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17/08/2017

L'électorat catholique vote plus à droite que le reste de la population

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop :

"la candidature de François Fillon et son score au premier tour ont masqué en partie le phénomène de radicalisation d'une partie de l'électorat catholique. Si Marine Le Pen est restée cantonnée à 15% au premier tour, sans aucune progression par rapport à 2012, c'est parce que le candidat désigné par la primaire de la droite campait sur des positions très fermes sur un certain nombre de sujets au premier rang desquels l'islam. Ce candidat ayant été éliminé au soir du premier tour, une partie de cette digue a cédé et toute une frange de l'électorat catholique conservateur a basculé en faveur de Marine Le Pen au second tour. Les données de l'Ifop indiquent à ce propos que l'ampleur des reports en faveur de Marine Le Pen a été quasiment la même dans les différents segments de l'électorat de François Fillon, qu'il s'agisse des catholiques pratiquants, des non pratiquants ou des sans-religions. Dit autrement, la réticence à voter pour la représentante du FN n'a pas été plus importante parmi les électeurs fillonistes catholiques pratiquants que chez les fillonistes non-pratiquants ou athées et ce alors que de nombreuses voix et leaders d'opinion catholiques avaient pourtant appelé à barrer la route à l'extrême-droite."

46% des catholiques pratiquants ont glissé un bulletin François Fillon dans l'urne au premier tour. Mais au second tour, 62% votèrent pour Emmanuel Macron contre 38% en faveur de Marine Le Pen. Cette dernière a donc été certes largement devancée parmi les catholiques, mais elle y a recueilli un score supérieur à son niveau national (33,9%).

par Michel Janva 

Les dépenses des candidats à la présidentielle

La publication des comptes de campagne des candidats à l'élection présidentielle a été publiée au JO le 3 août par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Extraits :

Pour Nicolas Dupont-Aignan :

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Marine Le Pen :

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Emmanuel Macron :

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Benoît Hamon :

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.00.53

Jean-Luc Mélenchon :

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François Fillon :

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Michel Janva

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08/08/2017

« Cette France de gauche qui vote FN » de Pascal Perrineau [rediffusion]

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Par Carl Hubert, essayiste ♦ Le politologue Pascal Perrineau a publié début juin un livre intitulé Cette France de gauche qui vote FN : une suite actualisée à la théorie du gaucho-lepénisme défendue depuis 1995 par le professeur à Sciences Po.

couv-france-de-gauche-fn-le-seuil-205x300.jpgLe professeur Perrineau revient, avec force chiffres, sur ce phénomène incontestable : des électeurs de gauche, qui se revendiquent parfois expressément comme de gauche, votent FN.

En termes de flux, Pascal Perrineau estime qu’un tiers du surcroît d’électeurs de Marine Le Pen entre 2012 et 2017 (soit un peu plus de 400.000 électeurs) viendrait de la gauche. La porosité des électorats de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon n’est d’ailleurs pas nulle : d’après la dernière enquête du Cevipof avant le 1er tour (16-17 avril), 28% des électeurs de Marine Le Pen susceptibles de changer d’avis (soit 4,5% de ses électeurs au total) donnaient Jean-Luc Mélenchon en second choix, tandis que symétriquement 11% des électeurs de ce dernier susceptibles de changer d’avis (soit 7,7% de ses électeurs) donnaient Marine Le Pen en second choix.

En termes de stock, ce sont cependant seulement 6% des électeurs de Marine Le Pen en avril dernier (soit environ 460.000 électeurs) qui se disaient « plutôt de gauche » (même enquête du Cevipof des 16-17 avril). Ce qui signifie que ce phénomène du frontisme de gauche est clairement minoritaire – ou tout du moins que les anciens électeurs de gauche ayant rejoint le FN ont coupé les amarres avec leur ancienne famille politique, convertie à la ligne Terra Nova de la gauche mondialiste et libéralo-libertaire.

Si le FN a pour partie remplacé la gauche dans l’électorat populaire, il n’est pas pour autant un parti de gauche

Pascal Perrineau le rappelle explicitement : sa thèse n’est ni que le gaucho-lepénisme est majoritaire au FN ni que ce dernier est devenu un parti de gauche. En revanche, il estime que la dynamique du Front national depuis 2012 est à mettre au crédit d’une inflexion politique plus ouverte à gauche, à savoir la ligne Marine Le Pen/Philippot, qui a permis le ralliement d’électeurs issus de la gauche. A cet égard, le 1er tour des législatives a confirmé que, dans les Hauts de France, le FN a pour partie remplacé le PCF et le PS dans l’électorat populaire.

Perrineau décrit là un phénomène réel de déplacement à gauche du centre de gravité du parti frontiste. Mais son analyse est celle d’un politologue et non d’un stratège politique. D’une part – et il en convient –, ces électeurs de gauche ne sont pas seulement venus au FN pour son discours social mais aussi pour son discours sur l’immigration, la gauche ayant rompu avec le patriotisme. D’autre part, ce que Marine Le Pen a gagné d’un côté – cet électorat issu de la gauche –, elle l’a reperdu de l’autre côté : c’est cet électorat bourgeois ou même de classes moyennes, ou tout simplement âgé, qui se détourne du FN, comme on l’a observé lors de l’élection présidentielle.

Ce positionnement ni droite ni gauche condamne le FN à l’isolement politique et donc à l’éternel échec

Le second tour de la présidentielle l’a montré avec fracas. L’électorat de gauche a très peu voté Marine Le Pen : environ 10% des électeurs de Mélenchon, 2% de ceux de Hamon. L’électorat de centre-droit offrait davantage de réserves de voix. Environ 20% des électeurs de Fillon se sont d’ailleurs in fine reportés sur la candidate « patriote », un tiers de ceux de Dupont-Aignan – bien moins que ce que promettaient les sondages avant la campagne de 2nd tour (environ 30% et 45% respectivement). Mais cet électorat de centre-droit a été dissuadé par le discours gauchisant de Marine Le Pen. Or, sans lui, aucune majorité électorale n’est possible.

Pour expliquer l’échec de Marine Le Pen au second tour, Pascal Perrineau préfère quant à lui pointer son manque de « gouvernementalité », que le débat du 2nd tour a mis en lumière, lui faisant perdre 6 points dans les urnes. Ce reproche est fondé. Mais pour faire preuve de « gouvernementalité », il faut aussi rompre avec le discours de classe hostile aux catégories socioprofessionnelles aisées, qui condamne à l’opposition démagogique. Et pour réussir le 1er et le 2nd tour d’une élection majeure, il faut être crédible auprès de l’électorat actuel et potentiel du FN, en répondant d’abord à ses préoccupations au lieu de répondre à celles d’autres électorats.

Carl Hubert 17/06/2017

Pascal Perrineau, Cette France de gauche qui vote FN, Le Seuil, 1er juin 2017

https://www.polemia.com/cette-france-de-gauche-qui-vote-f...

La Wallonie enfin débarrassée du Parti socialiste

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En février 1988, après un intermède libéral–chrétien démocrate de trois petites années, le Parti socialiste revient au pouvoir en Wallonie. Il ne le lâchera plus pendant vingt-neuf ans, soit le temps d’une génération sacrifiée, au cours de laquelle les rouges ont patiemment tissé leur toile.

Dans le sud de la Belgique autrefois prospère, tout s’est coloré de rouge et rien, absolument rien, n’a échappé à l’emprise du PS, à commencer par des médias inféodés aux empereurs successifs : hier, Guy Spitaels ; aujourd’hui, un Elio Di Rupo politiquement finissant ; et demain, pensait-on, Paul Magnette.

Forcément, selon la formule de Lord Acton trop ressassée pour encore surprendre, si « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ». Bien des affaires plus tard – dont la plus médiatisée fut le scandale de corruption Agusta-Dassault dans les années nonante -, le Parti socialiste est aujourd’hui évincé.

Par crainte de subir un revers électoral majeur à la suite de nouvelles affaires de malgouvernance (rémunérations astronomiques pour prestations inexistantes ou faibles chez Publifin et scandale au Samusocial de Bruxelles), le Centre démocrate humaniste, partenaire de majorité préféré de l’ogre socialiste, a décidé de « retirer la prise ». 

Le renvoi du Parti socialiste dans l’opposition en Wallonie est un séisme majeur, tant la formation politique et la région ont semblé indissociables dans l’inconscient collectif, tant la politisation de l’administration est devenue une image d’Épinal, tant les discours pontifiants sur un prétendu redressement ont fini par endormir l’électorat.

