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élections

  • Grand Débat, grand enfumage

    Et si le Grand Débat, c’était la dernière astuce de l’élite pour se maintenir au pouvoir ? Débattre, c’est laisser les gens se défouler verbalement pur mieux les ignorer. Une technique « absolument moderne »…    

    Quand Macron s'est exprimé pour la première fois devant une grande salle, c'était trop sincère pour être vrai. L'homme enfermé depuis plusieurs mois dans le bunker élyséen comptait ainsi retrouver sa virginité de candidat à la présidentielle. Son habileté de Jupiter, c'est d'avoir pu renouer avec cette campagne électorale qui l'avait fait élire. Habilement, le Grand débat lui permet de changer de costume. De troquer celui de Président contesté contre celui du candidat moins corseté. Macron, comme beaucoup de politiciens, n'est pas terrible dans la routine politique. Comme Sarkozy ou Hollande, il perd son aura entre les conseils des ministres et les sommets internationaux. Mais s'il gouverne mal, il se défend bien. Le président de la République s'est transformé en candidat En Marche. Il entame ainsi la deuxième campagne présidentielle, non à la fin du mandat, mais à ses débuts (un drôle d'effet du quinquennat). Au fond, le Grand Débat national, c'est une réserve inépuisable de temps de parole pour un Président devenu clairement inaudible. Un atout pour exercer à nouveau sa séduction. La solution inespérée pour intervenir plus souvent et dans de meilleures conditions. Macron a au moins compris une chose dans cette crise à la différence des Gilets jaunes, il a un visage. Ce qui lui permet de se mettre seul en scène face à des interlocuteurs qui ne tiennent que parce qu'ils jouent « collectifs » et qui ne pourront que disparaître si des têtes émergent (ce que comporte précisément le risque d'une liste « Gilets jaunes » aux européennes). On ne s'en étonnera pas c'est en faisant du théâtre qu'il est tombé amoureux de Brigitte. Macron a compris qu'il excellait quand il jouait son propre rôle. On comprend mieux pourquoi l'amazone Schiappa est prête à discuter avec Hanouna. Les ministres se ruent à la suite du chef de l'État le théâtre vous dis-je ! Certes Edouard Philippe s'est fait huer. Mais au fond, ça fait partie du théâtre.

    Requiem pour la démocratie

    On place le Grand débat sous les fonts baptismaux de la démocratie, mais on oublie quand même quelque chose dans l'histoire contemporaine de notre pays, il n'y a jamais eu justement, de « Grand Débat ». On s'est écharpé sur la séparation des Églises et de l'État, sur tel contrat de travail (CIP ou CPE). On a discuté de la pertinence de telle constitution, de tel traité (Maastricht ou la Constitution européenne) ou de telle loi (de Devaquet à Taubira).   On s'est toujours battu sur une question particulière, comme on sait bien le faire entre Français. En revanche, dans les annales de l'histoire politique du pays, on n'a jamais discuté de tout. Les discussions ont eu beau avoir de l'intensité elles n'ont jamais été un grand déballage. La seule fois où on le fit, ce fut sous la Révolution. Avec le résultat que l’on connaît. Les cahiers de doléances mirent en branle un mouvement qui sapa les fondements d'une société encore traditionnelle. Est-ce vraiment ce à quoi Macron aspire ? Peut-être.

    Le Grand débat continue à participer à l'incertitude de la crise. On discute de tout, et en même temps, on ne décide de rien c'est le contraire du RIC des Gilets jaunes.

    Le problème de ce Grand Débat National, c'est qu'il nie la décision politique, qui est pourtant le propre de la démocratie. Il faut être un peu benêt pour croire que ce sont ces discussions animées et des réflexions couchées sur papier qui vont changer les choses.

    Il s'agit en fait de conserver l'ordre établi, en donnant au citoyen l'illusion de la participation, parce que l'on s'est contenté de lui demander son avis. De plus, et voilà un signe qui ne trompe pas : en plein débat, les projets de loi gouvernementaux sont discutés sans vraie concertation en amont : Les ministres n'ont pas changé quand ils lancent tel texte dans les assemblées. La machine législative ne s'est pas corrigée d'un iota. Quant au traité d'Aix-la-Chapelle, il est signé sans même que l'on ait songé à en avertir le bon peuple.

    Le Grand Débat national permet de masquer les dérives autoritaires du macronisme, en imposant les sujets autorisés et en écartant les sujets interdits. On parlera de la transition écologique et des impôts. Pas de la baisse des dépenses publiques ou du coût de l'immigration. Depuis le Grand Débat, je me mets à méditer la fameuse phrase du Guépard « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Dormez tranquilles le Deep state garde la main.

    François Hoffman monde&vie 8 février 2019

  • Emmanuelle Gave, la nouvelle personnalité à abattre

    Emmanuelle Gave, la nouvelle personnalité à abattre

    Emmanuelle Gave, la talentueuse et pugnace directrice de l’Institut des Libertés, pressentie pour figurer en position éligible sur la liste des Amoureux de la France aux prochaines européennes, est, depuis quelques jours, prise dans une tourmente médiatique.

    A en croire la presse bien-pensante, elle serait antisémite. Bigre ! D’après ce que j’ai pu lire dans les gazettes, les deux seules « preuves » de son antisémitisme sont la présence de caricatures des années trente dans son bureau et un tweet sur la loi Gayssot.

    S’agissant des caricatures, Emmanuelle Gave a expliqué dans un communiqué (puisque les journalistes qui l’ont « balancée », en parfaite application de la déontologie professionnelle, ont « oublié » de l’appeler pour avoir sa version des faits) qu’elles lui avaient été offertes par un ami et que cela représentait la vision communiste ancienne école de l’homme d’affaires – dérision à l’égard de son père, homme d’affaires réputé. Il est évident que, si l’on n’est pas capable d’apprécier l’humour ou le deuxième degré, on peut difficilement apprécier une caricature. Et il est évident aussi que bien des représentants de la caste jacassante ont le sens de l’humour d’un coquillage. Mais, enfin, si une caricature dans le bureau d’Emmanuelle Gave est la « preuve » de son antisémitisme, il sera aisé de « prouver » que les journalistes de « Charlie hebdo » sont racistes ou ceux de « Libération » « homophobes » !

    Quant au tweet sur la loi Gayssot, Emmanuelle Gave, là aussi, s’en est expliqué. Elle n’est pas négationniste ; elle est contre la loi Gayssot. Je ne connais pas un seul historien qui soit favorable à cette loi stalinienne. Voici quelques années, son abrogation figurait dans le programme de l’opposition RPR-UDF (qui s’est, sur ce point comme sur d’autres, empressée d’oublier ses promesses une fois revenue aux affaires). Je n’arrive même pas à comprendre comment dans l’appareil législatif français, il a pu être promulguée une loi imposant une acceptation littérale des attendus du tribunal de Nuremberg, dont tout le monde sait bien que la moitié des « jurés » étaient des commissaires politiques staliniens. Au point que le tribunal avait essayé de faire endosser la responsabilité du massacre de Katyn (dont chacun sait qu’il fut perpétré par le NKVD) aux nazis. Devrait-on, au nom d’une loi idiote, poursuivre Boris Eltsine pour avoir reconnu la responsabilité de son pays dans son massacre ?

    Il paraît même que le tweet en question reprenait une expression de Simone Veil. Je n’ai pas vérifié, mais cela serait savoureux. Nous avons pu constater à quel point Simone Veil était devenue une « icône » « républicaine », mais à la condition d’avoir le bon goût de se taire. Quand elle défendait, avec nous, militants de la Manif pour tous, le droit des enfants à avoir un père et une mère, les médias entourèrent l’événement d’un silence gêné. Et, parmi les harpies socialistes qui se réclament de son combat pour l’avortement, qui se souvient de ses phrases contre le meurtre de l’enfant à naître ? Dans le cas d’espèce, oui, on peut fort bien être juif et s’opposer à la loi Gayssot. Je dirais même que l’on ne peut pas sérieusement s’opposer au négationnisme en soutenant la loi Gayssot.

    Mais, comme toujours, les bien-pensants sont des hypocrites qui se moquent totalement du génocide des Juifs, comme de la lutte contre le national-socialisme. S’ils voulaient réellement lutter contre le totalitarisme, ils auraient lutté contre le marxisme-léninisme partout sur la planète (on sait ce qu’il en fut !) ou contre la démocratie totalitaire qui assassine par centaines de milliers les innocents. En réalité, ils continuent à promouvoir les principes du national-socialisme – et l’eugénisme d’ores et déjà pratiqué dans notre belle « démocratie » en est l’un des symptômes les plus frappants.

    Cette accusation d’antisémitisme n’a donc rigoureusement aucun sens. Mais elle pourrait fort bien avoir des conséquences politiques, tant cette accusation, fût-elle complètement fantaisiste, est devenue une sentence de mort publique sans appel possible.

    Mais nous commençons à connaître assez bien la mécanique. Quand une personnalité politique devient « gênante », elle se fait « cartonner » (souvent d’ailleurs par ses propres « amis », jaloux de son succès) et l’accusation d’antisémitisme est régulièrement utilisée pour cela.

    Voici quelques mois, nous avons assisté à la mise à mort de Jean-Frédéric Poisson, principale révélation de la primaire LR pour les présidentielles de 2017. Puisqu’il apportait un discours nouveau, avec une cohérence que les hommes politiques nous ont appris à ne plus escompter de leur part, il fallait l’abattre. Pour lui, ce fut l’emploi de l’expression « lobby sioniste » qui fut l’occasion de la mise à mort – dont notre ami s’est heureusement relevé.

    Emmanuelle Gave est l’une des révélations politiques de ces derniers mois, elle aussi avec un discours original et cohérent, défendant à la fois les libertés économiques et le conservatisme moral. Je l’ai reçue récemment sur TV Libertés et c’est un bonheur de discuter avec elle, tant elle est imperméable au politiquement correct. En particulier, elle a – comme Jean-Frédéric Poisson et cette ressemblance n’a rien d’un hasard – publiquement fait part de son opposition aux délires « sociétaux » qui s’annoncent.

    L’abattre (comme naguère Jean-Frédéric Poisson), ce n’est évidemment pas abattre une antisémite ; c’est abattre une catholique déterminée. Ce sera une bonne occasion de voir si, oui ou non, les catholiques ont encore le droit de s’exprimer dans la vie publique ou s’ils sont déjà des dhimmis avant même que la charia ne soit officiellement appliquée en France !

    On comprend, en tout cas, que la technostructure préfère se débarrasser de ce genre d’empêcheurs de tourner en rond. On ne comprendrait pas que des dissidents se soumettent à cet intolérable diktat. Si Nicolas Dupont-Aignan veut dépasser les 5%, c’est bien simple : il lui suffit de dire qu’il assume la présence d’Emmanuelle Gave et de Jean-Frédéric Poisson en position éligible et que, sans partager toute leur analyse, il estime que ces analyses ont leur place dans le débat public – et représentent même des pans de l’opinion publique indispensables pour le redressement du pays.

    Dans le cas contraire, c’est tout aussi simple : sa liste n’aura aucun intérêt et sera non seulement en dessous du seuil de 5% qui lui assurerait au moins un élu, mais probablement même en-dessous des 3% permettant le remboursement des frais de campagne.

