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20/10/2017

Macron, le président des nomades

Le discours d'Emmanuel Macron à la Sorbonne

2614059888.jpgPar François Marcilhac

La vie politique de chaque pays est naturellement rythmée par la discussion et l’adoption par le Parlement du budget de la nation puisque c’est lui qui décide des grands engagements annuels et pluriannuels de l’État. Ou, devrions-nous dire plutôt, «  était naturellement rythmée  », puisque, depuis l’adoption sous Sarkozy, en 2011, du traité budgétaire européen, ce n’est plus ni le Gouvernement français qui présente, ni le Parlement français qui discute librement, avant de l’adopter, le budget de la France, mais Bruxelles (et donc Berlin) qui l’avalise avant même sa présentation devant le Parlement français, Bercy l’ayant concocté sous le regard inquisiteur de la Commission européenne. Aussi Jean-Claude Juncker, son président, peut-il donner un satisfecit enthousiaste au projet présenté cette semaine à l’Assemblée par le Gouvernement comme un maître d’école donne un bon point à un bon élève. Le plus grave est que nos gouvernants, Macron en tête, loin de ressentir une telle approbation comme une humiliation pour notre pays, l’ont servilement recherchée. Avec Macron, cette servilité est même frénétique : son aliénation mentale européiste, qui le fait militer – seul en Europe  ! – pour le remplacement de la souveraineté nationale par une hypothétique souveraineté européenne, lui fait voir en effet «  dans le dépassement de la nation un devoir d’époque et une mission presque sacrée  » (Mathieu Bock-Côté, Figaro Vox, 12 octobre). Telle est bien la vérité de son progressisme qu’il assimile à un sens de l’histoire.

L’Europe comme terre promise

L’opinion publique n’en avait pas moins besoin d’être rassurée. Car on a beau se proclamer le prophète, ou plutôt, le «  pionnier  » – l’imaginaire de Macron est américain – de l’Europe comme nouvelle terre promise, ces grands enfants que sont les peuples ont besoin de «  pédagogie  », laquelle ajoute, au mensonge de la démagogie, l’infantilisation des citoyens. C’est pourquoi celui qui refuse une «  présidence bavarde  » et veut préserver une «  parole présidentielle [qui] garde de la solennité  », s’étant aperçu qu’il perdait en popularité, a pensé qu’il était temps de descendre de son Olympe et de passer, comme un vulgaire président normal, au JT de 20 heures sur TF1, le dimanche 15 octobre, pour expliquer, dans la mesure du possible, tant aux «  illettrés  » qu’à «  ceux qui ne sont rien  » et qui, de ce fait, «  foutent le bordel  », le sens de la solennité de sa parole comme celui de sa politique.

Les Français n’auront toutefois rien appris, sinon qu’il est «  un enfant de la province  », qu’il fait ce qu’il dit, qu’il pense à «  la France qui souffre  », qu’il veut «  en même temps qu’on libère et qu’on protège  » – mais pas qu’on insère  ? – et, qu’enfin, il «  ne croi[t] pas au ruissellement mais à la cordée  » (sic), ce qui est peut-être préférable, en effet, au moment où l’on dévisse (dans les sondages). N’avait-il pas déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, publié deux jours auparavant, qu’ «  en forçant le trait, on pourrait dire que la France est un pays de monarchistes régicides, ou encore que les Français élisent un roi mais qu’ils veulent à tout moment pouvoir le renverser  »  ? L’arrogance macronienne dissimule une fêlure intime, comme une sourde angoisse, car ce n’est pas la première fois qu’il aborde le sujet. Serait-ce celle de voir sa tête finir au bout d’une pique  ?

La patrie du portefeuille

On aurait tort en tout cas de voir en Macron le «  président des riches  ». Laissons cela à une gauche sans imagination ou qui, plutôt, ne sait comment critiquer autrement une politique (impopulaire) qu’elle est heureuse de le voir pratiquer à sa place, puisqu’elle repose sur la même conception d’une société liquide, ennemie de la notion d’enracinement, diabolisé comme identitaire, raciste, nationaliste, etc. Le mensonge présidentiel sur la réforme de l’ISF en est un signe patent. Désormais, seule la propriété immobilière, en sus de quelques gadgets, entrera dans son calcul. Nous ne nous prononcerons pas ici sur l’efficacité, controversée, de cet impôt. Ce qui est significatif, c’est le choix effectué par Macron  : exonérer le capital financier, c’est-à-dire le liquide, aux dépens de l’immobilier, réputé improductif, car enraciné. Et comme s’il s’était aperçu du caractère scandaleux d’un tel choix, il a assorti la mesure d’un mensonge effronté  : «  si les gens ne réinvestissent pas, ils seront taxés  », ce qui est faux. À l’heure où nous écrivons, aucune mesure allant dans le sens d’un quelconque patriotisme économique n’est prévue dans le projet de budget. De plus, le serait-elle, que l’Europe nous interdirait de la destiner aux seuls investissements français. Macron n’est pas le président des riches, il est le président des nomades. Ce qui n’est pas la même chose. Il est le président de ceux pour qui le portefeuille tient lieu de patrie et qui habitent non pas une province, une nation – on peut être «  riche  » et patriote –, mais les résidences standardisées du village mondial – ou des paradis fiscaux. Mais comment la gauche, même insoumise, pourrait-elle le tacler sur ce point, alors que, tout aussi mondialiste, elle partage les présupposés, notamment immigrationnistes ou sociétaux, de son progressisme déraciné  ? Car la volonté de Macron, réaffirmée sur TF1, de légaliser la PMA «  pour toutes  » va dans le même sens d’une société ennemie de tous les enracinements et donc de toutes les identités. Aussi ne doit-on pas s’étonner de cet autre mensonge présidentiel  : «  Toutes celles et ceux qui, étrangers et en situation irrégulière, commettent des actes délictueux quels qu’ils soient, seront expulsés.  » Là encore, l’Europe, cette fois la Cour européenne des droits de l’homme, interdirait une telle systématicité, qui suppose, de plus, l’accord des pays d’origine. Or Macron n’a pas non plus évoqué un durcissement de notre politique étrangère en ce sens, lequel supposerait que nous nous réaffirmions sur le plan international autrement qu’en faisant élire une Française à la tête de l’Unesco au moment où les États-Unis quittent l’organisation, ou, surtout, qu’en recevant à Paris les JO de 2024… après le désistement de toutes les autres villes candidates.

L’exemple de l’Autriche

Ce même dimanche où Jupiter s’exprimait sur TF1, la victoire du Parti populaire autrichien (ÖVP) aux législatives, mené par Sebastian Kurz, lui a donné un sacré coup de vieux  ! Voilà que la jeunesse est du côté des conservateurs – à trente et un ans, Kurz sera le plus jeune dirigeant européen – et non du côté des nomades, dont le président se trouve quelque peu ringardisé. Car Kurz a gagné grâce à une campagne menée très à droite, anti-migrants, sans toutefois laminer les populistes du FPÖ, qui ont obtenu plus de 26  %, et avec lesquels il pourrait gouverner, sans que, cette fois, le Big Brother bruxellois s’en mêle comme en 2000. Comme quoi, les conservateurs autrichiens n’ont pas les pudeurs de jeune fille des Républicains français. De plus, le projet de Macron visant à refonder l’Europe a été totalement ignoré de la campagne électorale autrichienne  : il est en effet «  assez logique qu’au cours d’une campagne électorale nationale, aucun parti ne [veuille] discuter de la réduction des compétences nationales pour les passer à l’Union européenne  » (Peter Filzmaier, politologue, Le Monde, 15 octobre). Non que les conservateurs autrichiens soient eurosceptiques ou s’apprêtent sous peu à rejoindre le groupe de Visegrad. Mais, forts d’une vraie identité, ils placent l’Europe à sa juste place. Qui n’est pas la première. Les Autrichiens n’auront pas la chance, c’est vrai, d’avoir un «  pionnier  » à la «  pensée complexe  » pour chancelier. Ils auront juste un patriote.  

19/10/2017

Sondage choc : 38 % des Français se disent en faveur d’un régime autoritaire pour réformer la France et éviter le déclin

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
La tentation d’un régime technocratique a nettement reculé chez les Français par rapport à il y a deux ans alors que la tentation pour un régime autoritaire, elle, reste presque la même selon un sondage exclusif Ifop.
Notons tout d’abord que l’attirance pour un régime de nature technocratique en France demeure importante, même majoritaire avec 55 % d’avis favorables

En effet un régime où des experts non élus qui feraient des réformes impopulaires mais nécessaires semblent malgré tout avoir le vent en poupe. Cela traduit le fait qu’il y a toujours ce sentiment chez les Français que la société est bloquée et que, pour la débloquer, il faudrait passer outre le processus démocratique. Cette mesure a toutefois fortement diminué par rapport à celle estimée il y a 10 ans par le même institut de sondage. A l’époque, 67 % des Français se déclaraient tentés par l’idée.

Le nombre de partisans d’un régime autoritaire n’a quant à lui que très peu augmenté, mais il reste non négligeable

Sur ce point, Jérôme Fouquet explique : « un sympathisant LR sur deux se déclare favorable à l’idée et 55 % du côté des sympathisants du Front National. On voit bien que le rapport à l’élection, l’autorité et l’exercice du pouvoir, constitue toujours un élément de démarcation sur l’échelle gauche droite. Quand on explique que le clivage gauche droite a disparu, on voit bien que ce n’est pas le cas sur ce type de questions. On voit des différences importantes ».
Sur cette question on constate une différence de taille entre électeurs FN et électeurs de la France insoumise

On voit très clairement en effet que là dessus il y a des écarts majeurs entre les aspirations de l’électorat FN et Insoumis. Les commentateurs parlent de tentation tribunitienne, d’un césarisme de gauche pour Mélenchon mais on voit que son électorat est très majoritairement attaché à l’importance du scrutin. La stratégie qui consistait à confondre les deux électorats, stratégie qui était notamment celle de Philippot, n’est pas opérante sur ce point.

https://fr.novopress.info/

17/10/2017

POUR VAINCRE, LR ET LE FN DEVRAIENT REGARDER DU CÔTÉ DE L’AUTRICHE

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Marc Rousset

Le jeune leader conservateur Sebastian Kurz, 31 ans, a remporté les élections législatives autrichiennes avec 31,7 % des voix, le dimanche 15 octobre. Une coalition droite-extrême droite pourrait accéder au pouvoir.

En Autriche, pays de 8,7 millions d’habitants, l’extrême droite eurosceptique (FPÖ) est ancrée sur la scène politique depuis plusieurs décennies. Mais la donne a changé lorsque Sebastian Kurz, actuel ministre des Affaires étrangères depuis 2013, a pris le contrôle, en mai 2017, d’un parti chrétien-démocrate (ÖVP) à bout de souffle et a mis fin à dix années de grande coalition avec les sociaux-démocrates, provoquant des élections anticipées.

Avec une image de modernité, un discours très ferme sur l’immigration, des promesses d’allègements fiscaux, le « Wunderwuzzi » (enfant prodige) de la politique autrichienne a su ranimer la flamme de l’électorat conservateur et en rajeunir la base. IL avait été, à l’automne 2015, un des premiers ténors européens à critiquer la politique d’accueil de la chancelière allemande Angela Merkel et se targue même d’avoir obtenu la fermeture de la route des Balkans, soutenant la clôture frontalière construite par la Hongrie.

Sebastian Kurz a régulièrement durci sa ligne, réclamant une réduction des aides sociales pour les étrangers, au point que le FPÖ l’accuse d’avoir plagié son programme. « 60 % des Autrichiens ont voté pour le programme du FPÖ », a martelé M. Strache. Sebastian Kurz s’est prononcé contre l’immigration, dont les deux tiers de la population autrichienne ne veulent plus, pour un renforcement de la sécurité face au terrorisme et à la petite délinquance et contre l’islam en tant que religion politique.

La formation d’extrême droite FPÖ est troisième du scrutin, avec 25,9 % des suffrages, derrière le parti social-démocrate SPÖ de M. Kern (27 % des voix), mais apparaît en faiseur de roi. Le FPÖ de M. Strache renoue avec le score historique de son ex-mentor Jörg Haider en 1999. Il revendique des ministères régaliens en cas d’entrée au gouvernement, dont l’Intérieur et les Affaires étrangères. En 1999, le parti était entré au gouvernement aux côtés des conservateurs, entraînant de honteuses sanctions européennes ; scénario qui ferait aujourd’hui hurler de rire, tant le populisme et la colère des peuples prennent de plus en plus d’ampleur.
 
L’Autriche est un des pays d’Europe à avoir accueilli, en deux ans, le plus de migrants au regard de sa population (1,5 %), alimentant les débats sur le coût des prestations et sur la capacité d’intégration des nouveaux venus.

Lors de la présidentielle l’an passé, les sociaux-démocrates et l’ÖVP chrétien-démocrate avaient été éliminés dès le premier tour. Le candidat d’extrême droite Norbert Hofer s’était incliné de peu au second tour face à l’écologiste-libéral Alexander Van der Bellen.

Une alliance entre M. Kurz et M. Strache pourrait infléchir la ligne jusqu’à présent très europhile du pays, le FPÖ prônant notamment un rapprochement avec le groupe de Visegrád, comprenant des pays comme la Pologne et la Hongrie qui multiplient les bras de fer avec Bruxelles. M. Strache a, en outre, répété que l’organisation de référendums « sur le modèle suisse », notamment au sujet des accords commerciaux TTIP (négocié par l’Union européenne avec les États-Unis) et CETA (Union européenne-Canada), faisait aussi partie des exigences de son parti.

En France, le FN, en élisant un nouveau chef charismatique et compétent, et les LR, portant à leur tête Wauquiez, devront suivre l’exemple autrichien et nouer une alliance afin de gagner les élections et prendre, enfin, le pouvoir. Sinon, il faudra euthanasier ces deux partis et trouver un chef charismatique compétent de droite avec un nouveau parti. L’objectif serait de faire le même coup que Macron avec son OPA sur le centre droit et le centre gauche, afin de faire la jonction, l’alliance et l’union de la vraie droite par la base en attirant la majorité des électeurs en provenance du Front national et des Républicains.

