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16/12/2017

Stéphane Ravier : « Fermer cette mosquée, c’est bien, mais il faut traquer les autres salafistes qui diffusent leurs messages de haine. »

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Le sénateur Front national de Marseille se félicite de la décision du nouveau préfet de fermer pour six mois une mosquée salafiste du centre-ville de Marseille dont l’imam, salafiste dit « quiétiste », prêchait un djihadisme armé. Mais il rappelle qu’il y a d’autres mosquées, dans son arrondissement, qui posent problème.

Stéphan Ravier, la préfecture vient de fermer une mosquée salafiste dans le centre-ville de Marseille dont l’imam prêchait le djihad armé. Vous avez salué la décision. Êtes-vous satisfait de cette fermeture ?

Je me félicite de cette fermeture d’autant qu’elle était attendue depuis longtemps.
Tout le monde savait que dans cette mosquée, les prêches étaient plus que virulents avec des appels à la haine au quotidien. Qu’elle soit fermée, c’est une bonne chose.
Le préfet ne l’a cependant fermée que pour 6 mois seulement. Mieux vaut cela que rien du tout. Mais il ne nous dit pas ce qu’il compte faire de l’imam, de celles et ceux qui ont propagé dans le quartier ces discours d’appel à la haine et de combattre les mécréants et de les crucifier. Les messages ont même été diffusés dans les écoles.
C’est bien de fermer la mosquée, car il faut bien commencer par quelque chose, mais il faut traquer celles et ceux qui continuent à diffuser ces messages dans le quartier.

Il semble que vous ayez également une liste de mosquées qui, selon vous, devrait subir le même sort dans votre secteur.
Combien et pourquoi ?

Les 13e et 14e arrondissements ne sont malheureusement pas épargnés. J’ai présenté au préfet il y a quelques semaines ces trois mosquées, deux dans le 13e et une dans le 14e. Il n’était pas étonné, mais il m’a répondu que sa priorité était cette fameuse mosquée qu’il a fini par fermer.
Il a toutefois reconnu que les trois mosquées dont je parlais posaient problème. Alors, on attend, on attend, on ne sait pas bien quoi, mais on attend. J’espère que désormais nous n’attendrons plus trop longtemps.

Avez-vous l’impression que le dialogue est meilleur avec les services publics depuis l’attentat de Marseille et l’arrivée du nouveau préfet ? Les problèmes préoccupants du djihad et de l’islam radical sont-ils désormais mieux traités ?

Le précédent préfet était lui aussi parfaitement au courant. Tous ces appels à la haine et au meurtre dans cette mosquée du boulevard National, tout un symbole, dans le 3e arrondissement de Marseille ne l’a pas conduit à agir.
Le nouveau préfet a agi sans doute grâce à l’actualité dramatique qui lui a permis d’avoir des coudées franches. Car le pouvoir politique a peur des réactions.
C’est déjà devant cette mosquée, il y a quelques années, que des policiers ont dû utiliser la force pour se dégager d’une bande de riverains qui « portaient secours » à une musulmane contrôlée par la police car elle portait un Niqab. La police avait dû user de la force parce qu’il y avait eu une démarche violente de la part de la population. Les pouvoirs publics marseillais ont peur que la situation dégénère.
Le préfet de police, Olivier de Mazières, ne semble pas effrayé. Tant mieux !
J’espère qu’il pourra développer son action.

D’après un spécialiste, l’imam représenterait le courant quiétiste du salafisme et donc ne devrait pas inciter au djihad armé.
Qu’en pensez-vous ?

On en apprend chaque jour. Maintenant, j’apprends qu’il y a deux versions du salafisme. Le salafisme quiétiste et le salafisme djihadiste.
Il y aurait donc les bons salafistes et les moins bons salafistes… Toute cette histoire commence à devenir compliquée !
Si les quiétistes sont tous comme cet imam, alors comment doivent être les autres. Je pense qu’on est en train d’essayer de noyer le poisson. Il y a des salafistes, point. Ils appellent à la haine, au djihad, à la violence et au meurtre. Il est donc temps d’agir en profondeur, et c’est ce qui a été fait à Marseille. Ce n’est que le début de commencement de quelque chose. Il faut évidemment aller beaucoup plus loin, car cela se développe.
Dans le 14e arrondissement, la directrice d’un collège me disait qu’elle observait de plus en plus de jeunes filles portant le voile et de plus en plus travaillées à l’esprit par qui d’un cousin qui arrive du bled, ou d’un imam autoproclamé de la cité et que personne ne connait.
Notre temps de réactivité est beaucoup, beaucoup trop long.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

https://fr.novopress.info/

Bisounours : Amnesty International déplore l’exécution de trente-huit djihadistes en Irak

Il s’agit du plus grand nombre d’exécutions en Irak depuis celles de 42 djihadistes menées le 25 septembre dernier, dans la même prison.

Lynn Maalouf, directrice de l’ONG Amnesty International pour le Moyen-Orient, a dénoncé ces exécutions, parlant de « mépris flagrant de la vie humaine et de la dignité ».

Selon Mme Maalouf, « Les personnes ayant commis des attaques meurtrières contre la population civile doivent être jugées, mais les exécutions ne sont pas une réponse».

Les bisounours, ça ose tout, aurait dit le regretté Audiard

 
@HaiderAlAbadi must stop immediately mass executions. In September, 42 people were executed without fair trials, and now 38 persons. Battle against  should address root causes, not create new seeds of violence @AmnestyAR @AmnestyIraq

https://

status/941350788785491968 

 

15/12/2017

L'Etat islamique avait récupéré du matériel de guerre livré aux groupes rebelles anti-Assad

6a00d83451619c69e201b8d2c75e09970c-250wi.jpgSelon un rapport qui a nécessité 3 ans d’enquête de terrain entre Kobané, en Syrie, et Bagdad, en Irak... alors que les spécialistes avaient en vain mis en garde l'Occident sur l'aide apportée aux rebelles :

"40 000 pièces récupérées sur les lignes de front et soigneusement analysées, des dizaines de contrats d’achat et d’exportation passés au crible : le rapport sur les armes de l’organisation Etat islamique (EI), publié jeudi 14 décembre par l’ONG Conflict Armament Research (CAR), est l’étude la plus complète produite à ce jour sur ce sujet aussi explosif que complexe.

Il fait la lumière sur les filières d’approvisionnement souvent tortueuses mises en place par l’organisation djihadiste, via la Turquie en particulier, pour constituer et entretenir son arsenal. Il démontre qu’au-delà des saisies réalisées dans les stocks des armées syrienne et irakienne, l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies aux groupes rebelles syriens par leurs parrains étrangers, notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Il révèle enfin que ces livraisons ont été effectuées quasi systématiquement en violation des accords conclus avec les pays où ces armes ont été produites – principalement des Etats d’Europe de l’Est – qui incluaient une clause de non-réexportation.

[...] l’EI a su détourner à son profit une partie du flot d’armes introduit en Syrie par les soutiens de la rébellion syrienne. Grâce aux numéros de série relevés sur les pièces auxquelles ils ont eu accès, les experts de CAR sont parvenus à retracer une partie du circuit suivi par ces armes : de leur fabrication, dans une usine de Bulgarie ou de Roumanie par exemple, à leur exportation vers les Etats-Unis ou l’Arabie Saoudite, puis leur livraison à des formations rebelles syriennes, et leur réapparition, pour des raisons inexpliquées, du côté de l’EI.

Dans un cas précis – un lanceur de roquettes anti-tanks de type 9M111MB-1 ATGW – le rapport affirme que seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie par les Etats-Unis, en décembre 2015, et sa saisie dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak, en février 2016. Le rapport signale, photo à l’appui, qu’une batterie anti-char portative du même genre, portant un numéro de lot similaire et un numéro de série proche, a été utilisée en décembre 2016 par une unité rebelle syrienne, Jaysh Al-Nasr. Une même remarque est faite concernant une autre formation anti-Assad, The New Syrian Army. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Terrorisme et crime organisé. Une nouvelle perspective stratégique : les hybrides

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Les auteurs des attentats commis en France et en Belgique en 2015 et 2016 proviennent presque tous du monde du gangstérisme. A l’origine, la grande majorité de ces terroristes sont originellement et essentiellement des criminels et des délinquants de droit commun. C’est l’une des conclusions de cette puissante réflexion conduite par deux experts au sujet de la criminalisation du politique. Parce que l’histoire criminelle est en passe de devenir une part essentielle de l’histoire du pouvoir la lecture de ce document de référence s’impose.

Ce texte novateur a été rédigé dans la perspective d’une présentation orale à l’occasion des VIIIe Assises nationales de la recherche stratégique organisées par le CSFRS le 30 novembre 2017 à Paris, Ecole militaire, amphithéâtre Foch. Jacques de Saint Victor et Jean-François Gayraud ont brillamment assuré la première table ronde intitulée : « Les hybrides : la nouvelle perspective stratégique ».

Jean-François Gayraud

Les Assises nationales de la recherche stratégique de 2016 ont eu pour thème : « la fragmentation du monde ». Autrement dit : la planète devient une marqueterie de plus en fine d’Etats, parfois vides de puissance. Cette réalité géopolitique majeure est tout à la fois l’origine et la conséquence du Chaos que nous vivons et par là même du bouleversement complet de la scène des violences tant politiques que prédatrices.

Fin 2017, sur le « Terrorisme » et le « crime organisé »  : où en sommes-nous réellement ? Quand s’achève le XXème siècle, les qualificatifs et labels peinent à définir la réalité nouvelle, fluide, complexe et multidimensionnelle. Outre le mur de Berlin (1989), le Bloc de l’Est a pulvérisé en s’écroulant d’autres obstacles jadis infranchissables. Physiques, intellectuels, psychologiques, ces « murs » ont cédé, révélant de nouveaux acteurs, pour part politiques, pour part criminels. Jusqu’alors distincts et séparés, des corps hétérogènes et inconciliables tels l’eau et l’huile, font désormais symbiose, voire fusionnent. Les acteurs « politiques » (terrorisme, guérillas, milices, mouvements de libération) et « droit commun » (bandes, gangs, cartels, mafias) qui hier vivaient séparés dans les espaces et logiques de la Guerre froide, sont soudain précipités (au sens chimique) sur la même scène violence et prédatrice.

La violence est devenue un Janus bifrons.

Ainsi, l’impensable est devenu possible. Provoqué par ce brutal changement d’écosystème, un phénomène de mutation a rapproché – parfois même, uni – deux espèces hier étrangères l’une à l’autre, le brigand et le militant. Désormais les entités dangereuses ne relèvent plus de catégories uniques, soit politiques, soit criminelles. Ce phénomène, nous le nommons hybridation.

Aujourd’hui, de par le monde, les hybridations sont devenues la règle et non plus l’exception, donnant naissance à des entités inclassables : des guérillas marxistes vivant de trafics divers dont en priorité des stupéfiants ; des djihadistes gangsters et des gangsters salafisés ; des djihadistes/pirates et des pirates salafisés ; des groupes paramilitaires reconvertis en cartels de la drogue ; des sectes religieuses pratiquant le terrorisme ou le trafic de stupéfiants ; des financiers philanthropes à la fois spéculateurs et délinquants ; des vedettes du showbiz gangstérisées ; etc. Tous les entrepreneurs contemporains du crime – politisés, prédateurs en cols blancs ou en cols bleus – ont changé d’ampleur et de formes. L’ère de l’hybridation s’annonce… Encore faut-il en comprendre la raison profonde.