    Pour une fois, le courage et l’habileté politique sont du même côté. Nous verrons bien, dans les jours qui viennent, s’ils font, ensemble, le poids contre le politiquement correct…

    Guillaume de Thieulloy

    https://www.lesalonbeige.fr/emmanuelle-gave-la-nouvelle-personnalite-a-abattre/

  • Affaire Benalla : l’écart de trop ? journal du 20/02/2019

     

    1) Affaire Benalla : l’écart de trop ?

    VO : Soupçonné de ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire, Alexandre Benalla a été placé en détention provisoire mardi soir. Un nouveau rebondissement alors que la commission des lois du Sénat a présenté ses conclusions sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Benalla.

    2) Européennes : LREM et le RN loin devant

    VO : A moins de 100 jours du scrutin européen, le scénario de la présidentielle se profile à nouveau. Loin en tête, le mouvement présidentiel et le Rassemblement National. Un duel qui tient à coeur à Emmanuel Macron.

    3) Condamnation historique de la banque UBS

    VO : Le géant de la banque UBS condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 3,4 milliards d’euros d’amende. Une décision historique pour le système judiciaire français dans une affaire de fraude… Stéphanie Gibaud, ancienne d’UBS à l’origine des informations ayant permis la condamnation, revient sur l’affaire. 

    4) L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/affaire-benalla-lecart-de-trop-journal-du-20-02-2019

  • ALGERIE : PAPY « BOUTEF » FAIT DE LA RESISTANCE

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    Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

    Le prochain candidat du FLN à l’élection présidentielle algérienne pour un cinquième mandat, sera  Mr Bouteflika, un « jeune homme » de 81 ans. Quelle nouveauté ! Aux Etats-Unis, le siège de la présidence est la Maison Blanche, en France c’est le Palais de l’Elysée, en Italie c’est le Quirinal et au Venezuela c’est le palais Miraflorès ; en Algérie c’est ….un fauteuil roulant ! Quelle image ce pays donne de lui, à travers un homme cloué sur son siège  par un AVC, un pays pour lequel nos larmes ne sècheront jamais après la trahison de 1958/1962. Un pays où environ 40% de sa jeunesse est sans travail, les fameux « dos aux murs », car les jeunes chômeurs s’appuient aux murs des immeubles  toute la journée…

    Un pays que nous avons laissé en parfait ordre de marche, avec des routes, des voies ferrées, des barrages, des hôpitaux, des universités, un pays où nous avons découvert le pétrole et le gaz, richesses quasi-exclusives de l’Algérie du mortifère FLN. Ce parti, au lieu de diversifier ses activités, comme les Emirats-arabes unis par exemple, qui savent eux, que les énergies fossiles auront, à terme, une fin de vie, s’est assis sur sa rente pétrolière. Car il faut le dire et le redire, l’Algérie qui était exportatrice de vin et de céréales à l’époque française, importe sa nourriture, subventionnée par l’Etat pour éviter des émeutes de la faim. Au lieu de s’ouvrir au tourisme, comme le Maroc voisin, et d’offrir aux mondes ses beautés naturelles et archéologiques, il s’est refermé sur lui-même.

    Importeront-ils bientôt du sable pour le Sahara ?

    Vous verrez, un jour les Algériens importeront du sable pour le Sahara ! L’Algérie, c’est le Venezuela de l’Afrique du Nord, avec une population pauvre qui réclame à la France des visas, et qui est sous la coupe de son armée, comme chez Maduro. Vous me direz, mieux vaut l’armée algérienne, cette fameuse ANP qui tire les ficelles, que les islamistes.

    Rappelons-nous la guerre menée par les forces de l’ordre aux terroristes du GIA dans les années 1990, après l’annulation de la victoire électorale du FIS : des dizaines et des dizaines de milliers de victimes. D’ailleurs, en coulisses, on parle pour une future succession du Président Bouteflika si Allah le rappelait à lui, du général Ahmed Saïd Galah, chef d’état-major, qui ne passa pas pour  un tendre. S’entend-il bien avec le frère  du Président, Saïd Bouteflika, un autre tireur de ficelles ? Quelle image ce pays donne-t-il de lui-même dans le monde ? « De temps en temps on le maquille, on le présente bien, on fait trois images qui passent à la télé et c’est tout », s’énerve un algérien dont nous conserverons l’anonymat, parlant de son Président. Le cacochyme octogénaire qui est, en apparence, en apparence seulement, au sommet de l’Etat. Flash back : n’a-t’il pas été soigné en France, ce qui ne l’avait pas empêché de cracher sur notre pays ? D’ailleurs, comme ses nombreux compatriotes également locataires de nos hôpitaux, avait-il réglé à l’époque ses frais d’hospitalisation au Val de Grâce ? Oui, non ? Est-ce un généreux cadeau de cette « bonnasse » République ?

    Au pays des heureux « centenaires »

    Il faut aussi  se poser  une autre question sur le même sujet, car l’Algérie est un beau pays où l’air est pur, et où les centenaires ne meurent jamais. Demandons à notre CNAV, qui vire là-bas les retraites des anciens travailleurs immigrés retournés finir leurs vieux jours au pays, si elle a des statistiques exactes. (Des vieux jours qui, apparemment, ne cessent jamais !) Il y aurait là des économies à réaliser si la France macronienne se décidait à faire le ménage. Nos agents consulaires ne pourraient-ils pas mener de discrètes enquêtes, pour savoir si les heureux bénéficiaires sont toujours, réellement, de ce monde ? L’Algérie qui comptait au moment de la colonisation française, en 1830, un millions d’habitants, en recense aujourd’hui quarante-deux, une inquiétante multiplication qui devrait nous amener au chiffre de cinquante millions dans dix ans.

    Inquiétante, oui, car un nombre important  d’immigrés binationaux vivent déjà chez nous,  grâce au regroupement familial et à un spectaculaire différentiel démographique. Ces citoyens « français », - en tout cas leurs papiers le sont ! -, voteront  ou non, en faveur de « Boutef », amical diminutif du Président. Les mêmes qui, « en même temps » comme dirait l’autre, penchent en faveur de ceux qui distribuent aides diverses et subventions en France, essentiellement la gauche mais pas seulement. Pas folles les guêpes ! C’est un autre sujet, mais il y aurait  là aussi, matière à faire le ménage. Car on ne peut pas être à la fois  de Sparte et d’Athènes, de Florence ou de Rome !

    Coopérer, malgré tout ce qui nous sépare

    Dans l’hypothèse où les islamistes l’emporteraient en Algérie, c’est à une déferlante migratoire insensée vers notre pays à laquelle nous devrions assister. Notre intérêt, même si le cœur n’y est pas, mais pas du tout, c’est de participer dans la mesure de nos moyens, à la stabilité de cet important voisin du sud. Continuer une coopération intéressée. Démocratie ou pas, si nous voulons éviter, à terme, que des millions d’Algériens viennent gonfler les effectifs musulmans en France, par le biais de la demande d’asile ou du regroupement familial, c’est de soutenir, sans trop y regarder, le gouvernement d’Alger tant qu’il n’est pas aux mains des islamistes.  Certes, il y aurait beaucoup à dire sur l’absence de démocratie, la corruption ou la négation de la minorité berbère. Mais la politique du pire, serait la pire des politiques. Les relations internationales ne sont pas faites pour les « bisounours » : elles reposent sur des faits objectifs, des réalités incontournables, des intérêts bien compris. Même au prix d’une entorse avec la morale. Ça porte un nom : c’est la réalpolitik. C’est à cette vision des choses que, je l’espère, se résoudra le Quai d’Orsay. Même si ça nous arrache le cœur.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Élections européennes : le Rassemblement National en campagne

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    À quelques semaines des élections européennes, la campagne commence déjà dans les rues.

    France Télévisions a suivi une membre du Rassemblement National, Virginie Joron, toute une journée.

    https://fr.novopress.info/213644/elections-europeennes-le-rassemblement-national-en-campagne/

  • Têtes à Clash n°43 avec Etienne Chouard : Benalla, Gilets Jaunes, RIC

    Têtes à Clash spécial avec Etienne Chouard. Franck Tanguy reçoit aussi Yves Christen, François Samson et Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme. Ils débattent du cas Benalla, des Gilets Jaunes aux européennes et du RIC.

    https://www.tvlibertes.com/tetes-a-clash-n43-avec-etienne-chouard-benalla-gilets-jaunes-ric

  • Stéphanie Bignon invite les gilets jaunes à s’investir dans les élections municipales

    Stéphanie Bignon, présidente de Terre & Famille, s’adresse aux gilets jaunes pour les inviter à s’intéresser aux élections municipales de 2020.

  • Macron utilise son pseudo-débat pour faire sa campagne européenne et municipale

     
  • Bonnes nouvelles d'Italie : les élections régionales dans les Abruzzes gagnées par la droite nationale, menée par Fratelli d'Italia (ex MSI)

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    Matteo Salvini (Ligue), Giorgia Meloni (Frères d’Italie), le candidat Marco Marsilio (Frères d’Italie) et Silvio Berlusconi (Forza Italia).

    Dimanche 10 février se déroulaient dans les Abruzzes des élections régionales. La droite (Léga, Forza Italia, Fratelli d'Italia - une des émanations de l'ex MSI) menée par Marco Marsilio (Fratelli d'Italia) arrive en tête. Ce dernier devient donc Président de la région.

    En savoir plus : Lionel Baland cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/11/bonnes-nouvelles-d-italie-les-elections-regionales-dans-les-6127957.html

  • Valérie Pécresse tient son bouc émissaire : Éric Zemmour

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    Visiblement, la conférence d’Éric Zemmour, le 30 janvier dernier, au siège des Républicains, n’a pas fait plaisir à tout le monde dans le parti présidé par Laurent Wauquiez. Notamment à Valérie Pécresse, qui est aux LR sans y être ou – c’est selon – qui n’y est pas tout en y étant. Car, en effet, la présidente de la région Île-de-France est aussi présidente de son petit parti : Libres !

    Jeudi soir, à l’occasion des vœux de son mouvement, elle a prononcé un discours à la fin duquel elle a évoqué le chroniqueur. « Sachez-le, notre France ne sera jamais celle d’Éric Zemmour et des déclinistes, nostalgiques d’une société patriarcale qui n’est plus, et persuadés que c’était mieux hier et que ce sera pire demain. » Il est probable que cette pique visait moins l’auteur du Déclin français que Laurent Wauquiez, qui a eu l’outrecuidance d’inviter le journaliste rue de Vaugirard. Cela en dit long, en tout cas, sur l’unité idéologique de ce parti qui, selon un sondage OpinionWay/Tilder du 1er février pour Les Échos, est crédité de 12 % d’intentions de vote pour les élections européennes, quand le Rassemblement national est à 22 % et La République en marche à 20 %. N’est-ce pas, du reste, la caractéristique des groupuscules ou formations politiques en voie de « groupusculisation » : plus c’est petit, plus les chapelles se multiplient.

