
Rien ne cadre, une fois de plus, dans le narratif qui nous est asséné sur le détroit d’Ormuz et notre approvisionnement en pétrole. Le pétrole qui approvisionne l’Europe passe de manière très minoritaire par ce détroit, de l’ordre de quelques pour cent. Au début des années 2000, le baril est monté à près de 150 dollars et le litre à la pompe valait 1,3 euro, là, il est à 2,3 euros, avec un baril autour de 100 dollars. Les autres pays européens ne sont pas touchés aussi fort que la France. Ca rappelle furieusement l’Ukraine.
Avant la guerre en Ukraine, le montant de nos échanges économiques avec ce pays n’atteignait pas les 10 millions d’Euros, uniquement des transactions privées et après le début de la guerre, une grande partie de nos produits alimentaires venaient d’Ukraine, ce qui était rigoureusement faux. Il est évident que nous avons encore à faire à une bulle de mensonges montée de toutes pièces. Une bulle médiatique telle que celle qui a été fabriquée pendant le Covid ou pour la guerre en Ukraine. Création d’une situation d’angoisse, les non vaccinés seront tous morts dans un an, ou, après l’Ukraine, ce sera au tour des pays d’Europe. Puis proposition d’une pseudo-solution, destinée à nous faire croire que l’état nous protège alors qu’il coule le navire et encore, en en profitant pour nous spolier au passage. Avec le « quoi qu’il en coûte » expliqué comme une mesure de sauvegarde, c’est bien le contraire qui s’est produit, avec la disparition de multiples PME-TPE. Puis une guerre en Ukraine qui a permis de fabriquer une première crise de l’énergie, avec les sanctions contre les Russes, qui a fait couler à nouveau nombre de petites entreprises, dont les emblématiques boulangeries. L’histoire d’Ormuz vise les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs, ces derniers ayant déjà été mis à mal, respectivement par le Mercosur et par les quotas de pêche drastiques, sur l’éternel fond du réchauffement climatique, marqué cette année par un hiver exceptionnellement neigeux.
On ne voit pas très bien où nos gouvernants veulent en venir, mais à l’évidence, tout est soigneusement organisé pour que le tissu entrepreneurial français coule corps et bien. Pour donner le change, le même gouvernement, prenant des milliards de taxes, fait semblant de redistribuer en attribuant des clopinettes, au compte-goutte et pas à tout le monde, tout en faisant croire qu’il n’a pas les moyens. En réalité, les stocks stratégiques sont pleins à craquer et les pétroliers font la queue pour décharger, non pas à Ormuz, mais bien en Europe. Et comme pour le Covid, nos hommes politiques se bousculent sur les plateaux de télévision pour expliquer qu’ils font leur possible devant l’adversité internationale, précédemment par le méchant Poutine et maintenant par l’irresponsable Trump. Sauf que la guerre en Ukraine, qui n’est pas la nôtre, n’aurait eu strictement aucun impact sur notre économie si nous ne nous en étions pas mêlés. Et la guerre contre l’Iran n’en aurait pas eu non plus, sans une savante instrumentalisation anxiogène dont les gouvernements Macron ont le secret. L’effet immédiat de chacune de ces crises orchestrées sans temps mort, les unes derrière les autres, est le maintien de la société civile dans un état dépressif permanent qui lui fait accepter des ponctions d’argent mirobolantes, au prétexte de « limiter la casse », alors qu’il s’agit bien au contraire de casser ce qui arrive encore à rester debout, dans un pays qui rappelons le, est déjà le pays de type occidental le plus taxé au monde.
Plus curieuse est l’apathie des opposants qui acceptent comme une fatalité ce qui n’est que mensonge. Et ceux qui n’accepteraient pas sont taxés méthodiquement de complotisme. Tout en sachant, quelques années après le Covid, que ce sont justement les complotistes qui avaient raison. Mais non, le mensonge et la mise en scène sont toujours les mêmes et à chaque fois, l’opposition plonge et prend acte, au lieu de s’en insurger, du bobard qui est distillé sur les chaînes subventionnées, dont tout le monde sait pourtant qu’elles mentent. La seule question à se poser et maintenant de savoir combien il faudra de crises, de narratifs hors sol, de ruines et de spoliations, pour que les électeurs sortent du fatalisme et commencent à demander des comptes. Au RPF, nous n’avons pas fait varier nos positions : le vaccins : uniquement pour ceux qui le veulent. La guerre en Ukraine : ce n’est pas la nôtre. La guerre en Iran : elle ne nous regarde pas. La Russie : elle n’est pas notre ennemie. Ce président là : il doit être destitué par la voie républicaine.