Un entretien avec Roland Hélie, directeur de la revue nationale et identitaire Synthèse nationale.
RIVAROL : Vous venez de lancer une campagne militante pour la dissolution de SOS-Racisme. Pourquoi ?
Roland HÉLIE : Comme nous l'avons annoncé lors de la 6e journée de Synthèse nationale qui s'est déroulée à Paris le 11 novembre dernier, notre revue, au-delà de sa vocation purement éditoriale, entend désormais prendre des initiatives militantes afin de dénoncer les impostures qui gangrènent notre pays. Or, au premier rang de ces impostures, nous trouvons toutes les officines prétendument antiracistes. Depuis des années ces officines, grassement entretenues à coup de subventions publiques, polluent, à coup de diktats idéologiques pour les plus dociles et de procédures judiciaires pour les plus récalcitrants, le débat politique sur l'immigration. Elles servent les intérêts du mondialisme et portent une lourde part de responsabilité dans le processus de dilution de notre identité et, quelque part, elles favorisent aussi l'islamisation rampante de la France. Voilà pourquoi nous avons décidé de lancer cette campagne nationale pour la dissolution de la plus voyante d'entre elles, à savoir SOS-Racisme.
R. : Mais SOS Racisme n'est pas la seule officine de ce type. Pourquoi avoir concentré vos tirs sur elle ?
R. H. : Certes elle n'est pas, loin s'en faut, la seule. Toutes ces organisations mériteraient effectivement que l'on s'intéresse plus à leurs agissements. Néanmoins SOS-Racisme est sans doute, par son histoire et ses combines douteuses, la plus emblématique. Rappelez-vous dans quelles conditions elle fut créée. Au milieu des années 1980, Mitterrand, alors président et en chute libre dans les sondages, eut l'idée de favoriser le lancement de ce mouvement afin de rameuter dans le giron de la gauche une partie de la jeunesse qui semblait lui échapper. En jouant sur la crédulité et les bons sentiments SOS-Racisme, dont l'organisation avait été confiée à un groupe de militants trotskistes issus de la Ligue communiste révolutionnaire et rassemblé autour de Julien Dray (qui légitimait ainsi son admission au PS), s'imposa très vite comme une véritable machine de guerre contre « la droite » en général et contre le Front national en particulier. En dénonçant régulièrement, comme c'était le cas lors de gigantesques concerts sur la place de La Concorde, toutes velléités d'entente entre « la droite » et le FN, SOS-Racisme offrait à Mitterrand et aux siens la tranquillité de rester à l’Èlysée pour longtemps. Il faut dire que la pusillanimité indécrottable de « la droite » servit largement aussi les intérêts de Julien Dray et de sa clique.
Depuis, à vrai dire, rien n'a changé... Les acteurs ne sont bien sûr plus tout à fait les mêmes mais SOS-Racisme joue toujours le même rôle néfaste. Voilà pourquoi nous avons décidé de le dénoncer.
R. : Vous dites que SOS-Racisme sert les intérêts du mondialisme. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
R. H. : Nous pensons que le monde n'est plus dirigé aujourd'hui par les gouvernements des États mais par les Conseils d'administration des banques apatrides. Ceux-ci ont réussi à se substituer aux pouvoirs politiques locaux afin d'imposer leur volonté de transformer la planète en un vaste marché mondialisé dans lequel l'Homme ne serait plus, à terme, qu'un vulgaire consommateur juste bon à enrichir les comptes des multinationales. Dans cette conception du monde, il n'y a bien évidement plus de place pour les nations, les civilisations, les races et tout ce qui fait les différences. Il en va de même d'ailleurs pour ce qui est des sexes si l'on s'en tient à la promotion faite de la fumeuse théorie dite « du gender ». Théorie qui fut, rappelons-le au passage, introduite dans les programmes scolaires par un ministre du gouvernement Fillon... Mais revenons à SOS-Racisme. Pour arriver à ses fins, l'hyperclasse mondialiste a besoin de « forces de frappes » destinées à combattre toutes les formes de résistances qui pourraient se développer au sein des peuples et des nations. Voilà le rôle imputé à SOS-Racisme. Lancée il y a 30 ans avec la mission de servir de soupape à la gauche socialiste, elle s'est transformée en petite domestique servile du capitalisme international. Ce n'est pas un hasard si, depuis quelques semaines, SOS-Racisme commence à agiter les idiots utiles de service (Emmanuelle Béart, BHL, le chanteur Renaud, Yannick Noah et les habituels pétitionnaires de la "bien-pensance" institutionnalisée...) pour faire accélérer l'instauration du droit de vote aux étrangers promis par François Hollande dans son programme présidentiel. Notre campagne tombe donc à pic pour contrer cette nouvelle attaque contre ce qui reste de spécificité à notre peuple.
