’Algérie, elle est électoralement très marginale.

Mais, à l’inverse, la France n’entretient pas un rejet aussi fort qu’en Allemagne de tout ce qui touche à la période des fascismes ; et le souvenir des expériences historiques de régimes fascisants y est plus lointain qu’en Espagne, au Portugal ou en Grèce.

Une extrême droite puissante électoralement a pu ainsi se reconstituer en France dès les années 1980 ; ce qui signifie aussi que l’ancrage du Front national dans le paysage politique français est plus profond que beaucoup de partis relevant de vagues récentes de développement des partis nationaux-populistes, tels le PVV néerlandais, le UKIP britannique ou, dans un genre un peu différent, la Ligue du Nord italienne.

Pourtant, au-delà de ces histoires différentes, la plupart des pays d’Europe occidentale sont travaillés par les mêmes mouvements tectoniques. Les clivages traditionnels, qu’avaient si bien analysés Seymour M. Lipset et Stein Rokkan dans les années 1960, s’affaiblissent partout, même s’ils n’ont pas complètement disparu. De vieux partis tentent de survivre, mais ils ne sont plus capables de donner un sens à la mobilisation de leur base électorale. À l’inverse, de nouveaux clivages émergent. De nombreux politologues soulignent l’importance d’une dimension qui émerge progressivement à partir des années 1960, qu’on appellera « nouvelle politique », « post-matérialisme », « libéralisme culturel » et son inverse, l’ « autoritarisme », etc.

Les partis populistes de la droite radicale s’inscrivent avant tout sur ce « deuxième axe », et sont souvent ceux qui s’y inscrivent le plus clairement. En France, Vincent Tiberj a montré comment le FN mobilise fortement un électorat antilibéral culturellement ; il n’est guère concurrencé sur ce créneau que par la droite de Nicolas Sarkozy, auprès des électeurs les plus libéraux économiquement. Les droites françaises sont travaillées en profondeur par ces enjeux depuis plusieurs décennies, avec des convergences à la base fortes sur les questions culturelles entre les électeurs de la droite traditionnelle et ceux du Front national.

Mais, tout comme les mouvements des plaques tectoniques peuvent être insensibles pendant de longues périodes pour ensuite libérer une grande quantité d’énergie de manière très soudaine et très violente, le champ politique français n’a probablement pas encore subi tous les effets de ces mouvements tectoniques. Ici, il faut prendre en compte un troisième paramètre : les institutions et le système partisan. Les institutions de la Ve République encouragent structurellement une vie politique bipolaire, et rendent nécessaire de constituer des coalitions pour l’emporter. Cette situation a de fait exclu le Front national de l’accès aux positions de pouvoir significatives. En cela, la situation de la France est fort différente de celle des pays pratiquant le scrutin proportionnel, où les partis de droite radicale ont pu être intégrés comme partenaires minoritaires à des coalitions dirigeantes, à l’instar du FPÖ en Autriche ou de la Ligue du Nord en Italie.

En France, un système partisan essentiellement tripolaire et des institutions faites pour deux acteurs rendent aujourd’hui le fonctionnement du système démocratique extrêmement incertain : le rapport entre l’expression démocratique de l’électorat et les résultats en termes de parti au pouvoir et de politiques menées devient de plus en plus ténu. Cela mine la confiance de la population dans les institutions politiques. Or, la défiance politique est, on le sait, l’une des causes principales du vote pour le Front national. Dès lors, s’enclenche un cercle vicieux dont nul ne peut dire aujourd’hui comment on pourra en sortir. Ainsi, à institutions constantes, et sauf circonstances exceptionnelles comme le furent par exemple celles de la scission du parti lepéniste en 1999, on voit mal aujourd’hui ce qui pourrait entraver l’ascension du FN, sans pour autant que son accès au pouvoir d’État apparaisse en l’état actuel des choses comme vraisemblable.

L’importance du Front national dans la vie politique française des prochaines années pourrait donc bien tenir non pas à son influence directe sur le pouvoir et sur les politiques menées, mais sur sa capacité à gripper le fonctionnement du système tout entier. Il devrait sans doute inciter à une réflexion sur le rapport entre les institutions politiques du pays, forgées à la grande époque des clivages traditionnels, et l’état de la société et du système partisan, qui a profondément évolué depuis.

https://tempspresents.com/2016/06/14/le-front-national-ag...

14/01/2017

Immigration, terrorisme, sécurité : Bruxelles veut lever directement de nouveaux impôts

Bruxelles demande davantage d’argent à cause de tâches supplémentaires, en ce qui concerne les réfugiés par exemple. À cela s’ajoute qu’avec la perspective de la sortie de l’UE de la Grande-Bretagne, le troisième plus gros contributeur net va disparaître.

Le nouveau commissaire au budget Günther Oettinger avait récemment annoncé vouloir rendre plus autonome le budget de l’UE. Il s’était référé au travail d’un groupe d’experts réunis autour de l’ancien Premier ministre italien Mario Monti [...]

Épais de 100 pages, le dossier Monti servirait selon le journal « Handelsblatt » de base pour sept ans à la prochaine période budgétaire de l’UE qui commence en 2021. On prévoit que ce dossier sera rendu public le 17 janvier.

Actuellement les 28 États membres financent pour l’essentiel le budget de l’UE par des contributions prises sur leur budget national [...]. Une part plus petite du budget de Bruxelles provient en outre des droits de douane et de la TVA. Monti veut inverser le rapport et financer l’UE en grande partie directement par des impôts et des taxes. [...]

Die Welt
_______________________________________

Günther Oettinger, qui est depuis le début de l’année commissaire au budget de l’UE, a des plans ambitieux : Il veut « modifier de fond en comble » le financement de l’Union européenne. Le moment choisi est maintenant « idéal », a déclaré Oettinger mardi soir au Parlement européen, et il a ajouté : « Nous avons besoin de nouvelles ressources. » De fortes dépenses supplémentaires inattendues justifient son initiative.

La crise des réfugiés engloutit des milliards, par exemple pour la Turquie ou pour l’Afrique. Le terrorisme et les guerres à proximité immédiate de l’UE gonflent les coûts de la sécurité intérieure et extérieure. Selon Oettinger, on ne pourra relever les défis que si l’UE a ses propres sources de financement. Il va déposer prochainement un projet de loi. [...]

Handelsblatt

Source : 

http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/01/immigration-te...

Fuck UE - Action Francaise Provence / Casapound Parma

Les forces de l’OTAN menacent la Russie

Un déploiement massif de troupes américaines et de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes est en cours. Selon une déclaration du Centre de presse et d’information de la Bundeswehr (les forces armées allemandes) le 30 décembre : « dans le cadre de l’opération OTAN “Atlantic Resolve”, trois navires de transport américains sont attendus à Bremerhaven la première semaine de janvier ».

La déclaration a noté qu’au début de novembre : « les soldats de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine ont commencé à charger les navires avec des véhicules et des conteneurs ». Dans l’ensemble, « plus de 2500 pièces de cargaison (des camions, des véhicules de combat, remorques, et conteneurs) [ont été] initialement expédiées vers l’Allemagne, puis transportées vers la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ». Le matériel doit « arriver dans la période du 6 au 8 janvier par transport maritime à Bremerhaven et sera ensuite transporté vers la Pologne par rail et des convois militaires d’ici le 20 janvier ».

Plus tôt ce mois-ci, le quotidien allemand Kieler Nachrichten a qualifié l’accumulation des armes d’« opération la plus importante de redéploiement de l’armée américaine en Allemagne depuis 1990 ». Plus de 2000 chars, obusiers, jeeps et camions sont déployés dans le cadre des exercices de l’OTAN en Europe de l’Est qui vont continuer pendant neuf mois.

Selon les déclarations faites par les forces armées américaines en Europe, 4000 soldats supplémentaires et 2000 chars d’assaut vont « contribuer à renforcer la défense et la dissuasion de l’alliance ». Le colonel Todd Bertulis, directeur adjoint de la logistique du Commandement américain en Europe (EUCOM) à Stuttgart, a déclaré que l’opération veillera à ce que « la puissance de combat nécessaire soit apportée au bon endroit en Europe au bon moment ».