Jacques de Saint Victor

La question du contexte est, en effet, primordiale. Le monde d’après la chute du mur de Berlin est, vous l’avez dit, chaotique. On est très loin des annonces euphoriques de certaines institutions internationales qui annonçaient au début des années 1990 que la globalisation allait offrir « un véritable âge d’or global au XXIe siècle ». On semble encore assez loin de cet éden mais il est vrai que le siècle ne fait que commencer ! En tant qu’historien du droit, j’ai été très intéressé par les phénomènes d’hybridation que vous décrivez dans votre ouvrage et les évolutions institutionnelles qu’ils induisent. Le désordre règne, dites-vous. Nous vivons dans un entre deux, en attente de la définition d’un nouvel équilibre, un autre Nomos de la Terre. En réalité, il me semble que votre approche très pragmatique, tirée de votre connaissance réelle du terrain, va à l’encontre d’un dogme dominant véhiculé par une certaine pensée qu’on appellera « cosmopolite » et qui pose cette idée commune : supprimez les frontières et vous éliminerez la guerre. Mais, en réalité, l’absence de guerre, tout au moins telle qu’on l’entendait au XIXe et au XXe siècle, c’est-à-dire la guerre d’Etat à Etat, même si elle n’est pas totalement improbable (comme le rappelle les événements de Corée du Nord), n’empêche pas l’émergence de nouvelles formes de conflit qui ne sont plus exactement de même nature que par le passé mais tout aussi préoccupants.

Alors, on peut penser, en citant Carl Schmitt (1888-1985), qu’un nouvel ordre surgira. Schmitt disait : « Tant que l’Histoire universelle n’est pas conclue et reste encore ouverte et en mouvement, explique Carl Schmitt, tant que les choses ne sont pas fixées et pétrifiées à jamais ; autrement dit, tant que les hommes et les peuples ont encore un avenir et pas seulement un passé, un nouveau Nomos naîtra dans les formes toujours nouvelles que prendra le cours de l’Histoire » [1].

Mais on peut aussi être plus pessimiste. Car la stabilisation d’un ordre, comme celui qui a été posé lors des traités de Westphalie en 1648 ne se retrouve pas si facilement. Je rappelle, et on me pardonnera ce raccourci simpliste, que le Moyen Age a duré plus de mille ans !

En tous les cas, une chose est sûre. Faute d’un nouvel ordre international, la planète vit donc dans le Chaos, l’opposé du Nomos. Dans la mythologie grecque, « Chaos est la personnification du Vide primordial, antérieur à la création du temps où l’Ordre n’avait pas encore été imposé aux éléments du monde ». Depuis l’Antiquité grecque, et tout spécialement Hésiode (poète grec, VIIIe siècle avant J-C), le Chaos est dynamique : c’est la figure insondable des origines, le béant, l’abîme, l’ouvert-sans-fond, l’espace de l’orage dépourvu d’ordre et de loi, la confusion, le mouvant, livré au perpétuel et changeant afflux du fortuit. Attente d’une mise en ordre du monde, le « Chaos ouvre à la fois sur quelque chose et entre quelques choses ».

Ouverture et processus, activité constituante s’il en est, le Chaos n’est pas immédiatement visible ou compréhensible. En l’absence d’ordre mondial, le chaos affecte des territoires, des populations, mais aussi l’univers spirituel et intellectuel. La confusion ne règne pas seulement dans l’ordre des choses mais également dans l’ordre des pensées. Dans ces périodes, le chaos est dans les faits mais aussi dans les têtes : les mots perdent leurs sens, les concepts flottent.

Dans la sphère de la violence, le Chaos ne tient pas à un bouleversement quantitatifdes désordres mondiaux. Il ne semble pas que le monde subisse plus de guerres et de violences politiques et sociales, – il y a d’ailleurs un livre à la mode de nos jours de Steven Pinker qui parle de la diminution de la violence. Il ne semble pas que notre monde compte plus de terroristes et de brigands que par le passé. Peut-être même moins en apparence. Il n’y a pas d’âge d’or. Le monde est chaotique en raison de changements non pas quantitatifs, toujours difficiles à démontrer, mais qualitatifs. .

Nous vivons dans un monde post-westphalien et post-démocratique. Je n’insiste pas sur le caractère post-démocratique. Ce serait l’objet d’une autre conférence.

Mais permettez-moi de rappeler ce que peut signifier au regard de l’histoire du droit international un ordre post-westphalien. Pour bien le comprendre, il faut rappeler ce qui existait dans un monde pré-westphalien. Car, hélas, le monde post-westphalien prend de plus en plus l’aspect d’un monde pré-westphalien. Sur ce point, citons le grand juriste Maurice Hauriou dont les propos sont rapportés par l’actuel ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer dans son livre récent sur L’Invention de l’Etat (2015). Hauriou écrit durant la Première guerre mondiale : « Nous sommes parvenus à l’ère de la guerre purement nationale, c’est-à-dire subordonnée aux intérêts vitaux de la nation ». Et il précise, à juste titre, contrairement à la doxa dominante, que cette évolution a permis paradoxalement que « la paix du régime d’Etat se (soit) accrue, les guerres se (soient) raréfiées ». Cela peut paraître paradoxal, alors que l’auteur écrit en pleine Première guerre mondiale.

Mais il sait de quoi il parle. Avant les traités de Westphalie, la plupart des guerres étaient des guerres privées, ce qu’Hauriou appelle le « brigandage ». Et il y avait une multitude de petites guerres privées. C’est cela qui caractérise le Moyen Age sur le plan géostratégique.

Or, avec l’affaiblissement de l’Etat, nous assistons au retour d’un « brigandage » d’un nouveau genre.

Tout vient du fait que ce monde post westphalien et post démocratique voit s’estomper toutes les lignes de démarcation claires du passé telles que nous les connaissons depuis 1648.

De manière fondamentale, il n’y a plus consensus ni sur la caractérisation de ce que sont la paix et la guerre, ni sur la définition de l’ennemi.

Les définitions et les distinctions hier évidentes sont devenues floues : entre la paix et la guerre, entre le public et le privé, entre la police et l’armée, entre le terrorisme et le gangstérisme, entre le légal et l’illégal, entre le légitime et l’illégitime, etc.
Le brouillard domine. On a le sentiment que les frontières se brouillent et se mélangent. Bref qu’elles s’hybrident.

D’où la nécessité, comme vous le faites, de nommer avec précision cette nouvelle réalité, l’hybridation…

Jean-François Gayraud

En effet, l’irrégularité prend toujours les formes de son époque. Elle reflète un contexte stratégique dont elle est l’expression. Que ce contexte stratégique change voire mute comme c’est le cas depuis la fin du XXème siècle et cet irrégulier, gangster ou terroriste, change à son tour. Nous conservons de l’irrégulier une représentation datée : celle du Partisan. Or l’irrégulier qui lui succède à la fin de la Guerre froide demeure incompris : c’est un Hybride.

Hier donc, sous l’empire de la Guerre froide, les partisans et les bandits vivaient sur deux planètes radicalement différentes, au sein d’univers étanches. La distinction, et donc la frontière, entre le bandit et le partisan allait de soi, comportait une forme d’évidence. La guerre elle-même était une catégorie claire.

La dichotomie terrorisme-guérilla/crime organisé était censée renvoyer à une opposition d’objectifs. Le terrorisme poursuit un but politique, alors qu’une organisation criminelle ne recherche que du profit. L’un souhaite détruire ou conquérir le pouvoir à des fins divers (idéologiques, religieux, ethniques), l’autre est un prédateur économico financier (accumulation de richesses) : l’idéologie ou le profit. Autrement dit, une entité criminelle ne poursuit pas d’objectifs politiques et a contrario une entité politique ne poursuit pas d’objectifs criminels (« de droit commun »).

Non seulement les objectifs sont censés être radicalement différents (idéologie versus profit), mais les méthodes également : le monde du crime organisé, toujours dans la discrétion pour commettre ses crimes économiques, répugne à user de violences trop visibles, l’exposant à une réaction étatique. La discrétion est une sage précaution pour passer sous les radars de la vigilance des services répressifs et des médias. La violence criminelle demeure ciblée contre des adversaires, qu’elle soit pour nous irrationnelle (vendetta, vengeance) ou « rationnelle » (élimination de la concurrence), là où la violence politique peut se révéler aveugle et indiscriminée.

L’opposition paraît même irrémédiable, car le terroriste/guérillero désire un changement radical de la société, là où le bandit souhaite de la stabilité sociale et politique, pour développer une relation parasitaire et symbiotique avec l’ordre en place. Toujours selon cette conception classique de la césure entre entités terroristes et criminelles, et en croisant les paramètres argent et politique, on obtient l’équation suivante : pour le crime organisé, l’argent est un but (enrichissement) et la politique un moyen (corruption), alors que pour le groupe terroriste l’argent est un moyen (financement) et la politique un but (prise ou destruction du pouvoir).

Jacques de Saint Victor

Le beau jardin à la française des catégories étanches a disparu. Dans cette nouvelle jungle mondialisée de l’hybridité, l’exemple du Mexique, que vous décrivez dans votre livre est frappant.

C’est ainsi que nul ne sait plus comment caractériser les bien mal nommés « cartels de la drogue ». En effet, ces entités n’ont jamais été les banales ententes économiques suggérées par l’inoffensif vocable de « cartels », ni de simples gangs spécialisés dans le trafic de drogues. Ce sont autant des armées criminelles que des gangs polycriminels. Leur hybridité parfaite rend ces groupes littéralement incomparables. Ils sont tout à la fois des groupes criminels et prédateurs en raison de leurs objectifs économiques, gérés comme des entreprises multinationales ; militaires du fait de leurs moyens armés, d’une partie de leur recrutement et des tactiques utilisées ; terroristes par les campagnes d’attentats récurrentes destinées à pétrifier les populations, leurs adversaires et l’Etat ; des milices politiques ou des guérillas par leur capacité et leur volonté de contrôle territorial et social dans des logiques de gouvernement parallèle.

Et les chefs de ces super gangs ne sont pas moins hybrides que les gangs qu’ils dirigent. Ce ne sont plus de simples trafiquants de drogues, mais l’atypique mélange de PDG d’organisation criminelle, de chef de guerre, de rock star médiatisée, de gourou religieux, de terroriste, de chef sociopathe d’un escadron de la mort et de seigneur féodal. Dans la région du Sinaloa, l’épicentre historique du narcotrafic, les chefs narcos sont vénérés tels d’héroïques rebelles. Enfin, une des dimensions les plus étranges du phénomène narcos au Mexique a été l’apparition d’une forme de religiosité autour de ses parrains, avec des narco religions. Cet étrange phénomène doit être replacé dans un contexte plus large : l’apparition d’une narcocultura, une sous-culture à la gloire des narcos.

Jean-François Gayraud

Le diagnostic de l’hybridation bouleverse l’analyse de la scène stratégique violente et la caractérisation de l’ennemi puisqu’il conduit à mettre en exergue les dynamiques prédatrices des violences contemporaines au détriment des motivations uniquement idéologiques (politiques, religieuses, ethniques, etc.). De fait, les qualificatifs et labels peinent à dépeindre une réalité nouvelle, fluide, complexe et multidimensionnelle.

Ce qui était jusque-là distinct et séparé – des corps hétérogènes et inconciliables tels l’eau et l’huile – devient compatible au point de fusionner et de devenir symbiotique. Les entités dangereuses ne peuvent plus se ranger dans des catégories uniques, ou politiques ou criminelles. Un phénomène de mélange et de croisement s’est opéré entre le bandit et le politique (armé). Telle est la définition de l’hybridation.
Sous le poids d’un changement radical d’environnement, un phénomène de mutation génétique a provoqué le rapprochement et parfois la fusion de ces deux espèces hier ignorantes l’une de l’autre. L’hybridation révèle au final des porosités de méthodes et d’objectifs entre les entités « criminelles » et « politiques ».

Penser l’hybridation exige un modèle explicatif, donc une forme de taxinomie, pour clarifier ce phénomène complexe. Partant des analyses de Louise Shelley et John Picarelli, nous proposerons un modèle autour de quatre figures de l’hybridation. Les trois premières sont dynamiques et historiques : nous distinguons ainsi trois stades de l’hybridation à travers des processus de coopérations, de convergences et de mutations. La quatrième figure est topographique : la coexistence territoriale.

Le concept d’hybridation rend compte d’un métissage criminologique. Deux processus fonctionnent en miroir : une politisation du crime et une criminalisation du politique.

