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  • C’est l’islamisme qu’il faut dissoudre !, par Franck Deletraz

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    Dissolution d’associations prônant le djihad armé

    Elles sont au nombre de quatre. Quatre associations seulement, quand des dizaines d’autres (pour ne pas dire des centaines) prospèrent au grand jour et en toute impunité dans les zones de non-France avec un discours tout aussi criminel. Quatre seulement, parmi lesquelles ne figure même pas la plus en vue de toutes : cette fameuse UOIF, liée aux Frères musulmans et qui sert depuis des années de paravent aux imams les plus enragés ! Bref, en annonçant mercredi ces dissolutions, Castaner n’a pas seulement montré que le gouvernement tentait pitoyablement de contenir le tsunami islamiste avec un dé à coudre. Il s’est aussi clairement moqué des Français qui attendent d’abord de l’Etat qu’il les protège.

    La « guerre sainte » pour perspective

    C’est par un communiqué officiel, très vite repris par les grands médias, que Castaner a ainsi annoncé avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution du Centre Zahra France, de la Fédération chiite de France, du Parti antisioniste et de France Marianne Télé, en raison de leur légitimation « de façon régulière [du] djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes ». Des « justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte », a précisé le ministre, qui « s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du Centre Zahra dans la perspective de la guerre sainte et d’une apologie constante, notamment via Internet, des actions d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’UE ».

    On rappellera au passage que le Centre Zahra France, association chiite basée à Grande-Synthe (Nord), a déjà fait l’objet de plusieurs mesures administratives et opérations policières ces derniers mois. Lors d’une douzaine de perquisitions opérées en octobre dernier dans ses locaux et au domicile de ses membres, les policiers antiterroristes avaient notamment découvert plusieurs armes à feu détenues illégalement.

    L’amateurisme criminel du gouvernement

    Aussi ces dissolutions sont-elles amplement justifiées. On peut même se demander pourquoi Castaner a attendu si longtemps pour les demander. Et pourquoi le lieu de culte dirigé par le Centre Zahra France n’a été fermé par arrêté préfectoral que pour… une durée de six mois ! C’est que, en matière de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement fait preuve aussi d’un amateurisme terriblement criminel. Comment prétendre en effet lutter efficacement contre cette hydre à mille têtes qu’est l’islamisme en ne prononçant que quelques dissolutions ici et là ? Pire encore : en continuant d’accueillir sur notre sol des milliers de migrants parmi lesquels, nous le savons, se glissent une foule de djihadistes ? En abandonnant nos prisons, nos écoles et des quartiers entiers de nos villes aux « barbus » ? Ou encore en refusant obstinément d’expulser cette foule d’imams salafistes qui prêchent impunément dans des mosquées construites, bien souvent, avec l’argent des contribuables ? Incohérente à tous les niveaux et totalement suicidaire, cette politique consistant à « s’opposer sans s’opposer » à l’islamisme finira, hélas, par coûter très cher à notre pays.

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 21 mars 2019

    https://fr.novopress.info/214022/cest-lislamisme-quil-faut-dissoudre-par-franck-deletraz/

  • Gilets jaunes : Metz, Nice, Marseille… Les interdictions de manifester se multiplient

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    Les gilets jaunes se préparent à un 19e samedi de mobilisation sous haute surveillance.

    À Paris, tout rassemblement sur les Champs-Élysées est interdit, mais les gilets jaunes ont trouvé une alternative: ils se réuniront place du Trocadéro.

    Quant aux régions, les arrêtés préfectoraux se sont multipliés.

  • L’assourdissant silence autour de la recrudescence d’actes anti-chrétiens

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    En février dernier, Christophe Castaner s’indignait de l’augmentation des actes antisémites : « C’est la République qui est attaquée » clamait-il. A l’occasion de l’acte 18 des Gilets jaunes, de nombreux kiosques à journaux sont incendiés sur les Champs-Elysées ; il n’hésite pas à qualifier les pyromanes de « criminels ».

    Lundi, c’est l’église Saint-Sulpice qui est incendiée. Le départ de feu est d’origine humaine et délibéré. Pas un mot.

    L’Eglise de France brûle-t-elle ?

    On minimise. « Il s’agit maintenant de déterminer si l’auteur de cet incident est ou non une personne qui a toute sa tête ou s’il s’agit d’un déséquilibré » indique une source proche du dossier. La fameuse thèse….! Le gouvernement fait état d’un phénomène stable. Pourtant, entre 2015 et 2018, on compte une hausse de 103% des dégradations. Et sur le plus long terme, entre 2008 et 2016 la hausse est de 245%.

    Les chrétiens se feront-ils entendre un jour ?

    On sait que 80% des dégradations de lieux de cultes concernent des églises. Rien qu’en janvier 2019, pas moins de 66 actes anti-chrétiens ont été recensés et dénoncés en France. En s’attaquant aux églises, aux tabernacles, les vandales touchent au cœur de la foi chrétienne. Il s’agit de profanations.

    Deux parlementaires ont interpellé hier le président de l’Assemblée nationale sur le phénomène, demandant à ce qu’il mandate une mission d’information sur le sujet.
    Cependant, pour que la courbe s’inverse, il faudra bien que les premiers concernés, les chrétiens, mouillent la chemise.

    Les initiatives individuelles, de laïcs et de curés se multiplient, mais la hiérarchie ecclésiastique, par aveuglement ou lâcheté, refuse d’ouvrir les yeux à la réalité. N’est-il pas choquant d’apprendre que la dénonciation à la police de tels actes n’est systématique dans l’Eglise en France seulement depuis deux ans ? Monseigneur Dumas, porte-parole de la conférence des évêques de France refuser de parler de « cathophobie », là où Monseigneur Dubost en 2010 prévenait que « s’il faut hurler nous hurlerons ». A quand une ligne de conduite de conviction chez les chrétiens ?

    https://fr.novopress.info/

  • Equinoxe de printemps… la roue tourne !

    caspar-david-friedrich-bis1.pngOn a évité le pire hier en Italie près de Milan avec la libération in extremis par la police d’une cinquantaine de collégiens, aspergés d’essence et ligotés dans leur bus scolaire par leur chauffeur. L’auteur de cette agression sauvage  est un sénégalais de 47 ans, Ousseynou Sy, naturalisé italien en 2004 malgré des antécédents d’agression sexuelle et de conduite en état d’ivresse. Il entendait protester contre le sort réservé aux migrants. Une autre prise d’otage vient également de s’achever, politique celle-là, celle des députés du Fidesz, parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban. Les élus hongrois en question viennent d’être suspendus du Parti populaire européen (PPE), groupe quantitativement le plus important du parlement, auxquels appartiennent notamment les partis allemands démocrates-chrétiens et démocrates-sociaux de la CSU et de la CDU, les conservateurs autrichiens de l’ÖVP, les députés LR ou encore de Forza Italia.

    «Selon le président du PPE, le Français Joseph Daul, rapportait RT  hier, cette suspension signifie que le Fidesz n’aura, jusqu’à nouvel ordre plus le droit de participer aux réunions du PPE, sera privé de ses droits de vote et ne pourra pas présenter de candidats à des postes.» La décision a été prise par l’Assemblée politique du PPE, réunissant notamment Joseph Daul, les dix vice-présidents, la direction du groupe au Parlement européen et un représentant de chaque parti membre. Dans un entretien le 20 mars à la radio allemande Deutschlandfunk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait réclamé une fois de plus une exclusion de Viktor Orban du PPE, affirmant que «depuis des années», le Fidesz «s’éloign[ait] des valeurs démocrates-chrétiennes». «Sa place est hors du PPE», a tranché Jean-Claude Juncker, membre de celui-ci, mais qui n’a pas participé pas à cette réunion.

    Le gouvernement hongrois avait averti qu’en cas de suspension, le Fidesz «quitterait immédiatement le PPE ».«Il y a une chose qui est plus importante que la discipline de parti, c’est la défense des valeurs chrétiennes européennes et l’arrêt de l’immigration. Nous ne pouvons pas céder sur cela», avait tweeté le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltan Kovacs, au cours du mois de mars.

