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Municipales : la comédie du vivre ensemble

Municipales : la comédie du vivre ensemble

Entre victoire de la « nouvelle France » de La France Insoumise et occultation républicaine sur les dangers de l’immigration, Guillaume d’Aram de Valada analyse les récents résultats des élections municipales.
Polémia

Une marmite en ébullition

Depuis le résultat du deuxième tour des municipales, les commentaires tournent en boucle.
Les uns s’enthousiasment, les autres s’alarment, le tout en omettant soigneusement de soulever le couvercle.

Celui-ci recouvre depuis des lustres une marmite en ébullition, prête à exploser.
Le communautarisme s’est installé en France depuis plusieurs décennies, avec les incantations du « vivre ensemble » devant s’imposer à tous. Ceux qui refusent de le voir assènent toujours la force de « l’État de droit » et l’exception française de la « laïcité », alors que le séparatisme ethnique et religieux devient de plus en plus flagrant.

Comme une avant-première de la nouvelle « Convention de 1793 », les dernières élections municipales ont permis de découvrir les prémices de ce qui va se jouer ultérieurement.
Au soir du deuxième tour, le spectacle dans certaines mairies en disait long sur l’état du « vivre ensemble ».
Ainsi, certains maires battus se faisaient invectiver, bousculer et menacer physiquement par les nouveaux « conventionnels » de LFI et leurs partisans. En vociférant leurs slogans fielleux, ils entendaient montrer clairement leur volonté d’impressionner verbalement et physiquement ceux qui ne leur feraient pas allégeance.
Ce dernier terme était même concrètement employé par le nouveau maire de Saint-Denis.
Pour un peu, on aurait pu y voir l’antichambre des nouvelles colonnes infernales !

Les responsabilités des anciens édiles

Ces mêmes édiles battus par les urnes, les uns issus du parti socialiste, les autres issus de la droite estampillée « Les Républicains », semblaient surpris d’être livrés en pâture à l’hystérie des nouveaux propriétaires des lieux !
Ne sont-ils pas largement responsables de ces situations quasi insurrectionnelles ?
Ne doivent-ils pas leur état de suppliciés d’un soir à leur seule incurie politicienne ?
Les uns se servaient, sans vergogne, du clientélisme électoral communautaire pour s’assurer leur élection et leur réélection. Les autres avaient même favorisé, avec le même cynisme, l’installation d’une immigration étrangère toujours plus nombreuse dans les communes dont ils avaient la charge.

Ils ont tout simplement installé les conditions de ce retour de bâton haineux, prévisible au soir de leur défaite annoncée.

Pourquoi les plaindre ?

Qu’ils assument ce qu’ils ont délibérément semé au mépris de leurs propres administrés !
Depuis des décennies, la lente promotion de la comédie républicaine de ce melting-pot dévastateur, à l’image du système anglo-saxon, vient percuter l’utopie diversitaire.

Comment pouvait-il en être autrement ?

Les origines idéologiques du « vivre ensemble »

Dès les années 70, sans remonter au-delà, l’imposture du « vivre ensemble » prenait sa source dans la « lutte contre l’exclusion ».
Cette architecture sémantique, typiquement technocratique, sortait tout droit de l’énarchie dominante. Elle cachait comme un leurre diabolique ce que nous subissons aujourd’hui.

Sa logique masquée visait à imposer en filigrane une seule et même idée : Mélangez-vous les uns les autres, les uns aux autres, comme nous voulons que vous soyez mélangés !

Vaste imposture !

À l’époque, ce n’était pourtant pas la gauche moralisatrice et communautariste qui fut à la manœuvre.
Non, c’était sous le funeste septennat giscardien, qui n’aura servi principalement qu’à ancrer durablement les fondations d’une société française au bord de l’explosion.
Un énarque, proche conseiller du président Giscard d’Estaing, un dénommé René Lenoir, bien penché sur son métier à tisser, avait confectionné un catéchisme millimétré qui inondera le vocabulaire politico-médiatique jusqu’à nos jours.
Le tissage avait pour nom : « le combat contre l’exclusion » * !

En préparant, en quelque sorte, le coup d’après, il fallait prêcher soigneusement l’évangile indépassable de l’exclusion et de sa nécessaire éradication.
On éludait soigneusement le mythe de l’intégration, celui de l’assimilation étant déjà pratiquement mort et enterré.