Jacques de Saint Victor

Nous n’entrerons pas ici pas dans le détail de ces deux processus. Nous allons cependant apporter deux brefs éclairages. Je dirai un mot sur la politisation du crime. Nous ne manquons pas d’exemples.

De la Mafia sicilienne ou encore des cartels mexicains qui ont mené ou mènent encore des campagnes d’attentats contre des Etats jugés indociles.

Inédit pour une entité criminelle, ce capital violence rebat les cartes de ce qu’est la guerre. Criminalité et guerre se retrouvent mélangées, transformant les paradigmes convenus de la guerre ; celle, classique d’armées en uniformes, mais même, ce qui est le plus neuf, aussi de la guérilla. Ce qui n’a rien d’étonnant : on sait depuis Clausewitz que « la guerre est un caméléon qui change de nature à chaque engagement » en perpétuelle transformation.

Ces entités hybrides n’en mènent pas moins de véritables guerres qui sont hautement létales, bien plus parfois que les guerres « classiques ». Il suffit de songer aux milliers de morts qu’ont pu faire les conflits des narcotrafiquants au nord Mexique.

En sens inverse, et ce processus est peut-être plus dérangeant encore, nous assistons à un phénomène de criminalisation du politique.

Cette question est une des plus embarrassantes de nos démocraties. Une des plus délicates aussi à analyser. De ce point de vue, je me dois de souligner les avancées qui ont été faites dans la jurisprudence italienne sur la mafia pour parvenir à saisir ces phénomènes qu’on appelle en France des « zones grises » et que nos voisins italiens appellent la « bourgeoisie mafieuse  ». Expression un peu curieuse, elle ne renvoie pas à une réalité sociologique stricto sensu. Elle désigne en criminologie des franges de plus en plus importantes de la classe dirigeante ayant des rapports, non plus seulement occasionnels mais continus, systémiques, avec la sphère criminelle. Cette notion a permis de mettre en lumière l’existence de « zones grises » où des liens obscurs se tissent entre les membres d’une mafia et des élites politiques, économiques, financières, médiatiques, sportives, etc., qui assistent la mafia dans ses opérations et tirent profit de ses services, sans appartenir à ce qu’Alessandra Dino appelle le « noyau dur » (nucleo duro) de la mafia. En insistant sur la portée de ce « pacte scélérat » (pactum sceleris) qui unit certains acteurs de premier plan à la mafia, le concept de « concours externe » a permis à la jurisprudence italienne de révéler l’existence d’élites troubles, ayant pignon sur rue, connues et appréciées de leurs pairs et des médias, mais qui, en coulisses, n’hésitent plus à profiter de la main invisible du crime pour conduire leurs affaires.

L’histoire criminelle est en passe de devenir « une part essentielle de l’histoire du pouvoir ».

Cette dénomination désigne un nouvel acteur appelé à prospérer dans une économie de plus en plus concurrente et chaotique. On peut même se demander si ce n’est pas là une des figures dominantes des futures élites mondialisées. Car cette « bourgeoisie mafieuse », si elle a été bien étudiée en Italie et d’ailleurs pénalement poursuivi (on citera par exemple la condamnation en 2014 par la cour de cassation du sénateur Marcello Dell’Utri, n°2 du groupe Berlusconi, un des fondateurs de Forza Italia, confirmant l’arrêt de la cour d’appel qui l’avait condamné comme « médiateur contractuel d’un pacte entre Cosa Nostra et Silvio Berlusconi entre 1974 et 1992), n’a rien d’une spécialité spécifiquement péninsulaire. Dans une lettre du 19 juin 2011, introduisant un rapport du National Security Council sur le crime organisé, le président Barack Obama faisait ouvertement référence aux organisations criminelles qui « forgeaient des alliances avec des éléments corrompus de gouvernements nationaux et qui utilisaient le pouvoir et l’influence de ces élites pour poursuivre leurs activités criminelles [2] ».

On le voit très clairement à partir de ce genre d’exemples : avec la criminalisation du politique, qui semble traduire une « mutation génétique » inquiétante d’une fraction croissante des élites mondialisées, l’histoire criminelle est en passe de devenir « une part essentielle de l’histoire du pouvoir ».

Jean-François Gayraud

D’usage, cette question de la criminalisation du politique est à tort traitée sous le seul angle du financement des groupes terroristes ou de guérilla par des activités criminelles de droit commun. Il s’agit d’une impasse : comment des entités illicites pourraient-elles se financer autrement que par des crimes : vols à main armée, trafic de cigarette ou de drogue, extorsion de fonds, etc. ? L’illégalité est par construction peu compatible avec des financements légaux, hors participation volontaire d’une communauté ou d’une base sociale forte. C’est pourquoi quasiment tous les groupes armés clandestins qualifiés de terroristes ou de guérillas ont eu recours à titre principal à des financements hors-la-loi. Seul un soutien étatique pérenne a pu autoriser des groupes armés à s’exonérer d’un financement criminel. Mais même lors de la Guerre froide, tous ces groupes ne bénéficiaient pas de l’aubaine d’un soutien étatique.

Je propose en fait que nous nous interrogions profondément sur la nature réelle de tout ou partie de certaines entités politiques pour lesquelles l’activité de prédation ou de criminalité organisée n’a pas cessé d’être occultée mais est en fait centrale.

Jacques de Saint Victor 

Vous vous interrogez ainsi longuement sur la nature réelle, donc sur les motivations profondes de nombreux groupes armés ; ainsi d’une partie des Talibans, de l’UCK, des FARC, autant d’entités ayant subi un processus de dégénérescence accélérée avec la fin de la Guerre froide…

Mais c’est encore dans l’analyse du terrorisme islamiste que votre grille de lecture propose le changement de perspective le plus complet… Vous dépolitisez en partie la question, en partant du concept de « racaille », dans sa définition, je précise marxiste, que je ne résiste pas au plaisir de rappeler. C’est Marx qui parle :

« Le Lumpenprolétariat – cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes – est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription mort aux voleurs, et qu’ils en fusillèrent même certains, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. » (La social-démocratie allemande,1871).

Est-ce que nous ne sommes pas en train de voir surgir un nouveau lumpenprolétariat – des racailles au sens de Marx – sous la figure des hybrides ?

Jean-François Gayraud

Qui sont les islamistes francophones qualifiés tour à tour de « terroristes », « djihadistes » ou de « radicalisés » selon leurs actions ? S’il n’existe pas de profil unique, d’idéal-type, certains invariants se dessinent toutefois. L’un est aveuglant : l’équation immigration-délinquance de droit commun-banlieues. Le facteur « racaille » est omniprésent . Il n’est pour autant pas question de réduire la sociologie djihadiste au facteur criminel de droit commun, plutôt d’en repérer un marqueur incompris mais pertinent.

Les entités islamistes qui frappent le monde occidental depuis la décennie 1990, et singulièrement la France et son modèle laïc, puisent l’essentiel de leurs terroristes dans le vivier du monde criminel et délinquant de droit commun, donc a prioriloin de la sphère du politique. En 2015 et 2016, la France (métropolitaine) subissait la plus grande série d’attentats terroristes de son histoire. Le bilan des victimes fut considérable : 238 tués et des blessés par centaines. Depuis, la recherche d’une explication centrée sur le fait religieux conduit à une impasse, comme l’a montré le débat opposant par exemple les tenants d’une « radicalisation de la religion », d’une « islamisation de la radicalité » ou encore d’une « réaction identitaire à la domination coloniale ».

Cependant, et toujours dans cette logique, la plupart des commentaires et analyses – journalistiques, politiques, universitaires – tentent de déchiffrer ces assassinats en usant de la notion incertaine de « radicalisation » à la mode depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, euphémisme permettent d’éluder salafisme et djihadisme. En mettant l’accent sur l’idéologie, ici le salafisme, les recherches des politologues et des orientalistes se sont pour partie fourvoyés. L’idéologie n’explique que de manière imparfaite l’engagement djihadiste et terroriste. En se focalisant sur la religion, l’analyse du terrorisme islamiste provoque des biais interprétatifs majeurs. Pour une grande partie des terroristes et des djihadistes se revendiquant de l’Etat islamique, l’idéologie salafiste constitue en effet moins un but qu’un moyen : elle est un masque camouflant des motivations prédatrices (violence, argent, pouvoir).
La principale caractéristique de (presque) tous les auteurs et complices identifiés n’a pas été correctement perçue et analysée. Que n’a t-on pas vu alors de si aveuglant, comme dans La lettre volée (Edgar Poe) ? Longtemps, cette caractéristique majeure est passée inaperçue, y compris des parlementaires ayant travaillé sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.

Cependant, les auteurs des attentats commis en France et en Belgique en 2015 et 2016 proviennent presque tous du monde du gangstérisme. A l’origine, la grande majorité de ces terroristes sont originellement et essentiellement des criminels et des délinquants de droit commun. Leur nature profonde est prédatrice, non politique. Leurs éloquentes biographies révèlent un ancrage ancien dans des carrières de délinquance ou de banditisme. Nous sommes d’usage en présence de gangsters ayant franchi le Rubicon de la politique, non de purs acteurs politiques usant de moyens illégaux pour une Cause. Durant la même période, le profil des auteurs des attentats ayant échoué (par maladresse) ou ayant été préventivement neutralisé (par les services de sécurité) conduit à une identique conclusion. Ces profils criminels se retrouvent aussi chez les auteurs d’attentats commis en Belgique et au Danemark en 2015 et 2016.

S’agit-il alors d’une « islamisation de la radicalité » ? Il est question plutôt d’une islamisation-salafisation de la criminalité de droit commun. Le fait que l’on trouve une majorité de gangsters ne signifie pas que l’on soit en présence d’une « islamisation de la radicalité » (en l’occurrence criminelle) mais plutôt d’islamistes passant aisément à l’acte criminel en raison même de leur habitus de déviance et de violence.

Cette lecture en partie dépolitisée – en partie seulement, on le verra – propose de s’éloigner de la politologie et de l’orientalisme-études islamiques et de se concentrer sur la criminologie.

En France, la sociologie de deux autres catégories d’islamistes révèle de même une surreprésentation criminelle et délinquante : celle des combattants djihadistes(individus ayant voulu rejoindre la zone de djihad Syrie-Irak) ; celle des radicalisés(individus imprégnés de salafisme).

Jacques de Saint Victor

Lorsqu’ils sont clairement identifiés par les analystes, comment ces passés criminels, sont-ils en général interprétés ? L’explication dominante semble lénifiante et pour le moins empathique. L’engagement au sein de l’EI et au nom de la Salafiya serait le signe d’une rédemption/purification, autrement dit la manifestation d’un rachat de péchés passés. L’ancien gangster de banlieue connaitrait une transformation de son être profond par la (re) découverte de Dieu . Il vivrait le passage d’un homme à l’autre .

Le commode « récit de la rédemption » crédite ces combattants du djihad (moudjahidine) d’un changement de nature : le vieil homme souillé se transfigure en homme nouveau lavé de ses fautes passées. Deux individus se succèdent : le gangster et pêcheur, puis le croyant et combattant. La propagande de l’Etat islamique a su utiliser ce péché des origines pour attirer de nouveaux combattants en Syrie.

On peut comprendre ce récit. Car l’hybride réintroduit indiscutablement un « art ancien de tuer », si vous me permettez de paraphraser Michelet. Ce dernier, dans une Histoire de l’Europe, avait pressenti, au milieu du XIXe siècle, que l’industrialisation des guerres totales, mécanisées, avec de puissants moyens de destruction à distance, allaient mettre fin à la figure du héros. Il écrivait : « cet art nouveau de tuer à distance des peuples entiers, le plus souvent sans risquer rien (…) entraîne avec lui une impassibilité que ne pouvait avoir l’ancienne guerre (…) Le mécanicien est tout. Le héros est supprimé ». On est en 1871.

Or, le retour des hybrides signe dans le même temps le retour aux « anciennes guerres » dont parle Michelet et, de fait, aux héros. D’ailleurs, de nombreux combattants du Djihad sont héroïsés par certains.

