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géopolitique

  • ONU. La France privée de droit de veto par l’Allemagne ?

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    Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Selon les médias subventionnés, c’était hier encore une grossière “Fake news”. Aujourd’hui, la transformation du siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU en un siège partagé est ouvertement évoquée par l’Allemagne.

    On connait depuis longtemps la perfide Albion, égale à elle-même ; mais voici maintenant la perfide Allemagne de Merkel.

    Signé dans une discrétion suspecte, le traité d’Aix-la-Chapelle a été pour les médias du système un moyen d’attaquer les droites souverainistes françaises en les accusant de véhiculer des fake news.
    Il est vrai qu’ annoncer la vente à l’Allemagne de l’Alsace et de la Lorraine au-delà même de la Moselle de 1870 était assez surréaliste.
    Moins évident, le renforcement de l’Allemand sur cette terre française d’influence historique germanique, sur lequel règne un flou inquiétant.

    Mais voila que le dernier point, c’est-à-dire la suppression du siège de sécurité donné à la France à la fin de la Seconde Guerre mondiale, revient en force. Et là, pas d’infox mais une offensive Merkel. Une OPA hostile sur notre statut de grande puissance. Certes, ce n’est pas l’Allemagne vaincue qui va remplacer la France soi disant victorieuse. Mais le siège cent pour cent français depuis 1945 deviendrait un siège européen à la demande de Berlin. Nous risquons de perdre la seule chose qui compte dans le « Machin », le droit de veto. On attend une réaction de Macron.

    La chancelière allemande a en effet apporté le 11 mars son soutien à des propositions pour l’Europe de son parti conservateur, qui se démarquent de celles du président français, prônant notamment un siège européen unique au Conseil de sécurité de l’ONU.
    Angela Merkel a souligné que ce siège devait avoir pour vocation de « réunir les voix européennes au Conseil de sécurité de l’ONU », et donc de faire disparaître le siège dont dispose la France pour elle seule ?
    « Je pense qu’il s’agit d’un très bon concept pour l’avenir », a déclaré la chancelière à Berlin à propos des propositions de réformes de l’Union européenne publiées au cours du week-end par celle qui l’a remplacée en décembre à la tête du parti démocrate-chrétien allemand (CDU), Mme Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommée AKK.

    Cela ressemble à une gifle aux propositions européennes du président Macron qui ont été un bide absolu chez nos partenaires d’Ouest en Est. Sa lettre aux Européens démontre finalement que sa stratégie d’être le guide de l’Europe des progressistes est mort-née.

    A cela on peut ajouter que l’Allemagne souhaite la suppression du parlement de Strasbourg si cher aux Français. Emmanuel Macron a quant à lui proposé la création d’un « bouclier social » pour les Européens et évoqué dans ce contexte une (illusoire) « même rémunération sur le même lieu de travail et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays ». L’Allemagne est contre.

    Finalement, Angela Merkel apparaît comme plus hostile à Macron que le Hongrois Orban et l’Italien Salvini. On voit bien qu’un siège européen au Conseil de sécurité, dans l’état actuel de division de l’Europe, est une stupidité.

    Les Anglais, grâce au Brexit, ne sont pas concernés et vont sauver leur veto mondial… Mais ils n’auraient de toute façon jamais accepté la proposition Merkel. Espérons que la France aura la fermeté de dire non à un recul supplémentaire de son rôle mondial déjà si affaibli.

    Quand au « renouveau de l’Europe par le couple franco-allemand » que nous avait promis Emmanuel Macron, il est interdit d’en rire.

    Pierre Boisghilbert 12/03/2019

    https://www.polemia.com/onu-la-france-privee-de-droit-de-veto-par-lallemagne/

  • Algérie : Le spectre du chaos, par Etienne Defay

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    La ferveur populaire aura eu raison de l’obstination du pouvoir. Le 11 mars dernier, le président algérien a en effet publié une lettre lue en direct par une journaliste d’information annonçant plusieurs dispositions décisives pour l’avenir du peuple algérien. Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat, les élections présidentielles prévues le 18 avril sont reportées et « des changements importants au sein du gouvernement » sont annoncés. Pour cette dernière affirmation, on apprend ce mercredi matin la démission du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui est remplacé au pied levé par Noureddine Bedoui, ex-ministre de l’Intérieur, proche du frère d’Abdelaziz Bouteflika et bien-aimé des médias locaux.

    En outre, des changements sur le moyen terme assez significatifs sont annoncés : la préparation d’une « Conférence nationale inclusive et indépendante », censée représenter toutes les sensibilités de la société algérienne, s’attaquera à l’élaboration d’une nouvelle Constitution soumise à référendum. Enfin, une élection présidentielle aura lieu dans le prolongement de cette conférence à une date encore indéterminée.

    En résumé, c’est le grand flou. Conséquence d’un président algérien aux abonnés absents et dont la dernière sortie publique remonte à plus d’un an. Conséquence d’un pouvoir verrouillé et phagocyté par un clan depuis les évènements de la guerre civile. Conséquence d’une menace islamiste tapie dans les djebels. Conséquence d’une administration corrompue et d’une arrière cour composée de militaires et de rentiers pétroliers.

    Du coté français, on observe la situation de l’Algérie avec inquiétude. Si Le Drian et Macron ont exprimé leur soulagement devant le retrait d’Abdelaziz Bouteflika, tous redoutent les conséquences d’une telle crise chez un si proche voisin dont la diaspora est (comment l’oublier) particulièrement présente sur le sol français. Une réalité qui s’est particulièrement rappelée à notre bon souvenir en observant la médiatisation du sinistre Rachid Nekkaz. La médiatisation et la crédibilisation de cet islamiste bon teint partisan du voile et proche des milieux les plus radicaux de l’islam est une création 100% française en définitive. Il suffit d’aller observer les milliers d’insultes et de menaces de mort que reçoit quotidiennement le courageux Pierre Liscia pour comprendre le caractère explosif de la situation. Le jeune élu du XVIIIe arrondissement et accessoirement chroniqueur de l’émission « Salut les Terriens » avait en effet eu le malheur d’asséner à Nekkaz ses vérités tout en refusant de lui serrer la main.

    Il n’en fallait pas plus pour la jeunesse algérienne qui s’est déchaîné sur la page facebook de Liscia : « vive Hitler, va crever… » et autres joyeusetés… Comme le rappelle l’historien Jean Sevillia au média Boulevard Voltaire : « La population algérienne croît d’un million d’habitants par an. Sa population est extrêmement jeune. Il y a une forme de naïveté dans cette révolution. » Effectivement, souhaitons qu’à Alger, ils gardent la tête froide, ce serait dommage que certains la perdent littéralement de manière collatérale.

    Etienne Defay

    Article paru dans Présent daté du 13 mars 2019

    https://fr.novopress.info/

  • « Discriminer ou disparaître ? » : nouvel ouvrage de lutte contre la pensée conforme

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    L’Institut Iliade publie un nouvel ouvrage de lutte contre la pensée conforme : « Discriminer ou disparaître ? »« Discriminer ou disparaître » est une alternative douloureuse dans une société où la simple constatation d’une différence nous est interdite sous couvert de lutte contre les discriminations. « Sexisme », « racisme », « transphobie », « grossophobie » : autant d’accusations qui menacent le simple constat d’une différence. Pour les tartufes de la pensée unique, il faut nier la réalité : supprimer les sexes, les races, toute altérité, pour en arriver au métissage global et à la dissolution des individus.

    Ce fétichisme de l’anti-discrimination entraîne ainsi la création d’un être indifférencié et interchangeable, sans sexe, sans couleur, sans famille ni histoire. L’individu, alors réduit à sa simple fonction de producteur et de consommateur, devient un objet de commerce qui s’achète et se vend comme au marché aux esclaves, et se retrouve finalement sans aucune défense face au Big Brother étatique et économique.

    Comment, dès lors, les hommes, les nations et les peuples pourront-ils continuer à exister dans un monde qui prône l’abolition des frontières ? Comment retrouver conscience de nous-mêmes alors qu’il nous est interdit de distinguer, de choisir, de préférer ? Comment continuer à vivre dans un monde sans limites et sans repères ?

    Une fois encore, c’est vers la Grèce antique que nous pourrons nous tourner pour trouver des réponses : Athéna à la borne — sur ce bas-relief du Ve siècle avant notre ère, la protectrice des cités nous montre la frontière. Déesse de la sagesse, elle nous invite à méditer sur la finitude de l’homme, sur ce qui le différencie de tout autre. Car exister, c’est distinguer le Moi de l’Autre, c’est délimiter un dedans et un dehors, inclure et exclure, c’est donc discriminer.

    Prenant à rebrousse-poil cette nouvelle idéologie de l’anti-discrimination qui nous contraint de proclamer — contre l’évidence — la parfaite identité de tous les hommes (mais aussi de tous les peuples), l’auteur se propose de revenir sur cette notion de discrimination qui signifie simplement distinguer, choisir, tracer des frontières, définir des limites.

    Alors que toute culture, toute religion, toute pensée est fondée sur une différenciation, la discrimination serait finalement un outil nécessaire à la cohérence historique des peuples et à la préservation de la personne humaine. Peut-on vraiment faire abstraction de ce qui nous distingue ?

    Cet ouvrage, disponible dans toutes les librairies à compter de ce jour 7 mars 2019, est le troisième publié dans la collection « Iliade » chez Pierre-Guillaume de Roux.

    Points forts :

    • Un plaidoyer court et accessible pour la défense des peuples, de leur diversité et de leur identité.
    • L’exploitation de nombreuses sources philosophiques, juridiques mais aussi sociologiques qui attestent que le recours aux frontières est plus que jamais d’actualité en ces temps où les peuples se battent pour ne pas disparaître.
    • Un appel à la notion de limite qui nous rappelle que l’homme est un individu fini dont la volonté ne peut être absolue.

    Thibault Mercier est avocat au barreau de Paris. Également engagé dans la Cité, il a cofondé le Cercle Droit & Liberté et est auditeur de l’Institut Iliade, promotion Ernst Jünger (2016–2017). Il sera présent à La Nouvelle Librairie, 11 rue de Médicis, Paris (VIe) le 22 mars 2019 de 18h à 20h pour une séance de rencontre et dédicace. Il interviendra également sur le thème du « Droit des Européens à la frontière » au prochain colloque de l’Institut Iliade le 6 avril 2019 à la Maison de la Chimie (Paris VIIe) — rencontre et dédicace prévues sur place.

    Editions Pierre-Guillaume de Roux, pgderoux.frISBN-13 : 978–2363712912, 192 pages, 16 euros.

    Contact, demandes d’interviews et renseignements complémentaires : contact@institut-iliade.com

    Source : Institut Iliade

    https://www.polemia.com/discriminer-ou-disparaitre-nouvel-ouvrage-de-lutte-contre-la-pensee-conforme/

  • L’illisible stratégie américaine en Syrie

    L’illisible stratégie américaine en Syrie

    Article d’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

    L’État islamique (ou Daech) est militairement vaincu. Après avoir conquis et administré, par la terreur, de vastes territoires à cheval sur l’Irak et la Syrie, l’ancien califat ne défend plus que deux kilomètres carrés de territoire à Baghouz, près d’Hajin, au sud-est de la Syrie.

    La chute de ce dernier réduit est imminente… depuis plusieurs mois. La bataille d’Hajin a en effet commencé en septembre.

    Après six mois d’une laborieuse progression, les fantassins kurdes des FDS, appuyés par l’armada aérienne de la coalition, piétinent toujours devant les derniers irréductibles du califat. Certes, de nombreux civils sont toujours sur place ; des prisonniers également. Et, selon une tactique éprouvée après des années de guerre, les djihadistes ont creusé un vaste réseau de tunnels, ce qui compliquera les ultimes combats.

    Mais tout de même ! Les avions américains, selon leur habitude, ont déversé des milliers de bombes sur ce tout petit territoire dont il ne reste pas un bâtiment debout. Les combattants de Daech n’ont plus un véhicule leur permettant de lancer des opérations-suicides ou de contre-attaquer. La dernière tentative, faite à bord de pick-up, a été totalement annihilée par l’artillerie française, disposée à quelques kilomètres de là.

    Alors, que se passe-t-il ? Tout simplement ce que le colonel Legrier a expliqué dans l’article qui lui a valu tant de reproches de la part du ministre Florence Parly. Les bombes ne suffisent pas ; elles sont même contre-productives en exaspérant la population civile, première victime de ces frappes massives. Quant aux fantassins kurdes, leur professionnalisme n’est guère démontré (ils se sont débandés à chaque offensive de Daech) et leur combativité est en chute libre. Pourquoi mourir au profit d’un allié et protecteur qui annonce qu’il va bientôt vous abandonner ?

    Cette piteuse fin de campagne montre toutes les limites de la stratégie américaine. Pour reconquérir Raqqa et Mossoul, le Pentagone a choisi de les détruire, tuant des milliers de civils. Que n’aurait-on entendu si les Russes avaient procédé ainsi à Alep ou dans la Ghouta ! Au cours des reconquêtes syriennes appuyées par l’aviation russe, seuls les immeubles abritant des combattants étaient visés.

