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22/01/2017

Pourquoi Richelieu ?, par Marine Le Pen

Rien n’échappe aux journalistes et c’est heureux, c’est un peu leur métier. Beaucoup ont remarqué un élément du décor de mon intervention des vœux filmée dans mon bureau de l’Escale. C’est vrai, le choix de présenter mes vœux devant un tableau de Richelieu – en l’occurrence celui de Henri-Paul Motte – n’est pas le fruit du hasard, comme le détail le présentant en armure devant le siège de La Rochelle. C’est une image du récit national à laquelle la situation de désordre du pays nous renvoie.

Nous sommes en 1628. Devant une mer déchaînée, dans le tumulte de la bataille, le grand ministre de Louis XIII est là impassible, d’une hauteur qui intimide et d’un charme qui séduit. La digue qu’il a fait construire comme les fortifications marines qu’il a fait édifier pour empêcher les renforts d’une puissance étrangère marquent sa résolution et au-delà de sa personne, la détermination du pouvoir qu’il incarne. On y voit l’intelligence qui sait unir la décision et l’action pour servir une vue d’ensemble. A ses pieds, un boulet enfoncé dans le sol témoigne d’un danger que la raison d’Etat, une rectitude de pensée et les sens du devoir lui font ignorer.

Celui qui, dans l’exercice de ses fonctions d’Etat, n’avait en réalité, pour religion que de servir l’intérêt français, cette âme qui n’était remplie que de la seule passion de la grandeur de la France fait triompher à La Rochelle le principe de l’unité face aux factions religieuses. C’est là qu’il soumet le parti protestant qui aspirait à se constituer en force politique. Parallèlement, il élimine du haut clergé catholique l’esprit mondain qui légitimait la réforme et le dépouille d’antiques franchises et anachroniques privilèges. Plus tard, il s’opposera aux féodalités héritées des temps anciens et, inflexible avec Montmorency, il mettra au pas une noblesse infatuée et séditieuse. Louis XIV continuera son œuvre et finira de la domestiquer à la cour de Versailles.

Cet homme de santé si fragile porta une pensée de flamme dans un corps consumé par la maladie ; esprit synthétique et constructeur, il dirigea son génie au triomphe d’une idée : soumettre les forces éparses à l’impulsion d’une pensée fondatrice. Symbole de la volonté politique, il se professe que « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire » ; sa vision du service de l’Etat préfigure ce que sera notre fonction publique et, dans le métier des armes, le devoir patriotique de l’armée. Son attachement indéfectible au Roi – et en réalité à l’incarnation de la souveraineté du pouvoir – marque son rejet pour l’individualisme et le morcèlement des situations juridiques qui dominent dans le système féodal ; il inspire ainsi l’apparition du sentiment national pilier affectif de notre nation française. Il se montre fidèle à son adage célèbre : « les plus nobles conquêtes sont celles du cœur et des affections ». Avec la création de l’Académie française, il affirme sa volonté d’unité linguistique du pays et s’attache, par une politique maritime audacieuse, au rayonnement de la France sur tous les continents.

Sans lui, sans sa conception de l’unité fondamentale de la France et sans sa vision de l’Etat au service de la Nation, il n’y aurait pas eu le Grand siècle, il n’y aurait peut-être pas la France moderne.

Marine Le Pen

Texte repris des Carnets d’espérance de Marine Le Pen publiés sur le site Marine2017
(les passages en gras ont été soulignés par nos soins)

http://fr.novopress.info/202926/pourquoi-richelieu-par-ma...

Ingérence russe dans l'élection présidentielle US: la paille et la poutre

Selon cette analyse parue initialement sur un site espagnol. Le reste de l'article présente un panorama intéressant des vulnérabilités russes inventoriées par l'auteur.

L’histoire drôle de l’ingérence dans Hillarystán

Dans les années quatre-vingt-dix, l’ingérence de Washington en Russie a été déterminante pour la ruine et la criminalisation de l’économie russe. Beaucoup de décrets de privatisation et d’autres aspects essentiels ont été rédigés directement à Washington. Des gens comme le vice-secrétaire du trésor US Lawrence Summers, donnait directement des instructions en matière de code fiscal, TVA et des concessions d’exploitation de ressources naturelles et les plombiers de l’Harvard Institute for International Development, sous le parrainage de l’USAID, Jeffrey Sachs, Stanley Fisher et Anders Aslund, avaient autant d’influence que les ministres.

Sous la baguette d’Andrei Kózyriev (1992-1996), la politique extérieure russe était aux mains d’une marionnette de Washington qui a été mise comme récompense à la tête de l’entreprise pharmaceutique étasunienne ICN après être révoqué. Le grand projet géopolitique pour la Russie des stratèges de Washington comme de Zbigniew Brzezinski était de dissoudre le pays dans quatre ou cinq républiques géopolitiquement insignifiantes - un scénario que la Russie n’a jamais envisagé pour les Etats-Unis, ni dans les moments les plus forts du pouvoir soviétique et dont le précédent historique le plus proche est le projet de dissolution de l’URSS du Reichsministerium für die besetzten Ostgebiete sous la conduite du nazi Alfred Rosenberg. Lors des présidentielles de juin/juillet 1996, la complicité des États-Unis a été la clef pour faciliter le financement illégal de la campagne de Eltsine et la manipulation de renseignements qui l’a accompagnée, ce qui a empêché une probable victoire communiste …

Que beaucoup de tout cela eut été consenti et même favorisé par la classe politique russe dont le principal souci à cette époque était de se remplir les poches, ne change pas grande chose au sujet : Après, quand avec Poutine la priorité a été la stabilisation de l’acquis et la récupération de la Russie, Washington a promu les révolutions de couleurs dans divers pays de l’environnement russe et a toujours appuyé ce scénario en Russie même, en soutenant d’un point de vue économique et informatif les organisations non gouvernementales et les défenseurs de droits de l’homme - plusieurs d’eux plus qu’honorables - dont l’action était favorable à ses intérêts.

La clé de la récupération russe au début du XXIe siècle a été la soumission du complexe énergétique aux intérêts de l’État. Ce fut alors, qu’on s’est aperçu que Poutine mettait fin la « bananisation » de la Russie, quand Washington avait parié sur le magnat Mijail Jodorkovski.

Propriétaire de Yukos, la plus grande compagnie pétrolière russe, et principal bénéficiaire de la privatisation énergétique des années quatre-vingt-dix, Jodorkovski se préparait à défier électoralement Poutine. En 2003, il se disposait à tracer pour cela des liens économiques stratégiques avec l’Occident comme la vente d’un tiers des actions de Yukos à l’Exxon-Mobil (22.000 millions de dollars), la construction d’un oléoduc vers la Chine et d’un terminal pour l’exportation vers l’occident à Mourmansk avec lequel il cherchait à déterminer l’exportation de brut. Tout cela non seulement cassait le pacte que Poutine avait établi avec les magnats (pour les acquisitions des privatisations en échange de la non ingérence politique et la soumission à l’État), mais privait le Kremlin du principal atout géopolitique pour la récupération de la Russie : l’usage de sa puissance énergétique.

Jodorkovski, « a adopté des décisions qui affectaient le destin et la souveraineté de l’État et qu’on ne pouvait pas laisser dans les mains d’un seul homme guidé par ses propres intérêts », a expliqué Poutine en son temps. Jodorkovski a été emprisonné et immédiatement soutenu par l’Occident jusqu’à sa remise en liberté…

Ce type d’ingérence dans les affaires de la Russie fut une constante - tout russe le sait - et remet à sa place le présumé scandale des hackers russes dans la campagne électorale étasunienne. La réalité simple est que, dans l’hypothèse la plus extrême et indémontrable - avec Poutine pilotant personnellement l’opération - toute cette affaire est assez innocente. Plus encore : à côté de ce que le valeureux dissident Eduard Snowden a révélé après avoir démontré sur pièces, l’existence du Big Brother et son contrôle mondial total des communications par les États-Unis à travers la NSA, cet épisode des courriels de Madame Hillary ressemble beaucoup à une mascarade

Paula Corbulon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

21/01/2017

« Dati Gate » : François Fillon divise jusque dans son camp

François Fillon ne parvient toujours pas à réunir la grande famille des « Républicains ».

François Fillon ne parvient toujours pas à réunir la grande famille des « Républicains ». Il divise ses cadres et pourrait diviser son électorat. Les partisans de Nicolas Sarkozy sont orphelins. Pourront-ils, d’ailleurs, un jour pardonner à son ancien Premier ministre, qui n’a jamais émis le moindre signe de protestation quand il était à Matignon, d’avoir trahi leur favori, allant, selon certaines sources, jusqu’à demander à François Hollande d’accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy, visé dans le cadre de l’affaire Bygmalion ?
 
Une chose est sûre : l’investiture de Nathalie Kosciusko-Morizet dans la circonscription parisienne de François Fillon, déjà promise à Rachida Dati en 2012, ne devrait pas arranger les affaires de l’impétrant. Terrain ultra-favorable à la « droite », englobant une partie importante du VIe arrondissement et le VIIearrondissement, dont Rachida Dati est maire, cette circonscription réveillera des rivalités qui pourraient pourrir la campagne du Sarthois. « François Fillon a souhaité que l’on lève la réserve qui était actée depuis le conseil national sur la deuxième circonscription. C’est la sienne et il souhaite que l’on investisse Nathalie Kosciuski-Morizet », déclarait à l’issue Jean-François Lamour, président de la commission des investitures (CNI).
 
Les investitures des Républicains sont désormais décidées par un tout petit groupe d’une vingtaine d’individus, tous plus ou moins proches de François Fillon. L’équipe a été réduite après le second tour de l’élection primaire, excluant une soixantaine d’élus de la CNI.

