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19/06/2017

Les huit élus FN

M. Gilbert COLLARD
Tour 2
Gard 2ème circonscription
Mme Emmanuelle MÉNARD
Tour 2
Hérault 6ème circonscription
M. Sébastien CHENU
Tour 2
Nord 19ème circonscription
M. José EVRARD
Tour 2
Pas-de-Calais 3ème circonscription
M. Ludovic PAJOT
Tour 2
Pas-de-Calais 10ème circonscription
Mme Marine LE PEN
Tour 2
Pas-de-Calais 11ème circonscription
M. Bruno BILDE
Tour 2
Pas-de-Calais 12ème circonscription
M. Louis ALIOT
Tour 2
Pyrénées-Orientales 2ème circonscription

Quel avenir pour le FN et Marine ? – par Guillaume Faye

(NOVOpress avec Guillaume Faye)

Le FN dépérira vite s’il ne se sépare pas de M. Philippot qui a semblé fasciner et piloter Marine Le Pen, s’il ne révise pas de fond en comble son programme économique et social, photocopie de celui de la vieille gauche, s’il ne remuscle pas son discours sur l’immigration, l’islamisation et l’identité et si ce parti persiste dans une europhobie aussi sommaire et mal pensée que l’europhilie béate de Macron.

La question Marion Maréchal–Le Pen

Le conflit idéologique entre la ligne Philippot et celle de Marion Maréchal Le Pen s’est sans doute doublé de problèmes personnels. Cette dernière faisait–elle de l’ombre à sa tante par son rayonnement de jeune femme brillante ? M. Philippot – courtisan qui n’existe que par son emprise psychologique sur Marine Le Pen – n’aurait–il pas intrigué pour que la jeune députée, dangereuse pour lui, soit dégoûtée et jette l’éponge ? Marion Maréchal–Le Pen s’est retirée” provisoirement” dit–elle. Espérons–le et souhaitons aussi qu’elle reviendra quand Florian Philippot aura disparu.

Le renoncement (temporaire ?) à la vie politique de Marion Maréchal Le Pen est une mauvaise nouvelle pour le FN mais aussi pour la France. Par sa jeunesse et son intelligence, elle était une des personnalités politiques les plus prometteuses à long terme. Son retrait, s’il s’avérait définitif, serait un immense gâchis. C’est une victoire (apparente seulement) pour la ligne de Florian Philippot qui, délaissant les fondamentaux du FN, a pourtant été responsable de la déroute de MLP face à Macron. Mais le but de M. Philippot et son ordre de mission ne seraient–il pas la neutralisation du Front national ?

Marine Philippot doit redevenir Marine Le Pen

Marine Le Pen ne doit plus être brocardée sous le sobriquet de Marine Philippot. Il est possible et souhaitable que son élimination du parti provoquera le retour de Marion Maréchal–Le Pen qui constituait un facteur puissant de succès médiatique et populaire pour le FN, alors que Philippot est impopulaire et antipathique par sa vanité distante et parce qu’il s’écarte des fondamentaux qui ont fait le succès du FN.

Marine Le Pen, créditée au départ de la qualité de seule femme présidant et dirigeant un grand parti (et ce, non seulement aujourd’hui, mais dans toute l’histoire de la république !), a été affaiblie par l’impression de soumission à Florian Philippot, surmédiatisé, dont l’image est celui d’un intrigant. Dans l’opinion, elle n’était plus la patronne, ce qui lui a coûté des centaines de milliers de voix.

Florian Philippot n’est pas nécessairement une taupe envoyée au sein du FN par le pouvoir pour le déstabiliser et le neutraliser, comme le soupçonne Jean–Marie Le Pen. On ne le sait pas. En tout cas, le résultat est le même : son influence, son discours, ses orientations idéologiques affaiblissent le Front national (dont il déteste la dénomination) dans un électorat qui ne se reconnaît pas en lui.

À cause de lui, Marine Le Pen a édulcoré et gauchisé les axes du FN. Florian Philippot a menacé de démissionner du parti si celui–ci abandonnait l’idée du Frexit (sortie de la France de l’UE) ou du remplacement de l’euro par un nouveau franc. Le départ de M. Philippot serait une bonne nouvelle pour le FN. Il est extrémiste dans les domaines qui ne sont pas essentiels pour les Français (europhobie) et muet ou mou dans les domaines qui les préoccupent (immigration, islamisation, criminalité, etc.) Il est une machine à faire perdre des millions de voix. En créant son association dissidente ”Les Patriotes”, il a franchi une ligne jaune, prélude à sa démission ou à son exclusion.

Les quatre handicaps du FN

Le FN subit quatre handicaps, très différents, voire inverses, de la diabolisation massive de jadis.

1) Le reflux du discours contre l’immigration invasive et l’islamisation. S’y est substitué une ligne ambiguë, assimilationniste, multiculturelle, pas claire, proche de celle de LR, voire en deçà. De récents propos de Marine Le Pen, opposés à l‘identité ethnique française, totalement alignés sur le politiquement correct, sont affligeants. Elle obéit au chevènementisme de son mentor.

2) Une focalisation obsédante sur une sortie de l’euro et un retour au franc, inspirée par Philippot, et ressentie comme dangereuse et amateuriste par l’opinion.

3) Un programme économique et social – toujours inspiré par Philippot – obsolète, contradictoire, irréalisable et proche de celui de la vieille gauche (Mélenchon et consorts), démagogique et électoralement décalé.

4) Une présidente, Marine Le Pen, qui, après une période brillante, semble perdre la main et se ternir ; tandis que sa nièce, Marion, de plus en plus populaire, se retire en pleine bataille, comme si elle était écartée. Ce qui déçoit et laisse une impression de déclin.

Catherine Nay écrit à propos de Marine Le Pen : « malgré un nouveau record de voix, les Français continuent à la juger inapte à s’installer à l’Élysée. Trop dangereuse et incompétente ». (in Valeurs actuelles, 27/04/2017). Erwan Le Noan, de Fondapol, prédisait dès janvier 2017 que Marine Le Pen échouerait à la présidentielle car « le FN sera freiné par ses divisions internes et sa position sur la sortie de l’euro ».

Un groupe intitulé ”Les Horaces”, proche du FN, s’inquiétait à la même époque qu’une « gauchisation » économique et sociale du discours de Marine Le Pen afin de contrer Fillon « risquerait de la couper d’un électorat droitier et aisé, indispensable pour l’emporter en 2017 ».

S’ajoute à cela l’interférence entre la politique, domaine de la sphère publique, et une histoire de famille, domaine de la sphère privée. Cette confusion n’aurait pas été grave s’il n’y avait pas eu de conflits étalés sur la place publique, fille contre père, puis tante contre nièce. Ces épisodes de guerres intestines ont couté beaucoup de voix au FN. Le « renouvellement » radical du FN, sans plus de précision, annoncé par Marine Le Pen pour surmonter une crise qui enfle comme un orage laisse les électeurs sur leur faim.

Affadissement et gauchissement du message de Marine Le Pen

Marine Le Pen a déclaré dans son grand meeting de Nice, le 27 avril : « je ne regarde pas votre origine, votre religion, votre orientation sexuelle ou votre couleur de peau. Et je vais même vous dire, ça ne m’intéresse pas ! » Propos malvenu vis-à-vis de son électorat qui signifie tout simplement : ”je suis multiculturaliste, antiraciste, assimilationniste (mission impossible vue l’ampleur de l’invasion), opposée à toute identité ethnique ”française” mais aussi, sur le plan ”sociétal”, de gauche, approuvant notamment le mariage homosexuel. Cette concession au politiquement correct banal peut lui être fatale. De même, son insistance pour lutter contre l’islamisme – et le terrorisme qui lui est lié – plus que contre l’islam et l’islamisation (à la différence de Philippe de Villiers). C’est un facteur d’affaiblissement et de déception. (1)

Avec une exagération ridicule, MLP a déclaré : « Je m’inquiète de cette loi El Khomry puissance 1000 que Macron veut faire passer par ordonnance et qui est en fait une dérèglementation annoncée du droit du travail ». Même position que Hamon, Mélenchon et les hallucinés marxistes. Elle passe de « casse sociale », comme la CGT, dès qu’il s’agit de simplifier le droit du travail. Elle n’a pas compris que le droit du travail (et social) français, kafkaïen, est la principale source du chômage par découragement d’embauche et perte de compétitivité (réglementarisme) dans le secteur privé marchand, au bénéfice des privilèges des salariés pléthoriques des secteurs publics et assimilés.

Néanmoins, Marine Le Pen a compris, mais trop tard, que la sortie de l’euro, marotte de Florian Philippot, était suicidaire pour sa candidature. Elle a retourné sa veste et a parlé de « renégocier les traités européens pour retrouver notre souveraineté et bâtir une Europe des nations », ce qui était une position de bon sens mais trop floue, tardive, imprécise. Je répète ce que j’ai toujours dit sur l’euro : le créer a été une erreur, mais en sortir unilatéralement est impossible. Il faut le laisser dépérir .

La défaite paradoxale du second tour

Avec 10,64 millions de voix et 33,90% des suffrages exprimés au second tour, le Front national atteint son record historique, bien supérieur à tous ses homologues en Europe. C’est presque le double du score de Jean-Marie Le Pen face à Chirac en 2002. Pourtant, ce résultat apparaît à beaucoup, et notamment à l’intérieur du FN, comme une défaite décevante ; on attendait au moins 40% des suffrages pour Marine Le Pen.