Le lieutenant-général Frédéric « Ben » Hodges, commandant des forces américaines en Europe, a déclaré : « Trois ans après que les derniers chars américains aient quitté le continent, nous devons les y remettre ». Il a fait la déclaration lors d’une visite à l’école de logistique de la Bundeswehr à Garlstedt, en Basse-Saxe. Il a déclaré aux journalistes que ces mesures étaient une « réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée ».

La Russie se prépare à la guerre, a affirmé le général. Tous les ministères russes, a-t-il déclaré : « se prépareront en conséquence, mobilisez-vous, si vous voulez ». Il a continué : « Cela ne signifie pas nécessairement qu’il doit y avoir une guerre, rien de tout cela n’est inévitable, mais Moscou se prépare à cette possibilité ».

Cette présentation tourne la réalité à l’envers. Le déploiement de troupes de combat américaines fait partie des préparatifs de l’OTAN en vue de la guerre contre la Russie, culminant d’une expansion continue vers l’est de l’OTAN depuis la dissolution de l’Union Soviétique il y a 25 ans.

En Ukraine, ce n’est pas la Russie qui est l’agresseur, mais les États-Unis et l’OTAN. Washington et Berlin, en étroite collaboration avec les forces fascistes, ont organisé un coup d’État contre le président pro-russe, Viktor Ianoukovitch, au début de 2014, en installant un régime nationaliste et férocement anti-russe à Kiev. Ce mouvement a déclenché une rébellion séparatiste par les régions russophones de l’est du pays, que Moscou a soutenu et que le gouvernement de Kiev, soutenu par les armes et l’argent des occidentaux, a cherché, sans succès, à supprimer violemment.

Les événements en Ukraine ont été saisis par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN pour imposer des sanctions économiques et diplomatiques et étendre considérablement les forces militaires de l’OTAN le long de la frontière occidentale de la Russie.

Avant l’inauguration de Donald Trump, le président élu des États-Unis le 20 janvier qui a appelé à une réduction des tensions avec la Russie afin de concentrer plus directement l’agression américaine sur la Chine, les forces opposées au sein de l’establishment militaire-renseignements et politique des États-Unis cherchent à intensifier la confrontation avec Moscou.

Cette semaine, le sénateur républicain John McCain a visité les États baltes pour leur assurer le soutien continu des États-Unis. Dans une interview diffusée par la radio estonienne, McCain a appelé à un renforcement des forces de l’OTAN contre la Russie et a déclaré que chaque « membre crédible » du Congrès américain voyait le président russe, Vladimir Poutine, « pour ce qu’il est : un voyou et un tyran et un agent du KGB ».

Dans cette escalade dangereuse contre une Russie dotée d’armes nucléaires, qui fait courir le danger d’une troisième guerre mondiale, la Bundeswehr joue un rôle central. « Sans le soutien de l’armée [allemande], nous ne pouvons aller nulle part », a déclaré le lieutenant général Hodges lors d’une comparution devant le Service commun de soutien de la Bundeswehr.

Le lieutenant-général Peter Bohrer, chef adjoint du Service interarmées de soutien, marquait son accord : « Dans le passé », a-t-il dit, « l’Allemagne était un État de première ligne. Aujourd’hui, nous sommes une zone de transit, et l’une de nos tâches principales est d’entreprendre un soutien commun […] Nous sommes ouverts à l’exécution de ces tâches avec nos partenaires américains ».

Après être arrivés en Allemagne, les soldats américains et leurs équipements lourds seront déplacés de Bremerhaven par le rail à travers le nord de l’Allemagne jusqu’à l’Europe de l’Est. Le bureau de presse de la Bundeswehr a annoncé : « Quelques 900 wagons avec du matériel militaire seront transportés en train de Bremerhaven vers la Pologne. Il y a également environ 600 pièces de fret qui seront transportées par train en Pologne à partir du terrain d’entraînement militaire à Bergen-Hohne. Près de 40 véhicules circuleront directement de Bremerhaven vers la Pologne ».

L’Allemagne, qui a écrasé l’Europe de l’Est dans sa guerre d’extermination il y a 75 ans, se prépare à envoyer des troupes de combat dans les pays baltes. En janvier, 26 chars, 100 autres véhicules et 120 conteneurs seront transportés en train vers la Lituanie.

Lors d’un entretien accordé au journal militaire allemand « Bundeswehr aktuell », le général Volker Wieker a confirmé que l’Allemagne s’était entendue avec les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni lors du sommet de l’OTAN à Varsovie « pour que chacun prenne la tête d’un groupement tactique ». L’Allemagne enverra son 122e Bataillon d’infanterie. Il a ajouté que d’autres envois suivraient, « afin que nous atteignions une capacité dite opérationnelle complète d’ici le milieu de l’année ».

Ce que l’on entend par « pleine capacité opérationnelle » a été souligné par un exercice public de la Bundeswehr à Grafenwöhr, où le bataillon allemand s’est préparé au déploiement. Selon un rapport vidéo du Frankfurter Allgemeine Zeitung, les manœuvres impliquaient « une attaque ennemie sur la frontière russo-lituanienne ».

Le futur commandant du groupement tactique de l’OTAN en Lituanie, le lieutenant-colonel Christoph Huber, a expliqué le « but tactique » des manœuvres comme suit : « Les camarades de la Deuxième Compagnie ont mené avec succès la bataille ici […] gagnant du temps pour leurs camarades et ainsi détruisant les forces ennemies. C’est une formation de combat de haute intensité ».

Titre et sous-titre originaux : Les forces de l’OTAN menacent la Russie. L’armée américaine et la Bundeswehr allemande envoient des milliers de soldats en Europe de l’Est

Johannes Stern

Source

http://www.voxnr.com/7631/les-forces-de-lotan-menacent-la...

Le mufti-culturalisme, la clef du vivre ensemble ?

L’heure est grave. Le travail du prochain (prochaine ?) Président(e) ne sera pas de tout repos. Beaucoup de Français sont inquiets.

Dans sa conférence « La France, l’islam, les musulmans » mardi soir à Paris, Marie-Thérèse Urvoy, professeur d’islamologie et d’histoire médiévale de l’islam, nous présentait son dernier livre Islamologie et monde islamique. L’occasion, pour elle, de rappeler que l’islam regroupe des pays qui, tout en se référant à la religion islamique, ont adopté bon nombre de coutumes fort éloignées de la seule foi et souvent très différentes de notre culture occidentale.

De ces développements découle une question essentielle : le mufti-culturalisme est-il la clef du vivre ensemble ? Non, il n’y a pas de faute d’orthographe. La campagne pour la présidentielle commence et, parmi les nombreux enjeux, il y en a un qui s’impose plus que les autres : le « mufti-culturalisme » que l’on veut nous imposer. L’heure est grave. Le travail du prochain (prochaine ?) Président(e) ne sera pas de tout repos.

Beaucoup de Français sont inquiets.

Sont-ils préoccupés par le poids des impôts ? Par l’incompétence notoire de leurs édiles politiques ? Par le réchauffement climatique ? Non, cela, ils s’en accommodent depuis des lustres et ils savent que rien ne changera vraiment… Non, ils sont surtout inquiets — de plus en plus mais les médias sont discrets — de la pression du « vivre ensemble » que l’on veut leur imposer chaque jour un peu plus. Surtout ne pas se refermer sur soi, être ouverts sur le monde, et remplaçons notre culture figée dans l’Histoire par une autre, plus neuve, qui viendra la « rafraîchir » ! Remplacerons-nous la rue Mouffetard de Mouloudji ou les marchés de Provence de Bécaud par la casbah d’Alger ou les bidonvilles de Casablanca ?

À l’occasion des vœux, je recevais, il a peu, cette profession de foi d’une amie : « Que la paix et la douceur inondent nos cœurs afin que tous les peuples puissent vivre leur croyance sereinement. » Mais la croyance, on s’en fout, qu’elle soit sereine ! Si des « croyants » se complaisent à « marcher » sur leurs genoux en se flagellant sur le chemin de Notre-Dame de Fatima au Portugal, c’est leur problème, ils ne dérangent personne ; juste leur médecin au retour, qui devra les soigner. En revanche, si la quasi-majorité des musulmans de cette Terre ne trouve rien à redire à leur livre de « croyances » qui glorifie le sacrifice des « infidèles » que nous sommes, là, je me dis que toutes les « croyances » n’ont pas le même effet sur une société !

