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entretiens

  • Témoignage glaçant d'une mère dont le fils, gilet jaune, vient de perdre un œil par flash-ball

  • Le Samedi Politique avec Maître Frédéric Pichon : Les Gilets Jaunes face à l’Etat policier

    Fichage, contraventions, interpellations, gardes à vue, ou force physique, depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, le ministère de l’intérieur n’a eu de cesse de muscler sa riposte. Avec près d’une centaine de blessés graves, des personnes amputées et éborgnées, la politique répressive de Christophe Castaner à l’égard des Gilets Jaunes est inédite.

    Comme les manifestants de La Manif Pour Tous en leur temps, les Gilets Jaunes font-ils les frais d’un pouvoir aux relents totalitaires ?
    La réponse policière vis à vis des manifestants est-elle proportionnée ? Y a-t-il des abus ? Pourquoi de tels ordres sont-ils donnés face aux Gilets Jaunes ?

    Frédéric Pichon, avocat pénaliste au Barreau de Paris, représentant de plusieurs Gilets Jaunes revient avec nous sur la situation.

    https://www.tvlibertes.com/maitre-frederic-pichon-les-gilets-jaunes-face-a-letat-policier

  • Robert Ménard : « L’autre performance, c’est la capacité des maires à oublier ce que le même Macron leur a fait ! »

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    Emmanuel Macron a lancé le coup d’envoi du débat national devant 653 maires normands : il s’est exprimé durant plus de six heures et demie. Robert Ménard réagit à cette « performance ».

    À la veille de l’arrivée d’Emmanuel Macron dans sa région, le maire de Béziers – ville emblématique de la France périphérique – déplore ne pas avoir été invité.
    Emmanuel Macron a lancé, hier, le grand débat national face à 653 maires normands. Il s’est exprimé plus de six heures sur de nombreux sujets. Qu’avez-vous pensé de cette performance ?

    On ne peut pas lui retirer un vrai talent. S’exprimer plus de six heures devant les maires avec l’aisance qui est la sienne, ce n’est pas rien. Reste l’autre performance : faire oublier aux maires ce que le même Macron leur a fait depuis qu’il est élu. Je suis sidéré de voir un certain nombre d’élus oublier qu’Emmanuel Macron méprise la province, les villages, la ruralité et tout ce qui n’est pas parisien. On tomberait à la renverse en voyant que les maires lui ont fait une ovation. Ils ont perdu la tête.
    Emmanuel Macron avait cependant reconnu l’utilité des maires dans sa lettre ouverte aux Français. Cela vous a-t-il convaincu ?

    Tous les sondages disent que les maires sont les seuls élus populaires en France. En revanche, qu’Emmanuel Macron, ce Président particulièrement impopulaire, ait l’intelligence et le machiavélisme d’utiliser ce qu’il a tout le temps critiqué et méprisé, c’est-à-dire leur popularité, pour en tirer parti et renouer des liens avec les Français, la ficelle est un peu grosse.
    Je suis évidemment pour le débat, mais je ne veux pas être instrumentalisé. J’ai le vague sentiment qu’on assiste à une véritable instrumentalisation. Je suis plus qu’étonné que les élus n’y prennent pas garde.
    C’est un peu comme tous ces gens qui fréquentent des gens connus et qui ont l’impression qu’il y a une sorte de poussière d’or qui leur retombe sur les épaules, juste parce qu’ils fréquentent des puissants. Je me contrefous de fréquenter des puissants et je m’étonne qu’un certain nombre de maires acceptent de jouer ce jeu-là.
    Que les maires soient les porte-parole des gens qui sont descendus sur tous nos ronds-points depuis des mois, bien sûr. Mais qu’ils servent de courroie de transmission à un pouvoir qui est à ce point discrédité, il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose.

    Emmanuel Macron continue sa tournée. Il se rendra, demain, dans le Gers, à quelques kilomètres de Béziers. Êtes-vous convié ?