C’est pourtant aujourd’hui que commence le travail de redressement. Les chantiers sont multiples : il faudra à la fois redonner le goût d’entreprendre, en finir avec l’assistanat, supprimer les trucs, bidules et machins (ou unités d’administration publique) créés pour caser et recaser les camarades, mettre fin aux gaspillages (des compétences comme l’immigration ou la lutte contre le terrorisme ressortissant au niveau fédéral, où le PS avait déjà été évincé en 2014).

Il serait pourtant illusoire de se réjouir trop vite. Non seulement le Mouvement réformateur qui a pris place dans l’embarcation gouvernementale n’a (presque) plus rien d’un parti de droite, mais, surtout, le Parti du travail de Belgique (qui ferait presque passer Mélenchon pour un sympathique centriste) est devenu le premier parti dans les sondages et pourrait confirmer sa bonne forme en 2019.

 Conseiller politique Son blog

06:27 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

06/08/2017

En marche vers l'autodérision et l'aveuglement total de la réalité

Le ridicule ne tue pas.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_webl

Vous vouliez le peuple à l’Assemblée ? Le voilà !

Cela fait plusieurs années que l’on déplore l’absence de gens de la société civile au parlement. Enfin de parfaits inconnus viennent y pointer, l’on se plaint encore !

On n’en pouvait plus, de tous ces politiciens qui se gavent d’argent public et viennent se pavaner dans les studios des médias ; les voilà pour partie… envolés !

En plus des députés FN et FI, les godillots en marche sont là ! Et ils nous représentent…

Plutôt qu’encore se complaire dans la critique perpétuelle et la noirceur, trouvons-leur plutôt des avantages.

– Le godillot fait éclater au grand jour ce qu’est devenu le peuple français. De bonne volonté individuellement mais bête collectivement. Croyant que faire le bien de sa catégorie suffit à faire le bonheur national, et pensant détenir la vérité universelle que les droits de l’homme de son pays lui ont, en naissant sur le sol des Gaules, conféré.

– Le godillot prouve, par le mépris qu’il suscite chez ses collègues politiciens de profession, que ces derniers ont un mépris tout court pour le peuple. Quoi ? Les politiciens de métier seraient donc par essence plus qualifiés pour être de meilleurs députés ? Sur quelle définition de la démocratie est-on donc, finalement ? Grâce au godillot, l’on se pose à nouveau des questions de philosophie politique essentielles.

– Oui, le godillot est docile et votera toutes les lois qu’on lui a dit de voter, car il a l’air bête et ne connait pas les codes de comportement des salons parisiens. Mais, tout fier de son mandat électif, il voudra parfois le prendre au sérieux, et prendre ses responsabilités, en faisant de son vote SON vote d’élu sincère. Les premiers signes de fronde innocente ont déjà pointé le bout de leur nez. Zizanie assurée.

– Le godillot avait un métier, avant d’être élu, et même s’il va vite prendre goût à ses nouveaux émoluments (facilement cinq à dix fois son salaire, tout compris), il n’est pas sûr qu’il voudra se représenter à tout prix dans cinq ans. Donc, les moyens qu’a son groupe pour lui faire du chantage sont assez limités.

– Nous assisterons peut-être, à terme, à une scission des godillots. Les godillots sincères et les godillots corruptibles. Les plus vertueux feront autant de zèle que les plus pervertis. On peut même rêver, les vertueux rejoindront d’autres groupes !

Le grand ordonnateur Macron, au final véritable « populiste », lui qui a fait entrer à l’Assemblée des gens du peuple, sera, avec un peu de chance, pris à son propre piège. Mais ça ne changera rien. Car les lois visant à casser les fondements de notre société seront quand même passées et l’Assemblée nationale, qu’elle soit remplie de godillots ou de professionnels de la réélection et des plateaux télé, quelle différence ? Notre Assemblée n’en restera pas moins qu’une vulgaire chambre d’enregistrement des directives de l’Union européenne.

http://www.bvoltaire.fr/vouliez-peuple-a-lassemblee-voila/

05/08/2017

On en a pour cinq ans... au moins !

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Que faire avec la victoire inattendue d’Emmanuel Macron ? Comment la contestation de cette autorité, qui se veut décomplexée, peut-elle s’organiser ?

L’actualité politique a quelque chose de surréaliste et d'inquiétant quand on ne veut pas voir - à travers une analyse et des analogies historiques par exemple - que ce qui est en train de se passer n'est pas neuf. La nouvelle majorité macronienne représente simplement l'immense prestige du Marché et de ce qui touche au Marché dans les esprits. Il y a une explication au grand chambardement politique que je n'ai vu nulle part exprimée, sans doute parce qu'elle est trop simple, mais que je ne résiste pas à vous donner Auri sacra famés disaient les vieux Romains. Nous sommes tous fascinés par l'or et par ceux qui sont censés y toucher. DSK, en 2012, était donné vainqueur à 70 % des suffrages, avant que, sa popularité financière lui montant aux organes, il ne « s'amuse » à trousser une femme de chambre dans un hôtel new-yorkais. Macron n'a pas le côté obscur, le côté vieux satyre de DSK, ce côté obscur de la force, qui, avant son écart contre la pauvre Nafissatou, avait pu contribuer, pour une part inconsciente, à la popularité de l'ancien patron du FMI. Mais chez notre président jupitérien le côté « premier de classe chez les riches » a renforcé sa bonne étoile électorale ancien de la Banque Rotschild (voilà le sésame), il serait bien capable de tous nous enrichir (voilà le calcul). Il va « faire bouger les choses » et nous deviendrons tous riches. Et voilà la philosophie simple et efficace de tous les Marcheurs, même s'ils cherchent parfois à l'emballer plus joliment. Voilà en tout cas « l'opportunité » qui a permis à Emmanuel Macron de faire marcher les marcheurs et de l'emporter haut la main dans la compétition présidentielle. Voilà enfin qui a ouvert à son Parti, la République en marche, les portes de l'élection, en faisant élire des cruches avérées avec des scores de vedette.

Autour du Veau d'or

Cette naïveté face à l'Argent roi, elle est aussi chez les Américains élisant Trump le milliardaire, mais on ne la trouve jamais en Angleterre, parce que les Anglais savent trop bien, au cours de leur longue histoire, de quel esclavage l'Argent peut être le signe. En revanche, cette naïveté se trouve fréquemment chez les Latins, moins experts en métal jaune. Dans notre histoire de France, on entend encore le cri de Guizot « Enrichissez-vous », La monarchie censitaire louis-philipparde n'était pas assez poétique pour nos concitoyens. On l'a donc envoyé promener après dix-huit ans de loyaux services (1830-1848). Encore quelques années de fièvre républicaine, au cours desquelles les Français se seront donné des sensations en plantant partout sur le territoire des arbres de la liberté et en dansant autour, avec l'impression de la Fraternité retrouvée.. C'est finalement, dès 1851, Napoléon III qui siffle la fin de la récréation. Son refrain est le même que celui de Guizot « Enrichissez-vous ! ». Pendant presque 20 ans, l'Empereur tint les Français en haleine avec cette simple rengaine. Il est vrai d'ailleurs qu'il aura notablement enrichi son pays et que cette période de prospérité conservatrice aurait pu durer plus longtemps si le neveu de Bonaparte ne s'était pas pris pour un chef de guerre.

Il y a un autre épisode important dans l'histoire des riches en France, c'est le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, entre 1974 et 1981. Ministre des Finances du général de Gaulle, il avait parfaitement compris que le temps béni des années 60 pouvait voir s'épanouir une nouvelle technocratie française et européenne, qui romprait en visière avec la politique trop nationale et trop personnelle du Général. Non sans raison, VGE se voyait rassemblant autour de lui « deux Français sur trois » selon le titre de son ouvrage programmatique. Le pire, c'est qu'il avait raison ce n'était pas impossible de rassembler deux Français sur trois autour du vieux slogan jamais mort Enrichissez-vous ! Le problème ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Il me semble que c'est moins le snobisme de Valéry, qui aurait été répulsif, que son manque d'autorité. Il cultivait ostensiblement la volonté de se mettre sur le même plan que ceux qu'il devait gouverner, la maladresse avec laquelle il voulut jouer, avant l'heure, le rôle de président normal le perdit.