D’ailleurs, il n’y a qu’à observer les sociétés « mufti-culturelles » en Afrique du Nord pour comprendre qu’il est difficile d’être « serein » sur ces terres… surtout ces dernières années. Tristesse, regards fuyants, femmes couvertes (de plus en plus), échanges impossibles dès que l’on aborde le sujet de la religion, éclairages blafards, saleté des rues (de plus en plus, également)… C’est du folklore, c’est « exotique » quand on y passe, mais c’est un trou noir quand on y vit ! Curieusement, la plupart de celles et ceux qui veulent nous ouvrir sur ce monde n’y ont jamais fait que de brèves incursions, en voyages organisés, la plupart du temps !

Qu’ils économisent donc le prix d’un voyage « culturel », je les invite à faire d’autres excursions sur le thème de la sérénité. Au marché de Vénissieux, près de Lyon, par exemple, ou bien dans la vieille ville du Parfum – Grasse -, dans l’arrière-pays niçois ou encore à Carpentras, ville chère à Giono et célèbre pour ses melons. En avril prochain, juste au début du printemps, ils peuvent également se rendre en famille au parc des expositions du Bourget, dans le département séparatiste du 9-3, pour les Rencontres annuelles des musulmans de France et la Foire musulmane. Ils y comprendront comment leur joli petit quartier pavillonnaire et leur centre-ville bucolique deviendront plus agréables quand le « vivre ensemble » aura prospéré grâce au « mufti-culturalisme » que l’on nous présente comme une chance pour la société…

http://www.bvoltaire.fr/jeanlouischollet/mufti-culturalis...

12/01/2017

IMPORTANT : LE BANQUET AMICAL POUR LE 70e ANNIVERSAIRE DU MSI AURA LIEU LE SAMEDI 25 FÉVRIER A 20 H A PARIS

INFORMATION IMPORTANTE :

3196187594.jpgLe banquet amical devant marquer le 70e anniversaire de la fondation du Mouvement social italien, initialement prévu pour le samedi 28 janvier à 20 h, est reporté au samedi 25 février (même lieu, même heure, même menu).

Notre ami Massimo Magliaro, ancien adjoint du fondateur du MSI Gieorgio Almirante, ayant eu un accident le 2 janvier, il est retenu quelques semaines à Rome. Rassurez-vous, je me suis entretenu avec lui au téléphone et tout laisse à penser qu'il retrouvera vite sa forme de jeune homme. Cependant, nous avons estimé qu'il était plus prudent de reporter notre réunion du 28 janvier au 25 février.

Déjà, de nombreux amis et camarades avaient retenu leur place. Ils seront tous individuellement informés d'ici la fin de la semaine de ce changement de date. Nous espérons que cela ne leur posera pas trop de problème pour venir le 25 février. Il est évident que ceux qui ne pourront pas être là seront remboursés.

Nous vous remercions pour votre compréhension et espérons vous retrouver encore plus nombreux le samedi 25 février à Paris pour ce 70e anniversaire du MSI.

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

BULLETIN DE RÉSERVATION CLIQUEZ ICI

11/01/2017

LA SPIRITUALITÉ ORIGINELLE DES EUROPÉENS

« La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non à ceux qui prétendent la détenir » Nicolas de Condorcet.

Ces dernières années, les progrès techniques de l’archéologie ont fait progresser notre connaissance des peuples « barbares » réunis sous le vocable de « Celtes » (les populations dites celtiques connaissaient peu l’écriture, étaient répartis en différentes tribus et tout en partageant une culture et une langue communes n’avaient aucun qualificatif pour se distinguer des autres civilisations : celtes ou « kèltoï » est un mot exogène d’origine grecque). Ces populations sises au-delà des Alpes et dans les îles britanniques ont fait l’objet d’observations directes par des auteurs antiques, tels les Grecs Pythéas de Massilia (Ive siècle av. JC) et Posidonius (IIe siècle av. JC), puis par les conquérants romains à partir du IIe siècle avant notre ère, et en particulier César (Ier siècle av. JC).

Les écrits de ces hommes qui ont côtoyé les « Celtes », et pas toujours objectifs en ce qui concerne les auteurs romains, ont été ensuite exploités par d’autres historiens antiques qui ont repris ces témoignages et se sont copiés les uns sur les autres. La culture celtique a été en partie conservée par les auteurs chrétiens qui ont fossilisé une riche tradition et se sont appropriés (faute de pouvoir éradiquer intégralement le paganisme) les divinités païennes en les canonisant. L’archéologie nous donne une image plus objective de cette culture, riche et ouverte aux échanges culturels et commerciaux, même si au Ive et IIIe siècle av. JC les Celtes (en particulier les Sénons conduits par leur chef Brennos qui s’emparent de Rome en 390 av. JC) interviennent au sud des Alpes et dans le bassin méditerranéen ou s’enrôlent dans les armées grecques ou romaines comme mercenaires, on ne peut réduire les populations celtiques à des tribus guerrières avides de sang et de conquête.

L’élite intellectuelle de ces peuples appartenait à un groupe d’individus : les druides. Les druides étaient honnis des Romains, en raison de leur capacité à mobiliser les tribus contre l’envahisseur (en particulier sur les îles britanniques). Il est avéré que les druides étaient en activité en Europe de l’Ouest à partir du IVe siècle av. JC, mais il est également certain que ceux-ci sont les héritiers d’une tradition religieuse européenne plus ancienne, issue des croyances préhistoriques. Il est probable également qu’avec le développement des sociétés complexes de chasseurs cueilleurs, puis la sédentarisation, les fonctions originelles du druide ont été dévolues à d’autres agents de la communauté, appartenant probablement tous à la classe sacerdotale : les bardes (poètes véhiculant les traditions et dont la fonction politique et sociale était de faire ou de défaire les réputations), les vates (devins) et les druides (philosophes et intermédiaires entre le monde des hommes et des dieux).

Lire la suite sur Metamag.fr

http://suavelos.eu/la-spiritualite-originelle-des-europeens

L’Allemagne va-t-elle changer radicalement de politique migratoire ?

chard-6.jpg

8775-20170111.jpgCe ne sont pour le moment toujours que des mots, mais plusieurs poids lourds de la politique allemande semblent engagés dans une véritable réflexion sur les mesures à prendre après l’attentat de Berlin commis par un islamiste tunisien, que son pays avait à plusieurs reprises refusé de reconnaître comme étant son ressortissant. C’est ainsi que le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas de Maizière (CDU) et le vice-chancelier et ministre fédéral de l’Economie et de l’Energie Sigmar Gabriel (SPD) proposent d’infliger des sanctions économiques aux pays qui se comporteraient comme la Tunisie s’est comportée avec Anis Amri, le tueur de Berlin.

La première des sanctions serait de couper toute aide au développement aux pays qui refusent de reprendre les immigrants déboutés du droit d’asile. Cette proposition, articulée dans une interview de Sigmar Gabriel publiée samedi dans Der Spiegel, a reçu le soutien explicite de Thomas de Maizière, qui devait lui-même discuter mardi avec le ministre de la Justice Heiko Maas (SPD) de ses propres propositions pour expulser plus efficacement les personnes dont la demande d’asile a été rejetée . Heiko Maas a, de son côté, confirmé dimanche qu’il voulait que ces personnes soient systématiquement placées en détention en attendant leur expulsion lorsqu’elles représentent un danger potentiel pour la sécurité des Allemands.

Même chez les Verts, des voix commencent à s’élever pour changer de politique en matière d’expulsions. Le ministre-président vert du Bade-Wurtemberg Winfried Kretschmann a déclaré vouloir que la Tunisie, l’Algérie et le Maroc soient déclaré pays sûrs afin de pouvoir expulser rapidement les personnes originaires du Maghreb. « L’énergie criminelle qu’on trouve parmi les groupes de jeunes originaires de ces pays est alarmante et doit être combattue avec résolution », a expliqué la semaine dernière le leader écologiste.

Le vice-chancelier Sigmar Gabriel, toujours dans la même interview pour Der Spiegel, dit également vouloir la fermeture des mosquées salafistes en Allemagne et l’expulsion des prédicateurs de haine musulmans. Ceci alors que Hans-Georg Maassen, le chef de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), le service de contre-espionnage allemand, affirmait dimanche que le nombre de musulmans salafistes en Allemagne était passé de 3 800 en 2011 à 9 700 aujourd’hui. Au printemps 2015, M. Maassen parlait encore de 7 300 salafistes. Le même Maassen affirme qu’il y a en Allemagne plus de 1 200 musulmans qui sont des terroristes potentiels.

Sigmar Gabriel promet aujourd’hui à ses concitoyens la tolérance zéro vis-à-vis de tous ces musulmans radicaux, mais il reste à voir si toutes ces belles paroles vont être transformées en actes, contrairement à ce qui s’est passé en France où les promesses de fermeture des mosquées radicales n’ont pas été tenues, malgré plusieurs attentats meurtriers. Or, en Allemagne comme en France, les intérêts du Qatar et de l’Arabie saoudite, deux pays qui financent et diffusent l’islam sunnite radical dans le monde, sont bien défendus à coups de pétrodollars. Le Qatar, par exemple, est un actionnaire important de Deutsche Bank, de Siemens et de VW-Audi.

Olivier Bault

Article et dessins parus dans Présent daté du 11 janvier 2017 sous le titre : « Allemagne : expulser les clandestins et fermer les mosquées salafistes »

http://fr.novopress.info/202680/allemagne-changer-radical...

07:38 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

10/01/2017

Journal du mardi 10 janvier 2017 - Union Européenne / Populisme italien : Beppe Grillé

Un nouveau jeu de carte au Moyen-Orient et en Europe ?

Les Etats-Unis ont accéléré leur tournant vers le Pacifique en 2011, année qui correspond à l'apparition de l'Etat islamique. On ne sait pas encore ce que décidera Donald Trump, mais à travers ses positions – contestables – sur le réchauffement climatique, il s'est déjà fait l'écho de sa volonté de ne pas laisser à la Chine les mains libres.

La présence des Etats-Unis ayant fortement diminué au Moyen-Orient, deux acteurs ont placé (ou défendu) leurs pions : la Turquie et la Russie. Après une période de frottement, les deux pays ont probablement su s'entendre pour se partager le Moyen-Orient : à la Turquie, les sunnites et à la Russie, la Syrie alaouite et chrétienne.

Dans un regard sur l'actu publié le 15 octobre 2015 et intitulé « Le nouveau contexte global pour les Nuls », je portais un regard critique sur ce rapprochement qui pose d'évidents problèmes pour nous autres, Européens. De nombreux signaux avaient été envoyés, depuis l'inauguration de la mosquée de Moscou en passant par le soutien sans faille de Poutine à Erdogan lors du coup d'Etat raté de l'été 2016.

Poutine et Erdogan poursuivent des politiques similaires, l'un restaurant un néo-impérialisme russe basé sur l'orthodoxie et reconnaissant une place particulière à l'islam, l'autre aspirant à un impérialisme ottoman islamique. Dans un article du 23 juin 2015 intitulé « Vers un nouvel ordre impérial sans l'Europe ? », j'écrivais que « La politique néo-ottomane d'Erdogan, l'absence de réaction vis-à-vis de l'Etat islamique, les mauvaises relations avec la Syrie baassiste sont autant d'indicateurs qui tendent à démontrer que la Turquie ne voit pas d'un mauvais œil la reconstitution d'un Califat émergeant des cendres des anciens états. »

Après avoir vu d'un bon œil l'émergence de l'Etat islamique, s'appuyant sur les sunnites irakiens et diffusant un discours hostile à l'occupation occidentale débutée par les français et les britanniques et symbolisées par les accords Sykes-Picot, la Turquie ne perçoit plus aujourd'hui l'EI, du moins d'après les récents signaux (exécution filmées de deux soldats turcs, attentats qui se multiplient sur le sol turcs) comme un allié potentiel. Rappelons, comme je l'avais fait dans la chronique de l'ouvrage de Jean-Pierre Luizard, Le piège Daech, que la domination par les occidentaux du Moyen-Orient a été favorisée par le recul de l'empire ottoman. Ce recul pourra peut-être apparaître comme une « parenthèse », à l'instar de ce que furent les Etats latins d'orient au cours du Moyen Âge. Mais à l'heure où j'écris ces lignes, toute prospective paraît trop complexe. Cela atteste peut-être d'un retrait durable des Etats-Unis qui pourrait permettre à la Turquie d'agir plus directement en faveur des minorités sunnites de la région. Mais cela démontre aussi probablement une compétition interne au monde sunnite.

Le Qatar qui comptait sur la France a du être douché dans ses espoirs de s'implanter en Syrie, ce qui explique peut-être le rapprochement actuel avec la Russie via différents contrats dans des entreprises d'hydrocarbures. Le Qatar a besoin de faire passer son gaz par la Syrie et l'acteur clef en Syrie c'est désormais la Russie.
L'Arabie saoudite est, semble-t-il, écartée du processus, et on connaît son rôle dans la propagation du salafisme. Peut-être est-ce donc ce pays qui œuvre contre le rapprochement russo-turc avec les vestiges de l’administration Obama-Clinton.

Les Frères musulmans qui sont à la fois partout et nul part ont en tout cas un intérêt tout particulier à ce nouveau positionnement turc favorisé, il est vrai, par la Russie.

A ces différentes forces il faut ajouter l'Iran qui pourrait bénéficier de l'explosion de l'Irak en retrouvant sa position favorable vis à vis des chiites irakiens et qui étend son influence potentielle jusqu'en Afghanistan où vivent de nombreuses populations d'origine iranienne. Russes et Iraniens ont aussi des intérêts communs à faire reculer l'influence occidentale en Afghanistan. De nombreux chiites afghans combattent d'ailleurs au côté de l'armée syrienne contre les pseudo-rebelles mais vrais islamistes.

En Europe, l'Allemagne entretient des liens avec la Turquie et avec la Russie. Ce pays a besoin d'hydrocarbures pour son industrie et ne se ferme aucune porte. Par ailleurs, l'UE dessine une ligne beaucoup plus pragmatique en matière de politique étrangère depuis l'année 2016 (lire ici), ligne qui va être renforcée par le Brexit qui amenuise l'influence anglo-saxonne sur l'Europe. Mais la proximité historique de l'Allemagne avec les Etats-Unis ne permet pas encore de dessiner une orientation claire dans la politique de Merkel, qui ne sait pas non plus quel est son avenir électoral. L'élection de Trump permet d'envisager différents scénarios, dont celui d'une plus grande autonomie européenne en matière de politique étrangère, scénario renforcé par les annonces du nouveau président contre le TAFTA.

Qui sont pour l'instant les victimes (supposées) de cette redistribution (supposées) des cartes ?

L'Europe du sud, qui en plus de subir l'ordo-libéralisme allemand est un point d'entrée en Europe (Grèce, Italie, Espagne) des clandestins, la France qui perd ses intérêts un peu partout et se retrouve contrainte d'être à la remorque de l'Allemagne, et enfin les pays de l'Europe centrale et orientale qui sont au cœur du jeu russo-allemand (exemple de l'Ukraine) et refusent la politique migratoire imposée par l'Allemagne de Merkel en partie pour conserver ses intérêts avec la Turquie.

A l'heure actuelle, un scénario pourrait émerger. Si le basculement des Etats-Unis vers leurs intérêts dans le Pacifique se confirme avec Trump, un trio Allemagne-Russie-Turquie pourrait se mettre progressivement en place (hégémonisme allemand sur l'Europe, russe dans l'ex espace soviétique et turc dans le monde sunnite). Cette situation serait assez défavorable à la France qui a perdu pied en Syrie et qui ne pourrait pas bénéficier d'un éventuel (et non souhaitable de prime abord) soutien britannique. Ce sont bel et bien les accords Sykes-Picot qui sont en passe d'être écrasés au Moyen-Orient sous l'influence conjointe d'abord des islamistes surfant sur un panarabisme moribond, ensuite et désormais à la faveur du rapprochement russo-turc. Pour dire les choses clairement, ce sont les intérêts français qui ont reculé en Syrie au profit des intérêts russes et notre diplomatie n'a pas suffisamment perçu à quel point l'émergence de l'Etat islamique pouvait fragiliser la cartographie du Moyen-Orient héritée de la Première Guerre mondiale. Les Français devraient donc se réjouir avec précaution de l'action russe qui a peut-être désormais coupée la France de ces anciens relais proche-orientaux. Ce qui n'empêche pas de considérer la libération d'Alep-est comme une meilleure chose que sa domination par les islamistes. Dans l'Etat actuel des choses, on ne voit plus aucun Etat, en dehors peut-être d'Israël qui a eu des relations compliquées avec l'administration Obama, qui pourrait accueillir la France comme un acteur crédible du Proche et du Moyen-Orient et du monde arabe en général. Une première pour un pays qui a toujours eu une politique plutôt favorable au monde arabe...

Dans ce cadre reste à la France quelques options possibles. La condition sine qua non de cette optique est d'apparaître comme l'unique solution interne à l'UE contre la politique menée par Merkel. Il faut donc multiplier dans cette perspective les liens entre la France et les pays d'Europe du sud dans le cadre d'une union latine élargie que je défendais dans l'article suivant : « Le couple franco-allemand doit-il faire chambre à part ? » Sans en reprendre toutes les conclusions ici, il parait évident que nous avons des intérêts convergents avec les pays méditerranéens, en matière d'immigration, mais aussi en matière de défense. La Grèce par exemple, ne pourrait compter que sur la France pour se protéger à la fois des attaques économiques de l'Allemagne et des provocations militaires éventuelles de la Turquie. On ne voit pas bien comment la Russie pourrait à terme être d'un quelconque secours pour les Grecs.

Ensuite il faut mener une politique de rapprochement de la France avec l'Intermarium, avec la Pologne comme pivot pour au moins deux raisons, faire pression avec le groupe de Visegrad sur une nouvelle orientation de l'UE et devenir un partenaire de ces pays de l'OTAN pour progressivement substituer à l'OTAN de nouveaux accords de défense comprenant la France, les pays d'Europe Méditerranéenne et l'Intermarium. Cela obligerait Allemands, Russes et Turcs à ne pas s'engager dans des politiques expansionnistes inappropriées. Au-delà, la France pourrait se doter d'une politique maritime ambitieuse via ses territoires ultra-marins et certains territoires de la francophonie, en particulier le Vietnam pour la mer de Chine, ce qui lui permettrait de contester également la politique chinoise agressive dans cette région.

Une politique des mers et des océans (Méditerranée, Atlantique, mer du Nord, Baltique, mer Noire, Pacifique et mer de Chine) qui permettra de conserver un équilibre des puissances à toutes les échelles et de garantir nos intérêts vitaux. Cela permettrait également de faire émerger des groupes d'intérêts rivaux mais non pas ennemis situés entre le continent et l'Etat-nation.

L'inconnu réside ici encore dans la nouvelle politique des Etats-Unis. En réalité Trump ouvre plus de questions qu'il n'apporte pour le moment de réponses et cette incertitude profite à de nouveaux acteurs au Moyen-Orient et devrait sérieusement inviter notre diplomatie à revoir sa copie.

Jean / C.N.C.

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-con...

Rolandas Paksas : "L'Union Européenne risque de disparaître ou de se scinder"

13:08 Écrit par pat dans actualité, entretiens, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Russophobie et haine de Poutine : les chiens aboient

En effet ”les chiens aboient, la caravane passe ”, c’est-à-dire que Moscou ne se laisse pas impressionner. La majorité des médias occidentaux a présenté l’intervention russe en Syrie comme une entreprise criminelle et impérialiste. C’est dans la logique stratégique de la diabolisation de Poutine ; le but  est d’entraver le rétablissement de la Russie comme puissance internationale. Inventer une menace militaire russe, répéter que la Russie vit sous une dictature, prétendre que la Crimée a été annexée et l’Ukraine agressée – prétexte des sanctions occidentales, totalement contre–productives – tout cela fait partie d’une politique pensée dès 2011 pour relancer la guerre froide mais aussi pour contrer le ”mauvais exemple” idéologique que donne la Russie de Poutine : patriotisme, restauration des valeurs traditionnelles, refus de l’idéologie gaucho– libertaire, populisme, défense de l’identité nationale, etc. La nouvelle Russie incarne tout ce que qu’abhorrent les classes dirigeantes occidentales, oligarchies coupées de leurs peuples. (1)

L’intervention russe en Syrie : mensonges et réalités.

La reprise d’Alep par les troupes et les alliés chiites de Bachar el–Assad, aidés de manière décisive par l‘aviation et des détachements russes, a donné lieu à des accusations de « crimes de guerre » contre des populations civiles ; Vladimir Poutine a été accusé d’être le premier responsable, en tant que principal soutien d’ Assad. Ce dernier n’est certes pas un enfant de chœur mais il n’est pas pire que d’autres grands amis d’un Occident qui ferme par exemple les yeux sur les massacres que commet l’Arabie au Yémen. Les médias occidentaux ont exagéré, mensonges à l’appui, les exactions d’Assad, au cours de cette guerre civile, et caché des faits gênants.

 La propagande anti-russe a dissimulé que les massacres de civils, femmes et enfants, commis à Alep, ne l’ont pas été par les troupes d’Assad et ses alliés ou par l’aviation russe, mais par des tirs d’artillerie des ”gentils rebelles”, qui sont en réalité des islamistes fanatisés. Ils sont armés par les Américains, les Saoudiens et les monarchies du Golfe. Les assassins ne sont pas ceux qu’on croit.

La Russie est clouée au pilori, alors que tout le monde sait bien que toute opération militaire aérienne – y compris celles que mène la France, sous le commandement du suzerain américain – donne lieu à des dégâts collatéraux. On n’a jamais accusé de « crimes de guerre » les dirigeant  américains, alors que, depuis un peu plus de 70 ans, l’USAF a, au nom de la ”guerre juste”, commis le plus grand nombre de massacres de civils et de destructions de toute l’histoire. Les derniers en date concernaient la Serbie et l’Irak.

Dans cette affaire, les États–Unis et le gouvernement français qui lui obéit prennent objectivement le parti de l’islamisme sunnite terroriste, qui devrait être l’ennemi principal. Il l’est en parole – par la bouche de M. Le Drian – mais pas dans les faits. Ivan Rioufol remarquait justement et courageusement : « la menace que fait courir aux démocraties le totalitarisme islamique mériterait une riposte qui ne vient pas. Au contraire : les ”rebelles” islamistes d’Alep–Est (Syrie), soutenus par Al–Qaida, le sont aussi par les États–Unis et la France, qui se désolent de leur défaite. Cette inconséquence hisse Vladimir Poutine, protecteur des chrétiens d’Orient ciblés par les djihadistes, en leader respectable » (Le Figaro, 16/12/2016).     

 Quant à l’ ASL (Armée syrienne libre) qui combat Assad, financée par l’Occident, il s’agit de troupes très louches, à la frontière du terrorisme islamiste, susceptibles de changer de camp comme de chemise. En voulant maintenir (pour l’instant…) Assad et les Alaouites au pouvoir en Syrie, la Russie joue la carte de la stabilité.

Si les Russes n’étaient pas intervenus pour empêcher la chute d’Assad, la Syrie serait devenue un enfer islamiste. Assad aurait été remplacé par Dae’ch et le chaos fondamentaliste se serait installé. Avec toutes les conséquences que l’on devine en Occident.

Provocations occidentales contre la nouvelle Russie

Ce sont d’ailleurs les interventions américaines en Irak, qui ont déstabilisé le Moyen–Orient et favorisé l’islamisme. C’est depuis la chute de Saddam Hussein que les chrétiens d’Orient sont éradiqués. L’Occident, suicidaire, a allumé le feu, là où la Russie veut l’éteindre. À ce propos, il faut rappeler la genèse de la nouvelle guerre froide (voulue) entre les gouvernements européens et leur suzerain d’outre Atlantique et la Russie de Poutine.

Après la chute de l’URSS en 1991, la Russie, dirigée par le faible Eltsine, en perte de puissance, a été dominée par les États–Unis  qui cherchaient à la neutraliser et à la vassaliser. Le réveil russe, opéré grâce à Poutine, n’a pas été accepté par les dirigeants occidentaux. On a donc inventé une ”menace russe”. La stratégie choisie, élaborée par la CIA et les planificateurs de l’Otan – américains et européens obéissants– fut celle de la provocation. Avec deux cibles : la Géorgie et l’Ukraine. En promettant à ces deux pays, contrairement aux engagements pris envers les Russes en plein désarroi lors de disparition de l’URSS, de les intégrer dans l’Union européenne et dans l’Otan, en sachant que ces deux hypothèses étaient absurdes économiquement et stratégiquement.

Le but de la provocation occidentale était seulement d’amener les Russes à réagir violemment, afin de créer un espace conflictuel. Mais cette stratégie a échoué, non seulement à cause de la mollesse et de l’indécision du président Obama qui devait gérer une situation décidée par d’autres que lui, mais aussi parce que le gouvernement de Poutine, contrairement à celui de Eltsine, a procédé à un redressement de la puissance russe et a décidé de ne pas se laisser impressionner et de ne pas céder. 

Trump et la Russie : promesses et contradictions

Normalement, lorsque Donald Trump entrera en fonction fin janvier 2017, il rompra avec cette politique sournoisement pro–islamique, anti–israélienne et russophobe de l’administration Obama. Mais, il faut surtout espérer que, suivant son programme révolutionnaire de politique étrangère, il osera une convergence USA–Russie, en rupture complète avec la politique des États–Unis depuis 1945. Si Donald Trump tient parole et résiste aux puissantes forces qui veulent infléchir sa politique, ce rapprochement avec la Russie, virage à 90°, sera un bouleversement majeur dans la géopolitique mondiale. Très hostile à Pékin, le nouveau président américain, s’il est bien conseillé – car il ne brille pas par sa subtilité –  peut  créer un séisme : une alliance Washington–Moscou (Trump–Poutine) constituerait une redistribution mondiale de toutes les cartes. Avec, à la clé, la fin de l’atlantisme. Les castes politiques et médiatiques européennes seraient déstabilisées, ne sachant plus à quel saint se vouer.  Un axe Amérique–Europe–Russie est au bout de cette logique qui passe au dessus des petits calculs des dirigeants européens qui seraient complètement dépassés. L’Europe est le maillon faible. Les promesses de Trump – comme je l’ai déjà dit dans ce blog– sont tellement porteuses de bouleversements fondamentaux qu’on se demande si elles sont sérieuses et si elles pourront être tenues.     

Le sérieux problème auquel se heurtera Trump après sa prise de fonctions le 20 janvier est qu’il devra concilier sa volonté affichée de se rapprocher de la Russie avec  l’implication de cette dernière aux côtés de l’Iran : coopération dans la guerre en Syrie, livraisons d’armes, etc. bref, relations au beau fixe. Car Trump, tout comme le gouvernement israélien, veut rompre avec la politique d’Obama favorable à Téhéran et dénoncer l’accord sur le nucléaire. Cette contradiction  – s’allier avec l’ami d’un ennemi –  sera très difficile à gérer.

Vladimir Poutine a récemment déclaré, voulant réinstaurer la Russie comme très grande puissance : « Nous devons renforcer le potentiel militaire de nos forces nucléaires stratégiques, en particulier avec des installations de missiles qui puissent pénétrer tous les systèmes de défense anti–missiles existants et futurs. » Allusion au ”bouclier anti–missiles” installé par les Américains en Europe centrale… Peut-être Poutine a–t–il voulu répondre à son imprévisible ”ami”, le futur président Trump, qui avait fait savoir, quelques jours auparavant, prenant le contrepied des positions d’Obama : « Les États–Unis doivent considérablement renforcer et étendre leurs capacités nucléaires, en attendant le moment où le monde deviendra raisonnable ». Il aurait confié à Mika Brzezinski de MSNBC : « Qu’il y ait donc une course aux armements ! On les surpassera à tous les coups et on leur survivra tous. » Bref, les choses ne sont pas claires.

Le déshonneur du gouvernement français

Les médias et le gouvernement français considèrent Poutine comme un affreux autocrate. En refusant de le recevoir à l’inauguration de la cathédrale orthodoxe de Paris, M. Hollande a commis une très grave faute diplomatique, obéissant probablement à un ordre venu d’outre Atlantique. Le président français n’a même pas humilié M. Poutine ou la Russie, c’est la France et son indépendance qu’il a humiliées.  

Mais, dans le même temps, Ségolène Royal, ministre représentante de l’État, aux obsèques de Fidel Castro, a fait officiellement l’éloge de ce tyran assassin, petit Staline tropical. Donc Poutine est infréquentable pour l’État français, pas le criminel Castro.

Le record de gaffes détenu par Mme Royal n’est pas en cause ; toutes les semaines, elle en commet une sur tous les sujets. Ce qui est en cause, c’est que la France, les gouvernements européens et l’UE, qui diabolisent le Kremlin, entretiennent d’étroites relations (intérêts financiers et corruption obligent) avec des monarchies du Golfe absolutistes et tyranniques, en fermant les yeux sur leurs exactions : notamment l’Arabie saoudite et le Qatar. L’adoration des ”droits de l’homme” est un culte à géométrie variable.

Ambiguïtés et reculades de François Fillon

 François Fillon, qui espère être élu président, commence déjà à se démarquer de Poutine, après avoir pris une position pro–russe en demandant l’arrêt des sanctions et la reprise d’un dialogue avec Moscou. Il a été très gêné que le président russe fasse son éloge. Poutine avait qualifié Fillon, de « grand professionnel qui se distingue fortement des hommes politiques de la planète ».   François Fillon avait pris partie pour la Russie en reconnaissant que c’est le parlement ukrainien qui refuse de voter l’accord sur l’autonomie des parties orientales russophones de l’Ukraine. Mais très rapidement, il a reculé. Passer la marche arrière est une habitude chez ce ”pilote de course” autoproclamé.   

Son porte–parole et conseiller, Jérôme Chartier, a cru bon préciser le 18 décembre : « ils se connaissent et se respectent mais ce ne sont pas des amis ». Être l’ ”ami” de Poutine est infâmant.  Si M. Fillon est élu, on peut parier qu’il trouvera un prétexte pour changer d’option et ne pas exiger une levée des sanctions de l’UE contre la Russie. 

Le gagnant de la primaire a fait cette déclaration d’allégeance humiliante à Washington, empreinte d’une russophobie bas de gamme : « l’intérêt de la France n’est évidemment pas de changer d’alliance en se tournant vers la Russie plutôt que les États–Unis. […] Nous sommes les alliés des États–Unis, nous partageons avec les États–Unis des valeurs fondamentales que nous ne partageons pas avec les Russes et nous avons une alliance de sécurité avec les États–Unis, donc nous n’allons pas la remettre en cause » (débat télévisé du 24 novembre l’opposant à Alain Juppé). Quelle soumission… Et en même temps, le pseudo pilote de course parle de « retisser un lien avec la Russie et l’amarrer à l’Europe ». Il juge la politique de Hollande « absurde » qui « conduit Moscou à se durcir, à s’isoler, à actionner les réflexes nationalistes ». Il affirme  que la Russie, puissance nucléaire, est « un pays dangereux si on le traite comme nous l’avons traité depuis cinq ans . Propos contradictoires,  où l’on change d’avis comme de chemise sans affirmer une véritable position

Victoire géostratégique de la Russie

 Le 20 décembre, réunis à Moscou, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense russes, iraniens et turcs ont déclaré conjointement que « le combat contre le terrorisme » était leur objectif et non pas de renverser le régime de Bachar el–Assad. C’est un camouflet pour les États–Unis et l’Union européenne, pour qui l’expulsion d’Assad est un préalable, et qui n’ont même pas été invités à la réunion de Moscou. La victoire du  Kremlin est totale puisqu’il a réussi à faire renoncer la Turquie à sa volonté d’éliminer Assad. Seul Poutine décidera de son sort. Sergueï Shoïgou, ministre russe de la Défense, a déclaré que les Occidentaux avaient tout faux, ayant totalement échoué au Moyen–Orient et « n’avaient plus d’influence sur le terrain »

La victoire de la stratégie de Poutine en Syrie et au Moyen Orient enrage les Occidentaux, d’autant plus que la Russie, par ce biais, a réussi à redevenir une puissance internationale pour tous les pays du monde. « Les Russes se substituent aux Américains comme grande puissance de référence de la région », note Renaud Girard en parlant du Moyen–Orient (Le Figaro, 20/12/2016).

