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culture et histoire

  • Littérature & Politique • LA FONTAINE ET BOUTANG

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    La Fontaine politique de Pierre Boutang vient d'être réédité par les éditions les Provinciales. Quand langue, philosophie et politique trouvent leurs rythmes, leurs rimes et leurs sens.  

    La Fontaine aura accompagné Boutang toute sa vie. 

    Des articles, à la fin des années quarante, sur celui que Sainte-Beuve appelait « notre Homère », salués à ce point par Maurras, alors prisonnier, que celui-ci lui demande de les récrire en vue d'un livre - la lettre de 1950 du prisonnier de Clairvaux servira de préface à ce La Fontaine politique qui ne sortira qu'en 1981, avant un autre livre, moins épais, La Fontaine. Les « Fables » ou la langue des dieux, en 1995 : Boutang et La Fontaine ne se sont jamais quittés. 

    Pourquoi « notre Homère » ? Parce que, comme l'Iliade et l'Odyssée pour les petits Athéniens, les Fables de La Fontaine sont, devraient redevenir, la maïeutique de chaque petit Français, à savoir le lieu où la langue exprime, au plus haut point, le lien entre l'âme et le corps, la cité et l'universel, la race - il ne faut pas avoir peur du mot, qui n'a ici rien de biologique - et la civilisation, la force, qu'il faut réhabiliter, en ces décennies d'hypocrite faiblesse, et le spirituel que pourrait signifier, sinon, la force d'âme ? —, enfin, entre la raison et l'imagination - plus encore qu'entre le concept, mot que n'aimait pas Boutang, et l'image : l'intelligence des choses, ni des hommes, encore moins du cœur, n'est réductible à la raison ratiocinante, contrairement à ce que pensait Descartes. L'analogie - merci Thomas, merci Vico - n'est-elle pas maître des Fables, comme de l'Odyssée ? C'est pourquoi, « chaque fois qu'un enfant apprend sa langue, il imite et prolonge l'aventure capétienne du rassemblement d'une terre dans l'unité de sa parole maîtresse, gardienne de l'unité du cœur. » 

    Poésie et politique, au plus vrai de l'être humain  

    Avec La Fontaine politique, nous entrons dans un registre, encore jamais étudié avant Boutang, celui de la jonction de la poésie et de la politique à partir de La Fontaine - qui n'est pas l'étude biographique des rapports de La Fontaine avec le pouvoir royal. Le premier enseignement, des multiples que contient l'ouvrage, est que restauration du politique et restauration du langage vont de pair, puisque le langage assure le lien entre les membres d'une communauté : « Comme au spirituel pur, celui de la transcendance, la charité commande tout ainsi au spirituel politique, le juste parler, la parole vivante sont toute la morale et le corps même des autres biens. » Il existe donc bien un spirituel politique, fondant le juste sens d'un politique d'abord que les fables illustrent à leur manière, essentielle. Car la restauration de l'intégrité de la langue, en cela véritable restauration nationale, est le préalable de la restauration politique à la condition, toutefois, de reposer sur la langue des dieux que parlent les Fables, depuis toujours, et non cette langue des hommes, qui est celle, post-cartésienne, de l'ère démocratique. Langue des dieux qu'ils parlent, suprême paradoxe de l'analogie, à travers des animaux qui livrent, dans les fables, pour l'homme, le secret de ces universaux fantastiques, de ces genere fantastici, ces « "généralités" sans abstraction », qui sont l'expression d'un universel analogique pré-rationnel. Sont-ce eux que l'enfant expérimente dans son besoin de nommer, cette connaissance préscientifique des formes ou des essences ? Au contraire, moderne, Descartes l'est, ou plutôt la modernité est cartésienne, en tant qu'il est le premier à tourner le dos à l'homme et à l'histoire par « sa réduction de l'homme, (et de l'histoire par là même annulée) au discours de "l'âge de l'homme': » Et Boutang d'ajouter : « Descartes abandonne tout le territoire de l'imagination à la machine, et avec l'imagination le monde effectivement réel de la vie ». 

    Cette édition est non seulement bienvenue - et nous ne pouvons que saluer le courage des éditions Les Provinciales qui republient, un à un, les textes essentiels de Boutang -, elle forme également un beau livre, dont la conception fait penser à l'édition de la traduction du Banquet de Platon par le même Boutang, chez Hermann, accompagnée de dessins de Maria Elena Vieira da Silva. L'édition présente est illustrée de trente-six animaux à l'encre de Chine de Gérard Breuil. De la belle ouvrage, pour les yeux et l'esprit.   

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    Par Axel Tisserand

    La Fontaine Politique,
    Pierre Boutang
    Ed. Les Provinciales. 352 p. 26 €

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/19/la-fontaine-et-boutang-6121849.html

  • Politique & Eco n° 199 – La bombe africaine et ses fragmentations : colonisation, décolonisation, migrations contemporaines

    1. La bombe démographique mesure et comparaison avec l’Europe.

    – Un seul chiffre : 1900 l’Afrique c’est 100 millions d’habitants aujourd’hui 1 milliards 200 millions !

    2. Colonisation décolonisation.

    – La grande et belle aventure coloniale pour le meilleur et pour le pire, ses figures, ses héros.
    – la décolonisation et la post- colonisation, un roman vrai , le plus souvent tragique.

    3. L’invasion migratoire contemporaine.

    – La solution Urban Salvini.
    – Mais aussi l’intervention économique d’aval et d’Amont, pour que l’Afrique garde ses élites.
    – Un chiffre parlant : depuis la décolonisation 2000 Milliards de dollars déversés sur le continent noir, pour quel résultat ?

