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politique française

  • La proportionnelle provoquerait-elle le chaos ?

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    Les participants au débat de mercredi soir, sur BFM TV, ont beaucoup parlé de la proportionnelle. Marine Le Pen exige, notamment, son instauration, car elle s’estime maltraitée par le scrutin majoritaire.

    Mais observons ce qui se passerait si la proportionnelle était effectivement mise en place, en se basant sur les sondages pour les prochaines européennes. En mettant un seuil de 5 %, pour 400 députés, LREM-MoDem (23 %) aurait 110 députés, RN (20 %) 96, LR (13,5 %) 65, écologistes (8,5 %) 41, LFI (8 %) 38, PS (5,5 %) 26, Debout la France (5 %) 24.

    Si on appliquait la proportionnelle sans effet de seuil, il faudrait 0,25 % pour avoir un député. LREM-MoDem aurait 92 députés, RN 80, LR 53, écolos 34, LFI 32, PS 22, Debout la France 20, les communistes 14, UDI-Agir 12, Lutte ouvrière et le NPA 6 chacun, les patriotes et UPR chacun 4, et le reste serait distribué à des micro-partis allant de l’extrême droite à l’extrême gauche.

    Dans les deux cas, aucune majorité ne serait possible. En fait, il y a trois blocs, qui ne sont même pas unis. Avec un seuil à 5 %, le bloc de gauche (LFI, PS, écolos) aurait 105 députés (mais un contrat de gouvernement entre le PS et LFI est utopique), celui du centre 110 et l’union de toutes les droites 185 (mais une telle coalition verrait la moitié des députés LR s’enfuir).

    Seule une combinaison hétéroclite LREM, LR, PS pourrait se mettre en place, avec 201 députés ; elle ne durerait pas longtemps car des députés feraient vite défection. En l’absence de majorité claire, par lassitude, le parti ayant le plus de députés obtiendrait le droit de former un gouvernement minoritaire (serait-ce LREM ou le RN avec des députés DLF et LR ?). Les projets de loi seraient votés au coup par coup. L’élaboration du budget donnerait lieu à des empoignades. De nouvelles élections comme en Espagne seraient vite organisées. On peut même imaginer qu’un gouvernement démissionnaire gère pendant des années le pays, comme l’a été la Belgique pendant un an et demi.

    La Constitution de la Ve République est, en fait, parlementaire (comme le prouvent les épisodes de cohabitation). Les présidents de la Ve République ont exactement les mêmes prérogatives que ceux de la IIIe ; seule différence, l’article 16 qui, en cas de crise grave, donne les pleins pouvoirs au Président pour un temps limité et sous le contrôle du Conseil constitutionnel (il aurait été utile en 1940). Seul l’usage a fait des présidents de la IIIe République des ectoplasmes et ceux de la Ve le centre du pouvoir s’ils ont la majorité au Parlement.

    On peut, aussi, accorder une prime au vainqueur comme en Espagne ou en Grèce. Il faudrait qu’elle soit au moins de 25 %. Dans ce cas, avec un seuil à 5 %, LREM aurait 182 députés, RN 72, LR 49, écologistes 30, LFI 29, PS 20 et DLF 18. Une majorité problématique LREM, gauche, LR serait possible. De même, si RN dépasse LREM, Marine le Pen a une petite chance de gouverner, mais avec des alliés qui se montreraient vite indociles, car les programmes de LR et RN sont incompatibles pour l’économie. En outre, cette prime de 25 % est équivalente au scrutin majoritaire pur ou au scrutin majoritaire avec une petite dose de proportionnelle, vu qu’elle donne une grosse prime au vainqueur.

    Madame Le Pen se plaint du scrutin majoritaire, mais c’est pourtant celui où elle a le plus de chances d’accéder au pouvoir. Si le RN gagne encore 5 % des voix (ce qui est à sa portée), il pourrait avoir, alors, la majorité à lui tout seul par le scrutin majoritaire.

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/la-proportionnelle-provoquerait-elle-le-chaos/

  • Un début d’union des droites à Paris ?

    Un début d’union des droites à Paris ?

    Pour la première fois, le parti de Marine Le Pen ne présentera pas de liste dans la capitale en 2020. Le RN soutiendra la liste «Aimer Paris» de Serge Federbusch, magistrat issu de la «droite hors les murs». Ses listes «Aimer Paris» devraient inclure des candidats RN, parfois en tête de liste d’arrondissement. Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN et potentielle tête de liste dans le XVe arrondissement, indique :

    «Serge Federbusch est à même de mener le combat pour une véritable alternative à la municipalité d’Anne Hidalgo». «C’est un parfait connaisseur des enjeux parisiens».

    Conseiller à l’urbanisme du maire socialiste Bertrand Delanoë au début des années 2000, conseiller apparenté UMP du Xe arrondissement en 2008, il s’est ensuite présenté aux municipales de 2014 derrière Charles Beigbeder, à l’origine d’une liste «Paris Libéré», dissidente de l’UMP.

    Serge Federbusch espère aussi obtenir le soutien du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, pour constituer

    «une liste citoyenne et une offre politique neuve, autour d’une droite et d’un centre pluriels». «Je veux éviter le drame d’un nouveau mandat d’Anne Hidalgo ou l’élection de Benjamin Griveaux, ersatz local fabriqué par Emmanuel Macron».

    Serge Federbusch veut dénoncer la «tiers-mondisation de Paris», dans «la délinquance, la saleté, la mauvaise gestion des migrants et l’état catastrophique de la voirie».

    «Paris doit être un laboratoire de bonne gestion et de réduction de la pression fiscale».

    https://www.lesalonbeige.fr/un-debut-dunion-des-droites-a-paris/

  • C’est l’islamisme qu’il faut dissoudre !, par Franck Deletraz

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    Dissolution d’associations prônant le djihad armé

    Elles sont au nombre de quatre. Quatre associations seulement, quand des dizaines d’autres (pour ne pas dire des centaines) prospèrent au grand jour et en toute impunité dans les zones de non-France avec un discours tout aussi criminel. Quatre seulement, parmi lesquelles ne figure même pas la plus en vue de toutes : cette fameuse UOIF, liée aux Frères musulmans et qui sert depuis des années de paravent aux imams les plus enragés ! Bref, en annonçant mercredi ces dissolutions, Castaner n’a pas seulement montré que le gouvernement tentait pitoyablement de contenir le tsunami islamiste avec un dé à coudre. Il s’est aussi clairement moqué des Français qui attendent d’abord de l’Etat qu’il les protège.

    La « guerre sainte » pour perspective

    C’est par un communiqué officiel, très vite repris par les grands médias, que Castaner a ainsi annoncé avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution du Centre Zahra France, de la Fédération chiite de France, du Parti antisioniste et de France Marianne Télé, en raison de leur légitimation « de façon régulière [du] djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes ». Des « justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte », a précisé le ministre, qui « s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du Centre Zahra dans la perspective de la guerre sainte et d’une apologie constante, notamment via Internet, des actions d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’UE ».

    On rappellera au passage que le Centre Zahra France, association chiite basée à Grande-Synthe (Nord), a déjà fait l’objet de plusieurs mesures administratives et opérations policières ces derniers mois. Lors d’une douzaine de perquisitions opérées en octobre dernier dans ses locaux et au domicile de ses membres, les policiers antiterroristes avaient notamment découvert plusieurs armes à feu détenues illégalement.

    L’amateurisme criminel du gouvernement

    Aussi ces dissolutions sont-elles amplement justifiées. On peut même se demander pourquoi Castaner a attendu si longtemps pour les demander. Et pourquoi le lieu de culte dirigé par le Centre Zahra France n’a été fermé par arrêté préfectoral que pour… une durée de six mois ! C’est que, en matière de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement fait preuve aussi d’un amateurisme terriblement criminel. Comment prétendre en effet lutter efficacement contre cette hydre à mille têtes qu’est l’islamisme en ne prononçant que quelques dissolutions ici et là ? Pire encore : en continuant d’accueillir sur notre sol des milliers de migrants parmi lesquels, nous le savons, se glissent une foule de djihadistes ? En abandonnant nos prisons, nos écoles et des quartiers entiers de nos villes aux « barbus » ? Ou encore en refusant obstinément d’expulser cette foule d’imams salafistes qui prêchent impunément dans des mosquées construites, bien souvent, avec l’argent des contribuables ? Incohérente à tous les niveaux et totalement suicidaire, cette politique consistant à « s’opposer sans s’opposer » à l’islamisme finira, hélas, par coûter très cher à notre pays.

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 21 mars 2019

    https://fr.novopress.info/214022/cest-lislamisme-quil-faut-dissoudre-par-franck-deletraz/

  • I-Média n°242 – Grand Remplacement : débat interdit

     

    Grand Remplacement : débat interdit

    Après l’attentat de Christchurch, les répercussions ont été énormes dans le monde médiatique français. Le Grand Remplacement ne semble pouvoir être évoqué que pour le nier.

    Zapping

    Cette semaine, Pascal Praud a organisé un débat entre Zemmour et Belattar. Plus d’une heure et dix minutes d’échanges, parfois très vifs, et une conclusion : le débat entre deux parties de la France semble impossible.

    Marche pour le climat : dérèglement médiatique

    Les médias semblent en admiration devant le mouvement des jeunes lycéens qui ont séché les cours pour lutter contre le réchauffement climatique vendredi dernier.

    Tweets

    La révolte des Gilets Jaunes n’en finit plus et cela semble faire perdre la tête à Anne Hidalgo qui souffre d’hallucinations au point de voir dans les Black Blocks d’extrême gauche des groupes d’extrême droite !

    Italie. Enfants attaqués, farniente médiatique

    En Italie, un chauffeur de bus d’origine sénégalaise a voulu tuer une cinquantaine d’enfants italiens pour venger les migrants. Le drame a été évité de peu. Les médias français ont pris leur temps pour évoquer l’attaque.

    https://www.tvlibertes.com/i-media-n242-grand-remplacement-debat-interdit

  • Alstom du chantage américain à la trahison des élites françaises

    Frédéric Pierucci a été emprisonné pendant deux ans par la justice américaine, pour que Général Electric puisse s’emparer de la parie nucléaire du groupe français Alsthom. Retour sur une affaire illustrant l’impérialisme américain et la trahison des élites françaises. 

    Il se présente lui-même comme « l'otage de la plus grande entreprise de déstabilisation économique ». C'est en tout cas une victime d'un type de conflit souvent mal connu du grand public, mais impitoyable la guerre économique. Frédéric Pierucci a été emprisonné pendant plus de deux ans aux États-Unis - dont quatorze mois dans des conditions abominables dans une prison de très haute sécurité -, élément d'un enjeu qui le dépassait infiniment la captation par l'entreprise General Electric d'un fleuron de l'industrie française, Alstom - et, en conséquence, la perte de l'indépendance nationale en matière d'énergie nucléaire. La parution de son livre, Le Piège américain(1) fournit l’occasion de revenir sur cette affaire, dans laquelle Emmanuel Macron a agi contre les intérêts de la France.

