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culture et histoire

  • Non, l'Afrique n'est pas venue "libérer" la France.

    1371572749.2.jpgL'avis de Jean-François Touzé

    Les soldats qui ont débarqué le 15 août 1944 en Provence n'étaient pas africains. Ils étaient Français. Ils s'appelaient Juin, de Lattre, Brosset, Salan, de Montsabert, Guillaume...

    Ils commandaient des troupes françaises de l'armée d'Afrique au sein de laquelle furent engagés plus de 170 000 pieds noirs "revenus de loin pour sauver la Patrie, avec au cœur une invincible ardeur" et à laquelle appartenaient, comme il se doit, les unités coloniales et indigènes encadrées par des officiers et des sous officiers français sous le drapeau national.

    Puisque Macron veut baptiser nos rues et nos places de noms glorieux injustement oubliés, celui de Salan paraît s'imposer.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/17/non-l-afrique-n-est-pas-venue-liberer-la-france-6170387.html

     
     
  • Cahors (46) : découverte du squelette d’une Mérovingienne

    La ville de Cahors, dans le Lot, a été le théâtre d’une découverte archéologique inédite ce mardi 13 août. Un sarcophage a révélé le squelette quasiment intact d’une femme âgée ayant vécu à l’époque mérovingienne.

    Une découverte inédite qui ravit le département du Lot. Des fouilles menées à Cahors ont permis la découverte d’un sarcophage du VIIe siècle, contenant un squelette très bien conservé. Les archéologues ont pu déterminer qu’ils étaient face à « individu féminin d’âge avancé, témoignant de problèmes d’arthrose ». La gisante, « inhumée sans effet personnel », aurait ainsi vécu à l’époque mérovingienne. […]

    Le sarcophage et son contenu étaient enfouis près de l’église Saint-Barthélémy, soit « à l’emplacement probable d’un monastère fondé par Didier de Cahors au VIIe siècle », d’après l’équipe départementale. Lors de la construction de l’église Saint-Barthélémy en 1659, les fondations importantes d’une basilique mérovingienne auraient été découvertes, ainsi que plusieurs sarcophages décorés de motifs épiscopaux. Selon les historiens sur place, « le sarcophage pourrait avoir été exposé dans un lieu de passage à l’intérieur de ce monastère », laissant présager le rang social de la mérovingienne. Les fouilles préventives du site, commencées depuis le 22 juillet 2019, ont aussi permis de « recueillir beaucoup de vestiges mérovingiens, notamment des poteries » et de retrouver « ce qui semble être des traces d’une ancienne cuisine ». […]

    LCI

    http://www.fdesouche.com/1248981-cahors-46-decouverte-du-squelette-dune-merovingienne

  • Academia Christiana : bâtir un réseau et diffuser des idées

    Academia Christiana : bâtir un réseau et diffuser des idées

    Julien Langella, co-fondateur d’Academia Christiana, répond aux questions de Pierre Saint-Servant dans Présent à l’occasion de la septième Université d’Eté d’Academia Christiana, du 19 au 26 août, sur le thème « Construire demain » :

    Les années passent et l’engouement pour Votre université d’été se maintient ? En regardant le chemin parcouru, quels furent les ingrédients du succès ?

    Notre succès se maintient et se consolide avec au moins 150 jeunes à notre université d’été, ce qui nous place au même niveau que les mouvements militants les plus performants. Ce que nous ne sommes pas, notre ambition étant plus modeste : bâtir un réseau et diffuser des idées. Nous étoffons notre programme chaque année : en plus du secourisme, de la boxe thaï et d’ateliers ludiques, nous offrons maintenant une formation aux adolescents. Le premier ingrédient de notre succès, c’est de répondre à une demande que personne ne satisfait aujourd’hui dans le monde catholique défendre une voix catholique intransigeante, anti-libérale et identitaire. Le tout avec style.

    Vous placez cette UDT sous le thème de la reconstruction. C’est une troisième voie entre le renoncement et le mythe du Grand Soir ?

