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  • La Syrie toujours victime de stratégies étrangères, par Christian Vanneste

    3309368304.jpg"Vers l’Orient compliqué avec quelques idées simples", disait le Général de Gaulle. Cette formule trouve à nouveau son actualité dans les rebondissements de la crise syrienne. Donald Trump semble avoir commis une bévue majeure en annonçant le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie actuellement administré par les Kurdes autonomistes du PYD, qui s’appuient sur une milice créée et armée par les Occidentaux, les FDS, au sein de laquelle les YPG, leur branche armée est largement dominante.
    Cette décision intempestive du Président américain a laissé le champ libre au projet d’invasion turque présenté par Erdogan en vue de créer une zone tampon à la frontière sud de la Turquie et sur le territoire syrien que le président turc entend repeupler par des Arabes syriens en en chassant les habitants kurdes.
    Le but est clair : couper les zones kurdes de Syrie de celles de la Turquie pour empêcher la connexion militaire entre les rebelles du PKK de Turquie et les autonomistes du PYD de Syrie, les deux mouvements n’en formant qu’un selon Ankara qui les classe parmi les groupes terroristes

    L’abandon des Kurdes par les Américains, et donc les Occidentaux, puisque aucun allié n’est capable de se maintenir sur place sans leur soutien paraît scandaleuse : elle est d’une ingratitude absolue envers les combattants qui ont d’abord résisté aux islamistes d’Al Qaïda puis à ceux de l’EI et ont fourni les troupes victorieuses de celui-ci. On se souvient de la résistance de Kobané en 2014-2015, puis de la libération de Sinjar, cette ville-martyr des Yézidis, enfin de la prise de Raqqa. Les milliers de morts kurdes ont compensé un engagement occidental, essentiellement matériel et logistique, après une longue période d’indécision. De plus, l’intention d’Erdogan est clairement de procéder à un nettoyage ethnique, en installant des Arabes dans des villages construits dans l’actuelle zone kurde. Soumis au feu de la critique de son propre parti républicain, Donald Trump menace maintenant la Turquie de représailles économiques et financières, mais paraît faire un peu n’importe quoi alors qu’à nouveau une procédure de destitution est engagée à son encontre, à la suite d’un échange avec le nouveau président ukrainien au cours duquel il aurait invité ce dernier à lui fournir des munitions contre l’un de ses concurrents démocrates.

    Quelle est la logique de l’occupant de la Maison Blanche ? Elle existe et elle est simple : la politique intérieure est plus importante que l’extérieure. Ne pas exposer des soldats américains loin de leur pays dans un conflit tribal qui ne les concerne en rien dans un pays où les intérêts nationaux ne sont pas engagés constitue le fond d’une doctrine qui table sur l’adhésion de l’Amérique profonde contre l’Etat profond de Washington. Que les Etats-Unis perdent leur crédit en abandonnant un allié ne lui semble pas si important : ce n’est pas la première fois, si l’on se souvient du Sud-Vietnam, ou du Shah d’Iran. Un tri logique s’effectuera en fonction des enjeux internes : Trump n’est pas prêt d’abandonner Israël.

    De même, l’intervention turque est motivée par des considérations de politique intérieure. Reccep Tayyip Erdogan est très proche des Frères Musulmans. Au début de son règne, il y avait en lui du Calife ottoman, puisque jusqu’après la première guerre mondiale, le sultan ottoman était aussi commandeur des croyants. Les Frères Musulmans n’ont pas été étrangers aux « révolutions » ou guerres civiles que la naïveté occidentale a appelées « Printemps arabe » en croyant qu’elles allaient vers la démocratie alors qu’elles tendaient vers l’islamisme. La Turquie y a été impliquée, et notamment en soutenant les rebelles islamistes de Syrie à travers la frontière, tous les rebelles, y compris l’Etat islamique avec lequel un trafic a été organisé. En février 2016, lorsque les Kurdes avancent vers Tall Rifaat aux mains des djihadistes, l’artillerie turque pilonne les combattants de l’YPG ! Aujourd’hui l’armée d’Ankara réoccupe ces territoires libérés, et elle est accompagnée d’une milice « syrienne » qui, comme par hasard, se livre aux mêmes atrocités que les islamistes de l’EI, naguère. Mais, cette fois, Erdogan est moins islamiste que nationaliste : il est affaibli politiquement par des élections municipales qui ont donné les deux plus grandes villes aux kémalistes, et c’est sur le terrain du nationalisme qu’il entend reprendre l’avantage : les Kurdes lui en fournissent l’occasion.

    Enfin, il y a la Russie, le seul pays dont la stratégie a été cohérente dans ce dossier. La Syrie est un allié. La Russie ne lâche pas ses alliés, et encore moins ceux dont le territoire fournit des bases indispensables au maintien du statut de puissance mondiale, même de second rang. Vladimir Poutine a engagé l’armée russe dans le conflit de façon déterminante et avec assez de prudence pour limiter le coût et les pertes. L’intervention turque lui offre une double opportunité : d’abord de jouer les médiateurs puisqu’il est le seul à parler à toutes les parties, et comme Raminagrobis, le mieux placé pour être le troisième qui tire parti du conflit entre les deux autres. Les YPG, vaguement marxistes, sont des vieilles connaissances des Russes et la Russie entretient désormais des relations cordiales avec la Turquie à travers le processus d’Astana : l’intervention turque et le lâchage américain permet à l’armée syrienne de venir au secours des Kurdes et de s’interposer le long de la frontière, en rétablissant de fait la souveraineté de Damas sur une nouvelle partie de son territoire. En visant cet objectif, Poutine est le seul à concilier l’intérêt de son pays, son image, et le droit international. Voilà qui est mieux que l’impuissance verbeuse des Européens, ensemble au Conseil de sécurité pour proposer une condamnation qu’ils n’obtiennent pas, mais divisés aussitôt après sur l’embargo sur les armements à destination de la Turquie !

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/17/la-syrie-toujours-victime-de-strategies-etrangeres-par-chris-6183243.html#more

  • Me Frédéric Pichon : « Toute forme de contestation sociale est désormais réprimée de manière disproportionnée ! »

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    Mardi, la manifestation des pompiers à Paris à laquelle s’étaient joints des infirmiers, des aides soignants, des policiers municipaux et des urgentistes a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre.

    Boulevard Voltaire a interrogé Me Frédéric Pichon, qui donne son analyse de la situation.

  • Sébastien Chenu : « La gestion de la manifestation des pompiers a été déplorable ! »

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    Mardi a eu lieu, à Paris, une mobilisation des pompiers à laquelle se sont joints des policiers municipaux, des urgentistes et des infirmiers. Une manifestation qui a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre : canons à eau, grenades, coups de matraque et arrestations.

    Une situation à comparer avec celle du groupe Extinction Rébellion qui a pu, en toute tranquillité, il y a quelques jours, bloquer des voies de circulation dans la capitale sans intervention des forces de l’ordre.

    Pourquoi une telle différence de traitement ?

    Réponse de Sébastien Chenu au micro de Boulevard Voltaire.

    Les pompiers, les policiers municipaux, les urgentistes et les infirmières ont manifesté à Paris.
    La manifestation avait bien démarré, mais a fini quelque peu dans la violence. Qu’avez-vous pensé de cette mobilisation ?

    Je voudrais témoigner notre sympathie et notre soutien à toutes ces professions qui protègent les Français. Je rappelle qu’il y a eu 2280 agressions de sapeurs pompiers ces dernières années. Les agressions physiques ont augmenté de 80 % en quelques années.
    Évidemment, la gestion de ces manifestations a été déplorable. Le fait que le ministre de l’Intérieur fasse charger sur les pompiers est une image absolument terrible de l’État. La  a reçu des ordres qui étaient d’une extrême fermeté fasse aux pompiers. Cela amorce assez mal l’idée d’un dialogue nécessaire avec ceux qui protègent au quotidien les Français.