Emmanuel Macron ne veut pas apparaître lui, comme un Président normal. Un président people, peut-être, mais pas de confidences en série. Il a compris que le libéralisme qu'il a réussi à incarner, avait avant tout besoin d'autorité. Quelle autorité ? François Hoffman nous l'explique dans ce numéro, le président se déclare en faveur de la légalisation de l'état d'urgence, bientôt votée au Parlement. Il s'agit de faire entrer dans la loi ordinaire des mesures exceptionnelles que l’on avait prises en urgence pour se protéger du terrorisme. Le contrôle social - renseignement et intrusions dans la vie privée - va donc continuer à marquer nos vies quotidiennes de son emprise, que ce soit sur Internet ou dans les mille vérifications administratives auxquelles nous sommes astreints. Ce contrôle, mis en place par des technos, au fond des ministères, dont les ministres sont souvent des potiches inexpérimentées, reste en réalité parfaitement anonyme. Il ne peut être l'objet de revendications populaires, tant il est abstrait. Les progrès vertigineux de la technique et de la communication le rendent de plus en plus précis, comme ont pu s'en rendre compte à leurs dépens quatre membres du gouvernement Philippe I, qui ont dû démissionner en catastrophe, malgré qu'ils en aient eu.

La panoplie du Président

Ce contrôle social, dont chacun fait les frais d'une manière ou d'une autre, n'est pas la seule arme dans la panoplie du président jupitérien. Il est prêt à montrer son autorité, à engager sa personne pour telle cause, qu'il aura jugé importante. Particulièrement significative à cet égard, me semble être la nomination de Jean-Michel Blanquer. Ce juriste, ce haut-fonctionnaire, cet ancien recteur d'Académie n'est pas un techno comme les autres. Il a affaire en revanche à une administration qu'il connaît bien et que l'un de ses prédécesseurs avait appelé le Mammouth, se faisant fort de le dégraisser. Avec lui, selon la volonté du président, l'égalité dans la médiocrité n'est plus l'objectif premier à imposer au forceps, l'excellence redevient un objectif de l'Éducation nationale, non seulement l'excellence des classes bi-langues d'ailleurs, mais, ce qui est tout de même plus problématique encore, la culture, et la culture traditionnelle, celle que donne le latin et le grec (dont on va rétablir l'enseignement en dehors des sinistres EPI, actuellement prévues, ces unités d'enseignement ludiques et transdisciplinaires, imposées par Najat Belkacem). Qu'a pu faire le ministre en cinq semaines ? « On veut beaucoup travailler, avec la ministre de la culture [Françoise Nyssen, fondatrice des éditions Acte sud] sur la question du livre, la lecture c'est fondamental ». Ce souci ne reste pas purement verbal. Jean-Michel Blanquer, dans Le Parisien, fait l'éloge des Fables de La Fontaine « Elles nous disent quelque chose de la vie et elles sont éternelles ». Il ne s'agit pas d'en rester à un éloge qui demeurerait abstrait. Le ministre à décidé d'offrir les Fables de La Fontaine aux 150 000 élèves de CM2 dont s'occupe et que gère l'Éducation nationale (ils sont en réalité 700 000). Le geste a vraiment quelque chose de rafraîchissant. L'autorité peut (et doit) être mise au service de l'essentiel. Lorsque je dis que le Président Macron a compris la nécessité d'une autorité qu'il se déclare prêt à incarner, cela signifie, même dans des choses qui sont encore de l'ordre du symbole, une forme d'efficacité que nous n'avions pas observée depuis longtemps. Cette autorité neuve, toute libérale en son fond, ne nous dépêchons pas de la juger. Elle pourrait bien apporter à la France ces réformes que l'Allemagne a faite depuis dix ans et que nous n'avons toujours pas été capables de mettre en route. Hervé Bizien nous dit ici ce qu'il en est à propos de la fameuse loi travail, à nouveau sur le métier et que l'on n'appellera plus la loi El Khomri (après la cinglante défaite électorale de la donzelle dans le XVIIIe arrondissement de Paris), mais que l'on pourra nommer, pourquoi pas, de son vrai nom la loi Macron.

Pour une véritable opposition

Faut-il devenir macroniste pour autant ? Il importe au contraire, étant donné l'efficacité d'Emmanuel Macron, et parce qu'à l'évidence il ne fera pas que du mauvais en économie, de construire une véritable opposition antilibérale et civilisationnelle. Jean-Luc Mélenchon a tonitrué que l'opposition, c'était lui. Il n'est pas sûr qu'il parvienne à ses fins, tant ses réflexes de conducator d'extrême gauche sont encore bien présents. Il n'est pas sûr, par exemple, qu'une opposition systématique à toute simplification du Code du travail soit de bonne méthode pour incarner l'esprit de l'opposition anti-libérale auprès des Français. En outre, la présence parmi les députés « France insoumise » de Danielle Obono, cette française d'origine gabonaise, proche des indigènes de la République, qui vient de refuser à Alain Marschall sur RMC de dire « Vive la France », montre bien que le Parti de Jean-Luc Mélenchon n'en a pas fini avec la marginalité « Pourquoi vive la France ? Pourquoi ? Vous voulez que je me mette au garde à vous et que je chante la Marseillaise. Je ne me lève pas le matin en disant Vive la France. Vive la démocratie, oui... »

L'opposition sera donc nécessairement une opposition de droite. Inutile d'aller la chercher chez les Républicains, vu l'état de guerre interne dans lequel ils se trouvent enfermés. La guerre des chefs est telle que, parce que personne ne veut rouler pour personne, tous, sans doute, deviendront macron-compatibles, ou, comme on dit, « constructifs », au-delà des chiffres actuels du groupe parlementaire. Au Front national, la brillante élection de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont lui donne le bol d'air dont elle avait besoin pour survivre politiquement. Mais sa prestation catastrophique, lors du débat de la présidentielle, semble lui fermer tout destin national. On en est donc réduit à des incantations. Il faut que la droite renaisse et des Républicains et du Front national, nous expliquait Guillaume Bernard dans le dernier numéro. Il semble en tout cas que le nouveau Palais Bourbon, où les pointures ne sont pas légion, puisse être un espace dans lequel la contestation démocratique de quelques-uns, face à un autoritarisme libéral prévisible, puisse se faire entendre. Mais la Chambre des députés sert-elle encore la démocratie en France ? Une chose est sûre il y aura une opposition à Macron, elle ne sera pas de gauche étant donné le décès du PS. Elle sera antilibérale. Nous contribuerons à la penser pour la rendre audible.

Alain Hasso monde&vie 29 juin 2017

04/08/2017

CLASH à l'AN 4/08 Emmanuelle MÉNARD fait hurler l'assemblée en dénonçant l'article 1 !

Emmanuel Macron est moins populaire que Trump

La cote de popularité d'Emmanuel Macron chute très lourdement, passant de 43% d'opinions à 36% en un mois. C'est moins que Donald Trump, qui oscille entre 36 et 40% d'opinions favorables.

Cet effondrement de 7 points conclu un mois de juillet riche en couacs pour le chef de l'État : baisse du budget de la Défense, départ du chef d'état-major des armées, baisse des APL, cacophonie à l'Assemblée, communication hasardeuse (la meuf is dead...)...

Les choses ne sont guère plus réjouissantes pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui voit en effet sa cote baisser de 2% pour arriver à 37% d'opinions favorables, dépassant d'une courte tête celle du locataire de l'Elysée.

La baudruche des médias se dégonfle. Avec deux mois de retard hélas. 

Le Salon Beige

03/08/2017

Facebook a censuré 70,000 comptes critiquant Emmanuel Macron pendant les élections présidentielles

BREIZATAO – POLITIKEREZH (28/07/2017) En avril dernier, Facebook avait annoncé la suppression surprise de 30,000 comptes en France qui publiaient « du spam, de la désinformation ou d’autres contenus trompeurs ».

Une décision opaque et unilatérale qui a très souvent touché des comptes orientés à « droite » regroupant des critiques de l’immigration, de l’islamisme, du multiculturalisme, etc. Nombreux sont les utilisateurs du réseau qui, depuis plusieurs mois, ont ainsi vu leurs comptes supprimés sans préavis alors qu’ils animent des pages identitaires.

Une politique qui a par exemple frappé le Youtubeur Majid Oukacha, très critique de l’islam.

Pour une droite qui ne s’excuse plus d’être de droite

« Nous avons commis la plus belle escroquerie du siècle : nous avons fait croire aux Français que nous étions de droite », a un jour concédé feu Charles Pasqua, comme un écho cinglant à la formule énoncée quelques décennies plus tôt par l’académicien Maurice Druon selon laquelle la droite ne serait qu’une autre gauche.

La droite a perdu la bataille des idées

Dix années après sa dernière victoire à une élection présidentielle et alors qu’elle s’apprête à figurer dans l’opposition pour au moins une décennie, la droite, lestée d’une partie de ses « constructifs » macronisés, a pourtant une occasion unique de résoudre la question de son identité idéologique et de ses frontières sur l’échiquier politique.