    Il y a plusieurs manières de reconstruire qui sont complémentaires. La réinformation – à laquelle participe Présent –, la création d’écoles libres, l’activisme de terrain, le combat électoral ou l’action patrimoniale (je pense, par exemple au chantier de La-Chapelle-Basse-Mer de Reynald Sécher). Toutes ces initiatives, chacune n’étant qu’un moyen et non une fin en soi, concourent à reconquérir notre patrie. Quant à nous, nous formons les acteurs et les cadres de la reconquête. Pour partir en croisade, il faut des âmes de croisés. Par notre esthétique, une vision exigeante de la communauté et une formation humaine intégrale, nous contribuons à forgerde telles âmes. Nous ne sommes pas résignés mais réalistes : avant le Grand Soir, il y a les petits matins.

    La critique du libéralisme est une constante de votre formation doctrinale, tout comme la réflexion écologique et l’affirmation identitaire. Un cocktail explosif qui pourrait vous éloigner d’une possible « union des droites » ?

    Qu’est-ce que la droite ? Si c’est un mélange d’affairisme, de conservatisme bon teint pour draguer les cathos et d’opportunisme idéologique, alors nous n’en sommes pas. La droite, la vraie, est profondément anti-libérale, elle remet en cause l’argent roi et défend les équilibres subtils qui ont enfanté et fait vivre la terre où les hommes naissent, vivent et espèrent. Nous sommes philosophiquement de droite car nous défendons la patrie en tant qu’écosystème des hommes, la justice sociale – ainsi que la définit le théologien jésuite Luigi Taparelli en 1840 – comme le principe d’organisation sociale qui rend à chacun selon ses mérites et ses besoins, et la fidélité à notre héritage helléno-chrétien. C’est parce que nous sommes de cette droite, la seule qui peut être qualifiée ainsi, que nous rejetons le culte progressiste de la croissance, la lâcheté devant la déconstruction libertaire des repères et le saccage de la Création, trois aspects de la soi-disant « droite ». Nous sommes pour l’union qui permettra de faire gagner nos idées, mais avant d’entreprendre quoi que ce soit, encore faut-il savoir qui l’on est.

    Vos références vont de Gustave Thibon à Christopher Lasch en passant par Gomez Davila, Spengler ou encore Jacques Ellul, puisant aussi bien à « droite » qu’à « gauche ». Comment définiriez-vous en quelques mots la lignée philosophico-politique à laquelle vous vous rattachez et que vous souhaitez prolonger ?

    Nous sommes catholiques et, à ce titre, tout ce qui peut encourager le règne social du Christ est nôtre. Toute vérité est nôtre. Nous marchons dans les pas de la philosophie aristotélicienne, de nos pères les Grecs jusqu’à Gustave Thibon en passant par saint Thomas et Chesterton. Nous défendons la philosophie réaliste et puisons dans la pensée de tous ceux, abusivement classés « à gauche » o« à droite », qui invoquent l’existence de limites, morales, territoriales, écologiques et anthropologiques, à l’orgueil de l’homme moderne.

    En parallèle de vos activités de formation, nombre de vos cadres et militants ont fait le choix de s’enraciner en campagne, incarnant un visage méconnu de la néo-ruralité. Vous donnez souvent en exemple des initiatives utopiques. N’est-ce pas un pas de côté ou une manière de fuir ?

    Nous avons en effet des militants qui ont fait le choix de l’enracinement et de l’entraide communautaire dans des campagnes préservées, non pour s’y réfugier mais pour y trouver un terrain favorable à l’action locale et conforme à leur talent. Souvent, l’existence d’une école indépendante justifie cette démarche. Tous ne sont pas faits pour l’activisme urbain. Par ailleurs, la majorité de nos membres sont des citadins actifs dans des mouvements de jeunesse, des médias de réinformation et même des partis politiques. Notre université d’été, enracinée dans cette France « périphérique » profonde, est une occasion de ressourcement pour mener la bataille partout où celle-ci nous appelle.