Source cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

RÉFLEXION SUR LA DISPARITION DE LA DROITE

L’élection présidentielle française de 2017 n’aura pas connu de candidats de droite. Aucun. Entre les petits candidats et les deux gros représentants de l’aile droite de l’électorat – respectivement Les Républicains et Front National – il n’y eut personne pour incarner et revendiquer une filiation intellectuelle à proprement parler de droite. Dans les élections précédentes, Nicolas Sarkozy, bien aidé par des stratèges cultivés comme Patrick Buisson, parvint à faire illusion. Il fit campagne à droite et gouverna ensuite comme les autres. Mais dans celle de 2017, nous eûmes un représentant classique de l’orléanisme qui n’hésita pas à se revendiquer régulièrement, lui aussi, du progressisme, et une candidate populiste qui passa le plus clair de son temps à chasser sur les terres de gauche par le biais d’un souverainisme intégral qui, lui aussi, osa se revendiquer du progressisme. Ces deux représentants abâtardis de la droite perdirent lamentablement cette élection, laissant les clefs du vieux pays de France au successeur de François Hollande le socialiste, parfait représentant assumé du progressisme libéral de gauche. Aujourd’hui, la droite est en morceaux. Elle le serait à moins. Dès lors, tous les refrains scandés sont des variations d’un même thème : celui de la refondation. Comment refonder la droite ? Sur quelles idées ? Sous quelle forme ?

Déjà s’opposent les tendances. Dans la droite républicaine d’abord, beaucoup, subjugués par Emmanuel Macron, souhaiteraient entrer encore plus avant dans la « modernité », entendu au sens que lui donnent les représentants du camp d’en face. Dans la droite populiste, ou « extrême-droite », comme on l’appelle toujours, beaucoup aimeraient se muer encore plus davantage en un grand mouvement « ni droite-ni gauche », exclusivement représentant des classes populaire contre un « bloc bourgeois » composé « d’élites mondialisés » ou « égoïstes». En somme, la tendance des deux grands partis en exercice n’est en aucun cas un retour aux fondamentaux de droite, tant dans le fond que dans le style.

Pourquoi cette défiance des représentants politiques pour la droite ? Pourquoi celle-ci, dont la chance est de reposer pourtant sur un corpus doctrinal solide, des centaines d’auteurs prestigieux et une philosophie pertinente pour l’époque, ne parvient t’elle pas à s’incarner, à se représenter dans un mouvement politique ? Pour comprendre ce curieux phénomène, il est de surcroit impossible d’invoquer « l’esprit du temps », car celui-ci prête partout son flanc à la droite, ou du moins à ce qu’elle représente. Insécurité, terrorisme, crise identitaire, perte du sens, déchirement du lien social, désastre scolaire, enlaidissement du monde, recul de l’autorité, économies en berne, retour de la realpolitik à l’international : autant de gros titres quotidiens dans nos journaux qui appelleraient naturellement la réponse d’une droite solide et assumée. N’ayant plus gouverné depuis, au moins, le Général De Gaulle, elle n’est pour rien dans les désordres du monde actuel : dès lors, ses messages, sa praxis et ses idées seraient considérablement légitimes. Or, il n’en est rien.

La faute à quoi, alors ? Plusieurs explications s’offrent à nous.

D’abord, l’inculture de nos hommes politiques. Ceux-ci n’ont plus l’épaisseur intellectuelle d’autrefois. A cause du système scolaire, de l’air du temps et d’une certaine paresse, la maîtrise des humanités n’est plus la condition préalable à tout engagement politique. La communication seule sélectionne le bon grain de l’Ivraie électorale. Quant au pouvoir, le vrai pouvoir, il a quitté peu à peu les assemblées et les palais élyséens pour se nicher plutôt dans les sphères de la haute finance. Dès lors, les hommes de qualité prirent souvent, hélas, le même chemin que le pouvoir fuyant. Sortis des grandes écoles, ils privilégièrent plus tendanciellement les carrières dans le privé pour ne laisser la toge qu’aux seconds couteaux.

Cette médiocrité intellectuelle et culturelle est flagrante pour qui a déambulé dans les arcanes politiques. Les hommes de droite qui se proclament et se revendiquent « de droite » sur les plateaux télé seraient bien embêtés s’ils devaient justifier, philosophiquement, leur étiquette. A leur décharge, si le déficit culturel frappe l’ensemble de la classe politique, voire l’ensemble de « la nouvelle élite » parisienne et mondiale, il frappa préalablement tout ce qui tenait lieu de « culture de droite ». Cette dernière, dans la grande liquidation culturelle française, fut sacrifiée en premier. Sacrifiée, car inutilisable.

Par ce qualificatif : « inutilisable », nous en venons à la deuxième raison de l’incroyable fébrilité des hommes politiques Français voulant rester fidèles au corpus idéologique de droite : c’est que celui-ci a été marqué du sceau du péché. On prête à Staline ce conseil à la gauche : « Accusez toujours vos adversaires de fascistes. Le temps qu’ils se justifient, vous pourrez porter de nouvelles attaques. ». Il fut mille fois suivi, et Léo Strauss, dès 1951, théorisa cette tactique malveillante avec l’invention du « Reductio Ad Hitlerum », manière de stériliser tout débat par la diabolisation de l’adversaire de droite. Par cette manière de faire et d’échanger, la gauche triompha complétement, imposant ses valeurs, ses codes, ses symboles, sa rhétorique, ses idéaux et ses chimères au débat public. La droite, elle, fut (et reste) terrorisée. Jean-Philippe Vincent, dans son livre « Qu’est ce que le conservatisme ? », ironise à ce propos : « Un homme public français qui, interrogé sur ses goûts littéraires, avouerait, par exemple, qu’il trouve le style de Sartre aussi bon que celui de Paul Bourget, que Simone de Beauvoir écrit comme le Guide Michelin et que Camus n’a pas tout à fait l’aisance de son maître Barrès commettrait un suicide médiatique. ». Multipliant les amalgames, les injonctions et les oukases, accusant toujours la droite, dès qu’elle s’essayait à quelques fidélités ou à quelques idées, d’être raciste, nationaliste, pourquoi pas antisémite, et de « faire le jeu du Front National » – donc de l’extrême-droite, donc d’Hitler – elle parvient à imposer l’idée médiatique selon laquelle « tout ce qui n’est pas de gauche est d’extrême-droite », mettant ainsi fin à tout débat politique sérieux en France. En guise de droite, seule la version orléaniste de celle-ci fut tolérée par la gauche, c’est à dire une version droitière appauvrie qui n’est, historiquement, qu’une ancienne gauche. En résumé, tant que la droite parlait d’argent et exclusivement d’argent, celle-ci pouvait être acceptée dans le débat public. Mais si celle-ci devait parler de ses valeurs, user de ses références intellectuelles, être en accord avec son style – alors, gare à elle. La voilà qui tombait immanquablement dans le camp des maudits et des pestiférés. Ce stratagème de gauche fonctionne toujours aujourd’hui, et il n’a que faire de son incohérence, de son manque de rigueur et de son absence de probité. Qu’importe pour lui de défigurer l’Histoire, oubliant volontiers que la droite qui lu Barrès et Maurras résista autant à l’envahisseur nazi (ils étaient nombreux à Londres avec le Général) que les radicaux-socialistes qui eux, en revanche, votèrent pour beaucoup les plein pouvoir au maréchal Pétain. Quel homme de droite oserait avouer avoir lu Barrès et Maurras hormis un fou suicidaire ? Moi-même, je ne m’y risquerai pas. En revanche, il est toujours de bon ton de parler de Sartre, lequel défendit toute sa vie l’URSS stalinienne, ou de lire Libération, lequel chanta les louanges des khmers rouges. Il y a des millions de victimes moins graves qu’une page acrimonieuse d’un écrivain de droite. Cela n’a aucun sens, mais c’est ainsi. Quoiqu’il en soit, il est désormais inutile de multiplier les exemples démontrant l’inanité de la reductio Ad Hitlerum de la droite dans son ensemble, car quelques signes d’espoirs – notamment dans la jeunesse – tendent à montrer que ce procédé vicieux a perdu de sa puissance. Peut-être est-il enfin le moment pour la droite de pouvoir s’assumer sans risquer d’être directement marquée du sceau du diable. Gageons que le débat intellectuel français n’en sera que vivifié.

Troisième et dernière raison de la peur de la droite d’être elle-même : sa mauvaise image dans l’opinion. Reconnaissons que celle-ci ne date pas d’hier : sous la IIIe République, un groupe de droite siégeait au Sénat sous l’appellation « gauche républicaine » par peur d’être assimilé à une dénomination problématique. La tradition bonapartiste elle-même, pourtant classée à droite par René Rémond dans son célèbre essai sur les droites françaises, a toujours répugné à se qualifier de la sorte. De Louis Napoléon Bonaparte jusqu’aux mouvement populistes actuels, en passant par le Général De Gaulle, ceux-ci préférèrent toujours se caractériser comme « patriotes », au dessus des clivages, ou « souverainistes », comme nous l’entendons aujourd’hui. Deux causes se dégagent de cette étrange pudeur. L’une appartient à la philosophie de la droite elle-même : celle-ci se conçoit comme « naturelle » quand la gauche est constructiviste. Elle doit incarner ce qui est, dans l’ensemble, et non un camp particulier. En conséquence, elle serait « la France », en l’état, prise au moment présent, avec son héritage et son essence propre, sans velléités particulières d’évolution ou de changements. La gauche seule avancerait et voudrait changerles choses. A défaut de vouloir incarner ce qui est, la gauche voulu toujours incarner ce qui sera. Ce point de vue eut des conséquences néfastes sur la vie politique de la droite, et ce depuis l’origine, car, dès lors, de l’incarnation fière et assumée de ce qui était, à l’accusation d’immobilisme permanent, il n’y eut qu’un pas. En refusant d’être un camp, une idéologie particulière, une « force qui va », pour n’être qu’une force qui conserve en embrassant la totalité présente à un moment T, la droite s’est elle-même coupée de la possibilité de se nommer elle-même. En restant fidèle à ses principes premiers, ceux, hélas, du refus de toutes marches en avant, elle a du même coup répugné à l’idée même d’un nominatif. Nous reviendrons sur ce sujet quand nous discuterons à la fois de la nature profonde et de la possibilité de la droite, mais nous serions injustes si nous n’évoquions pas aussi les résultats de la puissance idéologique de la gauche sur l’incapacité de la droite à se poser comme telle. Un élément apparait clairement dans l’inconscient régulièrement honteux de la droite : elle a longtemps incarné l’égoïsme des possédants, la défense des intérêts particuliers et l’injustice intrinsèque des puissants, tandis que la gauche, reprenant à son compte tout le vieux fond de la morale chrétienne, était, elle, du côté des exclus, des faibles, de la justice et du bien commun. La droite, face à ces accusations, qui ont profondément pénétrées les consciences, n’a jamais su réellement se défendre. Qu’importe qu’elle fût peut-être la première à penser la condition sociale à travers les légitimistes qui, de Villeneuve-Bargemont dès 1834 à Le Play avec le catholicisme social, s’en prirent avec véhémence au capitalisme qui s’installait peu à peu. Qu’importe aussi les liens historiques que la droite entretint toujours avec « le petit peuple », notamment celui des campagnes ; qu’importe aussi les différentes avancées sociales que l’on doit au Général De Gaulle par exemple : la gauche a longtemps réussi à imposer la caricature d’une droite qui serait le minable et cynique parti des héritiers et des égoïstes. Actuellement, elle parle moins à son endroit d’égoïsme que de fermeture, au monde, au progrès, à l’avenir. Et là encore, la droite ne sait pas se défendre, coupée qu’elle est de ses références intellectuelles et manquant cruellement d’imagination. Et, disons-le clairement : de compétences.

Dans ce bourbier intellectuel et politique, au milieu d’échecs électoraux, de reniements, d’injustices, de lâchetés et d’incompétences, la droite cherche désormais à se reconstruire. La « refondation » de la droite française sera le thème majeur de la vie politique des prochaines années. Les plus optimistes d’entre nous espèrent que l’état déplorable dans laquelle elle se trouve est peut-être bien la promesse d’un renouveau important. Mais, pour ce faire, il est indispensable qu’elle retrouve non pas seulement un chef, des élus ou une quelconque combinazione politique qui lui permettrait de fanfaronner dans les assemblées, mais une véritable âme, un esprit – son esprit – pour ne pas dire une philosophie inspirée par ses plus grands penseurs, ses plus belles et ses plus profondes références. Sans cela, la « recomposition », la « refondation » dont on parle, ne restera que pure forme et ne s’exprimera qu’au travers de bisbilles politicardes inutiles.

Qu’un homme de gauche n’ait ni de mémoire ni de culture : cela peut aller à son teint. Mais qu’un homme de droite soit ainsi : voilà une aporie.

http://rochedy.com/2017/10/disparition-de-la-droite/

Pour survivre, la droite doit abandonner les élites mondialisées...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue intéressant de , cueilli sur Figaro Vox et consacré à la survie idéologique de la droite.  est auditeur au Conseil d'Etat et maître de conférence à Sciences-Po.

Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com

La gauche a assumé l'abandon du peuple, la droite doit assumer celui des élites

«Car il m'est apparu que l'homme était tout semblable à la citadelle. Il renverse les murs pour s'assurer la liberté, mais il n'est plus que forteresse démantelée et ouverte aux étoiles. Alors commence son angoisse qui est de n'être point» (Saint-Exupéry, Citadelle)

Ainsi en est-il de la scène politique française, structurée autour d'une seule et même idéologie, celle de la déconstruction permanente.

Cette idéologie promeut le progrès conçu non comme surgissement d'une volonté dans l'histoire, mais, s'appuyant sur le confort matériel, comme un projet d'émancipation de l'homme contre toutes les formes de limites, quels que soient le sens de ces limites et la finalité poursuivie par celui qui vise à s'en débarrasser.

Elle emprunte la méthode spécifique de la table rase, où l'histoire n'est plus faite de tâtonnements mais de certitudes aveugles en vue de soumettre la réalité réticente de la matière, tant dans le domaine scientifique (transhumanisme) que politique («arracher l'enfant des déterminismes de sa famille» de V. Peillon).

