
Il reste 3 jours de campagne avant vendredi soir, minuit, et cinq jours pour avoir les résultats du premier tour des élections municipales à Paris. Si les sondages disent vrai, mis à part le RN Thierry Mariani, par ailleurs un homme respectable, mais qui aura eu beaucoup de mal à exister dans cette campagne, cinq candidats pourraient dépasser les 10 %, et donc être en mesure de se maintenir au deuxième tour.
Nous n’allons pas approfondir les supputations pour savoir si les Insoumis et les socialistes, après s’être insultés pendant toute la campagne, s’embrasseront sur la bouche le dimanche soir, au nom d’un accord technique bidon, pour « barrer la route à la droite extrême », comme ils disent.
Nous n’allons pas nous faire des nœuds dans la tête pour savoir si Rachida Dati, qui a annoncé tout au long de sa campagne qu’elle ne fera pas d’alliance, changera d’avis dimanche soir ou bien s’enfermera dans sa posture suicidaire.
Nous n’allons pas essayé de comprendre ce qui se passe dans le cerveau embrumé de Bournazel, pour savoir s’il va se vendre à la gauche ou à la droite.
L’essentiel de la campagne aura été la présence, revigorante, de Sarah Knafo, qui a dominé de la tête et des épaules tous ses adversaires, par la qualité d’une campagne exceptionnelle, suite d’un gros travail sur le programme. Le meeting de lundi soir, au Dôme de Paris, en était l’apothéose.
Beaucoup de Français ne connaissaient pas Sarah Knafo il y a deux ans. Elle se contentait de rester dans l’ombre d’Éric Zemmour et d’assurer l’ensemble du travail en coulisse avec une efficacité exceptionnelle. Et puis, les circonstances ont décidé que son destin devait changer. Sans revenir sur les circonstances difficiles qui ont conduit à l’expulsion de Marion de Reconquête, le fait qu’à cause des problèmes internes du parti d’Éric Zemmour Sarah soit sortie de l’ombre a changé son destin, mais aussi la donne politique en France.
Beaucoup de Français ont découvert une intervenante exceptionnelle sur les plateaux de télévision, et son baptême du feu, où elle avait bâché magistralement le petit roquet Benjamin Duhamel est resté dans toutes les mémoires. Mais nul ne savait si elle serait capable de se révéler une militante de terrain, et à même de faire face à une campagne municipale à Paris. Or, Sarah a crevé l’écran, c’est elle qui a impulsé la campagne, qui en a fixé les thèmes, et qui a développé un programme révolutionnaire, en 130 pages, longuement travaillé et élaboré par des spécialistes et des personnes de terrain compétentes. « Paris, une ville heureuse » a montré, par son slogan, que cela n’était plus le cas. Le recrutement de 8000 policiers et la sécurisation de tous les quartiers et du métro ont montré que le Paris d’Hidalgo était devenu un coupe-gorge. L’économie de 10 milliards en dix ans, le montant de la dette, la diminution de moitié des effectifs pléthoriques de la mairie de Paris, la fin des privilèges des politicards de la mafia politicienne parisienne ont confirmé qu’elle ne jouait pas dans la même division que ses adversaires, et que la vraie révolutionnaire, ce n’étaient pas les guignols Chikirou-Mélenchon, mais bien Sarah Knafo, qui a fait davantage campagne sur son nom que sur le parti Reconquête, même si celui-ci était derrière elle, bien sûr.
Ce n’est pas un hasard si l’ensemble de ses adversaires, excepté Thierry Mariani, a essayé de la nazifier, Jean-Luc Mélenchon la qualifiant même, avec toute la haine dont il est capable, de « fasciste mondaine », ce qui, bien sûr, lui vaudra cette riposte foudroyante.
Par sa campagne exceptionnelle, Sarah Knafo a montré qu’elle était une vraie chance pour la France, et qu’elle avait la possibilité d’occuper les postes les plus élevés de l’État, si les électeurs en décidaient ainsi. Quoi qu’il arrive, elle a dominé cette campagne et en sera la gagnante.
Reste à savoir si les Parisiens, incurables bobos, méritent vraiment Sarah Knafo. Réponse dimanche soir, 20 heures.