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Julius Evola : "L’origine de la race nordico-aryenne"

La race et les origines
L’importance que revêt pour notre doctrine l’étude des origines — et par conséquent, la science de la préhistoire aussi — ne peut qu’apparaître dans toute sa clarté à l’issue de ce rapide survol des recherches relatives au racisme «au troisième degré». Mais il faut introduire dans ces disciplines des critères révolutionnaires et écarter résolument un certain nombre de préjugés propres à la mentalité scientiste et positiviste qui, favorisés par une école historique désormais dépassée, n’en persistent pas moins dans les formes les plus répandues de l’enseignement général. Nous ne prendrons que deux exemples.
Il convient tout d’abord de dépasser le préjugé évolutionniste au nom duquel, en étroite relation avec le préjugé progressiste et historiciste, on interprète le monde des origines et de la préhistoire comme le monde obscur et sauvage d’une humanité semi-bestiale qui, peu à peu, péniblement, se serait «civilisée» et rendue capable de posséder une culture. Ce que le racisme affirme, bien au contraire, c’est qu’ont déjà existé, à l’époque préhistorique, des peuples qui, outre une pureté raciale ensuite perdue, avaient une vaste intelligence du monde spirituel. Ceux-ci n’étaient certes pas «civilisés» au sens moderne de ce mot (en relation avec le développement des connaissances expérimentales, de la technique, du système juridique positif, etc.), mais ils possédaient des qualités de caractère et une vision spirituelle du monde bien à eux, laquelle procédait de contacts réels avec les forces supra-humaines de la nature — vision non pas «pensée» mais vécue, concrétisée par des traditions, exprimée et développée par des symboles, des rites et des mythes.
En relation avec ceci, il convient également de repousser les frontières de la nouvelle recherche préhistorique : les hypothèses racistes les plus récentes relatives à la question des origines de l’homme nous amènent aux alentours du dixième millénaire avant J.-C., alors qu’il y a peu de temps encore, il paraissait déjà hasardeux d’évoquer des civilisations remontant à 2 ou à 3000 ans avant J.-C. En ce qui concerne maintenant le cadre général du problème de ce qu’on appelle la «descendance», il faut prendre résolument position contre le darwinisme. La souche originelle de l’humanité — à laquelle les races supérieures, qu’elles soient antiques ou contemporaines, appartiennent — ne provient ni du singe, ni de l’homme-singe de l’ère glaciaire (l’homme moustérien ou de Néanderthal, et l’homme de Grimaldi), un fait que les spécialistes non racistes ont de plus en plus tendance à reconnaître à l’heure actuelle. L’homme simiesque ne correspond à un rameau humain bien particulier, en grande partie déjà en voie de disparition, que par ceux de ses éléments qui se sont incorporés à d’autres races humaines supérieures bien précises — éléments qui apparaissent comme plus récents que lui (faisant ainsi naître l’illusion qu’ils ont subi une «évolution») — pour l’unique raison qu’il apparut plus tard sur les mêmes territoires, venant de régions en grande partie détruites ou dévastées par des cataclysmes et des modifications climatiques.
Il est absolument capital de comprendre la vivante signification d’un tel changement de perspective propre aux conceptions racistes : le supérieur ne dérive pas de l’inférieur. Dans le mystère de notre sang, dans la profondeur la plus abyssale de notre être, demeure, ineffaçable, l’hérédité des temps primordiaux : mais il ne s’agit pas d’une hérédité de brutalité, d’instincts bestiaux et sauvages livrés à eux-mêmes, comme le prétend une certaine psychanalyse et comme on peut logiquement le conclure à partir de «l’évolutionnisme» et du darwinisme. Cette hérédité des origines, cet héritage qui nous vient du fond des âges est bien au contraire un héritage de lumière. La force des atavismes, en tant qu’expression des instincts inférieurs, n’appartient pas à cette hérédité fondamentale : c’est quelque chose qui, soit a pris naissance et s’est développé selon un processus de dégradation, d’involution ou de chute (dont le souvenir demeure sous forme de mythes divers dans les traditions de quasiment tous les peuples), soit procéda d’une contamination, d’une hybridité, due à l’apport étranger, à des avatars de l’homme de l’ère glaciaire. C’est la voix d’un autre sang, d’une autre race, d’une autre nature, et dont on ne peut dire qu’elle est humaine que par pur parti pris. Quoiqu’il en soit, à chaque fois que l’on ressent la justesse de la formule platonicienne : «deux âmes luttent en mon sein», il faut interpréter ceci à la lumière de ce que nous venons d’exposer pour en comprendre le sens exact. Seul peut adhérer au mythe de l’évolutionnisme et du darwinisme l’homme chez qui parle l’autre hérédité (celle introduite à la suite d’une hybridation), car elle a réussi à se rendre suffisamment forte pour s’imposer et étouffer toute sensation de la présence de la première.