    Mais, plus encore, ne doit-on pas voir dans cette attaque en caponnière une grande confusion intellectuelle, consciemment ou inconsciemment entretenue, entre la maladie et le diagnostic ? On peut reprocher à Éric Zemmour son absence d’espérance dans ses écrits, mais son analyse clinique des maux qui frappent notre pays depuis des décennies ne repose-t-elle pas sur quelques faits tangibles ? Pour ne prendre que la question migratoire : les étrangers, qui arrivaient en France, autrefois, d’Italie ou de Pologne, s’assimilaient-ils en moins d’une génération ? Oui ou non ? Les étrangers qui arrivent en France, aujourd’hui, d’Afrique subsaharienne, s’assimilent-ils avec la même rapidité. Oui ou non ? Visiblement, les choses ne sont pas très évidentes, puisqu’on a renoncé à l’ambitieuse assimilation pour se contenter de l’intégration. Et qui est loin d’être gagnée ! Alors, effectivement, c’était peut-être mieux hier.

    En fait, Valérie Pécresse adore enfiler des perles de lieux communs dans son boudoir confortable de dame patronnesse bien élevée. C’est ainsi, avec une confusion intellectuelle qui peut friser la malhonnêteté intellectuelle, qu’elle n’hésite pas à déclarer, toujours dans ce même discours, que « Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan », c’est « le même visage d’une France en faillite, d’institutions républicaines déstabilisées… » Malhonnêteté ou facilité intellectuelle qui consiste à mettre dans le même sac, d’une part Le Pen et Dupont-Aignan, d’autre part Mélenchon, histoire de rendre définitivement infréquentables les deux premiers aux yeux d’une bourgeoisie conformiste qu’elle sait charmer de ses yeux de biche. Malhonnêteté intellectuelle, enfin, si l’on admet un fait historique : ni Dupont-Aignan ni Le Pen n’ont jamais été au pouvoir et n’ont donc leur part de responsabilité dans cette « France en faillite ». Mme Pécresse fut ministre.

    Mais madame Pécresse fait partie de ces responsables politiques modernes, fiers de leur passé (tout en ayant la mémoire courte) et résolument tournés vers l’avenir, comme on dit quand on ne sait plus quoi dire dans un discours. Par exemple, en novembre 2012, elle voulait transformer le mariage pour tous en union civile. Pourquoi pas. En septembre 2017, elle déclarait : « Nous ne reviendrons pas sur la loi Taubira, tournons la page. » On peut même fermer le livre et le jeter au feu.

    Un twitto n’a pu s’empêcher de réagir aux propos de Valérie Pécresse sur sa France qui ne sera jamais celle de Zemmour : « Bien parlé, madame Autain ! » Franchement, c’est profondément injuste vis-à-vis de Clémentine Autain. L’Insoumise a des convictions.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/valerie-pecresse-tient-son-bouc-emissaire-eric-zemmour/

  • Gilets Jaunes : le bras de fer continue – Journal du lundi 11 février 2019

     

    Gilets Jaunes : le bras de fer continue

    Pour le 13e samedi consécutif, les Gilets Jaunes ont battu le pavé partout en France. Avec une mobilisation légèrement à la baisse, le mouvement affronte un gouvernement de plus en plus répressif.

    Le grand débat : une campagne à l’œil

    Alors que le grand débat se poursuit, le président occupe l’essentiel de la scène. Face aux questions, Emmanuel Macron se met en scène avec l’extrême complaisance des médias qui diffusent ses logorrhées en boucle… Une vraie campagne pour les européennes avec les deniers des contribuables.

    Education : Le nouveau chantier de Jean-Michel Blanquer

    Après avoir dynamisé le baccalauréat, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’attaque à l’enseignement primaire. Instruction obligatoire dès 3 ans, devoir d’exemplarité des professeurs, rôle étoffé des assistants d’éducation, le chantier est d’ores et déjà contesté de toute part.

    Actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-le-bras-de-fer-continue-journal-du-lundi-11-fevrier-2019

  • Politique & Éco n°202 : Quand l’Europe n’est pas la solution mais le problème avec François Asselineau

    1) François Asselineau : les impasses du souverainisme

    – Qui est François Asselineau ?
    – Le constat issu de l’expérience politique, l’UE une accumulation de mesures superposées comme un château de cartes
    – Naissance de l’UPR le 25 mars 2007 (50 ans jour pour jour après le traité de Rome)

    2) La crise Française expliquée par l’UE (Gilets Jaunes)

    – La logique Macron : appliquer Maastricht contre la volonté du peuple
    – Le Brexit et la Grande-Bretagne
    – Le Brexit et l’Europe

    3) La France au risque du Frexit

    – Le précédent suédois pour l’entrée refusée dans l’Euro
    – Brexit : un coût pour la France
    – Perspectives économiques en cas de sortie de l’UE par la France
    – L’UPR : un programme complet occulté par les médias mais très suivi sur les réseaux sociaux

  • Vous avez dit complot?

    pinochio-300x199.pngLe président du Conseil de l’Union européenne, le Polonais Donald Tusk , avertissait cette semaine, qu’il y a une «place spéciale en enfer» pour les partisans du Brexit sans accord,  alors que Theresa May  retourne à Bruxelles pour arracher un nouveau compromis. Sortir de l’UE n’est pas un chemin pavé de roses… Pourtant, les promoteurs de l’UE souhaitent  lui donner le visage souriant d’une réunion de gentils menacés par les méchants. Sputnik s’arrête ainsi sur les vidéos circulant sur internet dans lesquelles, « avec un ton enfantin, des personnages animés devisent sur les dangers auxquels serait confrontée l’Union européenne: populistes et autres extrémistes. Les loups Trump et Poutine s’opposent à de gentils Eurolapins  (…). Publiée sur Facebook et YouTube, la  (dernière) vidéo (en date) fait suite à un premier essai remarqué en novembre dernier. Intitulée Eurolapins - ne faites pas le jeu des loups!, cette première vidéo mettait en scène les petits lagomorphes pro-Bruxelles s’opposant aux féroces canidés Vladimir, Ping et Donald, qui lorgnaient sur leur terre. En effet quand les Européens ne sont pas unis, ce sont les loups qui en profitent, pouvait-on lire dans cette création vue plus de 70.000 fois sur Facebook. » « L’organisation Pulse of Europe, très europhile, en est à l’origine. Lancée à Francfort fin 2016, Pulse of Europe se revendique comme étant «une initiative citoyenne. Ses membres s’évertuent à chanter les louanges de l’Union et s’en prennent au danger que représenteraient les populistes opposés à la construction européenne.»

    «Selon le site de Ruptures, le représentant légal et président de Pulse of Europe est un avocat d’affaires allemand du nom de Daniel Röder. (…)  Ruptures a dressé le CV du bonhomme : Dans le civil, le Dr Röder est avocat d’affaires, précisément au cabinet Greenfort. Et comme la curiosité de nos confrères ne s’est pas arrêtée là, ces derniers ont trouvé que ledit cabinet a pour spécialités: le conseil en réduction d’effectifs (“plans sociaux, négociations, licenciements collectifs”)en acquisitions et cessions d’entreprises, et vente aux enchères de celles-ci et en privatisations. Le cabinet du bon docteur Röder a ainsi été maître d’œuvre dans le rachat par des Chinois de l’aéroport de Francfort-Hahn.» Un CV qui a tout pour plaire aux lapins crétins ? Les loups, dans l’esprit de nos compatriotes, se sont surtout les commissaires politiques/propagandistes des sociétés ouvertes  qui tentent de museler ceux qui refusent de penser dans les clous multiculturalistes.

    Il faut s’en féliciter, et les nationaux n’ont pas toujours eu cette « chance », Nicolas Dupont-Aignan a été relaxé cette semaine  des poursuites engagées contre lui. Il lui était reproché ce tweet de janvier 2017 dans lequel il notait que « les socialistes en 2016 » « compensent la baisse de la natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant ! » Commentant cette décision , Me Frédéric Pichon  a relevé que la confirmation par la cour d’appel de Paris  de  la relaxe de M. Dupont-Aignan était logique, mais  « il n’en reste pas moins que l’acharnement procédural de la section AC4 du Parquet de Paris constitue un obstacle à la libre parole. »

    Libre parole  souvent confondue avec le  complotisme  par les  grandes consciences qui se penchent  sur la remise en cause  dans l’opinion de la doxa officielle véhiculée par les gros médias. Le 6 février, était publiée la « nouvelle enquête, réalisée par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, (structure dirigée par les militants de gauche Valérie Igounet et Rudy Reichstadt, NDLR ), avec l’institut Ifop, en décembre 2018. (Elle)  met en lumière l’influence préoccupante des représentations conspirationnistes dans la société française : si deux Français sur trois sont relativement hermétiques au complotisme, 21 % des personnes interrogées se déclarent cependant d’accord  avec 5 énoncés complotistes parmi les 10 qui leur ont été soumis. »

    Énoncés complotistes portant sur des questions diverses, plus ou moins farfelues ou sérieuses,  mais récurrentes, que l’on trouve il est vrai en assez grand nombre sur la toile et les réseaux sociaux,  liées aux  vaccins,  au climat, au poids des lobbies, à l’immigration, sur les  illuminati, le 11 septembre, la CIA, etc… Analysant sur son blogue  cette étude,   Guillaume Champeau  estime qu’il s’agit d’un « travail utile et intéressant », qui «montre une grande perméabilité des thèses dites  complotistes parmi les citoyens français, et livre des ventilations des résultats qui démontrent l’existence d’une certaine corrélation entre l’adhésion à des théories du complot et, notamment, l’âge, le niveau d’étude, et le niveau de revenus (…). Il est logique et attendu que les conclusions de l’étude démontrent que ceux qui croient aux théories du complot sont surtout des pauvres, mal éduqués, qui votent pour les extrêmes (sic) , et des jeunes qui n’ont pas de recul sur l’actualité ou sont intoxiqués aux réseaux sociaux. »

    Pour autant s’interroge-t-il, « quels auraient été les résultats si l’on avait proposé d’autres théories du complot ? Par exemple : Les gilets jaunes sont un mouvement créé ou entretenu par la Russie pour déstabiliser le gouvernement ; Christophe Dettinger a été aidé par un avocat d’extrême-gauche, ça se voit, il n’a pas les mots d’un boxeur gitan Le RIC est une idée poussée par l’extrême-droite pour faire revenir la peine de mort Les serveurs Huawei sont équipés de mouchards qui permettent aux Chinois de nous espionner ; Donald Trump est un agent russe ; Mediapart est une officine au service de l’opposition. Ce sont tout autant des théories du complot non démontrées (ce qui ne veut pas dire qu’elles sont toutes fausses), mais ce ne sont pas celles retenues et donc testées par Conspiracy Watch et la Fondation Jean Jaurès. Il est pourtant probable qu’au moins une partie de ces théories aurait été approuvée, pour le coup, par des citoyens parfaitement bien informés, éduqués, rémunérés… ce qui aurait beaucoup modifié la cartographie sociologique des résultats. Le choix des propositions énoncées oriente donc la conclusion des réponses. » «Ce constat, ajoute-t-il, n’est pas neutre quand on lit l’annonce finale de la Fondation Jean Jaurès, qui veut faire le lien entre perméabilité au complotisme et gilets jaunes. »

    Il n’est pas neutre non plus de taxer de complotisme ces Français qui constatent l’évidence d’une réalité, à savoir l’immigration de peuplement.  Ainsi, rapporte cette même étude,  25 % des Français adhérent à la théorie du grand remplacement, qui voudrait que «l’immigration est organisée délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques pour aboutir à terme au remplacement de la population européenne par une population immigrée.» Un fantasme malsain ? Mais c’est Emmanuel Macron qui cette semaine à Evry,  expliquait de nouveau  que l’immigration était irréversible  que « nous sommes dans un monde de migrations, je ne crois pas du tout aux gens qui font des murs, ça ne marche pas. »

    Car rien de tel que le choc du réel pour dissiper toute paranoïa complotiste. Les Français  subissent, devenant étrangers dans leur propre pays,   les changements de population dans des zones de plus en plus étendues de notre territoire ; ils observent la poursuite de l’immigration massive, du regroupement familial,  malgré la persistance d’un chômage de masse ; ils « s’étonnent » qu’ils n’aient jamais été consultés sur la pertinence de cette politique-là,  alors qu’elle est très majoritairement rejetée par eux ; ils  constatent le matraquage dans les pubs, les films, les émissions en faveur du vivre-ensemble,  du multiculturalisme par des « élites » qui  prennent bien soin, odieux  Tarfuffe,  de ne pas vivre dans les quartiers de la diversité et s’en mettent à l’abri, eux et leurs enfants,  grâce à  des murs et à leur compte en banque.