  • L’indicible cruauté des Aztèques

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    Par Jean Ansar, journaliste ♦ Jean Ansar est un spécialistes des questions culturelles, qu’il traitait sur l’excellent site Metamag, hélas en sommeil faute de moyens. Avec lui, voyagez loin dans le temps en découvrant l’effroyable réalité des cultes aztèques.

    Bien avant la dictature de la repentance coloniale, les conquérants espagnols du Nouveau Monde avaient mauvaise presse. On a dénoncé, à juste titre, une avidité se servant de la foi catholique. On ne peut que regretter la perte par destruction fanatique de témoignages et de mémoires de civilisations fascinantes. Cela étant, on parle peu de la cruauté des civilisations précolombiennes, notamment sur le territoire de l’actuel Mexique. C’est tout juste si, quand Mel Gibson les met en scène dans « Apocalypto », il n’est pas l’objet d’un procès pour racisme. Et, pourtant, si on ne prend pas en compte les horreurs découvertes par les conquistadores et les missionnaires, on ne peut pas comprendre d’une part le ralliement immédiat aux premiers des ethnies asservies aux Aztèques et martyrisées par eux et, d’autre part la violence d’une évangélisation voulant faire table rase d’un passé sanguinaire.

    Hernan Cortez et ses compagnons sont arrivés non seulement dans un nouveau monde, mais sur une autre planète. Ils ne pouvaient ni comprendre ni admettre, en raison de leurs convictions, la réalité qu’ils ont rencontrée.

    Les découvertes récentes, comme celle du temple dédié à Xipe Totec (une importante divinité de la mythologie aztèque célébrée par des sacrifices humains) annoncée le 3 janvier par l’Institut national d’Anthropologie et d’Histoire (INAH), ne font en effet que confirmer que les civilisations du «  serpent à plumes » étaient aussi raffinées que cruelles. Xipe Totec, «Notre seigneur l’écorché », était un des dieux les plus importants à l’époque préhispanique. Son influence a été reconnue par de nombreuses civilisations de l’ouest, du centre et du golfe du Mexique. « Toutefois, aucun temple associé directement à son culte n’avait jamais été découvert » a indiqué l’INAH.

    Ce temple de 12 mètres de long et 3,5 m de hauteur est composé de deux autels de sacrifice, de trois sculptures en pierre volcanique et de divers éléments architecturaux situés dans un sous-sol pyramidal de la Zone archéologique de Ndachjian-Tehuacán, dans l’Etat mexicain de Puebla. Les sculptures du temple, qui aurait été utilisé  entre 1.000 et 1.260 après J.C., représentent deux crânes d’environ 70 centimètres, pesant environ 200 kg, et un buste couvert de peau de sacrifice qui personnifient Xipe Totec, dieu associé à la fertilité, à la régénération des cycles agricoles et à la guerre.

    Une des fêtes les plus importantes à l’époque était le « Tlacaxipehualiztli », ce qui en langue náhuatl signifie « mettre la peau de l’écorché », communément célébré sur deux autels circulaires : l’un pour sacrifier les captifs à travers des combats de gladiateurs ou de flèches, et l’autre pour le dépeçage à la gloire de Xipe Totec.

    Les prêtres étaient vêtus de la peau des sacrifiés, qui était ensuite déposée dans de petites cavités. Cela « montre l’importance de la découverte des deux autels sacrificiels dans le sous-sol pyramidal, et de deux trous dans le sol (devant les autels) qui étaient remplis de terre (…) et se trouvaient sous les crânes de pierre », signale l’INAH.

    Le dieu dépeceur des vaincus et le rite des écorchés est bien sûr incompatible avec le culte du Crucifié ressuscité. Le choc des deux cultures ne pouvait qu’entrainer la disparition quasi totale de l’une d’elle… même si perdure l’attachement des descendants des Aztèques au « bon dieu » Xipe Totec, comme en témoigne chaque année le festival, très haut en couleurs et rythmé par des tambours, tenu en son honneur.

    On peut déplorer cette incompatibilité radicale mais on peut aussi la comprendre.  Cette découverte sanglante nous apporte en tout cas une nouvelle fois la preuve que les choses ne sont jamais aussi simples que certains le souhaiteraient et qu’entre la glorification et la diabolisation, il est très vaste, le champ de progression pour le devoir d’histoire.

    Jean Ansar 14/01/2019

    Crédit photo : Gwendal Uguen, via FlickR

    https://www.polemia.com/indicible-cruaute-azteques-conquistadores/

  • Les idées à l’endroit – Transhumanisme : l’homme du futur sera-t-il augmenté ?

    Alain de Benoist reçoit le mathématicien et philosophe Olivier Rey, l’historien Olivier Dard et l’animatrice de l’Association française contre l’intelligence artificielle, Marie David. Est-ce que l’homme du futur sera un homme augmenté, capable de voir la nuit, de transférer son cerveau dans une machine ? Est-ce que les progrès de la technologie parviendront à la suppression des maladies, des handicapes, du vieillissement ou de la mort ? C’est à toutes ces questions qu’ils tenteront de répondre. Eclairant !

    https://www.tvlibertes.com/transhumanisme-lhomme-du-futur-sera-t-il-augmente

  • Mathieu Bock-Côté : « Éloge de l'héritage »

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    « La grande obsession de Terra Nova est de liquider le vieux monde, comme si nos sociétés devaient renaître en abolissant le principe de continuité ». [Palais du Louvre]

    Par Mathieu Bock-Côté 

    Terra Nova vient de publier un rapport qui préconise une hausse massive de l'impôt sur les successions. Mais favoriser une fiscalité confiscatoire sur les héritages a sans-doute pour but et aura pour effet de sectionner les liens entre les générations et de lacérer le lien social. De cet article de Mathieu Bock-Côté [Le Figaro, 12.01] nous extrayons trois idées-force qui se rattachent directement à notre école de pensée : « Une société en guerre contre l'héritage est en lutte contre elle-même » ; « Il fallait liquider une France nostalgique de son identité passée et en faire naître une nouvelle, mieux adaptée aux appartenances hybrides, à la fluidité identitaire et à la mondialisation » ; « Un homme ne devrait plus se soucier de sa lignée ou chercher à transmettre plus qu'il n'a reçu ». LFAR

    Terra Nova s'est fait connaître depuis 2008 à la manière d'un think-tank à l'avant-garde du progressisme.

