Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pendant que l’Elysée organise un comité contre le narcotrafic, un député organise un colloque pour libéraliser l’usage des drogues

Pendant que l’Elysée organise un comité contre le narcotrafic, un député organise un colloque pour libéraliser l’usage des drogues

L’Elysée organise ce vendredi un premier comité interministériel de lutte contre la criminalité organisée, dans un contexte de recrudescence des meurtres liés au narcotrafic.

Ce comité, présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a pour objectif de mettre en place une action globale du gouvernement dans ce domaine, allant de la prévention (éducation, santé, travail) à la répression (police, justice, lutte contre le blanchiment).

Douze ministres seront autour de la table, parmi lesquels Laurent Nuñez (Intérieur), Jean-Pierre Farandou (Travail), Gérald Darmanin (Justice), Edouard Geffray (Education), Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), ainsi que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Laurent Nuñez plaide depuis plusieurs semaines pour une action plus globale, estimant que cette “guerre” ne peut pas être menée par son seul ministère. Depuis le début de l’année, le gouvernement fait face à une succession de meurtres liés au narcotrafic, avec une implication croissante de mineurs, en tant que victimes ou auteurs. Nantes, Grenoble, Nice, Rennes, Lyon… la liste des villes concernées par ces drames s’allonge, Marseille n’ayant plus l’apanage des règlements de comptes.

L’argent de la drogue est considérable. La dernière estimation des autorités évaluait son chiffre d’affaires à environ 7 milliards d’euros en 2023 en France. Les “petites mains” du trafic, des mineurs ou jeunes majeurs, sont des proies faciles pour les réseaux. Un guetteur est rémunéré en moyenne 50 à 100 euros par jour, un vendeur entre 50 et 250 euros par jour.

En 2024 ont été recensés 367 assassinats et tentatives entre délinquants, quasi-systématiquement en lien avec le narcotrafic, avec un bilan de 110 morts et 341 blessés, en hausse de 33% depuis 2021, selon des données de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée.

En même temps, le député LFI interpellé en 2024 pour achat de stupéfiants à un mineur, consommation financée avec ses frais de député, organise le 18 joint, pardon le 18 juin, un colloque au sein de l’Assemblée nationale sur le thème :

« Drogues et Addictions : contre les obsessions réactionnaires, changeons de paradigme »

Le député explique :

Notre événement se propose d’ouvrir le débat sur ces enjeux en trois temps :

1/ Ressorts psycho-sociaux des drogues : changer de regard sur les consommateur•ices et les conduites addictives;

2/ Prévention, santé mentale et réduction des risques : les leviers d’une politique sanitaire face aux addictions ;

3/ Les enjeux socio-économiques du trafic international et les opportunités de certaines évolutions législatives.

À cette occasion et dans une démarche transversale en vue de la prochaine élection présidentielle, nous avons l’ambition de promouvoir une vision étayée sur ces faits de société, à rebours des logiques réactionnaires, inefficaces et hypocrites, qui confinent une partie du peuple français à des spirales d’exclusion, de prises de risques, et d’insécurité.

Parmi les intervenants, on note la présence de Mabrouka Ben Ameur, ex-détenue pour trafic de stupéfiants…

https://lesalonbeige.fr/pendant-que-lelysee-organise-un-comite-contre-le-narcotrafic-un-depute-organise-un-colloque-pour-liberaliser-lusage-des-drogues/

Écrire un commentaire

Optionnel