R. : Comment se déroule votre campagne ?
R. H. : Celle-ci a débuté par la diffusion d'un tract sur les réseaux sociaux que nous commençons à bien maîtriser. Nous avons ainsi rassemblé en quelques jours des centaines de réponses venant de toute la France et parfois même d'au-delà. Nous venons de publier une plaquette reprenant les arguments que nous développons et qui est envoyée à nos fichiers et aux personnes qui signent notre pétition. Nous avons aussi le soutien précieux de la Nouvelle Droite
Populaire dont les militants s'activent localement pour relayer notre campagne.
Disposant hélas de peu de moyens financiers, nous demandons aux signataires de reproduire eux-mêmes notre tract et de le diffuser autour d'eux. C'est déjà le cas dans plusieurs dizaines de communes. Plus ce tract sera diffusé, plus nombreux seront nos compatriotes informés de cette véritable escroquerie publique qu'est SOS-Racisme. Nous demandons aussi à nos contacts de porter nos textes à la connaissance des élus de leurs villes respectives afin que ceux-ci réfléchissent à deux fois lorsqu'ils seront sollicités pour verser des subventions à SOS-Racisme. D faut savoir que les subventions publiques représentent 98 % du budget de cette association. Sans notre argent ces mouvements n'existeraient plus.
campagne
R. : Pensez-vous que votre changera les choses ?
R. H. : En demandant la dissolution, nous avons volontairement placé la barre haute. Alors, même si nous n'obtenons pas gain de cause, car nous savons que nous n'avons rien à attendre du pouvoir actuel, nous aurons au moins réussi à informer nombre de nos compatriotes sur les agissements de cette officine parasitaire antinationale. Nous aurons aussi semé le doute chez de nombreux élus qui, jusqu'à présent souvent par conformisme intellectuel, accordaient les subventions à SOS-Racisme. En cela, ce sera déjà une victoire.
Trop souvent, la force de nos ennemis réside dans nos faiblesses. Il est temps que la peur change de camp.
R. : Comment vous aider ?
R. H. : Contactez-nous, nous vous adresserons notre plaquette ainsi que le tract à diffuser. Aidez-nous à amplifier notre campagne (vous pouvez nous adresser un don par chèque à l'ordre de Synthèse nationale) à Synthèse nationale 116 rue de Charenton 75012 Paris.
Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 21 décembre 2012
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Sur le cinquantenaire du 13 mai 1958 : les fossoyeurs
Le 6 mars 1958, trois mois avant le retour du général De Gaulle au pouvoir, l'écrivain et journaliste Pierre-Antoine Cousteau, dans un article prophétique, dont la fermeté de pensée n'a d'égale que la qualité du style, la clarté de l'analyse et la radicalité du propos, prédit dans Rivarol (n° 373) le largage de l'Algérie par l'homme de Colombey et l'inexorable décomposition du monde blanc. Cousteau, emporté par un cancer foudroyant en décembre 1958, n'a pu voir la réalisation de ses prophéties mais, à lire ce texte prémonitoire, on s'aperçoit qu'il n'est pas d'expression plus stupide que « nul n'est irremplaçable » : Cousteau n'a pas été remplacé.