    On lui doit d'avoir théorisé la stratégie invitant la gauche française à rassembler les différentes minorités identitaires et les élus de la mondialisation dans une nouvelle majorité politico-idéologique, censée convertir la France d'hier au génie de la société diversitaire. Les classes populaires devenues culturellement conservatrices étaient abandonnées. Il fallait liquider une France nostalgique de son identité passée et en faire naître une nouvelle, mieux adaptée aux appartenances hybrides, à la fluidité identitaire et à la mondialisation. Telle serait apparemment la loi de l'hypermodernité: rien ne devrait plus être comme avant.

    Il faut garder cela à l'esprit quand on se penche sur la nouvelle contribution du think-tank à un « grand débat » dont les termes demeurent étrangement incertains. Terra Nova vient ainsi de proposer dans un rapport une augmentation massive de l'impôt sur les successions, comme le notait Virginie Pradel le 8 janvier dans Le Figaro . Je n'entends pas ici revenir sur les aspects techniques de la proposition de Terra Nova, mais sur l'arrière-fond philosophique qui pousse les « progressistes » à favoriser une fiscalité confiscatoire en matière de succession au nom de la lutte contre les inégalités.

    Dans la perspective progressiste, un monde juste serait un monde mis à plat régulièrement, empêchant que ne se forment au fil des générations des hiérarchies toujours condamnables. On trouve ici une utopie qui sans cesse se recompose, celle d'une société capable de remettre le compteur à zéro à chaque génération, autrement dit qui parvienne à faire table rase en étendant sans cesse l'application du principe égalitaire. On comprend que la grande obsession de Terra Nova est de liquider le vieux monde, comme si nos sociétés devaient renaître en abolissant le principe de continuité.

    Faut-il le dire, c'est aussi dans cet esprit qu'on a assisté, depuis plus d'un demi-siècle, à la déconstruction progressive de l'école et de l'éducation. Selon le vocabulaire consacré, il fallait abolir la figure de l'héritier, comme si la modernité devait correspondre à une perpétuelle nuit (d'abolition) des privilèges. On connaît le résultat: plutôt que relever le niveau culturel des milieux défavorisés, c'est l'idée même de culture générale qu'on a fait exploser. Une société en guerre contre l'héritage est en lutte contre elle-même, et se prépare à se confier à des planificateurs sociaux à l'imagination hasardeuse.

    Mais c'est la nature humaine qu'on heurte ainsi. Le progressisme se laisse aller à une agression anthropologique. Il réduit le désir de transmettre à une forme d'égoïsme pathologique, lié à la persistance de valeurs familiales régressives qui rendraient l'homme étranger au bien commun. Un homme ne devrait plus se soucier de sa lignée ou chercher à transmettre plus qu'il n'a reçu. Il ne devrait plus travailler pour céder un monde meilleur à ses descendants puisqu'il contribuerait ainsi à l'injustice sociale. Pour le dire autrement, il ne devait travailler qu'à l'horizon de sa propre vie. La modernité, ici, révèle sa tentation nihiliste.

    Une véritable ascension sociale

    La transmission du monde est la condition de sa sauvegarde, et rien ne dure sans le désir de durer. Qui veut sectionner les liens entre les générations lacère en fait le lien social. Dès lors, on ne saurait œuvrer consciemment à la neutralisation programmée de la transmission familiale sans condamner la société à un double mouvement de collectivisation aliénante et d'individualisation abstraite. L'individu détaché de ses appartenances, coupé de sa communauté, éloigné de sa famille, se retrouve finalement bien seul devant une administration qui prétend mieux savoir que lui comment gérer sa vie et le voit comme un pion dans son système. Cette société planifiée quadrillant tout le réel pour éviter que quoi que ce soit ne lui échappe est au fond d'elle-même hostile aux libertés les plus fondamentales.

    La lutte contre les inégalités est essentielle et la colère révélée par les « gilets jaunes » rappelle que la réactivation de l'ascenseur social est une nécessité vitale. Le combat pour la justice sociale rappelle aux hommes qu'ils forment une communauté où chacun est appelé au bien commun et qui donne aux enfants de tous les milieux l'occasion d'une véritable ascension sociale. Nul n'est assez bête, non plus, pour croire qu'elle repose sur le seul mérite individuel, sans que ne pèsent sur elle de puissants déterminismes sociaux. Chacun doit contribuer selon ses moyens à la construction d'institutions valables pour tous.

    Mais rien de tout cela ne doit obligatoirement se penser à l'aune de l'utopie de la table rase, qui pousse la quête égalitariste à jeter à terre tout ce qui l'entrave, en créant une horizontalité morne, qui rapetisse l'homme en croyant le libérer.   

    Liens

    Les classes populaires devenues culturellement conservatrices

    Virginie Pradel le 8 janvier dans Le Figaro

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/15/mathieu-bock-cote-eloge-de-l-heritage-6120708.html

  • Perles de Culture n°196 : « Le temps des chefs est venu »

    Ce soir, retrouvez « Perles de Culture ». Anne Brassié et Arthur de Watrigant évoquent leurs films coup de cœur. François Bert présente ensuite ses derniers livres : »Le temps des chefs est venu » et « Cote 418 » tous les deux chez Edelweiss Editions.

    https://www.tvlibertes.com/perles-de-culture-n196

  • La Petite Histoire – Che Guevara : idole romantique ou terroriste ?