    Bruno Gollnisch l’affirme déjà depuis longtemps, « le seul complot c’est sur la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat qui est l’appel à une immigration massive de personnes qui se trouvent en dehors de notre civilisation depuis 40 ans. C’est un complot contre la France. Je suis complotiste au sens zemmourien du terme : dénatalité, immigration massive, ouverture des frontières, libre échangisme, destruction de l’identité française… ». Et c’est ce processus de défrancisation,  qui est souhaité  par beaucoup de personnalités appartenant à la caste politico-médiatique, accompagné par résignation, par fatalisme  ou lâcheté par d‘autres. Processus qui mine la démocratie française  dont «la crise », comme le relevait avec raison Patrick Buisson dans La cause du peuple,  «est celle d’un système qui en usurpe le nom .»

    https://gollnisch.com/2019/02/08/vous-avez-dit-complot/

  • Élections européennes : pourquoi ne pas dire la vérité ?

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    Les élections européennes (26 mai en France) ne s’annoncent pas franchement passionnantes, et ce, bien que ce soit enfin l’occasion, pour les Français, de sanctionner le Président Macron depuis son élection. Ce dernier, en prévision d’une faible participation, réfléchit à l’idée d’organiser un référendum dans la même période. En attendant, les têtes de liste sont annoncées les unes après les autres (Bellamy pour LR, Aubry pour LFI, Bardella pour le RN, etc.).

    Pourtant, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait affirmé – avec la sobriété qu’on lui connaît – qu’« il ne peut y avoir de choix démocratique face aux traités européens » (dans un entretien accordé au Figaro, en janvier 2015). De fait, élire un maximum de députés souverainistes dans un camembert déjà restreint au Parlement européen (79 sièges pour la France, contre 96 pour l’Allemagne) n’a aucun sens si ce n’est de permettre aux partis politiques d’avoir des élus avec des collaborateurs. Car la politique, c’est d’abord du business.

    La liste que certains gilets jaunes veulent porter jusqu’à Strasbourg suinte la combine électorale pour faire baisser le score des rivaux du chef de l’État. Leur tête de liste, Ingrid Levavasseur, ressemble beaucoup à Édouard Martin, un syndicaliste de la CFDT qui faisait le spectacle devant les caméras de télévision dans un bras de fer avec ArcelorMittal durant l’élection présidentielle de 2012. Une fois élu, François Hollande avait su récompenser l’opportuniste en le mettant sur la liste PS pour les européennes de 2014. Rien d’étonnant, alors, que l’aide-soignante ait troqué des convictions pour un plat de lentilles.

    Quant à la droite du PACS (Roselyne Bachelot), du « pain au chocolat » (Jean-François Copé) et de « la ration de frites supplémentaire » (Nicolas Sarkozy), celle-ci ne peut pas tenir un discours cohérent face à une politique économico-sociale qu’elle prône depuis la victoire du « oui » au référendum sur le traité de Maastricht (le 20 septembre 1992). Car les thèmes nationaux font gagner tant que les intérêts libéraux font siéger. Dans un territoire sans frontières, le politique compense son manque de souveraineté en se mêlant de ce qui se passe dans la chambre à coucher (loi sur le mariage homosexuel ou celle pénalisant les clients de prostituées) et en limitant les déplacements en voiture dans les zones périurbaines et rurales (80 km/h). Et la grande braderie se déploie sans détour : vente à la sauvette des industries, des routes, des terres, des patrimoines, des murs et des aéroports.

    Tel un directeur des ressources humaines qui divise ses salariés pour mieux régner, Macron promeut une opposition morcelée en micro-partis. Le mouvement de l’ancien socialiste Benoît Hamon, Génération.s, prônant l’inclusion tant au niveau culturel que sociétal ne propose rien de très différent par rapport au macronisme. Il n’est pas surprenant de voir ce parti surreprésenté sur les plateaux télé alors que ce dernier n’a jamais subi l’épreuve du suffrage universel. Les « machins » ne s’arrêteront pas là. Fort à parier que les députés « des Français de l’étranger » prendront plus de places au nom de la désertification des territoires. Dans tous les cas, nos élus continueront de penser international.

    Henri Feng

    http://www.bvoltaire.fr/elections-europeennes-pourquoi-ne-pas-dire-la-verite/

  • Référendum : 73% des Français favorables, sauf les sympathisants de LREM

    Depuis le début de la crise des Gilets jaunes, de nombreux Français estiment que la solution ultime à ce problème pourrait être l’organisation d’un référendum. Ainsi, près des 3/4 des personnes interrogées se disent «favorables» à l’organisation de ce recours au peuple, 27% étant contre cette initiative, apprend-on des résultats d’un récent sondage de l’Ifop pour Le Journal du dimanche.

    Cependant, les partisans de LREM sont les plus nombreux à se déclarer en majorité «pas favorables» à cette mesure, le taux s’élevant à 53%. […]

    20 Minutes

    http://www.fdesouche.com/1156385-referendum-73-des-francais-favorables-sauf-les-sympathisants-de-lrem

  • Le panachage : l’arme pour résister à la mainmise absolue des partis sur la vie politique

    Le panachage : l’arme pour résister à la mainmise absolue des partis sur la vie politique

    Extraits de l’article d’Antoine Vouillazère dans Minute :

    […] Jusqu’en 2013, on pouvait panacher, lors des élections municipales, dans les communes de moins de 3 500 habitants. Depuis la réforme de 2013, où les parlementaires urbains ont dû découvrir cette singularité, on ne peut plus panacher que dans les communes de moins de 1 000 habitants. Les députés et les sénateurs ayant planché sur cette réforme en ont finalement compris l’enjeu : il était encore trop de communes françaises – des communes peuplées de « Gaulois réfractaires », comme on ne le disait pas encore – qui disposaient de l’arme pour résister à la mainmise absolue des partis sur la vie politique […]

    Le panachage, tel qu’il subsiste donc dans les communes de moins de 1 000 habitants, consiste, d’une part, à pouvoir rayer des noms sur une liste de candidats – celui du voisin qui vous enfume avec son barbecue mais aussi, plus sérieusement, celui qui est défavorablement connu de la population mais qu’on essaye de faire passer en force sur la liste –, et, d’autre part, à pouvoir glisser plusieurs bulletins dans l’enveloppe, tout aussi biffés l’un que l’autre. Un seul impératif : que vous n’ayez pas voté pour plus de personnes qu’il n’y a de sièges à pourvoir.

    C’est compliqué ? A expliquer, un peu, mais concrètement, c’est très simple. Supposons la liste A, de droite, et la liste B, de gauche, dans une commune où il y a quinze sièges d’élus à pourvoir. Vous prenez le bulletin de la liste A et vous rayez sept noms ; vous prenez le bulletin de la liste B et vous rayez huit noms ; vous mettez les deux bulletins dans l’enveloppe, vous la glissez dans l’urne, et le tour est joué. Vous pouvez même rayer beaucoup plus de noms et n’en garder qu’un, deux ou trois si ça vous chante. […] Pour le dépouillement, évidemment, c’est un peu plus long et pour le comptage un peu plus encore, puisqu’il faut totaliser le nombre de voix obtenu par chacun des candidats et non compter par liste. […]

    Pourquoi vanter les mérites du panachage, ce phénomène en voie d’extinction ? Parce qu’il est le seul qui permettrait d’en finir avec la main-mise quasi-totale des partis politiques sur la vie politique française. Et européenne. Car prenons maintenant l’exemple des européennes de mai prochain, qui en sont la caricature. Organisées au scrutin de liste nationale, elles ne vont offrir aux électeurs que le choix de voter pour une liste, qui doit comporter autant de noms que de sièges à pourvoir (79 pour la France), liste évidemment composée de manière à ce que ceux que le président du parti veut voir élus – ses fidèles, ses copains, ceux envers lesquels il se sent redevable – soient placés en position dite éligible, c’est-à-dire dans les premières places, alors que l’électeur, lui, aimerait bien voter pour le 74e de la liste, mais n’a nulle envie d’envoyer siéger le 5e de liste dont il sait qu’il n’a aucune compétence et que, en prime, il ne le représentera pas, n’ayant pas ses idées. […]

    En instaurant le panachage, les électeurs de droite, qui voudraient voter – en l’état actuel des candidatures connues ou probables – pour François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR, pour Nicolas Bay, Hervé Juvin et Jean-Paul Garraud qui figurent sur la liste du Rassemblement national et Jérôme Rivière qui devrait y figurer, ainsi que pour Jean-Frédéric Poisson, président du PCD, et Bruno North, président du CNIP, qui devraient être sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan, pourraient le faire.

    De même qu’ils pourraient, sur ces mêmes trois listes, rayer les noms de ceux dont ils ne veulent pas, et que nous laisserons à chacun le plaisir d’identifier, comme ce Jean-Philippe Tanguy que Dupont-Aignan, dont il se présente comme le « lieutenant » (sic), veut faire député au Parlement européen, alors qu’il n’a de cesse de relayer les revendications des LGBT et de s’en prendre à La Manif pour tous. […]

    Avec le panachage, l’électeur purement contestataire pourra voter pour des candidats du RN et de La France insoumise si ça lui chante. L’électeur de droite, lui, à qui l’on ne cesse de dire que l’union des droites ne se fera que par la base, ce qui est exact, mais à qui on ne dit jamais comment elle pourrait se concrétiser – et pour cause !, puisque même aux élections municipales, ce sont les partis qui accordent les investitures –, disposerait ainsi du moyen de ne voter que pour les candidats se réclamant réellement de la droite, quelle que soit la liste sur laquelle ils figurent.