Le 31 mars 1942, le général Alan Brooke (depuis maréchal lord Alan Brooke), chef de l’État-Major Impérial britannique, notait dans son journal intime : « Ainsi s'achève ce premier trimestre d'une année cruciale, au cours de laquelle nous avons déjà perdu une grande partie de l'Empire britannique et sommes en bonne voie pour en perdre bien plus encore... Il y a des moments où je souhaiterais de n'être pas à la barre d'un navire qui semble foncer irrésistiblement sur les récifs... »
Chaque jour, Brooke enregistre, dans ses carnets, de nouveaux désastres. L'Egypte est menacée par Rommel ; en Extrême-Orient, Hong-Kong et Singapour, Sumatra, Java et le sud de la Birmanie tombent les uns après les autres aux mains des Japonais. En bon patriote anglais, Brooke souffre dans sa chair de toutes ces amputations. Il a l'impression d'assister à l'effondrement d'un monde, qui, pour lui, n'est pas le « meilleur des mondes », qui est le seul monde possible. Sans l'Empire, le civis britannicus n'est plus rien qu'un pauvre bonhomme relégué dans les brumes d'un îlot insalubre. Et chaque lambeau d'Empire qui se détache est, en soi, une catastrophe ; chaque fois Brooke en énumère les conséquences spécifiques : « Sans la base de Singapour, comment conserver notre puissance maritime en Extrême-Orient ? Sans la route de Birmanie, comment maintenir nos liaisons avec la Chine ? Sans le pétrole et le caoutchouc des Indes orientales, comment soutenir notre effort de guerre ? Sans l'Inde et Ceylan, comment préserver notre économie ? Sans les puits de pétrole de l’ « Anglo-lranian » , que deviendraient nos forces du Moyen-Orient ? Sans le canal de Suez et la vallée du Nil, c'en serait fait de nous, etc. »
LA CROISADE DES DÉMOCRATIES, D'ABORD CONTRE L'HOMME BLANC
Ces cris d'angoisse jalonnent, tout au long des années noires, les carnets de Brooke, ils finissent par former une sorte de litanie gémissante. Brooke est mieux placé que quiconque pour savoir ce que signifient, pour l'Angleterre, ces lointains pans de murs qui s'effondrent. Et, dans sa candeur de soldat, il n'imagine qu'un seul moyen de tout remettre debout, de tout sauver : la victoire.
Cette victoire si incertaine et si passionnément souhaitée, elle a fini par venir. Point par la seule vertu des Britanniques, grâce à la plus fantastique coalition de tous les temps. Mais enfin, cette victoire est venue, les vœux d'Alan Brooke ont été exaucés, Churchill a pu parader, en brandissant, dans la fumée de son cigare, son index et son médius écartés en forme de V.
L'Anglelerre avait gagné la guerre. Mais, parce qu'elle avait gagné cette guerre-là, elle a tout perdu. Nul ne se demande plus, à Londres, avec anxiété, ce que le pays deviendrait si Singapour, la Birmanie, les Indes orientales, l’lnde, Ceylan, Suez et la vallée du Nil lui échappaient. Ces questions-là sont réglées. Une bonne fois pour toutes, l'Empire est perdu. Pas par une Angleterre vaincue, par une Angleterre triomphante. Et précisément parce que l'Angleterre a triomphé, parce que la logique du triomphe des croisés antifascistes impliquait fatalement la défaite des hommes blancs, Anglais compris. Alors que sa défaite et la victoire de ses ennemis européens eussent impliqué la primauté des hommes blancs, Anglais - eux aussi - compris.
Ni Brooke ni son chef Winston Churchill n'avaient voulu cela, bien sûr. Mais, si le premier n'avait pas à se poser la question de la pertinence de cette guerre, s'il n'avait rien d'autre à faire qu'à accomplir son devoir de soldat et à l'accomplir le mieux possible, avec toute son énergie et son intelligence, jusqu'à la victoire, il est malaisé, par contre, de ne pas juger sévèrement Churchill, qui, lui, est un homme politique et dont la fonction était de prévoir les conséquences politiques de cette guerre.