    Idole absolue des étudiants communistes en mal de modèles, Che Guevara est aujourd’hui devenu autant un symbole révolutionnaire qu’un produit commercial. Mais son image romantique correspond-t-elle à la réalité ? Car derrière les t-shirts et les slogans se cache un vagabond idéaliste devenu un tyran sanguinaire sans pitié doublé d’un terroriste international. Retour sur la vie du « Che ».

    https://www.tvlibertes.com/che-guevara-idole-romantique-ou-terroriste

  • Passé Présent n°222 – La révolte du Bounty

    Au sommaire :
    – La naissance des Pays baltes.
    – Histoire la fameuse mutinerie du Bounty.
    – L’invité Bernard Zeller présente les « Souvenirs sur les maréchaux Foch et Pétain » écrits par son grand-père, le général Léon Zeller.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n222-la-revolte-du-bounty

  • Figures d’Europe : l’excellence du savoir-faire européen

    L’émission Figures d’Europe met en relief les réalisations contemporaines et concrètes des acteurs de la civilisation européennes : les européens du XXIème siècle. Loin de la culture muséale de la reproduction, Figures d’Europe met l’accent à la fois sur la tradition, la transmission et la création.

    Sans lignage, sans verticalité, l’homme n’est qu’une table rase où les règles de l’immédiat peuvent s’imprimer sans limites, souvent au service d’une vision purement matérialiste de la vie. Mais sans nouvelles formes la tradition peut se transformer en grincheux radotage.

    Au mitan se trouve la transmission. Transmettre les gestes, les valeurs, les ressources morales et techniques aux générations futures, pour qu’elles les fassent vivre et qu’elles les actualisent.

    A ce titre Figures d’Europe est une émission de reportages et non de studio, une émission de plein vent. Au centre se trouvent les Figures. Femmes et hommes qui incarnent une tradition vivante, pérenne, solaire. Artisans, artistes, industriels, chercheurs, écrivains, tous et toutes sont mémoire vive et vive création. Gastronomie, métiers de bouche, orfèvrerie, nouvelles technologies, art du vêtement, bande dessinée, aucun domaine ne nous est étranger pour autant qu’il soit incarnation du génie européen.

    Si pour des raisons pratiques Figures d’Europe se centrera au début sur des reportages en France, son dessein doit aller au delà et entrainer les spectateurs dans les pays de la grande Europe, de Brest à Vladivostok, d’Athènes à Oslo.

    Figures d’Europe produira six émissions en 2019 avec la volonté de devenir quasi mensuel avec dix émissions en 2020.

    Figures d’Europe est produit par TVL et animé par l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne. L’Iliade œuvre à l’affirmation de la richesse culturelle de l’Europe et à la réappropriation de leur identité par les Européens.
    Figures d’Europe est une des illustrations de cette mémoire vive.

  • Ignace nous épate toujours plus !

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    Francis Bergeron Présent cliquez ici

    Le dessinateur Ignace est assez bluffant. Ce garçon sympathique est actuellement l’un des meilleurs dessinateurs de presse. Et si le monde – et Le Monde, éventuellement – était bien fait, non seulement ses dessins trôneraient en première page de la grande (grosse) presse, mais Ignace serait en outre constamment invité à la radio et à la télévision, il serait la coqueluche du Tout-Paris, fêté, décoré de la Légion d’honneur et du mérite agricole ; et lors des Salons du livre de Paris ou de Brive la queue de ses admirateurs, venus se faire dédicacer un album, déborderait jusque dans la rue. Et je ne vous parle pas de la cote de ses dessins, à Drouot ou chez Artcurial : mieux que du Tintin ! Un intense trafic agiterait les courtiers tentant d’acheter à vil prix des dessins originaux, à la sortie de TVLibertés, pour les stocker dans des coffres-forts, spéculation oblige.

    C’est d’ailleurs à TVLibertés, plus précisément dans l’émission phare de Martial Bild, « Bistro Libertés », que j’ai vraiment pris conscience de l’exceptionnel talent d’Ignace. Car tandis que les invités débattent des sujets du jour, Ignace, hors du champ des caméras, commente à sa façon cette même actualité, avec des dessins pleins d’humour et de rosserie. On le voit circuler ensuite – à quatre pattes, pour ne pas perturber l’émission – ses dessins entre les dents (ce qui l’empêche d’aboyer), afin de les remettre à Martial Bild. Le problème, c’est que Bild, qui les présente à la caméra, rit tellement que, le plus souvent, le téléspectateur ne distingue qu’un vague gribouillis tremblotant. La parution de cet album va permettre à chacun de comprendre ce qui faisait tant rire Bild.

    En effet, comment garder son sérieux devant ce dessin montrant Macron, assis sur un trône, en train de rendre hommage à Charles Aznavour, sur ces paroles : « J’habite seul avec maman, dans un superbe appartement », tandis que maman Brigitte le foudroie du regard ?

    Vous l’avez compris, avec Ignace, on ne s’ennuie jamais.

    Un petit malin – peut-être Roland Hélie – a collecté tous ces beaux dessins, et vient de sortir un magnifique album grand format de près de 200 pages, La Crise de Jupiter. Bien évidemment Macron en est le héros. Cela doit représenter environ 500 dessins, couvrant la période 2017 et 2018. Précipitez-vous, car il n’y en aura pas pour tout le monde. Par une indiscrétion, nous avons appris que l’album avait été fabriqué avec du papier recyclé, des livres invendus de Hollande, Valls et Le Maire. Le plaisir n’en est que plus intense !

