
Le progressisme n’a pas fini d’être contrarié par les faits. La Révolution du réel, qui oblige à admettre des évidences, contredit les idéologues aux yeux grands fermés. Les deux mille invités du Festival de Cannes, sensibles à l’air du temps, ont applaudi debout, le 13 mai, le film de Vincent Garenq (L’abandon) sur les derniers jours du professeur Samuel Paty. Les spectateurs ont exprimé une solidarité venant rompre avec le conformisme politique du public à nœuds pap. Mais cette empathie pour la victime, décapitée par un terroriste islamiste, reste suspecte pour la gauche halal : le film, dans sa description factuelle de la machination djihadiste et de l’isolement de l’enseignant menacé, ne cache rien en effet des intimidations salafistes auprès des esprits faibles.
Pour autant, les procès en islamophobie et en récupération par « l’extrême droite » n’ont plus leurs effets tétanisants, même sur la Croisette anti-Bolloré. Dans un autre ordre d’idée, les partisans du « droit à mourir dans la dignité » se heurtent pareillement au réveil des somnambules. Les adeptes de la mort choisie n’arrivent plus à convaincre de leur « humanité », en dépit des pressions des lobbies sur les parlementaires pour imposer dans l’urgence au corps médical la pratique du suicide assisté et de l’euthanasie. L’opinion se montre de plus en plus sensible au sort des pauvres et des vulnérables, vouées prioritairement à la piqure létale à cause leur inutilité sociale et de leur coût. Les Mutuelles sont d’ailleurs les ardents défenseurs de ces dégoûtantes pratiques eugénistes.
Partout, les peuples maltraités se réveillent. Les partis souverainistes sont aux portes de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France. Les institutions mondialistes sont rattrapées par leurs déconnections. Le Giec a revu à la baisse ses prévisions catastrophiques sur le réchauffement climatique. L’Organisation mondiale de la santé s’est ridiculisée en lançant une fausse panique planétaire sur l’hantavirus en croyant démontrer son utilité contestée. Le pacte de Marrakech (2018) sur les migrations est remis en question par les Etats-Unis. Le département américain, qui accuse l’ONU de promouvoir une immigration de remplacement, prône même la remigration chère à Renaud Camus. Hier, à Londres, une foule importante a répondu à l’activiste Tommy Robinson pour protester à nouveau contre l’immigration islamique. Pour sa part, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a admis n’avoir pas de preuves pour parler de « génocide » à Gaza, où un marathon (13.000 participants) a été organisé le 8 mai. En riposte, les falsificateurs peinent à maintenir leurs récits. L’Observatoire de l’immigration et de la démographie, dirigé par Nicolas Pouvreau-Monti, est ainsi accusé (Le Monde, 11 mai) de « manipuler l’opinion » par un collectif d’universitaires immigrationnistes. Dans Le Figaro du 12 mars, Louis Laugier, directeur général de la police, explique : « Il n’y a pas de zones de non droit en France » tandis qu’un adolescent de 15 ans était tué à Nantes dans la guerre des gangs. Dans La Tribune, hier, le ministre de l’économie, Roland Lescure, assure : « L’économie française résiste » alors qu’elle s’effondre. Partout, la fabrique du mensonge s’enraye. La gauche panique et pétitionne. Jusque-ici, tout va bien.
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