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géopolitique

  • OPA territoriales

    3034969311.2.pngGeorges Feltin-Tracol

    L’été a connu une affaire que beaucoup ont pris pour une nouvelle provocation loufoque de Donald Trump. L’édition du 15 août 2019 du Wall Street Journal révélait l’intérêt de l’actuel président des États-Unis pour le Groenland. Il aurait proposé d’acheter l’île arctique au Danemark. Le royaume danois jugea la démarche vaine.

    Dépendance de Copenhague, le Groenland dispose d’une large autonomie interne et n’appartient plus depuis le milieu des années 1980 à l’Union dite européenne. Au moment où la route maritime du Nord deviendrait plus accessible, il occupe une position géopolitique essentielle. Outre la présence de gisements d’hydrocarbures, son sous-sol regorgerait d’or, de zinc, de cuivre, de graphite, de nickel, de platine et d’uranium.

    Loin d’être une énième pitrerie, Donald Trump inscrit son étonnante proposition dans l’action de ses prédécesseurs. À deux reprises déjà, la Maison-Blanche a voulu acheter l’île; en 1867, puis en 1946 pour un montant de cent millions de dollars… L’homme d’affaire devenu président relance ainsi une vieille pratique étatsunienne : l’achat plus ou moins honnête de territoires.

    La formation des États-Unis aux XIXe et XXe siècles se réalise autour du regroupement de terres acquises à vil prix. En 1803, le Premier consul Bonaparte vend pour quatre-vingt millions de francs le vaste territoire de la Louisiane entre le Golfe du Mexique et les confins du Canada. Sous-peuplée et mal défendue, la Louisiane constituait une cible prioritaire pour la belliqueuse Angleterre dans son espoir de soumettre ses anciennes colonies rebelles. En 1819, l’Espagne reçoit cinq millions de dollars pour la cession de la Floride. En 1848, les États-Unis font un bond territorial considérable. Suite à une féroce guerre d’invasion, les États-Unis versent au gouvernement mexicain un pourboire de quinze millions de dollars dans le cadre du traité de Guadalupe. Ce traité biaisé offre à la jeune puissance nord-américaine le Texas, la Californie, l’Utah, le Nevada, l’Arizona, le Colorado et le Nouveau-Mexique. Cinq ans plus tard, en 1853, l’Étatsunien James Gadsden négocie avec Mexico, un accord sur la rectification frontalière méridionale du Nouveau-Mexique. Washington y achète une bande de terre de 76 800 km² dans laquelle se trouvent les villes bien connues des cinéphiles fans de western, Yuma et Tucson.

    En 1867, les États-Unis réussissent un très beau coup territorial. Partisan du Nord pendant la Guerre de Sécession entre 1861 et 1865, le tsar Alexandre II commet l’erreur irréparable de vendre l’Alaska pour la somme de sept millions deux cents mille dollars. La Russie perd sa dimension tricontinentale qui lui aurait permis de faire du Nord de l’océan Pacifique un lac russe. En 1899, le traité de Paris arrête la guerre entre l’Espagne et les États-Unis. Contre vingt millions de dollars, Madrid cède Porto Rico, les îles de Wake et de Guam dans le Pacifique ainsi que les Philippines et Cuba. Un an plus tôt, les États-Unis avaient annexé la république bananière d’Hawaï…

    En 1917, Washington achète enfin au Danemark pour vingt-cinq millions de dollars sa part des îles Vierges. L’autre partie de cet archipel des Antilles appartient toujours au Royaume-Uni. Par cette acquisition, les États-Unis renforcent leur emprise sur les aires centre-américaine et caraïbe.

    Réclamer le Groenland revient par conséquent à poursuivre une vieille politique géo-boutiquière. Bien des critiques de Trump n’ont toujours pas compris que son impulsivité ne l’empêchait pas de réfléchir. Cette manie douteuse d’acheter des territoires s’applique jusqu’au continent européen puisque qu’est-ce que l’OTAN, sinon la meilleure justification pour manipuler des gouvernements soi-disant européens plus que jamais déférents envers leur maître d’outre-Atlantique ?

    Bonjour chez vous !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/16/opa-territoriales-6183443.html

  • Offensive turque : et après ? – Journal du mardi 15 octobre 2019

     

    Offensive turque : et après ?

    L’offensive turque du mercredi 9 octobre contre les positions kurdes en Syrie a bouleversé le jeu de poker proche-oriental. Recep Tayyip Erdogan semble à présent seul contre tous mais il a plus d’un tour dans son sac.

    Attentat raté à Notre-Dame de Paris

    Plus de trois ans après la tentative d’attentat à la voiture piégée sur le parvis de Notre-Dame de Paris, le procès des protagonistes a rendu son verdict. Les principales accusées, deux femmes, ont écopé de 30 et 25 ans de prison ferme.

