Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Premier Forum de la dissidence de Polémia – Conclusion de Michel Geoffroy (Deuxième partie)

Dans ce contexte catastrophique, la dissidence est cependant un signe d’espoir pour tous les Européens.

La dissidence annonce trois bonnes nouvelles :

1/ La dissidence annonce d’abord que la glaciation idéologique libérale/libertaire/cosmopolite qui nous a été imposée commence à fondre et que la parole commencer à se libérer.

 Et c‘est essentiel, parce que le verbe est nécessaire à la circulation des idées et qu’il annonce toujours l’action.

Les dissidents intellectuels ou politiques nous permettent déjà de faire l’inventaire sans concessions de ce qui s’est passé ces trente dernières et calamiteuses années, ce qui explique le succès par exemple des ouvrages d’Eric Zemmour ou de Philippe de Villiers.

La dissidence pose les questions essentielles que le Système s’est efforcé d’occulter et que la classe politique, engluée dans ses mensonges et ses compromissions, n’a plus le courage d’aborder : comme celle du Grand Remplacement, par exemple, expression forgée justement par l’écrivain dissident Renaud Camus et non par un politicien. Comme le roman de Michel Houellebecq Soumission (10) a fait plus pour la prise de conscience du fait que notre civilisation se couchait devant l’islamisation que toutes les démonstrations et qui a balayé d’un trait tous les discours politiciens bisounours sur le sujet.

D’ailleurs le silence des politiciens face à la crise des immigrants de 2015 est assourdissant.

Car aujourd’hui la dissidence est plus signifiante que le politique, qui a été domestiqué par le Système.

Grâce aux dissidents, les débats de société redeviennent donc au sens propre radicaux : c’est-à-dire qu’ils portent désormais sur la racine des choses. Car il ne s’agit plus, aujourd’hui, de savoir quel usage sera fait de ce qui reste du pouvoir par telle ou telle faction élue, comme s’efforce de nous le faire croire la classe politique à chaque élection. Mais de savoir, plus fondamentalement, comment rétablir la souveraineté du politique en Europe, c’est-à-dire comment redonner aux Européens la maîtrise de leur destin, de leur espace et de leur avenir, comme le font partout ailleurs les autres peuples.

La querelle essentielle porte désormais sur notre identité, sur notre souveraineté et sur la place du marché dans la société. Il s’agit donc d’une question existentielle et non pas politicienne.

Pour reprendre la formule cursive de Philippe de Villiers (11), le choix se situe désormais entre la dissidence ou la dhimmitude, c’est-à-dire entre la soumission au Système, qu’elle soit de nature religieuse, culturelle, politique ou économique, et la volonté de changer le Système.

2/ La dissidence sert à remonter les murs porteurs de demain, comme le disait A. Soljenitsyne.

Car il ne faut pas se leurrer : le Système gouverne mal mais il se défend bien. S’il est impuissant à empêcher le djihadisme, il est très fort pour essayer de museler les Européens natifs. Ceux qui croient qu’il suffira d’un bulletin de vote pour faire tomber le Système se trompent d’époque puisque nous ne vivons plus en démocratie représentative. Le bulletin de vote est nécessaire mais il n’est plus suffisant. Comme hier pour l’URSS, il n’y a pas de pérestroïka possible à l’intérieur du Système occidental.

Le Système a apporté la preuve, comme l’euro, qu’il ne pouvait pas se réformer pacifiquement de lui-même, et qu’il restait définitivement sourd aux attentes des nations et qu’il ne reculera devant rien pour maintenir son pouvoir : manipulations politiques et électorales, coups tordus et provocations en tout genre, chantage économique, embargos, répression judiciaire, désinformation de masse.

La radicalisation de 2015 n’est donc rien à côté de ce qui nous attend pour les échéances de 2017, par exemple.

S’il faut du courage pour entrer en dissidence, il faudra donc encore plus de courage et de volonté pour changer le Système.

C’est pourquoi le courage et la volonté deviennent de nos jours les vertus nécessaires et dissidentes de notre renouveau.

L’oligarchie ne cesse de nous parler de ses « valeurs », mais il ne s’agit en fait que de son idéologie. Nous croyons, au contraire, qu’il faut retrouver le sens des antiques vertus européennes : les vertus gauloises, les vertus gréco-romaines, les vertus chrétiennes qui ont fondé notre civilisation.

3/ Enfin, la dissidence n’est pas seulement européenne : elle devient mondiale

Il faut bien comprendre dans quelle époque nous vivons, ce que nous cachent les médias de propagande.

A l’âge de la mondialisation, l’offensive de la super-classe mondiale ne se déploie pas seulement aux plans français et européen : sa stratégie est mondiale puisqu’elle vise à instaurer un gouvernement mondial.

La grande querelle de notre temps oppose donc, d’un côté, les tenants occidentaux du mondialisme libéral/libertaire, de la destruction de la nature et des nations, du chaos migratoire, de l’esclavage économique et de la marchandisation de l’homme et du monde, sous protectorat américain – ce qu’ils nomment le « nouvel ordre mondial », qui n’est en réalité que l’instauration du chaos mondial ; de l’autre, les défenseurs de la liberté et de la diversité du monde, du droit des peuples à préserver leur identité, leur souveraineté, leur culture, leur religion, leur civilisation et leur nature ; et les partisans d’un monde multipolaire.

Il ne faut pas oublier que la prétention occidentale à détruire le monde pour mieux le gouverner, qui est au cœur du projet cosmopolite, se heurte de plus en plus à la résistance des autres civilisations.

Les dissidents européens sont sur ce plan dans une posture particulière car en tant qu’Européens ils sont perçus par les autres civilisations comme les agents du projet cosmopolite occidental, alors que l’Europe est la première victime de ce projet. Puisque l’Union européenne a été conçue non pas comme un moyen de renforcer la souveraineté et la puissance de l’Europe, mais comme une simple transition vers la mise en place d’un gouvernement mondial.

La dissidence européenne doit donc faire preuve de pédagogie et d’empathie pour se faire reconnaître comme telle par la dissidence mondiale.

Mais si la grande querelle est désormais mondiale, cela signifie que les dissidents européens ne sont pas seuls, car ils comptent aussi dans leurs rangs désormais la Chine, l’Inde, la Russie et les autres puissances émergentes qui ne veulent pas non plus d’une « mac-donaldisation » du monde. C’est ainsi plus de la moitié de la population mondiale qui est de fait entrée en dissidence avec nous et non pas contre nous !

Mauvaise nouvelle pour les oligarques !

La dissidence ne se termine donc pas avec la conclusion de cette première journée. Elle ne fait que commencer. Il y a sept ans, nous organisions la première Journée de la réinformation : nous n’étions alors que 50. Aujourd’hui, nous organisons la première Journée de la dissidence et nous sommes plus de 600.

La dissidence ne fait que s’étendre. Car l’avenir européen ne sera pas conformiste : il sera, comme toujours, dissident.

Michel Geoffroy21/11/2015

Notes :

  1. Novopress du 13 novembre 2015.
  2. On dit « mixité sociale » ou « diversité » en novlangue.
  3. A Pessat-Villeneuve.
  4. Soumission, Flammarion 2015.
  5. Interview dans Valeurs actuelles, semaine 40/2015.

http://www.polemia.com/premier-forum-de-la-dissidence-de-polemia-conclusion-de-michel-geoffroy-deuxieme-partie/

Les commentaires sont fermés.