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Aveux du Times : les Américains étaient bien en guerre contre la Russie en Ukraine

par Jean Chapoutier

Le quotidien The New York Times vient d’avouer l’implication directe des États-Unis contre la Russie dans la guerre en Ukraine.

Le Times a confirmé ce qui est un secret de polichinelle pour nombre d’entre-nous : les États-Unis étaient bien en guerre contre la Russie sur le territoire ukrainien et sur le territoire russe.

Dimanche, le New York Times a publié un long article démontrant l’implication des États-Unis dans la guerre en Ukraine.

(le texte en gras italique est tiré du Times)

Cet article, titré «L’histoire secrète de la guerre en Ukraine», relate que : «l’Amérique a été impliquée dans la guerre bien plus intimement et largement qu’on ne le pensait auparavant» et a été «impliquée dans le meurtre de soldats (et de civils) russes sur le sol russe souverain».

Et ce ne sont pas les prétendus pro-russes qui l’affirment, c’est le Times, principal journal démocrate américain, qui apporte la preuve que toutes les déclarations depuis 3 ans des dirigeants européens et américains étaient des mensonges, puisque cet article du New York Times révèle au monde l’implication des occidentaux dans cette guerre contre la Russie.

Le NYT met en porte-à-faux ceux qui niaient farouchement, jusqu’à présent, l’implication contre la Russie des armées de l’OTAN et, au premier titre, celle des États-Unis, en Ukraine.

L’article reconnaît que les États-Unis ont mené, et mènent, une guerre non déclarée, non autorisée et illégale contre la Russie.

Il montre clairement que des officiers américains, dont certains étaient déployés en Ukraine, ont sélectionné des cibles à attaquer et autorisé des frappes individuelles, les transformant, de fait, en combattants.

L’article décrit comment, tout au long de la guerre, l’administration Biden a systématiquement violé ses propres restrictions sur la conduite de la guerre, allant jusqu’à autoriser des attaques sur le territoire russe, avec des armes américaines et sur ordre de commandants américains.

Le Times explique que des officiers américains décidaient quelles troupes et cibles civiles russes seraient attaquées, et transmettaient leurs coordonnées à l’armée ukrainienne, puis ils autorisaient les attaques avec des armes fournies par les puissances de l’OTAN elles-mêmes.

Il rapporte que des soldats américains et britanniques ont été déployés en Ukraine pour diriger personnellement les opérations de combat.

L’article dresse un tableau de la guerre en Ukraine, au cours de laquelle l’armée américaine a tout planifié, des mouvements de troupes stratégiques à grande échelle aux frappes individuelles à longue portée.

Comme l’explique l’article, «des officiers américains et ukrainiens ont planifié les contre-offensives de Kiev». «Un vaste effort américain de collecte de renseignements a permis d’orienter la stratégie de combat globale et de transmettre des informations de ciblage précises aux soldats ukrainiens sur le terrain». Le centre de commandement américain de Wiesbaden, en Allemagne, «supervisait chaque frappe de missiles longue portée HIMARS contre les troupes russes».

Les officiers américains «examinaient les listes de cibles des Ukrainiens et les conseillaient sur le positionnement de leurs lanceurs et le timing de leurs frappes». La surveillance américaine était si stricte que «les Ukrainiens étaient censés n’utiliser que les coordonnées fournies par les Américains». «Pour tirer une ogive, les opérateurs de missiles HIMARS avaient besoin d’une carte électronique spéciale, que les Américains pouvaient désactiver à tout moment».

Comme l’explique le Times, «chaque matin, les officiers américains et ukrainiens fixaient les priorités de ciblage : unités, équipements ou infrastructures russes».

Les officiers du renseignement américain et de la coalition étudiaient les images satellite, les émissions radio et interceptaient les communications pour identifier les positions russes. «La Task Force Dragon communiquait ensuite les coordonnées aux Ukrainiens afin qu’ils puissent les attaquer».

Du fait de cet arrangement, l’armée américaine faisait partie, selon les termes d’un responsable du renseignement européen cité dans l’article, de la «chaîne de frappe», c’est-à-dire qu’elle prenait les décisions concernant les troupes et les infrastructures russes à attaquer.

Parmi les cibles fournies par les États-Unis aux troupes ukrainiennes figurait le Moskva, navire amiral de la flotte de la mer Noire, attaqué et coulé le 14 avril 2022.

Les États-Unis ont également fourni les coordonnées d’une attaque de missiles longue portée contre le pont de Kertch, reliant la Russie continentale à la Crimée.

Pour la première fois, le Times rapporte que l’attaque ukrainienne contre l’arsenal de Toropets (2024), à l’ouest de Moscou, était dirigée par la CIA.

Comme l’explique l’article, «des agents de la CIA ont partagé des renseignements sur les munitions et les vulnérabilités du dépôt, ainsi que sur les systèmes de défense russes en route vers Toropets. Ils ont calculé le nombre de drones nécessaires à l’opération et ont cartographié leurs trajectoires de vol tortueuses».