    Avec deux conséquences : la première est que choisis pour ce qu’ils sont, et non pas élus sur un éventuel malentendu, ils échapperaient de facto, sitôt élus, par la légitimité qu’ils auraient acquise, aux diktats du parti qui les avait présentés sur sa liste – et s’ils se sont présentés en « candidats libres », la question ne se pose même pas ; la seconde est qu’on ne voit pas ce qui les empêcherait, alors, de contracter alliance et de réaliser, enfin, l’union des droites ! […]

    https://www.lesalonbeige.fr/le-panachage-larme-pour-resister-a-la-mainmise-absolue-des-partis-sur-la-vie-politique/

  • La Cour des comptes épingle le gouvernement – Journal du jeudi 7 févier 2019

     

    La Cour des comptes épingle le gouvernement

    Alors que La République En Marche se voulait championne de l’équilibre budgétaire, le rapport annuel de la Cour des comptes fait état de l’insuffisance du gouvernement en la matière. Pire, l’exécutif pourrait voir le déficit dépasser les 3 % maximum exigés par Bruxelles.

    Social : Macron, l’échec face à la pauvreté

    Objectif 0 SDF ! Emmanuel Macron s’était engagé à enrayer la misère… près de deux ans après son élection, son bilan en la matière est bien fade… la tendance semble d’ailleurs être à la décentralisation de l’aide au plus démunis.

    Eric Zemmour invité de Racines d’Avenir

    Mardi, Erik Tegnér, ancien candidat pour la présidence des Jeunes LR et président de Racines d’avenir recevait Eric Zemmour pour un dîner-débat. L’occasion de revenir sur l’avenir de la droite à quelques mois des élections européennes.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/la-cour-des-comptes-epingle-le-gouvernement-journal-du-jeudi-7-fevier-2019

     
     
  • « S’allier avec le RN, c’est faire exploser le parti. Il faut être courageux. Et aussi, accepter de perdre ce phare de la pensée qu’est Valérie Pécresse. »

    « S’allier avec le RN, c’est faire exploser le parti. Il faut être courageux. Et aussi, accepter de perdre ce phare de la pensée qu’est Valérie Pécresse. »

    Hier le collectif Racines d’avenir avait invité Eric Zemmour pour un dîner devant les jeunes LR, organisé par Erik Tegnér. Les quatre-vingt places ont été vendues en quelques jours. Dans l’assemblée, la plupart des convives sont des jeunes LR, mais il y a également plusieurs jeunes PCD ou simplement curieux. Leur point commun est l’envie assumée de se parler entre différentes chapelles.

    « Je suis convaincu par la ligne Wauquiez et la candidature de Bellamy. Mais je n’ai pas le moindre problème à dire que j’aime beaucoup Robert Ménard, Marion Maréchal, Dupont-Aignan, et dans une certaine mesure Marine le Pen ».

    « L’important est que Bellamy, Poisson et Jordan soient élus. Le reste, on s’en fiche un peu ».

    Eric Zemmour raconte sans détour qu’il voit régulièrement Wauquiez et ne se prive pas de lui dire ses quatre vérités :

    • Oui, il faut s’allier avec la droite comme Mitterrand avec les communistes.
    • Oui, il faut le faire dès maintenant, non, la présidentielle ce n’est pas dans trop longtemps.
    • Oui, Wauquiez a conscience des enjeux. Mais non, il n’est pas certain qu’il ait le courage de se jeter à l’eau : « S’allier avec le RN, c’est faire exploser le parti. Il faut être courageux. Et aussi, accepter de perdre ce phare de la pensée qu’est Valérie Pécresse. »

    Il ajoute :

    • « Vous êtes la première génération à vous émanciper de la domination idéologique des soixante-huitards »
    • ” Le trop grand libéralisme, ça donne comme en Angleterre des quartiers soumis à la charia”
    • ” On a aujourd’hui des curés qui font la morale, mais qui ne débattent plus. Ils vous invitent à aller en enfer “!
    • « La seule chance de contrer le bloc des bourgeoisies de Emmanuel Macron, c’est l’alliance des droites populaires et traditionnelles ».
    • “Il faut que la droite traditionaliste, celle de la Manif pour tous, choisisse entre Macron et le peuple français !”
    • « Quand des gens viennent en France et disent “mon fils s’appellera Mohammed ou Abasatou”, ça ne s’appelle pas de l’immigration, mais de la colonisation. »

    https://www.lesalonbeige.fr/sallier-avec-le-rn-cest-faire-exploser-le-parti-il-faut-etre-courageux-et-aussi-accepter-de-perdre-ce-phare-de-la-pensee-quest-valerie-pecresse/

  • « Macron, rends-moi mon vote ! »

    2063782810.2.jpgChristian Baeckeroot,

    ancien député, Membre du Bureau du Parti de la France

    Le 29 mai 2005, les Français, à 54,68 %, répondaient NON à la question qui leur était posée par référendum en vertu de l'article 11 de la Constitution française par le Président de la République Jacques Chirac, après adoption du texte du projet dans les mêmes termes par les deux Assemblées : « Approuvez-vous le projet de loi permettant la ratification du traité établissant une Constitution européenne ? »

    Couplé au NON des Pays bas, et puisqu’un seul pays refusant de ratifier le texte suffisait à le rendre inopérant, ce refus français aurait dû signer la fin de cette Constitution de l'Union voulue par les supranationaux mondialisés, architecture institutionnelle visant à abattre les derniers murs d'indépendance nationale dont Valéry Giscard d'Estaing fut le maître d’œuvre à la tête de la Convention chargée d'en établir les règles.

    Il n'en fut rien. Dans un déni de démocratie sans précédent, les européistes s'acharnant dans leur projet funeste, réussirent à contourner les décisions populaires en rédigeant un nouveau traité qui reprenait 90 % des éléments de la Constitution sans y mettre ni le mot ni la nature institutionnelle. Ce fut le honteux Traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy devenu Président fit ratifier par le Congrès et signa le 13 décembre 2007.

    Au moment où, désireux de sortir si possible par le haut de la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron semble vouloir organiser un nouveau référendum à l'issue des débats nationaux/alibis qu'il a voulus, organisés et cadrés, ne serait-il pas juste, souhaitable et pour tout dire réparateur que la République, par la voix de son Président, reconnaisse l'atteinte faite à la souveraineté du peuple français, bafoué dans sa volonté, nié dans sa parole et muselé dans son pouvoir décisionnaire ?

    Le traité de Lisbonne fut une infamie, non seulement dans ses intentions – le fédéralisme comme seule voie pour le destin du Continent - mais dans sa pratique – toujours moins d’indépendance, toujours plus de technocratie et de pouvoir bureaucratique de la Commission – et dans ses effets – la marche en rythme accélérée vers la financiarisation des marchés et vers l’immigrationnisme, ce qui ne fut pas pour rien dans la crise financière de 2008, ni dans celle de la déferlante migratoire de 2017, la première faisant encore sentir ses effets sur nos économies, la seconde étant bien loin de se finir.

    Sans le Traité de Lisbonne, l’Europe et la France auraient été mieux armées pour faire face à ces deux crises majeures.

    En gage de sincérité dans sa démarche affichée de rendre la parole au peuple, les Français attendent du Chef de l'État qu'il déclare, par souci de repentance pour une fois utile et légitime, la responsabilité de la République dans l'injustice politique, nationale et identitaire qui leur a été faite. 

  • La “remontada” d’Emmanuel Macron? Logique

    macron-bis.jpgLe gouvernement  poursuit sa politique du court terme (après nous le déluge)  de bradage des bijoux de famille. Après les autoroutes et les barrages, sont programmées  les cessions d’actifs de  trois emblèmes nationaux  : Aéroport de Paris (après celui de Toulouse), Engie et La Française des Jeux (FDJ). Pour autant, les médias commentent ce matin l’incroyable, la formidable, l’inattendue remontada d’Emmanuel Macron si l’on en croit le sondage  Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. Une hausse de la cote de confiance du président – 34% de Français approuveraient son action-  qui  tendrait à prouver que « cette fois, Emmanuel Macron reprend vraiment la main.»  Selon l’analyse faite par Paris-Match, « le président récolte les fruits de ses annonces du mois de décembre (10 milliards d’euros en faveur du pouvoir d’achat), de ses vœux offensifs du 31 décembre et surtout du lancement réussi de son grand débat » (sic).  « Il remobilise incontestablement son socle électoral, constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il séduit 42% des professions libérales et cadres sups (+17 points); 35% des cadres moyens (+4) », progresses chez les sympathisants de la droite libérale,  «et surtout il apaise enfin ses relations avec les 65 ans et plus puisqu’il gagne 16 points en deux mois (42%). »  Alors certes,  « le point de chute de ce grand débat est encore flou. Qu’importe, le président s’est redonné des marges de manœuvre » et désormais «  Emmanuel Macron se sent assez fort pour envisager un référendum. »  « Le président est, en tout cas, en campagne. Une campagne permanente. Pas pour l’Europe. Mais pour sa réélection. Il a tout simplement lancé la plus longue campagne de réélection de l’histoire de la Ve République. »

    Cette embellie de l’image d’Emmanuel  Macron   reste à confirmer  mais au-delà de cet article analysant très subjectivement  les résultats de cette enquête, il convient de noter que cette remontée est tout sauf surprenante. D’abord  parce que le débouché concret, politique  des manifestations des Gilets Jaunes n’est pas évident pour nos compatriotes, quand bien même  près de deux Français sur trois «approuvent» encore le mouvement (58% selon l’Ifop). Français abreuvés par les médias d’images de violences commises par l’extrême gauche, les casseurs, les antifas dont l’entrée en scène est une « divine surprise » (encouragée ?)  pour ce gouvernement en ce qu’ils salissent l’image de cette fronde populaire. Nos compatriotes inquiets du chaos, réprouvant  les violences,  se solidarisent  logiquement avec le monarque incarnant un  pouvoir garant de l’ordre républicain, quand bien  même sombre t-il dans des dérives inquiétantes (voir ici et ici).

    Pareillement,  la tentative de mainmise sur cette mobilisation par la gauche syndicale et politique (CGT, SUD, NPA, LFI, PC…) comme on l’a vu notamment hier avec  les défiles cégétistes auxquels avaient été habilement invités des  GJ, est désastreuse pour l’image de cette mobilisation citoyenne. Comment ne pas voir que cette gauche immigrationniste cégétiste,  qui a appelé à voter Macron à la présidentielle,  pour la constitution européenne en 2005,   est  bien  sûr  résolument  rejetée par une majorité de Français. A  commencer par cette France périphérique qui forme l’ossature, qui structure cette révolte populaire, patriotique,  qui réclame une véritable justice sociale, dénonce la fiscalisme confiscatoire et défend intrinsèquement des valeurs de droite.  Enfin, à quelques mois des élections européennes, il n’est pas aberrant  que le tiers de Français (encore) convaincu des bienfaits de l’Europe bruxelloise, se coalise derrière la figure de proue du seul parti, avec EELV à quelques nuances près, qui défende sans ambiguïtés le modèle eurofédéraste  et immigrationniste.

    Notre ressenti est d’ailleurs corroboré  par l’étude réalisée par  David Nguyen – Direction Conseil en stratégies d’influence au Département Opinion et Stratégie d’Entreprise de l’Ifop - portant  sur la  validité structurante du clivage  entre  « nationalistes » et « progressistes » pour le scrutin du 26 mai :  « Deux visions européennes s’opposent : une vision nationaliste et une vision progressiste. Par cette déclaration fin août 2018 à l’attention de M.Orban et M.Salvini, Emmanuel Macron fixait l’axe de sa campagne pour les élections européennes » rappelle M. Nguyen en   préambule de son analyse. Elle démontre, note Bruno Gollnisch,   que les thématiques que  l’opposition nationale a su imposer dans le débat politique ont largement infusé dans l’opinion, sont en phase avec ses attentes…même si elles seront évacuées du référendum macronien.