Lire la suite

Gilbert Collard va demander des comptes après le débat de Marine Le Pen, les dissensions causées par Florian Philippot et le départ de Marion

Gilbert Collard, réélu de justesse dans le Var ne compte pas en rester là : 

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

18/06/2017

LISTE DES ÉLUS FN

LISTE DES ÉLUS FN
  • M. Gilbert COLLARD
    Tour 2
    Gard 2ème circonscription
  • M. Sébastien CHENU
    Tour 2
    Nord 19ème circonscription
  • M. José EVRARD
    Tour 2
    Pas-de-Calais 3ème circonscription
  • M. Ludovic PAJOT
    Tour 2
    Pas-de-Calais 10ème circonscription
  • Mme Marine LE PEN
    Tour 2
    Pas-de-Calais 11ème circonscription
  • M. Bruno BILDE
    Tour 2
    Pas-de-Calais 12ème circonscription
  • M. Louis ALIOT
    Tour 2
    Pyrénées-Orientales 2ème circonscription

Abstention historique pour le 2nd tour des législatives : 57%

La vague LREM du premier tour se confirme avec environ 360 sièges, en baisse par rapport aux derniers sondages, qui créditaient LREM de 440 à 470 sièges. La droite arrive derrière avec 130 places à l'Assemblée nationale, La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le PCF remportent 28 sièges tandis que le PS en récolte 46.

Le FN aurait 8 députés (dont 5 dans le Nord : Marine Le Pen, Bruno Bilde, José Evrard, Ludovic Pajot et Sébastien Chenu). Emmanuelle Ménard, Louis Aliot et Gilbert Collard sont élus dans le Sud.

De son côté, il semble que Jacques Bompard soit réélu.

Estimation IPSOS à 20h :

DCnz3MSXgAEQmCJ

Côté PS, Jean-Christophe Cambadélis démissionne de la tête du PS.

Jean Lassalle (DVD) est réélu.

Sophie Montel (FN) et Florian Philippot sont battus.

Guillaume Peltier (LR) entre à l'Assemblée. Philippe Gosselin est réélu.

Michel Janva

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°476

Traumatisée à l'idée de se retrouver à Pôle emploi, Nathalie Tucausetropmauricette, ne supporte pas qu'un passant lui refuse son tract...

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La malheureuse vient de subir une agression sans nom

Nathalie Kosciusko-Morizet a perdu toute dignité en feignant un malaise après une altercation avec un passant, lors d'une distribution de tracts sur un marché du Ve arrondissement. L'ancienne ministre, en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Paris face à un candidat REM, a poussé le ridicule jusqu'à faire semblant de perdre connaissance durant plusieurs minutes, provoquant l'intervention des pompiers.

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Le terrible skinhead qui lui refuse son tract

Son « agresseur », un homme d'une cinquantaine d'années, lui a juste jeté son tract au visage en la traitant de « bobo de merde ».

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Et le pauvre Philippot se croit obligé de se fendre d'un message larmoyant d'un ridicule rarement égalé...

Les messages de soutien de représentants du Système (Hidalgo, Ciotti, Valls, Balkany, Florian Philippot, etc) fleurissent sur Twitter comme si elle avait pris une rafale de kalachnikov.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, lui a même a rendu visite à l'hôpital Cochin, vont-ils pousser le délire jusqu'à éteindre la Tour Eiffel ce soir et mettre les drapeaux en berne ?

Lire le blog de Thomas Joly cliquez ici

Révolution nationale en Inde par Georges FELTIN-TRACOL

Chers Amis de Radio-Libertés,

Focalisés par la campagne présidentielle française, les commentateurs politiques ne se sont pas intéressés aux élections provinciales survenues en Inde ce printemps. À tort ! Cinq provinces (l’Uttar Pradesh, Goa, Manipur, le Pendjab et l’Uttarakhand) renouvelaient leur parlement local. L’enjeu était de taille pour le Premier ministre fédéral, le nationaliste Narendra Modi. D’abord, avec 220 millions d’habitants, l’Uttar Pradesh est l’État le plus peuplé de l’Union indienne, ce qui donne une indication fiable de l’opinion publique. Ensuite, en novembre 2016, afin de lutter contre la corruption, l’enrichissement mafieux et le travail au noir, Modi ordonna le retrait immédiat des grosses coupures alors que 98 % des transactions financières se réalisent par des paiements liquides, provoquant ainsi un incroyable chaos économique et monétaire. Enfin, ces élections avaient valeur de test national pour le BJP (Parti du peuple hindou) au pouvoir depuis juin 2014. À la surprise générale, le BJP de Modi a remporté quatre provinces sur cinq, seul le Pendjab est revenu à l’opposition (le Parti du Congrès). En Uttar Pradesh, le scrutin majoritaire uninominal à un tour accorde au BJP près de 310 sièges sur 403 !

Créé en 1980, le BJP obtint quatre ans plus tard 7,74 % et deux sièges de députés fédéraux. Au pouvoir entre 1998 et 2004 dans le cadre de l’Alliance démocratique nationale (ADN) qui fédère vingt-quatre partis dont le Shiv Shena du Maharashtra et l’étonnant Parti socialiste révolutionnaire bolchevik au Kérala, le BJP conforte son assise électorale pour les échéances de 2019 et renforce la popularité de son chef. En fin politique, Narendra Modi a choisi comme Ministre en chef (Premier ministre régional) de l’Uttar Pradesh un sadhu, un ascète hindou. Ancien député fédéral de 44 ans, Shri Yogi Adityanah souhaite interdire l’abattage des vaches au nom de l’Hindutva (l’hindouité). Poursuivi dans dix-huit affaires judiciaires pour incitation à la haine et un temps emprisonné pour incitation à la violence, le nouvel homme fort de l’Uttar Pradesh s’oppose avec force aux deux religions étrangères qui menacent l’identité spirituelle indienne : l’islam (les musulmans sont 138 millions, soit 13,4 %) et les différents prosélytismes chrétiens.

Il est regrettable de ne pas s’intéresser à l’Inde, car une véritable révolution nationale s’opère dans ce pays qui,en 2050, sera le plus peuplé au monde.

Bonjour chez vous !

Georges Feltin-Tracol

• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 37, diffusée sur Radio-Libertés, le 9 juin 2017.

http://www.europemaxima.com/revolution-nationale-en-inde-...

Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron ?

6a00d83451619c69e201b8d28d55bc970c-320wi.jpgLe texte à quelques semaines mais l'analyse est très pertinente et surtout d'actualité :

"Donc, Marion Maréchal-Le Pen s'en va. Renonce à tous ses mandats, à l'Assemblée et au Conseil Régional PACA. Elle s'en va travailler dans la vraie vie, loin de la politique professionnelle. Gagner ses galons de non-professionnelle de la politique. Dans les années qui viennent, désormais, ce genre de pas de coté en politique sera de plus en plus tendance. Il ne sera plus possible de briguer des suffrages sans afficher sur son CV de candidat un passage par le monde du travail, le vrai.

Marion Maréchal-Le Pen l'écrit à ses électeurs. Le temps du professionnel de la profession est révolu: "Je pense que l'époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue. Si nous voulons rendre ses lettres de noblesse à la politique, il faut prouver aux Français qu'il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s'accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités". Avec l'élection de Macron, une nouvelle ère s'ouvre, qui décrète que l'on ne pourra plus faire de la politique comme avant (...). La jeune députée du Vaucluse le sait. Mais elle sait aussi bien plus encore.

Marine Le Pen a perdu plus qu'une élection, et un débat. Elle s'est perdue elle-même. Nous avons déjà écrit ici que la fille, comme le père, dirigeant inamovible du Front national était une fin politique (...) Depuis le débat (...) et le score accablant du second tour, des cadres du FN font savoir que décidément, Marine n'a pas été la hauteur. Et posent la question de la pertinence du maintien du leadership de l'héritière. Certains vont même jusqu'à confesser qu'ils ont éprouvé une sorte de honte à la voir ainsi s'abîmer en une soirée. Ici réside la plus grande défaite de Marine Le Pen, acté par la mise en retrait de la nièce: elle est désormais contestée parce que contestable.

Florian Philippot est l'autre grand vaincu de l'histoire. Ce qu'a porté et incarné Marine Le Pen durant cette élection, ce naufrage oratoire face à Emmanuel Macron, c'est son œuvre ruinée. Seul, le Front national n'y arrive pas (...) Le gaullisme d'importation. Le chevènementisme d'opérette. Le patriotisme républicain jaurésien. Rien n'a fonctionné comme prévu… La triangulation Philippot s’est fracassée sur une double réalité politique. D’une part, les limites politiques et intellectuelles de Marine Le Pen. D’autre part, sur la mutation des droites engendrée par le populisme chrétien et la demande de conservation sociétale. Si Marine Le Pen est la femme de l’impossibilité gouvernementale, Florian Philippot est l’homme de l’impossibilité politique. En vérité, il n’a pas adapté le Front national à la droite qui vient, à la mutation sociétale qui s’est opérée sous le quinquennat Hollande, il l’a handicapé.

Oui, Marion Maréchal-Le Pen sait tout cela. Que le temps de Marine et de Florian est désormais compté. Qu’elle est, elle et elle seule, en capacité d’incarner un avenir qui réalise la synthèse entre le lepénisme historique, la transformation du FN en parti de gouvernement et l’accomplissement de l’alliance tactique entre un nouveau FN et la partie de la droite LR alignée sur une même vision de la France et des Français: France catholique, conservatrice et contre-révolutionnaire… La France Manif pour tous… Marion Maréchal-Le Pen, contrairement à Philippot, n’a jamais méprisé cette France en l’assimilant à la culture des Bonsaï. Elle l’a accompagnée et s’y est identifiée, en prévision de l’avenir.

Long est le chemin qui sépare le FN de 2022. Au fond, qu’avait à gagner Marion Maréchal-Le Pen à demeurer députée du Vaucluse ? Pas grand-chose en vérité. Un député de l’opposition ne sert déjà pas à grand-chose, alors que dire d’un député du FN, promis à l’inutilité totale. Elle renonce ainsi à une vanité pour en espérer une autre, plus accessible sans doute, s’offrant le luxe de contempler les inévitables déboires promis à sa tante Marine Le Pen et son obligé Florian Philippot… Et qui sait si ces deux-là n’entreront pas en conflit l’un contre l’autre, dans l’espoir de se sauver?

Marion Maréchal-Le Pen ne sera pas celle qui soutient ce qui tombe. Politiquement et judiciairement. Faut-il ici rappeler que Marine Le Pen risque d’être à tout moment rattrapée par la justice dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen? Et qu’elle pourrait bien se trouver empêchée, au bout de plusieurs années de procédure, d’être judiciairement candidate à l’élection de 2022?