    Vous vous intéressez depuis longtemps au populisme, quel fut votre regard sur les Gilets jaunes ? Quels sont vos espoirs pour les années à venir ?

    Les Gilets jaunes ont vu naître un authentique mouvement populiste trans-partisan, l’expression enthousiasmante d’une colère populaire qui couvait depuis trop longtemps. Nous y avons donc participé, sans déployer notre appartenance à Academia Christiana mais avec notre seule bonne volonté. Nous ne faisons pas de calculs d’apothicaire, nous agissons d’abord par devoir, comme le fit sainte Jeanne d’Arc. Nous espérons que les jeunes passés par notre école y trouvent une boussole intellectuelle, une énergie morale et une faculté au sacrifice qui en fassent des exemples aux yeux de tous et leur donne la force d’agir concrètement, ici et maintenant, pour le bien commun. […]

    https://www.lesalonbeige.fr/academia-christiana-batir-un-reseau-et-diffuser-des-idees/

  • NOTRE FEUILLETON ESTIVAL : UN ETE AVEC JACQUES BAINVILLE... (25)

    Aujourd'hui : 29. 1933 : Histoire de deux peuples, jusqu'à Hitler

    1933 : Histoire de deux peuples, jusqu'à Hitler

    C'est en 1915, en pleine guerre, que Bainville fait paraître son "Histoire de deux peuples : la France et l'Empire allemand". 
    En 1933, il en propose une édition augmentée, et continuée, "jusqu'à Hitler".
    En fait, il reprendra tel quel son ouvrage, sans y changer un seul mot (sauf les six lignes du dernier paragraphe de l'Avant-propos, remplacées par celles que l'on pourra lire ci-après; et sauf le titre du sixième chapitre, qui, de "Causes générales de la guerre de 1914" devient "La catastrophe"), et en ajoutant simplement un septième chapitre : "Le réveil de la Walkyrie" (qu'on lira in extenso dans la photo suivante). 
    Bainville donne pour titre à cette "reprise "augmentée d'un chapitre": "Histoire de deux peuples, continuée jusqu'à Hitler". Le sommaire définitif de ces "deux livres en un" s'établit donc maintenant ainsi :
    Chapitre I : La monarchie héréditaire des Capétiens et l'anarchie allemande
    Chapitre II : Les traités de Westphalie : l'anarchie allemande organisée et la sécurité de la France garantie
    Chapitre III : La France entre la Prusse et l'Autriche
    Chapitre IV : La Révolution et l'Empire préparent l'unité allemande
    Chapitre V : "La politique que le peuple élaborait depuis 1815" nous conduit à Sedan
    Chapitre VI : La catastrophe
    Chapitre VII : Le réveil de la Walkyrie
    En voici tout d'abord l'Avant-propos, identique à celui que l'on a pu lire plus haut, sauf les six dernières lignes : 

