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La règle du déni…

L’aveuglement de notre classe politique et des observateurs, dans l’immense majorité, en devient absurde. Le déni est partout visible mais personne n’ose en parler. L’interdit a été décrété pour ne pas froisser les bonnes consciences ni heurter les habitués du système. Le mot d’ordre est : Silence. Comme s’il suffisait de soustraire un fait à la réalité pour qu’il n’existe pas. On se complaît dans l’adoration d’une organisation qui est arrivée au bout. Nous avons d’abord un président largement détesté par la majorité des Français, qui refuse un verdict des urnes pourtant clair et façonne une réalité qui ne siège que dans son esprit et dans laquelle il reste le maître de tout. Il n’est plus un simple président qui passe, mais s’incarne comme le pouvoir de droit divin qui ne peut que durer et imposer sa vision des choses. Lui qui voudrait qu’on retrace l’histoire de la Révolution n’a même pas conscience qu’à cette époque, il y a longtemps qu’il aurait subi le sort de Danton ou Robespierre, ses écarts et trahisons l’auraient propulsé vers une fin tragique. Il n’a plus de limites puisqu’il les a fait disparaître, avec l’assentiment d’abord d’un parlement tétanisé, stupide ou complice, et d’un Conseil Constitutionnel qui s’est transformé en chambre de validation des caprices du prince.

Il y a également les médias officiels, devenus des organes de propagande, dont l’unique but est de convaincre la masse que tout va bien et qu’il est nécessaire de se plier aux injonctions totalement erratiques d’un homme devenu sans parti. Rien que cela devrait rappeler que la démocratie n’est plus, car elle ne se contient pas dans les mains d’une seule personne, ou autorité, mais se décline en partage selon les aspirations et tendances que le peuple affirme par ses votes successifs. Des mensonges, sur le COVID, l’Ukraine, la dette, l’immigration, le réchauffement climatique, appuyés par des « experts » choisis, pour certifier que ce que nous observons n’est finalement qu’une interprétation déformée de la réalité, provoquée par des sentiments et non des faits. Bref nous délirons sur tous les sujets. Quant à la démocratie représentative et la fameuse souveraineté du peuple, elle n’est plus qu’un souvenir, un fossile qu’on expose au grand musée de la démocratie et qui fait encore illusion auprès de notre classe dirigeante, soit par cynisme soit par l’obstination à croire ce qui fut mais qui n’est plus. Le refus de cette réalité est-il à son paroxysme ? Le bon peuple ne réagit pas, et quand il le fait, immédiatement les gardiens du temple l’insultent, jettent l’anathème sur ses théories.

Nous devenons soit des complotistes, soit des extrémistes, il est nécessaire de vite censurer ce qui va contre la doxa, qui remet en cause le fonctionnement de nos institutions, bref de tout ce qui ne marche plus mais que les conservateurs s’échinent à maintenir debout. Nous n’avons qu’une liberté, celle de nous abrutir devant une télé réalité qui ne l’est pas du tout, afin d’avaler tout ce qui pourra permettre de mieux nous contrôler. L’obéissance aveugle doit remplacer la critique et la raison, ces deux armes liberticides que nos politiques veulent réduire à néant. Un peuple instruit n’est pas manipulable, il faut donc le détourner de ce qui pourrait l’éveiller et le conduire à être actif et réfléchi. On doit le terroriser. Ainsi il accepte pour sa sécurité, des grilles hérissées partout dans Paris, des QR codes, la reconnaissance faciale. Tout ce cirque n’a empêché ni le viol d’une touriste Australienne au pied du Moulin Rouge, ni les joueurs argentins de se faire dépouiller de leurs effets, ni une équipe de cyclistes de se faire voler son matériel, sans compter ce dont on ne parle pas… Mais le principal n’est pas là voyons, il est nécessaire qu’il admette que sans cela ce serait pire, et la masse de le croire… la liberté de mouvement se doit d’être contrôlée comme celle d’opinion. L’ARCOM organe non indépendant, où les membres sont désignés comme pour le Conseil Constitutionnel, vient de s’offrir Hanouna sur un plateau. Tout cela dans l’esprit d’une équité à géométrie variable, laissant TMC et la quotidienne de Barthes continuer à s’enorgueillir de ne jamais inviter de représentants du RN. Mais là encore c’est pour le bien, de qui, de quoi ? La caractéristique d’un régime totalitaire c’est bien d’étouffer toute dissidence pour faire croire qu’il n’y a pas d’autres opinions que celles qu’il légitime. Et si on admettait que la pluralité doit se nourrir d’une liberté totale sans limite de quoi que ce soit, supporter des chaînes avec des couleurs politiques affichées en lieu et place de prôner une égalité de traitement qui n’existe pas, sauf à autoriser la gauche à envahir l’espace et de dispenser SA parole, considérée comme légalement bonne, progressiste et humaniste.