    Alors, bien sûr, ce petit réduit va finir par tomber. Mais quelle victoire politique pour Daech ! Une poignée d’hommes mettant en échec l’armada de la coalition pendant des mois, voilà qui ne peut qu’alimenter l’aura de l’État islamique.

    Plus personne ne comprend la stratégie de l’Amérique, si elle existe d’ailleurs : après avoir longtemps soutenu en sous-main des rebelles prétendument modérés, elle les a finalement abandonnés ; puis elle a envoyé 2.000 hommes et des moyens aériens considérables pour appuyer les Kurdes contre Daech : elle annonce, finalement, qu’elle s’en va, avant la fin de la bataille. Et dans le même temps, elle annonce qu’elle restera en Irak pour surveiller l’Iran, ce qui a naturellement soulevé un tollé à Bagdad.

    Tout cela révèle une confusion sidérante mais aussi de profonds désaccords entre les différents centres de pouvoir américains.

    Le bilan américain au Proche-Orient est décidément accablant.

    https://www.lesalonbeige.fr/lillisible-strategie-americaine-en-syrie/

  • La France victime de son absurde politique pro-FLN, par Franck Deletraz

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    Avouons qu’il y a quelque chose d’assez « jouissif » dans le fait de voir, depuis maintenant plusieurs jours, l’ex-égorgeur FLN et tyran Bouteflika sérieusement bousculé par le peuple algérien comme jamais depuis vingt ans. Une situation explosive qui met cependant très mal à l’aise l’actuel gouvernement français qui, à l’instar de l’ensemble de ses prédécesseurs, n’a cessé de se ridiculiser en multipliant les actes de soumission et de repentance pour satisfaire les caprices de cet ancien terroriste, et dans l’espoir de maintenir cette relation soi-disant « privilégiée » avec l’Algérie. Une politique en réalité humiliante, à tous les niveaux (diplomatique, économique…) dont notre pays subit d’ores et déjà les terribles conséquences.

    Le tyran FLN agrippé au pouvoir

    Lundi encore, ils étaient plusieurs milliers d’Algériens à manifester dans les rues de la capitale et d’autres grandes villes du pays pour exiger du satrape en chaise roulante, actuellement « sous contrôle médical » à Genève, qu’il renonce enfin à briguer un cinquième mandat et dénoncer son récent coup de force. Dimanche soir en effet, malgré la contestation grandissante, Bouteflika avait fait savoir, à travers une lettre lue à la télévision, qu’il se présenterait quand même à l’élection présidentielle du 18 avril. En bon despote FLN, il ajoutait que, s’il venait à être élu, il organiserait alors une élection présidentielle anticipée, à laquelle il ne participerait pas, et convoquerait une « conférence nationale indépendante » censée instaurer « un nouveau système rénovateur ». En clair, il se choisirait un successeur au sein de la mafia FLN pour assurer la continuité de son régime liberticide…

    « Se préparer à une vague migratoire »

    Quoi qu’il en soit, cette crise politique, qui prend peu à peu l’allure d’un « printemps algérien », pose aujourd’hui un gros problème à Paris, qui paie les conséquences de son soutien infaillible au pouvoir FLN. Craignant d’un côté d’être une nouvelle fois taxé d’« ingérence colonialiste » s’il vient à appuyer la rue algérienne, redoutant de l’autre de se mettre à dos le peuple algérien s’il soutient Bouteflika, le gouvernement, qui se targue sans peur du ridicule de ses « relations privilégiées » avec Alger, en est aujourd’hui réduit à s’enfermer dans un mutisme ahurissant. Certes, l’exercice n’est pas sans risques. Car, si continuer de soutenir celui qui n’a cessé d’insulter notre pays depuis vingt ans relève du pur masochisme, nul n’est vraiment en mesure de dire si un « printemps algérien » ne déboucherait pas sur le chaos et la venue au pouvoir d’islamistes. Un argument d’ailleurs largement exploité par les partisans de Bouteflika, qui se gardent bien cependant de rappeler leur manque d’ardeur (doux euphémisme) dans la lutte contre le djihadisme en BSS [la bande sahélo-saharienne] et leur refus de soutenir le G5 Sahel… En attendant, la première grande et grave conséquence que notre pays devrait subir de son absurde politique algérienne, c’est cette véritable déferlante de « binationaux », « réfugiés » ou prétendus tels contre laquelle Thierry Mariani a mis en garde les autorités françaises lundi soir. Invité sur BFMTV, le candidat RN a en effet déclaré très justement que si cette situation très inquiétante pour la France persistait, il faudrait alors « se préparer à une vague migratoire en fermant les frontières, car la France ne le supporterait pas ».

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 5 mars 2019

    https://fr.novopress.info/213834/la-france-victime-de-son-absurde-politique-pro-fln-par-franck-deletraz/

  • Plus que jamais, l'Iran entre USA et Europe

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    Ex: https://echelledejacob.blogspot.com 
    La dernière Grande Idée de Trump, qui est opérationnalisée par son gendre Kushner, c’est le transfert de capacités nucléaires vers les amis de l’Arabie Saoudite.
    Un certain nombre d’articles à ce propos ont été publiés, notamment sur CounterPunch le 20 février 2019. Cette question du “nucléaire saoudien” ainsi posée de façon très “opérationnelle” si l’on a l’esprit le rôle important de négociateur secret pour Trump que Kushner tient en général, devient pour de nombreux commentateurs la question de“l’Arabie armée de nucléaire éventuellement pour frapper l’Iran”. Dans son texte de CounterPunch, Charles Pierson rappelle que MbS (Mohammed ben Salman) déclarait le 18 mars 2018 dans une interview sur CBS, dans l’émission 60 Minutes : 
    « L’Arabie Saoudite ne veut pas acquérir de bombe nucléaire, mais sans aucun doute si l’Iran développait une bombe nucléaire, nous suivrions la même voie aussi vite que possible. » 
    RT-com a rencontré notamment Lew Rockwell, l’une des personnalités les plus influentes du mouvement libertarien aux USA, dont le jugement rend compte de courants d’importance dans les milieux dissidents très structurés que constituent les libertariens : 
    « “C'est très alarmant. C’est une chose terrible de diffuser ce type de technologie dans un État totalitaire comme l’Arabie saoudite”, a déclaré à RT, le consultant politique Lew Rockwell. “C’est une démarche extrêmement imprudente...” “Ils veulent produire du plutonium pour pouvoir produire des armes nucléaires. Ils veulent que l'Arabie saoudite possède des armes nucléaires pour pouvoir menacer l’Iran, – et éventuellement aller jusqu’à les utiliser contre l'Iran, afin qu'Israël ne soit pas obligé d'utiliser ses armes nucléaires.” 
    » “Cela pourrait conduire à une guerre terrible. Donc, pour que les États-Unis prennent ce risque… je suppose qu’il y a l’espoir, sinon la perspective d’en tirer des sommes d’argent considérables.[...] Tout cela fait partie du plan de Trump ... pour détruire l'Iran”.“C'est un risque énorme car Mohammed bin Salman sera très capable de neutraliser l'Iran. L’idée qu’ils armeraient Mohammed bin Salman d’armes nucléaires est certainement une conception qui pourrait avoir l’air de venir d’un film de science-fiction ou de politique-fiction. C’est une situation comme ‘Docteur Folamour’, de Kubrick.” » 
    D’une façon assez significative, volontairement ou pas, l’article de RT-com commence par cette phrase : « Les relations commerciales entre Donald Trump et l’Arabie Saoudite, qui chercherait à présent à acquérir le savoir-faire nucléaire des États-Unis, mettent le monde en danger, ont averti des analystes interrogés par RT... » La phrase parle de “Donald Trump” et non des USA, tandis que l’autre partie est désignée normalement et logiquement comme une nation. Cela recouvre une situation qu’on pourrait qualifier d’“explosive” essentiellement par les positions, les pouvoirs, la culture des différents participants au pouvoir US en général, et dans ce cas dans la question des relations avec l’Arabie Saoudite. C’est donc “Trump”, ou disons “la famille Trump” qui traite directement avec l’Arabie. Les seuls intérêts stratégiques qu’elle prend en compte sont ceux d’Israël, le seul but stratégique qu’elle poursuit est la destruction de l’Iran ; le reste se mesure pour elle au volume de business qu’elle parvient à établir dans ses discussions avec les Saoudiens. 
    C’est dire, au travers de ce désordre et de ses actions incontrôlables si cette nouvelle concernant l’Arabie devrait agiter fortement ceux qui sont partie prenante dans la question des relations avec l’Iran, et notamment dans le maintien du traité JCPOA que les USA ont quitté en 2017. Nous parlons donc là essentiellement des Européens qui, sur cette question, présentent une position assez unie et tout de même assez ferme. Les dernières nouvelles d’Arabie n’ont fait qu’aggraver une situation déjà extrêmement grave pour les relations entre les USA et l’Europe (l’UE), d’une gravité qui ne se dément pas et même ne cesse de se renforcer depuis mai 2017 (date du retrait US du JCPOA). 
    On s’en est aperçu à la conférence annuelle de Munich (dite “le Davos de la défense”), il y a une grosse semaine. Pour la première fois depuis longtemps, les Russes s’y sont sentis mieux à l’aise que les délégués de l’américanisme tonitruant, – et encore, pour ces derniers dans la mesure où ils sont capables de percevoir les nuances révélatrices, mais il s’agit dans notre chef d’une observation objective qui se passe de la connaissance des humeurs d’un Pence ou d’un Pompeo. On prendra comme exemple de ce climat inattendu l’appréciation générale du ministre russe Lavrov, qui n’a jamais eu depuis de très, très longues années une telle couleur et une aussi bonne humeur, et qui, littéralement, a dit tout haut ce que pensent assez bas la plupart des Européens... 
    « “[La communauté internationale] a commencé à mieux écouter[la Russie]”, a observé Sergueï Lavrov, ce 17 février, devant des journalistes, ajoutant : “Nous sommes des gens patients... au sens stratégique du terme.” A [Munich...], la délégation russe a enchaîné les rencontres bilatérales, y compris avec des États européens très critiques à l'encontre de l'action internationale de la Russie. La veille, Londres et Moscou avaient renoué un dialogue diplomatique rompu depuis l'éclatement de l'affaire Skripal, il y a onze mois. 
    » [Lavrov] a exprimé la conviction que les tentatives répétées de Washington d'imposer sa volonté “menaçaient le système économique international”, alimentant un “sentiment d’incertitude” dans le monde. Les “mesures coercitives unilatérales des États-Unis qui tentent d’appliquer leur législation de manière extraterritoriale et d’obliger les autres pays à se conformer aux lois d’un État étranger” ne font que contribuer à la “confusion” entre ses propres alliés, a-t-il encore estimé. » 
    Effectivement, l’accueil fut notablement froid, parfois glacial, lors du discours du vice-président Pence à Munich, comme le précise Tom Luongo : « Le silence qui s’abattit sur la salle à Munich lors du discours de Mike Pence devrait être un signal d’alarme pour tous ceux qui se trouvent à Washington DC, pour qu’ils comprennent que le monde tel que nous l’avons connu n’existe plus... [...] Bolton, Pence et Pompeo furent ignorés et le ministre russe des affaires étrangères Lavrov fut la vedette de la conférence... » 
    Il y eut même une riposte en règle au discours de Pence, qui venait demander fermement, d’enjoindre si vous voulez aux Européens de se conformer aux consignes et de n’entraver en rien les innombrables sanctions US contre l’Iran, – ou gare... Ce fut la Haute Représente de l’IE, Federica Mogherini, qui lui répondit indirectement en affirmant qu’il n’était pas question pour l’Europe de laisser aller à vau l’eau le traité JCPOA, et par conséquent les relations restaurées avec l’Iran. Mogherini, qui s’est bien entendu depuis longtemps avec son collègue iranien, tout au long des négociations du traité, est la plus farouche défenderesse du JCPOA. Pour cela, elle s’est placée, et elle y a été poussée par les États-Membres, comme rempart de l’UE contre les entreprises délétères des USA. 
    (Les États-Membres jurent que Mogherini les représente en évitant de se mettre eux-mêmes trop en valeur, en cas de retour de bâton. On connaît : la souveraineté en balance entre eux et l’UE permet aisément de se défausser de certaines responsabilités... On ne fera pas trop de procès là-dessus malgré l’absence de gloire de la posture, l’enjeu étant largement au-dessus de ces manœuvres habituelles.) 
    Le fait est que des sources assez pures et profondes auxquelles nous avons déjà étanché notre soif de savoir nous confirment sans la moindre ambiguïté que cette affaire iranienne reste plus que jamais la pierre de touche des relations transatlantiques. On en remet et on insiste : « L’on peut même dire que si jamais une très grave dissension doit éclater entre l’Europe et les USA, ce sera sur cela, et même plus encore, qu’au vu de l’affaire telle qu’elle est engagée, avec l’entêtement et l’hubris US, on irait jusqu’à penser que cet affrontement est inévitable... » 
    Dans son texte, Luongo développe l’idée qu’à Munich, c’est plutôt Merkel qui, par son discours, a signifié aux USA que “l’époque a changé” : « La chancelière allemande Angela Merkel a tourné la page des relations avec les États-Unis. Son discours à la Conférence sur la sécurité à Munich devrait être considéré comme une déclaration de divorce de l’Allemagne du système mis en place par les USA à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. » On peut sans aucun doute discuter ce jugement, la chancelière Merkel ayant montré sa capacité d’avaler des couleuvres en nombre considérable, mais il s’agit ici de reconnaitre une convergence de dynamiques et de pressions, – et plutôt qu’opposer Merkel à Mogherini pour savoir qui fait quoi mieux ou moins bien que l’autre, les ajouter pour conclure que la course des choses est réglée par la puissance d’événements colossaux, – auxquels d’ailleurs, il faut s’empresser de le dire, l’équipage américaniste contribue bien plus que les autres par son entêtement, son aveuglement, sa quasi-certitude de figurer dans l’agenda des dieux comme étant d’essence divine. 
    ... C’est impérativement dans ce contextequ’il faut 1) continuer à considérer l’affaire Iran-JCPOA à la mesure de sa réelle importance, et 2) apprécier que les entreprises du type “crime organisé” de “la famille Trump” avec MbS contribuent notablement à pourrir ce dossier de la façon la plus inquiétante qui soit... L’interminable crise iranienne (depuis 1979 et dans sa séquence actuelle depuis 2003) pourrait enfin justifier la patience qu’elle a exigé si elle parvenait à s’imposer comme l’événement extérieur et supérieur à toute nos ambitions de servilité capable de soumettre l’axe transatlantique à son épreuve ultime de rupture. Elle est la mieux placée pour cela. 
  • Zoom – Nikola Mirkovic : « Il faut supprimer l’OTAN ! »

