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Résistance républicaine et Riposte laïque organisent les Assises pour la liberté d’expression

Interview de Pierre Cassen par Polémia.

♦ Riposte laïque et Résistance républicaine organisent les Assises pour la liberté d’expression, dimanche 15 mars à Paris. Une manifestation importante que nous présente ici Pierre Cassen de Riposte laïque.

Polémia : Pourquoi une telle manifestation ? En quoi, selon vous, la liberté d’expression est-elle menacée ?

Pierre Cassen : Depuis le début de l’année, à Paris, les patriotes sont interdits de rassemblement. Nous avions décidé, RL et RR, avant les attentats de Charlie, devant la recrudescence des violences musulmanes, attribuées par le pouvoir et ses médias à « des déséquilibrés », d’organiser un rassemblement sur le thème « Islamistes hors de France », Place de la Bourse, le 18 janvier. Suite aux attentats de Charlie Hebdo, nous avions planifié un rassemblement en souvenir des victimes, dès le 8 janvier au soir, mais avec un autre mot d’ordre que le niais « Je suis Charlie ». Ces deux initiatives ont été interdites par le préfet Boucault, sur l’ordre du ministre Cazeneuve. Ce 18 janvier, en présence de l’écrivain Renaud Camus et, entre autres, d’une responsable de PEGIDA Allemagne (1) et un député de l’UDC du Valais (2), nous avons pu, face à ces interdictions, organiser en dernière minute une conférence de presse suivie par une vingtaine de journalistes, dont la moitié d’étrangers.

Mais nous ne pouvions pas accepter l’idée que pendant que les Allemands manifestaient tous les lundis soirs contre l’islamisation de leur pays, que les Italiens réagissaient à l’invasion de Lampedusa, les patriotes français soient interdits de manifestation à Paris. Nous avions donc décidé, début février, de revenir à la charge, pour un rassemblement, toujours Place de la Bourse, avec cette fois comme thème la défense de la liberté d’expression. Suite aux attentats de Copenhague, nous avons compris qu’ils serviraient de prétexte pour nous faire interdire, une nouvelle fois, et avons décidé alors qu’il fallait reformater notre initiative. D’où cette idée, quatre ans après les « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays », d’organiser de nouvelles assises, en conservant le thème du rassemblement prévu.

Il nous semble que cette initiative tombe à pic, car jamais la liberté d’expression, déjà en fort recul depuis une trentaine d’années, n’a été autant menacée. Vous avez, d’un côté, les menaces islamistes, qui veulent dissuader tous les esprits libres (qui dépassent de loin les seuls bobos de Charlie Hebdo) de critiquer leur religion ou même de dessiner leur prophète ; et vous avez de l’autre côté ce régime aux abois qui, utilisant les événements de janvier, entend, sous le prétexte de lutter contre le racisme et l’antisémitisme, restreindre la liberté d’expression et amalgamer à du racisme toute parole politiquement incorrecte, surtout quand elle concerne l’islam et les musulmans de France, voire sur l’immigration, chance pour la France. On vient encore de s’en rendre compte avec l’épisode grotesque des propos du président du CRIF et des gémissements de Boubakeur, relayés par toute la bobocratie, comme s’il y avait dans notre pays un délit de réalité.

Polémia : Avez-vous des cas récents de censure en tête ? Pouvez-vous les rappeler à nos lecteurs ?

Pierre Cassen : La première censure nous concernant, c’est le harcèlement judiciaire dont nous sommes l’objet. L’objectif des associations dites antiracistes est clair : nous faire taire, nous qui n’avons pour vivre que les dons de nos lecteurs et les ventes de nos livres, en multipliant les actions judiciaires contre nous. Riposte laïque a été durement frappé par le procès intenté par ces associations gavées de subventions et soutenues par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) contre Pascal Hilout, apostat de l’islam, et moi-même en tant que responsable du site à l’époque. Nous avons été lourdement condamnés, même en appel (22.000 euros d’amende et de dommages et intérêts), à cause du fameux article 24-8, ajout, voté en décembre 2004, de la loi sur la liberté de la presse de 1881. Selon la formule célèbre, nous aurions « incité à la haine contre une personne ou un groupe de personnes en raison de son appartenance religieuse… ».

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Dans le même esprit, dix-huit procédures judiciaires ont été entamées contre notre mouvance. A ceux quiconsidéreraient qu’un tel nombre nous discréditerait et montrerait que nos excès expliquent sans doute en partie cet acharnement, je voudrais donner cet exemple : j’ai été convoqué, dans un commissariat de province suite à la plainte, instruite par un procureur de la République, de deux journalistes de la Nouvelle République ; l’objet de la démarche de ces vaillants plumitifs : dans un article paru sur RL l’auteur, Jeanne Bourdillon, les avait qualifiés de « journaleux » ; il paraît que ce serait une insulte et une remise en cause de leurs compétences professionnelles, d’où dépôt de plainte…

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