La démocratie ce n’est pas en permanence juger de ce qui se dit ou se pense, ni interdire au prétexte de protéger des minorités qui en contrepartie exigent des droits plus qu’elles n’acceptent les règles en cours. Chacun doit pouvoir avancer ses arguments sans craindre qu’un mot, une idée, soit immédiatement taxé de crime contre quelqu’un ou quelque chose. Oui la liberté c’est aussi celle de ne pas aimer des personnes ou des choses, sans pour autant risquer l’index, tout autant que ce ne soit pas formulé de façon outrancière, ni insultante. La censure est revenue, partout. Briser l’originalité de l’individu, en faire un être d’État et non plus non un membre indépendant. On veut nous interdire d’être ce que nous sommes, et par la contrainte nous couler dans un moule défini comme convenable, dont sortir est pénalement répréhensible à présent. La démocratie n’est pas une secte qui imposerait des normes mais un espace ou débattre, c’est-à-dire étymologiquement, ne pas se battre, doit pouvoir se faire sans que les intervenants ne se jettent les uns sur les autres, criant menaçant, invectivant à qui mieux mieux, pour au final n’avoir, ni convaincu personne, ni écouté l’autre. Mais c’est aujourd’hui la seule image que nous avons du débat, et c’est là le reflet de ce que nous nommons démocratie. Ce que nos parlementaires considèrent comme une république normale ne tient plus et la règle qui veut qu’il soit indispensable de le croire ne peut qu’amener au désastre. Nos politiques sont restés figés en 1958, avec la certitude que notre constitution nous conduira au respect du peuple et à la justice, aidée en cela par des hommes intègres, soucieux d’écouter le peuple. Ce n’est plus le cas, et le spectacle affligeant qui nous est donné en ce moment est le meilleur exemple de cette déchéance.

Bien entendu le mal vient grandement de celui qui a tout sali, Macron. Mais on ne peut penser à sa destitution sans évoquer en parallèle réforme de nos institutions. Si on reconnaît que l’homme a pu profaner l’ensemble de la constitution et son esprit, en révélant toutes ses failles et imprécisions, il est indispensable d’admettre que les corriger n’est plus possible, tant les défauts sont nombreux que ce soit sur les articles qui ne précisent rien, comme le 8, ou qui sont impossibles à mettre en œuvre comme la motion de censure, la destitution, le référendum d’initiative parlementaire entre autres, ou ceux qu’il faut totalement réformer comme l’organisation du Conseil Constitutionnel. On ne peut plus se contenter d’agir à la marge. Tout est à revoir, même si on peut en garder l’esprit. Et même, il faut s’interroger pour savoir si l’on veut opter pour un parlementarisme classique ou un pur présidentialisme. La France n’est plus une démocratie et il faudra sans doute que ce soit le peuple qui le rappelle à nos représentants puisque ces derniers s’obstinent à ne pas le voir, pire à l’effacer un peu plus. La sagesse, pour retrouver cette concorde, qui ne peut se satisfaire d’un bricolage dans l’hémicycle, se doit poser les bases d’une refonte totale de nos institutions et de leurs fonctionnements. C’est là une réforme indispensable si l’on veut avoir une chance de sortir de cette impasse et il est urgent de la mettre en avant.

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Par Gilles La-Carbona : secrétaire national du RPF au suivi de la vie

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Commentaires

  • Il est injuste d'accuser E. Macron (et inefficace) car il n'a pas inventé le poste de chef de l'exécutif omnipotent : il s'est contenté d'endosser un costume taillé par d'autres. Ce qui a changé depuis 2008, c'est le krach mondial : N. Sarkozy et F. Hollande avant E. Macron ont déjà mené des politiques que l'ont peut caractériser par le déni ; N. Sarkozy et son gouvernement ont vu s'abattre le krach comme la foudre, et qu'est-ce qu'ils ont fait ? Rien... en se démenant pour faire passer ce rien pour quelque-chose.
    Et la crise dite "sanitaire" de 2020 n'est rien d'autre qu'une réplique de la crise de 2008, qui a réduit encore plus la marge de manoeuvre de l'Etat ; E. Macron est donc un bluffeur de génie : on ne peut pas le lui reprocher, car c'est ce que les 100% de Français (âgés) qui se déplacent pour voter réclament à la classe politique : des promesses, c'est-à-dire du bluff.

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