    Les pompiers sonnent l’alerte

    Les sapeurs pompiers montent à Paris. Ce mardi et après plus de 3 mois de grève, les pompiers étaient mobilisés pour protester contre leurs conditions de travail. Ils réclamaient un entretien avec le ministre de l’intérieur ou le Premier ministre. TVLibertés était au cœur de la manifestation

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/offensive-turque-et-apres-journal-du-mardi-15-octobre-2019

  • Donald Trump contre l’Etat Profond aux Etats-Unis

    Donald Trump contre l’Etat Profond aux Etats-Unis

    Hier sur Twitter, le président des Etats-Unis a indiqué pourquoi il ne comptait pas intervenir militairement pour défendre les Kurdes, après avoir annoncé des sanctions économiques contre la Turquie :

    Après avoir vaincu 100% du califat ISIS, j’ai en grande partie déplacé nos troupes hors de Syrie. Laissons la Syrie et Assad protéger les Kurdes et combattre la Turquie pour leur propre terre. J’ai dit à mes généraux, pourquoi devrions-nous nous battre pour la Syrie et Assad afin de protéger le pays de notre ennemi? Quiconque veut aider la Syrie à protéger les Kurdes me convient bien, que ce soit la Russie, la Chine ou Napoléon Bonaparte. J’espère qu’ils vont tous très bien, nous sommes à 12 000 km!

    Charles Gave analyse le bras de fer interne aux Etats-Unis, qui oppose actuellement Donald Trump et ce que l’on appelle “l’Etat profond” :

    Pendant les deux premières années de son mandat, Trump est bloqué par une enquête qui vise à déterminer s’il ne serait pas un agent Russe à la solde de Poutine (sic). Cette enquête fut confiée à monsieur Mueller, ancien patron du FBI et membre actif de l’Etat profond US. Le rapport final ne sortit, de façon fort opportune, qu’après les élections au Congrès où les républicains perdirent la majorité à la chambre des représentants. Le rapport était vide et le Président complètement innocenté, alors même que les grands média aux USA (relayés par les media français) pendant des mois expliquaient à longueur de page que monsieur Trump était certainement coupable et sa condamnation certaine.

    La contre-attaque Trumpienne se mit alors en place, sur deux fronts.

    · L’inspecteur général du ministère de la Justice, monsieur Horowitz, fût chargé de faire une enquête pour déterminer qui avait autorisé lancé cette enquête (illégale et sans précèdent) sur le nouvel élu, qui avait organisé des écoutes, illégales elles aussi, sur la campagne du futur président, qui avait fait fuiter des documents tous plus faux les uns que les autres en direction d’une presse extraordinairement complaisante etc… Déjà les numéros deux, trois, quatre du FBI ou du ministère de la Justice sont tombés, déjà le patron du FBI a été viré, mais les rumeurs sur le contenu du rapport de monsieur Horowitz font état de complicité au plus haut niveau, la ministre de la Justice sous Obama, Obama lui-même, ce saint homme, aurait autorisé toutes ces saloperies, le patron de la CIA , l’ex patron du FBI et bien d’autres encore pourraient être impliqués, ce qui constituerait une grande première dans l’histoire des USA puisqu’il s’agit ni plus ni moins qu’une tentative de coup d’état contre un Président légalement élu, ce qui ne s’est jamais passé dans l’histoire des USA. Cette enquête porte le nom « d’enquête sur les enquêteurs », ce qui ne manque pas de sel. Le rapport devrait être publié dans les semaines qui viennent.
    · Mais il y mieux, beaucoup mieux. Il faut savoir que le ministère de la Justice était resté dans les mains des démocrates, le ministre nommé par Trump (Jeff Sessions) s’étant déclaré incompétent parce qu’il avait pris un verre avec l’ambassadeur Russe. Le nouveau ministre de la Justice (Intronisé en janvier 2019), monsieur Barr, qui s’est adjoint un deuxième enquêteur, le juge Durham, l’un des juges les plus indépendant et redouté aux USA, se sont eux chargés de l’enquête sur les complicités internationales qui nourries le complot sur le territoire américain. Outre le FBI et la CIA d’autres services secrets en particulier ceux de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la Roumanie, de l’Ukraine, (le fameux dossier Steele, serait de fabrication Ukrainienne) et de l’Australie semblent être impliqués jusqu’au cou. En fait, ce que l’on me raconte est proprement stupéfiant et mérite d’être développé en détail au profit des lecteurs de l’IDL. Bien sûr, je ne peux pas garantir la réalité de ce que je vais avancer, mais je crois que les sources que j’utilise sont fiables. Je vais décrire ci-dessous l’essentiel de ce qui s’est passé laissant de côté et faute de place de nombreux détails, mais je crois que ce résumé est conforme à ce que j’ai lu ou entendu.

    Tout part de l’Ukraine, en 2014. Il faut savoir que l’Ukraine est l’un de ces pays qui souffre d’avoir de mauvaises frontières et à l’intérieur duquel existent deux populations qui n’ont pas vraiment envie de vivre ensemble.

    · D’un côté, nous avons une population Russophone qui ne comprend pas très bien pourquoi elle a été séparée de la Russie, et bien sur la Crimée en faisait partie.
    · De l’autre, une population Ukrainophone, longuement martyrisée par les communistes et qui hait férocement tout ce qui est Russe.

    Le Président en exercice en 2014, Viktor Ianoukovitch. avait été élu par la partie du pays favorable à la Russie et tout en étant remarquablement corrompu, il ne faisait pas tâche parmi les autres hommes politiques locaux, disposait d’une majorité au gouvernement et était globalement favorable à la Russie. Voilà qui ne convenait pas du tout aux attentes des Etats-Unis… et donc « ils » pensèrent qu’il était urgent d’intervenir. Ce qui m’amène à quelques réflexions d’ordre plus général.

    La diplomatie américaine depuis l’arrivée de Poutine a deux objectifs en ce qui concerne la Russie

    1. Empêcher l’Ukraine de fusionner avec la Russie à nouveau. Pour cela, elle a proposé à l’Ukraine de rejoindre l’Otan tandis que l’Europe proposait à ce pays d’être intégré dans la communauté européenne. Ces deux objectifs sont TOTALEMENT en contradiction avec l’accord signé entre Gorbatchev et Reagan qui précisait qu’en aucun cas un pays ayant une frontière commune avec la Russie ne rentrerait dans l’Otan, accord qui avait déjà été violé par la Pologne et les pays baltes…
    2. Interdire l’accès de Sébastopol à la flotte et à l’armée Russe, car la Russie à partir de Sébastopol contrôle militairement la Turquie et grâce à la basse de Tartous en Syrie, donné par le père de l’actuel président Syrien à la Russie juste à côté de Lattaquié, tout le proche orient, ce qui agace beaucoup les stratèges américains. L’’axe Tartous-Sébastopol est vital pour la Russie. (Pour ceux qui s’intéressent aux événements Syriens et à leurs relations avec l’Ukraine, voir mon intervention sur le sujet sur BFM business il y a quatre ou cinq ans, « Poutine joue au bridge et les européens à la belote».

    Le Président Ukrainien a eu à l’époque la mauvaise idée (sans doute à cause de pressions immenses exercées par la Russie de Poutine) de refuser et l’intégration militaire à l’Otan et de devenir membre de la communauté Européenne.

    Et donc les Etats-Unis se virent « obligés » d’organiser un coup d’état en Ukraine en s’appuyant sur ceux qui haïssent la Russie (dont un certain nombre sont de vrais nazis) et le Président légalement élu fut viré en quelques jours pour être remplacé par un autre faisant preuve de plus de compréhension envers les demandes des autorités américaines.

    · Consternation des partisans de la Russie (dans le Sud Est de l’Ukraine) qui font sécession, la guerre civile commence et elle fera des dizaines de milliers de mort tandis que la Russie, qui a fort bien compris la manœuvre s’empare de la Crimée pour garder Sébastopol après avoir organisé un référendum où 95 % des électeurs votent en faveur du rattachement à la Russie.
    · Fureur de l’administration Obama qui lance des sanctions contre la Russie, qui, en passant, ruinent une grosse partie de l’agriculture Grecque, Polonaise et Française et qui durent toujours, ainsi que la guerre civile larvée en Ukraine.

    Pour « aider » l’Ukraine, le FMI (madame Lagarde) débloque immédiatement 25 milliards de dollars et l’Europe 18 Milliards d’Euro, ce qui n’est pas rien… (Quel talent a cette femme pour prêter de l’argent qui ne sera jamais remboursé. On est content d’avoir enfin quelqu’un de compètent à la tête de la BCE)

    Et bien entendu, si l’on regarde l’économie Ukrainienne, il est presque impossible de savoir où est passé cet argent, car à l’évidence il n’est plus en Ukraine. Apparemment, il a été siphonné en grande partie par des locaux aidés par des gens bien placés aux USA au travers des banques Danoises ou Allemandes situées dans les pays Baltes). On sait par exemple que le propre fils de Joe Biden Vice-Président d’Obama, (candidat à l’élection présidentielle de 2020) a largement émargé a des sociétés Ukrainiennes possédées par des oligarques a la limite du gangstérisme. On est cependant rassurés sur leur honorabilité quand l’on réalise que ces personnalités locales sont aussi les plus gros donateurs à la fondation Clinton.

    De 2014 à 2019, l’Ukraine a donc littéralement été pillé par des criminels locaux associés à des représentants de l’Etat profond US. Et puis, soudainement, la manne inépuisable des subventions internationales (FMI. Fonds Européens), s’arrête net car une tuile monumentale tombe sur tous ces braves gens avec l’élection totalement inattendue de Trump qui a fait campagne sur deux thèmes :

    1. Nettoyer le marais pestilentiel à Washington et éradiquer la corruption qui y règne
    2. Améliorer les relations avec la Russie.

    Panique à Washington (et à Londres) où CIA, et FBI (qui ont largement participé aux événements en Ukraine et dont les chefs ont dû participer à la curée) organisent la contre-attaque avec l’aide des services secrets britanniques en créant de toutes pièces une soi-disant collusion entre Trump et Poutine, ce qui fait perdre deux ans au Président. Mais quand le rapport Mueller arrive, il est totalement vide…

    Et là, deuxième coup de tonnerre, le Coluche Ukrainien est élu à la Présidence sur un programme de lutte contre la corruption.

    Et donc monsieur Trump donne un coup de téléphone quelques temps après a ce nouvel élu et lui dit trois choses :

    1. D’abord qu’il est entouré de gens très corrompus et qu’il lui faut se méfier. Le Président lui répond qu’il le sait et qu’il va continuer à les virer.
    2. Après quoi, monsieur Trump lui demande si le ministère de la Justice Américain pourrait avoir accès à un serveur informatique qui se trouve en Ukraine et qui se trouve être celui du parti démocrate américain… Question : Qu’est-ce que fout le serveur du parti démocrate en Ukraine ? Et le Président Ukrainien de répondre qu’il n’y voit pas d’inconvénients, réponse qui panique les démocrates…
    3. Et le Président Ukrainien, plein de bonne volonté, de demander au Président américain ce que faisait en Ukraine son avocat personnel, Monsieur Guilani, ancien maire de New-York, ce à quoi Trump répond qu’il fait une enquête sur la famille Biden qui semble avoir touché de gros, très gros pots de vin en provenance d’Ukraine. Satisfaction de l’Ukrainien.

    Et en même temps, nous apprenons que monsieur Barr, le ministre de la Justice, et le Juge Durham se sont déplacés à Londres et à Rome ensemble pour enquêter sur les services secrets étrangers qui, à l’évidence, ont été complices, et en particulier sur un individu très douteux, monsieur Misfud, Maltais d’origine, professeur de son état et certainement membre des services secrets britanniques. Comme c’est de cet homme qu’est parti TOUTE l’enquête sur monsieur Trump et la Russie, s’il se mettait à table, il est à craindre que toute une partie de la haute administration Obama aux USA et du parti démocrate (les Clinton en tête) ne se retrouve en prison assez rapidement, ce qui déclenche une nouvelle attaque de panique à Washington.

    A l’évidence, l’étau commence à se resserrer sur les crapules qui du coup se mettent à très mal dormir et comprennent qu’il faut agir vite, très, très vite. Et donc la décision est prise de mettre immédiatement en examen le Président Trump devant la chambre des représentants (contrôlée par les démocrates) au prétexte que Trump aurait demandé à son homologue Ukrainien de l’aider à coincer les Biden, ce qu’il n’a pas fait… Pas de chance : Trump rend public immédiatement la conversation entre eux deux et le compte rendu montre que le Président n’a rien de demandé de semblable. Ce qui n’empêche pas la presse de répéter en boucle ce mensonge, y compris en France et le parti démocrate de lancer la procédure “d’impeachment” qui va donc commencer incessamment et sous peu devant la chambre des représentants… Mais le lecteur aura déjà compris qu’il ne s’agit que d’un contre-feu allumé par les démocrates pour disqualifier messieurs Barr et Durham en prétendant que ce sont des juges politisés et le même lecteur aura compris que Trump a tout intérêt à laisser les démocrates s’enferrer pour mieux les flinguer quelques semaines avant les élections de Novembre… Qui plus est et pour essayer d’aller le plus vite possible, les démocrates refusent tout droit à la défense du Président (accès aux témoins, contre interrogatoire menés par ses avocats), ce qui est sans précèdent aux USA. Du coup, Trump refuse de répondre aux questions et aux convocations de la Chambre et nous sommes en train de rentrer dans une crise constitutionnelle aux USA, car la tentative de coup d’état aux USA continue. Peut-être faudra-t-il que la Cour Suprême tranche…

    Mais la vérité finira bien par s’imposer : les informations qui vont sortir sur l’Etat Profond US et son incroyable corruption vont arriver… entre maintenant et les élections de Novembre, ce qui va faire l’effet le plus profond sur l’électorat, et si au moment des élections, la moitié des dignitaires démocrates se retrouvent en prison ou en fuite et l’autre moitié totalement déconsidérée pour n’avoir officiellement rien vu, il devient difficile de s’imaginer que Trump et les républicains seront battus.

    Un dernier mot sur les succès géopolitiques de cette classe de malfaiteurs. L’affaire Ukrainienne et l’affaire Syrienne sont étroitement liées.  Le Qatar a d’immenses réserves de gaz naturel. La grande idée de nos crapules de l’Etat profond était de faire passer un pipe-line du Qatar à la Turquie, au travers de la Syrie, ce qui aurait permis de foutre en l’air l’économie Russe en les privant de leur principale ressource, les exportations de gaz russe vers l’Europe, ce qui était le but ultime de ces grandes manœuvres. Hélas, la Syrie est gouvernée par les Alaouites, une branche du Shiisme et les qataris ont refusé ce plan tant que les Assad étaient au pouvoir car les qataris sont des Sunnites Wahhabites purs et durs qui n’ont que mépris pour les Shiites. Qu’à cela ne tienne dirent les américains, nous allons organiser une révolution en Syrie pour que les Sunnites reprennent le pouvoir. D’où la guerre civile en Syrie qui fera près de 300000 morts et des millions de réfugiés se déversant sur l’Europe. Au moment crucial ou tout risquait de basculer, la Russie avec Poutine est intervenue militairement pour sauver le régime des Assad et empêcher ISIS de prendre le pouvoir en Syrie comme l’espérait les américains (ISIS est une création des Etats-Unis), ce qui a fait s’effondrer le plan de l’état profond US. Les membres de cet état profond (Brenan, Comey, Clapper, Clinton, Obama, Biden) doivent écumer de rage puisque Poutine les a ratatiné deux fois, une fois en Syrie, une fois en Ukraine, ce qui donne des ailes à Trump, qui du coup va retirer les troupes US du moyen-Orient où elles se font tuer sans aucune raison juste pour enrichir quelques salopards à Washington. Voilà qui rendrait le monde beaucoup plus sûr. Depuis les Clinton, les Etats- Unis étaient tombés sous le contrôle d’une mafia criminelle. Nous arrivons au moment (peut-être) ou cette mafia va cesser de nuire et si c’était le cas, le monde redeviendrait vivable, très vite.

    https://www.lesalonbeige.fr/donald-trump-contre-letat-profond-aux-etats-unis/

  • Paris, Berlin et Damas soutiennent les Kurdes contre la Turquie

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Après Emmanuel Macron samedi, Angela Merkel a enjoint hier Recep Tayip Erdogan à cesser son offensive sur le Kurdistan syrien. Pour la chancelière allemande, celle-ci risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et « d’aider” l’Etat Islamique à réémerger dans la région ». La France et l’Allemagne suspendent toute vente d’armes « susceptibles d’être utilisées » par Ankara dans le cadre de son opération militaire.

    Bashar al-Assad envoie des troupes en soutien aux Kurdes

    Malgré des rapports tendus avec la minorité kurde de Syrie, Bashar al-Assad a annoncé hier l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter l’agression » turque. Peu après, les Kurdes ont confirmé avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », une organisation paramilitaire dominée par la milice kurde YPG.

    L’offensive turque risque d’avoir des conséquences graves, non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe

    En effet, avec son offensive, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains du YPG, qu’elle qualifiée de « terroriste » en raison de ses liens avec le parti communiste autonomiste kurde PKK. Or les Kurdes, qui ont profité des troubles dans la région pour instaurer une autonomie de fait en Syrie, détiennent près de 12 000 djihadistes de l’État islamique originaires d’une cinquantaine de pays. Près de 800 proches de ces djihadistes auraient déjà profité de l’offensive pour s’échapper, tandis que 130 000 personnes ont fui l’avance de l’armée turque.

    https://fr.novopress.info/215800/paris-berlin-et-damas-soutiennent-les-kurdes-contre-la-turquie/

  • Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    Affrontements entre Turcs et Kurdes : Plus de 10.000 combattants de Daech pourraient reprendre du service

    D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    La Turquie poursuit son offensive et a pris, comme attendu, la ville frontière de Tal Abyad. C’était un des premiers objectifs de l’armée turque et il a été rempli, avec toutefois quelques difficultés. Le lâchage définitif américain se confirme, puisqu’une couverture aérienne demandée par les Kurdes lors de combats a été refusée. C’est la première fois, en plusieurs années de guerre commune, et l’on attend maintenant le retrait effectif des 1.000 militaires américains encore présents.

    Les milices « rebelles » (en fait islamistes), qui accompagnent et soutiennent l’armée turque, sont accusées de sévices sur la population. Une vidéo qui circule montre des combattants abattre un homme sans que l’on sache de qui il s’agit. Les hommes de cette milice répètent en boucle « Allahou akbar » tandis qu’ils criblent de balles le corps.

    Rappelons que ces hommes viennent de la province d’Idleb, où ils servent de supplétifs à l’armée turque qui les présente comme des non-islamistes supposés lutter contre l’ex-Front al-Nosra, devenu Hayat Tahrir al-Cham. En réalité, Al-Nosra les a battus sans difficultés et, depuis, ils sont relativement désœuvrés, aux frais de la Turquie, dans la partie de la province d’Idleb que celle-ci occupe.

    Cette offensive anti-kurde leur permet d’exister à nouveau. Compte tenu de la haine, réciproque, qui les oppose aux Kurdes, les pires exactions pourraient avoir lieu au fil des conquêtes de ce Kurdistan autonome, appelé Rojava par les Kurdes, qui va probablement disparaître. Précisons, toutefois, que cette haine ne relève pas seulement de l’opposition entre islamistes et non-islamistes mais aussi de celle entre Kurdes et Arabes. La surveillance étroite de la part du régime syrien dont faisaient l’objet les uns et les autres empêchait les règlements de comptes sanglants auxquels nous assistons maintenant depuis 2011.

    Cette journée de dimanche a vu, comme hélas on pouvait l’anticiper, les premières fuites de membres de l’État islamique depuis le camp d’Aïn Issa. Les gardiens kurdes sont partis et, bien sûr, beaucoup en ont déjà profité. Ce ne sont même pas des évasions mais de simples départs. Selon des sources kurdes, ce sont près de 800 personnes, combattants, femmes et enfants, qui sont ainsi parties en une journée, et ce n’est qu’un début.

    Plus de 10.000 combattants de Daech, dont 3.000 étrangers, pourraient ainsi reprendre du service. Avec leurs familles et les très nombreuses veuves et leurs enfants, ce sont près de 100.000 islamistes* qui pourraient se retrouver dans la nature.

    L’armée turque va maintenant tenter de prendre une autre ville frontalière, Ras al-Aïn. Un premier assaut a été repoussé, grâce à la tactique des tunnels (très utilisée par Daech en son temps), qui a permis une contre-attaque surprise au détriment des milices islamistes pro-turques. Mais ce n’est sans doute que partie remise, tant la puissance de l’aviation et de l’artillerie turques font la différence.