Après son stade moderne, qui fut celui des mouvements collectifs (nationalismes, communismes), cette idéologie sera, au XXIe siècle, celle de l'agitation individuelle.

L'individu devient unique source et finalité de la société ; la conscience même d'un bien commun disparaît derrière le relativisme de groupes multiples organisés par leurs intérêts particuliers, réduisant la communauté de destin en un vaste marché mondial visant à l'épanouissement narcissique (Christopher Lasch) dont le politique ne serait qu'un secteur d'industrie.

La scène politique française, entre consensus idéologique et fractures sociologiques, menace de dislocation la droite dite «de gouvernement».

Dans la plupart des pays occidentaux, l'hégémonie culturelle de cette idéologie a creusé un fossé aujourd'hui presque sociologiquement figé, entre ceux qui en bénéficient et ceux qui en sont frustrés.

Si le cœur de l'élite «de masse» (20-30% de la population selon C. Guilluy) a retiré les fruits de la mondialisation et de sa vision individualiste et libertaire (pour faire court, le droit de jouir sans entrave), la généralisation de la «société de marché» a percé les frontières des États et celles de tous les corps sociaux protecteurs - familles, écoles, entreprises - pour les atomiser en gagnants et en perdants.

Ces derniers, ceux qui ne «sont rien» (la France périphérique, soit les 2/3 de la population, toujours selon C. Guilluy), cherchent aujourd'hui à prendre leur revanche en se tournant, soit vers Marine Le Pen pour se décharger sur d'opportuns boucs émissaires (la finance, l'Europe, l'immigration), soit vers Jean-Luc Mélenchon promettant davantage d'utopies libératrices en surfant sur la colère du peuple (revenu universel, etc.).

Cette déconstruction des nations entre centres et périphéries se retrouve partout ailleurs: en Angleterre avec la cartographie du «Brexit» opposant la Greater London aux autres régions du pays, ou aux États-Unis, entre les central states et les coastal states.

Chez nous, la carte des électeurs du premier tour des présidentielles est éloquente (métropoles vs. France des villes moyennes).

La droite s'est historiquement contentée d'être le bon gestionnaire de cette idéologie depuis 1968, soit par

désintérêt (elle s'est jetée à corps perdu dans le mondialisme et l'économie), soit par dégoût (c'est la bourgeoisie plus conservatrice qui se tourne vers la politique de proximité et se replie sur son entourage proche).

Elle s'est contentée de se fondre dans le paysage dessiné par l'idéologie de la déconstruction en tentant d'y apporter un semblant d'ordre et de bonne gestion financière: le débat politique de la droite lors des législatives s'est ainsi résumé, après la grande désillusion des présidentielles, à une querelle comptable de chiffres et de mesures paramétriques (baisse de l'IR, etc.) sans vision aucune.

Le consensus idéologique ambiant n'a donc jamais été remis en question ; bien au contraire, le libéralisme traditionnel de la droite s'est laissé glisser vers la quête de la jouissance servile aux mains d'un État devenu simple gestionnaire.

Or, les laissés-pour-compte de la mondialisation montrent qu'ils ne se satisferont plus des promesses de la gauche et du vide intellectuel laissé à droite.

À l'heure du Brexit, de Trump, de Podemos, du mouvement des 5 étoiles et du FPÖ, la ligne de partage politique n'est plus entre une pensée de droite et une pensée de gauche, indépendantes l'une de l'autre.

Le clivage n'est plus idéologique: il menace de ne devenir que sociologique, entre les gagnants et les frustrés du libéralisme libertaire. Le risque est de voir une telle opposition, qui ne se situe plus sur le plan des idées, se traduire par la violence la plus brutale - déchaînement des frustrations et de l'accumulation des rancœurs, entretenues par le système médiatique.

Entre En Marche, qui rassemble, dans un discours de gestionnaire rassurant, jeunes diplômés, immigrés et cadres des métropoles mondialisées, et Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, qui rivalisent d'irresponsabilités pour incarner la revanche des antisystèmes et des classes populaires, le «marché» électoral de la droite dite de gouvernement s'est, faute de discours cohérent, réduit comme peau de chagrin.

Pour survivre, la droite devra bâtir un discours autonome qui réinvestisse le champ du politique plutôt que celui du gestionnaire.

La recomposition actuelle du paysage politique français autour des deux extrêmes et l'apparition d'En Marche signeraient à terme l'avènement d'un grand parti centriste, majoritaire, mais traversé de courants profondément divergents et incohérents, constitué d'alliances de circonstances instables et ponctuelles rappelant les gouvernements de la IVe République.

Ce schéma risque de «satelliser» la droite en caution économique d'un programme qu'elle ne maîtriserait plus. Cependant, la faiblesse du score de MLP au premier tour des présidentielles, et les divisions internes du FN auquel les départs de Marion Maréchal-Le Pen et de Florian Philippot portent un coup, constituent une opportunité immense pour que la droite de gouvernement effectue, à l'occasion de ces prochaines années, le travail sur elle-même analogue à celui des conservateurs britanniques au milieu des années 2000 devant une gauche économiquement et sociétalement libérale, et des extrêmes qui prêchaient la révolution.

La gauche avait, en son temps, assumé l'abandon du peuple qui a tout perdu: la droite pourrait assumer celui des élites postmodernes qui ont tout gagné. L'urgence de la droite, face à son risque de dissolution, est de récupérer trois pôles: l'électorat populaire (attaché à des valeurs de responsabilité, d'autorité et percevant les ravages du libéralisme libertaire), l'électorat bourgeois des provinces et assimilé, souvent de culture catholique et sociale, et celui de la gauche dite «réac», chevènementiste.

Comme l'avait fait le think-tank Terra Nova dès 2011 en orientant cyniquement le PS vers l'électorat de la coalition des bobos et des minorités, il s'agirait ici pour la droite d'abandonner l'élite déracinée et déterritorialisée, qui aurait tout à perdre d'un changement de son discours, pour rassembler la bourgeoisie de province et les classes populaires dans une sorte de «Terra Nova inversé».

Ce Terra Nova inversé n'aurait pas pour objet de promettre une quelconque revanche, mais de proposer aux «perdants» économiques et culturels de porter un changement de paradigme.

Face à l'idéologie de la déconstruction qui rassemble pour mieux les déchirer les deux «camps» des gagnants et des perdants de la mondialisation libérale-libertaire, la droite doit bâtir un discours autonome et crédible.

Pour ce faire, elle refuserait de ne concevoir la nation que comme un agglomérat d'individus dont le politique n'aurait qu'à organiser l'interaction pour en maximiser l'épanouissement matériel ; et elle refuserait dans le même temps de promettre la «revanche» des classes populaires par des promesses intenables ou de verser dans le décroissantisme, marqueurs des deux extrêmes.

Refuser l'idéologie de la déconstruction, c'est à la fois refuser son matérialisme individualiste post-politique qui continue à atomiser la société en produisant des «gagnants» et des «perdants», et refuser sa méthode de la table rase surfant sur les fausses promesses et les colères stériles ; c'est assumer la nécessité pour toute société qui souhaite perdurer et vivre librement de protéger les trésors chèrement accumulés au fil des siècles.

C'est donc affirmer le besoin de transmission de notre culture, qui suppose un espace clos, un territoire, afin de générer la confiance et la fraternité nécessaires à l'existence d'une vie démocratique enracinée - d'une vraie démocratie, tout simplement.

Ce projet aurait à son cœur le rejet de l'émerveillement béat et des frustrations violentes, lui préférant l'enracinement dans le passé pour une projection vers l'avenir. Son maître-mot ne serait pas «construire», mais «grandir», y compris à partir du local, plus propice à l'élaboration apaisée de solutions concrètes aux véritables problèmes de fond.

La protection qu'il offrirait n'est pas refus du changement, d'où le rejet du mot-caricature de «conservatisme»: elle réhabiliterait l'idée que l'innovation n'est ni bonne, ni mauvaise, mais qu'il revient à notre volonté politique de la saisir comme une opportunité et de la maîtriser comme un danger.

C'est ainsi réhabiliter la place du politique, sa vocation à orienter plutôt qu'à accompagner les changements qui sont loin d'être inéluctables.

Ce serait donner envie aux Français de redécouvrir qu'ils peuvent encore, en tant que peuple, maîtriser les décisions qui ont trait à des sujets structurants pour notre avenir (écologie, transmission des savoirs et des valeurs, rapports à la mondialisation et au libre-échange, rapports à la technologie notamment quant à ses impacts éthiques et sociaux, etc.).

Ce serait donc leur permettre de reprendre goût à leur propre liberté politique.

«Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivant certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir», disait Simone Weil.

Cette refondation idéologique est à même de séduire l'électorat cible, mais aussi d'aller au-delà.

Pour les classes populaires ou moyennes, et la bourgeoisie dite de province, il s'agit de reconnaître la valeur d'une patrie en partage, ainsi que le capital immatériel que représente la «décence commune» dont parle George Orwell sans laquelle «l'unité politique n'est qu'une coquille vide» (M. De Jaeghere).

Mais c'est aussi un discours capable de rassembler d'abord les libéraux, au sens premier du terme - ceux qui aspirent à la protection des personnes contre l'arbitraire du pouvoir, ceux qui estiment qu'il appartient à chaque institution, Etat compris, de se cantonner à son rôle pertinent (notamment en matière économique),.

Mais aussi ceux qui reconnaissent que l'économie de marché ne fonctionne durablement - et n'est même historiquement apparue - que dans le cadre de communautés culturelles enracinées, assumant une certaine éthique, et structurées par des Etats-nations démocratiques.

Enfin, c'est un discours susceptible de séduire une partie de l'électorat préoccupé par la question sociale, en développant des politiques fondées sur la notion de responsabilité plutôt que sur l'humiliation d'un assistanat organisé: les Français veulent travailler et non vivre d'allocations ; ils veulent se sentir intégrés dans la société et pas sans cesse renvoyés à leurs origines par un discours victimaire et moralisateur.

Cette velléité de bâtir un nouveau parti de masse à droite, ni gestionnaire, ni démago, trouve de nombreux échos intellectuels et médiatiques, des anciennes gauche et droite: Finkielkraut, Brague, Debray, Gauchet, Onfray, Delsol, Polony.

A l'heure où ce combat culturel est mené avec brio, la droite, si elle ne veut pas disparaître, devra prendre le chemin de crête périlleux qui consiste à rejeter en bloc le confort d'une politique gestionnaire en s'affranchissant d'une idéologie qui lui aliène le nouveau cœur de son électorat putatif: les classes moyennes et populaires, et la bourgeoisie dite de province.

 (Figaro Vox, 6 octobre 2017)

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/10/13/p...

Élections en Autriche : les conservateurs arrivent en tête et pourraient gouverner avec les populistes

16/10/2017 – AUTRICHE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Les Autrichiens votaient hier pour élire leurs représentants au Conseil national. Les résultats de ces élections législatives sont moins bouleversants que ceux de la récente élection présidentielle, qui avaient vu la débâcle des deux grands partis.

Ce sont les conservateurs qui l’emportent assez largement, avec plus de 31 % des voix

C’est donc l’actuel vice-chancelier, Sebastian Kurz, 31 ans, qui devrait être amené à composer une coalition. Cette mission incombe en effet au parti arrivé en tête. Deux solutions s’offrent à lui. Soit reconduire la grande coalition actuelle avec les sociaux-démocrates, mais le chancelier actuel, le social démocrate Christian Kern, a exclu cette hypothèse, soit se tourner vers le parti des « libéraux », c’est à dire les populistes conduits par Heinz Christian Strache.

Ces deux partis sont en effet dans un mouchoir de poche !

Les résultats officiels donnent le FPÖ légèrement devant le SPÖ, les deux autour de 27 %. Mais c’est sans compter les votes par correspondance qui seront dépouillés jusqu’à jeudi ! Au total, les instituts de sondage placent les sociaux démocrates devant les populistes. Un beau succès quand même pour le parti de Strache, qui gagne 6 points par rapport aux précédentes élections. A noter par ailleurs que les Verts s’effondrent, victimes notamment d’une candidature dissidente.

Le FPÖ est-il en passe de revenir au pouvoir ?

C’est très probable : les populistes sont en position de faiseurs de roi, puisqu’ils pourraient former une majorité tant avec les conservateurs qu’avec les sociaux-démocrates. Mais l’hypothèse la plus crédible est une alliance « noire bleue », entre conservateurs et populistes. Kurz a fait de la maîtrise de l’immigration un important thème de campagne. C’est ce qui lui a permis de remobiliser l’électorat conservateur et de faire retomber le FPÖ. La priorité donnée par les électeurs à la lutte contre l’immigration semble mettre la gauche hors du jeu.

https://fr.novopress.info/

16/10/2017

PLUS INTELLIGENT ET PLUS CIVIQUE QU’EN FRANCE, LE SOUVERAINISME AUTRICHIEN A SU SE RÉUNIR

L’Autriche est un pays intelligent. Et surtout – mais ces mots ont perdu leur signification en France – plein de bon sens lorsqu’il s’agit de la défense de son intérêt national. Et cela d’autant plus que l’économie autrichienne se porte bien mieux que la nôtre. Mais le peuple autrichien a compris que son bonheur alpin n’était pas immortel, qu’il fallait faire foin des faux procès en sorcellerie et qu’il était vital d’unir la population pour se prémunir par avance contre les dangers rampants de la politique européenne, notamment en matière d’immigration forcée.

En effet, en ce dimanche historique d’octobre 2017, et selon des projections de la télévision publique (source RFI), le conservateur Sebastian Kurz a remporté les élections législatives autrichiennes et sera ainsi appelé à devenir chancelier ; le plus jeune dirigeant européen. Les conservateurs de l’ÖVP obtiendraient 30,2 % des suffrages, devant la droite sociale et nationale FPÖ à 26,8 % et les sociaux-démocrates du SPÖ (grands perdants), crédités de 26,3 % des voix. Quelle que soit l’alliance qui se dessinera, le thème du refus d’une immigration de masse, incontrôlée par Bruxelles, aura fédéré 57 % des Autrichiens. Les Autrichiens ne sont pas contre l’aide aux populations menacées par la guerre : ils refusent simplement que leur culture disparaisse et que leurs équilibres sociologiques soient fragilisés par une immigration de masse imposée d’ailleurs.