Marion Maréchal-Le Pen, ayant plus à perdre qu’à gagner dans les semaines et les mois qui viennent, a choisi la sagesse et le confort. Elle n’a plus qu’à attendre, tranquillement, de devenir l’indispensable recours. C’est aussi l’un des effets paradoxaux de l’élection d’Emmanuel Macron, qui ouvre un appel d’air à l'émergence d’autres figures nationales dans les années qui viennent. Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron."  

Philippe Carhon

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10:57 Écrit par pat dans actualité, élections | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/06/2017

Bruno Bilde, conseiller de Marine Le Pen : « Nous serons des députés de combat »

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Bruno-Bilde-Marine-Le-Pen-300x246.jpgBruno Bilde, adjoint à la mairie d’Hénin-Beaumont, est arrivé en tête dans la 12e circonscription du Pas-de-Calais avec le meilleur score de France (35,53 %) juste après Marine Le Pen. Selon [les] pronostics [de Présent], il est l’un des trois députés FN qui peuvent entrer à l’Assemblée nationale dimanche soir.

— Vous affrontez Coralie Rembert, candidate de la République En marche qui est loin derrière vous avec 20,85 %. Vous êtes l’un de ceux qui peuvent y croire bien que les réserves de voix essentiellement socialistes semblent plus favorables à votre adversaire. Où allez-vous prendre vos voix au deuxième tour ?

— Je suis confiant mais vigilant. Nos réserves de voix sont essentiellement constituées d’un électorat de gauche certes, mais hostile à la politique ultralibérale de Macron. J’en veux pour preuve qu’entre le premier et le deuxième tour des élections présidentielles, Marine Le Pen sans aucune réserve de voix, a gagné 18 points. Elle est passée de 42 % au premier tour à 60 % au second tour. Je pense qu’il y a dans cette circonscription une profonde volonté de changement et de rupture avec le système actuel. Je suis donc assez confiant.

— Avez-vous des craintes à propos des consignes de vote contre vous ?

— Ce sont des consignes d’appareils politiques totalement déconnectés des électeurs et du terrain. Le maire socialiste de Liévin par exemple, que La Voix du Nord décrivait comme une machine à gagner, n’a pas fait 17 % des voix. Il a été éliminé alors que c’est le maire de la plus grosse ville de la circonscription. Ces élus-là se sont beaucoup décrédibilisés. Les consignes de vote ne sont pas forcément entendues. C’est le vieux monde politique tout ça.

— Sur quelles thématiques avez-vous axé votre campagne ?

— Sur la défense du monde ouvrier avant le premier tour. Nous sommes ici dans une circonscription ouvrière de tradition qui a toujours été socialiste ou communiste mais qui n’a jamais connu d’alternance. Entre les deux tours, j’ai fait campagne sur la défense de la démocratie parce qu’il serait incroyable de donner les pleins pouvoirs à Macron à hauteur de 450 ou 500 députés.

Je dis qu’un député macroniste de plus ou de moins ne change strictement rien alors qu’en revanche un député FN de plus, c’est essentiel.

— Mais que peuvent faire deux ou trois députés FN isolés à l’Assemblée nationale ?

— Nous sommes des combattants et nous serons des députés de combat.

A l’Assemblée nationale que nous soyons, deux, trois ou cinq, nous nous ferons beaucoup plus entendre que cette armée de godillots qui ne feront absolument rien. Grosso modo l’Assemblée sera pour eux une simple chambre d’enregistrement.

Un certain nombre de candidats macronistes ont déjà annoncé que le temps parlementaire allait être réduit, bel aveu, ça veut dire que tout va être réglé par ordonnance et par décret. Nous, nous serons là pour nous opposer à cela et dénoncer cela.

— Quelle est l’explication de la désertion des urnes dimanche et de la vague abstentionniste selon vous ?

— Pour moi il y a deux explications. D’abord, nos électeurs ont été déçus et découragés que Marine Le Pen n’ait pas été élue présidente de la république. L’autre cause, selon moi, est liée à la saturation. Les élections ont commencé en novembre 2016 il y a huit mois avec les primaires de la droite, puis il y a eu les primaires de gauche, une campagne interminable puis le premier et le deuxième tour de la présidentielle. Les Français sont saturés. Or, avec les résultats du premier tour des législatives qui risquent de donner à Macron un pouvoir absolu, il est capital que les abstentionnistes reviennent aux urnes.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 17 juin 2017

https://fr.novopress.info/

Les terroristes de Marseille visaient bien Marine Le Pen

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Au plus fort de la campagne présidentielle, la police a annoncé l’arrestation à Marseille de terroristes alors qu’ils étaient sur le point de commettre un attentat. Les journaux ont complaisamment affirmé que M. Fillon était visé (soi-disant que son programme de fermeté faisait peur aux islamistes !). Cette annonce, que le camp républicain a essayé de mettre en avant pour booster leur candidat (c’était de bonne guerre !) n’a pas suffi à renverser une tendance qui était mal partie. Il n’y a pas eu de réflexe de solidarité autour de l’élu LR.

Or, dès le départ, on évoquait une autre cible potentielle : Mme Le Pen. Selon Libération du 16 juin, c’était bien cette dernière qui était visée. En étudiant les allées et venues des terroristes, les policiers ont dû rapidement déterminer l’objectif des poseurs de bombes. Pourquoi cette information n’arrive-t-elle que maintenant dans la presse alors que tous les jeux électoraux sont faits ? A-t-on caché cette nouvelle au départ car on redoutait, chez les bien-pensants, que Mme Le Pen en profite ? Sans doute ! On a eu peur qu’elle ne grignote 1 ou 2 pourcents. 

Tout est bon pour contrer la finaliste du second tour. Si elle affirme qu’il fait beau, on prétendra aussitôt le contraire. Pour faire taire un contradicteur, on lui assène que ses arguments sont les mêmes que ceux du Front national. Ce réflexe conditionné et stupide des médias bien-pensants a conduit le FN aussi haut. Si Marine Le Pen ne s’était pas accrochée à l’euro, si elle n’avait pas montré d’indéniables lacunes lors du débat d’entre-deux-tours, ce serait peut-être elle, actuellement, à l’Élysée, qui sait… La politique française est si bouleversée…

Que se serait-il passé, sur le plan électoral, si les terroristes n’avaient pas été arrêtés à temps ? Rien n’est plus difficile que de mesurer l’impact d’un attentat. Les bombes déposées par les islamistes irakiens en Espagne pendant les législatives ont permis, en 2004, au PSOE de gagner les élections, mais, sans doute, la maladresse du Premier ministre conservateur qui s’est obstiné au-delà du raisonnable à attribuer l’action aux séparatistes basques et le fait que les socialistes prônaient le retrait de Mésopotamie ont détourné nos voisins du gouvernement sortant.

De même, l’assassinat d’une députée britannique pro-européenne n’a pas empêché le Brexit de triompher dans les urnes, malgré ce que certains médias (indécents !) espéraient. Et l’attaque au couteau sur les Champs-Élysées n’a pas modifié le score des candidats.

Néanmoins, si des islamistes avaient blessé (ou tué) un responsable politique ou si des citoyens étaient morts en faisant leur devoir civique, il est probable que les partis les plus à droite de l’échiquier en auraient bénéficié et la présidentielle aurait été bouleversée car la symbolique aurait été bien plus forte.

Mais ne refaisons pas l’Histoire. Dieu merci, la police a réussi à neutraliser à temps ces terroristes !

http://www.bvoltaire.fr/terroristes-de-marseille-visaient...

Têtes à Clash n°8 : Retour sur le 1er tour des législatives | Une MacronMania des Français ?

En Marche doit maintenant rendre des comptes aux lobbys : on commence par l'industrie pharmaceutique

6a00d83451619c69e201b7c902f980970b-800wi.jpgAgnès Buzyn, la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé, déclare au Parisien :

"Aujourd'hui, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires (diphtérie, tétanos, et polio). Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont seulement recommandés. Ce double système est une exception française. Cela pose un vrai problème de santé publique. Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent : dix sont décédés depuis 2008. Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie. On a le même problème avec la méningite. Il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir parce qu'il n'est pas vacciné. Nous réfléchissons donc à rendre obligatoires les onze vaccins pour une durée limitée, qui pourrait être de cinq à dix ans. L'Italie l'a fait la semaine dernière.

[...] Je déteste la coercition, ce n'est pas dans mon tempérament. Mais là, il y a une urgence. Une quinzaine d'enfants sont hospitalisés à cause de la rougeole, cela m'inquiète. Il y a des fois où l'obligation est une bonne chose pour permettre à la société d'évoluer. Je pense à l'égalité hommes-femmes. On n'aurait jamais réussi à progresser dans la parité sans l'imposer dans les conseils d'administration.

Ne craignez-vous pas de faire la part belle à l'industrie pharmaceutique ?

Je refuse qu'on me colle cette étiquette. Oui, les industriels gagnent de l'argent, mais on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l'intérêt des laboratoires.

Cette obligation pourrait-elle être étendue à la grippe qui a encore tué 21 000 personnes cet hiver ?

Je me pose la question tous les jours pour les professionnels de santé. Je ne comprends pas ceux qui ne s'immunisent pas, ils font courir un risque à leurs patients. On réfléchit à ce que cela devienne obligatoire pour eux. J'en discuterai avec l'ordre des médecins et des pharmaciens."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Tout n’est pas perdu pour la droite selon Robert Ménard

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « Si on aime la France, si on se soucie de son avenir, on va voter dimanche ! » Cet appel de Robert Ménard à aller voter advient alors que plus de la moitié des électeurs se sont abstenus lors du premier tour des élections législatives. Le maire de Béziers considère qu’il n’est jamais trop tard pour réunifier la droite afin de s’opposer au nouveau président.