Lire la suite sur Causeur

01/08/2017

Législatives : regardons les faits

La nouvelle Assemblée ou la philosophie du foutoir

Par André Bercoff

Dans cette humeur selon son style si personnel et si sympathique [Figarovox 28.07] André Bercoff exprime un fort point de vue. Derrière l'amateurisme des députés LREM, les amendements antiracistes liés à la loi de moralisation montrent une volonté de réduire au silence tous ceux qui ne rentrent pas dans les clous de la « police novlangue ». André Bercoff a raison.  LFAR

En politique comme ailleurs, il est peut-être bon de ne rien savoir, mais il ne faut point en abuser. Ils furent nombreux à se réjouir, et légitimement, de l'éruption des jeunes pousses de la société civile dans la République en Marche. Le Monde Nouveau surgissait enfin sur les bancs du Palais Bourbon, balayant les caciques fatigués, les septuagénaires blasés, et les vieilles formations gouvernementales en déroute. Reste qu'être député exige un certain nombre de connaissances quant au fonctionnement de l'appareil législatif : faire la différence entre article et amendement, savoir formuler sa question de façon à ce qu'elle n'apparaisse pas comme un sabir au goût étrange venu d'ailleurs ; de ce point de vue, le présent spectacle apparaît, selon que l'on appartienne à la majorité sonore ou à l'opposition indignée, réjouissant ou navrant.

Force est de reconnaître qu'une dimension quasi zoologique vient d'être atteinte avec des députés qui votent contre un article de la loi de « confiance dans l'action publique » qu'ils avaient pourtant ratifié en commission. Ce qu'on appelle peut-être en psychanalyse la schizophrénie heureuse ; en réalité ici, l'envers d'un amateurisme appelé sans doute à s'estomper quand les néophytes apprendront à la fois la base du métier et la maîtrise de leurs affects. Pour le moment, ils semblent fonctionner à l'aveugle en attendant les instructions de messieurs Ferrand et Castaner, et la baguette du chef d'orchestre de Rugy : en l'absence de ceux-ci, tous les désespoirs sont permis, ce qui laisse aux aimables comédiens de la France Insoumise le loisir de se livrer aux jeux de rôles dont ils sont, faute de vrai pouvoir, si friands.

Mais tout cela n'est que billevesées à côté d'amendements qui viennent d'être votés et qui rendent définitivement inéligibles tout candidat qui se serait livré à des déclarations discriminatoires, injures publiques, provocations à la haine raciale: tout le vocabulaire des associations « droitsdelhommistes » à sens unique, anti-racistes deux poids deux mesures, qui consiste en fait à censurer et à paralyser toute personne qui oserait s'exprimer en dehors des passages cloutés de la police novlangue. Soyons clairs : il ne s'agit en aucun cas ici de cautionner ni d'admettre le racisme d'où qu'il vienne et la haine d'où qu'elle jaillisse. Mais comme la parole dominante et la pensée toujours unique s'attachent à ne culpabiliser et à ne condamner que ceux qui ne pensent pas comme elles, on s'aperçoit que le curseur est mis de façon à ne frapper que d'un côté. Aujourd'hui, cela vise les politiques et déjà les intellectuels, demain les humoristes et bientôt - pourquoi pas - les citoyens. Je relisais récemment une collection du magazine Hara Kiri des années 60-70 ; j'écoutais les monologues de Pierre Desproges, de Coluche et d'autres : ils seraient tous aujourd'hui dans le collimateur de la nouvelle Inquisition. Sous les pavés des faux débats parlementaires, la plage de Big Brother s'étend. Régressivement. Dangereusement.  

André Bercoff

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Trump : derrière le chaos, la victoire ? (1re partie)

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Faisons le bilan du coup d’État rampant qui le tenaille…

Il est dit que Trump, chaotique, tombe en vrille. Avant de nous prononcer, faisons le bilan du coup d’État rampant qui le tenaille (avant de prévoir, en 2e partie, les prochains mouvements tactiques et stratégiques du président).

Reprenons :

1) Trump a gagné l’élection du 8 novembre avec un nombre écrasant de grands électeurs, et peut-être même la majorité du vote populaire (l’enquête menée par le vice-président Pence sur les fraudes électorales – dont le vote des illégaux – permettra de le savoir).

2) Depuis la rencontre du 14 novembre (à l’hôtel Mandarin de Washington) entre la chef de file démocrate Nancy Pelosi, George Soros et un certain nombre de capitalistes, un coup d’État rampant a été mis en branle, visant à transformer Trump en Viktor Ianoukovytch. Il fallait trouver une histoire à vendre au public, tout en lançant une sédition à géométrie variable.

3) On se souvient que tout avait démarré avec le piratage, en 2016, du serveur du Parti démocrate, et les publications de WikiLeaksdes courriels de Podesta (le directeur de la campagne Clinton). Ces deux actes ont été « imputés » à Poutine en personne, orchestrant un « acte de guerre » à l’encontre des États-Unis.

4) Puis est survenu le fameux « dossier Trump » en janvier 2017, décrivant un Trump se livrant à la débauche dans un hôtel de Moscou. Ce dossier assemblé pour le compte du Parti démocrate par la firme américaine de salissage politique Fusion GPS a été, depuis, unanimement démoli.

5) Depuis six mois, la relation entre Trump et le Congrès est à « qui manipule l’autre ». Le Congrès tentant d’imposer son programme à Trump (autrement dit celui des bailleurs de fonds électoraux), Trump cherchant à se rallier les élus républicains.

6) La réalité est que la majorité des élus républicains veulent le vice-président Mike Pence comme président et, passivement ou activement, ont été complices de l’inquisition visant à faire tomber Trump pour collusion dans « l’ingérence russe dans nos processus démocratiques ».

7) Cette inquisition se matérialise aujourd’hui par quatre enquêtes parlementaires (sans succès), une enquête du FBI (sans succès) et, enfin – in cauda venenum –, celle du procureur spécial Robert Mueller, républicain « bushiste » qui a recruté une équipe juridique… pro-Clinton afin de fouiller dans les affaires personnelles de Trump.

8) Or, les lois américaines sont telles qu’on peut toujours trouver un crime. Le journaliste Tucker Carlson disant récemment : « Si je vais au restaurant à Moscou, il y a fort à parier que je serai inculpé par le FBI pour blanchiment d’argent ! »

9) Début juillet, lorsque sa famille est passée à la moulinette des enquêtes, Trump a alors compris que sa mise à mort se profilait. Il a réagi…

En 2e partie nous verrons comment Trump a ridiculisé les élus républicains « gestionnaires » tout en motivant les élus « idéologiques », comment il a débloqué un certain nombre d’obstacles, comment il a repeint le paysage à coups de tweets, de couteau (ou de massue !), et enfin comment il réorganise sa maison afin de tenter une échappée quand tous dormiront en août.

http://www.bvoltaire.fr/trump-derriere-chaos-victoire-1re...

31/07/2017

Unifions la droite : analyse du dernier Sècession HS#12

14:27 Écrit par pat dans actualité, élections, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/07/2017

Fin de carrière politique pour Bruno Gollnisch

Lu dans Valeurs Actuelles :

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Le Salon Beige

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La France a l’Assemblée qu’elle mérite

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Des séances houleuses, l’Assemblée en a connues, mais des pitoyables comme celle de cette semaine, rarement.

Joseph de Maistre (1753-1821), qui fut membre du souverain Sénat de Savoie avant que l’invasion française ne l’oblige, en 1792, à émigrer, est l’auteur de cette sentence : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. » Une sentence maintes fois reprise et qui peut se décliner à l’envi. Et donc, par construction, dans une démocratie représentative, toute nation a l’Assemblée nationale qu’elle mérite. Les Français ont voulu, par action ou par inaction, une large majorité macronienne. Ils ont voulu, par action ou par inaction, faire rentrer des sans-culottes au palais Bourbon. Maintenant, il faut assumer. Pour cinq ans.

Or, au cours de la semaine qui vient de s’écouler, l’Assemblée nationale a globalement donné une bien piètre image, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les journaux télévisés. En effet, pour qui est habitué aux débats au sein de l’Hémicycle, il y avait de quoi être consterné.