L’ancrage politique et intellectuel

Toute cette construction intellectuelle deviendra virale dans la pure filiation des pires théories développées par les idéologues marxistes qui avaient déjà envahi la sphère universitaire française depuis l’après-guerre.
Les Michel Foucault, Pierre Bourdieu et autre Philippe Sollers, pour ne citer que ceux-là, n’espéraient sans doute pas trouver de meilleur allié dans la sphère politicienne libérale.
La majorité de la classe politique française de ces années 70, surtout à droite, allait se mettre consciencieusement à la remorque du rêve multiculturel anglo-saxon, véritable miroir de leurs inconséquences.

C’est dire si l’avenir post-soixante-huitard serait radieux !

À l’appui de sa logique, le politique prit soin, à l’amorce de 1974, de désigner certains « exclus ».
Ceux-là mêmes qu’on commençait à faire venir en masse sur notre sol depuis le début des années 60, du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. Cet appel d’air de ressources étrangères était justifié par la soi-disant « évidente nécessité » de combler notre déficit de main-d’œuvre.

Il n’y a sans doute pas plus cynique qu’un libéral quand il martèle son canevas économique et ses impératifs.

En avril 1976, la funeste loi sur le « regroupement familial » fut votée, et son décret d’application fut aussitôt signé par le Premier ministre de l’époque : un certain Jacques Chirac.

Tout cela est bien entendu connu, sauf pour ceux qui font de la cécité une qualité pour prévoir l’avenir !

Immigration, exclusion et novlangue

Il y a donc plus de 50 ans, les vannes de l’immigration régulière et clandestine furent ouvertes avec le même credo :

« L’immigration est une chance pour la France ! »

Ces bombes à retardement avec leurs mèches lentes sont même stockées dans les laboratoires idéologiques d’un État profond sans cesse en éveil au cas où un artificier viendrait les désamorcer !
Il suffit d’entendre la caisse de résonance politico-médiatique quotidienne pour s’en persuader.

Dès ces années 70, la tyrannie des « exclus » et des minorités agissantes allait donc, doucement mais sûrement, envahir l’espace public avec sa doxa imposée et sa « novlangue » incontournable *.

C’est tout simplement cet explosif à fragmentation multiple, confectionné de longue date, qui est venu se manifester violemment, au soir du deuxième tour des municipales, dans certaines communes ayant basculé vers les tenants de « la nouvelle France » mélenchoniste !

Mélenchon, symptôme plus que cause

Le géniteur de cette « nouvelle France » n’est pas vraiment Mélenchon.
Cet « aboutissement rêvé » lui a en quelque sorte été livré sur un plateau d’argent par une classe politique, de droite comme de gauche, responsable d’une immigration massive de populations inassimilables, ininterrompue depuis cinq décennies.

Il s’agissait, pour ces apprentis sorciers, de rendre la France ouverte aux quatre vents, aux noms de principes fallacieux, de l’ouverture à l’Autre et des impératifs de croissance économique.
Les résultats sont à la mesure de la désespérance migratoire à flux continu.
« Commander, c’est prévoir. » Ce vieux principe ne guide plus ceux qui sont en charge de notre destin de peuple enraciné. Comme dans une secte, peu leur importent les conséquences tant que les adeptes récitent le bréviaire, matin et soir.

La République du bâillon

Pour conforter cette tartufferie et renforcer son emprise, la République jacobine a choisi d’installer ce qu’il est convenu d’appeler : la République du bâillon.

Et du bâillon à l’occultation, il n’y a qu’un pas.
Quand on occulte volontairement le réel, le régime politique devient celui d’une cécité administrée.
Et gare à ceux qui osent ouvrir les yeux !

Les gilets jaunes en savent quelque chose, avant qu’ils ne soient malheureusement phagocytés par l’extrême gauche !

Depuis ses origines, la République a toujours institué l’exception en principe de gouvernement.
Au début, elle décrétait le régime d’exception pour abattre l’absolutisme, en sublimant « la Liberté », le tout en envoyant à la mort les supposés récalcitrants.
Les impératifs de la propagande révolutionnaire de 1789 n’ont pas changé. Seuls les mots changent pour justifier et habiller l’héritage.

Et, pour finir, l’exception devient l’obligation.