On s’imagine aisément que le criminel qui se transforme en djihadiste et accepte de devenir une « bombe humaine » n’appartient plus à l’univers de la criminalité et qu’il est désormais pleinement entré dans l’univers « glorieux » du terrorisme politique.

Critiquons pourtant ce récit qui blanchit avec désinvolture des individus dont on oublie volontairement ou involontairement le lourd passé criminel. L’attentat-suicide s’inscrit dans une spirale criminelle qui n’est pas aussi exempt de logique autodestructrice qu’on ne le croit. Il suffit de penser à la fin de Scarface : le criminel qu’incarne Al Pacino est au summum d’une carrière purement criminelle et il se comporte comme un individu suicidaire qui tue tout en se faisant tuer. L’attentat-suicide relève dans ce cas d’une même logique. Plus que d’une transformation et d’un rachat, l’adoption du discours salafiste permet en réalité à ces bandits islamistes de continuer impunément leurs pratiques prédatrices en toute bonne conscience. Nous ne sommes pas en présence d’une transfiguration – autre notion chrétienne après celle de rédemption – autrement dit d’une mutation révélant un changement de nature terrestre mais d’un habile travestissement et d’une simple translation de comportements et de mœurs prédatrices. Ces voyous ne sont pas dans le changement mais plutôt dans la continuité.

A cette fin, les salafistes de l’Etat islamique légitiment les pires pratiques prédatrices (violence armée, viol, polygamie, racket, pillage) par une lecture littéraliste et une réinterprétation intéressée du Coran et des paroles rapportées du prophète (hadiths). Ces Français ont recréé dans la zone syro irakienne sous le contrôle de l’Etat islamique le biotope de leurs banlieues et mœurs anomiques.
Nous pourrions continuer avec de nombreux autres exemples, comme vous le faites dans votre livre…

Peut-être faut-il conclure par le questionnement central, pour tout praticien que vous êtes. Ce constat des hybrides doit-il entraîner une évolution dans la réponse répressive ? En un mot, Que faire ?

Jean-François Gayraud

A l’ère du chaos, le réservoir des hybrides n’est pas prêt de se tarir. Dans certains contextes, il est même probablement inépuisable. Il suffit de songer aux banlieues anomiques du monde occidental pour s’en convaincre. Il est donc crucial de savoir diagnostiquer tôt, avant la tragédie, et avec justesse les phénomènes d’hybridation. L’incompréhension de l’ennemi conduit toujours à des défaites en rase campagne. Cet ennemi correctement qualifié et nommé peut ensuite susciter un travail d’observation puis de neutralisation par les voies et les moyens de l’Etat, au choix : diplomatiques, militaires, renseignement, policier, judiciaire, etc. La question est au demeurant toute aussi importante pour toutes les autres formes d’organisations confrontées à des acteurs violents. Il en est ainsi des Organisations non gouvernementales (associations, etc.) en charge de missions de paix, de secours ou de reconstruction.

Pour un Etat, l’émergence des hybrides devrait transformer ses modes de fonctionnement. D’abord son organisation bureaucratique dans le sens de la transversalité et du décloisonnement de ses services, trop souvent enfermés dans des spécialisations dépassées. Ensuite, dans l’orientation de ses cibles de travail. Enfin, dans les modalités de neutralisation (prévention et de répression). A ce titre, face à des acteurs violents hybrides, il importe de savoir agir sur leur activité prédatrice. Si celle-ci représente un atout en termes d’enrichissement et d’apprentissage de la violence, elle constitue aussi une faiblesse majeure. Faute de pouvoir toujours les appréhender (au double sens pratique et figuré) à travers leur dimension politique, il convient de les atteindre à travers leurs activités prédatrices (trafics, racket, etc.).

Notes:

Jean-François Gayraud est essayiste et haut fonctionnaire de la Police Nationale. Il est l’auteur d’ouvrages majeurs de criminologie et de géopolitique, dont récemment « Théorie des hybrides. Terrorisme et crime organisé », (Paris, CNRS éditions, 2017).

Jacques de Saint Victor est historien de droit et des idées politiques, professeur des Universités à Paris XIII et au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). Il a préfacé l’ouvrage de J-F Gayraud précédemment mentionné.

Source

https://voxnr.com/48928/terrorisme-et-crime-organise-une-...

13/12/2017

Attentat de New York : L’immigration (encore) en cause, par Franck Delétraz

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9007-20171213.jpgInterpellé lundi peu après avoir commis un attentat à New York, le principal suspect, Akayed Ullah, présente une fois de plus le même profil que d’autres djihadistes : celui d’un immigré musulman, accueilli récemment par les Etats-Unis, auxquels il a choisi d’exprimer sa « reconnaissance » en les frappant.

Lundi matin, à l’heure où des milliers de New Yorkais se rendaient à leur travail, l’islamo-terroriste, muni d’un engin explosif rudimentaire attaché au corps avec des bandes Velcro, faisait exploser sa charge dans un tunnel du métro reliant Times Square à la gare routière de Port Authority, ne faisant par miracle que quatre blessés légers. En effet, selon le chef de la police James O’Neil, qui a visionné les images enregistrées par les caméras de surveillance, la veste rudimentaire que portait le djihadiste « aurait explosé prématurément » et « partiellement », expliquant ainsi le faible nombre de victimes à cette heure d’affluence.

Lui-même blessé par l’explosion, le suspect a été rapidement interpellé et identifié, avant d’être hospitalisé avec des blessures et des brûlures au corps.

Son profil est bien sûr sans surprise. Disant agir au nom de l’Etat islamique par vengeance contre les bombardements américains visant les pays musulmans et avoir choisi tout spécialement de frapper ce quartier à cause des affiches de Noël, Akayed Ullah, âgé de 27 ans, n’est autre qu’un immigré originaire du Bangladesh, arrivé aux Etats-Unis en 2010 avec un visa F-4, réservé au rapprochement familial. Un temps chauffeur de taxi, il était installé dans le quartier de Brooklyn.

Bref, un profil de djihadiste (hélas) tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Similaire à celui de Sayfullo Saipov, cet immigré ouzbek qui, aux commandes d’un camion-bélier, a fait huit morts et douze blessés à Manhattan le 31 octobre dernier, et à tous ceux qui ont frappé les Etats-Unis et l’Europe, qui les avaient pourtant si généreusement accueillis.

« Mettre fin aux migrations en chaîne »

Une générosité tellement suicidaire et inconcevable en ces temps de guerre avec l’islamo-terrorisme que Donald Trump, qui a déjà interdit l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays essentiellement musulmans (mais dont le Bangladesh ne fait pas partie), a immédiatement rappelé lundi soir « l’urgente nécessité pour le Congrès de voter des réformes législatives pour protéger les Américains ».

En effet, a insisté le président Trump en faisant référence au visa de regroupement familial qui a permis à Akayed Ullah de venir aux Etats-Unis, « le Congrès doit mettre fin aux migrations en chaîne ». Avant de réaffirmer, comme il l’avait judicieusement fait en octobre, que les auteurs d’actes terroristes méritent « les peines les plus lourdes », y compris la peine de mort.

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2017

https://fr.novopress.info/208834/attentat-de-new-york-lim...

12/12/2017

La fin du califat de Daesh

La proclamation du califat par l'Etat islamique le 29 juin 2014

3034693255.pngPar Antoine de Lacoste

La dernière ville tenue par Daesh en Syrie a été reprise par l'armée syrienne il y a quelques jours : elle s'appelle Abou Kamal et se situe le long de l'Euphrate, près de la frontière irakienne. Cet évènement n'a été, à de rares exceptions près, que peu souligné par les médias. Il est vrai que ces derniers ont traité la guerre en Syrie de façon assez particulière depuis son déclenchement...

Pourtant, l'événement est d'importance.

La proclamation du califat par l'Etat islamique le 29 juin 2014 a été un événement considérable car dans le monde musulman, le califat a une portée symbolique très forte. Il rappelle les grandes puissances que furent les califats de Damas, de Bagdad, du Caire et bien sûr le califat ottoman tout au long des siècles. Age d'or de l'islam, parfois très amplifié, mais qui continue à séduire et à susciter des engagements fanatiques comme l'a prouvé la guerre en Syrie.

Ce vieux rêve d'une unification musulmane qui abolit les frontières, héritage pour beaucoup de la colonisation occidentale, a repris corps lorsque Abou Bakr al-Baghdadi a proclamé le califat et exigé un serment d'allégeance des musulmans du monde entier.

Cet acte symbolique a eu un retentissement tel que des dizaines de milliers de volontaires sont venus en Syrie accomplir un devoir considéré comme sacré, car prélude à la conquête mondiale du monde par l'islam.

Les islamistes syriens se sont pourtant divisés sur cette question. Une partie des militants d'Al Nosra, affiliés alors à Al Quaida, étaient hostiles à cette proclamation car ils pensaient qu'une concrétisation territoriale avant la victoire en Syrie ne pourrait qu'aider le régime. En effet, un acte aussi symbolique risquait de faire basculer beaucoup d'indécis sunnites dans le camp de Bachar.

C'est en effet ce qui s'est passé tant la perspective de vivre sous la loi de l'Etat islamique était peu attrayante pour l'élite sunnite syrienne qui s'était toujours accommodée du régime alaouite.

Elle a également renforcé la volonté des alliés de la Syrie, Iran et Hezbollah libanais en tête, de ne pas laisser les islamistes sunnites gagner la guerre. La perspective de se retrouver avec un califat islamiste à leurs portes ne les enchantait pas vraiment...

En suscitant des milliers de volontaires caucasiens, elle a également aidé à l'intervention russe, guidée par bien d'autres raisons il est vrai. Mais la perspective de pouvoir éliminer l'élite islamiste tchétchène, ouzbeke ou turkmène a intéressé Poutine comme il l'a lui même déclaré.

Et pourtant l'Etat islamique a failli gagner : si la France et les Etats-Unis avaient effectivement bombardé la Syrie comme François Hollande et ses conseillers en rêvaient en août 2013, nul doute que cela aurait accéléré la déliquescence d'une armée syrienne assez démoralisée.

Al Nosra, d'où sont issues les forces vives de Daesh, était alors le mouvement islamiste le plus puissant et la proclamation de l'Etat islamique aurait pu se faire non à Raqqa mais à Damas...

Mais aujourd'hui Daesh est vaincu et il faut saluer cette bonne nouvelle.

Il faut la saluer mais il ne faut pas se faire d'illusion : de nombreux militants de l'Etat islamique sont dans la nature et, pour certains, déjà en Europe.

De plus, Al Nosra a profité des derniers mois exclusivement consacrés à la lutte contre Daesh pour se renforcer. Ce mouvement a beau s'appeler maintenant Fatah al Cham et ne plus être affilié à Al Quaida, il est exactement le même et ses militants sont aussi sanguinaires que ceux de Daesh. Seule la question tactique divisait ces deux organisations.

Les Syriens sont encore loin d'en avoir fini avec les islamistes.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Donald Trump cible l’immigration après l’attentat terroriste à New York

L’auteur de l’attentat est arrivé aux Etats-Unis en 2011, au titre du regroupement familial. Le président américain a dit vouloir stopper “l’immigration en chaîne“.

Le suspect est un homme de 27 ans identifié comme Akayed Ullah. Il portait attaché au corps “un engin explosif rudimentaire”, a précisé le chef de la police, James O’Neill.

La police n’a rien dit pour l’instant sur les motivations du suspect, mais l’homme était “influencé” par les groupes jihadistes et avait cherché sur internet comment fabriquer la bombe, a déclaré Andrew Cuomo.

L’individu avait émigré aux Etats-Unis il y a six ans, au titre du regroupement familial (visa F43). Un système que Donald Trump a qualifié “d’immigration en chaîne” et qu’il a dit vouloir stopper.

Cette attaque “illustre une nouvelle fois l’urgente nécessité pour le Congrès de voter des réformes législatives pour protéger les Américains“, a déclaré le président américain.

Si cette politique avait déjà été mise en place, cet attaquant n’aurait pas été autorisé à entrer dans le pays“, a ajouté Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse.

https://fr.novopress.info/208822/donald-trump-cible-limmi...

