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[MUNICIPALES] La percée de Knafo oblige la droite et rebat les cartes du second tour

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Une campagne originale menée tambour battant, une couleur, des propositions qui s'attaquent aux angles morts des municipales à Paris (voir la tribune de Sarah Knafo en exclusivité dans Boulevard Voltaire), un programme chiffré d'économies opposé à un bilan socialiste fait d'impôts, de dette et de subventions idéologiques : Sarah Knafo est incontestablement la révélation des ces municipales à Paris. Et un peu en France aussi.

Un sondage avec + 4,5 % la place en troisième position !

Certes, un sondage n'est qu'un sondage. Mais la dynamique Knafo semble se concrétiser électoralement. Selon un sondage réalisé par l’institut Elabe pour La Tribune Dimanche, BFMTV et Le Figaro, en partenariat avec Berger-Levrault, si Emmanuel Grégoire fait la course en tête avec 32 % au premier tour, Rachida Dati récolterait 26,5 %. Mais Sarah Knafo arriverait en troisième position avec 13,5 %, et une poussée de 4,5 points par rapport à l'enquête précédente. Une véritable dynamique, contrairement à tous ses concurrents. En particulier, Bournazel, le candidat Horizons, au positionnement incertain pour le second tour, subit un tassement net, à 12 % et la candidate LFI Sophia Chirikou plafonne à 10 %. Quant au candidat RN Thierry Mariani, il est à 3 %. La leçon est claire : Knafo semble avoir siphonné les voix de la droite nationale et capté aussi une part de l'électorat libéral, réalisant sur son nom une union des droites qui est un peu l'ADN de Reconquête. Nul doute qu'elle va tenter de surfer sur ce résultat, notamment dans son grand meeting de campagne ce lundi 9 mars.

Un second tour de tous les possibles pour la droite ?

Si Knafo est, au soir du 15 mars, le « troisième homme » dans la capitale, avec un score à deux chiffres, Dati sera obligée de composer avec elle. Certes, la candidate LR  a réaffirmé Sur CNews, jeudi dernier, qu’il n’était « pas possible » pour elle de s’allier avec la candidate de Reconquête.  Il y aura pourtant là une occasion historique de reprendre la capitale à la gauche. Et, à un an de la présidentielle, on voit mal une Rachida Dati qui a montré par le passé son pragmatisme la laisser passer. La campagne entre les deux dames de la droite a été virile mais courtoise, et tout semble possible. En effet, le même sondage montre que, pour le second tour, la victoire du candidat de gauche est loin d'être totalement acquise selon les configurations. En particulier, Grégoire ne l'emporte franchement qu'en cas d'alliance ou de retrait de la candidate LFI : nul doute que cela susciterait un tollé national que Dati et Knafo, mais aussi tous les leaders de droite sur le plan national ne se gêneraient pas d'orchestrer. Inversement, si la candidate LFI se maintient et si les deux autres listes Bournazel et Knafo se retirent, Dati battrait Grégoire à 47 % contre 40 %. Preuve que les Parisiens de droite sont en demande d'union. Pour Bernard Sananès, le président d’Elabe, « aucun des deux candidats favoris ne crée une dynamique suffisante pour ne dépendre de personne. Le sort d’Emmanuel Grégoire dépend de Sophia Chikirou. Celui de Rachida Dati dépend au moins de Pierre-Yves Bournazel ou de Sarah Knafo, voire des deux. » En somme, les résultats devraient être serrés (51/49 en duel, dit ce sondage) et tout sera affaire d'alliance, de retrait et...de cordon sanitaire.

Or, désormais, entre Knafo et Chikirou, il n'y a pas photo sur l'infréquentable des deux ! Alors l'ambitieuse Rachida Dati osera-t-elle rompre à son profit le piège mitterrandien ? Les circonstances s'y prêtent et les planètes semblent s'aligner : gauche engluée dans ses compromissions avec LFI, candidat socialiste falot, dynamique de la droite nationale et du RN partout en France. C'est tout le bonheur qu'il faut souhaiter aux Parisiens. Et, quoi qu'il en soit du résultat parisien, sa campagne parisienne a hissé Sarah Knafo dans le club des femmes de droite de conviction qui vont compter dans les années à venir sur le plan national.

Frédéric Sirgant

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