Selon certains responsables républicains cités anonymement, la candidature de Rachida Dati, pourtant plus légitime que celle de Nathalie Kosciusko-Morizet, parachutée dans une circonscription et envisagée pour un poste de ministre en cas de victoire de François Fillon, n’aurait pas même été étudiée. Un procédé étonnant qui dévoile un pan de la personnalité de François Fillon. Si l’homme est volontiers dépeint en rassembleur, il serait plutôt de tempérament rancunier et autocratique.
 
Dans un entretien accordé au Parisien, Rachida Dati s’est lâchée. Connue pour ne pas manier la langue de bois, elle dit notamment : « La première décision de François Fillon n’est donc pas de revoir sa réforme de la Sécurité sociale mais de nommer Nathalie Kosciusko-Morizet ! Voilà une drôle de personnalité qui va d’échec en échec, de parachutage en parachutage, de trahison en trahison, même vis-à-vis de François Fillon, qu’elle a traité de misogyne et de sexiste, et c’est cette personne qu’il récompense ! Quel signal ! » Le reste est à l’avenant. À l’image de Laurent Wauquiez ou de Christian Estrosi, Rachida Dati semble douter de François Fillon.

Celle que l’on surnomme « NKM », représentante d’une fausse droite gagnée à l’idéologie libre-échangiste la plus totale, jusqu’à défendre l’immigration-invasion, a donc été privilégiée par François Fillon en personne, alors que le conseil national des Républicains l’avait investie à l’unanimité sur une autre circonscription un peu moins facile, la 1 1e de la ville de Paris. Rien ne change à droâte. Toujours les mêmes combinazione, les mêmes magouilles électoralistes. Ces gens n’ont pas de convictions en dehors de leurs petites ambitions personnelles. Barrons-leur la route !

 

Juriste SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/dati-gate-francois-f...

FILLON DÉFENSEUR DE LA FAMILLE ...???

Donald Trump : "Amérique d'abord"

6a00d83451619c69e201bb096f168e970d-250wi.jpgDonald Trump est devenu aujourd'hui officiellement le 45e président des Etats-Unis. Il a ensuite déclaré :

"La cérémonie d'aujourd'hui a une signification particulière. Nous ne faisons pas que transférer le pouvoir, nous transférons le pouvoir de Washington et nous vous le rendons. Pendant trop longtemps, une petite majorité a pu profiter du gouvernement pendant que le peuple en a payé les frais. Le peuple n'a pas pu tirer parti de cette richesse. Les emplois ont quitté notre pays, les citoyens de notre pays n'ont pas pu en bénéficier et les victoires de certains n'ont pas été vos triomphes".

"Nous avons subventionné des pays, nos forces militaires ont été épuisées. Nous avons défendu les frontières d'autres pays sans défendre les nôtres. Nous avons dépensé des milliards à l'étrangers, nous avons rendu les autres pays riches. Nos usines ont progressivement quitté notre territoire. On n'a même pas pensé aux travailleurs américains laissés sur le carreau. Mais ça, c'est le passé. Aujourd'hui, nous regardons uniquement vers l'avenir". "Nous nous rassemblons ici aujourd'hui. Il y aura un nouveau décret qui devra être entendu dans toutes les capitales à partir d’aujourd’hui. A partir de ce jour, c'est l'Amérique d'abord. Toutes les décisions seront prises afin que tout revienne aux familles américaines. Nous allons empêcher les autres pays de voler nos emplois".

"La Bible nous montre à quel point il est plaisant lorsque les hommes de Dieu vivent ensemble dans l'unité. Il faut rechercher la solidarité. Lorsque l'Amérique est unie, l'Amérique est totalement inarrêtable. Il ne faut pas avoir peur. Nous sommes protégés et nous serons toujours protégés par les hommes et les femmes, par nos forces militaires et notre police. Nous seront protégés par Dieu."

"Il faut voir les choses en grand. Une nation ne peut survivre que si elle est épanouie. Nous n'accepterons plus les chefs d’État qui n'agissent pas. Le temps des paroles vides de sens est terminé. Aujourd'hui, il faut agir. Ne permettez à personne de vous dire que ce n'est pas possible. Nous sommes à l'aube d'un nouveau millénaire et nous sommes prêts à explorer les mystères de l'espace, à explorer les technologies de demain, nous permettant de guérir nos divisions. Quelle que soit notre couleur de peau, notre sang est de la même couleur, c'est celui des patriotes".

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Fabius s’assoit sur son devoir de réserve et attaque Trump et Marine Le Pen

Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, était ce matin l’invité de RTL. Le prétexte : la parution – il y a deux mois ! – de son livre sur ses années au quai d’Orsay. En fait, au jour de l’investiture du 45e président des Etats-Unis, Fabius voulait se payer Donald Trump et en profiter pour se payer également Marine Le Pen. Et il l’a fait, au mépris non seulement de toute diplomatie mais aussi du devoir de réserve qu’exigent ses hautes fonctions, évoquant, face à une Elisabeth Martichoux plus que complaisante, « une présidence hautement risquée » quand on voit les « objectifs de politique intérieure et extérieure » de Trump ! Et de quoi je me mêle ?

L’accord sur le nucléaire iranien ? Ce serait catastrophique si les Américains venaient à le remettre en cause. L’accord sur le climat ? Les déclarations de Trump sont « très très choquantes ». Et ne parlons pas de son « flirt éventuel avec monsieur Poutine » (sic) !

« Vous avez eu l’occasion de le rencontrer ? », lui demande tout de même la journaliste. « Non, jamais », concède Fabius…

Et Marine Le Pen, qui s’est félicitée de son élection, vous en pensez quoi Monsieur Fabius ? « Je ne veux pas me situer par rapport à tel ou tel candidat à l’élection présidentielle », répond-il d’abord, avant d’ajouter :

« Je pense simplement que la politique de la France, ce n’est peut pas être simplement : “Bravo Poutine ! Bravo l’Iran !“ »

Heureusement que, selon l’article 58 de la Constitution, le Conseil constitutionnel que Fabius est supposé présider jusqu’en 2025, « veille à la régularité de l’élection du président de la République »…

http://fr.novopress.info/

20/01/2017

Entre Kulturkampf & Remises en question, l’administration Trump prend ses marques…

À la veille de sa prestation de serment, Donald J. Trump, imprime déjà sa marque sur la vie politique US. entre Kulturkampf & Remises en question, l’administration Trump, assurément, ne ressemblera à aucune de celles qui l’ont précédé.

« La CIA a également délivré des armes et de l’argent via l’Arabie Séoudite, la Turquie, le Qatar et d’autres pour apporter un soutien direct et indirect à des groupes tels que l’État Islamique et Al-Qaïda (…). Cette folie doit cesser. Nous devons cesser d’armer les terroristes ».
Tulsi Gabbard, Représentante (D-HI).

Allons droit au but : quand se rencontreront Trump et Poutine ?

Jacques Borde. Je vais vous faire une réponse de Normand : dès que l’occasion se présentera ! Il est quasiment assuré que les deux homme n’attendront pas le Sommet du G20, qui n’est prévu au cours de l’été 2017. Vu l’urgence des dossiers, la première opportunité sera la bonne.

Coté russe, Vladimir V. Poutine Poutine s’est dit prêt à rencontrer Donald J. Trump dès que que celui-ci aura pris ses fonctions, en janvier 2017. « On sait que le président-élu des États-Unis a appelé publiquement à la normalisation de la relation russo-américaine. Nous ne pouvons que soutenir cela », affirmé Vladimir V. Poutine.

L’occasion faisant le larron, cela pourrait être dès lundi (23 janvier 2017) au Sommet d’Astana, sur la Syrie. Mais pas sûr…

Rex Tillerson au Département d’État. N’est-ce pas un peu illusoire de vouloir faire passer la diplomatie des États-Unis par un pétrolier comme Rex Tillerson ?

Jacques Borde. Pourquoi illusoire ? Tout dépend de ce que vous voulez ! Le nouveau US Secretary of State, Rex W. Tillerson1 (64 ans), n’est pas n’importe qui. Et ExxonMobil, son entreprise, a conclu une dizaine de partenariats avec Rosneft, le principal pétrolier russe2. En fait, les contrats conclus avec la Russie par ExxonMobil pourraient potentiellement générer 500 Md$US.

Or, soyons clair, l‘America First dont nous parle Donald J. Trump est celle d’un plein emploi qui doit passer par un apaisement des tensions internationales. Et surtout celles entre les grands de ce monde. Donc du business, y compris, voire surtout, avec la Russie.

Qui plus est, certains de ceux qui critiquent les choix de Trump feraient mieux de se regarder dans une glace. Surtout dans notre vieille Europe.

Pourquoi ?

Jacques Borde. Primo, quand on a mis, comme l’a fait l’administration Hollande, la France à genoux géopolitiquement, géostratégiquement et économiquement, un peu de modestie serait de mise.

Secundo, parce que nous avons toujours eu, dans notre vieille Europe, des gens venant des milieux du business en politique, voyons :

Pompidou, Giscard, Berlusconi. Et le petit dernier en date, nous venant droit s de la finance : Emmanuel Macron ? En quoi Rex W. Tillerson ne pourrait-il pas exercer un office d’État. Surtout que lui a de vrais résultats au compteur !

Tout va pour le mieux pour Trump, alors ?

Jacques Borde. Oui, plutôt. Évidemment, les media, majoritairement démocrates, vont tenter d’habiller le nouveau US Secretary of State Tillerson, pour l’hiver. Mais le bonhomme sait se défendre. Et les Américains, qui sont plus pragmatique que nous, le jugeront sur ses résultats.