Le cerveau du peuple autrichien n’est ni encombré du smog gauchisant franchouillard (la « basse intelligentsia »), ni « plein du vide » des castes politiciennes parisiennes fascinées, comme dans un des mondes visités par Gulliver, par la dispute entre « Gros-boutiens » et « Petits-boutiens ». Ou, pour rester français, par nos picrocholines querelles sur de minimes questions techniques quand le navire sombre. 

Merci aux Autrichiens d’avoir montré aux Français que le chemin de l’union nationale pour préserver l’intérêt et l’équilibre sociologique national est si logique et si facile d’accès quand il est souhaité par la majorité démocratique de la population. Les politiciens français (notamment prétendument de droite) sont-ils capables de l’entendre ? On en désespère. Sinon, ils connaîtront rapidement le sort du SPÖ.

http://www.bvoltaire.fr/plus-intelligent-plus-civique-que...

Autriche: la mitteleuropa montre la voie

Secrétaire d’Etat à 24 ans, ministre des Affaires étrangères à 27, c’est aujourd’hui âgé de 31 ans que l’Autrichien Sebastian Kurz le candidat du parti conservateur l’ÖVP (parti chrétien-démocrate ) s’apprête à devenir le plus jeune chef de gouvernement d’Europe. Au terme des législatives qui se sont déroulées hier, épisode électoral au cours duquel M. Kurz a multiplié les prises de position très fermes contre l’immigration, son parti a recueilli 31,7% des suffrages. Il devance la principale formation de gauche, les sociaux-démocrates du SPÖ (26,9%), eux-même talonnés par les nationaux du FPÖ (26%, en progression de 5,5 points par rapport aux précédentes législatives de 2013) emmenés par le sympathique Heinz-Christian Strache, ami de longue date du Front National. La logique voudrait et c’est le scénario privilégié par tous les observateurs, que conservateurs et nationaux fassent alliance au sein d’une coalition pour diriger le pays, le FPÖ se voyant bien obtenir plusieurs ministères régaliens (Intérieur, Affaires étrangères…).

Le FPÖ dont le candidat Norbert Hoffer, rappelons-le, a manqué de  peu son élection à la présidence de l’Autriche en décembre dernier,  a renoué hier avec son meilleur score historique à des législatives, celui  obtenu en 1999 (près de 27%). Sous l’impulsion de feu Jörg Haider et fort de cette dynamique, les patriotes autrichiens étaient alors entrés en 2000 dans un gouvernement de coalition avec les conservateurs. Une participation au pouvoir alors inédite qui avait provoqué  une campagne de diabolisation délirante à l’échelle mondiale. Ce sursaut national dans les urnes avait entraîné des sanctions et des mesures de rétorsion de la part des instances bruxelloises contre Vienne, coupable de faire entrer le prédateur patriote dans la bergerie euromondialiste. Certes, dans la situation  actuelle de montée des populismes identitaires,  de refus de plusieurs  gouvernements de l’UE  de courber l’échine devant les commissaires politiques, parions que les Torquemada  seront contraints de faire profil bas…

Nos camarades du FPÖ ont noté que Sébastien Kurz n’a pas hésité à « plagier»  leur programme,  ce qui s’est révélé à l’évidence très payant auprès des électeurs Autrichiens, pour virer en tête hier. Un durcissement il est vrai opéré antérieurement par M. Kurz. En octobre 2015, alors ministre des Affaires étrangères, il avait emboîté le pas au FPÖ pour dénoncer avec force la folle politique d’ouverture des vannes au torrent  migratoire d’Angela Merkel. Ces derniers mois, il avait réclamé comme les nationaux l’arrêt des pompes aspirantes de immigration que sont notamment les aides matérielles que reçoivent les clandestins. Ce qui a fait dire à Heinz-Christian Strache, additionnant hier soir le score de son mouvement et  celui du parti conservateur que « 60% des Autrichiens ont voté pour le programme du FPÖ ! ».

Avec un grégarisme qui ne surprend plus depuis longtemps, la caste journalistique, milieu  progressiste autoréférencé s’il en est,  dont le niveau intellectuel et culturel est en chute libre (à de notables et heureuses exceptions près), relaye peu ou prou  les mêmes commentaires sur le retour et les mutations de la bête immonde . Tel le loup du petit chaperon rouge, elle tenterait de de se dissimuler sous un costume rassurant… pour mieux te manger mon enfant! 

Ces dernières heures, l’ex président de l’Observatoire de l’extrémisme, le journaliste et militant antifrontiste Jean-Philippe Moinet, s’est  livré à  une analyse de très faible niveau des élections autrichiennes,  qui recycle  tous les poncifs du genre,  mais emblématique de la (non) pensée dominante.

Sur le site Atlantico notre expert nous explique que si  «comparaison n’est pas raison »,  la réaction identitaire qui se manifeste a « pris forme, de manière particulièrement extrême et dangereuse, dans cette partie de l’Europe, qui a porté le nazisme  au pouvoir (…).  On en est bien sûr pas là avec la montée des nationaux-populismes de droite extrême, actuellement dans certains pays d’Europe centrale » mais « l’Autriche, contrairement à l’Allemagne démocratique de l’après-guerre, n’a pas bénéficié du même effort, en milieux scolaires notamment, de promotion constante des vertus de la démocratie et de l’ouverture au reste du monde. Ce pays a même été le lieu du recyclage de l’idéologie néo-nazie, un carrefour de réflexions et de relations plus que douteuses, qui ont d’ailleurs concerné le FN et Marine Le Pen elle-même qui, avant de prétendre dédiaboliser son parti avec la caution de Florian Philippot, ne rechignait pas festoyer à Vienne avec ce que l’Europe a de plus détestable en matière d’extrême droite » (sic).

« L’Autriche poursuit-il,  n’a aucun problème grave du point de vue de l’économie et pourtant connaît des pulsions, des secousses et des mouvements d’extrême droite qui inquiètent les démocraties européennes. Les leviers nationaux-populistes sont souvent les mêmes, les fantasmes d’une identité nationale soit disant (sic) dissoute dans la mondialisation des échanges(économiques, sociaux, culturels) et des migrations permettent aux populistes d’extrêmes droites de prospérer.»

Et M. Moinet, soucieux de maintenir la position  hégémonique du cercle de la raison  cosmopolite, des tenants de la société liquide,  hors-sol, insiste comme de juste sur le maintien du cordon sanitaire, la vigilance devant le risque de contamination.  «  Les observateurs et démocrates de tous les autres pays, insiste-t-il,  doivent prendre le phénomène FPÖ très au sérieux et donc y prêter une attention, elle aussi, particulière. Des porosités sont à l’œuvre, dans ce pays particulièrement, entre l’extrême droite, plus ou moins policée, et d’autres familles politiques, de droite classique notamment. Mais pas seulement : la gauche a aussi, il faut le rappeler, été actrice de coalitions dans le passé qui comprenaient entre autres des dirigeants et élus de ce mouvement d’extrême droite. »

Jean-Pierre Moinet, à l’instar de ses compagnons d’agapes,  regarde avec terreur, sidération,  les coups portés par une nouvelle  génération d’Européens à un Système décati,  incapable de répondre aux légitimes aspirations protectionnistes (au sens large)  des peuples  de notre continent.  Cette résistance nationale là ne cesse de se renforcer, on la voit à l’oeuvre  dans la  Pologne de Beata Szydlo, dans les pays du groupe de Visegrad, sur une autre terre d’empire comme  la Hongrie qui se cabre  elle aussi devant les diktats immigrationnistes des Bruxellois.  Le Premier ministre  Viktor Orban a pris ces dernières semaines l’initiative d’une nouvelle consultation populaire avec un  questionnaire envoyé dans les foyers hongrois sur le plan  de George Soros, avec lequel il est en conflit ouvert prévoyant  une nouvelle  accélération de l’installation  de l’immigration non européenne au sein de l’UE.

Bref, aujourd’hui et quelques semaines après la percée historique de l’AfD en Allemagne Bruno Gollnisch peut de nouveau  affirmer que « les   européens sont de plus en plus nombreux  à montrer la voie du réveil des nations, de la défense des identités, contre les forces mondialistes attachées à leur destruction. Il n’y a pas de fatalité du nivellement, du déclin et de la submersion dès lors que le courage se manifeste ! ».

https://gollnisch.com/2017/10/16/autriche-mitteleuropa-mo...

Philippot ou Narcisse, star de l’oligarchie, par Ivan Blot

Philippot

Lorsqu’il a quitté le Front national, Florian Philippot a été très peu suivi par les élus, les cadres, les militants. Mais l’oligarchie lui a donné acte de sa soumission croissante au politiquement correct sur les questions identitaires et sociétales. Il a donc été placé sous respiration médiatique artificielle. Pour Polémia, Ivan Blot analyse ce départ en termes de lutte de classes entre la nouvelle bourgeoisie oligarchique et le peuple.

Le départ de Florian Philippot du Front national ne doit pas être vu comme un fait divers journalistique ou une querelle romantique de personnes. En fait, il est révélateur de la nouvelle lutte de classes qui se développe en France aujourd’hui entre la nouvelle bourgeoisie oligarchique et le peuple qui souffre.

De quoi souffre le peuple ? De l’immigration massive, de l’insécurité croissante et de la relégation sociale dans la France périphérique. De quoi souffrait Philippot lorsqu’il était au Front national ? De l’insuffisante attention portée aux méfaits de l’Union européenne, d’être coupé de la base qu’il appelait « ringarde », de supporter une étiquette infamante pour les bourgeois lorsqu’il allait sur les plateaux de télévision.

Le départ de Narcisse

L’Union européenne a bien des défauts mais elle n’est pas perçue par le peuple de base comme une calamité quotidienne. On ne fréquente pas tous les jours un eurocrate arrogant qui prend d’office votre place de parking ! L’immigration, par contre, peut rendre votre vie invivable si vous habitez dans des quartiers envahis, surtout si vous êtes un jeune ouvrier ou un petit retraité, ce qui n’est pas le cas de Philippot. Bien sûr, on peut compatir sur la situation d’autrui mais ce ne peut être le cas de Philippot.

L’analyse détaillée de ses récentes interviews montre un personnage totalement amoureux de lui-même, une personne narcissique. Dans l’Opinion du 9 octobre 2017, il cite 37 fois les mots « moi » ou « je », ce qui est énorme sur deux colonnes du journal. A cet égard, il est proche de Macron qui dans son livre Révolution cite ces mots de façon compulsive et systématique. Donc l’immigration n’intéresse pas Philippot, pour des raisons de mode de vie personnel d’énarque et de député nanti. De plus, l’immigration est un sujet qui diabolise. C’est le critère principal de la rupture entre le peuple et la bourgeoisie oligarchique.

Cela nous amène au deuxième sujet. Philippot souffrait beaucoup de côtoyer une base « ringarde » et non « moderne », pour reprendre ses propres mots.Outre le sujet de l’immigration, il ne partageait pas les sentiments conservateurs propres au peuple et notamment aux catholiques. Dans le « petit peuple » détesté par Philippot, l’homosexualité ne vous valorise pas, alors que c’est l’inverse dans les médias. La famille et la natalité ne sont pas des thèmes majeurs pour ceux qui n’en ont pas lorsqu’ils n’en perçoivent pas l’importance au regard de l’intérêt général. La répression du crime allant jusqu’à la peine de mort pour les terroristes peut donner une mauvaise image dans les médias bourgeois, relativement peu sensibles à l’insécurité mais sensibles aux modes laxistes de Mai-1968.

Quant à la relégation sociale dont le peuple est victime et encore plus les militants du FN, Philippot veut y échapper afin de bénéficier d’une célébrité médiatique qui demande peu de sacrifices.

Le faible goût pour les réunions militantes sur le terrain et l’appétence pour les plateaux de télévision montre la soif de reconnaissance sociale de Philippot qui est tout sauf un révolutionnaire authentique façon Lénine ou Blanqui ! De plus, l’immigration est un thème qui risque de vous reléguer à l’égard des médias.

Pour toutes ces raisons qui tiennent à son essence sociale et personnelle, Philippot n’a pas du tout les mêmes intérêts que le peuple. Je ne parle pas que des intérêts matériels mais aussi des intérêts culturels que Philippot diffame en les appelant « les mauvaises racines » ou « les vieux démons ». Ce qu’il appelle « mauvais », c’est ce qui est populaire ! Fi de cette vulgarité !

Tout cela devait le conduire un jour à quitter le Front national. Il ne l’a pas fait plus tôt parce que le FN lui offrait une belle carrière politique auprès de la présidente qui lui fit confiance au début. De plus, il a découvert, chemin faisant, que son poste lui offrait une ouverture médiatique inégalée. Il ne cachait pas son mépris pour ceux qui ne sont guère invités par les médias. Il a estimé que le moment était venu de faire carrière par lui-même et d’abandonner le premier étage de sa fusée carriériste.

« Star » de l’oligarchie ou représentant authentique du peuple ? Incompatible !

Certains trouveront cette aventure bien triste. En fait, elle reflète l’incompatibilité entre la volonté d’être une star admise au sein de l’oligarchie et la volonté de représenter de façon authentique les classes populaires, ce qui importe plus pour Marine Le Pen. On ne peut pas être des deux côtés lorsqu’une lutte des classes se dessine. Il faut choisir.

Philippot a choisi le camp de l’oligarchie, tendance nationale. Il est prêt à discuter avec l’oligarchie cosmopolite : deux variantes de l’oligarchie.

Je préfère l’oligarchie restée patriote à l’oligarchie purement cosmopolite. Mais elle ne pourra pas prendre le pouvoir à cause de son éloignement du peuple.

Défendre la cause du peuple, c’est autre chose. C’est parfois vulgaire (lutte contre l’immigration) et ringard (la Manif pour tous) et ego en prend un coup. Philippot n’a pas voulu faire souffrir son ego !

Ivan Blot,
ancien député, haut fonctionnaire

Texte repris de Polémia

https://fr.novopress.info/207961/philippot-ou-narcisse-st...