    Rappelons au passage qu’en septembre dernier, lorsque des sanctions avaient été décidées par les européistes, via l’adoption du rapport Sargentini, contre le gouvernement hongrois, le parti LR, tiraillé entre des tendances totalement contradictoires, avait étalé ses incohérences, pour ne pas dire son double-langage. Sur les 16 députés républicains affiliés au PPE, deux étaient (opportunément?) absents, 5 avaient voté pour le rapport Sargentini, trois seulement avaient voté contre et six s’étaient réfugiés dans l’abstention…

    Autant dire que cette supension-exclusion du Fidesz n’est pas pour étonner spécialement Bruno Gollnisch. En février dernier il notait que M. Orban refuse « la poltique migratoire que veut lui imposer l’Union européenne. Il dit que son pays n’est pas entré dans l’UE pour cela et du coup la Hongrie est très mal vue.» Or, M. Juncker n’accepte pas cette critique et a donc souhaité que le Fidesz soit exclu du PPE. Bruno Gollnisch notait aussi que si les députés du Fidesz étaient (encore) maintenus au sein du PPE c’était par crainte « de les voir aller vers Marine Le Pen, vers et nos amis italiens de la Ligue. Il est certain que si on veut les jeter dans les bras de notre ami Matteo Salvini, ce que j’espère vivement pour ma part (les caciques du PPE) n’ont qu’a continué comme cela! »

    Au-delà même de sa critique de l’immigration massive, il est aussi reproché à M. Orban « une politique familiale qui ne repose pas sur l’avortement massif, la promotion LGBTI, mais au contraire une politique familiale extrêmement audacieuse. Il a ainsi annoncé que les Hongroises qui auraient quatre enfants seraient exonérées à vie d’impôts, toute une série de prêts pour les familles qui s’agrandissent, des prêts bonifiés pour les jeunes ménages pour l’acquisition d’un bien immobilier. Bref, toute une série de mesures que je crois très utile et dont on ferait bien de s’inspirer. M. Orban a dit très clairement dans les pays de l’Europe de l’Ouest le seul remède qu’ils (les gouvernements, NDLR) voient à la dénatalité c’est le recours à l’immigration massive, nous nous avons besoin d’enfants Hongrois (…). Une politique volontariste comme je voudrais en voir en France.» Et  si M. Orban est accusé de tenir un discours de haine, cela est dû à ce volontarisme là, à son refus tout simplement de la «doxa immigrationniste»

    Nous le rapportions également, cette crainte d’un réveil des nations libres est perceptible dans le discours d’Emmanuel Macron qui il y a un an, en janvier 2018,  avait qualifié de « propagande » toute contestation de la doxa dominante, propagande a-t-il ajouté, « parfois même financée par certaines démocraties illibérales. »

    Cette notion de démocraties illibérales n’est bien sûr pas neutre et renvoi à l’alternative à cette construction européiste… foncièrement antireuropéenne dans son essence. Sur son blogue, Alain de Benoist indiquait alors que cette « notion d’ illibéralisme », «qui n’est pas antérieure à la fin des années 1990», «est extrêmement intéressante». «(Le président hongrois) Viktor Orbán s’y est référé en 2014 pour défendre l’idée que l’idéologie ne doit pas être l’élément central des jugements que l’on porte sur l’organisation de l’État. Les médias en ont conclu que le Premier ministre hongrois voulait justifier la dérive autoritaire de son régime (…) Je pense pour ma part qu’on devrait plutôt se référer au populisme : une démocratie illibérale est une démocratie qui prend la souveraineté du peuple au sérieux.»

    «Depuis des décennies, on cherche à nous faire croire que libéralisme et démocratie sont une seule et même chose. La démocratie libérale serait donc la seule forme possible de démocratie. Mais en réalité, c’est exactement le contraire (…). Lorsque le peuple comprend que ceux qui prétendent les représenter ne représentent plus rien, et que la représentation équivaut à une captation de la souveraineté populaire par la souveraineté parlementaire, il cherche à décider par lui-même de ce qui le concerne. Sonne alors l’heure de la démocratie illibérale. » La roue tourne!

    https://gollnisch.com/2019/03/21/equinoxe-de-printemps-la-roue-tourne/

  • Dysfonctionnement : le mot est faible

    6a00d8341c715453ef0240a49614ee200b-320wi.jpgDepuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n'est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

    La première s'analyse à l'évidence en termes d'incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l'actuel ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l'ordre qu'à ceux de l'industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l'État.

    À un tel niveau l'erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l'État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

    Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l'article de Jean-Dominique Merchet dans L'Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

    Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier "Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !".

    Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l'hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : "On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers". Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N'oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

    Or, à la suite des critiques à l'encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les "consignes inappropriées".

    Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : "par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers".

    Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu'ici par les médias relève d'une indulgence inexplicable.

    Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
    [2] article "Sécurité: les dessous d’un échec"
    [3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

    https://www.insolent.fr/

  • Général Vincent Desportes : « Cette décision d’utiliser Sentinelle est politiquement et humainement dangereuse. »

    Le général Vincent Desportes analyse la décision et les risques d’utiliser les militaires de l’opération Sentinelle pour les manifestations de samedi prochain : « On risque de se retrouver dans des situations compliquées. »

  • Jordan Bardella dénonce les milices d’extrême gauche

    Jordan Bardella dénonce les milices d’extrême gauche

    Et cette vérité agace visiblement Jean-Jacques Bourdin, tellement plus à l’aise avec la fake news d’Anne Hidalgo et l’extrême droite :

    Vidéo intégrée
    Jordan Bardella
     
    @J_Bardella

    « Depuis des années, des milices d'extrême-gauche, toujours les mêmes, appellent à attaquer les forces de l'ordre et à casser, et pourrissent les mouvements sociaux. Le gouvernement doit enfin prendre ses responsabilités et les dissoudre ! »  

    219 personnes parlent à ce sujet
     

    https://www.lesalonbeige.fr/jordan-bardella-denonce-les-milices-dextreme-gauche/

  • En Marche arrière toute

    6a00d8341c715453ef0240a447e7b3200c-320wi.jpgOn le pressentait déjà depuis plusieurs semaines, à la faveur notamment des interventions présidentielles dans le prétendu grand débat. Les espérances dans quelques velléités réformatrices annoncées lors de la campagne de 2017, se sont évanouies.

    Le simple fait de se contenter du fusible Delpuech, certes assez médiocre devant les caméras, victime expiatoire bon marché des violences inouïes du 16 mars, ne trompe évidemment personne. Il a été limogé, nous explique, avec toute la force de conviction qui se dégage de sa propre personnalité si charismatique, le Premier ministre Édouard Philippe, en raison de "consignes inappropriées" concernant l’usage du lanceur de balles de défense.

    On se demande presque, si ce qui lui est personnellement reproché ne serait pas d'avoir trop cherché à réprimer ou à contenir la furie des casseurs. Les images insupportables et les propos satisfaits, chargés de haine, non seulement des incendiaires mais même de prétendus responsables délirants, les déclarations d'un Ruffin ou celles d'un Fabien Roussel par exemple, devraient pourtant nous éclairer. Le nouveau chef que s'est donné le Parti communiste, Pierre Laurent se révélant décidément trop mou, Jean-Luc Mélenchon s'étant démonétisé, ose théoriser la France "au bord de la guerre civile".

    Et l'on enchaîne dans les médias autour de la légitime révolte que vient enrichir la mobilisation pour le climat. À partir de 1962 on a commencé à ironiser sur le thème de référendums consacrés à la double question, définie par les humoristes : "voulez-vous qu'il fasse beau et que le général De Gaulle reste au pouvoir ?" Une seule réponse par oui ou par non. Aujourd'hui, le ridicule s'est trouvé une interrogation rhétorique inversée : "voulez-vous qu'en 2040 il ne fasse pas trop chaud et que Macron soit réélu en 2022".

    Car la grande préoccupation n'est plus vraiment de rassembler les Français sur la base de promesses de réformes. Certaines s'étaient pourtant confirmées des plus urgentes et nécessaires. Elles restent à la traîne depuis les deux mandats de Chirac (1995-2007), l'enlisement de l'hyperactif hyperprésident Sarkozy (2007-2012) et le gros mollasson Hollande (2012-2017) soit aujourd'hui 24 ans de relatif immobilisme français.

    Dès 2007, François Fillon, au soir d'un jour estival ensoleillé dans l'île de Beauté, fatigué, exaspéré par les demandes entendues en Corse, avait osé lâcher qu'il se trouvait "à la tête d'un État en faillite". Mais, depuis, rien n'a suivi et, notamment, la dette publique de l'État central parisien, englobant celle des régimes sociaux, a explosé. Elle atteint désormais 100 % de la richesse annuellement créée comptabilisée sous le nom de produit intérieur brut.

    Parmi les réformes dont l'évidence saute aux yeux, figure celle des 42 régimes de retraites par répartition recensés docilement par les commentateurs agréés. Le candidat Macron s'était acquis, sur ce terrain, une image de courage. On se souvenait alors qu'il avait fait fonction, sous le quinquennat Sarkozy de secrétaire du comité Attali, puis, sous le quinquennat Hollande, l'un des principaux inspirateurs de la loi El Khomry.

    Summum des promesses : on allait enfin aligner le calcul des droits à pensions et celui de l'âge de départ dans la fonction publique et le secteur privé. Sur le papier : parfait.

    Premier accroc : la nomination d'un Haut commissaire chargé de ce projet en la personne du chiraquien Delevoye, caricature du franc-maçon, tel que défini par Jean Rigaud comme : "sensuel et sans férocité". Avec lui, dont on aimerait mieux connaître la situation relative aux droits à pensions, comme tout va bien, on risque d'être assuré que rien ne bougera vraiment.