    Après trois jours de combats, les pertes sont d’une centaine de combattants kurdes, quatre soldats turcs, une cinquantaine de civils. Curieusement, aucune information ne filtre sur celles des miliciens islamistes pro-turcs, mais logiquement, elles devraient être non négligeables car ce sont eux qui sont les fantassins de l’armée turque.

    Les Syriens, après une période d’observation, commencent à faire mouvement vers le nord, dans une zone de peuplement arabe, à Manbij notamment. Les Kurdes ont déclaré qu’un accord avait été conclu avec Damas « pour que l’armée se déploie le long de la frontière syrienne ».

    Selon les Kurdes, les Américains ont tenté d’empêcher cet accord, mais ils ne sont bien sûr plus en position d’arbitrer quoi que ce soit.

    Que va-t-il se passer lorsque les Syriens et les Turcs seront face à face ? Nul doute que Poutine et Erdogan vont beaucoup se parler dans les heures qui viennent.

    * Chiffres avancés par L’Express et l’AFP dans un article du 27 septembre dernier.

    https://www.lesalonbeige.fr/affrontements-entre-turcs-et-kurdes-plus-de-10-000-combattants-de-daech-pourraient-reprendre-du-service/

  • Syrie : les Kurdes retournent finalement du côté de Damas – Journal du lundi 14 octobre 2019

     

    Syrie : les Kurdes retournent finalement du côté de Damas

    Le grand jeu de poker menteur qui se joue actuellement au nord de la Syrie prend un nouveau tournant… Les Kurdes, soutenus par l’Occident après l’attaque de leurs positions par la Turquie, vont à présent être appuyés par l’armée syrienne de Bachar al-Assad face à la Turquie… de quoi donner du fil à retordre aux détracteurs du président syrien.

    Affaire Dupont de Ligonnès : l’échec de tout un système

    Après 8 ans de cavale, les médias annoncent vendredi soir que Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir assassiné sa femme et ses 4 enfants à Nantes en 2011, a été interpellé à l’aéroport de Glasgow, en Ecosse. Après près de 24h, l’homme arrêté est disculpé… Retour sur un fiasco policier, médiatique et européen.

    Christian Jacob, nouveau chef des Républicains

    6 mois après la débâcle des européennes et la démission de Laurent Wauquiez, Les Républicains se sont choisis un nouveau chef dimanche. Le favori et patron du groupe à l’Assemblée, Christian Jacob, l’a emporté face à Julien Aubert et Guillaume Larrivé. Le début d’une route toujours aussi sinueuse.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/syrie-les-kurdes-retournent-finalement-du-cote-de-damas-journal-du-lundi-14-octobre-2019

  • L’offensive turque se déploie en Syrie, par Antoine de Lacoste

    1898520046.2.jpgErdogan a mis sa menace à exécution. Les territoires du nord de la Syrie d’où les Américains se sont retirés, font l’objet depuis deux jours de pilonnages de l’artillerie et de l’aviation.

    Dans le même temps des chars et des troupes ont pénétré en territoire syrien. Selon le journaliste du Figaro Georges Malbrunot, 4 chars turcs ont été détruits par les kurdes qui opposent une farouche résistance.Les premiers morts sont annoncés par les belligérants eux-mêmes : 4 soldats turcs, une vingtaine de civils turcs tués dans des villages frontaliers par l’artillerie kurde ; du côté des YPG (nom du mouvement combattant kurde), une vingtaine de morts ainsi qu’une dizaine de civils.

    Cette offensive, attendue malgré les très nombreuses pressions internationales, a pour but de couper en deux le territoire autonome que les kurdes se sont attribué au nord de la Syrie sous protection américaine. Le gouvernement syrien a toujours protesté contre cette occupation étrangère doublée d’une autonomie à laquelle il n’a jamais consenti.

    Certains villages conquis par l’armée turque et ses supplétifs syriens en quelques heures, n’ont opposé aucune résistance. Ce sont ceux de peuplement arabe et non kurde. Le contentieux est lourd dans cette région entre arabes et kurdes : ces derniers sont honnis en raison de leur brutalité ; ils n’ont pas hésité à déplacer plusieurs milliers d’habitants de leurs villages pour y installer des kurdes à leur place. Ces méthodes, en vigueur depuis que l’armée syrienne n’est plus là, ont souvent été soulignées par des observateurs et des journalistes, mais les pays occidentaux ont toujours feint d’ignorer ce que tout le monde sait.

    C'est le résultat d’un manichéisme devenu, dans ce conflit comme dans bien d’autres (les Serbes le savent bien), le mode de raisonnement de nos dirigeants. Il y a les gentils et les méchants, sans nuance. Depuis le début de la guerre en Syrie, les « rebelles » sont gentils (sauf Daech) tout comme les kurdes. Les méchants sont les Syriens qui ne veulent pas devenir islamistes et les Russes, principe de base.

    On ne sait pas encore jusqu’où veulent aller les Turcs. L’idée consisterait à se ménager une bande de territoire de quelques kilomètres de profondeur tout le long de la frontière, d’y installer une partie des 3 millions de réfugiés qui encombrent la Turquie et de repousser les kurdes au-delà. Un tel scénario, c’est en tout cas celui annoncé par Erdogan depuis longtemps, impliquerait là aussi des déplacements de population.

    Conscients du danger auquel ils sont maintenant confrontés, les kurdes ont pris contact avec les Russes afin qu’ils leur servent d’intermédiaire auprès des Syriens, dont ils demandent maintenant la protection. Une telle offre avait déjà été faite par la Russie. Les Syriens avaient donné leur accord pour une négociation qui impliquait évidemment la fin de l’autonomie kurde et le retour de l’armée syrienne. Sous la pression américaine les kurdes avaient refusé.

    Abandonnés maintenant par leur protecteur, comme c’était prévisible, les kurdes se tournent vers ceux qui ont gagné la guerre et qui, eux, ne partiront pas.

    Quelle que soit son issue, cet affrontement turco-kurde risque fort de profiter à la Russie et, au-delà, à la Syrie qui n’a qu’un objectif : reconquérir l’intégralité de son territoire.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/13/antoine-de-lacoste-nouveau-texte-6182632.html

  • Afrique du Sud : les Afrikaners s’organisent

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    Devant la situation qui ne cesse de se dégrader sur les plans de leur sécurité et de la gabegie qui s’empare du pays, les Afrikaners ont décidé de se structurer afin de faire entendre leur voix. C’est pour cette raison qu’ils ont mis sur pied AfriForum, une ONG dont le but est de lutter contre la déliquescence structurelle du pays et les discours de haine à l’encontre des Afrikaners, premiers développeurs et architectes de l’Afrique du Sud moderne mais aussi premiers habitants d’une partie de celle-ci.

    Fondée en 2006, AfriForum est actuellement dirigée par Kallie Kriel ancien professeur d’université qui a décidé de se consacrer à la défense des Afrikaners. Afrikaner est le nom hollandais d’Africain car peu de temps après leur arrivée en 1652, les 90 pionniers, dont huit femmes, débarqués au Cap par un bateau de la VOC (sigle hollandais de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales) se donnent ce nom qui va ainsi pérenniser leur présence à l’extrême sud de l’Afrique.

    Aujourd’hui, environ 60 % des Blancs d’Afrique du Sud sont des Afrikaners, le reste étant essentiellement composé de Britanniques. Premiers stigmatisés par l’arrivée d’un premier gouvernement noir en 1995, ces Afrikaners voient aujourd’hui partir en lambeaux cette Afrique du Sud moderne bâtie au fil des siècles par leurs ancêtres. Malgré les déclarations d’intention du premier président noir Nelson Mandela, ce pays, qu’il a voulu arc en ciel, est aujourd’hui à la merci d’une corruption et d’une gabegie galopantes mais aussi menacé par une haine croissante pour l’homme blanc et les métis.

    Devant cette situation AfriForum a récemment retrouvé une nouvelle vie en se donnant pour mission de défendre les droits des minorités de plus en plus attaquées depuis deux ans et de pointer du doigt les scandales financiers qui font le lit de la corruption dans ce pays. La sécurité des fermiers victimes d’attaques, de meurtres et de viols de plus en plus courants fait aussi partie des priorités d’un département d’Afriforum spécialisé en la matière. La censure ambiante, la décomposition d’un secteur de santé, jadis d’une exemplaire efficacité, la situation de banqueroute des municipalités et des secteurs para étatiques (aviation, mines, électricité, eau, etc.) sont aussi systématiquement dénoncées par cette ONG.

    Sur le plan juridique AfriForum s’est adjoint les services de Gerie Nel ancien pilier du ministère public en Afrique du Sud. Cet homme de loi surnommé “le bouledogue” par ses pairs avait représenté la poursuite dans la célèbre affaire du meurtre de Reeva Steenkamp par l’athlète Oscar Pistorius. Nel est aujourd’hui la cheville ouvrière d’Afriforum dans tous les procès faits aux discoureurs de haine dans le pays et a notamment traîné en justice le député Julius Malema pour ses nombreuses incitations au meurtre des fermiers blancs à travers le pays.

    Jean-Pierre Lenoir

    https://www.bvoltaire.fr/afrique-du-sud-les-afrikaners-sorganisent/

  • Affaire ukrainienne : Destitution ou Bidengate ?

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Inconsolables depuis l’échec du rapport Mueller à démontrer toute collusion Russe dans l’élection en 2016, les Démocrates américains ont lancé une procédure de destitution du président Trump, ce dont ils rêvaient depuis le jour noir de son élection. L’affaire du coup de fil ukrainien vient de leur en fournir le prétexte.

    Selon le narratif propagé par les media, Trump conspire avec le président ukrainien pour ternir l’image de l’ancien vice-président d’Obama Joe Biden, son principal adversaire pour 2020. Il se fonde sur les dires d’un sonneur d’alerte anonyme selon lequel, lors d’un échange téléphonique avec son homologue ukrainien Zelensky, Trump aurait demandé à celui-ci de rechercher des éléments de nature à compromettre M. Biden en appuyant sa demande d’une menace de rétention de l’aide militaire américaine à l’Ukraine.