ROBERT MÉNARD : « ENCORE UN EFFORT, MARINE LE PEN ! »

« La présidente du Front national fait maintenant l’impasse sur la sortie de l’euro. Et je m’en félicite. »

Lors de chacune de ses interventions, Marine Le Pen semble prendre ses distances avec ce qu’était la ligne officielle de son parti ces dernières années. Vous devez applaudir…

Bien entendu. Comme vous, je constate que la présidente du Front national fait maintenant l’impasse sur la sortie de l’euro. Et je m’en félicite. J’entends même une petite musique sur le thème : voilà tout ce que nous pouvons faire sans sortir de l’euro. Une véritable révolution copernicienne pour un parti que nous expliquait jusqu’ici que rien ou presque n’était possible tant que nous n’aurions pas rompu avec la monnaie européenne… Tout cela va dans le bon sens. Puis-je vous rappeler, sans jouer au fanfaron, que, dès le lendemain de la défaite des régionales, lors du séminaire d’Étiolles, j’avais expliqué qu’il était impossible de gagner en s’obstinant à vouloir sortir de l’euro alors même que l’immense majorité des Français ne veut pas en entendre parler ! Je constate qu’aujourd’hui, Marine Le Pen reprend, jusque dans mes mots, ce que je ne cesse de dire depuis des mois. Tant mieux !

Mais ce n’est pas parce qu’une majorité des Français est opposée à la sortie de l’euro qu’ils ont raison…

Bien sûr. Mais, en l’occurrence ils sont dans le vrai. La sortie de l’euro n’est pas seulement anxiogène, elle est une erreur. Souvenez-vous avec quelle facilité George Soros avait déstabilisé la livre sterling dans les années 80. Nous prendrions le même risque en revenant au franc. L’euro nous protège de spéculateurs mal intentionnés !

Vous êtes très pro-européen !

Absolument. N’oublions pas que l’Europe s’est déchirée pendant des décennies. Et que la construction européenne – malgré ses ratés, ses échecs, ses insuffisances, sa bureaucratie, son caractère tatillon, son arrogance technocratique… – nous a apporté la paix. Ce n’est pas rien ! C’est bien pourquoi je trouve tout à fait stupide la position de ceux – de chaque côté de l’échiquier politique – qui voudraient qu’on enlève le drapeau européen des édifices publics. Il est sur la façade de l’hôtel de ville de Béziers comme dans mon bureau de maire et il y restera. Et puis, je ne peux m’empêcher de vous rappeler qu’Arsène Heitz, à qui nous devons ce drapeau, affirma des années plus tard qu’il s’était inspiré de la « médaille miraculeuse » de la Vierge Marie… On ne va pas le bouder !

Exit la sortie de l’euro, le FN est donc sur la bonne voie…

À condition de ne pas s’arrêter en chemin. Il faut arrêter la surenchère et faire preuve de responsabilité. Il n’est pas possible de toujours promettre plus à tout le monde. En gros, de raser gratis dès la victoire acquise. Ce n’est pas sérieux. Pour être crédible, travaillons sur un programme à la fois de rupture, de bon sens et de réalisme. Et cessons de croire que l’on va reconquérir ceux qui se sont éloignés en hurlant plus fort que les amis de Mélenchon. C’est particulièrement vrai dans le domaine social. Etre arc-bouté sur la retraite à 60 ans ou les 35 heures n’a pas de sens quand nous savons pertinemment qu’arrivés au pouvoir, nous ferons le contraire. Rompre avec les pratiques politiciennes, c’est aussi tenir un langage de vérité !

Mais vous allez décourager ceux qui votent pour vous !

 

Vous les traitez avec bien du mépris ! Vous croyez, comme nos adversaires, que nos électeurs ne sont guidés que par la peur et le ressentiment. Pour les rencontrer tous les jours, je les sais surtout attachés à notre pays. Et prêts, pour peu qu’on le leur explique, à entendre un autre discours, loin de toute cette démagogie qui nourrit le rejet de la politique et fait le lit de l’abstention.

 

Vous parlez de construire un grand mouvement de droite. Contre Les Républicains et le Front national ?

Je ne crois pas les uns et les autres capables de faire abstraction de leurs intérêts propres pour ne se soucier que de notre pays. Vous avez, d’un côté, Laurent Wauquiez qui ne cesse de dire et de redire que jamais, au grand jamais, il ne s’associera avec « l’extrême droite ». Et, de l’autre, des responsables frontistes qui ne veulent pas entendre parler d’alliance avec ces « traîtres » de droite. Comment voulez-vous qu’on avance et qu’on se donne les moyens de battre cette nouvelle social-démocratie qu’incarne Emmanuel Macron ? S’il est impossible de leur faire entendre raison, construisons autre chose, en partant des citoyens, des simples citoyens. Une fois de plus, sur la plupart des sujets qui mobilisent les Français, nos électorats pensent à peu près les mêmes choses. Expliquez-moi ce qui les sépare quand on sait que ce que dit le FN aujourd’hui ressemble comme deux gouttes d’eau au programme du RPR du début des années 80 !

Alors, pourquoi Laurent Wauquiez, le plus à droite des candidats à la présidence des Républicains, rejette-t-il toute alliance avec le FN ?

En l’écoutant, j’ai le sentiment qu’il passe son temps à montrer patte blanche. Il a tellement peur d’être pointé du doigt par les médias, par le petit monde des politiciens professionnels, par les boutiquiers de l’antiracisme et l’intelligentsia germanopratine… Ça finit par faire un peu de peine. Vouloir changer la politique et trembler devant ceux-là mêmes qui tambouillent dans les mêmes marmites depuis tant de temps… Dommage, on aurait pu espérer autre chose du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Vous ne vous sentez pas un peu seul ?

Pas du tout. Loin de la classe politique actuelle ? C’est sûr. Regardez les nouveaux députés En Marche !, ils sont d’une arrogance, d’une suffisance, d’une prétention qui finiront par nous faire regretter le bon vieux notable radical-socialiste… Face à cette majorité qui incarne si peu, si mal cette France hors métropole, hors mondialisation, hors tout, il nous faut d’urgence bâtir une offre politique qui sache se faire l’écho de ce peuple dont les saillies désormais récurrentes d’Emmanuel Macron disent assez le mépris qu’il lui voue. C’est avec ce peuple que, chaque jour, je croise, je défends, dont, chaque jour, je plaide la cause, c’est avec lui que nous construirons non pas une nouvelle alternance mais une alternative. À chacun de prendre ses responsabilités.

Vous pensez à qui ?

À ces militants du quotidien qui pansent les plaies d’un petit peuple qui souffre d’être moqué, marginalisé, ringardisé. Je pense à ces jeunes femmes et jeunes hommes qui découvrent dans la foulée des manifs pour la famille qu’il n’y a pas de salut sans un engagement ici bas. Je pense à ces travailleurs – quel beau mot ! – qui aiment leur métier, à ces paysans – un autre beau mot ! – qui aiment leur terre. Je pense à ces commerçants broyés par les grandes surfaces, à ces chefs d’entreprise noyés sous la paperasse et les impôts. Je pense à cette jeunesse qui quitte la France un regret au cœur. Je pense à ces immigrés qui aiment notre pays au point qu’il devient le leur. Je pense… arrêtons là. Cela fait du monde, beaucoup de monde. Suffisamment pour croire notre victoire possible.

http://www.bvoltaire.fr/effort-marine-pen/

15/10/2017

FISCALITÉ : CES ÉLECTEURS DE MACRON QUI VONT VITE DÉCHANTER

Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation.

On croyait révolue l’ère Hollande et ses riches gagnant plus de 4.000 euros par mois. Il va falloir réviser cela, puisque le gouvernement s’apprête à alourdir la fiscalité des ménages les plus aisés. On apprend ainsi que le 9e décile de la population, c’est-à-dire celui situé juste en dessous de la catégorie la plus riche, connaîtra une baisse sensible de son niveau de vie dès 2018 si les mesures envisagées par Emmanuel Macron et son gouvernement sont votées. Et nul ne doute qu’elles le seront, compte tenu de l’incroyable nullité des députés élus en juin, dont la plupart n’entendent rien au b.a.-ba des finances publiques.

Cela concerne 2,8 millions de ménages qui gagnent entre 27.000 et 34.000 euros par an pour un célibataire, ou entre 67.000 et 86.000 euros par an pour la famille d’un couple avec deux enfants. Des ménages aisés, donc, mais pas à proprement parler richissimes. C’est la tranche supérieure des classes moyennes supérieures. Elle comporte des cadres de direction, des entrepreneurs, des professions indépendantes. En bref, des gens qui font tourner l’économie. Contrairement au 10e décile, elle investit beaucoup, travaille encore plus, et ne vit pas de rentes spéculatives. Elle n’a ni yachts, ni propriétés somptueuses. Plutôt libérale et européiste, elle a massivement voté pour Emmanuel Macron. Qui pourrait bien le lui faire regretter.

Cette partie de la population est trop riche pour bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation. Elle subira donc de plein fouet l’augmentation de cette taxe que les collectivités locales ne manqueront pas d’appliquer pour compenser sa suppression annoncée au profit de 80 % des ménages. Elle ne paye pas l’ISF, impôt assis sur le patrimoine, et ne tirera aucun profit de sa transformation en impôt sur la fortune immobilière. Elle économise, et sera de ce fait pénalisée par l’augmentation des taxes sur les revenus du capital, entamée sous les mandats précédents. Et elle n’est pas suffisamment fortunée pour s’offrir le luxe d’une optimisation fiscale réservée aux vrais riches.

Les Français ont la manie de l’égalité. « Faire payer les riches » est une formule qui fait florès depuis des décennies. Ce trait de caractère, dissimulé derrière une apparente volonté de solidarité envers les plus défavorisés, révèle surtout une forme de jalousie perverse. Et, compte tenu du revenu médian français, soit 1.772 euros par mois ou 21.264 euros par an, la moitié de la population peut se dire pauvre en comparaison avec ces « riches » toujours soupçonnés de noirs desseins. Sauf que l’impôt se concentre désormais sur ces catégories supérieures, et qu’en 2016, seuls 42,8 % de la population ont payé l’impôt sur le revenu – un record depuis les années 1980.

Demander aux riches une contribution plus importante qu’aux pauvres peut se concevoir, encore que le principe doive être nuancé. Taxer sans raison la partie de la population qui contribue le plus à l’activité économique, et qui consomme le plus, relève de l’absurdité économique. D’autant plus qu’en raison de l’absence d’une politique familiale digne de ce nom, ce sont ces gens-là qui ont le plus d’enfants par ménage. Parce qu’eux seuls ont les moyens de les élever, si l’on ne compte pas les familles très pauvres ou immigrées qui bénéficient, pour ce faire, d’allocations compensant leur absence d’activité salariée. Une famille bourgeoise de quatre enfants vit moins bien avec 80.000 euros par an qu’un couple d’employés avec deux enfants qui gagne 40.000 euros. Mais elle est beaucoup plus taxée, alors qu’elle contribue, par l’éducation de sa progéniture, au renouvellement des générations, à la formation de nos successeurs et au soutien de la consommation. Doit-elle être plus imposée ? Elle ne touche plus, ou presque, d’allocations familiales, ne bénéficie presque plus du quotient familial et n’a rien d’un clan d’émirs arabes ou d’un petit couple de bobos homosexuels à tendance vegan.

La manœuvre est politiquement risquée. Nombreux sont les électeurs de Macron qui ont vu en lui un libéral aisé et qui ont pensé qu’après le désastreux quinquennat Hollande, l’homme reviendrait à la raison fiscale. Ils vont vite déchanter…

http://www.bvoltaire.fr/fiscalite-electeurs-de-macron-vit...

13/10/2017

Des élections en Autriche sous le thème de l'immigration

6a00d83451619c69e201bb09ccc0b3970d-250wi.jpgDans les pays européens où le réalisme prévaut, l'immigration est un sujet sérieux et non un objet polémique. Dimanche 15 octobre les Autrichiens seront appelés aux urnes pour élire leurs 183 députés et pour choisir un chancelier fédéral, le chef de gouvernement.

Hier, le dernier débat de la campagne a opposé, pendant plus d'une heure et demie, les cinq principaux candidats, dont le favori, le conservateur Sebastian Kurz (à droite sur la photo). Ce dernier a une certaine avance dans les sondages sur la droite nationale et les sociaux-démocrates. Le débat s'est donc surtout joué entre ces trois partis.

Cinq thématiques ont été discutés, de l'économie à l'écologie en passant par l'éducation. Mais le thème le plus débattu est sans doute celui de l'immigration, thème choisi par le leader de droite nationale, Heinz-Christian Strache (à gauche sur la photo), qui déclare :

« Nos allocations sociales, telles qu'elles sont conçues aujourd'hui, fonctionnent comme un aimant qui attire les migrants économiques ». 

Sebastian Kurz acquiesce. Lui aussi veut réduire l'aide financière accordée aux immigrés. Beaucoup d'observateurs pensent d'ailleurs que le jeune conservateur choisira de gouverner avec la droite nationale, s'il est élu.

En Autriche, l'union des droites semble être une réalité. A quand en France ?

Michel Janva

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Zoom - Emmanuel Dupuy : Kurdistan, le référendum de tous les dangers

Catalogne : soirée des dupes pour les indépendantistes

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Jean Bonnevey ♦

Carles Puigdemont s’est dérobé devant l’obstacle. Il a cédé à la pression. Il se retrouve entre l’enclume et le marteau. Pour les indépendantistes les plus radicaux, il s’est dégonflé. Pour le gouvernement de Madrid, il a malgré tout été trop loin. C’est dire si pour lui l’avenir n’est pas rose.

Il n’aura réussi qu’une seule chose, le réveil du nationalisme espagnol et la remise dans le jeu unitaire de ce qu’il reste des mouvements franquistes.
Face aux pressions de toutes parts, y compris européennes, le président séparatiste de la région, Carles Puigdemont, a promis de transformer la Catalogne en “République” indépendante, tout en défendant une suspension du processus pour trouver une “solution négociée” avec Madrid.
Il a estimé que sa région vivait un “moment historique“, s’appuyant sur la victoire du “oui” à l’indépendance à 90,19% des voix, lors du référendum d’autodétermination –interdit et contesté– du 1er octobre.