Antiracisme, médias et répression idéologique

Il ne faut pas chercher plus loin l’explication de l’attitude dominatrice de ces nouveaux maires issus de la « diversité heureuse ». L’affaiblissement progressif de l’autorité de l’État, que ce soit en haut ou en bas, n’est que la conséquence logique d’un programme déroulant toujours plus son tapis rouge aux libéraux, hier, à LFI aujourd’hui.
Le concept de l’exclusion englobe et participe aussi d’une idéologie manipulatrice redoutable, développée sous le premier mandat présidentiel de François Mitterrand : l’antiracisme.

Ce dernier s’est, une fois de plus, illustré dernièrement avec le procès en sorcellerie médiatique de CNews.
La chaîne d’information continue vient d’être livrée à la vindicte pour des propos jugés racistes lors d’une émission évoquant notamment Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis.

Et que fait le gouvernement, par son ministre de l’Intérieur ?

Laurent Nunez s’aligne illico presto sur la gauche, et LFI en particulier, en se disant « très choqué par ces propos inacceptables » et en ajoutant que le gouvernement étudie sérieusement « la possibilité d’engager des poursuites pénales contre les auteurs de propos polémiques sur CNews visant le nouveau maire LFI de Saint-Denis ».

À l’appui de ce nouvel épisode médiatique, il convient de se rappeler toutes les concessions faites à l’antiracisme systémique, depuis plus de 50 ans.
Et ladite chaîne CNews croit devoir multiplier, depuis le déclenchement de cette polémique, les indignations sur ce procès en « ignominie raciste » dont elle est l’objet, croyant sans doute naïvement pouvoir s’écarter du cercle vicieux dans lequel elle s’est laissée piéger.

Concéder ne serait-ce qu’un bout de terrain à celui qui veut vous détruire, c’est organiser ni plus ni moins ses propres funérailles.

Le terrorisme intellectuel

Dans cette nouvelle affaire, le terrorisme intellectuel, codifié par les communistes de l’après-guerre, a fonctionné à merveille tout en polluant tout l’espace public.
Le mécanisme agit toujours de la même façon.
Il saisit des mots, des phrases, généralement sortis de leur contexte, il les manipule, et les procédures judiciaires s’activent.
Et, la plupart du temps, l’idéologie dominante de la magistrature parachève le travail.

Quand l’idéologie dominante s’applique à imposer « la diversité ethnique » comme le seul remède à « la lutte contre l’exclusion », il ne faut pas s’étonner de voir la liberté d’expression cadenassée par un régime toujours plus répressif.
À cet égard, l’expression « Français de souche » devient une opinion suspecte, passible des plus sévères condamnations par les « tribunaux d’exception » de la République dite « une et indivisible » !

Conclusion

Pour s’opposer aux oukases de ce pouvoir à bout de souffle qui se contente de poser des compresses usagées sur des concepts qui ne trompent plus grand monde, il n’est pas besoin de trop conceptualiser.
Il faut se garder de tout fatalisme et surtout ne jamais céder au déracinement méthodique de notre nation multiséculaire.
Retrouver la fierté d’être français passe d’abord par la connaissance et le refus de ce qui nous procure le plus de mal.
Ce vocabulaire de l’exclusion, avec toute sa perfidie, à défaut d’être jeté dans les poubelles de l’histoire, doit être retourné contre ceux qui veulent nous remplacer. Comme l’écrivait Abel Bonnard dans Les Modérés (1936) : « La France est le pays où les défauts des salons sont descendus dans les rues. Ces conversations populaires, où il s’agit pour chaque parleur de primer sur tous les autres, cet incroyable éloignement du réel qui fait que les français, au lieu d’étudier les difficultés qu’ils devraient résoudre, se battent à côté d’elles sans même y toucher. »

Guillaume d’Aram de Valada
07/04/2026

Références citées

À propos de ce mythe de l’exclusion, il est intéressant de lire, ou de relire, l’excellente étude de Pierre Millan et du Club de l’Horloge : Le refus de l’exclusion : nouvelle expression de l’utopie égalitaire – édité en 1994.
Pour se documenter et s’en prémunir, il suffit de se reporter, entre autres, aux travaux de Jean-Yves Le Gallou sur cette question capitale pour notre avenir proche et notre propre survie : L’immigration, la catastrophe : que faire ?
Et celui coécrit avec Michel Geoffroy : Que faire ? et Le dictionnaire de la novlangue.

https://www.polemia.com/municipales-la-comedie-du-vivre-ensemble/

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