Que propose concrètement le maire de Béziers ? Selon Robert Menard, le FN et les Républicains (du moins ceux de droite) n’ont plus d’autre choix que de s’unir dans un nouveau parti conservateur : « Ne pas construire des alliances, c’est se suicider. » Le FN et les Républicains, estime-t-il, doivent absolument prendre conscience que leurs électorats sont en phase sur 90 % de leurs idées respectives. L’abandon de l’électorat de droite lors de ces législatives pourrait venir d’un sentiment commun d’écoeurement chez les électeurs du FN et des Républicains. Rappelons que ce discours sur l’union des droites est largement partagé par Jacques Bompard.

Quels sont les changements à opérer au Front national ? Selon le maire de Béziers, le Front national doit abandonner l’idée de sortir de l’euro. Et de ce côté‑là les choses pourraient changer. En effet, Marine Le Pen a déclaré hier que la question serait discutée au sein du parti après les législatives. De plus, Robert Menard estime que le FN a un discours d’ultragauche en terme d’économie.

16/06/2017

Au second tour les Français seront encore libres

Le premier tour des élections législatives, ce 11 juin a donné une avancée massive, en termes de sièges parlementaires prévisibles aux macroniens. Il n'a cependant guère convaincu, quant au nombre absolu des voix, en recul de plusieurs centaines de milliers par rapport au scrutin présidentiel, passant de 18 % à 16 % des électeurs inscrits. Ce pouvoir n'est pas fort de l'enthousiasme de ses partisans, mais du désarroi de ses adversaires.

Le second tour sera donc une épreuve de vérité pour les candidats officiels, alors même que les ministres Bayrou et Sarnez témoignent des premiers craquements au sein de l'incohérence gouvernementale.

On peut certes craindre que le rejet de la situation de parti unique ne soit pas encore mûr dans le pays. Attention en effet le 19 juin il sera trop tard si les projections diffusées depuis le premier tour sont confirmées le 18.

Macron lui-même le 28 février à Angers, déclarait pourtant : à propos d'une majorité présidentielle qui existerait "uniquement autour d'un parti" : "non seulement ça n'est pas possible, mais ça n'est pas souhaitable parce que ça serait un hold-up" ! (1)⇓

Sans aucune opposition à l'Assemblée, les affaires concernant les ministres d'Emmanuel Macron seront classées sans suite. Aucune enquête parlementaire ne pourra être menée.

Déjà, Emmanuel Macron a fait disparaître la loi de moralisation de la vie publique, dont il a tant parlé pour se faire élire, pour la remplacer par un projet de loi largement allégé rétablissant la confiance dans l'action publique.

Les emplois fictifs du Modem étaient au service de Bayrou et concernent 3 ministres de Macron

Deux ministres sont concernés par l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires du Modem : la ministre des Armées Sylvie Goulard et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez. Quant au garde des Sceaux, ministre de la justice François Bayrou, président du Modem, difficile de croire qu'il pouvait pas ne pas savoir.

Sylvie Goulard semble bien avoir utilisé les services comme assistant parlementaire du responsable de la formation des élus au sein du Modem. Quant à Marielle de Sarnez, ses assistantes parlementaires étaient respectivement chef de cabinet de François Bayrou, sa secrétaire particulière et une attachée de presse.

Devant le silence impressionnant de l’exécutif, le député du Rhône Georges Fenech a interpellé le gouvernement suite à l’enquête préliminaire visant les emplois présumés fictifs des assistants parlementaires européens du parti Modem. Il considère que cette situation place le président du Modem, François Bayrou, dans une situation flagrante de conflit d’intérêt.

En effet, en sa qualité de garde des Sceaux, chef ultime du Procureur de Paris, François Bayrou se retrouve destinataire de tous les éléments synthétiques d’enquête qui le visent personnellement et peut, par voie de conséquence être en mesure d’allumer des contre-feux pour échapper à sa responsabilité personnelle et politique !

Une nouvelle loi de moralisation de la vie publique, vient d’être annoncée, à grand renfort de publicité, le député du Rhône demande dès lors solennellement au ministre de la Justice de prendre toutes les mesures pour se mettre en retrait de ses fonctions ministérielles, l'enquête visant le parti politique dont il fut le fondateur en 2007 et dont est toujours le Président.

Au second tour les Français seront encore libres, il serait donc souhaitable qu'un nombre significatif de citoyens choisissent de censurer la dangereuse pratique, que l'on croyait oubliée depuis le second empire, celle des candidats officiels.

JG Malliarakis

Apostilles

  1. Il disait alors vouloir bâtir une majorité de coalition

http://www.insolent.fr/2017/06/au-second-tour-les-francai...

Patrice de Plunkett a raison : « Les macronistes ne font pas de cadeaux »

Un billet de Patrice de Plunkett

Il y a un certain temps que nous ne sommes plus toujours - ni même souvent - d'accord avec Patrice de Plunkett. Mais cela arrive, notamment ici, où il est démontré que les mœurs du macroncosme ne sont, de loin, pas plus angéliques que celles des concurrents. Où le télé-évangéliste se change en tueur. Mœurs électorales ? Sans-doute. Comme en d'autres domaines de l'activité humaine ? Peut-être un peu plus. Et assez vilainement.  LFAR   

François Lamy, ex-ministre de la Ville (2012-2014), a fait le mauvais choix en janvier : il a soutenu Benoît Hamon. Il se présente sous étiquette PS aux législatives de juin à Lille. Il a fait loyalement campagne pour Emmanuel Macron la semaine dernière, afin de « faire barrage au FN »...Mais voilà que dimanche matin, alors qu'il allait distribuer des tracts Macron sur un marché lillois, il ouvre le JDD et lit qu'En marche va présenter un candidat contre lui avec des intentions féroces 

On sait que « fumer » veut dire tuer par balles... Assez dépité, Lamy tweete son désarroi (sous hashtag #ça donne envie) :

« Se lever un dimanche pour distribuer un tract appelant à voter Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen et lire ça dans le JDD ! » Mais comment un hamoniste pourrait-il résister à la nouvelle famiglia macroniste qui s'empare des grandes villes ?

Selon La Voix du Nord (13/02), l'ex-socialiste Christophe Itier - qui a rejoint Macron dès mai 2016 -  est « l'homme qui veut faire de la métropole lilloise une Macronie ». Comme le clamait M. Macron hier à La Villette, En marche est une rupture radicale. Une rupture avec quoi ? S'il s'agit de fumer les concurrents, ça s'est toujours fait. 

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Patrice de Plunkett : le blog

http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

La seule triangulaire est serrée avec un candidat LREM hors sol

6a00d83451619c69e201bb09a58bab970d-800wi.jpgIl y a une seule triangulaire en France, elle est dans l’Aube entre le candidat En Marche Grégory Besson-Moreau (29,86 %) le LR Nicolas Dhuicq (25,68 %) et le FN Bruno Subtil (24,89 %). Ce dernier répond à Caroline Parmentier dans Présent :

"Votre adversaire LR Nicolas Dhuicq est bien aimé de nos milieux où il a la réputation de ne pas être loin de nous à la fois dans ses positions sur la vie, sur la famille, sur les chrétiens d’Orient ou contre le Pacte budgétaire européen en 2012, etc. Il n’y a aucun accord possible avec lui ?

Nicolas Dhuicq est le moins gauchiste des trois députés LR du département. Mais on ne peut pas manger à tous les râteliers. Il est chez les Républicains, il a été le seul soutien départemental de François Fillon, lequel a appelé à voter Emmanuel Macron dès 20 h 05 le soir du premier tour de la présidentielle. C’est un opportuniste. Nicolas Dhuicq a fait contacter Bruno Gollnisch pour que je me désiste en sa faveur. Mais la seule alternative c’est nous contre les deux autres.

[...] La clé de la réussite réside comme partout en France chez les abstentionnistes. Si on regarde la typologie de cette circonscription, le député sortant LR Nicolas Dhuicq a perdu dix points par rapport à 2012, il est discrédité et à mon avis c’est mort pour lui. Le candidat En Marche Grégory Besson-Moreau a cinq points d’avance sur moi. Si l’on se fonde sur le nombre de voix obtenu par Marine Le Pen aux premier et second tours de la présidentielle nous avons beaucoup plus de réserve que les LR. Il y a un gros potentiel. Notre seul ennemi c’est l’abstentionnisme. Que veulent les Aubois ? Un candidat anti-système implanté chez eux ou un candidat parisien qui est le dernier avatar du système à l’image de son mentor Macron ? Il était prévu deux débats télévisés ici. L’un organisé par France 3 Champagne-Ardennes et l’autre par la télé locale. Le candidat de Macron qui n’a sans doute pas grand-chose à dire sur sa circonscription, a préféré se défiler. Il s’est aussi fait remarquer récemment sur le marché d’Arcis-sur-Aube où personne ne le connaît et où il serrait des mains au hasard des commerces. Il est passé sans le reconnaître devant celui qui est le maire de la commune depuis trente ans, Serge Lardin, qui était furieux ! Il ne voyait pas du tout qui c’était. Ça ne passe pas très bien par ici. Ce candidat est complètement hors-sol. Les électeurs n’ont plus que quelques jours pour ne pas laisser faire ça. J’en appelle à eux. Bruno Gollnisch me fait l’honneur et l’amitié de venir soutenir ma candidature et celle de mon suppléant jeudi 15 juin à Troyes. J’ai la chance d’avoir comme suppléant Jordan Guitton, jeune étudiant en droit qui m’a remplacé au bout de trente-trois ans de secrétariat départemental et qui est un co-équipier de grande qualité. Nous sommes confiants !"

Michel Janva

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15/06/2017

Le vote Macron et la bêtise du François de souche

Le Français de souche (vivement son Grand Remplacement !) qui vient d’élire Macron et sa clique est impardonnable. Jusqu’à François Hollande même, on avait de bonnes raisons d’aller voter pour virer Sarkozy et son cirque hyper-présidentiel et belliciste par exemple. On était encore un peu de gauche ou de droite. Maintenant on a quoi ? Un banquier aux ordres qui va nous dépouiller pour le capital mondial et appliquer une dictature anarcho-totalitaire bonne à satisfaire le Qatar et les cathos zombies qui se disputent sa couche. Et ce n’est pas faite d’avoir tenté de le lui expliquer, moi, mille autres, sur ce site et ailleurs. Mais rien n’y fait, ce peuple reste prodigieusement imbécile (Léon Bloy, dont on fête le centenaire), il fait du bouche à putsch.