À noter que tout ce qui ne va pas dans le sens du Trump bashing est systématiquement abandonné par nos media mainstream. Comme lorsque le recomptage des votes s’est encore plus mal passé que prévu pour les Démocrates, carrément pris la main dans le sac de « bourrage des urnes »…

Où donc ?

Jacques Borde. À Detroit, notamment. Quand ils ont fini le décompte pour la ville de Detroit, qui a voté à 95 % pour Hillary R. Clinton, ils ont trouvé plus de bulletins qu’il n’y avait d’électeurs ! Beaucoup plus ! Et que n’avait-on entendu sur le sujet dans la bouche des media mainstream.

Gênant tout de même…

Sinon, les critiques sont toujours aussi vives contre l’administration sortante de la part des Républicains ?

Jacques Borde. Pourquoi des Républicains seulement ?

Une des voix les plus décidées (et des plus lucides) contre l’administration Obama reste celle de la Représentante (D-HI) Tulsi Gabbard, qui avait fait les manchettes lorsqu’elle a démissionné de son poste de vice-présidente du Democratic National Committee (DNC, le Comité national démocrate).

Tulsi Gabbard incarne l’essence même du rejet des politiques interventionnistes qui ont plombé l’Amérique au cours des deux dernières décennies. À ce titre, c’est bien d’elle que nous venait ce rappel que « La CIA a également délivré des armes et de l’argent via l’Arabie Séoudite, la Turquie, le Qatar et d’autres pour apporter un soutien direct et indirect à des groupes tels que l’État Islamique et Al-Qaïda (…). Cette folie doit cesser. Nous devons cesser d’armer les terroristes ».

La Représentante Gabbard est, rappelons-le, tout à fait qualifié pour rendre ces jugements.

En 2002, à l’âge de 21 ans, et élue depuis peu à la législature d’état hawaïenne, elle a rejoint la Hawaii National Guard, où elle s’était porté volontaire pour se déployer en Irak3. À l’époque, elle déclarera que « Bien que je n’étais pas en service actif, je me suis porté volontaire pour aller avec ses camarades de la Garde parce que je sentais que c’était mon devoir en tant que soldat et amie de me joindre à eux Au service de notre pays ».

Sinon, c’est sérieux cette campagne de boycott lancée par des Pro-Trump contre le dernier épisode de Star Wars, Rogue One ?

Jacques Borde. Oui, très. Et, c’est tant mieux au niveau du Kulturkampf, ou du combat des idées, si vous préférez.

De quoi s’agit-il ?

Jacques Borde. Oh, c’est assez simple. Alors même que le film n’était même pas en salles, une campagne de boycott du film a été lancée sur Twitter notamment par le biais du hashtag: #dumpstarwars (Abandonner Star Wars).

D’où cela vient-il ?

Jacques Borde. D’un dénommé Jack Posobiec, membre de Citizens for Trump, un mouvement citoyen en faveur du président Donald J. Trump.

Sur le réseau social, Posobiec affirmait, dès le 8 décembre 2016, que « les scénaristes de Star Wars ont réécrit et retourné certaines scènes de Rogue One juste pour ajouter des séquences anti-Trump ». D’où l’idée du hashtag, qui, depuis, a été suivi par des dizaines de milliers de tweets de fans de Donald Trump. Franchement, je trouve le concept assez bon. Assez enrichissant même. Pourquoi seules les groupies d’Hillary R. Clinton devraient-elles être les seules à passer par la Toile pour faire passer leurs initiatives ?

Mais ces accusations contre Rogue One, vous en pensez quoi ?

Jacques Borde. Sur ce point précis, je n’ai pas d’éléments précis. Mais tout ceci n’est pas si étonnant que ça ! Hollywood a toujours été un véhicule idéologique majeur pour l’hegemon étasunien. Ainsi (exemple), Star Trek, à l’époque, a fait la promo de la politique d’ingérence pendant les guerres de Yougoslavie…

Et, ça n’est pas un exemple isolé ?

Jacques Borde. Non, de toujours, aux États-Unis le 7ème Art a été une machine de guerre plutôt implacable et pas seulement un divertissement. Même lorsqu’on y fait mine de battre sa coulpe.

Par exemple, prenez le film Soldat bleu4, supposé nous éclairer sur la brutalité des guerres indiennes, il se termine par une citation du général Nelson Appleton Miles, condamnant un massacre (de Sioux Lakotas si ma mémoire est bonne). Or, Miles est un des plus grand massacreurs d’Indiens que le Nord-ouest est connu. C’est lui, avec le général Oliver O. Howard, qui écrasa les Nez Percés qui vont finir en déportation dans une de ces réserves-mouroirs ou vont être épurées ethniquement, une à une et sans état d’âme, les Premières nations amérindiennes.

Les réalisateurs américains ne trouvent pas grâce à vos yeux ?

Jacques Borde. Sur ce sujet ? Si, un tout de même. John Ford, le maître ! Qui catholique et Irlandais d’origine marqué par les massacres et la volonté véritablement génocidaire de la Couronne britannique vis-à-vis du peuple libre d’Irlande, aura toujours une empathie véritable pour les Premières Nations.

Voir son remarquable Cheyenne Autumn5, sorti en 1964. Pour moi, le seul vrai plaidoyer sincère contre le génocides des Premières Nations des États-Unis.

Sans parler de The Searchers6, sorti en 1956. En 2008, l’American Film Institute l’a, à juste  titre, désigné comme le « plus grand western de tous les temps ». Il est inscrit depuis 1989 au National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis « pour tous les temps en raison de son importance culturelle, historique ou esthétique ». Bibliothèque (Sourire) où, en toute immodestie, il côtoie mes deux livres7

Si dans The Searchers, les Comanches sont bien les ennemis. Ceux-ci sont dépeints comme des adversaires redoutables et à traiter avec respect.

Notes

1 Pdg du géant pétrolier ExxonMobil.
2 Détenue par l’État russe depuis 2011.
3 Où elle a effectué deux tours opérationnels.
4 Film américain de Ralph Nelson, sorti en 1970. Le film renvoie au Massacre de Sand Creek (Colorado), le 29 novembre 1864, par 700 hommes de la Cavalerie du Colorado. Les soldats assassinèrent beaucoup de femmes et d’enfants, prirent une centaine de scalps et commirent de nombreux viols et mutilations.
5 Les Cheyennes.
6 La Prisonnière du désert.
7 Vol 688 Iran Air, Un Crime de guerre américain, Éd. Dualpha, 2000, et Pourquoi l’Amérique – 11 Septembre, Éd. Avatar, 2001.

http://www.voxnr.com/7754/entre-kulturkampf-remises-en-qu...

La ligne Marion plébiscitée par les sympathisants du Front national

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Les résultats du sondage réalisé par l’Ifop pour Le Figaro sont sans appel : la ligne portée par Marion Maréchal-Le Pen est plébiscitée par les sympathisants du Front national. Et celle défendue par Florian Philippot est rejetée dans toutes les classes d’âge, dans toutes les catégories socio-professionnelles – y compris chez les ouvriers – et dans toutes les régions de France, y compris dans le Nord-Pas-de-Calais.

Question posée par l’Ifop pour Le Figaro : « Vous, personnellement, vous sentez-vous plus proche : 1. Des idées et des valeurs défendues par Marion Maréchal-Le Pen ? 2. Des idées et des valeurs défendues par Florian Philippot ? 3. Autant des unes que des autres ? »

Réponse : plus proches de Marion à 52 % ! Et seulement plus proches de Philippot à 29 %.

Auprès des jeunes, le triomphe de la ligne Marion est encore plus marqué : elle est plébiscitée par 62 % des moins de 35 ans contre 18 % pour la ligne Philippot, soit un différentiel de 44 points, qui monte même à 54 point chez les 18-24 ans : 62 % des jeunes sympathisants FN se lèvent pour Marion… et seulement 8 % pour Philippot !

On habite en Paca, on préfère la ligne Marion à 51 %. On habite dans le Grand-Est ? On préfère aussi la ligne Marion (48 %) à celle de Florian Philippot (34 %). On réside dans le Nord-Pas-de-Calais ? On préfère aussi la ligne Marion à 55 % !

Chez les ouvriers aussi, Marion Maréchal-Le Pen fait un tabac : 62 % d’entre eux ont choisi les idées et les valeurs qu’elle défend contre seulement 26 % celles portées par Florian Philippot.

Aucune sous-catégorie des sympathisants du Front national ne place la ligne Philippot en tête. Ni les « sans religion », qui sont 53 % à choisir la ligne Marion contre seulement 25 % pour la ligne laïcarde de Philippot. Ni les anciens électeurs de gauche : parmi ceux ayant voté pour François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012 et s’étant depuis rapprochés du Front national, le verdict est sans appel : ils se prononcent à 51 % pour Marion Maréchal et à seulement 32 % pour Florian Philippot.

Le message envoyé à Marine Le Pen est clair : les sympathisants du Front national veulent une ligne identitaire. La balle est maintenant dans son camp.

Sondage : les Français considèrent la classe politique comme non empathique, ­corrompue et qui ne tient pas ses promesses Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com/ |

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Le baromètre de la confiance politique du Centre de recherche de Sciences Po (disponible ici ou ci-dessous) est une enquête sur la confiance des Français vis à vis de la politique (institutions, hommes politiques etc…). Pour 89 % des sondés, les responsables politiques « ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme nous » ; pour 75 %, ils sont « plutôt corrompus » ; 40 % des personnes interrogées éprouvent de la « méfiance » en pensant à la politique et 28 % du « dégoût » ; seules 11 % d’entre elles ont « confiance » dans les partis et près des trois quarts (70 %) estiment que « la démocratie ne fonctionne pas bien en France ».

 http://www.contre-info.com/ |

La Manif pour tous : retour de boomerang ?