    A la question « 10 ans après, si c’était à refaire, voteriez-vous oui  ou non au référendum de ratification de la constitution européenne? »  62% des sondés voteraient « non », soit   « 7 points de plus  par rapport à 2005. » Il est notable également que le fait   identitaire, au sens large, est particulièrement prégnant dans les préoccupations de nos compatriotes.  Pour preuve, les réponses  enregistrées par l’Ifop à cette question : « Parmi les problèmes suivants, lequel explique le mieux selon vous la montée du populisme et des votes protestataires en Europe ? » 32 % des sondés placent   « L’immigration » en tête, devant « La dégradation des conditions de vie - pouvoir d’achat, logement » (29%), « Les problèmes d’intégration des personnes d’origine étrangère » (13%), « Les problèmes de sécurité » (12%),  « Le chômage »(9%)…

    « 58% des Français pensent ainsi que dans 10 ans l’UE sera plus fragile et faible qu’aujourd’hui. Comment dès lors vouloir coûte que coûte défendre une institution qui ne vous écoute pas et ne vous apporte pas de résultats? » s’interroge David N’Guyen. « A terme, c’est l’attachement même à un système démocratique qui est remis en question : en octobre 2017, près de 4 Français sur 10 adhéraient à l’idée selon laquelle  la direction du pays devrait être confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement. S’il ne s’agit ici que de déclarations purement théoriques, il serait néanmoins illusoire et naïf de croire en un attachement éternel et universel au système démocratique en Europe »  écrit encore M. N’Guyen. Mais il  peut être pertinent d’être moins catégorique en expliquant  cette remise en question du système démocratique du fait de  sa confiscation par une caste qui refuse justement  de répondre  aux aspirations populaires majoritaires de protections sociale, économique et identitaire…

    Mais nous sommes pleinement en phase avec la conclusion de l’auteur de cette étude quand  il relève qu’ « Il existe bien un clivage transpartisan entre pro et anti-européens au sein de l’opinion française Ces ingrédients laissent présager une montée des suffrages anti-européens dans les prochaines intentions de vote et, par réaction, un regroupement des pro-européens derrière la bannière étoilée la plus haute à ce jour : La République en Marche. » Nous y sommes et le tableau  du  rapport des forces devrait  encore  se préciser dans les semaines à venir.

    https://gollnisch.com/2019/02/06/la-remontada-demmanuel-macron-logique/

  • Marine Le Pen dénonce un référendum "totalement bidon"

    unnamed.jpgJeudi à l'Élysée, Emmanuel Macron a confié à plusieurs journalistes penser à organiser un référendum sur certains sujets discutés au cours du grand débat national comme: la réduction du nombre d'élus ou encore le vote blanc. 
    D'après les informations du Journal Du Dimanche, la possibilité pour qu'un référendum soit organisé en même temps que les européennes - le 26 mai prochain - est "très élevée". "On se tient prêt", a également assuré un ministre à BFMTV.
    Mais l'opposition ne croit pas à cette proposition qui ne serait qu'une opération de communication.
    "Tout ça c'est totalement bidon", a fustigé Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, sur BFMTV dimanche. Pour la députée du Pas-de-Calais, Emmanuel Macron souhaite surtout "détourner l'attention des européennes". Il "va recycler sa modification constitutionnelle par l'intermédiaire de ce référendum, il va demander aux Français s'ils sont d'accord avec ce qu'il avait déjà proposé."
    [...]
    En savoir plus sur bfmtv.com

  • Trois mois de mobilisation, les Gilets Jaunes gardent le rythme – Journal du 4 février 2019

     

    Trois mois de mobilisation, les Gilets Jaunes gardent le rythme

    Après trois mois de manifestations hebdomadaires, les Gilets Jaunes maintiennent la pression sur le gouvernement. Samedi, ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers à descendre dans les rues à travers tout le pays.

    Vers un référendum salvateur ?

    Pour tenter de calmer la crise, Emmanuel Macron envisage d’organiser un référendum en même temps que les élections européennes. Un coup de poker fumant à double tranchant pour l’exécutif.

    Européennes : La guerre des droites

    A quatre mois des élections européennes, les têtes de liste des partis de droite sont désormais connues. Poussées sur leur droite par Emmanuel Macron, les différentes formations vont jouer des coudes pour séduire l’électorat conservateur.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/trois-mois-de-mobilisation-les-gilets-jaunes-gardent-le-rythme-journal-du-4-fevrier-2019

  • Nouvelle opération de communication : un référendum le jour des élections européennes

    Nouvelle opération de communication : un référendum le jour des élections européennes

    Pour détourner l’attention sur les élections européennes, qui pourraient voir une forte proportion de députés souverainistes et eurosceptiques entrer au Parlement européen, Emmanuel Macron envisage d’organiser un référendum le même jour.

    Officiellement, quatre hypothèses sont toujours sur la table. La première, peu probable, consiste à dissoudre l’Assemblée nationale. La deuxième est celle de convoquer un Grenelle avec les partenaires sociaux. «Ça fait peur à tout le monde, c’est une pratique que les Français détestent, et les corps intermédiaires sont autant rejetés que les politiques», écarte un responsable de la majorité. Le troisième scénario porte sur un remaniement qui n’aurait, selon un proche du chef de l’État, «aucun effet» dans l’opinion. La quatrième et la plus sérieuse option est donc celle du référendum. «Je ne l’exclus pas. Ça fait partie des sujets sur la table», a assuré le président de la République, jeudi, lors d’une rencontre avec des journalistes.

    Le référendum le 26 mai présente plusieurs avantages pour le chef de l’Etat :

    • coupler les deux scrutins permet de faire des économies ;
    • cela permet une sortie politique très rapprochée de la fin du grand débat ;
    • le président mettrait l’opposition face à ses contradictions: comment Les Républicains expliqueront dans la campagne qu’ils sont contre la réduction du nombre d’élus?
    • enfin, cela permettrait d’éviter de parler de l’UE, de ses dysfonctionnements, du fédéralisme, du caractère ubuesque de ses directives, de sa toute-puissance, etc.

    Le président de la République reçoit cette semaine les chefs des groupes parlementaires et des partis politiques.

    Reste à connaître la nature de la question : «Doit-on réduire le nombre de parlementaires?», et «Faut-il limiter le cumul de mandats dans le temps?».

    Marine Le Pen y voit une «manoeuvre» du chef de l’État.

    «Avant même d’avoir lancé le grand débat, il avait déjà décidé de proposer un référendum le jour des Européennes pour détourner évidemment le sujet d’intérêt des Européennes, où il sait que les positions qu’il défend sont tout à fait minoritaires dans le pays». «Le gouvernement est responsable de la situation car il a les moyens, clairement, d’arrêter du jour au lendemain ces manifestations». «Le moyen, c’est faire voter la proportionnelle intégrale, la baisse du nombre de parlementaires, le référendum d’initiative populaire. Puis d’annoncer la dissolution de l’Assemblée nationale et revenir aux urnes pour que les Français puissent voir élire une Assemblée nationale qui soit représentative de l’ensemble du spectre politique». «Si le président de la République fait cela, et je lui suggère de le faire depuis le mois de décembre, alors il n’y aura plus de manifestations. J’en suis convaincue».

    https://www.lesalonbeige.fr/nouvelle-operation-de-communication-un-referendum-le-jour-des-elections-europeennes/

  • Le référendum d'initiative citoyenne (#RIC), pourquoi ça bloque en République ?

  • Main tendue de Marion Maréchal à François-Xavier Bellamy, mais sont-ils compatibles ?

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    Thomas Fabre, président des jeunes de l’UDI, a publié sur Twitter une réaction de Marion Maréchal à propos de la future tête de liste Les Républicains aux européennes, François-Xavier Bellamy.

    Dans cette courte vidéo, l’ancienne députée de Vaucluse ouvre la porte à une possible alliance, du fait de la proximité idéologique qu’elle a avec François-Xavier Bellamy.

    Depuis les fuites quant à la propulsion du philosophe en tête de liste aux européennes chez Les Républicains, la cohorte médiatique s’est emparée du sujet, le qualifiant d’anti-IVG, proche des milieux d’extrême droite, catholique intégriste. Face à ces attaques, François-Xavier Bellamy adopte une stratégie de prise de hauteur, son statut de philosophe peut le protéger… mais aussi le perdre.

    Jusqu’à présent, il a noyé les questions concrètes, sensibles, dans des raisonnements philosophiques tirés d’Aristote, de Platon, sans jamais vraiment se prononcer. C’est ce qui lui permet de « passer » partout. Mais dans l’arène politique, il faut faire des choix sur des questions concrètes. Le jargon du philosophe ne suffira plus à expliquer sa pensée, politique bien sûr.

    Son engagement aux Républicains, depuis la mairie de Versailles et la campagne pour la députation, éclaircit déjà un peu son jeu. Le Rassemblement national est dans une entreprise de « déconstruction de tout », déclare-t-il au Parisien du 30 janvier dernier. La ligne est claire, aucune alliance possible. Mais alors, pourquoi s’est-il engagé aux Républicains ? Le confort ? Le côté institutionnel ? A-t-il le sentiment qu’il pourra changer les choses et orienter la ligne du parti ?

    Toujours est-il que François-Xavier Bellamy devra se positionner lors de cette campagne. Seulement, le peut-il vraiment alors qu’il mènera la liste d’un parti européiste, libéral et qui vote tous les textes qui empiètent sur la souveraineté de la France au Parlement européen ? Pourquoi s’est-il engagé dans cette voie ? Et, même, suivra-t-il, au Parlement européen, la politique des LR, c’est-à-dire votera-t-il comme ils l’ont fait jusqu’alors ?

    Si le jeune philosophe versaillais a été placé pour conduire les LR aux européennes, tient-il la position de pantin, sans changer un iota de la pensée du parti, ou, au contraire, est-il là pour changer cette politique en contradiction avec le discours eurosceptique de Laurent Wauquiez ? On peut l’espérer et l’avenir le dira… Mais voudra-t-il vraiment rompre avec la ligne du parti qui lui a permis d’être élu ?

    En clair, Marion Maréchal a raison de tendre la main à François-Xavier Bellamy ; l’union des droites, si elle peut paraître utopique, est uniquement un moyen qui peut permettre à la droite de gagner la bataille.

    Seulement, elle nécessite une clarification des lignes, des courants et des personnes. En effet, l’union des droites, pourquoi pas, mais avec qui ? Avec Valérie Pécresse ? Avec Xavier Bertrand ? Cette main tendue de Marion Maréchal à François-Xavier Bellamy n’est donc rien de moins qu’un appel à clarifier sa ligne. Elle l’oblige à prendre parti. Car même une absence de réponse serait significative.

    Au-delà de la question de Marion Maréchal, les élections européennes permettront, à coup sûr, de clarifier les lignes idéologiques et peut-être que, de par sa position de tête de liste des Républicains, François-Xavier Bellamy n’y échappera pas et sera obligé de prendre clairement position sur les questions européennes.

