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  • Application de loi contre les “fausses nouvelles” : la censure en marche ?

    Application de loi contre les “fausses nouvelles” : la censure en marche ?

    Décriée lorsque Poutine fait voter le même type de loi en Russie, la loi contre les fausses nouvelles est passée comme une lettre à la poste en France. Si aucun média dominant ne la critique, c’est justement parce que ce sont les médias alternatifs ou de réinformation qui vont en être les victimes. Vous devrez donc compter sur France Inter, France info, France 2, le Monde etc pour vous informer…

    Ce post a vocation à ouvrir le débat notamment en raison du fait que cette loi va s’appliquer à l’occasion de la campagne électorale des européennes et des premiers signes inquiétants apparaissent. Ainsi, Vivien Hoch vient de recevoir ce message de Google :

    Vivien Hoch
     
    @vivien_hoch

    Reçu à l'instant de Google. Et bientôt le gouvernement va couper internet pendant les élections ?
    Comme ça il n'y aura que les canaux officiels radio, télé qui parlent de politique ? 

     
    144 personnes parlent à ce sujet
     
     Ce sont visiblement les prémices de l’application de la loi votée en France :

    Fin décembre, la loi contre les « fake news » a été publiée au Journal officiel. Le texte prévoit de nouvelles obligations pour les plateformes de diffusion, en particulier durant les trois mois précédents des élections générales (présidentielles, législatives, européennes, etc.).

    Une transparence devra être assurée par les opérateurs, du moins ceux dépassant un seuil de connexion. Ils devront alors révéler à chaque utilisateur « une information loyale, claire et transparente » sur l’identité de ceux qui ont payé pour promouvoir « des contenus d’information se rattachant à un débat d’intérêt général » et sur l’utilisation des données personnelles.

    En outre, ils rendront public le montant des rémunérations reçues en contrepartie de cette promotion « lorsque leur montant est supérieur à un seuil déterminé ».

    Facebook, Twitter et Youtube vont être directement concernés et c’est visiblement le cas pour le compte Twitter de Vivien Hoch

    Déjà, le texte fixe à cinq millions de visiteurs uniques par mois et par plateforme, le seuil de connexion au-delà duquel les obligations de transparence s’imposent. Un tel niveau devrait nécessairement concerner Facebook ou Twitter, Youtube/Google ou Dailymotion, et même un grand nombre d’acteurs ayant une certaine popularité.

    Ce qui est surprenant et inquiétant dans le message reçu par Vivien Hoch, c’est que Google demande “d’interrompre les annonces faisant la promotion de contenus d’information se rattachant à un débat d’intérêt général“. Et ce jusqu’à la fin des européennes. Il semblerait qu’il s’agisse d’une interprétation abusive d’une loi délicate à appliquer :

    Le régime est limité dans le temps. De même, la fausse information devra concerner des allégations ou imputations qui « ne recouvrent ni les opinions, ni les parodies, ni les inexactitudes partielles ou les simples exagérations », a prévenu l’institution. Le « lol » sur Twitter devrait donc être sauf. En outre, ces fausses informations seront « celles dont il est possible de démontrer la fausseté de manière objective ».

    Enfin, poursuivent les « Sages », « seule la diffusion de telles allégations ou imputations répondant à trois conditions cumulatives peut être mise en cause : elle doit être artificielle ou automatisée, massive et délibérée».

    En dépit de ces précautions supplémentaires, le Conseil constitutionnel a flairé un risque d’abus. Pour protéger la liberté d’expression, ce régime ne devra être activité qu’en présence de fausses informations dont le « caractère inexact ou trompeur est manifeste ». « Il en est de même, a-t-il ajouté dans sa réserve, pour le risque d’altération de la sincérité du scrutin, qui doit également être manifeste ».

    (…)

    Rappelons que le Conseil constitutionnel a quelque peu raboté la portée de l’expression « contenus d’information se rattachant à un débat d’intérêt général ». Ces informations ne sont que celles en « lien avec la campagne électorale ». Il appartiendra donc à chaque plateforme de déterminer celles en lien et celles qui ne le sont pas.

    Sous cette réserve interprétative, imposée à l’ensemble des institutions, il a jugé ces obligations conformes aux libertés et droits fondamentaux puisqu’elles visent à « fournir aux citoyens les moyens d’apprécier la valeur ou la portée de l’information ainsi promue et contribue par là même à la clarté du débat électoral ».

    Le décret notifié à Bruxelles est censé être applicable à partir du 15 avril. Il devrait ainsi s’appliquer lors des prochaines élections européennes, prévues entre les 23 et 26 mai 2019.

    A suivre de près…

    https://www.lesalonbeige.fr/application-de-loi-contre-les-fausses-nouvelles-la-censure-en-marche/

  • Verbalisés pour port d’un pull illégal !

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    Sur les pulls de Béatrice et Jérôme était inscrit « Oui au RIC, je dis oui au référendum d’initiative populaire ». 135 € d’amende.

    Ces deux dangereux terroristes regagnaient le métro place de l’Étoile lorsque des policiers ont réussi à les intercepter et ainsi sanctionner cette revendication ambulante. « On a même proposé d’enlever notre pull, mais ils ont refusé », précise Béatrice. En avril, ne te découvre pas d’un fil. Fin mars, non plus. Les températures sont encore assez basses, la place de l’Étoile pleine de courants d’air. Les forces de l’ordre ne pouvaient prendre le risque de voir des gilets jaunes venus de l’Orne attraper un mauvais rhume.

    Condamnés à persister dans leur promotion du RIC, le couple s’est vu expliquer qu’il se trouvait dans une zone interdite à toute manifestation. À l’image des dizaines de personnes verbalisées lors de la Manif pour tous pour avoir porté un sweat-shirt avec le symbole de la famille, le vêtement se voit donc assimilé à une pancarte ou banderole revendicative. Dans ce cadre, que porter ? Un tee-shirt « Che Guevara » est-il un signe ostentatoire de rébellion sur la voie publique ? Un début d’émeute ? Un pantalon rouge ? Un bleu ? Un slip kangourou n’est-il pas la preuve d’un soutien sans réserve à la politique australienne ?

    Lors du passage en caisse dans une supérette, la préposée chargée de comptabiliser mes achats portait un sweat-shirt sur lequel figurait le portrait de Karl Marx. Tétanisé par cet embryon de manifestation, je m’en fus signaler le cas au commissariat le plus proche. Le risque d’attentat à coup de pots de Nutella était trop grand.

    Au micro de France Info, l’un des deux contrevenants de la place de l’Étoile s’insurge : On n’a plus le droit de s’exprimer, en France. » Si, on a le droit. Il suffit de porter le pull sur l’envers. De garder pour soi son message. Sur la doublure ou dans les poches.

    Après inventaire de tous les accessoires vestimentaires, il apparaît que seul le voile islamique ne présente aucun risque de s’attirer les foudres policières. Bien au contraire. La djellaba aux couleurs du RIC placera, également, le manifestant hors d’atteinte des emballements répressifs. La crainte de se voir qualifié de raciste verra le CRS reculer, ouvrir peut-être les portes des boutiques de luxe. L’absence quasi totale de citoyens musulmans parmi les gilets jaunes laisse la place à une nouvelle forme de contestation. Les Black Blocs en burqua noire rivaliseraient, alors, avec les gilets jaunes déguisés en femmes voilées jusqu’aux oreilles. Un Grand Remplacement pour une fois très mal perçu par le pouvoir en place.

    Jany Leroy

    http://www.bvoltaire.fr/verbalises-pour-port-dun-pull-illegal/