Financement de Daech: l'ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont mis en examen

La direction française de Lafarge pouvait-elle ignorer le pacte conclu par sa filiale syrienne avec l'Etat islamique (EI)? L'ex-PDG Bruno Lafont et un autre dirigeant ont été mis en examen ce vendredi 8 décembre pour "financement d'une entreprise terroriste", tout comme l'ex-directeur général Eric Olsen jeudi, une première pour de grands patrons français. 
Bruno Lafont, PDG du cimentier Lafarge de 2007 à 2015, et Christian Herrault, ex-directeur général adjoint chargé notamment de la Syrie, ont également été mis en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui", a-t-on appris de source judiciaire. 
Ils ont été placés sous contrôle judiciaire et devront s'acquitter d'une caution, a ajouté cette source, sans en préciser le montant. Les deux dirigeants avaient été placés en garde à vue mercredi dans les locaux du Service national de douane judiciaire (SNDJ) avec Eric Olsen. 
Ce dernier, DRH puis directeur général adjoint du groupe à l'époque des faits, avant de devenir directeur général après la fusion du cimentier français avec le Suisse Holcim en 2015, a été mis en examen jeudi pour les mêmes chefs et également soumis à un contrôle judiciaire. Il devra s'acquitter d'une caution de 200.000 euros, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. 
L'affaire est hors norme: la filiale syrienne (Lafarge Cement Syria, LCS) de la société est mise en cause pour avoir pactisé avec l'EI entre novembre 2013 et septembre 2014 afin de maintenir son usine de Jalabiya dans une zone de conflit tenue notamment par l'organisation jihadiste. 
Elle lui a fait remettre, via un intermédiaire, plus de 500.000 dollars et lui a acheté des matières premières, dont du pétrole, en violation d'un embargo de l'Union européenne, selon un rapport rédigé à la demande de LafargeHolcim par le cabinet américain Baker McKenzie. 
Lafont "régulièrement informé"? 
Les enquêteurs tentent de déterminer si la direction à Paris était au courant de tels agissements. Les contradictions entre les trois responsables sont nombreuses. 
Christian Herrault, qui a reconnu début 2017 que le groupe avait été victime d'une "économie de racket", a de nouveau assuré en garde à vue, puis devant les juges vendredi, "avoir régulièrement informé Bruno Lafont de la situation", a relaté une source proche du dossier à l'AFP. 
D'après le rapport Baker McKenzie, l'ex-directeur adjoint opérationnel a aussi affirmé avoir adressé un courriel à Bruno Lafont en juillet 2014 pour l'informer que l'usine était à l'arrêt, le temps de trouver un accord "clair" avec l'EI. 
Mais l'ex-PDG, entendu en janvier en audition libre par le SNDJ, a démenti avoir eu connaissance de tels faits. "Pour moi, les choses étaient sous contrôle", avait-il affirmé. 
"Mon client assume toutes ses responsabilités. Une seule question se posait pour lui: fallait-il abandonner l'usine au main de l'ennemi ou se soumettre au racket pour pouvoir résister", a réagi l'avocate de Christian Herrault, Solange Doumic. 
Il est aussi reproché à Lafarge de ne pas avoir assuré la sécurité de ses employés syriens, restés seuls sur place alors que la direction de l'usine avait quitté la Syrie et que les expatriés avaient été évacués. 
Outre les trois responsables, trois cadres de Lafarge, dont deux ex-directeurs de l'usine, ont été mis en examen dans cette enquête menée au pas de charge par les juges d'instruction. Placés sous contrôle judiciaire, "ils rejettent la responsabilité de la poursuite de l'activité de la cimenterie sur la maison-mère", d'après une autre source proche du dossier. 
Quant à Eric Olsen, il a affirmé devant les juges "n'avoir cessé d'alerter les dirigeants opérationnels, notamment Chistian Herrault, sur la situation dans l'usine, relevant qu'il n'avait pas le pouvoir de la fermer", d'après cette source. Il a démenti avoir eu connaissance de tout versement litigieux. 
"Mon client va former un recours contre sa mise en examen et ne souhaite qu'une chose: que toute la lumière soit faite sur cette affaire le plus vite possible", a déclaré à l'AFP son avocat, Pierre Cornut-Gentille. 
Des organisations non gouvernementales, dont Sherpa, partie civile dans ce dossier, souhaitent aussi que les investigations fassent la lumière sur ce que savaient les autorités françaises de l'époque sur les activités de Lafarge en Syrie.

Bombe dans le cœur de New-York. Attentat islamique.

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La peur revient à New-York : une bombe a explosé à Manhattan dans le métro à côté de Time Square vers 7.30 ce matin. Trois lignes de métros ont été évacuées. Deux individus ont été arrêtés dont un Bengalis de 27 ans.

Quatre personnes ont été blessés mais aucune n’est dans un état grave. Bill De Blasio, le maire, a admis le premier ce que tout le monde pense : c’est un « attentat islamique ». La police a arrêté un suspect, Akayed Ullah, 27 ans originaire du Bangladesh qui depuis 7 ans vit aux États-Unis, et réside pour le moment à Brooklyn. Il a été transféré à l’hôpital Bellevue après que l’engin artisanal qu’il avait sur lui a explosé dans un passage piéton, le blessant. Bill Bratton, l’ex-chef de la police new-yorkaise, interviewé par la Msnbc, a expliqué que le jeune aurait provoqué l’explosion au nom de l’État islamique.

Une photographie postée par le New-York Post montre le jeune à terre, menotté, avec des blessures et des brûlures sur le corps. Interrogé brièvement par les enquêteurs, le suspect a déclaré avoir réalisé la bombe dans les locaux de l’agence d’électricité où il travaille. Le gouverneur de New-York Andrew Cuomo a rappelé que cette ville des États-Unis est « un objectif international ».

La décision de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, a redoublé la colère des pays musulmans. Le monde mahométan gronde et le pseudo état islamique, dans une vidéo, a appelé les djihadistes à tuer les juifs. Or New-York a une forte communauté juive…

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/bombe-dans-le-coeur-de-new-...

En France, le djihad base son efficacité sur l’expérience

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Romain Caillet, ancien proche du milieu djihadiste, vient de sortir un livre intitulé “Le combat vous a été prescrit”. Il s’agit d’une longue enquête qui retrace l’histoire du djihad en France depuis 30 ans.

Dans un entretien accordé à Spoutnik, il y explique ceci :

Mérah est le premier projet terroriste qui réussit depuis les années 90. (…) Là, des jeunes de banlieue ont une expérience de la criminalité et c’est ça qui fait leur force. Dans ceux qui ont réussi à commettre des attentats, c’est quasiment toujours le même profil : un jeune issu de l’immigration avec un gros passé judiciaire. Pourquoi ? C’est plus simple quand on a une expérience de la criminalité, de vous procurer des armes sans attirer les soupçons. Dar El-Islam, l’ancien magazine en langue française de l’EI, disait “faites-vous passer pour des jeunes qui veulent préparer un casse”. Ils connaissent déjà les codes, les réseaux pour se procurer des armes, et une semi-expérience de la clandestinité. Il y a une certaine efficacité de ce profil… 

https://fr.novopress.info/208820/en-france-le-djihad-base...

09/12/2017

Pourquoi la condamnation des 5 de Poitiers est scandaleuse ?

Damien Rieu répond en vidéo

Michel Janva

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Les chrétiens d’Orient ne doivent pas être les victimes de nos querelles franco-françaises

Communiqué de Christophe Geffroy, Directeur de La Nef :

Veuillez trouver en pièce jointe le nouveau programme de notre soirée sur les chrétiens d’Orient, le 12 décembre prochain. Nous avons dû le modifier et cela mérite quelques explications.

Le diocèse de Paris nous a fait savoir que, n’ayant pas été informé de cette soirée, il s’interrogeait sur le caractère quelque peu provocant de faire intervenir un évêque français, Mgr Dominique Rey, dans un lieu dépendant indirectement du diocèse, le lycée Saint-Jean de Passy, en même temps qu’un représentant de l’association SOS Chrétiens d’Orient contre laquelle Mgr Pascal Gollnisch, vicaire général de l’Ordinariat des catholiques des Eglises orientales en France et directeur général de l’Œuvre d’Orient, avait mis les évêques français en garde lors de leur dernière Assemblée plénière à Lourdes en novembre dernier.

Il est évident que cette soirée ayant été prévue bien avant l’Assemblée plénière de Lourdes, il ne pouvait y avoir de volonté provocatrice de notre part, notre seul objectif étant d’aider les chrétiens d’Orient en contribuant à mieux informer le public parisien sur leur situation.

Dans un souci d’apaisement, et après avoir eu l’accord de toutes les parties concernées, nous avons décidé de maintenir cette soirée en retirant la participation de SOS Chrétiens d’Orient : nous tenons à rendre ici hommage aux responsables de cette association qui ont immédiatement proposé de se retirer pour ne pas risquer d’empêcher cette soirée, les chrétiens d’Orient ne devant pas être les victimes de nos querelles franco-françaises.

Catholiques soucieux de servir l’Eglise, nous sommes heureux que cette solution ait reçu l’accord de tous et notamment des responsables concernés de l’Eglise à Paris, mais nous estimons que cette affaire doit être l’occasion de chercher à résoudre le problème de fond qui est ainsi soulevé, il y va de la justice la plus élémentaire. Est-il normal qu’une association comme SOS Chrétiens d’Orient soit sévèrement attaquée devant tous les évêques français sans qu’aucun de ses responsables n’ait eu l’occasion de présenter sa défense et de se justifier de ces accusations ? Quel visage offrons-nous quand nous mettons sur la place publique de telles divisions, alors que nos frères d’Orient attendent tant de nous et que personne n’est de trop pour leur venir en aide ? Que de cette affaire puisse surgir au moins davantage d’unité et de paix pour le service et le rayonnement de l’Eglise. Conformément à l’Evangile (cf. Mt 18, 15-17), puissions-nous retrouver le chemin du dialogue et de la conciliation."

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Michel Janva

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08/12/2017

Les médiateurs SNCF : «Madame, ces gens ne servent à rien du tout »

Lu sur La Gazette en Yvelines :

"[...] Ce jeudi-là, une adolescente habitant le quartier du Val Fourré se rend aux Mureaux pour aller au lycée. Mais, en descendant du bus pour prendre le train, elle se fait harceler par deux hommes bien plus âgés. Elle refuse sèchement leurs avances, mais l’un d’eux, âgé de 29 ans, lui assène alors une balayette, la faisant lourdement chuter au sol et brisant son téléphone portable qui lui échappe des mains.

L’agresseur sera rattrapé quelques heures plus tard sur la dalle commerciale du Val Fourré, et est aujourd’hui incarcéré à la prison de Bois-d’Arcy (déjà connu des services de police, il était sorti de prison récemment, Ndlr). Si les deux femmes qui ont contacté La Gazette louent le travail efficace des policiers, il n’en est pas de même de celui des médiateurs de la gare, présents en journée avec leurs manteaux bleus.

« Il lui a fait une balayette et son téléphone a volé !, se souvient Binta Dabo, qui s’en allait prendre le même train que l’adolescente. Pendant ce temps-là, des personnes de la médiation étaient là, qui rigolaient ! Ils disaient à la petite  »calcule pas, fais pas attention », ils se moquaient d’elle en fait. J’ai vu qu’ils disaient à la petite fille de partir, elle était en train de pleurer, elle était choquée, je l’ai prise avec moi. » Par ailleurs, elle s’inscrit en faux face au responsable SNCF venu les voir ensuite pour affirmer qu’il avait été demandé à la jeune victime si elle souhaitait de l’aide ou appeler la police.

La mère de l’adolescente, Assma, n’en revient toujours pas non plus. Elle ne s’est d’ailleurs pas privée d’enguirlander sévèrement les médiateurs après avoir entendu les récits de sa fille et de la bonne samaritaine qui l’a aidée. Quant à leur inaction, dont elle s’est étonnée auprès des policiers recueillant sa plainte envers l’agresseur, celle-ci serait connue : « Ils m’ont dit : «Madame, ces gens ne servent à rien du tout » ».