    Permettez-moi de vous prédire enfin que, quand nous aurons pris le pouvoir (ce qui ne saurait tarder), au moins le pouvoir des idées (ce qui est bien parti), il faudra faire la queue, à TVLibertés aussi, pour nous procurer l’un des précieux dessins tout en couleurs d’Ignace, que nous irons tout aussitôt revendre à prix d’or à la sortie de Saint-Nicolas-du-Chardonnet !

    Bonne et hilarante lecture.

    La Crise de Jupiter, par Ignace, « Les Bouquins » de Synthèse nationale, 2018, 194 pages, 24 euros (+ 5 euros de port).

    Le commander en ligne cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/01/14/ignace-nous-epate-toujours-plus-6120585.html

  • Monnaie de Celtes (France Culture)

    L’art antique, en Europe, se limiterait-il, à Rome et à la Grèce ? Assurément pas, puisque des arts, longtemps jugés « non classiques » et barbares, ont aussi émergés, notamment chez les Celtes, les Scythes voire les Ibères.

    A la lumière des dernières découvertes et problématiques, un jeune chercheur, Eneko Hiriart, nous raconte l’histoire de ces monnaies, de leur fabrication, jusqu’à leur perte ou enfouissement…

     http://www.fdesouche.com/1140889-monnaie-de-celtes

  • Jean-Michel Blanquer enfonce le clou du cercueil des écoles hors contrat

    Le 18 décembre 2018, à la veille des vacances scolaires, c’est-à-dire juste au moment où toutes les familles relâchent un peu leur attention sur l’Ecole et sont davantage occupées à la préparation de la fête de Noël, voici ce que JM. Blanquer est venu déposer dans leurs chaussons, intervenant sur BFM-TV pour déclarer notamment : «… Nous avons les outils juridiques pour pouvoir fermer une école qui n’est pas dans les normes, et notamment celles liées à l’islamisme fondamentaliste salafiste… ».

    En vertu de l’enfumage dont il est coutumier et où il excelle, la déclaration très habile de JM. Blanquer laisse à penser au seul lien existant entre la fermeture d’une école et l’islamisme fondamentaliste salafiste, ce qui ne peut que lui attirer l’approbation générale et une considération une fois de plus usurpées de la part d’une encore trop grande partie des Français qui n’a pas saisi la réalité du personnage et le gouffre dans lequel ce ministre est en train de précipiter nos enfants !

    Ce dont il s’agit est loin d’être uniquement le fait de fermer une école islamiste fondamentaliste salafiste.

    En réalité, Monsieur Blanquer nous parle d’outils juridiques et de normes à respecter. Quels sont ces « outils juridiques » et quelles sont ces « normes » ?

    Outils juridiques et normes de JM. Blanquer

    Les « outils juridiques » ? la loi Gatel 2018 ,

    Les « normes » ? la conformité avec les règles de la république.

    Et JM.Blanquer d’enchaîner : «… Comme je l’avais annoncé lors du vote de la loi Gatel, nous pouvons maintenant fermer les écoles hors contrat qui ne sont pas en conformité avec lesrègles de la république ».

    Autrement dit, non seulement Monsieur Blanquer assimile les écoles hors contrat aux écoles clandestines, ce qui est un non-sens, dans la mesure où la majeure partie des écoles hors contrat se sont soumises aux formalités administratives requises avant leur ouverture, mais les écoles hors contrat qui ne sont pas en conformité avec les règles de la république seront fermées.

    De fait, dans le décret d’application de la loi Gatel du 30 mai 2018, il est bien stipulé que « le contrôle prescrit sur les écoles hors contrat est destiné à s’assurer que l’enseignement qui y est dispensé, respecte les normes minimales requises par l’article L 131-1-1 et (que) les élèves de ces classes ont accès au droit à l’éducation tel que celui-ci est défini par l’article L 111-1. »

    La mort confirmée des écoles hors contrat

    Rappelons les termes de ces deux articles :

    Article L 131-1-1 : « le droit de l’enfant à l’instruction a pour objet – entre autres – de lui garantir l’éducation lui permettant de partager les valeurs de la République et d’exercer sa citoyenneté »,

    Article L 111-1 : « la Nation fixe comme mission première à l’Ecole, de faire partager les valeurs de la République ».

    D’ autre part, l’article D 131.11 fait référence à l’article D 122.2 qui stipule : « chaque domaine de formation énoncé …requiert la contribution transversale et conjointe de toutes les disciplines et démarches éducatives ».*

    Autrement dit, non seulement les écoles hors contrat devront se soumettre aux contenus de l’Education nationale mais également aux « méthodes constructivistes qui ne marchent pas » – comme l’a si bien souligné JP Chevènement  sans pour autant remettre en cause la politique de JM Blanquer – méthodes qui consistent à remplacer les cours transmetteurs de savoirs par des activités au cours desquelles les élèves sont censés s’instruire dans différentes disciplines à la fois selon les principes iniques de « transversalité », « pluridisciplinarité », « interdisciplinarité », véritables « barbes à papa » de la formation intellectuelle et de l’acquisition des savoirs.

    CONCLUSION

    Nous le savions déjà ! mais JM. Blanquer enfonce encore un peu plus le clou pour fermer le cercueil des écoles hors contrat et il est grand temps – comme le fait le collectif « On ne lâche rien » pour la GPA, d’engager le juste et impitoyable combat pour protéger nos enfants de l’action pernicieuse de cette politique éducative destructrice de leur avenir et qui leur nuit d’autant plus gravement que, parallèlement, est menée une politique d’éducation prioritaire élitiste en faveur des populations issues de l’immigration.

    Ce n’est pas le combat de David contre Goliath car les armes, nous les avons, encore faut-il vouloir en faire usage !