L’antisystème se montre inconsolable, je vais le consoler. Pas besoin en effet de neuro-piratage, le crétinisme du Français de souche est un fait avéré par l’histoire. Que la plupart des retraités comme on dit aient oublié pour se rassurer que Macron était ministre de Hollande – et une nullité de ministre de notre ex-économie – est un détail, vu ce que ce peuple a essuyé comme coups de pied au derrière durant des siècles. Relisez Rabelais et ses moutons de Panurge (nous on est des Mouton-Rothschild !) et, si vous avez le courage lisez Jules César sur les Gaulois (VI, 13) et la manière druidique ou cavalière de traiter le populo. Pas besoin des Bilderbergs et du neuro-piratage.

Lisons Hippolyte Taine cette fois. Lui (enfin, une anglaise) parle de notre révolution française, bien chaotique, bien sanguinaire et bine ratée, et qui donnait tant plaisir aux gouvernements prussiens et aux britanniques :

« Dans ces douze mois, le gouvernement de la France a été renversé, son commerce est détruit, les campagnes sont dépeuplées par la conscription, le peuple est privé du pain qui le faisait vivre. On a établi un despotisme plus absolu que celui de la Turquie, les mœurs de la nation sont corrompues, son caractère moral est flétri aux yeux de toute l’Europe. Une rage de barbares a dévasté les plus beaux monuments de l’art; tout ce qui embellit la société ou contribue à adoucir l’existence a disparu sous le règne de ces Goths modernes. »

Vous voyez qu’on peut descendre encore plus bas que le Bataclan, le débat de Marine et la prochaine abolition du salaire brut ! Taine continue :

« Même les choses nécessaires à la vie deviennent rares et insuffisantes pour la consommation le riche est pillé et persécuté, et cependant le pauvre manque de tout. Le crédit national est arrivé au dernier degré d’abaissement, et cependant on crée une dette immense qui s’accroît tous les jours; enfin l’appréhension, la méfiance et la misère sont presque universelles. »

La dame qui vit cette époque tragi-comique n’accuse pas la Trilatérale et les Illuminati. Et pour cause :

« Tout ceci est l’œuvre d’une bande d’aventuriers qui sont maintenant divisés contre eux-mêmes, qui s’accusent les uns les autres des crimes que le monde leur impute à tous, et qui, sentant qu’ils ne peuvent plus longtemps tromper la nation, gouvernent avec des craintes et des soupçons de tyrans. Tout est sacrifié à l’armée et à Paris; on vole aux gens leur subsistance pour subvenir aux besoins d’une métropole inique et d’une force militaire qui les opprime et les terrorise… »

Le Français adore son percepteur et le troupeau de commissaires européens ?

Rien de nouveau sous le sommeil :

« Tous les points de la France sont infestés par des commissaires qui disposent sans appel de la liberté et de la propriété de tout le département où ils sont envoyés. Il arrive souvent que ces hommes sont délégués dans des villes où ils ont déjà résidé; ils ont ainsi une opportunité de satisfaire leur haine personnelle contre tous ceux qui sont assez malheureux pour leur avoir déplu. »

Le nouvel ordre mondial, on a déjà donné – au nom de la Liberté comme toujours dans ce pays où « on est conifié par les mots, on croit que le monde est un mot » (Céline) !

La bonne dame britannique prend alors peur du peuple de France qui se laisse traiter comme ça :

« Je crains que vous ne doutiez de ma véracité lorsque je décris l’extrême ignorance et l’inattention des Français pour tout ce qui regarde les hommes publics et les mesures politiques. Ils ne tirent aucune conclusion du passé, ne forment aucune conjecture pour l’avenir. Ils s’écrient : “ Cela ne peut pas durer comme cela ” et ils laissent le reste à la conduite de la Providence avec une résignation qui n’est certainement ni pieuse, ni philosophique. »

Taine lui écrira ailleurs ces lignes presque à se tordre, comme dirait Allais. Ce n’est pas un hasard si depuis Tocqueville et Flaubert la France a dû se contenter des humoristes et des chansonniers.

« La vérité est que l’esprit public ne se montre pas chez nous sous la même forme qu’en Angleterre et aux États-Unis, par l’étude froide et sérieuse des affaires publiques, par l’action locale et journalière, par l’association multipliée, efficace et pratique. On bavarde en phrases générales et vagues, on laisse prendre son argent au percepteur, on marche à la frontière, et on se fait tuer. »

Compris ? Antisystème, ne perds plus ton sang-froid !

Encore un peu de Taine, qui ferait du bien aux vieux abonnés du Figaro ou de Libération :

« Tout dépend, dans un État, du degré et de l’espèce d’impression que la somme des individus reçoit d’un événement donné. Avec l’excitabilité, les inquiétudes soupçonneuses, les prévisions lointaines, la logique immédiate des Français, le gouvernement absorbant et compressif devient nécessaire. — Voyez la terreur produite par le socialisme en 1851 ; ils se sont jetés entre les bras du Président. »

Plus rien ne reste que la tourbe imbécile et canaille dont a parlé Flaubert ; malheureusement, que les abstentionnistes comprennent que « le candidat du marché » ne les épargnera pas.

Sources

  • Taine – Un séjour en France de 1792 à 1795. Lettres d’un témoin de la Révolution française (classiques.uqac.ca) ; carnets de voyages (wikisource)
  • Nicolas Bonnal – Comment les Français sont morts ; la culture comme arme de destruction massive (Amazon_Kindle) ; Céline, le pacifiste enragé

Les livres de Nicolas Bonnal sont disponibles chez:

http://www.voxnr.com/10497/le-vote-macron-et-la-betise-du...

 

Marion Maréchal-Le Pen s'active pour les candidats du sud - Journal du jeudi 15 juin 2017

Plutôt que de se lamenter de l’abstention, le FN ferait mieux de se demander pourquoi il n’est pas parvenu à mobiliser

6a00d83451619c69e201bb09a59759970d-250wi.jpgSelon Antoine Vouillazère dans Minute, le FN n'est pas victime de l'abstention mais d'une piètre campagne :

"[...] En 2012, Marine Le Pen, avec 6,4 millions de voix, avait obtenu 17,90 % au premier tour de la présidentielle. Deux mois plus tard, aux législatives, cela n’avait donné que 3,5 millions de voix pour les candidats du Front national mais, en raison de l’abstention, le parti présidé par Marine Le Pen avait tout de même totalisé 13,60 % des suffrages. Une chute raisonnable. Cette fois, ça a été une dégringolade. Les 7 678 491 voix du 23 avril sont devenues 2 990 592 le 11 juin ! Les 21,30 % du 23 avril ont été ramenés 13,20 % ! La faute à qui ? A l’abstention ! Cette bonne blague !

Aux élections européennes de 2014, le Front national devient, dit-il, le premier parti de France. Il l’est effectivement en ce mois de mai puisqu’il remporte le scrutin avec 24,86 % des suffrages (et 24 députés), devançant l’UMP (20,81 %) et distançant le PS (13,98 %). Si c’est l’abstention qui plombe les résultats du Front national, il faut croire les électeurs se sont déplacés en masse pour ces européennes ! Pas exactement... Le jour où le Front national s’est tant vanté d’être « le premier parti de France », l’abstention atteignit le chiffre phénoménal de 57,57 % du corps électoral ! Seuls 42,43 % des électeurs avaient voté... contre 48,71 % aux législatives de dimanche dernier ! Aux élections régionales de 2015, le Front national augmente encore son score. Ses listes totalisent, au premier tour, 27,73 % des suffrages ! Dans un contexte particulier de très forte participation ? Toujours pas... Là encore, l’abstention dépasse les 50 %. 50,09 % pour être précis. A peine moins que dimanche dernier, avec 51,29 %.

Puisque l’argument de l’abstention qui nuirait aux résultats du Front national ne tient pas – et n’a jamais tenu, les exemples inverses abondent –, l’explication des mauvais résultats du Front national est à chercher ailleurs. Les comparaisons qui ont été faites avec 2012 sont d’ailleurs insuffisantes pour montrer l’ampleur du désastre. En réalité, les candidats du Front national, avec cette moyenne nationale de 13,20 %, ne sont pas seulement en léger recul par rapport aux 13,60 % de 2012 ; le résultat est en régression par rapport à ce qu’il fut il y a vingt ans! En 1997, suite à la dissolution décidée par Jacques Chirac, le Front national pas encore « dédiabolisé » avait obtenu 14,94 % des suffrages et 164 de ses candidats s’étaient qualifiés pour le second tour (contre 119 cette année selon l’appel à la mobilisation lancé lundi soir par Marine Le Pen). Au final, un seul député FN avait été élu (Jean- Marie Le Chevallier à Toulon), mais est-on certain qu’il y en aura plus dimanche prochain ?

Vingt ans pourquoi ? Vingt ans de militantisme pour quoi faire ? Une scission, des purges, un changement de présidence, un parricide, la promotion de nouveaux dirigeants, des départs et des exclusions, des recrutements, et, surtout, un changement de ligne politique et de doctrine économique, pour quoi ? Pour rien !

En vingt ans, après un morceau de mandat de Jacques Chirac, après le quinquennat de Nicolas Sarkozy et celui de François Hollande, après une vague sans précédent de terrorisme islamique, après l’ouverture des frontières de l’Europe à des millions de migrants, après le référendum sur le traité constitutionnel européen – puisque le sujet lui tient tant à cœur – suivi de la ratification du traité de Lisbonne, après l’amplification de ce que le Front national appelle l’UMPS, après l’amplification du chômage de masse, après qu’ait été reconnue par tous la fracture entre le peuple et ses élites, après que l’actualité éditoriale ait été envahie – certains dirait accaparée – par les thèses déclinistes venant corroborer les constats effectués par le Front national, après une augmentation constante – que l’on croyait impossible – de l’insécurité, après la prolifération des zones dites de non droit, après l’édification de quelques centaines de mosquées, etc., le Front national a régressé ! Ahurissant.