Ce n’est pas la première fois que les médiateurs de la ligne J s’attirent les foudres d’une victime d’agression. En mai dernier, Le Parisien rapportait ainsi le témoignage d’une jeune femme de 21 ans, qui les accusait d’avoir fermé les yeux sur son agression sexuelle, se contentant des excuses de l’agresseur, avant d’aller jusqu’à « s’interposer entre le suspect et les policiers ». [...]"

par Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/12/les-m%C3%...

Pascal Bruckner : «Aujourd’hui, l’antisémitisme vient d’une partie de l’extrême gauche et des musulmans»

Pascal Bruckner (romancier, essayiste) : «Aujourd’hui, l’antisémitisme d’extrême droite est très minoritaire, il vient d’une partie de l’extrême gauche qui déteste les juifs par anticapitalisme et d’une bonne partie aussi du monde arabo-musulman, puisqu’on a vu que les 10 citoyens français de confession juive qui ont été tués, d’Ilan Halimi à Sarah Halimi, l’ont été par des extrémistes musulmans.»
– LCI, 7 décembre 2017, 19h38

http://www.fdesouche.com/917919-pascal-bruckner-aujourdhu...

Braquages et cambriolages en France : comment les autorités maquillent les chiffres de l’insécurité

Systématiquement (et de longue date) une coalition de tricheurs trafique les statistiques concernant les deux types de crimes les plus redoutés de la population française : cambriolages et vols à main armée.

Cette coalition comprend le service spécialisé du ministère de l’Intérieur et l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale) puis, juste en aval, l’AFP qui transmet aux médias la « ligne du parti ».

« Ligne » ensuite pieusement reproduite, sans nulle critique et sous la dictée, par des journalistes bousculés n’enquêtant plus, réduits à mendier toutes leurs informations au ministère de l’Intérieur et hors d’état de les vérifier par eux-mêmes.

Le 8 novembre 2017, « papier d’angle » de l’Afp sur « le déclin continu des braquages en France ». L’ONDRP l’affirme : « baisse généralisée », en s’appuyant sur le Service statistique de la sécurité Intérieure et l’Office central de lutte contre le crime organisé.

 2 900 vols à main armée en 2016 – moins 24% en un an. Tout va bien alors ?

Non : car ce qui baisse n’est pas le nombre des braquages, mais bien plutôt ce que l’Intérieur considère comme tel, en maquillant la réalité criminelle.

Réalité publiée par l’ONDRP-même le 25 novembre écoulé, dans un silence de cathédrale.

Des chiffres que pas un journaliste-pavolvien n’a repris et que semble-t-il, ils ignorent : n’ayant pas été sifflés, ils sont restés au chaud à la niche.

D’abord, pourquoi ne publier que les braquages commis avec armes à feu ?

Un braquage commis avec une machette ou un poignard est-il moins effrayant pour ses victimes ? La protection due aux français par l’Intérieur est-elle sélective, revolver oui, couteau de boucher, non ?

Rétablissons donc la réalité des braquages (chiffres de l’ONDRP, insistons) :

– « Vols à main armée, ou avec armes blanches, contre des établissements industriels et commerciaux » : (3 108+1 028) : 4136

– « Vols à main armée, ou avec armes blanches, contre des particuliers à leur domicile » (717+681) : 1 398,

– « Autres vols à main armée » : 1 208,

– « Vols à main armée contre des établissements financiers » : 158,

– « Vols à main armée contre des entreprises de transports de fonds » : 26.

Total : 6 926.

Plus bien sûr, les vols à main armée escamotés par la justice : Toujours plus, ces braquages passibles de la Cour d’assises sont déclassés en simples délits, type « vol violent avec arme », ou « violences en réunion sous la menace d’une arme ».

Le nouveau braquage arrive au Parquet selon sa « nature d’affaire » (NATAF). Mais il en sort selon une « nature d’infraction » (NATIF) qui l’escamote, bonneteau judiciaire faisant statistiquement baisser des infractions qui, dans les rues, augmentent toujours.

Si des journalistes consciencieux lancaient une minutieuse enquête sur les braquages au quotidien, ils verraient qu’en réalité, ces vols avec armes sont en France, plus près de 10 000 par an que de 7 000.

Mais bien sûr, « Décodeurs », « Décryptages » & co. préfèrent harceler leurs ennemis de droite.

Lire la suite sur Atlantico via https://www.suavelos.eu/braquages-cambriolages-france-aut...

Collard dénonce les laïcards qui s’en prennent à la Croix mais «pas à Hidalgo qui fête Ramadan à la Mairie de Paris» (+ autres vidéos)

Gilbert Collard (Député Front National) : «Il y a 20 ans, on ne nous emmerdait pas à propos des crèches. Les laïcards sont des propagandistes du communautarisme. Ils ne font la guerre qu’à la croix ou la crèche. Je ne les ai jamais vus s’émouvoir qu’Anne Hidalgo fête à la Mairie de Paris une fête musulmane (le Ramadan) (…) J’ai jamais vu une crèche emmerder la voie publique, empêcher les gens de circuler, faire du bruit, empêcher l’accès à des commerces. Une crèche, ce n’est pas très grand. Une prière de rue, c’est une rue.»
– LCI, 7 décembre 2017, 8h26

Autres extraits …

Gilbert Collard : «Je soutiens la décision de Trump de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël. Israël est un Etat qui a le droit de choisir sa capitale (…) Doit-on toujours céder au chantage et à la menace ? Macron doit avoir le courage de faire comme Trump.»

Gilbert Collard sur Jérusalem : «Macron est dans la demi-mesure, incapable de dire les choses comme elles sont. Je trouve désolant qu’on n’ait pas d’homme d’Etat courageux. Des mauviettes. Comment Israel peut-il vivre si on ne lui permet pas de choisir sa capitale ?»

Voir la suite sur fdsouche

L’ ARMÉE RECRUTE-T-ELLE N’IMPORTE QUI LES YEUX FERMÉS ? CERTAINS ANCIENS L’AFFIRMENT.

La grande muette serait-elle aussi aveugle quand il s’agit de recrutement ? Des témoignages nombreux et concordants décrivent le personnel nouvellement arrivé comme insolent, combinard, fumeur de joints, on est de plus en plus loin des canons de la profession et ça inquiète les gradés qui doivent fermer leur gueule et fermer leurs yeux, le tout malgré un budget constamment réduit et une considération sociale tombée presque à zéro.

http://bvoltaire.com/l-armee-recrute-t-nimporte-yeux-ferm...

07/12/2017

Le terrorisme, 1ère préoccupation des Français ? - Journal du Jeudi 07 Décembre 2017

05/12/2017

Les appariteurs ou agents provocateurs de la police

Un pas supplémentaire dans le chaos contrôlé quand des policiers en civil, dits appariteurs, viennent encadrer et diriger les casseurs, voire se mettent à casser eux-mêmes et à agresser d’autres membres des forces de l’ordre, plus ou moins réduits à la passivité par leur hiérarchie. Principe du contre-feu appliqué aux techniques de gestion de foules, ou comment garder la maîtrise d’une émeute en y participant soi-même. Un cas d’école est aujourd’hui bien documenté : les manifestations de 2006 en France contre le CPE (contrat première embauche). Bruno Julliard, président du syndicat étudiant UNEF, et Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, rendront public au fil des années un secret de Polichinelle, à savoir que Sarkozy, ministre de l’Intérieur d’un Gouvernement de droite, soutenait les manifestations de gauche et avait donné l’ordre de recruter des casseurs afin d’envenimer la situation pour nuire à son rival Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2007. 
Lucien Cerise, Retour sur Maïdan. La guerre hybride de l’OTAN

En 2016, 450 personnes ont été victimes d’attaques à l’acide dans la capitale britannique

En 2016, plus de 450 personnes ont été victimes d’attaques à l’acide dans la capitale britannique – trois fois plus qu’en 2014. Ces attaques ont lieu principalement dans l’est de Londres. Les arrondissements les plus touchés par les agressions à l’acide sont Newham, Barking & Dagenham et Tower Hamlets.

Tower Hamlet et Newham abritent une population musulmane très importante : environ un tiers des habitants. Il s’agit notamment d’une immigration bangladaise. Or, au Bangladesh, pays musulman à 89 %, le vitriolage est monnaie courante. Ainsi en venant en Angleterre, ils ont importé cette pratique barbare.

Rappelons que les Rohingyas, qui font pleurer le Pape François, sont justement une population musulmane originaire du Bangladesh. 

 

"Douleurs atroces", "peau qui fond"… : les attaques à l’acide se multiplient à Londres 
On en dénombrait 166 en 2014, puis 261 l’année suivante et 454 en 2016

04/12/2017

OBAMACRON

866182083.jpgLe billet de Patrick Parment

Guignol est donc venu à Paris ! Pardon, l’ex-président des Etats-Unis qui avoue que l’Amérique adore la France. Et pour cause… depuis le temps qu’elle la saigne. Barack Obama donc, pour 400 000 dollars a fait le déplacement à Paris où l’agence qui l’a invité avait retenu rien moins que la Maison de la radio, Quai Branly, pour que l’afro-américain s’exprime. Au final, un tissu de banalités voire de lapalissades.

Obama a abordé trois thèmes : l’économie, le changement climatique et le terrorisme. Et ce devant un parterre qui comptait des ministres, des politiques et des chefs d’entreprise. Et non des moindres, tel Stéphane Richard, patron d’Orange, qui a réglé l’addition. 400 000 dollars pour entendre un tissu de banalités, avouez que ça fait chère la séance de masochisme. Mais que ne ferait-on pas pour voir le sourire béat de Jack Lang, Roselyne Bachelot, Anne Hidalgo et consorts.

Pour commencer, on rappellera les propos de François Mitterrand, « avec l’Amérique nous sommes en guerre ». Sur deux fronts au moins. Culturel où l’on est envahi par la musique et le cinéma américains qui véhiculent des valeurs qui ne sont pas toujours les nôtres. En économie surtout, où les Américains sont prêts à tous les coups bas pour éliminer les entreprises françaises des marchés convoités ou nous couper l’herbe sous le pied comme avec Peugeot en Iran. Sans compter le racket bancaire. Enfin, une économie réelle qui « profite à tous » passe nécessairement par l’éradication du capitalisme financier et boursier. Nous sommes loin du compte et les gogos dans la salle ont becqueté ça tout cru avec le sourire béat de l’idiot du village. Le seul à réellement se marrer, c’est Obama.

Deuxième thème abordé, le réchauffement climatique. Il y a beaucoup à dire sur le sujet. Mais plutôt que de s’en prendre au sempiternel climat – contre lequel on ne peut pas grand-chose – on ferait mieux de se concentrer sur les énergies renouvelables et les solutions dont on dispose afin d’arrêter de détruire tous nos écosystèmes, notre faune et notre flore. De tout cela, Obama n’a soufflé mot.

Troisième thème enfin : le terrorisme. Alors là, on se marre franchement. Car ce sont les Etats-Unis et leurs désastreuses interventions en Afghanistan et au Moyen Orient qui ont déclenché les vagues terroristes dont Europe fait trop souvent les frais, ce qui n’aura échappé à personne. Je ne parle même pas des dommages collatéraux du conflit israélo-palestinien. Pas plus que du financement des Frères musulmans par la CIA depuis des décennies. On pourrait ajouter la vassalisation de l’Arabie saoudite qui finance les différents mouvements terroristes et à la pointe du combat contre Bachar al-Assad en Syrie. J’en passe et des meilleurs. Si l’on doit dresser un rapide bilan, l’Europe n’a rien à gagner d’une amitié avec l’Amérique. A moins d’être aveugle, on se demande bien ce qu’un Macron et un Obama ont pu à se raconter, vu que l’un n’est plus aux manettes et que l’autre, mis à part un coup de pub, n’a rien à y gagner.

