
Marine Le Pen vient de déclarer qu’il n’était pas dans le programme du RN de quitter l’Europe. Sa normalisation avec le reste des partis qui se disent « de gouvernement », est donc terminée. Quid de sa base et de ses maires qui ont enlevé le drapeau européen des mairies ? Quid du Non de 2005, volé par les partis classiques ? Elle ne parle même pas d’un débat, d’un référendum, elle qui dit vouloir redonner au peuple le pouvoir de décider… pourquoi éviter ce sujet ? Il est vrai que bon nombre de ses cadres vivent désormais grâce à cette Europe, on ne mord pas la main qui vous nourrit ! Pour se défendre de cet alignement, elle nous ressort l’éculé argument de changer les orientations de l’intérieur ! Vaste fumisterie, si c’était possible, ce serait déjà fait. Depuis 30 ans, cette argumentation est utilisée par tous les partis qui renoncent à la rupture. Mais les faits sont têtus : les traités verrouillent les politiques économiques, les règles de majorité empêchent toute réforme profonde, les institutions ne sont pas conçues pour être modifiées, Jacques Attali l’a d’ailleurs expliqué très clairement. C’est un système autobloquant, à sens unique, imaginé pour entraver toute remise en cause.
Elle ne veut rien changer mais de temps en temps, fait semblant de s’opposer. En réalité elle trahit bon nombre de ses électeurs qui pensent encore que ce parti est souverainiste et qu’il veut défendre les Français ? En pratique, tout est du vent. La France, nous l’avons déjà expliqué au RPF, perd tous les ans 15 milliards, ça ne la gêne visiblement pas, et qu’on ne vienne pas nous dire que l’UE finance quelque chose chez nous, elle ne le fait jamais qu’avec l’argent qu’on lui donne. Nous le finançons nous-mêmes et deux fois même ! Elle prétend défendre les agriculteurs, souhaiter un prix de l’électricité conforme à son coût réel de production, ou lutter contre l’immigration ! Ce n’est certainement pas en restant dans l’UE qu’elle y parviendra. Non, ce qu’elle veut c’est faire croire que ses discours sont des vrais combats souverainistes, alors qu’ils ne sont que des fables destinées à capter des voix, mais son désir est de ne rien changer. Si un authentique candidat souverainiste ne se déclare pas, en 2027 nous aurons le choix entre rester dans l’OTAN et dans l’UE, et… rester dans l’OTAN et dans l’UE, continuer à geindre des normes imposées, des réglementations absurdes, des orientations suicidaires, des obligations d’alliances, tout en supportant wokisme, immigration massive et les accords commerciaux suicidaires. C’est un faux choix, c’est surtout un immobilisme qui n’est plus supportable et qui ne répondra pas aux défis et enjeux d’aujourd’hui ou de demain.
Le RN n’apparaît donc pas comme la solution. Il faudra attendre que le courage politique vienne d’ailleurs, de l’Allemagne sans doute si l’AFD de Weidel prend le pouvoir, pour que l’UE implose et force toute cette clique parasitaire à changer de discours, ou disparaître, peut-être sous l’onde de choc du séisme qui arrivera. Mais espérer quelque chose de tranchant du RN devient difficile. La France ne peut se contenter d’un changement cosmétique… Ce sera mieux qu’un Édouard Philippe, qu’un Attal, dont on a pu savourer l’incompétence il y a peu, certes, mais ça ne modifiera strictement rien aux problèmes structurels qui font que la France est déclassée, qu’elle s’effondre, qu’elle n’est plus reconnaissable par personne, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur.
Certains comptent sur Dupont Aignan, hélas, malgré la valeur de l’homme et la force de ses convictions, il a déjà échoué et ne fera pas mieux. D’autres candidats sont dans ce cas. On pourra nous rétorquer que Mitterrand, Chirac ont eux aussi dû insister, oui, mais ils ne partaient pas de 5% ! Un De Villiers pourrait éventuellement devenir un candidat sérieux, mais osera-t-il se lancer ? Rien n’est moins certain, il préférera le plateau de Cnews, pour y dénoncer confortablement et brillamment les travers de cette Europe qui a réussi à séduire le RN, quand elle a fait s’éloigner d’elle de plus en plus d’électeurs. Tant qu’un homme, un parti, ne portera pas cette rupture la France restera enfermée dans unchoix politique illusoire, où tout change en surface, mais rien ne change en profondeur. L’avenir s’annonce bien sombre…
A moins que, au-delà de Marine, qui elle aussi fait partie de l’ancien monde, les nouveaux hommes du RN, et femmes, ne soient en embuscade et attendent de Marine, qu’elle ne fasse pas trop peur avec cette sortie de l’Europe, pour ensuite, une fois élu, ce RN en pleine mutation ne se décide à renverser la table. Nous saurons bientôt, par la grâce des juges, si c’est Marine, ou si c’est Jordan. Mais oui, si l’Allemagne ne veut plus de cette Europe là, si l’Italie veut également la changer, la France sera embarquée dans le scénario et si l’on reposait maintenant la question aux Français, il y a fort à parier pur qu’ils ne veuillent plus majoritairement, du système Von-der-Leyen.
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