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L’absence criante de responsables politiques à la hauteur de la situation

Extrait de l'éditorial de Philippe Maxence dans L'Homme Nouveau :

UNe-1598-blog"[...] Marcel Clément soulignait naguère dans L’Homme Nouveau que l’immigration voyait deux droits fondamentaux entrer en collision. L’un est celui à l’émigration, que l’Église a toujours défendu. L’autre est le devoir d’un pays de sauvegarder son identité. Quand ces deux droits s’entrechoquent, seule la primauté du bien commun donne le critère d’une véritable action politique. C’est dire qu’il ne peut y avoir aujourd’hui de politique commune des différents pays européens à ce sujet. C’est dire aussi que le gouvernement d’une nation peut avoir le devoir de prendre des décisions pour sauvegarder la stabilité du pays et éviter qu’il ne tombe dans le chaos. C’est dire encore qu’en temps de guerre terroriste, la réponse de la seule générosité n’est pas suffisante. Chesterton, en 1908, a bien décrit la situation intellectuelle dans laquelle se trouve l’Europe aujourd’hui : « Le monde moderne est envahi des vieilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude. Nous voyons des savants épris de vérité, mais leur vérité est impitoyable ; des humanitaires uniquement soucieux de pitié, mais leur pitié – je regrette de le dire – est souvent mensongère. »

Et demain ?

Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement des gouvernements qui suivent de faux principes. Nous n’avons pas seulement des institutions qui portent davantage au mal qu’au bien. Nous sommes également confrontés à l’absence criante de responsables politiques à la hauteur de la situation. Nous mangeons les fruits amers d’une déconstruction menée depuis longtemps qui a aussi bien vidé les esprits qu’amolli les caractères. Nous sommes confrontés au double échec de l’utopie. Celle des Lumières et de son incarnation politique dans la Révolution de 1789 et de ses suites ; celle de la chimère mondialiste, qui s’est imposée dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale. L’une des conséquences de ce double échec a été la politique folle menée par l’Occident (États-Unis et Europe) au Proche-Orient, laquelle a profondément déstabilisé cette région du monde, favorisant le réveil de l’islamisme et l’exode de milliers de personnes. Il est plus que temps de faire un examen de conscience à ce sujet et de réparer les fautes commises. S’il est inhumain d’avoir ébranlé les pays en question, il serait tout aussi inhumain de les vider à jamais de leurs habitants. L’Occident doit de toute urgence changer de politique au Proche-Orient et mettre fin à la menace de l’islamisme. Et s’il lui faut accueillir, avec une extrême prudence, il est aussi nécessaire qu’elle prépare le retour et le ré-enracinement des habitants de ces pays chez eux. Dans leur patrie et dans leur foyer."

Michel Janva

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