    JM. Blanquer n’est fort que de la faiblesse de ceux qui refusent de se battre ou qui font semblant de le faire !

    Cf. »Blanquer ce monstre froid » (p.148 à 166) – Editions des trianons 2018 – 175p. 15E

    https://www.medias-presse.info/jean-michel-blanquer-enfonce-le-clou-du-cercueil-des-ecoles-hors-contrat/103538/

  • La monture mythique de Mahomet

    6a00d8341c715453ef022ad3ce9b39200b-320wi.jpgLe verrouillage annoncé du prétendu grand débat national, n'empêchera pas l'existence d'une pomme de discorde. Elle s'impose aussi bien parmi les protestataires que chez les partisans du rétablissement de l'ordre. Appelez-la comme vous voudrez : problèmes de l'immigration, définition de l'identité, ou menaces de l'islamisation.

    L'État prétend interdire son évocation, non seulement au sein de la classe politique qui obtempère docilement et qui applique le tabou, mais également aux citoyens.

    Et le sujet sera d'autant moins abordé que le gouvernement cherche par ailleurs à organiser un prétendu islam de France, qui n'a jamais existé. Or les décideurs et autres technocrates s'enferment superbement, au nom du laïcisme, dans leur ignorance à vrai dire bien réelle. Ils ne veulent donc entendre parler ni des réalités de la foi mahométane, ni des conséquences de la loi coranique, ni de l'histoire d'une Europe confrontée depuis.

    C'est dans un tel contexte, que Le Parisien[1], le 8 janvier annonçait joyeusement l'ouverture prochaine, dans une des plus belles demeures de Chatou, d'un nouveau musée du soufisme. Sans aucune réserve. Le quotidien La Croix vieil organe poussif de la démocratie-chrétienne avait même assorti[2] cette bonne nouvelle, deux jours plus tôt, d'un important appareil de renvoi à des articles antérieurs. Totalement laudateurs, totalement trompeurs.

    La désinformation fondamentale consiste à nous présenter cette frange du monde oriental comme un courant unique. Professant, en apparence, une sympathique tolérance, véhiculant des contes initiatiques parfois charmants, rejoignant en partie l'imaginaire occidental, ayant emprunté à l'origine des thèmes issus de la philosophie grecque[3], sa propagation fonctionne à merveille pour désarmer la résistance et encourager la naïveté de l'Europe confrontée à la RATP – Religion d'Amour de Tolérance et de Paix.

    Ce gigantesque enfumage revient caricaturalement à confondre les loges voltairiennes de la franc-maçonnerie à l'inquisition espagnole. Or, cette tromperie sert de brise-glace à l'invasion culturelle de l'obscurantisme wahhabite et salafiste en Europe.

    Or cette dernière vague se révèle concrètement totalitaire. C'est elle qui nourrit les indulgences et les voiles pudiques dont nos lâches et ignorants dirigeants politiques couvrent la réalité sanglante et les actes fanatiques de ceux qui nous combattent.

    Si vaillants quand il s'agit de stigmatiser tel ou tel anachronisme de notre société, ils disparaissent dès qu'il s'agit de s'interroger sur la portée, par exemple, du songe de Mahomet survolant l'orient et Jérusalem, sur son cheval ailé[4]. Ce rêve mythique aurait ainsi fondé la légitimité de la volonté d'expansion arabo-musulmane.

    Devons-nous – chez nous, au nom de la tolérance, instituer et subventionner cette croyance ? avaliser ses conséquences ? laisser faire ses propagandistes ? Au nom de quoi est-il interdit d'en débattre ?

    Pour recevoir les liens de L'Insolentil suffit de le demander à son rédacteur en cliquant sur ce lien.

    [1] cf. article "Chatou : bientôt un musée du soufisme"
    [2] cf. article "Le musée du soufisme va ouvrir ses portes à Chatou."
    [3] Les écoles concurrentes du soufisme pratiquent une vingtaine de tarikas Résolument hostiles les unes autres aux autres elles vivent, depuis les mourides du Sénégal jusqu'aux fakirs de l'Inde et du Pakistan, en passant par les derviches de l'Asie centrale, une rivalité inextricable. Henry Corbin, grand spécialiste du sujet, va jusqu'à considérer que leur vrai point commun et leur intention réelle aurait toujours été, par des voies devenues divergentes dès le IXe siècle, de s'affranchir secrètement de la foi mahométane, en la privant de son contenu obscurantiste. Au dela de leurs divergences elles seraient demeurées sous l'influence originelle de l'école philosphique d'Ispahan formée au VIe siècle par les platoniciens chassés par Justinien de l'université d'Athènes. cf. son œuvre majeure "En islam iranien" publié par Gallimard en 4 volumes en 1978, il a été réédité en collection de poche en 1991.
    [4] Bouraq était le nom de cette supposée monture. Signalons qu'en juillet 2018 "le Roi Mohammed VI baptise le train à grande vitesse marocain du nom d’al Boraq"

    https://www.insolent.fr/2019/01/la-monture-mythique-de-mahomet.html

  • Un nouveau numéro hors-série de Présent consacré à François Brigneau et à Jean Madiran

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    Chez votre marchand de journaux ou sur le site de Présent cliquez ici

    Vous pouvez aussi commander le précédent hors-série de Présent consacré au procès Méric cliquez là

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  • RAPPEL samedi 12 janvier : Paris Fierté honore Sainte Geneviève

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    Un communiqué de Paris Fierté :

    L’association Paris Fierté vous donne rendez-vous le 12 janvier pour sa traditionnelle Journée de la Fierté Parisienne, suivie d’une marche aux flambeaux en l’honneur de Sainte-Geneviève, patronne de Paris.
    Cette année, la Journée de la Fierté Parisienne honorera celles qui sont tout à la foi saintes, mères et guerrières, celles sans qui Paris ne serait rien : les Parisiennes.