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12/10/2017

LR et FN ne peuvent pas gagner seuls. La preuve par Julien Aubert

Hervé de Lépinau, Conseiller départemental Front National de Vaucluse, conseiller municipal de Carpentras, déclare sur Boulevard Voltaire à propos de Julien Aubert :

"Je juge un homme politique avant tout par ses actes. En 2014, Julien Aubert a démontré rigoureusement le contraire de l’esprit d’union des droites qu’il pourrait, dans une certaine mesure, professer. Il était tête de liste aux élections municipales pour Les Républicains et le centre. J’étais tête de liste Front national. Je suis arrivé en 2e position derrière l’union des gauches, à tout juste deux points avec plus de 30 %. Julien Aubert était loin derrière, à 16 %. Le bon sens aurait voulu qu’il se désistât ; il ne l’a pas fait. Moralité : nous avons aujourd’hui un exécutif socialo-écolo-ethno-communiste minoritaire en voix, mais qui a pu passer dans le cadre d’une triangulaire, grâce à Julien Aubert."

Aux dernières nouvelles, Julien Aubert n'a pas recueilli suffisamment de parrainages pour se présenter à la présidence LR.

Michel Janva

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Marion, l’épée de Damoclès sur la tête de Marine. Front National ou Union Nationale ?

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Raoul Fougax ♦

On ne sait rien sur la réflexion de Marion Maréchal-Le Pen par rapport aux dernières évolutions du Front National.

Même sa tante, surtout sa tante, n’en sait rien. Elle ne peut pas s’opposer à un éventuel retour dont elle a cependant tout à craindre. Le vrai problème de Marine Le Pen, ce n’est pas le départ de Philippot, ce serait le retour de Marion.

Marine Le Pen  se remet péniblement d’un raté non prévu. Le débat lui est régulièrement renvoyé par des médias hostiles comme la preuve qu’elle ne sera jamais à la hauteur. A france-info, un des piliers du parti décrit une candidate « groggy », encore sous le choc de son échec, « en roue libre ». « Elle se cherche et n’a pas encore une idée de la ligne qu’il faut adopter », précise-t-il anonymement.

L’occasion ratée a fortement démoralisé un électorat impatient qui sait que le temps joue contre leur France. Le temps perdu ne se rattrape jamais au regard de l’immigration et de l’islamisation, c’est cela le préjudice causé par Marine, le plus grave. Mais la présidente du FN sait bien qu’un échec ne marque pas définitivement la fin de l’espérance présidentielle…. Sinon ni Mitterrand ni Chirac n’auraient jamais été élus. Il faut donc relativiser.

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11/10/2017

Un pas en arrière pour les indépendantistes ? - Journal du mercredi 11 octobre 2017

19:57 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

CATALOGNE : FACE AU RÉVEIL DE L’ESPAGNE NATIONALE, LES INDÉPENDANTISTES PERDENT DE LEUR SUPERBE, MAIS…

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Forum SI cliquez ici

On attendait, le mardi 10 vers 19 heures, ce qu’allait dire le président indépendantiste Puigdemont concernant les suites à donner au référendum-bidon du dimanche 1eroctobre (cf. notre article du 6). En définitive, France 3, le 10 à 22 heures 43, a livré un commentaire qui résume parfaitement la position de Puigdemont : « La Catalogne sera indépendante, mais pas tout de suite », les dirigeants catalans souhaitant se ménager la possibilité de négocier avec Madrid. Les pitreries continuent, par conséquent... mais pourquoi cette position alambiquée, qui apparaît comme une reculade et semble tout aussi grotesque que le Brexit, où l’on affiche une volonté de rupture nette, tout en affirmant le désir de négocier la sortie pendant une durée interminable,  ce qui est exactement le contraire d’une rupture nette ?

Il semble tout d’abord que certains dirigeants catalans aient été ébranlés par la volonté affichée de grosses entreprises de la province de déménager leur siège social ailleurs en Espagne. Et l’on sentait, en conséquence, que ça commençait à branler dans le manche à l’intérieur de la direction des indépendantistes immigrationnistes. Mais ce n’était là qu’un début. Les importantes manifestations anti-indépendantistes du week-end dernier, où s’est à nouveau manifesté un réveil sans équivoque de l’Espagne nationale, sont venues alourdir le doute qui saisissait déjà les indépendantistes. Et l’on ne doit pas penser seulement à la grande manifestation de Barcelone, somme toute assez modérée. On doit également prendre en compte les manifestations beaucoup plus radicales organisées par les phalangistes (cf. notre photo ci-dessus), en particulier à Madrid.

Les indépendantistes immigrationnistes sentaient donc le sol se dérober sous leurs pieds, d’où la position surréaliste prise par Puigdemont lors de son discours du 10 en fin de journée. Ceci dit, que l’on ne s’y trompe pas. S’ils ont reculé, les indépendantistes immigrationnistes vont essayer de rebondir, par exemple en impliquant le gouvernement espagnol dans des négociations interminables, avec, si possible, une médiation européenne, l’objectif final étant de montrer que le gouvernement espagnol ne veut pas « négocier », mais cette fois-ci en obtenant le soutien de l’UE en faveur d’une indépendance qui n’a, jusqu’à maintenant, guère reçu de soutien en Europe. Pour éviter ce piège, le gouvernement espagnol doit agir sans tarder et procéder, sans plus attendre, à l’arrestation de ces fous furieux anti-européens que sont les immigrationnistes de Barcelone. En aura-t-il le courage ? On peut compter, en tout cas, sur les camarades phalangistes pour mener une vigoureuse campagne dans ce sens : VIVE L’ESPAGNE, UNE, GRANDE ET LIBRE !

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10/10/2017

Le président de Sens Commun tend la main à Marion Maréchal-Le Pen

Dans le numéro d'octobre de l'Incorrect, le président de Sens Commun Christophe Billan tend la main à Marion Maréchal-Le Pen. Christophe Billan explique d'abord rester chez Les Républicains parce que Sens Commun redoute "les jeux d'appareil du Front national" et "sa capacité à hystériser le débat en dévoyant nos valeurs". Mais il ne "redoute pas en soi la plupart des thématiques  du Front national : les notions de patrie, d'identité, d'État-nation, de contrôle des frontières", etc. Puis il s'adresse indirectement à la nièce de Marine Le Pen :

"Il ne faut s'interdire de parler avec personne et il faudra bien aller parler aux électeurs de droite qui ont quitté LR. Nous avons parlé avec Marion Maréchal-Le Pen et nous l'avons assumé. Le problème de Marion Maréchal-Le Pen reste le nom Le Pen et non la plupart de ses idées. […] Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées, rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème."

Michel Janva

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07/10/2017

CATALOGNE : LES INDÉPENDANTISTES IMMIGRATIONNISTES PROVOQUENT LE RÉVEIL DU NATIONALISME ESPAGNOL

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Forum SI cliquez ici

Dans notre article du 18 août, nous avions souligné la lourde responsabilité des indépendantistes catalans dans les attentats survenus cet été à Barcelone et à Cambrils, leur politique d’immigrationnisme forcené ayant facilité la formation des larges communautés allogènes où ont été recrutés et formés les terroristes. A la place de ces messieurs, après un échec aussi dramatique et sanglant, nous aurions fait au moins preuve de discrétion. Mais eux, pas du tout. Il faut croire que, pour ces indécrottables crétins, il ne suffisait pas de trahir l’Europe en facilitant l’immigration de masse, il fallait aussi détruire l’unité espagnole en organisant un référendum pour l’indépendance.

Ce référendum, organisé en toute illégalité au regard de la constitution ibérique, s’est déroulé le dimanche 1er octobre et a, comme on le sait, donné lieu à des affrontements qui ont entraîné les habituelles pleurnicheries gauchardes contre les « violences policières » (cf. cliquez ici). Ce que l’on sait moins, par contre, c’est ce que l’on peut retenir de ses résultats. Le second article ci-dessous (cliquez là), en effet, indique que, si le « oui » a obtenu 90 % des suffrages exprimés, seuls 42 % de l’électorat se sont exprimés. Dès lors, le calcul qui s’impose est fort simple : 90 * 0,42 = 38. Ce sont donc 38 % seulement des électeurs qui se sont prononcés en faveur de l’indépendance, ce qui enlève toute légitimité à celle-ci, si elle est proclamée.

Et pourtant, les inconscients irresponsables qui dirigent la Catalogne affichent leur ferme intention de faire cette proclamation lundi prochain 9 octobre, lors d’une réunion du parlement catalan d’ores et déjà déclarée illégale par la justice espagnole. Cette journée de lundi prochain s’annonce d’ailleurs lourde de tension, le Roi ayant montré une très grande fermeté lors d’une déclaration où il a reproché aux dirigeants indépendantistes de bafouer la loi, manifestant clairement son refus de ce soi-disant « dialogue » qu’appellent de leurs vœux tous les gras médias qui, en relayant à la fois les mots d’ordre des pseudo-révolutionnaires antifas et ceux de la bourgeoisie libérale, montrent à quel point ils sont manipulés par ce capitalisme mondialisé qui est le pire ennemi de notre continent.

DERRIÈRE LES INDÉPENDANTISTES, LES GNOMES DE WALL STREET ?

Car il serait temps de savoir qui pousse ainsi les Catalans sur la voie de provocations successives qui ne bénéficient nullement à l’Europe, mais dont l’objectif évident est au contraire de dresser les Européens les uns contre les autres, en allumant toutes les bombes à retardement du même type qui existent à l’intérieur de l’Union européenne, qu’il s’agisse du régionalisme indépendantiste ou des minorités nationales que les hasards de l’Histoire ont placé en dehors de la mère-patrie. Alors qu’il faudrait dépasser tout cela pour lutter contre l’invasion migratoire et œuvrer à la construction de la grand Europe impériale, le risque est grand, par conséquent, de voir se rallumer ainsi des conflits totalement inutiles entre Européens. Mais qui est donc derrière tout cela ? Le référendum catalan a eu lieu quelques jours seulement après celui du Kurdistan irakien, soutenu par Israël : est-ce un hasard ?

Il est vraisemblable que, en creusant un peu, on fasse sortir les visages grimaçants des gnomes de Wall Street, et en particulier celui de l’inévitable Soros, spécialiste des « révolutions de couleur », dont l’indépendantisme catalans paraît être le dernier avatar. Car ces gens-là veulent détruire l’Europe et, pour détruire l’Europe, ils pensent, à juste titre, qu’il faut commencer par détruire les nations européennes. Et l’on commence à entendre des propos sidérants, selon lesquels, n’est-ce pas, la Catalogne serait une « nation », mais pas la France : allons-nous encore supporter longtemps de pareilles pitreries ?! 

Les Espagnols, quant à eux, commencent à montrer que leur patience est à bout. D'après Le Monde daté du 5, en effet, l'affaire de Catalogne est en train de provoquer un réveil du nationalisme espagnol (que l'on voyait d’ailleurs déjà poindre, depuis quelques mois, avec le développement du « Hogar social ») : des manifestations phalangistes contre les menées criminelles des indépendantistes immigrationnistes ont maintenant lieu régulièrement, à Madrid, avec bras tendus et « Cara al Sol ». Tout est désormais en mouvement dans la péninsule ibérique et ça bouge terriblement ! Dans cette situation d’extrême tension, tous les Européens conscients se doivent d’appuyer l’unité espagnole, car, comme on l’a souligné plus haut, une victoire des menées criminelles des indépendantistes catalans provoquerait des mouvements en chaîne destructeurs de l’Europe. Il n’y a donc qu’un seul mot d’ordre, d’une absolue clarté : VIVE L’ESPAGNE, UNE, GRANDE ET LIBRE !

 

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MÉLENCHON À LA CONQUÊTE DE CES « SALAUDS DE JEUNES » !

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Que la jeunesse ait, de longue date, été courtisée par les partis politiques, voilà qui est au moins aussi vieux que… les partis politiques. Là, c’est La France insoumise qui s’essaye à l’exercice avec un tract tiré à cinq cent mille exemplaires et de la sorte intitulé : « Dix raisons de se mobiliser contre la bande à Macron. »On y voit le Président et son Premier ministre détaler à toutes jambes, poursuivis par la masse des manifestants, poings brandis et drapeaux levés. Rien que du classique, tant ce visuel pourrait convenir à n’importe quel mouvement de jeunes, quelle que soit son obédience.

D’ailleurs, la jeunesse, tout le monde est globalement pour ; même l’État islamique, qui vante aujourd’hui la vaillance de ceux qu’il surnomme ses « lionceaux », alors qu’hier, il y avait « les jeunes avec Balladur ». Comme quoi… De fait, même les mouvements ou les intellectuels peu connus pour leur jeunisme militant se ravissent de toucher la jeunesse : Pierre Sidos grâce à son Œuvre française, Alain Finkielkraut par ses livres, quoique les deux hommes puissent juger la comparaison incongrue mais, dans le fond, pas tant que ça.

Et puis, il y a « jeunes » et « jeunes ». À gauche, on raille les enfants gâtés d’écoles de commerce et leurs villégiatures du Cap-Ferret. À droite, on moque les boutonneux de facs en sociologie et leurs stages citoyens chez les zadistes. Comme l’enfer, la jeunesse, ce sont les autres. Les « autres » jeunes. Les pires ? Ceux qui ne votent pas – les crétins ! – ou qui votent Front national – les criminels ! Voire ceux votant désormais pour La France insoumise – les inconscients !

Il est vrai que le vote jeune, puisque vote jeune il y a, vient de reléguer Marine Le Pen en deuxième position, juste derrière Jean-Luc Mélenchon. S’agit-il, pour autant, des mêmes jeunes ? Les mélenchonistes seraient plutôt rats des grandes villes que des champs et des pavillons, à l’instar de leurs homologues lepénistes. Plus étudiants et moins chômeurs, en quelque sorte. Et Alain de Benoist de noter en ces colonnes : « Les électeurs parisiens de Mélenchon se sont en quasi-totalité rabattus sur Macron au second tour, alors qu’ailleurs beaucoup ont préféré s’abstenir (39 %) ou, plus rarement, voter pour Marine Le Pen (14 %). »

C’est tout le paradoxe de cette jeunesse « insoumise », qui d’un côté en a après « la bande à Macron » tout en votant pour le même Macron, plus par réflexe de classe – leurs parents sont majoritairement issus des rangs de la mondialisation heureuse, comme les jeunes macronistes – que par une réflexion politique qui devrait les amener à la conclusion voulant que le seul vote révolutionnaire qui vaille soit le vote Le Pen.