Que Jean-Luc Mélenchon, à raison ou pas, quitte la séance avec sa phalange d’enragés, rien d’étonnant : pour faire le buzz, faire parler de soi et tenter de s’imposer comme force d’opposition, rien de tel. Il ne faudra, cependant, pas qu’il le fasse trop souvent car cela risque de lasser, à la fin. Mais qu’un Jean-Louis Bourlanges, député MoDem, modéré parmi les modérés – tant dans ses convictions que dans la manière de les exprimer –, dépité, quitte avec fracas la séance ne peut que laisser perplexe. Une perplexité accrue par le consternant commentaire de la présidente de séance : « Bah, il part, tant pis… »

Certes, l’Assemblée nationale a toujours connu des séances houleuses. Il fut même un temps, pas si lointain, où les différends dans l’Hémicycle pouvaient se régler, au petit matin blême, par un duel. Le dernier connu eut lieu en 1967, opposant les députés Gaston Defferre et René Ribière, celui-ci ayant été traité d’abruti en séance par un Gastounet excédé d’être interrompu alors qu’il s’exprimait à la tribune. Le combat eut lieu à l’épée et s’acheva au premier sang. On imagine le massacre aujourd’hui !

Des séances houleuses, oui, l’Assemblée en a connu, mais des pitoyables comme celle de cette semaine, rarement.

Pitoyable par l’incompétence des présidents et présidentes de séance, obligés de se faire souffler ce qu’ils devaient dire par les administrateurs de l’Assemblée. Il est vrai que, durant la campagne, nombre des candidats d’En Marche ! avaient pris l’habitude qu’on leur mâche ce qu’ils devaient ânonner… lorsqu’ils daignaient participer à un débat. Il paraît qu’il faudrait les excuser et qu’ils auraient subi un bizutage de la part de ces vieux parlementaires, qui plus est sexistes. L’argument ne tient évidemment pas quand on sait qu’en grande partie, les attaques vinrent des Insoumis, qui n’étaient pas députés dans le précédent mandat, ou encore de parlementaires comme Mme Batho, pourtant peu suspecte de machisme !

Pitoyable, évidemment, par la tenue des Insoumis. C’est bien connu : moins on est exigeant sur la tenue, plus c’est pire ! Pitoyable, aussi, dans le langage de plus en plus dépenaillé, à l’image de la défroque de M. Ruffin. Et que dire de ce député Insoumis qui, à la tribune, s’exclame, sentant sans doute l’impatience de ses collègues, qu’il reste « dix minutes avant d’aller manger » ? Sommes-nous à une AG d’étudiants ou dans le « temple de la démocratie française » ?

Le paradoxe est que le débat portait sur le rétablissement de la confiance dans la vie publique. L’affaire est bien mal engagée. Heureusement, tout de même, durant cette semaine parlementaire calamiteuse, des députés ont fait honneur à leur charge. Et sur tous les bancs. Je pense au socialiste Olivier Faure, au communiste André Chassaigne, au LR Julien Aubert. Et, bien évidement, à Emmanuelle Ménard !

La France a l’Assemblée qu’elle mérite.

 

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29/07/2017

La coqueluche Macron, ça ne marche plus ! [rediffusion]

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Par Michel Geoffroy, essayiste ♦ Hier soir je voulais regarder la télévision. Horreur : sur trois chaînes généralistes d’information vers 21 heures, il y avait devinez qui ?… Emmanuel Macron ! Sur l’une il parlait de la banlieue avec des jeunes ; sur les autres il commentait le programme de François Fillon, gorge déployée. C’est simple : on trouve du Macron partout : sur nos télévisions, sur la première page des hebdomadaires, dans les journaux, à la radio, sur nos smartphones. Car il est la coqueluche de nos médias mainstream, dont tout le monde connaît l’objectivité et la sagesse. On en vient à souhaiter une journée sans Macron, comme il y a des jours sans auto : afin de limiter la pollution. Le mot coqueluche correspond bien à la réalité, d’ailleurs : une maladie infantile qui se transmet très facilement, par voie aérienne, aux personnes fragiles. Par voie hertzienne donc, dans le cas du virus Macron.

La campagne du vide

La campagne de la coqueluche Macron compense, il est vrai, par son matraquage terroriste le vide abyssal de son programme. L’intéressé n’a-t-il pas affirmé dans le Journal du dimanche que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale, alors que, selon lui, la politique, c’est « mystique », c’est un « style », une « magie (1) ».

Avec Macron la politique, comme à Disneyland, est en effet magique. Abracadabra !

Macron n’est ni de gauche ni de droite. Mais Abracadabra : toute la gauche, de Robert Hue à Pierre Bergé, se rallie à lui. L’immigration ? Abracadabra : pas de problème puisque « c’est aussi une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables (2) ». Le chômage ? Abracadabra : « le point-clé c’est de sécuriser la rupture et l’après-rupture (3) », donc, en clair, de faciliter… les licenciements. La durée du travail ? Abracadabra : « Il faut s’adapter aux individus (4) ». Les retraites ? Abracadabra : « Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations (5) ». La sécurité ? Abracadabra : « Je poursuivrai les bonnes décisions de Jean-Jacques Urvoas (6) ». L’Europe ? Abracadabra : « Nous avons besoin de l’Europe parce que l’Europe nous rend plus grands, parce que l’Europe nous fait plus forts (7) ».

L’impunité pour la coqueluche

La coqueluche répand à longueur d’ondes et en toute impunité son enfilage de perles, calculé dans le moindre détail pour ne déplaire à personne, car elle ne craint pas la contradiction. Au contraire, elle l’évite soigneusement.

Pour cette raison la coqueluche n’a pas voulu participer à la primaire de la gauche. De même, la coqueluche ne craint ni les médias ni le parquet financier : personne ne lui posera les questions qui fâchent. Ni sur ses financements, ni sur son patrimoine, ni sur ses impôts, ni sur le prix de ses costumes. Personne ne lui demandera non plus comment elle a pu construire un « mouvement » en si peu de temps. Mais, comme disaient nos ancêtres, « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».

La coqueluche se répand d’autant plus facilement dans notre quotidien qu’elle se déploie dans un monde aérien et donc hors sol : celui des réunions de banquiers, des médias de propagande, des meetings préfabriqués, du politiquement correct et des sondages bidonnés.

L’hologramme de la superclasse mondiale

La superclasse mondiale, inquiète de la progression de la révolte populaire en Occident et déçue du fiasco « hollandais », misait sur deux candidats pour l’élection présidentielle française de 2017, pour garder la main : à droite Juppé et à gauche Macron.

Juppé tombe à l’eau. Qu’est-ce qui reste ? Macron !

La coqueluche Macron n’est donc qu’un clone, qu’un hologramme politique : l’hologramme de la superclasse mondiale et le dernier espoir des bobos.

Un clone qui promet en effet de ne rien changer à la politique mise en œuvre depuis bientôt 30 ans en France et en Occident, sinon une nouvelle fois de « transformer le pays (8) ». On sait ce que signifie cet appel maladif au changement dans la bouche d’un oligarque…

D’ailleurs qui se ressemble s’assemble. Quels sont les soutiens officiels de Macron ? Le gratin mondialiste d’Alain Minc à Jacques Attali. Voilà qui devrait ouvrir les yeux, s’il en était besoin, sur la signification politique d’une telle candidature.

On ne marche plus !

Dans les meetings de la coqueluche, également organisés dans leurs moindres détails par des sociétés de conseil très bien payées, les caméras complaisantes nous montrent des figurants brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire « Je marche », l’air épanoui.

« Lève-toi et marche » : Emmanuel en nouveau Messie en quelque sorte ? Hélas, les communicants qui entourent le clone ignorent manifestement que marcher signifie aussi, dans la langue de la France d’en bas, « se faire avoir ». En d’autres termes suivre En marche ! revient à se faire avoir ou à « marcher dans la combine », pour les plus rusés.

La coqueluche frappe, c’est bien connu, surtout les bébés et les personnes fragiles.

La France réelle, elle, ne marche pas.

Michel Geoffroy 14/03/2017

Notes :
1
 TV libertés du 13 février 2017.

2 Interview sur la chaîne israélienne i24 news, le 25 décembre 2016.
3 Marianne du 13 novembre 2016.
4 Interview à L’Obs du 9 novembre 2016.
Interview à L’Obs. du 9 novembre 2016
6 LeFigaro.fr du 17 février 2017.
7 LeFigaro.fr du 14 janvier 2017.
8 Le 20 janvier 2017.

https://www.polemia.com/la-coqueluche-macron-ca-ne-marche...