    Avant-propos de l’auteur, avril 1915-1933
    Ce livre est, en somme, une histoire à grands traits de notre pays.
    Quand on étudie les rapports de la France avec le reste de l'Europe, on s'aperçoit que la plus grande tâche du peuple français lui a été imposée par le voisinage de la race germanique. Avec nos autres voisins, Anglais, Espagnols, Italiens, s'il y a eu des conflits, il y a eu aussi des trêves durables, de longues périodes d'accord, de sécurité et de confiance. La France est le plus sociable de tous les peuples. Il le faut bien pour qu'à certains moments nous ayons eu, et assez longtemps, l'Allemagne elle-même dans notre alliance et dans notre amitié. Il est vrai que c'était après l'avoir vaincue. Il est vrai que c'était après de longs efforts, de durs travaux qui nous avaient permis de lui retirer, avec la puissance politique, les moyens de nuire. Car le peuple allemand est le seul dont la France ait toujours dû s'occuper, le seul qu'elle ait toujours eu besoin de tenir sous sa surveillance.
    Une idée domine ce livre. Nous pouvons même dire qu'elle nous a obsédé tandis que nous écrivions ces pages sous leur forme première.
    Le sol de la France était occupé par l'ennemi qui se tenait, dans ses tranchées, à quatre-vingts kilomètres de la capitale. Lille, Mézières, Saint-Quentin, Laon, vingt autres de nos villes étaient aux mains des Allemands. Guillaume II célébrait son anniversaire dans une église de village français. Tous les jours, Reims ou Soissons étaient bombardées. Tous les jours un frère, un ami tombait. « Fallait-il que nous revissions cela », disaient les vieillards qui se souvenaient de 1870. Deux invasions en moins d'un demi-siècle ! Comment ? Pourquoi ? Etait-ce l'oeuvre du hasard ou bien une fatalité veut-elle que, tous les quarante-quatre ans, l'Allemagne se rue sur la France ?
    Lorsqu'on se pose ces questions, la curiosité historique est éveillée. La réflexion l'est aussi...
    En suivant la chaîne des temps, nous suivions la chaîne des responsabilités et des causes. Comme nous sommes liés les uns aux autres ! Comme il est vrai, selon le mot d'Auguste Comte, que les vivants sont gouvernés par les morts ! Tour à tour, les Français ont recueilli le fruit de la sagesse de leurs devanciers et souffert de leurs erreurs. Nous n'échappons pas à cette loi de dépendance. Comprenons du moins comment elle agit , c'est l'objet de cet ouvrage.
    Nous n'avons eu qu'à continuer l'histoire des deux peuples jusqu'à la date où nous sommes aujourd'hui pour qu'on vît encore que toutes les fautes se payent et que les plus graves tiennent aux idées. Sur l'Allemagne, on a commis méprise sur méprise. Le bilan, pour le passé, en est tragique. Quel sera celui de l'avenir ?J. B.
    Avril 1915-avril 1933.

    Tiré de notre Album "Maîtres et témoins"... (II) : Jacques Bainville" (186 photos)

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/17/notre-feuilleton-estival-un-ete-avec-jacques-bainville-6168700.html

  • Les enjeux du siècle à l’heure de Coca Cola

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    Le billet de Patrick Parment

    Philippe Muray a raison de dire dans l’Empire du Bien que « l’avenir de cette société est de ne pouvoir rien engendrer que des opposants ou bien des muets ». Au risque de vous étonner, ce propos trouve un écho chez l’actrice Fanny Ardant qui, interrogée par le Figaro (17/8), déclare : « Aujourd’hui, l’Europe a un encéphalogramme plat. Il y a quelque chose qui nous tue lentement, quelque chose d’opaque et d’étouffant, mais on ne sait pas quoi. Le monde a peut-être encore des choses à nous dire, mais plus l’Europe. On a fait une Europe de l’argent, rien d’autre, et c’est la fin des engagements et des utopies. Franchement, je préfère un fasciste ou un communiste qui s’affrontent et vous obligent à choisir votre camp, à décider à quel parti vous voulez appartenir, pour quoi vous battre, contre quel ennemi. Ce siècle ne m’intéresse pas. »

    Et nous en avons chaque jour la démonstration. Il ne date pas d’aujourd’hui que l’économie a pris le pas sur le politique. C’en est devenu d’ailleurs l’essence même de nos démocraties et ce dès la naissance de la IIIème République. A ce sujet, force est de reconnaître toute la justesse de la critique maurrassienne. Mais, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le politique disposait encore d’un espace. Ce n’est plus le cas dès 1945 – malgré le sursaut gaulliste – et surtout l’effondrement du communisme en 1989, où le politique s’est totalement effacé car l’Europe n’a jamais su jouer la carte de la puissance qu’elle était – et est toujours -  l’unique chemin possible pour renouer avec son destin.