Plutôt que de se lamenter du taux d’abstention (un réel problème mais pas pour le FN, pour la démocratie française, qui est un peu plus importante), le Front national ferait mieux de se demander pourquoi tant de Français se sont abstenu... et pourquoi il n’est pas parvenu à les mobiliser – pas plus, et même moins, que les autres formations. [...]

Durant ces législatives, Marine Le Pen et Florian Philippot, lorsqu’ils s’exprimaient – pour la première fois, le Front national n’a pas véritablement mené de campagne nationale pour ce scrutin –, n’avançaient jamais de pro- gramme mais dénonçaient... la « casse sociale » à laquelle allait procéder Em- manuel Macron avec sa majorité. Au Front national, d’ailleurs, quand on a trouvé une formule, on la ressasse jusqu’à satiété : après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite, Marine Le Pen dénonçait déjà « le pire programme de casse sociale qui ait jamais existé ». Zut, les Français en ont plébiscité un qui est pire que pire... [...]

Des nombreuses choses que n’a pas compris le Front national, l’une des plus graves est que, pour citer une nouvelle fois Guillaume Bernard, « le combat de la droite n’est pas [...] dans le “tout économique“ » – et le déterminant du vote de l’électeur de droite, hormis du plus aisé, non plus –, même si nous vivons, pour citer cette fois Marcel Gauchet, « un moment libéral économiste » – qui était, pensons-nous, nécessaire, ou du moins inévitable, tant était sclérosée (un imparfait d’espoir...) la société française. Le Front national, comme le disait cette semaine Patrick Buisson dans « Le Figaro Magazine », n’a pas « su construire une offre politique crédible » et, quarante-cinq ans après sa création, cela commence à se voir... Conséquence : « Il est dans l’impasse. » Le tragique est que tous ceux qui avaient porté leurs espoirs sur lui le sont aussi, et qu’il n’y a aucune solution de rechange en vue. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Philippe Vardon : « Les sans-voix deviennent des sans-vote »

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8881-20170615.jpgALPES-MARITIMES (NOVOpress) : Philippe Vardon, candidat (FN) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, s’est qualifié pour le second tour dans ce qui était jusqu’alors le fief de Rudy Salles, éliminé ! Il affrontera dimanche prochain le candidat de La République en marche. Celui qui est déjà conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) a accordé un entretien au quotidien Présent, que nous publions ci-dessous.

 Dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes, réputée « difficile », vous voilà désormais au deuxième tour en duel face à un candidat LREM, c’est une première victoire ?

— J’ai en effet l’immense satisfaction de « sortir le sortant », Rudy Salles, député UDI élu depuis… 1988 ! Nous mettons ainsi fin à trente ans de mandat sans conviction et sans action pour ce très proche lieutenant de Christian Estrosi, dont il est l’adjoint à la ville de Nice, qui semblait considérer (il était encore extrêmement sûr de lui voici quelques jours) son mandat comme une rente et penser que le clientélisme le protégerait de tout. Je rajouterai que ce dernier n’est pas innocent non plus dans la mainmise communautariste et même islamiste sur des secteurs entiers de cette circonscription. En 2000, il était venu apporter son soutien à une prière de rue pour réclamer une « grande mosquée » à Nice et, quelques années plus tard, on pouvait le retrouver visitant tout sourire la mosquée principale de l’UOIF dans notre ville.

Comme il avait pu lui-même l’écrire, fort inélégamment, lors de l’annonce du retrait de la politique de Marion, souhaitons donc à Rudy Salles « Bon débarras ! »

— Le Front national dont vous êtes l’une des figures dans les Alpes-Maritimes a presque partout balayé les candidats LR. Bien qu’il s’en défende, le FN n’est-il pas devenu le réceptacle de la « vraie droite » ?

— Le FN est surtout le réceptacle, et c’est bien logique, de la vraie contestation du projet politique dangereux de Macron ! Nous sommes présents dans quatre circonscriptions au second tour (contre deux en 2012). Dans trois d’entre elles face à des candidats macronistes et dans la quatrième face à une candidate macrono-compatible puisqu’il s’agit de Marine Brenier, qui a hérité de la circonscription de Christian Estrosi et n’avait pas de candidat En Marche ! face à elle. Les candidats LR éliminés ont durement payé les ambiguïtés et compromissions de leur camp vis-à-vis du nouveau président.

— Ce premier tour a été marqué par une abstention historique, peu à peu le peuple de France semble décrocher, n’est-ce pas irrémédiable ?

— Les gouvernants qui se succèdent et se relaient ont tout fait pour cela : en menant les mêmes politiques, se détestant un jour pour s’embrasser le lendemain, démontrant jour après jour leur inaptitude à agir réellement, déléguant une partie de leur pouvoir à Bruxelles et enfermant le débat politique dans l’économisme et la gestion, là où nous devrions parler vision du monde et valeurs de civilisation.

Nous sommes sans doute parmi les derniers – avec Jean-Luc Mélenchon, reconnaissons-le – à réellement faire de la politique. Je crois qu’il n’y a rien d’irrémédiable, mais la fracture démocratique est profonde et les sans-voix deviennent trop souvent désormais des sans-vote…

— Vous avez axé votre intense campagne sur les thèmes de l’identité et de notre modèle civilisationnel, cette ligne doit-elle prévaloir sur les considérations économiques et sociales ?

— Si, bien entendu, la défense de notre identité est un axe cardinal de mon engagement, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous concernant ma campagne. J’ai énormément défendu pendant celle-ci les commerces de proximité, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises. Non seulement parce qu’ils constituent des poumons économiques, mais aussi parce qu’ils participent à faire vivre nos quartiers et communes et à leur garder un visage humain. Un quartier sans commerces, c’est aussi un quartier où l’insécurité se développe davantage par exemple. Tout est lié. Je crois que nous avons une vision du monde et un projet politique en découlant, articulé et cohérent. Nous devons le défendre dans son ensemble car c’est sans doute aussi une de nos forces.

— Vous abordez le second tour avec combativité, une victoire est-elle possible ?

— Il y a un mois il semblait impossible, dans cette circonscription qui n’est pas l’une des meilleures de notre département, de mettre fin à l’hégémonie estrosiste. Nous y sommes pourtant parvenus !

Le défi est désormais important, mais face à un candidat En Marche ! inconnu, sans aucune prise sur les problématiques de notre circonscription, je continue de mener une campagne au plus près de nos compatriotes.

Ils me connaissent et savent que demain, s’ils m’élisent, à l’Assemblée comme localement, je mettrai mon écharpe à leur service, avec une seule préoccupation : les défendre !

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

Entretien paru dans Présent daté du 15 juin 2017

https://fr.novopress.info/

Il faut se garder d'enterrer trop vite le Front National

Analyse des Echos :

"(...) Il faut se garder d'enterrer trop vite un parti [le FN] créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et qui fait partie du paysage politique français. D'autant que cette formation politique a jusqu'ici résisté à bien des tumultes et même à un schisme, celui de 1998, qui a vu le départ de Bruno Mégret et de 80 % des cadres de l'époque. Il n'empêche. Tout comme ses confrères PS ou LR, le FN est un vieux parti de la Ve République. Il est aussi profondément divisé et pourrait bien, comme ses deux adversaires, se retrouver chamboulé après la victoire d'Emmanuel Macron et la recomposition de la vie politique qui en découle. C'est d'ailleurs, en creux, ce que prévoit Marion Maréchal-Le Pen, leader des tenants d'une ligne traditionaliste et identitaire - et démissionnaire une semaine après le second tour pour éviter le règlement de comptes annoncé. « La stratégie victorieuse réside dans l'alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires », disait-elle dans une interview à « Valeurs actuelles » en mai dernier. Ce qui passe par la constitution d'une « droite nationale conservatrice ». « Cette union patriotique [...] n'a pas de sens en prenant en compte les partis actuels », prévenait alors l'opposante à la ligne défendue par sa tante.

Mais le parti fait face à deux problèmes. D'abord, la ligne politique. Le « ni droite ni gauche », ce slogan inventé par Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, au début des années 1990 et que l'on voit toujours sur des affiches placardées au siège du parti à Nanterre, aurait pu être audible dans le contexte d'une recomposition de la vie politique axée autour du clivage mondialistes contre patriotes. Mais ce mot d'ordre suppose que le parti soit assez puissant pour n'avoir besoin ni de l'une ni de l'autre. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. En l'absence de cette force, il est face à une impasse : comment accéder au pouvoir sans passer des accords avec d'autres formations politiques ? La présidentielle a prouvé que, avec 10,5 millions de voix qui se sont portées sur la candidature de Marine Le Pen, soit près de deux fois moins que sur celle d'Emmanuel Macron, le parti est loin du pouvoir s'il reste seul. Il y a fort à parier que le replâtrage qui aura lieu en début d'année prochaine lors d'un congrès ne suffise pas, s'il se résume à un changement de nom. Comme le dit un bon connaisseur du FN, «  la stratégie ni droite ni gauche reprise par Philippot est gagnante au premier tour mais perdante au second ».