    C’est la même région, mais c’est un peu plus que quelques kilomètres ! Je n’ai, bien sûr, pas été convié. Béziers est l’exemple même de cette ville moyenne et de cette France périphérique. Elle a deux quartiers prioritaires. Elle connaît des difficultés et des succès.
    Évidemment, monsieur Macron n’a pas imaginé nous inviter. Je lui avais écrit pour lui dire que j’étais prêt à le recevoir dans ma ville. J’ai reçu une réponse du genre « J’ai bien noté votre CV, je le laisse sur la pile et on en reparlera une prochaine fois ».
    Tout cela finit par ressembler à une mascarade.

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

    https://fr.novopress.info/

  • Perles de Culture n°196 : « Le temps des chefs est venu »

    Ce soir, retrouvez « Perles de Culture ». Anne Brassié et Arthur de Watrigant évoquent leurs films coup de cœur. François Bert présente ensuite ses derniers livres : »Le temps des chefs est venu » et « Cote 418 » tous les deux chez Edelweiss Editions.

    https://www.tvlibertes.com/perles-de-culture-n196

  • Qu’y a-t-il dans le grand débat ? – Journal du mardi 15 janvier 2019

     

    Société / Qu’y a-t-il dans le grand débat ?

    C’est parti pour l’enfumage. Ce mardi, Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi du Grand débat national censé calmer la crise des Gilets Jaunes… Entre sujets tabous et thèmes sans intérêt… la manoeuvre peine à convaincre.

    Gilets Jaunes et médias : pourquoi tant de haine ?

    La caste médiatique toujours pétrifiée devant les Gilets Jaunes. Après deux mois de mobilisation, les mensonges de la presse subventionnée sont en passe de rompre définitivement les relations avec le mouvement.

    Education / Mineurs délinquants : faut-il sanctionner les parents?

    Sanctionner les parents des mineurs délinquants… L’idée n’est pas nouvelle mais refait surface avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education Nationale… Avantages et inconvénients dans cette édition.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/quy-a-t-il-dans-le-grand-debat-journal-du-mardi-15-janvier-2019

  • Figures d’Europe : l’excellence du savoir-faire européen

    L’émission Figures d’Europe met en relief les réalisations contemporaines et concrètes des acteurs de la civilisation européennes : les européens du XXIème siècle. Loin de la culture muséale de la reproduction, Figures d’Europe met l’accent à la fois sur la tradition, la transmission et la création.

    Sans lignage, sans verticalité, l’homme n’est qu’une table rase où les règles de l’immédiat peuvent s’imprimer sans limites, souvent au service d’une vision purement matérialiste de la vie. Mais sans nouvelles formes la tradition peut se transformer en grincheux radotage.

    Au mitan se trouve la transmission. Transmettre les gestes, les valeurs, les ressources morales et techniques aux générations futures, pour qu’elles les fassent vivre et qu’elles les actualisent.

    A ce titre Figures d’Europe est une émission de reportages et non de studio, une émission de plein vent. Au centre se trouvent les Figures. Femmes et hommes qui incarnent une tradition vivante, pérenne, solaire. Artisans, artistes, industriels, chercheurs, écrivains, tous et toutes sont mémoire vive et vive création. Gastronomie, métiers de bouche, orfèvrerie, nouvelles technologies, art du vêtement, bande dessinée, aucun domaine ne nous est étranger pour autant qu’il soit incarnation du génie européen.

    Si pour des raisons pratiques Figures d’Europe se centrera au début sur des reportages en France, son dessein doit aller au delà et entrainer les spectateurs dans les pays de la grande Europe, de Brest à Vladivostok, d’Athènes à Oslo.

    Figures d’Europe produira six émissions en 2019 avec la volonté de devenir quasi mensuel avec dix émissions en 2020.

    Figures d’Europe est produit par TVL et animé par l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne. L’Iliade œuvre à l’affirmation de la richesse culturelle de l’Europe et à la réappropriation de leur identité par les Européens.
    Figures d’Europe est une des illustrations de cette mémoire vive.

  • LE REFERENDUM D’INITIATIVE CITOYENNE BONNE OU MAUVAISE CHOSE ? TOUS LES ARGUMENTS !

  • Discours de Marine Le Pen pour le lancement de la campagne pour les élections européennes 2019.