    Or, ce narratif médiatique repris devant le Congrès par Adam Schiff, ne cesse de prendre l’eau depuis la publication par la Maison Blanche du verbatim de l’appel dépourvu de tout élément pouvant fonder une incrimination. De plus le président ukrainien vient de déclarer qu’il n’avait subi aucune forme de chantage et même qu’il n’avait appris la rétention de l’aide américaine qu’après le fameux appel du 25 juillet.

    Pourtant, certains media comme ABC ou CNN n’ont pas hésité à publier des citations tronquées, en omettant même de citer la phrase de Trump disant « Biden s’est vanté un peu partout qu’il était parvenu à arrêter l’enquête donc si vous pouviez y jeter un œil… Cela semble horrible à mes yeux. ». Or, cette phrase renvoie à la nomination en mai 2014, sous la présidence Obama, de Hunter Biden, le propre fils de Joe Biden, au Conseil d’Administration de la société gazière Ukrainienne Burisma, pour un salaire annuel de 600.000 dollars. Le président Poroshenko avait alors nommé le procureur Shokin pour enquêter sur les soupçons pesant corruption de cette société,. Or, celui-ci fut révoqué suite à des pressions intenses exercées par Joe Biden avec l’aide de l’administration américaine. Joe Biden lui-même s’en est vanté en 2018 dans une intervention filmée où il déclare : « Je les ai regardés et je leur ai dit : Je m’en vais dans six heures. Si le procureur n’est pas viré, vous n’aurez pas l’argent. ».

    En d’autres termes, les Démocrates reprochent à Trump exactement ce qu’ils ont fait en Ukraine, mais en pire.

    https://fr.novopress.info/215782/affaire-ukrainienne-destitution-ou-bidengate/

  • Les Américains en Syrie : partiront ? partiront pas ?... par Antoine de Lacoste

    Rien n’est simple et rien n’est sûr avec Donald Trump.

    Dimanche soir, à la suite d’un entretien téléphonique avec Erdogan, il créait la surprise en annonçant le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie : « Il est temps pour nous de sortir de ces guerres ridicules et sans fin, dont beaucoup sont tribales, et de ramener nos soldats à la maison. »

    Le mot tribal est sans doute inadéquat mais on pouvait espérer qu’au moins, cette fois, l’Amérique mettait un terme à son intervention et à l’occupation, parfaitement illégale, du nord et de l’est de la Syrie.

    D’ailleurs, dès le lundi matin, entre 50 et 100 (le chiffre varie selon les sources) soldats américains, membres des forces spéciales, quittaient Tal Abyad et Ras al-Aïn, deux positions situées le long de la frontière turque.

    Les réactions furent violentes, dans le monde entier certes, mais surtout dans le camp républicain qui considère que l’abandon des kurdes à la vengeance turque est inacceptable. En outre, cela revient à laisser le champ libre à la Russie qui reste, pour la majorité de la classe politique américaine, l’ennemi numéro 1.

    Or, Trump est fragilisé par une offensive sans précédent des démocrates qui rêvent de déclencher la fameuse procédure « d’impeachment ». La raison invoquée est l’existence de pressions supposées de Trump sur son homologue ukrainien pour qu’il enquête sur les activités délictuelles du fils d’un concurrent démocrate ayant des intérêts en Ukraine. Le président américain a, dans ce contexte, bien mal choisi son moment pour cette annonce de retrait qui ne peut que crisper une partie importante de son propre camp.

    Pourtant, en cherchant à se retirer de Syrie pour la seconde fois (une première annonce avait été faite à la fin de l’année dernière), Trump ne fait que tenir une promesse de campagne : fin des aventures extérieures coûteuses et inutiles voire nocives.

    Sous la pression, il a opéré un spectaculaire rétropédalage. Erdogan ayant aussitôt déclaré que la Turquie était prête pour une offensive contre les kurdes dans le nord de la Syrie, Trump, tout en finesse, a tweeté : « Si la Turquie fait quoi que ce soit dont j’estime, dans ma grande et inégalable sagesse, que cela dépasse les bornes, je détruirai et anéantirai complètement l’économie de la Turquie. » L’homme n’est tout de même pas très facile à suivre. Inquiet d’un rapprochement récent de la Russie et de la Turquie, il veut se rapprocher de cette dernière en lui laissant le champ libre en Syrie, puis, dès le lendemain, la menace de destruction économique si elle fait ce qu’elle a toujours dit qu’elle ferait : attaquer les kurdes.

    L’imbroglio est aujourd’hui complet et plus personne ne sait ce qui va se passer. Pour l’instant, les Américains semblent avoir interrompu leur retrait ce qui, par définition, gèle toute intervention turque. Les kurdes sont naturellement furieux de l’attitude américaine et rappelle qu’ils détiennent en Syrie plus de 10 000 combattants de l’Etat islamique, ainsi que leurs familles, à quoi s’ajoutent de nombreuses veuves et orphelins de combattants soit plus de 100 000 personnes. S’ils sont attaqués, le risque est qu’ils ne les surveillent plus.

    La guerre n’est hélas pas finie en Syrie.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/10/les-americains-en-syrie-partiront-partiront-pas-par-antoine-6181607.html#more