28/07/2017

Sécession #5 : « L’ union de la droite »

Les enjeux d’une chute de popularité

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Emmanuel Macron vient d’enregistrer la seconde plus forte baisse de popularité d’un Président de la République trois mois après son élection, avec une baisse de 10 points[1]. Le record restant le cas de Jacques Chirac après son élection de 1995 (15 points). Ce n’est pas étonnant, et c’est même logique en un sens. Pourtant, la situation n’est pas ici comparable. La particularité de l’élection présidentielle qui a porté Macron à la magistrature suprême donne une signification spécifique à cette chute de popularité. Dans un monde de communication, rien n’est pire que d’avoir une mauvaise image. Et c’est ce qui est en train d’arriver à Emmanuel Macron. Car, si la prophétie auto-réalisatrice à fonctionné dans un sens, et a permis son élection, elle pourrait fort bien fonctionner dans l’autre sens.

Le précédent de Jacques Chirac

On se souvient de l’élection de 1995. Jacques Chirac, concurrencé par Edouard Balladur, avait du gauchir son discours, et faire campagne sur la « fracture sociale » pour l’emporter. Mais, dès son arrivée au pouvoir, il mit en œuvre une politique de droite classique, orchestré à l’époque par Alain Juppé. Cette politique devait aboutir à l’un des plus long et des plus durs conflits sociaux, à propos de la réforme des retraites. Ce conflit obligea le gouvernement d’Alain Juppé de retirer son texte, et déséquilibra toute la politique de Jacques Chirac, aboutissant à la dissolution, et à l’élection d’une majorité de « gauche » en 1997.

En un sens, c’est un peu ce que l’on constate avec l’élection d’Emmanuel Macron. La réalité du Président n’est visiblement pas celle du candidat, et la distance entre les dires du candidat et les faits du Président égale celle de Jacques Chirac. Après avoir limogé 4 ministres en raison des soupçons que pesaient sur eux, il s’obstine à conserver sa ministre du travail qui traine cependant un lourd dossier derrière elle (l’affaire de Las Vegas). Il est revenu sur ses promesses qu’il s’agisse de l’enseignement supérieur et de la recherche ou du budget de la défense. Il paie ici au prix fort la démission du général Pierre de Villiers, l’ex Chef d’Etat-Major des Armées. Mais d’autres dossiers pèsent aussi lourdement sur sa politique comme l’annonce d’une forte augmentation de la CSG, l’annonce de restrictions budgétaires pour les collectivités locales, ou encore les tergiversations sur la suppression de la taxe d’habitation. Mais, le plus grave est, bien entendu, la réforme qu’il entend faire passer par ordonnances du Code du Travail, une réforme qui va considérablement aggraver la situation des salariés[2].

Il n’est donc pas étonnant qu’Emmanuel Macron connaisse le même sort que Jacques Chirac en 1995. Et cela pourrait promettre un automne particulièrement chaud[3].

Emmanuel Macron n’est pas Jacques Chirac

Mais est-ce réellement la même situation qu’avec Jacques Chirac ? La grande différence est ici le pourcentage des électeurs inscrits sur le total des votants qui ont voté soit pour Emmanuel Macron soit, aux élections législatives pour le parti qu’i a créé, La République en Marche. De fait, Emmanuel Macron est certainement l’un des Présidents les plus mal élus de la Vème République, et il s’appuie sur une majorité parlementaire qui, elle aussi, est certainement la plus mal élue depuis 1958.

Tout ceci rappelle une métaphore dont les économistes sont friands, celle de la « bootstrap economy »[4]. C’est, en fait, une métaphore avec un personnage de bande dessinée qui court vers une falaise, l’atteint, et continue à courir, jusqu’à ce qu’il regarde le sol sous lui. Et ce n’est qu’à ce moment qu’il tombe…En un sens, nous avons une Présidence qui repose largement sur un effet de « bootstrap ». La capacité d’Emmanuel Macron a exercer le pouvoir dépend largement de l’illusion du pouvoir qu’il peut donner. Si cette illusion se dissipe, alors il sera ramené à la réalité : un Président mal élu, appuyé sur une majorité encore plus mal élu que lui-même.

Et, c’est pourquoi la chute de 10 points dans les sondages que l’on constate aujourd’hui est, pour Emmanuel Macron, bien plus inquiétante qu’elle ne l’était pour Jacques Chirac. De plus, Jacques Chirac pouvait se targuer d’une certaine expérience en politique, à la différence d’Emmanuel Macron. Pour ce dernier, les fautes qu’il accumule, et il commence à en accumuler depuis ces dernières semaines, vont se combiner dans une interrogation qui agira comme un acide sur sa Présidence : est-il digne d’occuper ce poste ? L’autoritarisme affiché du Président, et qui se révèle dans la direction de LREM commence déjà à provoquer des problèmes avec les « militants »[5]. Si nul ne conteste la légalité de son élection, sa légitimité est de moins en moins acquise

Le dilemme des souverainistes

Mais, Emmanuel Macron peut s’appuyer sur un élément qui pourrait le maintenir en place ; c’est l’absence d’une opposition crédible. Les « Républicains » (l’ex-UMP) sont divisés, et certains se sont d’ores et déjà ralliés. Les souverainistes des deux bords sont à la fois peu nombreux à l’Assemblée Nationale (du fait du mode de scrutin) et affaiblis par des problèmes de cohérence dans leurs positionnements, mais aussi par la guerre intestine qui les mine, et qui parfois les oppose. Pourtant, ils devraient savoir qu’ils n’ont aucun avenir tant qu’ils n’uniront pas leurs forces, et ceci n’impliquant nullement que les divergences qui les opposent doivent être oubliées. Mais le politique a ceci de différend avec la politique qu’il se concentre sur ce qui oppose le plus. La question du politique, c’est celle de la relation ami-ennemi. Sans une coordination entre les différentes forces d’opposition un pouvoir affaibli, décrédibilisé et progressivement dépourvu de légitimité, pourra se maintenir. C’est à cette vérité que les souverainistes devront, rapidement, se confronter.

[1] lejdd.fr

[2] fr.sputniknews.com

[3] Voir mon interview-vidéo consacré à cette question : YouTube

[4] Cette métaphore est prise très au sérieux, comme en témoigne des travaux comme lien – pdf 

[5] bfmtv.com

Source

http://www.voxnr.com/12239/les-enjeux-dune-chute-de-popul...

27/07/2017

Les vérités romaines d’Édouard Philippe

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Franck Buleux EuroLibertés cliquez ici

S’interroger sur le président Emmanuel Macron est naturel, n’est-il pas celui qui trace le destin national pendant, au moins, une mandature quinquennale ?

Trois mois après son investiture, j’ai souhaité rappeler ce que pensait alors le député-maire du Havre, loin d’être Premier ministre, du candidat En marche ! Emmanuel Macron. En effet, il est intéressant, pour tester la cohésion (à terme) du couple représentant l’exécutif français, de rappeler l’estime portée par Édouard Philippe à l’homme, certes seulement candidat, qui le nommera Premier ministre dès la victoire de mai 2017.

Pour ce – politiquement – proche d’Alain Juppé, à la barbe bien taillée, qui pratique la boxe (sport interdit par la Fédération sportive lorsque l’on porte un système pileux développé, mais passons sur ce sujet épineux…), le candidat issu du gouvernement de Manuel Valls n’a ni le charisme de Kennedy, ni les principes moraux de Pierre Mendès-France.

Non, pour l’ancien élu normand aujourd’hui au sommet de l’exécutif bicaméral, Macron ressemble à Macron ou, plus précisément, à Naevius Sutorius Macro, dit Macron. Ce Macron (né en 21 avant J.-C. et mort en 38) était préfet – haut fonctionnaire – devenu, à la suite d’une révolution de palais, le conseiller de l’empereur Tibère. Certains historiens indiquent que ce dévoué Macron finit par étouffer Tibère.

Le successeur de Tibère, Caligula, qui avait une relation intime avec l’épouse de Macron, finit par pousser le couple au suicide. Ce qui fut fait.

Dans un article écrit pour le quotidien Libération le 19 janvier 2017, soit avant la révélation de l’affaire qui plomba la candidature du « candidat de la droite et du centre », Édouard Philippe rappelle malicieusement cette antique histoire tout en indiquant (pour se dédouaner ?) qu’il ne « souhaite cela ni à son homonyme ni à Brigitte ». Oui, Édouard Philippe appelle l’épouse du futur Président par son seul prénom, sans doute pour réduire la portée de ce personnage à son prénom. On n’oserait pas écrire machisme…

Sans souhaiter la bunkerisation du couple Macron et le suicide comme expression finale d’une volonté politique fondée sur la trahison, Édouard Philippe, doux maire de la ville normande la plus peuplée, n’hésite pas à évoquer cette méthode de fin de vie.

