
La taxe sur les petits colis en provenance de Chine par avion est un franc succès pour la France, c’est le moins que l’on puisse dire… Les entrepôts de la filière logistique aéronautique se sont vidés, parfois jusqu’à 100 %, avec une baisse générale des déclarations douanières, jusqu’à 92 %. En quelques jours, ce pan d’activité de l’aviation de fret s’est effondré, comme pendant le Covid, menaçant jusqu’à mille emplois. Le trafic s’est immédiatement déplacé, principalement vers la Belgique, exemptée de cette taxe, qui a vu ses volumes multipliés par trois. Avec un transit des colis vers la France en camions, au mépris évidemment, de toute considération environnementale. A noter tout de même, qu’une taxe européenne pourrait entrer en vigueur le 1er juillet prochain, ce qui ferait que la France ne serait plus la seule à taxer. Combien d’entreprises auront disparu d’ici là ?
Et pourtant, le débat sur la simplification des normes européennes serait un enjeu devenu central en 2025, pour Emmanuel Macron, président français, et Friedrich Merz, leader de la CDU allemande. Entendre qu’ils constatent la multiplication des règlements, directives et standards, qu’ils ont eux mêmes imposés et qu’ils entendent enfin les nombreux acteurs économiques et politiques qui dénoncent depuis belle lurette une « Europe de la paperasse ». Elle freine l’innovation, la compétitivité et la souveraineté des États membres, exaspère les chefs d’entreprises, prédispose aux départs de grands groupes. Même les PME, se plaignent de la lourdeur administrative, des coûts de conformité et de l’incertitude juridique. Et tout cela coûte très cher, avec une armée de gratte papier censés vérifier les bonnes applications de ce système inique. Plus loin, c’est aussi tout un état d’esprit qui est en cause : on n’essaye pas de faire mieux que nos concurrents, on essaye d’affaiblir nos concurrents avec des taxes et des normes, ce qui en général nous revient dans la figure, un peu comme le coup de l’économie russe à genoux.
Emmanuel Macron, lors de son discours à la Sorbonne en avril 2025, a plaidé pour une « pause réglementaire », estimant que l’Europe doit « réguler moins, mais mieux ». Friedrich Merz, défend une « Europe de l’efficacité ». En résumé, ils proposent de défaire ce qu’ils ont fait, sans avouer qu’ils sont mauvais et même très mauvais. Au RPF, nous avons déjà avancé des objectifs permettant de retrouver une forme de compétitivité. Outre un plan drastique d’économies de 300 à 400 milliards d’Euros par an, il faudrait diviser le coût du travail par deux, tout en supprimant également les aides aux entreprises et ramener la globalité des ponctions de l’État autour de 35 %, là où elle est à plus de 50 %. Le système de taxation et de redistribution marche très mal, profite toujours aux mêmes et permet à des entreprises et des produits non viables de se maintenir.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/03/21/europe-la-taxe-qui-tue/