Leurs aînés « insoumis » savent bien que la mobilisation de ces tendrons est socialement des plus connotées : « On a des bons bastions à Paris, à Lille, à Bordeaux… et un bon vivier dans pas mal de lycées », lit-on ainsi dans Libération. Dans les « quartiers pop », comme ils disent avec un délicieux frisson devant tant d’exotisme, « c’est plus difficile. […] Il faut reprendre leurs revendications, leur calendrier, leur montrer qu’on est utiles. Ça prend plus de temps. Le contrôle au faciès est une bonne porte d’entrée. » Magnifique. Pierre Savorgnan de Brazza n’aurait pas mieux dit en échangeant de la verroterie, lorsque faisant connaissance avec son premier indigène.

Et si les jeunes mélenchonistes n’étaient jamais, eux aussi, que d’insupportables gosses de bourges ? Au même titre que les jeunes électeurs d’Emmanuel Macron et François Fillon ? Avec sa fort intéressante théorie de la reproduction des élites, le défunt Pierre Bourdieu avait déjà anticipé la question avant d’y répondre par l’affirmative. Voilà qui ne rajeunit personne, si l’on peut dire en la circonstance.

http://www.bvoltaire.fr/melenchon-a-conquete-de-salauds-d...

06/10/2017

Régionalisme ou continentalisme ?

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Bernard Plouvier

Lors de l’éclatement de l’Empire romain d’Occident, l’on a observé un retour aux organisations de petites, voire de très petites tailles. D’un immense État longtemps porteur de paix et de prospérité, on en revenait au village, à la cité, au maximum au comté.

Faute de s’être défendus énergiquement contre l’envahisseur, les hommes d’Occident – qui ignoraient presque tous les réalités géographiques au-delà de l’horizon de leur plat pays, de leurs collines environnantes ou du cirque de montagnes les plus proches – se recroquevillaient en microsociétés, ce qui n’a jamais fourni que des microéconomies et une limitation considérable au progrès technique et social.

En nos jours de déréliction politico-religieuse, où les clergés semblent aussi peu fiables que les magistrats, où le monde politique est globalement pourri et les media plus menteurs que jamais, où l’Europe est envahie d’allogènes dangereux, on comprend parfaitement que le repli régional paraisse une solution logique, surtout en zones restées fort homogènes quant à la population, telles la Catalogne, les Flandres ou l’Écosse. Ce faisant, l’on sacrifie au politiquement correct !

En effet, nos maîtres nous interdisent de penser de façon raciale. Une loi de l’État macronien vient même de stipuler qu’il n’existe plus de race… on se demande ce qu’en peuvent penser divers « groupements humains » réputés à tort ou à raison pour leur racisme institutionnel.

Pour les « bons Français », c’est devenu une obligation de ne plus se référer à la « race européenne ». Dont acte. Pensons donc, raisonnons en « ethnie européenne », dont les traits sont caractéristiques, alors que la couleur de peau n’est guère une référence fiable : le bronzage modifie la blancheur congénitale alors qu’un Africain albinos et de nombreux Chinois sont plus blancs qu’une majorité d’Européens s’exposant au soleil.

En revanche, et n’en déplaise aux faiseurs de lois bizarres, un anthropologue reconnaît au premier coup d’œil un crâne d’Européen de celui d’un Asiatique, d’un Africain ou d’un Mélanésien, n’éprouvant de difficulté que devant un produit de ce métissage qui paraît à nos maîtres, financiers et négociants, une promesse d’avenir radieux : One world, one language (le basic english), one distribution… ça simplifie la vie et ça réduit les coûts de production.

On comprend que confrontés à cette insupportable régression unitaire et uniforme, présentée comme « l’évolution inéluctable de l’humanité une et indivisible », les moins sots et les plus fiers des Européens réagissent de façon communautaire.

Le problème est de ne pas se tromper sur la taille de la communauté. Il est évident que l’actuelle Europe Unie est une abjection, n’étant de fait qu’une Europe des économies (assez mal) unies… même pas capable d’harmoniser le coût social du travail et encore moins de protéger les citoyens des violences d’une immigration devenue invasion.

Croit-on que la vie sera plus aisée, moins dangereuse, en se repliant sur une organisation provinciale de 3 à 10 millions d’habitants, alors que les maîtres du jeu planétaire peuvent mobiliser les forces d’un pays de 330 millions de citoyens (USA), d’un milliard (Péninsule indienne), voire d’1,3 ou 1,5 milliard (Chine) ? Certes, ces géants sont fort hétérogènes quant à leur population… et c’est excellent pour nous autres Européens, puisque cette diversité ethnique est un facteur d’implosion (ou d’explosion, comme on voudra), soit une bénédiction pour leurs ennemis.

L’expérience quotidienne, comme les leçons de l’histoire, prouvent que « l’union fait la force », à condition de n’englober dans l’union que des communautés homogènes et de définir les droits et les devoirs de chacune d’entre elles.

Après des millénaires de guerres fratricides, de luttes économiques ouvertes ou larvées, il serait souhaitable que les différentes Nations de « l’ethnie européenne » s’unissent en vue de se défendre et de travailler en commun, ne serait-ce que pour exploiter les richesses de notre continent. Il est évident que seuls les Européens de souche doivent prendre part à cette union, de même qu’il est évident que les richesses européennes ne doivent être exploitées que par des Européens.           

Plutôt que de favoriser le repli régional, qui est un authentique appel à la conquête lancé aux grands prédateurs, il serait intelligent de raisonner enfin de façon continentale et d’envisager la création de l’Empire européen, étendu de l’Islande à Vladivostok. Ceci implique un divorce des Européens d’avec l’économie globale, d’avec la mondialisation de la propagande et de l’obéissance des soi-disant élus des peuples à la finance vagabonde.

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Le discours d'un roi

En l'occurrence celui du Roi Felipe VI d'Espagne, au sujet des velléités catalanes d'indépendance.

un discours de fermeté pour garantir l'unité du Royaume, face à des menées séparatistes dont il n'est hélas pas précisé qu'elles sont favorisées par l'idéologie européiste, notamment dénoncée par Pierre Hillard dans "Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des régions".

Paula Corbulon

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05/10/2017

Zoom - François Bert : Mettons fin au suffrage universel direct !

03/10/2017

CATALOGNE : AUTONOMIE PROVINCIALE OUI, SOUVERAINETE ETATIQUE NON !

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Le bloc notes de Jean-Claude ROLINAT

Le pseudo référendum illégalement organisé le dimanche 1er octobre par le gouvernement régional de la Catalogne espagnole, s’est achevé dans la confusion et le ridicule. La Généralitat a, toutefois, gagné la bataille des images, et c’est important vis-à-vis de l’opinion publique locale et internationale. On connait, selon le slogan d’un célèbre magazine parisien, « le poids des mots, le choc des images ». Les photos et les films de policiers chargeant des manifestants, s’emparant d’urnes ou empêchant des électeurs « d’accomplir leur devoir » sans ménagement aucun, - mais connait-on une police qui agirait avec des « gants de velours ?-, ont tourné en boucle ce même dimanche 1/10 tant sur les réseaux sociaux que sur les chaines d’informations en continu. A noter que les membres des forces de l’ordre étaient surtout des Gardes civils ou des policiers nationaux rameutés de tout le pays,- pour la petite histoire logés sur des bateaux en rade de Barcelone, les hôtels étant complet ou refusant de les héberger !-, plutôt que des hommes appartenant à la police régionale, les Mossos d’Esquadra (1). Manque de confiance, risque de collusion, mauvaise volonté dans l’exécution des ordres ? Sans doute un peu tout cela mon général !

Madrid ne peut pas accepter un précédent qui ferait éclater l’Espagne !

Après la chute du régime franquiste par la disparition de son fondateur Francisco Franco Bahamonde, lequel avait assuré pendant presque quatre décennies la stabilité dans un pays ravagé par la guerre civile de 1936 à 1939, l’introduction d’un régime démocratique « à l’occidentale » qui se substituait à «celui de la « démocratie organique », permettait aux provinces espagnoles d’accéder à l’autonomie interne. Avec, toutefois, des statuts différents et un degré de compétences variable d’une région à l’autre, Galice, Catalogne et Pays Basque étant en pointe en raison, d’abord, de leur langue locale . Mais est-ce à dire que chaque peuple ayant un idiome, un dialecte, voire une langue spécifiques, aurait automatiquement le droit d’accéder à l’indépendance ? Dans ce cas ce n’est pas 194 pays membres que compterait l’Organisation des Nations Unies, mais mille, deux mille, trois mille et plus ! Rien que l’Inde et la Suisse, cette dernière n’étant qu’observateur à l’ONU, auraient respectivement droit, alors, à 18 et 4 sièges, un par « Etat linguistique » ! Et que dire de la Russie ou du continent africain ! Le morcellement des Etats-Nations en diverses entités politiques n’est pas sérieux, c’est même un facteur dangereux de divisions entre les peuples et un encouragement donné aux forces de la finance mondiale prêtes à s’emparer d’entités au format plus modeste, donc plus faibles à résister. Déjà, « on » nous dit que l’union des pays européens est une nécessité vitale pour pouvoir faire face à la concurrence des grands empires, Inde, Chine, Etats-Unis, Russie, alors que penser de micro Etats, même si, dans le cas catalan, nous avons à faire face à un « pays » de 7 millions d’âmes grand comme la Belgique ? L’Espagne est un vieux pays d’Europe, qui s’est un peu construit comme la France, autour d’un noyau central – Madrid et la Castille – par la volonté d’une dynastie. La volonté d’union du peuple espagnol ne fait aucun doute et même les résidents de Catalogne ne sont pas unanimes derrière la meute séparatiste du Président du gouvernement régional, Carles Puigdemont. Les sécessionnistes, regroupés au sein d’une coalition « Ensemble pour le Oui » » qui va des extrémistes de gauche d’Esquerra républicana aux « modérés » de la droite et du centre de Convergence et Union (CIU), totalisent 83 sièges sur 135 au Parlement de Catalogne, un vaste bâtiment à la façade rose ajourée d’arcades. L’opposition ou « unionistes » est composée de représentants des partis nationaux traditionnels, Parti populaire de Mariano Rajoy, Parti socialiste (PSOE) et les centristes libéraux/libertaires de Ciudadanos. Un sondage réalisé en novembre 2016 par l’institut CEO donnait 44,9 % de Oui, 45,1 % de Non et 10 % d’indécis. Un mois plus tard, l’écart se creusait encore un peu plus entre les « séparatistes » et les « unionistes ». La vérité nous oblige à reconnaitre que, juridiquement, le gouvernement de Madrid est dans son droit, la loi espagnole ne prévoyant pas de référendum « d’autodétermination » pour ses provinces. Les autorités catalanes, par ailleurs, n’ont pas facilité la publicité en faveur du Non, favorisant exclusivement la propagande pour le Oui. Elles ont même placardé des affiches représentant le général Franco disant « ne votez pas le 1eroctobre » ou « Non », pensant s’en servir comme d’un repoussoir. Il y eut même ici, en France, sur les ondes de la chaine « C News » le samedi matin 30 septembre, la curieuse prestation de l’ambassadeur d’Espagne présentant face aux caméras une photo du même général remettant un trophée au Barça, le club sportif catalan qui est, on le sait « mas un club », « plus qu’un club », une véritable institution à Barcelone. Pour « culpabiliser » les Barcelonais ? Les résultats, plus ou moins 90 % de votes positifs à l’heure où ces lignes sont écrites, ne sont absolument pas le reflet de l’opinion catalane, la consultation s’étant déroulée dans les conditions que l’on sait, et les partisans du Non l’ayant boycottée. Cette consultation ne peut avoir aucune valeur juridique. Si Madrid entrebâillait la porte pour ce type de « plébiscite », la péninsule risquerait de voler en éclat et la démocratie représentative avec l’armée, la Guardia civil et toutes les forces hispaniques centralisatrices ne l’accepteraient pas.

La Catalogne pourrait-elle vivre toute seule ?

On a soulevé l’hypothèse d’une déclaration unilatérale d’indépendance par le Parlement régional et, dans la foulée, celle de la « République ». D’abord cet Etat ne serait pas reconnu par ses voisins immédiats ni par les autres partenaires de l’Union européenne. Quant à l’économie catalane si florissante parait-il, n’oublions pas que ces 4 provinces du nord-est de l’Espagne ont une dette de 7,5 milliards d’Euros, soit 35,7 % du PIB, et que ce nouveau « pays » importerait plus qu’il n’exporterait. (Si ses frontières n’étaient pas bloquées par les pays voisins, comme celles du Kurdistan le sont et qui est un peu dans le même cas par exemple, par rapport au pouvoir central) .L’Eldorado catalan n’est pas aussi brillant que ses « thuriféraires » veulent bien le dire, le taux de chômage est tout de même de 14,85 %, et nombre de capitaines d’industrie songeraient à s’exiler en cas de séparation avec l’Espagne. Les indépendantistes démontrent leur indéniable force populaire avec la grève générale et la floraison de drapeaux rouges et jaune qui émaillent les cortèges. Mais la majorité – ou minorité ? – silencieuse ne descend pas forcément dans la rue, même si, ici ou là, des patriotes espagnols ont courageusement exprimés leur refus d’un divorce.