Rappelons que le livre Suicide, mode d’emploi écrit par Claude Guillon et Yves le Bonniec, paru en 1982 aux éditions Alain Moreau, fut interdit à la vente en France pour « incitation au suicide ». Mais Édouard Philippe, dont le jeunisme est un atout déclaré, n’était même pas encore, à cette époque, militant chez les jeunes (sic) rocardiens.

Macron, le nôtre, est, pour son futur collaborateur, l’expression du populisme patricien. Et Dieu sait que le terme « populisme » est chargé d’une énergie on ne peut plus négative. Heureusement que le sectateur Philippe ajoute que le candidat Macron plaît « à ceux qui n’aiment ni Fillon, ni Le Pen ». C’est probablement le cas de ce juppéiste, partisan du « ni, ni » (ni Fillon, ni Le Pen), mais le 19 janvier dernier, il n’en a pas encore conscience. L’homme de Sablé est encore favori. Ce choix se concrétisera après l’affaire dite Pénélope. Comme quoi l’esprit ne vient pas toujours si rapidement aux « bien nés ».

Pour l’héritier d’Antoine Rufenacht, ancien directeur de campagne de Jacques Chirac en 1995 et « tombeur » des communistes au Havre la même année, Emmanuel Macron « n’assume rien mais promet tout »… Laissons-lui la paternité de ce message et abstenons-nous de le commenter.

Pour le sage du Havre, le candidat Macron est le « promoteur des autocars », à la fois « juvénile » et « cynique ». Quel portrait !

Heureusement que notre futur Premier ministre étale sa culture de l’Antiquité romaine pour nous rappeler que la traduction latine « En marche ! » est ambulans.

Depuis, Édouard Philippe, pourfendeur du « banquier technocrate » (je le cite toujours…) est monté dedans. À grandes enjambées…

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Derrière le masque des élus LREM, le retour des socialistes

Lu dans La Lettre A :

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Michel Janva

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26/07/2017

Casier judiciaire vierge des candidats: le grand bluff

Les réseaux et la presse retentissent d’une clameur qui permet de poursuivre gaiement le Macron bashing, distraction estivale pratiquée avec d’autant plus de joie mauvaise que je n’ai pas voté pour Jupiter et sa bande. « Les députés n’auront pas besoin d’un casier judiciaire vierge » nous annonce la presse.

Démagogues et ignorants

Aïe, mauvaise pioche, la ministre de la Justice qui a souhaité retirer cette partie du texte, a entièrement raison sur ce point. Curieux d’ailleurs que cette revendication, guère poétique, qui est une ânerie démocratique et juridique, soit devenue ce serpent de mer. Que l’on voie émerger de loin en loin, transformée en étendard par les démagogues qui pensent gagner des voix en proclamant qu’il faut laver plus blanc que blanc. Il y a également malheureusement aussi des gens de bonne foi qui, souvent par ignorance, la voient à tort comme un moyen de moralisation de la vie publique.

Mélenchon dans l’ornière

Concernant les politiques qui la brandissent, on peut légitimement penser qu’il s’agit de mauvaise foi. Les équipes d’Emmanuel Macron la présentaient comme une des mesures phares de la loi de moralisation, première initiative que le jeune monarque, par François Bayrou interposé (!) devait présenter au Parlement. On voit mal qu’ils n’aient pas lu les avis du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel qui leur avait mis les points sur les i. Quant à Jean-Luc Mélenchon, l’homme de la VIe république, qui nous a martelé la proposition pendant des mois, soit, mal entouré il est ignorant, soit c’est un cynique. Dans les deux cas, c’est ennuyeux.

Lire la suite

25/07/2017

Le potentiel électoral du FN se situe clairement à droite de l’échiquier

Dans sa contribution accessible en ligne, Nicolas Bay conteste la stratégie de Florian Philippot. Extraits :

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Capture d’écran 2017-07-24 à 22.05.15Il rappelle notamment que la souveraineté n'est pas un absolu, mais un outil pour défendre ce qui est essentiel : l'identité.

Enfin, il n'oublie pas la famille :

Capture d’écran 2017-07-24 à 22.08.53Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La popularité d'Emmanuel Macron chute fortement en juillet ... C'était à prévoir

L'état de grâce est bref sous une république postmoderne. Le « dégagisme » est sympathique mais il est cruel : il s'applique à tout le monde. Au « chef » le beau premier. C'est ainsi que les Français ont consenti aucoup de force d'Emmanuel Macron. Ce qui n'emporte pas leur adhésion ; encore moins leur constance. Le jeune président pourrait bien faire l'expérience en sa personne de cette « incomplétude » de notre démocratie qu'il avait lui-même signalée. La légitimité a d'autres sources qu'un coup de force rondement mené.  LFAR   

Le commentaire de BFM TV

La cote de popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits soit dix points de moins qu'en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD).

Celui qui semblait, à en croire certains, marcher sur l’eau pendant une médiatique séquence internationale et régalienne, est aujourd’hui en brutale perte de vitesse.

Les causes

Volte-face sur la fiscalité, tentatives de juguler l’exaspération des communes, inquiétude du milieu des affaires, premiers remous autour de la réforme du code du travail, et, dernière complication en date, la démission du chef d’état-major Pierre de Villiers à la suite de l’annonce de 850 millions d’euros d’économies sur le budget des armées.

Lire aussi dans Lafautearousseau ... 

Un mauvais coup porté à la France  

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Marine Le Pen devrait arrêter sa pantomime de refondation du Parti !

1737457534.2.jpgMarc Rousset

La preuve vient d’être faite que non seulement Marine Le Pen a atteint son niveau d’incompétence, mais qu’en plus elle s’accroche au pouvoir avec Florian Philippot. MLP, suite à son échec, devrait pourtant en tirer les conclusions, comme le lui recommande son père et se retirer afin d’assurer un véritable renouveau du Front National.

Tout doit changer pour que rien ne change au FN, pour que les deux seuls responsables de l’échec du FN, à savoir MLP et Philippot ne soient pas sanctionnés. Leur gigantesque opération de mystification et de renouvellement du FN, avec les réunions entre copains à huis clos et les questionnaires aux adhérents pour détourner l’attention sur leur propre responsabilité de l’échec, ne trompent personne. On sent très bien que la petite équipe de courtisans du séminaire de refondation ne veut surtout pas s’entre-déchirer et tuer la poule aux œufs d’or, par crainte de perdre ses avantages matériels et honorifiques.

La preuve vient de nous être donnée avec la pantalonnade de la dernière décision du séminaire des principaux responsables. A se tordre de rire : « Le cap de la sortie de l’euro est maintenu, mais à l’issue d’un éventuel quinquennat frontiste ». C’est à la fois du grand art et du délire comme programme politique pour des patriotes de conviction capables de trancher dans le vif. MLP qui se moquait des « magouilles », de la langue de bois de l’UMPS fait maintenant encore mieux au FNPS !

De toute façon, les militants du FN n’ont pas de soucis à se faire quant à cette décision : tant que MLP et Philippot resteront à la tête du FN, il n’y aura jamais un quinquennat frontiste. MLP n’a aucune chance ! Les Français n’en veulent pas, encore moins que Sarkozy ! La Vérité, c’est que MLP ne veut pas reconnaître ses insuffisances et Philippot son erreur de stratégie, qu’il n’a pas sa place au FN, qu’il n’aurait jamais dû être membre du FN !

Le pot aux roses et le summum du délire, c’est lorsque Philippot, pour nous rassurer, fait savoir aux médias « qu’il n’y a pas de règlements de comptes au FN, que l’ambiance était très positive et très constructive ». Tout va très bien, Madame la Marquise, passez votre chemin braves gens, il n’y a rien à voir. On ne sait même plus devant de tels propos s’il faut en rire ou en pleurer …

Les adhérents n’ont plus en fait qu’une solution : voter non pour le renouvellement du mandat de MLP à la tête du FN et si, suite à ses manœuvres internes avec Philippot, elle réussit à garder malgré tout une faible majorité, il ne restera plus alors qu’une seule issue pour les adhérents et les militants : quitter en masse le FN afin de le vider de sa substance, aller voir ailleurs ce qui se passe sous d’autres cieux.