Le seul dans cette affaire qui a fait une bonne opération, c’est bien Obama qui moyennant une somme illimitée de niaiseries pseudo géopolitiques et économico-délirantes a enflé une bande de guignols de 400 000 dollars ? Chapeau l’artiste !

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JEAN-JACQUES WALTER : « LES TERRORISTES SONT AUJOURD’HUI DES MUSULMANS QUI APPLIQUENT UNE DES INTERPRÉTATIONS POSSIBLES DU CORAN »

Dans un livre présenté comme un abécédaire, Jean-Jacques Walter va sereinement et factuellement aux sources – le Coran – pour détailler tout ce que prescrit véritablement l’islam sur les grands « sujets-qui-fâchent » ou ceux qui fâchent moins mais sur lesquels circule, avec passion, tout et son contraire : les femmes, les autres religions, le travail, le djihad, le paradis, l’argent, etc.

De la conclusion de cet exposé – les terroristes sont aujourd’hui des musulmans qui appliquent une des interprétations possibles du Coran -, il tire un plaidoyer : les musulmans désireux de s’intégrer en Occident doivent nécessairement, pour partie, prendre leurs distances avec le Coran.

Qui sont les terroristes aujourd’hui ?

Les terroristes sont aujourd’hui des musulmans qui appliquent une des interprétations possibles du Coran. Ce ne sont pas des gens qui nient le Coran ou qui le défendent, ce sont des gens qui l’appliquent.
Par exemple, le verset 89 de la sourate 4 dit : « Si quelqu’un abandonne l’islam, assassinez-le tout de suite. »
Le verset 5 de la sourate 9 de l’épée dit : « Les polythéistes (c’est-à-dire les chrétiens) saisissez-les et tuez-les partout où vous les rencontrerez. »
Le verset 29 de la sourate 9 dit : « Ceux des juifs et des chrétiens qui ne veulent pas devenir musulmans, asservissez-les et humiliez-les. »

Selon vous, les attentats ne sont donc pas le fait de déséquilibrés mentaux ?

Non, je ne pense pas qu’ils soient déséquilibrés.
On a tendance à dire qu’Hitler et les terroristes étaient des fous pour exonérer l’humanité de cette tendance destructrice. Malheureusement, ils ne sont pas fous, ils sont pervers. Un pervers choisi d’être mauvais. Il l’accepte et il le veut.
Les musulmans ont un dicton très répandu chez eux et que Mohammed Merah avait répété :
« Nous gagnerons parce que nous aimons plus la mort que vous aimez la vie. »
C’est l’instinct de destruction sur lequel se fonde une des interprétations possibles du Coran.

Pouvez-vous nous expliquer ce que signifie, en philosophie, l’instinct de destruction ?

Freud a mis douze ans avant d’admettre que l’instinct de mort existait. C’est un instinct qui ne vise pas la mort, il vise la destruction psychologique du moi.

Les gens qui en sont victimes essaient de s’en débarrasser. Lorsqu’ils le rejettent à faible distance parce qu’ils sont faibles, cela tombe sur leur corps propre et cela se manifeste en masochisme. S’ils sont plus forts, ils le jettent sur les voisins, cela se manifeste en sadisme. S’ils sont encore plus forts, ils le jettent sur l’étranger, celui qu’on ne voit pas.

Tout cela est la faute des Blancs, des Noirs, des Jaunes, des francs-maçons, des juifs, des chrétiens et des n’importe quoi.

Cet instinct-là vise la destruction du moi. C’est lui qui donne les valeurs à un certain nombre de commandements islamiques, par exemple celui qui prescrit d’assassiner tout musulman qui ne croit plus à l’islam ou d’asservir ceux qui ne veulent pas se convertir ou de faire le djihad. Le djihad, c’est tuer et être tué sur le sentier d’Allah. Les seuls qui peuvent prétendre au paradis avec certitude sont ceux qui sont tués ou qui tuent sur le sentier d’Allah. Les autres musulmans qui n’ont pas été partenaires dans le djihad iront peut-être au paradis si Allah veut bien. Quant aux non-musulmans, peu importe qu’ils n’aient jamais connu l’islam ou qu’ils aient mené une vie morale parfaite, ils iront de toute façon en enfer.

Cette insistance sur la guerre est un des éléments caractéristiques de l’islam.

Peut-on dire, comme certains, que ce sont nos sociétés qui fabriquent ces « fous d’Allah » ?

 

Elles ne les fabriquent pas, elles l’admettent et l’acceptent.
Deux études sérieuses ont été faites sur ce que pensent les musulmans en Europe.
L’une vient du plus célèbre institut de sociologie allemand financé par la ville de Berlin et l’État fédéral, et l’autre de l’Institut Montaigne, qui a fait faire des études par l’IFOP.

En conclusion, sur les cinq millions de musulmans en France, un million acceptent totalement l’Occident. Quand il y a contradiction entre ce que disent les lois de la République et l’islam, ils choisissent systématiquement l’Occident. Ceux-là refusent une partie du Coran, ils ne tentent pas de réinterpréter.

Puis un million et demi sont à cheval et acceptent une partie du Coran et une partie de l’Occident. Par exemple, ils acceptent que les femmes soient dévoilées, mais ils trouvent légitime qu’on les brutalise physiquement et qu’on exerce le maximum de pression si elles prétendent abandonner l’islam.

Enfin, environ deux millions et demi sont totalement inféodés à l’islam et disent que les lois d’Allah, c’est-à-dire le Coran, sont supérieures aux lois des hommes. Ils disent donc que la peine de mort doit être appliquée si possible à tous ceux qui abandonnent l’islam, que les femmes sont inférieures, qu’elles ont une demi-part en héritage, qu’il faut deux femmes disant la même chose devant un tribunal pour valoir un seul homme et beaucoup d’autres choses de cette sorte.

C’est en lien avec le titre de votre livre, Les 2 islams. Pouvez-vous préciser ?

Le premier, c’est le million de musulmans qui ont choisi d’être compatibles avec la République. Ils ont choisi un islam qui rejette une partie du Coran. Ils ne réinterprètent pas mais rejettent une partie du Coran. Par exemple, le Coran indique que la Terre est plate. Ces musulmans le rejettent et disent que ce n’est pas Allah qui dit cela. Il y a donc une partie du Coran qui ne vient pas d’Allah, il est donc légitime de rejeter une partie du Coran. Cet islam-là est parfaitement compatible avec la République.
Il y a ensuite l’autre islam qui prend le Coran au pied de la lettre. Ces musulmans-là déclarent que le Coran a été écrit pas Allah il y a quatorze milliards d’années avant la fondation du monde en langue arabe parce qu’Allah parle l’arabe classique avec les anges depuis quatorze milliards d’années. Ceux-là ne veulent rien réinterpréter. Cet islam-là est incompatible avec l’Occident.

Pourtant, théologiquement et d’après certains légistes, quiconque rejette un verset du Coran n’est plus considéré comme un musulman.

C’est effectivement ce que disent les légistes de l’islam. Mais les musulmans qui rejettent une partie du Coran disent que les légistes se trompent et qu’on peut parfaitement rejeter une partie du Coran sans cesser d’être musulmans. Ils sont donc en opposition avec les légistes, mais en conformité avec l’Occident.
Cet islam-là est totalement acceptable en Occident.

Quel est l’objectif de votre livre ?

Il vise la connaissance, c’est-à-dire montrer ce qu’est l’islam, tel qu’il est défini par les légistes et tel qu’il résulte du Coran. Mais je souhaite aussi montrer l’islam des Lumières, c’est-à-dire l’islam qui rejette une partie du Coran et qui est acceptable pour l’Occident.

Ne craignez-vous pas que votre ouvrage soit taxé d’islamophobe et qu’en pointant le Coran, vous portiez préjudice aux musulmans modérés?

Les pires islamophobes, ceux qui rejettent le plus violemment l’islam, ne sont pas du tout les Occidentaux, ce sont des musulmans qui n’acceptent plus une partie de l’islam.
J’ai cité, dans le livre Les 2 islams, un certain nombre de musulmans qui restent musulmans mais qui rejettent très violemment les sociétés musulmanes beaucoup plus violemment qu’aucun des Occidentaux qui critique l’islam.

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07:04 Écrit par pat dans actualité, insécurité, islamisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

03/12/2017

Omar Sy et les Rohingyias

Gérard Brazon
Ancien Conseiller municipal et permanent syndical, souverainiste, responsable politique à Siel

Omar Sy fait encore des siennes et  fonce tête baissée par solidarité religieuse, pour venir au secours des gentils Rohingyias. On remarquera son silence lors des massacres des Chrétiens d'Orient.

Des "gentils" qui tout de même, quand on regarde de plus près, sont des islamistes de fond et ont prouvé par leurs exactions, que ce ne sont pas des tendres. Entendons de que nous en dit le père Bernardo Cervellera, missionnaire, et directeur du site web AsiaNews.it : les Rohingyias arrivant au Bangladesh sont extrêmement violents avec les tribus en place et leur volent leurs terres. Nous savons et connaissons les méthodes tribales des "fous de dieu" ! Elles n'ont pas évolué depuis le 7 iém siècle.

Omar Sy se moque bien des réalités. Ce qu’il veut c’est se refaire une virginité après son épisode calamiteux face à Eric Zemmour. L’un hurlait, contestait, voulait interdire, et il s’est fait claquer le beignet d'un seul mot, par un homme qui n’a pas de leçons à recevoir. Devant l’hilarité générale, l’humoriste à deux balles a repris son avion pour Los Angeles, une ville dont on connait l’immense pauvreté, et faire la bise en passant à son grand ami Weinstein, le violeur de starlettes en devenir. Bref, plutôt que de se faire oublier, le voilà parti dans un combat contre la faim, la violence, la misère, etc. Il est à lui tout seul, le ridicule des « branquignoles » des "Restau du cœur" ! Il n’y a pas pire indécence que ces stars blindés de fric qui viennent racolés le populo pour lui soutirer trois francs six sous. Sans vergogne, ils viennent faire les fonds de poches de ceux qui sont racketté par l’état, jusqu’en juillet de chaque année, sans compter la TVA, tandis qu’eux, ont planqué leurs économies en Suisse ou dans des paradis fiscaux.

Omar Sy qui se croit protégé par le titre de « personnalité préférée » des Français compte faire un tabac. Il devrait se douter que ce titre est bidon, et qu’il est octroyé comme d’habitude, par une flopée de bobos gauchistes qui aiment dire que le talent est exotique ! Avant c'était Noah, aujourd'hui c'est Omar Sy, et demain  il y aura un Rachid quelque chose. Cette engeance qui ne vit pas dans les cités de Trappes et d’ailleurs, adore caresser ces petits "fauves" des cités. Rapidement mis en laisse par les producteurs, le fric et la popularité. Qu’ils se mettent à mordre la main de leur maître, et c’est le chenil direct, ou la poubelle des stars !

Qui sont les islamistes Rohingyias, ce sont des adorateurs d’Allah, détestant l’égalité des sexes, refusant d’octroyer aux femmes le droit de vivre libre et égale en droits ? Nous avons les mêmes à la maison France. D’après l’institut Montaigne, nous en aurions 28% qui refusent les lois de la République et veulent la Charia. C’est avec ces gens-là qu’il nous faudrait avoir de la compassion ? Désolé, mais je ne marche pas dans la combine des ONG pleureuses et avides de subventions, et encore moins dans le discours d’Omar Sy qui, par solidarité religieuse, en tant que musulman, seconde en quelque sorte le Pape François. Ce dernier, contrairement à Omar Sy, a sûrement oublié que son boulot était d’abord d’apporter la bonne parole et d’évangéliser les peuples, y compris de l'islam, plutôt que venir en aide à celui qui rêve d’occuper son siège à Rome.

D’autant plus que, à l’origine, le Pape souhaitait se rendre en Inde mais le Premier ministre du deuxième pays le plus peuplé de la planète n’a pas répondu à sa demande. Alors son choix s’est posé sur les pays voisins. Où comment ne pas passer pour un idiot. Les autorités Hindous n’en ont rien à faire de ses discours sur l’aide aux pauvres musulmans.

