
Des offres d’emploi détaillées ont été inscrites sur les murs près du point de deal. À Grenoble (Isère), les narcotrafiquants utilisent l’espace public pour attirer la main-d’œuvre. Les habitants oscillent entre écœurement et fatalisme.
« Vendeur 300 euros. Sécu 200 euros. Guetteur 150 euros ». Sur les murs de Grenoble, les revenus promis aux petites mains du trafic de drogue s’affichent depuis plusieurs jours en grand, sans complexe, sur une place passante du quartier Hoche, en centre-ville. « Totalement inacceptable », s’écrie Bertrand (le prénom a été changé), un habitant, à la vue de ces offres d’emploi. Même les horaires de travail y sont précisés, avec une prime de nuit pour le poste de sécurité de ce point de deal, l’un des plus importants de l’agglomération. […]