    Comme notre confrère Jean-Louis Morée a également rappelé, dans un article de Minute publié le 29 novembre 2017 les difficultés d'Alstom commencèrent à la fin des années 1990 et allèrent croissant jusqu’en 2003, année au cours de laquelle le gouvernement français, sous la présidence de Sarkozy, résolut de soutenir le groupe en participant à deux augmentations de capital. Mais en contrepartie de cette aide, la Commission européenne imposa alors au groupe français de vendre deux de ses activités à ses concurrents étrangers les turbines industrielles à l'Allemand Siemens et sa filiale spécialisée dans la conversion d'électricité à la banque Barclays, qui le revendit à l’Américain General Electric - déjà !

    Malgré une chute sensible du chiffre d'affaires entre 2002 et 2005 consécutive à ces cessions, le groupe avait retrouvé tout son dynamisme en 2007 sous la direction de son nouveau PDG Patrick Kron, un X-Mines, membre de l’« oligarchie républicaine qui, depuis deux siècles tient les rênes des plus grandes entreprises et de l'économie française », écrit Pierucci dans son livre. En 2003, l'État français revendit les parts qu'il avait acquises au capital du groupe, ce qui devait avoir par la suite de fâcheuses conséquences. Alstom possédait alors deux cœurs d'activité le programme thermo nucléaire et le transport (avec notamment le TGV).

    Les Américains imposent leur droit

    Le 14 avril 2013, tout va donc bien pour Alstom lorsque le patron d'une de ses filiales, Frédéric Pierucci, est arrêté par le FBI à l'aéroport de New-York et incarcéré. La justice américaine soupçonne en effet le groupe français d'avoir usé de la corruption depuis une dizaine d'années pour remporter des contrats en Indonésie, à Taïwan, en Arabie Saoudite, en Egypte et aux Bahamas. Pierucci admet d'ailleurs avoir été informé de ces pratiques, partagées par de nombreuses multinationales, y compris américaines. Le Département de la justice américain l'accuse d'avoir été impliqué dans le versement de pots de vin à des dirigeants indonésiens, pour gagner un marché sur la construction d'une centrale électrique. Des faits pour lesquels il encourt une condamnation à 125 ans de prison !

    Comme l'explique l'essayiste Hervé Juvin dans une enquête réalisée par David Gendreau et Alexandre Leraître, diffusée par la chaîne parlementaire le 25 septembre 2017 sous le titre « Guerre fantôme, la vente d'Alstom à General Electric » (2) les poursuites contre Pierucci posent la question de l'extra-territorialité du droit américain : la justice américaine considère qu'à partir du moment où une entreprise a une filiale importante ou dés activités significatives aux États-Unis, elle est soumise aux lois américaines. Et cette conception est large : il suffit d'utiliser le dollar dans une transaction commerciale, ou un système de communication dont l'hébergeur bu les serveurs sont américains, voire simplement des outils un smartphone, par exemple comportant certains éléments américains, pour tomber sous le coup de la loi des États-Unis.

    Le pays de l'Oncle Sam utilise au mieux de ses propres intérêts ces règles qu’il a lui-même édictées. Le message adressé au PDG Patrick Kron à travers l'incarcération de Pierucci est clair : s’il ne passe pas sous les fourches caudines des Américains, il ne pourra plus quitter la France, sauf à courir le risque d'être rattrapé par Interpol et de passer le reste de son existence dans une prison des États-Unis. Les autres dirigeants d'Alstom pourraient eux aussi être arrêtés. En outre, le groupe français est menacé de se voir infliger par la justice américaine une amende de 1 à 1,5 milliard de dollars.

    Le 24 avril 2014, un journal américain révèle qu Alstom vend sa branche énergie au géant américain General Electric pour 13 milliards de dollars un prix très au-dessous de la valeur du groupe français, leader mondial en matière de turbines nucléaires. Faut-il reprocher au patron d'Alstom d'avoir fait bon marché des intérêts français ? Sans doute mais pour tenir tête aux États-Unis, sans doute aurait-il fallu qu'il se sente soutenu par le gouvernement français.

    Macron pousse à la vente sans condition

    Le ministre de l’économie Arnaud Montebourg tente pourtant de résister, en s'appuyant sur un décret autorisant l'État à s'opposer au rachat d'une entreprise française lorsque des raisons d'ordre stratégiques y sont liées, ce qui est le cas jusqu'à présent, la France disposait d'une filière nucléaire complète, dont elle contrôlait tous les éléments. Mais, en acquérant Alstom, les Américains mettent la main sur les turbines Arabelle qui équipent les 58 réacteurs produisant les trois quarts de la production d'électricité française, et ils prennent le contrôle de la maintenance des îlots nucléaires de nos centrales. En outre, le groupe français produit et entretient des pièces importantes pour les bâtiments de la Marine nationale. Le vendre à Général Electric, c'est s'exposer à ce que les Américains puissent bloquer la livraison des pièces de rechange de nos sous-marins nucléaires ou de notre porte-avions.

    La solution imaginée par Montebourg prévoit la création de trois co-entreprises (réseaux, énergies renouvelables et nucléaire) détenues à égalité par Alstom et General Electric, et au sein desquelles l'État français restera présent avec un droit de veto sur le nucléaire. Mais le ministre de l'Économie n’est pas soutenu : François Hollande accepte la proposition américaine, poussé dans ce sens par le secrétaire général-adjoint de l'Elysée, un certain Emmanuel Macron, qui a préparé l'opération dans son dos dès 2013 et lui conseille de céder Alstom à General Electric sans condition. Succédant à Montebourg au ministère de l'Économie en août 2014, Macron lève tous les obstacles à cette opération. Finalement, les co-entreprises ne sont pas dirigées à parts égales, General Electric contrôlant même à 80 % celle qui concerne le nucléaire, sans garantie de maintien des centres de décision du groupe en France au-delà de dix ans, ni des sites industriels au-delà de trois ans. Les Américains nomment les présidents, les directeurs financiers et gèrent la trésorerie, ne laissant aux Français que la direction technique - pour exploiter aux mieux leur savoir-faire.

    Égal à lui-même, François Hollande y voit pourtant « un progrès pour la France » et se félicite d'« une négociation qui a été particulièrement bien conduite, sous [son] autorité, par le gouvernement et par les ministres concernés et particulièrement Arnaud Montebourg »

    Le bilan a pourtant de quoi mettre un bémol à ce morceau d'autosatisfaction : les actionnaires d Alstom ont empoché 4 milliards d'euros après avoir voté à 99 % la cession du groupe aux Américains. Patrick Kron a perçu une prime de 4,1millions d’euros en décembre 2014 et une « retraite-chapeau » de près de 10,5 millions d’euros supplémentaires, fin 2015. Emmanuel Macron a été élu président de la République en 2017. Du côté des perdants, 800 emplois en France ont été supprimés par General Electric et notre pays n’a plus son indépendance énergétique. Alstom a cédé sa place de leader mondial des turbines nucléaires à l’Américain. Et d’autres groupes français sont aujourd’hui menacés par la justice américaine de subir le sort d'Alstom.

    Frédéric Pierucci, quant à lui, a fini par être libéré. Tout est bien qui finit bien ?

    1_Frédéric Pierucci, Le Piège américain, éd. JC Lattes, 22 €

    2_Ce documentaire passionnant est disponible sur Internet sous le titre « Alstom une affaire d'État ? »

    Eric Letty monde&vie 28 février 2019

  • Marion Maréchal reviendra certainement à la politique

    Marion Maréchal reviendra certainement à la politique

    L’hebdomadaire britannique, The Economist , consacre un long article à Marion Maréchal et à son  Institut des sciences sociales éconmiques et politiques (ISSEP). L’article est en anglais mais voici une petite synthèse :

    Marion Maréchal déclare qu’elle reviendra certainement à la politique mais sans fixer de date et affirme continuer actuellement mais sous une forme différente :

    Marion Maréchal makes Ms Maréchal’s choice arresting is not that it reflects her political retirement: sitting in an empty classroom at the Lyon site, she states unambiguously that “I will certainly go back into politics.” It is, rather, that she sees the spread of ideas, and honing of a right-wing ideology, as a means of “continuing to be in politics, but in a different way”.

    Elle ne veut pas voir la France devenir une terre d’islam et estime que le grand remplacement n’a rien d’absurde car les français de souche seront minoritaires en 2040 et veut, à l’identique du slogan de Donald Trump, que son pays soit de retour.

    I don’t want France to become a land of Islam,” she says. The “great replacement” theory popularised by Renaud Camus, an essayist who warns that Europe will be demographically swamped, is “not absurd”, she adds, quoting a study suggesting that the “indigenous French” will be a minority by 2040. “Just like you,” she told her Washington audience, “we want our country back.”

    Refusant de se définir comme populiste, son but n’est pas, comme en Italie, une alliance entre les populistes de droite et de gauche mais de fusionner la droite et la droite nationale en une grande alliance entre les classes populaires et la bourgeoisie enracinée.

    But Ms Maréchal’s aim is not, Italian-style, to unite the populist right and left; “I don’t call myself a populist,” she says. It is, rather, to merge the right and the far right, by allying the working-class vote with that of the “bourgeoisie enracinée” (rooted bourgeoisie).

    Mais Marion Maréchal n’est surtout pas pressée.La presse comme Valeurs actuelles, qui vendrait plus que Libération, ou l’Incorrect ainsi que des auteurs comme Zemmour permettent de faire avancer son courant d’idées politiques. Elle joue donc sur le long terme et il serait donc bien imprudent de l’ignorer…

    Above all, Ms Maréchal is in no rush. She stands to benefit from the broader success of reactionary books (by authors such as Eric Zemmour) and journals. Valeurs Actuelles, a right-wing magazine, sells more copies each week than Libération, a leftish paper, does each day. The editor of L’Incorrect, a monthly, sits on Ms Maréchal’s advisory board. It was in 1992 that the youngest Le Pen made her debut, as the blonde infant on a campaign poster in her grandfather’s arms. Today, confessing “admiration” for “his struggles”, she is playing the long game. It would be rash to ignore her.

    https://www.lesalonbeige.fr/marion-marechal-reviendra-certainement-a-la-politique/

  • Gilets jaunes : Metz, Nice, Marseille… Les interdictions de manifester se multiplient

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    Les gilets jaunes se préparent à un 19e samedi de mobilisation sous haute surveillance.

    À Paris, tout rassemblement sur les Champs-Élysées est interdit, mais les gilets jaunes ont trouvé une alternative: ils se réuniront place du Trocadéro.

    Quant aux régions, les arrêtés préfectoraux se sont multipliés.