Un nouveau parti pour succéder au FN devrait être créé afin de prendre la relève du FN. Pierre de Villiers devrait fonder ce nouveau parti et vite ! Le FN s’effondrera alors de lui-même à une vitesse accélérée comme un château de cartes et MLP avec…

Que le FN change de nom ou pas ne changera rien à l’affaire qui est déjà dans le sac ! Le FN, avec MLP et Philippot, aucun avenir ! Il est d’ores et déjà possible d’affirmer que le FN aura connu, avec ces deux  chefs, le sort du MSI italien, MLP ayant joué avec son gourou, Philippot le rôle de Gianfranco Fini !

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  • Marc Rousset est l’auteur de ” Adieu l’argent roi , Place aux héros européens ! Critique de la civilisation de l’argent. Apologie de l’héroïsme”, éd. Godefroy de Bouillon, Sept. 2016, 490 pages, 37 €

Qui osera prendre un petit noir avec un membre du Front national ?

Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets.

À la téloche, il y a toujours une « Pause-café » (Véronique Jannot), comme en politique (Florian Philippot). Ainsi, ce dernier aurait proposé de se faire un petit noir à deux et entre quatre yeux avec Alexis Corbière (France insoumise) ; voire même Laurent Wauquiez (Les Républicains). Ce devrait être pour une prochaine tournée au zinc, sachant que les deux invités en question ont un peu décliné l’invitation. Voilà qui bouscule le Landerneau journalistique depuis ce dimanche dernier.

Pour le reste… une vaste blague ! Il y a belle lurette qu’hommes et femmes politiques se parlent et négocient par d’autres canaux que ceux des tweets. Assez logiquement, Alexis Corbière ne peut faire moins que de prétendre que « les Insoumis préfèrent le café chaud au café facho », tout en ne donnant pas suite à l’affaire… Au même titre qu’un Laurent Wauquiez, n’ayant pas encore répondu sur les réseaux sociaux à cette proposition n’ayant rien de malhonnête, doit être à la recherche d’une de ces blagounettes susceptibles de privilégier sa virginité républicaine : « Pas d’ascenseur pour les fachos », comme l’aurait soufflé Miles Davis en sa trompette ?

Bref, tout cela n’est que du cake. Jean-Luc Mélenchon guigne autant les voix de Marine Le Pen (Front national de gauche et du Nord) qu’un Laurent Wauquiez mettrait bien son dévolu sur les suffrages d’une Marion Maréchal-Le Pen (Front national de droite et du Sud).

En revanche, est-ce que Florian Philippot et Nicolas Bay prendront bientôt un café ensemble ? Rien n’est moins sûr… Dans la vieille maison lepéniste, le premier n’est que nouveau venu, fragile. Dans cette même entreprise familiale, le second n’est jamais qu’ancien traître, mégrétiste repêché avant noyade. Le talent de Marine Le Pen consiste, actuellement, à solder les comptes d’une campagne présidentielle dont le relatif échec lui est malgré tout imputable et imputé, tout en n’obérant pas l’avenir du parti dont elle est présidente – qui d’autre qu’elle, de fait ? –, tout en cherchant à maintenir les équilibres internes.

Pour Philippot, la souveraineté de la France. Pour Bay son identité. Le premier concept est plus aisé à définir : souveraineté monétaire et frontalière. Le second, cheval de bataille de certains « historiques » du Front national, demeure plus délicat à définir. Qu’est-ce qu’être Français, en d’autres termes ? Il ne suffit pas de savoir « qui » on ne veut pas devenir pour définir « qui » l’on est. La religion ? La couleur de peau ? Le goût de la République ? Ou celui de ces quarante rois ayant fait la France ? Clovis ou, plus avant, Vercingétorix ?

Et c’est probablement là que se dessinent les clivages à venir, fussent-ils internes à ce FN dont on ne sait ou pas s’il changera de raison sociale. Non sans raison, Nicolas Bay affirme : « La notion de souveraineté, utilisée seule ou comme un absolu, peut apparaître abstraite et désincarnée… » En revanche, celle « d’identité constitue la réponse face à la logique globale qui s’exprime tant à travers l’immigration massive, la menace islamiste et la folie matérialiste »

Et du sien, Florian Philippot s’inquiète quant à un discours lepéniste tenu pour « raciste », tout en s’alarmant de la dialectique d’un mouvement devenu incapable de parler « aux Français issus de l’immigration ». Le débat ne remonte pas à hier et, en 2007, Jean-Marie Le Pen ne dédaignait déjà en rien le « beuro-lepénisme » ; sachant que le Patriarche n’en finit plus de se vanter d’avoir été le premier à faire élire des Français qui, vu les élégances de l’époque, ne l’étaient que de loin.

Une dernière petite chose pour conclure. Que le Front national cherche des alliances avec tel ou tel parti de droite ou de gauche, personne ne veut s’allier avec lui, pour des raisons plus ou moins justifiées. À croire que la seule union qui vaille pour l’un des plus vieux partis de France consiste plus à aller chercher du côté des électeurs plutôt que de ces élus prétendant les représenter.

http://www.bvoltaire.fr/osera-prendre-petit-noir-membre-f...

SORTIE À LA FIN DE LA SEMAINE DU N°46 (ÉTÉ 2017) DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

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Au sommaire :

ÉDITORIAL  Roland Hélie

LE MOMENT MACRON Patrick Parment

MERCI MACRON Pierre Vial

LES CAPRICES DE MACRON  Jean-Claude Rolinat

LA CHRONIQUE Philippe Randa

DU CHANGEMENT AU FN ? Marc Rousset

QUI PAYERA LA CASSE ? Pieter Kerstens

DE L’INCOMPÉTENCE DE LA FONCTION PUBLIQUE Bernard Plouvier

ASSEZ DE REPENTANCE Nicolas Gauthier

IL Y A 60 ANS : L’INDÉPENDANCE AFRICAINE Pieter Kerstens

LE CLIMAT, LES MOUCHES ET LES ABEILLES Aristide Leucate

LE BASTION SOCIAL Arnaud Menu

LES PAGES DU MARQUIS Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

HOMMAGE À ROLAND GAUCHER Jean-François Touzé 

PIERRE LAVAL LE MAUDIT Bernard Plouvier

LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol

LES BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES Daniel Cologne

LES ENFANTS DE MAASTRICHT Un entretien avec Charles-Henri d’Elloy

LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE La chronique de Charles-Henri d’Elloy

LES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE

LA VIE DE L’ASSOCIATION SYNTHÈSE NATIONALE

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L'intox Macron : les Français commencent à comprendre

Ces courriers des lecteurs au Courrier de l'Ouest du 23 juillet valent la lecture :

Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron Bonne  chance la France

Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron c'est  notre Tintin

Courrier de l'Ouest Dimanche 23 juillet 2017 Macron et les retraités

La cote de popularité du président français Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage publié par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche. En juillet 2012, la cote de popularité de François Hollande s'établissait à 56%... Faire moins bien que Hollande, c'est un record. Et cela a refroidi 

VIDEO :«La baisse de  chez les retraités est inquiétante car ils votent le +. Ca peut être violent pr les prochaines élections» pic.twitter.com/ffYlZ7ksDT 

VIDEO @JuCorbillon : «Depuis le sondage de ce matin, on n'arrive pas à avoir 1 député ou porte-parole pour venir défendre » pic.twitter.com/RfcqhjmtG7

 

Michel Janva

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24/07/2017

Le FN réaffirme son attachement à la souveraineté nationale

A l'issue de son séminaire. L'abrogation de l'euro n'est plus un sujet prioritaire et la stratégie d'alliance est désormais officielle :

"Après un bilan détaillé, de nombreuses propositions ont été émises dans un état d’esprit constructif et suivies de décisions qui seront prochainement communiquées aux adhérents. Une grande consultation sera lancée en septembre, afin de leur soumettre un questionnaire complet, concernant tant le projet que la stratégie et l’organisation.

Les participants au séminaire ont unanimement réaffirmé leur attachement à la souveraineté de notre nation comme objectif fondamental de notre mouvement politique. Ils rappellent fermement leur opposition à l’Union européenne ainsi que leur volonté de voir émerger une Europe des nations et des coopérations.

Tenant compte du message envoyé par les Français lors des élections et, notamment, des inquiétudes exprimées par une partie d’entre eux sur la question de l’euro, ils proposeront aux adhérents de nouvelles modalités et un nouveau calendrier, afin de retrouver, de manière successive et sur la durée d’un quinquennat, nos différentes souverainetés, en commençant prioritairement par la souveraineté territoriale et donc la maîtrise de nos frontières migratoires et commerciales. Afin de se donner le temps nécessaire, le recouvrement de la souveraineté monétaire clôturera ce processus.

Ils ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de rassemblement et la nécessité d’approfondir les relations avec des partenaires potentiels."

Michel Janva

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