Or, cette guerre, Churchill l'a voulue, au moins autant que Hitler et, sans doute, avec encore plus de passion. On ne le calomnie point en le constatant. Lui-même ne s'en est jamais caché. Il s'en fait gloire dans tous ses ouvrages. Il est fier de son bellicisme anti-munichois, fier d'avoir poussé de toutes ses forces au déclenchement du conflit, fier de s'être opposé ensuite à toute espèce de compromis, fier d'avoir mené les hostilités jusqu'à la capitulation sans conditions, jusqu'à la victoire totale.
Mais une victoire se juge à ses résultats. Il est déjà fâcheux - cela arrive parfois - qu'une longue guerre s'achève sans véritables vainqueurs et que les morts du parti nominalement victorieux soient morts pour rien. Il est encore plus fâcheux qu'une guerre se termine par la défaite des vainqueurs et que les morts soient morts, en somme, pour que leur patrie soit estropiée. C'est le cas de la victoire anglaise de 39-45. À quoi ont abouti les sacrifices des soldats, des marins et des aviateurs du Royaume-Uni ? À ce qu'Albion amène prestement l'Union Jack au premier froncement de sourcils des fakirs en caleçons demi-longs de la non-violence hindoue. À ce qu'elle abandonne à une horde de pouilleux en babouches cette Égypte qu'elle défendit si tenacement contre les chars de Rommel. À ce qu'elle déguerpisse dare-dare des raffineries de l'Anglo-Iranian, de Singapour, des Indes orientales, de la route de Birmanie, de toutes ces positions que Brooke, penché avec angoisse sur ses cartes, au printemps de 1942, considérait comme vitales.
On ne voit pas ce qu'une Angleterre, vaincue militairement, aurait pu perdre de plus. On voit, en revanche, ce qu'elle eût pu garder en se faisant la gérante d'un Empire européen.
Churchill, dont on préparait fiévreusement les nécrologies ces dernières semaines dans toutes les salles de rédaction, fait peut-être encore figure de vainqueur dans la presse-issue. Pour l'histoire impartiale, il sera, il restera le fanatique obtus qui, pour anéantir le fascisme, a détruit l'Empire britannique.
On se consolerait aisément de cet effondrement si toute notre civilisation d'homme blanc n'en était blessée à mort.
Mais je le répète, la logique de cette croisade ne pouvait porter d'autres fruits. Mû par le même fanatisme antifasciste que Churchill, on sait les efforts frénétiques que fit le président Roosevelt pour pousser à bout les Japonais et les obliger à l'attaquer. L'idéaliste paralytique de la Maison Blanche invoquait la nécessité de sauver le marché chinois ! À qui est-il aujourd'hui le marché chinois ? À qui est la Chine ? Aux Bolcheviks. Ici aussi, la logique de la croisade a joué, implacablement.
Et elle a joué aussi pour les satellites des deux grands fossoyeurs. Dans leur sillage, toutes sortes de roquets donnaient de la voix ; aboyaient les mêmes slogans antifascistes. Où sont-ils maintenant ? Qui se souvient encore des démocrates polonais, hongrois, roumains, bulgares et tchèques gorgés de promesses sonores, mais condamnés à l'anéantissement par la fatalité de l'alliance russe ?
D'autres, sauvés par la géographie, n'ont pas péri, mais ils y ont laissé leurs provinces d'outre-mer. La Hollande avait un empire qui était une étonnante réussite coloniale. Il ne lui en reste plus rien. L'amitié de Churchill et de Roosevelt a fait son oeuvre.
Dans ces conditions, ce qui est extraordinaire, ce n'est point que la France, gouvernée depuis quatorze ans par des hommes issus des studios de la B.B.C., ait perdu d'aussi énormes tronçons de son Empire, c'est qu'elle n'ait pas encore tout perdu, c'est qu'elle mette - contre la gigantesque coalition de ses ennemis de l'intérieur et de l'extérieur, contre Mauriac et contre Khrouchtchev - tant d'obstination à refuser de se laisser dépouiller.