Un référendum peut en cacher d’autres

En Amérique du Nord, les Québécois se sont exprimés déjà deux fois sur leur « souveraineté-association ». La majorité des électeurs, dans les deux cas, ont dit non à la séparation d’avec le reste du Canada. En Ecosse aussi, le peuple s’est prononcé sur la sortie du Royaume-Uni, là aussi pour dire Non. Il y a une étonnante caractéristique qui réunit tous ces partis : ils sont, dans leur ensemble, de tendance social-démocrate  et résolument immigrationnistes. Le Parti Québécois ne considère-t-il pas qu’est Québécois tout résident parlant le Français ? Madame Sturgeon à Edimbourg, leader du SNP et Premier ministre local, considère également qu’est Ecossais tout habitant de l’Ecosse et les « rebelles » catalans ne se félicitent-t-ils pas d’avoir 500 000 musulmans sur leur sol ? On est loin du sentiment identitaire qui devrait caractériser, logiquement, tous ces mouvements séparatistes. Toutes ces entités provinciales européennes, comme l’Ulster, la Flandre, la Wallonie ou les régions italiennes à statut spécial, bénéficient d’une large décentralisation et d’une capacité à se gouverner elles-mêmes dans de   nombreux domaines. Tout peut être amélioré dans le sens d’une plus grande autonomie encore, mais il est une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce que les multiples partis ou organisations séparatistes refusent d’admettre, à commencer, chez nous, par les ultra-minoritaires partisans d’un Etat corse. Il existe au septentrion de l’Europe un archipel tranquille, qui flotte entre ciel et mer, qui aurait pu être au début du XIXème siècle le prétexte à une guerre terrible entre la Suède et la Finlande naissante. La sagesse et le pragmatisme l’ont emporté. Les populations suédoises de l’archipel des iles Åland ont été politiquement rattachées à la Finlande, mais les Alandais jouissent d’une autonomie totale dans TOUS les domaines, à l’exception de la monnaie, des affaires étrangères et de la défense. Dans les Caraïbes, le statut de Porto-Rico est également à méditer : l’ile a toujours refusé l’indépendance tout en souhaitant rester associée au grand frère américain. Bien plus loin encore, les iles Cook dans l’océan Pacifique sont heureuses de leur statut d’Etat associé à la Nouvelle-Zélande. Toute disposition permettant à un peuple de réaliser pleinement son d’identité tout en respectant l’intégrité d’un cadre national, est la bienvenue. Cela nous entraine bien loin de l’Espagne, certes, mais ne serait-ce pas une piste pour solder, par exemple, le dossier néo-calédonien ?

Note

(1) Force créée en juillet 1983 dont l’origine historique remonterait au XVIIIème siècle. Ses 17 à 18 000 hommes assurent les fonctions d’une police civile classique – circulation, enquêtes criminelles, protection. Elles ne se substituent pas, toutefois, à la police nationale ou à la garde civile qui restent les piliers policiers de l’Etat espagnol.

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02/10/2017

Face à M. Macron, quelle attitude politique utile ?

Les ouragans qui se sont déchaînés sur les Antilles annoncent-ils symboliquement de ravageuses tempêtes en France et particulièrement en métropole ? L'agitation sociale débutée le 12 septembre pourrait, si l'on croit qu'elle puisse trouver un débouché politique avec M. Mélenchon, n'être que l'avant-goût d'une confrontation entre « européistes » et « populistes », au fil d'un quinquennat dont il n'est, pour l'heure, pas certain qu'il échoue... ni qu'il réussisse. La démonstration de force de la « France insoumise » du samedi 23 septembre, sans être aussi imposante que ne l'espéraient ses promoteurs, a néanmoins montré la capacité d'une gauche dite radicale à occuper la rue, et annonce la possibilité d'une cristallisation des mécontentements autour de cette gauche-là qui, d'une certaine manière, prend, sinon la place, du moins la suite du Front National, désormais quasiment mutique depuis la prestation ratée de Marine Le Pen lors du débat présidentiel.

La symbolique des drapeaux brandis lors de la manifestation de M. Mélenchon, tricolores ou syndicalistes, répondait à celle des rassemblements de campagne de M. Macron, dominés par le mélange des drapeaux étoilés de l'Union Européenne avec les pavillons nationaux. Dans l'un ou l'autre des cas manquaient néanmoins les multiples drapeaux colorés des provinces françaises, dans une sorte de rappel a contrario, pour la gauche radicale de son jacobinisme initial et pour le « macronisme » (dont la définition reste à faire) de négligence à l'égard de cette question, pourtant primordiale si l'on veut répondre au malaise de nos concitoyens sur l'identité de la France et leur rapport intime à celle-ci, aujourd'hui bousculé par une mondialisation devenue agressive après avoir été séductrice. Mais ce que les observateurs signalent et soulignent, c'est la confrontation entre ces « deux meilleurs ennemis » qui se nourrissent l'un de l'autre, avec un avantage certain pour M. Macron qui reste le maître des horloges législatrices, et leurs discours antagonistes sur les questions sociales et européennes.

M. Macron revendique une europhilie qui ne l'empêche pas, néanmoins, de chercher à proposer (à défaut de pouvoir, pour l'heure, imposer...) une voie « française » (ou portée par la France) pour la construction européenne et son renforcement dans le cadre du monde contemporain. Agitant le drapeau bleu étoilé tout au long de sa campagne, il a, d'une certaine manière, piégé les européistes fédéralistes qui ne pouvaient plus vraiment le contester, ravis qu'ils étaient de voir « leurs » couleurs aussi hautes dans les rassemblements du candidat désormais président. M. Juncker, lui, a bien compris la manœuvre, mais est bien ennuyé pour trouver une parade à celui qui, visiblement, veut privilégier le Conseil européen au détriment de la Commission et qui emploie le langage européen et non le langage souverainiste traditionnel que les institutions européennes diabolisent pour rendre tout débat impossible : cela peut expliquer la mise en garde de la Commission au lendemain de l'élection présidentielle et la proposition, nouvelle pour M. Juncker, de l'élection directe d'un président de l'Union, moyen de contourner les États et d'imposer l'idée (sans réalité) d'un « peuple européen » qui ne serait rien d'autre qu'un électorat disparate et momentané, sans grande consistance civique. 

Ces quelques réflexions sur la situation politique actuelle et les interrogations sur la question européenne m'incitent à la prudence sur l'avenir du pouvoir macronien et sur la construction européenne qui, fortement ébranlée depuis le Brexit, semble à un tournant, sans que je sache exactement quelle direction elle va prendre ces années prochaines. Ce qui est certain, c'est qu'il faut tout faire pour renforcer la parole de la France dans le monde, y compris « par » le biais européen, et qu'il faut espérer que l’État retrouve une visibilité et une crédibilité que les deux derniers quinquennats ont fortement abîmées : le vieux royaliste que je suis ne fera pas la politique du pire, et préférera le succès, sur le plan international, de M. Macron plutôt que la poursuite d'un déclin dont la France serait la victime. Cela ne signifie pas, évidemment, un quelconque ralliement au pouvoir actuel, mais la pratique intelligente d'une opposition royaliste qui ne souhaite pas affaiblir le pays mais, au contraire, le remettre sur ses pieds pour ne pas être prisonnier d'une mondialisation et d'une gouvernance qui laisseraient toute liberté et tout pouvoir à l’Économique au détriment des nations historiques, des traditions françaises et de l'âme même de cette France qui est notre « déesse-mère », celle qui nous ouvre les portes de l'universel sans laisser les courants d'air dévaster ce que nous aimons.

Mais si je suis royaliste, c'est parce que je sais, à l'étude de l'histoire, que rien de solide, rien de ferme et de durable ne peut se faire sans l'inscription de l’État et particulièrement de sa magistrature suprême dans la longue durée, celle qui enracine et permet les floraisons belles et multiples. C'est aussi parce que je cherche à penser les grandes questions politiques, géopolitiques, économiques, sociales, régionales, environnementales, non en fonction des seuls intérêts électoraux des uns ou des autres, mais selon le Bien commun, celui qui fonde et qui « permet », celui qui élève et qui promeut, et qui, d'une certaine manière, est « l'éternité renouvelée » de notre France et de sa vie, de son être comme de son âme... Comme le clamaient les monarchistes d'antan à la fin de leurs réunions enflammées et comme peuvent le réaffirmer les générations royalistes contemporaines : « Pour que vive la France, vive le Roi ! ». Simplement, empiriquement, politiquement.

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La charge de Dupont-Aignan contre Guillon et les médias

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Invité samedi 23 septembre 2017 dans « Salut les Terriens », sur C8, Nicolas Dupont-Aignan en a profité pour revenir sur la campagne présidentielle et le rôle qu’ont joué les médias.

Pour le député de l’Essonne, « les médias aujourd’hui vivent sur une autre planète que les Français. Cette coupure n’est plus supportée parce que le miroir renvoyé par les médias ne correspond pas à la vie réelle. En plus, les médias font de la propagande permanente et vendent leur vision de la France. »

Pour preuve ? La campagne présidentielle qui a montré le vrai visage d’une « caste hors-sol qui veut faire la démocratie », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « On a assisté à la présidentielle à une immense manipulation. La plupart des directeurs de journaux étaient pour Macron. C’étaient 70 couvertures de newsmagazines pour Macron. »

Et lorsqu’on lui rétorque que si les journaux ont mis Macron en couverture, c’est parce que cela faisait vendre, le maire d’Yerres ne se laisse pas démonter en revenant sur les pressions exercées en mars 2017, pendant la campagne, par Serge Dassault, propriétaire du Figaro. À l’époque, ce dernier avait demandé, par texto, à Nicolas Dupont-Aignan de se retirer au profit de François Fillon, sous peine d’être boycotté par son journal. « Depuis, je n’ai plus un article dans ‘Le Figaro’, dans ‘Le JDD’, comme je n’en ai plus ailleurs. Ils veulent décider à la place des gens ! », a-t-il dénoncé.

Quelques minutes auparavant, le président de Debout la France est revenu sur la « blague » de Stéphane Guillon, ex-chroniqueur de Thierry Ardisson, au sujet de la mort de sa mère, alors qu’il rejoignait Marine Le Pen. « Ce qui m’a choqué dans la manière dont j’ai été traité, c’est qu’on me traite comme un chien au point de s’attaquer à la mémoire de ma mère, c’était horrible », a-t-il lancé. Et quand Ardisson lui fait remarquer que Guillon n’est plus là, Dupont-Aignan prévient : « Oui, bah heureusement, parce que je lui bute la gueule si je le vois ! »

 
 

Nicolas Dupont-Aignan à propos de Stéphane Guillon qui a plaisanté sur le décès de sa mère : "Je lui bute la gueule si je le vois" 
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Catalogne : Malgré les violences policières, le “oui” à l’indépendance l’emporte avec 90% des voix

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Ces images ont fait le tour du monde. Des membres de la Guardia civil en train de rentrer de force dans un bureau de vote de Gérone. C’est ici que Carles Puigdemont, le président de Généralité de Catalogne devait voter dimanche. Mais les policiers sont arrivés avant et ont confisqué les urnes.

À travers toute la Catalogne les interventions très musclées de la police nationale ont laissé des traces. Au moins 92 personnes ont été blessées dont deux gravement. Selon les chiffres des services d’urgence de Catalogne plus de 760 personnes ont été l’objet d’une assistance médicale.

Ces images de femmes, de jeunes, de familles molestées par la guardia civil ont été reprise en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux et ont suscité les réactions en Europe.

Selon La Vanguardia, ces scènes de violence entre citoyens et policiers auraient eu lieu dans plus de quarante endroits en Catalogne. En grande majorité à Barcelone et à Gérone mais également dans des communes de moindre importance de la région.

Qu’importent les violences, l’interdiction du référendum….ils étaient des milliers dimanche soir à attendre les résultats du vote sur la Plaça de Catalunya à Barcelone. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les organisateurs du scrutin revendiquent 2,2 millions de votants. 90% d’entre eux aurait dit oui à l’indépendance.

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01/10/2017

Du sang et des urnes en Catalogne : l'analyse de Jacques Sapir

Lecture intéressante des événements de ce jour : 

"Les incidents qui ont émaillé le “referendum” sur l’indépendance de la Catalogne sont de très mauvais augure. On ne peut pas, sans une émotion et une légitime colère, voir des manifestants pacifiques agressés par les forces de police, qui ont fait plusieurs dizaines de blessés. On ne peut pas, non plus, rester insensible à la vue de ces urnes confisquées, ou jetées à terre par ces mêmes forces de police. Ces incidents ne peuvent que radicaliser encore plus la revendication d’indépendance, et ils témoignent d’une perte de légitimité du gouvernement de Madrid. Car, l’histoire, et en particulier celle du XXème siècle, pèsent sur les relations entre Madrid et Barcelone. On ne peut ici faire abstraction de la Guerre Civile et des années de répression du temps du Franquisme.

On peut se demander d’où vient cette revendication à l’indépendance. Car, au début des années 2000, les partisans de l’indépendance étaient clairement minoritaires. Il ne semble plus qu’il en soit ainsi. J’avais d’ailleurs organisé, le 19 septembre dernier, un débat dans l’émission que j’anime sur Radio-Sputnik entre Gracia Dorel-Ferré, historienne spécialiste de la Catalogne et Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) sur les questions ibériques (Amérique latine et Espagne)[1]. Ce dernier insistait sur le fait que les refus répétés du gouvernement central espagnol d’accorder à la Catalogne ce que le Pays Basque, voire la région de Valence, avaient obtenus avait conduit à une radicalisation du sentiment autonomiste en un véritable sentiment indépendantiste. Les manifestations monstres de ces dernières semaines, qui ont rassemblé plus d’un million de personne sur une population totale de 7,5 millions (l’équivalent serait donc une manifestation de plus de 9 millions de personnes en France), en témoignent.

La responsabilité du gouvernement de Madrid est donc très largement engagée. Elle l’est, bien entendu, dans les violences policières de ce dimanche 1er octobre. Mais elle l’est aussi, et sinon plus, par les différentes fin de non recevoir qui ont répondu aux demandes des autorités légalement élues de Barcelone. L’indépendance de la Catalogne, si elle survient, sera largement le produit des relents de franquisme du gouvernement Rajoy, comme l’a dit Mme Gracia Dorel-Ferré. Il aura été, par sa bêtise bornée et par sa brutalité, le véritable déclencheur de ce mouvement indépendantiste" (suite).

Lahire

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23:27 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/09/2017

I-média#169 : AfD au Bundestag : le retour de l’Allemagne nazie ?

15:27 Écrit par pat dans actualité, élections, Europe, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |