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Quand Libération n’assume pas sa « cellule anti-RN »

Capture d'écran
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Mis en cause par Jean-Philippe Tanguy, le journaliste Tristan Berteloot a nié œuvrer au sein d'une « cellule » anti-RN.
Les masques tombent. Rendu lundi 31 mars, l’invraisemblable verdict du tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de Marine Le Pen aura eu pour bénéfice de révéler les caractères profonds des uns et des autres. On a ainsi pu découvrir qu'une présidente de tribunal, présentée comme une grande professionnelle, est aussi une grande fan de l'écologiste Eva Joly. On a entr’aperçu le profil peu flatteur d’élus qui en appellent, toute la sainte journée, au respect des « valeurs de la République » mais ne voient aucun problème à priver de représentante politique 35 % du corps électoral. Enfin, on a eu une nouvelle preuve du profond conformisme de médias qui se disent pluralistes mais constituent, en réalité, des organes de propagande de gauche.

C’est à cette mascarade journalistique qu’a voulu mettre fin Jean-Philippe Tanguy, lundi soir, dans l’émission C à vous. « J’en ai assez qu’on présente des gens sans dire qui ils sont, a-t-il ainsi tonné, face à un plateau ouvertement hostile. Il faut quand même informer ceux qui nous écoutent ! » Le tonitruant député RN a alors désigné un certain Tristan Berteloot, que la présentatrice Anne-Élisabeth Lemoine avait pudiquement introduit comme un simple « journaliste de Libération ». « Quand je viens sur un plateau, on dit qui je suis. Quand monsieur Berteloot vient, personne ne dit qu’il est membre d’une cellule anti-RN, a poursuivi le député. Il y a un communiqué de presse qui a été envoyé, tout le monde peut vérifier sur Internet. »

Immédiatement, les propos de Jean-Philippe Tanguy ont été tournés en dérision. « Alors, il y a un complot du Parlement européen et il y a un complot de Libération ? », ironisa Anne-Élisabeth Lemoine. « C’est quoi, comme cellule ? », enchaîna, sur le même ton narquois, sa collègue Émilie Tran Nguyen. « Et, probablement, nous nous réunissons dans une cave la nuit ! », ajouta encore Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen dans l'affaire des assistants parlementaires du RN, dans un éclat de rire jaune.

Un déni grossier

Mis en cause, Tristan Berteloot nia les faits en bloc. « Je suis journaliste en charge du sujet du Rassemblement national ! », se défendit-il, dénonçant des accusations dignes d’un « délire ». « Vous n’avez pas d’autres éléments de langage ? » Mais, vérification faite, le journaliste œuvre bel et bien au sein d’une « cellule spécialisée sur l'extrême droite ». C'est écrit noir sur blanc dans Libé. Une fine équipe dont la constitution a été fièrement officialisée par le quotidien, le 29 août 2023, dans un billet surtitré « À nos lecteurs », pouvant de ce fait être en effet qualifié de « communiqué de presse ».

Dans ce texte consulté par BV et qui, au moment où nous écrivons ces lignes, est encore accessible à tous, le journal d’extrême gauche annonce qu’il « redouble d’efforts pour démonter l’opération de dédiabolisation » du parti de Marine Le Pen. Libération revendique de « faire du traitement de l’extrême une priorité éditoriale » et se vante d’accroître encore ce « travail » en consacrant des « moyens inédits dans la presse nationale ». Citons-le encore : « Au quotidien, ce sont désormais quatre journalistes qui travaillent à temps plein sur le sujet : Nicolas Massol, chargé du Rassemblement national, Tristan Berteloot, enquêteur, Maxime Macé et Pierre Plottu, spécialistes des mouvements ultraradicaux et de leur activité en ligne. » On ne peut être plus clair.

https://twitter.com/ojim_france/status/1907067759931834387

Pourquoi Tristan Berteloot a-t-il nié l’existence de la cellule à laquelle il appartient de toute évidence ? S’est-il rendu coupable d’une « fake news » à laquelle s’attaquera, prochainement, le service Check News de Libération ? Autant de questions que BV a transmises au journal parisien et auxquelles nous attendons des éléments de réponse avec la plus grande impatience.

Inutile, en revanche, d’attendre des excuses ou des explications de l’équipe de C à vous, qui est tombée à bras raccourcis sur le malheureux Jean-Philippe Tanguy. L’émission est produite par la société Mediawan, dont un des actionnaires se trouve être Matthieu Pigasse, richissime patron de presse qui nous avait prévenus, en janvier 2025, qu’il mettrait « les médias qu’[il] contrôle » au service de son « combat contre la droite radicale ». C’est exactement ce à quoi nous avons eu droit, lundi soir, sur France 5.

Jean Kast

https://www.bvoltaire.fr/quand-liberation-nassume-pas-sa-cellule-anti-rn/

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