  • LE RELOGEMENT DES MIGRANTS EST UNE « PRIORITÉ GOUVERNEMENTALE »

    ob_2a8877_mie-810x456.jpgLES FRANÇAIS À LA RUE OÙ CEUX QUI SONT MAL-LOGÉS SERONT RAVIS DE L’APPRENDRE. 
    « LE RELOGEMENT DES RÉFUGIÉS RESTE UNE PRIORITÉ GOUVERNEMENTALE POUR 2019  », SELON UNE CIRCULAIRE DU 4 MARS ÉMANANT DES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR, DE LA COHÉSION DES TERRITOIRES ET DU LOGEMENT.
    Cette circulaire s’adresse aux préfets et directeurs régionaux d’administration auxquels il est demandé «  d’amplifier la dynamique qui a permis en 2018 de mobiliser plus de 8700 logements au bénéfice de plus de 19 000 réfugiés  ». Il est également demandé  d’inscrire cette dynamique dans le temps afin de loger les 19 000 migrants encore présents en centres pour demandeurs d’asile ou dans l’hébergement d’urgence.
    Dans une novlangue toute démagogique, la circulaire insiste sur le nécessaire «  travail de conviction et de soutien  » à mener vis-à-vis des élus réticents à voir s’installer sur leur sol des dizaines voire des centaines de migrants souvent clandestins, sans activité ni ressource.
    Source: parisvox.info

  • Google et Facebook savent tout sur vous ? Réveillez-vous : La Poste, c’est encore pire

    Marc Sergent            
    La Poste a racheté une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui permet de collecter et d’organiser des milliards de données personnelles. 
    Le Postillon, journal local isérois, a enquêté sur ces pratiques, et a découvert que l’ex-établissement public utilise sa position pour s’approprier un gigantesque patrimoine de données privées.
    Avec les contrats de réexpédition, La Poste a le meilleur fichier d’adresses de France. 
    Elle se vante d’ « une base, actualisée mensuellement, de plus de 15 millions de foyers français », validée sur le terrain par les postiers qui doivent vérifier votre pièce d’identité au moindre geste.
    Sur le site internet de Médiapost, explique Le Postillon, la filiale de La Poste qui revend vos données, on peut lire des accroches comme : « Partez à la conquête de nouveaux clients. Artisan, TPE, PME ou grand compte : vous devez régulièrement recruter de nouveaux clients pour entretenir et développer votre portefeuille. La location de nos fichiers d’adresses postales, régulièrement mis à jour, vous permet de vous faire connaître rapidement de vos cibles au meilleur coût. »
    Mais La Poste ne vend pas simplement une adresse afin d’« optimiser votre budget communication », elle croise ses données avec « des sources fiables, répondant à une charte rigoureuse : Insee, Direction générale des finances publiques, LSA, référentiels La Poste, études terrain et base Médiapost », pour proposer des « données enrichies de critères géographiques, socio-démographiques et comportementaux (âge, pouvoir d’achat, composition du foyer, caractéristiques de l’habitat, habitudes de consommation, loisirs, taux d’équipement…) ».
     La Poste peut ainsi satisfaire un « client » qui voudrait acquérir les coordonnées de – par exemple – femmes d’un quartier aisé âgées de 30 à 50 ans qui font des achats en ligne et possèdent une voiture.
    Depuis son passage en société anonyme en 2010, La Poste s’est « diversifiée ». 
    C’est désormais une multitude de métiers et 350 filiales dans le monde entier : des banques, des assurances, un opérateur de téléphonie et des dizaines d’entreprises qu’on n’imagine pas liées à La Poste comme Asten Santésociété.com ou Kiss Kiss Bank Bank
    Chaque entreprise produit des milliards de données sur la vie et le comportement de ses utilisateurs, pas juste leur adresse et un mail. 
    La puissante Direction du numérique de La Poste déclare « rassembler ces données au sein d’un Data Lake (puits de données) » et par cet anglicisme esquive la réalité brutale : La Poste nourrit un méga-fichier sur presque toute la population.
    En cherchant un peu, on peut découvrir des offres d’embauche étonnantes. 
    La Poste recherche par exemple un chef de projet données client. 
    Son rôle : travailler sur « le Programme prioritaire commun Connaissance clients, qui a pour mission de constituer une base de données centralisant les données des clients du groupe La Poste (hors données bancaires) et à terme potentiellement de tous les Français »
    Une base de données géante sur tous les Français pour faire comme les Américains de Google et Facebook : transformer vos vies en données pour les revendre.
    Une horreur. Made in France.
    source

  • Grand débat : comment le gouvernement cache son immense échec

    Grand débat : comment le gouvernement cache son immense échec

    Non seulement ils ont proposé de prendre en charge le dîner, l’hôtel, le transport mais ils ont été incapables de remplir les salles. Et le tout avec l’argent des contribuables !

  • L’assourdissant silence autour de la recrudescence d’actes anti-chrétiens

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    En février dernier, Christophe Castaner s’indignait de l’augmentation des actes antisémites : « C’est la République qui est attaquée » clamait-il. A l’occasion de l’acte 18 des Gilets jaunes, de nombreux kiosques à journaux sont incendiés sur les Champs-Elysées ; il n’hésite pas à qualifier les pyromanes de « criminels ».

    Lundi, c’est l’église Saint-Sulpice qui est incendiée. Le départ de feu est d’origine humaine et délibéré. Pas un mot.

    L’Eglise de France brûle-t-elle ?

    On minimise. « Il s’agit maintenant de déterminer si l’auteur de cet incident est ou non une personne qui a toute sa tête ou s’il s’agit d’un déséquilibré » indique une source proche du dossier. La fameuse thèse….! Le gouvernement fait état d’un phénomène stable. Pourtant, entre 2015 et 2018, on compte une hausse de 103% des dégradations. Et sur le plus long terme, entre 2008 et 2016 la hausse est de 245%.

    Les chrétiens se feront-ils entendre un jour ?

    On sait que 80% des dégradations de lieux de cultes concernent des églises. Rien qu’en janvier 2019, pas moins de 66 actes anti-chrétiens ont été recensés et dénoncés en France. En s’attaquant aux églises, aux tabernacles, les vandales touchent au cœur de la foi chrétienne. Il s’agit de profanations.

    Deux parlementaires ont interpellé hier le président de l’Assemblée nationale sur le phénomène, demandant à ce qu’il mandate une mission d’information sur le sujet.
    Cependant, pour que la courbe s’inverse, il faudra bien que les premiers concernés, les chrétiens, mouillent la chemise.

    Les initiatives individuelles, de laïcs et de curés se multiplient, mais la hiérarchie ecclésiastique, par aveuglement ou lâcheté, refuse d’ouvrir les yeux à la réalité. N’est-il pas choquant d’apprendre que la dénonciation à la police de tels actes n’est systématique dans l’Eglise en France seulement depuis deux ans ? Monseigneur Dumas, porte-parole de la conférence des évêques de France refuser de parler de « cathophobie », là où Monseigneur Dubost en 2010 prévenait que « s’il faut hurler nous hurlerons ». A quand une ligne de conduite de conviction chez les chrétiens ?

    https://fr.novopress.info/

  • Débat sur BFM TV : Le Pen et Mélenchon sortent du chapeau !

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    Avec le débat organisé par BFM TV ce 20 mars, « La crise et après ? », animé par Ruth Elkrief, l’évidence s’impose. Il n’est pas facile de faire évoluer sur le même terrain de football des joueurs issus de divisions différentes. D’un côté, en bas du classement, Stanislas Guerini (LREM), Olivier Faure (PS) et Laurent Wauquiez (LR), parlent comme s’ils animaient un séminaire d’entreprise. De l’autre, François Bayrou (MoDem), manifestement venu pour guigner la place d’Édouard Philippe à Matignon, Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN), sont déjà plus à leur affaire.

    Ainsi, le premier trio évoque cruellement l’un de ces sketchs des Inconnus, lorsqu’ils parodiaient naguère les mœurs politiques. Du coup, Laurent Wauquiez somme Stanislas Guerini de lui confirmer si le gouvernement prendra telle ou telle décision, oubliant (au passage) que Guerini, simple député et délégué général de son parti, ne siège pas au gouvernement en question. Quant à Olivier Faure, un peu absent, on sent bien qu’il ne digère toujours pas d’avoir été évincé à la tête de la liste du PS aux prochaines élections européennes.

    Une chance pour le téléspectateur, il y a Mélenchon et Le Pen, les seuls à faire de la politique, finalement. Le premier est en proie à une double marotte : étatisme à tous crins et transition écologique. Mieux, ou pis, il conteste tout ce que représente cette Cinquième République en forme de monarchie présidentielle. La seconde creuse son sillon national-républicain. On notera que, sous l’œil amusé et parfois complice de François Bayrou, le duo formé avec Jean-Luc Mélenchon fonctionne à merveille. Ce n’est pas qu’un simple positionnement médiatique. Il y a aussi du fond, même si le patron de La France insoumise n’en finit plus de se dépêtrer des problèmes internes à son mouvement – sur la question migratoire, principalement.

    Il n’empêche que, ce soir, les deux ne cessent de se renvoyer la balle. L’un parle de la France comme de sa « patrie », façon Paul Déroulède, tandis que l’autre lui en remontre en matière de justice sociale.

    Pendant les deux premiers tiers de l’émission, ça ronronne un peu. Jusqu’au moment où Laurent Wauquiez – qui d’autre que lui ? – commet la gaffe qui tue. À l’en croire, il faudrait interdire certaines manifestations et envoyer l’armée dans la rue. Et c’est là que Marine Le Pen, avec l’appui de Jean-Luc Mélenchon, tente la percée, fait la différence.

    Lui : « Policier est un métier. Militaire en est un autre. » Elle : « Quand l’armée est dans la rue, c’est contre un ennemi. » Les terroristes, en l’occurrence. « Mais le peuple français est-il un ennemi ? On ne met pas l’armée contre le peuple français. » François Bayrou est déstabilisé. Laurent Wauquiez regarde ses chaussures. Olivier Faure ne sait pas trop de quoi il est question. Et Stanislas Guerini pourrait vendre sa mère – et même la livrer gratis – si cela pouvait le téléporter ailleurs.

    Quant aux voyous d’extrême gauche en marge des manifestations des gilets jaunes, Marine Le Pen enfonce le clou. Oui, elle a refusé de voter la loi anti-casseurs parce qu’elle contrevenait aux libertés publiques. Oui, si ces mêmes casseurs, tous plus fichés les uns que les autres, peuvent agir en parfaite impunité, c’est que le gouvernement les laisse plus ou moins faire. Jean-Luc Mélenchon approuve, même pas discrètement. Échange de bons procédés, elle ne le contredit pas sur son tout nouveau tropisme écologique, en prônant une économie tournée vers le localisme, sachant que les transports, par avions ou supertankers, demeurent les pires pollueurs. Mais pour cela, encore faudrait-il tourner le dos à la mondialisation. Son meilleur ennemi laisse dire.

    Nicolas Gauthier

    http://www.bvoltaire.fr/debat-sur-bfmtv-le-pen-et-melenchon-sortent-du-chapeau/

  • Gilets Jaunes : de l’essoufflement à la prise de conscience ?

    Gilets Jaunes : de l’essoufflement à la prise de conscience ?

    Réflexion de Franck Abed :

    Personne n’aurait pensé en octobre 2018 que les Gilets Jaunes continueraient leurs manifestations en mars 2019. Comme nous l’avons déjà écrit, la détresse de ces derniers et leur grande motivation ne doivent jamais nous faire oublier le sérieux dramatique et désillusionné du constat politique. Il était naïf de croire que les Gilets Jaunes pourraient changer le rapport de force entre les dominants et les dominés. En réponse, Macron leur a accordé le « Grand Débat National », qualifié par Mélenchon de « grand bavardage macronien ». Le GDN a montré les deux faces de la comédie républicaine : « la dictature, c’est ‘ta gueule’ ; la démocratie, c’est ‘cause toujours’ ». Pour être clair, nous n’obtenons jamais le droit à la parole, et si les responsables politiques, pour calmer l’ire populaire, semblent l’accorder, ils s’en moquent en réalité éperdument.