Un autre préjugé combattu par le racisme est celui qui est contenu dans la formule bien connue : Ex Oriente lux. Chez beaucoup persiste aujourd’hui encore l’idée selon laquelle les plus antiques civilisations seraient nées dans le bassin méditerranéen oriental ou en Asie occidentale : ce serait d’elles, puis de la religion hébraïque, que l’Occident aurait tiré sa lumière — Occident qui, jusqu’à une époque beaucoup plus tardive, surtout dans les régions septentrionales, serait resté à l’état sauvage et barbare. Avec le racisme, on a, ici aussi, un changement total de perspective. Ces civilisations asiatiques n’ont pour nous rien d’originel ni, bien au contraire, de pur. L’origine de la civilisation la plus haute propre aux races blanches et, d’une manière générale, indo-européennes, n’est pas orientale mais occidentale et nordico-occidentale. Ainsi que nous l’avons dit, on se trouve en ce domaine ramenés à une préhistoire qu’hier encore l’on aurait pu croire fabuleuse. En face de l’éclat d’une telle préhistoire nordico-occidentale et aryenne, les civilisations asiatico-orientales nous apparaissent comme déjà crépusculaires et hybrides — aussi bien spirituellement que racialement. Ce qu’elles recèlent de vraiment grand et de lumineux provient en fait de l’action initiale civilisatrice de noyaux appartenant à la race dominatrice nordico-occidentale ayant jadis essaimé jusque-là.
Les migrations nordico-occidentales
La «lumière du Nord», le «mystère hyperboréen» : tel est donc le motif central de notre doctrine de la race — ce qui ne manquera pas d’apparaître à certains quelque peu paradoxal, pour ne pas dire suspect et quasiment diffamatoire vis-à-vis de nos traditions [Evola s'adresse ici à un public italien, NDR], considérées comme «méditerranéennes». Quelques éclaircissements s’imposent donc.
En premier lieu, lorsque nous parlons du Nord, ce n’est pas de l’aire germanique que nous parlons. Le berceau primordial de la race aryenne doit au contraire être identifié avec une région qui correspond à l’actuel Arctique : ceci, à la très lointaine époque préhistorique évoquée plus haut. Ultérieurement, toujours à l’époque préhistorique, le centre d’irradiation semble s’être fixé dans une région nordico-occidentale. Dans d’autres de nos ouvrages, nous avons indiqué les références qui justifient une semblable thèse — laquelle correspond d’ailleurs à des réminiscences et à des enseignements traditionnels qui, dans toutes les civilisations, concordent. Même du point de vue positif, géographique, il est possible d’admettre que l’Arctique (ou, si l’on veut, l’Hyperborée) ne soit devenu une région inhabitable aux glaces éternelles que peu à peu et à partir d’une époque donnée ; quand au second berceau (le berceau nordico-occidental), il aurait, semble-t-il, disparu à la suite d’un cataclysme sous-marin.