Une fois en Birmanie, il s’agira dit-on, de façon diplomatique, de faire un maximum pour que la loi birmane sur la laïcité soit respectée.  Ce qui doit faire grincer les dents de certains Catholiques en mémoire des exactions commises en 1905 par la République Française. De quoi se mêle ce Pape ?

Mais en arrière plan, les Rohingyias auraient du succès grâce au coup de pouce des USA avides de faire des affaires. Les USA sont de véritables prédateurs. Je ne vais pas me faire des amis, mais sincèrement, non seulement ils encerclent la Russie par des bases militaires, cherchent des noises à la Chine et maintenant interviennent sur des affaires intérieures qui ne les concernent pas. Que nous dit le père Bernardo Cervellera qui vit dans ces pays, et connaît bien les tenants et les aboutissants ! Il évoque une question géopolitique majeure entre la Chine et les États-Unis. En effet dans l’État d’Arakan (ouest du Myanmar), l’armée birmane et la Chine ont décidé la construction d’un port en eaux profondes et d’une autoroute allant vers Kunming en Chine, accompagnés d’un gazoduc et d’un oléoduc. Les États-Unis voient cela d’un très mauvais œil.

Voilà dans quoi ce sont fourrés les ONG et le pitoyable Omar Sy. Les unes pour se refaire une santé à travers les dons, et l’autre idiot utile d'humoriste, pour se refaire une virginité d’humaniste.

Gérard Brazon

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« SOS Chrétiens d’Orient », récemment mise en cause devant l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France

6a00d83451619c69e201bb09db9c16970d-200wi.jpgCharles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient, a été interrogé dans L'Homme Nouveau. Extrait :

"Vous avez été directement cité par Mgr Gollnisch devant la Conférence des évêques de Fran- ce. Celui-ci vous reproche de mettre en danger vos volontaires et de ne pas avoir des frais raisonnables. Pouvez-vous nous dire comment vous protégez vos volontaires et s’il y a un moyen de faire baisser vos frais de fonctionnement pour apporter plus d’aide ?"

Je regrette la manière dont ça s’est déroulé. J’ai l’impression qu’il y a eu la volonté de créer un évènement de communication extrêmement négatif pour la troisième année de suite, en concordance avec la période de levée de fonds. Tout cela ne me semble pas innocent. Nous faisons tout pour protéger nos volontaires. Cela passe par des assurances, qui n’accepteraient pas de nous couvrir si nous ne respections pas des règles. De plus nous avons nommé un directeur des opérations qui joue le rôle de directeur de la sécurité dans notre ONG, un officier de réserve de la Légion étrangère.

Dire que SOS est une association islamophobe alors que plus de 1000 de nos volontaires sont dans des pays où il y a énormément de musulmans, c’est presque une mise en danger.

Sur le budget, nous sommes une association avec des jeunes dynamiques. Nous envoyons beaucoup d’argent dans des pays sous blocus, où changer la monnaie est extrêmement difficile et nous justifions chaque euro dépensé, par une note de frais... Ce n’est pas surprenant que nous ayons un peu de retard sur notre publication de 2016.

Pour les frais, l’objectif est bien sûr de les baisser d’année en année. Une association de quatre ans d’existence ne peut pas avoir la même assise qu’une association de trente ans."

Michel Janva

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Esclaves en Libye : les larmes de la manipulation (redif)

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18 novembre, le monde découvre grâce à une vidéo de CNN l’existence de marché d’esclaves en Libye. Le parallèle avec le petit Aylan est vite fait. La presse et le monde pleurent. Les coupables sont tout désignés l’Europe et sa politique migratoire.

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.

02/12/2017

Une affiche de l’État Islamique évoque un prochain attentat à Rome

Une nouvelle affiche pro-attentat diffusée par la Wafa Media Foundation (agence de propagande de l’État Islamique), menace de perpétrer des attentats terroristes à Rome à l’occasion des fêtes de Noël.

Elle montre un djihadiste avec à ses pieds un loup et sac à dos dont émerge un fusil lance roquette. Ce sont les chrétiens qui sont la visés, ainsi il est inscrit : «La fête des Croisés approche, montrez-leur le sens du terrorisme, ne retiens pas ton sang, la récompense est le paradis».

L’affiche appelle donc les “loups solitaires” à passer à l’attaque et à tuer les chrétiens sans épargner son propre sang dont l’effusion mènera directement au paradis d’Allah…

Les revenants (David Thomson)

I-Média#178 : Esclaves en Libye, les larmes de la manipulation.

BÉRÉNICE LEVET : « J’AI FAIT OBSERVER À MARLÈNE SCHIAPPA QUE SI RÉGRESSION IL Y AVAIT, C’ÉTAIT BIEN EN RAISON DE L’INTRODUCTION, SUR NOTRE SOL, DE MŒURS ÉTRANGÈRES AUX NÔTRES ! »

« Personne ne veut aborder la question qui fâche, ou que si elle doit être abordée, il faut absolument la noyer, la relativiser, la généraliser… »

Bérénice Levet, vous êtes philosophe et vous étiez invitée face à Marlène Schiappa dans l’émission « L’Info du vrai » du 22 novembre, présentée par Yves Calvi. Il y était question de la régression de l’égalité entre les filles et les garçons, en France, dès l’école primaire…Une passe d’armes a frappé le téléspectateur. Pouvez-vous nous raconter ?

L’émission portait sur les suites de la campagne contre le harcèlement et les agressions sexuelles, le risque de voir les choses tourner à la déclaration de guerre contre les hommes – enjeu majeur et totalement nié par la secrétaire d’État – et le rôle que l’école pouvait jouer afin de prévenir et guérir ce destin apparemment fatal des femmes, à en croire la croisade actuelle, d’être la victime de l’autre sexe. Le reportage dans une école primaire alors diffusé n’appuyait guère la thèse d’une régression de l’égalité, tout au contraire. « Les petites filles ne se laissent pas faire », disait la journaliste. Et les enfants interrogés témoignaient d’un humour, d’une distance dont nos belles âmes militantes sont totalement dépourvues. Une petite fille racontait, par exemple : « Les garçons disent parfois qu’on ne sert à rien mais tout de suite après, ils rigolent. »

Lorsqu’on est revenu en studio, pour ma part, j’ai relevé ce point, et surtout je me suis impatientée de ce qu’on continue à peindre la réalité comme si les années 1970 n’étaient pas passées par là. Les garçons et les filles, depuis ces années-là, grandissent dans une atmosphère de parfaite égalité, ce qui ne signifie pas nécessairement d’indifférenciation sexuelle. Là est, me semble-t-il, la confusion qui alimente cette campagne de lutte contre le harcèlement et les agressions. L’enjeu est d’abord la criminalisation des hommes qui s’obstinent à voir des femmes dans les femmes et à n’y être pas indifférents, mais c’est une autre question.

Pour me contredire et appuyer la thèse d’une régression de l’égalité, Marlène Schippa invoqua des cas empruntés à son expérience municipale précédente. Ainsi avait-elle été sollicitée par une directrice d’école qui se trouvait démunie face à des familles qui interdisaient à leurs petits garçons de donner la main à leurs camarades filles au motif qu’elles étaient impures. La secrétaire d’État cita également le cas, de plus en plus fréquent, de petites filles de sept ou huit ans que leurs parents excluent d’envoyer à la piscine, au nom de l’interdit de montrer son corps devant des petits garçons. J’ai alors fait observer, afin de la contraindre à nommer les choses, que si régression il y avait, si refus de la mixité des sexes il y avait, c’était bien en raison de l’introduction, sur notre sol, de mœurs étrangères aux nôtres.

Elle s’est d’abord dérobé et m’a objecté que « la Manif pour tous n’avait pas une vision progressiste de la place de la femme » et Marine Le Pen n’aurait pas « particulièrement soutenu le droit à l’IVG » – confondant, au passage, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, la première ne s’étant pas prononcée, me semble-t-il, contre le droit à l’avortement. Mais Yves Calvi avait entendu mon objection et m’a relayée. Il lui a demandé sans détour si les cas qu’elle avait mentionnés concernaient des familles musulmanes. Elle a bien été obligée de le reconnaître, mais en préférant parler de « familles radicalisées », de « familles salafistes ».

On peut reconnaître à Yves Calvi le mériter d’avoir fait son boulot de journaliste en mettant les pieds dans le plat et en poussant Marlène Schiappa dans ses retranchements… mais il a fallu que vous l’y aidiez un peu ! 

Reconnaissons en effet à Yves Calvi de ne s’être pas lui-même complu dans le déni. Je lui en sais gré. Toutefois, sans vouloir me donner le beau rôle, je ne pense pas que, de lui-même, il l’aurait conduite à nommer les choses. Mais il est pleinement conscient de la tentative de dérobade de la secrétaire d’État : « Il s’agissait de familles musulmanes » mais, constate-t-il, « vous ne l’avez pas dit. » 

On a le sentiment que personne ne veut aborder la question qui fâche, ou que si elle doit être abordée, il faut absolument la noyer, la relativiser, la généraliser… jusqu’à la perdre de vue, en somme ! C’est bien ce qu’a fait Marlène Schiappa en évoquant les familles de la Manif pour tous, comme si elles étaient comparables aux familles salafistes.  

Naturellement qu’on se refuse à regarder le réel en face et qu’on pratique la politique du deux poids deux mesures. La jubilation, l’ivresse que suscite cette campagne contre le harcèlement et les agressions viennent en très grande partie de ce qu’il s’agit d’incriminer et de criminaliser les hommes blancs hétérosexuels. Quelle aubaine que cette campagne pour ceux qui, précisément, veulent détourner leur regard des inégalités et de la domination bien réelles que subissent les femmes sous l’emprise des mœurs musulmanes dans les territoires perdus de la République et de la nation !

Que concluait, il y a quelques semaines encore, Marlène Schiappa de sa traversée dans le quartier de La Chapelle-Pajol en réponse au collectif de femmes qui s’était formé afin d’alerter sur le harcèlement, les insultes, les agressions dont elles faisaient l’objet de la part de migrants ? Que tout allait très bien, « les lois de la République protègent les femmes, elles s’appliquent à toute heure et en tout lieu ».

C’est pourquoi ce néo-féminisme doit être vivement dénoncé. Ces militantes sont totalement absentes des terrains où il conviendrait de porter le fer, dans ces enclaves ayant fait sécession d’avec nos mœurs, nos lois, nos principes, dont le principe de l’égalité et, précieux entre tous, celui de la mixité des sexes. Les femmes qui se dressent vaillamment contre leur assujettissement s’y retrouvent bien seules. On aimerait, cependant, les voir aux côtés de Nadia Remadna, la présidente de la Brigade des mères à Sevran, pour ne prendre qu’un exemple.

Et c’est dans l’indifférence parfaite qu’elles peuvent apprendre qu’en plein cœur de Paris, dans le XIe arrondissement, il est des boulangeries où les hommes sont systématiquement servis avant les femmes, ainsi que le rapportait, parmi d’autres exemples tout aussi édifiants, Géraldine Smith dans son essai Rue Jean-Pierre Timbaud. Une vie de famille entre barbus et bobos.

Lorsqu’il s’est agi des viols de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre 2015, on les cherchait en vain. Et pour cause : les agresseurs étaient musulmans. Entre deux maux – la violence faite aux femmes et la crainte de se rendre suspect d’islamophobie, de faire le jeu du Front national -, les égéries (hommes et femmes) du néo-féminisme n’hésitent pas un instant. Elles sacrifient les femmes. La barbarie peut croître, leur conscience est sauve : elles restent du côté de ceux qu’elles ont définitivement rangés dans le camp des opprimés, des reprouvés, des damnés de la terre. Qu’on se souvienne de Caroline De Haas, si sonore aujourd’hui, de Clémentine Autain…

Propos recueillis par Gabrielle Cluzel

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01/12/2017

[SCANDALE] Allemagne : un terroriste du Bataclan dans un “Musée des martyrs” subventionné

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