  • Acte 9 : Les Gilets Jaunes s’invitent au ministère des finances.

  • Le Samedi Politique avec Laetitia Dewalle : Toute la vérité sur les Gilets Jaunes

    Depuis deux mois, les gilets jaunes sont mobilisés face à Emmanuel Macron et son gouvernement. Désinformation, violences et revendications, Laetitia Dewalle, la porte-parole du mouvement dans le Val-d’Oise, rétablit la vérité sur TVLibertés.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-avec-laetitia-dewalle-toute-la-verite-sur-les-gilets-jaunes

  • La Logique du Gilet Jaune

  • Le référendum d'initiative citoyenne (#RIC), pourquoi ça bloque en République ?

  • Le Journal de la Réplique du 09/01/19 avec Jean-Yves Camus : les Gilets Jaunes à la loupe

    Pour ce numéro du « Journal de la Réplique », Pierre Henri et Arnaud Menu reçoivent le politologue spécialiste des radicalismes Jean-Yves Camus. Ils évoquent l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes, sa sociologie, son aspect géographique, sa différence avec Mai 68. Ils parlent aussi du consentement à l’impôt, du référendum d’initiative citoyenne et des élections européennes.

  • Papacito sur le boxeur de CRS et la poursuite du mouvement des Gilets Jaunes à Sud Radio

  • Politique-Eco n°197 avec Pierre Jovanovic : la loi du 3 janvier 73 en question

    Pierre Bergerault reçoit le journaliste économique Pierre Jovanovic pour la présentation de sa revue de presse axée notamment sur le mouvement des Gilets Jaunes et la loi du 3 janvier 1973.

    Dédicaces de Pierre Jovanovic

    CHAUMONT – Samedi 2 février 2019
    Librairie A la Une, 63 rue Victoire de la Marne

    ANGOULEME – CHAMPENIERS – Samedi 2 mars 2019
    Cultura, Zac Les Montagnes Ouest
    Allée des commerces, 16430 Champeniers

    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n197-avec-pierre-jovanovic-la-loi-du-3-janvier-73-en-question

  • Gilets Jaunes “acte VIII” : un combat sans fin ? – Journal du vendredi 4 janvier 2018

    Social / Gilets Jaunes “acte VIII” : un combat sans fin ?

    Alors qu’une partie du mouvement des Gilets Jaunes a remis une lettre ouverte au président de la République, les contestataires entament leur 8ème semaine de mobilisation. Un phénomène qui, même s’il baisse, aura changé la face du quinquennat Macron.

    Politique / La bonne année des politiques

    Société / 2018, explosion des actes anti-chrétiens

    Les actes anti-chrétiens en forte hausse en 2018… alors que les attaques contre l’islam et le judaïsme sont passés à la loupe dans la presse généraliste, le rapport annuel de l’Observatoire de la Christianophobie vient démontrer une nouvelle fois que le christianisme est la religion la plus stigmatisée de France.

    Actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-acte-viii-un-combat-sans-fin-journal-du-vendredi-4-janvier-2048

  • Message important Pour tous les Gilets Jaunes A Partager 2019

  • Géorgie : une expérience de pédagogie illibérale, ou comment rompre avec la modernité libérale – immersion dans l’école Iakob Gogebashvili

    Alors que la Géorgie, ancienne république soviétique du Caucase, s’est rapprochée du monde occidental et du modèle libéral, elle reste une société encore assez traditionnelle, en particulier en dehors de sa capitale Tbilissi.

    Parmi les ilots rayonnants en dehors du modèle libéral figure une expérience de pédagogie originale : l’école Iakob Gogebashvili située à une vingtaine de kilomètres de la capitale géorgienne, dans la commune de Kiketi.

    Cette école a été fondée et financée par l’homme d’affaires et philanthrope géorgien Levan Vasadze, qui avait donné un entretien à TV Libertés en 2017, dans lequel il expliquait son point de vue sur la nécessaire désurbanisation de l’humanité.