Pour ce qui concerne maintenant l’inquiétude suscitée par la thèse nordico-aryenne, celle-ci repose sur une équivoque. Soutenir une telle thèse ne signifie nullement adhérer au mythe pangermaniste — lequel, après avoir quasiment fait des termes «nordique», «germanique», «aryen» et «allemand» des synonymes, prétend maintenant soutenir que tout ce qu’il y a de supérieur dans les diverses nations et civilisations de notre continent proviendrait des éléments germaniques — tandis que tout ce qui ne se ramènerait pas à eux serait carrément inférieur et subalterne.
C’est précisément pour éviter ce genre d’équivoque que, vis-à-vis de la race aryenne primordiale, nous utilisons d’habitude le terme d’hyperboréen, forgé en Grèce à une époque où l’on ignorait tout des Germains. Quoiqu’il en soit, nous tenons à préciser sans la moindre ambiguité qu’aryen, nordico-aryen, nordico-occidental, etc. ne signifient pas, dans le cadre d’une doctrine raciale sérieuse, «allemand» ou «germanique» : ce sont des termes qui désignent une réalité beaucoup plus vaste. Ils se réfèrent à une souche dont les peuples germaniques de la période dite des invasions ne sont qu’une des nombreuses ramifications, car les plus grandes races créatrices de civilisation, que ce soit en Orient comme en Occident (l’antique Perse comme l’Inde ancienne, de même que l’Hellade des origines ou Rome elle-même) auraient pu très légitimement y faire remonter leur origine. Entre toutes ces races, ce qui a pu exister, c’est un rapport de consanguinité, mais en aucun cas de dérivation. On ne peut parler de dérivation que par rapport à cette commune souche hyperboréenne évoquée plus haut — laquelle remonte toutefois à une préhistoire si éloignée que toute prétention, de la part de quelque peuple historique que ce soit (à plus forte raison s’il est récent), de vouloir se faire passer pour sa descendance exclusive, est purement et simplement une absurdité.
L’expansion des races nordico-aryennes emprunta deux directions fondamentales : l’une horizontale (venue de l’Occident à travers la Méditerranée, les Baléares, la Sardaigne, la Crète et l’Egypte), l’autre transversale (directions nord-ouest sud-est, depuis l’Irlande jusqu’à l’Inde, avec des centres localisés dans la région danubienne et dans le Caucase — lequel, loin d’être, comme on le croyait, le «berceau» de la race blanche, fut un foyer d’expansion sur l’itinéraire emprunté par l’un des courants nordico-aryens). Quant à la migration des peuples proprement germaniques, celle-ci par rapport aux deux précédentes, remonte à une époque incomparablement plus récente — ici, c’est en millénaires qu’il faut compter. C’est le long de cet axe horizontal et, partiellement, à la suite de rencontres avec l’axe transversal sur le continent eurasiatique, que sont nées les plus grandes civilisations du bassin méditerranéen — celles que nous connaissons aussi bien que celles dont rien d’autre ne nous est parvenu, sinon des résidus dégénérés. Par rapport à de telles civilisations, eu égard à ces horizons préhistoriques totalement nouveaux, il faut voir dans les peuples nordico-germaniques de la période des invasions de simples épigones, des gens qui, issus d’une famille commune, ont simplement été les derniers à apparaître sur la scène de l’histoire. A tous points de vue, ils n’y apparurent nullement comme «purs».
Bien entendu, n’ayant pas derrière eux tout le passé des autres groupes de la même famille, ceux-ci ne furent pas aussi exposés au danger des métissages : physiquement et biologiquement, ils apparurent donc davantage «en ordre». Leur vie dans des régions où les conditions climatiques comme celles du milieu étaient devenues très dures, et qu’ils furent les derniers à quitter, ne fit que renforcer le processus de sélection : c’est ainsi que se confirmèrent et se renforcèrent des dispositions de caractère comme la ténacité, l’ingéniosité et la hardiesse, tandis que l’absence de tout contact avec des formes extérieures et urbaines de civilisation maintinrent vivaces, chez ces peuples germaniques, des rapports d’homme à homme cimentés par les vertus guerrières et le sentiment de l’honneur et de la fidélité.