    Les images ont été assez choquantes. On a vu des canons à eau, des jets de grenade lacrymogène, des coups de matraque et des arrestations. On à peine à voir une telle répression quand on voit ce qui s’est passé avec Extinction Rebellion dans le centre de Paris. On a toujours cette impression de deux poids deux mesures.

    Le gouvernement a géré d’une façon qui est désormais habituelle. Il est dur avec ceux qui ne peuvent pas répliquer et qui ne peuvent pas manifester et casser. Il est faible avec ceux qui contournent la loi, bloquent Paris, insultent l’État.
    En réalité, ce gouvernement n’a plus d’autorité. L’autorité doit être juste et ne doit pas servir simplement à taper les plus faibles ou ceux qui ne peuvent pas manifester et se mettre en grève.
    Ce gouvernement nous démontre qu’au-delà de son manque total d’autorité, il a une incapacité à entamer le dialogue avec les Français qui ont pour mission de protéger les autres. Cela me semble assez grave et assez éloigné d’une paix sociale et d’une unité nationale qu’Emmanuel Macron revendiquait pendant l’élection présidentielle. Il aura désormais réussi à diviser davantage les Français en traitant les pompiers comme des blacks Blocs. Il signe le mépris qu’il a également pour eux.

    Le Rassemblement national avait demandé officiellement la démission de Christophe Castaner. On imagine que cette demande est réactualisée ce soir.

    Il y a mille raisons que Christophe Castaner s’en aille. En voilà une de plus. Quand on fait charger sur les pompiers et qu’on laisse Extinction Rebellion se vautrer dans la paille place du Châtelet en bloquant tout Paris pendant trois jours, c’est qu’on n’est pas un ministre de l’Intérieur à la hauteur de sa mission et en capacité de répondre aux attentes sociales de notre pays et de demande de protection de nos concitoyens.
    Chaque dossier confié à Christophe Castaner a été un dossier mal géré. Il n’y a pas un dossier qu’il a ouvert avec savoir-faire, capacité et respect de ses interlocuteurs. Je pense que c’est probablement le pire ministre de l’Intérieur de la Ve République que nous ayons connu. Il n’est pas viré parce qu’il est le copain du président et parce qu’ils sont incapables d’en trouver un autre.

    https://www.bvoltaire.fr/sebastien-chenu-la-gestion-de-la-manifestation-des-pompiers-a-ete-deplorable/

  • Société de vigilance : le flou d’Emmanuel Macron – Journal du 16 octobre 2019

     

    Société de vigilance : le flou d’Emmanuel Macron

    5 jours après l’attentat de la préfecture de police de Paris, Emmanuel Macron a appelé à une société de vigilance face à l’hydre islamiste. Une déclaration fourre-tout du chef de l’Etat dont les contours manquent de clarté et peuvent conduire à une société de délation, aux antipodes du politiquement correct martelé depuis des années.

    Assises de l’agriculture : vers une révolution de l’alimentation ?

    Économie, éthique, redistribution et écologie… Comment répondre aux enjeux de l’alimentation de demain ? C’est la question sur laquelle planchent les intervenants des assises de l’agriculture organisées à Rennes en Bretagne depuis mardi à la veille de la journée contre le gaspillage.

    Catalogne : c’est reparti pour une crise ?

    La condamnation lundi de meneurs indépendantistes catalans a relancé les mobilisations dans l’autonomie. Plusieurs actions ont été menées à travers le territoire sans, pour l’instant, susciter autant d’intérêt qu’en 2017.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/societe-de-vigilance-le-flou-demmanuel-macron-journal-du-16-octobre-2019

  • Les Black blocs protégés par le système ?

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/16/les-black-blocs-proteges-par-le-systeme.html

  • Pompiers en colère !