    Elle présente l’originalité de déployer son enseignement sous quatre aspects :
    – les enseignements strictement scolaires, sous la supervision du Ministère géorgien de l’éducation et des sciences
    – les activités sportives
    – les « talents de vie », qui comprennent des travaux manuels (notamment des activités de cuisine concrètes, puisque les écoliers cuisinent eux-mêmes la nourriture qu’ils mangent à la cantine)
    – l’enseignement religieux, dans la tradition chrétienne orthodoxe géorgienne

    L’école Iakob Gogebashvili figure parmi les meilleures du pays, et constitue un modèle de pédagogie alternative qui a fait des émules en Géorgie. Une source d’inspiration potentielle pour tous ceux qui sont en recherche de pédagogies alternatives.

    Un document de notre envoyé spécial Raoul Weiss.

    https://www.tvlibertes.com/georgie-une-experience-de-pedagogie-illiberale-ou-comment-rompre-avec-la-modernite-liberale-immersion-dans-lecole-iakob-gogebashvili

  • Général de Villiers : « L'Etat n'est plus au service de la Nation »

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    L'ancien chef d'état-major des Armées  a donné au Figaro magazine (28.12) un entretien sur son nouveau livre Qu'est-ce qu'un chef ? Une méditation sur le besoin d'autorité et le rôle de ceux qui dirigent les autres. Interrogé par Jean-René Van der Plaetsen, il s'y exprime aussi sur la situation de la France. Non pas en politicien, mais en homme de commandement et en patriote. Nous donnons ici des extraits de cet entretien, politiquement et socialement significatifs, qu'il est intéressant de connaître. Nos lecteurs relèveront aisément les réflexions et les passages les plus saillants.  Lafautearousseau   

    (...) On a le sentiment que le pays n'a plus confiance en personne aujourd'hui. Pourquoi a-t-on perdu en route cette confiance qui existait au cours des Trente Glorieuses, par exemple?

    C'est l'échange entre le chef et le subordonné qui crée et installe la confiance. La confiance, c'est à mon sens le mot-clé, celui qui donne envie d'exécuter les ordres de son chef, celui qui permet l'obéissance d'amitié, car le vrai chef aime ses subordonnés et ses équipes, et il commande d'amitié. Je crois sincèrement, compte tenu de mon expérience au sein des armées, que c'est cet échange d'amitié qui génère l'obéissance active. L'adhésion l'emporte alors sur la contrainte. Or, aujourd'hui, on obéit trop souvent par contrainte et non plus par adhésion.

    Le citoyen obéit à l'Etat, représenté par l'administration, et il ne comprend pas pourquoi il est ainsi accablé de nouvelles taxes, normes et tracas par une bureaucratie tatillonne. C'est l'un des maux dont souffre aujourd'hui notre pays: l'Etat n'est plus au service de la Nation, c'est la Nation qui est au service de l'Etat. Or, c'est exactement à la relation inverse qu'il faut parvenir! L'Etat, qui n'est que l'incarnation de la Nation, a certes pour mission d'ordonner et de diriger les affaires de la Cité avec une organisation (défense, sécurité justice, éducation, etc.), mais il doit le faire au service des citoyens qui forment la Nation.

    Aujourd'hui, on constate qu'un fossé s'est creusé entre l'Etat et la Nation, entre ceux qui décident au sommet et ceux qui exécutent à la base. Tout le problème de l'autorité est résumé dans ce fossé grandissant. Je crois qu'il est temps de réagir pour remettre les hommes et les femmes de notre pays au centre des décisions. (...)

    Justement, pensez-vous que les élites ont pris la mesure de ce que vous décrivez, notamment depuis la révolte des « gilets jaunes » ?

    Le mouvement des « gilets jaunes » est une manifestation de ce que je décris dans mon livre : la délégitimation de l'autorité et le fossé qui se creuse entre le peuple et ses dirigeants. Avec les « gilets jaunes », on n'assiste pas à un mouvement social, mais à une crise sociétale. Ce n'est absolument pas la même chose et il faut en avoir bien conscience. Car on ne répond pas à une crise sociétale comme à un mouvement social. Les réponses doivent être profondes. D'autant que ces forces et mouvements qui traversent le peuple français sont aussi à l'œuvre en Europe. (...)