Les choses en allèrent tout autrement en ce qui concerne le domaine proprement spirituel chez ces descendants de la race nordico-aryenne primordiale, lequel subit une involution certaine. Les traditions virent leur contenu métaphysique et «solaire» primordial s’obscurcir : elles devinrent fragmentaires, périclitèrent en folklore, en sagas et en superstitions populaires. En outre, plus que le souvenir des origines, vint à prédominer dans ces traditions le souvenir, mythologisé, des tragiques vicissitudes traversées par l’un des centres de la civilisation hyperboréenne : celui des Ases, ou héros divins du «Midgard» — d’où le thème bien connu du «ragna-rökkr», communément traduit par «crépuscule des dieux». De sorte que, pour s’orienter parmi les traditions nordico-germaniques des peuples de la période dite des invasions et pour comprendre la véritable signification des principaux symboles et des réminiscences qu’elles contiennent, il convient d’extraire des points de référence de l’étude approfondie de traditions aryennes plus antiques, dans lesquelles se sont conservés, sous une forme plus pure et plus complète, ces mêmes enseignements — traditions qui, une fois de plus, ne sont pas «germaniques» mais relèvent des civilisations aryennes antiques de l’Inde et de la Perse, de l’Hellade des origines et de Rome elle-même. Et certains racistes allemands, tels que Günther, sont les premiers à le reconnaître sans discussion.
Le cadre général du problème des origines tel que nous venons de l’exposer ne doit donc en aucun cas susciter un sentiment d’infériorité ou de subordination de notre part, en tant qu’Italiens, par rapport aux peuples germaniques, plus récents. Bien au contraire : de même que les meilleurs éléments du peuple italien correspondent, du point de vue de la «race du corps», à un type qui doit être considéré comme une dérivation de celui de la race nordique, de même peut-on retrouver dans le patrimoine de nos traditions les plus hautes (lesquelles remontent le plus souvent aux temps primordiaux), les mêmes éléments propres à la «race de l’âme» (en terme de style de vie, d’ethos, etc.) et à la vision du monde commune à toutes les grandes civilisations aryennes et nordico-aryennes. Avec la thèse nordico-aryenne que défend notre racisme, ce que nous contestons par conséquent, c’est le droit de quelque peuple que ce soit de vouloir s’emparer et monopoliser la noblesse de la commune origine. Ce qui signifie que nous, dans la mesure où nous sommes et voulons être les héritiers de la romanité antique et aryenne, tout autant que de la civilisation romano-germanique qui lui succéda, nous ne nous reconnaissons les seconds de personne en fait d’esprit, de vocation et de tradition nordico-aryens.
Il va de soi qu’une telle prise de position engage : du racisme théorique, celle-ci nous mène au racisme actif et créateur, c’est-à-dire à celui qui consiste à faire en sorte que, dans le type général italien tellement différencié d’aujourd’hui, s’extraie et s’affirme de façon toujours plus substantielle et précise le type à la fois physique et spirituel de la race éminente — lequel est tout aussi présent dans le peuple italien que peut l’être le type proprement nordique dans le peuple allemand, l’un et l’autre étant toutefois étouffés sous le poids de rebuts ethniques, d’autres composantes raciales et des effets de processus antérieurs de dégénérescence biologique et culturelle.
L’importance de situer convenablement le problème des origines pour la formation de la volonté et de la conscience de soi d’un nouveau type d’Italien saute maintenant aux yeux. En découle effectivement une idée-force, un sentiment de dignité et de supériorité qui n’a rien à voir avec l’arrogance et se fonde, non pas sur des mythes confus à usage simplement politique, mais sur des connaissances traditionnelles bien précises.
Julius Evola,
Ce texte constitue les chapitres 12 et 13 de la brochure de Julius Evola :
Indirizzi per una educazione razziale (Naples 1941).
Traduction française : Eléments pour une éducation raciale, Pardès 1984.
Source
http://la-dissidence.org/2013/11/27/julius-evola-lorigine-de-la-race-nordico-aryenne/

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