    D’une manière générale, nous constatons que ni les revendications des Gilets Jaunes, ni bien sûr les thèmes imposés par l’exécutif pour le GDN, n’abordent les vrais sujets : Dieu, la France, la légitimité politique, les questions institutionnelles, la morale et les mœurs – en particulier les attaques continuelles contre la famille – la souveraineté de notre pays, l’immigration légale et clandestine, la crise identitaire, la propriété privée face à la confiscation d’état, etc. Est-ce là l’explication principale de l’insuccès de cette « révolte citoyenne » et du GDN ? Nous le pensons fortement. Posons le sujet clairement et reprenons les trois tamis du grand Socrate : vérité, bonté, utilité. Les sujets évoqués esquivent la vérité : pour beaucoup, ils expriment un ressenti personnel ou sentimental. La bonté est quant à elle mise à mal par des violences que le pouvoir sait sinon susciter, du moins laisser faire, et instrumentaliser pour manipuler l’opinion. Quant à l’utilité… : à quoi cela sert-il de contester un système si, en définitive, les « contestataires » ne le remettent pas en cause dans ses fondements ?

    Alors que notre pays traverse une crise religieuse, (géo)politique, sociale, philosophique et morale sans précédent, les préoccupations de beaucoup de Français se concentrent sur les taxes, les vacances estivales, la météo pour pouvoir déjeuner dehors, l’élimination des clubs français de football des compétitions européennes, leur future coupe de cheveux ou le prochain tatouage maori sur l’épaule… Toute proportion gardée, nous vivons la chute de Rome. Nous sommes très peu à nous en rendre compte. A quand une prise de conscience massive ?

    Rappelons tout de même que les Gilets Jaunes n’ont, selon leurs propres chiffres, jamais réuni plus de 300 000 manifestants dans la rue (1). Alors oui, chacun sait que pour le comptage il existe souvent un décalage entre les données fournies par les organisateurs et le gouvernement. C’est encore le cas dans notre affaire. Néanmoins, nous remarquons que la tendance relevée par les Gilets Jaunes et le Ministère de l’Intérieur montre clairement une baisse de la mobilisation depuis l’Acte IX du 12 décembre 2019 : l’écart porte sur le niveau de mobilisation, non sur l’évolution de fond. Tout indique clairement une courbe descendante, et il n’y a rien d’étonnant à cela… Nous l’avons répété maintes fois depuis des mois : les Gilets Jaunes ne perçoivent pas l’enjeu civilisationnel de notre époque.

    Sisyphe fut condamné par les dieux – pour les avoir défiés – à essayer éternellement de faire rouler jusqu’en haut d’une colline du Tartare un rocher, qui, avant d’atteindre le sommet, redégringolait chaque fois tout en bas. Il y a un peu de cela chez les Gilets Jaunes. En effet, ils continuent leurs actions pour… les continuer. Le sens de leur combat semble s’être évaporé au fil du temps, car il s’est heurté à la fois au mutisme du gouvernement et à l’indifférence de la majorité des Français. Finalement, la dynamique n’a jamais penché en leur faveur. La première journée de mobilisation fut la plus forte et ensuite celle-ci s’est distendue, puis étiolée. Nous sommes loin de l’effet boule de neige. Pour ne pas se déjuger et perdre la face, ils appellent encore à défiler dans la rue les samedis. Mais c’est fini : les Gilets Jaunes ne renverseront pas le régime macronien. Ce dernier ne prendra pas réellement en considération la majorité des revendications. Ne serait-il pas enfin venu le temps d’une réelle prise de conscience politique ?

    Effectivement, depuis leur lancement, les Gilets Jaunes se sont trompés dans leurs idées et dans l’expression de celles-ci. Un seul exemple pour illustrer notre propos : au lieu de bloquer les Français aux péages ou aux ronds-points, il aurait fallu tenter de bloquer les institutions : l’Elysée, Matignon, le Sénat et l’Assemblée ? ou tout simplement les Impôts, Mairies, Préfectures. Nous sommes, nous Français, épris de liberté. France vient du peuple Franc qui signifie « homme libre ». Entraver notre liberté fut une véritable erreur tactique qui découle d’une très mauvaise analyse politique. Certains l’oublient d’ailleurs trop souvent, mais en République il faut demander le droit de manifester… En 1789 ou en 1917, je ne suis pas certain que les révolutionnaires aient supplié Louis XVI ou Nicolas II pour se réunir sur la place publique et mener leurs exactions. Autres époques, autres mœurs !

    Selon les chiffres de l’AFP, 400 à 500 000 personnes auraient participé à la grande farce de la consultation démocratique. Ajoutons à ce chiffre les Gilets Jaunes, et nous arrivons en tout et pour tout à moins d’un million de personnes qui ont concouru à ces deux exercices ‘démocratiques’, dans un pays où nous sommes 67 millions. L’exécutif déploie même toute son énergie pour trouver des participants en vue de clôturer les travaux du GDN. Cela en dit long sur le succès de cette entreprise… Quand est-ce qu’ils comprendront tous que la démocratie ne correspond pas à l’expression du génie de notre peuple ?

    Tocqueville ne figure pas dans notre panthéon intellectuel, mais nous reconnaissons qu’il a développées certaines analyses remarquables. Les institutions et les pratiques démocratiques, écrivait-il, « réveillent et flattent la passion de l’égalité sans jamais la satisfaire pleinement ». Les Gilets Jaunes et le « Grand Débat » illustrent parfaitement ce constat. A bien y regarder, le « grand bavardage » ressemble étrangement au RIC (2) réclamé par… les Gilets Jaunes. Les participants aux deux événements, souvent les mêmes d’ailleurs, oscillent entre l’espoir vain d’être entendus et la crainte réelle d’être trompés. Voilà la réalité démocratique que nous ne cesserons jamais de dénoncer. Elle s’érige d’elle-même en véritable imposture. Vouloir rester dans ce cadre institutionnel indique clairement qu’on ne mesure pas la nocivité d’un tel système. Et dire que des partis dits de droite, de droite dure, et de droite extrême soutiennent le RIC et la démocratie populaire. Pas étonnant qu’ils échouent depuis des années à conquérir le pouvoir ! (3)

    Macron a beaucoup de défauts, les plus importants étant ses idées politiques, mais ne faisons pas l’erreur de le considérer comme un stupide. Les Gilets Jaunes veulent le RIC. Il leur accorde un hochet auquel personne ou presque ne participe. Cependant, le Président pourra toujours expliquer qu’il a entendu les aspirations profondes des Gilets Jaunes en ayant organisé le GDN. Entendre n’est pas écouter ! Il faudrait être un véritable idiot ou une personne très cynique pour considérer que les inquiétudes, les révoltes, les crises dans lesquelles nous sommes plongés depuis des lustres, seront réglées par des logorrhées verbales sentencieuses…

    Dans un système sain, comprendre une monarchie catholique de droit divin, l’opinion publique (abreuvée par les mass médias), les sondages (réels ou truqués), les organisations financières nationales ou transnationales ne gouvernent ni n’exercent une pression négative sur l’Etat. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Roi ne tire pas sa légitimité du peuple, de l’élection, ni de l’onction cathodique. Le pouvoir royal est absolu. Ce mot tire son origine du latin « ab-solutus », sans lien. Il faut comprendre cela comme être indépendant vis-à-vis des puissances terrestres, ce qui ne signifie pas sans entraves ni sans limite aucune. De plus, le Roi a pour lui la dimension du temps et l’expérience des siècles. Etant donné que sa place ne se joue pas à la compétition du tous contre tous, il dispose des marges de manœuvre nécessaires pour travailler, non pas à l’intérêt général, mais au bien commun. Louis XIII le Juste avait écrit : « La France a bien fait voir qu’étant unie elle est invincible, et que de son union dépend sa grandeur, comme sa ruine de sa division. » Ne l’oublions jamais, et commençons par être tous unis derrière la bannière fleurdelisée…

    Franck ABED

    (1) Le Nombre Jaune sur Facebook

    (2) Référendum d’Initiative Citoyenne

    (3) Lire « Panorama critique de la droite nationale » de l’auteur

    https://www.lesalonbeige.fr/gilets-jaunes-de-lessoufflement-a-la-prise-de-conscience/

  • Erdogan déclare la guerre à l’Occident – Journal du jeudi 21 mars 2019

     

    Erdogan déclare la guerre à l’Occident

    En pleine campagne électorale, Recep Tayyip Erdogan utilise l’attaque terroriste de Nouvelle-Zélande contre deux mosquées pour fédérer ses partisans. Le président turc est allé jusqu’à menacer de mort les Australiens hostiles à l’Islam, le tout dans l’indifférence occidentale.

    Orban au ban du PPE

    C’était un peu une fatalité. Quelques mois après le rapport-plaidoyer contre Viktor Orban rédigé par l’eurodéputé néerlandaise Judith Sargentini, c’est désormais le propre groupe du dirigeant hongrois qui a décidé de suspendre son parti, le Fidesz de ses droits. Une suite logique à une union devenue de plus en plus contre nature.

    Débat “Sortir de la crise” : beaucoup de bruit pour rien

    Mercredi, les chefs des 6 principaux partis politiques étaient réunis pour débattre des solutions pour sortir de la crise sociale des Gilets Jaunes. La majorité incarnée par Stanislas Guerini et François Bayrou a une nouvelle fois montré son incompétence.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/erdogan-declare-la-guerre-a-loccident-journal-du-jeudi-21-mars-2019

  • Alain de Benoist : Contre le libéralisme. Contre l'esprit bourgeois...

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    Robert Spieler

    Article paru dans Rivarol de cette semaine

    Alain de Benoist vient de publier aux éditions du Rocher un livre magistral, "Contre le libéralisme", qui fera date, une formidable somme où il démontre que le libéralisme, voilà l’ennemi. Mais il convient tout d’abord d’éviter d’être piégé par les mots. Si par « libéral », dit-il, on entend esprit ouvert, tolérant, hostile à la bureaucratie et à l’assistanat comme à l’étatisme centralisateur, on peut, sans trop de peine, reprendre le terme à son compte. Mais il ne s’agit pas de cela. La société libérale qu’évoque l’auteur est une société où dominent la primauté de l’individu, l’idéologie du progrès, l’idéologie des droits de l’homme, l’obsession de la croissance, la place disproportionnées de la valeur marchande, l’assujettissement de l’imaginaire symbolique à l’axiomatique de l’intérêt, etc… Le libéralisme est en fait une doctrine philosophique, économique et politique, dont le corrélat naturel est le capitalisme. Le libéralisme, qui a acquis une portée mondiale depuis la « globalisation », dit Alain de Benoist, est le principal héritier de la philosophie des Lumières, qui affirme la suprématie de la raison. Il est à l’origine de la mondialisation, qui n’est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Et, bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l’idéologie de la classe dominante. De Benoist cogne fort et juste. Cette phrase extraite de son livre résume tout : « La culture du narcissisme, la dérégulation économique, la religion des droits de l’homme, l’effondrement du collectif, la théorie du genre, l’apologie des hybrides de toute nature, l’émergence de ‘l’art contemporain’, la télé-réalité, l’utilitarisme, la logique du marché, le primat du droit sur le devoir, le ‘libre-choix’ subjectif érigé en règle générale, le goût de la pacotille, le règne du jetable et de l’éphémère programmé, tout cela fait partie d’un système contemporain où, sous l’influence du libéralisme, l’individu et devenu le centre de tout et a été érigé en critère d’évaluation universel ».

