L’inversion accusatoire continue. À mesure que s’éloigne la mort de Quentin Deranque, l’émotion se tarit et la relecture gauchiste du drame prend le dessus. Le défunt n’est plus présenté dans les médias publics comme un jeune nationaliste, ni même comme un homme d’extrême droite, mais désormais comme un « militant d’extrême droite radicale ». Son décès n’est plus vu comme le résultat d’un lynchage violent commis par des nervis d’extrême gauche en marge d’un meeting de Rima Hassan, mais plutôt comme le fruit de blessures infligées lors d’une « bagarre », elle-même consécutive à un « guet-apens » tendu par le collectif Némésis. Les agresseurs passent pour des victimes, les agressés deviennent des coupables.