    Sa récente controverse avec Agnès Buzyn ministre de la Santé confirme en effet ce pressentiment. Théoriquement, je veux dire : juridiquement, en charge de l'ensemble de la sécurité sociale, laquelle comprend la branche vieillesse et sous l'ombre de la citadelle Bercy bien entendu, elle a osé, mentionnant sa formation de médecin, considérer que l’âge légal de départ à la retraite, actuellement 62 ans en France contre 65 ans en Allemagne, en Belgique ou au Danemark, et beaucoup plus dans certains pays, pourrait donc augmenter en France, du fait de l'allongement de l'espérance de vie, sans qu'elle formule d'objection à cette hypothèse. Horresco referens. Le Haut-Commissaire Delevoye manifeste son exaspération. Blanc sur rouge rien ne bouge disent les œnologues : avec Delevoye, soutenu par Raffarin, tout fout le camp.

    Pour revenir et bien comprendre, par conséquent, les dispositifs policiers défaillants du 16 mars, il convient de mesurer la peur panique de Jupiter et de ses Olympiens, tétanisés devant l'hypothèse d'un nouveau Malik Oussékine, dont la mort accidentelle en 1986 bloqua la réforme Devaquet.

    Que les protestataires, aussi bien la nuisance black blocs que les manifestants radicalisés et les pillards opportunistes se félicitent publiquement et ouvertement, des incendies, des dégradations et de leurs hauts faits de récupération individuelle, tout en refusant d'endosser les conséquences de leurs actes et de leurs délires verbaux, tout cela demeurant impuni, en dit long sur la dérive et les renoncements prévisibles du quinquennat.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/2019/03/en-marche-arriere-toute.html

  • “Tolérante” et “ouverte”…jusqu’à quand?

    colonnes-du-temple.jpgLe 9 janvier, le tribunal de Paris avait réclamé 5000 euros d’amende avec sursis à l’encontre du rappeur Nick Conrad, pour incitation à la haine. Dans son clip intitulé Pendez les blancs (PLB), un blanc y était en effet pendu après avoir été violenté et humilié. Les paroles du morceau de cet « artiste » de Noisy-le-Grand d’origine camerounaise ne faisaient pas non plus dans la dentelle: « Je rentre dans des crèches je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands…». Cette peine a été confirmée hier par tribunal correctionnel, assortie de l’obligation pour le musicien de payer 1000 euros de dommages et intérêts aux deux associations qui s’étaient portées parties civiles, à savoir la Licra qu’on ne présente plus et  l’Organisation de lutte contre le racisme anti-blanc (OLRA). Son président, Laurent de Béchade, rapporte Le Figaro, s’est dit choqué par la mansuétude de la justice,  « l’absence de condamnation concrète » d’un rappeur qui «ne regrette toujours pas ses propos» . «Hormis les dommages et intérêts, il n’y a aucune conséquence négative pour lui, bien au contraire! Cette affaire lui a fait une très belle promotion, dont il continuera à bénéficier, puisqu’il fait appel». L’absence de condamnation concrète, c’est aussi ce qui saute aux yeux quand on se penche sur le parcours du néo Hollandais Gökmen Tanis, délinquant multirécidiviste turc et auteur lundi matin à Utrecht (Pays-Bas) d’une fusillade dans un tram qui a coûté la vie à trois personnes et en a blessé 9 autres. La piste d’un différend familial a d’abord été évoqué,  l’hypothèse terroriste islamiste est aujourd’hui privilégiée, suite à a découverte d’une lettre de motivation retrouvée dans sa voiture par les enquêteurs. Tanis avait été en outre arrêté il y a quelques années en Turquie pour ses liens supposés avec l’Etat islamique.

    Gökmen Tanis a le profil type, très répandu sous nos latitudes, de l’islamo-racaille basculant dans le terrorisme. L’obs s’en fait l’écho, « des proches rapportent qu’à une époque il aurait été un fervent musulman, portant la barbe et le qamis (vêtement long). Son frère, connu du service de renseignement néerlandais, serait un membre actif d’un mouvement salafiste et aurait combattu en Tchétchénie». L’auteur des assassinats d’Utrecht « avait comparu il y a deux semaines en justice dans plusieurs affairesdont une de viol. Selon la victime de cette affaire, âgée de 47 ans, il aurait été libéré quelques jours plus tôt. (…).  Il a été impliqué (dans de nombreuses affaires) : cambriolage, tentative d’homicide, vol à l’étalage, menace sur des policiers, conduite en état d’ivresse et dégradations notamment. »

    En mars 2017, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, actuellement au pouvoir et figure du parti  du  libéral-européiste,  le VVD, avait pris grand soin de muscler son discours à l’approche des élections législatives, pour caresser dans le sens du poil l’électorat le plus hostile aux flux migratoires extra-européens et au communautarisme musulman. La recette est toujours la même : il s’agissait de  freiner la progression des « populistes » du PVV de Geert Wilders. M. Rutte s’était aussi opposé au même moment au meeting prévu au Pays-Bas de l’AKP le parti islamo-conservateur turc de Recep Tayip Erdogan.   Furieux,  M Erdogan avait alors fustigé cette interdiction, qu’il avait assimilé à « des vestiges du nazisme » . « Les Pays-Bas »sont une « république bananière », ils en « paieront le prix» , ils « (rendront) des comptes pour (leur) effronterie » avait-t-il menacé… Il ne s’agit pas bien évidemment d’établir un lien direct entre ses menaces proférées il ya tout juste deux ans et le geste sanglant de Tanis, mais chez cet esprit faible et dérangé par ses addictions, il est possible de penser que cette prose agressive ait pu partiellement produire son effet.

    Quant à la fermeté opportuniste de Mark Rutte, elle n’était plus très évidente quelques heures après la tuerie d’Utrecht : « Nous ne céderons pas face à l’intolérance. Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte ». Quelle bouillie verbale ! Le problème justement réside pour le coup dans le laxisme criminel, la trop grande « tolérance » et « ouverture » de la société néerlandaise, qui,  comme les autres sociétés ouest-européennes, est ouverte inconsidérément à tous les flux d’immigration…

    D’un extrémisme l’autre, Recep Tayyip Erdogan a choisi pour mobiliser sa base électorale de ressortir de sa besace idéologique le thème du choc des civilisations, de l’affrontement Occident versus Islam. Actuellement en campagne en Turquie pour le compte de son parti AKP, le président turc, dixit Europe 1, a affirmé lundi, «  lors d’un discours à Canakkale, dans l’ouest de la Turquie »,  « que l’attentat commis contre deux mosquées à Christchurch ( Nouvelle-Zélande) visait en réalité Ankara. Des propos condamnés par le Premier ministre australien (Scott Morrison) et le vice-Premier ministre néo-zélandais. (Winston Peters). « Ce (cette tuerie dans les deux mosquées de Christchurch, NDLR) n’est pas un acte isolé, c’est quelque chose d’organisé, a déclaré Recep Tayyip Erdogan. Ils sont en train de nous tester avec le message qu’ils nous envoient depuis la Nouvelle-Zélande, à 16.500 kilomètres d’ici.» Le président turc a dit aussi « que les Australiens qui seraient hostiles à l’islam subiraient le même sort que les soldats australiens tués par les forces ottomanes lors de la bataille de Gallipoli, pendant la Première Guerre mondiale.: Il y a un siècle, vos aïeuls sont repartis à pied ou dans des cercueils. Si votre intention est la même que la leur, nous vous attendons. »

    Faut-il faire grand cas des propos d’estrade outranciers de M. Erdogan ? La seule invasion subie (consentie) par la Turquie ces dernières années c’est celle des centaines de milliers de migrants de confession musulmane qui y ont été accueillis…pour leur faciliter le passage vers les pays européens. Et  pour obtenir du gouvernement turc qu’il ferme le robinet , la Commission européenne – dans le cadre l’accord migratoire conclu avec Ankara en 2015- a accordé en mars de l’année dernière (avec l’impôt des Européens) 3 milliards d’euros à Ankara, officiellement pour l’aider dans son accueil des réfugiés syriens

    Enfin, dans le climat de grandes tensions générées par la poussée communautariste et  fondamentaliste qui découle de l’immigration de masse, les propos guerriers du dirigeant turc ne vont pas vraiment dans le sens du vivre-ensemble, d’une cohabitation pacifique. Une question, affirme Bruno Gollnisch,  qui ne manquera pas de se poser dans les années à venir avec encore plus d’acuité,  si les pays européens ne se dotent pas très vite de gouvernements qui stoppent l’immigration torrentielle… avant que le point de bascule  ne soit atteint. Une réaction nationale qui est la  condition essentielle de notre avenir…

    https://gollnisch.com/2019/03/20/tolerante-et-ouverte-jusqua-quand/

  • Le jaune, le noir et le pouvoir

    6a00d8341c715453ef0240a44766b2200c-320wi.jpgAinsi l'acte XVIII des gilets jaunes nous a-t-il donné l'occasion de rappeler plusieurs caractéristiques de cette crise d'un genre nouveau.

    Toutes origines confondues, vrais gilets comme black blocs ou simples pillards, on a compté officiellement plus de 14 000 manifestants, dont, fait nouveau, les trois quarts à Paris.

