
Michel Festivi
L’affaire Adama Traoré vient de trouver son épilogue judiciaire, après dix ans de procédure. En février 2026, presque dix ans après les faits, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu, innocentant totalement les gendarmes des accusations de violences portés contre eux. Les juges de la Haute juridiction ont ainsi avalisé le fait que le menottage et le contrôle dorsal n’avaient duré que quelques secondes : « il ne peut être sérieusement envisagé que les trois gendarmes aient pesé de leurs poids conjugués d’un total de 250 kg sur le thorax d’Adama Traoré, alors que le corps de celui-ci ne présentait pas de marques significatives, à l’exception d’une côte brisée lors des manœuvres de réanimation... en l’absence de traces significatives de violences, la thèse des violences postérieures au menottage constitue une pure allégation ». Tels sont les considérants clairs, nets et précis retenus par les Hauts magistrats, qui ont donc confirmé le non-lieu des juges d’instructions, et le non-lieu de la Chambre de l’instruction en appel de la première décision. Trois non-lieux successifs donc, trois victoires judiciaires pour les trois gendarmes et leurs courageux avocats.
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