    Samedi 12 janvier
    13 h : Journée de la Fierté Parisienne
    La Journée de la Fierté parisienne se tiendra dans une péniche. Vous pourrez profiter d'un bistrot Guinguette à la parisienne dans une ambiance familiale. Un espace dédié sera prévu pour les enfants.
    Le lieu d’amarrage exact de la péniche sera communiqué ultérieurement.

    18 h : Marche en l'honneur de Sainte-Geneviève
    La Marche en l’honneur de Sainte Geneviève débutera au pont de la Tournelle au niveau de la statue de Sainte-Geneviève (Paris V, métro Pont Marie, près de l’Île Saint Louis). Cette marche aux flambeaux, festive et animée, se terminera par un spectacle surprise.

    A la journée ou à la marche, ne fut-ce qu’un moment, seuls, en couple ou en famille... le 12 janvier 2019, vous êtes pris !

    Nous comptons sur tous les amoureux du Paris populaire et enraciné pour nous rendre visite et faire de cet événement unique un grand succès !

    La sécurité du public sera garantie pendant l'intégralité de la journée par un service d'ordre professionnel, en lien avec la Préfecture de Police.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/01/03/samedi-12-janvier-paris-fierte-honore-sainte-genevieve-6117748.html

  • Marseille & Région, lundi 21 janvier, conférence-débat avec André Bercoff ... A ne pas manquer !

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    Programme du lundi 21 janvier 2019 à Marseille

     À 19h, Messe à la mémoire du roi Louis XVI et des victimes de la Révolution, en la Basilique du Sacré-Coeur, 81 avenue du Prado. La Messe, chantée, avec musique et orgue, sera célébrée par Monseigneur Jean-Pierre Ellul, recteur de la basilique. L'homélie sera donnée par le père Antoine Deveaux. 

     A 20h30, conférence-débat avec André Bercoff, invité exceptionnel 2019 : «Situation explosive de la France et du monde ». 

    Lieu de l'événement : Maison des Travaux Publics & du Bâtiment, 344 bd. Michelet - 13009 Marseille (Parking gratuit)

    Conférence-débat et buffet-dînatoire : 25 € - Jeunes 15 €

    Inscriptions urgentes et renseignements par courriel, texto ou téléphone 

    Courriel : urp@outlook.fr  - Téléphone : 06 08 31 54 97

    Règlements de préférence par PayPal (Noter : « 21 janvier »)

     
  • La Petite Histoire : l’affaire du sang contaminé

    Au début des années 90 éclate un scandale politico-médical : l’affaire du sang contaminé. Entre 1983 et 1985, date à laquelle on découvre le virus du sida, du sang contaminé a été volontairement distribué à des patients alors que les risques étaient déjà connus. En trame de fond : des raisons financières, du lobbying entre laboratoires et une classe politique plus soucieuse de gérer son calendrier, ses amis et ses finances que de s’intéresser à la santé publique. Bilan : 2 000 personnes contaminées, 300 morts. Retour sur un scandale dont les répercussions se font toujours ressentir aujourd’hui, sans que les familles des victimes n’aient pu obtenir une juste réparation.

    https://www.tvlibertes.com/laffaire-du-sang-contamine

  • Le mythe de la Cinquième – La République sans la Révolution ? En finir avec l’idéologie républicaine

    Le mythe de la Cinquième – La République sans la Révolution ? En finir avec l’idéologie républicaine

    Lu ici :

    C’est un précepte évangélique que l’on reconnaît un arbre à ses fruits. Nos républicains sincèrement amoureux de la France devraient en prendre graine, car il n’est pas certain que leur position fasse montre d’une cohérence à toute épreuve. La République a plus d’un siècle maintenant, et un retour sur expérience est non seulement possible, mais sans doute bienvenu. Or, que montre un simple regard rapide ? Deux guerres mondiales, dont la première a connu une paix boiteuse, et dont la seconde a été perdue en trois semaines ; une décolonisation bâclée et entachée de crimes, dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences en ce qui concerne l’Algérie et l’Afrique noire ; un large mensonge sur les « conquêtes sociales », dont les plus significatives ont été le fait des catholiques sociaux antirépublicains au XIXe siècle, avant l’avènement de la République, et contre la gauche, qui craignait que cela fasse mentir son dogme de la lutte des classes ; une pérennisation de la division des Français par l’anticléricalisme ; une contradiction mortelle entre la prétention de maintenir une morale chrétienne et l’effort constant pour  détruire la religion qui la justifiait ; enfin, une double soumission, après 1945, au pouvoir américain et à l’idéologie marxiste, qui a conduit à faire de la France la couveuse de beaucoup des grands criminels du XXe siècle, de Hô Chi Minh à Khomeiny – et rappelons que le Parti communiste chinois a été fondé dans la Concession Française de Shanghaï. Sur le plan institutionnel, cinq républiques en cent cinquante ans, pour une monarchie en huit cents ans ; sur le plan international, le passage du premier rang parmi les pays, disputé avec l’Angleterre, au cinquième ou sixième. La République a dilapidé en quelques décennies le patient acquis de la Monarchie. Si l’on est honnête, il n’y a franchement pas de quoi pavoiser !

    Oui, mais voilà, nous avons la Cinquième, la République gaullienne avec ses institutions stables et solides, des institutions à toute épreuve, aptes à répondre à toutes les crises.

    Parlons-en. On peut faire remarquer tout d’abord aux chantres de la Cinquième que, née de la crise algérienne qui a emporté la Quatrième, elle-même n’a été confrontée jusqu’ici qu’à une crise majeure, mai 68, alors qu’elle n’avait que dix ans d’âge et que son fondateur était toujours au pouvoir. La preuve de sa solidité est donc mince.

