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Quelques leçons essentielles après les manifestations de jeudi

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Bernard Germain

Il y avait du monde, beaucoup de monde dans les rues ce jeudi 23 mars, à l’appel de l’intersyndicale, pour protester contre la réforme des retraites voulue par Macron. Leur objet se résumait en un mot d’ordre : « Non aux 64 ans ».

Évidemment, pour un salarié faisant un travail pénible, deux ans de plus c’est insupportable. Et on ne peut que comprendre la colère de ceux qui sont concernés.

Mais les autres ? Pourquoi manifestent-ils ?

Selon moi, parce que cette réforme des retraites est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Effectivement, il faut être fou comme Macron -qui vit dans un monde parallèle-  pour vouloir imposer cette réforme au moment où la population vit une période terrible avec inflation, explosion du coût de l’énergie, envolée du prix des carburants… Dans ce contexte, il faut dire qu’en plus Macron a tout fait pour mettre le feu aux poudres.

Absence de débat en première lecture à l’Assemblée Nationale, grandement facilitée par les près de 20.000 amendements de la NUPES qui ont donné le prétexte au pouvoir de court-circuiter la chambre.

Vote bloqué au Sénat par invocation de l’article 44 et approbation de la Loi. Vote majoritaire de la Loi en commission mixte, dont le résultat était connu d’avance vu sa composition. Enfin, activation du 49-3 en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, bloquant tout débat et vote sur le texte. La question devenant : faire tomber ou pas le gouvernement (motion de censure).

Le gouvernement Borne a été sauvé (à 9 voix près) par LR … qui à cette occasion a signé son arrêt de mort.

Au final, une procédure législative qui est une véritable escroquerie démocratique, provoquant à juste titre la colère de la population dont près de 80 % est contre la réforme.

Ajoutons que l’intervention du Président mercredi 22 mars à 13H00 n’a fait que jeter de l’huile sur le feu, déjà conséquent, tant elle était provocatrice et hors sol.

On notera au passage un petit fait bien révélateur.

Des internautes ont relevé qu’au début de l’entretien, Macron portait une montre de grande marque. Les connaisseurs disent qu’elle vaut 80.000€.

Durant cet interview, on voit Macron mettre les mains sous la table et lorsqu’il les ressort, il n’a plus de montre.

C’est vrai que ça la fout mal quand on demande au peuple de se serrer la ceinture, d’avoir une montre d’une telle valeur au poignet.

Bref, tout cela explique pourquoi tant de gens étaient présents à cette manifestation, tant est caricatural et provocateur le déroulé de ces évènements.

Reste qu’on ne peut manquer de rappeler que pour la plupart, ces manifestants ont voté pour Macron il y a moins d’un an, alors qu’il avait en toutes lettres les 65 ans dans son programme électoral.

A l’époque, ceux qui ont mis un bulletin Macron dans l’urne, l’ont fait principalement pour « faire barrage au fascisme qui menace la France ».

Tous ces manifestants oublient de se souvenir de cela. Ils devraient comprendre qu’ils manifestent aujourd’hui contre une conséquence de leur vote d’hier.

La complicité avec les bien-pensants, la naïveté ou la bêtise ont un prix et ils sont en train de le découvrir et de le payer. Il n’y a aucune menace de fascisme en France, par contre il y a un Président -pseudo-barrage au fascisme - qui est en train de détruire consciencieusement le pays. Et ça ce n’est pas un fantasme. Espérons que nombreux seront ceux qui accepteront de reconnaître leur « erreur » sur ce plan et à la prochaine occasion ne se laisseront plus ensorceler par les sirènes des bien pensants.

Autre point, comme je l’ai écrit à de multiples reprises, la réforme des retraites ne se résume nullement au problème de l’âge de départ.

Le véritable problème des retraites c’est le montant de la pension que touchera chaque retraité.

Ce problème, c’est la Loi Touraine qui le gère. Loi scélérate, votée par la gauche en 2014 et appliquée depuis 2020, qui rajoute un trimestre de plus tous les 3 ans.

Résultat : si vous n’avez pas le nombre de trimestres nécessaires, c’est une décote qui sera appliquée. Et c’est fort cher … 1,25 % de pénalité par trimestre manquant.

Pour l’exemple, 10 trimestres manquants (2,5 ans) c’est 12,5 % en moins sur le montant de votre retraite. Et 20 trimestres (5 ans), c’est 25 % de moins pour votre retraite !

Là dessus, c’est silence total de la part des syndicats et de la gauche. Et pour cause c’est eux qui ont voté cette Loi infâme.

On notera au passage que si Macron-Borne ont « accepté » de passer de 65 ans à 64 ans, ils ne l’ont pas fait pour rien.

Peu de monde l’a relevé mais alors que la Loi Touraine avait comme échéance 2035 avec 172 trimestres cotisés, la « concession » de Macron-Borne (64 ans au lieu de 65) s’est accompagnée d’une aggravation de la Loi Touraine. Ce n’est plus en 2035 qu’est fixée l’échéance mais en … 2027.

Ce n’est donc plus 1 trimestre de plus tous les 3 ans mais … 1 trimestre de plus tous les 2 ans et quelques. Là aussi, du côté des syndicats et de la gauche, c’est silence total.

On n’oubliera pas non plus de noter que même si l’âge de retraite est finalement laissé à 62 ans ce ne sera pas une victoire (sauf pour les métiers pénibles).