Le plus grand mouvement de contestation vu en France depuis mai 68, aura, par une mauvaise stratégie, perdu le combat qui avait tant mobilisé.

Lors de la dernière Manif pour tous du 16 octobre, Ludovine de La Rochère avait déclaré :

« Je lance un appel solennel aux famille de France : mobilisez-vous, engagez-vous et votez lors des primaires des partis dont vous vous sentez proches. Votez lors des futures élections présidentielle et législative pour les candidats qui prendront en compte la famille. »

Un site d’information a également été lancé pour informer sur la position de chaque candidat à ces primaires et qui sera certainement utilisé pour la présidentielle. Il faut cependant constater qu’aucune grille de lecture récapitulative n’a été faite, et que l’utilisateur doit chercher les informations en lisant toutes les déclarations.

Pour la primaire de la droite, seul Jean-Frédéric Poisson avait des positions conformes aux positions des militants de la Manif pour tous, ce qui ne se voyait pas sur le site, certainement en raison du noyautage du mouvement par Sens commun. Ce manque de lisibilité a probablement permis le détournement des électeurs proches de la Manif pour tous par François Fillon.

Pour la primaire de la gauche, aucun candidat n’a de position compatible avec le combat.

Du côté du Front national, aucune primaire n’est prévue, puisque la candidate du parti, Marine Le Pen, a déjà été choisie. Marine Le Pen a, de toute façon, une position claire sur l’abrogation.

Pour l’élection présidentielle, seule Marine Le Pen souhaite l’abrogation (parmi les candidats médiatiques) ; bien qu’elle soit pour un « PACS amélioré », cette mesure va dans le bon sens. François Fillon, de son côté, ne fait qu’affirmer que cette loi est gravée dans le marbre : si, après une alternance, la loi n’est pas abrogée, alors les chances d’abrogation future seront fortement réduites. De la part d’Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon ou du candidat socialiste, il n’y a rien à espérer, bien au contraire. Et parmi les petits candidats déclarés, il y a bien Robert de Prévoisin qui souhaite l’abrogation : oserai-je demander aux élus qui me lisent d’avoir le courage de lui apporter son parrainage ?

Pour les législatives, on pourra s’attendre à une nouvelle charte, qui sera signée par de nombreux candidats « Les Républicains », qui voteront pourtant toutes les lois LGBT. Faute d’avoir soutenu le seul candidat qui aurait pu défendre la famille lors de la primaire de la droite et du centre, ses électeurs sont privés d’un candidat à la présidentielle, et d’investitures de candidats pro-famille aux législatives. Certains passeront peut-être au vote Front national, en espérant que le candidat investi pour leur circonscription ne soit pas un proche de Florian Philippot.

Ainsi, le plus grand mouvement de contestation vu en France depuis mai 68 aura, par une mauvaise stratégie, perdu le combat qui avait tant mobilisé. En lançant le boomerang, les responsables de la Manif pour tous auraient dû se souvenir qu’un tel instrument peut leur revenir en pleine figure et leur faire très mal ! Serait-il possible d’espérer que, pour l’élection présidentielle, les responsables de la Manif pour tous lancent un appel clair à voter pour le ou les candidats qui veulent réellement l’abrogation, sans condition ?

http://www.bvoltaire.fr/benjaminleduc/manif-retour-de-boo...

19/01/2017

AVEC MARINE LE PEN, CONSTRUISONS L'EUROPE DES NATIONS...

Le patron du Medef recevra Marine Le Pen

marine-le-pen-rose-bleue-300x154.jpgA l’approche des présidentielles de 2017, le patron du Medef, le syndicat des patrons, Pierre Gattaz, a décidé de recevoir la patronne du Front National.

C’est une grande nouveauté dans le cercle fermé des grands patrons : un cordon de sécurité faisait barrage à toute rencontre avec le président du mouvement nationaliste.

Marine Le Pen, d’après les indiscrétions du journal l’Opinion,, devrait venir présenter son programme économique, fin février ou début mars.

« Stratégiquement, il est bien plus productif d’attaquer Mme Le Pen sur ses aberrations économiques que de l’exclure » affirme un membre du Medef à l’Opinion.

Du côté du FN, si on se réjouit de cette ouverture, on ne crie pas victoire :

« Le Medef n’est pas notre ami et nous ne sommes pas le sien, mais nous sommes toujours partisans du débat et heureux de pouvoir expliquer nos propositions pour tordre le bras aux caricatures »,

s’empresse de préciser David Rachiline, le directeur de campagne de Marine Le Pen.

« Il semble que les faits s’imposent au Medef avec le Brexit, la mise en œuvre de la politique de relocalisation industrielle de Donald Trump aux États-Unis ou encore avec le gouffre économique qui se creuse entre la France et l’Allemagne »,

explique de son côté Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN. 

Quoi qu’il en soit, le Front National édulcoré version bleu marine n’effraie plus comme du temps de papa Le Pen et s’impose donc dans le système  : effet de la dédiabolisation en marche ?

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/le-patron-du-medef-recevra-...

Samedi 28 janvier : Carl Lang en Bretagne

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Fillon a sauvé le soldat Kosciusko-Morizet !

Cette affaire d’investiture ne rehausse pas le niveau de la politique ni le jugement qu’on peut porter sur les motivations d’un certain nombre d’élus.

Rien ne ressemble plus à un bobo de gauche qu’un bobo de droite. Dans les deux cas, il est bien argenté mais se dit proche du peuple. Il est libertaire, défend la PMA, éprouve de l’empathie pour les immigrés : il a ses pauvres, qui lui donnent bonne conscience. Ouvert à autrui, il reste centré sur ses propres intérêts.

Nathalie Kosciusko-Morizet en est un bel exemple. Le 13 juin 2016 – avant la primaire de la droite –, elle annonce sa candidature aux législatives dans la 1 1e circonscription de Paris, qui représente principalement le 14e arrondissement. Elle y était partie à l’assaut de la capitale : « C’est ici que se joue la reconquête ! » lance-t-elle fièrement à Anne Hidalgo. Mission difficile, car cet arrondissement est détenu par Pascal Cherki, un député PS bien implanté.

Le combat est risqué ? C’est bien plus beau lorsque c’est difficile, penserait le Cyrano d’Edmond Rostand. Mais NKM est réaliste, son retentissant échec à la primaire la fait réfléchir : battue aux législatives, adieu les portefeuilles ministériels ! Il faut trouver une autre solution. La 2e circonscription, celle de François Fillon, se libère. Dans le 7e arrondissement, c’est gagné d’avance !

NKM aurait cherché à convaincre François Fillon à Las Vegas, où elle l’accompagne au Mondial du High Tech : « Elle ne l’a pas lâché d’une semelle pendant tout le séjour », rapporte Le Parisien, qui a recueilli les confidences d’un proche de Fillon. Finalement, elle rafle la mise et remporte le jackpot.

François Fillon l’a officiellement annoncé mardi soir. En échange, elle participerait sans réserve à sa campagne et chercherait à séduire l’électorat de Macron.

Après le chant du déserteur, le chant des sirènes. Voilà qui ne va pas améliorer ses relations avec Rachida Dati, maire du 7earrondissement, et autres prétendants légitimes. L’ex-ministre de la Justice a pourtant officiellement soutenu François Fillon dès le soir du premier tour de la primaire à droite. Il faut croire que le vainqueur final n’a pas oublié ses quolibets passés et qu’il estime que les dents longues de Nathalie lui seront plus utiles que celles de Rachida.

« Quelle image donnons-nous de la politique ! NKM prétendait construire, dans la durée, un véritable ancrage. Voilà qu’elle abandonne le terrain. Si cette 11e circonscription reste à gauche, ce sera sa faute ! » s’indigne un jeune conseiller de Paris. Réaction compréhensible, traduisant le sentiment de nombreux élus qui ne portent pas spécialement l’intéressée dans leur cœur.

Cette affaire d’investiture ne rehausse pas le niveau de la politique ni le jugement qu’on peut porter sur les motivations d’un certain nombre d’élus. À en juger par de telles manœuvres, il apparaît qu’ils ont plus pour objectif de se servir que de servir. NKM se serait honorée en affrontant un adversaire solide : elle a préféré le parachute doré qui lui assure un atterrissage en douceur dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. On va en arriver à penser que le tirage au sort proposé par Mélenchon ou Montebourg n’est pas si absurde : la démocratie athénienne l’avait d’ailleurs théorisé.

De plus, il n’est pas du tout certain que François Fillon tire profit de ce coup de piston. À y regarder de près, Nathalie Kosciusko-Morizet n’est-elle pas plus représentative des valeurs de la gauche que de celles de la droite ?

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelleost/fillon-a-sauve-so...

18/01/2017

Sens commun obtient de Fillon cinq investitures aux législatives dans des circonscription de gauche Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com/ |

Sens commun est une association issue des manif’ pour tous, affiliée à l’UMP puis à LR. Elle s’est fixé pour but de pousser l’UMP/LR à revenir sur la loi Taubira (alors que la majorité de ses principaux ténors n’ont pas pris part aux manifestations ou ont déclaré depuis ne pas vouloir abroger cette loi).

Elle a soutenu François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre dés le premier tour. Pourtant, celui-ci n’a jamais manifesté en 2013 et a toujours dit qu’il n’abrogerait pas cette loi.

On aurait pu s’attendre à ce que sens commun soutienne au moins Jean-Frédéric Poisson à cette élection : celui-ci n’a pas manqué une manifestation, a toujours dit qu’il abrogerait le prétendu « mariage pour tous » et n’a eu de cesse de rappeler que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme.

Les convictions oubliées, SC aura donc obtenu cinq investitures dans des circonscriptions, qui aujourd’hui sont toutes à gauche.

Comme l’aurait dit Salvador Dali : « tant d’arrivisme pour si peu d’arrivage ».

D’après Europe 1, les cinq candidats sont : ces cinq candidats sont :

Anne Lorne dans la 1ère circonscription du Rhône, Sébastien Pilard (ancien président de Sens Commun) dans la 2e de Loire-Atlantique, Hayette Hamidi dans la 2e de Seine-Saint-Denis, Charles d’Anjou dans la 10e circonscription de Seine-Maritime et Maxence Henry dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire. 
http://www.contre-info.com/ |

Journal du Mercredi 18 Janvier 2017 : UE / Antonio Tajani élu au perchoir de Strasbourg

Législatives : LR ne présentera pas de candidats contre Nicolas Dupont-Aignan ni Véronique Besse

Les Républicains ont validé une majorité des investitures aux élections législatives, bien qu’un accord avec les centristes, ne soit pas encore signé. Minute fait le point :

"[...] Sens Commun conserve les quatre circonscriptions que lui avait attribuées Nicolas Sarkozy mais n’en obtient pas une de plus : Charles d’Anjou dans la 10e circonscription de Seine-Maritime (Yvetot), An ne Lorne (fille de Patrick Louis, secrétaire général du MPF) dans la 2e circonscription du Rhône (Lyon), Sébastien Pilard dans la 2e circonscription de Loire-Atlantique (Nantes) et Hayette Hamidi dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis). C’est une vraie déception alors que le soutien de Sens Commun à François Fillon a été sincère et productif.

Concernant le PCD, Jean-Frédéric Poisson est reconduit à Rambouillet (Yvelines) et il a obtenu l’investiture de Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Concernant les non-inscrits divers droite, LR a « réservé » les circonscriptions de Nicolas Dupont-Aignan (DLF, Essonne), Véronique Besse (MPF, Vendée) et Gilles Bourdouleix (ex-CNIP, Maine-et-Loire), ce qui signifie qu’aucun candidat ne devrait leur être opposé.

Jacques Bompard (Ligue du Sud), lui, se voit opposé un candidat, Jean-François Perilhou, maire de Vaison-la-Romaine, tout comme Jean Lassalle (ex- MoDem) dans les Pyrénées-Atlantiques, qui affrontera le conseiller régional Marc Oxibar.

Certaines figures de la Droite populaire ne se représentent pas ou sont touchées par le cumul des mandats, comme Franck Gilard dans l’Eure ou Patrick Labaune (Président du conseil général de la Drôme). Mais Thierry Mariani (Français de l’étranger), Nicolas Dhuicq (Aube), Valérie Boyer (Marseille), Jean-Paul Garraud (Gironde), Lionnel Luca (Alpes-Maritimes) repartent au combat. Tout comme leur ami Elie Aboud à Béziers où il affrontera le candidat adoubé par Robert Ménard.

Parmi les battus de 2012 appartenant à cette sensibilité très à droite, citons encore Bernard Carayon (Tarn) et Brigitte Barèges (Tarn-et-Garonne), qui pourraient retrouver leur siège en juin. [...]"

Par ailleurs, François Fillon a tranché : entre Dati et NKM, il choisit la seconde et lui donne sa 2e circonscription parisienne, un véritable fauteuil pour la candidate qui ne voulait pas de la 11e circo qui lui avait été attribuée, trop difficilement gagnable. Elle est ainsi quasiment assurée d'être réélue députée.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Le Bilderberg Fillon explique comment il veut enfumer les Français en 2017 façon Blitzkrieg

Fini le FN? Pas vraiment!

FNNiDroiteNiGauche-768x1024.jpgPar 351 voix contre 282 à son concurrent  direct, le candidat social-démocrate Gianni Pittella, c’est  le « champion » des 217 députés du Parti populaire européen (PPE), l’Italien  Antonio Tajani, ex  porte-parole de Silvio Berlusconi et membre de Forza italia, qui a été élu hier en remplacement de Martin Schulz à la présidence du Parlement européen. Et ce grâce au soutien du groupe libéral-européiste ADLE présidé par Guy Verhofstadt  mais aussi à l’appui implicite des eurosceptiques britanniques, polonais et tchèques du groupe (ECR)… Mardi toujours, le Premier ministre britannique Theresa May a annoncé un Brexit assez radical dans ses effets (« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique »), son refus de la tutelle de Cour européenne de justice,  son voue d’une limitation drastique de l’immigration en provenance d’Europe, tout en formulant le souhait que puisse être négocié des accords de libre-échange avec l’Union européenne.

Le site des Echos commente aujourd’hui le huitième baromètre de la ­confiance politique réalisé par OpinionWay pour le Cevipof (Sciences po) qui note que si  «l’appartenance à l’Union européenne est encore vue comme une bonne chose par 42 % des Français (1 point gagné en un an), quand 24 % la voient comme une mauvaise chose il y a un mouvement (…)  de Français réclamant plus de liberté pour les entreprises, tout en affichant un scepticisme de plus en plus grand face à la globalisation et à l’ouverture, qu’elle soit sociale ou ­culturelle , analyse Pascal Perrineau, responsable du programme  Vie politique  de Sciences po.» L’ « adhésion plus franche à l’économie de marché »  de nos compatriotes est  modérée  par  une « réticence ancienne des Français vis-à-vis de la mondialisation (qui) va croissante. Ainsi 43 % des Français appellent à plus de protection face au monde d’aujourd’hui (13 points de gagné depuis 2009), quand l’appel à davantage s’ouvrir ne recueille plus que 24 % d’opinions favorables (33 % il y a sept ans).»

« C’est surtout sur le plan ­culturel ou sociétal que l’ouverture au monde suscite le plus de crispations. On peut le voir à travers l‘affirmation qu’il y a trop d’immigrés en France , désormais reprise par 64 % des Français quand ils n’étaient que 49 % à le dire en 2009 (…), 62 % des Français jugent que l’islam représente une menace pour la République (56 % il y a deux ans) et ils sont même 43 % à affirmer que les enfants d’immigrés nés en France ne sont pas vraiment français. »

Pareillement, ce même baromètre du Cevipof, constate Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof et enseignant à Sciences po,  confirme que « le lien entre les citoyens et leurs représentants (est)  très profondément altéré, voire rompu. (…). Pour 89 % des sondés, les responsables politiques  ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme nous ; pour 75 %, ils sont  plutôt corrompus ; 40 % des personnes interrogées éprouvent de la méfiance  en pensant à la politique et 28 % du dégoût ; seules 11 % d’entre elles ont confiance  dans les partis et près des trois quarts (70 %) estiment que  la démocratie ne fonctionne pas bien en France  (…).  Les Français sont attachés à la démocratie représentative, mais ne sont satisfaits ni de son fonctionnement ni de son efficacité, relève le politologue. Ce sont des citoyens critiques.  Ce qui conduit même 17 % et 49 % d’entre eux à souhaiter respectivement que  l’armée dirige le pays ou que celui-ci ait à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections ».

Et l’article des Echos d’en tirer la conclusion que face à cette classe politicienne démonétisée,  « de ce point de vue », deux candidats immigrationnistes, respectivement euromondialiste et altermondialiste comme  «Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui se présentent à l’élection présidentielle en dehors des partis et de la primaire organisée par le PS , à la tête de deux mouvements citoyens, La France insoumise et En Marche, ont bien saisi l’air du temps »!

Bruno Bernard  ancien conseiller politique à l’ambassade de Grande-Bretagne, directeur-adjoint du cabinet du maire (LR) Delphine Bürkli du IXème arrondissement de Paris,  soulignait  en avril dernier sur le site  atlantico  que M. Macron « espère » «  la mise en place d’un grand mouvement central, pivot de la politique française, avec du centre-droit et du centre-gauche. Tous ceux qui ont essayé n’y sont pas parvenus, de Jean Lecanuet à Jacques Delors, en passant par François Bayrou. Les Français aiment bien savoir à qui ils ont affaire : un homme de gauche ou un homme de droite, même s’il est possible, par la suite, de tendre des mains. Par conséquent, je ne pense pas que la tentative d’Emmanuel Macron soit vouée à une quelconque réussite sous son angle de tentative personnelle. De même, je ne vois pas En Marche! devenir un parti politique ; ou alors, ce sera un supplétif qui rentrera dans la nébuleuse du centre, comme il en existe déjà quelques-uns. La seule chose qui pourrait être bénéfique à Emmanuel Macron serait la recomposition complète du paysage politique français.»

Patrick Buisson expliquait ces derniers mois que la montée du FN  dans les urnes  ne tenait pas à sa dédiabolisation mais à une radicalisation des électeurs français, principalement  autour des thématiques identitaires.  M. Bernard qui était aussi invité en fin de semaine dernière à s’exprimer  dans Le Figaro sur la campagne de Marine Le Pen s’inquiétait (?)  pour sa part  d’une dédiabolisation initiée  par la direction du FN et qui selon lui « remet en cause le socle électoral traditionnel du FN ». Elle pourrait rendre crédible assure-t-il, l’hypothèse (validée par un seul petit sondage) d’une qualification de M. Macron en lieu et place de Marine au second tour de la présidentielle face à François Fillon.

«Le Front National sans le souffre »(sic) écrit-il  -le FN sans (sent) le soufre? NDLR-,  « est-il encore le Front National? » s’interroge gravement  Bruno Bernard.  «A l’heure où les peuples occidentaux semblent avoir soif de radicalité, le FN normal n’est-il pas à contre-courant? (…).  Le vin est coupé et pourtant elle continue à ajouter de l’eau : si (Marine)  élue, elle promet, non pas de dénoncer purement et simplement les accords de Schengen mais de les renégocier (…). Désormais il y a une feuille de papier à cigarette entre le programme de Marine et celui du candidat des Républicains qui lui aussi propose de réformer Schengen et la Commission Européenne. Le FN survivra-t-il à cette normalisation de trop? (…) L’avenir dira si le parti de Marine le Pen parvient à maintenir sa capacité d’attraction sans sa capacité de subversion.»

FN jugé pourtant toujours aussi subversif, radical  dans ses propos et dans ses propositions par ses adversaires constate Bruno Gollnisch,  à commencer par MM.  Fillon,  Valls,  Mélenchon ou Macron.  Et dernièrement encore par le réalisateur subventionné du film anti FN  Chez nousLucas Belvaux, qui affirme même que le FN est «un parti totalitaire » dont le  «style»  consiste à  «identifier l’ennemi et le diaboliser pour l’anéantir» (sic).

Alors totalitaire ou trop aseptisé le FN? Ce qui est certain c’est que Bruno Bernard se trompe lourdement, comme bien d’autres  politologues  et  observateurs avant lui, quand il affirme que «ce processus de respectabilisation (du FN est)  inspiré de celui mené par Gianfranco Fini en Italie » et qui  consisterait  en  «un bazardage en règle du fond de commerce paternel qui a permis au Front National de vivre confortablement grâce à une rente électorale comprise entre 15 et 20%? Les dirigeants actuels du parti ne sont-ils pas trop présomptueux en croyant pouvoir s’affranchir, d’un coup, du patronyme Le Pen, du nom du parti et de la flamme tricolore?».

 Alors que M.  Bernard se rassure (?), les dirigeants du  FN ne se satisfont  pas d’une quelconque rente électorale mais se battent pour accéder aux plus hautes responsabilités, certainement pas pour faire de la figuration.  Frontistes qui  ne veulent assurément pas  suivre le chemin de M. Fini. Bruno Gollnisch le rappelait encore dans un entretien  accordé au Figaro en août 2015, «Fini est l’exemple d’une impasse. Dauphin de Giorgio Almirante, il en a renié l’héritage. Malgré ces contorsions déshonorantes, il n’a jamais été président du Conseil. Aujourd’hui, son parti, naguère de 120 députés, ne pèse plus rien. Fini, c’est fini. Et Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, siège à Strasbourg avec les députés français UMP-Républicains !».

Nous l’avions aussi écrit sur ce blogue «la stratégie Fini, qui a commencé  par un changement de nom et du sigle du MSI,  a été un échec retentissant.  Fini est devenu atlantiste, s’est rallié au Nouvel ordre mondial, aux oukases de  Bruxelles,  a demandé pardon pour des crimes qu’il n’a pas commis, accepté  l’immigration-invasion, prôné la régularisation des clandestins,  s’est prononcé pour le droit de vote des immigrés et vanté, comme il l’a déclaré en mars 2009, les vertus de  la société multiethnique et multi-religieuse! Toutes choses  qui ne figureront jamais dans le projet présidentiel de Marine!

https://gollnisch.com/2017/01/18/fini-fn-vraiment/

Primaire de la gauche : les dix propositions les plus folles

Primaire-gauche-Minute-Couv-251x350.jpgLes « sept nains » que sont, selon l’hebdomadaire Minute, les sept candidats aux « primaires citoyennes » – la primaire de la gauche – sont tous d’accord sur un point : il faut accorder le droit de vote aux étrangers non européens pour les élections locales. Ceux-ci pourront d’ailleurs voter à cette primaire, ainsi que Novopress l’avait relaté. Mais que proposent d’autre les candidats socialistes, radicaux et écologistes ? Dans son édition de cette semaine, Minute a dressé la liste de quelques-unes de leurs propositions. Florilège.

La brigade de lutte contre les discriminations. C’est une idée de Benoît Hamon. Il s’agit pour ces policiers d’un nouveau genre de contrôler « les pratiques des structures publiques et privées en matière de discrimination ». Alors dénonçons-nous tout de suite : à « Minute », il n’y a aucun journaliste de gauche, ni issu de la « diversité » extra-européenne. L’amende serait élevée ?

Les autoroutes de l’immigration. En proposant un corridor humanitaire pour « accueillir directement les réfugiés depuis les pays voisins de la Syrie », Vincent Peillon veut lui, tout simplement, faciliter l’immigration. Une sorte d’autoroute, donc, mais sans péage…

Retour à la démocratie grecque. L’élection, c’est dépassé. Arnaud Montebourg veut 100 « citoyens tirés au sort au Sénat » et créer la VIe République ! Au moins lui reconnaîtra-t-on qu’il défend cette idée – dans le vide, certes… – depuis 2001.

« Faire de la condition animale une des grandes causes du quinquennat ». C’est la proposition choc de François de Rugy, qui serait envisageable s’il n’avait abandonné l’idée qui nous intéresse un peu plus : faire des Français la première grande cause du quinquennat…

Une fac pour les imams. Manuel Valls souhaite en effet « permettre aux futurs imams d’avoir dans les universités un accès gratuit à un enseignement sur le droit des cultes, les institutions nationales et locales de la France, la laïcité ». Faire l’islamisation de la France sur le budget national, voilà une idée qu’elle est bonne !

La diversité jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Manuel Valls veut officiellement « respecter la diversité dans les nominations de l’État ». En d’autres termes, la discrimination positive plutôt que le mérite ! C’est le même qui voulait « des white, des blancos » sur le marché d’Evry.

« L’inscription de la laïcité au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco »Membre du Parti radical, Sylvia Pinel n’a peur de rien en matière de laïcité. Elle veut d’ailleurs également créer « une Maison de la Laïcité dans chaque région », ainsi qu’une « réglementation de la présence des fonctionnaires en service dans les cérémonies religieuses ». A quand le retour des fiches ? Mieux encore, Pinel souhaite la « fin de la reconnaissance mutuelle des diplômes entre la France et le Vatican ». Ça doit être son côté vintage…

Le retour des Chantiers de Jeunesse ! Pour lutter contre la radicalisation, Sylvia Pinel plaide pour la création « des Chantiers républicains destinés aux jeunes de 15 à 18 ans ». Tous les jeunes sont-ils concernés ? On ne sait pas. Quoiqu’il en soit, « pendant trois ans, à raison d’un mois par an, ces jeunes devront défendre un projet cohérent avec les valeurs de la République et qu’ils auront choisis ». Les recruteurs de Daech en tremblent d’avance.

« Un vaste plan de jumelages inter-établissements scolaires ». C’est la proposition très sérieuse de François de Rugy pour « lutter contre les stéréotypes et les Frances qui s’ignorent » ! Chaque collège ou lycée devra se jumeler avec « autre établissement, situé dans une autre région, et dans un contexte socio-économique différent. […] Les échanges entre les élèves permettront de confronter chacun à la diversité sociologique de la France, et de lutter contre les préjugés et les communautarismes de toutes sortes ». On peut appeler ça le choc des cultures !

Une seule séance de questions au gouvernement par semaine. Sylvia Pinel propose cela en guise de réforme institutionnelle. On appelle cela avoir le sens des priorités.

http://fr.novopress.info/

Jacques de Guillebon : « Il y a une collusion de cathos bon teint pour écarter les cathos identitaires »

Le journaliste et essayiste Jacques de Guillebon analyse, pour Boulevard Voltaire, la polémique dite des « cathos identitaires ».

Selon lui, on assiste, chez les catholiques français, à un basculement vers un champ politique plus à droite, qui correspond au basculement des Français en général.

Certains catholiques bourgeois, paniqués par ce phénomène, qualifient ces catholiques « d’identitaires » et ont décidé souverainement qu’ils étaient infréquentables.

http://www.bvoltaire.fr/jacquesdeguillebon/y-a-collusion-...

17/01/2017

MACRON MARCHE DE TRAVERS POUR MIEUX ÉTOURDIR LES FRANÇAIS

2070981649.jpgJean-Yves Métayer cliquez ici

L’ancien ministre de l’économie se veut être le candidat de l’espérance. Macron l’ultra-libéral veut faire rêver les français. Manifestement, le candidat de la langue de bois ne vit pas dans le même monde que nous. L’ex-banquier ne parle pas de la réalité des français, pas un mot sur les menaces islamistes, sur le terrorisme, pas un mot sur le régalien, pas un mot sur son modèle économique, pas un mot sur la « flexibilité », surtout pas. Macron, c’est l’illusion en action.

Mais, attention, un Macron peut en cacher un autre. Les apparences sont celles d’un jeune homme plein d’espoir qui veut incarner la France qui gagne. Mais derrière les apparences, nous voyons la raison de sa présence, imposer, avec le sourire, le projet de « l’économisme total ». Celui qui calcule, qui fait des courbes, des statistiques, des bilans et qui n’hésite pas à licencier pour répondre aux attentes des financiers. Voilà le vrai Emmanuel Macron. Avec Macron, ce n’est plus mon ennemi, c’est la finance, c’est le contraire. Avec Macron, nous sommes dans « ma grande amie la finance à laquelle je dois tellement ».

Oui, Macron est le candidat des grands groupes financiers, de la finance internationale, de " Planète Finance" de Jacques Attali et certainement pas des petits patrons, des artisans et des petits commerçants. Au moment où les élites ont été prises de panique avec l’élection de Donald Trump, le jeune Emmanuel tombe à pic ! Il compte déjà plus de soixante-dix couvertures de journaux. C’est un signe de bonne conduite et le système lui en est très reconnaissant. Macron va donc bénéficier des largesses des médias et d'une bienveillance non-dissimulée de l'ensemble du système.

Ne vous trompez pas sur le petit banquier, il veut simplement vos voix pour donner satisfaction à la classe mondialiste qui pourra accélérer ses réformes ultra-libérales et faire de la France un champ de ruine, sans racine, sans histoire.

Il est donc urgent de stopper cette mascarade autour du macronisme, nouvelle version de la stratégie laïcardo-mondialiste et de rassembler toutes les forces de la droite nationale.

MACRON ATTENTION DANGER !

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« Le Vrai Fillon » #2 : François Fillon va vous rendre malades ! | Marine Le Pen

RÉFLEXIONS SUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Pierre Vial, Président de Terre et peuple

Je n’ai aucune illusion sur Marine Le Pen et les gens de son entourage. Parler d’une « France apaisée » pour s’en faire une bannière constitue un déni du réel, ce qui est de mauvais augure pour quelqu’un qui prétend assumer les responsabilités du pouvoir.

Ceci étant, l’important n’est pas là car les suffrages qui vont se porter sur son nom ne reposent pas sur les qualités ou les défauts de la candidate. Ils seront en fait l’expression d’un ras-le-bol à l’égard du Système, d’un rejet pur et simple de ce Système et de ce qu’il véhicule, en particulier l’immigration-invasion et le Grand Remplacement qu’elle implique, qui scellerait la mort de notre identité et de notre liberté. Ces suffrages sont donc utiles car ils constituent un potentiel prérévolutionnaire.

Pourquoi ? Parce que les électeurs de Marine Le Pen seront forcément déçus (pour ne pas dire plus) un jour ou l’autre, par l’écart, puis le profond fossé existant entre les espoirs qu’ils mettent en elle et ce qu’elle prétend faire. Car, emprisonnée par son allégeance au Système, qu’elle dissimule de moins en moins, surtout sur l’immigration et la société multiraciale, elle suscitera une déception à la mesure des illusions qu’elle aura suscitées et entretenues.

Alors – et c’est là que tout peut arriver – il y aura des gens, beaucoup de gens, prêts à se rallier à l’idée que seule une solution radicale, mettant en question et rejetant l’ensemble du Système, pourra tirer du gouffre notre pays et notre peuple. Hypothèse peu probable, disent certains (pour se rassurer) mais qu’on ne peut cependant exclure totalement : si un certain nombre de Gaulois finissent, excédés, par réagir vraiment, c'est-à-dire physiquement, que se passera-t-il ? Cela s’appelle une Révolution. Une Révolution identitaire, portée par certains, dont nous sommes. Préparons-nous.

C’est à lire :

- Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, Gallimard, 2016, 144 pages, 15 euros.

- Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016, 316 pages, 22,50 euros.

- Michel Onfray, Décadence, Flammarion, 2017, 750 pages, 22,90 euros.

- Jean-Claude Michéa, Notre ennemi, le capital, Flammarion, 2017, 314 pages, 19 euros.

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Emmanuel Macron, « rempart contre le FN » : même pas en rêve !

Le positionnement politique ambigu de Macron ne séduira, in fine, qu’une partie limitée d’un électorat de gauche déçu par le quinquennat qui s’achève.

La « Macromania » qui sévit depuis plusieurs mois, grâce à une presse nationale complaisante, ne devrait pas se calmer à l’issue des primaires de la gauche. En effet, le spectacle affligeant, sur le fond et sur la forme, donné par les sept candidats en lice promet encore de beaux jours à celui qui a fait le choix de se lancer seul dans l’aventure présidentielle. Même des élus socialistes de premier plan ne s’y trompent plus, manifestant un intérêt croissant pour la candidature de l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande. Il est vrai que les législatives qui suivront, et les circonscriptions à sauver, ont de quoi motiver les plus indécis au PS.

C’est donc fort de cette dynamique qu’Emmanuel Macron poursuit son chemin. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse pas les foules indifférentes, puisque chacun de ses meetings rassemble un nombre de participants plutôt significatif.

Ainsi, au Zénith de Lille, le 14 janvier dernier, étaient-ils près de 5.000 à être venus écouter celui qui se pose maintenant en « rempart contre le Front national ». C’est donc bien le second tour de l’élection présidentielle que Macron a désormais en ligne de mire. Il faut dire qu’ils en rêvent tous. Pouvoir se retrouver face à face avec Marine Le Pen renvoie immanquablement à l’élection de 2002 qui vit Jacques Chirac laminer son rival, Jean-Marie Le Pen, avec plus de 82 % des suffrages. Comment, dès lors, ne pas espérer pareil destin et miser sur le rejet qu’inspire encore le parti frontiste à certains électeurs, mais surtout sur ce fameux « pacte républicain » qui, jusque-là, a toujours permis, grâce à des alliances contre-nature et de circonstances, de faire barrage au FN ?

Mais il y a un premier tour. Et même si Emmanuel Macron peut se permettre d’espérer, grâce à l’indigence ou au manque total de réalisme des propositions formulées par les autres candidats de gauche, il lui faudra trouver un nombre suffisant de voix pour écarter le candidat de la droite François Fillon. Pour cela, Macron compte, d’abord, sur la nouveauté qu’il incarne.

Nouveauté relative, cependant, car il sort d’un gouvernement socialiste qui a piteusement échoué et dont il porte en partie la responsabilité du bilan. Il mise, ensuite, sur son programme économique qui, pourtant, de l’avis même des spécialistes, ne comporte rien de vraiment original.

Reste, enfin, les propositions du fondateur d’En Marche ! dans les domaines régalien et de société. Là encore, une évidence s’impose. Pas de programme en matière de sécurité, si ce n’est un retour à la police de proximité dont les échecs successifs et coûteux n’ont manifestement pas servi de leçon. Des prises de position sur les causes du terrorisme et sur l’islam pour le moins déconnectées des réalités. Une volonté d’accueillir des migrants en plus grand nombre et la dépénalisation du haschisch. Bref, de quoi faire fuir un pan important de l’électorat français qui se fait, aujourd’hui, majoritairement demandeur de plus de fermeté, de rigueur et de sécurité.

À n’en pas douter, de telles approximations ne contribueront pas à « faire barrage au FN ». Le positionnement politique ambigu de Macron ne séduira, in fine, qu’une partie limitée d’un électorat de gauche déçu par le quinquennat qui s’achève. Mais certainement pas cet électorat, plus « droitier », qui lui serait nécessaire pour espérer se retrouver face à Marine Le Pen. Quant à retourner les électeurs du FN avec de telles propositions, « même pas en rêve » !

http://www.bvoltaire.fr/olivierdamien/emmanuel-macron-rem...

16/01/2017

Marine Le Pen invitée sur RTL

Trump, censé symboliser le capitalisme le plus sauvage coalise contre lui la quasi-totalité de la « presse aux ordres de la Bourse »

Jean-Claude Michéa publie "Notre ennemi, le capital". Il est interrogé dans Marianne. Extraits :

"Vous qui vous déclarez «populiste», comment vous apparaît une figure comme celle de Donald Trump, autour de laquelle se sont alliés le peuple déclassé et une partie des Américains les plus puissants du pays ?

« Plus le méchant est réussi, disait Hitchcock, plus réussi est le film. » De ce côté, Donald Trump est le client idéal. Il incarne en effet, jusque dans sa coiffure, tous les traits de l'« homme que vous aimerez haïr ». Il reste cependant un mystère à résoudre. Par quel miracle celui qui est censé ainsi symboliser, selon le Monde, l'essence même du capitalisme le plus sauvage peut-il coaliser contre lui, du matin jusqu'au soir, la quasi-totalité de ce que Marx appelait la « presse aux ordres de la Bourse » (y compris de sa « brigade du rire », de Yann Barthès à Karl Zéro) ?

C'est sans doute que celle-ci ne lui pardonne pas d'avoir eu le mauvais goût d'utiliser dans sa campagne électorale un peu trop d'éléments de langage « anticapitaliste ». Mais que ces chiens de garde se rassurent ! Trump - bien que, contrairement à Fillon, il sache en effet parler aux travailleurs - n'a probablement jamais eu la moindre intention de remettre vraiment en cause le Tafta ou la tyrannie de Wall Street (les choses sont peut-être un peu différentes sur le plan géopolitique).

Et, si même il poussait l'incohérence jusqu'à vouloir faire quelques pas dans cette direction - hypothèse peu plausible -, nul doute que le système saurait très vite lui rappeler les limites à ne pas dépasser. C'est qu'on ne plaisante pas avec ce genre de choses au pays des Kennedy et des Martin Luther King. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

I-Média S03E48 : « Sextape » Russe de Trump, l’orgie d’intox

« La proposition de révision de la loi Taubira de François Fillon est malheureusement très minimaliste »

Entretien avec Ludovine de La Rochère

« Familles je vous aime »   sous ce titre en forme de déclaration d'amour, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, vient de publier un véritable manifeste de la résistance à la dissolution de la famille et de la société. Monde&Vie l'a rencontrée.

Quel est l'objet de votre livre et pourquoi le publier aujourd'hui ?

Plus que jamais, il y a lieu d'expliquer et de rappeler, à temps et à contretemps, l'importance de la famille pour les personnes et pour l'ensemble de la société, en essayant de renouveler la vision que nous en avons et celle de l'acte politique la concernant.

Dans votre livre, vous faites la différence entre « la » famille et « les » familles, selon la nouvelle terminologie choisie par le ministre lui-même. En quoi cette différenciation est-elle importante ?

C'est Laurence Rossignol, en effet, qui a changé le nom du ministère de la famille pour en faire celui « des familles ». Ce changement exprime sa volonté de promouvoir, parallèlement à la conception traditionnelle de la famille fondée sur la filiation père-mère-enfant, d'autres manières de vivre ensemble sous le même toit découlant du choix de personnes, de même sexe ou de sexes différents, avec des enfants qui ne sont pas nés de leur union. On présentera comme une « famille », par exemple, un couple qui a acheté un enfant en payant une mère porteuse et s'est engagé à s'en occuper or, un tel couple constitue un foyer, mais il s'y trouve deux pères ou deux mères - ce qui n'est pas nécessaire à l'enfant - et il y manque un père ou une mère - dont il a, au contraire, fondamentalement besoin. Tout cela n'est pas fondé sur la réalité de notre humanité, mais sur l'utilisation et le détournement de techniques. Une telle structure ne correspond pas à la filiation réelle de l'enfant, ni à ce qui est le plus souhaitable pour lui. En appelant son ministère « ministère des familles », Madame Rossignol promeut ces autres manières d'organiser et de « créer » artificiellement une famille. Les pouvoirs publics se désintéressent ainsi de la famille au sens classique et actuel du terme, alors que plus de 75 % des enfants vivent avec leurs deux parents.

Vous soulignez en effet dans votre livre que 73 % des couples mariés restent unis. D'où vient alors que le mariage soit tellement décrié dans les milieux officiels et présenté comme un archaïsme ?

Dans l'esprit d'un certain nombre de personnes, et notamment de responsables poli* tiques, la famille est un heu d'injustice qui transmet des inégalités, notamment entre homme et femme. Aux yeux de ces responsables, l'inégalité et l'injustice consistent aussi à dire à un enfant qu'il est un garçon ou une fille. Se laisser imposer son identité sexuelle et accepter de rentrer dans la filiation père-mère-enfant constituerait selon eux une, entrave à notre liberté et la famille fondée sur la filiation père-mère-enfant correspondrait donc à un schéma archaïque, à la fois inégalitaire, injuste et liberticide.

Qu'en est-il des familles « recomposées » après un divorce ?

Ces familles sont recomposées du point de vue du nouveau couple qui s'est formé, mais l'enfant lui-même ne vit plus dans sa propre famille, qui s'est, elle, décomposée. Sans porter de jugement, force est de constater que ces situations diffèrent de la famille traditionnelle et ne sont pas sans conséquences.

Vous insistez dans votre livre sur l'importance du couple. Au contraire, comme vous le rappelez, l'ancien ministre de la famille Dominique Bertinotti, par exemple, privilégiait l'enfant par opposition au couple parental. Par volonté d'affaiblir le mariage ?

Cette opposition dénote une tout autre conception de la famille. On fait mine d'être centré sur l'enfant, que l'on prétend placer au cœur de la famille, mais en réalité l'on crée autour de lui un univers instable, puisque ce n'est plus le couple - c'est-à-dire ses parents - qui est à l'origine de la famille. Sous prétexte de veiller à l'équilibre de l'enfant, l'on feint de croire que ceux dont il a le plus besoin, son père et sa mère, sont sans importance, puisqu'ils peuvent être remplacés par un beau-parent, voire par une deuxième personne de même sexe. L'inter-LGBT voudrait même que l'on puisse mettre auprès de lui autant de parents qu'on le souhaite. En réalité, les besoins les plus élémentaires de l'enfant sont complètement évacués. D s'agit d'une conception totalement nouvelle aussi de la parentalité (un terme lui-même nouveau), conçue comme un choix de se considérer comme parent et enfant, uniquement fondé sur l'affectif et la volonté. On mise tout sur ce lien affectif, qui est pourtant d'autant plus fragile qu'il n'est pas cohérent avec le biologique, le culturel, le social, le spirituel, etc. Au contraire, dans la filiation au sens classique du terme, il existe une cohérence entre toutes les dimensions de la personne humaine et du lien parents-enfant, qui le rend solide. Même si je ne vois plus ma mère et que je suis brouillé avec elle, elle restera ma mère et je pourrai toujours la retrouver, même à la fin de sa vie. C'est toute la différence avec le simple lien affectif. Or, l'enfant a besoin de cette solidité et de cette stabilité, comme il a besoin d'un schéma psychique qui corresponde à la réalité de son origine. C'est en cela que la PMA pose problème, de même que la GPA on voit très bien à travers les débats sur l'anonymat du don de gamètes à quel point la filiation inconnue est une source de souffrance.

Vous souhaitez sortir du schéma habituel de la politique familiale - allocatif et fiscal, écrivez-vous -pour prendre en compte les champs juridique, éducatif, anthropologique et bioéthique. Mais n'est-il pas dangereux de laisser l'État s'immiscer davantage encore dans la famille ?

À vrai dire, c'est ce qu'il fait déjà, très fortement et sous un prisme idéologique. L'État prend beaucoup de décisions - en matière de bioéthique, de santé.. -, sans jamais tenu-compte de leurs conséquences sur la filiation, ni sur la famille, donc de leur impact humain. Ces sujets - tels que la PMA - ne sont traités que sous leur aspect technique, alors qu'ils concernent les personnes et les liens qui les unissent, la famille et finalement la société elle-même, qui est une famille de familles. Pourtant l'État ne développe aucune vision d'ensemble de ce que pourrait être une politique familiale. Au contraire, beaucoup d'actions sont conduites à rencontre du respect de la famille. Celle-ci n'est pas une fin en soi, mais, placée à l'articulation entre la personne et la société, elle reste la cellule dont tout enfant et tout jeune a besoin pour se préparer à être autonome et adulte, avant de la quitter pour éventuellement fonder ensuite sa propre famille.

Lors de la récente primaire de la droite et du centre, Jean-Frédéric Poisson, seul candidat à vouloir l'abrogation de la loi Taubira, a réalisé un score assez maigre par rapport à ce que l'on aurait pu attendre d'une mobilisation des participants à La Manif pour tous. Cela n'affaiblit-il pas votre mouvement ? Finalement, entre les propositions d'Alain Juppé et celles de François Fillon, qui propose l'adoption simple par les homosexuels plutôt que l'adoption plénière, la différence n'est pas énorme, tous deux admettent que l'enfant puisse être élevé par deux personnes de même sexe...

La proposition de révision de la loi Taubira formulée par François Fillon est malheureusement très minimaliste. Mais elle permet que ce débat extrêmement important reste dans l'espace public et continue de faire l'objet d'une réflexion. La loi Taubira ne pourra pas être vraiment révisée ou abrogée si sa légitimité n'est pas remise en cause de manière permanente et ne fait pas l'objet d'un débat lui aussi permanent. Le danger serait que, « Fillonmania » ambiante aidant, certains en viennent à se dire que la position de François Fillon est finalement acceptable et qu'il vaut mieux en rester là. Or, humainement parlant, il n'est pas possible d'en rester là, puisque cela reviendrait à admettre que le mariage peut concerner deux hommes ou deux femmes - en contradiction avec le vrai sens du mariage -et qu'un enfant peut être élevé par deux personnes de même sexe, ce qui revient à le priver de père ou de mère pendant sa petite enfance, son adolescence et sa jeunesse. Un enfant n'a cure de ce qui est inscrit sur son état-civil, il a besoin d'une maman et d'un papa. Les propositions de François Fillon sont donc très insuffisantes, mais si Sarkozy ou Juppé avaient été élus lors de cette primaire, il serait sans doute plus difficile de continuer à débattre, informer et former sur le sens du mariage, le nécessaire respect de l'intérêt supérieur de l'enfant et le respect de notre humanité, homme-femme et père-mère-enfant.

Eu égard à ses prises de position sur la famille et la société, il aurait évidemment mieux valu que Jean-Frédéric Poisson recueille davantage de voix, mais je crois que les observateurs ont compris que de nombreux votes se sont portés vers ceux qui avaient une chance d'être choisis à l'issue de la primaire et donc d'être demain président de la République. Autrement dit, les résultats obtenus par les candidats à la primaire ne reflètent pas l'état de l'opinion sur les questions du mariage, de la filiation et de la société. Plus généralement, les propositions de François Fillon concernant la famille, aussi bien du point de vue anthropologique que sous les aspects plus techniques, sont dépourvues de cohérence et de profondeur. Il y manque une vraie réflexion que le transhumanisme, notamment, mais aussi la logique matérialiste et le libertarisme qui prévalent depuis des années, rendent pourtant extrêmement urgente. Quand François Fillon dit qu'il faut mettre la famille au cœur des politiques publiques, c'est une belle déclaration, mais cela reste insuffisant c'est au cœur de la politique elle-même qu'il faut la placer, puisque la finalité de la politique, c'est l'homme ! C'est pourquoi La Manif Pour Tous continuera à travailler sans se décourager sur ces sujets.

Propos recueillis par Eric Letty monde&vie 12 janvier 2017

Ludovine de La Rochère, Familles je vous aime, éd. Pierre-Guillaume de Roux, 189 p., 18,90 €.

15/01/2017

Les catholiques français basculent vers la droite, ce qui fait paniquer les "cathos bourgeois"

Selon Jacques de Guillebon, interrogé par Boulevard Voltaire concernant la polémique sur les identitaires qui n'auraient pas le droit de se revendiquer comme catholiques :


Jacques de Guillebon : "Il y a une collusion de... par bvoltaire

Michel Janva

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