Trouver des accords, cela ne peut, a priori, se faire qu'avec la droite. On voit mal la gauche radicale emmenée par Jean-Luc Mélenchon s'allier, même localement ou le temps d'une élection, avec le FN. Le report des voix de Mélenchon sur Le Pen au second tour a été minime. Une aversion pour l'immigration de masse, voilà le fonds de commerce électoral du parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Mais, là encore, le FN bute sur une difficulté s'il veut s'allier avec la droite conservatrice : son programme économique, rédhibitoire pour les électeurs de la droite classique. La sortie de l'euro a agi comme un repoussoir, notamment chez les retraités, qui ont voté à 80 % Macron au second tour de la présidentielle. La question européenne sera donc au cœur du prochain congrès. Florian Philippot a déjà mis sa démission dans la balance après que sa patronne, Marine Le Pen, a déclaré mi-mai que la sortie de l'euro avait «  considérablement inquiété les Français de manière presque irrationnelle ». Certes, mais que faire ? Le FN, qui défend depuis 2002 le retour au franc, peut-il tourner casaque sans perdre sa crédibilité ? Marine Le Pen a plusieurs fois déclaré que rester dans un cadre européen lui interdirait toute rupture avec la politique menée par les différents gouvernements depuis trente-cinq ans. Et le parti va se heurter à une difficulté : il lui faut conquérir des électeurs de droite, sans perdre les classes populaires. Une manœuvre qui s'annonce périlleuse. D'autant que les souverainistes, emmenés par Florian Philippot, s'opposent aux identitaires et ne veulent pas entendre parler d'un tel tournant.

Cette fracture traduit les faiblesses d'une équipe perturbée par la prestation de Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours contre Emmanuel Macron. Discréditée aux yeux de certains militants et de beaucoup d'électeurs potentiels, la présidente du FN peut sauver momentanément son trône en étant élue à l'Assemblée nationale dans sa circonscription d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Pour les éventuels frondeurs, il n'en sera que plus difficile de la déloger. Mais les couteaux sont tirés."

Philippe Carhon

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14/06/2017

AU-DELÀ DES LÉGISLATIVES, LE COMBAT CONTINUE...

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Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale

Le premier tour des élections législatives amène aux constats suivants :

Le parti présidentiel pense avoir gagné et ses candidats peuvent espérer entrer en masse à l’Assemblée. Mais peut-on parler de "victoire" lorsque l’abstention atteint un niveau jamais égalé puisqu’un Français sur deux est resté chez lui. Aux premiers accrocs, cette majorité de pacotille risque vite de fondre comme la neige au soleil.

Reconnaissons cependant le mérite à Macron et aux siens d’avoir atomisé le Parti socialiste et d’avoir rangé les Républicains au placard. Ce dont nous n’allons pas nous plaindre ici. Quant aux prétendus « insoumis », comme on pouvait s’en douter, leurs résultats n’ont finalement rien de très reluisant.

Le Front national, même si certains braves font encore semblant d’y croire, subit les conséquences de sa désastreuse stratégie de dédiabolisation ainsi que celles de la piètre prestation de sa candidate à la Présidentielle. Celle-ci a perdu de « sa superbe » le soir du débat avec Macron et le FN se retrouve ringardisé alors que les conditions de sa réussite, dues à la radicalisation croissante d’une partie de nos compatriotes, semblaient réunies. Nous ne sommes ni surpris ni déçus car, depuis le début de cette dérive, nous savions que le « néo-Front » allait droit dans le mur. Il est temps de tourner la page. La Droite nationale, dans son ensemble, doit tirer les conséquences de cette malheureuse aventure et se réorganiser pour l’avenir.

Mais de tout cela, nous en reparlerons le dimanche 1eroctobre prochain lors de notre XIe journée nationale et identitaire qui se tiendra, comme chaque année, à Rungis près de Paris.

En effet, ne soyons pas dupes. Macron, comme nous l’avons déjà dit, est le fruit d’une remarquable opération montée par l’hyper-classe économico-médiatique, consciente qu’elle était de la faillite des partis sensés lui garantir ses intérêts. Les naïfs qui voient en lui un « homme nouveau avec une nouvelle façon de faire de la politique » risquent fort d’avoir rapidement à le regretter. Macron, c’est le pseudo changement dans la véritable continuité… Avec lui, la France restera sous le joug des puissances financières qui veulent transformer le monde en un vaste marché planétaire dans lequel l’homme serait réduit au rôle de consommateur docile, dénué de toute identité, juste bon à enrichir les multinationales apatrides.

Cette conception, vous le savez, n’est pas la nôtre et nombreux sont aussi nos compatriotes qui la refusent. Face à cette prétention morbide du Système désormais incarné par Macron et sa clique, la Droite nationale a, plus que jamais, sa raison d’être. Alors, Amis et Camarades, ni soumission, ni abandon, quelle qu'en soit la forme, le combat continue…

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Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de se réorganiser

Guillaume Bernard répond à Boulevard Voltaire :

Après l’élection d’Emmanuel Macron, c’est le raz de marée pour Emmanuel Macron au premier tour des Législatives. On parle beaucoup de la droitisation de l’électorat ces dernières années. Cela ne se vérifie pas. Qu’est-ce qui s’est passé?

D’abord il y a un certain nombre d’éléments de science politique qu’il faut avoir en tête. Il y a le phénomène majoritaire. Celui-ci veut que, lorsqu’un président de la République est nouvellement élu et que des élections législatives suivent immédiatement, une majorité soit donnée au président de la République. C’est ce qu’on appelle le fait ou le phénomène majoritaire. Ce phénomène est classique et habituel. Il n’y avait pas de raison qu’il ne marche pas pour Emmanuel Macron. Il a été ici décuplé par deux éléments. Premièrement, il y a eu une abstention très forte. Cela provoque un effet démultiplicateur qui fonctionne en plus du mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours.

Il y a également une démobilisation, qui se traduit par l’abstention, de toute une partie de l’électorat. Si d’habitude on a schématiquement un combat droite-gauche avec un seul camp qui a perdu, ici on avait plusieurs camps. Comme Emmanuel Macron fait la grande coalition centriste libérale, il réussit à faire la réunification du libéralisme économique à droite, et du libéralisme sociétal à gauche. Dans le fond, il y a plusieurs camps qui ont perdu, aussi bien à gauche qu’à droite. On a donc une démobilisation, un déboussolement de toute une partie de l’électorat qui ne s’est pas rendue aux urnes. D’où le très fort taux d’abstention. Ce premier tour des Législatives est peut-être plus un rejet, un rejet des vieux partis politiques dans lesquels les Français n’ont pas confiance plutôt qu’une véritable et pérenne adhésion à Emmanuel Macron et à son mouvement politique.

Est-ce qu’à votre avis Emmanuel Macron va empêcher toute opposition ou au contraire va précipiter une recomposition?

La victoire d’Emmanuel Macron a cet énorme avantage qu’elle clarifie les enjeux doctrinaux, aussi bien chez les caciques des différents partis politiques que chez les électeurs. Le choix est clairement fait. Lorsque l’on vote pour Emmanuel Macron, que l’on vienne de la gauche ou de la droite, on est effectivement sur des positions libérales. Emmanuel Macron réussit ce tour de force d’occuper un spectre politique extrêmement large qui fait que même s’il n’y a pas forcément une adhésion farouche, pleine et entière, sereine envers sa personne et ses idées, il divise toute opposition possible. La pérennité d’En Marche !, c’est de pouvoir empêcher toute coalition des forces qui s’opposeraient à lui. Il y a donc un incontestable effondrement des autres forces politique PS et LR, tout simplement parce que c’étaient des forces politiques qui étaient hybrides, et en grandes parties devenues sociale-libérale pour le PS, et libérale tout court pour les Républicains. La logique est que ces forces politiques éclatent. La France Insoumise ne progresse pas puisque les idées socialistes sont dévalorisées et que le vote pour Jean-Luc Mélenchon n’avait été, dans le fond, qu’un soubresaut lors des élections présidentielles. Quant au Front National qui visait plus à séduire l’électorat mélenchonniste que celui de Fillon par sa stratégie politique, il a déboussolé et démobilisé toute une partie de son électorat. De la même manière, LR qui a appelé à voter Emmanuel Macron a préparé d’une certaine manière la victoire d’Emmanuel Macron et de ses candidats aux Législatives.

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de réfléchir sur ses valeurs et de se réorganiser en affirmant véritablement ce qu’elle est ontologiquement parlant et pas simplement par un positionnement sur l’échiquier et sur le spectre politique."

Michel Janva

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VICTOIRE DE MACRON : QUEL EST LE SENS DE NOTRE MILITANTISME ? Commentaires et compléments. HS#7

Hervé de Lépinau : "Nous payons le prix de la fin de campagne présidentielle du Front national"

6a00d83451619c69e201b7c901ca19970b-800wi.jpgLe successeur de Marion Maréchal Le Pen dans la 3e circonscription du Vaucluse est en deuxième position, très proche de la candidate En Marche, Brune Poirson – seulement 90 voix les séparent. Il déclare à Présent :

"Je suis un peu étonné par la faiblesse de mobilisation de notre électorat. Par rapport au premier tour de Marion Maréchal-Le Pen, nous avons perdu dans les 3 600 voix. Cette perte de voix s’inscrit dans le phénomène Macron mais aussi dans la difficile visibilité du programme du FN. La diabolisation monétaire menée contre nous, mais aussi la volonté implacable de notre parti à vouloir sortir de l’euro, a déboussolé l’électorat, qui attendait autre chose. Nous payons le prix de la fin de campagne présidentielle du Front national. Aujourd’hui, j’appelle les abstentionnistes à venir voter pour nous.

[...] Nous n’avons pas été capables de stabiliser notre électorat, qui est pourtant sensibilisé aux questions identitaires. Nous nous sommes laissé submerger par la problématique monétaire. Le résultat est que nous sommes partis pour avoir deux ou trois députés à l’Assemblée… Ces résultats montrent la victoire de l’égoïsme et du matérialisme. Nous avons un pays qui est moralement battu, il n’a plus de système immunitaire et est donc vulnérable à toutes les agressions.

[...] Le FN va devoir faire un travail d’inventaire, comme on dit. La leçon de ces élections est que les grands courants des 40 dernières années ont explosé, et le FN a été touché au même titre que les autres."

Michel Janva

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Louis Aliot : « Les nôtres ne sont pas allés voter ! »

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8880-20170614.jpgImplanté depuis quinze ans dans la région, Louis Aliot, qui se présentait dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, est arrivé en tête du premier tour avec 30,80 % des voix. Il devance de justesse la candidate En Marche-Modem Christine Espert, qui a recueilli 29,11 % des voix. Il est l’un de ceux qui ont de réelles chances de l’emporter dimanche.