    Nicolas Pécari

    http://www.bvoltaire.fr/main-tendue-de-marion-marechal-a-francois-xavier-bellamy-mais-sont-ils-compatibles/

  • I-Média n°235 – Bellamy : la chasse aux cathos est rouverte !

     

    01:50 Bellamy, tête de liste LR : la chasse aux cathos est (ré)ouverte

    François-Xavier Bellamy sera la tête de liste LR pour les prochaines élections européennes. Les médias n’ont pas attendu longtemps avant de sortir les cartouches anti-cathos !

    12:55 Zapping

    La violence étatique et policière utilisée par Emmanuel Macron pour mater la révolte populaire des Gilets Jaunes devient de plus en plus inquiétante. Et ridiculise Macron sur la scène internationale !

    20:25 CSA : nouveau président, mêmes obsessions

    Roch-Olivier Maistre est le nouveau président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Un inconnu du grand public mais un énarque très introduit.

    31:05 Tweets

    Les journalistes et les dirigeants de France Télévision sont généreusement payés par le contribuable français. De quoi intriguer !

    35:10 Foulards rouges, foule dans le rouge

    Les foulards rouges voulaient éviter le flop. Les généreux chiffres de la mobilisation par la préfecture n’ont pas masqué l’échec de la manifestation.

  • Les francs-maçons mécontents de voir CIVITAS aux européennes

    Comme on pouvait s’en douter, la franc-maçonnerie n’a guère apprécié l’annonce de Civitas de présenter une liste aux élections européennes.
    Ainsi, le blog maçonnique Hiram écrit :

    CIVITAS TOUJOURS CONTRE LA FRANC-MAÇONNERIE

    Par Géplu dans Anti-maçonnerie

    Le site d’extrême-droite « Nous sommes Partout », déjà présenté ici, a publié le 18 janvier une interview d’Alain Escada, le président de Civitas (…) qui milite pour la « rechristianisation » de la France et qui s’est constitué en 2016 en parti politique.

    Escada y annonce que son parti va présenter une liste aux élections européennes, occasion qui lui permettra de « tenir sur la place publique un message décomplexé, catholique, patriote, pro-famille, anti-système et anti-mondialiste ». Il réaffirme que son parti n’est « pas démocrate », mais que la tribune électorale lui permettra de démonter « une série de mensonges imposés en dogmes républicains ».

    A la question « Quelle alternative souhaitez-vous proposer face à une Europe totalitaire et, n’ayons pas peur des mots, de filiation maçonnique ? », il répond : Nous allons tout simplement nous avancer dans cette campagne électorale comme un cheval de Troie anti-union européenne. (…) Civitas proposera des mesures radicales : le Frexit et la reprise en main de notre destinée, la mise en place d’une alternative à l’UE : un traité d’alliance des patries européennes, la remigration, l’organisation d’un blocus maritime mettant fin à l’arrivée incessante d’embarcations d’immigrés illégaux, l’inscription dans le marbre que l’Europe est chrétienne, avec toutes les conséquences civilisationnelles que cela implique, la promotion d’une vraie politique familiale et nataliste, l’interdiction des sociétés secrètes, le contrôle sévère des pratiques des lobbies auprès des institutions européennes,…

    Un vaste et bien joli programme…

    Voici l’entretien complet accordé par Alain Escada au site “Nous sommes partout” :

    Le parti catholique Civitas entend présenter une liste aux élections européennes de mai prochain. Son président, Alain Escada, entend tenir sur la place publique un message décomplexé, catholique, patriote, pro-famille, anti-système et anti-mondialiste.

    • Civitas est un parti politique depuis 2016 et a déjà participé aux élections législatives de 2017 en France, initiative qui n’a guère été couronnée de succès vu l’abstention massive et le boycott médiatique face à un parti catholique. Quelle leçon avez-vous tiré de cette expérience ?

    D’abord, il faut préciser que, n’étant pas démocrate et refusant toute démarche de compromission qui pourrait s’apparenter à ce que je qualifie volontiers de prostitution électoraliste, j’ai souvent répété aux membres de Civitas que notre camp politique ne gagnera pas le pouvoir par les élections, sauf circonstances exceptionnelles.
    Notre participation aux élections a pour premier objectif essentiel de pouvoir nous adresser à grande échelle aux Français. L’avantage des élections européennes est la circonscription unique : participer à ce scrutin nous permettra de toucher chacun de nos concitoyens. Et croyez-moi, nous tiendrons un discours sans langue de bois !
    Pour réformer la France, il faut d’abord atteindre et gagner les cerveaux et les âmes des Français. Cela passe par une première étape de réinformation. La tribune électorale peut y contribuer en démontant une série de mensonges imposés en dogmes républicains.

    • Visiblement, la leçon n’est pas négative puisque Civitas souhaite présenter une liste aux Européennes. Comment allez-vous faire face à un tel investissement ?

    Le défi financier est énorme, nous en sommes conscients. Peu d’électeurs imaginent le coût que représentent l’impression et la livraison des bulletins de vote à fournir dans tous les bureaux électoraux. Il nous faut rassembler au bas mot un million et demi d’euros. Pour un jeune et petit parti, sans subventions, c’est un enjeu de taille. Nous lançons donc une souscription spéciale. Nous nous fixons trois mois pour rassembler la somme. C’est le prix pour pouvoir libérer la parole et tenir sur la place publique un message décomplexé, catholique, patriote, pro-famille, anti-système et anti-mondialiste. Nul autre parti que le nôtre ne dira avec franchise et fermeté ce que nous nous préparons à démontrer aux Français.

    • Quelle alternative souhaitez-vous proposer face à une Europe totalitaire et, n’ayons pas peur des mots, de filiation maçonnique ?

    Nous allons tout simplement nous avancer dans cette campagne électorale comme un cheval de Troie anti-union européenne. Nous allons démontrer comment ces institutions européennes sont les ennemies des peuples et des Nations. Cette Union Européenne est le temple des banksters cosmopolites et des forces occultes. Elle se permet d’imposer ses diktats aux Etats qui la composent, les gouvernants lui ayant abandonné leur souveraineté. Civitas montrera à travers mille exemples, dans les domaines les plus variés, de l’immigration à l’agriculture, de l’économie à la santé, comment cette Union Européenne va systématiquement à l’opposé du bon sens. Civitas dénoncera avec précision les incroyables gabegies dont se rendent coupables ces institutions européennes. Civitas proposera des mesures radicales : le Frexit et la reprise en main de notre destinée, la mise en place d’une alternative à l’UE : un traité d’alliance des patries européennes, la remigration, l’organisation d’un blocus maritime mettant fin à l’arrivée incessante d’embarcations d’immigrés illégaux, l’inscription dans le marbre que l’Europe est chrétienne, avec toutes les conséquences civilisationnelles que cela implique, la promotion d’une vraie politique familiale et nataliste, l’interdiction des sociétés secrètes, le contrôle sévère des pratiques des lobbies auprès des institutions européennes.

    • Quel regard Civitas, parti catholique, porte-t-il sur l’état de la France et en particulier sur le conflit des gilets Jaunes ?

    La France vit un réveil inattendu d’une partie de sa population. La révolte des gilets jaunes s’accompagne d’une défiance virulente à l’encontre des médias du système, des pseudo-élites et donneurs de leçons (de BHL à Yann Moix, pitoyables chiens de garde de la pensée unique), des partis politiques et des représentants de la république au sens le plus large (le président Macron, les ministres, les députés, les préfets, les hauts fonctionnaires, ainsi que la police politique du régime). Mieux encore, ici ou là, des gilets jaunes mènent des actions devant les Banques Rothschild et Lazard, demandent l’interdiction de la franc-maçonnerie ou l’abrogation de la loi Taubira. La prise de conscience se fait chaque jour plus grande. A mesure que monte la colère tombent les œillères !
    Bien évidemment, il faut faire la part des choses. Les gauchistes de tous poils sont également bien présents dans les manifestations de gilets jaunes et feront tout pour manipuler le mouvement. Mais c’est aux militants catholiques et nationaux d’être plus efficaces et intelligents et d’occuper le terrain avec persévérance.

    • Au delà des élections, avez-vous des projets pour vous développer et renforcer votre présence dans les régions françaises ?

    Le vrai enjeu pour nous, ce sont les élections municipales de 2020, particulièrement dans les petites communes de la France rurale. C’est là que nous pourrons connaître de réels succès, augmenter le nombre de nos élus locaux, conquérir des responsabilités et mener une véritable politique de reconquête au service du bien commun. Notre engagement sur l’échiquier des élections européennes, en augmentant notre visibilité, nous permet de développer notre implantation locale. Nous le constatons dès à présent. Et il faut bien en avoir conscience, la véritable reconquête se fera à partir de l’échelon local. C’est pourquoi nous voulons mettre en place ce que j’appelle des villages catholiques et gaulois.

    • Comment comptez-vous pallier l’absence de médiatisation due à votre statut de « bête immonde » et d’adorateur de Notre Seigneur Jésus Christ ?

    Nous n’avons ni l’argent des banquiers apatrides ni le soutien des ambitieux qui galopent au secours des victoires assurées. Il faudra donc redoubler d’imagination, utiliser au mieux les talents de chaque bénévole et faire de chaque euro dépensé une balle qui atteint sa cible. Nous miserons d’abord sur les médias alternatifs et dissidents – comme le vôtre – et sur les réseaux sociaux pour tenter de propager des messages percutants. Nous privilégierons aussi la présence sur le terrain, partout où s’exprime le Pays Réel. Nous avons la foi qui déplace les montagnes !

    Source cliquez ici

    http://www.civitas-institut.com/2019/01/29/francs-macons-mecontents-de-voir-civitas-aux-europeennes/

  • Benjamin Cauchy : « Les gilets jaunes ne veulent pas de liste aux européennes ! »

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    Conversation à bâtons rompus avec Benjamin Cauchy sur toute l’actualité des gilets jaunes : liste ou pas, Jérôme Rodrigues, Éric Drouet, rôle de la police, acte XII. Pour lui, le grand débat est « un grand dégât, un enfumage. Le Président fait un Macron Tour pour le service après-vente de sa politique. »

    Le mouvement des gilets jaunes ne s’essouffle pas. Il est en train, qu’on le veuille ou non, de se structurer. Il devient une véritable force politique. Je ne pense pas qu’il faille qu’il se structure en association et encore moins en liste, mais ce mouvement des gilets jaunes perdure et prend de la consistance idéologique. Les souverainistes sont extrêmement présents et c’est tant mieux.

    Une liste aux européennes : bonne ou mauvaise idée ?

    C’est une catastrophe et une erreur stratégique. C’est le gouvernement qui a les cartes en main lorsqu’on parle de pouvoir d’achat et de démocratie directe. Ce n’est certainement pas en allant à Strasbourg qu’ils vont pouvoir agir.
    J’ai plutôt l’impression qu’il y a un effet d’opportunité et une erreur de timing. J’ai vu d’anciens candidats de La République en marche et une ancienne cadre de l’UDI. On comprend donc bien la manœuvre politicienne de La République en marche et d’Emmanuel Macron. Ils sont en train de vouloir étouffer le mouvement en faisant une pseudo-liste gilets jaunes. Les gilets jaunes ne veulent pas entendre parler de liste gilets jaunes. Les gilets jaunes ne sont pas une liste électorale, c’est le peuple, tout simplement.

