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2017 : Marine Le Pen entre en pré-campagne !

En intronisant David Rachline comme directeur de sa campagne, la candidate du FN a posé les premiers jalons de sa campagne présidentielle, samedi.

Marine Le Pen a posé samedi à Fréjus les premiers jalons de sa campagne présidentielle, en intronisant David Rachline, sénateur-maire de Fréjus, comme directeur de sa campagne et en levant un coin de voile sur son calendrier. Dans les allées de l’Espace Caquot, ancien hangar aéronaval de la base nature François Léotard de Fréjus (Var), la ville qu’il administre, David Rachline a déambulé devant les caméras comme une vedette devant les militants frontistes. Le matin, Marine Le Pen avait officiellement nommé le sénateur de 28 ans directeur de sa campagne présidentielle.

Assise au premier rang dans la salle plénière, la présidente du FN a assisté à différents débats, sur l’agriculture et la ruralité, sur l’immigration, puis sur l’Europe et le Brexit… À la pause-déjeuner, elle a précisé devant la presse les contours de son calendrier. Jusqu’à la mi-février, elle sera en « pré-campagne », afin de mobiliser ses troupes et d’éventuels compagnons de route par l’intermédiaire de ses collectifs, comités d’action programmatique et autres cercles qui visent à fournir des notes pour le programme.

Crédibiliser son parti

Durant l’automne, le FN organisera d’ailleurs huit conventions thématiques, dont la première sur l’éducation se tiendra jeudi à Paris. L’objectif pour Marine Le Pen est aussi de mettre à profit cette période pour tenter de crédibiliser son parti comme sa propre image de dirigeante, l’eurodéputée étant toujours perçue dans l’opinion comme extrêmement clivante, bien qu’elle ait décliné à l’envi depuis le début de l’année le slogan-objectif de « la France apaisée ».

La « campagne proprement dite commencera mi-février », a-t-elle expliqué aux journalistes, car « la campagne ne peut pas se dérouler sans adversaire ». Celui issu des rangs des « Républicains » devrait être connu fin novembre, à l’issue de la primaire, tandis que celui issu de la gauche socialiste (François Hollande ou autre) devrait l’être à l’issue d’une primaire début 2017. « J’ai hâte que le match ait lieu », a affirmé Marine Le Pen, qui espère faire mentir les sondages la donnant systématiquement battue au second tour, quel que soit le candidat de droite, avec une très large marge.

« Regroupement familial » à l’étranger

En attendant, le FN a voulu se donner une image studieuse, avec un programme particulièrement étoffé (neuf tables rondes, une dizaine d’ateliers). « Même en 2012, on n’avait pas autant de nouvelles recrues », s’est félicité un militant historique, référence à la participation notamment de l’économiste anti-euro Jacques Sapir ou de l’essayiste sur les questions d’éducation Jean-Paul Brighelli.

Avec le rendez-vous de Fréjus, « nous voulons démontrer aux Français que nous sommes prêts », a souligné l’eurodéputé-maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, estimant qu’en parlant d’immigration ou de déchéance de nationalité, gauche et droite « faisaient campagne » pour le FN. Alors que le parti essaie d’éviter de trop cliver, c’est le numéro 3 du parti, l’ancien mégrétiste Nicolas Bay, qui a rappelé la ligne dure du parti sur l’immigration : il faut faire « le regroupement familial » des étrangers dans leur « pays d’origine ».

Des journalistes recalés

Appelant à non seulement « arrêter l’immigration mais aussi inverser la tendance » en la matière, l’eurodéputé a estimé, très applaudi, que « la place des clandestins n’est pas dans des camps payés par les contribuables, c’est dans les charters ». Marine Le Pen, avant son discours majeur du week-end dimanche après-midi, a elle présenté un jour souriant aux journalistes, tout en répondant vertement à Nicolas Sarkozy qui l’avait attaquée jeudi : l’ancien chef de l’État a été « promoteur d’une immigration massive, d’un laxisme total ou d’un communautarisme ravageur », a-t-elle accusé.

Mais ses déclarations n’ont pas pu être écoutées par tous les journalistes : le site d’information en ligne Médiapart et Quotidien, la nouvelle émission de Yann Barthès (TMC), ont vu leur accréditation refusée par le FN. Alors qu’une dizaine de sociétés de journalistes de grandes rédactions ont protesté contre cette « censure », Marine Le Pen a justifié ainsi cette interdiction : « Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des militants politiques. »

Le Point

http://www.voxnr.com/3593/2017-marine-pen-entre-pre-campagne

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