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Le combat commun ne se limite pas à un mouvement ou à un parti

De Jacques Trémolet de Villers dans Présent :

"[...] Mais la force de libération a un caractère multiforme. Elle ne s’incarne pas dans un mouvement, un groupe ou un parti. Elle peut les animer. Elle ne se réduit pas à eux. Elle plonge ses racines dans les fondements vivants de la nation, c’est-à-dire dans les familles. Or les familles ne sont pas univotes. On y trouve toutes les sensibilités électorales et on y discute, vivement et librement, de savoir qui aura droit ou non à nos suffrages. Antérieures à l’Etat, les familles sont, plus encore, antérieures à l’élection. C’est peu de dire qu’elles sont étrangères aux partis. Dans leur principe, les partis leur sont hostiles. Il y a incompatibilité entre le rythme de vie des familles et celui des partis et, le plus souvent, cette hostilité est déclarée. Mais si la vie des partis a brisé de nombreuses familles, on peut constater que, dans tous, l’hérédité, les alliances ou le népotisme jouent un rôle considérable. « Chassez le naturel, il revient au galop. »

La question centrale de notre libération nationale peut donc se formuler ainsi : la famille, force sociale, nationale, non politique dans son essence, peut-elle devenir, pour le plus grand bien commun des familles et donc de la nation, un lieu de gouvernement, la cellule-mère de l’Etat ?

C’est ce que nous avons connu, en France, pendant près de mille ans, avec « le miracle capétien ». Le « miracle capétien » n’est pas seulement l’heureux hasard qui, d’Hugues Capet à Philippe le Bel, a permis de fils aîné en fils aîné un essor qu’aucun autre pays d’Europe n’a connu. C’est aussi et peut-être surtout que, par cette loi de succession, une famille, une maison « l’honorable maison capétienne », incarnant la nation qu’elle a rassemblée, ait sécrété, dans son intérêt propre qui rejoignait l’intérêt général, l’instrument politique – le régime – nécessaire à leur protection et à leur prospérité.

Telle fut la loi de notre naissance et de notre glorieuse maturité. Telle ne peut être que la loi de notre renaissance.

Il y a, aujourd’hui, en France, dignes d’exercer ce ministère, mille fois plus de familles qu’il n’y en avait au temps d’Hugues Capet. Ne manquent ni les compétences, ni les dévouements, ni les ambitions.

Ce qui manque, c’est la reconnaissance, par ces familles, d’une incontestable « famille-chef ». [...]"

Michel Janva

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