    Il y a 20 ans, en plein cœur de l’Europe, l’OTAN bombardait la Serbie pendant 78 jours ! Nikola Mirkovic, expert des Balkans, revient sur les conséquences de ces frappes aériennes et réclame la disparition de l’OTAN qui déstabilise cette partie explosive du monde. Polémique et déterminant !

    https://www.tvlibertes.com/nikola-mirkovic-il-faut-supprimer-lotan

  • Éric Zemmour : « Bouteflika, symbole du mal-être de l'Algérie »

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    CHRONIQUE - Le président algérien incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ». (Figaro Magazine du 1.03). Mais surtout, Zemmour dénonce ici « les lois (...) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene ». L'essentiel est dit. Et le plus grave.  LFAR

    « Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant. »

    Dans les traditions du Maghreb, le chiffre 5 est censé porter bonheur. Les mères bénissent leurs enfants les doigts grands ouverts au-dessus de leurs têtes, ou leur accrochent autour du cou des pendentifs en forme de main. En Algérie pourtant, depuis quelques jours, des manifestations vouent aux gémonies ce chiffre 5. Le porte-bonheur est devenu symbole du malheur algérien. Du mal-vivre de tout un pays gangrené par une démographie exubérante, la corruption endémique, l'aliénation à une économie de rente, fondée sur les deux seules richesses du pays, le pétrole et le gaz. Le chiffre 5, comme le 5e mandat présidentiel que s'apprête à solliciter un Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant.

    Bouteflika a symbolisé à son avènement la fin de la guerre civile des années 1990 et la défaite improbable des islamistes. Bouteflika incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ».

    Quand on parle de l'Algérie, le spectre du général de Gaulle n'est jamais loin. Bouteflika fut ministre du gouvernement Ben Bella en 1962 à l'indépendance algérienne. Il avait 25 ans et était une des vedettes de la dolce vita algéroise de l'époque !

    Bouteflika incarne ce FLN à qui le Général a livré l'Algérie, alors même que l'armée française avait gagné la guerre sur le terrain. Des adversaires impitoyables qui exécutèrent par milliers opposants politiques et harkis fidèles à la France, et chassèrent violemment les pieds-noirs (« la valise ou le cercueil »), alors qu'ils auraient pu stabiliser l'État et l'économie du nouveau pays, à l'instar de ce que fit Mandela avec les Blancs d'Afrique du Sud. Un FLN qui, dès les années 1960, au temps de Boumediene, refusa de prendre des mesures de répression démographique à la manière chinoise, au nom d'une politique de puissance qui a étouffé tout développement économique. Un FLN enfin qui engagea l'arabisation de l'éducation pour extirper les traces de la colonisation française, et fit ainsi le lit des enseignants islamistes.

    Après que l'armée eut gagné la guerre civile, Bouteflika, au nom de la réconciliation nationale, a ouvert les prisons et donné les clés de la société aux islamistes, préparant leur victoire politique future. Il ne faut jamais oublier que la bataille du FLN contre le colonisateur français se fit au nom de l'islam contre « les infidèles ». Des infidèles chez qui toute l'Algérie a pris l'habitude de se faire soigner et de déverser son trop-plein démographique depuis cinquante ans - alors que de Gaulle avait accordé l'indépendance à l'Algérie pour que son village ne devienne pas Colombey-les-deux-Mosquées. Des infidèles assez fous pour avoir multiplié les lois (dans la lignée des accords d'Évian, jamais abrogés) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene…   

  • Le Samedi Politique – Syrie : »La diplomatie française a eu tout faux ! » avec Richard Labévière

    Alors que la guerre en Syrie semble proche du dénouement, il reste encore quelques poches de djihadistes sur le terrain. Après près de 8 ans de conflit, que reste-t-il de ce pays, naguère si proche de la France ? Comment la diplomatie française a-t-elle enchainé les erreurs ?
    L’éclatement de l’Etat Islamique est-il la garantie de la fin du terrorisme ?
    Richard Labévière, rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch, revient sur le conflit où il affirme sans détour que la diplomatie française a fait preuve, dans le dossier syrien, d’une arrogance et d’une ignorance inégalée dans toute la Vème République.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-syrie-la-diplomatie-francaise-a-eu-tout-faux-avec-richard-labeviere

  • Du terrorisme jihadiste à l'islamiquement correct - La stratégie de l'intimidation (Del Valle)

  • Ascoval, Ford, Arjowiggins, Air France : chronique d’une industrie qui dégringole – Journal du jeudi 28 février 2019

     

    Ascoval, Ford, Arjowiggins, Air France : chronique d’une industrie qui dégringole

    Les usines ferment et se ressemblent. En une semaine, l’industrie française vient d’essuyer des pertes considérables avec son lot d’emplois perdus… Face à cela, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, brille par son incompétence et sa naïveté.

    Usage du LBD : Macron contre le Conseil de l’Europe

    Critiqué depuis de nombreuses semaines, le lanceur de balle de défense s’est attiré les foudres du Conseil de l’Europe. Malgré ses positions très européistes, Emmanuel Macron est allé à l’encontre des recommandations de l’instance européenne.

    Pakistan/Inde : crispation régionale dans le Cachemire

    Escalade de violence entre l’Inde et le Pakistan dans le Cachemire… des tensions qui ravivent une rivalité ancienne entre deux puissances possédant l’arme nucléaire et qui implique également le puissant voisin chinois.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/ascoval-ford-arjowiggins-air-france-chronique-dune-industrie-qui-degringole-journal-du-jeudi-28-fevrier-2019

  • Trump – Kim Jong-Un, une rencontre atomique ? – Journal du mercredi 27 février 2019

     
    Trump – Kim Jong-Un, une rencontre atomique ?

    C’est déjà leur deuxième rencontre, Donald Trump et Kim Jong-un se retrouvent à Hanoï au Vietnam. Huit mois après le sommet de Singapour, les deux dirigeants doivent à nouveau discuter de la dénucléarisation de la Corée du Nord…

    Halal et Casher privés de label bio : un tournant ?

    Mardi, la Cour de Justice de l’Union Européenne a refusé que le label bio puisse être accordé à de la viande d’animaux abattus rituellement. Une décision qui pourrait bien bousculer l’agriculture biologique dans le bon sens.

    Nicolas Dupont-Aignan en campagne au Salon de l’agriculture

    Passage obligatoire de tous les politiques, le Salon de l’Agriculture est au coeur de l’actualité. Mardi, c’était au tour de Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France de faire le déplacement à la rencontre des éleveurs français.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/rencontre-trump-kim-jong-un-journal-du-mercredi-27-fevrier-2019

  • JEUDI 28 FÉVRIER, LA 100e ÉMISSION "SYNTHÈSE" : "L'AFRIQUE À DÉSINTOXIQUER" SUR RADIO LIBERTÉS

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  • Politique & Eco n° 204 – Récession en vue, genre tsunami avec Pierre Jovanovic

    Olivier Pichon reçoit Pierre Jovanovic pour sa revue de presse économique et financière.

    1. Mauvaise santé des banques européennes

    – Les commissaires européens : « les banques vont bien ! »
    – Monte Paschi, Landesbank, Deutsche Bank, Commerzbank, Société Générale
    – Un banquier a-t-il le droit de vous demander l’usage de vos retraits en liquide ?
    – Le cash en France et en Allemagne comparaison
    – L’inflation dissimulée
    – L’INSEE et ses mensonges statistiques
    – Qui peut désormais s’étonner des révoltes populaires ?

    2. Le chômage, un génocide à bas bruit

    – Le suicide des chômeurs, un chiffre jamais communiqué
    – 100 000 chômeurs ont mis fin à leurs jours, comparaison avec les accidents de la route
    – Un chômage mondial et structurel, automation et grand remplacement
    – Licenciements dans l’industrie automobile, Audi WW, Ford Général Motors…
    – L’antisémitisme comme diversion ?
    – Les « enterrements de pauvreté », un signe économique et social fort

    3. Nos voisins européens font-ils mieux ?

    – Les banques françaises très exposées sur le risque Italien
    – La Société Générale continue à se défaire de ses succursales étrangères
    – Salvini : si la BCI (Banque centrale Italienne) et l’autorité des marchés financiers italiens n’ont pas fait leur travail, la prison pour leurs dirigeants !
    – Chantage des banquiers sur les politiques, les épargnants en otage
    – Retour sur le suicide à la Monte Paschi
    – La Standard Chartered et Goldman Sachs, truanderie sur les devises
    – Qui parle de la dette ?
    – Paradoxe : les bons du trésor italiens ont trouvé preneurs !

    4. Retour en France, la classe politique et les Gilets Jaunes

    – Hollande financé par PIMCO, plus gros hedge found mondial… « mon ennemi c’est la finance ! »
    – Conférences de M. Hollande à l’Hôtel Le Meurice : 200 000 euros
    – Condescendance de la classe politicienne
    – Les Gilets Jaunes : une tâche (de sang) sur le quinquennat
    – BCE : le bilan gonflé de rachat d’obligations
    – Reprise des « facilités monétaires » des deux côtés de l’Atlantique
    – La loi du 3 janvier 73 en question
    – L‘adresse à M. Villeroy de Galhau à venir sur le plateau de Politique & Eco pour s’en expliquer
    – Le service de la dette est égal à la moitié de la DGF aux collectivités locales, voilà l’explication aux fermetures de tribunaux, de maternité et de commissariats.

    Conclusion : les Gilets Jaunes une répétition générale

    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n-204-recession-en-vue-genre-tsunami-avec-pierre-jovanovic

  • Venezuela : un bilan provisoire du 23 février

    6a00d8341c715453ef022ad3c52d74200d-320wi.jpgSelon son habitude, le quotidien Le Monde, qui donne le ton politiquement correct à Paris, tout en étant obligé de reconnaître certains aspects, au besoin, de la situation humanitaire tragique du Venezuela... où la population crève littéralement de faim... où le système de santé s'est effondré... ose présenter cette faillite du prétendu "socialisme du XXIe siècle" comme un affrontement, en quelque sorte personnel, entre Maduro et le président américain Donald Trump.

    Eduardo Mackenzie, de Colombian News, m'adresse son point de vue, qui tiendra lieu de réponse :

    Il faut le reconnaître, écrit-il, Nicolas Maduro a gagné (pour le moment), par sa brutalité et son manque de scrupules, la bataille du 23 février. Il a réussi à brûler et à arrêter l'entrée de deux camions avec de l'aide humanitaire. Il a réprimé sans merci ses compatriotes (14 morts et des centaines de blessés) en plusieurs points frontaliers avec la Colombie et le Brésil. Il a montré que la caste militaire ne l’avait pas abandonné (pour le moment). Mais l’abject dictateur, et les Cubains qui le conseillent, sont loin d’avoir gagné la guerre et savent que leurs positions sont de plus en plus fragiles.

    La journée du 23 février a-t-elle été une défaite pour Juan Guaido et Ivan Duque ? Le dire serait commettre une injustice. Guaido et Duque ont eu un comportement héroïque et ils ont fait comprendre au monde le niveau de barbarie atteint par le régime de l'Usurpateur. Maduro est plus isolé que jamais. La gauche et le pseudo progressisme international ont de plus en plus de mal à soutenir ce bourreau. Le 23 février a montré que les Vénézuéliens sont prêts à payer le prix fort pour leur liberté. Cette date a précisé également que le Venezuela n'était pas un conflit de faible intensité, mais qu’il constitue une composante du conflit Est-Ouest, bien que les esprits chagrins paniquent de penser dans ces termes.

    Les atrocités de Maduro contre son peuple et les défis qu'il pose au reste du monde ne seront pas résolues sans une lutte militaire internationale limitée. C'est difficile à dire, mais le 23 février en était la démonstration cruelle. Il est illusoire de croire, à l’instar de Justin Trudeau (qui a modifié le plan initial de Guaido), que l’effondrement de Maduro, des pouvoirs étatiques et les cartels de la drogue qui le soutiennent, se fera avec des concerts, des fleurs, de l’aide humanitaire aux frontières et des promesses d'amnisties, sans disposer, en même temps, d’un soutien militaire non seulement crédible mais en action. C'est ce qui a échoué hier. Et la faute n’est pas précisément celle du président Donald Trump.

    Il était peu probable que les objectifs du 23 février seraient atteints avec les moyens fixés lors de la réunion du Groupe de Lima à Ottawa, qui a renoncé à la thèse de la nécessité de disposer de tous les moyens (y compris la force armée) pour renverser Maduro. Le plan initial de Guaido, qui avait l'appui de Washington, était celui-là. Mais Trudeau a trahi ce camp et a changé le film le 4 février. Chrystia Freeland, la ministre canadienne des Affaires Étrangères, a annoncé ce jour-là que le Canada et le Groupe de Lima soutiendraient [uniquement] "un processus de transition pacifique par des moyens diplomatiques et politiques sans recours à la force [1]." Grâce à cette phrase, Maduro savait d'avance de quel côté serait le point le plus faible de Guaido et quelle méthode lui, Maduro, pourrait appliquer le 23 février.

    C’est pour cette raison que Juan Guaido a déclaré, je suppose, à la fin de la pénible journée d’hier, une chose très importante : "Les événements d’aujourd’hui m’obligent à prendre une décision : poser formellement à la communauté internationale de manière formelle la nécessité d’avoir toutes les options dans la libération de ce pays qui se bat et qui continuera de le faire."Toutes les options". La ligne est claire. Guaido a ajouté qu'il insistera sur ce point dans la réunion du Groupe de Lima à Bogotá, ce lundi 25 février. La création d'un couloir humanitaire, escorté par "des corps d'armées internationaux capables d’éviter le sabotage par les troupes de Maduro", comme l’a proposé le Parti populaire d'Espagne, pourrait être le début d'une ligne d’action améliorée, mais ce n'est pas toute la ligne. Ce couloir humanitaire est quelque chose que Bogota ne rejette pas et que Guaido avait demandé. Or, la limite de cette idée c’est la nature même du régime de Maduro.

    Un autre élément qui mérite d’être débattu est le concept de "siège diplomatique" que le président Ivan Duque utilise pour décrire sa politique à l’encontre de Maduro. L'idée du "siège" est inappropriée. C'est une vision statique. Le siège est le moyen le plus archaïque de faire face à un adversaire. Le siège permet à celui-ci de gagner du temps, de s'organiser et de survivre à court ou à long terme. Dans le cas de Maduro un "siège"ne vaut rien. Il faut détruire cette dictature (qui a de sérieuses fissures), empêcher son expansion, démanteler son appareil armé et vaincre son idéologie, le plus tôt possible. La stratégie du siège a permis à la Cuba communiste, grâce à l'URSS et à la Chine, de continuer à faire du mal, pendant plus de 50 ans, en Amérique latine et en Afrique. Cette gangrène s'étend maintenant à l'Europe.

    Cependant, le grand mérite du président Duque est d'avoir sorti la politique étrangère colombienne, en particulier celle vis-à-vis du Venezuela, de l'État catatonique dans lequel Juan Manuel Santos l'avait plongée. Duque a mis en mouvement de nouvelles idées et une série de forces. Il ne s'est pas laissé écraser par les vociférations de Maduro. Il a su reconnaître à l'allié américain toute sa signification, dans les domaines historique, humanitaire, diplomatique et militaire. Dans la lutte pour la paix et la démocratie dans l'hémisphère, les États-Unis sont le principal allié, l'allié indispensable. Duque accepte cela et il a fait une véritable révolution intellectuelle contre les infâmes thèses en vogue pendant les huit années du régime de Santos. Ce changement a permis à Duque d'être le meilleur allié de Guaido. Duque, cependant, n'a pas corrigé à temps la trahison d'Ottawa. J'espère que, lors de la réunion à Bogota, cet obstacle ne sera pas, à nouveau, dressé.

    La Colombie n'a pas d'autre choix que de se battre. Ne nous disons pas de mensonges. Nous devons agir rapidement, mais avec habileté, contre l'État agresseur chaviste. La Colombie libre et démocratique est en danger de mort si elle permet à un État narco, militarisé, pétrolier, expansionniste et avec des phalanges des narco-guérilleros, déterminés à vendre leur soutien à Maduro, de se stabiliser à ses frontières. Si nous ne parvenons pas à rétablir l’état de droit au Venezuela, les puissances qui soutiennent cette tyrannie pèseront de plus en plus contre nos libertés. Et ce sera aussi une menace directe contre la nation nord-américaine.

    Eduardo MacKenzie 
    Colombian News  

    Apostilles

    [1] Sur cet épisode, voir mon article du 5 février 2019“¿Trudeau obstruye la ayuda humanitaria a Venezuela?” et mon article du 11 février 2019:dans Dreuz 

    https://www.insolent.fr/

  • Caracas voit double

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    Georges Feltin-Tracol Europe Maxima

    Le 23 janvier 2019, le président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaidó, issu des rangs de l’opposition majoritaire, s’auto-proclame président et exige le départ immédiat du président de la République en titre, Nicolas Maduro, successeur de feu Hugo Chavez. Immédiatement, Donald Trump, élu avec près de trois millions de voix de moins que Hillary Clinton, reconnaît le nouveau dirigeant par intérim, bientôt suivi par ses caniches habituels (Colombie, Brésil, Chili, Canada, etc.). En Italie, la situation vénézuélienne a déclenché une nouvelle divergence entre la Lega, au tropisme de plus en plus trumpiste, qui soutient Guaidó, et le Mouvement 5 Étoiles qui n’entend pas approuver le putsch. Quant aux nantis en fin de mandat d’un Parlement dit européen souvent élu avec une abstention frôlant les 90 % en Europe centrale, ils s’alignent sur Washington.

    Le président Maduro bénéficie, lui, de la bienveillance de la Russie, de la Chine et de la Turquie. Ces puissances continentales s’opposent aux manœuvres déstabilisatrices de l’hégémonie thalassocratique. Bras armé des multinationales de l’énergie, les États-Unis lorgnent avec gourmandise sur les immenses réserves pétrolières. Ilsmènent une implacable guerre secrète, économique, culturelle et médiatique, depuis ce 11 avril 2002, jour où le président du patronat, Pedro Carmona, prit le pouvoir pendant 48 h. avant que le peuple vénézuélien ne rétablissât Hugo Chavez dans ses fonctions. Un sabotage économique minutieux provoque une réelle pénurie des biens de première nécessité ainsi qu’une hyper-inflation monstrueuse.

    Le coup d’éclat de Guaido ne doit pas masquer l’échec du post-chavisme à la sauce Maduro. Le régime bolivarien paie ainsi une kleptocratie florissante, une absence criante de diversification économique, un mono-investissement aujourd’hui tragique dans PDVSA, la compagnie pétrolière nationale, et l’influence excessive de Cuba. La responsabilité posthume du président Chavez est grande dans ce fiasco. Sur l’insistance pressante de son entourage (l’un de ses frères militait chez les communistes), il préféra se tourner vers Fidel Castro plutôt qu’écouter son éphémère conseiller politique, l’Argentin Norberto Ceresole (1943 – 2003). Le nouveau président vénézuélien désavoua rapidement ce nationaliste-révolutionnaire péroniste et anti-atlantiste radical et le fit expulser dès 1999. Les idées tercéristes de Ceresole indisposaient les nombreux progressistes gravitant autour d’Hugo Chavez. Si celui-ci appliqua en diplomatie une conception assez proche des idées de Ceresole (hostilité aux États-Unis et au libéralisme prédateur, pan-américanisme institutionnel, rapprochement avec la Russie, l’Iran, le Bélarus et la Chine, soutien au Hezbollah et à la cause palestinienne), il gâcha tous ces atouts en politique intérieure comme l’avait prévenu dès 2007 Raul Baduel, son vieux frère d’arme entré ensuite dans un « chavisme d’opposition » et longtemps incarcéré.

    La situation complexe au Venezuela ne correspond donc pas à la version diffusée par l’Occident. Il est par conséquent risible que Manu, le disc-jockey de l’Élysée, qualifie sur Twitter d’« élection illégitime » la reconduction du mandat présidentiel de Nicolas Maduro alors que sa propre élection du printemps 2017 reste entachée de faits troublants (procès verbaux réécrits, enquêtes judiciaires contre des candidats, formidable déferlement médiatique en faveur d’un candidat bien particulier…). Si le président Nicolas Maduro est illégitime, Manu l’est tout autant sinon plus… Dans ces circonstances exceptionnelles et fort de ce précédent, le seul et véritable président légitime de la République se nomme Éric Drouet et son incontestable Premier ministre Jérôme Rodrigues.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°112, mise en ligne sur TVLibertés, le 11 février 2019.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Chute annoncée du « califat » de l’EI en Syrie : un simple épisode d’une guerre sans fin, par Franck Deletraz

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    Si la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes et la plupart de ses alliés occidentaux se félicitent depuis plusieurs jours déjà de la « fin imminente » du « califat » de l’EI en Syrie, nous commettrions une grave erreur d’appréciation en pensant que ce conflit est non seulement terminé mais surtout gagné. De par sa nature et celle de notre ennemi, la faculté qu’a ce dernier à « disparaître » pour frapper à nouveau là où l’on ne l’attend pas, ses innombrables relais et bases arrière dans le monde entier, et notamment en Europe, tout porte à croire, au contraire, que la guerre de l’Occident contre la barbarie islamiste, à l’instar de celle du Bien contre le Mal, n’en finira jamais vraiment.

    « Victoire tactique » mais « défaite stratégique »

    Alors que les combats continuaient de faire rage dans Baghouz, dernier réduit officiel de Daech en Syrie, un commandant des FDS indiquait encore samedi que « la victoire sera annoncée dans quelques jours ». Or, tous les services de renseignement savent parfaitement que les djihadistes de l’EI ont, depuis longtemps déjà, minutieusement organisé leur retour à la clandestinité. C’est d’ailleurs là l’une des très justes observations faites récemment par le colonel Legrier, commandant de la Task Force Wagram, dans une tribune publiée par la Revue de la Défense nationale, dans laquelle il parle d’une victoire « tactique » de la coalition, mais d’une « défaite stratégique ». En effet, explique-t-il, « l’ennemi » n’a « pas été autant [détruit] qu’on a bien voulu le faire croire », et il n’a pas été atteint dans « son moral et sa volonté de combattre » puisqu’il a « déployé jusqu’au bout une combativité inébranlable ». En outre, poursuit le colonel Legrier, la « défaite devenue inéluctable, il s’est exfiltré vers des zones refuges pour poursuivre la lutte en mode insurrectionnel, ne laissant sur place qu’une poignée de combattants étrangers ».

    Comment importer une guerre chez soi

    Des combattants notamment « français » qui, faits prisonniers, continuent de bénéficier de la générosité suicidaire de notre pays. Ainsi, rappelons-le, alors que ces assassins ont pris les armes contre nos soldats, notre gouvernement, craignant de les voir tomber aux mains des autorités irakiennes qui n’hésitent pas à fusiller, se démène aujourd’hui pour obtenir leur rapatriement en France où, nous promet le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, « ils seront tous judiciarisés, et incarcérés » dès leur arrivée. Au total, cela représenterait pas moins de 150 individus, dont 90 mineurs, pour la plupart tellement endoctrinés que certains experts les jugent « irrécupérables »… De quoi améliorer la situation en France où, comme l’a annoncé jeudi Nicole Belloubet, une trentaine de détenus, condamnés pour des liens avec le djihadisme et ayant séjourné dans la zone syro-irakienne, seront libérés en 2019. Evénement pourtant décrit par François Molins, ex-procureur de la République de Paris, comme constituant « un risque majeur » pour la sécurité de notre pays.

    Bref, une situation tellement ubuesque que l’on en vient aujourd’hui à se demander si l’Etat est à ce point stupide qu’il ne voit pas qu’il creuse aujourd’hui notre tombe.

    Franck Deletraz

    Article paru dans Présent daté du 18 février 2019

    https://fr.novopress.info/

  • Sahel, bien identifier l’ennemi, par Bernard Lugan

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    Qui sont les GAT (groupes armés terroristes) sahéliens que combattent nos forces ?

    – Des jihadistes animés par des motifs religieux ?
    – Des trafiquants utilisant le jihadisme pour brouiller les pistes ?
    – Des militants porteurs de revendications ethniques, sociales ou politiques revêtues du voile religieux ?
    – Des combattants « multi-cartes » pouvant être les trois à la fois selon les circonstances et les opportunités ?

    Pour nos Armées, la réponse à ces interrogations est évidemment essentielle. Etant bien entendu que les tendances lourdes, à savoir la démographie, l’opposition ethno-raciale nord-sud et la question de l’ethno-mathématique électorale ne pourront pas être réglées par leur intervention.

    Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle de territoires ou des ressources, nos forces percutent régulièrement les constantes et les dynamiques locales. Leur action s’inscrit donc dans une nébuleuse à l’intérieur de laquelle tout classement géométrique « à l’européenne » est une illusion, et plus encore, un danger.

    Comment en serait-il autrement tant la réalité du terrain est faite d’alliances pragmatiques et ponctuelles, de loyautés mouvantes et d’allégeances conjoncturelles dont les véritables objectifs ne sont en réalité, et contrairement à ce qui est constamment affirmé, qu’accessoirement religieux ?

    Face à ce brouillard, mettre par principe une étiquette « jihadiste » ou « GAT », sur tous ceux qui n’entrent pas dans les classifications définies à Paris est une facilité. Elle aboutit à désigner un « ennemi de confort », ce qui revient à éluder les questions complexes que nos états-majors n’ont que quelques mois pour appréhender avant leur projection.

    Un exemple : considérer comme jihadiste l’actuelle alliance de circonstance nouée entre orpailleurs, trafiquants et irrédentistes toubou dans la région de Miski-Kouri Bougoudi dans le nord du Tchad pourrait avoir trois conséquences désastreuses :

    1) Favoriser la coagulation de groupes aux intérêts contradictoires alors que la priorité est à leur division.

    2) Permettre aux jihadistes d’entrer dans le jeu en proposant leur soutien au « comité d’autodéfense » actuellement ciblé par l’armée tchadienne, alors que tout devrait être fait pour assurer le confinement du conflit.

    3) Provoquer la déstabilisation de l’irrédentiste Tibesti, région au contact du puzzle tribalo-politique de Libye et des zones Toubou du nord-est du Niger, alors que l’urgence est d’éviter l’embrasement régional.

    L’approfondissement de la connaissance des dynamiques locales est donc une priorité pour nos Armées. Tant à Coëtquidan qu’à l’Ecole de Guerre et au niveau le plus élevé du commandement.

    Bernard Lugan

    Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

    https://fr.novopress.info/213652/sahel-bien-identifier-lennemi-par-bernard-lugan/

  • Il suffira d’un éclair pour déclencher la tempête économique

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    Le CAC 40 est remonté, le 15 février, à 5.153,19. La semaine dernière, à Dubaï, Christine Lagarde, lors d’une réunion au sommet de la gouvernance économique mondiale, a pu déclarer : « Quand il y a trop de nuages, il suffit d’un éclair pour déclencher la tempête. » Et cet éclair, ce ne sera pas le Brexit, ni le ralentissement de la croissance mondiale, ni les éventuelles taxations douanières de 200 milliards d’importations chinoises par Trump, ni encore la surtaxation de 200 milliards de dollars de voitures allemandes, coréennes ou japonaises afin de réduire les déficits commerciaux…

    Alors que s’amoncellent les nuages noirs à l’horizon, chaque éclaircie fait grimper les cours de Bourse, les banquiers s’intéressant exclusivement aux bonnes nouvelles. L’éclair ne peut venir, suite au surendettement généralisé, que de la faillite d’une banque, de la banqueroute d’un État, d’un krach boursier en raison d’une perte subite de confiance, d’une augmentation des taux d’intérêt, d’une diminution des liquidités suite à un assouplissement quantitatif monétaire à l’envers par les banques centrales.

    Pourquoi les bourses montent-elles depuis fin janvier ? Parce que le président de la Fed américaine a dit qu’il allait se calmer sur les taux et qu’il serait très flexible sur la politique d’assouplissement quantitatif monétaire à l’envers, quitte à l’inverser, d’où les taux bas assurés avec la fin du risque de krach obligataire aux États-Unis et des bénéfices plus élevés. Selon un rapport mensuel de Bank of America Merrill Lynch du 12 février, les indices vont encore monter car les gérants de fonds possèdent les plus grosses quantités de liquidités à placer depuis dix ans. Le Système poursuit donc sa folle marche en avant vers la catastrophe auto-entretenue par la Fed, avec des difficultés, chaque jour de plus en plus grandes, pour revenir en arrière en réduisant la quantité de monnaie émise et en augmentant les taux d’intérêt.

    Trump peut faire varier les cours de Bourse, mais la raison de l’effondrement à venir sera le surendettement. Au cours des deux dernières semaines, la dette américaine, suite à la réforme fiscale et à la hausse des dépenses militaires, a augmenté de 90 milliards de dollars, pour atteindre un record historique de 22.000 milliards de dollars, tandis que le déficit américain, pour 2018, en augmentation de 17 %, s’élève à 779 milliards de dollars et qu’il devrait dépasser les 1.000 milliards d’ici 2020. Macron, en France, parle beaucoup mais agit peu et affaiblit l’Europe face à l’inexorable hausse de la dette, incapable de réduire le déficit public.

    Quant à la dette mondiale, elle dépasse l’imagination, avec des chiffres différents, selon la BRI, le FMI ou l’IIF. Le FMI vient de découvrir l’éléphant au milieu du couloir avec une dette mondiale estimée à 184.000 milliards de dollars en 2017, soit 225 % du PIB mondial au lieu de 100 % en 1950, avec une très forte augmentation des pays émergents. Selon l’Institut de la finance internationale (IIF), la dette mondiale serait, en fait, de 244.000 milliards de dollars en 2018, soit 318 % du PIB mondial, dont 175.800 milliards de dollars pour les pays développés et 68.400 milliards de dollars pour les pays émergents.

    En Italie, les populistes Salvini et Di Maio prennent leurs désirs (« l’or appartient aux Italiens ») pour des réalités en lorgnant les 2.452 tonnes d’or de la banque centrale, pour le vendre, afin de ne pas augmenter, l’année prochaine, le taux de TVA, déjà à 22 %. Cela n’a aucune chance d’arriver pour deux raisons : les taux d’emprunt de l’Italie augmenteraient d’une façon exponentielle avec banqueroute immédiate, et la disparition de ces réserves, contrepartie de l’Eurosystème, entraînerait l’exclusion automatique de l’Italie de la zone euro.

    Le monde se dirige donc vers l’augmentation continue et irrésistible de l’or, déjà à 1.321 dollars l’once au lieu de 280, en janvier 1999. Les particuliers comme les banques centrales sont de plus en plus à l’achat. La seule chose impossible à prévoir, c’est la date d’apparition de l’hyperinflation vénézuélienne (148.107 % !), le jour de l’explosion du Système où le prix de l’or, comme en Allemagne en 1923, montera à la verticale ! Le Japon, pionnier en matière de laxisme monétaire, résiste en effet miraculeusement, depuis vingt-cinq ans, avec des taux bas, mais c’est bien Lagarde qui a raison : il suffira, en fait, d’un seul éclair, peut-être demain matin ? Ce que Macron, perdu dans ses rêves fédéralistes européens, ne semble pas du tout réaliser.

    Marc Rousset

    http://www.bvoltaire.fr/il-suffira-dun-eclair-pour-declencher-la-tempete-economique/

  • La Russie va se déconnecter d’Internet dans le cadre d’un test planifié

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    En vue des préparatifs contre une éventuelle guerre cybernétique

    Le test de déconnexion planifié consisterait à vérifier que la transmission des données entre les citoyens russes et les organisations russes reste à l’intérieur du pays plutôt que d’être acheminée à l’étranger. Il a été prévu par les autorités russes et les principaux fournisseurs d’accès à Internet. Les différents acteurs seraient d’accord pour déconnecter brièvement le pays d’Internet afin de recueillir des informations et de fournir des commentaires et des modifications à un projet de loi présenté au Parlement russe en décembre 2018, a rapporté l’agence de presse russe RosBiznesKonsalting (RBK) la semaine dernière.

    L’année dernière, le Parlement russe a été saisi d’une loi imposant aux fournisseurs d’accès à Internet russes d’assurer l’indépendance de l’espace Internet russe (Runet), de sorte à pouvoir déconnecter le pays du reste de l’Internet en cas d’agression étrangère. Dans le cadre de ces changements techniques majeurs, les entreprises russes de télécommunications devraient également mettre en place des « moyens techniques » pour réacheminer tout le trafic Internet russe vers des points d’échange approuvés ou gérés par Roskomnazor, l’organisme russe de surveillance des télécommunications. Il incombe à cet organisme, la charge d’inspecter le trafic afin de bloquer les contenus interdits et s’assurera que le trafic entre les utilisateurs russes reste à l’intérieur du pays, et qu’il n’est pas dirigé vers des serveurs à l’étranger, où il pourrait être intercepté.

    En décembre 2018, les sénateurs Andrei Klishas et Lyudmila Bokova, ainsi que le député Andrei Lugovoi, ont soumis à la Douma, la Chambre basse du Parlement de la Fédération de Russie, un projet de loi visant à créer des mesures de protection pour l’Internet en Russie. La Russie, à l’instar de l’Iran et la Corée du Nord, est accusée d’attaques de pirates informatiques, et les pays de l’OTAN ont annoncé à plusieurs reprises qu’ils réfléchissaient à une réponse plus ferme aux cyberattaques, dont la Russie est constamment accusée de se livrer.

    La Russie est accusée dans plusieurs cyberattaques contre des Etats et des organisations, depuis plusieurs années. Moscou a été accusée d’avoir perturbé les élections présidentielles américaines de 2016. La cyberattaque ayant visé le Democratic National Committee américaine (DNC) en juin 2016, aurait également été orchestrée par le groupe de hackers connu sous le nom de « Fancy Bear » ou APT 28, qui serait affilié au GRU, l’agence de renseignement militaire russe, d’après le renseignement américain. La Russie est également accusée de cyberattaque ayant visé le siège du comité international de surveillance des armes chimiques qui a été interrompue par les services de renseignement militaires néerlandais avec l’aide de responsables britanniques.

    En janvier 2018, le ministre de la Défense britannique Gavin Williamson, dans un discours alarmiste, a accusé la Russie d’espionner les infrastructures critiques de son pays dans le cadre d’un plan visant à créer un « chaos total » et qui pourrait « causer des milliers et des milliers de morts ».

    Bien avant, en décembre 2017, The Guardian, média britannique, avait rapporté que des navires russes avaient été régulièrement repérés à proximité des câbles sous-marins de l’Atlantique qui transportent les communications entre l’Europe et les États-Unis, et jusqu’à d’autres régions du monde. Sur la base de cette information, Stuart Peach, le chef d’état-major de la Défense britannique qui est aussi membre du comité militaire de l’OTAN, a dénoncé ces actions de la Russie qui pourraient constituer une menace majeure pour le Royaume-Uni et les autres nations de l’OTAN. Stuart Peach, a également exhorté, à l’époque, l’OTAN à tenir compte de ces actions et à prendre les mesures qui s’imposent afin de faire face à la modernisation de la flotte russe, une armée qui, selon lui, continue de « perfectionner son arsenal de guerre de manière non conventionnelle ».

    Le test de déconnexion intervient dans le cadre d’un accord obtenu lors d’une session du Groupe de travail, à la fin du mois de janvier, sur la sécurité de l’information, qui fait partir du projet de loi, appelé Programme national de l’économie numérique. Le groupe de travail, qui comprend d’importantes sociétés de télécommunications russes telles que MegaFon, Beeline, MTS, RosTelecom et autres, est présidé par Natalya Kaspersky, directrice de la société russe de cybersécurité InfoWatch et cofondatrice de Kaspersky Lab.

    L’OTAN et ses alliés ont menacé de sanctionner la Russie pour les cyberattaques et autres ingérences en ligne qu’elle est régulièrement accusée d’être l’instigatrice. La déconnexion planifiée fournirait aux FAI des données sur la façon dont leurs réseaux réagiraient en cas d’éventuelles attaques contre l’Internet russe. Selon RBK, tous les fournisseurs d’accès à Internet étaient d’accord avec les objectifs de la loi, mais n’étaient pas d’accord avec sa mise en œuvre technique, qui, selon eux, entraînera des perturbations majeures du trafic Internet russe. Les services Internet locaux Mail.ru et Yandex.ru seraient également favorables au test de déconnexion.

    Les mesures prévues dans le cadre du Programme national sur l’économie numérique

    Toutefois, le gouvernement russe a accepté de payer la facture et de couvrir les coûts de modification de l’infrastructure des FAI et d’installation de nouveaux serveurs pour rediriger le trafic vers le point d’échange approuvé de Roskomnazor. Initialement, le budget total du projet de sécurité de l’information était estimé à 27,9 milliards de roubles (environ 424 millions de dollars US). Selon une source proche du processus de rédaction du projet de loi, 20 milliards de roubles (environ 304 millions de dollars US) supplémentaires sont nécessaires, a rapporté RBK. En effet, le projet qui vient en réponse aux menaces des pays de l’OTAN contre la Russie et sur lequel le gouvernement travaille depuis des années, est pleinement approuvé par le président Poutine et devrait être adopté. Des discussions sont en cours pour trouver les méthodes techniques appropriées pour déconnecter la Russie d’Internet avec un minimum de temps d’arrêt pour les consommateurs et les agences gouvernementales.

    Parmi les mesures prévues par la loi, la Russie construit sa propre version du système d’adresses du réseau, connu sous le nom de DNS, afin de pouvoir fonctionner si les liens vers ces serveurs situés à l’étranger sont coupés. En 2017, les autorités russes ont déclaré qu’elles prévoyaient d’acheminer localement 95 % de tout le trafic Internet d’ici 2020. Pour cela, les autorités ont même construit une sauvegarde locale du système de noms de domaine, qu’elles ont testé pour la première fois en 2014, puis de nouveau en 2018, et qui sera désormais un composant majeur du Runet lorsque les FAI prévoient de déconnecter le pays du reste du monde. Ce projet s’inscrit dans des efforts de la Russie d’atteindre une autonomie vis-à-vis de l’extérieur en matière d’Internet, vu qu’actuellement, les 12 organisations qui supervisent les serveurs racine du DNS, aucune d’entre elles n’est en Russie, d’après BBC News.

    Ce projet qui impose l’acheminement de toutes les communications des citoyens et des organisations vers des points approuvés par le gouvernement semble viser la mise en place d’un système de censure de masse semblable à celui que l’on observe en Chine, où l’on tente d’éliminer le trafic interdit. Pour rappel, le gouvernement chinois contrôle l’Internet Chinois et impose aux acteurs la censure à l’image du navigateur sur mesure que Google s’était engagé à lancé en Chine avant d’abandonner temporairement le projet.

    La date du test n’a pas encore été dévoilée, mais le test de déconnexion est censé avoir lieu avant le 1er avril, date limite pour soumettre des modifications à la loi, connu en tant que Programme national sur l’économie numérique.

    Lire aussi : La Russie liquide un tiers de ses bons du Trésor US

    Sources : Developpez.com par Stan Adkens – RosBiznesKonsaltingBBC News

    via:https://www.anguillesousroche.com/russie/la-russie-va-se-deconnecter-dinternet-dans-le-cadre-dun-test-planifie/

  • Le visage inquiétant de “la nouvelle citadelle de l’Internationale”

    BABEL.jpgLe strauss-kahnien Ismael Emelien, « concepteur du mouvement en marche », «  chef de la start-up Macron.», auteur des « formules qui claquent ( les ‘premiers de cordée’, ‘le pognon de dingue’…) », défendra désormais la macronie… d’un peu plus loin  rapporte Europe 1.  Conseiller spécial jusqu’à ces dernières heures  d’Emmanuel Macron , « adepte fervent du dégagisme, courant qui prône la sortie de tous les aînés du système politique »,  M. Emelien quitte donc  le navire.  Officiellement parce qu’il publie un livre, mais plus vraisemblablement  du fait de sa mise en cause dans l’affaire Benalla : «  C’est Ismaël Emelien qui persuade l’équipe présidentielle, au printemps dernier, que l’affaire (Benalla) ne sortira pas. Aujourd’hui, il est visé par l’enquête sur les agissements d’Alexandre Benalla. Et cette fois, à l’Élysée, on a tiré les leçons : on anticipe des ennuis à venir plutôt que les subir (…).» En réalité, affirme de son côté Marianne, « Ismaël Emelien semble n’avoir jamais été tout à fait à son aise rue du Faubourg Saint-Honoré. En juin, un de ses proches confiait ainsi à Marianne qu’ il n’avait jamais réussi en fait à se positionner, oscillant entre conseiller politique et conseiller en communication. Dès les premiers mois du quinquennat, à l’automne 2017, des tensions nous avaient déjà été rapportées entre le jeune Emelien, 30 ans, et Brigitte Macron (…). Aujourd’hui, le départ de la jeune éminence grise s’ajoute aux sérieuses tempêtes déjà essuyées par le Château ces derniers mois, avec notamment les démissions fracassantes de Nicolas Hulot puis de Gérard Collomb. L’équipe élyséenne s’est par ailleurs déjà vidée de la plume du président de la République, Sylvain Fort, annoncée début janvier. »

    L’avocat d’extrême-gauche Juan Branco soulignait dans l’entretien qu’il a accordé récemment àL’Incorrect que pour arriver au pouvoir « Emmanuel Macron  « s’est contenté  de piller les anciens réseaux DSK » et de s’appuyer « sur d’autres réseaux : les réseaux Jouyet, les réseaux Descoings, une partie des réseaux Moscovici, le tout avec l’appui de Bernard Arnault et de son gendre Xavier Niel, et quelques autres affidés. » Chez Macron notait-il,  « l’idéologie est subordonnée à une logique d’intérêts, en un système économique plus général qui, dans les grandes lignes, en faisant de l’intégration à la mondialisation libérale son seul credo nous a de fait amenés à fonctionner comme une sorte de néo-colonie américaine… »

    Néo-colonie américaine qui est aussi une des définitions données à  cette union européenne dont le puritanisme quaker-hygiéniste extrémiste de certains de ses cadres bruxellois   laisse pantois. Euractiv rapportait ainsi cette réflexion du commissaire européen à la santéVytenis Andriukaitis qui,  lors d’un récent  discours prononcé Athènes,  « a montré une photo du vice-premier ministre grec de la santé, Pavlos Polakis, en train de fumer dans un lieu public.  C’est déplorable , a commenté Anriukaitis, arguant que le parlement grec devait traiter ce problème de toute urgence. Ce n’est pas une question de volonté propre : fumer dans un lieu public est une atteinte aux droits de l’Homme», a conclu le commissaire à la santé…».

    Tout le monde sera d’accord,  pour dire que fumer est une sale habitude dont la nocivité n’est plus à démontrer et  qu’il faut préserver autant que faire se peut la jeunesse de cette addiction. Mais  qualifier le fait de fumer sur la voie publique d’atteinte aux droits de l’homme est  quand même assez délirant…pour peu que les mots aient encore un sens. Dans ces conditions,  on peut presque comprendre les réactions hystériques de la caste européiste quand un chef de gouvernement attaque frontalement le tabou des tabous, à savoir l’idéologie  immigrationniste. A l’heure ou la Hongrie de Viktor Orban vient de lancer une grande politique de soutien à la natalité,   il est notamment prévu  le « zéro impôt » pour les  familles nombreuses hongroises,  ce même site relayait une dépêche de l’Afp consacré au lancement de la campagne européenne  du Premier ministre hongrois.

    A l’occasion de son discours annuel le 11 février  « sur l’état de la nation », M. Orban est-il rapporté, s’est inquiété « de la baisse continuelle de la part de chrétiens » en Europe et du « remodelage des pays autrefois chrétiens.  » Il  entend placer  le scrutin européen du 26 mai sous le signe de la défense des « nations chrétiennes », menacées par une « immigration (qui) conduit à une augmentation de la criminalité, en particulier contre les femmes, et laisse entrer le virus du terrorisme ».

    Il a donc invité toutes les bonnes volontés à se joindre à « la bataille finale (…) » pour s’opposer à « Bruxelles », «  la nouvelle citadelle de l’Internationale » et à son «  outil (qui) est l’immigration ».  « Il y a trente ans, nous pensions que nous avions jeté aux ordures pour de bon la pensée communiste qui avait déclaré la fin des nationsil semble que nous avions tort. De nouveau, (les euromondialistes, NDLR) proclament un monde sans nations, ils veulent des sociétés ouvertes et ils sont là de nouveau, ceux qui veulent balayer nos traditions et inonder nos pays de cultures étrangères ».

    « L’Europe a de nouveau atteint le point où nous devons défendre notre identité hongroise, notre héritage chrétien » disait encore Viktor Orbán. Héritage, relève Bruno Gollnisch,  beaucoup plus menacé en France qu’en Hongrie dans l’état actuel des choses, dans une nation française de plus en plus étrangère à elle-même, dont tous les murs porteurs sont attaqués et pas seulement par le tsunami migratoire. Tetyana PopovaBonnal au détour d’un très bon article sur le phénomène Michel Houellebecq publié sur voxnrcitait à bon escient le grand Louis de Bonald  qui écrivait que  « L’homme civilisé ne voit la patrie que dans les lois qui régissent la société, dans l’ordre qui y règne, dans les pouvoirs qui la gouvernent, dans la religion qu’on y professe, et pour lui son pays peut n’être pas toujours sa patrie. »

     L‘ensauvagement de notre  pays, symptôme parmi d’autres,  se traduit aussi  par les profanations de nos lieux de culte, le plus souvent par des  tarés satanistes et autres esprits  faibles qui   sont   généralement pour le coup  bien de chez nous.  Constat auquel se livre   le Salon beige qui relevait  hier – comme l’a fait L’observatoire de la  christianophobie–   qu’« il est  tout à fait normal de condamner les tags et actes antisémites, (mais) il est scandaleux de constater une fois de plus le deux poids, deux mesures des médias qui occultent les profanations d’églises qui se multiplient également. L’Église catholique fait face en France à une vague d’actes malveillants. Pas moins de neuf églises ont été visées entre le 28 janvier et le 10 février. Sur cette seule période, quatre ont subi des actes de profanation, cinq des actes de vandalisme». Selon les chiffres 2017 du ministère de l’Intérieur, l’Église catholique et les Églises chrétiennes détiennent le record d’atteintes aux lieux de culte: 878 sur les 978 actes recensés. Soit une moyenne de deux par jour.L’Église préfère toutefois s’en tenir à une relative discrétion sur ce sujet. On veut éviter les effets de surenchère, explique un conseiller d’évêque.». Et bien  nous qui  luttons contre la  surenchère antinationale, nous voulons résolument  que  nos compatriotes se reconnaissent encore demain dans la patrie  de leurs ancêtres . Mais  à l’évidence , c’est beaucoup  trop demander pour  nos élites mondialisées.

    https://gollnisch.com/2019/02/13/le-visage-inquietant-de-la-nouvelle-citadelle-de-linternationale/

  • La crise économique en attente au purgatoire

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    Marc Rousset

    Doubler la dette mondiale en dix ans, depuis 2008, à 250.000 milliards de dollars n’a pas seulement doublé le risque de krach. Il a, en fait, augmenté de façon exponentielle par émission laxiste de monnaie et davantage de dettes.

    Bruxelles prévoit un coup de frein de la croissance en zone euro, de 1,9 % en 2018 à 1,3 % en 2019. C’est pour l’Italie, entrée en récession fin 2018, que le panorama s’est le plus assombri. La prévision de croissance, en 2019, est de seulement 0,2 % alors qu’elle était encore de 1,2 % en novembre 2018, suite aux incertitudes de la politique budgétaire du gouvernement populiste et à la hausse du coût des financements. Le déficit public annoncé de 2,04 % sera impossible à tenir. L’ouverture d’une procédure pour déficit excessif par la Commission de Bruxelles est probable.

    Mais c’est d’Allemagne que vient la surprise avec une chute de la croissance de 1,8 % à 1,1 % en raison de la faiblesse des exportations, de la consommation ainsi que du ralentissement de la production de voitures. L’Allemagne est très sensible au cycle industriel, au ralentissement mondial, aux nouvelles normes environnementales, à l’augmentation des salaires en cours, à l’épargne de précaution croissante des ménages.

    En France, Didier Migaud, président de la Cour des comptes, juge la situation préoccupante et demande à Macron de revoir sa copie. Le déficit public 2019 sera de 3,2 % en 2019 et non pas de 2,8 %, la croissance de 1,7 % au maximum, tandis que la facture pétrolière a creusé le déficit commercial à -59,9 milliards en 2018 et que seulement 106.100 emplois ont été créés dans le secteur privé, soit trois fois moins qu’en 2017.

    Le grand débat de Macron ne sert à rien : il faut d’abord arrêter l’immigration, avec un coût annuel insupportable de 70 milliards d’euros par an, et diminuer impérativement les dépenses publiques afin de diminuer les impôts pour tous, en « foutant la paix » aux riches, qui sont déjà suffisamment volés, taxés et dépossédés par un État incapable, mal organisé et obèse. Il ne faut donc surtout pas rétablir l’imbécile ISF, mais faire preuve de courage et s’attaquer aux véritables problèmes en amont (immigration, inéducation nationale, valeurs sociétales décadentes, dépenses publiques démentielles, libre-échange mondialiste) à l’origine de la crise existentielle ainsi que de l’appauvrissement des classes moyennes.

    Aux États-Unis, Jerome Powell, le président de la Fed, a capitulé pour plaire à Wall Street ainsi qu’à Trump. Le laxisme monétaire s’imposera en 2019 tant pour les taux que pour la politique monétaire d’assouplissement quantitatif. Certains économistes envisagent la stagflation et une baisse de la croissance à 2 % maximum pour le 3etrimestre, période propice aux krachs boursiers, avec le risque que les banques centrales dans le monde remplacent de plus en plus les obligations américaines par l’or, ce qui serait une source supplémentaire d’augmentation des taux d’intérêt et d’affaiblissement du dollar. Et les problèmes structurels demeurent : mauvaise qualité du système éducatif et des compétences professionnelles, hausse des inégalités et de la pauvreté suite à la relance keynésienne stupide de Trump à contretemps avec baisses d’impôts seulement pour les plus riches, trop d’emplois de services et de salaires faibles, rachats d’actions pour faire monter les cours par les entreprises qui n’investissent pas suffisamment…

    Le FMI et la Banque mondiale deviennent les derniers vestiges en crise de l’accord de Bretton Woods en 1945. De nombreux projets technocratiques vaseux de réforme sont envisagés alors qu’il suffirait de réévaluer le prix de l’or, seul étalon de référence, pour augmenter les liquidités internationales en faisant de l’euro, du yen et du yuan de nouvelles grandes devises internationales en plus du dollar.

    Le problème, c’est que suite aux manipulations pour faire baisser le cours de l’or face au dollar, aucune banque centrale ne publie, dans le monde, un audit complet de son or physique et de ses positions en produits dérivés. Le dernier audit aux États-Unis date de 1950 et de Gaulle avait déjà des doutes sur la réalité de l’or américain. La France va-t-elle aussi prêter, « swaper » et hypothéquer son or à la banque JP Morgan pour faire de Paris une place de marché importante de l’or ? La question se pose depuis la nomination, l’an passé, de l’européiste mondialiste Sylvie Goulard comme sous-gouverneur de la Banque de France.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/11/la-crise-economique-en-attente-au-purgatoire-6128054.html

  • Zoom – Xavier Moreau : Maïdan (Ukraine) : c’est l’anti-Gilets Jaunes !

    Spécialiste incontesté de la Russie et des pays de l’Est, Xavier Moreau, lors d’un court passage à TV Libertés, revient sur deux anniversaires marquants : les 5 ans des événements de la place Maïdan en Ukraine et les 20 ans des bombardements de l’OTAN contre l’ex-Yougoslavie. Manipulations, impact sur les populations, situations actuelles… Xavier Moreau répond à toutes les questions et affirme : »Maïdan, c’est l’anti-Gilets Jaunes ».

    https://www.tvlibertes.com/xavier-moreau-maidan-ukraine-cest-lanti-gilets-jaunes

  • TRUMP : PAS MORT !

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    Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

    Le Président comme le congrès des Etats-Unis étaient, une fois de plus depuis 1790, année inaugurale par Georges Washington de cette tradition démocratique, réunis au capitole de la capitale fédérale américaine pour le fameux « discours sur l’état de l’Union ».

    C’est une sorte de bilan de l’année écoulée, souvent un plaidoyer « prodomo » du Président en exercice, et une projection des champs futurs  à labourer, de sa politique. Donald Trump n’a pas dérogé à la tradition et, compte-tenu du double camouflet reçu dernièrement, - le mid termde novembre n’a été qu’un demi-succès ou un demi échec, c’est selon la grille de lecture -, et le rétropédalage sur  le shut down, devenu trop impopulaire parmi le million de fonctionnaires fédéraux concernés-, il s’en est pas mal sorti, étant même applaudi par Nancy Pelosi, la Présidente  démocrate de la Chambre des représentants, passée de justesse à l’opposition en novembre dernier.

    De quoi a parlé le chef de l’État américain pendant 82 minutes ? De politique extérieure, bien entendu, domaine par excellence de la Maison blanche. C’est ainsi que l’on a appris que son locataire rencontrerait, à nouveau, le leader nord-coréen Kim Jong Un fin février, au Vietnam. Quel chemin parcouru dans la possible pacification de la péninsule coréenne ! A propos de l’Afghanistan, Il a confirmé les discussions avec les Talibans afin d’assurer, sur la pointe des pieds, le retrait des boys d’un pays ingouvernable, même les troupiers de Sa Majesté s’y étaient cassés les dents au XIXe siècle, c’est dire ! On peut alors, en toute bonne foi, se demander ce que sont allés y faire les occidentaux  après l’échec, également, des soviétiques. Pour le Venezuela, c’est une confirmation, Trump ne lâchera rien pour faire chuter Maduro et sa clique de profiteurs marxistes, camouflés en « socialistes bolivariens ».

    En politique intérieure, il s’est félicité de la bonne tenue de l’activité économique du marché US, ce qui lui assure dans le public, deux ans après son entrée en fonction, 40% d’opinions favorables, un score qu’aimerait bien avoir certains freluquets qui s’essaient ailleurs, au métier de Président ! S’il s’est indigné avec fébrilité des persécutions judiciaires dont on le menace, et dénoncé les enquêtes partisanes dont lui-même et son entourage sont l’objet, il a surpris son auditoire en s’aventurant sur un terrain où on ne l’attendait pas, avec une ambition affichée : vaincre le SIDA dans les dix ans... Il a même fait part de sa satisfaction, feinte ou réelle, de voir un Congrès plus féminisé, même si le sexe faible, mieux représenté cette fois-ci, lui est majoritairement et franchement hostile, avec des pasionarias véhémentes, noires ou latinos, et des avocates acharnées de l’avortement ou de la cause LGBT, pas vraiment la tasse de thé du Président ! Mais caresser l’ennemi dans le sens du poil n’a jamais nui à une tentative tactique de dédiabolisation !

    Et, à propos du fameux mur à achever à la frontière mexicaine, il n’a rien lâché et reste déterminé à mener à bien cette entreprise nécessaire pour assurer l’étanchéité des frontières méridionales du pays. Comment ? L’avenir le dira, car les Démocrates lui refusent toujours les cinq milliards de dollars US nécessaires à cette entreprise.

    Mais Trump ne pouvait pas décevoir, encore une fois, la masse de ses supporters qui lui restent toujours acquis. Le budget, in fine, devra bien être voté et bien des négociations de couloirs sont encore possibles pour que, ni le Président, ni son opposition, ne perdent la face. Les premières tentatives ont échoué. Il y en aura d’autres avant que le chef de l’exécutif ne se résolve à utiliser les grands moyens : proclamer l’état d’urgence à la faveur d’une vague importante de migrants honduriens, salvadoriens ou autres, se jetant sur le pays à travers les sables et les cactus du désert de Sonora, ou mouillant leur chemise pour traverser le Rio Grande. Dans ce cas, c’est le génie de l’US Army qui serait à pied d’œuvre.

    Nous n’en sommes pas là, mais c’est bien sur les rives du Potomac que se joue le sort de la nation blanche américaine, avant même que son avenir ne se dessine, quelque part, entre l’ouest californien et l’extrême est texan. Trump ? Pas mort !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/07/trump-pas-mort-6127011.html

  • Ce qui se joue au Venezuela

    6a00d8341c715453ef022ad39807f7200c-320wi.jpgAu moment où ces réflexions sont couchées sur le papier, les choses évoluent très vite. À balles réelles. De jour en jour l'affrontement des chemises rouges de Maduro, et des opposants, se précise et se durcit. À chaque instant les choses peuvent basculer dans un scénario sanglant.

    Deux peuples s'affrontent. Le régime a distribué pendant 20 ans une manne pétrolière. Cette source n'existe plus. Elle a été dilapidée. Elle a servi à enrichir grassement la petite coterie de ceux qu'on appelle à Caracas les bolibourgeois, les profiteurs de la pseudo-révolution bolivarienne, ce prétendu socialisme du XXIe siècle. Mais elle avait été aussi utilisée pour satisfaire, pauvrement, ceux qu'un demi-siècle plus tôt, en Argentine, Évita Peron avait exaltés et enflammés sous le nom de descamisados.

    À l'arrivée : désastre, mais entre la chute de Peron et la fin du péronisme, il s'est passé plus de 50 ans. Le mythe de Chavez n'a pas entièrement disparu dans les faubourgs misérables et affamés de Caracas et 2 000 généraux ont été inventés par son successeur.

    Cette armée est considérée par trop de bons esprits comme l'arbitre d'une situation, dont elle constitue au contraire l'une des composantes les plus ruineuses, scandaleuse, mafieuse. Qu'un seul d'entre eux, le général Yunez, ait manifesté le courage de dire la vérité devrait faire réfléchir ceux qui espèrent en un coup d'État militaire. Qu'ils se souviennent aussi de ce qui se passa, il y a 30 ans, dans la Roumanie communiste de Ceaucescu en 1989.

    Maduro l'incapable, le danseur de salsa, doit certes dégager, mais il ne suffit pas de dire que 80 % de l'opinion n'en peut plus. Il faut trouver une porte de sortie.

    Première considération. Elle vient d’un vieil ami, hélas disparu. Après avoir lui-même publié tant de livres sur les courageux combattants de la seconde guerre mondiale, ancien commando de chasse de la guerre d’Algérie, il nous a appris à nous détourner du raisonnement fallacieux des "soutiens" qui ne servent à rien, des gens qui se disent "pour", avec la peau des autres. Ne tombons jamais dans un tel travers. Sachons, en particulier, que les événements dépendent d'abord des hommes et que ceux-ci peuvent toujours déjouer les stratégies perverses élaborées en chambre.

    Deuxième considération : du point de vue américain, qui ne recoupe le nôtre qu'en partie seulement, que vont faire concrètement les États-Unis ? Entre, d'une part, l'utilisation présidentielle de l'arme Twitter, qui passionne les médias et, d'autre part, leur pratique des sanctions commerciales, remontant à 60 ans contre La Havane, on se demande désormais comment les chefs tout-puissants du monde libre n'ont pas encore imaginé autre chose de plus efficace. Fidel Castro est mort dans son lit et si l'Union soviétique s'est effondrée c'est d'elle-même.

    Peut-être gagnera-t-on à Washington à prendre à nouveau au sérieux le panaméricanisme, sachant par exemple que les gouvernements des pays voisins du Venezuela, comme la Colombie ou le Brésil apprécient plus concrètement la situation que les marchés financiers et les agences de presse. Une bonne quinzaine de pays latino-américains, les plus sérieux soit dit en passant, récusent désormais toute légitimité au dictateur Maduro. C'est peut-être là qu'il faut chercher des avis pertinents, des points d’appuis et des mots d’ordre, sans ressusciter l’argument anti-yankee qui a fait tant de mal.

    Troisième point de vue, celui des pays qui précisément soufflent sur cette braise et soutiennent ce régime, la Chine, la Turquie, etc. – et la Russie. Cette dernière a engouffré, en pure perte des sommes considérables. Ses dirigeants savent qu'elles ne seront jamais remboursées. On parle de 17 milliards de dollars, partis en fumée. Ne croyons pas cette source inépuisable et les principaux responsables de l'acharnement pro chaviste savent, nonobstant leur peu de considération pour les procédures démocratiques, qu'ils devront en rendre compte un jour ou l'autre.

    Enfin le point de vue européen. Il faut cesser de croire si lointaine l'Amérique latine. Elle alimente d'abord l'extrême gauche en fantasmes et en subsides. Elle constitue un prolongement culturel de l'Europe.

    Il convient donc surtout dans les années qui viennent, et à cet égard le temps presse, d'accepter l'idée d'un vrai bloc stratégique et diplomatique du Vieux Continent. Cette situation s'y prête. Les occasions s'en multiplient ces derniers temps. Sachons les saisir.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/2019/02/ce-qui-se-joue-au-venezuela.html

  • Deux idées grotesques et malfaisantes

    6a00d8341c715453ef022ad3bd510d200d-320wi.jpgEn quelques jours le gouvernement que le monde nous envie a mis en avant deux thèmes, singulièrement affligeants, en fait, mais que nos technocrates et commentateurs agréés, en général, adorent.

    Avant de faire part ici des remarques qu’ils inspirent au rédacteur de cette chronique, observons qu'ils l'amènent à différer l'examen d'une affaire autrement plus brûlante et certainement plus urgente pour le monde : celle qui se déroule au point névralgique de l'Amérique latine, à l'embouchure de l'Orénoque, aux gisements d'hydrocarbures les plus riches de la Planète, au Venezuela.

    Et certes la folie démagogique qui a ruiné ce pays depuis l'arrivée de Chavez en 1998 relève de l'exemplarité.

    Mais ne sommes-nous pas à Paris, tributaires, victimes, et, même, à certains égards propagateurs de la même maladie ?

    Car on peut difficilement considérer sous un autre angle l'apparition simultanée de l'entrée en vigueur ce 1er février de la loi alimentation et l'approbation surprenante par le chef de l'État dans la Drôme, la veille, de l'idée saugrenue d'une correction fiscale supplémentaire à l'encontre de l'investissement immobilier des Français.

    La nouvelle forme d'intervention étatique dans le mécanisme des prix agricoles résulte de 18 mois de débats assez lamentables. On pourrait y voir, sans doute, une sorte de prélude à ceux que la crise des Gilets jaunes a fait éclater, sinon tous azimuts, du moins dans les quatre directions indiquées en décembre par Emmanuel Macron. Ceci commença à l'automne 2017 dans le cadre des soi-disant États généraux de l’alimentation[1]. Par la suite, au cours de l'année 2018, ce débat institutionnel tant soit peu factice s'est développé lorsqu'on en est arrivé autour du projet de loi dite Alimentation. Adoptée le 2 octobre 2018, ses premières dispositions entrent maintenant en application.

    Et on s'aperçoit de leur révoltante absurdité. Techniquement il s'agit d'un relèvement de ce que la législation étatiste mise au point par l'absurdissime loi Royer avait inventé en 1973 sous le sigle SRP[2]. Il définit le prix en dessous duquel un distributeur se voit interdit de revendre un produit. On a découvert que ce mécanisme, imposant de vendre au moins 110 ce qui a été acheté 100, augmentera d'environ 4 % en moyenne les prix à la consommation. Une très belle idée dans le contexte d'une crise du pouvoir d'achat.

    Cette prétention d'aider les agriculteurs en imposant une hausse des prix dans les grandes surfaces mérite d'être saluée pour son archaïsme représentatif de l'intervention étatique contre-productive. On ne peut que donner raison à la campagne de riposte des centres Leclerc qui demandent en quoi le passage du prix du Pernod-Ricard de 18,02 euros à 20,02 va bien pouvoir sauvegarder l'élevage des vaches laitières. Jamais, depuis quelque 30 ans, remontant aux batailles syndicales de la PAC92, on n'avait illustré à ce point la politique agricole et ses folies : euro-subventionnaires d'un côté, surchargées de coûts franco-monopolistiques de l'autre.

    Mais la perversion économique ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin. Intervenant à Bourg-de-Péage, petite ville de 11 000 habitants dans le Vivarais, Emmanuel Macron a pris la parole pendant le 31 janvier pendant plus de 3 heures en présence d'environ 300 personnes. S'agissant de l'immobilier, il a repris l'idée, venue apparemment du fond de la salle d'aller plus loin dans la transformation de l'ISF en pénalisant encore plus lourdement la propriété immobilière. Erreur que d'accepter cette mesure, et plus encore de la considérer comme un moindre mal. Elle repose en effet sur l'idée que l’immobilier, obéissant à la demande de logement, ne sert qu'à la spéculation, comme si les seuls acquéreurs de titres en bourse devaient être supposés, à l'inverse, de valeureux industriels, – ou comme si les souscripteurs de contrats d'assurance vie ignoraient les avantages fiscaux que génère la forme d'épargne qu'ils ont choisie, à l'instigation des compagnies d'assurances et sous la houlette toujours protectrice et pertinente de l'État.

    Déjà très lourdement taxés, les patrimoines fonciers et immobiliers répondent tout simplement aux aspirations les plus légitimes des familles françaises. L'investissement dans le logement produit une valeur puisqu'il répond à un besoin.

    L'ignorer, au nom d'une préférence illusoire et factice pour l'industrie, qu'on laisse par ailleurs dévaster, c'est se préparer à spolier un peu plus les classes moyennes.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] En jargon technocratique : EGAlim.
    [2] Signifiant Seuil de Revente à Perte.

    https://www.insolent.fr/2019/02/deux-idees-grotesques-et-malfaisantes.html

  • Vers l’effondrement monétaire du Système pour éviter le krach boursier

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    Au Japon, le GPIF, le plus gros fonds de pension au monde (celui des retraites des fonctionnaires japonais, dont la capitalisation boursière est de plus de 10.000 milliards de dollars), a perdu, fin 2018, la modique somme de 136 milliards de dollars, suite à des placements en actions à la Bourse de Tokyo. On peut imaginer ce qui se passerait dans le monde en cas de krach…

    Les banques centrales, par leur politique monétaire laxiste, ne savent que prolonger la vie des États malades dont l’hyper-endettement devient de plus en plus incurable. En 1958, la dette américaine s’élevait à 280 milliards de dollars. Elle a été, depuis cette époque, multipliée par 75 (par 31 depuis 1981, tandis que les recettes fiscales n’étaient multipliées que par 6) pour atteindre, aujourd’hui, 22.000 milliards de dollars.

    La dette est, en réalité, une maladie mondiale, nonobstant la bombe potentielle des produits dérivés bancaires. En Chine, la dette totale est passée de 2.000 milliards, en 2000, à 40.000 milliards de dollars. Le Japon, avec une dette publique de 250 % du PIB, ferait défaut si les taux d’intérêt augmentaient de seulement 0,5 % ! On comprend mieux pourquoi le Japon ne peut pas revenir en arrière dans sa politique monétaire. Et partout dans le monde, le système bancaire, avec un effet de levier des capitaux propres de 10 à 50, sera bien incapable de rembourser les déposants en cas de krach. Quant à l’État français, il faut savoir que sa dette de 2.000 milliards d’euros représente plus de deux fois la valeur de son patrimoine public et de ses actifs.

    Aux États-Unis, la Fed est en train de capituler et de faire marche arrière face au risque imminent de krach, d’où les cocoricos triomphants des médias sur l’envolée récente à Wall Street, qui repose en fait sur du sable. La Fed met fin à la politique annoncée de l’augmentation des taux d’intérêt actuellement à 2,25 %-2,50 % et envisage même, l’année prochaine, l’arrêt de la politique d’assouplissement quantitatif monétaire à l’envers, voire même, si nécessaire, une reprise de la création monétaire et, donc, de l’augmentation de ses actifs. La Fed a acheté des centaines de milliards d’obligations de 2008 à 2015, au point d’avoir quintuplé, à 4.500 milliards dollars, la taille de son bilan. Face aux « contre-courants » possibles évoqués par Jerome Powell, la Fed, comme au Japon, n’hésitera pas à condamner la monnaie, à réduire les taux d’intérêt pour prolonger la vie du Système et éviter le krach boursier, jusqu’au jour où, suite à la perte subite de confiance, tout explosera !

    Et en zone euro avec Mario Draghi, rebelote et même dilemme qu’aux États-Unis, qu’au Japon ! La BCE s’est engagée à maintenir « un degré élevé de soutien monétaire ». Les taux d’intérêt négatifs pour les banques pourraient passer, fin 2019, du taux ridiculement bas de -0,4 % à un taux maximum tout aussi ridicule de -0,2 %… en visant 0 % en 2020 ! La politique d’assouplissement quantitatif monétaire à l’envers n’est même pas envisagée. L’emprunt OAT français est à 0,58 %, le Bund allemand à 0,18 % et le taux italien à 10 ans à 2,66 %. La BCE envisage même des opérations de refinancement LTRO à 4 ans pour les banques dans une situation délicate, ce qui aura aussi pour conséquence d’accroître la masse monétaire et de faire baisser les taux d’intérêt sur les marchés.

    La politique économique électoraliste et laxiste des populistes italiens ne fait qu’aggraver la récession, ce qui rend furieux le patronat italien Confindustria. La banque Monte dei Paschi a eu besoin de 8 milliards d’euros, mais il a fallu que l’État italien trouve encore 400 millions d’euros pour sauver la banque Carige. L’Italie ne pouvait compter, jusqu’à fin 2018, que sur la BCE pour acheter ses obligations, d’où la nécessité pour l’Italie d’émettre maintenant des obligations libellées en dollars, alors que les investisseurs étrangers ont vendu, entre mai et novembre 2018, pour 70 milliards nets d’obligations italiennes.

    Le bitcoin, c’est fini, avec une crypto-devise à 4.000, contre 20.000 dollars fin 2017 ! Les banques centrales, un signe qui ne trompe pas, se sont ruées sur l’or et ont acheté 4.315 tonnes d’or en 2018, les réserves actuelles de la Chine s’élevant probablement à 17.100 tonnes, soit deux fois celles des États-Unis. À Londres, l’once d’or vient de franchir le seuil psychologique de 1.300 dollars.

    Marc Rousset

    http://www.bvoltaire.fr/vers-leffondrement-monetaire-du-systeme-pour-eviter-le-krach-boursier/

  • Comprendre la situation vénézuelienne…

    Comprendre la situation vénézuelienne…

    Nicolas Dolo, homme d’affaires et analyste géopolitique et géoéconomique, s’est notamment distingué ces derniers mois par des analyses fouillées de la situation au Brésil, et de l’élection de Bolsonaro, s’éloignant des poncifs de droite et de gauche. Il a dévoilé récemment sa vision de la situation du Vénézuela, qui répond à ce même souci d’objectivité. Extrait.

    Le Venezuela de Maduro n’est pas dans une situation tenable

    Le socialisme du Venezuela de Maduro n’a en revanche clairement pas le vent en poupe en Amérique du Sud. Il semblerait même que l’histoire lui donne tort, à mesure que le Continent bascule plutôt dans le camp inverse. Revenant peut-être à une définition plus traditionnelle du bolivarisme, le Président bolivien Evo Morales lui-même avait assisté à la prestation de serment du nouveau président brésilien, félicitant chaudement son « frère » Jair Bolsonaro.

    Le flot massif de réfugiés économiques en provenance du Venezuela vers le Brésil vient désormais ajouter un problème sécuritaire, humain et économique majeur à l’hostilité idéologique réciproque entre les deux pays. Colombie et Pérou subissent aussi, directement ou indirectement, la situation humanitaire vénézuélienne. Les trois pays se sont donc empressés de reconnaître les prétentions de Guaido, au nom d’un « tout sauf Maduro » finalement compréhensible.

    Alors qu’elle secoue certaines rédactions, y compris à Moscou, l’idée d’une intervention militaire brésilienne au Venezuela (éventuellement avec le soutien de la Colombie) paraît pourtant irréaliste. Elle se heurte aussi aux habitudes de l’armée brésilienne, nettement plus versée dans l’exercice du soft power que dans les conflits directs. Pour Bolsonaro, le « front » se situe de toutes façons à l’intérieur même du Brésil. Il ne pourrait pas se permettre de déployer des forces armées à l’étranger, et donc de manquer à ses promesses électorales de rétablissement rapide de l’ordre, de la sécurité, et du progrès économique sur le territoire national – en tous cas pas pendant cette première législature.

    Jair Bolsonaro a en réalité déjà affaibli Maduro en supprimant sine die les nombreux programmes d’échanges économiques jadis organisés (à perte) entre le Brésil, le Venezuela et Cuba par Lula et Dilma Rousseff. L’ouverture des comptes de la Banque Nationale de Développement (BNDES) de Rio de Janeiro a en outre révélé le financement d’opérations frauduleuses massives entre le constructeur brésilien Odebrecht et le gouvernement de Caracas (de l’ordre de 12 milliards de reals – 3 milliards d’euros), plongeant le Venezuela dans un embarras supplémentaire.

    https://www.lesalonbeige.fr/comprendre-la-situation-venezuelienne/

  • Une courbe n'explique pas tout

    6a00d8341c715453ef022ad3da320c200b-320wi.jpgLa couverture médiatique parisienne de la crise actuelle du Venezuela nous offre un exemple spectaculaire. Le quotidien de référence Le Monde donne l'impulsion, alors que le vieil organe communiste L'Humanité, devenu inutile, achève de sombrer. Le flacon semble avoir changé, mais le même poison marxiste, plus subtilement distillé se révèle au moins aussi mortel.

    Désormais, pour mieux repérer la stratégie du mensonge par omission, on gagne du temps en se reportant directement dans le journal à la rubrique dite des Décodeurs, petit chef-d’œuvre de cette désinformation méthodique.

    Alors même qu'à Caracas l'aggravation du drame frappe à la porte et qu'on peut entrevoir l'espoir d'une libération, l'article de ce 28 janvier, s'intitulait "Venezuela, la crise expliquée en 3 graphiques". On pouvait cependant comprendre d'emblée que ces 3 courbes n'expliquent rien. Le terme approprié n'apparaît qu'au détour d'une petite phrase : ils illustrent, de façon ponctuelle, les malheurs de ce pays.

    La cause fondamentale, – celle qui, précisément, explique – l'invraisemblable ruine, de ce qui se veut socialisme du XXIe siècle, constitue un cas d'école. La comparaison avec la situation monétaire dans l'Allemagne des années 1920, – elle-même confondue à tort avec les conséquences de la crise économiques des années 1930 – relève de la mystification. On devrait même parler d'une volonté subtile, peut-être même instinctive chez nos fieffés menteurs, de ramener, par assimilation, le jeune et courageux président du parlement élu Juan Guaido au statut de méchant du film.

    Ce qui se passe à Caracas peut, à la rigueur, se comparer au sort du Zimbabwe, dont la monnaie a littéralement explosé du fait de l'incurie gouvernementale sous la férule marxiste-léniniste de Mugabe, de son parti, de son sérail et de leur décision catastrophique de s'emparer des fermes prospères, mises en valeur par la gestion de leurs propriétaires, d'affreux mâles Blancs de Rhodésie.

    À propos du Venezuela les commentateurs agréés s'emploient à dissimuler la genèse de l'effondrement. Cela commença sous la direction de Ugo Chavez, l'ami, le camarade, le disciple de Fidel Castro, l'admirateur de Guevara.

    Bien entendu, on publiera au besoin une courbe très parlante de la production de pétrole passant de 3,24 millions de barils par jour en 1997 à 1,97 en 2017, soit 20 ans plus tard. Entre-temps le régime chaviste s'est installé à partir de 1998. Et quand Maduro a succédé à Chavez, la situation s'était terriblement détériorée pour une raison qui n'a pas varié. Le pouvoir politique a éliminé les cadres compétents de PDVSA, entreprise de production mais aussi de transformation et de commercialisation des hydrocarbures jusque-là fort performante, que le pouvoir chaviste a fait passer sous le contrôle de hauts gradés incapables, véritables maîtres de l’État.

    On ne saurait donc imaginer que la glorieuse armée bolivarienne, énorme réseau mafieux, boudinée dans ses uniformes, dont l'aviation sert surtout à transporter la drogue produite par les FARC en Colombie ou par les cocaleros protégés de Evo Morales en Bolivie, serve aimablement d'arbitre des élégances.

    La Mafia, même galonnée, ne résout pas les problèmes; elle les crée.

    JG Malliarakis  

    Et voici ce texte traduit en espagnol par Colombian News...

    À lire ici