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    L'avis de Jean-François Touzé
    Notre sympathie, notre estime et notre solidarité à l'égard des sapeurs pompiers qui manifestent ce mardi sont acquises, totales et absolues.
    Leurs revendications en termes de renumérations, de prime au feu et de renforcement des effectifs sont, sans nul doute, légitimes et doivent être satisfaites.
    Mais le seraient elles que le drame national auquel sont confrontés les soldats du feu, comme le sont les policiers, les médecins, les instituteurs, les professeurs, les commerçants  de nos banlieues et de plus en plus souvent de nos villes et même de nos campagnes, resterait entier.
    Ce drame national est celui de l'ensauvagement de la France, conséquence d'un demi siècle de politique laxiste et immigrationniste.
  • Offensive turque : et après ? – Journal du mardi 15 octobre 2019

     

    Offensive turque : et après ?

    L’offensive turque du mercredi 9 octobre contre les positions kurdes en Syrie a bouleversé le jeu de poker proche-oriental. Recep Tayyip Erdogan semble à présent seul contre tous mais il a plus d’un tour dans son sac.

    Attentat raté à Notre-Dame de Paris

    Plus de trois ans après la tentative d’attentat à la voiture piégée sur le parvis de Notre-Dame de Paris, le procès des protagonistes a rendu son verdict. Les principales accusées, deux femmes, ont écopé de 30 et 25 ans de prison ferme.

    Les pompiers sonnent l’alerte

    Les sapeurs pompiers montent à Paris. Ce mardi et après plus de 3 mois de grève, les pompiers étaient mobilisés pour protester contre leurs conditions de travail. Ils réclamaient un entretien avec le ministre de l’intérieur ou le Premier ministre. TVLibertés était au cœur de la manifestation

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/offensive-turque-et-apres-journal-du-mardi-15-octobre-2019

  • Paris, Berlin et Damas soutiennent les Kurdes contre la Turquie

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Après Emmanuel Macron samedi, Angela Merkel a enjoint hier Recep Tayip Erdogan à cesser son offensive sur le Kurdistan syrien. Pour la chancelière allemande, celle-ci risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et « d’aider” l’Etat Islamique à réémerger dans la région ». La France et l’Allemagne suspendent toute vente d’armes « susceptibles d’être utilisées » par Ankara dans le cadre de son opération militaire.

    Bashar al-Assad envoie des troupes en soutien aux Kurdes

    Malgré des rapports tendus avec la minorité kurde de Syrie, Bashar al-Assad a annoncé hier l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter l’agression » turque. Peu après, les Kurdes ont confirmé avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », une organisation paramilitaire dominée par la milice kurde YPG.

    L’offensive turque risque d’avoir des conséquences graves, non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe

    En effet, avec son offensive, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains du YPG, qu’elle qualifiée de « terroriste » en raison de ses liens avec le parti communiste autonomiste kurde PKK. Or les Kurdes, qui ont profité des troubles dans la région pour instaurer une autonomie de fait en Syrie, détiennent près de 12 000 djihadistes de l’État islamique originaires d’une cinquantaine de pays. Près de 800 proches de ces djihadistes auraient déjà profité de l’offensive pour s’échapper, tandis que 130 000 personnes ont fui l’avance de l’armée turque.

    https://fr.novopress.info/215800/paris-berlin-et-damas-soutiennent-les-kurdes-contre-la-turquie/

  • Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    La Turquie poursuit son offensive et a pris, comme attendu, la ville frontière de Tal Abyad. C’était un des premiers objectifs de l’armée turque et il a été rempli, avec toutefois quelques difficultés. Le lâchage définitif américain se confirme, puisqu’une couverture aérienne demandée par les Kurdes lors de combats a été refusée. C’est la première fois, en plusieurs années de guerre commune, et l’on attend maintenant le retrait effectif des 1.000 militaires américains encore présents.

    Les milices « rebelles » (en fait islamistes), qui accompagnent et soutiennent l’armée turque, sont accusées de sévices sur la population. Une vidéo qui circule montre des combattants abattre un homme sans que l’on sache de qui il s’agit. Les hommes de cette milice répètent en boucle « Allahou akbar » tandis qu’ils criblent de balles le corps.