    Quant à sa stabilité, rappelons que la Constitution a connu depuis 1958 une vingtaine de modifications : les lois fondamentales de la Monarchie étaient autrement plus stables. A ceci, on répond communément que la plupart des modifications sont dues à l’intégration européenne, et c’est vrai, et que cette intégration a été initiée sous la Quatrième, et c’est encore vrai. Mais si la stabilité des institutions républicaines est incompatible avec l’Union Européenne, il ne fallait pas entrer dans l’Union, ou plutôt, puisque c’était fait, en sortir ; si on accepte cette Union en perpétuelle construction, on accepte le principe d’une instabilité chronique de la constitution. Or, si la constitution définit les institutions, son instabilité rend celles-ci instables, et la République avec elle.

    Qui plus est, le passage du septennat au quinquennat, pour le mandat du Président, n’a pas été, que l’on sache, commandé par l’Union Européenne.

    De surcroît, l’instabilité institutionnelle s’est toujours doublée d’une forte instabilité juridique : la République, de quelque numéro qu’elle soit, a toujours été en insurrection permanente contre sa propre légalité, et elle ne peut pas ne pas l’être étant donné qu’elle repose sur un principe révolutionnaire, c’est-à-dire un principe de changement permanent. Or, qu’on n’aille pas nous dire qu’il en va autrement avec la Cinquième : sa constitution l’inscrit ouvertement dans l’héritage de 1789. Il arrive un temps où il faut assumer ses choix : 89, ou la stabilité, mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre.

    Tout ceci n’a pas échappé au regard des plus sagaces, ou des moins prévenus. Mais on entend souvent dire alors que la Cinquième souffre du fait qu’elle a été faite sur mesure pour le général de Gaulle. A la bonne heure ! Imagine-t-on une Monarchie taillée, telle une cotte de mailles, pour le seul Louis XIV, ou pour son aïeul saint Louis ? Un régime serait donc fait pour une personne ? Si telle a été la pensée de de Gaulle, c’est assurément la plus grande injure qu’il ait faite aux Français. Nous laissons les historiens éclaircir ce point.

    Mais cette histoire de République couturière va loin, car ne faut-il pas voir l’origine du mythe de la stabilité de la Cinquième dans le fait qu’elle a survécu… à son fondateur ?! Quel exploit en vérité, quelle gloire pour des institutions que de perdurer plus que dix ou quinze ans ! Le père Ubu n’est pas loin.

    Il ne faut pas oublier, enfin, que, sur un plan politique et social, la Cinquième, c’est celle qui a vu la plongée à vitesse accélérée de la France dans le matérialisme le plus effréné – c’était l’heure du Concorde. Le terrain était préparé, certes, l’emprise de la société de consommation à l’américaine a joué pleinement, c’est vrai. Mais à tout le moins faut-il constater que la Cinquième a été impuissante à s’y opposer, si elle ne l’a pas encouragée positivement. Et le grand homme lui-même, pourtant adversaire farouche des américains, qu’a-t-il fait, sinon assimiler le progrès à la machine à laver et au frigidaire, et l’ordre au fait de ne pas bambocher et de se tenir bien à table ? Quelle grandeur en effet, quelle hauteur de vue !

    De manière plus grave encore, peut-être, de Gaulle et la Cinquième, c’est le maintien du pouvoir communiste sur les esprits, à travers le monde de l’éducation et de l’édition. On pourra une nouvelle fois trouver des excuses : cette fois, c’était l’URSS qui était puissante…

    De quelque manière qu’on l’envisage, cette « monarchie républicaine » n’est en réalité qu’une République monarchique, c’est-à-dire un régime qui concentre, et de plus en plus, le pouvoir entre les mains du Président, avec charge à lui de prendre en main la Révolution. La Cinquième République, c’est la Révolution par le monarque – quand la Troisième, c’était la Révolution par le Parlement, comme à la belle époque, la guillotine sur la place publique en moins ; les autres ne comptent pas.

    En définitive, la Cinquième est bien l’achèvement de l’idée républicaine : c’est la Révolution installée dans les dorures des palais. Son triomphe.

    Peut-on être amoureux de la France et être républicain ? Oui, si l’on ne sait pas ce que l’on dit, d’un côté ou de l’autre. Ou, ce qui revient au même, si l’on confond, une fois de plus, le réel avec une idée. Comme le dit si bien de nos jours un certain locataire, « on ne bâtit rien sur des mensonges. » Sur des illusions non plus.

    https://www.lesalonbeige.fr/le-mythe-de-la-cinquieme-la-republique-sans-la-revolution-en-finir-avec-lideologie-republicaine/

  • Passé Présent n°221 – Les révoltes antifiscales du passé

    1) Les révoltes antifiscales sous l’ancien régime en France.
    2) L’invité Philippe Bornet présente son ouvrage « Demain la dictature ».

    https://www.tvlibertes.com/les-revoltes-antifiscales-du-passe

     
  • Métainfos, un nouveau dans la galaxie non-conformiste

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    Il y a quelques semaines, nous vous faisions part de la regrettable disparition du site Métamag cliquez là. Celle-ci témoignait de la difficulté d'entretenir par les réseaux militants dissidents un site quotidien de qualité. Beaucoup ignorent le travail que représente une telle entreprise. Nous en savons quelque chose...

    Mais, heureusement, il en faut plus que cela pour décourager les bonnes volontés. Et, grâce à la ténacité de quelques rédacteurs de Métamag regroupés autour de notre camarade Michel Lhomme, un nouveau site vient de naître.

    L'esprit est le même et il s'intitule Métainfos. Vous pouvez le consulter en cliquant ici

    S.N.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/