    À qui profite le crime ?

    À Emmanuel Macron, bien évidemment.
    Une liste des gilets jaunes affaiblirait l’opposition nationale. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, il faut absolument que l’opposition nationale, sur tout son spectre, soit la plus forte possible. Pour cela, il faut que les gilets jaunes soutiennent, en fonction de leurs convictions, souverainistes je l’espère, les listes qui sont présentes et qui dénoncent au quotidien, et pas seulement épisodiquement, la politique du gouvernement.
    L’objectif est de faire prendre conscience aux gilets jaunes qu’être contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est être souverainiste. Emmanuel Macron caractérise clairement l’Europe ouverte et fédérale et un État maastrichtien, comme dirait Michel Onfray. Il faut absolument dénoncer cela.
    Au regard de cette présomption de liste gilets jaunes En Marche !, je prendrai mes responsabilités en temps et en heure.
    Les élections européennes peuvent être également un enjeu lorsqu’on a une ligne politique claire, ce qui est mon cas. J’ai des convictions et je pense qu’on peut également faire infléchir par la suite le gouvernement et la politique européiste d’Emmanuel Macron en étant présent, en soutenant ou en organisant une liste souverainiste pour dénoncer cette politique.

    Que retenir du grand débat national ?

    Selon moi, ce n’est pas un « grand débat » mais plutôt un « grand dégât » national et un enfumage politique. Emmanuel Macron cherche à gagner du temps. J’en ai pour preuve le témoignage de madame Jouanno. Elle a, elle-même, dénoncé cette opération de communication qui a été mise en place par Emmanuel Macron.
    Ce n’est pas un débat. Lorsque l’on débat, on pose une question, on y répond, on revient dessus et on échange. Le président de la République fait un Macron Tour. On a le Tour de France, l’été, et maintenant, on a le Macron Tour l’hiver. S’il veut vraiment avoir le maillot jaune, qu’il porte plutôt un gilet jaune !
    Ce débat n’est qu’un enfumage politique. Il ne fait que justifier sa politique et fait du service après-vente de sa politique pour lequel il a été élu légalement en 2017. Si sa politique est légale puisque les gens ont voté pour lui, pour moi, elle n’est absolument plus légitime. Il cherche à légitimer sa stratégie politique par le biais de ce grand débat et non pas à écouter les Français.

    Que dire des interventions des forces de l’ordre ?

    J’ai été profondément choqué de ce qui est arrivé à Jérôme Rodrigues. Cette figure du mouvement qui incarne le pacifisme et la dénonciation de la politique d’Emmanuel Macron a clairement subi des exactions policières. On voit bien, sur les images qui tournent sur les réseaux sociaux, qu’il n’était ni en train de provoquer la police ni d’agir de manière violente. Il y a donc de forts doutes.
    J’attends que l’IGPN et la Justice fassent leur travail et montrent bel et bien qu’il y a eu une exaction intolérable.
    Les policiers sont extrêmement fatigués et en colère. Leur colère devrait être dirigée contre le gouvernement plus que contre les gilets jaunes.
    Les gilets jaunes de Toulouse nous ont témoigné hier, par téléphone, que la brigade anticriminalité court après les manifestants en disant « On va vous crever » et leur tape dessus. C’est encore ce qui s’est passé, place Occitane, la semaine dernière. C’est clairement inadmissible !

    Concernant Éric Drouet, je crois qu’il faut lire entre les lignes. C’est quelqu’un qui a le verbe parfois imprécis, mais on ne peut absolument pas lui reprocher l’expression de ce sentiment d’injustice. Quand il appelle à l’état d’urgence, c’est surtout l’appel à l’état d’urgence social. Il faut que les gens continuent à se mobiliser et à soutenir cet élan.
    J’espère que, pour l’acte XII des gilets jaunes samedi, il y aura le plus de monde possible dans les rues.

  • Impasse publique: LR c’est pas rose, la gauche c’est morose

    europe-vue-du-ciel-300x225.jpgToute maison divisée contre elle-même périra: LR aborde les élections européennes miné par les forces centrifuges qui achèvent d’en ébranler la cohésion, une partie de ses cadres sympathisants et électeurs étant entraînés par la force de gravitation du RN, l’autre lorgnant vers le macronisme européiste. Comment conjuguer les contraires, trouver la tête de liste qui, à défaut de faire  l’unanimité,  apparaisse du moins comme  un pôle d’équilibre, le plus grand dénominateur commun pour tous les courants ? Prenant acte de la droitisation d’un électorat de plus en plus sensible aux thématiques identitaires, au sens large du terme, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ont convaincu la direction de LR de désigner comme tête de liste François-Xavier Bellamy, 33 ans, adjoint au maire à Versailles, philosophe incontestablement brillant et catholique conservateur. Un profil trop droitier pour beaucoup de dirigeants de LR qui ont exprimé leur crainte de se couper des réseaux progressistes et humanistes. Eric Woerth a fait part publiquement de son inquiétude, tout comme le président du Sénat, Gérard Larcher. Il  affirme avoir oeuvré pour rééquilibrer  la liste, avec la mise  sur pied d’un trio comportant outre M. Bellamy, l’eurodéputé sortant et juppéiste Arnaud Danjean et la vice-présidente de la région Ile-de-France, Agnès Evren, proche de Valérie Pécresse, qui a collaboré dans le passé avec les très antinationaux François Baroin et Nathalie Koscisusko-Morizet.

    Invité des quatre vérités sur France 2 mercredi, Gérard Larcher a dit clairement que la désignation de François-Xavier Bellamy « n’était pas (son) choix », que ce dernier « ne coche pas toutes les cases pour être une tête de liste pour rassembler une famille politique qui est diverse. » «  Je l’ai dit depuis plusieurs semaines, nous ne partageons pas les mêmes conceptions, une vision de la société... » Dans ce bastion de la maçonnerie qu’est le Sénat , nous ne doutons pas qu’un Bellamy, opposé à titre personnel à l‘IVG et qui qui fut très impliqué dans la Manif pour tous, ne soit  pas la tasse de thé de nombreux frères...

    « Ce qui compte avant tout c’est le projet européen » a renchéri M. Larcher, ce en quoi il n’a pas tort. Le problème c’est le double langage de LR qui campe sur une ligne patriotique et plutôt souverainiste, du moins quand on écoute les propos de tribune de M. Wauquiez, mais dont les votes de ses élus au parlement européen se caractérisent, au mieux, par une grande frilosité, et au pire (dans la plupart des cas) par une acceptation pure et simple de toutes les dérives bruxelloises.

    Exception faite de l’attelage social-démocrate LREM-MoDem qui pourrait potentiellement retrouver peu ou prou le score d‘Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle - si l’on en croit les enquêtes les plus favorables -, à gauche aussi le climat est bien morose. La France Insoumise ne décolle pas dans les sondages - certains créditent les mélenchonistes de moins de 10 % des suffrages - et les autres gaucheséparpillées façon puzzle, apparaissent dans un coma assez profond. C’est pour éviter ce naufrage historique, recoller les morceaux autour de thématiques communes portées par une liste unique «pro européenne et écologiste» que l’essayiste altermondialiste Raphaël Glucksmann et l’économiste d’extrême gauche Thomas Porcher appellent à lunion, dans le cadre du micro parti qu’ils ont formé  intitulé  Place publique.

    Mardi,  rapporte sputnik,  lors de la réunion actant à Paris la formation de ce parti, en présence de représentants et/ou sympathisants du PS, de Genération.s, du PC, d’EELV,  la dénonciation de l’opposition nationale, populaire et sociale a été martelée comme un mantra;  une formule magique invoquée pour aplanir la guerre des égos et les crispations boutiquières.« Venez à Place publique, allez voir les chefs de parti, dites-leur qu’il n’y a plus d’excuse s’ils sont d’accord pour qu’on ne fasse qu’une seule liste, un seul espace, et pour que le 26 mai on mette une raclée au Rassemblement National et à la République en marche », a postillonné Thomas Porcher. Un homme qui vit décidément dans un monde parallèle et qui tente encore de se (de nous) convaincre que mondialistes libéraux et altermondialistes socialistes divergent seulement sur les moyens mais pas sur les fins… M. Glucksmann, sorte de clone de BHL, comme l’a bien vu Thierry Mariani,  volontiers théâtral a voulu dramatiser les enjeux:  «L’Europe est menacée de dislocation par les Salvini, par les Orban, par le triomphe des nationalismes.»« La seule manière qu’on a d’éviter la catastrophe c’est d’avoir une politique claire, commune, aux élections européennes, sinon c’est fini. » Et ajoute-t-il, si le débat se limite à un face à face entre le RN et LREM « cela veut dire qu’à terme les nationalistes gagneront, et que la gauche disparaîtra. Le problème de la gauche française et des écologistes, c’est qu’il y a de moins en moins de monde dans leurs épiceries, mais ils conservent tout de même les videurs à l’entrée. On est dans une logique suicidaire. » Un suicide qui n’aura pas la grandeur de celui d’un Caton d’Utique  d’un Montherlant ou d’un Venner cela va sans dire et dont, qui plus est, dans leur très grande majorité, les Français se moquent.

    Une désunion des forces à gauche visible également à l’échelon européen. Euractiv se faisait l’écho de l’initiative de Yanis Varoufakis l’ancien ministre des Finances grec, remercié par Alexis Tsipras après le non au referendum sur l’austérité. M. Varoufakis a lancé son mouvement politique  DiEM25 (Démocratie en Europe) en 2016, après avoir quitté le gouvernement Syriza. «En novembre 2018, le grec a été désigné Spitzenkandidat (tête de liste, NDLR) du groupe pour les élections de mai prochain. Si la gauche européenne était unie, cohérente et civilisée, nous l’aurions tout simplement rejointe, sans devoir créer DiEM25. Aujourd’hui nous leur faisons de la concurrence, ce qui est très douloureux pour nous , assure Yanis Varoufakis (…). Une candidature qui s’ajoute à celles des autres familles politiques de la gauche européenne: la gauche radicale (GUE/NGL), les Verts et les Socialistes ont chacun désigné leur candidat à la présidence de la Commission.» M. Varoufakis se présente sur les listes allemandes comme la loi le lui permet: « Si vous voulez changer l’Empire romain, il faut commencer à Rome », explique-t-il.

    Quitte à changer l’empire romain, les nationaux estiment eux affirme Bruno Gollnisch, que ce combat  nécessite certes  une union au sein du parlement européen  entre nos formations respectives, mais qu’il doit être  mené, hic et nunc,  dans nos  patries respectives.  Et que la condition sine qua non de son succès c’est de rassembler toutes les énergies, toutes les bonnes volontés, afin de pouvoir peser de manière décisive. A cette aune, la diversion-division que constitue la liste Gilets Jaunes d’Ingrid Levavasseursoutenue par Bernard Tapie et la macronie,   trompera-t-elle vraiment les Français ? Une initiative qui suscite, comme c’était à prévoir, des émules, mais qui n’ira pas loin si les Français sont à la hauteur de leur réputation, celle d’être un peuple éminemment politique.

    https://gollnisch.com/2019/01/31/impasse-publique-lr-cest-pas-rose-la-gauche-cest-morose/