 Les relations ”amicales ” entre la Russie et la Turquie sont factices et calculées. Les deux puissances sont rivales depuis des siècles, les Sultans contre les Tzars. Le Kremlin joue une carte machiavélienne vis–à–vis de la Turquie du néo-sultan Erdogan qui voudrait ressusciter la puissance ottomane. La Russie s’est réconciliée avec la Turquie malgré l’incident aérien où un avion russe a été abattu. Et l’assassinat d’Andreï Karlov, ambassadeur à Ankara, le 19 décembre, a peut-être des causes très louches et tortueuses, dans lesquelles le pouvoir turc  est impliqué pour faire pression sur la Russie. Il est possible aussi qu’il s’agisse tout simplement d’une négligence du pouvoir turc, qui n’a pas su repérer le policier tueur. Ce qu’il faut retenir de cette partie d’échecs, c’est que la Russie a pu rallier à sa stratégie un pays pilier de l’Otan, la Turquie. Ce qui inflige un douloureux revers à la politique mondiale américaine. Le Kremlin a arraché à Washington un de ses alliés, pardon, un de ses vassaux.

 Mais bien entendu, le Kremlin n’a pas commis l’erreur de céder, comme l’UE, au chantage des Turcs pour admettre sur son territoire des centaines de milliers de réfugiés !    

Pour le système, la menace russe est d’abord idéologique

La Russie de Poutine est devenue l’ennemie (bien plus que la Russie soviétique !) parce qu’elle restaure et incarne des valeurs et des principes de patriotisme, d’enracinement et de traditions, honnies par l’idéologie dominante à l’Ouest. Poutine est détesté parce qu’il semble s’inspirer du Tzar Alexandre III, qui s’appuyait sur l’Église orthodoxe et le populisme (c’est–à–dire l’esprit du peuple) et pratiquait l’autorité souveraine. Les oligarchies occidentales ont la hantise de la démocratie directe ou ”césarisme”, ou encore ”populisme” – dont le bonapartisme et le vrai gaullisme furent des déclinaisons – qui menacent leur pouvoir.      

Donc, la russophobie des castes politiques dirigeantes et des médias occidentaux s’explique pour des raisonsidéologiques et non pas pour des raisons géostratégiques de menace militaire – totalement inventée– de la Russie. Ce dont ils ont peur, c’est que l’exemple du régime russe actuel, les valeurs qu’il défend n’influencent les opinions publiques occidentales, lassées par le décadentisme, et les dangereux partis ”populistes”. Le FN et d’autres abominables partis d’ ”extrême–droite” ne sont-ils pas pro-russe ? Paradoxe suprême : de même que pour l’ancien pouvoir soviétique, l’exemple du capitalisme occidental du ”monde libre” représentait un péril, de même, pour les pouvoirs occidentaux actuels, l’exemple du patriotisme et de l’idéologie identitaire de la Russie de Poutine constitue un très grave danger d’influence et d’encouragement des mouvements ”populistes” honnis.    

Poutine dérange parce qu’il défend une idéologie patriote qui est détestée par l’hyperclasse médiatique, politique, ”intellectuelle” et culturelle occidentale, idolâtre du cosmopolitisme. Poutine et le gouvernement russe ne sont pas du tout ciblés par les oligarchies parce qu’ils représentent un régime tyrannique ou qu’ils risqueraient de déclencher une agression militaire contre leurs voisins. Personne ne croit à cette hypothèse stupide, même la propagande de l’Otan qui la diffuse pourtant en permanence.  C’est encore moins crédible que l’attaque de l’Occident par l’URSS, menace agitée du temps de Brejnev. Poutine essaie de restaurer la dimension spirituelle de la souveraineté, héritée de l’ère tsariste, associant orthodoxie religieuse et pouvoir patriote fort. Avec le recours aux grandes figures historiques russes, comme le prince Vladimir, équivalent chez nous de Jeanne d’Arc. On comprend que cela soit diabolique aux yeux de la majorité de nos journalistes et politiciens.

(1) Voir autres articles de ce blog sur les rapports entre la Russie et l’Occident.

http://www.gfaye.com/russophobie-et-haine-de-poutine-les-...

09/01/2017

Le Kosovo, citadelle du djihadisme?

Ex: http://www.decryptnewsonline.com 

D’après les services de sécurité italiens, environ 400 djihadistes sont entrés en Europe en se faisant passer pour des réfugiés, y compris l’un des recruteurs principaux de l’EI, Lavdrim Muhaxheri.

Entre 300 et 400 combattants du groupe terroriste État islamique (EI, Daech) ont pénétré au Kosovo depuis la Syrie en se faisant passer pour des réfugiés, écrit le site Daily Mail, citant une source au sein des services de renseignement italiens. Les terroristes, poursuit le média, quittent la Syrie suite à des défaites cuisantes face à l'armée syrienne et ses alliés. Pour passer inaperçus, ils mettent des vêtements civils et essayent de se fondre parmi les milliers de réfugiés. Bien que certains d'entre eux soient interceptés par les services de renseignement, la plupart des djihadistes parviennent toutefois à passer entre les mailles du filet. Il est à noter que parmi les terroristes qui ont pénétré récemment en Europe figure notamment l'un des chefs principaux de Daech, Lavdrim Muhaxheri, alias Abu Abdullah al Kosova. Muhaxheri est connu non seulement comme l'un des leaders des terroristes albanais du Kosovo, mais aussi comme un recruteur émérite de l'EI. Originaire de Macédoine, al Kosova s'est rendu en Syrie fin 2012, a été par la suite repéré dans plusieurs vidéos de propagande de Daech dans lesquelles il appelait les Albanais à rejoindre les rangs des djihadistes. En outre, plusieurs images ont été publiées sur Internet sur lesquelles on voyait Muhaxheri décapiter un otage, ainsi qu'une vidéo dans laquelle il tirait sur un homme avec un lance-roquettes. À en croire les services de sécurité italiens, Muhaxheri et ses acolytes envisageraient de perpétrer des attaques contre des institutions publiques et internationales. Le Kosovo, qui a proclamé son indépendance en 2008, n'a pas été la cible d'attentats islamistes, mais au moins 200 personnes ont été interpellées ou font l'objet d'enquêtes policières pour des activités illicites en lien avec l'État islamique. Environ 300 Kosovars combattent au sein du groupe en Syrie et en Irak.Environ 70 citoyens du Kosovo sont impliqués dans les combats en Irak et en Syrie, contre 300 auparavant, a déclaré le ministre kosovar de l'Intérieur Skender Hyseni. Selon lui, en Irak et en Syrie, il y a également 38 femmes et 27 enfants provenant du Kosovo.

Le Kosovo est depuis longtemps considéré comme le "bastion européen" de l'Etat islamique (EI, Daech). Le représentant russe au Conseil de sécurité de l'Onu a notamment qualifié le Kosovo de "centre de formation" de Daech, rappelant que cette région avait donné aux groupes islamistes radicaux plus de membres en proportion du nombre total d'habitants que d'autres pays. Cependant, les autorités kosovares sont impuissantes face à ce problème, parce que, tout d'abord, beaucoup de ceux qui sont partis en Syrie et en Irak étaient des combattants de l'Armée de libération du Kosovo, une organisation terroriste dont les soldats sont toujours considérés comme des héros de la guerre de libération du Kosovo de "l'occupation serbe". Les frontières du Kosovo avec l'Albanie et la Macédoine n'existent que sur le papier et les camps de formation des radicaux sont bien cachés. Ainsi, il est presque impossible de contrôler les cellules des islamistes. "Des dizaines de combattants du Kosovo ont lutté aux côtés de l'Etat islamique, et ils sont tous soigneusement surveillés par les autorités compétentes. Mais il est impossible de tout prévoir, et il y a beaucoup cas de ce genre", a indiqué à Sputnik Fadil Lepaja, chef du Centre des recherches balkaniques.  Beaucoup de jeunes, non seulement du Kosovo, mais aussi de la Bosnie-Herzégovine et des régions musulmanes de la Serbie, sont recrutés alors qu'ils suivent un programme éducatif gratuit dans des Etats du monde arabe qui soutiennent les terroristes islamistes. Plus tard, on les retrouve dans des cellules islamistes en Europe, où, le cas échéant, ils sont prêts à prendre part à des actes terroristes. Selon des experts, il est difficile pour les services secrets des pays européens d'identifier les membres de groupes terroristes, car la plupart d'entre eux sont des jeunes bien instruits et dont la biographie ne laisse rien transparaître.