 Vous êtes en duel serré face à la candidate de Macron. Le PS est balayé. Que vont faire Les Républicains qui ont chuté à 13 % ? Y a-t-il des consignes pour le second tour ?

— Non, il n’y en a pas pour l’instant. Parce que le député sortant des Républicains Fernand Siré est celui que j’avais fait élire en 2012 en retirant notre candidate pour barrer la route à la socialiste Toussainte Calabrèse. [ndlr : Fernand Siré avait expliqué à l’époque « croire au front de droite et vouloir arrêter de diaboliser le Front national »]. Donc s’il est sincère, honnête et droit, il ne dira rien.

 — Que dites-vous aux abstentionnistes, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé dans votre circonscription ?

— Ce sont surtout les nôtres qui ne sont pas allés voter. Quand on regarde les résultats bureau par bureau, on voit que nous faisons bien en deçà de nos scores passés. Comme aux dernières régionales en triangulaire. Il y a un potentiel énorme dans les abstentionnistes

 Je dis aux électeurs du FN que c’est le moment de savoir ce qu’ils veulent.

— Etes-vous déçu par le score du FN à l’échelle nationale et à quoi l’attribuez-vous ?

— Déçu oui. En parvenant au deuxième tour de l’élection présidentielle, on pouvait s’attendre à arriver second à l’élection législative et espérer que les électeurs tiendraient compte de ce que va être la politique de Macron. A quoi doit-on ce score ? A la déferlante Macron bien sûr. Peut-être aussi à un certain nombre de comportements et de commentaires de certains de nos cadres qui n’avaient pas lieu d’être avant les élections législatives.

Quand on est en guerre électorale, les élections législatives sont le second round de la présidentielle. Alors on ne se disperse pas, on ne raconte pas n’importe quoi sur ce que l’on va faire après, on reste concentré sur l’élection et on défend les législatives.

Parmi nos candidats, il y a des hommes et des femmes qui prennent sur leurs congés personnels pour faire campagne. Ils n’ont pas la chance d’être élus députés ou conseillers régionaux ni de vivre de la politique. Non seulement cette attitude n’a pas été correcte vis-à-vis d’eux et les a blessés mais elle nous a fait du tort.

— Que dites-vous d’un système qui donne entre un et trois députés au parti qui a fait 11 millions de voix à la présidentielle et dont la candidate est arrivée au second tour ? Précisément au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique, de « loi pour la confiance dans notre vie démocratique ».

— Si demain il y a une Assemblée où le parti du président qui a fait 30 % au premier tour fait 80 % des députés, clairement il n’y a pas de système démocratique en France. Il n’y a qu’une seule chose à mettre en place d’urgence, c’est la proportionnelle, mais comme tous ces gens-là sont bienheureux de pouvoir confisquer le pouvoir pour appliquer la seule politique qui a toujours été contre les intérêts du peuple, nous en sommes là. C’est très inquiétant car ce sera comme ça jusqu’à l’explosion.

— Vous avez des chances dimanche mais que pourront faire deux ou trois députés FN à l’Assemblée nationale ?

 Ils pourront être des porte-voix. Ils pourront déposer des propositions de loi, des amendements, être les seuls à montrer au peuple français ce qui se passe dans ce cénacle. Alors que si nous les laissons entre eux, ce sera encore pire. Il faut que nous soyons le plus possible. Il reste cinq jours.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien publié par le journal Présent daté du 14 juin 2017

https://fr.novopress.info/206326/louis-aliot-les-notres-n...

Le désespoir en politique est une sottise absolue

6a00d83451619c69e201b8d28c1e1f970c-250wi.jpgDe Jean-Pierre Maugendre :

"Rien ne résistera à la déferlante Macron! L'alliance contre nature, courageusement dénoncée par Henri Guaino, des bobos égoïstes et des bourgeois de droite, tous deux "inclus" de la mondialisation est en passe d'assurer à l'ancien ministre de l'Economie et des Finances de François Hollande une "chambre introuvable" qui enregistrera ses décisions au service du libre échange mondialisé et du libertarisme sociétal. Les partis qui furent "de gouvernement" sont en voie de disparition.

Le Front national sort laminé de ces élections et n'est pas certain de retrouver ses deux sièges à l'Assemblée Nationale. Les Insoumis persistent dans leur posture de sans culottes fonctionnarisés. On ne peut pas dire, cependant, que l'enthousiasme soit au rendez-vous quand seulement un électeur sur deux s'est rendu aux urnes.

Nous pourrions, et cela ne serait pas sans raison, nous contenter de faire nôtre le constat de George Orwell: Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime! Il est complice.

Nous faisons plutôt le choix de sauver ce qui peut l'être, de travailler à reconstituer les micro chrétientés dans lesquelles se transmettront la foi et le respect de la loi naturelle, citadelles assiégées, mais fidèles, comme le furent les monastères lors des invasions barbares. L'indéniable sursaut spirituel que constituent les pèlerinages de Pentecôte doit être conforté, car le spirituel est sans cesse couché dans le lit de camp du temporel, par un sursaut analogue dans le domaine intellectuel.

La XXVI éme Université d'été de Renaissance Catholique du 13 au 16 juillet, au carrousel de Baronville à Chartres rassemblera de nombreux acteurs et témoins de la vie politique : Philippe de Villiers, Anne Coffinier, Jean-François Chemain, Laurent Dandrieu, Jean-Marie Le Méné, Jean-Frédéric Poisson, Jean-Yves Le Gallou, etc. qui s'efforceront de répondre à la question: A quoi sert la politique? Puisse le constat déjà ancien de Jacques Bainville : Imaginer la disparition de la France est impie mais pas absurde loin de nous décourager stimuler notre ardeur et notre générosité au service de la France. Nous vous attendons nombreux pour ces quatre journées d'étude, de prières et de rencontres dans l'amitié française et l'espérance chrétienne."

Michel Janva

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13/06/2017

Pour Henri Guaino, bobos et cathos sont « à vomir »…

On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux.

Il y a parfois de sacrés énervements, mais aussi de saintes colères. La preuve par Henri Guaino, candidat malheureux de la deuxième circonscription parisienne, et éliminé dès le premier tour avec moins de 5 % des voix.

Ce dimanche dernier, convié sur BFM TV à commenter le premier tour des élections législatives, l’homme s’est donc lâché de la plus belle manière qui soit, assurant que l’électorat l’ayant défait était tout bonnement « à vomir » !

« Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme. Et puis, il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui, après, vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé, a triché par tous les moyens. »

Rock and roll sur le plateau ! Les journalistes lui demandent s’il ne s’agirait pas un peu, là, d’une sorte de « manque de respect »… Réponse : « Oui, bien sûr, et alors ? »

Il est vrai que, dans la circonscription en question, le très en marche Gilles Le Gendre caracolait en tête (41,8 %), loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (18,1 %), laquelle était évidemment soutenue par François Fillon et Alain Juppé, tel qu’annoncé dans nos éditions précédentes. Du coup, Henri Guaino abandonne la politique, non sans en remettre une seconde couche, dès le lendemain, sur LCI.

Les bobos, rebelote ! « C’est vraiment ce que je déteste le plus dans l’existence… » Et rebelote et dix de der sur cette « droite » donnée pour être « bien élevée » :

« Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s’est repliée après avoir perdu l’électorat populaire, les classes moyennes inférieures. […] Ce qui me choque, dans cet électorat, c’est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement.

Il est un fait que les militants de Sens commun, pourtant fort influents dans ce très chic arrondissement de la capitale, ne se sont guère mobilisés pour Henri Guaino, pourtant naguère aux avant-postes de la Manif pour tous

Il en est un autre que cet orphelin autodidacte, gaulliste de gauche à la forte fibre sociale, n’a jamais véritablement fait partie de la « caste » ; il en paye aujourd’hui le prix. Dans la dixième circonscription de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson vient d’essuyer semblable camouflet, ne totalisant que 19,12 % des suffrages, contre Aurore Bergé, candidate macroniste poussée à marche forcée par Alain Juppé, qui frôle l’élection dès le premier tour avec 46,63 % des voix.

Et ce n’est, fort du seul soutien de François Le Hot, candidat du Front national (9 %), que ce rugbyman rugueux, catholique, plus de conviction que de naissance, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, et alors torpillé par ses meilleurs amis de Sens commun, se prépare à un second tour des plus délicats :

« Il est en train de se préparer à l’Assemblée nationale une domination sans précédent d’une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le Code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n’en avons connu…  »

Trahison des clercs ou peur des bien-pensants, quelles que soient les références littéraires, la réalité est là, tandis que le récent passé s’en revient éternellement frapper à nos portes. Qu’elle se nomme orléaniste, giscardienne, chiraquienne, balladurienne ou macronienne, cette droite conservatrice ne se sera finalement battue que pour la seule conservation de ses petits privilèges. Lutte des classes ? Quelle horreur… Lutte des castes ? On comprend déjà mieux…

On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux. Mais, au moins, les premières, de longue date macronisées, luttent-elles pour leurs intérêts immédiats, tandis qu’entre deux génuflexions, les secondes scient la branche sur laquelle elles sont depuis trop longtemps vautrées, regardant disparaître un monde qui leur échappe, telles des vaches qui contempleraient les trains qui passent. Mais quelle importance, tant qu’on peut s’énerver en lisant Yvan Rioufol dans Le Figaro ou acheter le dernier Éric Zemmour, que jamais on ne lira, mais qui sera élégamment abandonné sur la table basse du salon, entre deux vases chinois garantis d’époque ?

Du « vomi », pour reprendre les propres termes d’Henri Guaino ? Histoire de paraphraser Alphonse de Châteaubriant et le titre d’un ancien journal, aujourd’hui un peu oublié, un seul qualificatif nous vient à la fois à l’esprit et à la glotte : La Gerbe.

http://www.bvoltaire.fr/henri-guaino-bobos-cathos-a-vomir/

Législatives : PS, après la défaite, la banqueroute ? - Journal du mardi 13 juin 2017