    Des violences intolérables ont été commises sur les Champs-Elysées par l'extrême gauche. Des dégâts considérables ont été infligés à 80 enseignes pillées et vandalisées, autant à de petits kiosquiers qu'aux boutiques de luxe, au Fouquet's ou au Drugstore Publicis. Mais la voyoucratie trouve toujours quelques bons apôtres pour les excuser au nom de l'idéologie.

    Tout le monde savait la veille que les forces de l’ordre redoutaient un regain des actions violentes. On ne doit donc pas s'étonner des protestations politiques. Elles sont venues aussi bien de la mégère Hidalgo à gauche, que de François-Xavier Bellamy, chef de file de la liste de droite en vue des Européennes. Celui-ci ne manque pas de déplorer que "l'ordre républicain n'est plus assuré dans Paris" et de souligner que "jamais l'État n'a baissé la tête à ce point-là[1]".

    Première caractéristique : le contraste de plus en plus affirmé entre le jaune et le noir.

    Autant ce qui demeure de la protestation proprement dite réaffirme son aspect initial pacifique sinon bon enfant. Certains allaient même jusqu'à se mêler à l'affligeante manif climatique des bisounours. Autant, de leur côté, les casseurs et autres black blocs donnent la mesure de leur sauvagerie.

    Cette frange ultra-violente est évaluée par le ministère de l'intérieure entre 1 000 et 1 500 activistes. Or, cette nuisance s'est montrée, plus que jamais, bien distincte des porteurs de gilets, ne serait-ce que par leur accoutrement noir.

    Une deuxième question interpelle désormais aussi une part importante de l'opinion publique comme des commentaires médiatiques. Nous la posions dès le 26 novembre[2] : celle des responsabilités de l'actuel occupant de la place Beauvau.

    Quand tirera-t-on les leçons de son incompétence ?

    Car enfin à qui fera-t-on croire qu'il se révélerait impossible, dans un pays si anciennement administré et centralisé comme la France, de prévoir en mars les événements qui se sont produits, et reproduits, depuis novembre et décembre.

    Certes, en 2008 ce fut une double erreur de la présidence Sarkozy et de son ministre de l'Intérieur Hortefeux de supprimer, sans la remplacer, la Direction centrale des Renseignements Généraux. La création de la nouvelle DCRI vit fusionner cette vieille machine remontant à la Troisième république, aux fonctions multiples, pas toujours bien remplies, avec la DST. En 2014, lorsque le gouvernement Valls chercha à remettre en place le Renseignement territorial (SCRT) il lui assigna un rôle précis, celui d'informer le gouvernement sur l'état de l'opinion et des mouvements sociaux. Nous payons donc des impôts pour ce service public. Il emploie 2 600 fonctionnaires. Son patron, Henri Bricq, a été nommé en août 2017, donc par le gouvernement d'Édouard Philippe, sous le règne de Jupiter Ier.

    Et il ne semble pas, par ailleurs, que les autres missions de renseignement soient mal remplies par les services français, plutôt efficaces malgré des moyens matériels pauvrement dotés.

    Le pouvoir aurait, par conséquent, dû le savoir. L'acte XVII, le 9 mars, avait été marqué, avec 28 000 gilets jaunes recensés dans l'Hexagone, par la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. Mais en vérité on pouvait s’attendre à voir, pour l’acte XVIII du 16 mars, une remontée en nombre de manifestants, sinon sur toute la France, du moins à Paris sachant que les mots d'ordre gauchistes prétendaient, depuis plusieurs jours, frapper un grand coup dans la capitale, réalisant ainsi une réponse centralisée à l'opération grand débat s'achevant la veille, au 15 mars.

    Les mouvements de blacks blocs et les voyous de banlieue ne sont pas apparus si soudain que l'on ne puisse les identifier, les pénétrer, les suivre sur les réseaux sociaux, les ficher, au gré par exemple des milliers d'arrestations opérées depuis novembre etc.

    Ne succombons pas à la tentation d'imputer la médiocrité du dispositif à la malice du pouvoir. Certains l'imaginent désireux de capitaliser en sa faveur la frayeur des honnêtes gens. Cela semble faire beaucoup d'honneur à ces responsables du maintien de l'ordre qui n'ont su protéger que les Palais nationaux.

    Votre chroniqueur penche plutôt ici pour une explication qui se vérifie trop souvent : les coefficients B, comme bêtise, V comme veulerie, L comme lâcheté dont les valeurs paraissent assez élevées dans le cas du ci-devant maire de la charmante petite ville de Forcalquier. Nous n'avons pas affaire à un machiavel de sous-préfecture mais à un médiocre danseur de tango.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. BFM Politique. [2] cf. "Castaner ministre de la chienlit"

    https://www.insolent.fr/2019/03/le-jaune-le-noir-et-le-pouvoir.html

  • Violences à Paris : l’Etat faible et incompétent, par Ivan Rioufol

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    Les lampistes paieront, après le saccage des Champs-Elysées, samedi, lors de la 18e mobilisation des Gilets jaunes. Le préfet de Paris pourrait notamment y laisser des plumes. Toutefois, Emmanuel Macron et Christophe Castaner ne s’en tireront pas à si bon compte. Ils ont eux aussi à répondre devant l’opinion de leur légèreté. L’amateurisme du ministre de l’Intérieur est devenu une risible curiosité devant tant de maladresses accumulées. Il y a une semaine, Castaner se laissait voir dans une boite de nuit branchée de la capitale en train de siffler des verres de vodka. Samedi matin, il estimait devant des télévisions que les Gilets jaunes avaient perdu : une auto-persuasion visiblement insufflée par le chef de l’Etat, parti skier pour le week-end avec son épouse dans les Pyrénées, à La Mongie. Le retour précipité de Macron, samedi soir, dit à lui seul l’imprévoyance du pouvoir et sa constante incapacité à mesurer la gravité de la révolte populaire. Avant de faire le procès des Gilets jaunes, il faut s’arrêter sur l’incompétence des plus hauts dirigeants.

    Macron, qui prétend représenter le parti de l’Ordre, se montre aux yeux du monde comme le président d’un Etat incroyablement fragile. Samedi, 1 500 casseurs ont été laissés en paix pour mettre à sac durant 10 heures plus de 90 commerces le long de l’avenue. Une banque a été incendiée, mettant en péril les habitants des étages supérieurs. Le Fouquet’s, célèbre restaurant, a été vandalisé. Quatre kiosques à journaux ont été brûlés. Ce lundi sur RTL, Laurent Munez, bras droit de Castaner, a estimé que tous les Gilets jaunes présents samedi à Paris (10.000) étaient des “ultras”, sans “aucune distinction”. Pour sa part, le premier ministre avait tenu à distinguer entre les manifestants et les incendiaires.

    Cette faiblesse de l’Etat est aggravée par son aveuglement idéologique. Depuis le début, Macron met en garde contre la “lèpre qui monte” avec les nationalistes, tandis que des ministres alertent sur la ‘peste brune’, qu’ils assimilent aux citoyens en colère. Or la plupart des observateurs s’accordent à reconnaître que l’extrême droite n’a tenu qu’un rôle marginal, sinon inexistant, dans les dernières violences. Seule Anne Hidalgo, maire de Paris, assure avoir vu, ce week-end, “des groupes d’extrême droite” à côté des pilleurs. En réalité, ce sont 1 500 black-blocs, antifas, anarchistes, zadistes, islamo-gauchistes qui ont librement semé la terreur en signant leurs actes. Parmi les tags tracés sur les Champs-Elysées : “Intifada partout”. La plaque en mémoire du capitaine Xavier Jugelé, assassiné par un terroriste islamiste le 20 avril 2017, a été recouverte du sigle de l’anarchisme.

    Ces faits, observables depuis longtemps, devraient inviter les autorités à nommer les vrais coupables. Or il n’en est rien. Il y a bien eu la désignation d’un commission d’enquête parlementaire, à la demande de la France Insoumise (extrême gauche), mais elle vise… l’extrême droite : une tartufferie parmi d’autres. Reste aussi cette autre constatation inquiétante : il est exact que des Gilets jaunes excédés commencent à se laisser eux-mêmes gagner par la violence. Certains d’entre eux ont prêté main forte aux casseurs professionnels. Or cette banalisation de la brutalité risque de s’aggraver si le pouvoir persiste à jouer la montre tout en insultant quiconque lui tient tête, quitte à laisser le chaos s’installer pour décrédibiliser le mouvement. La France malade attend toujours, en urgence, un médecin. Elle n’entend pas croupir dans l’oubli. Faudra-t-il qu’elle hurle ?.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 18 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • Enfants de djihadistes : stop au chantage à l'émotion !

