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L’Institut de formation politique, fer de lance de la guerre culturelle

Politique magazine a publié dans son numéro de mai un reportage au sein de l'IFP :

DSC_0003"Bienvenue à l’Institut de formation politique, la plus grande école de formation dans le milieu des droites françaises. Depuis 2004, l’association a accompagné plus de huit cents personnes, essentiellement des jeunes entre vingt et trente ans. Le but ? « Faire prendre conscience de la nécessité de se former, et ouvrir des voies pour l’engagement », explique Alexandre Pesey, directeur de l’institut basé à Paris. Lors du séminaire de niveau 1, les intervenants montrent qu’il existe différentes manières de faire du politique : « on peut être élu, on peut être journaliste, on peut diriger un festival, etc », souligne Philippe de Lespéroux, qui ouvre chaque session depuis dix ans."

"L'art oratoire, une marque de fabrique : (...) Le samedi après-midi, c’est la très attendue session de l’art oratoire. Jean Martinez, un avocat qui n’a pas la quarantaine, donne le cours… et le spectacle. « Il faut prendre conscience du caractère corporel de l’éloquence », commence-t-il, avant d’enseigner à bien respirer, à se tenir droit, à regarder l’auditoire pour mieux convaincre. L’homme ajoute le geste et l’imitation vocale à la parole. Les exemples ne manquent pas, les piques à gauche non plus. Toutes les cinq minutes, la salle explose de rires. Les auditeurs boivent les paroles de celui qui fut, en 2004, l’un des co-créateurs de l’IFP. Ils prennent beaucoup de notes." 

"Quand ils créent l’IFP, les [trois fondateur] sont marqués par le concept gramsciste de la guerre culturelle, qui professe de prendre en main l’éducation, les médias et les arts pour accéder au pouvoir. Ils ont été impressionnés par les résultats spectaculaires obtenus par les mouvements de gauche après mai 68. « Il est nécessaire de renouveler les cadres qui dirigent notre pays, estime Alexandre Pesey. Il faut qu’ils soient charpentés intellectuellement et outillés pratiquement et qu’ils connaissent les techniques de déstabilisation utilisées par leurs adversaires » (...) Ils devront ensuite mettre en pratique ce qu’ils ont appris lors de joutes oratoires, où certains se révèleront de redoutables contradicteurs."

"La sociologie des inscrits a également évolué : « nous avons aujourd’hui beaucoup moins de gens engagés dans des partis politiques, contrairement aux débuts de l’IFP. Les jeunes sont devenus méfiants vis-à-vis de ces structures. Nous constatons par ailleurs un très net retour des catholiques dans le débat public ». Effet Manif pour tous, indubitablement. Effet durable. L’avenir de l’IFP est assuré."

Michel Janva

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