
Chaque jour, j’écoute des vidéos, des informations diverses, des réflexions de jeunes militants, des journalistes de Frontières, de CNews, lis des articles sur Riposte Laïque et autres, je vais sur Telegram et je sens un vent peu ordinaire, un souffle de bon augure. Il y a des jeunes et des moins jeunes qui se rebellent, contestent, et n’ont pas plus envie de retourner leur veste que leur tailleur.
Je me dis que la relève est bien présente. La plupart des rédacteurs et contributeurs de Riposte Laïque ont de la bouteille, se sont souvent sentis seuls dans leur combat en écriture, dans les rares manifestations, et ont eu souvent la sensation, y compris chez eux, dans la cellule familiale, qu’ils étaient soit des ours, soit des fachos.
Nous avons quelques années encore, et j’espère bien voir le bout du tunnel gauchiste et une lutte sans compensation sur l’immigration et l’islamisation. Comme dirait l’autre, courage on les aura !
Gérard Brazon
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Un bon coup de vent
Nous sentons chaque jour un léger frissonnement, une bise sans doute.
Des presqu’enfants s’amusent encore dans ce chemin bordé de déchets.
Des mères inquiètes, comme toujours, les regardent de loin et redoutent
Les chutes, les blessures, les larmes, dans ce jardin de France bafoué.
Ces petits de France ne sont pas si fragiles, ni si démunis et devinent,
Et voient. Ils ressentent ce vent qui se lève, cette annonce de rébellion.
Inutiles ces inquiétudes de parents qui ont trop souvent laissé faire.
Leur progéniture a compris dans quelle mauvaise posture ils sont.
Un seul regard ambigu, un geste hostile, une réalité, un mauvaise air.
Un autre veut une part de son jardin, le remplacer en haut de la cime.
Les uns seront des déserteurs, des collaborateurs ou bien des résistants.
Le vent se lève et pousse les feuilles mortes de nos espoirs, nos illusions.
Il n’y aura pas de doux monde, de vivre-ensemble, mais le long chant,
De nos enfants qui, demain, seront les braves annonçant la dispersion.
Nous, les adultes, les sachants, les timorés, nous avons tout abandonné.
Nous avons même oublié le principe premier : nous devions à nos enfants
Cette conscience de notre terre, notre belle France, cette histoire effacée.
Ils devront nous pardonner de les avoir abandonnés aux griffes des marchands.
Le vent soufflera fort demain, je le sens dans mes vieux os pleins de regrets.
Le vent balaiera, je l’espère, les erreurs, les fautes que nous avons commises
Ces choix égoïstes, ce manque de réflexion, les stupides croyances émises
En faveur d’hommes et de femmes, des bergers qui nous auront bien malmenés.
Gérard Brazon