En effet, avec la Loi Touraine, plus on avance dans le temps, plus il faudra de trimestres cotisés.

Ce sera donc de plus en plus difficile à atteindre. Surtout si l’âge de départ reste à 62 ans.

Donc les futurs retraités auront une décote de plus en plus sévère … à moins qu’ils n’acceptent de partir volontairement plus tard afin d’avoir le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein.

Les français qui font leurs comptes avant de prendre leur retraite l’ont d’ailleurs bien compris.

Actuellement, ils partent en moyenne à 62 ans et 10 mois.

Avoir une retraite c’est bien, mais avoir de quoi vivre à la retraite c’est pas mal non plus. Autre élément important à retenir : le problème des violences qui se sont déroulé lors des manifestations de Jeudi 23 mars. Un peu partout en France, les mêmes scènes ont été observées.

Des groupes ultra-violents ont agi au grand jour semant le désordre dans les cortèges et provoquant de multiples dégâts. D’habitude, c’est toujours la même rengaine … « c’est l’extrême-droite ».

Là, impossible de raconter des histoires. Les violences de l’extrême-gauche étaient visibles comme le nez au milieu de la figure.

D’ordinaire, elles sont cachées par tous les bien-pensants et toute la presse de « gôche », et bénéficient d’une mansuétude coupable de la part des autorités judiciaires et du ministère de l’intérieur.

Sauf que de manifestation en manifestation ces violences vont crescendo.

Hier, on a atteint des sommets qui mettent véritablement en danger la démocratie et la république.

Depuis le début des manifestations contre la réforme des retraites, des centaines de policiers et gendarmes ont été blessés, certains très grièvement.

Des symboles de l’État ont été systématiquement attaqués (commissariats, préfectures, sous-préfectures, mairies, … etc).

Le ministre de l’intérieur a fait hier soir une déclaration indiquant que c’est l’extrême-gauche qui est responsable. Pour une fois il a désigné les responsables.

On me permettra de poser un problème : Pourquoi ces militants ultra-violents ne sont-ils pas arrêtés, jugés et condamnés sévèrement ? Car enfin, tout les services de police savent parfaitement de qui il s’agit.

En réponse à cette question, on entend : « on ne peut arrêter les gens que s’ils commentent des infractions et appeler sur les réseaux sociaux à venir casser du flic ce n’est pas suffisant pour les faire condamner».

Fabuleuse réponse … à laquelle je réponds par une autre question :

Lors de la coupe du monde de football, le soir du match France-Maroc, des patriotes ont appelé sur les réseaux sociaux à manifester pour fêter la victoire de l’équipe de France. Comment se fait-il que 50 à cent patriotes ont été mis en garde à vue de manière « préventive » ? Ils n’avaient pourtant commis aucun crime ou délit en appelant à venir manifester sa joie.

Arrêter des anti-fas et autres black-blocks de manière préventive, c’est impossible car ce serait une violation de la Loi, mais le faire pour des patriotes cela ne pose aucun problème.

Il va falloir m’expliquer.

Enfin, un dernier sujet me paraît indispensable à évoquer tant il est problématique.

Les journalistes et syndicalistes ont tous relevé la présence de la « jeunesse » dans les manifestations de jeudi. Jeunesse qui était largement absentes lors des manifestations précédentes.

Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’apparition de cette jeunesse offrit un spectacle absolument pitoyable et consternant.

Les black-blocks et anti-fas se sont livré à de multiples violences et dégradations, blessant également de nombreux membres de forces de l’ordre. C’est leur créneau habituel.

Quant à la jeunesse quel fut son rôle durant la manifestation et en fin de manifestation ?

Tous les observateurs ont relevé qu’ils se sont livré principalement à la mise à feu de multiples tas de poubelles. Certains foyers ayant d’ailleurs commencé à propager le feu à des bâtiments dans lesquels se trouvaient des habitants (voir la photo en haut de cet article).

Ces jeunes, manifestement, se moquaient totalement des conséquences de leurs actes absolument irresponsables.

Certains ont même été filmés en train d’empêcher les pompiers d’éteindre ces incendies.

Les uns tiraient sur les tuyaux des lances à incendie pour empêcher les pompiers d’arriver jusqu’aux foyers, les autres se mettaient devant les pompiers pour qu’ils ne puissent pas envoyer de l’eau sur les brasiers.

Comment ces jeunes peuvent-ils être tombés si bas et avoir des comportements à ce point irresponsables ?

Depuis 40 ans l’école endoctrine la jeunesse et lui bourre la tête d’idées « progressistes ». Les parents de cette jeunesse ont subi ce lavage de cerveau. Depuis, ils ont eu des enfants, éduqués avec des valeurs délirantes auxquelles s’ajoutent les thèses wokistes généreusement dispensées à l’école et à l’université.

Le résultat de tout cela, on l’a découvert dans les rues de Paris et des grandes villes, hier soir.

Une jeunesse débile, irresponsable et capable sans état d’âme des pires comportements et exactions.

Voilà le résultat de 40 années de destruction de l’école, de 40 années de destruction de l’éducation donnée aux jeunes, de 40 années d’action des « progressistes » et de l’extrême-gauche dans notre pays.

La France est vraiment tombée dans une terrible ornière. Il ne sera pas aisé d’en sortir.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2023/03/24/quelques-lecons-essentielles-apres-les-manifestations-de-jeu-6434841.html

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