    La modernité, fille du libéralisme

    La modernité, qui est la fille du libéralisme, a inventé des formes d’aliénation nouvelles : exploitation du travail vivant, transformation du sujet en objet, solitude de masse, effondrement de la vie intérieure, inauthenticité de l’existence, conditionnement publicitaire, tyrannie de la mode, judiciarisation généralisée, mensonges médiatiques, règne du politiquement correct. L’homme, indépendant de ses semblables, cherche en permanence à maximiser son meilleur intérêt et adopte le comportement du négociant au marché. Pour le libéralisme, l’homme est avant tout porteur de droits. Des droits, au demeurant, parfaitement formels. Le droit au travail n’a jamais donné un emploi ! Dans ce monde, l’affirmation d’appartenance à une communauté passe évidemment pour pathologique et la plus petite communauté, la famille, se doit d’être délégitimée. Le libéralisme considère que l’individu est propriétaire de lui-même et se résume par : j’ai le droit de faire de moi-même tout ce qu’il me plait de faire (me droguer, vendre mes organes, louer mon utérus, pratiquer le cannibalisme, dès lors qu’il s’agit d’adultes consentants, travailler le dimanche, déshériter totalement mes enfants. Je n’ai aucune règle collective à respecter et bien sûr, aucun pouvoir public ne peut m’ordonner de sacrifier ma vie pour quelle que cause que ce soit. Le libéralisme, dit de Benoist, n’est en fait pas la conception de la liberté, mais l’idéologie qui met la liberté au service du seul individu pour qui ni le bien de la collectivité, ni la patrie, ni aucune valeur ne pourraient justifier que l’on restreigne la liberté.

    Ni patrie, ni frontières

    Un Etat libéral exclut par définition toute idée de sacrifice et de dévouement à sa communauté. Son mot d’ordre est : Ni patrie, ni frontière. Pour lui, il est absurde de sacrifier sa vie pour l’abstraction qu’est la patrie. Quant à l’immigration, elle est abordée par les libéraux dans une optique purement économique, permettant de compenser les conséquences d’une effroyable dénatalité européenne et d’exercer une pression à la baisse des salaires. Leur monde est sommé de devenir rentable et source de profit. Comme le note très justement l’auteur, le capitalisme est un système reposant sur la démesure, que les Anciens nommaient ‘Hybris‘ : « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ». La gauche s’est évidemment ralliée à la logique du marché, exigeant que les racines du peuple soient éradiquées, que les frontières soient abolies, et le passé relégué dans l’oubli, progrès oblige. Priorité à la dénonciation des ‘inégalités’ liées au sexisme, au racisme, au fanatisme religieux. Et puis, voici les ‘people’ qui remplacent le peuple, en même temps que le capitalisme et le libéralisme endossent un programme culturel dégénéré au plus haut degré. Alain de Benoist évoque excellemment « la grande osmose idéologique de la droite financière qui a trahi la nation et de la gauche ‘permissive’ qui a trahi le peuple ». A droite, la défense du libéralisme a surtout été le fait des milieux dits conservateurs-libéraux (des oxymores, dit l’auteur). Mais comment peuvent-ils se réclamer du libéralisme et prétendre réguler l’immigration tout en adhérant à l’ordre économique libéral qui repose, dit l’auteur, « sur un idéal de mobilité, de flexibilité, d’ouverture des frontières et de nomadisme généralisé ? » Ils n’ont pas compris que les valeurs traditionnelles sont systématiquement annihilées par le développement continuel de l’économie de marché. Conclusion d’Alain de Benoist : celui qui, dans nos rangs, lutte « pour la famille », mais prône avec enthousiasme l’"ultra-libéralisme" est parfaitement inconséquent. »

    L’Eglise contre le libéralisme, paragon de l'égoïsme et de la cupidité

    L’Eglise, quant à elle, dit l’auteur, a eu le mérite de toujours rester fidèle à la définition aristotélicienne de l’homme, reprise par Thomas d’Aquin, comme un être naturellement politique et social. Elle a toujours condamné l’égoïsme, la recherche du profit à tout prix, même si elle n’en a pas toujours donné l’exemple, et a condamné le système du crédit. Depuis deux siècles, la doctrine sociale de l’Eglise a stigmatisé les méfaits de la concurrence sauvage , les défauts du libre-échangisme et réaffirmé le primat du bien commun. Mais qu’en est-il de la politique française ? Il y a, dit Alain de Benoist, « d’un côté, les tenants d’une « France ouverte au monde », la main sur le portefeuille quand ils chantent l’hymne national, de l’autre un peuple désireux de perpétuer son patrimoine immatériel, de conserver sa sociabilité propre et de rester souverain ». Alain de Benoist note que le libéralisme veille à faire disparaitre tous les obstacles qui s'opposent à l'expansion du marché, et à détruire de façon méthodique tout système philosophique ou religieux qui condamne l'égoïsme et la cupidité. Quelle alternative au libéralisme ? L'auteur relève que, de même qu'on peut s'opposer au despotisme sans adhérer à l'idéologie des droits de l'homme, l'alternative au libéralisme ne réside pas dans le retour à l'Ancien Régime. Mieux vaut chercher à recréer du commun à partir de la base et oeuvrer à la renaissance de la figure du citoyen, fondée sur la participation active. Tout au long de l'histoire européenne, les grandes révoltes populaires ont pris la forme de "communes" visant à l'autogouvernement local, à commencer par la grande Commune de 1871. Il est assez stupéfiant de constater combien ce livre, écrit avant l'émergence des Gilets jaunes, entre en résonance avec ce mouvement et offre des grilles d'analyse affutées. Alain de Benoist conclut son introduction par cette phrase : "Restaurer le commun et le bien commun est le programme qui s'offre aujourd'hui à tous les antilibéraux".

    Contre l'esprit bourgeois

    Alain de Benoist note que le bourgeois, brocardé, dénoncé, tourné en dérision pendant des siècles, ne semble aujourd'hui plus remis en question. La bourgeoisie semble plutôt correspondre à une 'mentalité' qui a tout envahi. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le bourgeois avait inventé l'idée qu'on est sur terre pour être 'heureux', le bonheur étant conçu avant tout comme un bien-être matériel. A partir de 1750, la classe bourgeoise, riche, puissante, acquise aux idées des Lumières, n'a plus besoin du roi, qui fait désormais obstacle à ses projets. Tous les protagonistes essentiels de la Révolution sont des bourgeois qui, non contents de satisfaire leurs intérêts, ont aussi la prétention de défendre les fumeux 'droits de l'homme'. Alan de Benoist cite Mounier : "En réduisant l'homme à une individualité abstraite, sans vocation, sans responsabilité, sans résistance, l'individualisme bourgeois est le fourrier responsable du règne de l'argent, c'est à dire de la société anonyme des forces impersonnelles". Mais il fallait que la bourgeoisie se débarrassât du peuple. Pour ce faire, elle inventa la notion politique de "nation", entité abstraite permettant de confisquer au peuple une souveraineté qu'on lui avait pourtant solennellement attribuée. L'avenir, dira Guizot, le ministre de Louis-Philippe, appartenait à la "boutique" et il ajoutait avec un effrayant cynisme : "Les peuples ne se gouvernent bien que quand ils ont faim". C'est l'époque de ce "christianisme bourgeois"contre lequel se déchaîneront Bloy, Péguy et Bernanos, Proud'hon accusant l'Eglise de s'être "placée comme bonniche au service de la bourgeoisie la plus crasseusement conservatrice". Flaubert, quant à lui, professe que la seule façon d'être un bon bourgeois est de cesser d'en être un, et lance sa célèbre apostrophe : "J'appelle bourgeois tout ce qui pense bassement". Il faut lire, page 161 du livre, l'extraordinaire et violente apostrophe de Huysmans qui s'en prend à "leur jactance caduque", leur "ostentation frivole", leur "manque de savoir-vivre", une bourgeoisie "autoritaire et sournoise, basse et couarde", qui"mitraillait sans pitié son éternelle et nécessaire dupe, la populace, qu'elle avait elle-même démuselée et apostée pour sauter à la gorge des vielles castes. Une fois sa besogne terminée, la plèbe avait été, par mesure d'hygiène, saignée à blanc. Le bourgeois, rassuré, trônait, jovial, de par la force de son argent et la contagion de sa sottise". Et Huysmans d'ajouter : "Le résultat de son avènement avait été l'écrasement de toute intelligence, la négation de toute probité, la mort de tout art. C'était le grand bagne de l'Amérique transporté sur notre continent; c'était enfin l'immense, la profonde, l'incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant tel qu'un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d'impurs cantiques devant le tabernacle impie des banques !" Bien d'autres écrivains exprimeront leur mépris de la bourgeoisie et de l'esprit bourgeois. Charles Péguy dira que le monde moderne souffre avant tout "du sabotage bourgeois et capitaliste", ajoutant : "On ne saurait trop le redire. Tout le mal est venu de la bourgeoisie. C'est la bourgeoisie capitaliste qui a infecté le peuple. Et elle l'a précisément infecté d'esprit bourgeois et capitaliste". Le philosophe et sociologue allemand Max Scheler écrit quant à lui : "Le bourgeois ne se pose jamais la question de savoir si les choses ontune valeur en elle-même ; il se borne à se demander : "Est-ce que c'est bon pour moi ?" Et André Gide note si justement : "Peu m'importent les classes sociales, il peut y avoir des bourgeois aussi bien parmi les nobles que parmi les ouvriers et les pauvres. Je reconnais le bourgeois non à son costume et à son niveau social, mais au niveau de ses pensées. Le bourgeois a la haine du gratuit, du désintéressé. Il hait tout ce qu'il ne peut s'élever à comprendre". Georges Sorel l'avait dit : "Le sublime est mort dans la bourgeoisie". On connait le proverbe cité par l'auteur : "Un idiot pauvre est un idiot; un idiot riche est un riche"... Dans des pages lumineuses et jubilatoires, Alain de Benoist fait un sort à l'esprit bourgeois qui "n'aime guère le scandale, ni le risque, lorsqu'on ne peut le calculer", le bourgeois "répugnant aux solutions de force, à l'autorité, à la décision. Il pense que tout peut s'arranger par le compromis, la discussion, la publicité des débats, le 'dialogue' assorti d'appels à la raison". Relisons avec l'auteur, encore et encore, Péguy qui notait : "L'esprit bourgeois descend par nappes progressives dans le monde ouvrier, et tue le peuple, le vieux peuple organique, pour lui substituer cette masse amorphe, brutale, médiocre, oublieuse de sa race et de ses vertus privées : la foule qui hait". La bourgeoisie n'aime ni l'enthousiasme ni la foi. Elle n'aime pas l'infini qui excède les choses matérielles et Bernanos dira : "La seule force de cet ambitieux minuscule est de n'admirer rien". Mais, attention, le bourgeois a sa morale, certes, comme l'a vu Emmanuel Mounier, que dans une perspective instrumentale. La morale du bourgeois ne tarde pas à devenir un auxiliaire de la gendarmerie. Elle permet de maintenir l'ordre et d'éliminer les dissidents, qui ne respectent pas la règle du jeu social. Le bourgeois a évidemment horreur des racistes, des antisémites, des homophobes, des révisionnistes et des sexistes. Il défend par contre de grandes causes, telles l'environnement. Sa dernière lubie : Les enfants constituant un obstacle à la liberté matérielle et à la promotion sociale, et surtout causes, de par leur potentiel de pollueurs tout au long de leur vie au réchauffement climatique, il convient de réduire drastiquement les naissances de ces importuns. Enfants égale pollueurs. La bêtise bourgeoise est décidément sans limites.

