
La gestion macroniste aura fait long feu et tout le monde se sera aperçu que tout n’est que ruine et dette abyssale. Macron et le quoi qu’il en coûte, Macron et ses mille milliards de dettes, Macron et ses dépenses somptuaires, Macron et ses disciples, dont le maire de Nevers, Denis Thuriot, peut être l’un des derniers des Mohicans, soutien inconditionnel du président, souvent à Paris d’ailleurs. Dans sa préfecture de la Nièvre, l’une des plus pauvres de France, il n’a pas ménagé ses efforts, signant des chèques, se lançant dans des chantiers inconsidérés, pratiquant l’endettement outrancier et se déplaçant à l’étranger pour des motifs assez peu en rapport avec la vie de sa cité et des retombées que des détectives cherchent encore.
La population de Nevers était de 33 825 habitants au 1er Janvier 2024, à l’issue d’une baisse de population régulière que rien ne saurait enrayer et avec des projections, sur les bases actuelles, qui non seulement ne prévoient pas de hausse du nombre d’habitants, mais en plus, un processus de vieillissement qui va continuer. Et pourtant, à l’issue de douze ans de mandat de Denis Thuriot, la dette globale de la ville est supérieure de 34,69% à la moyenne des villes de même importance, malgré les soit disant efforts du maire pour la réduire, ce à quoi il arrive, mais très petitement. Nevers a un indice de sévérité de 1.6 sur 5 pour son endettement, c’est à dire une note de 6,4 sur 20, soit un très mauvais élève. Au cours des cinq dernières années, l’endettement a évolué de -0.3%, c’est à dire que dalle. Ceci malgré une pression fiscale supérieure de 19,57% à la moyenne des villes de même importance. On mesure donc toute l’inconscience qu’il a fallu à ce maire pour se lancer dans des projets pharaoniques, comme son Agora pour les spectacles, ou la rue piétonne François-Mitterrand, alors que les finances étaient déjà dans le rouge. En dix ans, il aurait dû s’en apercevoir. 45,56 millions d’euros de dettes donc, soit 1388 € par habitant. Et Nevers est au 91ème rang national pour le niveau des salaires, soit l’une des villes où l’on gagne le moins en France métropolitaine de 96 départements. Autant dire que Denis Thuriot vit très au-dessus de ses moyens et que les prochaines feuilles d’impôts vont faire mal. Ce qui ne l’empêche pas de se représenter et même de s’adresser des satisfecit permanents en réunion publique, de pratiquer l’auto-éloge de son bilan, un peu comme son mentor, l’un et l’autre, dans leur carré respectif trouvent que tout va bien. Et Thuriot de lancer 202 propositions à l’issue de douze ans de gestion, on se demande bien ce qui peut lui rester à faire ? Chez les opposants par contre, la conscience est là de l’ampleur des dégâts et la future gestion en bon père de famille va commencer chez l’un d’eux, par une diminution de 20 % des indemnités des élus. Rien ne vaut l’exemplarité.
Tout cela pour dire que le Macronisme s’arrête avec la fin de l’argent des autres, comme le disait aussi Margaret Thatcher du socialisme. Même France-24 qualifie Nevers de « Laboratoire désenchanté du Macronisme ». Oui, le Macronisme, c’est la gabegie, le déni et la mauvaise foi. La France à reculé dans son PIB par habitant et la ville de Nevers, en douze ans, n’a pas bougé d’un iota du fin fond du classement économique des villes moyennes. Il va falloir arrêter, dès le mois de mars, ce macronisme et tout ce qui y ressemble, de près ou de loin.