    Dans votre livre, vous rendez un hommage appuyé au maréchal Lyautey. En quoi l'enseignement de ce chef militaire est-il toujours d'actualité ?

    La lecture du Rôle social de l'officier a été pour moi un événement fondateur. Ce livre a décidé en grande partie de ma vocation militaire, car sentir l'odeur de la poudre à canon n'a jamais été mon objectif. Ce livre, que j'ai relu des dizaines de fois, répond à bien des questions que nous nous posons encore aujourd'hui. Pour Lyautey, l'officier français a un rôle social à jouer - et je partage totalement son point de vue, en ajoutant cependant la précision suivante : tout chef, quel qu'il soit, a un rôle social à remplir. Lyautey avait déjà presque tout vu ou entr'aperçu à son époque. Sur le climat social, sur le fossé existant entre les chefs et les équipes, sur le désir d'autorité, sur le besoin d'humanité, son enseignement peut nourrir notre réflexion et nous éclairer. Ainsi, par exemple, sur la crise que traduit la révolte des « gilets jaunes ». Lyautey croit au creuset national ; d'une certaine façon, les « gilets jaunes » aussi.

    Quand le président de la République évoque le prochain service national universel, je veux y voir une émanation de la pensée de Lyautey. Plus le temps passe, et plus je suis convaincu que ce grand soldat avait tout compris : le rôle du chef, la diplomatie nécessaire, à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières. Il est allé jusqu'à nous proposer, comme s'il avait pressenti le problème à venir, une voie pour régler la question des migrations massives. Avant tous les autres, Lyautey a montré l'existence d'un lien entre la paix, la sécurité et le développement. Il est un modèle pour moi.

    Et j'en reviens ainsi à l'exemplarité : je crois qu'il faut se choisir des modèles dans la vie. Je vois tant de gens qui ne sont « d'aucun temps ni d'aucun pays », pour reprendre la formule de Fénelon. Comment peut-on élever notre jeunesse vers les sommets si on ne lui donne pas de modèles ? Notre époque a besoin de modèles. Pas de contre-modèles. Et, puisque nous évoquons notre jeunesse, je voudrais ajouter que je suis, au fond, assez optimiste lorsque je l'observe. Car je ressens chez nos jeunes une aspiration à s'élever, à croire en un idéal, à ne pas baisser les bras, à vivre sur des bases solides. Si l'on y ajoute le désir d'unité et l'espérance en notre pays, la France pourra assumer sa vocation singulière dans le monde.

    « Donnez-moi deux cents Beltrame et je vous gagne la guerre contre le terrorisme », a dit je ne sais plus quel officier. Vous qui avez été le chef d'état-major des Armées françaises, pensez-vous qu'il y ait aujourd'hui en France deux cents colonels Beltrame ?

    Je suis très perplexe lorsque j'entends ce type de formule face à la complexité du phénomène terroriste. Je ne suis plus en situation de responsabilité, mais je suis persuadé que tous nos colonels sont aujourd'hui formés pour être des Beltrame. Permettez-moi de m'étonner, mais aussi, d'une certaine façon, de me réjouir : le grand public a découvert grâce à l'héroïsme magnifique du colonel Beltrame ce qui constitue le trésor de l'armée française. Croyez-vous qu'il y ait un seul de nos colonels qui ne soit pas prêt à mourir pour la France ? Ils sont formés pour cela.

    Grâce au sacrifice du colonel Arnaud Beltrame, les Français ont redécouvert le don gratuit. Il leur est apparu soudain, et avec quel éclat, que la culture de vie est plus forte que la culture de mort! Il y a heureusement des hommes qui croient encore aujourd'hui au sacrifice suprême. Et, croyez-moi, les jeunes qui entrent dans l'armée possèdent cette soif d'âme, d'engagement, de don gratuit. Ils viennent chercher dans l'armée l'exemple du colonel Beltrame, et cela concerne les soldats, les sous-officiers et les officiers. Ce sont tous des colonels Beltrame en puissance parce qu'ils savent très bien, l'époque s'étant considérablement durcie, qu'ils peuvent un jour ou l'autre y laisser leur peau.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/01/le-general-de-villiers-6117435.html