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    Jean-François Touzé,
    délégué aux études et argumentaires du PdF
    Cinq enfants de djihadistes supposés français sont donc de retour sur notre sol national après un séjour en Syrie. Ainsi en a décidé Emmanuel Macron qui, à l’encontre de la volonté majoritaire des Français mais s'appuyant sur les ressorts rouillés de la sensiblerie qui est à la conduite de l'État ce que le curare est aux fonctions musculaires du corps humain (un paralysant puissant et létal), a décidé pour plaire aux associations droitdelhommistes de juger « au cas par cas ». On sait ce que cela signifie.
    Quel que soit leur âge, qu'ils soient orphelins ou non, qu'ils aient tué et participé à des exactions ou pas, qu'ils fassent des risettes, des grimaces ou la moue la plus charmante, ces enfants ne sont plus français, si tant est qu'ils l'aient jamais été, au-delà des papiers que détenaient leurs parents coupables d'avoir pris les armes contre la civilisation.
    La France n'a aucune responsabilité à assumer quant à leur sort et le terme de "rapatriement" ne peut être utilisé.
    Stop à l'émotivité. Les Français ne veulent pas d'eux. Leur destin ne nous concerne en rien. Ces cinq enfants doivent être les derniers à être acceptés sur notre sol.
    Quant aux djihadistes adultes, puisque la peine de mort ne peut, pour l'heure, pas être prononcée par un tribunal français, puisque nous savons que les juridictions d’exceptions, civiles et militaires, qui devraient dans un État digne de ce nom être mises en place et saisies ne le seront pas, qu'ils soient livrés aux juges irakiens ou syriens qui sauront régler définitivement les arriérés de comptes.

  • Le 5e homme a été discrètement expédié... en Israël !

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    Bernard Plouvier

    Depuis quelques jours, nos media ne bruissent que d’une indignation, d’ailleurs justifiée, motivée par l’assassinat d’une cinquantaine de mahométans en deux mosquées de Nouvelle-Zélande.

    Le principal assassin, d’origine australienne, est censé avoir rédigé un texte débile donné en pâture à tous les journaleux de la planète, car il y est question de « suprématie de la race blanche »... chose qui n’a pas grand-chose à voir avec une affaire de religion. Le texte est un ramassis d’absurdités et témoigne soit du crétinisme absolu de son rédacteur, soit d’une grossière provocation.  

    En effet, les choses sont beaucoup moins simplettes qu’on ne l’a dit. D’abord, il y a eu complot et tellement bien préparé qu’on a beaucoup de mal à mettre en relation la minutieuse préparation de l’attentat avec un texte aussi « suprêmement » débile. De fait, en plus du vidéo-criminel, on a arrêté quatre autres personnes... dont un homme qui a été relâché et expédié en Israël.

    On ne comprenait pas trop pourquoi le gouvernement et les media d’Israël hurlaient, sur tous les tons, leur réprobation de cet infâme assassinat collectif, qui, pour un Français, ne peut faire oublier les immondes assassinats perpétrés en France, depuis 2015, par des crapules mahométanes.

    Pour une fois, les Israéliens se mettaient au diapason des Goyim qu’ils haïssent si fort, en condamnant des assassinats ignobles. C’était tellement inouï qu’on voulait bien oublier, un instant, le nombre ahurissant de mosquées bombardées par Tsahal (l’armée israélienne, qui n’est pas réputée pour faire dans la dentelle). On a publié un chiffre dépassant 160 mosquées détruites ces dernières années par les Israéliens, chiffre invérifiable par un citoyen français qui a mieux à faire qu’aller musarder dans ce Proche-Orient en état de guerre subintrante depuis 1948.

    Et voilà que tombe la nouvelle du 5homme ! On ne doute pas un seul instant que les membres du gouvernement israélien, zélés serviteurs de Haute Dame Démocratie, vont nous fournir une explication honnête et fiable, à propos de ce 5individu... qui ne pouvait être qu’un honnête touriste.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/19/le-5e-homme-a-ete-discretement-expedie-en-israel-6137215.html

  • Acte 18 des Gilets jaunes : l’opposition politique au gouvernement dénonce un laxisme policier volontaire

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     FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Alors que certains policiers se révoltent contre des mises en garde à vue arbitraires, l’opposition au gouvernement critique de son côté un laxisme policier volontaire.

    Le taureau racaillo-gauchiste lâché dans Paris

    L’ultragauche révolutionnaire casse, la racaille issue des quartiers de l’immigration pille derrière. A défaut de pouvoir vivre ensemble, il est possible de détruire ensemble. Ce samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes, le taureau racaillo-gauchiste a fait de nombreux ravages dans la capitale : magasins saccagés, la célèbre brasserie du Fouquet’s vandalisée, affrontements avec la police, magasins pillés…

    Certaines personnalités médiatiques commencent à faire la différence entre les Gilets jaunes et la gauche révolutionnaire

    Dans un tweet remarqué, Marine Le Pen, photo à l’appui, a dénoncé les black blocs. « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les Gilets jaunes. Les black blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité ».

    La plupart des politiques et des médias ont crié au bobard de Marine Le Pen

    Cependant, certains journalistes, comme Natasha Polony, ont admis qu’il existe une différence entre les Gilets jaunes et l’ultragauche qui tente de récupérer le mouvement. « A un moment, il va peut-être falloir cesser d’appeler ces personnes des Gilets jaunes ».

    Pour l’opposition politique, le gouvernement ferait preuve d’un laxisme volontaire

    Depuis le début des Gilets jaunes, les stratégies du gouvernement ont été nombreuses pour discréditer le mouvement : répression policière, diabolisation… La corrida racaillo-gauchiste ne serait qu’un moyen comme un autre pour faire sortir les Gilets jaunes de la place publique. Le gouvernement compterait officieusement sur la violence de l’islamo-gauchisme pour faire taire une parole démocratique qui n’a pu être réduite au silence depuis maintenant quatre mois.

    https://fr.novopress.info/213959/acte-18-des-gilets-jaunes-lopposition-politique-au-gouvernement-denonce-un-laxisme-policier-volontaire/
  • Black-Blocs, idiots utiles de la macronie

    L’image contient peut-être : 1 personne, foule et plein air
    La violence d'extrême gauche, c'est comme une fourmi qui parle anglais et javanais: ça n'existe pas.
    Rappelons, pour bien situer le niveau de lutte RÉELLE contre la violence RÉELLE exercée depuis des années en matière de manifestations publiques, qu’une obscure commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre la violence des groupuscules d’extrême-droite a été montée début 2019, à la demande de la France Insoumise, en guise de hochet. 
    Si vous avez connaissance de manifestations violentes, récurrentes, de mises à sac de masse, commises par ces groupes, l'Inspecteur Gadget est preneur.
    Cette commission, qui s’est déconsidérée jour après jour et dont même le rapporteur LREM Adrien Morenas (c’est dire!) dénonce les dérives partisanes et la tournure de vaudeville, sert en réalité principalement à sa contestable présidente issue de l’extrême-gauche héraultaise, Muriel Ressiguier, à traquer ses opposants politiques locaux.
    Cette commission s’est notamment ridiculisée en essayant (puis renonçant) d’auditionner des personnalités politiques telles que Marion Maréchal ou Marine Le Pen, mais surtout en tentant d'intégrer parmi ses membres respectables le député ex-LREM M’jid El Guerrab particulièrement au fait des questions de violence pour avoir défoncé le crâne du socialiste Boris Faure à coups de casque de moto (et toujours pas jugé et toujours député). 
    Honte de rien, ils osent tout, comme chacun sait, c’est à cela qu’on les reconnaît.
    Pendant ce temps, et contrairement à ce qu’affirmait péremptoirement la journaliste du Parisien Jannick Alimi hier soir en direct sur BFMTV, il N’EXISTE PAS de commission d’enquête parlementaire sur les violences d’extrême-gauche dans ce pays. 
    Tout simplement. 
    Aussi invraisemblable que cela puisse paraître. 
    Existe pas. Môme Néant.
    La seule obsession idéologique de ce régime post-socialiste est de lutter contre les «populistes» gilets jaunes ou autres Gaulois réputés réfractaires et lépreux.
    La délinquance qui depuis des années sabote tous les mouvements sociaux en les radicalisant hystériquement et en saccageant les centres villes est laissée libre de croître et de prospérer. 
    La seule rhétorique employée par cet exécutif vise l’extrême-droite (réelle ou putative). 
    La seule obsession sans cesse rebachée est celle d’un retour fantasmagorique des heures sombres. Anne Hidalgo a été jusqu’à halluciner, pathétique Bernadette Soubirous de la post-modernité, des violences d’extrême-droite samedi sur les Champs.
    Aucun combat réel n’est mené contre les véritables fauteurs de troubles blacks-blocs et antifas connus depuis des années. 
    Au contraire, ils bénéficient de la mansuétude idéologique des gouvernements, soit par proximité politique, soit parce qu’ils permettent de saper en les discréditant tous les conflits sociaux. 
    Et c'est à tordre le cou au mouvement des gilets jaunes qu'ils vont encore servir cette fois-ci.
    Tout comme aucune action sérieuse n’a été entreprise samedi contre eux, se baladant tranquillement en centre-ville avec des disqueuses, des meuleuses, des tronçonneuses.
    Alors, les moulinets, les coups de menton, les mises en scène théâtrales, les réveils tardifs et sélectifs : merci mais non merci.

