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Pour une écologie cohérente et intégrale

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Le discours dominant de la classe médiatique et politique, son battage de propagande de tous les instants est omniprésent. Avec son icône infantile, sainte Greta, ses activistes en grève scolaire, le message est clair. Il y a urgence climatique, la planète se réchauffe, l’Amazonie brûle, les glaciers disparaissent, les ours blancs meurent. L’émotion l’emporte sur l’analyse, sur  la vision globale, sur le bon sens. L’écologie politique, qui n’a pourtant pas réussi à imposer des équipes qualifiées dans les exécutifs en Europe, qui est un mélange toxique entre politique de gauche, religion victimaire et idéologie de repentance et de culpabilisation, croit que l’avenir lui appartient. Elle construit un récit du changement climatique ( le climat ne fait que changer sur le long terme, la vie terrestre étant une sorte de miracle d’équilibre entre le feu et la glace, le soleil et le magma en fusion dans le noyau de la terre) qui est une sorte de superstition antihumaine qui présente le fonctionnement et les activités humaines comme une menace. Le plus grave est que la soi-disant transition verte est complètement sponsorisée et instrumentalisée par les multinationales globalisées, avec des objectifs de forts profits à court terme ( éolienne, photovoltaïque, start-up), au détriment d’investissement à long terme ( réindustrialisation, agriculture de qualité, énergie nucléaire hybride  fission/fusion). La religion trompeuse  de l’écologie politique, avec son hostilité irrationnelle à la technique, son envie de protéger les espèces animales, les genres, les minorités, les migrants déracinés distille sa peur de l’humain, de l’enraciné, du citoyen autonome. Elle oublie que l’homme est un super prédateur qui a su utiliser technique et culture pour augmenter sa capacité durable de survie.

Les idéologies anciennes se sont distinguées autour de thèmes classiques : la religion, la propriété privée, l’intervention de l’Etat. La droite des valeurs était clairement pour la religion qui fixe limites, morales et exemples à suivre. Aujourd’hui c’est la gauche « nouvelle, sociétale » qui apparaît comme une secte militante inquisitoriale, de pensée unique, faisant la chasse à la déviance, à l’impiété, à la libre pensée alternative .La propriété privée reste une préoccupation de la Droite économique même si la financiarisation à outrance de l’Economie, l’endettement croissant, la disparition du cash font craindre sa disparition au profit d’un petit groupe oligarchique qui concentre l’accaparement de ressources et de richesses. Quant à l’intervention de l’Etat, exigence de la gauche sociale, elle est minée par le libre-échange, la globalisation de l’Economie, les accords internationaux comme le Mercosur, la puissance d’influence des multinationales et des banquiers internationaux. Deux autres thèmes, l’intégration citoyenne (rôle et statut des femmes, des minorités sexuelles, du rapport aux animaux) et l’identité culturelle se sont rajoutés (la gauche dans le premier thème et la droite des valeurs sur l’identité. Respect de la vie, critique de l’avortement comme limitation de la croissance démographique, critique de l’euthanasie pour les rentiers et malades chroniques qui coûtent plus qu’ils ne rapportent sont dorénavant d’abord  à droite. La lutte contre le gaspillage, pour le recyclage sont des comportements moraux et éthiques au-dessus du clivage gauche/droite.

L’alternative gauche/droite entre l’Etat et le Marché est plutôt, chez l’écologiste cohérent, marquée par un troisième terme : l’autogestion communale, la mobilisation citoyenne, le principe de subsidiarité (ne déléguer à une instance supérieure que ce que l’on ne peut faire bien soi-même), la responsabilité individuelle. Le choix de décroissance ou de croissance infinie, l’industrialisation de l’agriculture ou l’agriculture bio de proximité, la globalisation de l’économie sont des lignes de rupture claires. Les malthusiens qui pensent que le nombre optimal de population a été dépassé et qu’il faudra le réduire sont contestés par ceux qui croient que le progrès industriel et technique peut et doit rester au service de toute la population. Ainsi les idées écologiques pourraient passer pour des préoccupations de nantis qui peuvent faire des choix d’alimentation ou d’énergie alternative inefficaces et utopiques. L’énergie nucléaire ( un futur réacteur hybride fusion/fission)  prometteuse pourrait garantir les besoins énergétiques de l’industrie locale, déglobalisée alors que l’énergie douce, d’appoint, marginale ferait sortir la population de l’indépendance et la rendrait encore plus vulnérable à la globalisation centralisée aux mains du green business. Il ne peut y avoir d’alternative écologique que si la démocratie, celle de proximité, directe, basée sur l’autonomie financière et alimentaire n’est pas garantie, le droit à une source d’information alternative, le retour des règles, des frontières, de la souveraineté, du droit à l’identité culturelle et politique. Les Verts sont très loin de ces préoccupations. Sans frontiérisme, politiquement correct, bienpensance univoque, promus par les réseaux à la Soros, ils représentent un réel danger d’éco-fascisme totalitaire, une société qui imposera le rationnement pour certains (apparemment  avec consentement volontaire) mais au bénéfice de l’économie globalisée soucieuse de profits à court terme au détriment du plus grand nombre et du Bien Commun.

Déglobaliser et relocaliser d’urgence

Un équilibre intelligent entre biosphère et technosphère, l’obligation de sauvegarder, au niveau national de souveraineté une indépendance énergétique, une industrie efficace, une indépendance alimentaire, une souveraineté citoyenne, contre le Marché tout puissant et les profits des multinationales et l’économie globalisée et factice des taxes carbone sont la seule perspective de survie.

Dominique Baettig  ancien conseiller national, militant souverainiste et antiglobaliste

15.9.2019

http://euro-synergies.hautetfort.com/

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