SI L'ON PERMETTAIT A DE GAULLE DE REVENIR, CE SERAIT POUR FOURGUER L'ALGÉRIE
Dans cette affreuse débâcle de l'Occident, c'est encore la France - malgré ses chefs indignes - qui sauve le mieux l'honneur de l'homme blanc. Elle n'est pas partie d'Indochine honteusement, comme les Anglais de l'Inde et de l'Egypte. Et elle refuse de capituler, en Algérie, devant les néo-barbaresques qui, au mieux, feraient retomber ce pays dans une sauvagerie médiévale et, au pire, le livreraient à l’U.R.S.S.
Reste à savoir combien de temps encore la France pourra résister à cette frénésie du renoncement.
Il est grave que, dans l'actuel désarroi des politiciens ataxiques du Système, on recommence à prononcer un nom qui est le symbole même de notre suicide impérial, le nom d'un homme qui fournirait une couverture idéale à notre abdication africaine. Et il est grave que l'on prononce ce nom, précisément et seulement pour cela. Si l'on permettait à De Gaulle de revenir, ce ne serait pas pour réformer les institutions - d'ailleurs comment cet hurluberlu le pourrait-il ? - ce serait pour fourguer l'Algérie.
Pour ce mauvais coup, un Mendès ne suffit plus. Il ne fait pas le poids. De Gaulle, lui, fait le poids. Il aurait des chances de faire accepter la purge. Il reste, pour pas mal de cornichons de la droite, le sauveur, le mainteneur, l'homme d'ordre (alors qu'en réalité, nul plus que ce microcéphale n'a contribué à plonger le pays dans le gâchis où il se trouve).
Quant aux gens de gauche, communistes et progressistes qui seraient disposés à favoriser son retour, ils n'ont pas la sottise de se faire la moindre illusion sur la débilité mentale du personnage. Mais ils savent que, pour certaines besognes bien définies, qui, par-dessus tout, leur tiennent à cœur, on peut lui faire une confiance aveugle. Précisément parce que De Gaulle s'est totalement imbriqué dans l'affreuse logique qui a mené Roosevelt et Churchill à Yalta, qui a fait perdre la Chine aux Américains et perdre le Moyen-Orient et l'Extrême-Orient aux Anglais.
Pour beaucoup de nos compatriotes, Mendès est l'incarnation française de cette braderie. C'est une injustice. Mendès n'a fait que suivre le mouvement. Le branle avait été donné par le discours de Brazzaville. Et le premier coup de pioche dans l'Empire que Pétain conservait intact, c'est De Gaulle qui le porta lorsqu'il envahit, en 1941, la Syrie et le Liban en promettant l'indépendance à ces territoires alors pacifiés, puis, en 1945, lorsqu'il évacua sans gloire, sans ébauche de résistance ces mêmes territoires, sur un ultimatum insultant de son ami Churchill.
Toutes les autres démissions du Système étaient en puissance dans cette démission-là. On le sait à L'Express, à France-Observateur, à Témoignage chrétien. On sait aussi que, si quelques autres paladins de la croisade antifasciste - Bidault et Soustelle, par exemple - ont subi une évolution qui les fait régulièrement traiter de "fascistes" par les gardiens de l'orthodoxie, M. De Gaulle, lui, n'a pas varié. Lorsqu'il reçoit des copains à Colombey, ce sont MM. Vinogradov, Masmoudi et Roger Stéphane, c'est-à-dire le représentant des bourreaux de Budapest, l'ambassadeur du pays qui arme les assassins de nos soldats et un journaliste inculpé de trahison.
Oui, pour la liquidation de l'Algérie et l'installation des Soviets à Bizerte, M. De Gaulle est bien le right man. Dans sa retraite de la Côte d'Azur, le vieux Churchill, fossoyeur de l'Empire anglais, peut être fier de son élève. La croisade des démocraties continue. Contre la France.
✞ Pierre-Antoine COUSTEAU. Article paru dans le numéro 373 de RIVAROL le 6 mars 1958.Écrits de Paris mai 2011