  • Alexandre Langlois : « Le vrai responsable de tout ce chaos, c’est M. Castaner »

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    Polémique au sujet de la gestion de l’acte XVIII des gilets jaunes par le gouvernement et la préfecture de police de Paris.

    Alexandre Langlois réagit au micro de Boulevard Voltaire.

    Grosse polémique à la suite de la gestion de l’acte 18 des gilets jaunes. Cette manifestation a été particulièrement violente avec énormément de dégâts matériels.
    La responsabilité de la hiérarchie de la police est en cause, notamment le préfet de police et le ministre de l’Intérieur. Comment a été géré cet acte 18 ?

    L’acte 18 n’a pas été mieux géré que les autres. Cela fait depuis le mois de décembre que nous disons que la gestion du maintien de l’ordre est catastrophique, en particulier sur le mouvement des gilets jaunes. On n’a que le résultat de ce qui se passe depuis plusieurs mois . Cette fois-ci, le résultat est amplifié puisque les policiers sont de plus en plus épuisés, de moins en moins efficaces, et le commandement est toujours aussi désorganisé.

    Les bruits courent que le ministre de l’Intérieur aurait été sévèrement réprimandé. On parle également d’une démission possible du préfet de police.
    Cette décision politique sera un bon signal envoyé aux forces de l’ordre ?

    Le vrai responsable de ce chaos est monsieur Castaner. Si monsieur Castaner ne démissionne pas, aucun signal n’est envoyé aux forces de l’ordre.
    Même si monsieur Delpuech, préfet de police, n’est pas forcément à la hauteur sur la gestion des gilets jaunes, on pourrait avoir l’impression qu’on fait le ménage sur l’affaire Benalla en se servant du prétexte du maintien de l’ordre.
    Ce serait un double non-sens. Donc, soit c’est monsieur Castaner, soit on continue comme avant.
    Les LBD ont été reconfigurés pour être moins efficaces, semble-t-il. Cela a coïncidé avec un regain de violence vis-à-vis des forces de l’ordre. Un camion de gendarmes a été retourné et un gendarme a évité de peu de lynchage.
    Selon vous, faudrait-il réarmer plus massivement les forces de l’ordre ?

    Pas forcément. Si jamais, on reçoit des ordres cohérents pour rétablir l’ordre, on peut. Mais, comme toujours, il faut avoir les renforts nécessaires pour intervenir, savoir où intervenir et déployer les forces de l’ordre. S’il y a un véritable danger de mort par lynchage, je rappelle que nous pouvons faire usage de l’arme à feu.
    Il y a toujours une peur d’utiliser la mauvaise arme au mauvais moment, car il y a un risque de prendre une vie ou de mutiler quelqu’un. Mais si jamais c’est pour protéger une vie ou éviter que quelqu’un se fasse tuer, alors nous avons les moyens de réagir. A propos du LBD la question n’est pas vraiment de savoir s’il faut les rééquiper ou les modifier, mais il faudrait qu’on ait une formation adéquate pour tirer sur les bonnes personnes et non que ce soit la foire d’empoigne, comme nous avons pu le constater depuis le début des manifestations des gilets jaunes.
    Le syndicat Vigi a publié un communiqué rappelant que 86 policiers s’étaient suicidés depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron, 68 depuis le préfet Delpuech et 28 depuis la nomination de Christophe Castaner au ministère de l’Intérieur.
    Cet épuisement des policiers ne va-t-il pas aggraver ce fléau qui touche la Police nationale ?

    Cela va aggraver toutes causes des suicides. Les causes sont des horaires de travail complètement pathogènes, des cycles de travail compliqués, le manque des jours de repos, l’impossibilité d’avoir une vie sociale et familiale épanouie et équilibrée. On a tous besoin, à un moment donné, de se reposer et de voir autre chose.
    Tout cela est aggravé avec le mouvement de gilets jaunes, parce que nous avons une gestion des ressources humaines proches du niveau 0. On ne nous paie pas nos heures supplémentaires et on nous dit que, de toute façon, nous sommes corvéables à merci et que nous ne sommes que des numéros. On nous dit aussi qu’on va refaire des mesures complètement ubuesques qui peuvent être prises uniquement dans un bureau, mais qui sont totalement incohérentes sur le terrain.
    Tout le cocktail est réuni pour que la situation continue à s’aggraver.

    http://www.bvoltaire.fr/alexandre-langlois-le-vrai-responsable-de-tout-ce-chaos-cest-m-castaner/

  • Stéphane Ravier : « Il faut rétablir la peine de mort pour ces salauds »

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    Une étudiante de 21 ans a été poignardée à mort devant une bouche de métro à Marseille. Réaction au micro de Boulevard Voltaire de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône.

  • Gilets Jaunes : le pouvoir à la dérive – Journal du lundi 18 mars 2019

     

    Gilets Jaunes : le pouvoir à la dérive

    Nouveau désaveu pour l’exécutif. L’acte XVIII des Gilets Jaunes a donné l’occasion à des centaines de casseurs de saccager la Capitale… Après des semaines de répression musclée contre les manifestants pacifiques, le gouvernement n’a pas réagi face à l’extrême-gauche… Pendant les scènes de chaos sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron était au ski…

    Gilets Jaunes : Le casse-tête des Républicains

    Les Républicains face à un dilemme. Alors que le mouvement ne bouderait pas une partie de l’électorat Gilets Jaunes, il est bien difficile de conjuguer leur fonctionnement. Chronique d’une séduction vouée à l’échec.

    Glucksmann ou la mort du PS

    La mort des socialistes en passe d’être consommée. Raphaël Glucksmann est officiellement la tête de liste pour les élections européennes. Une manœuvre qui lui permettra de mêler aux socialistes les membres de sa formation politique Place Publique… une solution de dernier recours pour le PS qui pourrait bien avoir signé sa mort politique.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-le-pouvoir-a-la-derive-journal-du-lundi-18-mars-2019

  • Champs-Élysées : Marine Le Pen a-t-elle tort de dénoncer l’impunité des « cagoules noires » ?

    Une partie de la presse fait ses choux gras d’un tweet, publié samedi par Marine Le Pen, qui dénonce les « cagoules noires », avec une photo datant du 1er mai 2018.
    Façon d’insinuer que la présidente du Rassemblement national n’hésite pas à utiliser de faux documents et à pratiquer la désinformation.
    Ces censeurs feraient mieux de s’intéresser au contenu de la déclaration plutôt qu’à son illustration. 

    « À Paris, les cagoules noires ont remplacé les gilets jaunes. Les black blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité », a écrit Marine Le Pen, après les scènes de saccage et de pillage, ajoutant la photo de manifestants vêtus de noir, le visage masqué, avec une banderole portant le A cerclé de l’anarchie. 
    Que l’illustration date du 1er mai dernier est accessoire. 
    Peut-être même est-ce un choix volontaire pour montrer la permanence de ces groupes d’ultras dans toutes les occasions où l’on peut semer le désordre. 
    Les auteurs des incidents de samedi sont-ils ou non des professionnels de l’émeute ?
    Il suffisait, si l’on n’était pas en personne sur les lieux, de regarder les chaînes d’information en continu pour s’apercevoir que ce type d’individus, bien reconnaissables, étaient encore plus nombreux que lors des précédentes manifestations et se sont livrés, comme le 1er mai, à des scènes de vandalisme. 
    Ils se sont attaqués notamment aux symboles du capitalisme, des banques, des magasins de luxe, le Fouquet’s, laissant avec leurs tags les stigmates de leur idéologie.
    Si on lit bien le message de Marine Le Pen, il paraît évident que son objectif est de dénoncer l’ « impunité » dont semblent bénéficier ces casseurs, envers lesquels le gouvernement prodigue une étrange indulgence. 
    Plutôt que de rechercher la source de la photo incriminée, les journalistes en question auraient pu s’inquiéter des raisons pour lesquelles les violences n’ont pas été contenues. 
    Par impéritie ? Ce serait grave. 
    Par intérêt ? Ce serait encore plus grave. 
    Et si les forces de l’ordre sont impuissantes face aux casseurs, il est urgent que le ministre de l’Intérieur revoie sa stratégie.
    Bruno Retailleau, évoquant la proposition de loi « anti-casseurs » dont il avait été l’initiateur après les événements du 1er mai 2018, a déclaré récemment dans la presse : « Je ne confonds pas les Gilets Jaunes et les cagoules noires. » 
    Ce n’est pas le cas des politiciens ou journalistes qui prennent un malin plaisir à porter le discrédit sur Marine Le Pen – à l’approche des élections européennes, comme par hasard.
    Beaucoup de ces commentateurs partisans ont été plus indulgents, en revanche, vis-à-vis de l’attitude incongrue de Christophe Castaner, qui, selon le mot d’un élu LR, va « draguer en boîte » pour décompresser en galante compagnie, quelques jours après l’Acte 17 des gilets jaunes. 
    Ou, surtout, vis-à-vis de la désinvolture de notre Président qui, bien que la manifestation de ce samedi fût annoncée comme à hauts risques, a choisi de partir avec son épouse skier à La Mongie. 
    Chacun, fût-ce un dirigeant, a le droit d’avoir une vie privée, mais il est des circonstances où la fonction impose des priorités.
    Quand on voyait samedi, parallèlement sur l’écran de télévision, le visage radieux de Macron au ski et les scènes de violence sur les Champs-Élysées, on se prenait à se demander par quelle bande d’irresponsables et de noceurs on est gouverné. 
    Philippe Kerlouan

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/03/champs-elysees-marine-le-pen-t-elle.html#more

  • Attentat de Christchurch : la faute à la presse française, si l’on en croit Najat Vallaud-Belkacem ?