Le Times écrit que «des frappes HIMARS faisant au moins 100 morts et blessés russes ont eu lieu presque chaque semaine».

L’article du Times admet également qu’un nombre non divulgué de soldats américains en service actif a été déployé en Ukraine. «À maintes reprises, l’administration Biden a autorisé des opérations clandestines qu’elle avait auparavant interdites. Des conseillers militaires américains ont été dépêchés à Kiev et autorisés plus tard à se rapprocher des combats».

Et l’armée britannique «avait déployé de petites équipes d’officiers dans le pays après l’invasion». De plus, l’article fournit de nombreux détails sur les conflits entre divers responsables américains et ukrainiens, et au sein même de l’armée américaine, concernant l’orientation de la guerre.

Si un thème commun émerge de ces différents conflits et désaccords, c’est la pression constante exercée par les États-Unis sur l’Ukraine pour qu’elle mobilise une plus grande partie de sa population, et en particulier de plus en plus de jeunes, pour combattre et mourir dans la guerre menée par les États-Unis.

L’article relate l’appel du général Christopher Cavoli, alors commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, à «impliquer les jeunes de 18 ans». Il souligne l’appel du secrétaire à la Défense Lloyd Austin au président ukrainien Zelensky pour qu’il prenne «une décision plus audacieuse et commence à enrôler des jeunes de 18 ans». Comme l’a déploré un responsable américain, «ce n’est pas une guerre existentielle s’ils ne forcent pas leur peuple à se battre».

La participation directe des États-Unis et de l’OTAN à cette guerre a toujours été niée avec la plus grande virulence par l’ensemble des responsables américains et européens ainsi que par l’OTAN, mais également par l’ensemble de la presse et au premier titre le NYT, qui avait jusque là, intentionnellement construit un récit totalement faux.

Il y a lieu de se demander pourquoi le New York Times rompt le silence maintenant ? Pourquoi le New York Times, quotidien farouchement démocrate, soutiens inconditionnel de Biden, révèle-t-il aujourd’hui les mensonges des États-Unis et de Biden ?

Cet article du New York Times contredit pratiquement tout ce que l’administration Biden et le New York Times lui-même ont dit au public sur la guerre en Ukraine depuis son début, il y a plus de trois ans.

Tout au long de cette guerre, les responsables américains et européens ont déclaré que l’OTAN n’était pas impliquée dans cette guerre. Ils n’ont cessé d’affirmer qu’il ne s’agissait pas d’une guerre par procuration contre la Russie, mais qu’il s’agissait d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine, que la Russie était l’Ogre et que l’Ukraine était le Petit Poucet.

Ils n’ont eu de cesse d’affirmer que ceux qui disaient que l’Occident était impliqué, ne faisaient que répéter et relayer la propagande du Kremlin. Tout au long de ces trois années, les responsables occidentaux et particulièrement américains ont nié l’implication des États-Unis dans cette guerre.

Le New York Times est quasiment l’organe officiel des démocrates américains, il avait en charge de relayer toute la propagande démocrate concernant la guerre.

Le rôle du Times était d’inventer un narratif de guerre et de fournir des éléments de langage, par exemple le 20 mars 2022 : «En usant d’un déluge de mensonges, de plus en plus extravagant, le président Vladimir Poutine a créé une réalité alternative, dans laquelle la Russie est en guerre, non pas contre l’Ukraine, mais contre un ennemi occidental, plus grand et plus pernicieux».

C’était là le rôle du Times, inverser la réalité, l’inventer aussi, et pourtant c’est bien Poutine qui disait la vérité.

Alors, pour quelles raisons l’édition de dimanche du New York Times vient-elle apporter la preuve éclatante de tous ces mensonges antérieurs ?

Oui, la Russie était bien la victime d’une guerre menée par l’OTAN contre elle, ce que reconnaît aujourd’hui le New York Times, qui a délibérément menti toutes ces années.

Le Times apporte également la preuve que Biden, le 46ème président des États-Unis, a sciemment menti au peuple américain en prétendant que son pays ne menait pas une guerre contre la Russie.

Il s’agit bien d’une guerre des États-Unis et de l’OTAN, dirigée et menée par les officiers américains et de l’OTAN contre la Russie, une guerre qui a fait pas loin d’un million de victimes ukrainiennes et 200 000 victimes russes.

Petit clin d’œil personnel : tous les articles que j’ai précédemment publiés sont validés par le New York Times. Oui, la Russie avait déjà gagné cette guerre contre l’OTAN, dès lors que les moyens militaires, financiers et industriels de l’OTAN n’ont pas réussi à vaincre la Russie.

sources : NYT & WSWS

https://www.nytimes.com/2025/03/29/world/europe/us-ukraine-military-war

https://reseauinternational.net/aveux-du-times-les-americains-etaient-bien-en-guerre-contre-la-russie-en-ukraine/

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