
« Ils étaient gentils comme tout » : les voisins sous le choc
Cette histoire de petite-fille, au vu du profil probablement maquée à un jeune disciple d’Allah, est épouvantable.
Un couple de retraités a été découvert mort dans les Ardennes, a annoncé la procureure de la République, mercredi 1er avril. Leur petite-fille, qui vivait avec eux, est en garde à vue avec une « autre personne », également mineure.
(Bien entendu, la tragédie est décrite avec une bienséance qui permet de tout dire sans rien nommer.)
C’est l’adolescente qui a indiqué avoir planifié de tuer ses grands-parents, chez qui elle vivait, parce qu’ils s’opposaient – on se demande pourquoi, d’ailleurs – à sa relation avec l’autre personne Ils avaient la garde et la responsabilité de l’adolescente.
L’autre personne, âgée de 15 ans, était « d’accord avec l’idée » de tuer les grands-parents et avait « accepté d’y participer ». L’ingérable gamine a assuré en garde à vue que sa grand-mère lui « aurait mis des gifles » en raison de cette relation, qui durait depuis « quelques mois ».
(Depuis l’adoption du projet de loi « égalité et citoyenneté », « tout recours aux violences corporelles » est interdit dans l’exercice de l’autorité parentale. En clair : les parents n’ont plus le droit de donner une gifle à leurs enfants). Parions que le défenseur en circuit fermé aura recours à ce principe dans sa plaidoirie.
Retour sur le profil des ados tueurs mis en examen pour « assassinats ».
Deux retraités « modestes », « souriants » et « appréciés ». Un couple qui, avant d’accueillir la gamine, vivait des jours paisibles dans leur petite maison de Villers-Semeuse. Qui, selon le maire de la commune Jérémy Dupy et nombre de ses administrés, avaient « le cœur sur la main » et étaient « investis dans le social » et dont la vie a basculé dans l’horreur du jour au lendemain.
Mardi 31 mars au matin, après plus de vingt-quatre heures sans que personne ne les ait vus, François et Danielle L., 74 et 71 ans, ouvriers à la retraite, ont été retrouvés morts dans la cave de leur logement. Leurs corps sans vie, poignardés à de multiples reprises à l’aide d’une arme blanche, ont été retrouvés cachés dans le sous-sol, les secours avaient aperçu une jambe et un pied dépasser, a détaillé le procureur de la République de Reims, François Schneider.
Rapidement, les soupçons se sont portés sur la petite-fille du couple qui habitait avec eux mais était absente. L’adolescente, qui n’était pas non plus au lycée, a été interpellée peu après en compagnie de l‘autre personne dont personne ne dira rien dans le hangar d’une friche industrielle de Sedan, à une vingtaine de kilomètres des lieux du crime. Lors de leur garde à vue, les deux « jeunes » de 16 et 15 ans ont reconnu les faits, avouant les avoir prémédités. Le tout sans manifester aucune émotion. Retour sur le profil des deux mis en examen pour assassinats et écroués.
La jeune fille était hébergée chez ses grands-parents. « Sa mère a habité un moment dans la même rue et laissait sa fille souvent à ses parents. Elle a finalement quitté Villers-Semeuse pour s’installer à quelques kilomètres de là mais la petite est restée chez ses grands-parents. »
« Le couple hébergeait en tant que tiers digne de confiance leur petite-fille, a confirmé jeudi le procureur de la République. La mère de la jeune fille avait des difficultés »… sans donner plus de détails. Selon lui, l’adolescente vivait chez ses grands-parents depuis au moins 2024.
Elle était, comme son soupirant, scolarisée dans un lycée de Sedan. Un projet criminel élaboré il y a au moins 15 jours.
Le « jeune homme“ (après quelques recherches, le prénom de Jean-Gabriel ou celui de Louis-Alexandre peut être éradiqué), en accord avec ce projet, serait donc venu au domicile des retraités dans le courant du week-end des 28 au 29 mars, avant de se cacher dans la chambre de la petite confiée à leur bienveillance. Elle avait pris soin, selon ses déclarations, de cacher des couteaux sous le lit pour mener à bien la funeste mission.
C’est le lundi 30 mars au matin que Danielle L. aurait surpris l’autre personne dans la chambre. S’en est ensuivi un déchaînement de violence, avec des coups de couteau portés d’abord par la mouflette à la mamie, puis par le petit ami. Alerté par les cris, François L. a subi le même sort, avant que les deux corps ne soient cachés dans la cave et l’arme du crime, probablement un couteau de cuisine avec une lame de 21 cm, lavée et laissée dans l’évier. La retraitée a été poignardée à six reprises, son mari a reçu cinq coups de couteau. Les corps ont été balancés dans l’escalier. La minette, suivie en assistance éducative, lui, connu de la justice.
Selon les éléments rapportés par le procureur de la République jeudi, la pupille « n’est pas connue pénalement, mais suivie en assistance éducative par le juge pour enfants de Charleville-Mézières ». Le magistrat n’a pas précisé pour quelle raison. Admirables grands-parents.
L’autre « personne » est lui « connu de la justice pour des faits de violences avec arme commis en septembre 2025, pour lesquels il devait être jugé le 10 avril 2026 par le juge pour enfants de Reims ». « Il aurait mis un coup de ciseaux dans le dos d’un camarade sur fond de dispute amoureuse. »
Les grands-parents étaient opposés à cette relation. Le béguin posait quand même des problèmes. Ce n’était pas la meilleure relation à leurs yeux, sachant qu’ils ont été désignés tiers de confiance. Ils s’occupaient de leur petite fille et essayaient de la sortir de ses difficultés.
Durant leur garde à vue, les deux ados ont reconnu très rapidement avoir tué les deux retraités. « Les enquêteurs et les magistrats du parquet ont été frappés par leur absence complète d’émotion et leur froideur générale, hormis quelques pleurs. »
Après avoir laissé les deux victimes pour mortes dans la cave, ils sont allés fouiller leur chambre et dérobé entre 3000 et 4000 euros en liquide, qu’ils ont dépensés sans attendre dans un magasin de téléphonie d’une galerie commerciale pour s’acheter des smartphones haut de gamme.
Au regard de la préméditation, les faits, qualifiés dans un premier temps d’homicide volontaire, ont été requalifiés en assassinats par le procureur. « Cette qualification leur fait encourir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour le jeune homme âgé de moins de 16 ans, et 20 ans également pour la jeune fille âgée de 16 ans, sauf si l’excuse atténuante de minorité est retenue, ce qui portera le maximum de la peine encourue pour elle à 30 ans de réclusion criminelle », a-t-il précisé.
Je vous décris tout cela, car ce n’est ni sur TF1 ni sur France 2 que vous serez informés. Tout ce qui dérange les “valeurs” du régime bénéficie d’un traitement simple : l’invisibilité
Anne Schubert