    La meilleure illustration de cet effacement est l’élection d’Emmanuel Macron, candidat entièrement fabriqué par le système, c’est-à-dire les puissances d’argent. Car l’effondrement des partis politiques, lui, n’est pas dû, paradoxalement, à l’argent mais bien à l’absence de promesses non tenues. De Giscard à Hollande, nos politiques ont manqué de courage pour moderniser la société française et surtout mettre un frein à une immigration dont les Français n’ont jamais voulu. La meilleure preuve en est cet imbécile de Chirac qui s’est toujours refusé à un référendum sur le sujet, au motif, disait-il, « qu’on connaît la réponse ». La liste des erreurs de nos politiques dans tous les domaines, social mais plus encore industriel, ont fini par lasser les Français et renforcer leur volonté de se débarrasser de tous ces guignols.  D’où Macron, qui n’est jamais que le gestionnaire des emmerdements naturels qui touchent tout gouvernement, aux ordres de cette finance qui l’a placé sur le trône.

    Dès lors, comme le dit Philippe Muray, des opposants ou des muets ! Et les opposants n’ont pas tardé à se manifester. Ce sont d’abord les Gilets jaunes, symbole d’une France divisée en trois, c’est-à-dire entre les bénéficiaires du système capitalisme – les mondialistes -, les oubliés du système, c’est-à-dire la grande majorité de la population française et les immigrés. Trois France qui s’ignorent.

    A ces opposants-là sont venus s’ajouter tous ces mouvements écolos qui, au prétexte du réchauffement climatique, remettent en cause le capitalisme et ses modes de production. A ce courant écolo répond comme en écho, le courant populiste dont le fondement n’est pas l’écologie – quoique – mais bel et bien le système capitaliste qui éradique l’identité des peuples, leurs mœurs et leurs cultures.

    La question qui se pose est la suivante : combien de temps le système va-t-il encore tenir à l’heure même où l’on ne raisonne plus en termes d’identité géographique mais d’espace : la Chine, l’Inde, la Russie, l’Europe et les Amériques. Avec en arrière-plan l’opposition entre puissance continentale et puissance maritime. Tels semble être les nouveaux enjeux du siècle, sans que nous puissions, en l’état actuel, apporter de réponses.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • La modération, c’est la mort !

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    Les grincheux qui dénigrent l’apéro et le vin rouge « n’ont aucune chaleur », à l’opposé des amateurs de vin « qui aiment les gens ».

  • Contre-insurrection

    La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaireguerre contre-insurrectionnelle, contre-guérillaguerre révolutionnaire ou encore COIN (de l'anglais Counter-Insurgency), est une doctrine militaire qui vise à obtenir le soutien de la population dans le cadre d'un conflit opposant un mouvement insurgé à une force armée gouvernementale de contre-insurrection. Elle se fonde sur des actions civilo-militaires, le renseignement, la guerre psychologique et le quadrillage du territoire. 
    Si la doctrine de la contre-insurrection privilégie aujourd'hui des actions civiles, elle a longtemps été associée à un usage immodéré de la force et notamment de la torture. La contre-insurrection, menée par l'armée à qui des pouvoirs et des missions de police avaient été confiées, était pratiquée le plus souvent en dehors de tout cadre judiciaire
    Un des paradoxes de la guerre contre-insurrectionnelle est que plus on protège ses forces, moins on est en sécurité : « Le succès ultime est remporté en protégeant la population, pas ses propres forces. Si les forces militaires restent bloquées dans leurs bases, elles perdent le contact avec la population, donnent l'impression d'avoir peur et cèdent l'initiative aux insurgés. Des patrouilles doivent être menées, le risque partagé et le contact maintenu. »1 

    Guerre contre-révolutionnaire ou contre-insurrection ?