    Rappelons que ces hommes viennent de la province d’Idleb, où ils servent de supplétifs à l’armée turque qui les présente comme des non-islamistes supposés lutter contre l’ex-Front al-Nosra, devenu Hayat Tahrir al-Cham. En réalité, Al-Nosra les a battus sans difficultés et, depuis, ils sont relativement désœuvrés, aux frais de la Turquie, dans la partie de la province d’Idleb que celle-ci occupe.

    Cette offensive anti-kurde leur permet d’exister à nouveau. Compte tenu de la haine, réciproque, qui les oppose aux Kurdes, les pires exactions pourraient avoir lieu au fil des conquêtes de ce Kurdistan autonome, appelé Rojava par les Kurdes, qui va probablement disparaître. Précisons, toutefois, que cette haine ne relève pas seulement de l’opposition entre islamistes et non-islamistes mais aussi de celle entre Kurdes et Arabes. La surveillance étroite de la part du régime syrien dont faisaient l’objet les uns et les autres empêchait les règlements de comptes sanglants auxquels nous assistons maintenant depuis 2011.

    Cette journée de dimanche a vu, comme hélas on pouvait l’anticiper, les premières fuites de membres de l’État islamique depuis le camp d’Aïn Issa. Les gardiens kurdes sont partis et, bien sûr, beaucoup en ont déjà profité. Ce ne sont même pas des évasions mais de simples départs. Selon des sources kurdes, ce sont près de 800 personnes, combattants, femmes et enfants, qui sont ainsi parties en une journée, et ce n’est qu’un début.

    Plus de 10.000 combattants de Daech, dont 3.000 étrangers, pourraient ainsi reprendre du service. Avec leurs familles et les très nombreuses veuves et leurs enfants, ce sont près de 100.000 islamistes* qui pourraient se retrouver dans la nature.

    L’armée turque va maintenant tenter de prendre une autre ville frontalière, Ras al-Aïn. Un premier assaut a été repoussé, grâce à la tactique des tunnels (très utilisée par Daech en son temps), qui a permis une contre-attaque surprise au détriment des milices islamistes pro-turques. Mais ce n’est sans doute que partie remise, tant la puissance de l’aviation et de l’artillerie turques font la différence.

    Après trois jours de combats, les pertes sont d’une centaine de combattants kurdes, quatre soldats turcs, une cinquantaine de civils. Curieusement, aucune information ne filtre sur celles des miliciens islamistes pro-turcs, mais logiquement, elles devraient être non négligeables car ce sont eux qui sont les fantassins de l’armée turque.

    Les Syriens, après une période d’observation, commencent à faire mouvement vers le nord, dans une zone de peuplement arabe, à Manbij notamment. Les Kurdes ont déclaré qu’un accord avait été conclu avec Damas « pour que l’armée se déploie le long de la frontière syrienne ».

    Selon les Kurdes, les Américains ont tenté d’empêcher cet accord, mais ils ne sont bien sûr plus en position d’arbitrer quoi que ce soit.

    Que va-t-il se passer lorsque les Syriens et les Turcs seront face à face ? Nul doute que Poutine et Erdogan vont beaucoup se parler dans les heures qui viennent.

    * Chiffres avancés par L’Express et l’AFP dans un article du 27 septembre dernier.

    https://www.lesalonbeige.fr/affrontements-entre-turcs-et-kurdes-plus-de-10-000-combattants-de-daech-pourraient-reprendre-du-service/

  • Islamisme : la fierté de Mme Belloubet

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    Mme Belloubet, qui exerce avec brio les fonctions de ministre de la Justice, est très fière. Depuis le début de l’année 2019, 5 gardiens de prison ont été écartés de leurs fonctions pour islamisme radical. Oui, 5 ! Et 25 personnes ont été recalées au concours d’entrée dans la fonction publique pénitentiaire pour les mêmes raisons en 2018. Voilà pourtant un résultat qui démontre l’inefficacité de l’action gouvernementale dans la lutte contre l’islamisme radical.

    Cette déclaration a été faite quelques jours après l’attentat de la préfecture de police de Paris. Alors que quatre personnes sont mortes sous le couteau d’un fonctionnaire converti à l’islam, et après que le gouvernement a prudemment affirmé dans un premier temps qu’aucun élément ne permettait de placer cet acte de barbarie dans un contexte terroriste. Avant d’être sèchement recadré par le patron du parquet antiterroriste, qui a déroulé devant les caméras toutes les preuves du caractère islamiste de ce massacre.

    Ces gens n’ont décidément aucune pudeur, aucune honte. À quels imbéciles – surtout parmi ceux qui connaissent réellement l’institution – feront-ils croire que la profession de gardien de prison ne compterait que cinq terroristes en puissance ? Que parmi les candidats à cette fonction ingrate, mais au contact permanent de criminels et délinquants musulmans, seules vingt-cinq personnes seraient suspectes d’accointances avec cette idéologie criminelle ? Et on ne parle ni de la police – dont Mickaël Harpon est le dernier avatar – ni de l’armée, ni des hôpitaux, des administrations, ni des entreprises nationales « sensibles ». Mme Belloubet, qui s’intéresse plus aux transsexuels hommes devenus femmes candidats à la PMA, n’en parle pas.

    Il est vrai qu’il ne faut pas en parler. Cela pourrait donner des idées aux électeurs. Semer la panique, peut-être. Accorder du crédit au fantasme remplaciste. À tout le moins, le gouvernement, dont la fonction est de protéger les Français, pourrait agir, à défaut d’en parler. Mais il ne le peut pas. Paralysé par les conséquences de la lutte contre toutes les discriminations, il ne peut pas mettre en œuvre les filtres efficaces qui élimineraient des postes à risques les adeptes d’un système théocratique immuable et irréformable, puisqu’il est révélé une fois pour toutes. Alors il se rabat sur des concepts creux, au premier rang desquels la notion de « radicalisation ». Cela ne signifie rien du tout, chacun le sait, mais cela permet de ne pas stigmatiser.

    Un gouvernement courageux pourrait prendre des mesures courageuses. Il dénoncerait toute idéologie, toute religion, toute pratique qui ne respecte pas les principes élémentaires de notre civilisation occidentale, et en interdirait la manifestation, y compris vestimentaire. Il imposerait à ses agents publics et, au-delà, à tous ceux qui ont une activité dans des secteurs essentiels (énergie, communications, sécurité, etc.) de souscrire à une déclaration d’adhésion à ces principes : égalité entre les hommes et les femmes, égale dignité de tous, liberté de conscience, distinction du spirituel et du temporel, primat de la loi nationale sur les coutumes extranationales. Et, surtout, il mettrait en place une surveillance régulière en sanctionnant ceux qui ne respecteraient pas ces principes.

    L’idée est séduisante, mais irréaliste. Elle nécessite d’abord des moyens que l’État n’a plus. Contrôler ses agents n’est pas dans ses capacités, cela nécessiterait un appareil de surveillance tentaculaire. Mais cette idée est surtout porteuse d’un risque majeur de totalitarisme, de la part d’un régime tenté en permanence par la censure et le conditionnement des esprits. Mise en œuvre pour empêcher l’infiltration d’éléments criminels au nom d’une civilisation exogène, elle serait légitime. Utilisée pour criminaliser tous ceux qui n’adhèrent pas au dogme républicain, elle serait redoutable et terrifiante. Les technologies numériques lui donneraient un pouvoir exorbitant, à côté duquel Gestapo et KGB passeraient pour de minables amateurs.

    Ainsi, le régime de M. Macron et tous ses émules sont essentiellement incapables de lutter contre l’infiltration islamiste sans risque pour l’ensemble de la population. Aux Français d’en tirer les conséquences…

    François Teutsch

    https://www.bvoltaire.fr/islamisme-la-fierte-de-madame-belloubet/