Ces derniers jours, des nouvelles informations ont déclenché des alertes sur de l'étendue réelle de la présence djihadiste dans le narco-état créé par l'OTAN et par les pétromonarchies. Les camps d'entraînement de l'État islamique dans le Kosovo seraient jusqu'à cinq, et se trouveraient à Ferizaj, Gjakovica, Decani, Prizren et Pejë. Où des centaines d'aspirants jihadistes, la plupart d'ethnie albanaise provenant de divers pays, en plus d'étudier l'arabe et une version paranoïaque du Coran, apprennent à utiliser les armes et les explosifs et différentes techniques  de guérilla, formés par des hommes du Califat et par des 'ex' miliciens de l'UCK, la soi-disant "armée de libération" kosovare qui grâce à la guerre déclenchée par l'Alliance atlantique contre la Yougoslavie en 1999 avait réussi à s'imposer dans l'ancienne province autonome de Belgrade devenu 'indépendante'.

Tout cela se passe dans un petit territoire qui est en fait encore un protectorat de l'Alliance atlantique et de l'Union européenne, des institutions qui peuvent compter sur la présence au Kosovo de diverses bases militaires, de centres de commandement et de contrôle, de dizaines de milliers de militaires, observateurs et fonctionnaires civils. Par exemple, le camp d'entraînement de Daesh de Ferizaj se trouverait à quelques kilomètres de Camp Bondsteel, la plus grande base militaire que les Etats-Unis aient jamais réalisé en dehors de leur propre territoire après la guerre du Vietnam, qui accueille en moyenne 7.000 soldats et  employés civils. Près de Gjakovica, une autre ville kosovare qui abrite l'un des camps d'entraînement du Califat, siège le détachement aéronautique de l'Amiko (Force italienne de l'Air au Kosovo), ce qui n'a pas empêché que Daesh prolifère à un pas des installations de la mission de la KFOR. Et la même chose arrive à Pejë, où surgit le Village Italia, et à Prizren, où la présence de l'Alliance atlantique est également consistante.

Lorsque l'État islamique n'était pas encore été considéré comme un problème par les États-Unis, Lavdrim Muhaxheri, le commandant de la malfamée "brigade des Balkans" de Daesh, a travaillé au Camp Bondsteel, et l'on dit la même chose pour Blerim Heta, un kamikaze albanais qui s'est ensuite fait exploser à Bagdad.

L'histoire a été remontée à la surface par des reportages réalisés par des  médias internationaux après l'arrestation de quatre citoyens kosovars  accusés d'être membres du réseau terroriste de l'Etat islamique. Des nouvelles d'arrestations sont fréquentes au Kosovo, en Macédoine, en Bosnie, en Serbie elle-même. Selon les données fournies dans les derniers jours par le ministre de l'Intérieur du Kosovo, Skender Hyseni, au moins 57 combattants étrangers ont été tués au combat, quarante ont été arrêtés avant de pouvoir partir, 102 ont été arrêtés sur des soupçons d'avoir participé à des activités terroristes.

Mais à finir menottés ne sont qu'un petit pourcentage des miliciens du Califat ou des aspirants jihadistes, alors que la plupart continuent à agir sans être dérangés dans les enclaves fondamentalistes des Balkans.

Par Bob Woodward

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/01/07/l...

08/01/2017

Nuit de terreur à Innsbruck. Migrants : chances pour l’Europe ?

Après la terreur de la nuit du nouvel an 2016 à Cologne, c’est au tour de la ville autrichienne d’Innsbruck. Dix huit plaintes ont déjà été déposées à la suite des agressions sexuelles commises lors du rassemblement de la Saint Sylvestre par un groupe de jeunes hommes étrangers, actuellement non identifiés, contre 19 femmes âgées de 19 à 25 ans.

A Cologne, les policiers ont imputé les agressions à des réfugiés tout juste arrivés en Allemagne. Des faits étrangement similaires ont été constatés sur la place Tahrir en Egypte, au moment du fameux printemps arabe de 2012. Les autorités locales clament avoir pourtant pris des mesures pour prévenir tout incident.

6 000 alarmes de poche ont été distribuées en Autriche lors des festivités de fin d’année. A Vienne, comme à Innsbruck, les dispositifs de sécurité ont été renforcés après l’attentat contre un marché de Noël à Berlin fin décembre. Peut être aurait il mieux valu prendre des mesures plus en amont ?

http://fr.novopress.info/202621/nuit-de-terreur-a-innsbru...

 
 

Voir ici aussi : https://fr.sputniknews.com/international/2017010510294686...

Société • Panique au royaume de Danemark, après que la Reine ait déclaré refuser le modèle multiculturel

Les débats ne se sont pas vraiment éteints au Danemark depuis l'interview accordée à la presse par Sa Majesté la Reine Margrethe II, chef de l'Etat danois, pour son 75e anniversaire le 16 avril 2015. Une interview qui a provoqué une certaine panique dans le monde du politiquement correct. Qu’a déclaré de si grave la souveraine de ce royaume scandinave de six millions d'âmes, toujours attaché à son indépendance et à sa tradition ? 

On trouve réponse à cette question dans Riposte laïque, sous la signature de Sylvie Bourdon. Qui rapporte et commente ici les propos de la reine de Danemark. Des propos en fort contraste avec la pensée postnationale et le multiculturalisme, dominants chez nous ... 

« Celui qui s’installe au Danemark doit se conformer au normes et valeurs danoises » déclare-t-elle. « Nous pouvons les accueillir, mais nous devons aussi leur dire ce que nous attendons. Car il s’agit de notre société, dans laquelle ils se rendent. Ils doivent comprendre dans quel monde ils sont venus. » Et la Reine de devenir plus précise encore : « Nous faisons volontiers de la place. Cependant, ils sont venus dans notre société et ne peuvent pas attendre pouvoir perpétuer leur modèle de société chez nous. Ils peuvent se rendre dans les mosquées, s’ils le veulent, mais s’ils font des choses incompatibles avec le modèle de la société danoise, ils doivent reconnaître que cela n’ira pas. » La Reine désigne bien entendu une certaine immigration qui se forme en société parallèle. Elle a aussi fait passer un message sur la liberté d’expression, qui n’est pas seulement menacée par les terroristes : « Je sais bien que certains disent, qu’il faut être prudent, qu’il faut réfléchir, cependant, nous devons absolument pouvoir nommer les choses et comment celles-ci doivent être selon nous. Ils veulent nous effrayer, nous ne devons pas nous laisser intimider. » Ceci est un message on ne peut plus clair à ceux qui ne cessent de relativiser, de minimiser nos valeurs fondamentales, afin de ne pas heurter les musulmans. (...).

Les cris d’orfraies ne se sont pas fait attendre après ces déclarations politiquement incorrectes. L’ancien communiste, Johannes Andersen, un sociologue de l’Université de Aalborg a estimé que la Reine se mêle politiquement dans les débats sur l’immigration et fait savoir aux immigrants que le Danemark ne doit pas être un pays multiculturel. D’autres l’accusent de diviser le pays. Exemple, l’imam Fatih Alev, du Centre Islamique Danois : « Ce ne sont même plus les partis de droite maintenant ! Même la Reine est désormais influencée par cette tendance. Peut-être ressentait-elle le besoin d’exprimer ses critiques, afin de ne pas paraitre naïve. Les musulmans auraient-ils perdu leur Reine ? » Et, le jour de la venue de Geert Wilders, la Reine a donné une conférence de presse pour souligner ses propos : « La plupart savent bien sur ce quoi ils doivent se priver, lorsqu’ils arrivent dans un pays étranger, ils ne doivent pour autant changer leur religion ou manger différemment. Il ne s’agit pas de fricadelles. Il s’agit de s’adapter au pays dans lequel on est venu. » 

[

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

06/01/2017

Bavière : 42,7 % des viols et agressions sexuelles commis par des étrangers

(NOVOpress avec le blog de Lionel Baland: En 2014, selon les chiffres officiels de la police, 32,9 % des viols et agressions sexuelles étaient commises par des étrangers. Un tiers ! Ce chiffre, déjà considérable, a encore augmenté. En 2015, suite à l’ouverture des frontières par la chancelière Angela Merkel, le pourcentage est monté à 42,7 % ! Un chiffre très officiel puisqu’il est issu des statistiques criminelles pour l’année 2015 de la police bavaroise.

Viols Bavière étrangers