    En conclusion, Alain de Benoist note que "l'histoire des huit ou dix derniers siècles écoulés montre comment la bourgeoisie, qui n'était rien au départ, a fini par devenir tout. On pourrait la définir comme la classe qui a séparé le peuple et l'aristocratie, qui les a dressés l'un contre l'autre". Peut-être, dit l'auteur, "faudrait-il restaurer l'aristocratie et le peuple en même temps". Et j'ajouterai : renvoyer l'affreux esprit bourgeois aux oubliettes de l'Histoire. Ce livre absolument essentiel est remarquable.

    "Contre le libéralisme" d'Alain de Benoist, 345 pages, 19,90 euros, Editions du Rocher

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/20/alain-de-benoist-contre-le-liberalisme-contre-l-esprit-bourg-6137490.html

  • Moins d’impôts, moins de taxes : les revendications originelles des Gilets Jaunes.

  • Le refrain de la "réponse sociale"

    6a00d8341c715453ef0240a471ebdf200d-320wi.jpgL'insubmersible Ian Brossat, pilier communiste de la majorité municipale parisienne, intervenait ce 19 mars sur RTL. Le jeune apparatchik était interrogé au micro d'Élizabeth Martichoux. Celle-ci lui rappelait l'étroitesse durable de son score prévisionnel en vue des élections européennes de mai. Les sondages accordent à la liste qu'il conduira, sous la bannière du PCF, environ 2 % des voix.

    Cette prévision décourageante lui était assénée par une interlocutrice usant d'une certaine lourdeur rhétorique, coutumière à cette radioteuse. Concédons-lui, à vrai dire, qu'elle s'adresse chaque matin, semble-t-il efficacement, à plus de 700 000 auditeurs[1], dont quelques crétins nécessitant qu'on écrive en gros caractères.

    Quant à son invité, une autre constante ne manquait pas de réjouir les habitués du discours des responsables communistes : leurs doctrines et leurs vieux trucs ne changent jamais.

    Un mot d'ordre familier se dégageait, en effet, de son propos : la nécessité, l'urgence, l'impératif, d'une réponse sociale.

    Auparavant, le camarade Brossat nous avait servi un argument, comique mais inusable, tel un geste de vieux clown : 1/3 des candidats de sa liste, assure-t-il, n'appartiennent pas au parti.

    Une telle évaluation, officielle, quasi statutaire, a longtemps servi à la CGT à hauteur de 1/2. La moitié des responsables cégétistes étaient étiquetés non-communistes. Ceci a duré longtemps, à partir de 1943, jusqu'au jour où la centrale stalinienne n'a plus disposé d'un nombre suffisant de faux chrétiens vraiment de gauche, de membres cryptocommunistes du grand orient, de soi-disant résistants de septembre 1944, de patriotes autoproclamés en 1941, de prétendus progressistes et autres dociles compagnons de route pour peupler ses comités et instances dirigeantes. Elle s'est vue alors obligée de baisser ses prétentions, pour arriver, autour de l'ère Krasucki, à ce 1/3.

    Or cette vieille nuisance exerce toujours une sorte d'antériorité et de primature idéologique, sur toute la gauche française, et même au-delà, sur l'université, sur les comités de rédaction, sur le sciences-po dénaturé par Richie[2] Descoings, et sur tous les ateliers du prêt à penser de la technocratie parisienne.

    Les mots d'ordre que diffuse le PCF n'entraînent presque plus personne de manière directe.

    En revanche ils explicitent ce que les autres formations, les autres revues, les autres tendances, toutes issues, elles aussi, de la nébuleuse marxiste, développent de manière biaisée, diffuse et alambiquée. Et, en cela, la disparition de L'Humanité, si un jour les tribunaux de commerce consentent à en finir, avec ce qui reste de cette officine subventionnaire, priverait l'observateur d'une grille de lecture simple.

    L'intervention de Brossat sur RTL rend le même service. Elle livre, brutes de décoffrage, deux clefs des ritournelles que l'on va entendre, plus subtiles, de la part de la gauche la plus intelligente du monde, mais aussi hélas, des pseudo-centristes, et autres perroquets politiquement corrects.

    D'une part : opposition à toute forme de répression. Brossat décline "pour sa part" toute responsabilité dans la violence des autres. Mais il s'oppose à ce qu'il appelle la répression. Pas question d'appliquer le Code pénal. Ce petit livre rouge dispose pourtant en son article 322-6 : "La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une substance explosive, d'un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes, est punie de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende." N'évoquons même pas l'apologie du crime. Elle semble bénéficier de la liberté d'expression.

    Selon les jours, alternativement, le pouvoir se réclame plus ou moins de la fermeté. Les fonctions exécutives ou judiciaires dans un État de droit devraient obéir aux règles fixées par l'ordre législatif. Mais la ministre Belloubet, quoique juriste, ne paraît guère vouloir s'investir dans de telles rigueurs. C'est manifestement à contrecœur que, garde des Sceaux, elle voit son administration traiter, avec retard les milliers de dossiers d'activistes d'extrême gauche, de pillards opportunistes et autres provocateurs, lesquels ont pollué, avec le concours de la pensée unique étatiste de gauche, un mouvement se présentant au départ comme un légitime sursaut contre le fiscalisme.

    D'autre part : plutôt que de réprimer, on se propose de trouver des excuses. Le criminel, le délinquant, ne doit jamais, dans cette philosophie misérabiliste, être tenu pour responsable. La faute incombe toujours à la société. Et pour la réparer quoi de plus naturel que de faire payer les contribuables, les honnêtes gens, pardon : les salauds de bourgeois.

    On appelle cela : donner plus de moyens[3], en particulier à cette école étatique monopoliste aux résultats éducatifs si brillants.

    Foin de la loi, par conséquent, vive la réponse sociale : on en sort difficilement de ce discours d'origine marxiste.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Rappelons à cet égard les chiffrages de l'audimat : RTL obtenait 11,2 % de part d'audience sur janvier/mars 2014, selon Médiamétrie. La radio reste également numéro 1 en durée d'écoute, avec 2 h 26 chaque jour et numéro 1 à chaque instant avec 762 000 auditeurs en moyenne par quart d'heure. La station est la seule au-dessus de 10 points. Viennent ensuite France Inter et Europe 1, avec respectivement 8,9 % et 8,1 % . La première "musicale", NRJ, venaint en 4e position, avec 7,7 % sur la période. Elle est suivie par RMC avec 6,8 % et France Bleu 6,7 %.
    [2] cf. Le livre indispensable de Raphaëlle Bacquet "Richie" (ed. Grasset)
    [3] Dans ce registre j'avoue avoir souri en lisant les caricatures de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD, "Il n'y a pas de fatalité. Une année au lycée"

    https://www.insolent.fr/

  • Zemmour et Belattar : pavane pour une France défunte

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    Vendu à grand renfort d’affiches et de publicité, le débat entre Éric Zemmour et Yassine Belattar n’aura pas tenu ses promesses. Oh, bien sûr, chacun a endossé son costume : Zemmour (Berbère assimilé, juif, de droite, bourgeois, cultivé), celui d’épouvantail des banlieues ; Belattar (Berbère parvenu, musulman, macroniste, nouveau riche, outrancier et vulgaire), celui de repoussoir des beaux quartiers. Chacun a préparé ses punchlines à destination de son propre public : Zemmour sur l’Algérie qui « mangeait des nèfles » avant la colonisation et sur les « Français de branche », qui sont venus après les « Français de souche » ; Belattar sur le physique « arabe » de son contradicteur, sur les idées grand-remplacistes de l’extrême droite (et, partant, sur Zemmour inspirateur du massacre de Christchurch).

    Comme deux catcheurs qui n’y croient plus, les stars de la télé ont mollement enchaîné leurs figures spectaculaires de prédilection (le « prénom bien de chez nous » pour Zemmour, la binationalité « afro-méditerranéenne » pour Belattar). Ambiance de fin de règne, clash poussif pour la galerie. Chacun est reparti dans sa loge avec le soutien de ses fans, sans que l’autre ait bougé d’un iota. Dialogue de sourds.

    En réalité, le seul intérêt de ce débat est celui d’un constat : chacun des contradicteurs est le symbole d’une France qui ne veut plus de celle d’en face. Côté Zemmour, une frange identitaire de la population, menacée d’une extinction démographique rapide et qui ne voit pas pourquoi elle s’excuserait de vivre à sa manière dans son propre pays ; côté Belattar, la France des banlieues, pouvant être agressive, parfois haineuse des Blancs, souvent pleine de morgue et ayant la loi pour elle. Le débat de « L’Heure des pros » restera peut-être, dans les manuels d’Histoire à venir, comme un symbole de changement d’ère – ce que fut le débat Nixon-Kennedy pour la politique-spectacle, par exemple.

    Si un débat télévisé de ce calibre vaut réflexion sur l’identité de notre peuple, il n’y a plus, alors, à l’évidence, d’identité française vivante : on est dans l’autopsie, dans l’exégèse – dans l’archéologie. Raidie par la mort, la République se donnait autrefois des reflets marmoréens. Les Champs qui brûlent et la sauvagerie des villes ne sont que les premiers signes de sa putréfaction. Symbolique et décevant, le débat Zemmour–Belattar était une pavane pour une France défunte. Mais j’espère avoir tort.

    Arnaud Florac

    http://www.bvoltaire.fr/zemmour-et-belattar-pavane-pour-une-france-defunte/

  • Jean-Yves Le Gallou : « Si le réchauffement climatique est dû à l’homme, alors il faut lutter contre le libre-échange et l’immigration ! »

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    Le réchauffement climatique est-il une réalité ? Et si oui, l’Homme est-il en cause ? Alors que le climato-fanatisme semble balayer tout débat sur la question (Marche pour le climat, succès mondial de Greta Thunberg, etc.).
    Découvrez cet entretien avec Jean-Yves Le Gallou sur ces questions… brûlantes !

    Un phénomène observable incontestable

    Polémia : Tout d’abord, est-ce que le réchauffement climatique est une réalité ?

    Jean-Yves Le Gallou : C’est assurément une réalité en Europe. C’est une réalité depuis la sortie du petit âge glaciaire, c’est-à-dire depuis un peu plus de deux siècles. On voit par exemple que les glaciers reculent en Europe et dans d’autres parties du monde.
    Il y a donc incontestablement un phénomène réel et qu’on peut d’ailleurs observer à vue humaine quand on se rend dans les Alpes. A Chamonix, par exemple, les phénomènes glaciaires amplifient l’impression que l’on peut avoir du réchauffement. On voit incontestablement que les glaciers fondent et que des éboulements ont lieu suite au dégel du permafrost.
    Donc, oui, à vue humaine, il y a réchauffement climatique.

    Polémia : Est-ce que ce réchauffement climatique est global et touche l’ensemble de la planète ?

    Jean-Yves Le Gallou : C’est aussi assez probable. Mais c’est plus difficile à établir de manière certaine.
    Il y a un certain nombre d’études qui tendent à montrer que le température moyenne du globe augmente mais un certain nombre de scientifiques posent la question de savoir quelle est la pertinence du sens de « moyenne climatique mondiale ». Comment l’établit-on ? Sur quelle durée ? Comment on agrège les données partielles dans le temps ? C’est une vraie question épistémologique.

    La température a toujours varié !

    Polémia : Si l’on part du principe que la température augmente, est-ce inévitablement un drame total ou bien existe-t-il quelques bénéfices ?

    Jean-Yves Le Gallou : Il y a deux choses à prendre en compte. D’abord, dans le temps, la température – en tout cas là on l’on peut avoir des éléments permettant de l’apprécier – a toujours varié !

    L’exemple des Alpes est particulièrement parlant. Les glaciers reculent depuis 1830, voire même 1780. Ils ont ré avancé de 1945 à 1975 et reculent à nouveau depuis.
    Mais, aujourd’hui, il y a des cols qui sont encore en glace et où pourtant les troupeaux passaient à sec au Moyen-Âge ou à l’époque romaine ! Il y a toujours eu des alternances de périodes de chaud et de froid.

    Polemia : Alors, est-ce que le réchauffement est catastrophique ?

    Jean-Yves Le Gallou : Pas nécessairement ! La révolution néolithique était une conséquence du réchauffement et l’émergence vers la civilisation que nous connaissons est postérieure à la fin de l’âge glaciaire !

    On peut même voir des effets positifs au réchauffement. On peut rester en terrasse plus longtemps car il fait chaud plus longtemps. En général, on a tendance à préférer les climats méditerranéens aux climats océaniques car ils sont plus chaleureux et souvent jugés plus agréables à vivre.

    Sur le plan des conséquences, il peut y avoir des conséquences négatives et positives.

    Par exemple, un pays comme la Russie voit plutôt d’un bon œil le réchauffement climatique qui augmenterait la production de blé et libérerait des routes maritimes.

    Ce qui est inquiétant, c’est qu’un homme de médias comme Verdier, qui était le Monsieur Météo du service public, ait tout simplement été viré car il avait évoqué certains aspects positifs du réchauffement climatique.

    C’est dramatique ! Quand on vire un présentateur météo lorsque ses convictions climatiques ne conviennent pas, on se pose la question de savoir dans quel pays on est…

    Le réchauffement climatique, un argument politique bien pratique

    Polémia : Est-ce qu’il y a des effets négatifs ?

    Jean-Yves Le Gallou : Certainement. Mais on parle sans savoir. C’est beaucoup utilisé comme argument pour faire passer des politiques publiques.
    Si on vous parle d’un problème mondial, on va légitimer une « gouvernance » mondiale plus forte. Et si on vous parle d’un problème majeur cela va permettre d’imposer de nouvelles taxes. Et puis le catastrophisme climatique c’est aussi un moyen de contrôle des populations. Certains sujets sont interdits, d’autres deviennent obsessionnels.

    On va aussi vous dire qu’on est obligé d’accepter l’immigration car il y a des problèmes climatiques.

    Je pense qu’il y a derrière tout cela une malhonnêteté foncière. Aujourd’hui, le réchauffement climatique est dans l’épaisseur du trait. Par rapport aux extrêmes climatiques (tempêtes, canicules, grands froids, etc.) le léger réchauffement qu’on a pu constater ne change pas grand-chose.

    D’ailleurs, il y a eu, il y a quelques années, une étude officielle de plusieurs ministères (Agriculture, Environnement, Intérieur) sur l’impact du réchauffement climatique sur les feux de forêt en France.

    Un impact a été trouvé,susceptible d’entraîner une extension des feux de forêt vers la façade atlantique mais pas pour maintenant, seulement à horizon 2035 ou 2050. Pourquoi une telle distance dans le temps ? Parce qu’il y a une énorme inertie !

    Donc, quand on nous parle aujourd’hui de migrations climatiques, c’est un mensonge total !

    Peut-être qu’il pourrait y avoir des déplacements de population liés au changement climatique. Peut-être. Mais dans 20 ou dans 30 ans minimum ! Quand on dit que cela se passe aujourd’hui, on ment, on fait de la propagande !

    Le vrai problème est que, derrière une observation qu’on peut considérer comme probable, on ne sait pas si l’origine est anthropique, volcanique ou astronomique…

    Peut-être dit vrai ce qui peut-être librement contesté !

    Polémia : Pour le GIEC et ceux qui s’en réclament, le rôle de l’homme est quand même prépondérant.

    Jean-Yves Le Gallou : Ça, c’est la doxa politico-médiatique ! Je pense que c’est très difficile de parler de consensus scientifique pour une raison très simple : tous ceux qui ont une opinion différente n’ont accès ni aux médias ni aux crédits de recherche !

    Il y a un certain nombre de scientifiques qui défendent la thèse du réchauffement d’origine anthropique mais il y a aussi d’autres scientifiques qui mettent en avant deux facteurs naturels majeurs : le volcanisme et le rôle de l’astre solaire. Deux facteurs qui ne dépendent pas de l’homme.

    La thèse officielle est celle d’une origine anthropique. Cependant, je crois que, dans la pensée européenne, peut-être dit vrai ce qui peut-être librement contesté !

    Je ne dis pas que la thèse du réchauffement anthropique est fausse. Mais il est difficile de la dire vraie puisque il existe un interdit qui pèse sur la thèse contraire.

    Il faudrait équilibrer les crédits de recherche pour arriver à une situation honnête. Sachant qu’une bonne partie de ce qu’on présente comme les résultats scientifiques du GIEC sont quand même des modèles mathématiques qu’on fait tourner.

    Un climatologue aujourd’hui, c’est quelqu’un qui est derrière son ordinateur et qui fait tourner des modèles.
    Or, un modèle repose sur les données qu’on a choisi d’y intégrer.Avoir un culte fétichiste de ce genre de recherches est parfaitement dangereux. On trouve… ce qu’on veut trouver.

    Polémia : Faut-il parler de réchauffement climatique ou de dérèglement climatique ?

    Jean-Yves Le Gallou : Parler de réchauffement climatique, c’est relativement objectif. Le dérèglement climatique c’est de la propagande : on joint dans le même mot un phénomène – le réchauffement qui s’inscrit dans un cycle climatique de plus ou moins longue durée – et des extrêmes catastrophiques qui ont toujours existé. Le tout dans un grand confusionnisme ! Ainsi sous l’oreille béate des médias François Hollande avait rangé les tsunamis parmi les conséquences du « dérèglement climatique » (sic). Rappelons qu’un tsunami a pour origine un tremblement de terre,c’est-à-dire la tectonique des plaques. Rien à voir avec le temps qu’il fait. On voit bien à travers cet exemple à quel point le conformisme étouffe l’esprit critique.

    Lutter contre le mondialisme et l’immigration

    Polémia : Est-ce que, malgré tout, l’extraction massive des matières comme le pétrole ou le gaz – très longtemps prisonnières du sol – ne joue pas un rôle dans le réchauffement climatique ?

    Jean-Yves Le Gallou : Ce qui est vrai, c’est que des éléments carbonés prisonniers du sol depuis des millénaires voire des millions d’années, sont extraits et vont être extraits.
    Cette extraction joue-t-elle un rôle dans le réchauffement climatique ? C’est une autre question.

    Ce qui est certain quant à l’impact de l’homme sur la nature, c’est la disparition d’un certain nombre d’espèces animales. Mais cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique !

    Polémia : Généralement, les populations conscientisées sur le réchauffement climatique sont les populations européennes et notamment les élites. Est-ce que certaines autres populations (chinoises, indiennes, etc.) ne polluent pas aujourd’hui plus que les Européens ?

    Jean-Yves Le Gallou : Bien sûr, tout est centré sur la culpabilisation des Européens, y compris pour faire accepter l’immigration…

    Or, si l’on accepte que le carbone est mauvais, le problème, c’est le rejet de carbone, c’est l’empreinte carbone.
    A ce moment-là, il faut évidemment lutter contre deux choses. Il faut d’abord s’opposer au mondialisme qui entraîne la multiplication des échanges commerciaux mondiaux mais il faut aussi lutter contre l’immigration !

    En effet, l’empreinte carbone d’un Africain en Afrique est évidemment bien inférieure à celle d’un Africain en Europe !

    Donc, si on voulait prendre des mesures efficaces pour limiter l’empreinte carbone moyenne de l’humanité, il faudrait notamment empêcher l’immigration et même organiser la remigration. Et limiter le libre-échange.

    Tribune reprise du site Polémia

    https://fr.novopress.info/213991/jean-yves-le-gallou-si-le-rechauffement-climatique-est-du-a-lhomme-alors-il-faut-lutter-contre-le-libre-echange-et-limmigration/

  • L’inébranlable Castaner – Journal du mercredi 20 mars 2019

     

    L’inébranlable Castaner

    Christophe Castaner enchaîne les fiascos et se maintient. Après les violences et les saccages des Champs Elysées, le ministre de l’Intérieur a sauvé sa peau sans mal en se débarrassant du préfet et des responsables de la sécurité parisienne. Une manière de se décharger de ses responsabilités… mais jusqu’à quand ?

    Brexit : J-10 ou pas ?

    Empêtrée dans une crise intérieure, Theresa May a réclamé un report de la date du Brexit au président du Conseil Européen Donald Tusk. Un délai qui divise Bruxelles.

    4000 SDF à Paris : le fiasco de Macron

    Il en avait fait une des priorités de son quinquennat, Emmanuel Macron voulait en finir avec les SDF en France… Résultat deux ans plus tard : un chiffre qui explose et une situation encore plus dramatique…

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/linebranlable-castaner-journal-du-mercredi-20-mars-2019

  • Dysfonctionnement : le mot est faible

    6a00d8341c715453ef0240a49614ee200b-320wi.jpgDepuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n'est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

    La première s'analyse à l'évidence en termes d'incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l'actuel ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l'ordre qu'à ceux de l'industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l'État.

    À un tel niveau l'erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l'État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

    Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l'article de Jean-Dominique Merchet dans L'Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

    Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier "Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !".

    Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l'hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : "On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers". Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N'oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

    Or, à la suite des critiques à l'encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les "consignes inappropriées".

    Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : "par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers".

    Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu'ici par les médias relève d'une indulgence inexplicable.

    Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
    [2] article "Sécurité: les dessous d’un échec"
    [3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

    https://www.insolent.fr/

  • Un policier révèle les méthodes étonnantes utilisées contre les Gilets Jaunes.

  • Général Vincent Desportes : « Cette décision d’utiliser Sentinelle est politiquement et humainement dangereuse. »

    Le général Vincent Desportes analyse la décision et les risques d’utiliser les militaires de l’opération Sentinelle pour les manifestations de samedi prochain : « On risque de se retrouver dans des situations compliquées. »

  • Un état d’urgence qui ne dit pas son nom

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    Le Premier ministre a réagi aux violences entourant l’acte XVIII des Gilets jaunes à Paris. Après le saccage des Champs-Elysées, Edouard Philippe a voulu montrer sa fermeté et a présenté de nouvelles mesures.

    Le mouvement des Gilets jaunes évolue et « se radicalise ». Si un grand nombre de Gilets jaunes fuient les manifestations, la mobilisation de samedi montre un nouveau visage. « Il ne s’agissait pas de manifestants mais d’émeutiers se regroupant sous forme de black blocs dont l’unique intention était d’incendier, de piller, de détruire, de blesser », a déclaré Edouard Philippe dans son intervention, lundi 18 mars. « La réponse du gouvernement doit être forte. »

    « Nous mettrons en œuvre une stratégie renforcée de lutte contre les militants de mouvances ultra. » Dès samedi prochain, les rassemblements de Gilets jaunes seront interdits « dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ultra et de leur volonté de casser ». Trois quartiers sont ciblés : les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse.

    Introduisant ses annonces par une liste d’échecs, le Premier ministre a reconnu que « cette stratégie n’a pas été correctement exécutée ». Concrètement, le chef du gouvernement regrette des « consignes inappropriées », notamment pour « limiter l’usage des LBD », samedi 16 mars. En conséquence, le préfet de Paris, Michel Delpuech laisse sa place à l’actuel préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement.

    Concrètement, les forces de l’ordre auront « une plus grande autonomie » et seront « dotées d’une large capacité d’initiative ». Le commandement sera unifié, les détachements d’action rapide deviendront des unités anti-casseurs qui seront « dotées d’une capacité de dispersion et d’interpellation ».

    Davantage de moyens judiciaires

    Le Premier ministre le promet : « Nous sommes déterminés à utiliser tous les moyens juridiques disponibles. » Les Gilets jaunes qui protègent, encouragent ou glorifient les violences sur les réseaux sociaux, « se rendent complices des casseurs et devront prendre leurs responsabilités ». L’amende en cas de participation à une manifestation interdite devrait être davantage salée. Des contrôles aux abords des manifestations et des interdictions de manifester pour des individus violents sont prévus.

    « J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de saisir systématiquement la justice à l’encontre de personnalités qui encouragent et légitiment sans vergogne les violences », a dénoncé Edouard Philippe. Autre promesse vis-à-vis des commerçants, dont 27 d’entre eux ont vu leur outil de travail saccagé, samedi dernier : le plan de soutien sera renforcé et « la recherche de la responsabilité financière des fauteurs de troubles sera systématique ».

    Etienne Lafage

    Article paru dans Présent daté du 19 mars 2019

    https://fr.novopress.info/213980/un-etat-durgence-qui-ne-dit-pas-son-nom/

  • Jordan Bardella dénonce les milices d’extrême gauche

    Jordan Bardella dénonce les milices d’extrême gauche

    Et cette vérité agace visiblement Jean-Jacques Bourdin, tellement plus à l’aise avec la fake news d’Anne Hidalgo et l’extrême droite :

    Vidéo intégrée
    Jordan Bardella
     
    @J_Bardella

    « Depuis des années, des milices d'extrême-gauche, toujours les mêmes, appellent à attaquer les forces de l'ordre et à casser, et pourrissent les mouvements sociaux. Le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités et les dissoudre ! »  

    219 personnes parlent à ce sujet
     

    https://www.lesalonbeige.fr/jordan-bardella-denonce-les-milices-dextreme-gauche/

  • Dans le quotidien "Présent" de ce mercredi : un grand entretien avec Roland Hélie au sujet de l'Appel contre la dissolution du Bastion social

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    Entretien pour Présent avec Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale et initiateur de l’ « Appel contre la menace de dissolution du Bastion social ».

    Source cliquez ici

    Roland Hélie, vous venez de lancer un appel contre la menace de dissolution du Bastion social proférée par Emmanuel Macron, président de la République, lors du dîner annuel du Crif à Paris le 17 février dernier. Pourquoi cet appel ?

    Tout d’abord, et pour être précis, c’est à la suite de plusieurs discussions avec quelques responsables nationaux et identitaires sur cette menace de dissolution de l’une des composantes de notre famille d’idée, que j’ai pris l’initiative de lancer, au nom de Synthèse nationale, cet appel. Ce combat est, me semble-t-il, indispensable car si aujourd’hui le Système veut détruite le Bastion social, demain il s’en prendra à d’autres et lorsqu’il n’y aura plus personne pour réagir, il sera trop tard...

    Il fallait donc réagir immédiatement car cette menace du président de la République de s’en prendre au Bastion social, comme à tout autre mouvement nationaliste, est inadmissible.

    Inadmissible ?

    Tout à fait. Cette menace de dissolution est inadmissible pour trois raisons.

    Tout d’abord parce qu’elle n’est pas fondée. Le Bastion social est un mouvement qui a été créé il y a deux ans par des étudiants lyonnais et qui se bat, comme bien d’autres partout en France, contre l’assassinat de notre nation et de notre civilisation par l’hyper classe mondialiste actuellement au pouvoir. Fidèle à ses principes solidaristes, il s’est « spécialisé », dans l’occupation pacifique de locaux abandonnés pour les transformer en foyers destinés à accueillir les Français les plus démunis comme ce fut le cas à Lyon l’an passé et, plus récemment, en Alsace. Une telle activité est, visiblement, insupportable pour Macron et les siens...

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  • En Marche arrière toute

    6a00d8341c715453ef0240a447e7b3200c-320wi.jpgOn le pressentait déjà depuis plusieurs semaines, à la faveur notamment des interventions présidentielles dans le prétendu grand débat. Les espérances dans quelques velléités réformatrices annoncées lors de la campagne de 2017, se sont évanouies.

    Le simple fait de se contenter du fusible Delpuech, certes assez médiocre devant les caméras, victime expiatoire bon marché des violences inouïes du 16 mars, ne trompe évidemment personne. Il a été limogé, nous explique, avec toute la force de conviction qui se dégage de sa propre personnalité si charismatique, le Premier ministre Édouard Philippe, en raison de "consignes inappropriées" concernant l’usage du lanceur de balles de défense.

    On se demande presque, si ce qui lui est personnellement reproché ne serait pas d'avoir trop cherché à réprimer ou à contenir la furie des casseurs. Les images insupportables et les propos satisfaits, chargés de haine, non seulement des incendiaires mais même de prétendus responsables délirants, les déclarations d'un Ruffin ou celles d'un Fabien Roussel par exemple, devraient pourtant nous éclairer. Le nouveau chef que s'est donné le Parti communiste, Pierre Laurent se révélant décidément trop mou, Jean-Luc Mélenchon s'étant démonétisé, ose théoriser la France "au bord de la guerre civile".

    Et l'on enchaîne dans les médias autour de la légitime révolte que vient enrichir la mobilisation pour le climat. À partir de 1962 on a commencé à ironiser sur le thème de référendums consacrés à la double question, définie par les humoristes : "voulez-vous qu'il fasse beau et que le général De Gaulle reste au pouvoir ?" Une seule réponse par oui ou par non. Aujourd'hui, le ridicule s'est trouvé une interrogation rhétorique inversée : "voulez-vous qu'en 2040 il ne fasse pas trop chaud et que Macron soit réélu en 2022".

    Car la grande préoccupation n'est plus vraiment de rassembler les Français sur la base de promesses de réformes. Certaines s'étaient pourtant confirmées des plus urgentes et nécessaires. Elles restent à la traîne depuis les deux mandats de Chirac (1995-2007), l'enlisement de l'hyperactif hyperprésident Sarkozy (2007-2012) et le gros mollasson Hollande (2012-2017) soit aujourd'hui 24 ans de relatif immobilisme français.

    Dès 2007, François Fillon, au soir d'un jour estival ensoleillé dans l'île de Beauté, fatigué, exaspéré par les demandes entendues en Corse, avait osé lâcher qu'il se trouvait "à la tête d'un État en faillite". Mais, depuis, rien n'a suivi et, notamment, la dette publique de l'État central parisien, englobant celle des régimes sociaux, a explosé. Elle atteint désormais 100 % de la richesse annuellement créée comptabilisée sous le nom de produit intérieur brut.

    Parmi les réformes dont l'évidence saute aux yeux, figure celle des 42 régimes de retraites par répartition recensés docilement par les commentateurs agréés. Le candidat Macron s'était acquis, sur ce terrain, une image de courage. On se souvenait alors qu'il avait fait fonction, sous le quinquennat Sarkozy de secrétaire du comité Attali, puis, sous le quinquennat Hollande, l'un des principaux inspirateurs de la loi El Khomry.

    Summum des promesses : on allait enfin aligner le calcul des droits à pensions et celui de l'âge de départ dans la fonction publique et le secteur privé. Sur le papier : parfait.

    Premier accroc : la nomination d'un Haut commissaire chargé de ce projet en la personne du chiraquien Delevoye, caricature du franc-maçon, tel que défini par Jean Rigaud comme : "sensuel et sans férocité". Avec lui, dont on aimerait mieux connaître la situation relative aux droits à pensions, comme tout va bien, on risque d'être assuré que rien ne bougera vraiment.

    Sa récente controverse avec Agnès Buzyn ministre de la Santé confirme en effet ce pressentiment. Théoriquement, je veux dire : juridiquement, en charge de l'ensemble de la sécurité sociale, laquelle comprend la branche vieillesse et sous l'ombre de la citadelle Bercy bien entendu, elle a osé, mentionnant sa formation de médecin, considérer que l’âge légal de départ à la retraite, actuellement 62 ans en France contre 65 ans en Allemagne, en Belgique ou au Danemark, et beaucoup plus dans certains pays, pourrait donc augmenter en France, du fait de l'allongement de l'espérance de vie, sans qu'elle formule d'objection à cette hypothèse. Horresco referens. Le Haut-Commissaire Delevoye manifeste son exaspération. Blanc sur rouge rien ne bouge disent les œnologues : avec Delevoye, soutenu par Raffarin, tout fout le camp.

    Pour revenir et bien comprendre, par conséquent, les dispositifs policiers défaillants du 16 mars, il convient de mesurer la peur panique de Jupiter et de ses Olympiens, tétanisés devant l'hypothèse d'un nouveau Malik Oussékine, dont la mort accidentelle en 1986 bloqua la réforme Devaquet.

    Que les protestataires, aussi bien la nuisance black blocs que les manifestants radicalisés et les pillards opportunistes se félicitent publiquement et ouvertement, des incendies, des dégradations et de leurs hauts faits de récupération individuelle, tout en refusant d'endosser les conséquences de leurs actes et de leurs délires verbaux, tout cela demeurant impuni, en dit long sur la dérive et les renoncements prévisibles du quinquennat.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/2019/03/en-marche-arriere-toute.html