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    Depuis qu’elle a quitté la politique pour l’édition, Najat Vallaud-Belkacem n’imprime plus dans les médias. Doit-on s’en plaindre ? Je vous laisse juge. Il semble, en tout cas, qu’on ne s’en portait pas plus mal. Et puis là, cela a dû être plus fort qu’elle, comme une pulsion, un besoin, un impératif : l’ancien ministre de l’Éducation de François Hollande a dégainé un tweet qui devrait faire date dans les annales de la sottise. « Oui toutes nos pensées vont aux victimes de l’abject attentat de Christchurch, et oui cela devrait tous nous rassembler. Mais découvrir ici des messages d’indignation hypocrite y compris de ceux qui ont contribué, année après année, à promouvoir ça… comment dire ? Nausée. »

    Suit, sur le tweet, un montage de vingt unes de plusieurs magazines qui ont titré ces dernières années sur le terrorisme islamique, le djihad ou l’immigration : évidemment, en tête, Valeurs actuelles (sept fois), Le Figaro Magazine (trois fois) mais aussi L’Express (cinq fois), Le Point (deux fois), Marianne (une fois) et même Courrier international (une fois) et la revue L’Histoire (une fois). « Violence et islam »« Islam, le danger communautariste »« La République face à l’islam »« Le djihad à nos portes », etc.

    Donc, si on suit bien ce qu’il est convenu d’appeler, par convention de manœuvre, un raisonnement, c’est-à-dire un processus qui relève de l’intelligence, pour faire court, Valeurs actuellesLe FigaroL’ExpressLe PointMarianneCourrier international et L’Histoire ont contribué, année après année, à promouvoir « ça », c’est-à-dire, si l’on essaye de comprendre, l’islamophobie et, par voie de conséquence, son expression la plus violente comme l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande. N’ayons pas peur des mots : incitation à la haine. Des procès sont possibles…

    Est-ce à dire qu’il aurait fallu passer sous silence, durant toutes ces dernières années, les attentats islamistes en France, les crimes de Daech, le développement du communautarisme sur notre sol ? Un communautarisme, rappelons-le, qui ne doit pas être complètement un fantasme d’extrême droite, si l’on se souvient des propos de l’ancien protecteur lyonnais de Najat Vallaud-Belkacem – j’ai nommé Gérard Collomb – lorsqu’il quitta la place Beauvau en évoquant publiquement, en des mots à peine voilés, le risque de guerre civile en France.

    Madame Vallaud-Belkacem a donc la nausée. En découvrant ce tweet, j’ose à peine évoquer ce qui peut être ressenti par tous ceux qui ont un minimum de sens commun et prennent connaissance de ce tweet. C’est quoi, pire que la nausée ? Madame Najat Vallaud-Belkacem est bien la « digne » représentante de cette classe politique pour qui il ne fallait surtout pas nommer les choses pour ne pas faire d’amalgame, ne pas stigmatiser. On a du mal à réaliser qu’elle ait pu être au gouvernement de la France, cinq années durant, sans discontinuer. Madame Vallaud-Belkacem devrait rester dans l’édition. C’est sans doute là qu’elle fait le moins de mal.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/attentat-de-christchurch-la-faute-a-la-presse-francaise-si-lon-en-croit-najat-vallaud-belkacem/

  • Avec Marine Le Pen, ce sera le chaos nous disaient-ils

    Avec Marine Le Pen, ce sera le chaos nous disaient-ils

    Tandis qu’Emmanuel Macron s’offre quelques jours à la station de ski de La Mongie (Hautes-Pyrénées), Paris connaît de sombres violences :

    Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat de police Alliance estime que c’était prévisible :

    Nos indicateurs savaient aussi que les black blocs allaient venir ainsi que des gens de nationalités étrangères. On savait donc que cela risquait d’être très fortement agité.”

  • Allemagne: des crimes contre les migrants sont dissimulés pour «éviter de créer des préjugés»

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    Les autorités d’un district de l’Allemagne rurale ont dissimulé une longue liste de crimes de demandeurs d’asile, y compris le viol, les voies de fait et les abus sexuels sur enfants, afin de ne pas «susciter des préjugés», aurait-on allégué.

    Selon des chiffres internes de la police, 117 infractions pénales ont été commises dans des logements de réfugiés à Boostedt, dans le nord de l'Allemagne, au cours des trois derniers mois, et des migrants du tiers monde hébergés dans d'autres logements de la municipalité ont été répertoriés comme suspects de 23 autres crimes.

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  • Gilets Jaunes – Des policiers ne veulent plus suivre les “instructions illégales” et servir de police politique

    Le site Mediapart confirme que des instructions particulières et illégales ont été adressées à la police pour réprimer les gilets jaunes :

    Les officiers de police judiciaire d’un commissariat parisien dénoncent les « instructions illégales » de leur hiérarchie, en particulier lors des manifestations des « gilets jaunes ». Dans un mail que Mediapart a pu consulter, il est écrit que, sur ordre de la préfecture de police de Paris, les personnes interpellées doivent être systématiquement placées en garde à vue.

    Six officiers de police judiciaire (OPJ), soit la totalité du service de leur commissariat parisien, ont, en février et pendant plus d’un mois, interrompu leur activité pour protester contre les instructions « liberticides » que leur imposait leur hiérarchie, notamment lors des manifestations des « gilets jaunes ». Ils se sont mis, en alternance et parfois à tour de rôle, en arrêt de travail – certains le sont encore aujourd’hui.

  • Des milliers de gens armés dans les banlieues selon un Préfet [Vidéo]

    Michel Auboin, ancien préfet et auteur de “40 ans dans les Cités” évoque les banlieues …
    Début de la vidéo : «Il y a des dizaines voire centaines de quartiers où il est extrêmement difficile d’entrer y compris pour la police et où le mode de vie, les relations aux autres, aux institutions, à la langue française, sont en train de s’estomper» 

    Évoquant les flux migratoires, il déclare : «Il arrive que les professeurs des écoles à la rentrée scolaire en septembre aient une classe qui n’est plus du tout la même qu’en juin à la fin de l’année scolaire. Certaines villes sont devenues des villes closes où il est difficile d’entrer et où le trafic de drogue et d’armes s’est amplifié»
    Crédit photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

  • Agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne : 3 ans après les faits, seulement 3 condamnations

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    – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    On se souvient qu’il y a trois ans des centaines de femmes avaient signalé des agressions lors de la Saint-Sylvestre dans les rues de Cologne. Dissimulée par les autorités allemandes en raison de l’origine immigrée des agresseurs, la vérité avait fini par éclater grâce au travail de la réinfosphère, provoquant un tollé.
    Mais le travail de la justice pose question

    L’enquête criminelle de la Saint-Sylvestre de Cologne 2015 a donné un résultat très décevant. Bien que plus de 600 femmes aient signalé des délits sexuels, seuls trois délinquants sexuels ont finalement été condamnés par la justice d’après le Spiegel qui s’est référé à une liste établie par le tribunal local de Cologne. Sur ces trois délinquants sexuels, deux ont été condamnés à du sursis. Le porte-parole du tribunal, Wolfgang Schorn s’il a reconnu que « Dans l’ensemble, le résultat donne à réfléchir », a tenté de se justifier : « Avec la situation tumultueuse de la nuit du Nouvel An, il a été difficile de prouver les faits. » Les trois délinquants sexuels n’ont pu être condamnés que parce qu’ils avaient effectué des selfies d’eux-mêmes et des victimes. Pour tous les autres, il était difficile de fournir des preuves.

    Seulement 32 condamnations pour vol ont été prononcées

    Le ministère public a enquêté sur 290 suspects selon le rapport, mais seuls 32 ont abouti à des condamnations. Selon le tribunal de district, les accusés étaient principalement des Algériens, des Marocains et des Irakiens. Dans la plupart des cas, il s’agissait de vol qualifié, de vol et de recel de biens volés. La peine la plus sévère a été infligée à un Algérien de 30 ans qui a été condamné à un an et onze mois de prison pour vol qualifié. Lorsque les faits de Cologne furent connus dans le monde entier, la chancelière Angela Merkel (CDU) avait appelé à une « réponse ferme de l’Etat de droit ». Force est de constater que l’état de droit a abouti au contraire à une réponse laxiste. Ces ridicules condamnations prononcées par le pouvoir judiciaire sont dignes de ce que l’on appelle l’état de droit, plus prompt à protéger le délinquant et le criminel qu’à répondre à la détresse des victime.

    https://fr.novopress.info/

  • Enfants du djihad

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    La mort d’un bébé dans un camp syrien provoque des remous outre-Manche. L’enfant est né de Shamima Begum, une Britannique partie pour la Syrie rejoindre l’État islamique en 2015 et, depuis, déchue de sa nationalité par le gouvernement de Londres. Une pneumonie l’a emporté il y a quelques jours.

