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Premier meeting de Gabriel Attal : un monde parallèle… et déjà vu !

Capture d'écran YT Gabriel Attal

Gabriel Attal est parti très tôt en campagne. Peut-être parce qu'il a déjà annoncé qu'il se rangerait, dès le mois de décembre, derrière Édouard Philippe s'il est mieux placé. Depuis une semaine et sa déclaration aveyronnaise qui a laissé sceptique Arnaud Florac, les mêmes médias qui ont fabriqué la candidature de Macron il y a dix ans relancent la même machine. Et l'intéressé lui-même ne cherche guère à se démarquer de cette ombre pourtant gênante : les habits neufs du vieux système dénoncés par Marc Baudriller étaient plus que transparents, ce samedi, pour son premier meeting de campagne à la portes de Versailles à Paris .

Attal l'optimiste... un jour d'émeutes urbaines !

Si les commentateurs - même les moins complaisants - de l'interview de Jordan Bardella par Darius Rochebin, jeudi soir, s'accordaient à reconnaître la bonne prestation du président du RN, il n'en va pas de même pour Gabriel Attal. Même positionnement optimiste béat alors que tout, après dix ans de macronisme, incite au contraire aux inquiétudes les plus vives. Un sondage récent indique que 72 % des Français estiment que la délinquance est hors de contrôle. Et pour corroborer ce chiffre froid, ce samedi 30 mai est marqué par une nuit d'émeutes urbaines : Paris, Bordeaux, grandes métropoles comme villes de banlieue ou petites sous-préfectures de la France périphérique ont connu une nouvelle nuit « Orange mécanique » comme les Français en connaissent de plus en plus souvent, depuis dix ans.

Et c'est ce jour-là, où ces violences étaient attendues comme à chaque finale de ce type, que le candidat Attal a choisi pour assumer un positionnement optimiste, avec une phrase anti-churchillienne malheureuse (il paraît qu'il visait Édouard Philippe) : « Je laisse à d'autres le sang et les larmes. » Sa plume - ou son IA - aurait dû lui dire que le sang et les larmes, les Français y ont droit régulièrement, déjà, et ils savent bien que le redressement auquel ils aspirent ne se fera pas en douceur. Tout aussi lunaire apparaît le slogan d'Attal : « La force d'agir ! » Deux idées que l'on peine à voir incarnées dans le personnage et son CV de dix ans de macronisme en tant que ministre et Premier ministre...

Le retour des dinosaures de la Macronie : Castaner et Hayer !

Mais le plus stupéfiant est le recours aux mises en scène macronistes les plus stupides. Vous vous souvenez certainement d'un très mauvais chauffeur de salles qui fut aussi, accessoirement, ministre de l'Intérieur : un certain Christophe Castaner, aujourd'hui au service du Chinois Shein... Il était présent pour soutenir Attal. Un Attal qui lui avait toutefois préféré une chauffeuse de salle : l'eurodéputée Valérie Hayer. Mais la parité du ridicule fut parfaitement respectée : allant pêcher chacun de ses mots sur ses fiches, elle n'a pas réussi à déclencher la moindre vaguelette d'enthousiasme, nous rappelant que le macronisme, avant d'être cet abaissement continu de la France, était d'abord ce discours creux et totalement artificiel, à mille lieues des problèmes réels des Français. Ceci expliquant évidemment cela...

Il y a un mois, à Mâcon, Jordan Bardella s'était fait le porte-parole de la France silencieuse face à ces gesticulations des candidats macronistes dans un monde complètement parallèle : « Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français ! » Ce samedi soir, ce sont les violences qui ont sévi un peu partout en France qui frappent d'inanité la candidature de Gabriel Attal.

Frédéric Sirgant

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