    L'armée française a la première théorisé cette doctrine durant la guerre d'Algérie et l'appelait alors « guerre contre-révolutionnaire » en référence à la guérilla telle que théorisée par Mao Zedong, selon qui le guérillero devait vivre dans la société civile comme un « poisson dans l'eau ». 
    Par la suite, les militaires américains, aussi bien des États-Unis que d'Amérique latine, ont préféré parler de contre-insurrection ou de guerre contre-insurrectionnelle. En effet, selon les mots du lieutenant-colonel Carlos de Meira Mattos qui fut l’un des personnages importants de la dictature militaire après le coup d'État de 1964, « si nous laissons aux adversaires le nom de révolutionnaire nous nous prêtons à nous-mêmes la désignation de contre-révolutionnaires et ainsi, dialectiquement, nous commençons à perdre avant de combattre »2

    Genèse et diffusion de la doctrine

    La (première) guerre d'Indochine, opposant les forces militaires françaises à la guérilla communiste du Việt Minh et finira par être perdue par les premières malgré leur supériorité en nombre et leur puissance industrielle et militaire, est l'emblème de la « guerre subversive », concept énoncé par l'état-major des forces françaises, sous l'action du colonel Lacheroy et après lecture du Petit Livre rouge de Mao Zedong
    Outre Lacheroy, Jacques Hogard et Jean Némo élaborent différentes versions de la « doctrine de la guerre révolutionnaire » (DGR), mise en œuvre lors de la bataille d'Alger, qui devient un cas d'école enseigné dans les école de guerre3David Galula contribue à la conceptualisation de ce domaine de guerre (Harvard, 19644) ainsi que Roger Trinquier dont La Guerre moderne (1961) est considéré comme l'un des manuels clés de la guerre contre-insurrectionnelle, soulignant l'importance du renseignement, de la guerre psychologique et du volet politique des opérations armées5

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  • Des archéologues découvrent une « taverne » viking vieille de 1000 ans en Écosse

    Sur l’île écossaise de Rousay, des archéologues ont mis au jour des ruines vikings vieilles de plus d’un millénaire. Le nom du site « Skaill » ainsi que les fouilles menées suggèrent que certains habitants, et notamment l’élite, se rendaient dans ce lieu pour boire.

    Quelques semaines seulement après l’annonce de la découverte d’un bateau-tombe en Suède, c’est un nouveau trésor viking qui vient de sortir de terre. Des archéologues ont révélé avoir mis au jour les ruines d’un vaste bâtiment sur l’île de Rousay dans l’archipel écossais des Orcades. La découverte a eu lieu l’été dernier sur le site d’une ferme connue sous le nom de « Skaill ».

    Les fouilles ont démarré après que les archéologues ont appris que les murs de la ferme actuelle remontant aux XVIII-XIXe siècles se prolongeaient sous terre. En creusant, ils ont révélé un bâtiment de 13 mètres de long, comprenant des murs d’un mètre de large séparés d’environ 5,5 mètres. À l’intérieur, ils ont également identifié des bancs en pierre, des restes de poterie et des fragments d’un peigne en os.

    Les trouvailles réalisées ainsi que le nom du site « Skaill » (un mot nordique faisant référence à une salle ou un hall) suggèrent qu’il ne s’agissait pas d’un simple bâtiment. Les spécialistes pensent qu’il aurait servi de « taverne » où certains habitants venaient boire. D’après les fouilles, les lieux auraient été fréquentés du Xe au XIIe siècle mais étaient probablement réservés à l’élite du village, les guerriers par exemple. […]

    L’archipel des Orcades revêt une grande importance pour les archéologues et les historiens. Cet ensemble d’îles habité depuis des millénaires s’est retrouvé, au IXe siècle, colonisé par les Scandinaves qui en ont fait un siège majeur de leur empire. L’île de Rousay abrite ainsi de nombreux vestiges archéologiques qui lui ont d’ailleurs valu le surnom de « Égypte du nord ».

    En outre, Westness, où se trouve le site de Skaill à Rousay, figure dans la Orkneyinga Saga, un récit historique qui relate le passé des Orcades. Ce dernier explique que Westness constituait au XIIe siècle les terres d’un puissant chef connu sous le nom de Sigurd. Les archéologues soupçonnaient ainsi depuis longtemps la présence d’un village viking localisé quelque part à Skaill. Restait à en trouver la trace. […]

    Geo

    http://www.fdesouche.com/1248433-des-archeologues-decouvrent-une-taverne-viking-vieille-de-1000-ans-en-ecosse