    L’opposition travailliste se déchaîne. À l’instar des « humanistes » français, elle estime que cet enfant est une victime et que le refus britannique de laisser rentrer sa mère est à l’origine de ce décès. « Un enfant innocent est mort des suites de la déchéance de nationalité d’une Britannique. C’est insensé et inhumain », écrit Diane Abbott, député du Labour. Cette déclaration est révélatrice de l’inversion des valeurs qui prévaut de ce côté-ci du Channel comme de l’autre côté.

    L’enfant n’est, évidemment, pas mort des suites de la perte de nationalité de sa mère ! Il est mort, comme des milliers d’enfants chaque jour, des conditions sanitaires déplorables dans lesquelles il est né. Il est mort en raison du choix de sa mère de rejoindre un « califat » islamique dépourvu de toute structure médicale, au sein duquel la femme est considérée comme une esclave d’un rang inférieur à l’homme. Il est mort des suites du fanatisme d’une femme d’origine cinghalaise qui avait fait sa vie en Grande-Bretagne et que son fanatisme musulman a poussée à rejoindre ses frères en islam.

    En France, également, de nombreuses femmes, parfois françaises de souche, ont quitté le pays pour rejoindre les rangs de l’État islamique. Elles l’ont fait pour des raisons incompréhensibles à nos yeux, préférant l’asservissement volontaire à la liberté. Elles y sont devenues des ventres, portant les futurs combattants d’Allah, au lieu de vivre leur dignité de femmes dans une société occidentale. Elles savaient ce qu’elles faisaient et ne méritent pas plus de compassion que leurs compagnons qui, les armes à la main, ont combattu pour établir le règne d’Allah sur la Terre. Rien ne justifie qu’elles soient rapatriées. Adultes, consentantes, pour certaines converties, leur responsabilité est entière. Quelques-unes ont expressément refusé de revenir en France, telle la compagne de Fabien Clain, qui a craché sa haine de la France devant les caméras de télévision.

    Mais que faut-il faire de leurs enfants ? Faut-il considérer leur nationalité – nés de mère française, ils sont français de plein droit – et les faire revenir au pays ? Mais pour en faire quoi ? Les placer dans ces sinistres centres départementaux de l’enfance, auxquels les orphelinats d’antan n’ont rien à envier ? Avec l’aide d’éducateurs aux idées floues, on en fera des déracinés, sans culture, sans éducation. D’ailleurs, leurs mères n’accepteront jamais de les laisser partir. Si les mères rentrent, leur place est en prison. Ce n’est pas celle des enfants. Quant à ceux qui, plus âgés, ont déjà reçu l’endoctrinement musulman, les rapatrier comporte un risque que nos sociétés ne peuvent pas se permettre de prendre.

    La froideur voire le cynisme de ces réflexions ne doivent pas occulter une réalité essentielle. Un enfant est ce que son éducation familiale en fait. Peut-on, dans notre société libérale, libertaire, jouisseuse et consumériste, donner à ces enfants une contre-éducation suffisamment efficace pour en extraire toute trace d’endoctrinement ? Notre régime, sidéré par le phénomène islamique et incapable de le traiter autrement que par un laïcisme aussi éculé qu’inefficace, a montré son impuissance à juguler ce phénomène.

    Alors, sans doute, faut-il laisser ces enfants à leurs mères dont ils partageront le sort. Jusqu’au jour où la France sera capable de leur offrir une autre perspective. Ce n’est pas pour demain.

    François Teutsch

    http://www.bvoltaire.fr/enfants-du-djihad/

  • Vandalisme à la basilique de Saint-Denis : le grand silence du gouvernement et des médias

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    Un communiqué du MNR :

    Dans la nuit du 2 au 3 mars derniers, l'un des vitraux de la basilique de Saint-Denis, près de Paris, a été cassé, les portes du buffet du grand orgue (l'un des plus beaux de France) ont été endommagées, ainsi que le moteur. On ignore l'identité et les mobiles du ou des malfaiteurs. Cependant, compte tenu du prestige de cet édifice (nécropole des rois de France), on est éberlué par le silence total des « grands » médias et de nos gouvernants, contrastant avec le battage effectué dès que les lieux de culte musulmans ou israélites sont touchés, si peu soit-il. Comment s'étonner d'une certaine désaffection du public à l'égard des médias ?
    Avec tous les défenseurs de notre civilisation, battons-nous pour que cesse le « deux poids, deux mesures » dont est victime le christianisme dans le traitement des (nombreux) faits divers le concernant.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/03/12/vandalisme-a-la-basilique-de-saint-denis-le-grand-silence-du-6135331.html

  • Nicolas Bay en déplacement au Centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (61)

  • Le Samedi Politique : Prisons, émeutes de banlieues : La guerre civile en marche ? Avec Xavier Raufer

     
    Mauvaise semaine pour la sécurité en France.

    Du côté des prisons, la situation semble s’aggraver de jour en jour. Mardi, un détenu radicalisé et sa compagne ont attaqué deux surveillants avec des couteaux qu’ils avaient réussi à se procurer.

    A Grenoble, après que deux jeunes roulant sur un scooter volé sans casque sont morts, la cité du Mistral était à feu et à sang plusieurs nuits de suite.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Le criminologue Xavier Raufer, dresse un constat accablant de l’état de la justice française, et de son appareil judiciaire. Une situation explosive qui pourrait bien mener à un affrontement généralisé.

    https://www.tvlibertes.com/prisons-emeutes-de-banlieues-la-guerre-civile

  • Quand la prison ultra-sécurisée dorlote l’islamiste !, par Ivan Rioufol

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    La menace islamiste reste un impensé, jusqu’au cœur de la prison. Michaël Chiolo, détenu français converti à l’islam en 2010, en donne un aperçu terrifiant. Mardi matin, il a sévèrement blessé au couteau deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, aux cris d’”Allah Akbar !”. Son profil de radicalisé était connu de l’administration pénitentiaire. Il était inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. Condamné à trente ans de réclusion pour le meurtre crapuleux d’un ancien résistant de 89 ans, il avait également, par la suite, était reconnu coupable d’apologie du terrorisme (un an de prison supplémentaire) pour avoir demandé à ses codétenus de rejouer la tuerie du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt, présentée comme un établissement ultra-sécurisé.

    Or Chiolo, alias Abdel-Karim, n’était pas considéré comme spécifiquement dangereux. Non seulement il n’était pas détenu dans le quartier prévu pour les radicalisés, mais il avait bénéficié de l’usage d’une unité de vie familiale (UVF), cet espace intime qui permet au prisonnier de se retrouver avec sa famille durant 24 ou 48 heures (72 heures parfois). C’est dans cet appartement confortable que Chiolo avait fait venir son épouse. Arrivée entièrement voilée, elle n’avait pas été fouillée pour autant. C’est elle qui a introduit le couteau en céramique (indétectable), et peut-être des explosifs. Dans l‘assaut du Raid qui a mis fin à dix heures de retranchement du couple, la femme a été tuée.

    Autant de légèretés accumulées laisse sans voix. Cette naïveté face à l’islam radical en dit beaucoup sur la banalisation du danger par les autorités publiques. Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, n’est pas crédible quand elle assure, ce mercredi, que le problème de la radicalisation en prison n’est pas “sous-estimé” mais qu’il est au contraire “pris à bras le corps”. Il est impardonnable, par exemple, de laisser venir des visiteurs sans fouilles préalables. Les failles béantes apparues hier ne sont pas nouvelles. Elles sont le résultat d’un laxisme né de l’excuse sociale. Cette faiblesse est d’autant plus préoccupante que la France pourrait recevoir certains des djihadistes vaincus en Syrie. Ce matin, Rachida Dati, ancien garde des Sceaux, a réclamé sur RTL “une politique pénale sur la radicalisation en prison”. C’est ce manque persistant qui pose problème.

    Comment comprendre que la terreur islamiste ne soit toujours pas prise en compte à sa juste mesure ? Les islamistes incarcérés, comme Chiolo, ne sont pas seulement des détenus de droit commun. Ils sont des bombes à retardement. Ils ne doivent pas se faire dorloter dans des UVF, mais être mis à l’écart et sous surveillance constante. Ce matin, 18 prisons étaient bloquées par un mouvement de surveillants, légitimement excédés. Mais eux-mêmes ont -ils toujours clairement sonné l’alarme sur la dangerosité spécifique des radicalisés ? Après avoir débattu de ce sujet, mardi soir sur CNews, avec Yoan Karar (surveillants FO), je n’en suis pas certain.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 6 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/